Mercato 2008 - Le bilan
Toute la péninsule ne parle que de ça. De cette fantastique triplette de Ballon d’Or que le président Silvio Berlusconi a constitué pour redorer le blason de son Milan AC. Difficile en effet de faire mieux qu’une association entre Kakà (2007), Ronaldinho (2005) et Shevchenko (2004). Même si des doutes persistent.
"Don Silvio" n’en a cure de ces interrogations, lui qui a en outre offert à la défense de son équipe un lifting avec les arrivées de Philippe Senderos d’Arsenal et de Gianluca Zambrotta. Sans oublier la signature de Mathieu Flamini, en fin de contrat avec les Gunners, et arrivé gratuitement. Un recrutement en or qui ne sera cependant pas de trop pour récupérer le Scudetto, propriété depuis trois ans de l’ennemi, l’Inter.
L’Inter, tiens. Pour une fois, les Nerazzurri sont restés relativement sobres pendant l’été. Aux signatures en série des années précédentes ont succédé les seules arrivées de Sulley Ali Muntari (Portsmouth), Alessandro Mancini (AS Roma) et Ricardo Quaresma (Porto). Le tout pour la modique somme d’environ 45M d’euros quand même.
Mais l’Inter avait de toute façon déjà frappé très fort avec la signature du chômeur (et oui !) José Mourinho. Le technicien portugais a ainsi remplacé Roberto Mancini, limogé pour cause de faillite sur la scène européenne. Objectif déclaré : Scudetto ET Ligue des Champions. Un défi à la hauteur du talent de l’ex-boss de Chelsea, passé maître dans l’art de tirer le meilleur de ses effectifs. Et celui de l’Inter fait peur…
Dauphin de l’Inter deux saisons d’affilée, l’AS Roma a dû, elle, comme d’habitude, essayer de recruter en comptant ses sous. Cela n’a pas empêché les Giallorossi d’attirer le Brésilien du Real Julio Baptista pour 9M, avant de finaliser la venue du Monégasque Jérémy Menez pour 14M.
Ajoutez à cela l’arrivée de John Arne Riise pour occuper le flanc gauche de la défense et l’équipe romaine a tout de même fière allure. Si le titre paraît un objectif irréalisable face aux armadas milanaises et à la Juve, les coéquipiers de Francesco Totti peuvent tout de même espérer jouer les troubles fêtes. Et puis la finale de la Ligue des Champions aura lieu à Rome cette année, alors qui sait…
Revenu de l’enfer de la Série B l’année dernière pour conquérir une inespérée place sur le podium du championnat, la Juventus de Turin compte bien continuer sur sa lancée.
Pour ce faire, les dirigeants piémontais n’ont pas hésité à dépenser plus de 22M d’euros pour s’attacher les services du génial Brésilien Amauri. L’ancien joueur de Palerme aura fort à faire pour conquérir une place en attaque où trône toujours l’impitoyable duo Del Piero-Trezeguet. Mais son apport est un plus indéniable pour un collectif renforcé également par les arrivées du Danois Christian Poulsen au milieu et du Suédois Olof Mellberg en défense.
Du côté de Florence, la meilleure nouvelle du mercato a sans aucun doute été de pouvoir conserver le Roumain Adrian Mutu. Fer de lance de la Fiorentina depuis deux ans, le fantasque attaquant a bien failli rejoindre la Roma mais les dirigeants florentins se sont montrés intraitables. Et à son équipe déjà très talentueuse, le boss Cesare Prandelli a ajouté la ruse d’Alberto Gilardino, transfuge du Milan, et l’abnégation d’un certain Sergio Almiron prêté à Monaco la saison dernière par la Juve.
Enfin, on ne pouvait terminer cette page italienne sans vous donner des nouvelles de Cristian Vieri. A tout juste 35 ans, l’ancien monégasque, laissé libre par la Fio, a rejoint l’Atalanta Bergame. Juste pour quelques buts de plus.