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Les surprises européennes (2/5) : Aston Villa, un bon goût de vintage

Posté par Emeric le 16.11.06 à 17:11 | tags : premier league

Evoquer Aston Villa et son palmarès équivaut à s’intéresser à la préhistoire du football. Le club de Birmingham, véritable institution britannique du football fondé en 1874 a gagné sept titres de champions, dont six glanés entre 1893 et 1910 ! C’est dire si Villa évoque plus dans l’imagerie populaire anglaise une vieille dame bien poussiéreuse plutôt qu’une infernale machine à gagner. Mais voila, les temps changent et même Aston Villa peut redevenir une vraie équipe de foot, preuve en est le début de saison réalisé par les Villans, actuellement quatrièmes de Premier League (21 points) à égalité de points avec Arsenal.

O'neill homme de la situation
Grâce au chéquier de son nouveau propriétaire, le multimillionnaire américain Randy Lerner, Aston villa se donne des airs de Chelsea, Lerner aurait proposé une enveloppe de 100 millions d’euros pour renforcer son équipe au mercato. Mais le premier geste censé du nouveau patron à été de faire signer un entraîneur de talent : l’Irlandais du Nord Martin O’Neill, ancien coach du Celtic de Glasgow, l’homme qui sait bonifier n’importe quel bourricot du championnat d’Ecosse et qui déteste encore plus José Mourinho que tout les fans du Barça réunis. Formé aux ordres de Brian Clough à Nothingham Forest, O'neill est vite devenu l'homme de la situation, faisant du bon avec pas grand chose, c'est à dire sa propre équipe.

Une équipe de briques et de brocs
Seul club avec Manchester United à n’avoir perdu qu’un match, Villa s’appuie sur la quatrième meilleure défense du royaume et sur un effectif de revanchards, véritable légion étrangère dans le plus pur esprit du championnat britannique (12 nationalités). Composée de joueurs virés de clubs plus huppés (Berger, Barros, Laursen, Djemba-Djemba) ou d’anciennes stars du championnat Ecossais (Petrov, Sutton, Agathe), rien ne prédestinait cette équipe qui collectionne les ego surdimensionnés à réussir sa saison. Mais O’neill n’est pas homme à se laisser faire et ses coups de gueule, déjà célèbres à Glasgow, résonnent de plus belle du cotés de Villa Park où « personne n’est titulaire ni remplaçant, tout le monde fait partie de la même équipe ».

Un rêve d'Europe
Avec cet attelage improbable, Villa rêve de retrouver la C1, 26 ans après l’avoir gagné pour un triomphe sans lendemain. Avec un calendrier plutôt favorable jusqu’à la fin de l’année, les Villans auront fort à faire à partir du 23 décembre.Ils joueront alors 5 matchs en deux semaines et affronteront Manchester United, Bolton et surtout Chelsea, le 1er janvier. A cette date, ils en sauront plus sur leur capacité à accrocher une place pour le tour préliminaire. Les fans de Villa eux,  espèrent retrouver un semblant d’existence en Angleterre et en Europe.


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