Il faut le dire, Guillaume Hoarau en étonne plus d'un. Vierge de toute expérience en Ligue 1 avant le début de saison à déjà 24 ans (autant dire un vieillard de la planète foot), Hoarau à vite passé « le cut » de l'élite. 34 matchs et 15 buts après son dépucelage, Guillaume est déjà l'arme létale du PSG, celui qui débloque les situations, affole les défenses adverses et ravit les fans parisiens. Le rookie de l'année
On lui souhaitait pourtant bien du courage à l'ami Hoarau, car nombreux sont les snipers de Ligue 2 qui ont galéré à l'étage supérieur (demandez à son ancien coéquipier Jean-Michel Lesage). Cela allait être d'autant plus dur que sa destination choisie, le Paris-Saint-Germain, avait tout du chausse trappe, de l'étape où l'on galère avant de partir vers d'autres destinations fiscales et sportives plus clémentes. Mais Guillaume à l'âge du mec qui ne peut pas perdre plus de temps, et comme avec lui, le club de la capitale réussi sa meilleure saison depuis 5 ans, 2009 sera-t-elle l'année Hoarau ?
Un tueur des surfaces
Pourtant, Hoarau n'a pas le démarrage de Benzema, ni la vitesse d'exécution d'Henry ou la conduite de balle de Messi. Du haut de son mètre 92, il parait même un peu gauche, trainant sa longue carcasse avec une certaine fragilité. Non Guillaume n'est pas un dragster mais il à d'autres qualités, c'est un vrai tueur des surfaces, un joueur sobre, qui joue juste et se montre diablement efficace. Mieux vaut ne pas laisser trainer de ballon dans les 16 mètres...ses 15 réalisations ont toutes été réussies dans cet espace. Point d'appui naturel de part sa grande taille, la qualité de son jeu de tête lui permet non seulement d'être une menace sur les coups de pieds arrêtés mais aussi de rendre des services important à sa défense. Attaquant polyvalent, il peut marquer de la tête (4 buts) mais aussi des deux pieds (4 buts du droit et 5 buts du gauche) tout en participant au jeu de son équipe (il touche une quarantaine de ballons par match).
Bientôt le grand bleu ?
Une telle réussite alliée à un état d'esprit irréprochable (merci la formation du Havre) ont vite fait monter la cote du garçon. Arrivé à Paname pour la ridicule somme de 400 000 euros, Hoarau serait déjà « estimé » à 16 millions d'euros sur le marché aux bestiaux du ballon rond. Il ne reste plus qu'à ajouter une petite sélection en bleu à ce joli tableau pour assoir définitivement son nouveau statut de petite merveille du foot français. Reste à savoir quand Raymond, notre bien aimé sélectionneur, se laissera tenter par l'option Hoarau. Plus grand que tous les attaquants bleus, possédant un vrai sens du but, Hoarau réussira-t-il à jouer pour l'EDF ? Dans un système à un seul attaquant, beaucoup craignent qu'il ne soit réduit qu'à un point d'ancrage abonné à aller chercher des ballons casse-croûtes. On espère donc que Domenech saura l'utiliser...sans pour autant le cramer...souvenons-nous de Bafé Gomis...
Tenu en échec sur sa pelouse au match aller, l'Olympique Lyonnais va devoir réaliser un gros coup au Camp Nou pour venir à bout du Barça et atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions. Flu passe en revue les scénarios qui peuvent mener les partenaires de Karim Benzema à la qualification.

Gagner au Camp Nou
L'OL peut-il rééditer l'exploit réalisé par Metz, seule équipe française à être repartie victorieuse de Barcelone, en 1984 ? Battu 4-2 à l'aller et promis au supplice, les Lorrains avaient encaissé l'ouverture du score au Camp Nou avant de passer quatre buts aux Catalans. "Ça les faisait chier de défendre. Ils jouaient très haut et on en a profité pour passer dans leur dos", se souvenait l'ancien messin Philippe Hinschberger, cette semaine dans Ouest France.
25 ans après, profiter des carences défensives et de l'éventuel complexe de supériorité du Barça seront encore les clés du match pour les partenaires de Juninho. Avec l'absence de Puyol et la forme alléatoire de Valdes, une victoire lyonnaise est possible. Mais il faudra faire mentir la statistique qui nous rappelle que l'OL n'a jamais battu Barcelone en cinq confrontations.
Probabilité : 25%
Un partout, prolongations et tirs aux but
Moins ambitieux qu'un succès en terre catalane, ce scénario est-il pour autant plus réaliste ? Barcelone inscrivant en moyenne 2,85 buts par match devant son public, toutes compétitions confondues, ne concéder qu'un seul pion en 120 minutes tiendrait de l'exploit. En même temps, pourquoi ne pas imaginer que les deux formations s'annuleront comme au match aller ?
Reste que les tirs au but ne seraient pas forcément un cadeau pour les Lyonnais. Car si Hugo Lloris évolue un cran au dessus du fébrile Valdès, ce dernier n'a rien à envier au Français dans cet exercice spécifique. Par ailleurs, si Lyon possède des bons tireurs, le niveau technique moyen du Barça lui donne un longueur d'avance avec des spécialistes à la pelle qui tire les pénos dans leurs sélections respectives (Henry, Messi, Eto'o, Xavi, Marquez).
Probabilité : 25%
Un nul prolifique (2-2, 3-2, etc.)
C'est le pronostic de Zinedine Zidane, qui déclarait mardi sur Canal Plus croire aux chances du club français : "Ils sont capables de le faire (...) oui, je les vois passer contre Barcelone (...) le résultat ? Deux partout ! (...) je suis convaincu qu'ils se qualifieront". Un pari qui a bien fait rire son acolyte Christophe Dugarry, mais pas idiot si l'on tient compte du fait que les deux équipes vont attaquer et que la défense barcelonaise a des absences.
Marquer deux fois (ou plus) au Nou Camp n'est pas totalement inimaginable. L'Espanyol y est parvenu le mois dernier en remportant le derby (2-1). En Ligue des champions, le Shaktar Donetsk était lui allé s'y imposer en faisant trembler les filets à trois reprises (3-2). Mais c'était lors de la dernière journée des phases de poule et un match sans enjeu pour le Barça...
Probabilité : 50%
Et vous, vous misez sur quel scénario pour une éventuelle qualification de l'OL ?
A lire aussi :
Le 13 mai prochain, le FC Barcelone et l'Athletic Bilbao se disputeront le trophée de la Coupe du Roi, 25 ans après la finale qui s'était terminée par une bagarre générale mettant en scène Diego Maradona.
Les fous du Roi
5 mai 1984, stade Santiago Bernabeu. L'Athletic de Javier Clemente vient à bout du Barça de Cesare Menotti 1-0 grâce à un but d'Endika. Dès la fin du match, un autre combat s'engage entre les deux équipes. Cette fois à base de coups de pied sautés. Une bagarre de rue initiée par Maradona qui, en plus de l'amertume de la défaite, avait un compte à régler avec un certain Goikoetxea. Le "boucher de Bilbao" lui avait explosé la cheville quelques mois plus tôt...
Face à la polémique qui s'en suivit, Diego dû présenter ses excuses au Roi Jean-Carlos, qui assistait à la rencontre, et écopa de trois mois de suspension. Poussé vers la sortie par ce triste épisode, la star argentine s'en allait poursuivre son aventure sous le maillot de Naples, après seulement deux saisons en Catalogne.
Pour le remake de cette finale houleuse, qui opposera les deux clubs les plus titrés de la compétition (24 pour Barcelone, 23 pour Bilbao), les supporters blaugrana espèrent que Lionel Messi ne reproduira pas le pugilat de son aîné, comme il l'avait fait avec le fameux but inscrit par Marado face à l'Angleterre.

Hors course
Non qualifié pour la Ligue des champions, le Milan comptait bien se rattraper en remportant son premier titre de champion d'Italie depuis 2004, si possible accompagné d'une petite coupe de l'UEFA, seule compétition qui manque à son impressionnant palmarès. Eliminé de cette dernière sans gloire par le Werder, battu le week-end dernier en Série A par la Sampdoria (1-2) et désormais à douze points de l'Inter, out de la coupe d'Italie au stade des huitièmes, le club rossonero a dit adieu à tout ses objectifs dès la début mars.
Devant ce fiasco, l'administrateur délégué Adriano Galliani a concédé que Carlo Ancelotti serait limogé si le Milan ne conservait pas au moins sa troisième place en championnat. Information confirmée par l'intéressé : "Si Milan ne parvient pas à finir troisième, quelque chose devrait changer, ainsi que pour moi. Mais je suis convaincu que nous y parviendrons." Dur pourtant d'imaginer l'entraîneur en place depuis 2001 continuer sur le banc des rouge et noir tant ça sent la fin de cycle du côté de Milanello.
Un coach aux mains liés
Bien qu'il s'en défende publiquement, la cassure entre Ancelotti et la direction apparaît plus que consommée. En témoigne les incohérences de recrutement constatées chaque année, comme lors du dernier mercato d'avant saison. Carlo voulait un attaquant de pointe athlétique en plus du frêle Pato et du vieillissant Inzaghi, il a eu un milieu offensif en déclin (Ronaldinho) qui marche sur les pieds de Kaka. Sans parler du rajeunissement sans cesse repoussé d'une équipe qui collectionne les trentenaires, voire les quadra avec le monument Paolo Maldini.
Pour ne rien arranger, les finances du club sont au plus mal. Les négociations concernant le défenseur Daniel Agger ont ainsi été gelées en attendant de dégraisser un effectif pléthorique (29 joueurs sous contrat) où moisissent des joueurs décotés mais aux salaires conséquents (Dida, Emerson). Dans ce contexte, la majorité des lecteurs de la Gazetta dello Sport considèrent donc qu'Ancelotti sautera quoiqu'il arrive à la fin de la saison. Reste à ne pas se faire éjecter des quatre places qualificatives en C1 (Fiorentina, Geona et Roma ne pointent qu'à quelques longueurs) pour ne pas sombrer dans une crise encore plus profonde.
Champion de la régularité en Ligue 1, où il est bien parti pour remporter son huitième titre consécutif, l'OL a une nouvelle fois loupé l'occasion face à Barcelone de signer la grosse perf européenne qui manque à son tableau de chasse. Pourra-t-il y parvenir dans quinze jours au Nou Camp ?
Le Barça a eu chaud. Voilà en substance le sentiment partagé par une bonne partie de la presse étrangère en écho au nul obtenu par les hommes de Pep Guardiola à Gerland. Bousculés par les Lyonnais, qui auraient pu prendre le large après le coup franc de Juninho sans des mauvais choix de Karim Benzema, les Blaugrana n'ont pu se montrer à la hauteur de leur réputation d'actuelle meilleure équipe du monde. "Henry vient à la rescousse alors que Barcelone perd son image d'équipe invincible", titre le quotidien anglais The Guardian ce matin. "Les Français ont été meilleurs", note le certes madrilène Marca, tandis que la presse catalane concède du bout des lèvres que, vu de Barcelone, le seul point positif à retenir du match est "sans doute le résultat" (Sport).
Mêmes causes, mêmes effets
En dépit de ce constat flatteur, le score final laisse donc Lyon face à sa triste réalité. Malgré le respect qu'a gagné le club au niveau européen, avec une série en cours de six qualifications en huitièmes de finale de la Ligue des champions, il n'en finit plus de se prendre les pieds dans le tapis quand vient l'heure de faire tomber un grand nom du football continental dans une confrontation à élimination directe. En 2006, Milan avait brisé ses rêves au stade des quarts. La saison passée, c'était Manchester United, futur vainqueur de l'épreuve, qui les stoppait en huitièmes. Cette année, il risque donc de ne pas passer l'obstacle du Barça, qui recevra dans son enceinte du Nou Camp au retour.
S'il n'y a évidemment rien de déshonorant à tomber face à des adversaires de ce calibre, la répétition de ces échecs commence tout de même à devenir problématique pour une formation qui ambitionne de remporter à terme la mythique C1. Dans un sport comme le football, où la logique est souvent démentie sur le terrain, cette constance est même étonnante. Des équipes moins bien armées réalisent régulièrement de tels exploits, qui plus est en coupe. Alors pourquoi Lyon n'y arriverait pas ?
L'heure de changer de statut
Ce complexe européen doit d'autant plus exaspérer l'OL et son président Jean-Michel Aulas qu'il est certainement à l'origine du déficit d'image dont continue de souffrir l'OL en France. L'OM et le PSG, les deux grands médiatiques de la Ligue 1, avaient eux réussi en leur temps à faire tomber respectivement le Milan AC et le Real Madrid. Le genre de soirées qui vous font rentrer dans le cœur des Français pour de bon. Le refrain est connu, mais on est bien obligé de le ressortir chaque année à l'heure des désillusions lyonnaises.
Pourtant, tout n'est pas encore perdu. Il reste 90 minutes (ou plus) aux troupes de Claude Puel pour faire mentir les commentateurs et passer du statut d'équipe respectable à celui d'équipe qui se fait respecter. 90 minutes pour enlever le frein à main et se sublimer devant les 90 000 spectateurs du temple barcelonais. 90 minutes pour convaincre Benzema qu'il a une chance de soulever un jour la coupe aux grandes oreilles sous le maillot lyonnais et éviter une nouvelle fuite des talents. Autant dire que ce Barcelone - Lyon du 11 mars sera bien plus qu'un simple match de football.
Bon ok la coupe de l'UEFA ne passionne plus grand monde. Raillée partout et par tous pour son manque d'intérêt sportif et financier, la « Coupe d'Europe du pauvre » n'excite plus les gros bras européens. Trop occupés à chasser le strapontin pour la lucrative et exigeante Ligue des champions dans leur championnat national, la plupart des clubs y envoient leurs jeunes pousses ou leur bout de banc en manque de temps de jeu. Mais voilà, quand on regarde le palmarès famélique des Français en Coupe d'Europe (2 titres glanés en plus de 50 ans), on se dit qu'une petite Coupe de l'UEFA fut-elle dévaluée ne serait pas de trop. Alors qu'elle a déjà embrassé le destin de nombreux clubs exotiques, la bougresse se refuse toujours aux représentants du football gaulois. Comme il faut bien que cela cesse, comme on est supporter et avant tout français monsieur, voici une petite série de raisons de croire en les chances de nos quatre survivants dans la compétition, de vaincre enfin le signe indien.
Saint Etienne : Sevrés de Coupe d'Europe pendant un demi siècle, les verts sont de retour et malgré une saison pourrie en championnat, ils ont un atout de feu dans leur manche : Alain Perrin !! L'ancien boy toy d'Aulas à Lyon n'a rien gagné en Europe, mais quand on a réussit à ramasser la Coupe de France avec Sochaux, tous les espoirs sont permis !!! En plus les poteaux du stade Şükrü Saraçoğlu d'Istanbul, où se déroulera la finale en mai prochain sont ronds alors...
Bordeaux : A la peine ces derniers temps sur la scène hexagonale, l'équipe la plus gay friendly de France a bien besoin de se refaire une santé dans une coupe bas de gamme, histoire de se préparer à jouer Vannes en finale de la Coupe de la Ligue. Surtout, un an après une pitoyable élimination contre une équipe en carton d'Anderlecht dans la même compétition, on va bien voir sir les gars de Laurent Blanc en ont...de l'ambition !
Paris Saint-Germain : Les Parigos ont les crocs et surfent sur une dynamique victorieuse. Bien en jambes, on les voit mal trébucher dans le petit bassin européen. Vainqueur au 20ème siècle d'une autre compétition tout aussi huppée, feu la Coupe des Coupes, le PSG peut aller au bout d'autant qu'il n'y à plus de clubs israélien dans la course.
Marseille : A L'OM, on est spécialiste de la coupe d'Europe. Tellement spécialiste que tous les 5 ans depuis 1999, « l'oème » se prend une bonne déculotté en finale de la C3 ! Alors si en plus ils arrivent à réveiller Ben Arfa (vous aviez oublié qu'il jouait à Marseille ?) et que celui-ci n'en colle pas une à un de ses coéquipier avant le match, cette année pourrait être la bonne !
Leur programme :
Olympiakos le Pirée - AS Saint Etienne (18/02 - 18 h 30)
Paris Saint-Germain - VfL Wolfsburg (18/02 - 20 h 45)
Bordeaux - Galatasaray (18/02 - 20 h 45)
Olympique de Marseille - FC Twente (19/02 - 20 h 45)
Les saisons passent et se ressemblent pour Franck Ribéry. Actuellement au Bayern Munich, l'attaquant français fait découvrir à nos amis germains les joies du discours « je vous mets la pression pour filer à l'anglaise ». Utilisation des médias, velléités de départs, remise en question de l'ambition du club, Ribéry sait y faire. Il expérimente même cette méthode depuis le tout début de sa carrière, pour ne pas laisser le collectif prendre le pas sur son ambition personnelle...petit rappel.
De Brest à Galatassaray...
Non conservé par le centre de formation du LOSC à 16 ans, Ribéry passe ses années d'apprenti footeux dans des clubs de CFA ; Boulogne, Alès puis Brest avec qui il accède à la Ligue 2 en 2004. Il est engagé par le FC Metz (alors en L1) à l'issu de cette saison, après avoir démontré des qualités techniques indéniables. Surprise du début de saison Ribéry ne reste en lorraine que 6 mois ! Il est transféré à la surprise générale dans le grand club turc de Galatasaray. A l'époque on évoque une sombre histoire de baston dans une boite de Metz et la mauvaise influence de son agent.
Francky devient donc « Scarface », et brille sur les rives du Bosphore pendant...6mois ! Alors que son talent explose aux yeux de tous, il se plaint de non paiement de salaires, fait des appels du pied en France et rejoint Marseille, alors que les dirigeants turcs lancent une procédure de « rupture abusive de contrat » (ils seront déboutés par le TAS).
La consécration à Marseille
Frank s'éclate à Marseille, devient le chouchou du Vélodrome et une star à part entière du championnat. Ses excellentes performances lui valent d'être sélectionné en Equipe de France pour le Mondial allemand de 2006. Avec un but contre l'Espagne, des courses de dragster et une entente parfaite avec les cadres des Bleus, Ribéry est LA révélation française de la compétition. Devenu la cible de grosses écuries européennes, il déclare en ouverture du 20 heures de TF1 en septembre 2006 qu'il veut quitter Marseille ! Gros clash, « affaire Ribéry », palabres et négociations avant que Francky ne se ravise et honore une deuxième saison sur la Canebière.
Et après le Bayern ?
Transféré au Bayern de Munich l'année suivante, on pense alors que « Kaiser Franck » a trouvé chaussure à son pied en terme de standing. Ribéry s'éclate, chambre ses partenaires, devient le boss de la Bundesliga, décisif et spectaculaire. Mais les vieux démons ne sont jamais loin et dès sa deuxième saison le voilà qui s'interroge de nouveau sur son avenir en club. Ambitieux (il veut la C1 et le Ballon d'Or), Ribéry doute des capacités du Bayern à lui offrir tout ça...vite. Alors il balance dans les médias, cite ses destinations possibles, agaçant passablement ses dirigeants. Rummenigge le déclare intransférable et Beckenbauer le trouve « un peu compliqué ». Ribéry lui se rappelle que la carrière est courte et que les opportunités de rester au plus niveau sont faites de chances à saisir, alors pourquoi s'en cacher ? La balle est dans le camp du Bayern...
Le cabinet d'audit et de conseil Deloitte UK vient de rendre publique l'étude Football Money Ligue pour 2009. Cette enquête établit chaque année un classement des 20 clubs de football les plus riches du monde. C'est le Real Madrid qui s'avère être le plus friqué avec près de 365.8 millions d'euros de revenus en 2007-2008. Les clubs anglais squattent le classement (7 représentants dans les 20) mais ce constat flatteur ne balaye pas les rumeurs de crise financière qui s’immiscent dans le quotidien de la Premier League.
Dauphin des madrilènes, Manchester United engrange des revenus estimés à 324 millions d'euros. C’est la forte dévaluation de la livre, qui a perdu près de 20% de sa valeur par rapport à l'euro en un an, qui l’empêche dépasser le Real. Pire encore, c’est tout le football anglais qui vacille suite à la crise financière. Au début de l’année, le président de la fédération David Triesman a annoncé que les dettes du football anglais représentent environ 3,9 milliards d'euros. Paradoxalement, 4 des clubs les plus riches d’Angleterre (MU, Chelsea, Arsenal et Liverpool tous présents dans le classement Deloitte) représentent à eux seuls un tiers de cette somme.
Devenus les jouets d’investisseurs boursicoteurs (Abramovitch à Chelsea, Glazer à MU, Hicks et Gillet à Liverpool), de nombreux clubs sont rattrapés par les problèmes financiers de leurs propriétaires. Glazer aurait du mal à payer les traites du rachat de MU, et le sponsor du club AIG a été sauvé de la faillite par l’Etat américain, tout comme la banque Nothern Rock, le sponsor de Newcastle. Les banques de la City plancheraient sur d’éventuels plans de financement et chercheraient même pour certains clubs de solides repreneurs. Petite éclaircie tout de même, les droits de diffusion télé viennent d’être renégociés à hauteur de 2 milliards d'euros pour les trois saisons entre 2010 et 2013 ! Voilà de quoi rassurer tout le monde et mettre un peu de beurre dans le pudding.
Plus d'infos sur le site de Deloitte.
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Afficher par : naissance / nationalité / métiers
posté par ugg classic cardy So Foot décrypte le hoax Alexandra Paressant
posté par ugg classic short Milan : Carlo Ancelotti sauvé par la troisième...
posté par Puma shoes Barça - OL : Trois scénarios pour un exploit...
posté par bcddfe Un billet pour Georgie
posté par ugg boots Chimbonda : les présentations sont faites
posté par ugg boots Chimbonda : les présentations sont faites
posté par ugg boots