Dans chaque championnat européen, un "petit " s’est incrusté dans le haut du classement, damnant le pion aux favoris locaux et flinguant les grilles de Loto foot des supporters médusés. Première étape de ce tour d’horizon des fauteurs de trouble en Italie, à Palerme, co-leader du Calcio.
On l’avait quitté en pleine bölönite. Coach abandonné, trop autoritaire, trop peu prolixe, trop peu Italien au sens français du terme (pas assez grande gueule, pas assez "battant") et surtout devenu trop Français (discours convenu et mono expression de rigueur). Bref on avait vite oublié Guidolin, viré et reparti dans ses pénates Siciliennes comme un malpropre. Mais Francesco s’est rappelé à notre bon souvenir.
Retour aux sources
Redevenu coach de Palerme, il est reparti en guerre avec ceux qu’il préfère : une bande de crève la faim. Ces sans grades, ces oubliés de l’aristocratie italienne du football sont en train de réaliser le meilleur début de saison de l’histoire du club au maillot rose. Un maillot rose en Italie ? Gage de réussite sur un vélo me direz vous mais en football ? Quelle recette miracle a fait d’une équipe vouée au ventre mou du championnat un cador ? Un état d’esprit bien sûr, Palerme apparaît comme une équipe en mission commando permanente, prête à mourir sur tous les terrains transalpins. La preuve ? Des matchs gagnés à l’arraché, une volonté de toujours aller vers l’avant et de jouer vite (et bien), les contres, les coups de pieds arrêtés et la moindre occasion.
La star: l'équipe
Pas de stars chez les "rosanero", mais un vivier de joueurs de talents, qui ne s’éternisent pas (en général) dans la cité de l’aigle. L’équipe d’Italie championne du monde comptait plusieurs joueurs de Palerme dans ses rangs dont Fabio Grosso (buteur en demi contre l’Allemagne), Andrea Barzagli, Christian Zaccardo et Simone Barone. Si Grosso et Barone sont partis (à l’Inter et au Torino), Palerme s’appuie sur un trident de quasi-inconnus Corini-Amauri-Di Michele (11 buts à
eux trois), qui commence à inspirer la crainte aux défenses de la péninsule. Palerme s'est même offert le scalp du Milan AC à San Siro ( 2-0), pour la première fois de son histoire le 22 octobre dernier.
Rendez-vous le 26 novembre
Avec 9 victoires en 11 matchs pour 2 défaites, 26 buts marqués (meilleure attaque), Palerme co-leader de la série A avec 27 points, a déjà relégué le quatrième Sienne à 9 points. De quoi voir l’avenir sereinement ? C’est mal connaître Guidolin, qui tient plus du clown triste sous Lexomil que du boute-en-train sous euphorisant. "L'Inter et la Roma sont les favoris, dit-il. Nous n'en sommes qu'à la 11e journée, c'est trop tôt pour savoir jusqu'à quel niveau le groupe peut s'élever". Début de réponse le 26 novembre prochain, puisque Palerme recevra l’Inter dans son antre de Renzo Barbera, pour LE choc de la première partie du championnat italien et la suprématie nationale en plus.
De damien, posté le 15.11.06 à 17:23 
Quand est-il du prêt de la Juventus ?
Trézéguet ira t - il réellement au Milan AC cet hiver pour remonter leur début de saison catastrophique ?
De Ludov, posté le 15.11.06 à 17:25
Très bon article.