Sagas interminables, clashs, parties de poker menteur, mouvements spectaculaires, l’édition 2008 du marché des transferts estival aura, comme d’habitude, enflammé les discussions de comptoir et garni les pages des journaux pendant plusieurs mois.

A l’heure du bilan pourtant, force est de constater que l’immense chambardement attendu n’a pas eu lieu, et que les rumeurs les plus alléchantes ont rarement abouti aux transferts fantasmés.

Reste que des tendances se dégagent, et, pour une fois, la France du football n’a pas à rougir. Habitués à se faire piller, les clubs français ont, ô joie, su résister aux écuries étrangères. Mieux, ils se sont vendus leurs meilleurs éléments entre eux, ou même réussi à ramener au bercail quelques grosses pointures, redonnant à la Ligue 1 un peu de son lustre perdu. Pour ce faire, les formations de l'Hexagone ont dépensé la somme record de 215 millions d'euros.

Bien sûr, la Premier League anglaise, portée par ses propriétaires de clubs milliardaires et son contrat de sponsoring télé hallucinant (plus d’un milliard d’euros par saison), a conservé son rang de premier animateur du marché avec un total de 615 millions d'euros déboursés. Mais, une fois n’est pas coutume, la Série A italienne a su également tirer son épingle du jeu, dans le sillage du recrutement doré signé par Milan AC.

En retrait, on retrouve la Liga et la Bundesliga. L’Espagne paye de plein fouet la crise économique qui touche le pays, et hormis la grosse lessive observée au FC Barcelone, les clubs espagnols sont restés plutôt calmes à l’image d’un Real Madrid rarement aussi économe.

Et si les grands clubs donnent souvent le ton, alors le Bayern Munich d’ordinaire très actif mais discret à l’excès cette saison, est la preuve que la Bundesliga a connu l’un de ses mercatos les moins productifs de ses dernières années.

Last but not least, impossible d’ignorer l’émergence du football russe comme force majeure du football européen. Derrière les locomotives CSKA Moscou et Zenith St Petersbourg, son ascension semble inexorable et rappelle les grandes heures de l’URSS. Seule différence, le régime n’y est pour rien ; cette fois, c’est plutôt vive les pétrodollars !

Bref, si vous avez passé vos deux derniers mois à vous dorer la pilule sur un plage de sable fin - ou pas d’ailleurs - pas de panique. Flu vous offre un petit tour de terrain pour tout savoir de la période la plus folle de la saison footballistique.

Louis Laffitte



Sur Flu :
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