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Archives > Avril 2007

Chelsea - Liverpool : présentation

Posté par Edouard le 30.04.07 à 19:09 | tags : chelsea, ligue des champions, liverpool

Entre Benitez et Mourinho, les poignées de main sont plutôt glaciales (panoramic)Alors que Chelsea a probablement dit adieu au titre de champion d'Angleterre ce week-end en concédant le nul devant Bolton (2-2), pendant que Manchester United obtenait une victoire heureuse (4-2) après avoir été mené 2-0 à Everton, la pression monte pour José Mourinho et ses hommes dans leur quête de la Ligue des champions, l'autre grand trophée convoité par Roman Abramovitch. Un contexte dont le coach de Liverpool Rafael Benitez n'a pas manqué de profiter pour titiller encore un peu son meilleur ennemi.

"Ça lui a coûté le titre", a d'abord déclaré Benitez en référence au turnover pratiqué pour une fois par Mourinho (Drogba, Lampard et Joe Cole ont débuté sur le banc) avant de critiquer l'ambition dévorante de Chelsea. "Ils essaient de tout gagner - ce qui leur met déjà suffisamment de pression sans que j'ai besoin d'en rajouter. Ils réalisent la pression qu'il y a sur eux, il suffit de demander à Mr Abramovich ce qu'il veut : la Champions League ou la Premier League. Ils sont au courant."

Si la contre-performances des Blues ce week-end les laisse désormais à 5 points du leader Man U avec seulement trois matchs à jouer (dont un Chelsea - Manchester, le 9 mai), dans l'immédiat c'est surtout la blessure contractée par Ricardo Carvalho qui inquiète côté londonien. "Il est clairement forfait", s'est lamenté Mourinho. "Il est touché au genou et c'est un coup dur pour nous. Il a tout simplement été notre meilleur défenseur cette saison. Nous avons perdu à Liverpool en Premier League sans lui et nous allons encore devoir nous rendre à Anfield sans lui. Mais nous avions alors dû aligner Paulo Ferreira en défense centrale. Cette fois, nous avons de meilleures options." De fait, Carvalho avait rayonné au match aller en repoussant la plupart des tentatives liverpuldiennes.

L'essentiel Michael Essien, suspendu à l'aller, devrait donc faire son retour au sein de l'équipe au poste d'arrière central (l'option Khalid Boulahrouz apparaît peu probable). En l'absence de Michael Ballack, qui a lui subit une opération à la cheville en Allemagne, Claude Makelele pourrait donc retrouver les joies d'une titularisation en Ligue des champions aux côtés de Mikel et Lampard. Côté Liverpool, l'infirmerie n'a pas bougé depuis le match aller mais Benitez devrait opter pour un 4-4-2 plus offensif avec Crouch et Kuyt devant.




Bayern Munich : Uli Hoeness confirme le grand nettoyage

Posté par Edouard le 30.04.07 à 16:36 | tags : bayern, bundesliga
Comme je vous le rapportais la semaine dernière, le grand coup de balai réclamé par Ottmar Hitzfeld devrait bien avoir lieu cet été. Suite à la nouvelle défaite du Bayern, battu à domicile par Hambourg (1-2), qui éloigne un peu plus le club de la Ligue des Champions (4e à 7 points du Werder), le directeur sportif Uli Hoeness n'y est pas allé de main morte pour décrire ce que lui inspirait son effectif actuel.

Pas de classe 
"Il est évident que l'équipe va être complètement changée", a déclaré l'ancien joueur du grand Bayern des années 70. "Nos fans n'auront plus à voir cette équipe. On ne peut plus continuer ainsi. Cette équipe a eu sa chance mais n'a pas su la saisir. Elle n'en mérite pas d'autre. Nous manquons de classe dans certains secteurs du jeu, il va donc nous falloir y remédier. Oliver Kahn, qui a réaffirmé qu'il serait là l'an prochain pour aider à redresser le club, a cependant préféré ne pas en rajouter avec une de ses déclarations houleuses dont il a le secret en jouant plutôt sur l'ironie : "Si je devais dire ce que je pense vraiment, le club serait obligé de me suspendre. J'ai peur de perdre mon job, donc je préfère ne rien dire du tout." En voilà au moins qui n'a pas perdu son humour.







Barthez se fait la malle

Posté par Louis Laffitte le 30.04.07 à 15:00 | tags : ligue 1
Agressé par des supporters à la sortie de la Beaujoire samedi soir après une énième défaite du FC Nantes (0-2 face à Rennes), Fabien Barthez a mis un terme à son séjour en Loire-Atlantique hier pour se réfugier auprès des siens dans la région lyonnaise. Triste fin pour le plus grand gardien de l'histoire du football français.

Une agression hallucinante
Scandaleux. C'est le seul adjectif valable pour qualifier le comportement de ces pseudo supporters qui ont tendu un piège à Barthez à sa sortie du parking de la Beaujoire samedi soir. Rappel des faits : Au volant de sa Porsche, l'ancien international est pris à partie par des furieux qui assènent des coups de pieds sur son capot et tentent de le faire sortir de sa voiture. L'intervention des CRS met un terme à l'incident, évitant le pire, mais non sans que Barthez ait été forcé de frapper un de ses agresseurs pour se libérer.

Choqué, le portier nantais a rendu dans la foulée les clés de sa maison et quitté la région, mettant ainsi un terme à sa pige avec les Canaris débuté le 17 décembre dernier. Les tentatives de conciliation de Rudi Roussillon, le président nantais à l'origine de la venue du « Divin Chauve » sur les bords de l'Erdre, n'y ont rien changé. Barthez a sans doute disputé, à 36 ans, son dernier match professionnel samedi soir. Drôle de façon de mettre un terme à sa carrière mais issue malheureusement inéluctable d'une initiative vouée à l'échec.

Un malaise jamais dissipé
Dès son arrivée, le malaise était palpable. Mal en point en championnat, Roussillon voyait dans l'arrivée du prestigieux gardien un électrochoc salvateur pour son club. L'aura de Barthez, son expérience devaient guider ses nouveaux partenaires vers la lumière. Un calcul très vite caduque. D'abord parce que Barthez n'est pas un leader, bien au contraire. Individualiste, comme son poste le demande d'ailleurs, Barthez a toujours été un apôtre de l'autogestion et de la préparation individualisée.

Là où ses coéquipiers avaient besoin d'un guide, ils n'ont trouvé qu'un égoïste concentré sur son propre retour en forme. A cela s'est rapidement ajouté la surprise de Barthez devant l'état du club, lui qui quinze jours après son arrivée confiait à un ami : « Ici, c'est le Club Med. »

D'incompréhensions en conflits larvés avec les cadres de l'équipe (Da Rocha, Savinaud, Signorino..) ou les jeunes pousses (Payet...), la situation a très vite pourrie, Barthez y gagnant même un nouveau surnom : la « Diva Chauve ». Ambiance...

Barthez pas au niveau
Il est vrai qu'elle ne risquait pas de s'améliorer alors que sur le terrain Barthez se montrait bien loin du niveau espéré. D'une bourde à Troyes au but gag encaissé face à Sedan, en passant par les cinq buts pris à domicile face à Valenciennes, l'ancien champion du monde avait fini par se mettre tout le monde à dos.

Et que dire de son initiative de faire venir son diététicien personnel lors d'un stage de l'équipe au Croisic pour qu'il explique à ses coéquipiers les vertus d'une alimentation saine ? Au mieux maladroite, elle a évidemment vexé certains cadres du vestiaire, énervés d'être pris pour des gamins.

A la décharge de l'ancien marseillais, on ne peut pas dire qu'il avait été, on le répète, des mieux accueillis. On peut ainsi encore se demander comment Frank Signorino, au palmarès... inexistant, ait pu s'interroger publiquement sur ce que Barthez allait apporter à son équipe. L'explication d'une telle attitude, apparemment largement partagée par l'effectif, nous ait fournie par un membre proche du club : « Tout le monde a eu peur de lui, à savoir qu'il devienne le sauveur. Toute le monde a manipulé la presse, les supporters : des joueurs historiques, le staff médical. Tous ont annihilé l'effet Barthez. De peur qu'on leur pique le club. »

Alors certes Barthez a été loin de ce qu'on lui connaît (22 buts encaissés en 17 matchs) et de l'exemple qu'il était censé incarner, mais les dés semblaient donc pipés dès le départ.

Un immense gâchis
Reste en tout cas l'impression d'un immense gâchis : Pour le club qui fonce droit vers la L2 et pour qui cet épisode n'est qu'un exemple de plus de la gestion catastrophique dont il est l'objet depuis de nombreuses années. Et bien sûr pour Barthez, qui s'il devait mettre un terme à sa carrière sur cette histoire, quitterait le monde du football par une toute petite porte.

Une question demeure malgré tout en suspens : Qu'est ce qu'un gardien de la dimension de Barthez était venu faire à Nantes de toute façon ? Il rêvait du TFC mais on lui a claqué la porte au nez. Il s'est alors rabattu sur la proposition des Canaris, alors que même si sa Coupe du Monde avait été bonne, sa saison dernière sous le maillot de l'OM avait été plus que moyenne.

Comme son ancien coéquipier Marcel Desailly, qui avait eu bien du mal à mettre un terme à sa carrière, il semble bien que ce grand champion n'ait pas su dire stop. Dommage qu'il ait fallu une troupe d'imbéciles pour que l'évidence lui saute enfin aux yeux.




Ligue 1 : Ça se décante (un peu)

Posté par Edouard le 30.04.07 à 13:02 | tags : bordeaux, lens, om
Comme je l'expliquais encore la semaine dernière sur ce blog, la course au podium de la Ligue 1 n'en finit plus rebondir. Avec les victoires de Bordeaux, Marseille et Rennes, ce week-end, conjuguées aux défaites de Lens et Toulouse, le suspens reste à son comble pour l'attribution des 2e et 3e places qualificatives pour la Ligue des champions. Une situation qui nous promet des multiplex endiablés lors des deux dernières journées de championnat.

Bordeaux sort du bois, Lens aux abois
Le Bordeaux - Lens qui se disputait hier en fin d'après-midi au Stade Chaban Delmas valait très cher pour les deux équipes. Malgré l'expulsion de David Jemmali après 38 minutes de jeu, ce sont donc les Girondins qui en sont sortis vainqueurs grâce à un but de l'ancien lensois Jussiê (13e). La défense des Bordelais, qui n'a plus concédée de but depuis le 17 mars et un déplacement à Sedan (1-1), a une nouvelle fois tenue. Mais sans le moindre titre cadrée de la part du RC Lens, on voit mal comment il en aurait pu en être autrement. Les Nordistes, qui avaient refait surface en battant Le Mans la semaine précédente, se retrouve à nouveau en mauvaise posture. Désormais 3èmes avec un point d'avance sur Marseille et Toulouse, et deux sur Rennes, ils reçoivent le Téfécé samedi avant de se rendre à Lyon quatre jours plus tard.

Marseille au deux visages
Encore 8e il y a quelques semaines, l'Olympique de Marseille réalise comme Bordeaux un come-back retentissant aux avants-postes. Face à une équipe de Sochaux qui se battait elle pour l'Europe il n'y a pas si longtemps, les hommes d'Albert Emon ont pris leur responsabilités après avoir encaissé l'ouverture du score par Jérôme Leroy (6e) sur une énorme mésentente Beye - Rodriguez. Mais avec, notamment, un grand Ribéry (2 passes, 1 but) et un très bon Djibril Cissé (1 but, 1 passe), l'OM a de quoi faire plier plus d'une défense (4-2 au final). Les rêves de Ligue des Champions de la cité phocéenne ont encore une bonne chance d'être exhaussés à condition de retrouver une plus grande sérénité défensive. On en saura plus après le déplacement à Monaco et la réception de Nancy.

Toulouse replonge
Malgré un exploit individuel de Mansaré qui leur a permis de cueillir les Parisiens à froid, samedi après-midi, les Toulousains n'ont pas pu résister à la bonne forme des joueurs de la capitale qui avancent actuellement à un rythme de champions (13 points sur 15 possibles). Le but en coup du foulard d'Emana, refusé pour une sortie de but alors qu'il avait contrôlé le ballon de la main (involontairement ?), aurait pu leur permettre de mener 2-0. Au lieu de ça, le PSG a rapidement égalisé et finit par dérouler avec une nouvelle inspiration de Jerôme Rothen, auteur d'un lob somptueux en fin de match (3-1). Les hommes d'Elie Baup devront ramener un résultat de Lens, avant de recevoir Le Mans, pour revenir dans la course au podium.


Rennes, roi du finish
La bonne forme rennaise s'est confirmée ce week-end dans le derby de l'atlantique face à Nantes (2-0, buts d'Utaka et Briand), un adversaire il est vrai assez peu difficile à battre actuellement. Toujours est-il que les Bretons se replacent dans la lutte pour les places européennes, en réalisant, comme d'habitude, une grosse fin de saison. Invaincus depuis 7 matchs (4 victoires et 3 nuls), ils ont maintenant pour mission de sortir vainqueurs du Rennes - Bordeaux à venir samedi prochain. Le suspens est garanti, que je vous dis !




Copa Libertadores : Boca Juniors écrase Bolivar 7 à 0

Posté par Edouard le 27.04.07 à 18:40 | tags : argentine, foot en vidéos
Pendant que le vieux continent s'extasie devant les demi-finales de la Ligue des Champions, de l'autre côté de l'Atlantique, la compétition qui fait fureur se nomme la Copa Libertadores. Sur le même principe que la LDC, cette épreuve continentale réunit les meilleurs clubs d'Amérique du Sud (plus le Mexique) et offre à son vainqueur le droit de disputer la Recopa Sudamericana contre le vainqueur de la Copa Americana, pour le titre honorifique de meilleure équipe d'Amérique latine, ainsi que de participer au Championnat du Monde des clubs (ex-Coupe intercontinentale).

Riquelme régale
Le contexte étant maintenant posé, allons droit au but. Ce jeudi, la dernière journée des phases de poules de la Copa Libertadores a donc vu le club argentin de Boca Juniors exploser les boliviens de Bolivar sur le score sans appel de 7 buts à 0. Une tôle record notamment orchestrée par Juan Roman Riquelme, retourné au pays cet hiver après avoir passé la première moitié de la saison sur le banc de Villarreal, et le duo d'attaque formé par Rodrigo Palacio et Martin Palermo qui devient le meilleur buteur du club en compétitions internationales, ex aequo avec le vieux Francisco Varallo, 96 ans.

Boca - Velez en huitièmes
Distancé en championnat d'Argentine, où la surprenante équipe San Lorenzo mène les débats, Boca compte bien aller le plus loin possible dans la compétition alors que les "gallinas" (poules) de River Plate, leur rival historique, terminent dernières de leur poule malgré un succès obtenu sur le club chilien de Colo Colo. Boca va maintenant affronter un autre club argentin, Vélez Sarsfield, en huitièmes de finale de la Libertadores.

Le tirage des huitièmes de finales de la Copa Libertadores :

Caracas FC (VEN) vs Santos FC (BRA)
Defensor Sporting (URU) vs Flamengo (BRA)
Paraná Clube (BRA) vs Libertad (PAR)
Cúcuta Deportivo (COL) vs Toluca (MEX)
Nacional (URU) vs Necaxa (MEX)
Boca Juniors (ARG) vs Vélez Sarsfield (ARG)
Sao Paulo (BRA) vs Gremio (BRA)
América (MEX) vs Colo Colo (CHI)


La vidéo de Boca - Bolivar :




A surveiller : Super Nani

Posté par Edouard le 27.04.07 à 13:37 | tags : a surveiller, foot en vidéos, portugal
Bien que la couverture du championnat du Portugal soit assez limitée en France, vous avez probablement entendu parler cette saison de la nouvelle perle du football lusitanien, j'ai nommé Luís Carlos Almeida da Cunha, dit Nani. Ce phénomène âgé de 20 ans qui évolue au Sporting Lisbonne et compte 5 sélections en équipe du Portugal est déjà sur les tablettes des plus grands clubs européens et pourrait changer d'air dès cet été si l'un d'eux est prêt à débourser les quelques 20 millions d'euros pour l'instant réclamés par son président.

Sur les traces de Luis Figo, Simao, Quaresma ou Cristiano Ronaldo, parmi les illustres joueurs portugais formés au Sporting, Nani a intégré l'équipe première du club lisboète la saison dernière alors qu'il n'était âgé que de 18 ans. Auteur de 4 buts en 29 matchs de Superliga en 2005/06, cet ailier plutôt fluet (1,75 m pour 66 kg) a explosé cette année en ouvrant son compteur but en Ligue des champions (le Sporting a fini 3e dans le groupe du Bayern et de l'Inter) et en équipe du Portugal pour sa première sélection, en septembre 2006 face au Danemark. "Il est l'un des jeunes joueurs les plus doués en Europe", reconnaissait Félix Magath, alors entraîneur Bayern, avant d'affronter le Sporting. "Il est encore plus fort que ce que je pensais", ajouta-t-il après la rencontre.

Courtisé de toutes parts (Chelsea, Tottenham, Atletico Madrid), Nani a été un temps pressenti du côté de Manchester United où Cristiano Ronaldo n'a pas hésité faire sa pub en déclarant : "J'aimerais voir Nani et plus de Portugais à Manchester United." Les dirigeants mancuniens, et en particulier Carlos Queiroz, n'avaient de toutes façons pas attendus ce conseil pour suivre le prodige du Sporting, avec qui le club entretien de très bonnes relations depuis le transfert de Ronaldo. Présenté comme un successeur potentiel de CR, qui a finalement prolongé son contrat avec Man U, Nani devrait quoiqu'il arrive atterrir dans un très grand club.

"Le club qui veut le garçon connaît son tarif, 20 millions d'euros, on ne laissera pas partir Nani pour moins que ça", déclarait en mars dernier un représentant du Sporting à skysports.com. "Nous sommes au courant de l'intérêt que certains clubs anglais prête à Nani, et c'est normal étant donné la qualité du joueur, mais jusqu'à aujourd'hui, nous n'avons pas reçu la moindre offre par écrit." Le récent changement d'agent de Nani, qui a quitté Ana Almeida pour Jorge Mendes, pourrait donner une indication sur sa prochaine destination. Mendes s'occupant des affaires Critiano Ronaldo et... Jose Mourinho. Affaire à suivre...

Nani en action :




Coupe de l'UEFA : Le Werder prend une claque

Posté par Louis Laffitte le 27.04.07 à 11:21 | tags : coupe uefa
Ecrasé 3-0 par l'Espanyol Barcelone en demi-finale aller de la Coupe de l'UEFA, le Werder de Brême a pratiquement perdu toute chance de disputer la finale le 16 mai à Glasgow. Dans l'autre confrontation, 100% espagnole cette fois-ci, Osasuna a profité de l'avantage du terrain pour prendre un petit avantage (1-0) sur le tenant du titre, le FC Séville. Matchs retours prévus le jeudi 3 mai.

Devant l'armada espagnole qui avait placé trois clubs dans le dernier carré, le Werder de Brême se présentait comme seul capable d'empêcher une finale 100% ibérique. Mais au vu du match d'hier soir, cet espoir semble bien mort et enterré.

Diego sous l'éteignoir
Opposé à l'Espanyol Barcelone au Stade Olympique de Montjuich, les hommes de Thomas Schaaf n'ont jamais semblé en mesure de perturber leurs hôtes du soir, solidaires et très bien organisés. Comme un symbole, c'est le défenseur Moises, ultra efficace au marquage de la star adverse Diego, qui a ouvert le score pour l'Espanyol d'une tête (20').

Incapable de réagir, les Allemands concédaient un deuxième but à la 51ème sur un nouveau coup de tête, cette fois de Walter Pandiani. Tim Wiese, le portier allemand, était ensuite expulsé pour une sortie kamikaze dans les pieds de Raul Tamudo (58'), avant que Corominas donne au succès catalan des allures de triomphe (86'). Le retour s'annonce bien difficile pour les coéquipiers de Miroslav Klose, désormais condamné à l'exploit.

Osasuna vire en tête
Dans l'autre demi-finale, une tête de Roberto Soldado sur coup franc (55') a suffit à donner un petit mais précieux avantage à Osasuna avant le retour à Séville. Le buteur sera d'ailleurs suspendu pour le retour pour avoir pris un carton stupide quelques secondes avant d'ouvrir le score. Mais la grosse surprise est venue de l'absence de cartons rouges. Ni Monsieur Braamhaar (l'arbitre responsable de la polémique du coup franc controversé de Man United contre Lille en février en C1), forcé de quitter le terrain après un claquage, ni son remplaçant n'ont réussi à contrôler les 22 acteurs.

Le match retour, capital pour le FC Séville qui vise toujours le triplé Liga-Coupe du Roi-Coupe de l'UEFA, s'annonce bouillant dans la fournaise de l'Estadio Sanchez Pizjuan.

Espanyol Barcelone 3-0 Werder Bremen

Osasuna 1-0 FC Séville




Saviola au coeur de la guerre Barça - Real Madrid

Posté par Edouard le 26.04.07 à 19:07 | tags : fc barcelone, liga, mercato, real madrid
Ce matin, sur le site de Marca...Il ne faut pas croire tout ce qu'on lit dans la presse. Qui plus est lorsqu'elle est sportive, espagnole et qu'elle paraît un jour où il n'y a rien de concret à se mettre sous la dent côté actualité footballistique. Le journal madrilène Marca, connu en France pour avoir annoncé la retraire de Zidane face à l'Espagne, a ainsi balancé la bombe du jour en affichant à sa "une" que l'Argentin Javier Saviola, en fin de contrat avec le Barça, se serait engagé pour rejoindre le Real Madrid la saison prochaine. Une info qui a vite fait le tour des quotidiens sportifs en ligne, de la Gazzetta dello Sport (Italie) à Skyports (Angleterre) en passant par L'Equipe et Olé (Argentine).

Une histoire de négo
A l'origine de ce "scoop" retentissant, la lenteur des discussions entre le "Conejo" et le Barça concernant sa prolongation de contrat. Prêté à Monaco puis au FC Séville, l'an passé, Saviola a réintégré l'effectif Blaugrana cette saison sans véritablement parvenir à s'imposer au sein d'une attaque déjà bien garnie (Ronaldinho, Eto'o, Messi, Giuly, Gudjohnsen, Ezquerro). Les blessures d'Eto'o et Messi lui offriront tout de même le temps de briller un peu en Liga (5 buts en 17 apparitions) et surtout en Coupe du Roi où il inscrivit notamment un triplé face à Alaves. Suffisant, en tout cas, pour dépasser Gudjohnsen à l'applaudimètre du Nou Camp et voir les supporters du Barça réclamer une renouvellement de son contrat qui s'achève le 30 juin prochain.

Accord verbal entre Saviola et le Real ?
Les semaines et les mois ont passé sans que les négociations reprennent entre le joueur et le club, laissant la porte ouverte aux rumeurs de départ de l'international argentin. La Juventus s'était ainsi récemment positionné mais le président Laporta avait lui-même réaffirmé son intention de garder Saviola au Barça. C'est donc avec la plus grande stupeur que la Catalogne a découvert ce matin la nouvelle de son transfert chez le grand rival du Real Madrid sur la base d'un "accord verbal entre le club madrilène et le représentant du joueur", rapportait ce jeudi Marca.

... le démenti de Sport...Sport contre-attaque
Côté Catalan, on n'a donc pas tardé à réagir via le quotidien local Sport qui fait office de porte-voix du Barça. Selon le journal, qui a contacté Diego Queiruga, le représentant de Saviola, ce dernier aurait nié tout contact ou accord verbal entre le joueur et le Real Madrid. La chaîne catalane TV3 annonçait de son côté que les dirigeants Blaugrana allait rapidement faire parvenir une offre à Saviola. Mais cette proposition porterait sur une somme de 2 millions d'euros annuel plus prime alors qu'il en touche aujourd'hui 4.

Si le feuilleton Saviola - Real n'est donc peut-être pas tout à fait fini, il n'est donc qu'un épisode parmi d'autres dans la guerre fratricide que se livre chaque semaine le Real et le Barça par presse interposée.




R.I.P. : Alan Ball

Posté par Edouard le 26.04.07 à 15:43 | tags : angleterre, foot en vidéos, vintage
Alan Ball sous le maillot d'Arsenal (Panoramic)Pendant que la planète football s'inquiète de la santé de Diego Maradona, récemment annoncé mort par une rumeur douteuse en provenance d'Argentine, un grand nom du ballon rond nous a quitté cette semaine en la personne d'Alan Ball, champion du monde 1966 avec l'équipe d'Angleterre, victime à 61 ans d'une crise cardiaque alors qu'il tentait d'éteindre un incendie dans son jardin.

Joueur notamment passé par Blackpool, Everton et Arsenal, Ball est connu comme étant le plus jeune membre de la sélection anglaise qui a remporté la Coupe du Monde 1966 à domicile. Le natif de Farnwroth n'avait que 21 ans mais a fortement contribué à la victoire finale de son équipe comme l'ont rappelé ses anciens partenaires.

"C'était probablement le meilleur joueur sur la pelouse ce jour-là et sans son impact, le résultat aurait sans doute été différent", a notamment déclaré Sir Bobby Charlton, le capitaine de la sélection. "Il était d'un grand calme et une inspiration pour nous tous. Alan était toujours joyeux et pétillant dans tous ce qu'il faisait en tant que joueur. Il travaillait avec beaucoup d'enthousiasme et gardait le sourire quoiqu'il arrive."

"C'était un petit joueur sensationnel qui avait une vision et un touché de balle excellents. Avec sa conduite de balle impeccable, il n'avait pas besoin de courir vite. Il lisait parfaitement le jeu et prenait toujours la bonne décision. C'était le plus jeune joueur de l'équipe et nous étions tous impatients de le voir à notre prochaine réunion qui était prévue dans deux semaines. Je suis très triste et choqué par cette nouvelle. Alan va nous manquer terriblement."

Appelé à 72 reprises avec la sélection aux Trois Lions, Alan Ball avait été inscrit au Hall of Fame du football anglais en 2003. Les joueurs de l'équipe d'Angleterre porteront un brassard noir en hommage à "Bouncy" (le remuant) le 1er juin prochain lors de la venue du Brésil à Wembley.

Alan Ball sous le maillot d'Arsenal :




Chelsea-Liverpool : Les réactions

Posté par Louis Laffitte le 26.04.07 à 12:34

Chelsea:

José Mourinho : "Je suis très heureux du match de mes joueurs. 1-0, c'est un résultat positif. Mais notre avantage est très court. On a eu l'opportunité de marquer trois, quatre buts en première mi-temps, où on a très bien joué. Ensuite, après le repos, Liverpool a réagi. Chelsea a mérité sa victoire, pas de questions là-dessus. Ce résultat nous donne une chance d'aller en finale. Liverpool est performant à domicile, mais on a une chance bien réelle." (Sur le buteur Joe Cole) "C'est un très bon joueur, évidemment. Mais je dois féliciter tous mes joueurs, un par un. Ils ont tous eu une grande contribution à notre succès." Joe Cole : "On verra l'importance de ce but la semaine prochaine, on en est qu'à la mi-temps. Nous sommes déçus de ne pas avoir marqué quelques buts de plus en première mi-temps, on avait le sentiment d'être au-dessus. Ils ont bien joué en deuxième,..., mais on s'est battus et c'était l'un de ces matchs où il faut puiser dans les ressources. On est qu'à la moitié du chemin, et on ne pas s'enflammer sur une victoire 1-0. Nous sommes heureux d'avoir gagné. Mais on a vu des équipes avec un plus gros avantage se faire éliminer, donc on garde les pieds sur terre. La décision se fera la semaine prochaine." Rafael Benitez : "On a mal joué en première mi-temps, on rendait trop vite le ballon et ils ont pu évoluer contre-attaque. Recevoir au retour à Anfield est un avantage. On a gagné en championnat contre Chelsea (2-0, en janvier) et on peut le refaire. Au vu de notre deuxième période, je suis confiant et je pense qu'on peut s'imposer. Il faudra marquer deux fois, mais on l'a déjà fait contre eux, je le répète." Steven Gerrard : "L'humeur n'était pas à l'abattement dans les vestiaires. Tout est encore ouvert. Si on marque en premier à Anfield, on pourrait bien avoir une super seconde manche. Je pense que Chelsea est content du résultat, mais ils vont quand même nous respecter au retour. Ils savent que rien n'est fini et ils ont déjà vu l'ambiance d'Anfield. Ils savent qu'on peut les battre chez nous - comme on l'a prouvé en championnat plus tôt cette saison. (Sur sa volée du gauche sauvée par Petr Cech) Petr Cech a fait un super arrêt et je ne crois pas qu'il y ait un autre gardien en Europe qui aurait sorti ce ballon - j'étais déjà prêt à célébrer le but !" Dirk Kuyt : "Ce n'est évidemment pas le résultat qu'on voulait, but on est qu'à mi-chemin de cette demi-finale. Les supporters à Anfield sont vraiment spéciaux et ils n'auront besoin d'aucun encouragement pour mettre une ambiance incroyable mardi soir. Les soirées européennes à Anfield n'ont pas d'équivalent et nous devrons nous mettre au diapason. Avec les supporters derrière nous, nous avions une chance d'inverser la tendance."




Chelsea - Liverpool : Le résumé vidéo

Posté par Edouard le 26.04.07 à 10:53 | tags : chelsea, ligue des champions, liverpool

Comme on pouvait s'y attendre, la demi-finale 100% anglaise qui opposait hier Chelsea à Liverpool a été plus avare en spectacle que le duel Manchester - Milan disputé mardi à Old Trafford. Cette rencontre remportée par les hommes de Jose Mourinho aura tout de même été marquée par la puissance et la classe de Didier Drogba, à l'origine notamment du but de Joe Cole et d'un amour de déviation en aile de pigeon pour Frank Lampard. Liverpool devra trouver une solution pour contrer l'Ivoirien s'il espère renverser la tendance la semaine prochaine à Anfield. 




Rendez-vous à Anfield

Posté par Louis Laffitte le 26.04.07 à 00:37 | tags : chelsea, ligue des champions, liverpool

Grâce à Joe Cole, Chelsea l'a emporté d'un tout petit but (1-0) face à Liverpool, ce soir à Stamford Bridge, en demi-finale aller de la Ligue des Champions. Une action de grande classe de Didier Drogba à la demi-heure de jeu a permis à l'international anglais de faire pencher la balance d'un match intense en faveur des Blues. Maîtres du ballon, les Reds regretteront sûrement leurs occasions manquées, mais trouveront dans leur performance des motifs d'espoir avant le match retour le 1er mai à Anfield. >>> Lire la suite


 




Lyon: C'est chacun pour soi 2/2

Posté par Louis Laffitte le 25.04.07 à 19:00 | tags : mercato, ol

Comme prévu, voici la suite de notre revue d'effectif de l'Olympique lyonnais à l'heure où chacun étale ses doutes et examine ses options pour la saison prochaine.

Tiago : La nouvelle a presque fait l'effet d'une bombe : Dans le France Football de mardi, il affirme que "l'idéal serait qu'on (ndlr : les joueurs) reste ensemble la saison prochaine". Mais le même jour paraissait une interview dans le journal portugais O Jogo dans lequel Tiago fait clairement état de ses velléités de départ : "J'ai d'autres ambitions. Je veux jouer dans une grosse équipe et je me verrai bien rejoindre la Juventus de Turin ou l'AC Milan. Mais je sais déjà que Jean-Michel Aulas ne facilitera pas les choses." Après Essien en 2005, Diarra en 2006, au tour de Tiago en 2007 ?

Kim Källström: A priori, il n'y aucune raison qu'il parte. Mais celui qui a disputé le plus de matchs sous le maillot lyonnais cette saison (31), attise la convoitise de nombreux clubs dont le FC Séville et Tottenham.

Juninho : Expliquant qu'il a "acquis le droit d'analyser les choses" à Lyon, il a revendiqué son souhait d'avoir "une équipe encore plus forte" et "des meilleurs joueurs" la saison prochaine. Par ailleurs, il s'est réuni hier pour la première fois avec les dirigeants lyonnais pour discuter d'une prolongation de contrat.

Florent Malouda : On le sait suivi par de grosses pointures européennes (Chelsea, Arsenal, Juventus...). S'il n'a pas encore exprimé de volonté de partir, celui qui est lié à l'OL jusqu'en 2011, attend sans doute de voir comment l'intersaison se déroule avant de se prononcer.

Sidney Govou : Toujours partant mais jamais parti, ce pur lyonnais ne semble plus faire partie des plans d'Houllier pour la saison prochaine. Problème : Seul des clubs de seconde zone type Portsmouth s'intéresse à "Whisky-Coca", 4ème plus gros salaire de Ligue 1 avec 4,5M€ de revenus annuels (pub comprises). Alors énième départ raté ou première migration ?

Sylvain Wiltord : En fin de contrat en juin 2008, et alors qu'il a perdu du temps de jeu depuis la saison dernière, il pourrait bénéficier d'un bon de sortie gratuit de la part de ses dirigeants pour services rendus. Le PSG est prêt à l'accueillir.

Hatem Ben Arfa: Régulièrement aligné en cette fin de saison, le prodige lyonnais n'en reste pas moins un éternel espoir qui peine à s'imposer dans le onze titulaire. Lyon semble toutefois peu enclin à le laisser partir même si Ben Arfa a récemment déclaré à France Football: "Aujourd'hui, j'ai besoin de jouer pour progresser encore plus. Aurai-je la possibilité de le faire à l'OL? Devrai-je partir ailleurs, même dans un club plus huppé? Je suis prêt à tout." Le PSG (encore!) s'intéresse à lui. Un rendez-vous est en tout cas prévu en fin de saison avec ses dirigeants pour examiner sa situation.

Fred : Même si ni lui ni le club n'ont officiellement envisagé de départ, les multiples retards à l'entraînement du Brésilien ont passablement irrité Houllier, Bernard Lacombe et Aulas. Surtout que ce manque de professionnalisme est lié à sa demande de revalorisation de salaire. Il a été reçu par Mariano Faccioli, directeur adjoint de l'OL, pour aborder les deux sujets. Coupet et Juninho ont, eux, été reçus par Aulas. Un signe ?

>>> Lire la première partie 




Lyon: C'est chacun pour soi 1/2

Posté par Louis Laffitte le 25.04.07 à 15:27 | tags : mercato, ol

C'est la débandade à l'OL. Le sixième titre à peine gagné, joueurs, staff et dirigeants font tous part de leurs états d'âme, confirmant s'il en était besoin, que l'ambiance du début de saison est bien loin. Petite revue d'effectif.

Gérard Houllier : Il a demandé "des garanties" sur son avenir. Son président l'a rassuré de suite : "Gérard est
indispensable aujourd'hui à l'Olympique Lyonnais."
Houllier devrait donc encore être sur le banc la saison prochaine, sauf s'il décide de se porter candidat à la succession d'Aimé Jacquet à la DTN.

Grégory Coupet : Le gardien des Bleus négocie actuellement une prolongation de contrat. Coupet, 34 ans, veut signer jusqu'en 2010, mais le club avait prévu une seule année supplémentaire. Tottenham serait intéressé par son profil, alors même que Coupet n'a pas exclu un départ en cas d'échec des négociations.

Eric Abidal : JMA voudrait lui faire "signer un contrat à vie", mais le joueur lorgne avec envie sur le FC Barcelone et Arsenal. En bon businessman, Aulas se laissera séduire en cas de grosse offre. On parle d'une somme entre 15 et 20M€.

Cris : Fâché avec Houllier « le policier » ? Le boss lyonnais a répondu clairement : "Avec Cris, ça va beaucoup mieux. Il est venu me voir hier, a déclaré l'entraîneur rhodanien samedi dernier. Et comme il n'y avait rien entre nous, il a été très facile de se réconcilier." Mouais... Il faudra quand même nous expliquer la soudaine baisse de forme depuis la trêve de celui qui tenait la baraque gone derrière. Solidarité avec Caçapa ou la tête déjà à un départ pour l'AC Milan, qui a toujours un œil sur lui ?

Claudio Caçapa : C'est acquis : L'un des seuls quatre joueurs, avec Juninho, Coupet et Govou à avoir gagné les six titres, quittera le club en juin à la fin de son contrat. Souvent blessé, remplacé par Sébastien Squillaci dans le onze-type, le futur ex-capitaine lyonnais pourrait signer au PSG où l'attend son ancien coach, Paul Le Guen.

Anthony Reveillère : En fin de contrat dans un an, il s'est vu proposer une rallonge à son bail par le board rhodanien. Mais Le Guen, que le connaît depuis ses années rennaises veut aussi le faire venir à Paris. A suivre...

Patrick Müller: Cantonné au banc des remplaçants, il a joué à Auxerre pour la première fois depuis longtemps. En fin de contrat en juin, il partira en toute logique.

Alou Diarra : Depuis qu'il a récemment refusé de jouer en CFA, il est exclu du groupe. Houllier attend ses excuses, mais manifestement le joueur est trop déçu par son temps de jeu cette saison pour envisager autre chose qu'un départ. Le club lui a d'ailleurs indiqué qu'il pouvait chercher un club.

>>> Lire la seconde partie




Manchester - Milan : Les reactions

Posté par Edouard le 25.04.07 à 14:02 | tags : ligue des champions, man u, milan ac

Manchester United :

Alex Ferguson : "Nous avons persévéré et continuer à jouer notre football. Certains de nos mouvements ont été fantastiques. Je pense que nous avons dominé la seconde période. Nous avions l'emprise sur le match et le but de l'égalisation nous a permis d'aller chercher la victoire. Ce résultat nous donne une belle opportunité pour le match retour. Nous sommes devant et ils savent qu'un match difficile les attend. Nous sommes en course pour le titre et ce résultat va nous donner une grande motivation pour la suite."

"Wayne a été une menace pour Milan du début à la fin. Nous l'avons placé seul devant parce que nous voulions étirer leur défense. Ça signifiait qu'il n'allait pas beaucoup participer au jeu mais il a tout de même réussi à réaliser quelques appels fantastiques entre les deux défenseurs centraux et, bien sûr, il a marqué le but de la victoire sur un tir incroyable. C'était une frappe sans contrôle, un but brillant.
Avec la vitesse de notre jeu, je pense que nous marquerons en Italie. Mais je ne sais pas si sera suffisant. Ce ne sera pas facile - mais ça ne sera pas facile pour eux non plus.
"

Wayne Rooney : "C'était une sensation incroybale. Le match a été difficile mais on s'est battu jusqu'au bout. On savait qu'avec une victoire ce serait un peu plus facile d'aborder le match à l'extérieur. Avec un but de retard à la mi-temps face à une bonne équipe de Milan, on savait qu'il serait difficile d'aller chercher la victoire et le manager nous a dit dans le vestiaire de continuer à pousser et que les buts finiraient par arriver. C'est qu'on a réussi à faire. Ça va nous motiver pour la suite. C'est une longue saison et s'imposer comme ça après avoir été menés 2-1, quand on connaît la réputation des défenseurs italiens, c'est beau." Kakà : "Je suis content pour mes buts mais malheureux du résultat. Comme je l'ai dit avant Bayern Milan, il va falloir qu'on réalise une grosse performance à San Siro pour rester en course. Je préfère mon second but, mais le premier n'est pas mal non plus étant donné que je l'ai marqué du gauche, ce qui n'est pas mon meilleur pied. J'ai aussi été près d'en mettre un troisième mais je n'ai pas pu cadrer."

Alessandro Nesta : "La première période a été bonne. Ensuite, nous avons arrêté de jouer ce qui a été notre grande erreur. On pensait qu'on était hors de danger comme à Munich, mais ça ne s'est pas passé comme ça. On va se battre au match au retour. Ils étaient survoltés par leurs fans, mais au retour ce sera exactement l'inverse. Nous avons un public fantastique et je veux dire que nous allons le faire, que nous pouvons le faire."

Gennaro Gattuso : Ça ne va pas très bien sinon je n'aurais pas quitté le terrain. Je ne peux pas poser le pied par terre. Je vais travailler dur pour revenir. Je travaillerai toute la semaine pour être présent pour le match retour."

Adriano Galliani (administrateur délégué du Milan AC) : "Qui est meilleur, Kakà ou Cristiano Ronaldo? Il a fallu qu'on se batte pour trouver un joueur du calibre de Kakà au Brésil. C'est le meilleur buteur de la Ligue des Champions et il a été extraordinaire. Il a marqué deux fois, c'est un joueur de grande classe. Nous n'échangerions pas Kakà avec Ronaldo mais nous aimerions bien avoir les deux dans notre équipe. Enfin, on ne peut pas tout avoir. Si nous avions Ronaldo en attaque avec Kakà et Cristiano derrière, alors on pourrait aller au cinéma sans se soucier de savoir comment va Milan."

Carlo Ancelotti : "On a été très naïfs, on leur a offert la victoire sur un plateau. Un nul aurait été un résultat plus juste. On a bien joué pendant une heure. Manchester United n'a jamais abandonné mais ce n'est pas une surprise. C'était pire après le match à domicile face au Bayern. j'espère que nous aurons récupéré Gattuso pour le match retour."




Manchester - Milan : Le résumé en vidéo

Posté par Edouard le 25.04.07 à 11:43 | tags : ligue des champions, man u, milan ac
Pour ceux qui vaquaient hier à d'autres occupations ou aimeraient revoir les meilleures actions de cette rencontre riche en spectacle et en émotions, voici un résumé de dix minutes de la première manche de la confrontation entre Manchester United et le Milan AC.

Profitez-en, car ce soir il y aura sans doute moins de folie dans le duel 100% anglais entre Chelsea et Liverpool.




Rooney ressuscite les Red Devils

Posté par Edouard le 25.04.07 à 00:05 | tags : ligue des champions, man u, milan ac

Mené 2-1 à la pause, Manchester United est revenu de loin pour s'imposer de justesse à Old Trafford grâce à un superbe doublé de Wayne Rooney (59e, 90e +1). Cristiano Ronaldo avait pourtant mis ses partenaires sur de bons rails en ouvrant le score dès la 6e minute avant que Kaka ne signe lui aussi un doublé de grande classe pour Milan (22e, 37e). Avec ce cours succès anglais, le retour à San Siro reste donc très ouvert et promet surtout de nous offrir encore du grand spectacle. >>> Lire la suite

 




Bayern Munich : Du changement en vue

Posté par Edouard le 24.04.07 à 18:13 | tags : bayern, bundesliga
Cette année, il n'y aura pas de douches à la bière du côté du Bayern Munich. En s'inclinant ce week-end sur le terrain du VfB Stuttgarrt (2-0), les Munichois ont définitivement fait une croix sur le dernier titre qui était encore à leur portée cette saison. Plus inquiétant, ils risquent surtout de ne pas se qualifier pour la prochaine édition de la Ligue des Champions. Un cataclysme qui pourrait conduire à un profond renouvellement de l'effectif à l'intersaison. Mais comment le plus grand club allemand a-t-il pu en arriver là ?

Depuis le titre de l'an dernier, les scènes de joies se sont fait rares au Bayern (Panoramic)Fin de règne
Sept fois champion et deux fois 2e sur la décennie écoulée, le Bayern nous avait habitué à tout écraser au niveau domestique. Une domination sans partage qui avait d'ailleurs tendance à nuire à l'intérêt sportif de la Bundesliga pour les observateurs étrangers. Même lorsque son rival de Schalke 04 semblait parti pour le détrôner, le FCB finissait toujours pas le rattraper à la fin, comme lors de la saison 200/01 où les Munichois reprirent la tête en s'imposant à Hambourg dans les arrêts de jeu lors de la dernière journée.

Excès de confiance ?
Malgré les difficultés rencontrées cette saison, le Bayern a donc longtemps cru pouvoir revenir dans la course au titre. "Nous sommes, bien sûr, concentrés sur la 3e place mais on ne serait pas le Bayern Munich si on ne pensait pas que tout est possible", déclarait ainsi Oliver Kahn après la victoire contre Leverkusen, le 15 avril. "Les équipes de tête gagnent pour l'instant mais cela va finir par changer". Un excès de confiance qui a semble-t-il empêcher le club de réaliser qu'il fonçait droit dans le mur. En virant Felix Magath au profit de l'emblématique Ottmar Hitzfeld, le 1er février dernier, les dirigeants bavarois n'ont peut-être pas pris la bonne décision. Ou alors un peu tard. Car si Hitzfeld a permis au Bayern de venir à bout du Real en 8e de finale de la Ligue des champions, il n'a pu redresser la barre en Bundesliga malgré un début de sursaut.

Kahn, dépité après l'élimination en C1 contre le Milan (Panoramic)"Pas le vrai Bayern Munich"
Depuis son retour sur le banc, l'écart avec le leader a quasi-doublé (9 points contre 5 à son arrivée). A quatre journées de la fin, le Bayern a donc adieu à ses rêves de titre mais sans doute aussi de participation à la Ligue des champions. En déplacement chez le 3e, Stuttgart, les Munichois avaient pourtant l'occasion de retrouver le podium ce week-end. Au lieu de ça, les voilà maintenant à 5 longueurs des partenaires de Matthieu Delpierre. "Je ne souviens pas d'une performance aussi mauvaise dans un match d'une telle importance", a éructé Oliver Kahn après la rencontre. "Après avoir pris le premier but, nous avons commis la même erreur que face au Milan. On est sorti du match et on a immédiatement encaissé un second but. Hassan Salihamidzic, qui rejoint la Juventus en fin de contrat, sont d'ores et déjà acquis. Tout comme les arrivées de Jan Schlaudraff, Hamit Altintop et Jose Ernesto Sosa. Et ce n'est qu'un début. Le Paraguayen Roque Santa Cruz pourrait ainsi faire ses valises en direction du Betis et l'anglais Owen Hargreaves vers Manchester United. Mais en cas de non-qualification à la prochaine LDC, les joueurs pistés ces derniers mois par le Bayern (Rafael van der Vaart, Luca Toni, Miroslav Klose, Arjen Robben, Franck Ribéry...) hésiteront sans doute à rejoindre les bords de l'Isar pour disputer la Coupe de l'UEFA. Oliver Kahn, qui a lui réaffirmé son désir de rester au club, n'a pas fini de pousser des gueulantes.




Chelsea-Liverpool: La revanche

Posté par Louis Laffitte le 24.04.07 à 15:37
Eliminé au même stade de la compétition en 2005 par ce même Liverpool, Chelsea aura à cœur de prendre sa revanche face aux Reds alors que les deux clubs s'affrontent mercredi à Stamford Bridge en demi-finale aller de la Champions League. Clé de la rencontre, l'affrontement tactique entre les deux managers Rafael Benitez et José Mourinho promet beaucoup.

Benitez chambre Mourinho
«Avec Jose Mourinho, nous étions de bons amis jusqu'à ce que je le batte. Cela a changé son état d'esprit. Il a d'excellentes relations avec les entraîneurs qu'il bat. Mais très mauvaises avec ceux du haut de tableau.» La phrase, signée du boss de Liverpool Rafael Benitez, date du 12 avril dernier. A peine qualifié après avoir facilement écarté le PSV Eindhoven en quarts de finale (0-3, 1-0), le coach espagnol lançait déjà les hostilités avec son alter ego portugais.

Un exercice pourtant souvent dévolu à Mourinho lui-même, lui qui est passé maître dans l'art des petites phrases assassines. Devancé cette fois par son homologue, le patron des Blues s'est bien gardé de répondre, conscient que c'est lui qui a la pression la plus forte sur les épaules à l'aube de la confrontation entre les deux clubs.

Liverpool, bête noire de Chelsea
En effet, Liverpool est la véritable bête noire de Chelsea depuis l'arrivée du Portugais au Royaume de Sa Très Gracieuse Majesté. Depuis leurs arrivées simultanées en Premier League en 2004, les deux managers se sont affrontés 13 fois (!), et si les Blues se sont imposé à six reprises (5 en championnat et la finale de la Coupe de la League 2005), c'est bien Liverpool qui a remporté leur confrontation la plus importante.

C'était il y a deux ans, déjà en ½ finale de Champions League, et Liverpool s'était qualifié grâce à un but inexistant de Luis Garcia au retour à Anfield (0-0, 1-0). Pour les observateurs, cet épisode fut contrasté. Fantastique pour les amateurs de tactique, d'occupation efficace du terrain ou d'annihilation des qualités adverses. Soporifique et franchement ennuyeux pour ceux qui rêvaient juste de deux bons matchs de foot à suspense avec bières et pizzas en renfort.

Le plan des Reds
N'en déplaise à ces derniers, le scénario d'une rencontre ultra fermé risque bien de se répéter. D'abord parce que l'enjeu est capital. Liverpool n'a plus que l'Europe pour se parer d'un titre cette saison, tandis que Chelsea est toujours en course pour un fabuleux quadruplé. Ensuite, parce que même si Benitez dispose aujourd'hui de beaucoup plus d'atouts offensifs qu'en 2005 - Baros est parti, Crouch, Bellamy et Kuyt sont arrivés -, l'Espagnol s'est d'abord fait une spécialité de faire déjouer l'adversaire. On ne serait ainsi guère surpris de voir le seul Crouch en pointe pour le match aller au Bridge.

L'idée est simple : Réduire au maximum les espaces, faciliter ainsi la neutralisation des Didier Drogba, Andriy Shevchenko et autres Frank Lampard ; tout cela dans le but de frustrer Chelsea avant de planter un petit but en contre pour aborder le retour en position de force.

Mourinho a t'il la solution?
Et les Blues dans tout ça ? Face au plan machiavélique du boss espagnol, ils devront se montrer plus convaincant que lors du nul 0-0 concédé à Newcastle dimanche dernier. Privé d'une bonne partie de sa puissance physique au milieu avec la suspension de Michael Essien et le forfait probable de Michael Ballack, Mourinho misera sans doute sur la vitesse et la technique du revenant Joe Cole ou de ses jokers du banc Salomon Kalou et Shaun Wright-Phillips.

Incapables de résoudre jusqu'ici le problème tactique posé par Benitez en Europe (trois 0-0 et le 1-0 évoqué plus haut), Mourinho n'a en tout cas plus le choix. Cela fait trois ans maintenant qu'il manage Chelsea et il se doit aujourd'hui de ramener la Coupe aux grandes oreilles à Londres. Son patron, Roman Abramovitch, aurait du mal à digérer un nouvel échec après avoir dépensé sans compter depuis 2003 avec cet objectif en tête, de surcroît si la désillusion venait une fois de plus face aux Reds.

Ca va être chaud!
Heureusement pour lui, son club dispose en Drogba d'une arme fatale phénoménale depuis le début de la saison (31 buts en 51 matchs) et animée d'une énorme soif de revanche. "On essaie de ne pas trop penser à ce match où nous avions perdu sur un but qui n'aurait jamais dû être validé. On pense plutôt à cette revanche car Chelsea est toujours à la recherche d'une première grande victoire sur la scène européenne. On sait que ce match sera très chaud car les confrontations entre les deux clubs ont toujours été âpres. Liverpool, c'est spécial."

Une atmosphère bouillante, des coachs qui jouent gros, une féroce bataille tactique en prévision, de l'esprit de revanche dans l'air, tout est réuni pour qu'on assiste à un grand moment de football.




Manchester - Milan : La donne a changé

Posté par Edouard le 24.04.07 à 12:08 | tags : ligue des champions, man u

MAJ : Le résumé de Manchester United - Milan AC

Gattuso - Ronaldo, un des duels à suivre ce soir (Panoramic)

Pour qui est resté sur la leçon infligée par Man United à l'AS Rome (7-1), il y a tout juste deux semaines, les hommes de Sir Alex Ferguson font probablement figure de favoris incontestés de cette double-confrontation anglo-italienne qui débute ce soir à Old Trafford. Mais dans le football, il peut s'en passer des choses en quinze jours. Et à quelques heures du coup d'envoi de ce match aller très attendu, il semble que le rapport de force entre Mancuniens et Milanais se soit quelque peu inversé.

Hécatombe chez les rouges
Se baser sur le seul Manchester - Roma pour juger de la forme des Red Devils en ce mois d'avril serait quelque peu réducteur. Battus à Portsmouth et tenus en échec sur son terrain par Middlesbrough, samedi, Man U ne domine plus les débats en Premier League avec la même aisance et a vu Chelsea grignoter son retard au fil des semaines. La faute, principalement, à une infirmerie bondée qui pousse Ferguson a échafauder des onze de départ inédit. Ce qui sera encore le cas ce soir.

Déjà privée de Vidic, Silvestre et Gary Neville, la défense mancunienne a perdu ce week-end Rio Ferdinand, touché aux adducteurs. Patrice Evra étant par ailleurs trop juste pour débuter la rencontre, le manager écossais devra donc concocter un back four expérimental avec O'Shea et Brown dans l'axe, Heinze à gauche et Fletcher en arrière droit de fortune. Pas vraiment de bonne augure avant d'affronter l'équipe qui a le plus tiré au but dans cette Ligue des champions. Et en l'absence de Park et Saha, Sir Alex ne disposera que de peu de solutions offensives de rechange sur son banc de touche.

Milan a le moral
Du côté du Milan, le moral est au contraire au beau fixe. Après un début de saison plombé par les points de pénalité et le tour préliminaire de la Ligue des champions, le club lombard a relevé la tête en championnat. Désormais 4e au classement, il compte profiter de sa bonne dynamique domestique pour confirmer sa forme européenne. Sa prestation face au Bayern, en quart de finale, ayant rappelé à ses concurrents que le Milan AC demeure l'équipe la plus régulière de la Ligue des champions depuis quelques années.

Pour les hommes de Carlo Ancelotti, la tâche s'annonce tout de même compliquée face à une équipe de Manchester qui alignera quasiment quatre attaquants (Ronaldo et Giggs sur les côtés, Rooney - Alan Smith dans l'axe) et deux milieux de terrains portés vers l'offensive (Scholes et Carrick). Le technicien italien, qui a démenti l'existence d'un plan anti-Ronaldo, demeure toutefois confiant alors que Dida, annoncé comme un forfait probable, devrait pouvoir tenir sa place dans les buts.

Les équipes probables :

Manchester Utd :
Van der Sar - Fletcher, O'Shea, Brown, Heinze - Scholes, Carrick, Giggs - Ronaldo, Rooney - Smith.
Remplaçants : Kuszczak, Evra, Solskjaer, Fangzhou, Eagles, Lee, Gray.

Milan :
Dida; Jankulovski, Maldini, Nesta, Oddo; Gattuso, Kaka, Pirlo; Ambrosini, Seedorf; Gilardino.
Remplaçants : Kalac, Cafu, Costacurta, Brocchi, Simic, Gourcuff, Inzaghi.




Ligue 1 : Qui veut du podium ?

Posté par Edouard le 23.04.07 à 18:22 | tags : bordeaux, lens, ligue 1, om
Si la soirée électorale de dimanche a pour le moins clarifié la donne politique française, la 33e journée du championnat nous laisse en revanche dans le flou le plus total concernant la course aux places qualificatives pour la Ligue des champions et la Coupe de l'UEFA. De Lens, 2e, à Sochaux, 7e, 6 équipes peuvent encore sérieusement prétendre à un fauteuil sur le podium de la Ligue 1.

Le mystère lensois
Après leur calamiteuse série de 3 défaites et deux nuls, il fallait bien que les Sang et Or nous fassent mentir. En s'imposant tranquillement face au Mans (2-0), Lens a donc récupéré la seconde place qu'il avait abandonné à Toulouse la semaine précédente et se repositionne comme un candidat sérieux à la seconde place. Il serait toutefois hasardeux d'effacer les doutes apparus ces dernières semaines d'autant que le calendrier des Nordistes ne sera pas de tout repos avec, pour commencer, un déplacement à Bordeaux et la réception du TFC. La suite est plus aléatoire puisque le Racing devra rendre visite aux champions Lyonnais avant d'accueillir Nice et d'aller à Troyes, deux candidats à la relégation qui auront peut-être encore quelque chose à jouer.

Bordeaux renaît
Décriés depuis la finale de Coupe de la Ligue pour avoir renoué avec son style de jeu ultra-frileux de l'an passé, les Girondins seraient redevenus sexy en l'espace d'une semaine. Vainqueurs de Nancy (3-0), en match en retard, et Saint-Etienne (2-0), les hommes de Ricardo ont montré un visage plus flatteur, conservé leur cage inviolée (série de 5 matchs en cours) et surtout engrangé des points précieux en vue de la course au podium. 3e ex-aequo avec Toulouse, les Bordelais sont-ils pour autant redevenus favoris pour une qualification en Champions League ? Si l'on se réfère aux fluctuations incessantes du classement de la L1, rien n'est moins sûr. Surtout qu'ils recevront Lens et se déplaceront à Rennes lors des deux prochaines journées.

Toulouse à quitte ou double
La défaite concédée samedi à Rennes (3-2) a brisé la belle dynamique du TFC. Les hommes d'Elie Baup possèdent le même nombre de points que Bordeaux (52) et peuvent donc encore rêver au podium. Mais ce dernier pourrait tourner au cauchemar s'ils négocient mal la venue de Paris puis leur déplacement à Lens. Le choc Toulouse - Bordeaux programmé lors de l'ultime journée sera quoiqu'il arrive d'être décisif pour le classement final.

Ils y croient encore
Légèrement distancés par ce groupe de tête, Marseille (49 points), voire Rennes (48) et Sochaux (48) restent en embuscade pour la 4e place et, éventuellement, le podium. Le OM - Sochaux à venir ce week-end va donc valoir son pesant de cacahouètes pour ces deux formations qui recevront 3 fois lors des 5 dernières journées. Du côté du Stade Rennais, qui semble encore prêt à finir la saison en trombe, la qualité de dernières prestations offrent de nombreux espoirs. A confirmer dès samedi lors du derby de l'Atlantique face à Nantes.

C'est (quasi) foutu
Avec la cuisante défaite encaissée sur le terrain de l'AS Monaco (3-1), sa quatrième en cinq rencontres, Le LOSC a probablement dit adieu à la Coupe aux grandes oreilles. C'est du moins le discours que tenait un Nicolas Plestan dépité après le match. Les Dogues tenteront de bien finir mais avec seulement 46 points à cinq journées de la fin et un niveau de jeu en décrépitude, ils ne sont plus vraiment dans le coup. Même topo pour Saint-Etienne qui a laissé passer une énième occasion de recoller aux équipes de tête en s'inclinant chez lui face à Bordeaux (0-2). Le manque de réaction des deux équipes n'augurent rien de bon pour la suite.




Cristiano Ronaldo : Roi de la Premier League

Posté par Edouard le 23.04.07 à 15:32 | tags : chelsea, liverpool, man u, premier league
Meilleur joueur et meilleur jeune de la PL, Ronaldo a tout raflé (Panoramic)Malgré l'imposante concurrence de Didier Drogba, auteur de 31 buts en 50 matchs pour Chelsea depuis le début de la saison, le virevoltant portugais de Manchester United est donc ressorti comme le grand gagnant des PFA Awards qui ont rendu leur verdict dimanche. Elu meilleur joueur et meilleur jeune du championnat anglais par ses pairs, Cristiano Ronaldo signe un doublé qui n'avait été réalisé qu'une fois dans l'histoire (Andy Gray en 1977).

La reconnaissance des pairs
Annoncé comme le grand favori de ce vote organisé auprès des joueurs de la Premier League, CR confirme à 22 ans qu'il a dépassé le statut d'espoir pour celui de joueur accompli. Avec notamment 21 buts inscrits en 47 rencontre, l'idole des midinettes a gagné le respect des acteurs du jeu. Et ce n'est pas rien. "C'est une soirée spéciale. C'est incroyable, c'est un grand honneur pour moi de remporter de tels prix dans la Premier League", a déclaré Ronaldo. "J'en suis très fier. Mes collègues ont voté pour moi et c'est fantastique parce que les joueurs savent reconnaître la qualité des autres joueurs. Je veux continuer à travailler dur et à m'améliorer parce que ces trophées me donnent une motivation encore plus grande. Cesc Fabregas et Aaron Lennon sont arrivés respectivement 2e et 3e au titre du meilleur jeune. A noter, enfin, que Patrice Evra est le seul joueur français à avoir été retenu dans le onze de l'année au poste d'arrière gauche. De quoi inquiéter Eric Abidal en équipe de France ?

L'équipe type de la saison 2007 :
Edwin van der Sar, Gary Neville, Nemanja Vidic, Rio Ferdinand, Patrice Evra (Man Utd); Ryan Giggs, Paul Scholes, Cristiano Ronaldo (all Man Utd) & Steven Gerrard (Liverpool); Didier Drogba (Chelsea) & Dimitar Berbatov (Tottenham).




La distribution des prix

Posté par Louis Laffitte le 23.04.07 à 14:32 | tags : inter, ligue 1, ol, série a
Trois championnats européens ont livré leur verdict ce week-end. Sans surprise, l'Inter de Milan et l'Olympique Lyonnais ont finalement mis la main sur une couronne qui leur était depuis longtemps promise, tandis que dans le même temps le Celtic Glasgow s'est adjugé son deuxième titre consécutif en Ecosse. Point commun de ces trois triomphes : l'inéluctabilité.

Un titre reste un titre. Et ce malgré le dicton qui proclame qu'à "vaincre sans rival, on triomphe sans gloire". Certes, l'Inter, l'OL ou le Celtic ont pu sereinement dominer leurs championnats respectifs sans que rien ne vienne troubler leurs marches triomphales. Mais ne nous méprenons pas : Même sans adversaires à leurs mesures, ces trois clubs ont bien mérité le concert de louanges qui s'est abattu sur eux depuis leur sacre.

L'Inter, 18 ans après
Commençons par l'Inter. Champion par défaut en 2006 après le déclassement de la Juve, roi incontesté du mercato d'été avec son recrutement royal (Vieira, Ibrahimovic, Grosso, Dacourt, Maicon, Crespo et Maxwell), le club de Massimo Moratti abordait l'exercice 2006/2007 avec une pression démente. Ultra favori du championnat en l'absence de la Juve, et alors que le Milan, la Lazio et la Fiorentina subissaient des points de pénalités, les Interistes n'avaient pas le droit à l'erreur.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les hommes de Roberto Mancini ont répondu avec classe aux attentes. Alors qu'ils couraient après ce sacre depuis 1989, les Nerazzurri sont partis fort et n'ont jamais faibli, alignant même une série hallucinante de 17 victoires consécutives - record européen du genre - qui les a propulsées aux commandes de la Série A.

La Roma, seule équipe à avoir tenté de s'accrocher à ce rythme effréné, est d'ailleurs la seule à avoir battu l'Inter cette saison. C'était mercredi dernier à San Siro (1-3), mais les Romains n'en sont pas moins relégués aujourd'hui à 16 points du champion. Un gouffre. Les deux équipes se retrouveront pour une finale de la Coupe d'Italie qui promet beaucoup.

Respect donc pour cet Inter qui a conquit le 15ème titre du club. Le glorieux ancien Guiseppe Bergomi estime même que cette équipe est la meilleur équipe de l'histoire des Nerazzurri. Un bémol toutefois. Si elle a bien écrasé le championnat de son talent, on ne peut pas dire que son jeu a toujours été flamboyant, au contraire de la Roma. Souvent poussifs, les coéquipiers de Marco Materazzi s'en sont souvent sortis par la grâce de leurs talents individuels.

On attend en tout cas avec impatience la saison prochaine pour y voir cette formidable armada à la lutte avec un Milan et une Juve enfin de retour au plus haut niveau.

Lyon, champion en crise
En France, Lyon était, comme l'Inter en Italie, ultra favori avant le début du championnat. Et comme leurs collègues italiens, les Lyonnais ont survolé la compétition. Auteur d'une première partie de saison flamboyante, et faute de rivaux au niveau, les hommes de Gérard Houllier ont logiquement récolté le un nouveau titre de champion.

Paradoxalement, le sacre n'a pas été fêté à sa juste valeur, les joueurs récoltant même des sifflets après leur indigente prestation face à Rennes mercredi (0-0). La faute à une ambiance qui s'est dégradée depuis l'élimination face à la Roma en Champions League (0-0, 0-2), et à des joueurs qui se sont sans doute relâchés après leurs six premiers mois fantastiques.

Alors même si l'intersaison risque d'être chaude sur les bords du Rhône, il n'en reste pas moins que l'OL a accompli un exploit inédit dans les cinq grands championnats européens. Aucune équipe n'avait en effet déjà réussi à remporter six titres consécutifs. Respect donc à Lyon, mais un peu d'espoir pour ses adversaires qui entrevoient pour la première fois depuis belle lurette des failles dans cette implacable machine à gagner. La saison prochaine risque d'être chaude.

Le Celtic, loin devant les Rangers
Dernier sacré du week-end, le Celtic Glasgow. Celui-là non plus n'est pas franchement une surprise tant leurs seuls rivaux des Glasgow Rangers avaient depuis longtemps perdu tout espoir de combler leur retard.

Alors qu'il ne reste que quatre journées à disputer, le Celtic compte treize longueurs d'avance sur son rival protestant et ne peut ainsi plus être rejoint. Comme un symbole, c'est Shunsuke Nakamura, par ailleurs premier japonais à être sacré meilleur joueur du championnat, qui a offert le titre aux joueurs de Gordon Strachan d'un maître coup franc dans les dernières secondes de leur match à Kilmarnock (2-1). Le Celtic, déjà qualifié pour la finale, peut maintenant espérer ajouter la Coupe d'Ecosse à son deuxième titre consécutif, le 41ème de son histoire.




Les plus beaux buts du week-end

Posté par Edouard le 23.04.07 à 12:12 | tags : foot en vidéos, liga, ligue 1, psg, real madrid
Si l'enjeu va crescendo dans les grands championnats européens à mesure que la saison touche à sa fin, ce n'est pas toujours au détriment du spectacle. En témoigne cette petite sélection de buts inscrits ce week-end.

La patte de Diego
Le petit prodige brésilien du Werder Brême, dont je vous parlais déjà il y a quelques mois, a encore fait des siennes lors de la réception d'Aix-la-Chapelle. Alors que son équipe menait 2-1 dans les arrêts de jeu, Diego a profité de la montée du gardien adverse sur un coup franc pour planter son douzième but de la saison en Bundesliga d'une frappe mesurée à 62,5 mètres. Avec cette victoire (3-1), le Werder conserve donc sa deuxième place et reste en course pour le titre à deux poins du leader Schalke.

 
Le talent d'Achille
Si la précision du tir de Diego est à souligner, que dire de ce but du toulousain Achille Emana inscrit face à Rennes, samedi ? Le milieu de terrain du TFC a tenté sa chance d'un peu moins loin (50 mètres environ), mais avec le portier breton dans ses buts. Légèrement avancé, Simon Pouplin n'a rien vu venir et passera en boucle dans toutes les télés jusqu'à l'attribution du plus beau but de la saison. Il se consolera avec la victoire finale des siens (3-2) qui les relance dans la course à la Ligue des champions.


Le roi Ruud
Très critiqué pour la qualité du jeu proposé depuis le début de la saison au Santiago Bernabeu, le Real Madrid de Fabio Capello a répondu avec la manière ce week-end. Si la finition de Ruud Van Nistelrooy - une reprise de volée limpide - est superbe, c'est toute l'action collective à l'origine du but qui a enchanté le public madrilène. Finalement victorieux 2-1, le Real se relance en plus dans la course au titre grâce à la défaite du Barça devant Villarreal.

 
Magic Rothen
Après une saison morne au possible, le PSG a confirmé ce week-end qu'il a bel et bien retrouvé des couleurs. Les malheureux nantais ont fait les frais de cette fraîcheur parisienne notamment personnifiée par Jérôme Rothen, auteur de son premier but de la saison samedi au Parc. Et quel but ! Son enchaînement contrôle - frappe de volée n'a laissé aucune chance à Barthez et permis à son équipe de faire le break(2-0) avant que le score ne s'alourdisse en seconde période.




L'Ajax retire le numéro 14 de Johan Cruyff

Posté par Edouard le 20.04.07 à 16:23 | tags : foot en vidéos, pays-bas, vintage

Cruyff sous le maillot de l'Ajax (Panoramic)Si le 10 et le 9 sont considérés comme les numéros les plus mythiques du football, le premier personnalisant le meneur de jeu et le second l'avant-centre, il n'en est pas de même pour nos voisins néerlandais. Et plus précisément amstellodamois. Au pays des tulipes, de la bicyclette, du gouda et du football total (pardon pour les clichés mais je n'aime pas les répétitions), c'est le 14 qu'on vénère. Tout ça parce que Gerrie Mühren avait profité de la blessure de Johan Cruyff pour récupérer "son numéro" 9 au début de la saison 1970-71...

"14 pour toujours"
Ce fameux chiffre ne sera plus jamais floqué sur un maillot de l'équipe première de l'Ajax Amsterdam à partir de la saison prochaine, comme l'a annoncé le club néerlandais cette semaine par la voix de son président, John Jaakke. Un retrait symbolique qui rend hommage à la merveilleuse carrière du joueur qui fêtera ses 60 ans le 25 avril : "Johan Cruyff a été inestimable pour l'Ajax et il a donné au club un renommée et une réputation mondiale. Quand vous pensez au numéro 14, vous pensez à Johan Cruyff. Par conséquent nous avons décidé de retirer son numéro en hommage à un footballeur unique. Johan, 60 ans. 14 pour toujours."

Crtuyff porta également le 14 avec l'équipe des Pays-Bas (Panoramic)L'idole d'une génération
Avec l'Ajax, Cruyff aura remporté 8 championnats des Pays-Bas, 5 Coupes des Pays-Bas, 3 Coupes des clubs champions consécutives, une Supercoupe d'Europe et une Coupe Intercontinentale. Mais au-delà des titres, Johan restera comme le chef d'orchestre du football total inventé par Rinus Michel, qui fut son entraîneur à l'Ajax, au Barça et en équipe des Pays-Bas. Et l'idole de tout une génération d'amateurs de ballon rond.

Un sacré numéro
Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore, le 14 qu'il portait sur son dos a rejoint le club très fermé des numéros légendaires du football. Un paradoxe à une époque où les titulaires se voyaient attribuer les numéros de 1 à 11 en fonction de leur poste. Alors que le 10 a été brillamment porté par divers grands joueurs (de Pelé à Maradona en passant par Zidane), le 14 reste donc associé à l'unique image du triple Ballon d'Or (1971, 1973, 1974). Même si Thierry Henry lui fait honneur sous les couleurs d'Arsenal.

Johan dans ses oeuvres :




PSG-Nantes: Il n'en restera qu'un

Posté par Louis Laffitte le 20.04.07 à 11:40
Dernier du classement, le FC Nantes se déplace au Parc des Princes ce samedi pour le compte de la 33ème journée de Ligue 1, pour y affronter le PSG, 17ème, dans un match qui sent la poudre. Pulvérisé (3-0) à Marseille en demi-finales de la Coupe de France dans la semaine, les Canaris sont dans l'obligation de gagner s'ils veulent se sauver. Dans le même temps, les Parisiens, qui restent sur trois résultats positifs, ont l'occasion d'écarter définitivement un concurrent dans la lutte pour le maintien.

Un fond de polémiques
L'atmosphère sera lourde du côté de la Porte de Saint Cloud, samedi à 17h10. D'abord parce que l'enjeu pour les deux clubs est énorme. Aucun de ces deux monuments du football français ne peut en effet se permettre de laisser échapper les trois points de la victoire. Pour le PSG, il signifierait que le mieux entrevu lors des trois dernières sorties est confirmé et que l'opération maintien est en bonne voie. Pour les Nantais, c'est déjà une question de vie ou de mort. Derniers avec cinq points de retard sur leurs hôtes, premier non reléguable, les Canaris se doivent de ramener un résultat de la capitale s'ils veulent entretenir l'espoir de se maintenir.

Lourde, l'atmosphère le sera aussi à cause de l'horaire du match. Les Nantais, qui jouaient mercredi en Coupe à Marseille, avait demandé le décalage du match au dimanche. Le refus de la Ligue a suffit pour les voir crier au complot parisien, eux qui disposeront donc d'à peine plus de 48h de récupération.

Der Zakarian se lâche
« Ce qu'a fait Paris n'est pas correct. Nous allons les punir pour ça, » s'est ainsi lâché Michel Der Zakarian, le boss nantais. Une sortie qui a eu le don d'exaspérer les joueurs parisiens, Sylvain Armand, ancien canari, en tête : « Ce n'est pas bien de parler comme ça. Mais on ne peut pas les en empêcher. Ils réagissent comme ils veulent. Mais on verra bien samedi qui punira qui... »

Sammy Traoré, habitué aux luttes de bas de classement, en a même remis une couche : « Les Nantais sont derrière nous au classement. Si on gagne, on les condamne pratiquement à la descente. On sait ce qu'il nous reste à faire. Mais je ne les vois vraiment pas nous marcher dessus. » Le décor est en tout cas planté.

Roussillon joue l'apaisement
Au milieu de ce poker menteur où chacun défend sa chapelle et en appelle à la masculinité de ses ouailles, certains tentent de ramener le calme. Le Parisien Bernard Mendy juge ainsi que « la meilleure des réponses, c'est l'indifférence. » Rudi Roussillon, président du FC Nantes, cherche lui aussi à apaiser le climat dans une interview parue ce matin dans Le Parisien : « L'heure n'est plus à la polémique (...). ne concerne pas le PSG ni son président, que je connais et que j'estime beaucoup. »

Reste que les Nantais ne se sont pas privés de maintenir sa réservation dans l'hôtel de la Porte de Saint-Cloud où les Parisiens se met d'ordinaire au vert, forçant Paul Le Guen à trouver un autre lieu de retraite pour son groupe. Sans doute, une façon pour eux « d'égaliser » sur le terrain extra sportif.

Un week-end décisif
Au niveau sportif, les Parisiens partiront en tout cas favoris, eux qui ont gagné leurs trois dernières confrontations face aux Nantais à domicile. Nul doute en tout cas que, sitôt le match terminé, acteurs des deux camps regarderont avec anxiété les résultats de deux autres « matchs à six points » de cette 33ème journée. Avec Sedan (19ème) qui reçoit Nice (16ème) et Valenciennes (14ème) qui se déplace à Nancy (15ème), la bataille pour le maintien en Ligue 1 pourrait bien vivre un tournant définitif ce week-end.




Coupe du Roi : Séville a fait le plus dur

Posté par Edouard le 20.04.07 à 10:53 | tags : foot en vidéos, liga
Après la large victoire du FC Barcelone devant Getafe (5-2), marquée par le but d'anthologie de Lionel Messi, le FC Séville a lui aussi fait un grand pas vers la finale de la Copa del Rey en dominant le Deportivo La Corogne sur son terrain (3-0). Les matchs retours, qui se disputeront le 9 mai, devraient donc confirmer ce que tout l'Espagne attendait : un nouveau duel Barça - Séville.

Les hommes de Juande Ramos ont scellé le sort du match dès le premier quart d'heure sur des buts des incontournables Frederic Kanoute (12e) et Jesus Navas (14e) avant que Fabiano ne corse l'addition sur penalty dans les arrêts de jeu (90e+3). Confiant pour la seconde manche ("se serait une grande surprise qu'on perde 4-0 à la maison"), le coach andalou devrait donc retrouver le Barça de Rijkaard en finale, le 23 juin prochain, pour la revanche de la Supercoupe d'Europe où Séville avait explosé les Catalans (3-0).

Le résumé de Depor - Sevilla :




La Roma remet le scudetto de l'Inter à plus tard

Posté par Edouard le 19.04.07 à 18:11 | tags : as roma, foot en vidéos, inter, série a
Les supporters intéristes ont sorti leur beau tifo pour rien (Panoramic)En s'imposant à domicile devant l'AS Rome, l'Inter pouvait officialiser hier son titre de champion d'Italie.Mais tout comme l'OL, qui a buté sur Rennes, les Nerazzurro vont devoir remettre leur fête à plus tard. Pis, ils ont même dû dire adieu à leur série d'invincibilité en concédant leur première défaite de la saison en championnat.

Malgré l'heure avancée de la rencontre, programmée à 17h 30 pour des raisons de sécurité, San Siro s'était pourtant bien garni (63 000 spectateurs) pour célébrer le scudetto de l'Inter. Mais la Roma ne l'entendait pas de cette oreille et concrétisait sa domination en première période sur un centre de Cristian Chivu repris par Simone Perrotta (44e). Au retour des vestiaires, l'arbitre de la rencontre, M. Trefoloni, trouvait pourtant le moyen de relancer l'Inter en accordant à Adriano un penalty totalement inexistant et transformé sans broncher par Materazzi. La Roma commença alors à péter les plombs et pris quelques cartons jaunes avant de retrouver sa concentration.

Rasséréné par ce cadeau, les hommes de Mancini reprenaient le contrôle de la partie et auraient même pu prendre l'avantage sans quelques parades décisives de Doni, bien meilleur que son cousin aperçu à Old Trafford récemment, notamment sur cette tête d'Adriano qui l'avait pourtant pris à contre-pied (59e). Mais l'Inter ne méritait clairement pas cette victoire et le hasard, ou plutôt Figo, fit diablement bien les choses en détournant un coup franc de Totti en fin de match qui prenait Julio Cesar à contre-pied (89e) avant que Cassetti ne vienne sceller le score en fin de match (3-1, 90e+3).

Après le 4-0 infligé à la Sampdoria ce week-end, la Roma confirme qu'elle s'est relevée de sa claque mancunienne. Pour l'Inter, qui risque d'aller fêter son titre dimanche en déplacement à Sienne, cette défaite fait tâche.

Le résumé en vidéo :




Arsenal résiste à l'envahisseur

Posté par Louis Laffitte le 19.04.07 à 16:56 | tags : arsenal, business, premier league
A la surprise générale, David Dein a quitté hier le comité directeur d'Arsenal, dont il occupait le poste de vice-président depuis 1983, à cause d'un profond désaccord concernant la possible vente du club à des investisseurs américains. L'annonce a été faite dans un communiqué officiel signé du président Peter Hill-Wood : « Au nom du comité directeur, j'aimerais exprimé ma gratitude à l'égard de David Dein pour les années de travail données au club. Nous regrettons sincèrement que des différences de vues irréconciliables entre Mr Dein et le reste du comité ait nécessité une telle séparation. »

Arsenal, bastion de résistance
Dein, favorable à l'arrivée d'investisseurs américains, s'est heurté au refus de ses collègues qui ne souhaitaient pas voir le club tomber dans des mains étrangères comme Liverpool, Aston Villa ou Manchester United récemment.

En effet, l'homme d'affaire américain Stan Kroenke a récemment acquis 11,26 % du club et ne faisait aucun secret de ses vues sur les parts de Danny Fiszman, Nina Bracewell-Bracewell-Smith, et de la famille Carr, qui détiennent 44% du club à eux trois.

Mais ces derniers, par la voix de Hill-Wood, ont tenu à exprimer clairement leur refus de voir le club passer sous contrôle étranger : « Ces gens aiment Arsenal, ils n'ont pas besoin de l'argent et n'ont aucune intention de vendre, » a ainsi affirmé le président d'Arsenal dans une interview au Guardian.

Wenger pas en danger
Reste que Dein était à l'origine de l'arrivée d'Arsène Wenger au club londonien en 1996, et il n'en fallait pas plus pour nourrir les rumeurs d'un départ possible du Français. Mais même sur ce sujet, Hill-Wood a tenu à rassurer ses ouailles : « La relation entre Arsène Wenger et le comité directeur est excellente. Il a un contrat jusqu'en 2008 et nous espèrons même qu'il voudra bien le prolonger. » Dein, lui, demeure toujours Président du G14, le puissant groupement des plus grands clubs européens, dont fait bien évidemment partie Arsenal.

Et maintenant ?
Drôle de saison pour Arsenal en tout cas. A la peine sportivement, forcé de faire des efforts financiers pour supporter l'énorme coût de construction de son nouveau stade, le voilà qui perd une de ses figures emblématiques.

Certes, il est rafraîchissant de voir au moins un club résister aux dérives du foot-business. Un club qui refuse de fonctionner selon la logique du profit maximum. Mais à l'heure où tous ses rivaux encaissent les millions d'euros, on peut craindre de voir les Gunners sombrer peu à peu dans l'anonymat faute de pouvoir rivaliser financièrement. Ce serait alors la fin définitive d'une certaine idée du sport.




Messidona

Posté par Louis Laffitte le 19.04.07 à 14:16 | tags : fc barcelone, foot en vidéos
Quel plus bel hommage aurait pu recevoir Diego Armando Maradona, alors qu'il fait face à d'énièmes graves problèmes de santé ? En inscrivant un but exceptionnel face à Getafe, copie conforme de celui inscrit par Diego face à l'Angleterre au Mundial 86, Lionel Messi a montré une fois de plus que le seul digne héritier du génie argentin, c'était bien lui.

"Je dédie ce but à Diego"
Interrogé à la fin de cette demi-finale aller de Coupe du Roi, que le Barça a remporté 5-2, le prodige catalan s'est d'ailleurs empressé de mentionner son idole : « C'était vraiment une belle action et je remercie Dieu. Je dédie mon but à Diego Armando Maradona, en espérant qu'il se rétablisse bientôt. »

Ensuite seulement, il a pu raconter son action : "J'étais concentré sur mon objectif : Le but. J'ai pensé tirer avant, mais j'étais encore loin et un défenseur s'est jeté, donc j'ai continué ma course. Après, j'ai bien vu Samuel (Eto'o) au centre, mais comme j'ai aussi aperçu un trou pour tirer, j'y suis allé seul."

Le jeu des comparaisons est, certes, parfois dangereux mais son but ne risque pas de faire taire ceux qui le voient comme la réincarnation du légendaire numéro 10 argentin. La presse espagnole l'a d'ailleurs déjà affublé d'un nouveau patronyme : « Messidona.»

Adoubé par le Roi
Il y a bien longtemps d'ailleurs que Maradona, lui-même, a déclaré sa flamme pour celui que l'on surnomme « la puce » : « Il est différent des autres, différent d'Aimar, Riquelme ou D'Alessandro. Il semble plus fort, plus rapide. Et, ce qui me stupéfait le plus, c'est sa capacité à contrôler la balle. Elle adhère à son pied comme si elle y était collée. »

Plus tard, Maradona en avait rajouté une couche : « J'ai vu celui qui héritera de ma place dans le football argentin, son nom est Messi. Je me reconnais en lui, mais cela ne veut pas dire qu'il sera meilleur ou moins bon que Maradona. Il sera Messi. Compris ? M.E.S.S.I. »

En revanche, l'histoire ne dit pas si Maradona regarde en boucle les buts de son successeur sur l'un de ses fameux lecteurs DVD. (voir : Maradona et son lecteur de DVD)

Pour le plaisir des yeux, voilà les deux buts en vidéos:

Maradona:

Messi:



Lyon, champion de l'étrange

Posté par Edouard le 19.04.07 à 13:01 | tags : ligue 1, ol
La grande fête attendue du côté de Gerland n'a pas eu lieu. Faute d'avoir pu s'imposer face à Rennes, l'OL n'est toujours pas officiellement champion de France 2006/07 et a été sifflé par son public. Pour ne rien arranger, Milan Baros s'est tristement illustré par un geste "déplacé".

Coupet a bien caché sa joie au coup de sifflet finalChampion ou pas champion ? Si d'un point de vue mathématique l'OL n'a pas encore décroché son 6e titre national, la question faisait débat du côté des Gones à l'issue de ce ce Lyon - Rennes d'un insipidité rare (un seul tir cadré en 90 minutes). D'un côté, certains joueurs et leur coach Gérard Houllier assuraient "pour nous, c'est champions", au prétexte de leur imposante différence de buts. De l'autre, le président Jean-Michel Aulas martelait qu'il faut "respecter la logique d'un championnat. Pour être champion, il faut un point de plus que l'adversaire." Une chose est sûr, on ne vit pas de scènes de joies hier à Gerland dont les tribunes se vidèrent à vitesse grand V après quelques sifflets de dépits.

N'en déplaise aux Lyonnais, ils devront donc attendre ce week-end pour officialiser leur 6e sacre. Si Toulouse ne parvient pas à s'imposer samedi, ça se passera dans la chambre d'hôtel des Gones, comme l'an passé. Mais en cas de victoire des hommes d'Elie Baup, l'OL ne pourrait revendiquer son sextuplé qu'au terme de la rencontre Auxerre - Lyon, programmée dimanche soir. Autrement dit en pleine soirée électorale du premier tour des élections présidentielles.

La polémique Baros
On s'amuserait volontiers de ce curieux contexte si un geste pour le moins déplacé de Milan Baros n'était venu ternir une soirée déjà bien morne. Suite à un contact avec le défenseur camerounais M'bia, on a ainsi vu le tchèque faire clairement signe à son adversaire qu'il puait (voir vidéo) en se bouchant le nez d'une main et en faisant de l'air avec l'autre. Intimidation ou racisme ? L'interprétation fait débat mais pour ma part je ne vois pas ce qui pourrait justifier ou excuser un telle attitude sur un terrain de foot.

L'OL a en tout cas réagi dès ce matin sur son site internet pour tenter d'expliquer le geste de Baros : "Milan BAROS regrette et déplore l'interprétation qui a pu être faite de son geste à l'encontre du défenseur rennais Stéphane MBIA car il n'a en aucun cas eu l'intention d'exprimer le moindre sentiment raciste. A l'issue d'un nouveau duel entre les deux joueurs et alors que le marquage pour le moins serré de Stéphane MBIA était matérialisé par différentes griffures, Milan BAROS a simplement voulu lui exprimer ce qu'il ne sait pas dire en français « oublie moi et fais moi de l'air ».

Milan BAROS a toujours rejeté toute manifestation à caractère raciste, dans le sport comme dans la vie quotidienne. Il s'excuse auprès de Stéphane MBIA si son geste l'a choqué mais il l'assure de sa sincérité et de son respect. L'O.L. s'associe à Milan BAROS dans sa position contre le racisme et rappelle qu'il a toujours fortement dénoncé tout acte raciste, encore dernièrement en février dernier avec les propos tenus par le joueur de la Roma Daniele DE ROSSI à l'encontre d'Eric ABIDAL."

On attend maintenant de savoir si Rennes demandera des sanctions, comme l'a suggéré hier son président. Mais Baros devra trouver une explication plus crédible pour nous prouver que son geste était dénué de toutes connotations racistes.

Le geste de Milan Baros :


Milan-baros
envoyé par BriKO



Coupe de France : Marseille retrouve le SdF

Posté par Edouard le 19.04.07 à 11:13 | tags : coupe de france, om
Rudi Roussillon au côté de Pape DioufBattus en finale l'an passé par le Paris SG (2-1) pour leur première visite au Stade de France, les Olympiens avaient à cœur de "remonter" à la capitale afin d'effacer le souvenir de cet échec douloureux. Toujours à la recherche de son premier vrai titre en dix ans de présidence, Robert Louis-Dreyfus ne repartira donc peut-être pas bredouille de la canebière*. Il faudra pour ça que son équipe se souvienne de ce qui lui avait manqué il y a douze mois pour ramener le trophée à la maison.

Ribery régale
Face à Nantes, lanterne rouge de la Ligue 1, l'OM parut pourtant fébrile et empruntée avant que Franck Ribery ne décoche une frappe enroulée imparable après avoir crocheté Savinaud à l'entrée de la surface (1-0, 28e). Mais son adversaire se liquéfiant au fil des minutes, le club phocéen ne pouvait, devant son public, faire autrement que d'empocher la victoire hier soir. Elle fut consolidée en seconde période par un but de Maoulida, servi sur un plateau par Samir Nasri (2-0, 55e), qui scellait déjà l'issue de la rencontre.

Cissé ovationné
Dans ce contexte favorable, Albert Emon a pu faire rentrer Djibril Cissé dans le dernier quart d'heure sous l'ovation du Vélodrome. Une minute plus tard, l'attaquant rendait la politesse au public marseillais en inscrivant en deux temps le troisième pion du match face à un Fabien Barthez désabusé et malheureux sur l'action. Félicité par tous ses coéquipiers, le natif de la région a pris un grand bol de confiance qui pourra être utile à l'OM d'ici à la fin de saison.

Nantes, un goût de sapin
Avec un optimisme de rigueur, Michel Der Zakarian comptait lui aussi se servir de ce match pour redonner à son équipe l'envie d'y croire. Déjà accablé par sa position au classement, Nantes va devoir en plus gérer la fatigue physique et mentale engendrée par cette élimination pour son déplacement à Paris, premier non-relégable. S'ils ne s'imposent pas au Parc samedi, les Canaris se seront vraiment cuits.


* La Coupe Intertoto 2005 ne saurait être considérée comme un véritable trophée



Ronaldinho pèse 100 kilos

Posté par Edouard le 18.04.07 à 17:35 | tags : business, fc barcelone, mercato

Contrairement à ce que peut suggérer ce titre, la dernière rumeur qui a fait le tour des médias européens ce mercredi n'évoque pas le poids de la superstar du Barça. Non, ce chiffre de 100 kilos correspond au tarif que Silvio Berlusconi serait prêt à débourser pour faire venir Ronnie au Milan AC. Si je vous dit qu'en argot espagnol, un kilo correspond à un million, vous commencer à y voir plus clair ? 

Entamée l'été dernier, l'offensive du club rossonero pour s'attacher les services du Ballon d'Or 2005 n'est donc pas terminée. Les dernier épisode qui mettait en scène le frère de Ronaldinho, Roberto Assis, en tractation avec les dirigeants milanais avait pourtant donné lieu à un énième démenti. Mais une nouvelle déclaration "off" de l'ancien Président du Conseil italien est venue relancer un feuilleton qui, pour l'heure, sert surtout à vendre du papier.

Selon le quotidien sportif italien Gazzetta dello Sport, qui a balancé l'"info" sur son site web, Berlusconi aurait donc déclaré en privé : "J'ai une réserve de 100 millions d'euros pour Ronaldinho". Une confidence lâchée lors d'une réunion politique où les interlocuteurs du magnat italien se seraient enquis de l'avancement du dossier. Toujours d'après la Gazzetta, qui emet plusieurs hypothèses quant à l'utilisation de cette somme, 60 de ses 100 millions serviraient à dédommager le Barça. Le reste serait employé à financer les émoluments du joueur.

Si Berlu ne veut pas renoncer à reformer le trident offensif de l'équipe du Brésil (Ronaldo - Ronaldinho - Kakà), ses rêves auriverde auront tout de même du mal à se concrétiser face à la volonté de l'intéressé de poursuivre, voire terminer, sa carrière au Barça. Alors que son agent de frère négocie depuis de long mois sa prochaine prolongation de contrat, cette affaire devrait surtout aboutir sur une énorme augmentation de salaire de Ronaldinho (eh oui, apparemment c'est possible). Quand on aime, on ne compte pas.




Euro 2012 : le tandem Pologne-Ukraine double l'Italie

Posté par Edouard le 18.04.07 à 16:36
La désignation de la Pologne et l'Ukraine résulte-t-elle de l'effet Platini?Certains y verront, déjà, la patte du nouveau président Michel Platini. En retenant la candidature commune de la Pologne et l'Ukraine, deux nations qui n'ont jamais organisé une compétition internationale, au détriment de l'Italie, l'UEFA a en tout cas créé la sensation ce matin à Cardiff. Annoncé grand favori, le pays Champion du Monde en titre se retrouve donc privé d'un Euro 2012 qui lui semblait promis. Mais pas forcément à cause du scandale qui a frappé son championnat l'an passé et dont le second acte judiciaire vient de démarrer.

Prise de risque
Si l'on s'en tient aux "critères essentiels" énoncés par l'UEFA (les stades, les transports, les infrastructures, la situation juridique et générale, l'hébergement et la sécurité), le choix de la candidature polono-ukrainienne a effectivement de quoi surprendre. Entre la question des distances (2000 bornes séparent certains stades), la faiblesse du réseaux routier, la vétusté des stades, les problèmes de corruption qui ont touché le championnat polonais et l'instabilité politique qui règne en Ukraine depuis la révolution orange, c'est un véritable pari que viennent de prendre les instances européennes du football.

"L'UEFA a changé"
En Italie, où la déception est forcément énorme, le résultat du vote est surtout jugé comme "un choix de politique sportive", a notamment jugé la ministre italienne des Sports. En clair, l'UEFA veut donner l'opportunité à ces "petits pays" de développer leur infrastructures via l'organisation d'un tel événement. Mais aussi de leur offrir un coup de pouce économique non-négligeable. Le choix du ticket Pologne -Ukraine s'inscrit donc dans la logique de la campagne à la présidence de l'UEFA menée par Platoche qui avait fait la part belle aux nations dites mineures. "Nous payons aussi les récents problèmes de notre footbal", a déclaré de son côté le président de la Ligue des clubs professionnels. "Mais je suis convaincu que si nous nous étions présentés plus forts encore, nous aurions quand même perdu. La philosophie de l'UEFA a changé."

Le choix de Platini ?
Dino Zoff, ancien capitaine de l'Italie, ne veut pourtant pas croire que Platini ait pu directement influencer la non-désignation de l'Italie. "Je connais bien Platini. Nous avons joué ensemble. Et je suis sûr d'une chose: il nous a soutenus parce qu'il y tenait beaucoup. Ce sont probablement d'autres facteurs qui ont été déterminants." De fait, si le nouveau président de l'UEFA a bien ouvert l'enveloppe détenant le résultat, il n'était qu'un électeur parmi d'autres. Et avec 8 voix, contre 4 à l'Italie et 0 à l'entente Croatie-Hongrie, le tandem Pologne-Ukraine a donc été clairement désigné comme le vainqueur de cette compétition où "il n'y a pas de battus, juste des candidatures qui, cette fois, n'ont pas gagné", dixit Platoche. Si l'ancien numéro 10 des Bleus n'a pas commandité le vote, on peut tout de même constater qu'il se rapproche étrangement des thèmes qu'il avait défendu en tant que candidat. La preuve que Michel lit toujours aussi bien le jeu.




Coupe de France : La fête est finie pour Montceau

Posté par Edouard le 18.04.07 à 13:37 | tags : coupe de france
Jean-Pierre Pernaud ne doit pas être content. Lui et tous les journalistes susceptibles de s'enflammer pour le ballon rond dès qu'un sympathique petit poucet vient bousculer la hiérarchie des grands méchants clubs en Coupe de France. Car hier, la belle et attendrissante histoire de Montceau-les-Mines s'est achevée aux portes Stade de France face à Sochaux (0-2). Le club de Saône-et-Loire ne sera pas le nouveau Calais, le finaliste surprise de l'édition 2000 (1-2 contre Nantes) qui avait généré un engouement sans précédent. La logique sportive a été respectée et, honnêtement, il en va sans doute mieux ainsi pour le football.

Sans faire offense aux Montcelliens, qui n'auraient pas volé leur place au Stade de France après avoir éliminé Bordeaux en 8e et Lens en quart, nous allons donc échapper au battage médiatique qui avait accompagné le parcours des amateurs calaisiens. Cœur contre porte-feuille, foot d'en bas contre foot-business, générosité contre individualisme, les vieux poncifs ne demandaient qu'à être dégainés par la France de Poulidor. Des raccourcis tentants mais dont la pertinence reste à démontrer.

Car au delà de la fiche paie, qui à Sochaux n'atteint pas non plus des sommets, la différence entre les pros Sochaliens et les amateurs Montcelliens se situe d'abord du côté du talent et / ou du travail fourni pour parvenir à ce niveau. La rémunération, certes extravagante dans certains cas, n'étant qu'une conséquence. En 2000, L'Humanité avait donc tout faux lorsqu'il se réjouissait de voir "Onze prolos au Stade de France", oubliant au passage que les joueurs de l'élite ne sont pas nés avec une cuiller en argent dans la bouche mais ont cravaché pour se sortir de leur condition. N'auraient-ils donc aucun mérite ?

Si les recalés des grands centres de formation sont donc capables de jouer les cendrillons le temps de franchir quelques tours, on ne peut pas faire passer une citrouille pour un carrosse bien longtemps. Grax et Leroy, les buteurs sochaliens, ont ainsi mis un terme au conte de fée avant que ne sonnent les douze coups de minuit. Bravo à eux, et à cette équipe de Sochaux qui réalise une grande saison en Ligue 1. Pour Montceau, la fête est finie.




Inter - OL : champions d'avril

Posté par Edouard le 17.04.07 à 18:44 | tags : inter, ligue 1, ol, série a
En cas de victoire ce mercredi, respectivement face à l'AS Rome et Rennes mercredi, l'Inter Milan et l'Olympique Lyonnais ont l'occasion d'officialiser leur titre de champion à six journées de la fin. Une performance rare à ce niveau mais qui ne semble pas susciter beaucoup d'admiration des deux côtés des Alpes.

N'en déplaise à Matrix, l'Inter a eu du mal à faire taire les critiques cette saisonExploit banal
Leader depuis la 13e journée et une victoire 2-1 à Palerme, l'Inter s'apprête à fêter le 15e scudetto de son histoire, le premier sur le terrain depuis 1989, dans une relative indifférence. Au sein d'un championnat d'Italie privé de l'emblématique Juventus, reléguée en Série B, et où les autres favoris partaient avec des points de pénalités (Milan, Fiorentina...), la performance des Nerrazzuri a pour le moins été déprécié par les observateurs et la presse locale qui a souvent préféré titrer sur les frasques d'Adriano, le retour de Ronaldo à Milan ou le départ supposé du coach Mancini. Invaincu en 31 matchs (25 victoires, 6 nuls), l'Inter a pourtant réalisé une grande saison notamment marquée par son incroyable série de 17 succès consécutifs venue balayer les 11 victoires réalisées l'an passé par la Roma, établissant au passage un nouveau record européen. Le Real et le Bayern s'étaient eux arrêtés à 15.

Si l'Italie du football reproche, consciemment ou non, à l'Inter d'avoir récupéré le titre retiré à la Juve pour la saison 2005-06, tout le monde n'assimile pas le club lombard à un club de charognard. "Je voudrais dire que je suis vraiment heureux que l'Inter remporte ce championnat sur le terrain", a ainsi déclaré Thierry Henry à la Gazzetta dello Sport. "Le scudetto qu'ils ont remporté l'an passé n'a pas été volé mais celui-ci aura une autre saveur. Je suis également content pour Massimo Moratti car c'est une personne qui fait beaucoup de bonnes choses pour le football. Le président d'un club si prestigieux qui se rend au stade en vélo, ce n'est pas bon signe ?"

Attention, ceci est une scène de joieSix titres et alors ?
Jusqu'à preuve du contraire, Jean-Michel Aulas ne se rend pas à Gerland en bicyclette. Mais comme son homologue italien, le président de l'OL peut constater avec un brin d'amertume que les prouesses réalisées par son équipe ne trouvent pour l'heure que peu d'échos positifs dans les médias. En cas de victoire contre Rennes, Lyon serait pourtant le champion le plus précoce de l'histoire du football français et imposerait un record continental avec ce sixième titre consécutif. Mais comme l'a lâché Kim Källström ce matin, "cette année, cela a été un peu trop facile. On compte beaucoup de points d'avance (17) alors qu'il reste sept matches. Certaines équipes, présentés au début comme des adversaires, n'ont pas été au niveau."

L'ex-Rennais a beau avoir rejoint les Gones cet été, il semble donc déjà gagné par la banalisation de la domination lyonnaise sur la Ligue 1. De l'exploit du premier titre, arraché à la dernière journée contre Lens, à l'apparente promenade de santé que fut ce 6e sacre, la vision du public sur les performances de l'OL n'a cessé d'être détériorée de par l'effet de répétition et l'écart grandissant entre le club rhodanien et ses poursuivants. Sans oublier son incapacité à se sublimer en Champions League et à tenir son rang dans les Coupes nationales. Depuis quelques mois, l'étalage en place publique des querelles internes du quintuple champion de France offre par ailleurs du grain moudre à ses détracteurs qui n'en demandaient pas tant.

Aussi injuste que cela puisse être, voilà où en sont donc ces deux clubs qui ont dominé leurs championnats respectifs avec tant d'aisance. Comme si on pouvait leur reprocher le manque de suspens qui a plombé cette saison la Série A et la Ligue 1.




Qui veut gagner des millions?

Posté par Louis Laffitte le 17.04.07 à 15:32 | tags : business
Pour la deuxième année consécutive, Ronaldinho domine, avec 24 millions d'euros de revenus annuels, le traditionnel classement « les salaires des stars » de nos confrères de France Football. Le Brésilien, apôtre universel du futebol, devance David Beckham (17M€) et Thierry Henry (15,7M€), nouveau venu sur le podium.

Ronaldinho... et les autres
Voir le numéro 10 du FC Barcelone en tête de ce classement ne sera une surprise pour personne. Meilleur joueur du monde depuis plusieurs années, seul capable d'inventer des gestes venus d'ailleurs, sourire toujours ancré aux lèvres, le Brésilien est l'icône par excellence du football à travers le monde. Même sa Coupe du Monde ratée et sa saison moyenne avec le Barça n'ont pas sérieusement écorné son crédit. Ambassadeur de multiples marques qui lui versent un total de 15M€ par an, son règne sur le classement n'est pas prêt de s'interrompre.

Deuxième derrière le génie auriverde, David Beckham, lui, peine à freiner sa lente chute. Leader en 2005 avec pas moins de 25M€ de revenus, record du genre, l'Anglais du Real Madrid émarge aujourd'hui à « seulement » 17M€. Il est maintenant talonné par le Français Thierry Henry, qui découvre les honneurs du podium pour la première fois. Nouveau contrat avec Arsenal, nouvel équipementier, nouveaux contrats publicitaires, la marque Henry ne s'est jamais aussi bien portée. Avec 15,7M€, il est d'ailleurs le seul français du top 20, prenant la succession du retraité Zinédine Zidane.

Mais où est donc Eto'o?
Autres enseignements de ce classement : La présence de Didier Drogba (12ème ; 9,5M€) comme seul représentant du continent africain - Mais où est donc Samuel Eto'o, le meilleur attaquant du monde ? -, la domination de Chelsea qui place cinq joueurs entre la 4ème et la 12ème place (Ballack, Shevchenko, Terry, Lampard et Drogba), et enfin la montée vertigineuse du ticket d'entrée. En 2002, le vingtième avait empoché 5,24M€. Aujourd'hui le dernier, Raul en l'occurrence, a encaissé 8,4M€ annuels !

En ce qui concerne les entraîneurs, c'est bien évidemment le Portugais José Mourinho qui domine largement avec 10M€ annuels, devant le vétéran Sir Alex Ferguson (6,1M€) et Fabio Capello (5,8M€).

Cissé, numéro 1 en Ligue 1
Enfin pour la blague, c'est Djibril Cissé (4,8M€) - eh oui ! - qui est le joueur le mieux payé de Ligue 1. Il devance Pauleta (4,6M€) et Juninho (4 ,55M€). Pour ce dernier, il les mérite largement. Pour les deux premiers, on ne leur fera pas l'injure (surtout au marseillais) de calculer à combien revient un but marqué, mais ça doit faire très très cher. On notera également que l'OL case onze joueurs parmi les vingt premiers. Pas étonnant qu'ils soient encore champions...

Et la morale dans tout ça?
La litanie des chiffres passée, il convient tout de même de se pencher un peu sur ce phénomène qui veut que nos idoles du ballon rond empochent des sommes vertigineuses. Il faut savoir qu'avec son petit pécule, Ronnie pourrait assurer le budget de six clubs de notre chère Ligue 1 (Le Mans, Lorient, Nancy, Sedan, Troyes et Valenciennes) tout en prenant en charge la moitié de neuf autres (Auxerre, Lille, Monaco, Nantes, Nice, Rennes, Sochaux, St Etienne et Toulouse) ; rien que ça !

Il faut bien reconnaître que l'on frise l'indécence. Alors d'accord, ces jeunes hommes ne font que récupérer une partie des revenus qu'il génère. On imagine bien par exemple que Nike se fait un bon petit pactole sur le dos du Brésilien. Mais franchement, alors qu'on n'arrête pas de nous parler de SMIC, de RMI, de chômage ou de licenciement en cette période de présidentielle, ça fait un peu froid dans le dos.

Surtout quand, comme Ronnie, on est sur le point d'utiliser une offre du Milan AC pour tenter de revaloriser son contrat à hauteur de 12M€ annuels, soit le double du fameux salaire galactique de l'ère Florentino Perez au Real Madrid. Il paraîtrait qu'une partie de ce salaire serait reversée à sa fondation. Ouf, enfin un peu de décence dans ce monde de décadence...

Les classements 2007:

Joueurs:

1) Ronaldinho (FC Barcelone) - 24M€
2) David Beckham (Real Madrid) - 17M€
3) Thierry Henry (Arsenal) - 15,7M€
4) Michael Ballack (Chelsea) - 15,3M€
5) Ronaldo (Real Madrid/Milan AC) - 15,2M€

Entraîneurs:

1) José Mourinho (Chelsea) - 10M€
2) Sir Alex Ferguson (Manchester United) - 6,1M€
3) Fabio Capello (Real Madrid) - 5,8M€
4) Sven-Göran Eriksson (ex-Angleterre) - 5,2M€
5) Guus Hiddink (Russie) - 5M€

Ligue 1:

1) Djibril Cissé (Marseille) - 4,8M€
2) Pauleta (PSG) - 4,6M€
3) Juninho (Lyon) - 4,55M€
4) Sidney Govou (Lyon) - 4,5M€
5) Sylvain Wiltord (Lyon) - 4,45M€

A voir aussi: Le classement 2006




Maradona et son lecteur de DVD

Posté par Myosotis le 17.04.07 à 15:14

Diego Maradona est un fan de cinéma et adore mater des DVD dans son lit, son salon ou sa chambre d'hôpital, au point qu'on le surprend régulièrement avec l'un de ses 10 lecteurs sous le bras, comme s'il s'agissait vraiment pour lui d'un animal de compagnie. L'histoire ne dit pas si Diego a pu examiner sur l'un de ses lecteurs DVD le CD de ses exploits passés, ni pu se procurer un MARADONA SHOWERS SEXY (Maradona se douche de manière sexy) qui tourne depuis des années sur le net (argentin). Dans cette vidéo de 12 minutes, on y voit un Diego sublime et pasolinien se doucher, savonner, laver les cheveux, rincer, se décaloter et se frotter la poitrine d'une manière incroyablement sensuelle. Rien d'extraordinaire à ça, c'est tout simplement ce que fait généralement le joueur de football, et n'importe quel sportif lorsqu'il sort du terrain, mais l'affaire prend toute une dimension lorsque le joueur est un demi-dieu. On imagine assez mal ce que donnerait la même vidéo aujourd'hui : Maradona qui avait beaucoup maigri après sa sérieuse alerte de 2004 a en effet repris plusieurs dizaines de kilos et ne se sort pas de ses problèmes de boisson.

 

 

 




Liverpool : Crouch veut s'accrocher

Posté par Edouard le 17.04.07 à 12:08 | tags : liverpool

Le grand Crouch ne craint pas la concurrence - PanoramicBien que confronté à une rude concurrence cette saison, avec notamment Dirk Kuyt et Craig Bellamy, Peter Crouch a su tirer son épingle du jeu au sein de l'attaque des Reds. Le rachat du club par le duo de milliardaire américain Gillet et Hicks, qui devrait aboutir sur l'arrivée d'un avant-centre de classe mondiale à Liverpool, ne fait donc pas peur au grand échalas rouge qui compte encore faire mentir ses nombreux détracteurs.

Pistol Pete
"Partir du club le club ne m'est jamais venu à l'esprit", a déclaré Crouch au micro de Sky Sports. "Je suis heureux ici, heureux du manager et de l'équipe. Je suis sur que le meilleur est à venir. Je ne veux certainement pas m'en aller." Titularisé à seulement 17 reprises (plus 12 apparitions) en Premier League, Peter est tout de même parvenu à marquer 9 fois, dont un hat trick retentissant face à Arsenal en mars dernier. En Champions League, son ratio est encore plus remarquable avec 6 pions en six titularisations. Des chiffres qui ne trompent pas et le placent statistiquement devant Kuyt et Bellamy au classement des topscorers du club.

Vive la concurrence
Annoncé sur le départ cet hiver après un début de saison difficile, Crouch s'est accroché et, avec le soutien de Benitez, a retrouvé le chemin des filets à une cadence plus que raisonnable. Les dernières rumeurs de transferts qui envoient tantôt Eto'o, tantôt Raul sur les bords de la Mersey n'inquiètent donc pas l'international anglais. "Certains ont dit que j'allais quitter le club mais ça m'a rendu encore plus déterminé à jouer. A moins qu'on ne me dise le contraire, je continuerais à travailler dur et à essayer de gagner des matchs. Je suis persuadé que l'avenir du club est brillant, Benitez est l'homme de la situation. Il a ramené de nouveaux joueurs et il semble que nous aurons bientôt un nouveau stade. Alors pourquoi voudrais-je aller voir ailleurs ?"

D'ici là, Benitez compte sur son attaquant pour continuer à martyriser les gardiens adverses. "Maintenant, je veux qu'il continue à marquer des buts, y compris en finale de la Ligue des Champions." Chiche ?




Liga: Le Barça envers et contre tout

Posté par Louis Laffitte le 16.04.07 à 18:17 | tags : liga

Qui l'eut cru ? Rongé par les affaires en tous genres, privé de Ronaldinho, c'est pourtant bien le Barça qui a fait la bonne affaire du week-end en battant à l'arraché le Real Majorque (1-0) tandis que ses deux rivaux, le FC Séville et le Real Madrid s'inclinaient. Alors que leur chute semblait inéluctable, les Blaugranas ont au contraire mis une main sur leur troisième titre consécutif en Liga.

45%. Le chiffre fait jaser en Catalogne et s'érige en symbole. Il représente le pourcentage de séances d'entraînement ratées par Ronaldinho cette saison. Pas sur blessures, non. Plutôt pour cause de fatigue, paresse ou engagements publicitaires.

Un symbole, donc. Un signe tout du moins que les vertus de l'autogestion prônées par Frank Rijkaard ont fait leur temps. Son adjoint, Eusebio, ne s'en d'ailleurs pas caché la semaine dernière, laissant entendre que « quelque chose ne fonctionne peut être pas et qu'il faut peut-être chercher une autre façon de gérer l'équipe. »

D'où l'absence de Ronnie ce week-end au Nou Camp. Fiévreux officiellement, il pourrait bien avoir été puni pour sa désinvolture. Mais le Barça s'est tout de même imposé sur un but d'une insolente réussite.

Emmené par un Samuel Eto'o, dont la présence comme titulaire cette saison suffit à garantir la victoire, les hôtes ont certes copieusement dominé le match, mais sans un coup de billard hallucinant à la dernière seconde de jeu qui résulta en un but contre son camp de Fernando Navarro, les barcelonais auraient une fois de plus déçu leurs supporters.

Qu'il est loin le jeu léché de la saison dernière qui régalait l'Europe ! Devenu une équipe ordinaire, les hommes de Joan Laporta ne doivent leurs quatre points d'avance au classement qu'à la médiocrité de leurs poursuivants, le FC Séville et le Real Madrid, tous deux incapables de profiter des errances du champion en titre.

Pire, tout indique que l'on a atteint la fin d'un cycle. Les rumeurs de transfert se multiplient. Ronaldinho est envoyé à Milan, Eto'o à Liverpool ou encore Deco à l'Inter, et rien ne semble pouvoir endiguer la lente chute d'un groupe qui régnait sur le continent il y a moins d'un an.

Paradoxalement, les voilà quand même idéalement placé pour remporter leur troisième titre d'affilée. Bénéficiant d'un calendrier clément par rapport à ses adversaires directs, encore en course en Coupe du Roi, la fin de saison pourrait même être grandiose pour les coéquipiers de Carles Puyol.

Il sera ensuite temps de faire le grand ménage qui s'impose.




Premier League : Ronaldo favori pour le titre de joueur de l'année

Posté par Edouard le 16.04.07 à 16:58 | tags : premier league
Si Manchester United n'a encore rien gagné, la superbe saison que réalise jusqu'ici les hommes d'Alex Ferguson pourrait bien être récompensée dès dimanche par le titre de meilleur footballeur de l'année. Avec trois joueurs nominés, Cristiano Ronaldo, Ryan Giggs et Paul Scholes, le tenant du titre Steven Gerrard, Didier Drogba et Cesc Fabregas auront en effet bien du mal à empêcher un Red Devil de recevoir cette distinction décernée par la PFA, l'association des footballeurs professionnels. Et plus précisément Ronaldo, donné favori par les bookmakers anglais.

"C'est le joueur le plus excitant parmi ceux qui évoluent en Angleterre actuellement", a déclaré un responsable du PFA. "La vitesse de ses pieds et les qualités qu'ils possèdent vous laissent penser, parfois, qu'il vient d'une autre planète. C'est devenu un joueur d'équipe et maintenant, comme tout grand attaquant, il sait comment trouver le chemin des filets. Ce qu'on a pu vérifier à de nombreuses occasions cette saison."

Didier Drogba, qui n'a pas démérité en inscrivant notamment 18 buts en Premier League, pourra-t-il résisté à la Ronaldo-mania qui s'est emparée du football anglais ? Réponse dimanche 22 avril.

En parrallèle, Ronaldo a également été nominé pour le titre de meilleur jeune joueur de l'année en compagnie de Fabregas, Wayne Rooney (vainqueur en 2005 et 2006), Kevin Doyle, Aaron Lennon et Micah Richards.




Arsenal s'est fait peur

Posté par Edouard le 16.04.07 à 15:21 | tags : arsenal, foot en vidéos, premier league
Sur une terrible série de quatre matchs sans victoire (3 défaites et un nul), Arsenal devait réagir à tout prix ce samedi lors de la réception des Bolton Wanderers, concurrent direct à la 4e place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. En s'imposant (2-1) face aux hommes de Sam Allardyce, les Gunners ont donc rempli leur mission et comptent maintenant 5 points d'avance sur leur poursuivant avec un match plus. Mais sur la forme, ce fut encore du petit Arsenal.

Comme à son habitude, le club londonien a concédé l'ouverture du score à l'Emirates Stadium, cette fois par l'intermédiaire de Nicolas Anelka (11e), et a dû batailler ferme pour égaliser par Tomas Rosicky (31e) et reprendre l'avantage grâce à Cesc Fabregas (46e). Le Tchéque inscrivait là son second but de la saison en Premier League. L'Espagnol n'avait lui plus trouvé le chemin des filets depuis 47 matchs et un doublé face à Zagreb en août dernier !

"Notre place en Champions League n'est pas encore assurée", a déclaré Wenger, prudent. "C'est une victoire importante, un grand pas en avant. Mais ce n'est passez, nous voulons maintenant profiter de notre match en retard contre Manchester City, jeudi, pour creuser l'écart."

Le résumé d'Arsenal - Bolton : 




Ligue 1 : Toulouse peut-il encore se cacher ?

Posté par Edouard le 16.04.07 à 12:49 | tags : ligue 1
Le classement du TFC laisse même Elie Baup dubitatifMeilleure équipe de l'année 2007, le TFC a pris ce week-end la tête du peloton qui court derrière l'OL depuis le début de la saison. Alors que le titre honorifique de dauphin des Lyonnais semblait promis au RC Lens il y a encore quelques semaines, les hommes d'Elie Baup se voient donc récompensés de leurs efforts et peuvent commencer à caresser le rêve d'une participation à la prochaine Ligue des champions avec leurs 5 points d'avance sur le 4e, Sochaux. N'en déplaise au coach toulousain, qui se refuse à pour l'instant à parler d'Europe. "Il est trop tôt, il reste encore 18 points en jeux. Il faut attendre les deux dernières journées. Depuis 2007, on tourne à un bon rythme de deux points par match, c'est très élevé, je ne sais pas jusqu'à quand on pourra tenir."

Toujours pas d'objectif
En gagnant samedi face à Auxerre (2-0), Toulouse a pourtant fait un grand pas vers les places européennes. Des trois clubs qui pouvaient retarder le sacre de l'OL, avec Lens et Bordeaux, c'est le seul qui s'est imposé, obligeant le futur champion à reporter sa fête de quelques jours. Mais là où d'autres claironnent l'objectif du podium après la moindre victoire, Elie le sage choisi lui de laisser ses joueurs travailler sans (trop de) pression. Le célèbre coach à la casquette sait que son équipe n'est pas à l'abri d'un coup de mou comme ce fut le cas en novembre - décembre avec en point d'orgue une cuisante défaite à domicile contre Nantes (0-4), la veille de Noël.

Elmander la joue modesteLa crainte du relâchement
4e à l'issu du premier tiers du championnat, Toulouse était redescendu à la 11e place en février dernier mais a su redresser la barre dans un championnat où le rythme des équipes de tête se confond avec celui des relégables. La modestie affichée aujourd'hui par Baup et ses joueurs auraient donc comme but premier d'éviter une nouvelle démobilisation dans un club plutôt habitué à faire le yo-yo entre la L1 et la L2. "Ce n'est pas une stratégie ni une tactique. C'est pour se protéger et ne pas se disperser", explique ce matin dans L'Equipe Johan Elmander, la star locale. "C'est le moyen le plus efficace d'atteindre notre objectif."

La stat qui tue
Lors des quatre saisons précédentes, les équipes qui occupaient le podium à la 32e journée ont toutes finies dans les trois premiers du classement à l'issue du championnat. Un statistique qui vaut ce qu'elle vaut mais démontre qu'à ce stade de la saison la hiérarchie est rarement bouleversée. Malgré un calendrier relativement compliqué, avec notamment un déplacement à Lens et la réception de Bordeaux lors de la dernière journée, les joueurs de la ville rose sont donc maîtres de leur destin. Du moins pour l'instant.

Le calendrier du TFC :

21/04 : Rennes - Toulouse

28/04 : Toulouse - PSG

05/05 : Lens - Toulouse

09/05 : Toulouse - Le Mans

19/09 : Nantes - Toulouse

26/05 : Toulouse - Bordeaux




Le bric à brac du fan de foot

Posté par Myosotis le 14.04.07 à 13:12 | tags : vintage

Le marchandising du football a beau se développer partout en Europe à la vitesse grand V, générer des profits monstrueux en maillots, chaussures, équipements design, les objets traditionnels et un rien kitschounes n'ont pas totalement disparu des rayons et de nos envies d'amateurs. Qu'on soit adulte un rien nostalgique ou père d'un gamin qui fait ses premiers pas sur le terrain, on ne peut que regarder d'un oeil attendri et admiratif les merveilleux objets qui sont proposés par cette boutique en ligne http://www.4specialtysoccer.com/soccer9.html américaine. Du cadre "tacleur fou" dans lequel on peut glisser la photo de son équipe un jour de victoire au pendentif des "Pères Noël footeux", ce bric à brac du fan de foot est à la fois.... poétique, plutôt bien pensé et d'une certaine façon BEAU comme le jeu lui-même.

Loin des jeux vidéos (bien cool quand même) et des objets ultratravaillés et hors de prix, la pacotille foot nous ramène à l'essence du jeu, au plaisir pur et à ce que reste le football : un jeu de gamins, pratiqué partout et tout le temps, avec un ballon, des rêves et des cages de chaque côté.

 




Transferts : Wenger ne fera pas de folies

Posté par Edouard le 13.04.07 à 17:56 | tags : arsenal, premier league

Malgré une seconde saison consécutive sans trophée et une position délicate en championnat, 4e à 22 points de Manchester United, il ne faut pas s'attendre à un quelconque chambardement du côté d'Arsenal. Alors que les rumeurs de transferts enflent à l'approche de la fin de saison, Arsène Wenger a en effet tenu à refroidir tout son monde d'entrée en déclarant cette semaine qu'il ne casserait pas la tirelire des Gunners cet été.

Malgré les carences de son groupe, Wenger veut encore lui faire confianceHeureux qui comme Arsène
"Je serais heureux de démarrer la prochaine saison avec le même groupe parce que nous sommes dans un processus de maturation", a déclaré Wenger au Mirror. "La tentation de dépenser de l'argent est toujours là mais je suis plus concerné par le fait développer nos jeunes joueurs. Je ne pense pas que nous ayons besoin de faire de gros investissements." En clair, Arsène se contentera d'effectuer quelques retouches mais ne mettra pas la main à la poche pour s'offrir un joueur star.

Ribery - Alves trop chers ?
En dépit des rumeurs qui annonçaient le marseillais Franck Ribéry, et plus récemment le latéral droit du FC Séville Daniel Alves, du côté de l'Emirates Stadium, Wenger aurait donc décidé de s'en tenir à un recrutement plus modeste. Le stéphanois Loïc Perrin et le jeune Yoan Gouffran, qui évolue à Caen (L2) sont ainsi pressentis pour grossir la colonie des "French Gunners". Le premier devant remplacer le partant Mathieu Flamini et le second s'ajouter à la longue liste des joueurs prometteurs recrutés par Arsène mais qui tardent sérieusement à éclore.

Arsenal devrait encore miser sur les jeunes à l'image du prometteur DenilsonDes supporters perplexes
Du côté des supporters d'Arsenal, on a dû mal à croire que Wenger se satisfasse d'un groupe qui a perdu sept fois à l'extérieur en Premier League, attend d'être mené au score pour réagir et a étalé tout au long de la saison une inefficacité chronique qui a conduit à son élimination en 8e de finale de la Champions League face à la redoutable équipe du PSV Eindhoven. En l'absence de Thierry Henry, qui a réaffirmé récemment qu'il ne bougerait pas du club, et Robin van Persie, personne ne semble en mesure de prendre ses responsabilités devant le but. Que ce soit le généreux mais improductif Adebayor ou les milieux de terrains dont l'apport offensif est statistiquement proche de zéro. Et à ce rythme là, Arsenal comptera encore 20 points de retard sur le leader de la Premier League la saison prochaine...

Le danger Bolton
Si la sortie précoce des Gunners en LDC a déjà légèrement plombé le budget , la perspective d'une non-qualification pour la prochaine édition serait carrément une catastrophe pour les finances et l'image du club. En cas de défaite contre Bolton, samedi, ce scénario cauchemardesque deviendrait même réalité, les partenaires de Nicolas Anelka ne comptant que deux points de retard sur Arsenal (mais avec un match en plus). L'heure est donc à la mobilisation générale du côté des canonniers. Mais encore faut-il avoir des munitions...




Ligue 1: Lyon sacré en live?

Posté par Louis Laffitte le 13.04.07 à 13:50 | tags : ligue 1, ol

Ce dimanche, l'Olympique Lyonnais peut être sacré, devant les caméras de « Canal + », champion de France pour la sixième fois d'affilée lors de la réception de Sedan à Gerland. Ce ne sera pas une surprise, juste la confirmation que Lyon est bien l'équipe des années 2000.

Même si un sixième titre passe pour le minimum syndical pour une équipe qu'on croyait capable d'accomplir un fabuleux quadruplé, il serait judicieux de considérer ce succès à sa juste valeur.


Six titres consécutifs, un record

Tout d'abord, n'oublions pas que six titres consécutifs constituent le record du genre. Ensuite, la façon dont elle a humilié tous ses adversaires potentiels lors de leurs confrontations directes forcent le respect (Bordeaux-OL 1-2, 3ème journée; OL-Lille 4-1, 7ème j; OM-OL 1-4 10ème j; Lens-OL 0-4, 18ème j). Enfin, jamais au cours de la saison, la sixième couronne du club de Jean-Michel Aulas n'a semblé en mesure de lui échapper, ce qui constitue, en soi, déjà un exploit.

Favori incontestable avant le coup d'envoi de la compétition, les Lyonnais ont développé une telle qualité de jeu pendant les six premiers mois de la saison qu'elle peut être considéré comme l'une des plus grandes équipes françaises de tous les temps.

Alors d'accord, la fameuse harmonie du vestiaire semble s'être fissurée. D'accord, les rumeurs de transferts vont bon train. Mais, et n'en déplaise à JMA, qui monte une fois plus au créneau avec sa paranoïa caractéristique dans une interview publié ce matin chez nos confrères de « L'Equipe », Lyon n'est pas mal aimé.

La France, paradis des losers
C'est juste qu'en France, on a toujours préféré les losers magnifiques aux vainqueurs impitoyables. Regardons par exemple la rivalité Anquetil-Poulidor en cyclisme, ou bien encore avec quelle émotion on évoque le souvenir des perdants valeureux du France-RFA de Séville en 1982. Soit dit en passant, en Allemagne, ils s'en souviennent à peine de ce match...

Oui, le Français préfère les seconds. Mais franchement, il y en a, à part bien sûr les fans hardcore sang et or, qui préfère Lens à Lyon cette année ?

Moi, non. Parce que la vérité, c'est que Lyon est la seule équipe de Ligue 1 dont on est sûr qu'elle produira du spectacle lorsqu'elle joue. Qui ne frémit pas quand Juninho s'élance pour frapper un coup franc, ou quand Florent Malouda part dans ses dribbles chaloupées ?

Alors certes, la France entière s'est gaussé de les voir ainsi humiliés par la Roma en Ligue des Champions. Mais un proverbe dit aussi : « Qui aime bien châtie bien. »

OL vs Présidentielle
En tout cas, que Lyon soit sacré ce week-end serait parfait. Seul hic, l'OL doit compter, outre une victoire sur Sedan, sur le fait que ni Lens, ni Toulouse, ni Bordeaux ne gagne.

Souhaitable, car sinon son sacre attendrait une semaine et serait sans doute éclipsé par le premier tour de l'élection présidentielle. Avec tout ce que l'OL a offert au football français ces dernières années, ce serait vraiment injuste. Et puis entre le duel saoulant Sarko-Ségo, et une bonne « cahuète » de Juni dans la lulu, vous préférez quoi ?




Man U : Cristiano Ronaldo prolonge le plaisir

Posté par Edouard le 13.04.07 à 13:24 | tags : man u, mercato, premier league, real madrid

Le suspens autour d'un possible transfert de Cristiano Ronaldo cet été semble terminé. Au moins pour cette année. Manchester United a en effet annoncé ce matin que sa star portugaise avait signé un nouveau contrat de cinq ans avec les Red Devils. Le probable futur Ballon d'Or 2007 portera donc encore les couleurs de MU la saison prochaine, n'en déplaise aux dirigeants du Real Madrid qui s'activent en coulisses depuis le mois de janvier pour le convaincre de changer d'air. 

Old Trafford peut souffler, son idole ne partira pas cet été

Roro est ravi
"C'est une nouvelle fantastique", s'est enthousiasmé Sir Alex Ferguson. "Cela souligne combien Cristiano est heureux ici et qu'il se trouve dans le bon club. Il a une relation très forte avec l'équipe, le staff et les fans. Il est parti pour être l'un des grands joueurs de l'histoire de Manchester United." Ronaldo s'est également félicité de cette signature. "Je suis ravi. J'ai parlé avec Sir Alex et David Gill à propos de mon futur et tout le monde savait que je voulais rester. Je suis très heureux dans ce club et veux y remporter des trophées. Dès cette saison je l'espère."

Un palier franchi
Auteur de 20 buts en 43 matchs cette saison pour Man U* (plus 5 en 6 rencontres avec la sélection portugaise), Ronaldo a clairement franchi un palier cette saison. Le prodige qui régalait surtout les fans de Manchester avec ses arabesques a su simplifier son jeu pour allier spectacle et efficacité tout en affichant une régularité et un état d'esprit irréprochables. Au sortir d'une Coupe du Monde où il fut très critiqué en Angleterre pour ses plongeons à répétitions et son attitude lors de l'expulsion de Wayne Rooney en quart de finale, la situation de CR n'était pourtant pas évidente. Ce qu'il est en train de réaliser cette saison n'en est que plus remarquable.

Le Real est marron
Cette maturation réussie lui vaut aujourd'hui d'être un des attaquants les plus craints en Europe. Mais aussi le plus courtisé. Le Barça et, surtout, le Real ont ainsi fait des pieds et des mains pour tenter de s'attacher les services de ce joueur de 22 ans au potentiel médiatique immense. Selon les dernières rumeurs, les dirigeants madrilènes étaient même prêts à débourser pas moins de 85 millions d'euros à Manchester et un salaire annuel de 6 millions d'euros à Ronaldo. Mais posséder le meilleur joueur du monde dans son équipe, ça n'a pas de prix.

* Cristiano Ronaldo a marqué 16 buts en Premier League (29 matchs), 2 en Champions League (9 matchs) et 2 en FA Cup (4 matchs).




Coupe de l'UEFA : ¡ viva España !

Posté par Edouard le 13.04.07 à 11:26 | tags : coupe uefa
Kanoute et Escudé savoure leur qualification en demiesAbsents des demi-finale de Ligue des champions, les clubs espagnols se sont rattrapés ce jeudi en faisant un carton plein en Coupe de l'UEFA. Les trois représentants de la Liga encore course ont tous confirmés leur résultat des match aller, à commencer par le tenant du titre, le FC Séville de Frederic Kanoute, plus que jamais favori à sa propre succession. 

Bien aidés en début de match par un but contre son camp du pauvre Steed Malbranque, les Andalous ont rapidement fait le break grâce à joli but du Franco-Malien, auteur d'un double contact devant Paul Robinson (8e). En seconde période, Defoe et Lennon ont ramené les Spurs à hauteur de Séville mais l'avantage du match aller (2-1) suffisait aux hommes de Juande Ramos qui affronteront en demi-finale Osasuna, qualifié aisément aux dépens Leverkusen après le 3-0 obtenu en Allemagne à l'aller.

Dans les autres rencontres de la soirée, le Werder Brême n'a pas tremblé face à AZ Alkmaar (4-1) grâce notamment à un doublé de Miroslav Klose. Les Allemands retrouveront l'Espanyol Barcelone qui est allé cherché le 0-0 à Benfica pour valider sa courte victoire (3-2) du match aller.

Les demi-finales de la Coupe de l'UEFA se disputeront les 26 avril et 3 mai prochains.

Le résumé de Tottenham - Séville : 




Comment se débarrasser du fantôme des Grands Joueurs ?

Posté par Myosotis le 13.04.07 à 10:25 | tags : vintage

Le départ à la retraite de Zinedine Zidane et l'empressement médiatique à lui trouver un successeur immédiat (Nasri, Ribéry entre autres) illustrent assez bien un symptôme méconnu du monde footballistique : le spiritisme des héros ou comment des héros du football, retraités ou morts depuis des lustres, continuent de pourrir (malgré eux) le football de leur pays.

Dans l'histoire du sport, on peut citer un nombre impressionnant de nations qui ne se sont jamais remises dans leur jeu mais surtout dans leur âme du départ d'un génie ou d'une génération dorée. Sans remonter aux Pays-Bas de Cruyjff qui, malgré l'épisode de la génération "milanaise" des Van Basten-Gullitt-Rijkaard, n'ont jamais surmonté la légende de leur propre "football total des 60's", l'incapacité que connaît l'Argentine à reproduire une génération qui gagne et qui parvienne à l'autonomie stylistique après l'acmé des années Maradona est une caricature de ce phénomène. D'une certaine façon, on peut tenir Maradona (chargeons le pendant qu'il est encore temps) pour responsable des désastres de performance des derniers Mondiaux. Avoir eu un génie dans son football est ce qu'on peut souhaiter de pire à une nation. A l'exception des Brésiliens (encore que la légende auriverde soit aujourd'hui plus une charge qu'une aide pour occidentaliser le football sud-américain), aucun pays n'a réussi à échapper totalement à la malédiction : Allemagne de Beckenbauer, France de Platini, il faut toujours une bonne dizaine d'années minimum pour récupérer, lorsqu'on récupère.

En France, évidemment, le danger est réel (et nous en sommes, nous les supporteurs qui avons connu 1998, les meilleurs exemples) d'un football hanté par le souvenir de sa propre gloire. On cherchera du Deschamps et du Zidane partout (moins du Guivarch), du Desailly, du Blanc et du Thuram, on cherchera demain peut-être du Henry, ce qui sera le meilleur moyen de n'en pas trouver. Plus que tout autre sport, le football (cela ne vaut que pour les équipes nationales) a tout intérêt à se débarrasser de ses idoles et de ses mythes, sous peine d'étouffer dans l'oeuf les générations futures. De là à brûler les photos de Zidane et à le faire disparaître des livres d'histoire, il n'y a qu'un pas qu'on ne franchira évidemment pas. Mais lui bâtir un mausolée ou une statue comme l'ont fait les Argentins avec le Pibe de Oro pourrait être un bon moyen d'enterrer la mémoire de ses passements de jambes.




Bayern - Milan : la vidéo

Posté par Edouard le 12.04.07 à 17:52 | tags : bayern, foot en vidéos, milan ac

Comme d'hab', voici un petit rattrapage en image sur la rencontre qui a marquée la soirée de Ligue des champions. Si le spectacle a bien sûr été moins présent que lors de l'époustouflant Manchester - Roma, l'opposition entre allemands et italiens a donné lieu à un match tactique que Clarence Seedorf est venu débloquer en ouvrant le score joliment avant de servir Inzaghi sur une tallonade lumineuse. Toujours aussi impressionnant de régularité dans la reine des compétitions européennes, le Milan attend donc de pied ferme les Red Devils pour les demi-finales qui se jouerant les 24 avril et 2 mai prochains.




Quand l'OL lave son linge sale en public

Posté par Edouard le 12.04.07 à 12:12 | tags : ligue 1, ol
Il semble bien loin le temps où l'Olympique Lyonnais réglait ses querelles internes en famille. Autrefois cantonnés au vestiaire ou au bureau de Jean-Michel Aulas, les états d'âmes individuels sont aujourd'hui placardés à la une des journaux et nous laisse entrevoir que la réalité de la vie de groupe du bientôt sextuple champion de France n'était pas aussi harmonieuse qu'on voulait bien le croire. Dernier en date à avoir ainsi rendu public son mécontentement, Alou Diarra est carrément parti au clash avec Gérard Houllier pour exprimer son désaccord avec son management. Une sortie qui est loin de faire exception au cours d'une saison marquée par le pleurnichage de certaines stars, ou pseudo-stars lyonnaises.

Très peu utilisé depuis son arrivée, Alou Diarra pourrait ne pas faire long feu à l'OLL'énigme Diarra
Arrivé cet été en provenance de Lens pour pallier le départ de Mahamadou Diarra au Real Madrid, le jeune international français n'avait sans doute pas jugé que l'arrivée de Jérémy Toulalan chez les Gones pourrait lui faire autant d'ombre. Auréolé de son entrée en jeu lors de la finale de la Coupe du Monde, en remplacement de Patrick Vieira, Alou se voyait naturellement prendre la succession de son homonyme. Mais c'était sans compter sur l'essor de l'ex-Nantais et la volonté de Gérard Houllier à ne pas se laisser imposer une recrue 100 % Aulassienne.

Joue la comme Vikash 
Si la saison n'est pas encore terminée, Diarra a lui déjà fait son bilan. Titularisé à seulement six reprises en Ligue 1, il a été mis en concurrence par la venue de l'obscur Fabio Santos, lui même peu utilisé. A ce rythme, l'ancien lensois n'a pas tardé à perdre sa place chez les Bleus au profit de... Toulalan. Privé de finale de Coupe de la Ligue, il a pêté les plombs une première fois en jetant le paperboard d'Houllier le jour du match. Ecarté face à Valenciennes et convoqué pour jouer avec la CFA, le joueur a carrément refuser de s'exécuter se plaçant dans une situation "à la Dhorasoo" qui risque fort de provoquer son départ à la fin de la saison. Même si Houllier, qui "préfère Toulalan" pour le poste de milieu défensif axial, l'a joué diplomate en demandant aux joueurs des excuses publiques en guise de pardon.

Réglements de comptes  à OL-Land
Du coup de blues de Juninho après la défaite en Ligue des Champions, aux coups de gueule de Fred et Benzema, en passant par le cas Caçapa, qui ne prolongera finalement pas avec Lyon, sans oublier l'attitude de Rémy Vercoutre, qui annonça vouloir trouver du temps jeu ailleurs juste avant la finale de la Coupe de la Ligue, les retards répétés de Ben Arfa et les départs annoncés de Malouda et Abidal ou les accrochages entre Houllier et Aulas, l'OL-Land n'est donc pas le havre de paix que certains voulaient bien décrire. Mais faut-il pour autant s'en inquiéter, s'en offusquer ou même en déduire que le déclin des Gones vient de commencer, là sous nos yeux ?

Beaucoup de bruit pour rien ?
Club tranquille - trop tranquille peu-être ? - Lyon ne pouvait éternellement allier ses grandes ambitions à la gestion familiale qui a marqué jusqu'ici la présidence de JMA. Pas de quoi se faire du souci, donc, sur l'avenir du club rhodanien qui découvre chaque année de nouveaux problèmes liés à sa croissance. S'il veut garder l'attention des médias même lorsqu'il flingue le suspens du championnat de France dès le mois d'octobre, il n'a d'autres choix que de compenser par une bonne dose de scandale comme tout grand club qui se respecte. De ce point de vue là, l'OL est sur la bonne voie.




LDC: Milan crée l'exploit, Liverpool en toute logique

Posté par Louis Laffitte le 12.04.07 à 00:14 | tags : bayern, ligue des champions, milan ac

En mauvaise posture après le nul (2-2) concédé au match aller à San Siro, le Milan AC s'est brillamment imposé 2-0 à l'Allianz Arena face au Bayern Munich pour obtenir son billet pour le dernier carré de la Ligue des Champions. Des buts de Clarence Seedorf et Filippo Inzaghi en première mi-temps ont suffi à faire plier la valeureuse équipe d'Ottmar Hitzfeld. La club lombard affrontera Manchester United en demi-finales. Dans l'autre quart retour de la soirée, Liverpool s'est qualifié comme prévu, s'offrant même le plaisir d'une victoire 1-0 sur le PSV Eindhoven à Anfield Road. Les Blues de Chelsea attendent maintenant les hommes de Rafael Benitez pour la revanche de leur demi-finale de 2005.


Lire le résumé de Bayern Munich 0-2 Milan AC

Lire le résume de Liverpool 1-0 PSV Eindhoven




Manchester - Roma : le résumé vidéo

Posté par Edouard le 11.04.07 à 18:40 | tags : as roma, foot en vidéos, ligue des champions, man u

MAJ : Manchester - Roma (quart de finale retour de la C1 2007-2008) en direct sur le blog foot

 

Que les nombreux supporters de la Roma qui visitent ce blog me pardonnent par avance. A part vous, tout le monde crève d'envie de (re)voir les images de la leçon de football prodiguée par Man U ce mardi. Je me dois donc de répondre immédiatement à la demande populaire avec cette vidéo compilant les meilleures actions du match. Un régal, même avec des commentaires en allemand.




Génération Nasri : Steevy passe la main

Posté par Myosotis le 11.04.07 à 16:41 | tags : insolite, ligue 1, om

Il faut donner raison à ceux qui n'y connaissent rien et qui spontanément relèvent la ressemblance comme frappante. Il est peu probable que Samir Nasri et Steevy soient une seule et même personne (encore que....) mais il y a un air de parenté indéniable entre le jeune prodige marseillais qui a, en plus, un chouette site internet tout neuf depuis quelques jours http://www.samirnasri.fr/ et l'enfant prodigue de la télé-réalité, le bourriquet manceau de Ruquier, Steevy Boulay. Séparés par 7 années au compteur (1987 pour le footballeur, contre 1980 pour l'ancêtre lofteur), les deux hommes ont en commun d'avoir été présentés médiatiquement comme l'incarnation de leur génération, titre envié mais souvent difficile à soutenir : renouveau de la France Black-Blanc-Beur post-98 pour Nasri, dans le prolongement de son apparition réussie contre l'Autriche, mise en avant d'une France... décérébrée mais sympa pour Steevy, lorsqu'il faisait la plonge à côté de Loana. On se gardera de demander à Samir Nasri, si comme son double télévisuel, il soutient Nicolas Sarkozy (pas sûr), pour la simple raison qu'on s'en tamponne. Symbôle d'une génération ou pas, de droite ou de gauche, on ne demande à Nasri qu'une chose : qu'il devienne, avec Ribéry et la demie-douzaine de postulants au "titre de", le nouveau "Zinedine Zidane en mieux", ou, à défaut, en aussi bien.

 




Manchester, comme dans un rêve

Posté par Edouard le 11.04.07 à 11:00 | tags : as roma, ligue des champions, man u
Une gifle, une tôle, une correction, une fessée, appelez-ça comme vous voulez. Aucun mot n'est assez fort pour décrire la leçon infligée par Manchester United à l'AS Rome (7-1).

Tout ce qu'on avait pu dire ou écrire à propos de la Roma, son jeu flamboyant, sa maîtrise collective, les passements de jambe de Mancini ou le talent de son numéro 10 Francesco Totti, ne pèse plus grand chose aujourd'hui. Convaincante lors de la première manche au Stadio Olimpico, la Louve a littéralement explosée à Old Trafford. Une déroute retentissante mais à mettre en perspective avec la performance stratosphérique des hommes d'Alex Ferguson qui ont offert à leurs supporters un des plus beaux matchs de l'histoire du club. 

Ronaldo, l'homme du match, et Evra, entré en cours de partie, sont au septième ciel

 
Carrick allume la mèche
Dès les premiers instants de la rencontre, Manchester étouffait son adversaire avec un pressing survitaminé qui enflammait d'entrée le Théâtre des Rêves. Totti se signalait par une frappe tendue de peu à côté (5e) mais les ennuis n'allaient pas tarder à commencer pour son équipe. Cristiano Ronaldo, qui commençait tout juste son festival, lançait Michael Carrick dans l'axe. A 30 mètres des buts, le jeune milieu de terrain décochait une frappe enroulée qui lobait un Doni figé (1-0, 11e). Complètement désordonnée, la Roma concédait rapidement un second but sur une grossière erreur de Chivu qu'Alan Smith (2-0, 17e) ne manqua pas de convertir pour son premier match de C1 de la saison. Le signe que tout allait réussir à Man U ce soir.

Ronaldo show
La défense de la Roma, jusque là la moins perméable des quarts de finaliste, a pris l'eau de toute part, notamment sur son flanc gauche où Tonetto, absent, était remplacé par Panucci. Dans la lignée du match aller où il avait impulsé le retour de son équipe réduite à dix, Cristiano Ronaldo fut donc une nouvelle fois la grande attraction de la soirée. Insatiable, ce jeune homme à qui le Real Madrid fait la cour depuis des mois n'a pas laissé les Romains respirer et s'est battu pour inscrire les deux premiers buts de sa carrière en Ligue des champions et fut à l'origine du 3-0 inscrit par Wayne Rooney (18e) avant d'ouvrir son compteur personnel. 

Totti et ses hommes tirent la gueule. On les comprend.

 De Rossi "sauve" l'honneur
Après en avoir pris quatre en première période, l'AS Rome allait encore plier trois fois après la pause, Patrice Evra, entré en cours de match, se joignant lui aussi à la fête sur un tir au premier poteau qui concluait une soirée de prestige (7-1, 81e). De Rossi avait joliment réduit le score entre temps en reprenant de volée un centre de Totti mais il en fallait plus pour sauver l'honneur de la ville éternelle, finalement étrillée sur un des scores les plus lourds de l'histoire de la compétition. Une déroute "difficile à expliquer", pour le coach romain Luciano Spalletti. "Ils ont marqué sur leur première offensive", a-t-il regretté. "Ensuite, on n'a pas su répondre à leur enthousiasme, et notre inexpérience à coûté cher sur leurs contre-attaques."

La danse de Ferguson
Les partenaires de Philippe Mexès, qui a sombré comme ses partenaires devant les vagues rouges, pourront surtout s'arracher des cheveux en repensant à leurs occasions manquées du match aller dont ils auraient pu repartir avec une marge plus confortable. Après leur beau parcours, ils ne méritaient sans doute pas de quitter la compétition sur tel résultat. Mais le football est ainsi fait. Au malheur des Italiens contraste bien sûr le bonheur des Anglais, qui retrouvent enfin les demi-finales après cinq d'absence à ce niveau. Si l'on croit Evra, Alex Ferguson y serait même allé de sa petite danse dans un vestiaire forcément en folie. Le Bayern et le Milan AC, qui se disputent ce soir le droit d'affronter les Mancuniens au prochain tour, peuvent commencer à trembler. Le grand Man U est de retour.




Chelsea au métier

Posté par Edouard le 11.04.07 à 03:44 | tags : chelsea, ligue des champions, valence
Mené 1-0 à la pause sur un but de Morientes, Chelsea a sorti une seconde mi-temps de haut niveau pour arracher sa place en demi-finales grâce à l'opportunisme de Shevchenko et à la hargne d'Essien.

Depuis la contre-performance des Blues à Stamford Bridge (1-1), les éditorialistes anglais aiguisaient leur plume acerbe en prévision d'une possible élimination de Chelsea en quart de finale de Ligue des Champions forcément synonyme d'éviction de Jose Mourinho à l'issue de la saison. C'était sans compter sur la détermination du coach portugais, et de ses hommes, à gagner tout ce qui s'offre à eux. Hier, Valence en a frais comme la plupart des adversaires qui ont croisé jusqu'à présent la route des doubles champions d'Angleterre en titre. Avec ou sans la manière.

Morientes exulte sur l'ouverture du score de ValenceLe quart d'heure Morientes
En première période, Chelsea n'en menait pourtant pas large. Plus occupés à échanger des coups et des tacles appuyés avec les joueurs de Valence qu'à inquiéter Santiago Canizares, les Blues ne se montrait guère dangereux que sur corners et se laissaient même surprendre par les rares offensives espagnoles. Sur un contre de David Villa, la frappe de Fernando Morientes toucha d'abord le poteau d'un Petr Cech battu (30e). Un coup de semonce bientôt suivi d'une attaque en règle quand Joaquin sollicita Morientes, totalement démarqué au second poteau, dont la volée ne laissait cette fois aucune chance au portier casqué. Sonné, Chelsea manquait de sombrer dans la foulée sur un nouveau tir de Nando bloqué par Ashley Cole.

Sheva surgit
La tête de Didier Drogba superbement détournée de sa lucarne par Canizares (39e) et la vilaine semelle de Del Horno sur Shevchenko (45e) donnaient toutefois quelques lueurs espoirs quant à la capacité de réaction de Chelsea et la fébrilité de Valence. Un sentiment confirmé à la reprise des débats où les boys de Mourinho imposait immédiatement leur tempo. Le Special One avait ressorti son schéma en 4-3-3 ("à l'ancienne", dixit Drogba après le match) avec Shevchenko et Joe Cole, entré à la place de Lassana Diarra, qui permutaient sur les côtés pour soutenir l'Ivoirien. Comme par enchantement, tout fut plus simple pour Chelsea et sur un tir de Drogba mal repoussé par la défense espagnole, Sheva surgissait pour pousser le cuir dans les filets de Canizares.

L'infatigable Essien a trouvé la faille juste dans les derniers instants de la rencontreLa rage d'Essien
S'il n'a pas inscrit son 31e but de la saison pour Chelsea, Drogba n'aura pas ménagé ses efforts, y compris à la récupération et dans le repli défensif. Sevré de balles aériennes, le Ballon d'Or africain a résisté aux coudes d'Ayala et usé la défense centrale espagnole sanctionnée de deux cartons jaunes coup sur coup (60e pour Ayala, 61e pour Tonetti). Un travail de sape qui lui a sans doute enlevé le jus nécessaire pour appuyer sa frappe et tromper Canizares (67e). Du jus, Joe Cole en avait lui à revendre. Alors qu'on voyait déjà se profiler le spectre des prolongations, l'international anglais plaça une ultime accélération dans l'axe pour servir Shevchenko, à droite, qui décalait Essien, lancé. Bien qu'excentré, le Ghanéen tentait sa chance au premier poteau et trompait la vigilance de Canizares (89e). Mestalla n'avait plus qu'à se vider et les supporters de prier désormais pour que leur équipe accroche la quatrième place en Liga.

Chelsea - Liverpool : la revanche ?
Chelsea, qui a de son côté déjà remporté un titre (la Coupe de la Ligue face à Arsenal), reste en course en Coupe d'Angleterre et en championnat (à 3 points de Man U), est désormais qualifié pour les demi-finales de la Champions League. Sans faire offense au PSV Eindhoven, giflé à domicile par Liverpool au Philips Stadion (3-0), les Reds devraient donc à nouveau croiser la route des Blues. L'occasion pour Jose Mourinho d'effacer le mauvais souvenir de l'élimination de 2005 (0-0, 1-0) sur un but litigieux de Luis Garcia.




Totti - Torres : l'angoisse du penalty

Posté par Edouard le 10.04.07 à 17:46 | tags : foot en vidéos, liga, série a
Même les plus grands ratent des penaltys, c'est bien connu. De Platini, en quart de finale du Mondial 1986, à Roberto Baggio, en finale de la Coupe du Monde 1994, en passant par Raul, en quart de finale de l'Euro 2000, ou Andriy Shevchenko, en finale de la Ligue des Champions 2005, les exemples d'illustres footballeurs ayant craqué sous la pression ne manquent pas. Mais cette saison, Francesco Totti et Fernando Torres, deux joueurs au talent reconnu, sont en train de pousser ce paradoxe à son paroxysme avec pas moins de six échecs à 9 mètres 15 chacun. Comment en sont-ils arrivés là ?

Totti n'a apprécié de se faire chambrer par le gardien de la Reggina après son penalty manquéTotti le têtu
Pour un joueur de la trempe de Francesco Totti, on pourrait penser que transformer un penalty n'est qu'un jeu d'enfant. Erreur. Bien qu'habitué à l'exercice, le capitaine romain a ainsi loupé la moitié de ses tentatives en championnat (4 sur 8) cette année. A force de tirer presque exclusivement du même côté, les gardiens de Série A, et d'ailleurs, commencent à trouver la parade. Lors de la rencontre Roma - Reggina, Andrea Campagnolo, le portier calabrais, l'avait pourtant prévenu : "Je sais très bien que tu vas tirer à droite et que je vais l'arrêter !". Mais ce têtu de Totti s'était obstiné et avait enchaîné son 6e péno manqué de la saison. "Tu vois, je te l'avais dit : tu ne sais pas tirer !", était venu lui glisser dans l'oreille Campagnolo, provoquant un pétage de plomb du numéro 10 de la Louve (voir vidéo). Le phénomène n'est toutefois pas nouveau. On se souvient notamment de sa panenka manquée face à Lecce en septembre 2004, probablement un des plus grands moments de solitude de sa carrière.

Ses ratages à répétitions n'empêchent pourtant pas Totti d'occuper la tête du classement des buteurs de Série A avec 18 réalisations contre 16 au revenant Luca Toni. Pour son entraîneur, il n'y a pas matière à s'inquiéter tant que son joueur transforme ceux qui comptent vraiment. "Ce penalty était trop simple pour un joueur comme lui", avait commenté Luciano Spalletti après le match contre la Reggina. "S'il avait été décisif pour la victoire, ne vous inquiétez pas, il l'aurait mis au fond". Egalement auteur d'un loupé contre l'Olympiakos qui avait coûté la victoire aux siens lors des phases de poule de la Champions League (1-1 à Rome), Totti n'aura pas le droit à l'erreur ce soir à Old Trafford si d'aventure le scénario du match offrait un tir de réparation aux Romains.

Totti pète les plombs contre la Reggina :


La pression est-elle trop forte pour le Torres sous stress
Auteur du même nombre de loupé, 6 au total cette saison pour deux réussites, le cas de Fernando Torres est lui un peu plus inquiétant. Attaquant de pointe de formation, le prodige de l'Atletico Madrid ne marque pas suffisamment dans le cours du jeu (7 fois en 28 matchs de Liga) pour faire oublier ses échecs. Et la situation de son club, 6e à trois points de la 4e place, ne lui offre que peu d'indulgence. A la différence d'un Totti qui ne se laisse pas ronger par la malédiction, le jeune international espagnol semble même vivre assez mal la situation. "Ce n'est pas une bonne année pour moi question penalty", a-t-il déclaré devant la presse espagnole. "J'ai choisis de frapper à mi-hauteur et sur un côté, mais le portier l'a arrêté. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas."

Selon le quotidien madrilène AS, Fernando Torres aurait même annoncé qu'il devait se réunir avec son entraîneur, Aguirre, pour déterminer s'il continuait à tirer les penaltys de l'Atletico. Son dernier échec face à Villarreal, suite à une faute inexistante de Robert Pires (voir vidéo), est toutefois presque passé inaperçu grâce à la polémique qui a entouré le but de son coéquipier Eller (Guillermo Franco gisait alors dans la surface de Villarreal). Ecarté récemment de la sélection espagnole par Luis Aragones, qui lui préfère David Villa, le capitaine des Rojiblancos traverse donc une mauvaise passe et nous rappelle que malgré sa grande précocité, il a encore des choses à apprendre, notamment sur le plan mental, du haut de ses 23 ans. Resté à l'Atletico pour atteindre l'objectif annoncé du club (se qualifier pour la prochaine Ligue des Champions), "El Niño" aurait-il du mal à tenir la pression ?

Atletico - Villarreal :




Ligue des Champions: Le Milan n'a plus le choix

Posté par Louis Laffitte le 10.04.07 à 16:12
Contraint de concéder le nul à domicile (2-2) face au Bayern Munich en quart de finale aller de la Ligue des Champions, le Milan AC est condamné à l'exploit à l'Allianz Arena mercredi soir, s'il veut atteindre le dernier carré de la compétition. En effet, seule une victoire ou un prolifique match nul (minimum 3-3) qualifierait les hommes de Carlo Ancelotti, qui se présenteront en Allemagne avec une attaque décimée.

Inzaghi favori pour remplacer Gilardino

Déjà privé de Ronaldo, non qualifié, les Milanais devront aussi se passer des services d'Alberto Gilardino, averti à l'aller et suspendu au retour. Comble de malchance, le carton jaune écopé par l'international italien à San Siro était complètement injustifié (voir résumé Milan AC 2-2 Bayern Munich).

 

Ces absences conjuguées laisse peu d'options au Rossoneri. Pour évoluer en pointe avec Kaka en soutien, Ancelotti devra choisir entre l'éternel Filippo Inzaghi ou le fantomatique brésilien Ricardo Oliveira. SuperPippo part forcément avec une longueur d'avance dans les pronostics, lui qui a déjà marqué 35 buts dans la compétition depuis ses débuts en 1997.

Défense : attention danger !
Mais si l'attaque se devra d'être efficace, la défense milanaise sera également sous le feu des projecteurs. Empruntée au match aller, avec deux buts concédés sur coups de pieds arrêtés, la vieillissante charnière Paolo Maldini-Alessandro Nesta, guère mise en confiance par un Dida emprunté, aura l'esprit revanchard.

Il le faudra, car le Bayern, bien que dans une position favorable, compte bien marquer pour enterrer les espoirs des Lombards. « Si on commence à calculer, on ne passera pas. Il faut lâcher les chevaux ! Notre philosophie a toujours été de jouer vers l'avant. Si on pouvait marquer très tôt dans la partie, comme ça a été le cas en huitième face au Real Madrid (2-3, 2-1), ce serait l'idéal, » explique ainsi le défenseur munichois Daniel van Buyten, double buteur en Italie.

Les Bavarois prudents
Les hommes d'Ottmar Hitzfeld qui joueront sans Willy Sagnol, blessé et out jusqu'à la fin de la saison, sont dans une phase ascendante et reste sur une belle victoire 2-1 à Hanovre. Un match qui a laissé entrevoir quelques phases de jeu collectif de grande qualité, comme sur le deuxième but conclu par Bastian Schweinsteiger. « On s'est bien positionné. Maintenant, on sait que le Milan est capable de battre n'importe qui, même à l'extérieur. Le mot d'ordre, c'est prudence. A la limite, ce match aller, il faut l'oublier, » prévient quand même Van Buyten.

Entre deux équipes à la peine dans leur championnat et qui rêve d'un sacre dans la plus prestigieuse compétition européenne pour sauver leur saison, la rencontre promet en tout cas d'être magnifique.

Liverpool en roue libre
Dans le dernier quart de finale, les Reds de Liverpool auront à faire peu d'efforts pour assurer leur qualification. Fort de leur monstrueux avantage de l'aller (3-0), Rafael Benitez et ses boys abordent le retour à Anfield plein de confiance. Dirk Kuyt, suspendu après avoir pris un carton à Eindhoven exprès, manquera à l'appel. Le coach espagnol compte de toute façon faire tourner son effectif. Pour preuve, son capitaine emblématique Steven Gerrard devrait prendre place en tribune. Pour le PSV, il s'agira juste de sortir de la compétition la tête haute.

Milan AC-Bayern Munich (2-2), le résumé du match aller:   




Real Madrid: La revanche des bannis

Posté par Louis Laffitte le 10.04.07 à 13:20
Dirigeants contestés, entraîneur décrié, joueurs critiqués, rien ne semble tourner rond au Real Madrid. Et pourtant, les Merengue sont toujours en course en Liga après leur victoire face à Osasuna (2-0) dimanche dernier. Un succès marqué du sceau des « bannis ».

Raul, Emerson, Mahamadou Diarra, Robinho... Tous ont vécu la disgrâce au cours de cette saison. Mais le week-end dernier, tous ont pris leur revanche.

Privé de Guti et Fernando Gago, Fabio Capello s'est vu obligé de faire confiance à des joueurs en difficulté jusque-là. Emerson, conspué pendant de longues semaines par l'exigeant public du Santiago Bernabeu, avait même passé un pacte avec son coach pour ne plus jouer les matches à domicile. Aligné d'entrée, le Brésilien, associé à Diarra dans l'entrejeu, a été l'un des meilleurs madrilènes sur le terrain. Capello avait appelé le public à plus de clémence envers son joueur fétiche. Il a été entendu et le milieu l'a remercié en offrant d'une tête, suite à une longue ouverture de... Diarra, l'ouverture du score à Raul.

Raul fait taire ses détracteurs
Raul, lui aussi, avait l'esprit de revanche chevillé au corps. Et à voir l'intensité de sa célébration après son intérieur du pied gagnant, celle-ci fut douce. Car la semaine avait été rude pour l'emblématique capitaine de la Maison Blanche. Pour la première fois, le journal Marca avait évoqué sans ménagement son probable départ pour Liverpool en fin de saison. Poussé vers la sortie, l'international espagnol a répondu de la meilleure des manières et prouvé une fois de plus, s'il en était besoin, son attachement au club de sa vie.

Même chose pour le prodige brésilien Robinho. Trop fantasque au goût de Capello, le génial attaquant a vécu une saison en dents de scie. Tantôt titulaire, tantôt en tribune, il était difficile de voir un avenir à sa carrière dans la capitale espagnole. Seulement voilà, lui a toujours affirmé sa volonté de rester, et soudain redevenu titulaire depuis trois matches, il vient de marquer trois fois pour autant de victoires du Real. Adoré des supporters, qui voient en lui le seul capable de leur faire revivre les envolées techniques des Galactiques, le voilà maintenant devenu un cadre de ce Real nouveau.

Dernier objectif: Le titre
Ultime paradoxe, ce Real-là, défait sept fois depuis le début de la saison, est bien toujours en course pour le titre en Liga. Eliminé piteusement de toutes les autres compétitions, toujours à la recherche d'une réelle identité de jeu, les Merengue sont pourtant revenus à seulement deux points du leader Barcelone. Les Blaugranas, battu 1-0 à Saragosse et talonnés par le FC Séville (0-0 face à Santander), sentent maintenant le souffle de leur meilleur ennemi dans leur nuque alors qu'il ne reste que 9 matches à jouer.

Dernier défi donc pour le club de Ramon Calderon : remporter ce fameux titre qui les fuit depuis la saison 2002-2003. Le prochain Real-FC Séville du 6 mai prochain vaudra de l'or. Il sera temps ensuite de faire la révolution.

Real Madrid 2-0 Osasuna, le résumé:




Ronaldo, le vrai roi du passement de jambe

Posté par Edouard le 10.04.07 à 11:42 | tags : brésil, foot en vidéos, milan ac
Depuis le superbe but inscrit par Mancini lors de la victoire de l'AS Rome à Lyon, on a beaucoup glosé sur la série de passements de jambe réalisée par l'ailier brésilien qui avait "postérisé", ou plutôt "youtubisé", Anthony Réveillère avant d'allumer Coupet avec une frappe en lucarne. Mais alors que certains se demandaient qui de Mancini ou de Cristiano Ronaldo étaient LE spécialiste mondial du tricotage, Ronaldo, l'original, est venu remettre les choses au point ce week-end lors de la victoire du Milan AC devant Empoli (voir vidéo ci-dessous). Même s'il n'est plus aussi explosif qu'à sa grande époque, le Fenomeno demeure le roi du passement de jambe. Avant la finale de la Coupe du Monde 1998, Thuram et Desailly avaient ainsi briefé Leboeuf : "tu sais qu'il part toujours à gauche, mais comme tu vois pas le ballon..."

Ronaldo contre Empoli :

Compilation de passements de jambe de Ronaldo :




Maintien: La lutte finale

Posté par Louis Laffitte le 06.04.07 à 19:25
Si la lutte est serrée en haut de tableau pour les places européennes, la bataille s'annonce encore plus rude en bas de tableau pour la relégation, alors que se prépare la 31ème journée de Ligue 1. Pas moins de cinq équipes sont concernées : Nice et Sedan (voir article: OM-Lille: Malheur au vaincu) , le PSG, Troyes et Nantes.

Le PSG enfin sur les rails?
Le PSG (17ème), monument du foot français en péril, reçoit Le Mans (9ème) et devra confirmer l'exploit accompli à Lens (victoire 2-1). D'autant que les Parisiens ont perdu leurs deux derniers matchs à domicile face à St Etienne (0-2) et Auxerre (0-1).

Pauleta n'est plus indiscutablePauleta pourrait de nouveau prendre place sur le banc, après que l'option Peguy Luyindula en pointe ait donné satisfaction à Bollaert. Paul le Guen, qui enregistre les retours de suspension de Marcelo Gallardo et Bernard Mendy, peut ainsi compter sur un effectif au complet.

Les Manceaux de Frédéric Hantz, eux, ne joue plus que pour la gloire. Assurés de se maintenir, il semble peu probable, malgré un nombre de points intéressant (42), que le club puisse se mêler à la lutte pour une place européenne.

Nantes, Troyes : Droit en Ligue 2
L'Europe, Nantes en est loin. Battu par Sedan (0-1) dimanche dernier sur une boulette de Fabien Barthez, Nantes (20ème) se retrouve dernier du classement et avec peu de raisons de croire en des lendemains qui chantent.

En déplacement à St-Etienne (7ème) ce samedi, les Canaris ont pourtant un besoin urgent de points après deux défaites consécutives. Le Chaudron vert pourrait leur en offrir la possibilité vu que les Verts n'ont gagné qu'une seule des sept dernières confrontations entre les deux clubs en Ligue 1.

Enfin, Troyes (19ème) se rend en Principauté affronter Monaco (13ème) avec la ferme intention, outre de glaner des points capitaux dans la lutte pour le maintien, de prendre sa revanche sur l'humiliante défaite concédée au match aller au Stade de l'Aube (0-4).

Furlan cherche la solutionMalheureusement pour les Troyens, l'heure est au doute alors que la situation actuelle est presque dramatique. Avant-dernier, Jean-Marc Furlan et ses hommes restent sur 4 défaites consécutives. Pour eux, la L2 se rapproche à grands pas.

Nancy peut-il redresser la barre ?
Enfin, Nancy (14ème) recevra Lorient (12ème) au Stade Marcel-Picot. Quatre points séparent ces deux équipes qui cherchent à tout prix à atteindre le total de 42, barre symbolique assurant le maintien. Vainqueur de l'OM (2-1) samedi dernier, Lorient est dans une forme ascendante et n'est plus qu'à deux unités de son objectif initial. Une victoire et ce serait fait.

En revanche, Nancy doit mettre fin à une série de six matchs sans victoire. Exempté de match la semaine dernière pour cause de Coupe de la Ligue, les Lorrains ont pu bénéficier de deux semaines de coupure. Espérons pour eux que ce repos leur permettra de repartir sur de nouvelles bases, sinon la fin de saison pourrait être très crispante pour eux.

 




OM-Lille: Malheur au vaincu

Posté par Louis Laffitte le 06.04.07 à 18:15 | tags : lens, ligue 1, lille, ol, om

A huit journées du terme du championnat, le duel entre l'Olympique de Marseille et Lille au Stade Vélodrome ce dimanche fait figure de dernière chance pour deux équipes qui visent la Ligue des Champions.

Défait à Lorient (1-2) la semaine dernière, secoué par l'affaire Kachkar, inquiet de la méforme de Djibril Cissé, l'OM se doit pourtant de surmonter ces problèmes et battre Lille pour continuer à rêver à la Champions League.

Ribey effectue son retour dans le groupe marseillais ce week-endRibéry, le retour
Relégué à la huitième place avec 42 points, à quatre longueurs de ce fameux billet qualificatif, les hommes d'Albert Emon pourront néanmoins compter sur le retour de Franck Ribéry pour rebooster une équipe en berne. Un Ribéry qui a prévenu que sans Ligue des Champions, il partirait à coup sûr, ce qui ne fait qu'accentuer la pression qui pèse sur le club.

Mais si Marseille n'a gagné qu'un seul de ses neuf derniers matchs de L1, son adversaire lillois n'est pas, loin s'en faut, dans une meilleure posture. Sixième avec un point d'avance sur leur rival phocéen, les Nordistes se doivent de rattraper leurs deux dernières défaites face au Mans et à Valenciennes.

Qualifié deux saisons de suite pour la plus prestigieuse des compétitions européennes, le LOSC ne peut se permettre de rater la marche cette année, sous peine de voir ces cadres, comme Jean II Makoun, Mathieu Bodmer ou Abdulkader Keita quitter le navire cet été.

Aucun droit à l'erreur donc pour ces deux équipes, sous peine de voir leurs concurrents directs Lens, Bordeaux, Sochaux ou Toulouse s'envoler définitivement.

Lens doit se racheter
Des concurrents qui, justement, n'auront pas non plus la partie facile ce week-end.

Lens (2ème), qui a raté plusieurs fois l'occasion de creuser l'écart et consolider ainsi sa place de dauphin, se déplace à Rennes (11ème) sur une pelouse où ils ne sont pas imposés depuis six ans. Battus à domicile par le PSG (1-2) dimanche dernier, les hommes de Francis Gillot se présenteront au complet pour récupérer les points perdus et stopper une série négative de 3 matchs sans victoire.

Sochaux (3ème), lui, reçoit une équipe niçoise (16ème) qui se bat avec contre la relégation et reste sur un nul frustrant face à Monaco (1-1). Les Lionceaux partiront largement favoris, mais devront se méfier car leur dernière défaite à domicile était aussi face à un candidat à la descente (27ème j. - Nantes 1-2).

Nice a donc le profil, et pourra compter sur les retours précieux de Florent Balmont (suspension) et Baky Koné (blessure) pour ramener un résultat positif du Stade Bonal.

Toulouse sans pression
Bordeaux, vainqueur de la Coupe de la Ligue samedi dernier et déjà qualifié en Coupe de l'UEFA, se déplace au complet à Auxerre. Les Bourguignons, qui reste privé de Benoît Pedretti, sont sur une série de sept matchs sans défaite, mais les Girondins, qui ont ramené deux nuls consécutifs en déplacement, ont bien l'intention de faire quelque chose au Stade Abbé-Deschamps. D'autant qu'avec un match en retard à jouer, les joueurs de Ricardo sont les mieux placés pour finir troisième.

Equipe surprise de la saison, Toulouse (4ème) se rend à Sedan (18ème). Un voyage difficile pour les coéquipiers de Johan Elmander car les Ardennais, en lutte contre la descente, n'ont plus perdu depuis six journées et compte, avec le duo Grégory Pujol-Joseph-Désiré Job, une attaque redoutable.

Les Toulousains, en revanche, ont concédé une moyenne de 1,4 but par match en déplacement depuis le début de la saison. Mais, et alors que le maintien - objectif initial du club - est largement assuré, les joueurs d'Elie Baup n'ont plus de pression et jouent libérés. Ils ont d'ailleurs remportés la seule confrontation de l'histoire entre les deux équipes en L1. C'était au match aller (3-1).

Pendant ce temps, Lyon
On en oublierait presque que Lyon joue également ce samedi. Le leader incontesté de la Ligue 1, battu par Bordeaux (0-1) en finale de la Coupe de la Ligue, vogue maintenant tranquillement vers son sixième titre.

En déplacement à Valenciennes (15ème), les hommes de Gérard Houllier, privés de leur maître à jouer Juninho, devront en plus gérer la pression qui entoure le club ces derniers jours concernant le visage de l'équipe la saison prochaine.

Valenciennes, de son côté, semble s'être sauvé de la descente mais reste méfiant, car seulement six points séparent Antoine Kombouaré et ses ouailles du premier reléguable. Pour s'éviter une fin de saison au couteau, une victoire serait la bienvenue surtout qu'ils n'ont plus vaincu au Stade Nungesser depuis cinq matchs.




Premier League : Chelsea y croit encore

Posté par Edouard le 06.04.07 à 13:01 | tags : chelsea, man u, premier league
Mourinho n'a pas renoncé à rattraper Man U et Paul Scholes en Premier LeagueSolidement accroché à la première place du classement depuis la 8e journée et une victoire à Wigan, le 14 octobre 2006, Manchester United peut-il encore être inquiété dans sa quête d'un 16e titre de champion d'Angleterre ? A sept journées de la fin, le suspens est encore à son comble et Chelsea loin d'avoir dit son dernier mot malgré ses six points de retard sur les Red Devils.

Mourinho, confiant...
"Je pense que United peut perdre ses six points - trois contre nous et peut-être trois contre la lune", déclarait Mourinho après la courte victoire des siens (1-0) contre Watford le week-end dernier. "Il suffit qu'il fasse un mauvais match ou deux matchs nuls, donc c'est encore possible." Surtout que Chelsea aura enfin l'occasion de mettre la pression sur son adversaire en recevant Tottenham samedi à 12h45 avant que Man U ne se déplace à Portsmouth un peu plus tard dans l'après-midi.

... mais méfiant
"Nous jouons systématiquement après eux", a déploré Mou. "Ils ont toujours l'occasion d'augmenter leur avance, mais nous nous n'avons jamais la chance de pouvoir réduire l'écart à trois points et voir s'ils peuvent répondre. Cette semaine, ce sera le cas pour la première fois depuis six ou sept journées, c'est étrange. J'ai aussi reçu trois e-mails m'informant de changements d'arbitre. D'abord, c'était Mike Riley, puis Mike Dean et enfin Uriah Rennie. Ce qui est aussi étrange."

Complot anti-Chelsea ?
Alors, Manchester serait-il épargné par la FA (Football Association) comme le suggère Mourinho, tout en refusant de parler de "complot" ? Rien ne le prouve, évidemment, mais les arguments avancé par le Portugais ne relève peut-être pas que de la paranoïa. "Quand nous devrons jouer Manchester United le mercredi 9 mai, eux auront joué le samedi précédent à midi tandis que nous aurons joué le dimanche soir. C'est étrange", a-t-il encore dénoncé avec sa rhétorique habituelle.

La prédiction de Le Tissier
Malgré ce contexte particulier, et les blessures qui handicapent l'effectif de Chelsea, les observateurs de la Premier League continuent de croire à un éventuel come back des Blues. A commencer par Matt Le Tissier, le consultant de Sky Sports, qui souligne que Manchester United compte encore plus de forfaits et risque de laisser des points en route ce week-end à quelques jours de son quart de finale retour de Ligue des Champions.

"Gagner, gagner, gagner"
Pour le capitaine John Terry, la donne est simple : "Tout ce que nous pouvons faire à ce stade de la saison, c'est gagner, gagner, gagner. Nous sommes dans une période intense, mais si nous continuons ainsi, ça va payer. Manchester United se porte bien, on ne peut pas le nier, mais tout peut arriver d'autant qu'ils doivent encore venir chez nous." Sir Alex Ferguson et ses hommes sont prévenus.




Coupe de l'UEFA - ¼ de finale : l'Espagne au rendez-vous

Posté par Edouard le 06.04.07 à 10:44 | tags : coupe uefa
Si l'armada espagnole a pris un petit coup dans l'aile en Champions League avec l'élimination du Barça et du Real dès les huitièmes de finale, les clubs encore engagés en Coupe de l'UEFA se sont tous les trois imposés ce jeudi, rappelant que le football ibère, toujours premier au classement du coefficient UEFA, était bien un des plus performants sur la scène européenne.

Osasuna, large vainqueur du Bayer Leverkusen (3-0) en Allemagne peut ainsi envisager une qualification tranquille. Le tenant du titre Séville, qui l'a emporté de justesse sur son terrain face à Tottenham, devra toutefois confirmer au match retour. Tout comme l'Espanyol Barcelone, qui menait 3-0 face à Benfica avant d'encaisser deux buts en quatre minutes.

Dans le seul quart de finale qui ne comportait pas de club espagnol, Alkmaar et le Werder se sont quittés sur un score nul et vierge (0-0). Les matchs retour se joueront jeudi prochains.

Leverkusen (GER) - Osasuna (ESP) 0 - 3

AZ Alkmaar (NED) - Werder Brême (GER) 0 - 0

FC Séville (ESP) - Tottenham (ENG) 2 - 1

Espanyol Barcelone (ESP) - Benfica (POR) 3 - 2




A surveiller: Silva, le nouveau joyau de Valence

Posté par Louis Laffitte le 05.04.07 à 18:08
Quand Fernando Morientes s'est blessé avec l'équipe nationale d'Espagne face à l'Islande le 28 mars dernier, et que son absence pour le quart de finale aller de la Ligue des Champions face à Chelsea a été confirmé, nombreux sont ceux qui ont alors considéré que Valence avait perdu toute chance de faire chuter les Blues. En effet, son association avec David Villa, la meilleure paire d'attaquants en Europe, constituait l'argument principal en faveur d'une victoire des Espagnols.


C'était sans compter sur la nouvelle perle du club valencian : David Silva. Une frappe croisée exceptionnelle de 30 mètres a mis tout le monde d'accord. Annoncé comme l'un des futurs fers de lance du football ibérique, le jeune milieu offensif de 21 ans a prouvé sur la pelouse de Stamford Bridge que sa réputation n'était pas usurpée. Placé en soutien de l'artilleur Villa, ses dribbles, sa vision du jeu et ses accélérations ont mis au supplice John Terry et Cie.

Repéré par Valence à l'âge de quinze ans, Silva intègre la réserve du club dans la foulée. Frèle (67kg, 1m70), son talent, qui n'est pas sans rappeler celui d'un certain Lionel Messi, en fait déjà une future star.

Soucieux de le voir s'aguerrir au plus haut niveau, Valence le prête au SD Eibar, en deuxième division espagnole, pour la saison 2004/2005. Le gaucher y dispute 35 matchs, marque 5 buts, et rejoint juste après le Celta Vigo, en prêt toujours, la saison suivante.

Le club galicien, à peine de retour dans l'élite, lui confie les clés du jeu de l'équipe. Bien lui en prend puisque Silva émerveille les foules et mène les siens à un maintien facile et une qualification en Coupe de l'UEFA. Il couronne son année 2005 par une participation au Championnat du Monde des moins de 20 ans, où il marque 4 buts.

Sur les tablettes de plusieurs clubs européens, Silva prolonge pourtant son contrat à Valence et prend enfin sa place au sein de l'effectif pro. Arborant fièrement l'ancien numéro 21 de l'ex-idole du Mestalla, Pablo Aimar, il ne tarde pas à faire oublier l'Argentin parti au Real Saragosse.

Capable d'évoluer à tous les postes offensifs, il totalise à ce stade de la saison 37 apparitions pour 5 buts. Déjà buteur d'une magnifique reprise de volée face à l'Inter Milan au tour précédent, son exploit face à Chelsea l'installe un peu plus parmi les joueurs du futur. Sélectionné en Equipe d'Espagne pour la première fois en novembre dernier face à la Roumanie (0-1), Silva pourrait bien être le successeur d'un Raul en perdition depuis plusieurs saisons.




Chelsea - Valence : 1-1

Posté par Edouard le 05.04.07 à 10:29 | tags : chelsea, ligue des champions, valence

Grand favori des bookmarkers pour le titre final, Chelsea a été cueilli à froid dans son enceinte de Stamford Bridge par une équipe de Valence impressionnante tactiquement et qui ouvrait le score en première période sur un but venu d'ailleurs signé David Silva (29e). Grâce à l'égalisation de Didier Drogba (52e), les Blues gardent espoir mais devront se sortir les tripes au match retour pour obtenir leur place en demi-finale. Lire la suite

 




Roma - Manchester : 2-1

Posté par Edouard le 05.04.07 à 01:43 | tags : as roma, ligue des champions, man u

MAJ : Voir la présentation d'AS Rome - Manchester United (quart de finale de la Ligue des champions 2007-2008)

 

Réduits à dix dès la 33e minute de jeu suite à l'exclusion de Paul Scholes, les Red Devils ont assuré l'essentiel au Stadio Olimpico en concédant une courte défaite (2-1) qui n'hypothèque pas leurs chances de qualification. Après avoir ouvert le score sur une frappe déviée de Taddei (43e), les Romains pensaient avoir fait l'essentiel. Mais la superbe égalisation de Rooney (60e) a relancé Manchester jusqu'à ce Vucinic ne redonne un petit avantage (66e) que les hommes de Luciano Spalletti devront chèrement défendre à Old Trafford mardi prochain. Lire la suite.


 




Quand ça veut pas...

Posté par Edouard le 04.04.07 à 18:45 | tags : foot en vidéos

Ça veut pas. En guise de soutien au malheureux Djibril Cissé, très décrié après sa dernière apparition sous le maillot de l'équipe de France, cette vidéo nous rappelle que tout footballeur, aussi bon soit-il, est susceptible de manquer un jour l'immanquable.




Roma - Manchester : la chasse est ouverte

Posté par Edouard le 04.04.07 à 17:33 | tags : as roma, ligue des champions, man u
Théoriquement favori de cette double confrontation italo-britannique de par son passé prestigieux, son statut de leader de la Premier League et le fait qu'il recevra à Old Trafford au retour, Manchester United a toutes les cartes en main pour venir à bout de l'AS Rome. Mais du papier au terrain, la réalité risque d'être bien différente pour les Red Devils. Passé à la moulinette romaine au tour précédent, l'OL en sait quelque chose.

Fergie et les forfaits
Privé de Evra, Vidic, Silvestre et Neville en défense, ainsi que de Park au milieu, Sir Alex Ferguson a vu son bel effectif fondre comme neige au soleil ces dernières semaines. Une épidémie qui n'a pas épargné un secteur offensif qui ne peut plus compter sur le vétéran Henrik Larsson, retourné dans son club d'Helsingborgs, et vient tout juste de récupérer Saha et Solskjaer, trop justes pour débuter ce soir dans le onze.

Man U se présentera donc au Stadio Olimpico avec un défense new-look (Heinze - Wes Brown - Ferdinand - O'Shea) et une attaque formée par Rooney, peu en réussite ces derniers temps, avec Giggs en soutien et Cristiano Ronaldo et Richardson sur les côtés. En contre-partie, Fergie pourra tout de même compter sur le retour de l'emblématique Paul Scholes au milieu de terrain. Un gage d'expérience qui ne sera pas de trop pour contrer la Louve.

La Roma peut y croire
Depuis sa brillante qualification face à l'OL, l'AS Rome ne peut elle plus se cacher derrière son image de sympathique outsider. Luciano Spalletti devra certes se passer de Pizarro, suspendu, mais pourra aligner une équipe quasi-type, contrairement à son homologue, et surtout compter sur la confiance engrangée par ses joueurs après leur démonstration de Gerland. A commencer par le Brésilien Mancini, auteur du second but romain au terme d'une série de passements de jambe qui a fait le tour de l'Europe et dont l'oreille interne de Réveillère ne s'est toujours pas remise.

Mais la pièce maîtresse de la Roma reste bien Francesco Totti, comme l'avait omis, volontairement ou non, Ferguson suite au tirage au sort. Le capitaine romain, qui avait déjà répondu par un doublé en championnat, souhaite donc s'assurer que le coach mancunien ne souffrira plus de telles pertes de mémoire. "Je ne préoccupe pas de ce que Ferguson pense de moi, il va pouvoir se faire sa propre opinion. J'espère juste faire en sorte qu'il se souvienne de mon nom." Espérons pour Fergie qu'il ne regrette pas ce soir d'avoir réveiller l'orgueil du champion.




Chelsea - Valence : le test de Mourinho

Posté par Edouard le 04.04.07 à 13:12 | tags : chelsea, ligue des champions, valence

Plus que jamais annoncé sur le départ, Jose Mourinho ne semble pas se faire beaucoup de souci concernant son avenir. Courtisé par les plus grands clubs d'Europe, le technicien portugais sera quoi qu'il arrive sur un banc prestigieux la saison prochaine. D'ici là, le "special one" entend bien continuer à assouvir sa soif de titres, avec comme priorité la fameuse coupes aux grandes oreilles qu'il a déjà remporté avec Porto et qui hante les rêves de Roman Abramovich.

Test valencian
Pour mener à bien sa mission, Mou va devoir passer le test valencian avec succès. Un challenge à la portée de Chelsea mais dont l'issue est loin d'être acquise. Tombeur de l'Inter Milan au tour précédent, le club espagnol possède en effet les arguments pour inquiéter les Blues, d'autant qu'il recevra à Mestalla au retour. Mais au-delà du défi sportif, c'est sur le terrain de la provocation que l'ancien coach de Porto espère que ses joueurs sauront répondre présent. Ou plutôt ne pas répondre du tout.

Respect !
"La pure mentalité anglaise qui règne en Premier League fait que personne ne triche - enfin, presque personne! Les gens essaient de rester corrects, de respecter l'adversaire et quand vous arrivé dans les compétitions de l'UEFA, parfois c'est un peu différent et il faut y être préparé pour réagir intelligemment", a prévenu Mourinho en conférence de presse. "Je leur ait montré en exemple un extrait vidéo du match entre Valence et l'Inter. A la 5e minute, il y a eu un duel avec Ibrahimovic et Canizares et Ayala ont fait un sprint de 50 mètres pour venir provoquer Ibrahimovic."

Sans Robben ni Essien
Mais résumer Valence au punch de David Navarro étant quelque peu réducteur, José, qui sera privé de Robben et Essien, n'a pas omis de rappeler que les hommes de Quique Flores savaient aussi joueur au football. "Quand je regarde Valence, je vois une équipe qui joue très bien, qui aime pratiquer du bon football, un coach qui est un homme respectable, donc ce qui est arrivé face à l'Inter ne se produit qu'une fois dans une vie donc ça ne me fait pas peur. Ils vont venir pour jouer au football, pas pour se battre."

Valence sans pression
Côté valencian, on se souci peu de la polémique. Bien au contraire. Plutôt que de répondre à Mourinho, Flores a même tenu à saluer l'humilité anglaise en comparaison à l'arrogance de l'Inter qui avait fanfaronné suite au tirage au sort des huitièmes de finale. "Ils se sont montrés prudents alors que l'Inter se voyait déjà champion et passer tranquillement au tour suivant avant de jouer contre nous", a déclaré le technicien espagnol qui devra lui se passer de Fernando Morientes. "Nous, on ne ressent pas la même pression que Chelsea, pour qui la Ligue des Champions est un objectif. Nous ne sommes pas obligé de la gagner." On verra ce soir à qui profite ce contexte.




Milan rate le coche ; les Reds déjà en demies

Posté par Louis Laffitte le 03.04.07 à 23:38 | tags : bayern, ligue des champions, liverpool, milan ac

Alors qu'ils ont pourtant mené deux fois au score sur leur pelouse, les joueurs du Milan AC ont fini par concéder le match nul (2-2) à l'ultime seconde face au Bayern Munich en quart de finale aller de la Ligue des Champions. Daniel van Buyten, auteur d'un doublé, est le grand bonhomme de la rencontre pour des Munichois qui s'en sortent bien. Dans l'autre quart de la soirée, Liverpool a remporté un succès facile (3-0) sur le terrain d'un PSV Eindhoven pas au niveau.

Lire le résumé de Milan AC - Bayern Munich

Lire le résumé de PSV Eindhoven - Liverpool FC




PSV - Liverpool : Des apparences trompeuses

Posté par Edouard le 03.04.07 à 16:35 | tags : ligue des champions, liverpool
Des quatre quarts de finale de Ligue des champions qui se disputent mardi et mercredi, PSV - Liverpool est sans aucun doute l'affiche la moins attractive pour le spectateur lambda. Ces deux équipes ont pourtant réalisé l'exploit de sortir les deux derniers finalistes (Arsenal et Barcelone) au tour précédent pour se hisser à ce stade de la compétition. En apparence moins sexy qu'un Milan - Bayern ou un Manchester - Roma, ce duel mérite donc d'être pris au sérieux.

Crouch, buteur en phase de poule, tentera de remettre ça ce soirBenitez ou la maîtrise tactique
La double confrontation qui a opposé les deux formations lors de la phase de poule avait tourné à l'avantage de Liverpool (0-0 au Philips Stadion et 2-0 à Anfield) qui finit donc en tête de son groupe et dû en découdre avec Barcelone en huitième de finale. Vainqueur de l'édition 2004/05, les Reds de Rafael Benitez ont confirmé leur capacité à se sublimer en Ligue des champions malgré des résultats toujours en dent de scie en Premier League. Fin technicien, Benitez a su faire déjouer le Barça au Camp Nou (victoire 2-1) et compte mettre à profit sa connaissance tactique pour amener son équipe le plus loin possible.

Privé de Mohamed Sissoko, suspendu, pour le match aller, l'entraîneur espagnol pourra compter sur sa recrue hivernale, l'Argentin Javier Mascherano, pour animer le milieu de terrain au côté de Xabi Alonso tandis que Steven Gerrard se déportera une fois de plus sur la droite. Pour le reste, les Reds sont aux complets et les places seront chères pour former le duo d'attaque entre Crouch, Kuyt et Bellamy. "Nous ne les sous-estimerons pas", a toutefois prévenu Benitez. "Ils ont battus Arsenal au tour précédent et ils sont premiers de leur championnat. Peu importe leur problèmes de blessures supposés, ils se battront avec tout ce qu'ils ont."

Le PSV en mode SOS
Côté PSV, il est vrai que les pépins ne manquent pas. Déjà privé de son défenseur brésilien Alex, buteur décisif contre Arsenal, Ronald Koeman doit également compter avec les forfaits de Reiziger, au poste d'arrière gauche, et d'Arouna Koné, devant. L'absence de ce dernier donnera toutefois l'occasion à Patrick Kluivert de débuter en pointe alors que Afellay est jugé un peu juste physiquement. Sur une mauvaise série en championnat des Pays-Bas, où l'Ajax ne compte plus que trois points de retard, le demi-finaliste de la Champions League 2005 risque donc d'avoir du mal à réitérer l'exploit.

"Liverpool devra sortir son meilleur football pour nous battre, même avec toutes les blessures que nous connaissons", a pourtant déclaré Koeman. "Pour s'imposer à ce niveau, il faut pouvoir compter sur une équipe affûtée, mais sur un duel aller-retour, des surprises sont toujours possibles. Arsenal le sait et Liverpool le sait aussi. Vous avez toujours votre chance dans ce type de rencontre." Et en tant que coach qui a mené Benfica en demi-finales l'an passé, en éliminant Liverpool, alors tenant du titre, dès les huitièmes, le Ronald sait de quoi il parle.




Milan - Bayern : Un standing à défendre

Posté par Edouard le 03.04.07 à 13:13 | tags : bayern, ligue des champions, milan ac
Si ce choc entre mastodontes européens s'impose comme la grande affiche des quarts de finale de la Champions League, le Milan et le Bayern n'en sont pas moins deux clubs en difficulté. A la peine dans leur championnat respectif, où ils ne sont pas encore assurés de décrocher une place qualificative à la prochaine Ligue des champions, Italiens comme Allemands se présenteront donc au rendez-vous sans complexes, mais avec tout aussi peu de certitudes.

Kaka, l'atout offensif numéro 1 du MilanMilan cherche buteur
Ronaldo n'étant pas qualifié pour la Ligue des champions, l'arrivée du Phenomeno au Milan AC n'a pas totalement résolu le casse-tête d'Ancellotti qui peut compter sur un Gilardino buteur samedi contre la Roma pour occuper la pointe de l'attaque mais semble douter du réveil d'Inzaghi et surtout Oliveira, non-retenu dans le groupe. Ce qui a fait dire à Ottmar Hitzfeld, le coach du Bayern, que le Milan était "imprévisible mais certainement pas aussi bon qu'avant", en référence au départ non compensé d'Andriy Shevchenko. Les Rossoneri pourront toutefois compter sur Kaka, meilleur buteur de la compétition avec 6 réalisations, pour prendre ses responsabilités en attaque.

"Nous devrons clairement montrer un esprit plus combatif que face à la Roma, avec plus d'intensité, d'engagement et d'envie. L'état d'esprit de l'équipe a changé en seconde mi-temps au stade Olympique, l'équipe a très bien joué, il y a eu une progression dans la qualité du jeu. Ce sera un tout autre match demain. Nous ne devrons pas gagner à tout prix mais faire de notre mieux pour améliorer nos chances de qualification à l'issue de cette première manche", a prévenu Ancelotti en conférence de presse alors qu'un difficile retour à l'Allianz Arena se profile pour Milan.

Le duel van Bommel - Gattuso attendra MunichKahn et van Bommel suspendus à l'aller
Les Milanais trouveront tout de même matière à se rassurer avec l'absence d'Oliver Kahn et Mark van Bommel, l'un étant suspendu pour son comportement lors d'un contrôle anti-dopage, le second pour son bras d'honneur à Bernabeu. Pour remplacer ces deux pièces maîtresses de son dispositif, Hitzfeld manque d'ailleurs d'alternatives. Le jeune Rensing, 22 ans, sera ainsi titularisé dans les cages. Ottl, 22 berges lui aussi, devra faire oublier le "Hollandais violent" dans l'entrejeu bavarois. Pas vraiment idéal à l'heure d'affronter l'épouvantail Milan AC, une équipe que le Bayern n'a battu qu'une fois en huit confrontations et qui reste sur une victoire 4-1 à San Siro l'an passé en huitièmes de finale.

Malgré tout, on reste confiant du côté du FC Hollywood. "Il est temps pour nous de battre un des grands noms du football européen et réaffirmer que nous faisons partie des clubs majeurs sur le continent", a réclamé un Willy Sagnol apparemment sur motivé par le challenge. Forts de leur victoire contre Schalke, le leader de la Bundesliga, les Bavarois comptent sur leur solidarité et le match retour à Munich pour réitérer leur performance des huitièmes de finale (2-3, 2-1 contre le Real Madrid). "Nous devons imposer notre philisophie de jeu", a prévenu Hitzfeld. "Ce qui signifie presser de manière agressive, ne pas les laisser s'installer dans notre camp, rester hauts et être prêt à contre-attaquer très vite". Du grand classique.




Vercoutre - Barthez : frères de boulettes

Posté par Edouard le 02.04.07 à 18:35 | tags : foot en vidéos, ligue 1, ol
L'un est jeune et a sa carrière devant lui. L'autre a déjà tout gagné et se trouve plus proche de la fin que du début. Si rien ne semble rapprocher Rémy Vercoutre de Fabien Barthez, ce week-end ces deux gardiens ont vécu une désillusion similaire qui coûte terriblement cher à leur club respectif et risque également d'avoir des conséquences sur leur avenir individuel.

Vercoutre à la rue sur le but d'Henrique Rémy sans famille
Eternelle doublure de Grégory Coupet depuis son arrivée à Lyon en 2002, Vercoutre a raté samedi l'occasion de prouver aux dirigeants lyonnais qu'il avait la carrure pour prendre un jour la relève du portier de l'équipe de France. Lui qui espérait encore l'an dernier que Greg ne suivent pas les traces de Dino Zoff* semblait d'ailleurs avoir fait une croix sur ses rêves de succession et n'hésitait pas à déclarer à une semaine de la finale : "J'ai envie de jouer l'an prochain. Je le dis ouvertement. Je pense que cela ne sera peut-être pas forcément à Lyon."

C'est dans ce contexte particulier que Gérard Houllier a confié à ce gardien de 26 ans formé à Montpellier les buts lyonnais durant la finale de la Coupe de la Ligue disputée samedi au Stade de France. Une compétition qu'il avait déjà remporté deux ans plus tôt lors de son année de prêt à Strasbourg. Mais alors qu'il n'avait quasiment pas eu le moindre ballon à négocier pendant 88 minutes, le pauvre Rémy s'est donc magistralement déchiré en partant aux fraises sur un corner de Micoud repris de la tête par Henrique. Une erreur terrible qui prive l'OL du doublé et devrait hanter les nuits du portier durant quelques temps. Surtout si ses hypothétiques futurs employeurs - mais qui sont-ils d'ailleurs ? - ont eu la bonne idée de visionner sa prestation.

Barthez quitte le terrain après sa Dieu est mort
Le lendemain, à Nantes, ce fut donc au tour de Fabien Barthez de vivre un après-midi cauchemardesque dans les buts du FCNA. Touché à la cuisse dès la 7e minute, le divin chauve fut d'abord à deux doigts de provoquer un penalty sur Job en première période avant de revenir strappé après la pause. Et à la 62e, le drame arriva : sur un centre-tir anodin de Ducourtioux, Barthez rentrait dans le but en voulant boxer le ballon du poing. Quelques minutes plus tard, il quittait le terrain puis le stade "pour aller se soigner chez lui" dixit Rudi Roussillon.

Si comme l'assure président nantais, Barthez souffre bien "d'une énorme béquille à la cuisse", l'entraîneur Michel Der Zakarian a lui donné une autre explication ce lundi à L'Equipe TV : "J'ai discuté avec lui ce matin mais cela restera en interne. Il sait qu'il a fait une boulette. Il est sorti mais il n'était pas blessé." Cette "boulette", les Canaris n'ont pu s'en remettre et ont encaissé une défaite lourde de conséquences puisqu'elle permet à Sedan de quitter une dernière place du classement désormais occupée par... Nantes. Venu pour sauver le club doyen de la L1, "Fabulous Fab" a peut-être précipité sa chute sur cette grossière faute de main. En cas de confirmation de la version de Der Zakarian, c'est aussi l'attitude du champion du Monde 1998 qui ferait débat. A moins que Roussillon ne lui ait définitivement donné les clés de la maison jaune.




Le week-end des français de l'étranger : Pires est de retour

Posté par Edouard le 02.04.07 à 12:46 | tags : liga, premier league, série a
Pires a marqué pour VillarrealPlutôt discrets ces dernières semaines, nos expatriés ont fait trembler les filets des championnats européens ce week-end, avec notamment un Robert Pires buteur pour sa seconde apparition sous le maillot de Villarreal.

Mexès buteur
Auréolé de sa première titularisation en quatre ans avec les Bleus, mercredi face à l'Autriche, Philippe Mexès a brillé dans le choc de la 30e journée de Série A qui opposait l'AS Rome au Milan AC (1-1). Le défenseur romain a ouvert le score dès la 4e minute d'une frappe puissante en dehors de la surface et manqué de peu le doublé sur une volée détournée par Dida (24e) avant que Gilardino n'égalise en seconde période. Gourcuff est lui entré en jeu dans le dernier quart d'heure.

Pires en veut
Du côté de l'Espagne, un des événements du week-end nous vient de Villarreal où Robert Pires a inscrit son premier but en Liga face au Betis Séville de Luis Fernandez. But qui aurait pu être décisif si Juanito n'avait pas égalisé dans les arrêts de jeu (3-3). "Après sept mois d'inactivité, j'ai envie de jouer, de retrouver mon niveau. Et même si ce n'est pas encore le cas, pouvoir jouer quelques minutes et marquer un but et très bon pour moi", a déclaré le français qui a par ailleurs appelé ses coéquipiers à se re-mobiliser pour tenter d'arracher une place en Coupe de l'UEFA.

Sinama, toujours en feu
Si le Recreativo Huelva n'est pas parvenu à venir à bout du Nastic Tarragona, bon dernier de la Liga, le français Sinama-Pongolle s'est encore illustré en plantant son dixième pion de la saison en 16 titularisations. L'équipe révélation du championnat d'Espagne reste toutefois en course pour les places UEFA avec seulement deux points de retard sur l'Atletico Madrid de Peter Luccin.

Gallas pour l'honneur
Le big match de la 31e journée de Premier League entre Liverpool et Arsenal a lui tourné court malgré le but inscrit par William Gallas, son troisième de la saison. Le défenseur des Gunners n'a pu que réduire le score dans une rencontre où son équipe a sombré pour finir par s'incliner 4-1 (triplé de Peter Crouch pour les Reds). Pour Arsenal, qui ne peut plus remporter le moindre titre, la fin de saison risque d'être interminable.




Paris s'offre un grand bol d'air

Posté par Edouard le 02.04.07 à 11:38 | tags : ligue 1, psg
Armand, buteur décisif face à Lens - crédit : Panoramic Incroyable mais vrai. Virtuellement lanterne rouge suite à la victoire de Sedan à Nantes, les hommes de Paul Leguen ont enfin arraché une victoire qui les fuyait depuis leur double succès face à Monaco et Nancy en février dernier. Avec du cœur et un bon brin de réussite, le PSG s'est donc relancé dans une course au maintien qui est toutefois loin d'être terminée. Lens, de son côté, a confirmé son incapacité à enfoncer le clou lorsqu'il est en mesure de consolider sa seconde place. Les Nordistes sont désormais à porter de fusil de Sochaux et Toulouse.

Coaching gagnant
Après quatre matchs pleins sans inscrire le moindre but en Ligue 1, avait décidé de laisser Pauleta et Kalou sur le banc. Dès la deuxième minute, l'entraîneur breton fut remercié par les deux bénéficiaires de ce coaching, Luyindula et Diané, le premier servant le second à l'entrée de la surface qui trompait Itandje du frappe d'une gauche dans le petit filet. Lens, qui a la fâcheuse habitude de planter ses débuts de matchs, finit tout de même par refaire surface au cours de la première période et ré-attaqua la suivante avec de meilleures intentions. En tout cas, suffisamment pour faire réapparaître la fébrilité du PSG qui s'inclinait sur un but contre son camp de Rozenhal, sous la pression de Dindane, consécutif à un coup franc concédé par le défenseur tchèque (52e). Deux minutes plus tôt, Luyindula avait été signalé hors-jeu à tort alors qu'il partait seul au but...

Armand surgit
Neuf fois sur dix cette saison, Paris se serait effondré dans de telles circonstances. Hier, il est pourtant parvenu à réagir pour reprendre l'avantage sur un coup franc de Rothen détourné du bout du pied par Armand devant Itandje (72e) et à ne pas plier sous les assauts lensois grâce à un Landreau encore une fois impérial. Le PSG, qui a déjà fait de meilleurs matchs cette saison, avait hier le sort de son côté et face à lui un adversaire dont l'inconstance et les sautes de concentration étonnent au regard de son classement (2e depuis le 2 février). Preuve que de la première à la dernière place, rares sont les équipes à savoir où elles vont dans cette Ligue 1 toujours aussi riche en suspens.

Mobilisation générale ?
Au delà du résultat, qui permet au PSG de redevenir plus ou moins maître de son destin, l'attitude générale de l'équipe laisse augurer un épilogue heureux pour les joueurs parisiens. Pauleta, qui ne sera finalement pas entré en jeu, fut ainsi un des plus actifs sur le banc pour encourager ses coéquipiers et carrément fou de joie au coup de sifflet final. Un signe de mobilisation générale qui demande maintenant à être confirmé lors de la réception du Mans, samedi prochain, ou le club de la capitale replongera aussi vite qu'il est remonté. Paris ne mérite ni plus ni moins que les autres de se maintenir en L1. Et c'est sur le terrain qu'il doit assurer sa place dans l'élite.

Voir le classement de la Ligue 1






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