Paul Le Guen a officiellement résilié son contrat à l'amiable avec les Glasgow Rangers. Parti chercher fortune en Ecosse, l'ancien coach de Lyon et Rennes à vécu un véritable cauchemar, marqué par le rejet total de ses méthodes.
Le syndrome Santini
Après seulement 7 mois à la tête du club protestant de Glasgow, Le Guen à préféré jeter l'éponge ou a été gentiment poussé vers la sortie par son président David Murray. Celui-ci lui aura au moins épargné l'humiliation supplémentaire d'un licenciement. Le gars de Pencran n'aura pas réussi son saut vers l'étranger, sur lequel il comptait comme tremplin pour un club de Premier League. Après avoir collectionné les succès à Lyon, Le Guen à fait une grosse "Santinite", en se plantant complétement de destination.
Odeur de putsch
Le Guen a autant été victime du contexte du club (budjet en nette baisse, 4millions d'euros pour recruter), que de ses erreurs: communication maladroite, plan de jeu improbable, coaching douteux. Coupable aux yeux des fans d'un style de jeu trop timoré et d'un recrutement de seconde zone, il a signé sa perte en évinçant le capitaine de l'équipe, Barry Ferguson, pour alcoolisme aggravé. L'attaquant un peu trop imbibé était devenu le meneur de la fronde du vestiaire des Gers, après avoir soutenu un temps son entraîneur. Ne réussissant pas à s'adapter ni à imposer ses vues, Le Guen a finit par faire l'unanimité contre lui, jusqu'à la rupture.
Et maintenant?
Largués en championnat (2ème mais à 17 longueurs du Celtic), éliminés en Coupe de la Ligue, les Rangers voient leur saison se réduire à un hypothétique parcours en Coupe UEFA en 16èmes de finale face a l'Hapoël Tel-Aviv.
Le Guen lui, sort de cette expérience sur un échec total et semble assez marqué par son douloureux dénouement. Désormais libre en plein mercato, l'avenir de l'ancien joueur du PSG se situe peut-être au Camp des Loges...