Football : le blog foot de Fluctuat.net

Guillaume le conquérant

Posté par Emeric le 14.03.09 à 14:44 | tags : psg, ligue 1
Il faut le dire, Guillaume Hoarau en étonne plus d'un. Vierge de toute expérience en Ligue 1 avant le début de saison à déjà 24 ans (autant dire un vieillard de la planète foot), Hoarau à vite passé « le cut » de l'élite. 34 matchs et 15 buts après son dépucelage, Guillaume est déjà l'arme létale du PSG, celui qui débloque les situations, affole les défenses adverses et ravit les fans parisiens.

Le rookie de l'année
On lui souhaitait pourtant bien du courage à l'ami Hoarau, car nombreux sont les snipers de Ligue 2 qui ont galéré à l'étage supérieur (demandez à son ancien coéquipier Jean-Michel Lesage). Cela allait être d'autant plus dur que sa destination choisie, le Paris-Saint-Germain, avait tout du chausse trappe, de l'étape où l'on galère avant de partir vers d'autres destinations fiscales et sportives plus clémentes. Mais Guillaume à l'âge du mec qui ne peut pas perdre plus de temps, et comme avec lui, le club de la capitale réussi sa meilleure saison depuis 5 ans, 2009 sera-t-elle l'année Hoarau ?

Un tueur des surfaces
Pourtant, Hoarau n'a pas le démarrage de Benzema, ni la vitesse d'exécution d'Henry ou la conduite de balle de Messi. Du haut de son mètre 92, il parait même un peu gauche, trainant sa longue carcasse avec une certaine fragilité. Non Guillaume n'est pas un dragster mais il à d'autres qualités, c'est un vrai tueur des surfaces, un joueur sobre, qui joue juste et se montre diablement efficace. Mieux vaut ne pas laisser trainer de ballon dans les 16 mètres...ses 15 réalisations ont toutes été réussies dans cet espace. Point d'appui naturel de part sa grande taille, la qualité de son jeu de tête lui permet non seulement d'être une menace sur les coups de pieds arrêtés mais aussi de rendre des services important à sa défense. Attaquant polyvalent, il peut marquer de la tête (4 buts) mais aussi des deux pieds (4 buts du droit et 5 buts du gauche) tout en participant au jeu de son équipe (il touche une quarantaine de ballons par match).

Bientôt le grand bleu ?
Une telle réussite alliée à un état d'esprit irréprochable (merci la formation du Havre) ont vite fait monter la cote du garçon. Arrivé à Paname pour la ridicule somme de 400 000 euros, Hoarau serait déjà « estimé » à 16 millions d'euros sur le marché aux bestiaux du ballon rond. Il ne reste plus qu'à ajouter une petite sélection en bleu à ce joli tableau pour assoir définitivement son nouveau statut de petite merveille du foot français. Reste à savoir quand Raymond, notre bien aimé sélectionneur, se laissera tenter par l'option Hoarau. Plus grand que tous les attaquants bleus, possédant un vrai sens du but, Hoarau réussira-t-il à jouer pour l'EDF ? Dans un système à un seul attaquant, beaucoup craignent qu'il ne soit réduit qu'à un point d'ancrage abonné à aller chercher des ballons casse-croûtes. On espère donc que Domenech saura l'utiliser...sans pour autant le cramer...souvenons-nous de Bafé Gomis...




Barça - OL : Trois scénarios pour un exploit lyonnais

Posté par Edouard le 11.03.09 à 13:46 | tags : ol, ligue des champions, fc barcelone

Tenu en échec sur sa pelouse au match aller, l'Olympique Lyonnais va devoir réaliser un gros coup au Camp Nou pour venir à bout du Barça et atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions. Flu passe en revue les scénarios qui peuvent mener les partenaires de Karim Benzema à la qualification.


Gagner au Camp Nou
L'OL peut-il rééditer l'exploit réalisé par Metz, seule équipe française à être repartie victorieuse de Barcelone, en 1984 ? Battu 4-2 à l'aller et promis au supplice, les Lorrains avaient encaissé l'ouverture du score au Camp Nou avant de passer quatre buts aux Catalans. "Ça les faisait chier de défendre. Ils jouaient très haut et on en a profité pour passer dans leur dos", se souvenait l'ancien messin Philippe Hinschberger, cette semaine dans Ouest France.

 

25 ans après, profiter des carences défensives et de l'éventuel complexe de supériorité du Barça seront encore les clés du match pour les partenaires de Juninho. Avec l'absence de Puyol et la forme alléatoire de Valdes, une victoire lyonnaise est possible. Mais il faudra faire mentir la statistique qui nous rappelle que l'OL n'a jamais battu Barcelone en cinq confrontations.

Probabilité : 25%


Un partout, prolongations et tirs aux but
Moins ambitieux qu'un succès en terre catalane, ce scénario est-il pour autant plus réaliste ? Barcelone inscrivant en moyenne 2,85 buts par match devant son public, toutes compétitions confondues, ne concéder qu'un seul pion en 120 minutes tiendrait de l'exploit. En même temps, pourquoi ne pas imaginer que les deux formations s'annuleront comme au match aller ?

 

Reste que les tirs au but ne seraient pas forcément un cadeau pour les Lyonnais. Car si Hugo Lloris évolue un cran au dessus du fébrile Valdès, ce dernier n'a rien à envier au Français dans cet exercice spécifique. Par ailleurs, si Lyon possède des bons tireurs, le niveau technique moyen du Barça lui donne un longueur d'avance avec des spécialistes à la pelle qui tire les pénos dans leurs sélections respectives (Henry, Messi, Eto'o, Xavi, Marquez).

Probabilité : 25%

 

Un nul prolifique (2-2, 3-2, etc.)

C'est le pronostic de Zinedine Zidane, qui déclarait mardi sur Canal Plus croire aux chances du club français : "Ils sont capables de le faire (...) oui, je les vois passer contre Barcelone (...) le résultat ? Deux partout ! (...) je suis convaincu qu'ils se qualifieront". Un pari qui a bien fait rire son acolyte Christophe Dugarry, mais pas idiot si l'on tient compte du fait que les deux équipes vont attaquer et que la défense barcelonaise a des absences.

 

Marquer deux fois (ou plus) au Nou Camp n'est pas totalement inimaginable. L'Espanyol y est parvenu le mois dernier en remportant le derby (2-1). En Ligue des champions, le Shaktar Donetsk était lui allé s'y imposer en faisant trembler les filets à trois reprises (3-2). Mais c'était lors de la dernière journée des phases de poule et un match sans enjeu pour le Barça...

Probabilité : 50%

 

Et vous, vous misez sur quel scénario pour une éventuelle qualification de l'OL ?

 

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Lyon ou l'exploit impossible







Barça - Bilbao : Souvenirs d'une finale chaotique

Posté par Edouard le 05.03.09 à 18:34 | tags : fc barcelone, espagne, vintage, foot en vidéos

Le 13 mai prochain, le FC Barcelone et l'Athletic Bilbao se disputeront le trophée de la Coupe du Roi, 25 ans après la finale qui s'était terminée par une bagarre générale mettant en scène Diego Maradona.

 

Les fous du Roi

5 mai 1984, stade Santiago Bernabeu. L'Athletic de Javier Clemente vient à bout du Barça de Cesare Menotti 1-0 grâce à un but d'Endika. Dès la fin du match, un autre combat s'engage entre les deux équipes. Cette fois à base de coups de pied sautés. Une bagarre de rue initiée par Maradona qui, en plus de l'amertume de la défaite, avait un compte à régler avec un certain Goikoetxea. Le "boucher de Bilbao" lui avait explosé la cheville quelques mois plus tôt...

 

Face à la polémique qui s'en suivit, Diego dû présenter ses excuses au Roi Jean-Carlos, qui assistait à la rencontre, et écopa de trois mois de suspension. Poussé vers la sortie par ce triste épisode, la star argentine s'en allait poursuivre son aventure sous le maillot de Naples, après seulement deux saisons en Catalogne.

 

Pour le remake de cette finale houleuse, qui opposera les deux clubs les plus titrés de la compétition (24 pour Barcelone, 23 pour Bilbao), les supporters blaugrana espèrent que Lionel Messi ne reproduira pas le pugilat de son aîné, comme il l'avait fait avec le fameux but inscrit par Marado face à l'Angleterre.




Milan : Carlo Ancelotti sauvé par la troisième place ?

Posté par Edouard le 04.03.09 à 18:46 | tags : série a, milan ac
Terminer sur le podium de la Série A, tel est la mission fixée à l'entraîneur du Milan AC Carlo Ancelotti s'il veut conserver son poste la saison prochaine. Un objectif un peu trop simple pour être vrai...

 


 

Hors course

Non qualifié pour la Ligue des champions, le Milan comptait bien se rattraper en remportant son premier titre de champion d'Italie depuis 2004, si possible accompagné d'une petite coupe de l'UEFA, seule compétition qui manque à son impressionnant palmarès. Eliminé de cette dernière sans gloire par le Werder, battu le week-end dernier en Série A par la Sampdoria (1-2) et désormais à douze points de l'Inter, out de la coupe d'Italie au stade des huitièmes, le club rossonero a dit adieu à tout ses objectifs dès la début mars.

 

Devant ce fiasco, l'administrateur délégué Adriano Galliani a concédé que Carlo Ancelotti serait limogé si le Milan ne conservait pas au moins sa troisième place en championnat. Information confirmée par l'intéressé : "Si Milan ne parvient pas à finir troisième, quelque chose devrait changer, ainsi que pour moi. Mais je suis convaincu que nous y parviendrons." Dur pourtant d'imaginer l'entraîneur en place depuis 2001 continuer sur le banc des rouge et noir tant ça sent la fin de cycle du côté de Milanello.

 

Un coach aux mains liés

Bien qu'il s'en défende publiquement, la cassure entre Ancelotti et la direction apparaît plus que consommée. En témoigne les incohérences de recrutement constatées chaque année, comme lors du dernier mercato d'avant saison. Carlo voulait un attaquant de pointe athlétique en plus du frêle Pato et du vieillissant Inzaghi, il a eu un milieu offensif en déclin (Ronaldinho) qui marche sur les pieds de Kaka. Sans parler du rajeunissement sans cesse repoussé d'une équipe qui collectionne les trentenaires, voire les quadra avec le monument Paolo Maldini.


Pour ne rien arranger, les finances du club sont au plus mal. Les négociations concernant le défenseur Daniel Agger ont ainsi été gelées en attendant de dégraisser un effectif pléthorique (29 joueurs sous contrat) où moisissent des joueurs décotés mais aux salaires conséquents (Dida, Emerson). Dans ce contexte, la majorité des lecteurs de la Gazetta dello Sport considèrent donc qu'Ancelotti sautera quoiqu'il arrive à la fin de la saison. Reste à ne pas se faire éjecter des quatre places qualificatives en C1 (Fiorentina, Geona et Roma ne pointent qu'à quelques longueurs) pour ne pas sombrer dans une crise encore plus profonde.




Lyon ou l'exploit impossible

Posté par Edouard le 25.02.09 à 16:51 | tags : ligue des champions, ol

Champion de la régularité en Ligue 1, où il est bien parti pour remporter son huitième titre consécutif, l'OL a une nouvelle fois loupé l'occasion face à Barcelone de signer la grosse perf européenne qui manque à son tableau de chasse. Pourra-t-il y parvenir dans quinze jours au Nou Camp ?

 

Le Barça a eu chaud. Voilà en substance le sentiment partagé par une bonne partie de la presse étrangère en écho au nul obtenu par les hommes de Pep Guardiola à Gerland. Bousculés par les Lyonnais, qui auraient pu prendre le large après le coup franc de Juninho sans des mauvais choix de Karim Benzema, les Blaugrana n'ont pu se montrer à la hauteur de leur réputation d'actuelle meilleure équipe du monde. "Henry vient à la rescousse alors que Barcelone perd son image d'équipe invincible", titre le quotidien anglais The Guardian ce matin. "Les Français ont été meilleurs", note le certes madrilène Marca, tandis que la presse catalane concède du bout des lèvres que, vu de Barcelone, le seul point positif à retenir du match est "sans doute le résultat" (Sport).

 

Mêmes causes, mêmes effets
En dépit de ce constat flatteur, le score final laisse donc Lyon face à sa triste réalité. Malgré le respect qu'a gagné le club au niveau européen, avec une série en cours de six qualifications en huitièmes de finale de la Ligue des champions, il n'en finit plus de se prendre les pieds dans le tapis quand vient l'heure de faire tomber un grand nom du football continental dans une confrontation à élimination directe. En 2006, Milan avait brisé ses rêves au stade des quarts. La saison passée, c'était Manchester United, futur vainqueur de l'épreuve, qui les stoppait en huitièmes. Cette année, il risque donc de ne pas passer l'obstacle du Barça, qui recevra dans son enceinte du Nou Camp au retour.

S'il n'y a évidemment rien de déshonorant à tomber face à des adversaires de ce calibre, la répétition de ces échecs commence tout de même à devenir problématique pour une formation qui ambitionne de remporter à terme la mythique C1. Dans un sport comme le football, où la logique est souvent démentie sur le terrain, cette constance est même étonnante. Des équipes moins bien armées réalisent régulièrement de tels exploits, qui plus est en coupe. Alors pourquoi Lyon n'y arriverait pas ?

 

L'heure de changer de statut
Ce complexe européen doit d'autant plus exaspérer l'OL et son président Jean-Michel Aulas qu'il est certainement à l'origine du déficit d'image dont continue de souffrir l'OL en France. L'OM et le PSG, les deux grands médiatiques de la Ligue 1, avaient eux réussi en leur temps à faire tomber respectivement le Milan AC et le Real Madrid. Le genre de soirées qui vous font rentrer dans le cœur des Français pour de bon. Le refrain est connu, mais on est bien obligé de le ressortir chaque année à l'heure des désillusions lyonnaises.

Pourtant, tout n'est pas encore perdu. Il reste 90 minutes (ou plus) aux troupes de Claude Puel pour faire mentir les commentateurs et passer du statut d'équipe respectable à celui d'équipe qui se fait respecter. 90 minutes pour enlever le frein à main et se sublimer devant les 90 000 spectateurs du temple barcelonais. 90 minutes pour convaincre Benzema qu'il a une chance de soulever un jour la coupe aux grandes oreilles sous le maillot lyonnais et éviter une nouvelle fuite des talents. Autant dire que ce Barcelone - Lyon du 11 mars sera bien plus qu'un simple match de football.




Coupe de l'UEFA : des raisons d’y croire (ou pas)

Posté par Emeric le 18.02.09 à 19:14 | tags : coupe uefa

 

Bon ok la coupe de l'UEFA ne passionne plus grand monde. Raillée partout et par tous pour son manque d'intérêt sportif et financier, la « Coupe d'Europe du pauvre » n'excite plus les gros bras européens. Trop occupés à chasser le strapontin pour la lucrative et exigeante Ligue des champions dans leur championnat national, la plupart des clubs y envoient leurs jeunes pousses ou leur bout de banc en manque de temps de jeu.

Mais voilà, quand on regarde le palmarès famélique des Français en Coupe d'Europe (2 titres glanés en plus de 50 ans), on se dit qu'une petite Coupe de l'UEFA fut-elle dévaluée ne serait pas de trop. Alors qu'elle a déjà embrassé le destin de nombreux clubs exotiques, la bougresse se refuse toujours aux représentants du football gaulois. Comme il faut bien que cela cesse, comme on est supporter et avant tout français monsieur, voici une petite série de raisons de croire en les chances de nos quatre survivants dans la compétition, de vaincre enfin le signe indien.

Saint Etienne : Sevrés de Coupe d'Europe pendant un demi siècle, les verts sont de retour et malgré une saison pourrie en championnat, ils ont un atout de feu dans leur manche : Alain Perrin !! L'ancien boy toy d'Aulas à Lyon n'a rien gagné en Europe, mais quand on a réussit à ramasser la Coupe de France avec Sochaux, tous les espoirs sont permis !!! En plus les poteaux du stade Şükrü Saraçoğlu d'Istanbul, où se déroulera la finale en mai prochain sont ronds alors...

 Bordeaux : A la peine ces derniers temps sur la scène hexagonale, l'équipe la plus gay friendly de France a bien besoin de se refaire une santé dans une coupe bas de gamme, histoire de se préparer à jouer Vannes en finale de la Coupe de la Ligue. Surtout, un an après une pitoyable élimination contre une équipe en carton d'Anderlecht dans la même compétition, on va bien voir sir les gars de Laurent Blanc en ont...de l'ambition ! 

Paris Saint-Germain : Les Parigos ont les crocs et surfent sur une dynamique victorieuse. Bien en jambes, on les voit mal trébucher dans le petit bassin européen. Vainqueur au 20ème siècle d'une autre compétition tout aussi huppée, feu la Coupe des Coupes, le PSG peut aller au bout d'autant qu'il n'y à plus de clubs israélien dans la course. 

Marseille : A L'OM, on est spécialiste de la coupe d'Europe. Tellement spécialiste que tous les 5 ans depuis 1999, « l'oème » se prend une bonne déculotté en finale de la C3 ! Alors si en plus ils arrivent à réveiller Ben Arfa (vous aviez oublié qu'il jouait à Marseille ?) et que celui-ci n'en colle pas une à un de ses coéquipier avant le match, cette année pourrait être la bonne !

Leur programme : 

Olympiakos le Pirée - AS Saint Etienne (18/02 - 18 h 30)

Paris Saint-Germain - VfL Wolfsburg (18/02 - 20 h 45)

Bordeaux - Galatasaray (18/02 - 20 h 45)

Olympique de Marseille - FC Twente (19/02 - 20 h 45)




Transfert, la méthode Ribéry

Posté par Emeric le 17.02.09 à 14:54 | tags : les français de l'étranger, bayern, allemagne

Les saisons passent et se ressemblent pour Franck Ribéry. Actuellement au Bayern Munich, l'attaquant français fait découvrir à nos amis germains les joies du discours « je vous mets la pression pour filer à l'anglaise ». Utilisation des médias, velléités de départs, remise en question de l'ambition du club, Ribéry sait y faire. Il expérimente même cette méthode depuis le tout début de sa carrière, pour ne pas laisser le collectif prendre le pas sur son ambition personnelle...petit rappel.

De Brest à Galatassaray...

Non conservé par le centre de formation du LOSC à 16 ans, Ribéry passe ses années d'apprenti footeux dans des clubs de CFA ; Boulogne, Alès puis Brest avec qui il accède à la Ligue 2 en 2004. Il est engagé par le FC Metz (alors en L1) à l'issu de cette saison, après avoir démontré des qualités techniques indéniables. Surprise du début de saison Ribéry ne reste en lorraine que 6 mois ! Il est transféré à la surprise générale dans le grand club turc de Galatasaray. A l'époque on évoque une sombre histoire de baston dans une boite de Metz et la mauvaise influence de son agent.

Francky devient donc « Scarface », et brille sur les rives du Bosphore pendant...6mois ! Alors que son talent explose aux yeux de tous, il se plaint de non paiement de salaires, fait des appels du pied en France et rejoint Marseille, alors que les dirigeants turcs lancent une procédure de « rupture abusive de contrat » (ils seront déboutés par le TAS).

La consécration à Marseille

Frank s'éclate à Marseille, devient le chouchou du Vélodrome et une star à part entière du championnat. Ses excellentes performances lui valent d'être sélectionné en Equipe de France pour le Mondial allemand de 2006. Avec un but contre l'Espagne, des courses de dragster et une entente parfaite avec les cadres des Bleus, Ribéry est LA révélation française de la compétition. Devenu la cible de grosses écuries européennes, il déclare en ouverture du 20 heures de TF1 en septembre 2006 qu'il veut quitter Marseille ! Gros clash, « affaire Ribéry », palabres et négociations avant que Francky ne se ravise et honore une deuxième saison sur la Canebière.

Et après le Bayern ?

Transféré au Bayern de Munich l'année suivante, on pense alors que « Kaiser Franck » a trouvé chaussure à son pied en terme de standing. Ribéry s'éclate, chambre ses partenaires, devient le boss de la Bundesliga, décisif et spectaculaire. Mais les vieux démons ne sont jamais loin et dès sa deuxième saison le voilà qui s'interroge de nouveau sur son avenir en club. Ambitieux (il veut la C1 et le Ballon d'Or), Ribéry doute des capacités du Bayern à lui offrir tout ça...vite. Alors il balance dans les médias, cite ses destinations possibles, agaçant passablement ses dirigeants. Rummenigge le déclare intransférable et Beckenbauer le trouve « un peu compliqué ». Ribéry lui se rappelle que la carrière est courte et que les opportunités de rester au plus niveau sont faites de chances à saisir, alors pourquoi s'en cacher ? La balle est dans le camp du Bayern...




Palmarès des clubs les plus riches : le paradoxe anglais

Posté par Emeric le 16.02.09 à 11:01 | tags : business

Le cabinet d'audit et de conseil Deloitte UK vient de rendre publique l'étude Football Money Ligue pour 2009. Cette enquête établit chaque année un classement des 20 clubs de football les plus riches du monde. C'est le Real Madrid qui s'avère être le plus friqué  avec près de 365.8 millions d'euros de revenus en 2007-2008. Les clubs anglais squattent le classement (7 représentants dans les 20) mais ce constat flatteur ne balaye pas les rumeurs de crise financière qui s’immiscent dans le quotidien de la Premier League.

 

Dauphin des madrilènes, Manchester United engrange des revenus estimés à 324 millions d'euros. C’est la forte dévaluation de la livre, qui a perdu près de 20% de sa valeur par rapport à l'euro en un an, qui l’empêche dépasser le Real. Pire encore, c’est tout le football anglais qui vacille suite à la crise financière. Au début de l’année, le président de la fédération David Triesman a annoncé que les dettes du football anglais représentent environ 3,9 milliards d'euros. Paradoxalement, 4 des clubs les plus riches d’Angleterre (MU, Chelsea, Arsenal et Liverpool tous présents dans le classement Deloitte) représentent à eux seuls un tiers de cette somme.

 

Devenus les jouets d’investisseurs boursicoteurs (Abramovitch à Chelsea, Glazer à MU, Hicks et Gillet à Liverpool), de nombreux clubs sont rattrapés par les problèmes financiers de leurs propriétaires. Glazer aurait du mal à payer les traites du rachat de MU, et le sponsor du club AIG a été sauvé de la faillite par l’Etat américain, tout comme la banque Nothern Rock, le sponsor de Newcastle. Les banques de la City plancheraient sur d’éventuels plans de financement et chercheraient même pour certains clubs de solides repreneurs. Petite éclaircie tout de même, les droits de diffusion télé viennent d’être renégociés à hauteur de 2 milliards d'euros pour les trois saisons entre 2010 et 2013 ! Voilà de quoi rassurer tout le monde et mettre un peu de beurre dans le pudding.

 

Plus d'infos sur le site de Deloitte.




Real Madrid : Lassana Diarra jouera la C1

Posté par Edouard le 27.01.09 à 16:39 | tags : real madrid, ligue des champions, les français de l'étranger

Le club madrilène aurait abandonné son recours auprès du TAS et décidé d'incorporer Lass à la liste des joueurs qualifiés pour la Ligue des champions, plutôt que Klaas Jan Huntelaar, affirme la presse espagnole.

Lassana Diarra devrait être à coup sûr titulaire le 25 février prochain lors du huitième de finale aller de la C1 entre le Real Madrid et Liverpool. Devenu rapidement un chouchou du nouvel entraîneur Juande Ramos, ainsi que du public du Santiago Bernabeu, la recrue française arrivée cet hiver de Portsmouth a en effet fait pencher la balance avec ses prestations remarquées sous le maillot blanc. Chargé d'executer les basses œuvres défensives, Lass s'était même signalé ce week-end avec un centre décisif pour Raul sur l'unique but de la victoire face à La Corogne (1-0). Dès lors, la messe était dite.

L'international français va ainsi brûler la politesse à l'attaquant Néerlandais Huntelaar, lui en provenance lui de l'Ajax, et intégrer le groupe retenu pour disputer la plus prestigieuse des Coupes d'Europe. Les deux joueurs avaient disputé la Coupe de l'UEFA avec leurs clubs respectifs. Or, l'UEFA n'autorise qu'une seule dérogation par équipe dans ce type de cas. D'après les quotidiens sportifs Marca et AS, le Real devrait officialiser la nouvelle dans l'après-midi et retirer l'appel qu'il avait interjeté auprès du Tribunal Arbitral du Sport.

Cette annonce n'est plus vraiment une surprise, tant Lass avait prouvé à Juande Ramos et aux socios du Real qu'il était le joueur qui manquait à l'effectif merengue. Arrivé avec un déficit de notoriété vis à vis du buteur batave, il dominait les derniers sondages en ligne réalisés par la presse ibère avec plus de deux tiers des voix en sa faveur.




Le week-end des Français de l'étranger : Nasri sauve les Gunners

Posté par Edouard le 19.01.09 à 16:43 | tags : les français de l'étranger, fc barcelone, arsenal

Quasiment largué dans la course au titre, Arsenal reste en lice pour une place dans le Big Four de la Premier League synonyme de qualification pour la Ligue des champions. Ce grâce à un but décisif du Frenchie Samir Nasri, qui a permis à son équipe de reprendre l'avantage sur la pelouse de Hull City (2-1, 82e) d'une jolie frappe croisée. Gunner le plus en vue avec Robin van Persie, à l'origine des trois buts d'Arsenal qui s'est finalement imposé 3-1, celui qu'on présente comme le nouveau Robert Pires compte désormais cinq buts en championnat.

Ses coéquipiers Abou Diaby et Bacari Sagna sont également à créditer d'un bon match. Ce qui est moins le cas de Gaël Clichy, en difficulté face à Bernard Mendy qui a servi Daniel Cousin sur l'égalisation de Hull. Arsenal reste à trois longueurs du quatrième, Aston Villa, vainqueur du Sunderland de Djibril Cissé (2-1).

 

Henry et le Barça de tous les records
Après une première saison bien galère, Thierry Henry mène la belle vie au Barça cette saison. Auteur de ses 10es et 11es buts en championnat, lors de la nouvelle claque infligée au Deportivo La Corogne (5-0), Titi et ses coéquipiers ont battu le record de points obtenus dans une phase aller (50 sur 57 possibles) établi l'an passé par le Real Madrid. Mieux, le trio qu'il forme avec Lionel Messi et Samuel Eto'o comptabilise 41 buts en Liga, soit mieux que le total de la plupart des équipes européennes. Etourdissant.


En bref
De retour à son meilleur niveau, Philippe Mexès s'est en prime distingué par une passe décisive sur le superbe retourné acrobatique planté par Julio Baptista lors de la victoire la Roma sur le Torino (1-0). Titularisé sur le côté droit, Florent Sinama-Pongolle a lui évité la disgrâce d'une défaite à Almeria pour l'Atletico Madrid (1-1), qui n'a récolté que 31 points au cours des matchs allers du championnat espagnol.




Mais où s'arrêtera Yoann Gourcuff ?

Posté par Edouard le 12.01.09 à 15:35 | tags : bordeaux, ligue 1, foot en vidéos
Auteur d'une superbe prestation, ponctuée d'un but splendide, lors de la victoire du Bordeaux sur le PSG (4-0), Yoann Gourcuff entame 2009 comme il avait terminé 2008. Sur les chapeaux de roue.



L'inévitable comparaison avec qui vous savez

Si Karim Benzema s'est imposé la saison dernière comme LA révélation du football français, l'attaquant Lyonnais doit aujourd'hui partager la vedette avec son collègue des Girondins de Bordeaux. Sur la lancée de sa première moitié de championnat, qui lui a permis d'intégrer l'équipe de France, Yohan Gourcuff évolue en effet un cran au dessus de tout le monde. En témoigne sa dernière sortie, dimanche face à Paris, où le jeune Breton aura encore livré un gros match, s'offrant même un but d'anthologie sur le 3-0, avec deux doubles contacts à l'entrée de la surface parisienne et une frappe imparable du pointu hors de portée pour Mickael Landreau. La grande classe.

Les comparaisons au Dieu Zinedine Zidane relèvent évidemment du cliché. Elles n'en sont pas moins inévitables. Bien des nouveaux Zizou ont été mis en avant ses dernières années, de Camel Meriem en passant par Samir Nasri ou Karim Benzema. Des parallèles plus souvent dus à l'origine ethnique des intéressés qu'à une vraie filiation dans le jeu. Mais s'il ne devait il n'y a voir qu'un seul successeur de ZZ, ce serait donc Gourcuff. De la même manière que Kobe Bryant s'est imposé comme le seul descendant de Mickael Jordan digne de ce nom dans la NBA. "Je concède une similitude sur des gestes précis. (...) J'ai conscience que certains de mes contrôles évoquent Zizou. Mais je ne fais rien pour, c'est naturel", avait d'ailleurs concédé Gourcuff, dimanche dans le JDD.

Gourcuff, c'est cadeau
Plus le temps passe, et plus les 15 millions d'euros de clause libératoire fixé par le Milan AC dans le cadre du prêt de l'ancien rennais semblent dérisoires. Bordeaux devrait être disposé à s'en acquitter les yeux fermés. Reste à savoir si le principal intéressé sera d'accord pour continuer son aventure en Gironde. En cas de qualifications des hommes de Laurent Blanc pour la prochaine Ligue des champions, on peut imaginer que la réponse sera positive. Surtout dans une année de Coupe du Monde où il est dangereux de risquer de perdre sa place de titulaire.

Du côté du Milan, où Yoann est sous contrat jusqu'en 2012, on suit de prêt l'évolution du Français tout en se montrant évasif sur son éventuel retour en Lombardie. "J'ai reçu des textos de bonne année de la part de dirigeants et de Massimo Ambrosini, avec qui je suis en contact régulier", confiait d'ailleurs Gourcuff, toujours dans le JDD. "Ensemble, on parle de tout et de rien, jamais d'un possible retour à Milan. Mais je n'ai rien reçu de la part d'Ancelotti (l'entraîneur)." Avec de telles prestations, le Mister du Milan va peut-être finir par changer d'avis...

Le but de Gourcuff face au PSG :



Le week-end des français de l'étranger : "Lass" Diarra sur les traces de Makelele

Posté par Edouard le 05.01.09 à 18:05 | tags : les français de l'étranger, liga
A peine transféré de Portsmouth au Real Madrid pour la coquette somme de 20 millions d'euros, l'international français Lassana Diarra a fait des débuts remarqués lors de la victoire des Merengue sur Villarreal, dimanche dans le choc de la 17e journée de Liga. Titularisé à la faveur de la blessure de Guti, celui dont le maillot est floqué du patronyme "Lass" (il y a déjà un Diarra, Mahamadou, dans l'effectif madrilène) se voit déjà comparer à son illustre compatriote Claude Makelele.

Première titularisation et déjà première victoire pour Lassana Diarra et ses nouveaux coéquipiers du Real Madrid (crédit : Sipa)

Auteur d'une première mi-temps de haut niveau, le joueur formé au Havre s'est illustré par quelques interventions musclés, notamment sur Robert Pires, et a bien couvert les montées de Sergio Ramos côté droit. Sorti sous les applaudissements du Santiago Bernabeu et célébré par la presse madrilène, il a sans doute marqué des points dans son duel avec Klaas Jan Huntelaar, l'autre recrue hivernale du Real, pour la dernière place à prendre dans la liste des joueurs qualifiés pour la seconde phase de la Ligue des champions.

Le nouvel entraîneur du Real, Juande Ramos, a toutefois refusé d'en dire plus sur le sujet. "Pour moi, il n'y a pas de débat, ce sont deux joueurs distincs qui évoluent à deux postes différents. Et la décision, qui me revient, sera prise en fonction des nécessités de l'équipe et du travail que nous devrons accomplir en Ligue des champions." Souhaitons que les préceptes défensifs du successeur de Bernd Schuster jouent en faveur du Français.

Henry fait (enfin) l'unanimité
A force d'enchaîner les bonnes performances sous le maillot blaugrana, Thierry Henry est en train de priver ses intarissables détracteurs d'arguments. Suite à l'égalisation de Titi, samedi face à Majorque (3-1), qui a ouvert la voie à la 14e victoire du Barça en championnat, le quotidien catalan Sport a ainsi titré "Henry galope à nouveau", reconnaissant que le débat autour des performances de TH, qui surfe sur une série de quatre buts en cinq matchs, était désormais clos.

"Quand Barcelone a perdu Iniesta pour deux mois, l'attaquant français a assumé l'animation du jeu et occuper le côté gauche", précise même le journal, regrettant simplement qu'il demeure le joueur du Barça le plus souvent sanctionné en position de hors-jeu.

Les stats d'Henry en championnat : 14 apparitions (11 fois titulaire, 3 fois remplaçant), 9 buts, 4 passes décisives.



C1 : Lyon n'a plus qu'à prier face au Barça

Posté par Edouard le 19.12.08 à 13:18 | tags : ligue des champions, ol, fc barcelone
L'Olympique Lyonnais affrontera le FC Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Soit le pire tirage dont pouvait hérité les septuples de champion de France.

Messi & co
Un an après avoir affronté Manchester United, futur vainqueur de la compétition, Lyon n'a encore pas été verni par les petites boules de l'UEFA. Certes, en dehors du Panathinaïkos voire du FC Porto, il n'y avait que du lourd au programme, entre Man U, Liverpool ou la Juve. Mais avec le Barça, les hommes de Claude Puel ont carrément décroché le pompon. Meilleure attaque européenne avec plus trois buts inscrits par match depuis le début de la saison, porté par des stars planétaires comme Lionel Messi ou Samuel Eto'o, le tout en pratiquant un jeu collectif sans égal, le club catalan fait en effet figure d'épouvantail de la compétition.

Le Lyonnais Fabio Grosso va encore avoir du boulot face à l'intenable barcelonais Lionel Messi (Sipa)

"On n'est pas inquiet du tout", a d'abord ironisé Bernard Lacombe, le conseiller de Jean-Michel Aulas, avant de livrer son sentiment : "C'était la pire des choses. Le Barça, c'est aujourd'hui en Europe ce qui se fait de mieux dans la qualité du jeu. Guardiola construit l'équipe à son image. C'est la plus redoutée des équipes européennes. Il restait Rome, on aurait bien aimé les jouer car on avait une revanche à prendre. Barcelone, on les a joués quatre fois. On n'a jamais réussi à les battre. Si on sort rapidement, on pourra se concentrer sur le gain d'un huitième titre de champion de France."

Avec son statut évident d'outsider, d'autant que le match retour se disputera au Nou Camp, Lyon peut toutefois se dire qu'il n'aura rien à perdre dans cette double opposition. Une élimination serait logique. Une qualification historique. Et l'issue sera quoiqu'il arrive moins douloureuse que lors des confrontations perdues les années précédentes face au PSV Eindhoven, Porto ou l'AS Rome, autant de clubs qui paraissaient à la portée des Lyonnais. Sur le papier.

Des affiches à la pelle

Ces huitièmes de finale, qui promettaient d'être relevés vu la qualité des équipes présentes dans le chapeau deux, ont donc accouchés de quelques affiches de très haut niveau, dont les alléchants Inter - Man U, Chelsea - Juventus et Real - Liverpool. Sans parler des rencontres Arsenal - AS Rome et Atletico - Porto, qui promettent elles aussi de valoir leur pesant de cacahouètes.

Le programme des huitièmes de finale (aller les 24 et 25 février, retour les 10 et 11 mars) :


Chelsea (Ang) - Juventus Turin (Ita)
Villarreal (Esp) - Panathinaïkos (Gre)
Sporting Portugal (Por) - Bayern Munich (All)
Arsenal (Ang) - AS Roma (Ita)
Atletico Madrid (Esp) - FC Porto (Por)
Olympique Lyonnais (Fra) - FC Barcelone (Esp)
Inter Milan (Ita) - Manchester United (Ang)
Real Madrid (Esp) - Liverpool (Ang)



OL : Un coup de pompe passager ?

Posté par Edouard le 15.12.08 à 13:36 | tags : ligue 1, ol, om
Deux points sur douze possibles, tel est le maigre bilan enregistré par Lyon lors des quatre dernières journées. Tenu en échec (0-0) par Marseille, dimanche soir à Gerland, malgré les retours dans le onze de Karim Benzema et Juninho, le champion en titre n'a plus gagné depuis un mois et son succès face à Bordeaux (2-1), le 16 novembre. Simple passage à vide ou baisse de régime durable ?

Sevré de ballon à la pointe de l'attaque lyonnaise, Karim Benzema n'a pu faire basculer le choc de la Ligue 1 face à Marseille (Sipa)

Sommet de l'ennui
Le grand choc annoncé cette 18e journée de Ligue 1 n'a donc pas tenu ses promesses. L'OL avait pourtant l'occasion de reléguer un concurrent direct à six longueurs. L'OM de prendre la tête du classement à la différence de buts. Mais aucune des deux équipes n'aura pris les risques nécessaires pour faire basculer le match en sa faveur. Résultat, les près de 40 000 spectateurs qui s'étaient massés dans les tribunes de Gerland ont vu à peu près autant de cartons jaunes (5) que de tirs cadrés (3 à 7 selon les sources). Le "niveau Ligue des champions" attendu pour cette rencontre ne se voyant que dans l'intensité des duels et le nombre de fautes (40).

Alors que Marseille évoluait sans son meilleur attaquant, Mamadou Niang, et son meilleur milieu de terrain, Benoît Cheyrou, Lyon était lui quasiment au complet, avec les retours notables de Benzema et Juninho, suspendu pour les trois derniers matchs. Si on a souvent mis en corrélation les contre-performances lyonnaises avec l'absence de ses deux pièces maîtresses, il faut donc cette fois chercher une autre explication. Coup de pompe physique ou trop grande frilosité tactique de Claude Puel ? Chacun jugera mais l'OL a rarement produit aussi peu de jeu dans ce type de rencontre face à un adversaire pour la course au titre.

Derrière, ça pousse

Le septuple champion de France va devoir se ressaisir pour conserver sa couronne en mai prochain. D'autant qu'il compte désormais trois poursuivants à trois longueurs, Marseille, Bordeaux et Paris, plus Rennes qui pointe lui à quatre unités. Une situation quasi inédite, après des années de domination écrasante. Comme en atteste les chiffres des trois dernières saisons au même stade de la compétition :

2007-2008 : 38 points, 4 points d'avance sur Nancy, 8 sur Bordeaux et Le Mans
2006-2007 : 49 points, 17 d'avance sur Lens, 18 sur Saint-Etienne, 19 sur Lille et Sochaux
2005-2006 : 44 points, 12 d'avance sur Auxerre, 13 sur Bordeaux, 14 sur Paris

Plutôt que la bonne forme de la concurrence, qui ne fait pas mieux cette saison que les précédentes, on peut constater que c'est surtout l'OL qui accuse une baisse de rythme. Avec 35 points en 18 journées, les Gones passent juste en dessous de la symbolique moyenne de deux points pris par match. Ce qui ne leur était plus arrivé à mi-saison depuis l'exercice 2002-2003. Au final, ils avaient tout de même sacré, mais avec un total de points maigrelet (68) qui pourrait cette fois ne pas suffire.



L'OM domine les requêtes Google

Posté par Edouard le 12.12.08 à 10:38 | tags : ol, om, psg, ligue 1
Marseille et Paris devant l'OL au classement des recherches Google concernant le sport. Voilà un chiffre qui va faire plaisir au septuple champion de France.

Cette année encore, Lyon sera le seule représentant français en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Normal pour une formation qui écrase tout sur son passage en Ligue 1. Tout, sauf le Google Zeitgeist (l'esprit du temps), classement publié chaque année qui énumère les requêtes les tapés dans le célèbre moteur de recherche. A ce petit jeu, l'OM et le PSG conservent donc encore un peu d'avance sur le club de Jean-Michel Aulas. Le premier n'a pourtant pas gagné le moindre titre depuis 14 ans, et le second jouait le maintien en championnat il y a encore quelques mois.

Attention, toutefois, à ne pas tirer de conclusions trop hâtives de ce palmarès, car c'est un vrai travail de fond qu'a réalisé l'OL ces dernières années en s'imposant comme LE club français des années 2000. Très populaire chez les plus jeunes, dont certains ne doivent même pas savoir qu'une autre équipe a un jour remporté le championnat de France, le club rhodanien en tirera un jour ou l'autre les bénéfices. Reste qu'il gagnerait aussi à offrir une image plus humaine au public, qui ne goûte pas forcément le délire megalo-parano de son président, pour définitivement rentrer dans le cœur des Français.



Quand la Ligue des champions marche sur la tête

Posté par Edouard le 11.12.08 à 17:50 | tags : ligue des champions, ol
En s'inclinant à Gerland face au Bayern Munich (2-3), l'OL a manqué l'occasion de terminer en tête de son groupe lors de la dernière journée des phases de poule de la Ligue des champions. Mais que les Lyonnais se rassurent, ils éviteront Arsenal, le Real Madrid, l'Inter et Chelsea qui en ont fait de même. De quoi nous réserver quelques huitièmes de finale de très haut niveau lors du tirage au sort du 19 décembre.

Karim Benzema marche sur la tête, un peu comme les grands d'Europe dans cette dernière journée de la phase de poule de la Ligue des champions (Sipa) 

Les premières places de groupe n'ont plus la cote
Dans la jeune histoire de la Ligue des champions, on aura rarement vu telle gabegie de la part des grosses cylindrées européennes. A croire que la Coupe aux grandes oreilles, compétition de clubs la plus prestigieuse sur le marché, n'excitait pas vraiment les cadors continentaux à l'approche des fêtes de fin d'année. Terminer premier de sa poule assure pourtant de jouer son huitième de finale retour à la maison et de choper un deuxième, donc une formation théoriquement moins cotée. Tout sauf négligeable quand on sait que moins d'un tiers (32,5%) des dits deuxièmes n'atteignent pas les quarts de finale.

Si Lyon s'est battu comme un beau diable en seconde période face au Bayern pour tenter de remonter le retard de trois buts accumulés avant la pause, les Gones s'étaient déjà tirer une balle dans le pied avec les cartons jaunes pris volontairement par Juninho et Cris contre la Fiorentina. Les deux brésiliens souhaitant arrivés "vierges" de biscotte pour les matchs à élimination directe, ce qui leur d'ailleurs valu une amende de 15 000 et 10 000 € de la part de l'UEFA. Les gesticulations de Jean-Michel Aulas sur la rencontre OL-Nantes, prévue dimanche dernier et finalement avancée au samedi, n'ont donc pu masquer une certaine contradiction. Lyon voulait terminer premier, mais pas à tout prix. Il a donc fini deuxième.

Une formule en question ?
Du côté d'Arsenal, on a balancé encore plus clairement la tête du groupe. Arsène Wenger avait en effet sorti les gamins qui jouent habituellement la Carling Cup pour le déplacement à Porto. Résultat, une défaite nette et sans bavure (0-2) pour les jeunes Gunners qui n'ont pas touché une bille. Scénario similaire pour l'Inter qui a trouvé le moyen de s'incliner à Brême (1-2), laissant le Panathinaïkos lui ravir la place de leader. Manchester United a bien essayé d'en faire de même en faisant nul face à Aalborg à Old Trafoord (2-2), mais Villarreal s'est déchiré sur la pelouse du Celtic (0-2). Le Real Madrid et Chelsea avait eu loupé le coche lors des précédents journées et n'ont pu revenir sur la Juventus et la Roma lors de la dernière journée.

Pour expliquer ce manque d'enthousiasme pour la seconde place, Wenger a argué que le match de championnat d'Arsenal programmé samedi midi (moins de 72 heures après la visite de Porto) était prioritaire vu les pépins physiques et les difficultés de son équipe en Premier League. Le coach intériste Jose Mourinho l'a joué plus frondeur en assurant que "la vraie mauvaise nouvelle est pour l'équipe qui terminera première de son groupe et qui devra affronter une grosse formation comme la nôtre". Imparable.

Cette dernière journée bien terne, pour ne pas dire pourrie, de la phase de poule de la Ligue des champions aura en tout cas donné du grain à moudre aux tenants d'un retour à une formule intégralement disputée en matchs à élimination directe. La seule qui garantie de ne pas attendre le mois de février pour du vrai football sans calcul.

Les qualifiés pour les huitièmes de finale :
Premiers de poule : AS Rome, Panathinaïkos, FC Barcelone, Liverpool, Manchester United, Bayern Munich, FC Porto, Juventus Turin
Seconds de poule : Lyon, Chelsea, Inter Milan, Sporting Portugal, Atletico Madrid, Arsenal, Villarreal, Real Madrid.

Deux équipes issues du même groupe ou de même nationalité ne peuvent se rencontrer.





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