Roumanie - France : Pas de calme avant la tempête A l'approche de son déplacement en Roumanie, samedi à Constanta, un climat pour le moins pourri règne autour de l'équipe de France. Entre la rumeur annonçant un débarquement de Raymond Domenech quelque soit le résultat, l'arrivée de Gérard Houllier comme nouveau favori à sa succession et la polémique entourant la blessure de Vieira, on en oublierait presque que les Bleus ont un match important à disputer dan l'optique de la qualification pour le Mondial 2010.Un sélectionneur sous pression Malgré la victoire obtenue face à la Serbie (2-1), le sort du sélectionneur national serait donc réglé, si l'on en croit les rumeurs persistantes relayées ici et là. Des rumeurs émanant de la FFF, rapportent les journaux qui les diffusent. Non contents d'avoir reconduit un technicien auquel ils ne croyaient plus, les gens de la Fédération se permettent aujourd'hui de le déstabiliser, et l'équipe de France avec, à quelques heures/jours d'une rencontre décisive. Une attitude déplorable qui démontre une fois de plus l'incompétence de la bande à Escalettes. Des mecs apparemment prêts à tout pour fuir leurs responsabilités et s'accrocher à leur siège. Pire encore, la rumeur présentant Gérard Houllier, l'actuel Directeur Technique National, comme possible successeur de Ray. Houllier, le type qui a convaincu le conseil fédéral ne pas virer Domenech en juillet dernier. Un scénario un peu fou (qui aurait pensé que Mr France - Bulgarie 1993 revienne aux commandes de l'EdF) que l'intéressé a démenti. Mais qui tient pourtant la route si l'on considère que la DTN perdrait de son influence en laissant un Blanc ou un Deschamps devenir sélectionneur. Pour ajouter à la confusion, Le Parisien "révélait" cette semaine que la blessure de Patrick Vieira pendant la préparation de l'Euro 2008 a failli être soignée à l'Actogevin, un produit non-commercialisé en France mais qui ne figure pas sur la liste des dopants. Info également démentie par un Pat "fou de rage". Un onze chamboulé Les questions - et les inquiétudes - concernant le terrain ne manquent pourtant pas au terme d'une semaine d'entraînement qui a vu les forfaits et les incertitudes s'accumuler. Gallas et Lassana Diarra seront ainsi indisponibles pour le déplacement en Roumanie. Tandis que Anelka et Ben Arfa souffrent de petits pépins physiques. Une situation qui a poussé Domenech à rappeler deux joueurs (Boumsong et Briand) et à multiplier les mises en place, notamment dans l'axe de la défense où il faudra trancher entre une paire Mexès-Abidal ou Boumsong-Abidal (à moins que Squillaci ?). De quoi contre-balancer la bonne nouvelle des retours de Vieira et Ribéry. D'autres joueurs sont eux aptes physiquement et performants en club, mais en proie à quelques états d'âme sous le maillot bleu. C'est le cas de Benzema, à qui l'on reproche exagérément de ne pas avoir le même rendement en équipe de France que sous le maillot de l'OL alors qu'il n'a que 20 ans. Ainsi que celui de Malouda, écarté des deux derniers matchs pour s'être épanché dans L'Equipe et qui était encore pressenti pour débuter sur le banc jusqu'à ce que Ben Arfa reçoive un coup au genou. Pour se rassurer, on peut toujours se dire que les Bleus ont pour habitude de répondre présent lorsqu'ils sont dos au mur. On a tout de même connu des contextes plus sereins avant d'aborder un rendez-vous où il ne faudra pas se louper. L'équipe probable : Mandanda - Sagna, Boumsong, Abidal, Evra - Vieira, Toulalan - Ribéry, Gourcuff, Malouda - Henry. Illustration : L'équipe de France cache sa joie avant d'affronter la Roumanie, samedi à Constanta (Sipa) Real Madrid : Benzema toujours dans le viseur Probablement inspiré par le dossier de L'Equipe consacré mercredi à notre Karim Benzema national, le quotidien espagnol AS a consacré sa une de jeudi à l'international français de l'Olympique Lyonnais, présenté comme la nouvelle priorité du Real Madrid pour le prochain mercato d'été.Une question de temps Depuis l'émergence du phénomène Benzema, meilleur buteur de L1 la saison dernière et auteur de grosses prestations en Ligue des champions, la presse espagnole ne cesse d'évoquer l'intérêt du Real pour la perle lyonnaise. Cet été, Benz n'était pas encore disposé à quitter son cocon de l'OL et le club Merengue était de son côté obnubilé par le transfert de Cristiano Ronaldo. La star portugaise étant finalement resté à Manchester United, la Maison Blanche pourrait donc relancer la piste Benzema en 2009. Selon AS, le Real suivrait de près l'évolution du Français depuis deux saisons. Considéré comme "un des attaquants d'avenir", il ferait l'unanimité au sein du club qui aurait déjà "contacté l'entourage du jeune homme pour connaître sa prédisposition à signer pour l'équipe madrilène". "S'ils arrivent à convaincre mon président, joueur à Madrid serait un rêve", aurait répondu KB, qui évoquait déjà son attirance pour le maillot blanc l'an passé dans l'émission C José : "S'il y a un club où je veux aller, c'est celui-là". Après avoir déjà déboursé 26 millions pour le transfert de Mahamadou Diarra, le Real sait qu'il devra toutefois faire face à un "des dirigeants les plus durs en négociations du football européen" en la personne de Jean-Michel Aulas. Le président lyonnais a fixé récemment la valeur de son joyau à 100 millions d'euros. Mais une indemnité de 50 millions suffirait probablement à conclure la transaction. Un tarif tout à fait dans les cordes du Real qui était prêt à en mettre 80 sur la tête de Cristiano Ronaldo cet été. Ronaldinho : "Je veux redevenir le numéro 1" Si ces performances sont encore en dent de scie, à l'image de celles du Milan AC qui a buté sur Cagliari (0-0) ce week-end après avoir signé trois succès de rang, Ronaldinho a retrouvé quelques couleurs sous le maillot rossonero. Soumis à une préparation physique personnalisée, le Brésilien non retenu par Dunga pour les deux prochains matchs de la Seleçao affiche ses ambitions dans un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport : retrouver son statut de meilleur joueur du monde et "rencontrer le Pape".Travail intensif "Je travaille intensément pour redevenir le numéro 1 et je vis actuellement une phase d'adaptation à une nouvelle réalité", a confié Dinho au quotidien italien. "Je dois seulement retrouver la continuité : parfois je joue bien, d'autres moins bien. Dans une dizaine de jours, je me sentirai beaucoup mieux." Brillant jeudi contre Zurich en Coupe de l'UEFA, le Ballon d'Or 2005 a effectivement eu du mal à enchaîner dimanche en championnat. Et le Milan est retombé dans ses travers en partageant les points avec Cagliari, lanterne rouge de la Série A qui restait pourtant sur une série de cinq défaites en autant de journées disputées. Alors que le propriétaire du club, Silvio Berlusconi, a suggéré à son entraîneur Carlo Ancelotti de faire jouer le brésilien comme second attaquant dans un 4-3-1-2 moins frileux que le sempiternelle arbre de noël milanais (4-3-2-1), Ronnie botte en touche : "Quand je serai en forme, il n'y aura pas de problèmes de positions, je pourrai jouer n'importe où." Cela ne l'avait d'ailleurs pas empêché de sortir un gros match lors du derby contre l'Inter, avec un but de la tête à la clé. "C'est un des plus beaux buts de ma carrière. Je crois que ce sera le premier d'une longue série sous le maillot rossonero. Ça m'a rappelé le but que j'avais marqué au Bernabeu avec le Barça." Avec l'éclosion de phénomènes comme Cristiano Ronaldo, Lionel Messi ou Sergio Agüero, Ronaldinho aura tout de même du mal à reprendre sa place de leader dans la hiérarchie des grands joueurs. Mais avec les miracles qu'est capable de réaliser le Milan Lab, il ne faut jamais dire jamais. Le renouveau de Valence Après six journées disputées dans la Liga, il est un peu tôt pour tirer des conclusions hâtives. Toujours est-il que la sensation de ce début de saison espagnole est sans conteste le Valencia CF, co-leader en compagnie de Villarreal. Un redressement surprenant pour une formation qui flirtait quelques mois plus tôt avec la relégation.La page Koeman est tournée En s'imposant "à l'italienne" (dixit AS), ce week-end face à la modeste équipe de Valladollid (0-1), Valence a été plus efficace que brillant. Une manière dont se contente parfaitement les socios du club "che" qui ne s'attendaient sans doute pas à voir leur équipe rejouer aussi vite le haut du tableau après le calvaire vécu la saison dernière suite au passage peu glorieux de Ronald Koeman sur le banc de touche. Lors de l'arrivé du coach néerlandais en remplacement de Sanchez Quique Flores, Valence était quatrième à quatre points du leader. Avec une moyenne de points deux fois inférieur à celle de son prédécesseur, l'ancienne idole du Barça n'aura même pas terminé la saison, suppléé par l'intérimaire Voro qui redressa le classement du club, finalement 10e de la Primera Division, en quelques journées. Mais alors qu'on annonçait une vague de départ des stars de l'équipe, dont les deux champions d'Europe David Villa et David Silva, le nouvel actionnaire principal Vicente Soriano a su conserver ses deux joyaux courtisés par le Real et la Barça. Pas de gros transferts à l'intersaison, juste l'arrivée d'un jeune entraîneur, Unai Emery (37 ans), qui faisait des miracles à la tête d'Almeria. Un choix judicieux puisque l'effectif en place, qui avait su montrer sa qualité en remportant la Coupe d'Espagne, ne demandait qu'à retrouver la confiance sous la houlette d'un nouveau technicien. Résultat, avec cinq victoires et un nul en six journées, Valence est le leader le plus intraitable des grands championnats (88% des points possibles), devant Lyon (80%), Chelsea (80%), Hambourg (76%) ou la Lazio (72%). Fer de lance de cette entame de championnat canon en l'absence de Silva, David Villa, meilleur buteur du championnat avec 6 réalisations, la joue évidemment modeste : "Nous ne sommes pas à la lutte pour le titre, ni avec Barcelone ni personne. Pour l'instant nous sommes devant, et ce qui nous importe c'est de battre les adversaires qui se présentent à nous dimanche après dimanche. Quand il restera deux mois de compétition, on verra qui est encore en course. Et j'espère qu'on en fera partie." Paroles sages si l'on considère que Valence n'a pas encore eu l'occasion de s'étalonner face à un des favoris au titre. Saint-Etienne, qui croisera la route de Valence lors des phases de poule de la Coupe de l'UEFA, est en tout cas prévenu : les Murcielagos (chauve-souris) sont de retour. Coupe de l'UEFA - tirage : Paris a la chair de poule Le tirage au sort des phases de groupe de la C3, qui se déroulent du 23 octobre au 18 décembre, n'ont pas été tendres avec les trois clubs français encore en course. Notamment le PSG qui devra en découdre en autres avec Schalke et Manchester City. Saint-Etienne et Nancy, qui héritent respectivement de Valence et du Deportivo La Corogne, ne sont pas en reste.Du lourd en perspective Représentant de la L1 a priori le plus protégé de par sa présence dans le chapeau 2, Paris a n'a finalement pas été épargné par les petites boules de l'UEFA. S'il évite le Milan AC, épouvantail du chapeau 1, le club de la capitale se retrouve donc aux côtés de Schalke, Manchester City, Santander et Twente dans une poule A où Paul Leguen ne pourra pas se contenter d'aligner son équipe bis pour terminer dans les trois premières places qualificatives. Preuve que la C3 n'est pas une compétition aussi faible qu'on veut bien le dire. Placé de son côté dans le chapeau 4, Nancy a peut-être évité le pire (Milan, Stuttgart, Sampdoria) mais n'aura pas non plus beaucoup de marge de manœuvre derrière le CSKA Moscou et le Deportivo La Corogne. Idem pour Saint-Etienne, qui aura notamment fort à faire contre l'actuel co-leader du championnat d'Espagne, Valence, même si Bruges, Rosenborg et Copenhague semblent des adversaires à sa portée. Groupe A: Le week-end des Français de l'étranger : Le cauchemar de CoupetPosté par Edouard le 06.10.08 à 16:29 | tags : arsenal, chelsea, atletico, fc barcelone, série a, premier league, liga, les français de l'étranger
Titulaire samedi lors du choc de la 6e journée de la Liga entre le FC Barcelone et l'Atletico Madrid, Grégory Coupet gardera un souvenir atroce du Nou Camp. Six buts encaissés, dont les trois premiers en cinq minutes, l'ancien lyonnais était aux premières loges pour assister à leçon donné par les Blaugrana à l'équipe sensation de ce début de saison. Sans être considéré comme le coupable principal du naufrage des Rojiblancos, Coupet, comparé par Marca à un "arbitre de tennis qui suit la balle du regard" sur le but de Gudjohnsen, n'a pas gagné des points dans son duel avec Leo Franco, le portier avec qui il partage le poste de titulaire.Son partenaire et compatriote Florent Sinama-Pongolle s'est lui battu tout seul à la pointe de l'attaque dans ce match à sens unique. Dans le camp adverse, Eric Abidal en a profité pour livrer une prestation solide, et Thierry Henry, entré en cours de jeu, y est allé de son but à la conclusion d'un joli mouvement catalan. "C'est la première fois que je vois une telle communion entre les joueurs et entre le public et l'équipe. Tout le monde était content", s'est même félicité Titi, plutôt habitué aux sifflets et autres mouchoirs blanc depuis son arrivée au Barça. Anelka - Malouda, tout va De nouveau titulaire grâce à la blessure de Didier Drogba, Nicolas Anelka n'a pas loupé l'occasion d'ajouter une unité à son compteur but avec Chelsea contre Aston Villa (2-0) . Très actif avant de sortir à la pause, il aurait également pu marquer sur une frappe repoussée par la barre de Friedel. Tout comme Florent Malouda, qui s'est signalé d'une belle tentative de demi-volée et enchaîne les performances sous le maillot des Blues. Arsenal et les chats noirs En déplacement chez les Black Cats de Sunderland, les french gunners n'ont pas réussi à effacer la défaite subie la semaine passée devant Hull City (1-2). Dans ce match où sept français ont foulé la pelouse (dont six en tant que titulaires), on notera le bon match de Malbranque, un Djibril Cissé esseulé en pointe et un Sagna pas au top côté Arsenal, qui fait du surplace au classement avec ce match nul (1-1). Traoré déjà mûr Armand Traoré, le jeune arrière gauche français prêté à Portsmouth par Arsenal, a realisé un match énorme lors de la victoire de Pompey sur Stoke (2-1). Qualifié d'homme du match par la plupart des médias anglais, le joueur âgé de 18 ans a "terrorisé le côté droit de Stoke avec une série de raids", dixit le site internet de Skysports. Avec Abidal, Evra, Clichy, Mathieu et, donc, Traoré, la France ne manque pas de solutions pour le flanc gauche de sa défense pour les années à venir. En bref Jérémy Aliadière a offert la victoire à Middlesrough sur la pelouse de Wigan (0-1), en marquant sur une action initiée par Didier Digard. Bonnes nouvelles pour l'équipe de France : Patrick Vieira et Franck Ribéry étaient tout deux titulaires ce week-end. Philippe Mexès aussi, sauf que le Romain est retombé dans ses vieux travers en se faisant expulser pour deux cartons jaunes. L1 - 8e j : Lyon chute à Rennes, Toulouse enchaîne
Coupe UEFA : Rennes loupe le train de l'Europe Après le trois sur cinq de l'an passé, les clubs français ont légèrement amélioré leur bilan dans ce premier tour de la Coupe de l'UEFA édition 2008-2009. Dommage que Rennes, battu sur la pelouse de Twente (1-0, 1-2 à l'aller) n'ait pu compléter le tableau. Paris, Nancy et Saint-Etienne défendront donc les couleurs de la L1 en phase de poule de la C3.Arbitrage douteux La Coupe d'Europe du pauvre a beau ne pas exciter grand monde à ce stade de la compétition, la déception était palpable dans les rangs bretons après la douloureuse défaite essuyée par le Stade Rennais aux Pays-Bas. Le but inscrit par les hommes de Steve McClaren à l'aller, un arbitrage douteux et une absence défensive sur un coup franc joué rapidement par Perez pour N'Kuffo, qui ne laissait aucune chance à Douchez (68e). Cruel pour des Rennais qui se sont vus refuser un but de Jimmy Briand pour un hors-jeu pas évident en première période (23e). "On ne conteste pas le but marqué par Twente qui est valable mais nous avons également marqué un but en 1ère mi-temps qui l'était tout autant", a pesté Pierre Dréossi . "Le match était largement à notre portée mais on a fait une erreur grossière qui nous coûte la qualification. Quand on fait un match de cette qualité on doit passer. [...] C'est l'arbitre qui a été déterminant." Comme Lens et Sochaux la saison dernière, Rennes, qui s'était coltiné l'Intertoto pour en arriver là, ne disputera donc pas la phase de groupe de la Coupe de l'UEFA. L'éclair de Gomis S'il est regrettable que les formations françaises n'aient pas réalisé un carton plein face aux adversaires qui leur étaient proposés, on retiendra tout de même la victoire solide de Nancy à Motherwell (2-0). Et la belle soirée européenne offerte au public du Stade Geoffroy-Guichard par Saint-Etienne, qui a de nouveau dominé l'Hapoël Tel-Aviv (2-1). Plus pour le symbole du retour des Verts sur la scène continentale - et le retourné de Bafe Gomis - que pour la prestation livrée par les troupes de Laurent Roussey face à une opposition limitée qui a réduit le score en fin de match. Mais c'est toujours mieux que le petit 0-0 auquel a assisté le Parc des Princes lors de PSG-Kayserispor. Pour ses trois survivants, l'objectif est désormais de terminer dans les trois premières places des poules de cinq qui débutent le 23 octobre. Le tirage au sort aura lui lieu le 7 octobre et pourrait réserver quelques gros poissons aux équipes de L1, avec la présence du Milan AC, Tottenham, la Sampdoria, Manchester City, Benfica, Valence, Stuttgart, Hambourg ou le Deportivo La Corogne. Les résultats du premier tour de la Coupe de l'UEFA (entre parenthèses le score du match aller, en gras l'équipe qualifiée) : Wisla Krakow - Tottenham : 1-1 (1-2) Equipe de France - liste : Un ticket pour Sinama En vue des deux prochains matchs de l'équipe de France, en Roumanie le 11 octobre pour les éliminatoires du Mondial 2010 et face à la Tunisie le 14 en amical, Raymond Domenech a concocté une liste plutôt classique, où Franck Ribéry et Patrick Vieira font logiquement leur retour. Un petit nouveau fait tout de même son apparition, le buteur de l'Atletico Madrid Florent Sinama-Pongolle, tandis que Mathieu Flamini passe à la trappe.Retours de Vieira et Ribéry Alors que tout le monde s'interroge sur l'avenir des Bleus et de leur sélectionneur tant décrié, la vie suit son cours pour l'équipe de France. Ce jeudi à Clairefontaine, Domenech a ainsi repris son petit rituel en conférence de presse. L'occasion pour lui de répondre à la sortie de Grégory Coupet dans le France Football de mardi. "Je ne connais qu'une seule dictature, celle du résultat", a déclaré Ray, assurant qu'il régnait une bonne ambiance en équipe de France. Avec Franck Ribéry, les Bleus devraient en tout cas retrouver un peu d'humour dans la vie de groupe, et de percussion sur le terrain. Le retour du Bavarois, déjà bien affûté pour un joueur qui revient de trois mois de blessure, est très attendu. Tout comme celui de Patrick Vieira. "Quand il est bien il est exceptionnel, c'est un des meilleurs milieux en Europe", a rappelé Domenech au sujet de l'Intériste. "Franck, on le connaît aussi. Il a joué son premier match [comme titulaire] contre Lyon, et on a vu que ces capacités d'accélérations restaient intactes." Récupérer des joueurs d'expérience n'est en effet pas du luxe à l'heure de se rendre en Roumanie. Surtout que le rajeunissement des Bleus inquiètent toujours autant le sélectionneur : "Dans la liste il y a quatre joueurs qui pourraient faire partie de l'équipe des espoirs qui joue la qualification contre l'Allemagne avec Erick Mombaerts. Et ceux qui ne sont plus espoirs sont juste passés au dessus. On sait que dans ces conditions là, les qualifications ne sont jamais facile. [...] Il faut donner à cette équipe du temps, la laisser vivre un petit peu les à côté." Mexès reste, Sinama arrive Ces retours valent toutefois à Mathieu Flamini, pas étincelant avec le Milan AC, et Samir Nasri, qui a rejoué cette semaine après trois semaines d'indisponibilité sur la touche, d'être écartés. Auteur d'une prestation énorme contre la Serbie, et encore très bon mercredi face à la Roma, Yoann Gourcuff a lui gagné le droit de revenir en deuxième semaine. Malgré son match cauchemardesque devant l'Autriche, Philippe Mexès est encore de la partie. Mais la vraie sensation de la liste nous vient donc de la première sélection de Florent Sinama-Pongolle, qui n'a joué jusque-là qu'avec les A', face au Mali. Domenech a dit apprécier "sa capacité à jouer les contre pieds, sa qualité technique". "Il a tous les postes, il peut jouer en pointe, derrière ou sur les côtés. Il a une capacité intéressante dans les prises de balle. Il est bien, ça serait dommage de ne pas le voir. [...] Je le connais depuis les espoirs. Je connais ses qualités et ses défauts. Mais en ce moment il a plus de qualités que de défauts, ça tombe bien." Espérons en effet que ça tombe bien pour une équipe de France qui serait inspirée d'aller s'imposer en Roumanie et d'effacer le non match de l'Euro 2008 (0-0). La liste des 22 joueurs : Gardiens : Steve Mandanda (Marseille), Hugo Lloris (Lyon) Défenseurs : Eric Abidal (Barcelone/ESP), Bakari Sagna (Arsenal/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Patrice Evra (Manchester United/ANG), Rod Fanni (Rennes), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Sebastien Squillaci (FC Séville/ESP), Gaël Clichy (Arsenal/ANG) Milieux : Lassana Diarra (Portsmouth/ANG), Jérémy Toulalan (Lyon), Florent Malouda (Chelsea/ANG), Hatem Ben Arfa (Marseille), Alou Diarra (Bordeaux), Patrick Vieira (Inter Milan/ITA), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Yoann Gourcuff (Bordeaux) Attaquants : Thierry Henry (Barcelone/ESP), Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Karim Benzema (Lyon), Florent Sinama-Pongolle (Atletico Madrid/ESP) C1 : Ces petits qui n'ont pas peur des grandsPosté par Edouard le 02.10.08 à 13:06 | tags : ligue des champions
Si les trois clubs français engagés en Ligue des champions affichent pour l'instant un triste bilan peu glorieux (deux nuls et quatre défaites en six matchs), d'autres équipes encore moins cotées ont su tirer leur épingle du jeu lors des deux premières journées des phases de poule. En tête, les Chypriotes de l'Anorthosis Famagouste et les Roumains de Cluj, qui occupe chacun la deuxième place de leur groupe avec 4 points au compteur.Un exemple à suivre ? Malgré des effectifs pas trop dégueux, des stades convenables et des moyens financiers honnêtes, Lyon, Marseille et Bordeaux n'ont donc pas engrangé la moindre victoire en C1. Ce trio n'est pourtant pas des plus novices au niveau européen. Que ce soit l'OL, une des équipes les plus régulières dans l'épreuve, l'OM, qui y a encore participé l'an passé, où les Girondins, qui l'ont connu il y a deux saisons sous l'ère Ricardo. Chaque année, on nous explique que les représentants de la L1 ne peuvent pas lutter face aux monstres européens et leurs budgets pharaoniques. Mais il serait peut-être plus judicieux de regarder en bas pour comprendre comment des formations de seconde, voire troisième zone parviennent à obtenir parfois de meilleurs résultats. Déjà auteur de l'exploit de la première journée (victoire 2-1 sur la pelouse de l'AS Roma), Cluj a ainsi confirmé en neutralisant Chelsea (0-0), équipe qui avait pourtant balayé Bordeaux comme un fétu de paille quinze jours plus tôt (4-0). Un résultat plutôt mérité pour des Roumains qui ont concédé très peu d'occasions au finaliste de la dernière Ligue des champions et sont parvenus de leur côté à inquiéter Petr Cech sur quelques situations chaudes. Scolari avait pourtant aligné la meilleure équipe possible pour se déplacement au pays de Dracula. Bardon s'éclate Encore plus fort, l'Anorthosis Famagouste n'a lui fait q'une bouchée du Panathinaikos à Nicosie (3-1) après avoir tenu en échec le Werder à Brême (0-0). Certes, les Grecs ne sont pas des foudres de guerre. Mais que dire de cette formation chypriote classée 193e au coefficient UEFA, dont les stars se nomment Savio, brésilien passé par le Real Madrid et Bordeaux, Cedric Bardon (l'ex-lyonnais) ou Vincent Laban, ancien pensionnaire de la réserve du FC Nantes. Voilà au moins des joueurs français qui auront terminé la soirée avec le sourire, me direz-vous. Derrière ces deux surprenants petit poucets, on peut aussi noter la prestation des Biélorusses du BATE Borisov qui menaient 2-0 contre la Juventus, mardi, avant de se faire rattraper (2-2). Ou encore le nul ramené du Celtic Glasgow par les Danois d'Aalborg, lors de la première journée. Autant de preuves qu'avec un peu de détermination, d'enthousiasme et un bon brin de réussite, les outsiders sont en mesure de bousculer les favoris, même dans une compétition taillée pour les grandes équipes comme la Ligue des champions. A méditer pour nos clubs français... Illustration : Cedric Bardon, un des deux français de Famagouste, savoure les prestations de son équipe en C1 (Sipa) C1 : Bordeaux 1-3 Roma : Quand ça veut pas... Dominateurs face à des Italiens apathiques, les Girondins auront maîtrisé le sujet en première période, ouvrant le score par un Yoann Gourcuff (18e) en grande forme. Mais l'expulsion de Henrique est venue chambouler les plans de Laurent Blanc et réveiller la Roma. Vucinic (64e) et Baptista (71e, 83e) n'en demandaient pas tant.Gourcuff était au top A Stamford Bridge, il y a quinze jours, Bordeaux avait expérimenté face à Chelsea ce qu'on appelle une défaite sans appel (0-4). Opposé à une des équipes les plus redoutables en Europe et tétanisé par l'enjeu, le FCGB s'était promis de tout donner la prochaine fois. Ce qu'il a fait pour la réception de l'AS Rome. Et plutôt habilement. Gros pressing étouffant les visiteurs, Gourcuff à la manœuvre pour mettre le feu dans la défense et une doublette d'ailiers Obertan - Jussie pour écarter. Tout se déroulait parfaitement, au point que le néo-international français, décisif lors du dernier match des Bleus contre la Serbie (2-1), s'offre l'ouverture du score d'une frappe sèche hors de portée de Doni (1-0, 18e). L'envie qui avait tant manqué face aux Blues étaient donc cette fois au rendez-vous. Et la Roma étant elle à côté de ses crampons, l'affaire sentait bon pour les Bordelais. Mais comme trop souvent en Ligue des champions, les formations françaises affichent une manque de concentration qui vient plomber les bonnes choses aperçues dans le jeu. Chauffé par ce vieux briscard de Panucci, le brésilien Henrique allait ainsi se faire expulser pour un coup de coude sur Perrotta (36e). Sans vraiment toucher l'Italien, certes. Mais ce geste stupide, qui plus est commis sur un coup franc en faveur de Bordeaux aux abords de la surface romaine, a bel et bien fait basculer le match. En prime, Jussiê quittait ses partenaires dans la même minute sur blessure. La Roma se réveille D'un niveau médiocre ce mercredi, la Roma aura mis le temps avant d'en profiter. Nerveux, les joueurs de Spalletti butait sur le bloc girondin et multipliait les fautes (4 cartons jaunes de la 55e à 61e). Mais dans la foulée des entrées de Baptista (51e) et Okaka (63e), un corner de De Rossi était repris de la tête par Vucinic, qui s'élevait au premier poteau devant Diawara et Valverde, sorti à contre-temps (1-1, 64e). Une fois le verrou sauté, l'issue était inévitable. Et Baptista se signalait d'un doublé, d'abord sur un coup franc au dessus du mur (71e), puis en reprenant un contre d'école mené par Vucinic et Taddei, qui envoyait le brésilien sur orbite d'un superbe centre sans contrôle (83e). "Je trouve ce match encourageant", a tenté de positiver Blanc après la rencontre, avant d'appuyer là où ça fait mal. "Ce qui est en revanche décourageant, c'est que nous avons fait jeu égal avec la Roma, jusqu'aux deux faits de jeu et que nous avons concédé deux buts sur coups de pied arrêtés évitables." Sur le plan comptable, son équipe accuse donc le coup, avec zéro point au compteur, contre trois pour la Roma, et quatre pour Chelsea et Cluj, qui ont fait match nul en Roumanie (0-0). Une équipe qui démontre qu'en Ligue des champions, tout se passe d'abord dans la tête. Bordeaux : Valverde - Chalmé, Henrique, Diawara, Jurietti (Gouffran, 78e) - Diarra - Fernando, Gourcuff, Jussiê (Wendel, 37e), Obertan (Planus, 40e)- Chamakh AS Rome : Doni, Cicinho, Mexes, Panucci, Riise - De Rossi - Taddei, Perrotta, Aquilani (Okaka, 63e), Menez (Baptista, 51e) - Vucinic (Brighi, 84e). Buts : Gourcuff (18e), Vucinic (64e), Baptista (71e, 83e) Cartons jaunes : A. Diarra (30e), Panucci (55e), Taddei (57e), Baptista (60e), De Rossi (61e), Chalmé (74e) Expulsion : Henrique (36e) Illustration : L'expulsion du Bordelais Henrique aura relancé une équipe romaine peu convaincante (Sipa) Atletico 2-1 Marseille : L'OM passe à côté Défaits au Vélodrome par Liverpool (1-2), les hommes d'Eric Gerets se devaient de ramener quelque chose de leur déplacement au Vicente Calderon. La malice du Kun Agüero (4e) et un coup franc détourné au premier poteau par Raul Garcia auront malheureusement eu raison des velléités phocéennes. L'égalisation de Niang (16e) avait pourtant redonné espoir aux Marseillais. Mais des erreurs défensives coupables ont scellé le sort de la rencontre. Et Liverpool ayant dominé le PSV (3-1), les chance de qualification de l'OM se trouvent fortement compromises.Un bourreau nommé Agüero Comme lors de la première journée, Marseille a réalisé une bonne prestation, tenant tête à un adversaire de qualité, mais terminant le match avec zéro point dans sa besace. Présents dans l'engagement et plutôt inspirés dans l'animation du jeu, les Phocéens ont donc encore péché sur des fautes de concentration. Face à Liverpool, on avait stigmatisé la perte de balle de M'Bami ou le penalty concédé par Zubar. Contre l'Atletico, c'est un tacle aussi inutile de Taiwo sur Agüero près de la ligne de touche qui aura illustré ce mal français en Coupe d'Europe. Le coup franc frappé par Pernia étant coupé au premier poteau par Raul Garcia sans réelle opposition (2-1, 42e). Il faut dire que face à un phénomène du niveau de Sergio Agüero, la naïveté défensive se paie cher. Le petit argentin aux jambes de feu a fait mal à la charnière Hilton - Erbate. Trouvant la faille dès la 4e minute sur un ballon piqué de Maxi Rodriguez qu'il contrôlait superbement avant d'ajuster Mandanda. Combinaison qui aurait pu marcher une seconde fois sans la vigilance du portier de l'équipe de France qui restait debout pour capter le lob du gendre de Maradona (5e). Et c'est encore ce diable de Kun - alliage rare de technique, de hargne et de sens du but - qui mettait Sinama-Pongolle en position de frappe après une deux, obligeant Mandanda à la parade (62e). Encore des regrets De son côté, Marseille ce sera procuré un nombre de situations offensives plus que satisfaisant à l'extérieur. L'action qui amène le but de la tête Niang (détente énorme sur un centre de Bonnart lancé à droite par Valbuena) est magnifique. Mais le Sénégalais n'eut pas la même réussite sur sa tentative de lob bien claquée par Leo Franco (40e) et son tir du gauche qui rasa le poteau du collègue de Grégory Coupet en fin de match (89e). Idem pour la frappe en pivot de Valbuena (68e), qui termina hors cadre comme la plupart des tentatives olympiennes. Un déficit d'efficacité qui dure depuis quelques matchs et doit être résolu au plus vite. L'OM aurait également pu mieux utiliser sa possession s'il ne s'était pas entêté à percuter dans l'axe avec son trio Valbuena - Ben Arfa - Ziani. Ce que les consignes d'Eric Gerets n'ont pas vraiment réussi à corriger après la pause. Mais il est aussi tombé sur une équipe au vice très sud-américain qui a su casser le rythme et mettre des coups plus discrets (1 carton jaune contre 3). Valbuena, victimes de plusieurs taquets, ou Hatem Ben Arfa, qui dû quitter ses coéquipiers après un vilain croche pied, peuvent en témoigner. Atletico Madrid : Franco - Perea, Heitinga, Ufjalusi, A. Lopez - Maxi Rodriguez (Ever Banega, 82e)), Raul Garcia, Assunçao, Miguel de las Cuevas (Luis Garcia, 82e) - Agüero, Sinama-Pongolle (Maniche, 67e). Marseille : Mandanda - Bonnart, Erbate (Zubar, 46e), Hilton, Taiwo (21e) - Ziani, Cana, Cheyrou - Ben Arfa (Zenden, 52e) - Valbuena (Kone, 76e), Niang. Buts : Agüero (4e), Niang (16e), Raul Garcia (42e) Cartons jaunes : Ben Arfa (13e), Taiwo (21e), Pernia (43e) Illustration : L'intenable Agüero aura fait beaucoup de mal à la défense marseille (Sipa) C1 : Marseille et Bordeaux face à leur destin
C1 : Bayern 1-1 Lyon : Un OL à deux vitesses
Bayern : Rensing - Oddo, Breno, Lucio, Lahm - Schweinsteinger, Demichelis, Zé Roberto, Ribéry (Borowski, 82e) - Toni, Klose Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Bodmer, Mensah - Toulalan, Makoun, Juninho (Boumsong, 87e) - Govou (Ederson, 37e), Fred (Mounier, 74e), Benzema Buts : Demichelis (25e csc), Ze Roberto (52e) Cartons jaunes : Mensah (20e), Demichelis (48e), Klose (59e), Juninho (59e), Makoun (61e), Cris (77e) Domenech pré-convoque Givet et se fait tacler par Coupet Gaël Givet, zéro minute disputée avec l'Olympique de Marseille depuis le début de la saison, aurait reçu une pré-convocation pour les prochains matchs de l'équipe de France qui se rend en Roumanie le 11 octobre et affronte la Tunisie en amical le 14. Une info balancée par La Provence qui jette un peu plus le trouble sur le sélectionneur Raymond Domenech, durement critiqué par Grégory Coupet dans France Football.Givet oui, Cheyrou non A l'approche de chaque rassemblement des Bleus, une cinquantaine de joueurs sont prévenus par un courrier adressé à leur club de leur éventuelle sélection. Non-publique, la pré-convocation ne garantit donc pas d'être appelé. Mais elle n'est pas dénuée de sens pour autant. Elle peut notamment influencer un joueur courtisé par une autre équipe nationale (Adil Rami). Signifier à un autre qu'il est dans l'antichambre de l'équipe de France (Mandanda début 2008). Ou que se retraite internationale peut être remise en cause. "Makelele a reçu sa pré-convocation, s'il est bon, il n'y a aucune raison que je l'écarte", déclarait ainsi Domenech en août dernier. Dans le cas de Gaël Givet, on a beau se creuser les méninges, on ne trouve pas d'explications plausibles. A moins que Raymond Domenech ne cherche à apporter un soutien moral à un international en perdition qui ne figure même pas dans le groupe de l'OM pour le déplacement à l'Atletico Madrid ? Ou qu'il veuille tout simplement lancer une nouvelle polémique pour détourner l'attention de la presse ? Toujours est-il que pendant ce temps, des joueurs méritants n'ont pas la chance de faire partie des pré-convoqués. Comme un autre marseillais, l'excellent Benoît Cheyrou, qui semble "condamné à inscrire un quadruplé, mercredi, à Vicente-Calderon pour éveiller l'intérêt de Raymond Domenech", ironise La Provence. Coupet envoie du lourd Certes anecodtique, cette incohérence vient corroborer la sortie médiatique de Grégory Coupet, qui a vidé son sac concernant le sélectionneur dans le France Football de mardi. Dénonçant la "dictature qui est mise en place" en équipe de France, le portier de l'Atletico Madrid y déplore notamment la communication de Domenech sur son éviction des Bleus, officiellement pour manque de temps de jeu : "Celle-ci s'apparente en réalité à un jeu malsain de sa part. S'il était mieux renseigné, il saurait que j'ai joué trois matches au Mexique en juillet, ajoutés aux trois autres à l'Euro." Coupet n'oublie pas non plus de prendre la défense de Sébastien Frey, écarté pour le même faux prétexte alors qu'il avait disputé le tour préliminaire de la C1 avec la Fiorentina. "C'était moi le numéro 1, je n'y suis plus, OK, j'ai trente cinq ans mais Frey n'en a pas trente... En quelques semaines, il n'existe donc plus..." Et à ceux qui se demandent pourquoi les critiques viennent seulent de joueurs qui ne sont plus convoqués : "Malouda s'est exprime sur son mal-être [...] Résultat ? Il n'a joué ni contre l'Autriche, ni contre la Serbie." Bonjour l'ambiance en équipe de France... * Pour expliquer la non sélection de Coupet et Frey pour Suède - France, Domenech avait déclaré ceci : "Pour les gardiens, c'est particulier, c'est une reprise. Il y en a un à Marseille (Mandanda) et un à Lyon (Lloris) qui ont repris le Championnat, les deux autres (Frey, Coupet) sont en retard et n'ont pas repris." C1 : Le Real veut retrouver son rang De nouveau maître de la Liga, le Real Madrid de Bernd Schuster doit maintenant renouer avec le succès en Ligue des champions, compétition qui ne lui réussit plus depuis plusieurs saisons. Vainqueur du modeste BATE Borisov (2-0) lors de la première journée, le club merengue passe son premier vrai test cet après-midi (18h30) sur la pelouse du Zenith St-Petersbourg.L'écueil des huitièmes Le Real a beau avoir remporté son second titre consécutif de champion d'Espagne en mai 2008, avec à la clé un nouveau record de points (85) dans une Liga à 20 équipes et un pourcentage de victoires impressionnant (71%), une nouvelle contre-performance sur la scène européenne ferait tache pour la Maison Blanche. Le club le plus couronné de l'histoire de la C1 avec neuf trophées n'a plus dépassé le stade des huitièmes de finale depuis la saison 2003-2004, chutant successivement face à la Juve, Arsenal, le Bayern et la Roma, lors de la dernière édition. Pour éviter de vivre une nouvelle disgrâce européenne, le Real sait qu'il doit terminer en tête de sa poule, habitude qu'il a quelque peu perdu ces dernières années. Problème, il a hérité d'un groupe ardu comprenant la Juventus et le Zenith, vainqueur de la Coupe de l'UEFA et de la Supercoupe d'Europe face à Manchester United. Tout le monde risquant de faire carton plein face aux biélorusses du BATE Borisov, la différence se fera donc dans les confrontations directes. Dont celle qui l'attend ce mardi en Russie face à un Zenith qui doit régir après sa défaite à Turin (0-1). Gagner au Zenith ou à Turin Outre la qualité de la formation dirigée par Dick Advocaat, cette rencontre fait figure de challenge pour des Madrilènes qui ne sont plus imposés à l'extérieur en Ligue des champions depuis près de deux ans (victoire sur le terrain du Steaua Bucarest). Soit six matchs qui se sont soldés par trois nuls et trois défaites. Une série à laquelle Bernd Schuster espère mettre un terme : "Gagner l'extérieur est toujours compliqué en Ligue des champions. On sait qu'il ne sera pas facile de s'imposer sur le terrain du Zenith, ni à Turin contre la Juventus. Ce sont deux déplacements compliqués mais il faudra en remporter un des deux." Le Zenith, qui aurait pu surprendre la Juve sans une boulette de Malafeev, a de son côté retrouvé des couleurs en championnat russe en explosant le Lokomotiv Moscou sur sa pelouse (3-0) et va tenter de jouer son va-tout face au Real. "Contre la Juve, il nous a manqué un peu de chance", avance la star locale Andreï Arshavine qui se déclare fan de Guti et Wesley Sneijder. "Heureusement qu'ils ne jouent pas contre nous parce qu'on connaît l'importance de ses deux joueurs dans le système de Schuster." Les équipes probables : Zenit Saint-Pétersbourg : Malafeyev - Anyukov, Puygrenier, Krizanac, Sirl - Faizulin (ou Kim Dong-jin), Denisov (ou Dominguez), Tymoshchuk, Zyryanov - Danny, Pogrebnyak Real Madrid : Casillas - Ramos, Pepe, Cannavaro, Heinze - Diarra, De la Red, Van der Vaart - Higuain, Raul, Van Nistelrooy |
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