Au terme d'un match pourtant dominé par l'Olympique Lyonnais, les Girondins de Bordeaux ont arraché la Coupe de la Ligue, grâce à un but à la dernière minute de Henrique sur un corner de Johan Micoud. Ce hold-up parfait permet aux Bordelais de remporter leur premier trophée depuis 2002. Les hommes de Gérard Houllier devront, eux, seulement se contenter d'un très probable sixième titre de champion de France. Lire la suite

 Implacable en Ligue 1 depuis 5 ans, l' OL devrait célébrer dans quelques semaines son sixième titre consécutif de champion de France. Une performance historique qui dépasserait d'ailleurs le cadre national, aucun club n'étant parvenu à réaliser une telle série dans les grands championnats européens. Mais Lyon pourrait-il se satisfaire de ce record s'il ne parvenait, ce samedi, à empocher également la Coupe de la Ligue face à Bordeaux ? A défaut de pousser un peu plus loin son aventure en Ligue des champions, l'OL a cette année l'occasion de réaliser le premier doublé de son histoire. Anecdotique me direz-vous ? Sûrement pas. Remporter deux trophées au cours d'une même saison n'est pas donné à tout le monde. Preuve en est l'incapacité des lyonnais à réaliser cette performance depuis 5 ans malgré leur évidente domination. En s'imposant face à Bordeaux, ils réaliseraient un exploit et démentiraient par ailleurs la théorie de la stagnation avancée par certains observateurs depuis l'élimination contre la Roma. L'issue de cette finale nous dira aussi si Lyon, le roi de la régularité, peut se muer en "équipe de Coupe". A l'image de ses prestations en Champions League, où il se ballade en poule mais souffre dans les rencontres à élimination directe, le club rhodanien a souvent eu du mal à briller dans ces compétitions où tout se joue sur un match. A l'exception bien sûr de la Coupe de la Ligue 2001 remportée devant Monaco. La prévalence du championnat et de la Coupe d'Europe les ont depuis contraint à "laisser filer" ces épreuves moins prestigieuses en apparences mais qui garnissent assez bien les vitrines. C'est donc l'année où jamais pour l'OL de rentrer un peu plus dans l'histoire du foot français en rejoignant Marseille ou Saint-Etienne au rang des grands clubs ayant réussi à imposer leur supériorité tant en championnat qu'en Coupe.
La tâche s'annonce toutefois difficile pour Lyon qui va devoir en découdre avec Bordeaux, dauphin de Gones l'an dernier, actuel 3e de la L1 et vainqueur de l'édition 2002 de la Coupe de la Ligue (3-0 face à Lorient). D'autant qu'on ne cesse de rabâcher aux hommes de Gérard Houllier que leur saison sera gâchée en cas de défaite, samedi. Un discours qu'a réfuté e capitaine Juninho. "Gagner un sixième titre d'affilée serait déjà historique. On en parle depuis le début de la saison. C'était vraiment l'objectif. Le côté négatif de cela, c'est que certains anciens joueurs mais aussi des personnalités du football essaient de dévaloriser notre parcours en disant que le championnat est faible. Ils n'acceptent pas et dévalorisent notre travail sur le terrain. Quant à gagner la Coupe de la Ligue et ainsi faire le doublé, c'est aussi historique pour le club. C'est comme le premier titre, la photo restera pour la vie. A nous de faire partie de cette histoire. Personne au club n'a jamais remporté de doublé. C'est un objectif qui vaut tous les efforts."

 Parmi les bizarreries de notre bon vieux championnat de France, où on peut passer en quelques semaines du ventre mou aux places européennes et vice-versa, un phénomène assez étrange attire mon attention depuis la début de la saison : la difficulté des équipes à se maintenir sur le podium une fois qu'elles sont parvenues à s'y hisser. Car si l'instabilité est un mal chronique de notre L1, elle a pris cette année des proportions hors du commun. Podium tournant Après 29 journées de championnat, pas moins de 11 équipes ont déjà occupé le podium au moins une journée. Et en dehors de Lorient, 3e lors de la première journée mais aujourd'hui 13e avec 37 points, et Nancy, présent pendant sur le podium 7 fois avant de sombrer, elles peuvent toutes encore prétendre à y re-goûter. Le Mans, Saint-Etienne, Sochaux et Toulouse ont ainsi occupé le podium une fois et restent en embuscade. Marseille (11 fois), Lille (15 fois) et Bordeaux (3 fois) complètent le tableau derrière Lens (18 fois) et bien sûr Lyon (28 fois) qui n'a plus bougé de son fauteuil de leader depuis la 6e journée. Huit équipes en trois points Outre la course titre, dont l'issue ne fait aucun doute, le suspens est donc garanti pour les neuf journées qui restent à jouer en championnat. Derrière Lens, 2e, qui possède une petite avance sur ces poursuivants, pas moins de 8 équipes se tiennent en trois points, de Bordeaux, 3e avec 44 points, à Auxerre 10e avec 41 unités. Une concentration assez impressionnante qui rend difficile toute tentative de pronostic. Car on voit mal ce qui pourrait enrayer la valse qui s'opère chaque semaine en tête du classement. Nivellement par le milieu L'an passé, la composition du trio de tête (Lyon, Bordeaux, Lille) avait toutefois été figée dès la 27e journée avec la victoire du LOSC sur Saint-Étienne, le 18 février. L'ampleur du resserrement auquel nous assistons est plutôt nouvelle et confirme le nivellement par le milieu - ou le bas - dont est "victime" notre championnat où la notion d'équipe de tête a quasiment disparue. De fait, l'actuel 3e, Bordeaux, compte 21 points de retard sur Lyon et seulement 17 points d'avance sur la lanterne rouge, Sedan. Une situation totalement inédite au niveau des grands championnats européens.
Scénario incohérent La rencontre Bordeaux - Nancy étant reporté au 18 avril pour cause de finale de Coupe de la Ligue entre les Girondins et l'OL, samedi, la composition du podium devrait être une fois plus modifiée, voire bouleversée, ce week-end. Tant que les grosses cylindrées du championnat continueront à s'illustrer par leur inconstance sportive, la tendance n'est de toute manière pas prête de s'inverser. Pour les médias qui aimeraient sans doute que le spectacle de la L1 gagne un peu plus en cohérence, et donc en attractivité, il en va de la pérennité de ce feuilleton à 600 millions d'euros. Car pour l'instant, on ne comprend rien au scénario.

Le Portugal, qui restait sur deux victoires dans le groupe A, n'a pas réussi à faire la passe de trois en Serbie. Tiago avait pourtant brillamment ouvert le score dès la 5e minute de jeu mais une tête de Jankovic sur corner (37e) est venu briser leur dynamique. Derrière la Pologne, qui compte 16 points avec un match en plus après sa victoire face à l'Armenie (1-0), c'est donc le statut quo entre le Portugal, la Serbie et la Finlande, tout trois à 11 points. Bien que condamnée à jouer loin de ses terres, la Turquie est toujours en tête du groupe C dans ses éliminatoires de l'Euro 2008. Menés 2-0 après 40 minutes de jeu par la Norvège, les hommes de Fatih Terim ont réagi pour revenir au score sur doublé d'Altintop, bien aidé par deux bourdes du portier norvégien Thomas Myhre. La Grèce, vainqueur de Malte 1-0, revient donc à un point de son rival turque qui l'avait corrigé à domicile samedi dernier (4-1). La Roumanie a bien profité de la contre-performance de la Bulgarie, tenue en échec à domicile devant l'Albanie pour prendre seule la seconde place du groupe G. La formation de Victor Piturca n'a fait qu'une bouchée du Luxembourg (3-0) grâce à des buts de Mutu, Contra et Marica, ce dernier déviant de la tête un retourné de Goian. Le Pays-Bas ont eux obtenu une petite mais précieuse victoire (1-0) en Slovénie.

La première défaite de la Suède, battu 2-1 par l'Irlande du Nord, a rééquilibré une poule F où l'Espagne s'est relancée en signant son second succès consécutif face à l'Islande (1-0). Healey met le feu Seule équipe à avoir gagné jusque là tous ces matchs dans les éliminatoires de l'Euro, la Suède a chuté ce mercredi en Irlande du Nord. Au superbe tir en pivot de Johan Elmander, Kevin Healey a répondu par un joli doublé, un boulet de canon et une reprise astucieuse, qui propulse les siens en tête du groupe F, avec certes un match en plus que ses poursuivants. Les 2 et 6 juin prochains, la Suède se déplacera au Danemark et recevra l'Islande. Iniesta relance l'Espagne Après avoir raté d'innombrables occasions pendant près de 80 minutes, la sélection espagnole a été sauvée par un but d'Iniesta, consécutif à bon travail de David Villa. L'Islande d'Eidur Gudjohnsen n'a pas fait le poids et permet à la Furia Roja de se relancer dans un groupe F où elle ne compte plus que quatre points de retard sur l'Irlande, avec un match en moins, et trois sur la Suède. En juin, les hommes de Luis Aragones se déplaceront en Lettonie et au Liechtenstein. La surprise du jour Après quatres défaites et 15 buts encaissés, le Liechtenstein a de son côté battu la Lettonie 1 but à 0, probablement la plus belle performance enregistrée par ce micro-état d'à peine 34 000 habitants. Ça méritait aussi une petite vidéo.

Suite à la victoire de l'Italie (2-0) devant l'Ecosse et celle de l'Ukraine (1-0) face à la Lituanie, la suspens est à son comble dans le groupe de la France où les quatre équipes se tiennent en deux points. Toni show La Squadra Azzurra a bien géré la pression lors de la réception de l'Ecosse, à Bari. Luca Toni a ouvert la marque dès la 12e minute de la tête sur un coup franc de Massimo Oddo et a remis ça en seconde période sur un centre de Camoranesi. L'Italie ne compte plus que deux points de retard sur le trio de tête, avec un match en moins par rapport à l'Ecosse. Le ciel s'éclaircit pour Roberto Donadoni et ses hommes qui se déplaceront aux Iles Féroé et en Lituanie les 2 et 6 juin prochains. L'Ukraine de justesseIl faut croire qu'on ne met facilement une valise à cette équipe de Lituanie. Comme l'équipe de France quatre jours plus tôt, les Ukrainiens ont dû se contenter du minium, un but de Gusev de la tête inscrit en début de seconde période (47e), pour venir à bout de cette adversaire coriace. L'Ukraine, qui se rendra au Stade de France le 2 juin pour affronter les Bleus, reste donc plus que jamais dans la course à la qualification. Dans le meme temps, la Géorgie s'est imposée sans souci devant les Iles Féroé (3-1).


 Aussi bizarre que ça puisse paraître, le sort de la Nazionale ne semble pas préoccuper grand monde de l'autre côté des Alpes. Devancée à la "une" des quotidiens sportifs par les Mondiaux de natation ou le feuilleton Ronaldinho au Milan, l' équipe d'Italie joue pourtant très gros ce soir à l'occasion de la réception de l'Ecosse à Bari. Car une nouvelle contre-performance des hommes de Donadoni hypothéqueraient sérieusement leurs chances de qualification dans ce groupe B décidément bien casse-gueule. Départ manqué Certes habituée à se sauver in-extremis dans ce genre de phase éliminatoire, la Squadra Azzurra, surnom qui rappelons-le n'a cours qu'en France, est cette fois dans une position on ne peut plus périlleuse. Cueillis à froid dès le premier match (1-1 à Naples contre la Lituanie) puis battus au Stade de France par des Bleus revanchards et mieux préparés, les campioni del mundo se sont ressaisis en dominant l'Ukraine (2-0) et la Géorgie (2-1). Ce bilan comptable très mitigé les place donc en quatrième position dans le groupe B, à 5 points de l'Ecosse et de la France mais avec un match en retard. L'Ukraine a elle deux points d'avance sur l'Italie avec le même nombres de parties jouées. Totti boude Dans ce contexte, on pouvait s'attendre à ce qu'un sursaut national vienne soutenir l'équipe. Il n'en est rien. Le sélectionneur Roberto Donadoni en prend plein la gueule dans les médias, les entraîneurs de clubs songent à leurs petits intérêts et Francesco Totti ne daigne toujours pas rejouer pour la Nazionale. Si les deux points premiers points vont de pair avec la vie d'une sélection, l'attitude de Totti fait en revanche tâche. Sa pause internationale se justifiait après un Mondial éprouvant pour lequel il avait tout juste récupéré d'une fracture du péroné. Mais aujourd'hui, le capitaine de la Roma est au top physiquement et de loin le meilleur joueur italien du Calcio. Et on comprend de moins en moins pourquoi il tarde à effectuer son retour alors qu'il est dans la forme de sa vie.
Pas si dramatique En s'imposant ce soir contre les trublions écossais, dont les résultats ont imposé un statut de favori que personne ne voulait leur accorder, l'Italie reviendrait toutefois virtuellement dans la course à la qualification puisqu'elle ne serait plus qu'à deux points des hommes d' Alex McLeish, avec un match en moins. La situation n'est donc peut-être pas aussi dramatique qu'on veut bien le dire. Ce qui pourrait expliquer le manque d'intérêt que suscite ce match international en Italie. Surtout à trois jours d'un choc Milan - AS Rome dont se délecte déjà journalistes et supporters. L'Ukraine en embuscade Autre adversaire à ne pas avoir dit son dernier mot dans ce groupe B, l'Ukraine accueille de son côté la Lituanie. Sans vendre la peau de l'ours lituanien, les hommes d'Oleg Blokhine ont donc de fortes chances de compter trois points de plus après ce soir. Ce qui leur permettrait de rejoindre tranquillement l'Ecosse et la France avec 12 points obtenus en cinq matchs. Bref, si le parcours des Bleus est pour l'heure "très bon", comme le jugeait l'expérimenté Lilian Thuram en conférence de presse, il est encore prématuré de croire que la qualification est acquise. On n'en saura plus en juin.

 En l'absence d'enjeu, Raymond Domenech ne semble pas avoir fait trop de mystères sur la composition de l' équipe de France qui accueillera ce soir l'Autriche, co-hôte avec la Suisse de l'Euro 2008. Un match qui aurait un " parfum de championnat d'Europe", selon le sélectionneur, malgré la relative faiblesse d'un adversaire qui n'a plus gagné depuis octobre 2006 (2-1 au Liechtenstein) et enchaîné des défaites peu glorieuses face au Venezuela, la Hongrie, la Croatie et récemment le Canada, vainqueur 2-0 à Vienne. Dans ce contexte plus que favorable, Ray a donc décidé, selon les informations de L'Equipe, de largement faire tourner quatre jours après le déplacement en Lituanie. Du onze aligné à Kaunas, il ne devrait rester que Coupet, Thuram et Anelka. Le premier ne jouera pas en Coupe de la Ligue samedi, compétition réservée à son suppléant Vercoutre, le second a plutôt besoin de temps de jeu que de repos et le troisième est indispensable devant en l'absence d'Henry, Trezeguet et Saha. Mexès titulaire En défense, Thuram sera donc associé dan l'axe à Mexès, tandis que Clerc et Escudé occuperont les côtés. Le défenseur de l'AS Rome, qui n'a plus été titulaire en Bleu depuis 2003, devra confirmer à son aîné qu'il peut assumer sa succession, comme ce dernier l'a suggéré récemment dans la presse. Ces deux camarades ont eux bénéficié d'un temps de jeu plus important sous l'ère Domenech et auront moins de choses à prouver. Quatre garçons dans le vent Au milieu, c'est carrément le grand chambardement. Mavuba et ses cinq sélections y fera office de patron comparé à Lassana Diarra et Abou Diaby, qui ont fêté leur première cape samedi, et surtout Samir Nasri qui fera ses grands débuts en Bleu dans une position de meneur de jeu à l'ancienne, soutenu par les trois gratteurs de ballons précités, révélatrice de la confiance que lui accorde le sélectionneur. Anelka - Cissé d'entrée Devant, certains doivent grincer des dents constatant que Domenech a renouvelé sa confiance à Djibril Cissé pour épauler Anelka. Le Marseillais n'est certes pas très brillant depuis son retour à la compétition mais il peut être intéressant de peaufiner son entente avec le joueur de Bolton. Piquionne et Benzema, les deux autres "nouveaux", devraient de toute manière avoir leur part de temps de jeu en seconde période. Le onze probable : Coupet - Clerc, Thuram, Mexes, Escudé - Diarra, Mavuba, Diaby - Nasri - Cissé, Anelka

Après la titularisation de Lassana Diarra et l'entrée en jeu d'Abou Diaby contre la Lituanie, Samir Nasri, Karim Benzema ou Frederic Piquionne pourraient également fêter leur première sélection mercredi contre l'Autriche. Qui a dit que Raymond Domenech était un sélectionneur conservateur ? Après avoir tenté, sans grand succès, de renouveler l'équipe de France en profondeur lors de sa prise de fonction, après l'échec de l'Euro 2004, Raymond Domenech est devenu, à tort ou à raison, le symbole d'un certain immobilisme. Entre le retour des trois anciens (Zidane, Thuram et Makelele), le maintien envers et contre tout de Fabien Barthez et les promesses non-tenues par la jeune génération, le sélectionneur national semblait avoir relégué au second plan le moyen et le long terme pour répondre à l'immédiateté des échéances qui s'offraient à lui : se qualifier pour le Mondial, réaliser le meilleur parcours possible lors de ce Mondial, et maintenant obtenir un ticket pour l'Euro 2008.
Ray ce conservateur Le rythme des compétitions internationales est ainsi fait qu'un sélectionneur a tôt fait de s'enfermer dans la logique du "match suivant". Au sortir de la Coupe du Monde, Ray a donc pris le parti de ne pas changer une équipe qui avait presque gagné et s'est empressé de convaincre Makelele et Thuram, dont tout le monde pensaient qu'ils raccrocheraient les crampons internationaux après le 9 juillet, de poursuivre leur aventure en Bleu. Et on peut parier qu'il en aurait fait de même avec Zidane si ce dernier n'avait pas annoncé une retraite sur laquelle il ne pouvait, cette fois, plus revenir. La dictature du match suivant Etant donné le tirage au sort des poules qualificatives pour le championnat d'Europe des nations, qui a précipité les Bleus dans le même groupe que l'Italie, l'Ukraine et la vaillante Ecosse, Domenech a donc voulu, et c'est louable, continuer à aligner l'équipe la plus compétitive qui soit en misant sur l'expérience des cadres. Un choix qui a permis aux Bleus de bien rentrer dans ses éliminatoires, en prenant au passage une petite "revanche" sur la Nazionale au Stade de France, malgré une défaite en Ecosse qui fait légèrement tâche. L'âge de ses artères Mais alors que la réalité des états civils va bien finir par rattraper Thuram et Makelele, deux joueurs qui ont manifesté publiquement des doutes quant à leur participation à l'Euro 2008 et nommé les joueurs susceptibles de prendre leur relève, ou d'autres, Ray se doutait bien que la question du renouvellement de l'équipe de France allait se reposer. Et qu'il valait mieux se pencher dessus avant de se retrouver devant le fait accompli. Jeunisme contre réalisme Cette réflexion, qui habite probablement le sélectionneur depuis un moment, s'est révélé au public à l'occasion du match amical France - Grèce, disputé en novembre au Stade de France. Ray voulait alors "voir" Gonzalo Higuain et Karim Benzema en Bleu. Mais le refus du premier de jouer pour la France et le forfait du second auront donc reporté à plus tard ce coup de neuf que bon nombre d'observateurs, mais aussi de cadres de l'EdF, appelaient de leurs vœux. En raison de la proximité du match contre la Lituanie, Domenech avait renoncé à effectuer de tels essais lors de France - Argentine, en février. Un choix mal compris par les chantres du jeunisme qui attendaient la sélection de Mathieu Bodmer, Samir Nasri ou autres chouchous de la Ligue 1.
Une question de moment Pourtant, contrairement à ce que peuvent sous-entendre certains médias ou gueuler à haute voie les "supporters" du Stade de France, Domenech n'est pas un gros con qui nie l'évidence. Comme pour la sélection de Ribéry, réclamé par le public et les journalistes avant d'être enfin validée par Ray, le technicien national n'a pas attendu un billet d'humeur ou une banderole déroulée en tribune pour comprendre qu'il était temps de songer à rafraîchir l'équipe de France. Il attend juste le moment qui lui semble opportun pour mettre en pratique ce renouvellement qui, d'ailleurs, a déjà commencé. Préparer 2010 En déclarant depuis Kaunas qu'il "préparait la Coupe du Monde 2010", Domenech a donc officialisé un processus entamé lors du Mondial allemand avec la sélection, puis la titularisation quasi-systématique, de Franck Ribéry, un feu-follet de 23 ans qui jouait en National trois ans plus tôt. Depuis la fin de l'aventure teutonne, bien d'autres joueurs ont ainsi été testé ou ont eu droit à une seconde chance en Bleu. Au gré des listes, Julien Faubert, Julien Escudé, Philippe Mexès, Patrice Evra, François Clerc, Jeremy Toulalan et Rio Mavuba, ont ainsi goûté ou re-goûté au bonheur de la convocation en Bleu. Des bleus dans les Bleus Si elles ont été précipitées par les forfaits de Henry, Vieira et Ribéry, les sélections d'Abou Diaby, Lassana Diarra, Samir Nasri, Karim Benzema, voire Frederic Piquionne, plus vieux mais tout aussi bleu à ce niveau, suivent donc cette logique. Diarra a lui eu la chance de débuter dès le déplacement en Lituanie, pourtant décisif, rejoint par Diaby dans les derniers instants de la rencontre. Ce mercredi, ce sera sans doute au tour de leurs petits camarades d'égrener cette première cape pleine de promesses, pour eux comme pour la sélection. L'équipe de France, c'est un éternel recommencement.

 Dimanche, lors la victoire (3-0) de Vasco de Gama contre Flamengo au Maracana, Romario s'est un peu plus rapproché du seuil légendaire des 1000 buts en carrière. Auteur du troisième pion de son équipe, "O baixinho" (le petit) en totalise désormais 999. Et il aurait même pu atteindre son objectif sans une parade de Bruno, le gardien de Flamengo. Mais ce n'est que partie remise. Au Maracana sinon rien Romario souhaitant planter son millième but dans ce même Maracana, il ne participera pas à la réception de l'Americano programmé ce mercredi au stade Sao Januario. Le quadragénaire attendra donc dimanche prochain et la rencontre Vasco - Botafogo pour tenter de rejoindre Pelé dans le cercle très fermé des hommes aux mille buts. Une cérémonie sera bien sûr organisée à cette occasion pour rendre hommage à la longue carrière de cette attaquant de poche passé notamment par le PSV, Barcelone, Flamengo et Valence. Maillot spécial La Fédération brésilienne a prévu pour l'occasion de lui remettre une médaille commémorative ainsi qu'un maillot spécial, floqué de son numéro 11 et du chiffre 1000, dédicacé par les joueurs qui composent actuellement la sélection brésilienne. "Il a toujours été une idole pour moi et je prie pour qu'il parvienne à marquer le millième but", a déclaré Ronaldinho. "Romario est une personne qui m'a toujours stimulé par ses paroles et a été élogieux à mon égard, par conséquent c'est un honneur de participer à cette hommage qui lui est fait". Dunga présent ? Le sélectionneur brésilien Dunga, partenaire de Romario lors du Mondial 1994 remporté par la Seleçao, devrait lui essayer de faire le déplacement pour assister à l'exploit. "Je veux voir le moment où un second brésilien atteindra le total des mille buts. Je crois qu'aucun autre joueur ne sera capable d'arriver à un tel chiffre avec le football qui se pratique aujourd'hui." Rendez-vous dimanche pour le verdict. Le 999e but de Romario :

 Telle est la question qu'on peut se poser depuis la prise de fonctions de l'ancien capitaine de l' équipe du Brésil au poste de sélectionneur national. Déjà auteur du fameux " Ronaldinho ne sera pas titulaire avec le Brésil tant qu'il ne change pas son jeu", le champion du Monde 1994 vient en effet de lui retirer le numéro 10, qu'il porte habituellement avec la Seleçao comme avec le Barça, pour l'attribuer à son coéquipier Kaka. C'est donc avec le numéro 7 sur le dos que Ronaldinho a réalisé son premier match plein en équipe du Brésil depuis l'intronisation de Dunga. Un détail qui n'a pas empêché Ronnie de signer un doublé (sur penalty et coup franc direct) lors de la nette victoire des jaunes (4-0) contre le Chili. Ce dernier, qui ne souhaite pas se brouiller avec son sélectionneur, n'a pas fait de commentaires. Mais d'autres pourraient s'en charger pour lui. A commencer par Nike et la fédération brésilienne. Coïncidence ou non, Dunga ne pouvait pas "mieux" choisir son moment. Car outre la connotation légendaire du 10 en football, chiffre rendu mythique par Pelé, Maradona ou Zidane, il est ici question de business. Pour la firme américaine qui a lancé le 1er mars une nouvelle ligne intitulée "10R", en référence vous l'aurez compris au numéro floqué sur le dos de Ronnie, ce brusque changement de numéro tombe extrêmement mal. Surtout que le nouveau 10 de la Seleçao roule pour Adidas, le principal concurrent de Nike... Au delà de ses considérations économiques, intéressantes à décrypter mais loin de peser dans une argumentation purement sportive, on peut tout de même se demander quelle mouche à bien pu piquer Dunga pour qu'il décide ainsi de bafouer Ronaldinho - car c'est bien de ça qu'il s'agit ? Le bras de fer entre le sélectionneur et la star pourrait s'expliquer par la probable non-participation de Ronnie à la Copa America qui se joue cet été au Venzeuela. A moins que l'ancien joueur du SC Internacional n'ait toujours pas digéré la finale du championnat de Rio où le petit profige du Gremio lui avait fait l'amour ?

 En partageant les points ce samedi avec l'équipe d'Israël, la sélection anglaise a raté l'occasion de se relancer dans les éliminatoires de l' Euro 2008. Troisième de sa poule, à 5 longueurs de la Croatie et à 3 de la Russie, elle a grillé ses jokers et sait désormais qu'elle devra cracher jusqu'au bout pour arracher son ticket d'entrée à la compétition. En sus, rien ne va plus entre le sélectionneur Steve McClaren et la star nationale Wayne Rooney. Panne de buts Depuis les deux succès initiaux enregistrés contre Andorre et la République de Macédoine, la sélection aux Trois Lions ne rugit plus. Tenu en échec à Old Trafford par ces mêmes Macédoniens, puis battu à Zagreb (2-0) par une équipe de Croatie solidement accrochée à son fauteuil de leader, les Anglais devaient impérativement réagir à l'occasion de leur déplacement en Israël. Au lieu de ça, les partenaires de John Terry ont donc concédé un nul insipide (0-0) qui a de nouveau mis à jour les carences offensives de la sélection : sur ses 5 derniers rencontres, l'Angleterre n'a mis qu'un but ! Rooney dans le viseur Symbole de ce mutisme devant les cages adverses, Wayne Rooney n'a plus marqué en rencontre officielle sous le maillot anglais depuis l'Euro 2004. Chouchou du public, la star de Manchester United était jusque-là épargné par les critiques. McClaren n'a lui pas hésité à briser le tabou en tançant son avant-centre dans les vestiaires, comme l'a rapporté la presse anglaise. Rooney aurait peu apprécié d'être ainsi montré du doigt et se serait défoulé, selon une version démentie par McClaren, en balançant ses crampons et son short contre le mur. McClaren sait-il ce qu'il fait ? Au-delà du cas Rooney, c'est le rendement globale des stars de l'équipe qui inquiète outre-Manche. Ou leur utilisation, selon qu'on soit pro ou anti-McClaren. Une partie du public anglais considère en effet que le sélectionneur n'est pas l'homme de la situation et le lui a fait savoir samedi en chantant "You don't know what you're doing (tu ne sais pas ce que tu fais)" après le remplacement d'Aaron Lennon par Stewart Downing. Très décrié depuis sa prise de fonction, marquée notamment par la mise au placard international de David Beckham, McClaren se sait sur le sellette mais l'Angleterre peut-elle encore se permettre de changer de manager à un peu plus d'un an de l'Euro 2008 ?
Star Wars Pour le déplacement à Barcelone, mercredi, pour affronter l'Andorre, McClaren a prévenu qu'il n'hésiterait pas à laisser des "grand noms" sur le banc. Face au 163e du classement FIFA, l'Angleterre devrait certes s'assurer une victoire, qui plus est par plusieurs buts d'écarts. Mais pour mener à bien à sa mission, l'ancien coach de Middlesbrough ne pourra pas se compter de gagner des matchs contre des micro-Etats et devra prouver qu'il peut tirer le meilleur des stars de la sélection. On lui souhaite bon courage...

Pendant que les Bleus allaient s'imposer difficilement en Lituanie, les autres grandes nations européennes étaient également sur le pont ce week-end. Retour les faits marquants de ce week-end international. Le soubresaut espagnol Après deux défaites en trois matchs dans le groupe F, l'Espagne devait impérativement s'imposer à Bernabeu devant le Danemark. Ce fut fait, grâce à deux buts de Villa et Morientes. Mais face à dix Danois, les hommes de Luis Aragones ont tremblé en seconde période suite à la réduction du score de Gravgaard. "On a joué très mal et avec beaucoup de tension. On a eu de la chance de s'en sortir", a déclaré le sélectionneur. Toujours à six points du leader Suédois, l'Espagne devra confirmer contre l'Islande, mercredi. La réponse de Cristiano La polémique concernant les propos du gardien de la sélection belge, qui aurait déclaré que son équipe avait mis un "contrat" sur Cristiano Ronaldo, a vite été oublié sur le terrain. Le Portugal n'a pas fait de détail en laminant 4 buts à 0 les hommes du plat pays. CR a lui-même remis les pendules à l'heure en inscrivant un doublé, accompagné par Nuno Gomes et Quaresma, auteur du plus beau but du match. Avec la défaite surprise de la Serbie au Kazakhstan, le Portugal se replace dans le groupe A avant de se rendre à Belgrade, mercredi. Réalisme allemand Dans une poule D peu évidente, l'Allemagne a pris une bonne option sur la qualification en s'imposant sur la pelouse de l'autre grand favori du groupe, la République Tchèque, grâce à un doublé de Kevin Kuranyi. Malgré la réduction du score de Baros, les Tchéques voient donc l'Irlande, vainqueur (1-0) du Pays de Galles à Croke Park, revenir à hauteur.

Dans un contexte difficile, les Bleus se sont imposés dans la douleur sur un exploit individuel de Nicolas Anelka (73e). Face à une équipe de Lituanie qui a défendu crânement sa chance, les hommes de Raymond Domenech ont donc assuré l'essentiel mais aussi réveillé quelques craintes en attendant les deux prochains matchs des éliminatoires de l'Euro 2008, face à l'Ukraine et la Georgie, programmés en juin. Le résumé de Lituanie - France

 A la veille d'une rencontre officielle de l' équipe de France, les interrogations sur le composition du onze de départ auront rarement été aussi nombreuses. Les trois forfaits majeurs (Henry, Veira et Ribéry) enregistrés ces dernières semaines par le staff médical des Bleus placent le sélectionneur dans une situation dont il se serait sans doute bien passé mais avec laquelle il va devoir composer. Toulalan - Anelka titulaires Afin de palier les absences de Patrick Vieira, à la récupération, et Thierry Henry, à la pointe de l'attaque, ces deux-là sont quasiment assurés de débuter samedi à Kaunas. Avec une seule titularisation en équipe de France, contre les Iles Féroé, mais 118 matchs de Ligue 1 dans les jambes, Toulalan semble avoir le meilleur profil pour épauler Makelele au milieu. Fort de son expérience en Bleu et de sa bonne saison avec Bolton, Anelka s'impose lui comme le substitut naturel d'Henry. D'autant que Ray n'a pas retenu Trezeguet. Question de système Pour ce qui est de la troisième place laissée vacante, la situation se complique. Selon les correspondants qui ont pu assister aux mises en places de l'équipe de France, tout dépendrait du système retenu par Domenech. Soit le sélectionneur opte pour un 4-3-3 à la lyonnaise et aligne un troisième milieu plutôt défensif. Soit il recourt à un 4-4-2 qui ouvrirait la porte à un attaquant supplémentaire. Diaby ou Diarra dans un milieu à 3 ? Dans le premier cas, Abou Diaby ou Lassana Diarra pourrait créer la surprise. Les deux jeunes d'Arsenal et Chelsea ont participé hier aux oppositions et l'un d'eux devrait être titularisé aux côtés de Makelele et Toulalan, selon L'Equipe. Curieusement, le journal ne mentionne à aucun moment l'option Mavuba. Le Bordelais est pourtant le plus expérimenté parmi les jeunes Bleus avec 5 sélections en A et tout de même 120 matchs de L1 au compteur. En outre, il réalise globalement une bonne saison après un premier tiers difficile. L'hypothèse Nasri En cas de recours au 4-4-2, là encore l'hypothèse avancée par L'Equipe est pour le moins surprenante. En effet, d'après le quotidien Ray aurait expérimenté ce système avec Nasri en milieu offensif droit et Benzema en pointe pour épauler Anelka. L'incorporation simultanée de ces deux gamins me semble quand même peu envisageable. Surtout avec Govou et Wiltord à la disposition du coach. Voire Djibril Cissé, qui semble conserver les faveurs de Domenech malgré son niveau actuel. Enfin, il ne faut pas enterrer le fameux 4-5-1 utilisé durant le Mondial allemand. Dans ce cas, Nasri reprendrait le rôle de meneur de jeu laissé vacant par un certain Zinedine Zidane...
Faites vos jeux Personnellement, le 4-3-3 me paraît l'option la plus appropriée par rapport au contexte du match. A Kaunas, les Bleus devront lutter contre le froid, un terrain sans doute en mauvais état et un adversaire largement inférieur sur le papier mais qui sera remonté comme une pendule. La bataille du milieu et l'utilisation des côtés, toujours primordiale face à une équipe qui risque de s'arc-bouter devant son but, seront décisives et c'est probablement dans cette configuration que l'équipe de France se présentera au coup d'envoi. Mais c'est encore à Ray d'en décider...

Je ne vous apprend sûrement rien en vous disant que le toujours boss de l'OM, Robert Louis-Dreyfus, a décidé d'envoyer paître Jack Kachkar et ses mystérieux fonds d'investissements. La nouvelle, tombée jeudi soir, était pressentie depuis quelques jours alors que la candidature de rachat du milliardaire canadien avait sérieusement perdu en crédibilité. Nous ne verrons donc plus Kachkar sauter sur les tables avec Habib Beye en calbut. Et c'est sans doute mieux ainsi pour le club phocéen.
Après avoir déjà demandé un premier délai pour réunir le montant convenu de 115 millions d'euros, Kachkar souhait obtenir un nouveau report. Or, RLD avait accepté de différer la vente à la condition que ce dernier lui verse un dédit de 10 M €, comme le rapporte le quotidien La Provence. Somme dont l'homme d'affaires français n'a jamais vu la couleur. Louis-Dreyfus a donc fait savoir par l'intermédiaire de son parte-parole qu'il se déciderait "dans les prochains jours sur la vente du club, en fonction de sa conviction quant à la capacité de Jack Kachkar à assurer la pérennité du club, qui était un point essentiel du cahier des charges fixé à Jack Kachkar par Robert Louis-Dreyfus." Si l'on s'en tient à cette version angélique, RLD agirait donc dans l'intérêt du club en refusant de le laisser aux mains d'un obscur magnat qui signait des autographes et faisait des tours d'honneurs avant d'avoir les clés de la maison. Mais pourquoi diable avoir donné du crédit à cette candidature fantasque pour aboutir au final à une nouvelle mascarade dont l'OM se serait bien passé ? Les vraies raisons de ce vaudeville nous resteront probablement inconnues mais on peut tout de même imaginer que la perspective de valoriser l'OM à hauteur de 115 millions d'euros (dont 85 pour la poche de RLD) a dû quelque peu émoustiller son propriétaire avant qu'il ne se rende compte de la supercherie. Les autres offres évoquées dans la presse tourneraient plutôt autour des 80 millions d'euros, une somme a priori plus en rapport avec la véritable valeur du club.
L'avenir de l'OM, qui n'avait franchement pas besoin de ça, demeure donc dans le flou le plus total, à l'image de sa situation en championnat où il oscille entre ventre-mou et podium. Qui sera aux commandes du club la saison prochaine ? Albert Emon sera-t-il encore entraîneur ? Djibril Cissé et Franck Ribery, que Kachkar avait promis de conserver, seront-ils conservés ? Les questions qui se posaient il y a quelques mois sont toujours d'actualité. Mais pour y répondre, le temps est maintenant compté.

 En explosant le PSV 5-1 le week-end dernier, l' Ajax s'est presque relancé dans la course au titre de champion des Pays-Bas. Un score qui a particulièrement ravi l'arbitre de la rencontre, Eric Braamhaar. Un nom que les supporters du LOSC n'ont pas oublié puisqu'il officiait lors du match aller des huitième de finale de Ligue des champions entre Lille et Manchester united qui avait vu Ryan Giggs inscrire un coup franc jouer rapidement avec la bénédiction de l'arbitre néerlandais. Sur le cinquième but de l'Ajax, inscrit par Kenneth Perez, on voit clairement Mr Braahmaar sauter de joie en brandissant son poing. L'homme en noir roulerait-il donc pour les Amsteldamois ? Aurait-il participé à des paris clandestins sur le résultat de la rencontre ? Officiellement, Braahmaar se félicitait d'avoir laissé l'action se poursuivre jusqu'au but malgré deux tentatives d'agressions des joueurs du PSV. Mais pour les supporters lillois, évidemment, l'explication est un peu juste et on crie à l'impartialité. Conclure sur la foi de ses images que Mr Braahmaar est un salaud de vendu et qu'il aurait donc pu avantager sciemment Man U au détriment du LOSC demande tout de même une sacré dose de subjectivité. Pour ce qui est du manque de professionnalisme de cet arbitre international, la plainte est nettement plus recevable et pourrait titiller les instantes du football européen. On se souvient notamment de l'arbitre de touche Ole Hermann Borgan qui avait été écarté de la dernière finale de la Ligue des Champions par l'UEFA pour avoir arboré un maillot du Barça lors d'une séance photo. Braahmaar n'a qu'à bien se tenir. La séquence en version intégrale :

 Pour les 33 minutes qui restaient à jouer dans le derby sévillan, interrompu après que l'entraîneur du FC Séville Juande Ramos eut reçu une bouteille d'eau glacé sur le crane, on pensait que les protagonistes aurait la décence de ne pas en rajouter. C'était sans compter sur le pétage de plomb de Luis Fernandez, le coach du Betis, qui a pourri le match depuis son banc de touche après avoir semer la zizanie dans les vestiaires. Mais n'a pu éviter l'élimination de son équipe menée 1-0 sur un but de Kanoute. "¡ Callate, cabron !" En l'absence du public, le numéro de Luis a pu être capté intégralement par les micros et les caméras de la télévision espagnole (voir vidéo). Tout excité dans sa zone technique, "el de Tarifa", comme on le surnomme en Espagne en référence à son lieu de naissance, n'a cessé de commenter les décisions de l'arbitre avant de déraper en lançant à Juande Ramos : "Attention, tu vas te prendre une autre bouteille". Fernandez a ensuite invité ses joueurs à "tacler durement" Luis Fabiano en faisant référence à l'échange de coups de poings qui l'avait opposé à Diogo : "C'est lui qui se bat. Le '10', c'est le bagarreur. C'est lui qui s'est battu avec Diogo." Puis, s'adressant directement à l'attaquant brésilien : "Diogo, c'est bien occupé de toi. Diogo, tu te souviens de Diogo ?" Enfin, aux récriminations du banc de touche sévillan, Luis a rétorqué un subtil "ta gueule du con". Sucette volante Selon des membres de la délégation du FC Séville, le ton serait monté avant même le début de la rencontre entre Fernandez et Cristóbal Soriano. Fernandez aurait insulté ce dernier, puis tenter de le frapper avant de lui lancer sa chupa chups. Mais la friandise terminait finalement sa course sur la tête de José María Cruz, directeur général sévillan. Une version que le Betis n'a pour l'instant pas démenti et qui, si elle se confirme, met sérieusement à mal la réputation dont jouissait jusque-là l'entraîneur français dans sa terre d'origine. Le "derby de la honte", comme le qualifie la presse espagnole, n'avait pas besoin d'un nouveau débordement. Alors Luis, s'il te plait, met la un peu en veilleuse et occupe toi plutôt du famélique rendement offensif de ton équipe. Le festival de Luis : PS : Les demi-finales de la Coupe du Roi opposeront le Deportivo La Corogne au FC Séville et Barcelone à Getafe.

 Qu'on se le dise, les éliminatoires du championnat d'Europe des Nations sont tout sauf une sinécure pour les grandes nations du ballon rond. La campagne de qualification pour l' Euro 2008, qui se disputera en Autriche et en Suisse, ne déroge pas à la règle. Particulièrement en difficulté, l' Angleterre et l' Espagne se retrouvent ainsi condamnées à réagir si elles ne veulent pas hypothéquer leurs chances de participation à la compétition. Les casses-tête de McClaren La dernière semaine internationale consacrée aux éliminatoires de l'Euro a tourné au cauchemar pour la sélection anglaise. Incapables d'inscrire le moindre but à Old Trafford face à la Macédoine (0-0), puis battus en Croatie (2-0) avec notamment un but contre son camp hallucinant de Gary Neville, les hommes de Steve McClaren ont grillé leurs jokers et doivent absolument remporter leurs deux prochains matchs (déplacements en Israël et en Andorre) pour rester au contact de la Croatie et de la Russie, les deux autres candidats à la qualification dans le groupe E, qui comptent respectivement 3 et 1 points d'avance au classement. Histoire compliquer les choses, McClaren devra se passer de Michael Owen, toujours convalescent, ainsi que de Peter Crouch, Gary Neville, Jonathan Woodgate, Chris Kirkland et Ashley Cole (suspendu pour la rencontre contre Israël). Sans oublier le forfait de David Beckham dont le retour en sélection semblait de plus en plus dans l'air du temps. Une cascade d'absences qui devraient propulser le jeune avant-centre d'Everton Andy Johnson parmi les titulaires. Rien de très rassurant pour une équipe qui a également perdu son dernier match amical contre l'Espagne en février. Aragones confiant malgré tout Du côté espagnol, il n'y pas pour autant de quoi faire les malins. Certes revigorée par son succès en terre anglaise, la Furia Roja se retrouve dans une situation tout simplement catastrophique sur le plan comptable. Avec 3 petits points glanés en 3 matchs dans le groupe F, les Ibères pointent à la cinquième place de leur poule à 9 longueurs de la Suède, leader devant le Danemark et l'Irlande du Nord. Autant dire que les hommes du très décrié Luis Aragones ne peuvent pas se permettre de signer une nouvelle contre-performance face au Danemark puis à l'Islande, leurs deux prochains adversaires.
Privés de Carles Puyol et Sergio Ramos en défense, tous deux suspendus, le sélectionneur espagnol continue par ailleurs de bouder Raul. Le "niño" Fernando Torres devrait donc occuper la pointe de l'attaque même si Aragones est resté très mystérieux quant à la composition du onze qui accueillera le Danemark samedi à Bernabeu. "Nous vivons une période difficile", a déclaré Aragones. "Nous devons nous imposer coûte que coûte contre le Danemark, parce que nous ne pouvons pas manquer l'Euro. Nous devons gagner nos deux prochains matches. Si nous ne battons pas le Danemark, ce serait une catastrophe, mais mes équipes ne pensent jamais à la défaite."

Victime il y a quatorze mois d'une rupture des ligaments du genou gauche, Juan Carlos Valeron ne sait toujours pas s'il pourra un jour rejouer au football. Après avoir subi une première rechute en juillet dernier, le milieu de terrain espagnol pensait pourtant en avoir finit avec ce calvaire en retrouvant la compétition fin janvier. Mais l'état de son genou inquiète toujours le staff médical du Deportivo la Corogne qui a décidé de refaire passer Valeron sur le billard.
"On avait décidé de poursuivre le travail de musculation pour qu'il réincorpore le groupe, mais Juan Carlos, malgré plusieurs tentatives, ressentait une instabilité dans son genou", a déclaré le docteur César Cobián. "Nous n'étions pas en mesure de passer cette étape et nous avons pris la décision de l'opérer à nouveau. Nous cherchons à prendre le moins de risques possibles. C'est une lésion complexe. Je crois que nous pouvons réussir à ce qu'il retrouve la compétition. Je ne sais pas s'il y arrivera, mais nous ferons tout pour que ce soit le cas." Avant de tirer un trait sur le football de haut niveau après 285 rencontres de Liga et 48 de C1, le métronome du "Super Depor", qui bousculait la suprématie Real - Barça en Espagne et donnait le tournis aux grands d'Europe en Champions League, fera en tout cas tout son possible pour tenter de revenir. "Il faut être réaliste. Je sais que la possibilité que je re ne rejoue jamais au plus haut niveau existe. Mais il faut que je tente le coup, ensuite on verra ce qu'y se passe." Samedi, Valeron subira ce qui s'apparente donc à une opération de la dernière chance. On lui dit merdre. Un petit hommage en vidéo s'impose :

 Si on parle très peu du Soulier d'Or en France, probablement parce que nos faméliques buteurs de L1 y sont très mal classés, l'analyse de ce classement des meilleurs scoreurs européens n'est pourtant pas dénuée d'intérêt. J'ai ainsi découvert ce matin l'existence d'un attaquant brésilien tournant à près d'un but par match en championnat néerlandais, j'ai nommé Afonso Alves. Monsieur 1 but par match Agé de 26 ans, ce natif de Belo Horizonte formé à l'Atletico Mineiro était inconnu au bataillon il y a encore quelque mois avant que Heerenveen ne vienne le sortir de son trou suédois du Malmö FF. Depuis son arrivée, Alves affole les compteurs jusqu'à totaliser aujourd'hui 25 buts en Erediviese pour 26 apparitions. Un score qui lui permettrait d'être actuellement le meilleur buteur Européen si le championnat néerlandais n'était pas sous-évalué par l'ESM (European Sports Magazine). Mieux que Totti, Drogba et C. Ronaldo Malgré le coefficient de 1,5 alloué à l'Erediviese (contre 2 aux "grands" championnats), le Brésilien occupe donc la seconde place de ce classement, devant Francesco Totti, Didier Drogba, Diego Milito, Cristiano Ronaldo, Zlatan Ibrahimovic ou Luca Toni. Seul Frederic Kanoute (19 buts en Liga) le devance d'un demi point (38 contre 37,5) pour le moment. En admettant que ce système de comptage soit à peu près équitable, ce qui reste à prouver. "You are my sunshine" D'ores et déjà adulé par les fans d'Heerenveen, qui lui ont dédié une chanson sur le fameux air de "You are my sunshine" (voir vidéo), ce tireur de coup franc hors pair (les Lensois ont pu le vérifier en Coupe UEFA) commence forcément à susciter l'intérêt de clubs plus "prestigieux" (Manchester City et Bordeaux étaient notamment sur les rangs cet hiver) et ne devrait pas trop traîner trop longtemps ses guêtres aux Pays-Bas. Encore faudra-t-il qu'Heerenveen daigne baisser son ticket de sortie. En décembre dernier, le club néerlandais avait affiché le tarif prohibitif de 14 millions d'euros en réponse à l'intérêt formulé par Man City. Le talent, ça se paie. Le coup de franc d'Afonso Alves contre Lens live des tribunes et en chanson :

...Il fait le con dans des spots publicitaires mexicains avec son compatriote "Kikin" Fonseca, attaquant du Benfica Lisbonne. Le film en question est en faite une reprise de la campagne Pepsi pour la Coupe du Monde 2006 qui mettait en scène les stars du ballon rond ( Ronaldinho, Henry, Beckham & co) dans une fête traditionnelle bavaroise. Pour la version aztèque, le groupe local Molotov y est donc lui aussi allé de son cover du groupe allemand Trio, l'auteur original de "Da, da, da" (1982), en compagnie de Rafael Marquez, le flegmatique défenseur du FC Barcelone qui nous avait caché son goût pour les perruques. PS : L'info n'est pas de première fraîcheur mais ce spot n'ayant jamais été adapté en France, je me devais de vous le faire partager.

Toujours en course pour franchir la barre mythique des mille buts inscrits en carrière, Romario a reçu un appui de taille avec l'homologation de son décompte personnel par la FIFA. En effet, si O Baixinho affiche aujourd'hui un bilan de 998 pions, ce dernier inclus les buts marqués dans diverses rencontres amicales voire carrément en amateur. Un méthode de calcul discutable mais comparable à celle du Roi Pelé qui a lui atteint le total de 1282 buts. La quête du Milesimo semblait compromise pour Romario, 41 ans, après son passage au Adelaide FC, mais son retour à Vasco de Gama, en février, a relancé le challenge. Auteur d'un triplé pour son premier match, il a claqué deux nouveaux hat tricks les 11 et 17 mars dernier, respectivement contre Madureira et Boavista, et peut donc désormais envisager d'accomplir son scénario fou : marquer le millième but de sa carrière au Maracana et raccrocher les crampons. "Il y a quelques années, certains pensaient que j'étais mort pour le football, et qu'il fallait mieux que je m'arrête", a déclaré Romario. "Mais la réponse est là. Je vais devenir le deuxième à atteindre ce total". Le triplé de Romario contre Madureira : Le triplé de Romario contre Boavista :

Auteur le mois dernier d'un but magnifique inscrit depuis sa moitié de terrain, le fantasque Martin Palermo, 32 ans, en a encore dans la godasse. A l'occasion de la réception de Gimnasia de La Plata, l'avant-centre de Boca Juniors a cette fois laissé tomber les records de distances pour signer le premier quadruplé de sa carrière. Meilleur buteur en activité du championnat argentin avec 154 pions en 274 matchs, Palermo se retrouve maintenant à 27 longueurs du meilleur buteur de l'histoire de Boca, Francisco "Pancho" Varallo (181 buts dans les années 30), par ailleurs dernier suivant de la première Coupe du Monde disputée en Uruguay en 1930.

 La partie de ping-pong médiatique qui a opposé Raymond Domenech à Arsène Wenger la semaine passée ( le manager d'Arsenal reprochait au sélectionneur la blessure d'Henry) a pris des allures de tournante avec l'entrée en piste de Michel Platini et Jean-Pierre Escalettes, côté Fédération, et celles de Gérard Houllier et Didier Deschamps, côté clubs. La sempiternelle querelle entre les sélection nationales, qui disposent à loisir des joueurs, et les clubs, qui emploient ces derniers, est donc loin d'être apaisée. Et vu la divergence de points de vue entre les différentes parties, ce n'est peut-être qu'un début... Platini entre dans la danse A l'origine de cette reprise des hostilités, la blessure de Thierry Henry, probablement out jusqu'à la fin de la saison, mise sur le dos de l'équipe de France par Arsène Wenger. Pour le manager d'Arsenal, les match amicaux disputés par son attaquant vedette, notamment celui contre la Bosnie, en sont l'unique cause. "Je ne me sens pas responsable de ça car je pense que Thierry Henry a été mal encadré par l'équipe de France". Problème, Arsène oublie de préciser qu'il a provoqué la rechute d'Henry en le faisant entrer contre le PSV en Ligue des champions et se fait reprendre de volée par Platini : "Je ne peux pas comprendre pourquoi Thierry Henry est blessé en mars à cause d'un match qu'il a joué en Bosnie en août. Je ne suis pas physiothérapeute, mais je ne peux pas comprendre comment il peut être blessé à cause d'un match il y a six mois." "Coupe de machin" Après s'être retenu de répondre pendant deux jours, Domenech a lui explosé jeudi lors de l'annonce de la liste des convoqués pour Lituanie - France : "Monsieur Wenger commence sérieusement à me fatiguer David Trezeguet, pas franchement transcendant lors de ses dernières apparitions en Bleu et suspendu pour trois matchs avec la Juve suite à un vilain coup de coude. Deschamps reproche officiellement à Domenech de ne pas sélectionner Trezeguet parce qu'il joue en Série B après avoir déclaré que ce n'était pas un problème. Or, si l'on décrypte la situation, Ray a simplement tenu un discours diplomatique pour écarter un joueur important mais actuellement dispensable. Deschamps espérait lui que David puisse se relancer et garder le rythme de la compétition alors qu'il ne pourra pas rejouer avec la Juve avant trois semaines.
Cacophonie d'intérêts Si l'on additionne le cas Mourinho, qui a remis la pression sur Makelele en faisant chantage sur sa demande de prolongation avec Chelsea, à cette liste de plaintes, on comprend vite qu'il est difficile, voire impossible, pour un sélectionneur national de satisfaire tous les desiderata des entraîneurs de clubs qui sont en charge des ses joueurs. Alors oui, Raymond Domenech pourrait s'éviter quelques accrochages en concédant à faire des efforts de communication. Mais face à cette cacophonie d'intérêts individuels qui se drape de bons sentiments, on ne peut que partager son envie d'envoyer paître tous ses emmerdeurs. C'est encore lui le boss, non ?

Telle sera l'affiche principale des quarts de finale de la Coupe UEFA tirés au sort ce midi. Tenant du titre, le FC Séville devra donc en découdre avec le Tottenham de Pascal Chimbonda, actuellement en pleine bourre en Premier League, s'il veut réitérer l'exploit du Real Madrid, dernier club à avoir soulevé le trophée deux ans de suite. Les autres quarts opposeront Alkmaar au Werder, Leverkusen à Osasuna et l'Espanyol Barcelone à Benfica.
Le tableau des demi-finales ayant été tiré dans la foulée, on sait par ailleurs que le Séville ne pourra pas rencontrer le Werder, l'autre grand favori de la compétition, avant la finale qui se jouera le 16 mai à Glasgow. Les quarts de finale de la Coupe UEFA se tiendront les 5 et 12 avril prochains : 1) AZ Alkmaar - Werder de Brême 2) Leverkusen - Osasuna 3) FC Séville - Tottenham 4) Espanyol Barcelone - Benfica En demi-finale, le vainqueur du match 1 sera lui opposé à celui du match 4. Le vainqueur du match 2 rencontrera lui celui du match 3.

 En se présentant au Stade de la Luz avec une équipe quasi-type, Paul Leguen avait décidé de ne pas laisser filer ce huitième de finale retour malgré les conséquences néfastes qu'auraient pu avoir une qualification sur le calendrier du PSG. Un choix qui n'a pas empêché son équipe de repartir de Lisbonne avec une nouvelle défaite au compteur. Cette élimination cruelle (les Parisiens auraient notamment pu bénéficier d'un penalty juste avant la mi-temps) s'avérera peut-être salutaire en vue de la course au maintien. Mais elle risque aussi de saper un peu plus le moral d'une formation à qui rien ne semble réussir. L'heure de la révolte ? Là où les Lensois n'ont jamais été en mesure d'inquiéter Leverkusen, Paris peut lui se nourrir de quelques regrets au terme d'un match qui aurait pu tourner en sa faveur. "On a eu des occasions, des coups de pieds arrêtés en notre faveur", a commenté Le Guen. "On a essayé de les mettre en danger. On a eu deux fautes dans la surface et aucun penalty, ils en ont une et un penalty. L'arbitre s'est pas mal trompé sur le match et c'est agaçant. Mais il ne faut pas ressasser cette défaite et pleurer sur notre sort. J'aurai voulu que l'on se qualifie. On a fait le match qu'il fallait. Mais c'est malheureux pour les joueurs qui ont fait des efforts. Maintenant, il faut se reconcentrer et se tourner vers le match de dimanche à Rennes. Il faut très vite se remobiliser." Le "sentiment de révolte" qu'Alain Cayzac jure avoir perçu parmi les joueurs permettra-il à Paris de rebondir ? ça reste à voir. Le miracle sévillan De son côté, le FC Séville s'est qualifié in extremis sur le terrain du Shakhtar Donetsk après avoir concédé le nul (2-2) ) à l'aller. Jusqu'à la 93e minute, le tenant du titre était pourtant éliminé de la compétition. Mais un corner repris de la tête par le gardien Andreas Palop envoyait les deux équipes en prolongations avant que Chevanton ne finisse le travail (3-2). Voir le but de Palop : Les résultats des rencontres de jeudi:
Shakhtar Donetsk (Ukraine) 2, Séville (Espagne) 3 (Séville qualifié 5-4 sur l'ensemble des deux matches) AZ Alkmaar (Pays-Bas) 2, Newcastle (Angleterre) 0 (4-4 sur l'ensemble des deux matches; AZ qualifié grâce aux buts marqués à l'extérieur) Espanyol (Espagne) 4, Maccabi Haifa (Israël) 0 (Espanyol qualifié 4-0 sur l'ensemble des deux matches) Benfica (Portugal) 3, Paris Saint-Germain (France) 1 (Benfica qualifié 4-3 sur l'ensemble des deux matches) Le tirage au sort des quarts de finale, prévus les 5 et 12 avril, se tient ce vendredri à 13.

Comme prévu suite aux multiples forfaits enregistrés ces dernières semaines, quelques nouvelles têtes sont venues se glisser dans la liste des 23 joueurs sélectionnés pour affronter la Lituanie et l'Autriche les 24 et 28 mars prochains. Un coup de sang neuf qui n'était pas dans les plans de Raymond Domenech mais qui va nous permettre de découvrir quelques grands espoirs du football français sous le maillot Bleu.
Le vivier des espoirs Parmi les quatre nouveaux qui rejoindront l'équipe de France le 20 mars pour le stage de préparation prévu à Marcoussis, ont dénombre donc trois bleuets : le marseillais Samir Nasri (19 ans) et deux jeunes milieux défensifs évoluant en Premier League, Abou Diaby (20 ans, Arsenal) et Lassana Diarra (22 ans, Chelsea). Le vétéran Makelele, 34 ans, devra donc encadrer un entre jeu français, également composé par Toulalan et Mavuba, qui affichera une surprenante moyenne d'âge de 23 ans et demi. Domenech a donc misé sur la jeunesse plutôt que convoquer des "oubliés" de la sélection comme Peter Luccin et Olivier Dacourt. Benzema - Piquionne en attaque Autre espoir promu chez les "grands, Karim Benzema va pouvoir honorer la sélection qui lui était passée sous le nez en novembre dernier pour cause de blessure. Privés de Henry, Ray a par ailleurs écarté David Trezeguet de la liste, offrant l'opportunité d'une première cape à Frederic Piquionne, passé cet hiver de Saint-Etienne à Monaco, qui paraissait au coude à coude avec Steve Savidan, l'autre avant-centre révélation de la L1. A noter enfin que Sylvain Wiltord retrouve sa place après une longue période d'indisponibilité.
Deux groupes en un ? Si les pensées de Domenech sont souvent insondables, on peut tout de même imaginer que le sélectionneur alignera un onze classique pour le déplacement en Lituanie comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2008 avant de donner leur chance aux jeunes lors du match amical contre l'Autriche, au Stade de France. Un compromis qui devrait satisfaire un besoin immédiat de résultats tout en préparant tranquillement le renouvellement de l'équipe de France. LA SELECTION : GARDIENS : Grégory Coupet (Lyon), Mickaël Landreau (Paris-SG) DEFENSEURS : Eric Abidal (Lyon), François Clerc (Lyon), Julien Escudé (FC Seville), William Gallas (Arsenal), Philippe Mexès (AS Rome), Willy Sagnol (Bayern Münich), Sébastien Squillaci (Lyon), Lilian Thuram (FC Barcelone). MILIEUX : Claude Makelele (Chelsea), Rio Antonio Mavuba (Bordeaux), Jérémy Toulalan (Lyon), Abou Diaby (Arsenal), Lassana Diarra (Chelsea), Samir Nasri (Marseille). ATTAQUANTS : Nicolas Anelka (Bolton), Djibril Cissé (Marseille), Sidney Govou (Lyon), Florent Malouda (Lyon), Karim Benzema (Lyon), Frederic Piquionne (AS Monaco), Sylvain Wiltod (Lyon).

 La commission de discipline de l'UEFA n'a pas fait de détail suite aux incidents qui ont émaillé le huitième de finale retour de Ligue des champions entre Valence et l'Inter Milan, le 6 mars dernier. Principal agresseur, l'Espagnol David Navarro a été suspendu pour une durée de sept mois. Sanction qui devrait être étendue " au niveau international pour qu'elle s'applique à toutes les compétitions, y compris les championnats nationaux et les matchs de sélection", comme l'instance européenne l'a demandée à la FIFA. Les autres suspensions concernent le Valencian Marchena (4 matchs) et quatre joueurs de l' Inter ( Burdisso, Ivan Cordoba, Cruz, Maicon) mais seront uniquement appliquées au niveau européen. Valence et l'Inter vont faire appel Les dirigeants espagnols ont d'ores et déjà annoncé qu'ils feraient appel de la décision ("une sanction quantifiée en mois est une chose très étrange venant de l'UEFA", a déclaré le porte-parole de Valence), tandis que Moratti l'envisage fortement du côté de l'Inter. C'est leur droit. Espérons maintenant que l'UEFA saura se montrer ferme et confirmera sa première décision. Dans le climat de violence qui règne actuellement au sein du football européen, l'heure n'est pas à la clémence mais plutôt à l'exemplarité. Van Bommel rattrapé par sa connerie L'UEFA est par ailleurs revenu sur le cas de Mark van Bommel, coupable lui d'avoir célébrer son but inscrit à Bernabeu lors du 8e de finale aller avec un double bras d'honneur destiné au public madrilène. Le milieu de terrain néerlandais ayant été expulsé lors du match retour, la commission a décidé d'appliquer le match avec sursis qui lui pendait au nez. Il manquera donc la double confrontation qui va opposer le Bayern au Milan en quart de finale les 3 et 11 avril prochains.

Après les éliminations de Lyon et Lille en Ligue des champions, Lens a lui aussi dit au revoir à l'Europe ce mercredi (voir vidéo) en chutant lourdement sur le terrain du Bayer Leverkusen (0-3) où il n'a jamais préserver son maigre avantage du match aller (2-1). L'intenable Andriy Voronin, auteur de l'ouverture du score (36e), a fait beaucoup de mal aux hommes de Francis Gillot qui craquaient ensuite sur une tête du futur avant-centre de Liverpool repoussée par le poteau dans les pieds de Barbarez (55e) et un coup de boule assassin de Juan sur corner (70e) Grosse fatigue "On commence à être très, très fatigués à cause de cette longue série de matches qui s'achèvera dimanche à Auxerre", a commenté le coach nordiste. "Deux joueurs frais, que j'avais prévu d'aligner, se sont blessés en début de semaine. Je pense que nous n'avons pas l'effectif pour courir après tous les lièvres à la fois. On a manqué de puissance et de maturité". En course pour une seconde place en championnat synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions, Lens a donc fait le choix, inconsciemment ou pas, de lâcher la Coupe UEFA. Une dilemme qui concerne également le PSG, en déplacement ce soir à Benfica. A la différence que les Parisiens, vainqueurs 2-1 à l'aller, se battent eux pour le maintien. Le Werder qualifié Si la Coupe de l'UEFA s'avère peu intéressante médiatiquement, et surtout financièrement, on peut noter que nos voisins européens paraissent moins dédaigneux avec cette compétition. Le Werder, éjecté de la Ligue des champions et à la lutte pour le titre en Bundesliga, a ainsi fini le travail contre le Celta Vigo et s'annonce comme un des favoris des quarts de finale qui se disputeront les 5 et 12 avril. Steed Malbranque a lui incrit le troisième but de Tottenham contre Braga. Les résultats de mercredi : Leverkusen (GER) - Lens (FRA) : (1-2) 3-0 Osasuna Pampelune (ESP) - Glasgow Rangers (SCO) : (1-1) 1-0 Werder Brême (GER) - Celta Vigo (ESP) : (1-0) 2-0 Tottenham (ENG) - Sporting Braga (POR) : (3-2) 3-2 Entre parenthèse les scores du match aller. En gras, l'équipe qualifiée. Les matchs de jeudi : (18h30) Shakthar Donetsk (UKR) - FC Séville (ESP) 2-2 (19h35) AZ Alkmaar (NED) - Newcastle (ENG) 2-4 (20h30) Espanyol Barcelone (ESP) - Maccabi Haïfa (ISR) 0-0 (21h00) Benfica Lisbonne (POR) - Paris SG (FRA) 1-2

 Cinq mois après son kidnapping rocambolesque, la sœur de l'avant-centre du Milan AC Ricardo Oliveira a enfin retrouvé la liberté. Un coup de téléphone anonyme a permis à la police brésilienne de localiser l'appartement où elle était séquestrée dans le quartier de Sao Matheus, situé dans la zone est de Sao Paulo. "La nouvelle nous est enfin parvenue du Brésil. L'essentiel c'est que rien ne lui soit arrivé", s'est félicité Oliveira. "Je veux remercier le public, mes coéquipiers, le président et tous les autres pour le soutien qu'il m'ont apporté durant cette période difficile. Je ne savais pas si ma sœur était en vie. Maintenant je vais pouvoir me concentrer uniquement sur mon jeu. Je veux faire tout mon possible pour rendre au club ce qu'il m'a donné." María de Lourdes de Oliveira, 35 ans, avait été enlevé chez elle, en présence de son mari et de ses enfants, le 4 octobre dernier, par deux hommes armés et cagoulés. Selon les premières informations fournies à la presse, elle souffrirait de dénutrition et de déshydratation et a dû être conduite à l'hôpital. Les ravisseurs l'auraient par ailleurs malmené physiquement faute de parvenir à négocier une rançon avec la famille.

 Derrière l'image de gentleman et d'illustre représentant du football français que les médias hexagonaux veulent bien lui donner, Arsène Wenger n'en demeure pas moins un spécialiste de la petite polémique et de la mauvaise foi patentée. N'oubliant jamais de défendre sa chapelle, même lorsqu'il commente les matchs de l' équipe de France en direct sur TF1, le manager d' Arsenal nous a donc gratifié d'un nouvelle sortie visant le sélectionneur national Raymond Domenech, coupable à ses yeux des blessures contractées par Thierry Henry cette saison. Le salarié Henry "Je ne me sens pas responsable de ça car je pense que Thierry Henry a été mal encadré par l'équipe de France", a déclaré Wenger. "La finale de la Coupe du monde a eu lieu le 9 juillet et je lui ai donné un congé jusqu'au 4 août. Ensuite, il est revenu et nous l'avons préparé. Je l'ai dispensé du match de qualification pour la Ligue des champions contre le Dinamo Zagreb. Mais ils l'ont rappelé dès le 16 août - moins de 14 jours après son retour d'Allemagne - et il l'ont fait jouer tout le match contre la Bosnie. Après la finale de la Coupe du monde, pourquoi avaient-ils besoin de faire cela ?" "Ensuite, nous l'avons fait jouer un match entier contre Aston Villa car nous désespérions de nous imposer pour la première fois à l'Emirate Stadium. Depuis, il a joué tous les matches amicaux, même sur les rotules. C'était peut-être une erreur que de ne pas l'avoir laissé au repos contre Villa, mais quand vous payez un joueur, que vous vous en passez pour un match de Ligue des champions et qu'il va ensuite jouer pour la France, c'est difficile à accepter", a-t-il conclu. Conflits d'intérêts Sur les 33 rencontres disputées cette saison par Henry, 7 l'ont été sous le maillot bleu, dont 3 lors de matchs amicaux. Alors oui, Domenech aurait sans doute pu épargner un peu plus le Gunner mais peut-on reprocher au technicien national d'avoir fait jouer la star de la sélection en période post-Zidane avec les échéances qui attendent l'équipe de France, à savoir se qualifier pour l'Euro 2008 dans un groupe qui comprend l'Italie et l'Ukraine ? Mercredi dernier, face au PSV, Henry n'était pas apte à jouer mais Wenger n'a pu s'empêcher de faire entrer son capitaine pour tenter de renverser la tendance. Résultat, il a rechuté au bout de quelques minutes, n'a été d'aucune aide pour son équipe et se retrouve maintenant out pour le reste de la saison. Et voilà comment le "mauvais encadrement" du staff d'Arsenal va priver l'équipe de France de son attaquant vedette pour le déplacement en Lituanie, le 24 mars, mais également pour les rencontres programmées en juin contre l'Ukraine et la Georgie.

Alors que Raymond Domenech semblait peu enclin à "tester" des joueurs au cours de la délicate campagne de qualification de l'équipe de France pour l'Euro 2008, les événements vont pousser le sélectionneur national à revoir ses plans pour le prochain match des Bleus en Lituanie, le 24 mars. Aux forfaits déjà annoncés de Thierry Henry, Louis Saha, Franck Ribéry et Michael Silvestre, est venu s'ajouter celui, presque officiel, de Patrick Vieira. Et on est maintenant curieux de voir qui sera appelé à la rescousse par Ray en vue de ce déplacement déjà décisif.
Vases communiquants "Ça fait beaucoup de monde", a concédé Domenech en égrenant la liste des absents dans sa chronique vidéo parue lundi sur le site de la FFF. "D'un autre coté on récupère William Gallas, qui rejoue, Lilian Thuram qui rejoue aussi, donc il y a un équilibre. Mais c'est le lot des sélections, on le sait, il y a des périodes difficiles, d'autres plus euphoriques. Et c'est dans les moments difficile que tout le monde doit s'accrocher." Mr. 9 juillet n'a pas donné d'indices quant à l'identité des "remplaçants" mais rien ne nous empêche donc de spéculer sur les pistes qui s'offrent à lui. Un espace pour Dacourt ou Luccin ? Cité poliment par Raymond Domenech, le forfait de Silvestre ne devrait pas poser de problèmes majeurs. Avec le retour de Lilian Thuram, William Gallas et Philippe Mexès, tous trois absents contre l'Argentine le mois dernier, le sélectionneur a l'embarras du choix pour former sa défense centrale. Au milieu, celle de Patrick Vieira sera un peu plus embêtante mais aura le mérite de forcer Ray à titulariser Toulalan ou Mavuba et à rappeler, qui sait, Olivier Dacourt. A moins qu'il n'offre une première cape à Peter Luccin, la machine à laver de l'Atletico Madrid ? Ce qui vaudra toujours mieux qu'un Alou Diarra à moitié rétabli...
Attaque décimée En attaque, en revanche, la donne est un peu différente. Avec les absences conjuguées de Henry, Ribéry et Saha, le coach des Bleus va devoir repenser son animation offensive. Privé de deux titulaires habituels, Domenech pourra compter sur un Nicolas Anelka plutôt à son avantage à Bolton mais devra faire avec les doutes de Trezeguet, expulsé le week-end dernier avec la Juve pour un coup de coude, et gérer le cas Cissé, qui n'a pas encore retrouvé son meilleur niveau après sa longue absence. La fenêtre semble donc ouverte pour la sélection d'un autre avant-centre. Mais qui ? Steve Savidan ? Maintenant ou jamais Quelque soit l'identité des hommes qui feront partie de la liste communiquée jeudi par Raymond Domenech, ils devront prouver leur valeur au sélectionneur s'ils souhaitent avoir un avenir en Bleu. "Encore une fois je le répète, une sélection c'est pas 11 joueurs, c'est un groupe", a-t-il rappelé, toujours dans sa chronique hebdo. "Quand on joue une qualification et qu'il y a trois points à prendre on préfère avoir ceux qui jouent au plus haut niveau. Mais les autres sont là aussi. Ils auront peut-être un peu moins d'expérience, mais c'est dans ces matchs là qu'on prouve qu'on est capable de jouer en équipe de France. Pour aller à l'Euro et vivre des grands moments à l'Euro, il faut d'abord se qualifier et ce ne sera pas évident." Pour les non-habitués qui auront là l'occasion de montrer ce qu'ils ont dans le valeur, le message est clair, c'est maintenant ou jamais.

 Après la pluie de buts du match aller qui avait vu l' Inter Milan s'imposer de justesse (4-3) devant son rival milanais, la seconde manche du derby della madonnina ne manquait pas de piment en dépit du fossé qui sépare cette saison les deux clubs lombards. Qu'importe le classement et l'horaire avancé (15h) de la rencontre, San Siro était en feu hier pour les retrouvailles du "traître" Ronaldo avec le public de l'Inter qui lui en voulait déjà d'être parti au Real Madrid une fois on genou remis et l'abhorre aujourd'hui pour avoir rejoint les couleurs de son ennemi intime. Conspué par tout un stade, ou presque, Ronaldo pensait avoir fermé la bouche de ses anciens fans en décochant un amour de frappe du gauche qui trouvait le petit filet de Julio Cesar après 40 minutes de jeu. Le Fenomeno ne se privait pas de célébrer son but avec un plaisir non dissimulé mais la suite des opérations allaient lui rappeler que l'Inter n'était peut-être plus ce sympathique club de looser qu'il avait abandonné en 2002 pour grossir la cohorte des galactiques. Suite à l'entrée du mésestimé Cruz, les Nerazzurri égalisaient sur le premier ballon touché par l'Argentin qui repoussait un centre d'Ibrahimovic mal repoussé par Dida. Cruz manquait de peu le 2-1 sur une talonnade inspirée avant de rendre la pareille à "Ibra" sur un centre en retrait repris du plat du pied par le Suédois. En dépit d'une bonne volonté indiscutable, Ronaldo s'étiolait lui au fil des minutes et ne pouvait que constater les dégâts. Après six mois marqués par des blessures et un temps de jeu famélique au Real Madrid, R9 a encore du boulot pour retrouver une condition physique irréprochable. "L'année prochaine, Ronaldo sera au maximum et il comptera comme une pièce majeure de notre dipositif", a prédit Ancelotti. Pour ce qui est de la situation du Milan en Série A, la patience n'est pas autant de mise. Suite à cette défaite, le Milan reste à six points de la quatrième place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. Le résumé en vidéo :

Non content d'avoir été un des grands artisans de la qualification de l'AS Rome contre Lyon, en 8e de finale de la Champions League, Francesco Totti continue de s'amuser comme un petit fou dans le championnat d'Italie. Avec deux buts et une passe décisive, le capitaine Giallorossi a crucifié l'Udinese avec une facilité déconcertante en confirmant qu'il était la plaque tournante du jeu romain et, accessoirement, un sacré joueur de tête. Avec désormais 18 buts au compteur, Totti maintient Luca Toni (15 pions) à distance dans la course au titre de meilleur buteur. Pas mal pour un meneur de jeu reconverti avant-centre...
L'homme d'une ville Après un Coupe du Monde victorieuse, mais où il revenait de blessure et n'a pu s'exprimer à 100% de ses moyens, le fringant trentenaire est dans la forme de sa vie et mériterait sans doute qu'on s'attarde un peu plus sur la qualité des ses performances. Rarement cité parmi les plus grands joueurs de la planète, Totti en fait pourtant bien parti. Sa fidélité au maillot romain lui coûte sans doute de ne pas figurer aux côtés des Ronaldinho, Henry, Eto'o, Kakà et autres superstars du ballon du rond évoluant dans des clubs plus prestigieux, pourtant le meilleur buteur en activité de la Série A est un modèle d'efficacité et de beau jeu, ainsi qu'un joueur d'équipe exemplaire qui accompagne depuis quinze ans l'histoire de la Louve, dans la défaite comme dans les succès. "Grande Totti" Malgré les appels du pied de la Juve, du Milan AC ou du Real Madrid, Totti n'aura jamais dévié de son objectif et sera tout de même parvenu à décrocher le troisième titre de champion d'Italie de l'histoire club romain, en 2001, plutôt que d'aller collecter des trophées de mercenaires. Champion du monde depuis cet été, le tombeur de l'Olympique Lyonnais rêve maintenant d'offrir sa première Ligue des champions à la Roma. Il faudra pour cela passer sur Manchester United, les 4 et 10 avril prochain. Une mission périlleuse mais pas impossible pour le "grande Totti"... Le résumé d'AS Rome - Udinese :

 Invité du Grand Journal de Canal Plus lors de sa prise de fonction, Paul Le Guen avait tenu à refroidir les ambitions présidentielles d'Alain Cayzac qui espérait alors que le club de la capitale se rapprocherait rapidement du milieu de tableau. Malgré l'euphorie née de son retour au Parc, Paulo n'avait déjà que le mot maintient à la bouche et annonçait que le PSG devrait probablement se battre jusqu'au bout pour assurer sa place dans l'élite. Deux mois plus tard, force est de constater que le discours du technicien breton était plus réaliste que pessimiste. Paris affiche son pire classement de la saison et n'a pas plus que dix matchs pour sauver sa tête en L1. Récession et rechute Les bons remèdes du docteur Le Guen avait pourtant donné quelques résultats ces dernières semaines. Après la qualification contre l'AEK Athènes en Coupe de l'UEFA et une bonne série en championnat (2 nuls, 2 victoires entre la 22e et la 25e journée), le PSG semblait avoir retrouvé un fond de jeu et le brin de confiance indispensable. Mais cet acquis bien frêle s'est effondré comme un château de carte avec trois défaites en une semaine (Saint-Etienne et Sedan en L1, Sochaux en Coupe de France). Le nouveau sursaut européen contre le Benfica (2-1 au Parc) n'y a rien changé. Et comme une litanie, Paris a concédé dimanche sa septième défaite à domicile en championnat face à une équipe d'Auxerre qui a surtout bien profiter de la fébrilité de son adversaire pour arracher la victoire (1-0, but de Kaboul). L'espoire fait vivre "La situation est grave et on en a tous conscience", a réaffirmé un Paul Le Guen qui n'en finit plus de rappeler à ces joueurs qu'il serait temps de se bouger les miches pour sauver le club. "Je conserve l'espoir. Il ne faut surtout pas abandonner, ne rien lâcher. Je sais que ce sera dur mais j'ai très envie de me battre jusqu'à la dernière journée. Il va falloir être très, très fort mentalement pour s'en sortir. Je savais que ce serait dur et ça se confirme. Il nous reste dix journées pour prendre des points." Le calendrier qui tue Le programme qui attend le PSG ne laisse guère de place à l'optimisme puisque les joueurs de la capitale vont devoir se rendre coup sur coup à Rennes et Lens. La suite du calendrier ne sera pas beaucoup plu clémente avec notamment des déplacements à Bordeaux et Toulouse, la réception de Lyon et des chocs entre candidats à la relégation (Nantes, Nice, Troyes) à double tranchant. Sur les dix dernières journées de championnat, Paris devra donc jouer six fois à l'extérieur contre quatre fois au Parc tout en gérant la problématique de la Coupe de l'UEFA, compétition qui alourdira le planning ou flinguera un peu plus le moral des troupes selon que le PSG se qualifie ou pas lors du 8e de finale retour à Benfica. L'esprit maintient Histoire de noircir un peu plus le tableau, notons que les autres équipes en lutte pour le maintient tiennent un rythme anormalement élevé depuis quelques semaines. Ce qui n'est pas si étonnant quand on voit l'identité de ce peloton de queue composée notamment par Nantes et Nice. La capacité des hommes de Paul Le Guen à se sublimer dans un tel contexte reste également à prouver. "Ils devraient l'être. C'est un devoir professionnel", a répondu le coach parisien interrogé sur la question. Je ne sais pas vous, mais cette utilisation du conditionnel me laisse perplexe... Le calendrier du PSG en championnat : 29e journée : Rennes - Paris SG 30e : Lens - Paris SG 31e : Paris SG - Le Mans 32e : Bordeaux - Paris SG 33e : Paris SG - Nantes 34e : Toulouse - Paris SG 35e : Paris SG - Lyon 36e : Nice - Paris SG 37e : Paris SG - Troyes 38e : Lorient - Paris SG

 Si le grand clasico du championnat d'Espagne est souvent à la hauteur de sa réputation, le Barcelone - Real Madrid qui s'est disputé samedi soir au Nou Camp restera comme un des plus haletants de l'histoire. Dans une rencontre où le Real a mené trois fois au score grâce à deux buts de van Nistelrooy et un coup de tête de Sergio Ramos, le Barça est parvenu chaque fois à revenir au tableau d'affichage et aurait pu l'emporter sans l'expulsion d'Oleguer en fin de première mi-temps. Mais la star de la soirée était bien le jeune argentin Lionel Messi, auteur d'une prestation hors norme ponctuée par un superbe triplé, notamment le but de l'égalisation inscrit dans les arrêts de jeu et en infériorité numérique. D'où viens-tu Leo ? Couvert d'éloges par les observateurs, ses coéquipiers, ses adversaires, les fans du Barça, du beau jeu en général et, bien sûr, la presse argentine qui se demandait dimanche : "De quel planète viens-tu ?", Leo savoure le moment en essayant de ne pas trop s'enflammer. "Je ne suis pas euphorique parce que nous faisons match nul", a tempéré le prodige Blaugrana. "Mais c'est dingue de mettre trois buts dans une rencontre aussi importante, je crois que je n'avais même pas rêvé d'une chose pareille parce que ça paraît quasi impossible. En plus, c'était mon premier clasico au Camp Nou..." Merci au Nastic La victoire inattendue des voisins du Nastic Tarragone devant le FC Séville (1-0) permet en plus aux hommes de Frank Rijkaard de reprendre la tête de la Liga, à égalité de points avec les Andalous, alors que le Real reste lui à cinq longueurs. Après la douloureuse élimination en Ligue des champions, le Barça a montré une capacité de réaction et une envie rassurante quant à sa capacité à enchaîner un troisième titre consécutif de champion d'Espagne, en doublant si possible avec la Coupe du Roi. Mais la bataille va faire rage. Le triplé de Messi :

Posté par Edouard le 09.03.07 à 18:21
Spectacle déjà théâtral en soit, le football ne pouvait échapper à l'appel des planches - et je ne parle pas du sélectionneur-comédien Raymond Domenech. Deux pièces actuellement à l'affiche, Le mental de l'équipe et Arrêts de jeu, mettent ainsi en scène le ballon rond chacune à leur manière (la première disserte sur la préparation d'un coup franc, la seconde revient sur le douloureux France - Allemagne du Mondial 1982) pour un résultat étonnant, entre théâtre et chorégraphie. De quoi attiser la curiosité de nos amis de la rubrique scènes qui sont allés voir de quoi il retournait.
"Avec ses personnages aux caractères exacerbés, qui ne craignent jamais d'en faire des tonnes, sa tension dramatique, qui va crescendo, ses rebondissements, et les dilemmes rongeant l'esprit de ses acteurs, héros tour à tour virils et ultra-fragiles, le foot emprunte au théâtre beaucoup d'éléments de sa dramaturgie." Lire la suite

 Le grande liquidation continue au Real Madrid. Après le départ de Ronaldo au Milan AC et celui programmé de David Beckham au Los Angeles Galaxy, une autre grande figure du club s'apprête à quitter la capitale à espagnole. Déjà à deux doigts de quitter le navire merengue l'été dernier, Roberto Carlos a cette fois pris sa décision : il ne portera plus la mythique tunique blanche prochain. Aucun contact "Après quatre saisons sans titres, c'est le moment de changer, j'ai parlé avec Mijatovic, avec le président et je m'en vais. Je ne vais pas prolonger mon contrat", a déclaré le latéral brésilien. "C'est ma décision. De la même que j'ai décidé de rester cette saison, je décide aujourd'hui de partir. Il me reste 3 ou 4 ans de football et je veux jouer au plus haut niveau, je ne sais pas si sera au Brasil, au Qatar ou ailleurs. Je ne veux pas tromper le madridisme. Il vaut mieux que je quitte le Real madrid maintenant et que je pense un peu plus à ma vie." Carlos a en revanche déclaré n'être pour l'instant en contact avec aucun contact. Un signe de Dieu Suite à l'élimination contre le Bayern où il s'est illustré dès le coup d'envoi par une bourde mémorable entraînant le but de Roy Makaay, Roberto Carlos aurait peu apprécié les critiques qui lui sont tombés dessus. "Après le match contre le Bayern, je me suis senti très mal, on a beaucoup parlé et il est temps d'en finir avec ma carrière sportive au Real Madrid. Fabio Capello, l'entraîneur qui l'avait accueilli au Real en 1996, confiant même qu'il était resté au Real pour lui. "J'avais une bonne offre de Fenerbahce et je suis resté pour Capello. C'est le meilleur entraîneur qui soit, mais ici il y a beaucoup de pression et de critiques." Pour tout savoir sur son parcours et son palmarès, voir la bio de Roberto Carlos.

 Suite à l'écrémage des 8es, le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des champions, présidé pour la première fois par Michel Platini, s'annonçait plutôt ouvert. De fait, le seul véritable choc européen opposera le Milan AC au Bayern Munich, dix titres à eux deux, avec un petit avantages aux Bavarois qui recevront au retour. Pas de duels anglais Pour le reste, le hasard, qui dit-on fait bien les choses, nous a épargné un duel 100% anglais malgré la présence de trois équipes de Premier League. Liverpool, vainqueur en 2005 et tombeur du tenant du titre, se rendra au PSV avant d'accueillir les bourreaux d'Arsenal à Anfield. Manchester United aura également l'avantage de recevoir l'AS Rome au retour . Ce qui ne sera pas le cas de Chelsea contre Valence. Les demi-finales opposeront le vainqueur de Milan - Bayern à celui de Roma - Manchester United tandis que le survivant de PSV - Liverpool tombera sur celui de Chelsea - Valence. Les quarts de finale de la Ligue des champions se disputeront les 3 et 4 avril (aller) et les 10 et 11 avril (retour). Milan - Bayern PSV - Liverpool AS Rome - Manchester United Chelsea - Valence > L'actu de la Ligue des champions

 Les deux clubs français encore en course dans ses 8es de finale de Coupe de l'UEFA ont signé une courte victoire (2-1) à domicile qui devra être confirmée lors des matchs retours. Au-delà du résultat, qui en soit ne leur est pas très favorable, c'est la capacité de réaction affichée par les deux équipes qui a fait plaisir et nous laisse espérer que la Ligue 1 sera encore représenté au prochain tour. Tout avait pourtant mal commencé pour le PSG face à Benfica, quart de finaliste de la dernière Ligue des champions. Après une bonne entame de match, les parisiens se faisaient surprendre sur un coup de tête de Simao (9e) qui enflammait la communauté portugaise présente au Parc des Princes. Ce but eut heureusement le don de réveiller les joueurs de la capitale qui revenaient au score sur un centre enroulé de Pauleta qui terminait dans le petit filet sans que personne ne touche le ballon (36e). 4 minutes plus tard, le Portugais servait Kalou qui se lançait dans une festival en pleine surface benfiquiste et donnait en retrait pour Frau qui n'avait plus qu'à ajuster Quim. A Bollaert, ce sont les Lensois qui sont parvenus à débloquer le compteur, sur un lob astucieux de Monterrubio (15e) après un premier quart d'heure difficile. Mais le Bayer Lerkusen égalisait sur corner par Karim Haggui. L'international tunisien relança les Nordistes en commettant une faute dans la surface qui lui valait un second jaune. Daniel Cousin transformait le penalty mais Lens ne pu alourdir l'addition en supériorité numérique. Comme pour le PSG, ce court avantage est loin de leur assurer la qualification et il faudra sortir les tripes au retour. Dans les autres rencontres de la soirée, la demi-surprise nous vient de Séville où le tenant du titre est revenu de justesse à 2-2 contre une équipe du Shakhtar Donetsk décidément impressionnante. S'ils sortent les Andalous, les Ukrainiens se placeront en favori indiscutables de la compétition. Les résultats complets: Braga (Portugal) 2, Tottenham (Angleterre) 3 Celta Vigo (Espagne) 0, Werder Brême (Allemagne) 1 Lens (France) 2, Bayer Leverkusen (Allemagne) 1 Maccabi Haïfa (Israël) 0, Espanyol (Espagne) 0 Newcastle (Angleterre) 4, AZ Alkmaar (Pays-Bas) 2 Paris Saint-Germain (France) 2, Benfica (Portugal) 1 Rangers (Ecosse) 1, Osasuna (Espagne) 1 Seville (Espagne) 2, Shakhtar Donetsk (Ukraine) 2.

Suite à l'élimination des deux derniers finalistes (Barcelone et Arsenal), du vainqueur le plus prolifique de la compétition (le Real Madrid) et d'équipes redoutées comme Lyon et l'Inter, les clubs encore en course ont vu leur horizon se dégager sérieusement. Petit passage en revue des 8 qualifiés pour les quarts de finale de la Champions League à la veille du tirage au sort qui se tiendra vendredi (12h) à Athènes. Chelsea Menés 1-0 sur leur pelouse, les doubles champions d'Angleterre en titre ont bien failli sortir prématurément de la compétition. Revenus de l'enfer grâce à deux buts de Robben et Ballack, deux joueurs en difficultés cette saison, les Blues se retrouvent propulsés au rang de favori à la faveur de l'élimination du Barça. Capables de gagner des matchs sans bien jouer, ce Chelsea-là sera redoutable s'il parvient à élever son niveau dans les semaines qui viennent.
Liverpool Ecrasé par la concurrence qui sévit en championnat d'Angleterre, Liverpool continue de se sublimer dans la Ligue des champions. Le vainqueur surprise de l'édition 2005 s'est payé le tenant du titre et rêve secrètement de réitérer l'exploit. Toujours à la tête des Reds, Rafael Benitez a confirmé sa réputation de fin tacticien en déjouant les plans de Rijkaard les doigts dans le nez et espère en faire autant avec ses prochains adversaires. Manchester United Malgré, ou à cause de, sa domination en Premier League, Man U ne paraît pas en mesure de briller sur la scène européenne cette saison. 4 ans après son dernier trophée de champion d'Angleterre, la priorité du club est assurément de remporter le titre national. Les Red Devils n'ont d'ailleurs pas montré grand chose dans la Champions League cette saison à l'image de leur qualification contre Lille. Bayern Munich En éliminant sa bête noire européenne au terme d'une double confrontation haletante, le Bayern de Willy Sagnol retrouve des couleurs dans une compétition qui ne lui a plus trop réussi ses dernières années. Le remplacement de Felix Magath par Otmar Hitzfeld s'avère payant pour des Munichois encore à la peine en championnat mais déterminés à prouver leur valeur à face de l'Europe.
AS Rome Sur la base du match retour qu'ils ont livré à Gerland, les Romains peuvent nourrir les plus grandes ambitions à l'heure du tirage au sort. Si les partenaires de Francesco Totti sont en mesure de reproduire ce type de performances dans les prochains tours, on voit mal en effet quel adversaire pourrait leur résister. Pour le numéro 10 romain, en tout cas, c'est cette année ou jamais. Milan AC La régularité européenne du Milan AC ne s'est pas démentie cette année malgré un début de saison plombée par le scandale du Calcio, le départ de Shevchenko et l'effet post Coupe du Monde. Le club lombard va en effet disputer son 5e quart de finale consécutif de Ligue des champions, un record. Et en dépit d'une qualité de jeu douteuse, il faudra compter avec lui dans la course à Athènes. Valence Lors du tirage au sort, certains ont cru un peu vite que l'Inter n'en ferait qu'une bouchée. Mais Valence s'est rappelée à son passé de double finaliste de la compétition et a sorti le grand jeu à San Siro (2-2) avant de contrôler à Mestalla (0-0). En se basant sur sa maîtrise collective et les fulgurances offensives de son duo Villa - Silva, l'équipe espagnole aura son mot à dire dans ces quarts de finale. Mais elle devra faire sans Baraja, out pour 2 à 3 mois, ainsi que Marchena et Navarro, les deux protagonistes de la bagarre contre l'Inter dont le cas est entre les mains de l'UEFA. PSV Représentant le plus inattendu des ce top 8 européen, le PSV est pourtant loin d'avoir volé sa qualif. A l'image de leur superbe parcours de 2005, où le Milan les avaient sorti de justesse en demi-finales, les hommes de Koeman s'appuient sur une défense de fer personnifié par le roc brésilien Alex, qui a presque éliminé Arsenal à lui tout seul, et quelques atouts offensifs non-négligeables (Farfan, A. Kone...). L'équipe qui tombera sur eux vendredi lors du tirage au sort ne sautera pas à plafond. Loin de là.

Après la chute du Barça, mardi, l'autre protagoniste de la dernière finale de la Ligue des champions quitte lui aussi la compétition au stade des huitièmes de finale. Avec le match nul obtenu à Eindhoven, Arsenal n'était pourtant pas dans une situation catastrophique à l'heure de débuter cette rencontre retour. Mais comme depuis le début de la saison, les Gunners ont manqué cruellement de réussite dans les deux zones de vérité pour espérer réitérer leur parcours de l'an dernier. Et sans l'aide d'Alex, auteur d'un malheureux but contre son camp (58e) puis de l'égalisation(83e), les hommes d'Arsene Wenger n'auraient sans doute pas trouvé la faille par eux-mêmes. Entré en cours de jeu, Henry s'est de nouveau blessé et dit adieu à la compétition - Panoramic Henry out Battu en finale de la Carling Cup, éliminé de la FA Cup, largué en championnat (4e à 20 points de Man U) et désormais sorti de toutes compétitions européennes, Arsenal n'a plus que ses yeux pour pleurer et une place qualificative à la prochaine Ligue des champions à défendre. Autant dire que la fin de saison sera bien morne du côté des canonniers. Comme si ça ne suffisait pas, Henry s'est de nouveau blessé lors de son entrée en jeu. Incertain pour ce match, il avait débuté la rencontre sur le banc et en reprend pour trois semaines d'indisponibilité. Ce qui remet en question sa participation Lituanie - France du 24 mars. Wenger rallie les troupes "Il nous faut encore assurer notre place en Champions League et c'est loin d'être fait", a déclaré Wenger, bien obligé de tenter de re-motiver ses troupes. "Nous pouvons dépasser Liverpool. Il y a beaucoup de choses positives concernant cette équipe mais aujourd'hui nous sommes concentrés sur le négatif. Les deux dernières semaines ont été horribles. Ce fut une soirée cruelle mais on a pu voir que la répétition des matchs nous a éprouvé. Nous étions moins en forme qu'il y a deux semaines et nous avons manqué de qualité dans le dernier tiers de la partie. Je ne pense pas que nous ayons échoué en Carling Cup. Nous sommes sortis de la FA Cup mais c'est une déception incomparable à celle que nous avons vécu ce soir". Un projet en question Après avoir terminé 1er ou 2e du championnat 8 saisons consécutives, le technicien français s'apprête donc à boucler un deuxième exercice vierge de trophée et devrait encore afficher un écart de points énorme avec le leader de la Premier League. Un coup d'arrêt pour la méthode Wenger qui doit aujourd'hui rivaliser avec l'avènement du Chelsea de Jose Mourinho, le retour au premier plan de Manchester United et l'afflux imminent de gros dollars du côté de Liverpool, autre club passé aux mains de fortunes étrangères. Peu habitué aux remises en questions, l'ami Arsène va tout de même devoir quelque peu repenser son projet d'ici à l'an prochain. A moins qu'il ait pris goût à la défaite...

Le but du 3-2 inscrit par van Bommel au match aller aura donc coûté cher au Real. Les Madrilènes n'ont pu conserver ce petit avantage dans une Allianz-Arena en feu qui a vu Roy Makaay marquer le pion le plus rapide de l'histoire de la Ligue des champions en 9,99 secondes ! Le Bayern a fait le break sur une tête de Lucio avant que van Nistelrooy ne réduise le score sur un penalty pour le moins généreux provoqué par Robinho. Dans ce duel de grands clubs malades, les Allemands ont su tirer leur épingle du jeu face à leur bête noire européenne. Mais le Real ne fait aujourd'hui plus peur à personne et se dirige tout droit vers une quatrième saison consécutive sans titre, même s'il reste en course dans la Liga. Ce nouvel échec repose la question de la situation de Capello à quelques jours du clasico Real - Barça. "Pour le moment, il reste sur le banc et sera là contre le Barça", a déclaré sans conviction Pedja Mijatovic, le directeur sportif madrilène. "Nous verrons ensuite ce qui se passe. Tout dépend toujours des résultats". Don Fabio est bien passe de rentrer dans l'histoire du club. Mais pas comme il l'entendait. Le résumé en vidéo :

Après la déroute de l'OL, mardi, le LOSC a lui aussi dit au revoir à la Ligue des champions. Les Lillois ont toutefois montré un meilleur visage que leurs camarades de la Ligue 1, tenant tête à un Manchester peu inspiré pendant plus d'un heure, jusqu'à ce centre de Cristiano Ronaldo déposé sur la tête d'Henrik Larsson (72e) qui mettait un terme à leurs derniers espoirs. Dommage, car il y avait quelque chose à faire dans ce match. Le résumé de Manchester - Lille Malgré le retour de Kader Keita, le LOSC n'a pas pu créer l'exploit - Panoramic

Si la pillule est dure à avaler pour l'OL, son élimination ne souffre cette année aucune contestation. Pas de décisions d'arbitrages bizarres, de buts encaissés contre le cours du jeu ou de scénario tordu. Non, ce coup-ci Lyon peut simplement constater que son adversaire a évolué un cran au dessus et ne lui a laissé aucune chance de renverser la tendance. Collectivement et individuellement, les Romains ont donné une petit leçon aux Gones et démontré qu'ils avaient les moyens d'inquiéter n'importe quelle équipe, pour peu qu'ils soient en mesure de reproduire ce genre de prestations dans les prochains tours. Les deux buts d'entraînement qu'ils ont inscrit mardi à Gerland révèle en tout cas une maîtrise tactique qui fait souvent la différence dans cette compétition. Le résumé en vidéo : L'aggression de Fred :

Quelque chose ne tourne pas rond dans le football actuellement. Après les récents affrontement, physique ou verbaux, survenus un peu partout en Europe et qui ont mis le doigt sur la responsabilité des supporters et des dirigeants, la rencontre Valence - Inter nous a montré que le phénomène n'épargnait pas les acteurs du jeu. Au terme d'une partie assez pauvre en occasion, les Espagnols sont parvenus à conserver l'avantage obtenu au match aller (2-2 à San Siro), mais apparemment ça ne suffisait pas à leur bonheur. Le Valencian Carlos Marchena a ainsi voulu en découdre avec l'Intériste Nicolas Burdisso dès le coup de sifflet de final, suivi par le remplaçant David Navarro qui sorti comme une furie de son banc de touche pour venir exploser le nez du défenseur Argentin avant de fuir, coursé par ses coéquipiers. S'en suivi un début de bagarre générale qui s'es prolongé jusque dans les vestiaires malgré l'intervention des services de sécurité. Un bien triste spectacle. Navarro a beau s'être excusé après la rencontre, il aura du mal à justifier son geste devant la commission de l'UEFA qui, espérons-le, devrait lourdement sanctionné les fauteurs de trouble. La vidéo des incidents :

Coup de tonnerre à Gerland. Deux buts d’école de Totti et Mancini ont éteint les rêves européen d’un Lyon méconnaissable. Incapables de faire la différence dans le jeu, les Gones se sont tristement illustrés par des mauvais gestes qui auraient pu leur valoir une ou deux expulsions. Les Romains ont eux su se mettre à hauteur de l’évènement et méritent amplement leur place en quarts de finale. Le résumé de Lyon - AS Rome Quand Totti suce son pouce après 22 minutes de jeu, ce n'est jamais bon signe - Panoramic

Comme Porto et Liverpool lors des deux précédentes éditions, le FC Barcelone interrompt la défense de son titre dès les 8es de finale. Pour remonter le handicap du match aller (1-2 au Nou Camp, il aurait fallu un autre Barça. Dominateurs mais peu réalistes, les Reds se sont tout de même fait une frayeur en fin de match en concédant un but signé Gudjohsen. Le résumé de Liverpool - Barcelone Le but de Gudjohnsen, qui crochète ici Reina, n'aur pas suffit à sauver la peau du tenant du titre - crédit Panoramic

Pour le LOSC, le temps de la polémique est passé. Les hommes de Claude Puel doivent tirer un trait sur le but refusé à Peter Odemwingie et celui accordé à Ryan Giggs au match aller pour jouer leurs chances à fond à Old Trafford. Contrairement au match aller, les Lillois devront rester concentrés pour espérer créer l'exploit à Old Trafford - crédits : Panoramic Casse-tête lilloisDans la foulée du large succès signé par son équipe ce week-end (4-0 contre Troyes), Claude Puel pouvait se réjouir de compter à nouveau sur un Kader Keita des grands jours. Mais alors que l'Ivoirien, absent au match aller, retrouvait le chemin des filets en championnat avec un doublé pas dégueu, un double tuile est tombé sur le tête du technicien lillois avec les forfaits conjugués de Mathieu Bodmer et Yohan Cabaye. Déjà bien handicapée par le résultat de la première manche (1-0 sur le but de Ryan Giggs que l'on sait), le LOSC se serait bien passé de cette funeste nouvelle pour son déplacement à Old Trafford. En guise de consolation, Puel pourra compter sur un Stéphane Dumont redevenu opérationnel et lui aussi auteur d'un doublé contre Troyes. Mais il faudra allumer pas mal de cierges, dont un spécial pour qu'Odemwingie plante enfin, pour que les Dogues parviennent à bousculer une équipe de Manchester redoutable à domicile (1 nul et 1 défaite en 14 matchs de championnat) et dont les visiteurs repartent en général avec 3 pions dans la besace. Gare au Giggs Question forfait, Man U n'est pas en reste. Déjà privés de Solkjaer et Darren Fletcher, Alex Ferguson devra également se passer de Louis Saha, touché lundi à l'entraînement. Incertain, Wayne Rooney a en revanche été déclare apte. Ce qui ne laisse toutefois que deux options en pointe, avec Henrik Larsson, pour le technicien écossais. Paul Scholes et Patrice Evra attendant eux le feu vert du staff médical. Mais il en faut plus pour inquiéter Sir Alex : "Ces deux derniers jours n'ont pas été très bon en termes de blessures, mais c'est pourquoi qu'il faut avoir un effectif conséquent et nous possédons un groupe de 22 joueurs pour y faire face."
Pour ce qui est des coup-francs rapides, Ryan Giggs a lui prévenu qu'il n'hésiterait pas une seconde à réitérer son action du match aller. "Peu importe que ça créé encore une énorme polémique. Je n'enfreins pas les règles donc je serais prêt à le refaire", a déclaré le Gallois au Manchester Evening News. Comme l'a signifié l'UEFA, qui a débouté l'appel du LOSC, ainsi que de nombreux observateurs du ballon rond, le but de Giggs était valable. Le dernier recours des Lillois se joue mercredi à Old Trafford. Pas devant les tribunaux.

 Alors que le titre de champion d'Italie lui semble déjà acquis, faute de concurrence, l' Inter Milan aborde ce soir le véritable rendez-vous de sa saison. En ballottage très défavorable suite au 2-2 concédé à San Siro, les Nerazzurri ont-ils les moyens de renverser la tendance à Valence ? Le maudit de la LDC Si sa domination domestique lui a valu d'être surnommé "Interminator" par la presse transalpine, le club lombard a l'occasion ce soir de mettre à mal l'image de looser européen qui lui colle encore à la peau. Certes vainqueur de trois Coupe de l'UEFA dans les années 90 (1991, 1994 et 1998), il reste en effet muet dans la reine des compétitions continentale depuis son doublé historique (1964-1965). Eliminé l'an dernier par Villarreal sans avoir donné l'impression de jouer à fond, l'Inter est un énigme de la Ligue des champions. Le nul obtenu par Valence à l'aller alors que Cambiasso et Maicon avaient par deux fois donné l'avantage l'a confirmé. Au grand dam de Roberto Mancini. Avec un Zlatan Ibrahimovic en feu, l'Inter veut pourtant croire qu'il viendra à nouveau à bout d'une équipe espagnole qui, historiquement, lui réussit plutôt bien. Vieira et Adriano, blessés, ne seront toutefois pas de la partie. Et un point d'interrogation plane encore sur la participation de Cambiasso. Valence balance Pour se rassurer, les Italiens peuvent toujours se dire que leur adversaire du jour a également connu quelques malheurs en Champions League par le passé. Valence n'a encore jamais remporté la LDC et reste sur le traumatisme des deux finales perdues consécutivement (contre le Real Madrid et le Bayern) sous l'ère Cuper. Pas très rassurant à l'heure d'affronter sa bête noire européenne qui l'a notamment sorti en quarts de finale lors de l'édition 2002-03. Actuel 3e d'une Liga très relevée, Valence est pourtant loin de s'affoler à l'heure de recevoir les stars de l'Inter. Malgré une cascade de blessures, l'équipe espagnole a su passer entre les gouttes en championnat et se qualifier brillamment en 8e de finale de la Ligue des champions. Pour les partenaires de David Villa, pas question, donc, de gâcher l'avantage obtenu à San Siro.

Après la victoire de Liverpool au Nou Camp, la deuxième manche de cette confrontation entre les deux derniers champions d'Europe promet une nouvelle fois de faire des étincelles. Condamné à l'exploit, le FC Barcelone va devoir sortir les tripes et retrouver le rendement offensif qui lui a permis de tout gagner l'an passé. Ronnie versus Stevie G., un des duels à suivre ce soir - crédit : Panoramic Retour au 3-4-3Preuve que l'esprit de Johan Cruyff plane toujours au dessus du Barça, Frank Rijkaard a ressorti en Coupe d'Espagne le fameux système qui avait fait le bonheur de la Dream Team du "Flaco". Ce "coup" a permis aux Blaugrana de s'imposer sur le terrain de Saragosse, qui l'avait emporté au Nou Camp au match aller. Réitéré dimanche contre Séville, il a donné moins de résultats (défaite 2-1). Mais devant l'échec de l'habituel 4-4-3, c'est la formule qui sera privilégiée par le maître Zen du Barça. On devrait donc trouver trois défenseurs purs derrière (Thuram, Oleguer et Puyol), un milieu formé par Marquez plus les "trois petits" (Xavi, Iniesta et Deco) et, enfin, une attaque Eto'o - Ronaldinho - Messi. Le trident sera là Mine de rien, ça fait 160 jours que ces trois là n'ont pas été aligné ensemble. Et les statisticiens catalanistes auront noté qu'avec son trio de feu, le Barça n'a jamais perdu un match. Le retour d'Eto'o comme titulaire devrait par ailleurs pousser Ronaldinho dans l'axe, le Camerounais se chargeant de bloquer le côté gauche. La prise de risque sera donc maximum côté catalan pour parvenir à rééditer l'exploit du Barça de Carles Reixach qui s'était imposé 3 buts à 1 à Anfield lors de la saison 2001-2002.
La crainte des Reds Côté anglais, l'euphorie du match aller a laissé place à la remise en question. Battus par Manchester United ce week-end et donc définitivement largués en championnat, les partenaires de Steven Gerrard ne peuvent pas se permettre de gâcher leur avantage. De coach Benitez à Xabi Alonso en passant par captain Gerrard, tout le monde y va en tout cas de son appel à la prudence. "Ce match sera beaucoup plus difficile que celui du Nou Camp, ça ne fait aucun doute, il serait donc suicidaire de l'aborder avec un excès de confiance en pensant que le plus dur a été fait", a prévenu Stevie G. "En fait, ce sera plus dur que tout ce qu'on a connu au niveau européen, plus dur encore qu'à Istanbul (théatre de la finale de Ligue des champions remportée contre Milan, NDLR)". Rien que ça.

Si l'OL avait déjà retrouvé des couleurs avant son déplacement romain (0-0), il y a quinze jours, la victoire enregistrée ce week-end face à Saint-Etienne semble signifier enfin le retour du grand Lyon. A l'heure de tenter de se qualifier pour un quatrième quart de finale consécutif de Ligue des champions, il était temps.
La machine est (re)lancée Outre les malheureux incidents qui ont émaillés ce derby du Forez en tribune et contraint l'arbitre à interrompre le match une bonne vingtaine de minutes pour que les gaz lacrymogènes se dissipent du terrain, les hommes de Gérard Houllier ont livré leur prestation la plus convaincante de ce début d'année. Pressing, animation, efficacité devant le but, tout y était. Les Stéphanois n'ont pas vu le jour et logiquement plié devant ces coups de boutoirs lyonnais. En sus, Tiago et Fred se sont illustrés par deux coups de génies (frappe en rupture qui lobe Janot, pour le premier, coup franc en lucarne côté gardien, pour le second). Côté effectif, Houllier a récupéré Wiltord, Benzema et Alou Diarra, Juninho s'est reposé et Fred a laissé derrière lui ses états d'âmes hivernaux. Bref, en dehors de l'absence de Toulalan, suspendu, l'entraîneur des quintuples champions de France dispose d'un groupe au complet à l'heure de négocier une rencontre piégeuse où les Lyonnais devront faire la différence après le score vierge du match aller. Un 0-0 à l'extérieur est "le pire des bons résultats", avait d'ailleurs commenté Adriano Galliani après le déplacement de Milan au Celtic... La Roma au complet Pendant que les Gones marchaient sur les Verts, l'AS Rome s'est fait peur sur le terrain d'Ascoli. Le coach Luciano Spalletti avait lui décidé de faire tourner son effectif au maximum mais ne s'attendait sans doute pas à une prestation aussi fade de son équipe. La lanterne rouge de la Série A aurait pu en profiter si elle avait réussi à faire le break. Au lieu de ça, les Romains ont arraché l'égalisation grâce au Suédois Wilhelmsson, visiblement heureux d'avoir quitté le calvaire nantais. Mais sans convaincre. Difficile, toutefois, de juger la forme de la Louve sur ce match en bois (Lyon n'y avait d'ailleurs pas dépêché de superviseur). Francesco Totti, notamment, semblait avoir la tête ailleurs et craignait surtout pour ses chevilles. De ce côté là, le club italien n'a aucune inquiétude à avoir. Spalletti pourra aligner son onze type mardi soir.

 Actuel meilleur arrière droit du championnat espagnol, voire du monde selon nombre d'observateurs, Daniel Alves da Silva pourrait bien pousser un grand club européen à aligner les zéros en juillet prochain. A 23 ans, ce Brésilien arrivé au FC Séville en 2002 en provenance de Bahia s'impose comme l'autre grande star du club andalou, avec "El Rey" Kanoute. Vainqueur de la Coupe de l'UEFA 2006 et leader de la Liga depuis la victoire obtenue samedi contre le Barça, qui cherche désormais à le recruter, où s'arrêtera donc Dani ? Encore méconnu du grand public, le natif Juazeiro était pourtant promis à un grand avenir depuis le titre de Champion du Monde des moins de 20 ans obtenu avec le Brésil en 2002, quelques mois après qu'il a posé ses valises à Séville, et où il fut élu troisième meilleur joueur du tournoi. Rapidement propulsé comme titulaire au sein de l'équipe qui monte dans Liga, Dani va suivre la progression de son club faire étalage de son talent, tant en championnat qu'en Coupe d'Europe. L'an passé, pour sa troisième saison pleine en Andalousie, il a carrément explosé en menant les siens à la victoire en Coupe de l'UEFA, puis quelque mois plus tard en Supercoupe d'Europe contre le Barça (3-0), se distinguant chaque fois comme le meilleur joueur de la compétition. Les grosses écuries ne s'y sont pas trompées et Rafael Benitez était même à deux doigts de l'attirer à Liverpool l'été dernier. Mais les Reds n'ayant pu satisfaire les exigences du président Del Nido, l'international brésilien a prolongé son contrat jusqu'en 2012 avec la promesse de pouvoir filer au terme de la saison. Problème pour Liverpool, le Barça a relancé une piste écartée suite au but de Belletti en finale de la Champions League. Et selon la presse locale, un accord aurait été signé entre les deux clubs, dans le cadre du prêt de Javier Saviola, qui donnerait la priorité à Barcelone en cas d'offres équivalentes.
Largement désappointés par les performances de leurs latéraux, y compris la recrue Zambrotta pressentie pour rentrer au pays, les dirigeants Blaugrana semblent donc avoir fait leur priorité de ce joueur polyvalent qui pourrait parfaitement s'intégrer au système du Barça. Auteur de 3 buts et 10 passes décisives en championnat cette saison, Dani Alves ne devrait toutefois pas quitter le stade Ramón Sánchez-Pizjuan pour moins de 20 millions d'euros. Sûr qu'il les vaut.
En vidéo, ça donne ça :

L'escapade espagnole de Sinama-Pongolle prend des airs de résurrection pour le champion du monde des -17 ans 2001. Après l'échec de son passage à Liverpool et un petit tour à Blackburn, l'ancien havrais s'éclate avec le Recreativo Huelva, étonnant promu de la liga espagnole. Face à l'Atletico Madrid, il a inscrit sur penalty son 9e but de la saison en championnat en 14 titularisation. Dommage qu'il soit passé à côté du doublé en mettant au dessus le second coup de pied de réparation obtenu par son partenaire d'attaque, Uche.
Depuis son doublé inscrit contre Arsenal, en novembre 2006, Nicolas Anelka n'arrête plus de marqué avec les Wanderers de Bolton. Il en est désormais à 9 réalisations en Premier League mais n'a pu offrir la victoire aux siens face à Blackburn (1-2, doublé de McCarthy sur penalty). "Je pourrais rester ici même si j'ai les qualités pour jouer dans un plus grand club", confiait récemment Anelka, un brin faux-cul, aux médias anglais. Autre français à briller outre-manche, Hameur Bouazza continue lui de jouer aux cendrillons avec les promus de Watford. Arrivé en 2003 au club alors qu'il évoluait en 3e division anglaise, le natif d'Evry a est toujours titulaire en Premier League et s'est offert ce week-end son quatrième but de la saison lors du nul (2-2) concédé contre Charlton. David Trezeguet, qui a fait lui le chemin inverse en descendant cette saison en Série B italienne a retrouvé le chemin des filets, ce week-end, en ouvrant le score contre Plaisance (4-0). Mais avec 9 buts au compteur, "Trezegoal" est loin derrière le meilleur buteur, Del Piero (14) auteur lui d'un triplé. Pour la Juve, qui occupe désormais la tête du championnat et une petite avance sur le troisième, le retour dans l'élite est quasiment assuré.

Pour bien commencer le week-end en se décollant tranquillement les yeux, rien de telle qu'une petite vidéo de freestyle. Le phénomène en question se nomme Iya Traoré, est né en Guinée et a raté son passage en professionnel au PSG. Evoluant désormais en Senior 3 avec le club de la capitale, Iya gagne sa vie en assurant des animations de jonglages dans des évènements de tout poil (on peut aussi le voir sévir dans des lieux touristiques comme le Trocadéro) et pose accessoirement aux côtés de Michel Platini et Franz Beckenbauer quand il n'est pas invité au Noël de l'Elysée par les Chirac.

 Le Miniestadi de Barcelone, situé jusqu'à côté du Nou Camp, accueillait cette semaine la Meridian Cup, compétition de jeunes organisée conjointement par l'UEFA et la CAF. Suite à la dernière réforme pondue par les deux fédérations, les équipes nationales ont été remplacées par deux sélections regroupant les meilleurs - 18 ans de chaque continent. L'occasion pour le public catalan et les scouts des grands clubs européens de visionner d'un coup quelques une des futurs stars du ballon rond. L'Europe domine En mode sélection nationale ou all-star, les petits européens continuent de dominer outrageusement leurs camarades africains, grâce notamment à un sens tactique déjà bien aiguisé. Cette confrontation aller-retour a ainsi vu les représentants de la terre-mère prendre 10 pions en deux matchs pour un seul marqué (6-1, 4-0). Mais le résultat relève ici de l'anecdote même si les Africains désespèrent de remporter à nouveau la compétition après la victoire initiale du Nigeria sur l'Espagne lors de la première édition, en 1997. Le phénomène Krkic Ces deux rencontres disputées mardi et jeudi, et diffusés en direct sur Eurosport, nous ont donc permis de découvrir en live quelques gamins et de vérifier que le petit Bojan Krkic, pouponné au Barça, n'est pas qu'un prodige "youtube". Auteur d'un but pour son entrée en jeu lors du match aller, il n'a pas planté au retour mais démontré un sens du jeu et une qualité technique au dessus de la moyenne. Présent à la dernière ou l'avant-dernière sur la plupart des buts de son équipe, ce gamin dont les performances en équipes de jeunes et en réserve font déjà mouiller l'aficion catalane a semble-t-il un grand avenir devant lui. Vivier de talent Outre la starlette barcelonaise, la sélection européenne regorge de jeunes joueurs bien aguerris dont certains ont déjà goûté au foot pro comme l'espagnol Aaron Niguez, jeune attaquant de Valence aperçu cette saison en Champions League. On a aussi pu noter la bonne prestation de l'ailier hongrois Krisztián Németh (MTK Budapest), du latéral gauche du Maccabi Tel-Aviv Dor Malul ou de l'attaquant allemand Manuel Fischer (VfB Stuttgart), meilleur buteur du tournoi avec trois réalisations. Mais Arsène Wenger ayant retenu Armand Traoré pour la finale de la Carling Cup, il n'y avait donc pas de français sur le pelouse. Eto'o frère Côté africain, la prestation collective de la sélection menée par Frederick Osam-Duodu était trop faible pour permettre aux individualités de briller. Apparemment scouté par Arsenal, le très attendu Etienne Eto'o, le frère du fils, est ainsi passé au travers de ses deux matchs. Mais on aura tout de même découvert une petite pépite en la personne de Pierrick Dipanga, autre jeune évoluant à Valence, et surtout une classe au dessus de ses partenaires. Rendez-vous dans quelques mois, ou plutôt quelques années, pour savoir lequel de ces petits prodiges aura vraiment confirmé les espoirs placés en lui.

Après avoir vu le Ballon d'Or et FIFA World Player lui passer sous le nez fin 2006, Samuel Eto'o pouvait espérer se consoler une fois de plus avec le titre de meilleur joueur africain de l'année. Mais depuis quelque temps déjà, le Camerounais sentait le souffle de Didier Drogba dans sa nuque. En 2005, l'attaquant de Chelsea accusait seulement deux petits points de retard sur celui du Barça. Cette fois, c'est lui qui le devance de justesse (79 votes contre 74). Il fallait bien qu'un jour l'Ivoirien vienne bousculer la hiérarchie.
"C'est une immense fierté que d'être reconnu par l'ensemble du continent africain", a commenté Drogba, premier Ivoirien distingué par la récompense. "Je ressens une joie indescriptible. C'est aussi une juste récompense par rapport à tous les efforts et les sacrifices que j'ai consenti par le passé." Champion d'Angleterre pour la seconde année consécutive avec Chelsea, "The Drog" a mené sa sélection jusqu'au Mondial allemand avant de réaliser un dernier trimestre 2006 de très haut niveau. Actuel meilleur buteur de la Premier League, il profite également de la longue absence de Samuel Eto'o qui n'a pourtant pas démérité en signant le doublé Liga - Ligue des champions, deux compétitions où il a été respectivement désigné meilleur buteur et meilleur attaquant. Derrière ce duo qui risque de se disputer le trophée pendant encore quelques années, Michael Essien pointe le bout de son nez grâce aux performances qu'il a réalisé à Chelsea mais aussi avec sa sélection. Eliminé en 8e de finale de la Coupe du Monde par le Brésil, le Ghana a d'ailleurs été élu meilleure équipe nationale du continent. Le défenseur nigérian de l'Olympique de Marseille Taye Taïwo repart lui avec le titre de meilleur junior. Le palmarès complet Meilleur joueur : Didier Drogba (Côte d'Ivoire, Chelsea) Meilleur joueur aux compétitions interclubs de la CAF : Abou Treka Mohamed (Ahly, Egypte) Meilleure équipe nationale : Ghana Meilleur club : Al Ahly (Egypte) Meilleur joueur junior ( - 23 ans ) : Taiwo Taye (Nigeria et Olympique de Marseille) Meilleure joueuse : Cynthia Uwak (Nigeria) Meilleure entraîneur : Manuel José (El Ahly, Egypte) L'équipe type de l'année : E.El Hadary (Al Ahly) - Emmanuel Eboué (Arsenal), K.Touré (Arsenal), Wael Gomaa (Al Ahly), Taiwo Taye (Marseille) - Mohamed Abou Treka (Al Ahly), Michael Essien (Chelsea), Didier Zokora (Tottenham), Mamadou Diarra (Real Madrid) - Samuel Eto'o (FC Barcelone), Didier Drogba (Chelsea) Le palmarès du meilleur joueur depuis 10 ans : 1997 : Victor Ikpeba (Nigeria/Monaco/FRA) 1998 : Mustapha Hadji (Maroc/Deportivo La Corogne/ESP) 1999 : Nwankwo Kanu (Nigeria/Arsenal/ANG) 2000 : Patrick Mboma (Cameroun/Parme/ITA) 2001 : El Hadji Diouf (Sénégal/Rennes/FRA) 2002 : El Hadji Diouf (Sénégal/Liverpool/ANG) 2003 : Samuel Eto'o (Cameroun/Real Majorque/ESP) 2004 : Samuel Eto'o (Cameroun/FC Barcelone/ESP) 2005 : Samuel Eto'o (Cameroun/FC Barcelone/ESP) 2006 : Didier Drogba (Côte d'Ivoire/Chelsea/ANG)

Flambée du prix des places, offre télévisuelle démesurée, baisse du spectacle et du suspens, le supporter anglais ne manquent pas de raisons de délaisser les stades. Et de fait, ils se vident. Pour le championnat qui se targue d'être le "plus cher du monde" et est suivi au quatre coins de la planète, le constat est difficile à avaler mais bien réel. Analyse d'un désamour qui inquiète outre-manche. A lire sur le mag foot Illustration Craig & Louise via Flickr

 Le quatrième derby sévillan de la saison a failli tourner au drame, mercredi en demi-finales de la Coupe du Roi. Peu après l'ouverture du score de Frederic Kanoute, Juande Ramos, l'entraîneur du FC Séville, a reçu une bouteille d'eau pleine sur le crane et a dû être évacué sur civière de l'enceinte du Betis. Le match a dégénéré en tribune mais aussi aux abords du stades et l'arbitre a logiquement interrompu ce triste spectacle. Ce matin, l'Espagne est sous le choc mais pas vraiment surprise. La guerre verbale qui a opposé les dirigeants des deux clubs, notamment depuis le match aller où les hommes de Luis Fernandez sont allés faire 0-0 à Séville, n'a fait qu'envenimer une rivalité déjà exacerbée entre les supporters des deux camps. Le public du Betis, déjà vexé de lutter pour le maintient l'année de son centenaire pendant que son rival joue le titre, avait plutôt besoin d'un appel au calme que du climat délétère qui a précédé ce match retour. Les autorités avaient pourtant tiré la sonnette d'alarme en début de semaine et mis les dirigeants face à leurs responsabilités par la voix de Jaime Lissavetzky, le secrétaire d'Etat en charge du Sport. "Nous devons être conscient de l'importance du football et de l'éthique. Le bon sens et l'intelligence doivent primer sur touts les autres aspects et il faut s'assurer qu'aucun incident ne se produise. On ne peut pas donner une image négative aux spectateurs, aux joueurs et à la société dans son ensemble. Le spectacle doit passer avant tout." Le message n'ayant pas été entendu, le gouvernement et la Fédération espagnole devraient prendre des mesures exemplaires pour tenter d'enrayer le phénomène. "Beaucoup d'argent a été investi dans la sécurité et nous ne voulons pas qu'ils se produisent des faits tels que ceux qu'on a vu récemment en Italie et il faut donc agir avec la plus grande rigueur", a commenté le Secrétaire d'Etat. "Il existe un projet de loi contre la violence et la xénophobie qui va être étudié par le Parlement et on a vu qu'il était indispensable de le voter." Le compité de discipline qui se réunit ce jeudi devrait infligé au Betis une lourde sanction qui pourrait aller jusqu'à 12 matchs de suspension de stade, selon la presse espagnole. La vidéo de l'incident :

L'immense ailier gauche bulgare Hristo Stoïchkov, actuel sélectionneur de son pays, est poursuivi devant la justice américaine par un obscur adversaire à qui il aurait brisé la jambe lors d'un match amical en 2003 aux Etats-Unis. Hristo le fou évoluait alors, aussi chien fou qu'à l'ordinaire, dans ce qui aura été son dernier club le DC United de Washington. Le plaignant, un dénommé Llerena, réclame à la fédération de soccer, au club et au joueur la bagatelle de 5 millions de dollars pour réparer le préjudice d'une carrière ruinée.... Rappelons pour ceux qui ne l'ont pas connu en activité que Hristo Stoïchkov a été élu Ballon d'Or en 1994, année où il aura contribué très activement à la 4ème place de la Bulgarie en Coupe du Monde et réalisé un doublé Coupe-Championnat avec le Barça. Hristo Stoïchkov, qui figure également dans le classement des 125 meilleurs joueurs de tous les temps estampillé par Pelé, est sans conteste l'un des joueurs les plus spectaculaires de ces vingt dernières années. Habile technicien, vif comme l'éclair, doté d'une frappe foudroyante en jeu ou sur coups de pied arrêtés et sanguin comme pas un, le joueur bulgare aura marqué son époque tant par son football que par ses écarts de conduite, assurant un spectacle digne d'un John Mac Enroe du foot, auprès des arbitres et adversaires. Ses débordements, jambes vaguement arquées, coudes écartés, et sa physionomie particulière (musculature sèche, nervosité apparente) auront marqué pas mal de gamins et fasciné les apprentis centreurs. Le jeune Stoïchkov avait ainsi commencé sa carrière internationale et européenne en étant banni du football bulgare pour violences, insultes, etc, alors qu'il avait à peine 20 ans. Un bel exemple de joueur atypique... à suivre avec (im)modération. Son site : http://www.cmgworldwide.com/sports/stoitchkov/

Après la qualification assez logique, mardi, de Marseille et Nantes, respectivement contre Vannes (5-0) et Sedan (1-1, 6 à 5 aux t.a.b.), la soirée de mardi nous a réservé une surprise de taille avec la qualification de Monceau-les-Mines, vainqueur de Lens 1-0. 15es du championnat de CFA, les Montcelliens ont bien exploité l'apathie du dauphin de Lyon pour s'adjuger leur place en demi-finale grâce à un penalty concédé par Sébastien Chabbert, le remplaçant d'Itandje, et transformé par Christophe Alidor. Jean-Pierre Pernaut tient son nouveau Calais. Le vestiaire de Monceau a explosé après leur victoire contre Lens - crédits : Panoramic Du côté du Stade Bonal, Sochaux, 4e de la Ligue 1, a lui fait chuté (2-1) une équipe de Paris tenante du titre mais surtout préoccupée par son maintient dans l'élite. Le turn over qui avait payé à Athènes a cette fois montré ses limites, notamment en premier mi-temps. Avec un but et une passe décisive d'Isabey, les Lionceaux en ont profité pour prendre de l'avance. Malgré une bonne seconde période et un but contre son camp d'Afolaby, les Parisiens n'ont donc pu revenir au score et disent adieu à leur compétition fétiche. Le tirage au sort des demi-finales de la Coupe de France aura lieu dimanche.

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