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Coupe de la Ligue - 8es de finale : Lens renaît à Monaco

Posté par Edouard le 31.10.07 à 22:06 | tags : coupe de la ligue, lens, monaco
Eric Carrière a éteint les espoirs monégasques en fin de matchEn grande difficulté en championnat, Monaco et Lens pouvaient encore compter sur la Coupe de la Ligue pour leur offrir la chance de jouer une coupe d'Europe la saison prochaine et leur remonter le moral. Pour les hommes de Ricardo, c'est raté. Après leur match nul face à Caen, Monégasques ont renoué avec la spirale de la défaite (1-2) face à des Lensois plus entreprenants, à défaut d'afficher de la sérénité dans le jeu.

Match de la peur
Malgré les emballements de Patrick Montel, ce match de la peur a offert à la faible assistance du Stade Louis II un spectacle médiocre. Dans ce festival de passes ratées, compréhensible venant de deux équipes en plein doute, les Nordistes ont toutefois montré plus d'envie, à l'image d'un Boukari qui profitait de l'apathie de la défense monégasque pour tromper Roma entre les jambes de Sylvain Monsoreau (15e).

 

Bien que son classement en Ligue 1 soit encore plus inquiétant que celui de l'ASM (11e), le RC Lens (19e) semblait moins crispé que son adversaire et Olivier Monterrubio manquait le break suite à une percée d'Aruna Dindane dans la surface mais ne trouvait que le petit filet sur son mauvais pied (24e). Monaco finissait tout de même par réagir sur un tir rasant de Jérémy Menez (28e), et Coulibaly manquait de tromper son propre gardien sur de la tête sur un duel avec Jan Koller (40e).

 

Le double effet Carrière
L'ASM confirmait son retour après la pause avec un changement tactique de Ricardo, qui s'alignait sur le 4-3-3 aligné par Papin, dont les effets se firent sentir à la 67e sur un pressing de Koller sur Eric Carrière. L'attaquant tchèque transmettait à Frédéric Piquionne, entré en cours de jeu, dont la frappe déviée par Coulibaly lobait Le Crom. Mais Carrière se rattrapait en reprenant de la tête un tir de Monterrubio détourné par Roma sur son poteau (83e), offrant à son équipe un succès mérité.

 

"Aujourd'hui, c'est plus que l'urgence", a commenté Ricardo après le match, regrettant les "faiblesses défensives" de son équipe qui n'a plus gagné depuis le 29 aout (1-0 à Lille). Côté lensois, JPP souffle un bon coup : "On a vu une équipe qui ressemblait à une équipe, des joueurs qui avaient envie et un vrai contenu de match de football. Maintenant, il ne faut pas s'enflammer et tranquillement, le vaisseau va redécoller".




Roma - Lazio : un seul être vous manque...

Posté par Louis Laffitte le 31.10.07 à 17:25 | tags : as roma, série a
La Ville Eternelle est prête à s'embraser alors que l'AS Rome reçoit ce mercredi au Satde Olympique son meilleur ennemi, la Lazio, pour le 129ème derby entre les deux clubs comptant pour la 10ème journée de Série A. Si l'affiche pâtit sans aucun doute de l'absence de Francesco Totti, blessé, ce match reste tout de même l'un des sommets de la saison de Série A. Et la défaite est bien entendue interdite dans les deux camps.


LE grand absent du derby romain (Panoramic)La Roma favorite... sans Totti
Bien que privée de son génial capitaine - en plus de Taddei, Aquilani, Esposito et Andreolli - c'est bien la Roma qui aborde ce derby dans les meilleures dispositions. Vainqueur 1-0 sur la pelouse du Milan AC dimanche dernier, les hommes de Luciano Spalletti ont repris leur place de dauphin derrière l'Inter Milan et se sont relancés dans la course au titre après un passage difficile.


Symbole de ce retour en forme, Mirko Vucinic. Le Serbe vient d'inscrire deux buts capitaux face au Sporting (2-1) en Ligue des Champions et à Milan, alors que depuis son arrivée à Rome en 2006, il peinait à exprimer son potentiel.


Appelé à remplacer Totti en pointe, il s'acquitte donc de sa tâche avec talent et attend avec impatience la rencontre face à la Lazio pour confirmer, lui qui avait inscrit un triplé aux Laziale avec son club de Lecce.


"Ce serait génial de marquer encore trois buts à la Lazio,
a déclaré Vucinic. Mais une chose est sûre, si on gagne je serais fou de joie."
Surtout que l'attaquant retrouvera son ancien entraîneur Delio Rossi sur le banc de la Lazio.


Spalletti méfiant

Pour Spalletti en tout cas, le match sera serré. "Dans les derbys, il n'y a pas de favoris. La Lazio traverse une période difficile mais pourrait voir ce match comme la chance de sa vie, ce qui lui donnerait un petit avantage, analyse le coach chauve. La Lazio ne joue peut-être pas aussi bien que la saison passée, mais j'ai vu quelques-uns de ses matchs, et elle reste une équipe difficile à battre," a conclu le boss de la Roma.


Il a raison de se méfier, car les hommes de Rossi ont prouvé qu'ils pouvaient rivaliser, notamment en bousculant le Real Madrid en Champions League il y a quelques semaines (2-2). Et même si l'infirmerie déborde - Ledesma, Del Nero, Mauri, Siviglia et Behrami sont tous absents - et qu'elle est aussi capable de passer au travers (défaite 5-1 face à Milan à domicile), la Lazio croit dur comme fer en ses chances.


Ballotta, 43 ans et toutes ses dents! (Panoramic)La Lazio y croit
"Nous sommes dans une passe délicate mais je crois que ce derby arrive au bon moment,
estime son gardien de 43 ans, Marco Ballotta. Si nous gagnons, tous nos problèmes seront résolus en un instant, et je sais que nous pouvons gagner,"
déclare même celui qui disputera ce soir son 200ème match avec le club du Latium.


14ème de Série A avant la rencontre de ce soir, les Biancolesti chercheront en tout cas à se racheter de leur défaite à domicile face à Udinese dimanche dernier (0-1).


Leur capitaine, Luciano Zauri, est en tout cas très déterminé. "Tout peut arriver dans un derby. Tout va bien pour la Roma en ce moment, donc ses joueurs se sentiront peut-être invincibles, ce qui pourrait être dangereux pour eux, a-t-il déclaré. Un derby est un match que tout le monde veut gagner et joue avec une grande détermination. Tout peut arriver."


Sans Totti, ça risque quand même d'être un peu moins excitant...







Coupe du Monde 2014 : Brésil, un organisateur dans la tourmente

Posté par Edouard le 31.10.07 à 15:55 | tags : brésil

Unique candidat à l'organisation du Mondial 2014, le Brésil a été désigné sans grande surprise, ce mardi par la FIFA. 64 ans après, le quintuple vainqueur de la compétition va donc accueillir de nouveau la grande fête du ballon rond. Mais il en faudra plus pour régler la crise que traverse le pays du futebol.

 

Les présidents Lula et Blatter lors de la désignation du BrésilLe compte à rebours est lancé. Dans un peu moins de sept ans, le Brésil sera pour un mois le centre du monde footballistique. Un paradoxe saisissant pour cette terre de ballon qui, en dehors de ce rendez-vous quadriannuel, ne brille plus que par les exploits de ses expatriés. Mauvaise gestion, magouilles, manque de professionnalisme, fuite des talents, installations et stades vétustes, nombreux sont les maux qui frappent le football local, comme le détaille France Football dans son édition de mardi.

Championnat en déliquescence
Symbole de cette déliquescence, le niveau aujourd'hui très faible du championnat brésilien où seuls deux ou trois clubs tiennent encore la route. Là où le Mexique réussit à conserver presque tous ses internationaux et l'Argentine surnage, le Brésil subit lui un pillage en règle de ses stars, mais aussi de ses joueurs médiocres. Depuis 2000, 1000 footballeurs quittent chaque année le territoire, en direction de grands clubs européens ou de directions plus obscures (pays de l'Est, Asie, Qatar). Un exode que rien ne semble pouvoir enrayer et qui entraîne un chute vertigineuse de la qualité technique, et donc du spectacle. Un comble au pays du jogo bonito.


En cause, les clubs et leur gestion calamiteuse ainsi que des carences administratives qui facilitent le départ des joueurs, recrutés de plus en plus jeunes par les grosses écuries du vieux continent. Du coup, si la vente des prodiges offre une manne intéressante, un grand nombre de footballeurs quittent le pays pour une bouchée de pain avant même d'avoir fait leurs preuves. Conséquence directe, la plupart des équipes brésiliennes évoluent dans des stades vétustes et perdent petit à petit leur public. Et on ne compte plus les scandales (affaires de blanchiment d'argent ou de corruption), dont le plus retentissant frappe le Corinthians et la société MSI.

Récemment rénové, le Maracana (ici dans les 70's) n'est toujours pas aux normesMais où est Pelé ?
Résultat, sur les 18 stades présélectionnés par la candidature auriverde (10 seront retenus au final), aucun ne répond pour l'instant aux normes de la FIFA en matière de sécurité. Pas même le mythique Maracana, pourtant fraîchement rénové pour 155 M€ et inauguré par une victoire brillante de la Seleçao (5-0 face à l'Equateur). Quatre enceintes sont elles carrément à construire et les autres ont besoin d'un sacré coup de neuf. Le budget de ses travaux et leur financement demeurent mystérieux mais le Guardian évoque déjà la somme de 860 M€ comme hypothèse optimiste.

 

Plus étonnant, Pelé ne fait pour l'instant pas parti du comité d'organisation du Mondial. "Jamais je n'ai été été convié par le président Ricardo Texeira pour tenir ce rôle", a déclaré le Roi au reporter de France Football. "Nous allons avoir des réunions en ce sens avec le gouvernement et la CBF. Nous en discuterons et nous verrons bien ce qui va en résulter." On a tout de même du mal à imaginer une Coupe du Monde Brésil dont Pelé ne serait pas ambassadeur.

 

Malgré ce constat inquiétant, la fête devrait être belle, la ferveur du peuple brésilien à la hauteur de l'événement et la Seleçao, comme toujours, favorite pour décrocher le succès final. Les joueurs qui la composeront auront en plus le devoir de réparer le plus grand traumatisme de l'histoire du football auriverde, la défaite en finale* de la Coupe du Monde 1950 face à l'Uruguay au Maracana.

 

* En 1950, le Mondial s'était achevé sur un tournoi quatre. Le match décisif Brésil - Uruguay avait donc fait office de finale, même si elle n'en était pas une à proprement dit.




Coupe de la Ligue : Monaco - Lens, malheur au vaincu

Posté par Louis Laffitte le 31.10.07 à 12:59 | tags : coupe de la ligue, lens, monaco

Respectivement 10ème et 19ème au classement en Ligue 1, Monaco et Lens se retrouvent ce soir au Stade Louis II pour le compte des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Une rencontre capitale pour les deux équipes, elles qui sont loin de leurs objectifs de début de saison, et sont dans l'obligation de réagir au plus vite.

Sauver la saison... déjà
La Coupe de la Ligue pour sauver une saison, on a déjà entendu ça. Dans le cas des Monégasques et des Lensois, on a beau n'être qu'en octobre, c'est déjà d'actualité. La faute à une série catastrophique de cinq défaites consécutives en championnat pour les Rouges et Blancs qui a complètement plombé leur début de saison, tandis que les Sang et Or enchaînent les contre-performances avec une régularité impressionnante.

Défaits à domicile par Rennes dimanche dernier (1-2), les Lensois, relégables, n'ont donc plus le choix s'ils veulent atteindre une qualification européenne. Il leur faut aller loin dans les coupes. Mais, pour cela, il va leur falloir montrer un esprit de révolte totalement absent pour l'instant.

RCL: où est la révolte?
"Si on ne fait rien, j'ai le sentiment que nous allons droit dans le mur, a déclaré un Jean-Pierre Papin un brin désabusé après le match face à Rennes. Je dois faire toute une partie de saison avec cette équipe, il va donc falloir en changer le caractère global et avoir des révoltés lorsque les choses tournent mal," a ensuite prévenu le boss lensois.

Forcés de trouver de nouvelles solutions, JPP devrait relancer des joueurs abonnés au banc à Louis II. Ainsi Lacourt, Boukari et Akalé devrait faire leur rentrée dans une équipe qui, comble de l'ironie, n'a marqué que cinq buts en Ligue 1 alors qu'elle est entraînée par l'un des plus grands buteurs français de l‘histoire.

"Il va falloir défendre ensemble, attaquer ensemble. La solution viendra des joueurs afin qu'on voie sur le terrain des hommes, des vrais,"
prévient Sébastien Migné, adjoint de JPP.

ASM: où est le collectif?
L'équation est la même sur le Rocher. Car l'ASM, excellente en début de saison, a totalement plongé depuis. La faute à un manque de cohésion collective qui plombe les performances de l'équipe.

Suite au match nul à domicile face à Caen (0-0), Ricardo fustigeait d'ailleurs cet aspect. "Ce soir, il n'y a pas eu de phases de jeu en équipe et l'individualisme a repris le dessus," a noté le Brésilien après la rencontre.

Dotés de talents individuels de qualité - Menez, Meriem, Koller, Piquionne entre autres - Monaco est souvent pénalisé car ses joueurs en font souvent trop plus tôt que de se contenter d'apporter un plus.

Ce soir ou jamais

Reste que si le directeur sportif Marc Keller avoue sans détour que "le championnat est prioritaire", Menez estime lui que "la Coupe de la Ligue est un vrai objectif" car "en championnat ça risque d'être difficile d'être européen, même si on sait qu'une victoire peut relancer la machine."

Au contraire de son homologue lensois, Ricardo devrait faire confiance à son équipe-type, qu'il n'a d'ailleurs pu aligner qu'une fois cette saison (face à Caen) à cause des blessures.

Si ce soir ne sera pas l'un de ces fameux matchs à six points, il représente néanmoins un vrai tournant pour ces deux grosses cylindrées, qui ne peuvent se permettre de perdre davantage de temps.



Coupe de la Ligue - 8es de finale : Marseille a tremblé

Posté par Edouard le 31.10.07 à 10:56 | tags : coupe de la ligue, om
La rage de Cissé et le talent de Niang ont fait la différenceSi l'OM a assuré l'essentiel hier en se qualifiant pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue, ce succès obtenu au bout de la nuit et d'une séance de tirs aux buts étouffante (2-2, 5 tab à 4) face au FC Metz bis, est loin de rassurer le club phocéen. Brouillons offensivement, fébriles défensivement, les Marseillais ont encore du boulot et n'en ont pas finit avec les séances vidéo d'Eric Gerets.

 

La rage de Cissé
Incapables de plier le match dans le temps réglementaire devant une formation messine lanterne rouge en championnat et qui se présentait avec un onze composé en majorité de joueurs issus du centre de formation. Gerets avait lui aligné une équipe quasi type, recourrant à son 4-4-2 de prédilection. Mais il faut croire que ce n'est pas tant l'adversaire qui pose problème à cet OM-là, qui a la fâcheuse tendance à se mettre tout seul dans l'embarras, même lorsqu'il semble avoir enfin l'emprise sur un match.

 

Au cours des prolongations, Marseille aura mené par deux fois grâce à ces deux meilleurs joueurs du soir, Mamadou Niang (94e) et Djibril Cissé (105e). Avantage réduit à néant par deux cafouillages défensifs dont profitaient N'Diaye (97e) puis Baldé en toute fin de match (120e), glaçant un stade Vélodrome qui pensait pourtant que l'affaire était entendue. Heureusement pour les Phocéens, la jeunesse messine a finit par craquer sur le dernier tir au but, manqué par Bassong, juste après que Cissé ait marqué le sien d'une mine pleine de rage.

 

"Je ne suis pas tout à fait soulagé même si je suis content de la qualification. Cela a été long. 120 minutes de jeu, c'est beaucoup surtout que l'on a perdu Faty sur blessure. J'espérais gagner le match avant la prolongation mais on a la poisse en ce moment et cela a duré plus longtemps que prévu", déclarait après la rencontre un Eric Gerets magnanime et conscient du travail qu'il lui reste à accomplir.

 
Auxerre et Nancy passent
A l'Abbé Deschamps, aussi, quatre buts ont été inscrits au cours des prolongations. A la différence qu'ils ont tous été inscrits par l'AJA (6-2), qui n'avait pu profiter de son avantage numérique (expulsion d'Hellebuyck juste avant la mi-temps) dans le temps réglementaire. Menés 2-1 en fin de match sur un penalty de Job (84e), les Auxerrois sont revenus de loin et peuvent remercier Olliech de s'être arraché (2-2, 90e + 2).

Le spectacle fut moins au rendez-vous du côté de Nancy, qui a fait le minimum pour venir à bout d'Amiens (1-0), une formation de L2. Un but de Zerka et au lit, ce n'était pas la peine d'en faire plus pour les hommes de Pablo Correa.




Aulas contre-attaque dans So Foot

Posté par Edouard le 30.10.07 à 18:47 | tags : ligue 1, ol

Passablement irrité par la sortie du livre Aulas, l'enquête interdite, paru courant octobre, le boss de l'OL a accordé un long entretien au mensuel So Foot de novembre. L'occasion pour JMA de remettre en question la probité de l'auteur, Thomas Nardone, journaliste de Lyon Mag, et de démentir en bloc toutes les allégations contenue dans l'ouvrage.

 

"Je n'ai jamais reçu Thomas Nardone seul, parce qu'il raconte n'importe quoi. Il est instable sur le plan psychologique. Nardone, c'est un tueur à gages. Maladroit, mais un tueur à gages tout de même", déclare entre autre un Jean-Michel Aulas qui passe en revue l'actualité sportive de l'OL, la Ligue 1, la bourse et bien d'autres choses.

 

A lire également, dans cette dernière livraison de SF, des portraits de Francesco Totti et Eric Gerets, un article sur Francis Borelli, une enquête sur les Israël Vibrations de Chelsea et un dossier sur les liens entre Skinheads et Holligans. A ne pas manquer, comme d'hab'...




Les deux font la paire

Posté par Edouard le 30.10.07 à 17:51 | tags : atletico, bayern, bundesliga, liga
Avoir un grand buteur, c'est bien. Mais une belle paire d'attaquants complémentaires, c'est pas mal non plus. A ce petit jeu-là, les duos Toni - Klose (Bayern), Kanoute - Luis Fabiano (FC Séville) et Agüero - Forlan (Atletico Madrid) s'imposent depuis le début de saison comme les trois plus efficaces d'Europe.

 

Kloni, le duo qui fait trembler la Bundesliga"Kloni" au top
En dépit de petits pépins physiques qui n'ont pas toujours permis à Otmar Hitzfeld de les associer simultanément, les deux recrues offensives du Bayern Munich n'auront donc pas mis longtemps à accorder leurs violons. Entre Luca Toni, transfuge de la Fiorentina, et Miroslav Klose, l'ancienne star du Werder, la complémentarité ne sautait pas forcément aux yeux. Mais après à peine moins de trois mois de compétition, les chiffres nous ont démontré le contraire : Toni et Klose n'arrêtent pas de planter.

 

Co-meilleurs buteur de la Bundesliga avec 8 buts chacun, les deux compères totalisent 22 pions toutes compétitions confondues, inscrits en seulement 25 rencontres. Soit près d'un but par match chacun. "A chaque match, on progresse et on se trouve de plus en plus facilement. Mais nous avons aussi conscience que nous possédons encore une marge de progression", déclarait il y a quelques semaines Luca Toni. Une réussite qui prouve que dans un duo d'attaque, l'un ne se sacrifie pas forcément pour l'autre. En prime, "Kloni", surnom donné à la paire par la presse allemande, a réalisé 8 passes décisives en championnat depuis le début de la saison.

 

Fabiano et Kanoute, les deux goleadors du SevillaLes revenants du Sevilla
Une longueur derrière la doublette bavaroise, on retrouve donc leurs homologues du FC Séville, Frederic Kanoute et Luis Fabiano. Avec 21 goles marqués en 22 matchs disputés, le duo andalou se montre légèrement moins prolifique mais un poil plus efficace. A la différence des attaquants du Bayer, le Malien et le Brésilien évoluent ensemble depuis maintenant trois saisons et se connaissent sur le bout des doigts. Une complicité qui a relégué le Russe Alexander Kerzhkov au rang de remplaçant de luxe (seulement 2 titularisations en Liga).

 

La réussite de ce duo est d'autant plus remarquable que Frederic Kanoute n'avait jamais marqué plus de 11 buts au cours d'une saison avant de débarquer à Séville, tandis que Luis Fabiano n'avait su s'imposer lors de ses deux précédents expériences européennes, à Rennes et à Porto. Grands artisans du doublé en Coupe de l'UEFA et la 4e place du FC Séville en championnat l'an passé, ils font pour l'heure bien mieux que les Messi - Henry (14 buts), Raul - van Nistelrooy (12 buts) et autres Villa - Morientes (10 buts).

 

Un vieux blond et un petit brun, Forlan - Agüero se complètent bienLatin Kings
Autre pareja à briller dans la Liga, l'association Forlan - Agüero n'était peut-être pas attendue à un tel niveau. Mais avec 19 buts à eux deux, les deux Sud-Américains de l'Atletico Madrid se placent donc comme la 3e meilleure attaque évoluant actuellement en Europe. Une belle réponse à ceux qui craignaient que le départ de Fernando Torres ne soit fatal à l'Atletico.

 

Si les 9 buts de l'Uruguayen Diego Forlan, arrivé en provenance de Villarreal, n'étonnent pas outre-mesure, les 10 pions plantés par l'Argentin Sergio Agüero font de ce joueur de 19 ans la révélation du championnat d'Espagne. Sollicités cet été par leurs sélections (Copa America pour le premier, Mondial des - 20 ans pour le second), ces deux joueurs au profil différent mais à la culture footbalistique commune pourrait enfin permettre à l'Atletico de terminer dans les 4 premiers de la Liga tout en signant un beau parcours en UEFA.




Stam s'en va

Posté par Louis Laffitte le 30.10.07 à 13:16
Les attaquants vont être contents! Jaap Stam prend sa retraite. A 35 ans, et après quinze ans de présence au plus haut niveau, le défenseur néerlandais a en effet décidé de tirer sa révérence après s'être blessé le 20 octobre dernier en championnat contre le NEC Nimègue avec son club de l'Ajax.

Une bonne tête de tueur ce Jaap (Panoramic)Le PSV pour se révéler
Alors qu'il avait débuté en pro sous les couleurs FC Zwolle en 1992, c'est à son arrivée au PSV Eindhoven en 1996, après des passages au Cambuur Leeuwarden et à Willem II, qu'il lance véritablement sa carrière.

Vainqueur du titre de champion dès sa première saison, il est même élu meilleur joueur du championnat, une rareté pour un défenseur central. Mais Stam est d'une trempe à part. Dur sur l'homme, impitoyable dans les duels, il est impassable en un contre un, et si sa relance laisse parfois à désirer, il demeure un patron d'arrière-garde exceptionnel.

Man U pour régner
Sans surprise, il devient le défenseur le plus cher de l'histoire lorsqu'il rejoint Manchester United en 1998, dans la foulée de la Coupe du Monde, pour €18M. Chez les Red Devils, il connaîtra sans doute les plus belles années de sa carrière, mais la controverse aussi.

Stam a vécu ses plus belles années à Man U (Panoramic)Chaînon manquant de l'armada de Sir Alex Ferguson, il est l'un des tauliers de l'équipe qui accomplit le fabuleux triplé Premier League-Cup-Champions League en 1999. Elu meilleur défenseur de la Ligue des Champions cette année là, performance qu'il répètera la saison suivante, Stam empile les titres avec son club.

En plus du triplé, il gagne deux autres championnats et la Coupe Intercontinentale. Pourtant, à la surprise générale, Ferguson le vend à la Lazio à l'été 2001 pour €24M. De l'aveu même de l'Ecossais, c'est l'une des plus grosses erreurs de sa carrière de manager.

Départ mouvementé
"Il venait juste de revenir après une blessure au tendon d'Achille, et nous pensions qu'il avait un peu baissé,
a avoué récemment Ferguson. Nous avons reçu l'offre de la Lazio, et pour un défenseur de 29 ans, elle était trop belle pour être refusée. Mais en termes sportifs, ce fut une erreur."


A l'époque, la vente du néerlandais provoqua la colère des supporters mancuniens, surtout que la rumeur voulait que la raison de ce transfert fût les révélations faites par Stam sur Ferguson dans son autobiographie qui venait de paraître.

Toujours est-il que si Ferguson regrette aujourd'hui ce choix, Stam n'a lui jamais digéré. "La seule chose que j'ai apprise est qu'on est jamais assuré de sa place à United. J'y ai joué trois bonnes saisons. Et puis ils sont allés derrière mon dos pour se faire beaucoup d'argent sur moi," a balancé Stam.

"Ils ont montré un grand manque de décence et de respect, donc j'ai dû partir. Après coup, j'ai entendu dire qu'il avait réglé le transfert depuis longtemps," conclu l'homme à la tête de Boulogne Boy, visiblement amer.

Contrôle positif

Pour être honnête, Stam ne retrouva jamais le niveau qui était le sien à Manchester. Pire, il fut même suspendu un mois pour un contrôle positif à la nandrolone sous les couleurs laziale. Après trois saisons dans la Ville éternelle, il rejoignit le Milan AC et sa colonie de trentenaires en 2004.

A peine arrivé, il remporta la Supercoupe d'Italie face à son ancien club, mais entre blessures et concurrence, il ne s'imposa jamais dans le onze type de Carlo Ancelotti. En 2006, il signa un contrat de deux ans avec l'Ajax pour y terminer sa carrière.

Retour au pays pour la fin (Panoramic)L'Ajax pour finir
Promu capitaine dès son arrivée, il remporta la Coupe des Pays-Bas en juin 2007, son dernier trophée. Sélectionné à 67 reprises en équipe nationale, il a participé à la Coupe du Monde 1998, ainsi qu'aux Euro 2000 et 2004.

Son départ marque la fin d'une époque pour le football néerlandais. Celle d'une génération, héritière du football total de Cruyff, qui devait tout gagner, à commencer par l'Euro 2000 disputé aux Pays-Bas. Mais comme ses devancières, cette équipe ne gagna rien. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir cassé des genoux, n'est-ce pas Jaap ?



Coupe de la Ligue : le programme des 8es

Posté par Edouard le 30.10.07 à 11:49 | tags : coupe de la ligue, lens, monaco, ol, om, psg
Monaco - Lens, la grande affiche de ces huitièmes de finaleMalgré l'absence d'affiches vraiment alléchantes, si ce n'est le duel de déprimés entre Monaco et Lens, France Télévisions a décidé de mettre les petits plats dans les grands à l'occasion des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue qui se déroulent du mardi 30 octobre au jeudi 1er novembre. Avec 5 rencontres en direct sur les chaînes du groupe plus deux diffusés exclusivement sur le web, c'est une couverture quasi-exhaustive de l'épreuve qui est proposé au téléspectateur.

 

Trop de matchs ?
Pour les abonnés Canal, déjà abreuvés d'une dizaine de matchs chaque week-end, c'est sans doute trop. Pour les autres, qui sont nombreux, voilà une occasion de prendre une bonne dose de foot gratuit et en direct. Même si le turnover qui devrait être pratiqué par les équipes en lice et l'intérêt sportif relativement douteux de cette compétition risquent de les laisser sur leur faim.

 

Mais ne soyons pas suffisants. Tout n'est pas à jeter dans cette Coupe de la Ligue qui offre un accessit européen en plus de garnir la salle des trophées. Marseille, qui n'en a plus gagné un depuis dix ans et cherche toujours à retrouver confiance en championnat, ne pourra ainsi pas se permettre de se trouer une nouvelle fois devant son public à l'occasion de la réception de Metz, un promu encore plus mal barré que lui. Lens et Monaco tenteront également d'enrayer leur spirale négative. Tout comme le PSG, qui reçoit Montpellier. Tandis que Caen essayera de réaliser un miracle face à une probable équipe B lyonnaise qui n'a rien à envier à la plupart des A évoluant sur le territoire.

 

Pour les amateurs de parcours à la cendrillon, trois équipes de L2 sont encore dans la course : Montpellier, donc, mais aussi Niort qui reçoit Le Mans et Amiens qui se déplace à Nancy. Et on peut mettre un billet sur le fait que l'une d'elle sera encore là au prochain tour. Plus surprenant, Rennes - Valenciennes sera la seule rencontre à n'être diffusée ni sur les chaînes ni sur les sites de France Télévisions. Ce duel entre le 3e et le 9e de la L1, qui plus est deux équipes proposant un jeu plutôt agréable, méritait pourtant une petite place dans la grille des programmes.

 

Mardi :
Auxerre - Nice et Nancy - Amiens, à 19h05 sur France3.fr
Marseille - Metz, à 21h00 sur France 2

 

Mercredi
Monaco - Lens, à 17h00 sur France 2
Rennes - Valenciennes, à 18h00
Paris SG - Montpellier à 19h00 sur France 4
Caen - Lyon, à 21h00 sur France 3

 

Jeudi
Niort - Le Mans, à 20h45 sur France 4




Entraîneurs, l'hécatombe continue

Posté par Edouard le 29.10.07 à 18:45 | tags : liga, ligue 1, ligue des champions, premier league, série a
Le président de Valence n'a pas fait de fleurs à Quique Sanchez FloresBien que les équipes misant sur la stabilité sont en général celles qui obtiennent les meilleurs résultats sur le long terme, le football moderne n'en finit plus de consommer les coachs à tours de bras. Dernier en date, Quique Sanchez Flores, viré par Valence dans la nuit de dimanche à lundi après une sévère défaite sur le terrain du FC Séville (0-3), club qui vient lui même de changer d'entraîneur suite au départ volontaire de Juande Ramos qui remplace Martin Jol à Tottenham. Vous suivez ?

 

Quique off
Quatrième de la Liga après 9 journées, la situation de Valence n'était pas catastrophique. Mais la défaite en milieu de semaine face à Rosenborg (0-2), conjuguée au débâcle andalou, ont eu raison de Flores, entraîneur sur la sellette depuis le début de la saison et qui n'a jamais vraiment réussi à se faire adopter par les supporters locaux. Pas plus que par le vestiaire valencian. Un peu plus de deux ans après son arrivée, le technicien espagnol a donc été remercié par un président qui rêve toujours de faire de son club "une des équipes majeures en Europe".

 

Sept équipes ont changé de coach en C1
Pour se rassurer, Flores peut se dire qu'il ne sera ni le premier, ni le dernier coach à faire cette saison les frais de cette boulimie technique. Avant lui, sept autres entraîneurs à la tête d'une des 32 formations qualifiées pour la Ligue des champions ont quitté leur poste : Albert Emon (Marseille), José Mourinho (Chelsea), Fernando Santos (Benfica) Anatoliy Demyanenko (Dinamo Kiev), Gheorghe Hagi, Massimo Pedrazzini (Steaua Bucarest) et, donc, Juande Ramos (Séville). Ce dernier ayant la particularité d'avoir lâché le club de sa propre initiative pour aller prendre 6,5 millions d'euros par an sur le banc de Tottenham, actuellement relégable en Premier League. Challenge sportif, ça va sans dire.

 

José Mourinho, le limogeage le plus retentissant de ce début de saisonAlbert, Martin et les autres
La valse des coachs ne se limite bien sûr pas aux clubs engagés dans la reine des compétitions européennes. En Angleterre, Martin Jol (Tottenham) et Sammy Lee (Bolton) ont eux aussi été remerciés. En Espagne, Albert Resino a été limogé par Levante. En Italie, Fernando Orsi a laissé sa place à Giancarlo Camolese sur le banc de Livourne. Du côté de la Ligue 1, Guy Roux a passé la main après quelques matchs. Et aux Pay-Bas, Henk Ten Cate a lâché Amsterdam pour aller jouer les adjoints d'Avram Grant à Chelsea. Au quart de la saison, ça fait déjà beaucoup...

 

Changer n'est pas gagner
Par expérience, on sait pourtant que changer d'entraîneur n'améliore que très rarement les résultats d'un club. Le grand Paul Leguen fait à peine mieux que Guy Lacombe sur le banc du PSG. Eric Gerets constate que les problèmes de l'OM ne se limitait pas aux approximations tactiques d'Emon. Jean-Pierre Papin ne réussit pas à sortir Lens du pétrin. Et ainsi de suite. Cela n'empêchera pas les présidents qui ne veulent pas assumer leurs responsabilités de continuer à user de ce fusible tellement pratique.

 

Pression populaire
Le public et les médias, qui sont souvent les premiers à réclamer la tête de tel ou untel, ont bien sûr leur part de responsabilité dans ce grand cirque. Les uns brandissent banderoles et pancartes assassines en tribune, les autres annoncent des crises en une, même quand il n'y en a pas. Et chaque jour, ou presque, on débat sur l'identité du prochain technicien qui sera sacrifié au nom du football business (Perrin et Fernandez hier, Ricardo ou de Taddeo aujourd'hui) et de l'impatience de dirigeants à l'ambition irréaliste. Mais bon, that's football comme dirait l'autre.

 

Heureusement pour tous ces nouveaux chômeurs, la dernière édition de Football Manager est sorti depuis une dizaine de jours...




Le week-end des Français de l'étranger : Henry répond

Posté par Edouard le 29.10.07 à 14:15 | tags : arsenal, fc barcelone, les français de l'étranger

Henry le renard
Défendu cette semaine par son entraîneur, Frank Rijkaard, qui a réclamé à son équipe de mieux profiter des appels du Français, Thierry Henry a retrouvé le chemin des filets contre le promu Almeria (2-0). Ce n'est pourtant pas sur un ballon en profondeur conclut d'un plat du pied que Titi a inscrit son 4e pion en championnat, mais une nouvelle fois sur un bon vieux but de raccroc, consécutif à duel entre Giovani Dos Santos et le portier adverse. En attendant d'affiner son entente avec ses coéquipiers, l'ex-Gunner reprend en tout cas un peu de confiance et a brillé en fin de rencontre après l'entrée de Lionel Messi, son partenaire privilégié au sein du Barça.

 

Kapo doublé
Baladé de clubs en clubs depuis son passage peu concluant à la Juventus, Olivier Kapo semble avoir trouvé ses marques à Birmingham. L'ex-Auxerrois a claqué un doublé décisif, samedi face à Wigan (3-2), offrant un succès précieux aux Blues. Après avoir ouvert la marque sur penalty (26e), l'international français a clos les débats à dix minutes de la fin du match d'une frappe puissante et totalise désormais 4 buts en 11 titularisations cette saison.

 

Les french gunners y croient
Attendue hait tournant pour son premier choc domestique de la saison, Arsenal a ramené un bon point de Liverpool (1-1), manquant de peu la victoire avec deux frappes sur les poteaux d'Almunia. La colonie des french gunners a encore fait bonne figure, notamment William Gallas dont les doutes d'avant saison sont désormais dissipés. Clichy, Flamini et Sagna étaient également titulaires, contrairement à Lassana Diarra qui demeure abonné au banc de touche depuis son arrivée au club.

 

Anelka, encore pour rien
Malgré l'arrivée d'un nouvel entraîneur, Gary Megson, et le 6e but de son attaquant vedette, la victoire continue à fuir Bolton, rattrapé au score par Aston Villa ce dimanche (1-1). Une sale habitude pour les Wanderers qui n'ont remporté qu'un seul de leur 11 matchs de championnat. 19e en Premier League, Nicolas Anelka peut juste se consoler d'avoir inscrit un superbe coup-franc et prier qu'un grand club sorte le chéquier cet hiver pour le sortir de ce bourbier.

 

Pires sauve l'honneur
Adepte du tout ou rien, le Villarreal de Robert Pires a explosé sur la pelouse de Saragosse (4-1), une semaine après s'être joué du Barça (3-1). Un relâchement déjà vécu en début de saison avec la claque reçue face au Real (0-5), consécutive à un succès initial à Valence (3-0). A nouveau titulaire, Pires a réduit la marque en fin de match (82e) tandis que Rio Mavuba a pu disputer ses 20 premières minutes en Liga sous le maillot du sous-marin jaune.

 

En bref
Seul français titulaire lors du choc AS Rome - Milan AC (1-0), Philippe Mexès a plutôt fait bonne figure pour le compte de la louve, Ludoviv Giuly entré en jeu a failli tromper Dida en angle fermé, Yoann Gourcuff n'est en revanche pas entré en jeu au sein d'une équipe du Milan en grande difficulté en championnat. Jérémie Aliadière, banni d'Arsenal à l'intersaison, a enfin inscrit un but pour Middlesbourgh, ce qui n'a pas empêché Manchester United de dérouler (4-1) sur son terrain.




L1 : Rennes, les clés d'une réussite

Posté par Louis Laffitte le 29.10.07 à 12:43 | tags : ligue 1
Niché à quatre points derrière un OL de toute façon intouchable, le Stade Rennais se positionne en candidat très sérieux pour le podium en Ligue 1. Un sentiment conforté par sa victoire 2-1 sur la pelouse de Bollaert face à Lens hier soir, et fruit d'une politique censée qui porte ses fruits.

Wiltord, buteur à Lens, valide le recrutement rennais (Panoramic)Leçon apprise
Sans doute est-ce le manque d'expérience qui avait fait rater la Ligue des Champions aux Rennais dans les ultimes secondes de la 38ème journée la saison dernière. Conscients du problème, les dirigeants rennais n'ont pas hésité à investir sur le marché pour recruter des joueurs expérimentés capable d'encadrer leurs brillants jeunes.

Ainsi Jerôme Leroy, Mickaël Pagis ou encore Sylvain Wiltord ont débarqués cet été au Stade de la Route de Lorient, et leur apport a permis au club breton de grimper inexorablement vers les sommets.

"En début de saison, nous avons cherché à adjoindre aux jeunes des personnalités car, l'an dernier, nous avions du mal à gérer ce type de matches,
expliquait le président Frédéric de Saint-Sernin hier à Bollaert. Ce résultat valide notre choix."


Politique efficace
Et comment ! Menés au score sur un but de d'un ancien de la maison, Olivier Monterrubio, les Rennais sont tranquillement revenus dans le match avant de l'emporter grâce à des réalisations de Leroy et Wiltord. Si l'apport des anciens depuis le début de la saison a donc été indéniable, il convient également de jeter un coup d'œil à l'exceptionnel centre de formation breton.

Ce dernier, qui vient d'être élu deux fois consécutivement « meilleur centre de formation de France » par la DTN, représente indéniablement un exemple à suivre. Alors qu'il ne jouit que de 10% du budget global du club, il fournit 50% de l'effectif professionnel.

Briand, exemple de la formation rennaise (Panoramic)Formation de qualité
Wiltord, Briand, Didot, Pouplin, Nguéma, Mbia, Sorlin, tous ont fait leurs classes ici. Indéniablement, la méthode marche. Surtout depuis que le Stade Rennais a su prendre le bon virage en 2002. Et depuis, les Bretons ne cessent de monter en puissance.

"Voilà tout juste 20 ans que je suis à la tête du centre. J'ai connu beaucoup de présidents et d'entraîneurs mais ce qui me satisfait c'est que depuis 2002, il n'y a pas de décalages comme ce fut le cas à une époque entre ce qui est dit et ce qui est mis en œuvre. Aujourd'hui l'objectif est d'avoir 50% de l'effectif qui soit issu du centre. Et même plus que ça. On fait confiance à cette politique," expliquait ainsi Patrick Rampillon, responsable du centre, à uefa.com.

Or, ce genre de politique fonctionne comme un cercle vertueux. Plus vous sortez de bons joueurs, plus vous gagnez des matchs, plus le club gagne en notoriété et plus les jeunes que vous souhaitez recruter veulent venir.

Le Stade Rennais peut donc regarder l'avenir avec confiance. Sa ligne directrice paiera forcément un jour ou l'autre. Et ce jour semble bien être arrivé.



Ligue 1 - 12ème journée : Lyon était trop fort

Posté par Louis Laffitte le 29.10.07 à 01:45 | tags : ligue 1, ol, psg
Bien que réduits à dix en deuxième période, Lyon s'est imposé 3-2 au Parc des Princes face au PSG, dans le sillage d'un Hatem Ben Arfa double buteur. Les Rhodaniens prennent le large en tête de la Ligue 1, tandis que les Parisiens n'ont toujours pas gagné à domicile et reste englués à la 15ème place.

Ben Arfa impérial
On attendait de voir ce que les jeunes Parisiens pourraient faire face à l'OL, l'invincible armada sextuple champion de France. On a vu.

Pendant quarante minutes, les jeunes, Sankharé, Ngoyi, Sakho et autres Arnaud, ont bousculé la troupe d'Alain Perrin. Puis Lyon a passé la seconde, et ces mêmes joueurs ont pu mesurer ce qu'ils leur manquaient avant d'atteindre le très haut niveau.

Ironie du sort, le bras armé de Lyon a deux têtes : Karim Benzema, 19 ans, et Hatem Ben Arfa, 20 ans. Soit le même âge que les protégés de Paul Le Guen. Même âge peut-être, mais surtout un talent déjà affirmé, ce qui les distingue de leurs adversaires d'un soir.

Et en deux minutes les BB brothers ont fait basculer le match. Ben Arfa en ouvrant d'abord le score d'une frappe limpide consécutive à un mauvais renvoi de Ceara dans l'axe (1-0, 41'). Puis le même Ben Arfa en doublant la mise à la suite d'un rush fantastique sur 50 mètres de son compère conclu par une frappe repoussée par Landreau dans ses pieds (2-0, 43').

Paris relancé
A ce moment de la partie, le score était bien injuste pour les hôtes, eux qui avaient plutôt dominé les débats. Seulement, les hommes de Le Guen ne s'étaient procurés aucune occasion et quand on ne capitalise pas sur ses temps forts...

Lyon, lui, avait eu l'intelligence des grandes équipes. Celle qui fait faire le dos rond sous la pression adverse avant de planter ses banderilles assassines.

2-0 à la pause donc, et au retour des vestiaires, l'OL passait tout près d'accentuer son avance. Lancé en profondeur, Ben Arfa en faisait trop devant Landreau et Sakho et finit par se faire contrer, laissant passer là l'occasion de tuer définitivement tout suspense.

Car dans la continuité de l'action, Cleber Anderson était logiquement exclu pour un tacle en position de dernier défenseur sur Diané, parti en contre. Le match était relancé, et Juninho ne se privait pas d'aller dire deux mots à son jeune collègue pour l'avoir joué trop facile.

Pauleta n'a pas suffi
Le Guen faisait alors rentrer Pauleta pour renverser le cours du match, et son choix payait. Le Portugais ramenait son équipe dans le match en volleyant un corner de Rothen au deuxième poteau (2-1, 61').

Mais même réduits à dix et recroquevillés en défense, Lyon peut encore griffer, et Govou, parfaitement servi par Clerc au bout d'une action d'école, anéantissait définitivement les derniers espoirs franciliens (3-1, 83').

Quoique. Alors que le temps additionnel venait de débuter, Pauleta, encore lui, réduisait la marque d'une frappe enroulée après un nouveau corner de Rothen (2-2, 90'). A l'ultime seconde, le goleador passait même tout près de l'égalisation mais son tir rasait le poteau d'un Vercoutre battu.

L'OL en route pour le septième
Une action à l'image de la situation du PSG à l'heure actuelle. De l'espoir mais peu de concret, et donc pas de points. Les jeunes alignés ce soir n'auront pas démérité, et auront certainement d'autres chances d'étaler leurs qualités.

Mais Lyon était vraiment trop fort. Et son duo magique n'a décidément aucun équivalent sur la scène française aujourd'hui. Alors que les Gones comptent quatre points d'avance sur leurs premiers poursuivants Rennes et Nancy à l'issue de cette journée, les voilà sereinement lancés vers leur septième titre consécutif.



Ligue 1 : L'OM s'auto-détruit

Posté par Louis Laffitte le 28.10.07 à 13:42 | tags : ligue 1, om

Incroyable scénario hier soir au Stade Bonal où l'Olympique de Marseille s'est inclinée 2-1 face à Sochaux pour la 12ème journée de Ligue 1. Les Marseillais, qui avait ouvert le score, se sont inclinés sur deux buts inscrits contre leur camp par Zubar et Bonnart. Pour couronner le tout, Djibril Cissé, sur le banc en début de match et rentré à la mi-temps, a raté le penalty de l'égalisation. Après cette nouvelle déconvenue, Marseille est 18ème et premier relégable.

Gerets n'en revient pas
L'œil hagard, Eric Gerets avait du mal à croire ce qu'il avait vu alors que le coup de sifflet final venait de retentir. Appelé à relever une équipe marseillaise en difficultés après un début de saison difficile avec Albert Emon, le technicien belge venait, de son aveu, même d'être témoin de la pire performance de l'OM depuis son arrivée.

"Nous avons commis des erreurs, nous nous sommes mis dans des positions incroyables, pointait-il après le match. Tout le monde n'était pas dans le sens du match... J'ai été extrêmement surpris que mon équipe soit à ce point en difficulté sur le plan tactique, surpris de voir de telles fautes de placement," avouait-il ensuite, visiblement sonné.

On le comprend tant le mal qui touche l'équipe olympienne semble profond. A l'image du doute qui habite Cissé. Sur le banc en première mi-temps, l'international français joua d'abord de malchance en touchant le poteau d'un Richert battu, juste avant de rater un penalty généreux qui aurait pu offrir un point à son équipe.

Mandanda bien seul
Au vu de la prestation olympienne, le nul aurait été un miracle. Car si Niang avait mis son équipe sur les bons rails dès la 9ème minute, Marseille dérailla vite et le reste du match ressembla plus à un duel entre Mandanda et Sochaux qu'à autre chose.

Exceptionnel sur deux frappes de Dalmat (22') et Erding (25'), le jeune portier ne put rien en revanche quand sa défense poussa l'abandon jusqu'à lui marquer deux buts elle-même par Zubar (31') et Bonnart (51').

Auteur d'un nul heureux face à Porto (1-1) en Ligue des Champions mercredi, voilà l'OM replongé dans ses travers. Le boulot ne manque pas pour relever une équipe à la dérive en Ligue 1.

"C'est de loin le plus mauvais match depuis que je suis là. Il n'y a pas eu de respect des consignes tactiques. On va voir la semaine prochaine si le mental est touché. Quand on est joueur, on doit avoir le mental pour se battre," assénait Gerets dans la soirée.

Si l'on excepte la victoire à Liverpool (1-0) lors de son premier match, force est de constater que le coach belge ne parvient pas à sortir les Olympiens de leur médiocrité. Il le faudra pourtant car à ce rythme là, l'OM va droit en Ligue 2.

Bordeaux réagit encore, Strasbourg surprend
Pour le reste, on a eu droit à nos quelques 0-0 traditionnels. A commencer par le derby lorrain entre Metz et Nancy à St Symphorien, qui a accouché d'une souris, et confirme la baisse de régime des Nancéiens qui restent sur deux nuls consécutifs.

Nancy, qui s'il reste deuxième, voit revenir dans son sillage Bordeaux, qui a confirmé sa bonne performance de la semaine en UEFA face à Galatasaray (2-1), en disposant de Valenciennes 2-1 à Chaban-Delmas.

Menés, c'est une habitude, sur un but contre son camp de Diawara (34'), les Bordelais ont su renverser la tendance, une autre habitude, grâce à un penalty de Jussiê (37') et au huitième but de la saison de Bellion (45' + 1'). Les Girondins s'installent donc à la troisième place du classement en attendant le déplacement de Rennes à Lens aujourd'hui.

Juste derrière se place le RC Strasbourg, étincelant vainqueur sur la pelouse de Lille 3-0. Mouloungui (36'), Rodrigo (41') et Johansen (68') ont signé la plus grosse défaite des Nordistes à domicile depuis cinq ans. Claude Puel, furieux du manque d'engagement de ses joueurs après la rencontre, a surpris en remplaçant Kluivert par Fauvergue dès la 33ème minute.

Cela n'a rien changé pour des Lillois qui s'enfoncent lentement mais sûrement vers le fond du classement (14ème). Tout va bien en revanche en Alsace alors que le promu s'est installé à la cinquième place, même si les Strasbourgeois n'oublient pas leur objectif de base : le maintien. En jouant comme cela, il sera acquis à Noël.




Un week-end européen de feu

Posté par Louis Laffitte le 26.10.07 à 18:19 | tags : bundesliga, liga, premier league, série a

Après une semaine de Coupe d'Europe, le championnat reprend ses droits sur tous les terrains d'Europe. Un week-end chargé en perspective, puisque chacune des cinq ligues majeures du Vieux continent à son choc. De quoi nous faire saliver. Présentation.

Premier test d'envergure pour les Gunners à Liverpool (Panoramic)Premier League : Dimanche 28 octobre, 17h - Anfield Road - Liverpool v Arsenal
Leader incontesté du championnat, la jeune garde d'Arsenal se prépare à son premier grand test. Forte de neuf victoires en dix journées, invaincue toutes compétitions confondues, la troupe d'Arsène Wenger se présente dans l'antre de Liverpool en favorite.

D'abord, parce que les Reds de Rafael Benitez, actuel quatrièmes au classement, sont dans une mauvaise passe, comme en atteste leur défaite mardi soir sur le terrain de Besiktas en Ligue des Champions (2-1). La victoire arrachée face à Everton dans le derby de la Mersey samedi dernier (2-1) ne saurait cacher les problèmes du manager espagnol.

Preuve du malaise ambiant, même Steven Gerrard est contesté par son entraîneur, qui n'a pas hésité à le remplacer à vingt minutes de la fin face aux Toffees, justifiant son choix par un cinglant "parfois on joue plus avec son cœur qu'avec sa tête." Sympa...

Et puis, la qualité de jeu développé par Cesc Fabregas et consorts à l'heure actuelle est tout simplement exceptionnelle. S'ils n'ont pas encore rencontré de gros morceau en championnat, ce qui leur vaut encore quelques scepticismes à leur égard, ils ont là l'occasion de prouver à toute la Perfide Albion qu'ils ont l'étoffe d'un champion en puissance.

Début de réponse dimanche vers 19h.

Pirlo et les Milanais doivent réagir (Panoramic) Série A : Dimanche 28 octobre, 15h - Stade San Siro - Milan AC v AS Roma
Si l'affiche entre le Napoli et la Juventus samedi soir vaudra également son pesant d'or, c'est bien le voyage de l'AS Roma pour affronter le Milan AC qui attirera l'attention de tous les spectateurs.

Sorte de PSG italien depuis le début de saison - aucune victoire et aucun but marqué à domicile depuis le coup d'envoi de la Série A - le Milan AC a devant lui une chance unique de remettre les pendules à l'heure. Certainement reboosté par la correction infligée au Shakhtar en Ligue des Champions mercredi à San Siro, les Milanais se doivent de remonter rapidement au classement, eux qui pointent à dix longueurs du leader et rival intériste.

Si la Roma peut sembler l'adversaire idoine pour se relancer, elle qui a concédé dix buts lors de ses trois dernières rencontres de Série A, mieux vaut ne pas compter sur les Romains pour se présenter en victimes expiatoires. Seul problème et il est de taille, Francesco Totti pourrait manquer ce rendez-vous capital après s'être blessé dans la semaine face au Sporting (2-1). Déjà privée de Taddei et Aquilani, ce serait un énorme coup dur pour la Louve qui sans son talisman redeviendrait presque une équipe ordinaire.

Au Milan de savoir en profiter.

Alves et le FC Séville ont retrouvé la forme (Panoramic)Liga : Dimanche 28 octobre, 17h - Esatdio Sanchez Pizjuan - FC Séville v Valence CF
En pleine spéculation sur le possible départ de son boss Juande Ramos pour Tottenham, le FC Séville se prépare à recevoir une équipe de Valence, certes battu à Rosenborg (2-0) dans la semaine, mais redoutable à l'extérieur en Liga.

Alors que le décès tragique d'Antonio Puerta a cassé net la spirale de succès sur laquelle le club andalou se reposait depuis des mois, les Sévillans commencent à retrouver des couleurs. Relégué à dix points du Real Madrid après huit journées, le choc de dimanche s'annonce capital pour eux, sous peine de dire adieu au titre et peut-être même à la Ligue des Champions.

Mais battre Valence ne sera pas de tout repos. Chahutés dans leur antre de Mestalla où les supporters ne leur pardonnent rien, les joueurs de Quique Sanchez Flores sont beaucoup plus à l'aise à l'extérieur, comme le prouve leur large victoire dimanche dernier sur la pelouse de La Corogne (4-2).

Bien que sans doute privés de leur attaquant star David Villa, les Valencians pourront s'appuyer sur un Joaquin enfin revenu à son meilleur niveau. Côté Séville, la menace viendra comme d'habitude du duo Kanouté-Luis Fabiano.

Klose fera-t-il une nouvelle pirouette ce week-end? (Panoramic) Bundesliga : Dimanche 28 octobre, 17h - Signal Iduna Park - Borussia Dortmund v Bayern Munich
A priori, c'est le choc le plus déséquilibré du week-end, entre un Borussia qui végète dans le ventre mou du classement (9ème) et un Bayern qui caracole en tête. Mais l'antagonisme entre les deux clubs suffit à faire de ce match l'un des plus attendus de l'année Outre-Rhin.

Après trois défaites de rang, le Borussia s'est bien repris avec une victoire et un nul. Mais les hommes de Thomas Doll sont capables du meilleur (3-0 contre le Werder) comme du pire (0-3 contre Hambourg) au Westfalenstadion.

Et c'est bien le pire qu'il leur faut craindre tant le Bayern domine de la tête et des épaules le football allemand. Les hommes d'Ottmar Hitzfeld récupèrent Miroslav Klose, mais pourraient devoir se passer de Luca Toni (grippe) et Franck Ribéry (cuisse), déjà absents pour le déplacement à l'Etoile Rouge de Belgrade en UEFA jeudi (victoire 3-2).

Avantage Bayern quand même, mais dans l'ambiance toujours surchauffée de leur antre, les jaunes et noirs peuvent faire mentir les pronostics et infliger aux Munichois leur première défaite de la saison.




L1 – Présentation de la 12e journée : un seul choc à retenir

Posté par Pepito le 26.10.07 à 17:15 | tags : ligue 1, ol, psg
Pas de grande folie à prévoir pour ce week-end dans le championnat de L1, mis à par un certain PSG - Lyon qu'il faudra surveiller de prêt. Même si les Parisiens n'ont toujours pas remporté le moindre match à la maison, ce sera l'occasion d'apprécier l'évolution des petits jeunots. Du côté des Rhodaniens, les sextuples champions doivent absolument confirmer leur regain de santé.


Des jeunes toujours au pouvoir

Sankharé et les gosses ont pris le pouvoir (Panoramic)Depuis la semaine dernière et la confrontation face à Valenciennes, le public de la capitale sait comment ça se passe du côté du Camp des Loges. La révolution a réellement eu lieu. Dorénavant, Le Guen instaure son baby-boom et fait surtout confiance aux jeunes joueurs qui s'arrachent à l'entraînement.


Pour cette 12e journée, l'entraîneur breton alignera quasiment la même équipe qui avait tenu tête aux hommes de Kombouaré. Sur les cinq gamins de moins de 20 ans présents sur la pelouse de Nungesser, quatre d'entre eux devraient faire leur retour au Parc : Sakho, Ngoyi, Sankharé et Arnaud. De plus en plus confiants, les bébés se sentent complètement investis dans leur mission, à l'image de Ngoyi : "A vous entendre, on dirait qu'on ne fait pas partie du groupe. Mais moi, je me suis toujours senti concerné" annonçait-il dans les colonnes de L'Equipe.


Nouvelle formation, couloir en mauvais état

Rothen fera son retour (Panoramic)Absent la semaine dernière pour une suspension d'un match, Rothen devrait également faire son retour afin de supporter les petits au cas où le bateau parisien prendrait l'eau.


Le Guen en a également profité pour mettre en place un nouveau schéma tactique. Afin de gêner un maximum des Rhodaniens qui ont repris le pouvoir sur le championnat, le PSG jouera vraisemblablement en 4-3-1-2, formation inattendue puisque le Rennais avait jusque-là privilégié le 4-4-2 ainsi que le 4-3-3.


Mais c'est surtout sur le côté droit qu'il faudra se surpasser. Alors que l'aile en question résume la véritable faiblesse des Parisiens, ce sera à Ngoyi, pourtant plus habitué de l'axe, de s'y coller. En cas de souci, Arnaud reprendra certainement les commandes de ce poste peu convoité.


Lyon veut confirmer

Les Rhodaniens veulent la victoire (panoramic)Ce manque à gagner pour Paris est tout à fait dommage, surtout que les Lyonnais possèdent leur secteur le plus faible sur le côté gauche. Qui percera ? Seul le match de dimanche nous le dira.


En attendant, Alain Perrin ferait un joli sosie de Le Guen dans sa façon de voir les choses. Habitué à aligner les joueurs en confiance, il ne devrait pas avoir de mal pour trouver son équipe type. Ainsi, les BB flingueurs, Ben Arfa et Benzema, devraient revoir le jour, tout comme la charnière défensive qui a rendu une copie plutôt propre du côté de Stuttgart. Avec un peu de chance et la fatigue venant, le lion qui rugit de nouveau pourrait voir le retour tant désiré de l'attaquant Fred. A voir.


Chose certaine, les Lyonnais viendront en terre adverse pour chercher un résultat. Non pas pour jouer le nul, mais tout simplement pour gagner coûte que coûte. La "nouvelle" formation de la capitale le sait déjà parfaitement.


Les Parisiens veulent y croire et ainsi créer l'exploit au Parc, ce qui leur apporterait leur première victoire à domicile. D'ailleurs, plein de franchise et de confiance, Cearà a déjà mis les points sur les "i" sur le site du Paris Saint Germain : "Lyon est la meilleure équipe du championnat et tout le monde connait les Lyonnais. Je pense cependant que nous avons le potentiel pour battre Lyon et obtenir par la même occasion notre première victoire de la saison sur notre terrain." Dans la mégalopole, les enfants deviennent rapidement des hommes, et c'est peu de le dire.


Les autres matches de la 12e journée

Outre cette belle opposition, la 12e journée de L1 ne relève pas de choc, mis à part le derby lorrain qui verra s'affronter les vaillants Nancéiens à Metz. Le grand du moment face à une équipe mal en point. Attention à la surprise tout de même.

 

Lorient tâchera de se refaire une santé face à Nice, Saint-Etienne voudra confirmer son bon passage actuel face à Auxerre, Sochaux aura la possibilité de se refaire face à l’OM, Bordeaux essaiera d’oublier sa fatigue européenne face au VA, Lille a à cœur d’oublier sa dernière défaite face à Strasbourg, Monaco va tenter de se relancer contre Caen, Lens va enfin essayer de marquer face à Rennes et Le Mans sera présent pour descendre un peu plus Toulouse. Réponses dès lundi sur Flu.




Tottenham : Jol (enfin) licencié

Posté par Louis Laffitte le 26.10.07 à 15:53 | tags : premier league
Savamment savonnée, la planche sur laquelle se tenait Martin Jol a fini par le faire glisser. Le board de Tottenham n'attendait qu'une contre-performance de plus pour le démettre de ses fonctions, et a sauté sur l'occasion qui se présentait après la défaite à domicile des Spurs face à Getafe (2-1) hier soir en Coupe de l'UEFA.

Situation intenable
"Nous confirmons que le board a demandé ce soir (hier) à Martin Jol, manager du club, et Chris Hughton, entraîneur de l'équipe première, de quitter leurs fonctions avec effet immédiat. Nous n'avons pas pris ces décisions à la légère ou sans reconnaissance pour le travail que Martin et Chris ont tous deux fournit pour le club," expliquait un communiqué publié sur le site officiel du club.

En grandes difficultés depuis le début de la saison avec six défaites en quatorze matchs toutes compétitions confondues, et une indigne place de 18ème en Premier League, le renvoi de Jol était de toute façon inéluctable.

Surtout depuis que des contacts pris en début de saison par le Président Daniel Levy avec le coach du FC Séville, Juande Ramos, avaient été rendus publics par la presse. Si le bilan 2007/2008 du boss hollandais est sans appel, on peut toutefois se demander qui en est responsable.

Lui-même ? Les joueurs, qui malgré le soutien affiché à leur entraîneur, ont malgré tout sombré dans une médiocrité incroyable vu la qualité de l'effectif ? Ou bien les dirigeants qui auront contribué à rendre intenable la position d'un coach qui n'avait alors rien fait de mal, si ce n'est de mener les Londoniens à deux 5èmes places consécutives en championnat en 2006 et 2007 ?

Jol reste digne

Peu importe, la vérité sur cet épisode très "mourinhien" sortira certainement d'ici quelques semaines. En attendant, il est bon de saluer la dignité, ou la langue de bois c'est au choix, avec laquelle Jol a pris la nouvelle.

"Je peux comprendre la décision du club vu les résultats. J'ai beaucoup apprécié mon passage ici, a déclaré le Hollandais dans le même communiqué. Tottenham est un club spécial et je veux remercier le staff et les joueurs qui ont été fantastiques. Pour moi, les supporters ont toujours été d'un formidable soutien et je tiens à les remercier eux aussi - je ne les oublierais jamais," a conclu le technicien de 54 ans, qui avait pris le club en charge en novemmbre 2004 à la place de Jacques Santini.

Ramos: oui mais quand?
La charge de l'équipe première a été confié, par intérim, à l'ancien attaquant anglais Clive Allen, assisté du coach des jeunes Alex Inglethorpe. Un intérim qui devrait durer jusqu'à ce que Juande Ramos se soit libéré de son contrat sévillan.

Une réunion de crise se tenait d'ailleurs ce matin entre les dirigeants du club andalou et Ramos pour trouver une solution. Car Ramos veut aller à Londres, et seule la question du timing attend une réponse.

Pressenti lui aussi pour prendre les rênes des Spurs, Mark Hughes, actuel manager de Balckburn et second favori des bookmakers, a de toute façon décliné l'offre: "J'ai vu mon nom cité plusieurs fois, mais je vois ça seulement comme une reconnaissance pour le travail que moi, mon staff et mes joueurs accomplissont ici. Je reste entièrement dédié aux Blackburn Rovers."

Ironie de l'histoire, les Rovers se déplacent justement le week-end prochain à White Hart Lane pour affronter Tottenham. De là à ce que Hughes retrouve Ramos en face de lui, il n'y a qu'un pas...



Hat tricks (7) : Rivaldo, simplement génial

Posté par Louis Laffitte le 26.10.07 à 13:30 | tags : fc barcelone, foot en vidéos, hat trick, liga, valence, vintage

Chaque vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.

FC Barcelone 3-2 Valence CF, Liga, 17 juin 2001

Rivaldo, le génie à la patte folle (Panoramic)A tout jamais, ce 17 juin 2001 restera comme l'un des plus grands moments de l'histoire du Barça. Et Dieu sait pourtant que ce club compte son lot de matchs mythiques. Mais ce soir-là, le club catalan a vécu une de ces soirées qui surpassent tout.

D'abord, précisons le contexte : le FC Barcelone reçoit le Valence CF au Camp Nou pour la dernière journée de championnat. Enjeu : la dernière place qualificative pour la Ligue des Champions. En clair, c'est un match à €15M pour les deux clubs. Les Valencians ont seulement besoin d'un point vu qu'ils occupent la quatrième place avant la rencontre avec 63 points ; trois devant des Blaugrana pour qui la victoire est impérative.

Atout dans la manche des Catalans coachés par Carlos Rexach à l'époque : le Brésilien Rivaldo. L'année suivante, sa carrière amorcera le début du déclin. Mais ce soir-là, il n'y a que lui sur le terrain.

Dès la 4ème minute, il mystifie Canizares d'un coup-franc parfaitement placé (1-0). Valence, tout juste finaliste de la Ligue des Champions face au Bayern (défaite aux tirs aux buts), ne s'en laisse pas compter et égalise par Ruben Baraja (26', 1-1).

Vingt minutes plus tard, juste avant la mi-temps, le Ballon d'Or 1999 remet ça d'une frappe imparable de sa magique patte gauche (45'+1', 2-1). Mais ce Barça est décidement bien friable, et Baraja ramène les siens à hauteur une nouvelle fois, encore de la tête, juste après la pause (47', 2-2).

Vient alors le moment ultime. Un de ces buts que l'on ne voit d'habitude que sur PES, et encore, il faut une sacrée maîtrise du jeu.

Alors que le Barça bute sur la défense des coéquipers d'Ayala depuis l'égalisation, Frank De Boer adresse un petit ballon piqué à l'ultime minute pour Rivaldo, dos au but, à l'entrée de la surface. Le reste est tout simplement génial : d'un enchaînement contrôle poitrine-retourné dans le petit filet incroyable, le No 10 envoie les Catalans en Champions League (89', 3-2) et le stade dans une hystérie à laquelle succombe même le Président catalan Joan Gaspart . Son 23ème but de la saison, un de moins seulement que Raul (24) qui terminera pichichi de la Liga.

A déguster en vidéo :




Les supporters sont tous des voleurs

Posté par Pepito le 26.10.07 à 12:45 | tags : insolite
Dans le football, il y a toujours un 12e homme, et cet individu, c'est bien sûr le supporter. Et chez cette personne capable de relever la tête de son équipe comme de la siffler au détour d'une lourde défaite, un chant se fait souvent entendre.


Depuis de longs mois maintenant, les Kop de tous les pays d'Europe chantent à tue-tête un fameux refrain : "Po po po po po po". Ok, comme ça, à l'écrit, ça fait un peu chartier et on a du mal à reconnaître. Pourtant, nul doute que vous ayez déjà tous distingué le célèbre Seven Nation Army des Whites Stripes. Mais qui a repris cet air que tout le monde s'exerce maintenant à copier ?


A la base, l'on pourrait penser que cet hymne incommensurable provient d'une certaine victoire italienne lors de la Coupe du Monde 2006. Alors que la Squaddra Azurra venait à peine de battre le Ghana, Francesco Totti pétait un boulon et s'époumonait sur ces fameuses onomatopées. Ses coéquipiers suivront après chaque victoire, tout comme les fans issus du pays en forme de botte. D'ailleurs, rien de plus respectable, les sept nations représentant le même nombre de formations à éliminé pour porter la Coupe tant convoitée. Un hasard ? Certainement.


Il est clair que les Italiens n'ont rien inventé. D'ailleurs, la chanson des White Stripes existe depuis 2003, issue de leur album Elephant. Mais c'est du côté de nos voisins belges que l'air fut fredonné en premier, dans les travées du stade du FC Bruges plus exactement : à chaque mi-tems, le speaker du club en profitait pour s'égosiller et embraser le public.


Depuis, le po po po po po po poooooo a été repris dans la plupart des stades d'Europe. Bien sûr, Liverpool n'échangera jamais son fameux You'll never walk alone, et c'est tant mieux. Tout comme dans l'univers musical, le supporter s'est aujourd'hui formaté sur un style de musique. I Will Survive est mort (tout comme la génération 1998 vous me direz), place à Seven Nation Army, hymne plus reconnaissable que jamais. Et si nous trouvions un nouveau riff encore plus révolutionnaire ? Voici trois propositions :
- "to to to to to to to" de Eiffel 65 (quoique assez ridicule)
- "mmm mm mm mmmmm" de Johnny Halliday qui nous a flingué la Coupe du Monde 2002 grâce à son fameux Allez les Bleus ("on est tous avec vous", mais bien sûr)
- "ssss ssss ss ssssss" afin de complètement se démarquer de tout ce merdier


Révolte-toi, il est encore temps petit supporter. Que tu sois pour l'OM, le PSG, Sedan, Bourg-en-Bresse ou Saint-Pétersbourg, tu peux toi-même construire ton propre hymne que des milliers d'autres reprendront. Et là, tu acquérras une grande notoriété. Réfléchis-y, l'avenir t'appartient.

 




Coupe de l'UEFA : Seul Bordeaux...

Posté par Louis Laffitte le 26.10.07 à 10:34 | tags : coupe uefa
Des trois clubs français engagés en Coupe UEFA, seul Bordeaux est parvenu à s'imposer à domicile face à Galatasaray (2-1). Rennes et Toulouse se sont en revanche inclinés sur le même score de 1-0 à Bâle et Leverkusen.

Chamakh, héros du match côté bordelais (Panoramic)Un Bordeaux à réaction
Est-ce les gradins clairsemés du Stade Chaban Delmas ? Ou la qualité de l'opposition turque ? Toujours est-il que les Girondins auront mis une mi-temps à rentrer dans le match. Cela aurait pu leur coûter cher, puisque Galatasaray en a profité pour ouvrir le score sur un penalty indiscutable à la 21ème minute par Shabani Nonda (1-0), et que l'ancien Monégasque aurait pu doubler la mise sans une maladresse certaine avant la mi-temps.

Heureusement que les Bordelais ont su réagir en deuxième mi-temps. Un quart d'heure leur a suffi pour inverser la tendance. C'est d'abord Fernando Cavenaghi qui égalisait sur un service de Marouane Chamakh (53', 1-1), avant que le Marocain se charge lui-même de donner l'avantage aux siens de la tête (63', 2-1).

Ce résultat, certes sans la manière, ravit en tout cas le coach Laurent Blanc, alors que son équipe recherchait la victoire depuis quatre matchs : "A la mi-temps, les garçons ont eu droit à un discours musclé. Je retiens leur réaction en 2e période contre une équipe expérimentée. On est bien rentré dans cette phase de poules, ce premier match était fondamental."

Toulouse rate le coche
Le TFC était largement supérieur au Bayer Leverkusen hier soir. Et pourtant, ce sont bien les Allemands qui ont empoché les trois points de la victoire grâce à un but de Stefan Kiessling (35', 1-0). Un but entaché d'une faute de main évidente mais ignoré par l'arbitre M. Eriksson.

Le Suédois fit d'ailleurs un festival d'erreurs hier, puisque outre cette erreur, il refusa un but à Rolfes pour un hors-jeu inexistant, et un autre aux Toulousains alors que le ballon avait manifestement franchi la ligne.

Mais le TFC ne peut s'en prendre qu'à lui-même, car il se procura de nombreuses occasions d'égaliser mais ni Mansaré (57'), ni Cetto (61'), ni Emana (63') ne purent concrétiser la domination des Violets. Rageant.

C'était d'ailleurs la teneur du discours d'Elie Baup après le match : "Je suis déçu, car nous n'avons pas réussi à marquer, alors que nous nous sommes créé quatre à cinq occasions très nettes en seconde période. Il y a beaucoup de positif dans cette partie pour nous. On repart de Leverkusen les mains vides. Il nous faudra être dans l'avenir beaucoup plus efficace devant les buts adverses même si on a produit du beau football ce soir. Nous avons juste manqué de concentration dans le dernier geste, c'est vraiment dommage."

Dréossi est légitimement déçu par ses joueurs (Panoramic)Rennes déçoit
Les Rennais peuvent s'en vouloir. Car il y avait visiblement la place de gagner à Bâle face à une équipe certes volontaire, mais limité. Au lieu de quoi, les Bretons n'ont pas su répondre au défi physique imposé et repartent la queue entre les jambes avec une défaite 1-0.

Orphelin de Jerôme Leroy, qui a beaucoup manqué, les hommes de Pierre Dréossi ont cédé sur un but de Marco Streller sur coup de pied arrêté en seconde période (54', 1-0). La réaction rennaise, trop timorée, et l'entrée en jeu de Sylvain Wiltord, n'auront pas suffi pour ramener un résultat positif de Suisse.

De quoi décevoir un Dréossi qui espérait mieux : "Je suis évidemment déçu du résultat et de la manière. Les joueurs n'étaient mentalement pas prêts à livrer le combat. Dans notre jeu, il y a eu beaucoup trop d'imprécisions, un manque de mouvement et de relations. On n'a pas réussi à faire ce que l'on voulait. J'attends un autre visage face à Lens dimanche prochain."



Quand Drogba parle de Ballack...

Posté par Louis Laffitte le 25.10.07 à 18:03 | tags : ballack, chelsea, drogba, premier league
Que Michael Ballack ait eu du mal depuis son arrivée à Chelsea est un fait, mais de là à ce que Didier Drogba lui-même s'exprime sur le sujet en de tels termes est assez hallucinant. En effet, dans une interview dans l'édition Sun d'aujourd'hui, repris sur le site de Skysports, Drogba a révélé un fond de pensée plus que surprenant.

Mais qu'est-ce que je fais là... (Panoramic)Chelsea + Ballack: Mouais...
"C'est difficile pour Ballack à Chelsea, parce que ce club est spécial. Je suis convaincu que cela aurait été plus facile pour lui à Manchester United ou Arsenal parce que ces clubs bénéficient d'un meilleur équilibre collectif. Il aurait été plus à l'aise chez eux,"
a déclaré l'attaquant ivoirien.

Des propos qui ne manqueront pas de faire sensation, et ce même s'ils ne sont pas dénués de bon sens. "A Chelsea, on dépend de nos individualités. Alors peut-être que Chelsea n'est pas le club adéquat pour lui," a renchéri Drogba.

Rappelons-le, Ballack a été laissé de côté lorsque les Blues ont déposé la liste des joueurs retenus pour la première phase de la Ligue des Champions, sous le prétexte que sa blessure à la cheville ne serait pas guéri avant plusieurs mois.

"J'ai été très surpris qu'il ne soit pas pris dans la liste, parce qu'il est un de nos leaders,"
a avoué l'ancien Marseillais. "Son expérience et la qualité de son jeu de tête le rendent indispensable. Mais je ne sais pas ce qui s'est passé entre lui et les dirigeants."

Lampard + Ballack: Oui
Enfin interrogé sur le mariage possible entre Ballack et Frank Lampard sur le terrain, "The Drog" a lâché un oui catégorique.

"Je crois qu'ils peuvent jouer harmonieusement ensemble. Ils l'ont déjà prouvé plusieurs fois en Ligue des Champions l'année dernière. Contre Porto et Barcelone, les deux ont été fantastiques. Ils ont suffisamment d'expérience et d'intelligence pour jouer ensemble,"
a conclu Drogba.

A noter que Ballack a nié il y a quelques jours les informations du magazine allemand Sport Bild qui avait révélé que le milieu de terrain ne rejouerait pas avant 2008. "Je pars du principe que je vais rejouer avant la fin de l'année. Les douleurs à la cheville ont quasiment disparu, je suis très optimiste sur mes perspectives de reprendre l'entraînement avec mes équipiers," a déclaré le capitaine de la sélection allemande.

Ballack est absent des pelouses depuis le 22 avril et un match de championnat au cours duquel il s'était blessé à la cheville gauche. Drogba, lui, ne semble plus vouloir quitter les gros titres des journaux...



Coupe de l'UEFA : Place aux groupes

Posté par Louis Laffitte le 25.10.07 à 15:28 | tags : coupe uefa

La phase de poules de la Coupe UEFA s'ouvre ce soir avec la première journée. Trois clubs français sont concernés : Bordeaux qui reçoit les Turcs de Galatasaray, Toulouse qui se déplace à Leverkusen, et Rennes qui rend visite à Bâle.

Blanc voit en l'UEFA une bonne façon de se relancer (Panoramic)Bordeaux à la relance
Incapables de gagner depuis quatre matchs, les Girondins comptent sur le match de ce soir pour relancer la machine. Ca tombe bien puisqu'une victoire leur ferait faire un grand pas pour la qualification.

Mais comme Bordeaux rejouera dans 48h sur sa pelouse en Ligue 1 face à Valenciennes, Laurent Blanc pourrait aligner une équipe mixte. "Mais que les Turcs se rassurent, je ne vais pas aligner une équipe bis," plaisante Blanc qui enchaîne en pointant qu'il "craint surtout Hakan Sükür et Lincoln" côté turc, alors que ces deux joueurs, avec Sabri, sont justement absents ce soir.

Reste que si l'UEFA est largement éclipsée par la Champions League, et que le public présent devrait se limiter à 12000 spectateurs, les Girondins veulent bien figurer, histoire de ne pas faire vivre aux remplaçants une longue et pénible fin de saison comme l'année dernière.

Les équipes probables
Bordeaux: Ramé - Jurietti, Jemmali (ou Diawara), Planus, Marange - Alonso, Diarra, Fernando, Wendel - Cavenaghi, Chamakh.
Galatasaray : Usak - Balta, Cetin, Song, Uçar - Linderoth, Özbek, Sas, Turan - Karan, Nonda.

Pour Dieuze et le TFC, il est temps de réagir (Panoramic)Toulouse doit réagir
"On peut se cacher et longer les murs tellement c'était pitoyable." La phrase est de Nicolas Dieuze après le non-match des Toulousains face à St-Etienne au Stadium samedi dernier (défaite 0-2). Elie Baup lui demande "une réactivité des joueurs, et pas seulement du coach." Le voyage à Leverkusen tombe donc à pic.

Et les Violets comptent refaire le coup du CSKA Sofia, sur le terrain duquel ils avaient arraché leur qualification pour les groupes, quatre jours après un match pourri à Caen (1-2).

Privé de sa star Johan Elmander (adducteur), Baup récupère quand même Nicolas Douchez, de retour de blessure. Bonne nouvelle alors que le coach à la casquette craint particulièrement le jeu offensif allemand et son buteur grec Teofanis Gekas, meilleur buteur de Bindesliga la saison passée (21 buts).

"Leverkusen est une équipe physique, mais très tournée vers l'offensive. Il va falloir jouer sur les attaques rapides, avec un bloc défensif très costaud,"
analyse le boss toulousain. Aux joueurs maintenant d'appliquer le plan et ainsi se faire pardonner leur déroute en championnat.

Les équipes probables
Bayer Leverkusen: Adler - Castro, Friedrich, Haggui, Sarpei - Vidal, Rolfes - Kiessling, Barbarez, Barnetta - Gekas.
Toulouse : Douchez - Ebondo, Cetto, Congré, Ilunga - Paulo César, Fabinho, Sirieix, Mansaré - Emana - Gignac.

Sorlin et les Rennais veulent mordre à pleines dents dans la compétition (Panoramic) Rennes a envie
Pour le Stade Rennais en revanche, tout va bien. Troisième de Ligue 1, les Bretons veulent aussi briller en Europe, dans une compétition qu'ils ont préparée à l'intersaison.

"On a créé un effectif pour toutes les compétitions, explique le coach rennais Pierre Dréossi. Nous ne somme qu'au début, mais il n'y a vraiment aucune raison de la lâcher. Cette compétition est longue mais elle nous intéresse."

Olivier Sorlin renchérit : "On va la jouer pour aller le plus loin possible. Franchement, ça servirait à quoi de se faire ch... à jouer autant de matchs sans nourrir le moindre objectif ?"

Le début de la route passe donc par Bâle, le Sankt-Jakob Park et son ambiance surchauffée. Pas encore la grande Europe, mais une bonne façon de se construire une expérience des joutes continentales qui manque à une bonne partie de l'effectif rennais.

"Nous sommes enthousiastes parce que nous n'avons pas une expérience européenne énorme,"
avoue Sorlin, tandis que le capitaine Etienne Didot concède que "le top c'est la Ligue des Champions, mais, en attendant, je suis bien content de l'UEFA, et je veux en profiter au maximum."

Une victoire en Suisse serait la meilleure façon de le prouver.

Les équipes probables
Bâle: Costanzo - Zanni, Majstorovic, Marque, Nakata (ou Hodel) - Huggel - Carlitos, Ergic, Chipperfield, Caicedo - Streller.
Rennes: Luzi - Fanni, Mensah, Mbia, Jeunechamp - Sorlin, Didot, Br.Cheyrou, Marveaux - Briand, Pagis.




C1 - Le point sur les rencontres de mercredi

Posté par Louis Laffitte le 25.10.07 à 12:13 | tags : ligue des champions, liverpool, milan ac, real madrid
Groupe A: Liverpool en chute libre
Pendant que l'OM prenait un point face à Porto pour conforter son fauteuil de leader, Liverpool s'est fait balader en Turquie par le Besiktas (2-1), montrant une fois de plus des signes de faiblesse inquiétants. Les Reds de Rafael Benitez se retrouvent dernier du groupe avec un petit point et auront besoin d'un miracle pour accéder aux huitièmes de finale.

La vidéo de Besiktas-Liverpool:


Groupe B: Le gang guingampais a frappé
Chelsea a confirmé son rétablissement en battant Schalke 04 (2-0) grace à deux buts marqués par les anciens partenaires de Guingamp, Florent Malouda et Didier Drogba. Dominateurs pendant la majeure partie du match, les Blues ont retrouvé un jeu collectif digne de ce nom et s'installent en tête du groupe.

La vidéo de Chelsea-Schalke :


Chelsea - Schalke 04 (UEFA Champions League - Group B - 3rd
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Dans l'autre match du groupe, les Espagnols de Valence se sont laissés surprendre sur le terrain de Rosenborg (2-0) en encaissant deux buts en six minutes en seconde période de Koné et Riseth. Les hommes de Quique Sanchez Flores laissent ainsi leurs adversaires du jour s'emparer de la deuxième place. Leur prochain affrontement dans deux semaines au Mestalla vaudra cher dans la course à la qualification.

Groupe C: Robinho sauve le Real

Le Real Madrid a eu très chaud hier soir sur sa pelouse face à l'Olympiakos (4-2). Les Grecs ont pourtant été réduits à dix dès la 13ème minute, alors que le score était déjà de 1-1, mais les Merengue, menés après une but de Julio Cesar en début de deuxième mi-temps, ont dû attendre la 83ème minute pour reprendre l'avantage au score. Le grand bonhomme du match est sans conteste le Brésilien Robinho, auteur de deux buts, deux passes décisives et un penalty provoqué. Une performance étincelante qui fait taire les critiques après sa fiesta monumentale au Brésil qui lui avait valu une forte amende et une mise à l'écart en Liga.

La vidéo de Real Madrid-Olympiakos :


Le Werder Brême, lui, a retrouvé tout son allant à domicile pour battre la Lazio de Rome (2-1) grâce à des réalisations de Boubacar Sanogo (28') et Hugo Almeida (54'). La réduction du score de Manfredini (82') pour la Lazio s'est révélée insuffisante pour les Romains qui se retrouvent dernier avec deux points, tandis que le Werder grimpe à la troisième place après sa première victoire de la saison dans la compétition.

Groupe D: Milan se retrouve à San Siro
En grandes difficultés à domicile en Série A - aucune victoire depuis le début de saison - le Milan AC de Carlo Ancelotti s'est rassuré en écrasant le Shakhtar Donetsk,leader avant le match, 4-1. Alberto Gilardino et Clarence Seedorf ont chacun inscrit un doublé pour les Rossoneri, qui passent devant leur adversaire du soir avant leur déplacement en Ukraine dans quinze jours.

La vidéo de Milan-Shakhtar:


Milan-shakhtar
Uploaded by enzo564

Les Portugais de Benfica ont eux dû attendre la toute fin de match et un but d'Oscar Cardozo (87') pour venir à bout du Celtic Glasgow (1-0) et se relancer dans la course à la qualification. Les rencontres de la prochaine journée vaudront leur pesant d'or alors que les quatres équipes se tiennent en trois points.

 




Lehmann se p(r)end dans ses propres filets

Posté par Pepito le 25.10.07 à 10:15 | tags : arsenal
Je tUne certaine expression raconte que plus l'on vieillit, plus l'on devient aigri. Même si je ne souhaite ce coup du sort à personne, il semblerait que Jens Lehmann, 37 ans et posté à couper des citrons sur le banc, soit devenu l'un de ces personnages désinvolte et irrespectueux.


Mis hors service par Arsène Wenger suite à deux bourdes monumentales lors des premières journées de Premiership, le gardien de la Mannschaft en a profité pour invectiver son coach sur la première chaîne teutone : "Je pense qu'un entraîneur ne doit pas humilier un joueur aussi longtemps. Un jour, certainement, j'expliquerai comment les choses se passent réellement ici, mais pour le moment, je garde le silence. Je suis un joueur d'Arsenal et ils ne se débarrasseront pas de moi facilement." Le monde ne tournerait donc pas rond du côté des Gunners. A en croire le classement actuel des Anglais, il semblerait pourtant que Jens fasse naître la tempête dans son propre verre d'eau.


Par ces déclarations plus que véhémentes, le patron français s'empressait de répondre à son poulain, de manière plus calme cette fois : "Je ne veux blesser personne. Nous possédons trois gardiens de classe mondiale et nous ne pouvons en faire jouer qu'un seul". Depuis quelques temps, le choix du coach se serait donc porté sur Almunia, impeccable dans ses différentes sorties.


Rien pour arranger les choses

Almunia impeccable (Panoramic)L'histoire pourrait s'arrêter là. Mais non! L'Allemand a cru alors bon de (se) planter le couteau de manière plus profonde et ainsi, de rappeler au monde entier son fort beau palmarès et de dénigrer ses homologues qui, eux, n'avaient rien glané. Certes, le Gunner a déjà remporté une Coupe UEFA, une Bundesliga ainsi que le championnat anglais. Mais serait-il atteint par Alzheimer ? D'une part, Almunia et Fabianski possèdent huit et seize ans de moins que leur aîné. D'autre part, l'ennemi de Kahn a perdu sa place car il ne la méritait plus !!! Rien de plus, rien de moins.


Pour boucler la boucle, il fallait bien rajouter une couche de moisi sur le caviar que nous offre Arsenal en ce moment. Et n'y a-t-il pas plus intelligent que de s'en prendre au gardien titulaire des Londoniens, Almunia ? "Je suis convaincu que je vais rejouer. Almunia n'a pas encore prouvé qu'il pouvait gagner des matches pour nous". Fort dommage pour le papi ronchon puisque Arsenal a atomisé le Slavia Prague par 7-0 en Ligue des Champions...

 




Ligue des Champions : l’OM s’en contentera

Posté par Pepito le 24.10.07 à 22:48 | tags : ligue des champions, om

Pendant plus d'une période, l'Olympique de Marseille s'est fait malmené pour finalement repartir avec le point du match nul face au FC Porto. Tout d'abord incapables de structurer leur jeu, les pitchounes ont su relever la tête en deuxième période et marquer par l'intermédiaire de Mamadou Niang sur une passe de Cissé (69e). Mais dix minutes plus tard, Mandanda commettait une faute certaine dans sa surface. Le penalty qui en résultait était aussitôt transformé par Gonzalez. Les trois points de la victoire n'étaient donc pas loin, mais la défaite aurait pu touché le Vélodrome ce soir. >>>Lire la suite

 

Niang trouve l'ouverture et le Vélodrome s'enflamme à la 69e. (Panoramic)

 




C1 - Chelsea doit gagner pour oublier

Posté par Louis Laffitte le 24.10.07 à 17:08 | tags : chelsea, drogba, ligue des champions

Remis en selle par son succès sur les terres de Valence il ya quinze jours (2-1), Chelsea reçoit ce soir Schalke 04 pour le compte de la troisième journée du Groupe B de la Champions League, alors que les criconstances du départ de José Mourinho ont laissé des traces. Retour sur des dernières semaines agitées alors que le calme semble enfin revenir doucement chez les Blues.

Drogba n'a aucune envie de rire (Panoramic)Drogba exemplaire
Quand Didier Drogba a annoncé ses velléités de départ dans le bi-hebdomadaire France Football il y a dix jours, l'onde de choc qui a secoué le microcosme des Blues a été énorme. Et les fans qui adulent l'Ivoirien ont brûlé de colère. "S'il n'a plus le cœur à Chelsea, qu'il se casse, et tout de suite," disait en substance les messages envoyés à Chelsea TV pour un talk show présenté par l'ancienne star des Blues Pat Nevin.

Cela ne les a pas empêchés de saluer comme il se doit la prestation haut de gamme du No 11 à Middlesbrough samedi dernier (2-0), avec l'ouverture du score à la clé. Car si Drogba a été touché par le limogeage du "Special One", il n'est pas du genre à se laisser aller.

Terry, Sheva : les Judas ?
En revanche, John Terry et Andriy Shevchenko sont eux toujours au centre du cyclone. Accusés d‘avoir comploté pour se débarrasser de Mourinho, ce que Terry, lui, conteste au moins, les deux joueurs sont la cible des critiques.

Le capitaine de Chelsea, qui avait refusé dans un premier temps de jouer le Chelsea-Rosenborg (1-1), dernier match du Portugais, de funeste mémoire avant de changer d'avis, est aujourd'hui blessé, mais son rôle présumé dans l'affaire l'a clairement coupé du reste du groupe. Même son amitié solide avec Frank Lampard n'y a semble-t-il pas résister.

Shevchenko s'en prend à la pelouse... (Panoramic)Quant à "Sheva", l'homme d'Abramovitch, il se fendit d'un "allez les gars, maintenant on y va tous ensemble" à l'intention du vestiaire, qui n'a visiblement pas apprécié. Et que dire de ce cours de football prodigué par Abramovicth et son poulain ukrainien à Michael Essien pour lui conseiller de "plus jouer sur les ailes." On croît rêver !

Remise à l'endroit
Au milieu de ce capharnaüm, les joueurs viennent d'amorcer un spectaculaire redressement, comme en attestent les trois derniers succès consécutifs de Chelsea, tous acquis à l'extérieur (Valence Petr Cech, qui précise qu'"on recommence à bien jouer et tout le monde est parfaitement uni." En clair, les joueurs se concentrent sur le terrain et régleront tous les problèmes lors de la prochaine intersaison, qui devrait voir nombre d'entre eux s'envoler vers des cieux plus cléments.

Reste que les Londoniens se doivent de continuer leur marche en avant ce soir face à Schalke à Stamford Bridge. Une enceinte toute acquise à Mourinho et qu'ils n'ont revue qu'une fois depuis que José est parti. La réception promet d'être chaude.




C1 - Le point sur les autres rencontres

Posté par Louis Laffitte le 24.10.07 à 13:00 | tags : arsenal, ligue des champions
Groupe H: Le festival d'Arsenal
It was just one of those nights. Un de ces soirs ou tout vous sourit, et où votre adversaire ne sait plus où donner de la tête. Arsenal a littéralement explosé le Slavia Prague, leader du championnat tchèque, 7 buts à zéro, égalant ainsi le record de la Juve qui datait de 2003.

Avec son jeu léché à une touche, du mouvement dans tous les sens et des individualités énormes (Eboué, Walcott et Fabregas entre autres), les Gunners n'ont fait qu'une bouchée de leurs adversaires du soir, et ainsi fait un grand pas vers la qualification avec une troisième victoire en trois matchs.

Vouloir décrire le déroulement du match serait illusoire tellement il s'est passé de choses, alors place à une petite vidéo qui parle d'elle-même.
Dans l'autre match du groupe, le FC Séville a pris possession de la deuxième place en disposant du Steaua Bucarest à l'Estadio Sanchez Pizjuan 2-1. Frédéric Kanouté (5') et Luis Fabiano (17') ont fait le boulot en début de rencontre pour les tenants de la Coupe UEFA, qui auront su résister à la révolte roumaine en seconde période. Logiquement, londoniens et sévillans devraient sortir du groupe tant leur supériorité est évidente.

Groupe F: La Roma à l'arraché, Man U serein

Opposée à une joueuse et talentueuse équipe du Sporting Lisbonne, l'AS Roma de Luciano Spaletti dut s'en remettre à un exploit personnel de Mirko Vucinic pour arracher trois points précieux. Encore marqué par ses huit buts encaissés en deux matchs de Serie A à domicile, les Romains ont su préservé l'essentiel alors que les Portugais étaient bien revenus dans le match après que Liedson (18') ait ramené son équipe à hauteur après l'ouverture du score de Juan (15') sur corner.

Le but de Vucinic (70') permet donc aux coéquipiers de Francesco Totti d'aborder la suite de la compétition plus sereinement, surtout que la blessure de leur talisman, sorti prématurément, semble moins grave que prévu.

Dans le même temps, le Manchester United d'Alex Ferguson s'est bien amusé sur la pelouse du Dynamo Kiev. Déjà en tête 3-1 à la mi-temps grâce à des buts de Ferdinand (10'), Rooney (18') et Ronaldo (41'), les Mancuniens ont tranquillement gérer la seconde mi-temps pour finalement s'imposer 4-2 après un penalty transformé par Ronaldo pour son doublé (68').

En tête du groupe avec trois succès en trois matchs, les coéquipiers du toujours vert Ryan Giggs se positionnent déjà comme l'un des favoris de la compétition, et ce même si les équipes en forme à l'automne sont rarement celles qui raflent la mise en mai.

Groupe G: L'Inter assure
L'Inter de Milan est allé chercher une victoire importante sur la pelouse du CSKA Moscou. Mené après la superbe ouverture du score du Brésilien Jô (32'), les Milanais ont attendu la deuxième période pour faire la différence sur deux actions un tantinet chanceuse. C'est d'abord Hernan Crespo, remis en jeu par une tête en retrait d'un défenseur qui fusilla le pauvre Mandrykin pour l'égalisation (52'), avant que le gardien moscovite offre les trois points aux Italiens sur une faute de main énorme suite à une tête de Walter Samuel (80').

Si les Intéristes font rarement preuve de génie, les voilà en tout cas leaders de leur groupe avec six points, alors que leur défaite initiale à Fenerbahçe (1-0) avait laissé craindre le pire pour la bande à Roberto Mancini.

Fenerbahçe, justement, se déplaçait à Eindhoven pour affronter le PSV, mais on assista à tout sauf à du foot. D'agression en agression, la première mi-temps, disputée dans une atmosphère viciée, laissera pantois les commissaires de l'UEFA, hallucinés qu'ils seront sans doute devant la clémence du trio arbitral. Seulement cinq avertissements distribués alors que quelques expulsions semblaient être le minimum, et surtout une altercation Addo-Sentürk ponctué d'un crachat du premier nommé complètement ignoré par les hommes en noir.

Heureusement que le deuxième acte offrit un autre spectacle mais les Turcs ne purent transformer leurs occasions, et se retrouvèrent même réduits à dix après l'exclusion, cette fois sévère, de Deivid (64'). 0-0 au final et une soirée à vite oublier tant le football ne sort pas grandi de ce genre de match.



C1 – Présentation : tous au château du Vélodrome pour vaincre le Dragon

Posté par Pepito le 24.10.07 à 09:36 | tags : ligue des champions, om
Il faudra se méfier du bon pied de Quaresma (Panoramic)L'OM qui va mal serait-il déjà un lointain mirage ? Force est de le constater, avec la venue d'Eric Gerets à la tête du club olympien, le club se porte déjà mieux. Auteur d'une prestation solide face à Liverpool mais aussi face à Lens lors de la dernière journée, Marseille n'a plus l'intention de retourner dans ses mauvaises travées. Début de réponse dès ce soir face à un adversaire plus que délicat, le FC Porto.


Remember the time

L'OM possède d'ailleurs un bien mauvais souvenir de l'équipe lusitanienne. Lors de la saison 2003-04, l'équipe d'Alain Perrin était tombée sur un véritable os puisque les Dragons avaient remporté leurs deux confrontations face aux Français.


Aujourd'hui, la donne a semble-t-il changé : à l'époque, Porto était entraîné par un certain José Mourinho et possédait des joueurs mondialement reconnu tels que Maniche, Paulo Ferreira ou Deco. Le jeu des Portugais n'a pas tout à fait changé : certes, il ne reste qu'un rescapé des confrontations passées avec l'OM (Bosingwa), mais l'attaque de la capitale reste efficace et sa défense, même si elle n'a rien de spectaculaire, est une muraille à franchir.


Capable d'agir à grande vitesse en contres, le leader de la Super Liga est susceptible de créer le danger à n'importe quel instant. Même si les hommes de Ferreira n'ont pas joué depuis maintenant 14 jours, nul doute qu'il faudra se méfier des dribbles chaloupés de Quaresma et autres fins techniciens.


D'ailleurs, Gerets sait qu'il se voit opposé à une formation de qualité : "C'est un match très difficile. Tous les joueurs de Porto sont extrêmement bons techniquement, ils gardent bien le ballon. Le bloc défensif est bien mis. On peut aussi constater que leur avance sur le deuxième du championnat est déjà énorme (7 points). Notre tâche sera donc très difficile, mais pas impossible" glissait-il sur le site de l'OM.


Marseille en preux chevalier

Métier, Motiver les troupes (Panoramic)Ce n'est pas pour autant que les Marseillais partiront perdants. Même si le moteur ne fait que redémarrer, un changement s'est produit depuis quelques temps. Portés par un Lorik Cana impeccable dans son rôle de capitaine, les pitchounes possèdent des attaquants capables de créer la différence. Que ce soit Cissé ou Niang à la pointe, la percussion commence à se faire ressentir, surtout si un surnombre se forme au niveau de la surface de réparation.


Côté défense, même si Gerets devra se passer de Julien Rodriguez, la charnière semble beaucoup plus compacte, laissant moins d'espace à l'adversaire. En tout état de cause, le coach olympien devrait quasiment aligner la même équipe que face à Lens. Bonnart, Zubar, Faty et Givet feront donc acte de présence pour soutenir le dernier rempart, Steve Mandanda. Ambitieux au mental inoxydable, le "Zig" a su s'imposer suite à la blessure de Carasso. Plus que tout, à 22 ans, le portier français rassure ses coéquipiers par sa présence.


Il faudra donc se battre corps et âme et ainsi mouiller le maillot si l'OM compte vaincre le FC Porto. Après un exploit à Anfield Road et une jolie victoire face à Besiktas, il serait dommage que les Marseillais remettent le couvert du mauvais côté. D'ailleurs, Cana ne le sait que trop bien : "Porto est une équipe qui a une grande expérience de la Ligue des Champions,. Contrairement à nous, ils y sont chaque année.On sait qu'on va avoir un adversaire redoutable, qui a fait l'effort d'aller gagner en Turquie dans les arrêts de jeu. Ils viendront donc ici pour gagner mais nous aussi, nous jouerons pour gagner. Je me languis d'y être". Et nous itoo.

 

 

 




C1 - VFB Stuttgart 0-2 Lyon : Du travail bien fait

Posté par Louis Laffitte le 23.10.07 à 22:34 | tags : ligue des champions, ol
L'Olympique Lyonnais a ouvert son compteur points dans cette édition de la Ligue des Champions en allant s'imposer 2-0 sur le terrain du VFB Stuttgart. Après une première mi-temps un peu difficile, les Gones ont pris l'ascendant lors du deuxième acte grâce à des buts de Fabio Santos (56') et Karim Benzema (79'). Cette victoire relance la campagne européenne des sextuples champions de France, même si le match nul du FC Barcelone sur le terrain des Glasgow Rangers (0-0) est une (petite) mauvaise nouvelle. Catalans et Ecossais restent co-leaders du Groupe E avec sept points, devant Lyon qui en comptent trois. Stuttgart reste bon dernier avec zéro victoire. Lire la suite>>>


Sydney Govou et Juninho (masqué) fêtent le deuxième but avec Karim Benzema (Panoramic)



Beckham et la MLS : Mister Loser Soccer

Posté par Pepito le 23.10.07 à 17:41 | tags : beckham
David Beckham aux Los Angeles Galaxy, un rêve devenu réalité...surtout pour Victoria. Pour 250M de dollars, l'enfant terrible du football anglais a ainsi signé son arrêt de mort lors du dernier mercato estival. Blessé à la cheville pendant un moment, Becks aura finalement participé à 5 matches de championnat américain pour deux passes décisives et une non qualification pour les play-off. Après la gloire, le désespoir. Pour l'Anglais, l'heure de la reconversion a sonné.


Joue-là comme Beckham

Lors de sa retraite (laquelle déjà ?), le dithyrambique Michael Jordan avait opté pour le baseball, puis le golf, et enfin la moto GP (si si). Moins en réussite du côté du pays aux 50 Etats, le Britannique pourrait en tout cas réfléchir à son nouveau poste durant ses six longs mois de vacances. Car, ne nous le cachons pas, Beckham ne fera pas partie de l'équipe des rosbifs à l'Euro 2008. D'ailleurs, l'Angleterre n'est même pas certaine d'y assister.


Avec sa cheville en putréfaction, pas question de continuer dans la branche sportive. Autant dire que ses chances de percer aux States sont minuscules. Mais oui, c'est vrai, David est un acteur : voyez ses compétences de comédien assermentée lors de ses simulations, sentez ce regard plein d'ambition, prenez cette apparition dans le magnifique film Goal. Papa sera acteur mon fils Après tout, le football ça ne paye pas, et en plus, on se blesse.


Se faire désirer à tout prix

De plus, le beau gosse de Manchester (oui, ça date) a du relationnel. Et nul doute que Posh Spice saura convaincre les producteurs et autres réalisateurs. Certes, à sa manière mais l'ancienne star du football deviendra un symbole du cinoche. Pas d'auteur, non. Bien qu'il soit pote avec Tom Cruise, pas d'action non plus puisqu'une blessure pourrait rapidement refaire surface. Et ça, le Spice Boy n'en veut plus.


Six mois à se faire ch*** et à penser à son avenir. Difficile. La reconversion dans l'épicerie ou en tant que vendeur dans un Décathlon pourrait être tout aussi sympa et, sans aucun doute, cela plairait à Mister Tatouage. Mais une nouvelle fois, Victoria est du genre à dépenser un an de salaire de nos pauvres parents en une journée. Mais il faut tout relativiser : une robe croco rose fluo signée Gucci ou des escarpins façon clodo mais créés par Jean-Paul Gauthier, ça n'a décidément pas de prix.


Définitivement, David n'a plus d'avenir devant lui et touche d'ores et déjà à ses dernières heures de gloire. A moins qu'il ne demande conseil à Paris Hilton, jolie occasion de sortir une certaine vidéo amateur avec sa femme. Par la suite, les vraies strass et paillettes lui appartiendront : sortie de parfum puant mais qui fait mâle, apparition dans des films d'horreur grotesques mais qui rapportent un max, séjour de quelques heures en prison dorée, alcool, drogues, la vraie vie en somme. Et là, Beckham deviendra une idole aux Etats-Unis. Paix à son âme.

 

NB : Ne vous en faites petits amoureux de l'English, Mister Spice Boy doit encore purger une peine de 4 ans en MLS, rien de tout cela n'arrivera...pour le moment.

 

 




Rio, c’est pas carnaval tous les jours

Posté par Pepito le 23.10.07 à 15:13 | tags : liga
Derniere photo de Rio, il etait encore à Bordeaux (Panoramic)Mais où est donc passé Rio Mavuba ? Alors que le gamin de 23 ans comptait franchir un nouveau cap en atterrissant à Villarreal lors du mercato estival, il n'en est plus rien aujourd'hui. Pendant que le sous-marin jaune se positionne comme la véritable surprise de cette Liga, le Français à la coupe de cheveux Cisséenne sombre petit à petit au point de couler.


Pas toujours facile de s'imposer dans une nouvelle équipe, surtout quand celle-ci est étrangère. Demandez plutôt à Papin ou encore Dugarry de ce qui leur est advenu lors de leurs "belles années" en Italie et en Espagne. Promis à de beaux jours sous la toison de l'équipe de France il y a de cela un an, le Petit Tigana voit actuellement son avenir se ternir. Alors que Robert Pirès retrouve toute sa splendeur, Mavuba est aujourd'hui considéré comme un footballeur sur le déclin. En somme, important mais pas indispensable.


Aucun moyen de percer

Pour le moment, Mavuba n'a qu'une tâche à accomplir : ne pas baisser les bras et continuer à montrer son allant lors des différents entraînements. Autrement, ses chances de participer au championnat espagnol seront nulles.


Il faut dire que rien ne plaide en la faveur du bonhomme d'1m71. D'une part, Villarreal gagne en ce moment et lorsqu'un petit poucet se retrouve dans le trio de tête derrière le Real et le Barça, on ne change pas l'équipe qui accomplit ces prouesses. Pis encore, le coach Manuel Pelligrini n'a utilisé que 17 joueurs différents en dix matches de Liga, soit le plus petit total de tout le championnat.


Même s'il n'a joué encore aucune rencontre dans les joutes espagnoles, l'ancien bordelais a pu évoluer sous le maillot jaune lors du dernier match UEFA : une occasion bien infime quand on sait que Mavuba avait participé à tous les matches lors de la saison 2004/2005 avec les Girondins.


Partir ou s'imposer, le Français aura certainement le choix lors du prochain mercato. En attendant, le joueur d'origine angolaise peut faire une croix sur le prochain Euro. Certes, le milieu de terrain est encore jeune et possède encore toutes les cartes en main pour s'imposer avec les années, mais prendre l'eau à bord d'un sous-marin ressemble toujours à un naufrage.




C1 – Présentation : les Rangers y croient dur comme fer

Posté par Pepito le 23.10.07 à 11:39 | tags : fc barcelone, ligue des champions
Outre la confrontation de nos bons français de Lyon et Stuttgart, la rencontre entre Glasgow et le FC Barcelone s'annonce tout aussi déterminante dans le but de prendre la première place de ce groupe E. Même si, à première vue, le match pourrait s'annoncer déséquilibré, les hommes de Walter Smith comptent une nouvelle fois déjouer les plans machiavéliques des bookmakers.


Ronnie encore absent

Chose certaine, Frank Rijkaard et consorts ont à cœur d'oublier leur cauchemar face à Villarreal (défaite 3-1). Les blaugranas devront ainsi prouver que cette déconvenue ne relevait que de l'incident diplomatique. Les dernières critiques provenant de Johan Cruyff ainsi que du journal El Perjodico, réticent par rapport au 3-4-3 suicidaire instauré en seconde période ce dimanche, pourraient alors s'effacer d'un coup de Typex.


Ronnie va etre malheureux (Panoramic)Obsolètes également les dernières frasques du génie Ronaldinho. Souvent fustigé la saison dernière, le Brésilien peut en tout cas se cacher derrière son Président Joan Laporta : "S'il vous plaît, laissez en paix la vie privée de Ronaldinho. C'est un joueur important pour le Barça et il est heureux d'être là" annonçait dernièrement le grand ponte du Camp Nou.


Officiellement, le Ballon d'Or 2005 sera mis au repos ce soir afin de récupérer de sa dernière sélection avec les Auriverde. Plus officieusement, une crise pourrait bientôt voir le jour pour Ronnie : en dix rencontres jouées par Barcelone, l'ancien joueur du PSG a déjà été remplacé à cinq reprises pour quatre mises au repos. En tout et pour tout, Ronaldinho n'a effectué qu'un seul match entier. Quand on vous disait que les 4 fantastiques allaient faire des malheureux...


Quid du milieu de terrain ?

Rijkaard ne devra pas seulement se passer de son otarie d'Amérique du Sud puisqu'un nouveau milieu de terrain est attendu aux côtés de Xavi et Iniesta. Barcelone dispose bien sûr de joueurs de grande classe, tels que Touré, Edmilson, Marquez et Deco. Mais le quatuor passe actuellement ses jours à l'infirmerie.


l'Islandais devrait faire son retour (Panoramic)A savoir qui sera le troisième homme, deux possibilités restent en suspens. Ce ne sera certainement pas Abidal, piqué à vif sur la question et insistant sur son rôle unique, celui de défenseur. Un Blaugrana fera donc ses premiers pas en Champion's League ou reviendra au devant de la scène européenne.


Marc Crosas, issu de l'équipe B et tout juste âgé de 19 ans pourrait ainsi voir le jour, comme ce fut le cas pour Krkic ou Giovani il y a moins d'un an. Mais c'est surtout Eidur Gudjohnsen qui devrait logiquement refaire surface pour occuper un poste qu'il chérissait déjà lors de ses belles années à Chelsea. Une énième occasion pour l'Islandais de montrer définitivement qu'il n'est pas à jeter aux oubliettes.


Et Glasgow dans tout ça ?

Les Rangers ont une nouvelle fois envie de chavirer (Panoramic)Du côté des Rangers, aucune inquiétude. D'ailleurs, les coéquipiers de Barry Ferguson n'ont pas à s'en faire, à l'image de cette dernière claque infligée à l'ennemi du Celtic ce week-end (victoire 3-0). Même si les Teddy Bears devront se passer de leur nounours Darcheville et de Hemdani, la confiance règne du côté de la capitale écossaise. "Barcelone est l'une des meilleures équipes au monde mais personne n'est imbattable. Il faut rester confiant et se convaincre qu'on peut se qualifier" annonçait "modestement" le coach britannique.


Battus une seule fois à Ibrox Park depuis janvier 2007, les Rangers devront en tout cas déployer leur fameux Fighting Spirit. Poussés par l'un des publics les plus chauds d'Europe les Scottish n'auront qu'une envie : fesser une équipe de stars qui n'a remporté qu'une seule victoire en six joutes sur les terres écossaises.

 

NB : A la dernière minute, Ronaldinho a finalement été retenu par Rijkaard. Il ne devrait cependant pas commencer la partie. 

 




C1 - Présentation : Lyon n'a plus le choix

Posté par Louis Laffitte le 23.10.07 à 10:00

En grandes difficultés dans son groupe de Ligue des Champions avec deux défaites en deux matchs, l'Olympique Lyonnais se déplace ce mardi à Stuttgart avec le besoin impératif de prendre les trois points pour relancer sa campagne européenne. Une mission largement à la portée des hommes d'Alain Perrin de par leurs qualités individuelles et collectives, et compte tenu du gouffre dans lequel sont plongés à l'heure actuelle les sociétaires du Gottlieb-Daimler Stadion.

Double enjeu
Avec ses deux déroutes à Barcelone (3-0) et à domicile face aux Rangers (0-3), Lyon a été forcé de revoir ses objectifs à la baisse. Si une qualification pour les huitièmes de finale est toujours possible, elle demeure pour l'instant du domaine du rêve, et l'OL doit donc viser la troisième place du groupe pour être reversé en Coupe de l'UEFA.

"Le pourcentage de chances pour nous qualifier pour les 8e de finale de la Ligue des champions est faible pour deux équipes qui sont à 0 point et deux autres à six points,"
a résumé le coach lyonnais Alain Perrin, qui estime également "qu'envisager une qualification pour la Coupe de l'UEFA était quelque chose de réaliste".

"A nous d'obtenir un résultat favorable mardi pour nous retrouver en position favorable pour le retour à Gerland. Ensuite, en fonction des autres résultats, nous jouerons notre chance jusqu'au bout si nous pouvons la jouer. Nous sommes loin pour y penser. Ce n'est pas la peine de rêver et concentrons-nous d'abord sur ce premier match,"
a insisté le coach lyonnais.

Mario Gomez, meilleur joueur de Bundesliga la saison dernière (Panoramic)Largement dans les cordes lyonnaises
Sans faire injure au champion d'Allemagne en titre, tout autre résultat qu'une victoire des Lyonnais s'apparenterait à une contre performance. Certes, tous les matchs sont différents mais vu la forme affichée depuis le début de la saison par Stuttgart, il semble y avoir une classe d'écart entre les deux équipes.

Alors que Lyon disposait de Monaco de manière convaincante le week-end dernier (3-1), le VFB a subi une véritable déculottée à Hambourg (4-1). Plus intéressant encore, si l'attaque reste dangereuse avec le duo Gomez-Cacau, la défense est en opération portes ouvertes depuis le début de la saison. Jugez plutôt : Les Allemands ont encaissé 5 buts en deux matchs de Ligue des Champions (Lyon 6, c'est vrai), et pire encore 18 en 10 matchs de Bundesliga.

Conscients que son équipe à largement la place de faire un résultat en Allemagne, Perrin reste malgré tout prudent après que ses joueurs aient craqué deux fois sur la scène européenne après de bonnes performances en Ligue 1. "C'est un match idéal (ndlr : la victoire contre Monaco) avant Stuttgart ? Comme après Metz et Lens ? C'est un résultat en trompe l'œil. Nous avons concédé beaucoup trop d'occasions. Un match, c'est un équilibre. En Ligue des Champions, il faudra plus de rigueur dans le replacement défensif," prévient l'ancien boss sochalien.

Une pensée que Perrin a étayé lundi. "Il nous faudra être avant tout costaud défensivement avant de vouloir porter des contres. Il faut se méfier des émotions. Contre Glasgow, à vouloir trop attaquer, nous en avons oublié les fondamentaux que sont gagner les duels et la rigueur défensive," a-t-il tenu à rappeler.

Stuttgart décimé
Pour aller chercher cette indispensable victoire, Perrin pourra compter sur un groupe qui a retrouvé la confiance, mais dont sont toujours absents Grégory Coupet, Cris et Patrick Müller. Un trio auquel s'ajoute Fred, le Brésilien purgeant le dernier de ses trois matchs de suspension après son coup de coude sur le Romain Cristian Chivu la saison dernière.

En outre, Jérémy Toulalan est très incertain après avoir reçu un coup au genou à l'entraînement dimanche. Pas non plus de quoi paniquer pour le staff lyonnais, surtout comparé à l'état de l'infirmerie de leur adversaire.

En effet, Stuttgart est toujours privé de ses défenseurs Mathieu Delpierre, Arthur Boka et Ludovic Magnin. Au milieu, Thomas Hitzlsperger est blessé au pied, Antonio Da Silva est claqué tout comme l'attaquant Ciprian Marica. Seule bonne nouvelle, le retour du défenseur et capitaine Fernando Meira, suspendu en championnat face à Hambourg. Le Portugais ne sera pas de trop pour résister à la charge revancharde de Karim Benzema et ses copains.




Cruyff fustige le Barça

Posté par Louis Laffitte le 22.10.07 à 18:23 | tags : fc barcelone, liga
Jamais avare de déclarations tapageuses, Johan Cruyff s'en est donné à cœur joie après la première défaite de la saison du FC Barcelone le week-end dernier. Les Catalans, privés de Ronaldinho non retenu après son retour tardif du Brésil, ont subi une véritable déroute à Villarreal, concédant deux buts dans le premier quart d'heure et ne se montrant jamais capables de réagir.

L'ancien génie du Barça a la dent dure (Panoramic)Dans une colonne dans le quotidien catalan El Periodico intitulée "Merci pour la leçon, Villarreal", l'ancien stratège de l'Ajax a estimé que les joueurs étaient "sans excuses". "Quand ta défense semble de beurre, quand ceux qui courent après le ballon sont tes coéquipiers, quand par-dessus le marché tout se résume à un "moi tout seul contre le reste du monde" de Leo Messi, c'est qu'il y a eu un grand dysfonctionnement", a ainsi confié Cruyff.

Au centre des critiques de l'ancien coach des Blaugrana, le coach Frank Rijkaard en a pris pour son grade, notamment pour ses changements tactiques aventureux en cours de match. "Quand en seconde période, l'équipe est revenue à une formule en 3-4-3, c'était encore pire. Bien sûr, c'est un recours qu'on peut utiliser quand ça va mal, mais jouer ainsi revient à donner des cannes d'aveugle si on ne l'applique pas bien. Avec ce système, que personne ne s'y trompe: soit tu le fais parfaitement, soit c'est un suicide collectif," a enchaîné le Néerlandais.

Seul bonne nouvelle pour le Barça du week-end, le revers du leader le Real Madrid sur le terrain des voisins de l'Espanyol Barcelone (2-1) qui a permis aux Catalans de rester à deux points de la tête du classement. C'est d'ailleurs la première fois depuis deux ans que les deux géants sont défaits lors de la même journée de championnat !

Mais le Barça, qui a perdu Deco, out pour cinq semaines, est aujourd'hui quatrième, dépassé par le sous-marin jaune et Valence, vainqueur à La Corogne 4-2. Le premier but de Bojan Krkic en Liga, qui est devenu le plus jeune buteur de l'histoire du club à 17 ans et 52 jours détrônant ainsi Leo Messi, passeur sur le but, est une bien maigre satisfaction après un week-end à oublier bien vite.



Le week-end des Français de l'étranger : Pires is back

Posté par Louis Laffitte le 22.10.07 à 16:40 | tags : bayern, bundesliga, les français de l'étranger, liga

Pires, bourreau du Barça
Blessé sept mois la saison passée, sa première à Villarreal, Robert Pires est depuis devenu le leader et l'homme de base du système du sous-marin jaune. Grand artisan de la victoire des siens samedi dernier face au FC Barcelone (3-1), la première défaite du géant catalan de la saison, l'ancien Gunner impressionne en Espagne. Auteur d'un match énorme au cours duquel il a provoqué deux penalties et donné le tournis à la défense catalane, Pires est aujourd'hui épanoui.

A bientôt trente-quatre ans, celui qui vient d'être repositionné dans l'axe derrière l'attaquant de pointe, se rappelle ainsi au bon souvenir du sélectionneur français Raymond Domenech.

"A la question "avez-vous votre place ?", ma réponse est oui," confie même le numéro 7 au journal L'Equipe de ce lundi. S'il avoue lui-même ne rien revendiquer, et reconnaît qu'on "ne l'appellera plus", la vie est belle pour l'ancien joueur du FC Metz, qui entend bien troubler avec Villarreal la lutte pour le titre entre le Real Madrid, le Barça et le FC Séville.

Le résumé de Villarreal-FC Barcelone:


Franck plus que jamais Kaiser
Franck Ribéry n'en finit plus d'enchanter la Bundesliga. En déplacement avec le Bayern Munich à Bochum, le Français, qui a pris la place de Pires en bleu justement, a une nouvelle fois été très bon. L'ancien Marseillais s'est même permis le luxe d'inscrire le but de l'égalisation de son équipe sur une talonnade à la Madjer. Le Bayern a finalement remporté le match 2-1.

Le résumé de Bochum-Bayern:


En bref
Les Frenchies d'Arsenal continuent leur marche triomphale en tête de la Premiership. Avec Gallas, Clichy, Flamini et Sagna titulaires et Diaby rentré en cours de jeu, les Gunners ont dominé Bolton, privé d'Anelka, 2-1 à l'Emirates Stadium grâce à des buts de Kolo Touré et Tomas Rosicky. Arsène Wenger, lui, a été honoré pour son exceptionnelle décennie de travail au club par la fabrication d'un buste qui sera placé dans l'entrée du stade.

Quant à Yoann Gourcuff, en difficultés au Milan AC cette saison, il a remplacé Pippo Inzaghi face à Empoli à San Siro, mais n'a pu empêcher la défaite des Rossoneri 1-0.

Les buts d'Arsenal-Bolton:



L1 : Zenden délivre l'OM, Nancy lâche prise

Posté par Louis Laffitte le 22.10.07 à 11:07 | tags : ligue 1, nancy, om
Un exploit individuel deBoudewijn Zenden a offert à l'Olympique de Marseille une victoire précieuse à domicile dimanche face au RC Lens qui permet aux Olympiens de s'extirper de la zone de relégation (17è). Plus tôt dans la journée, l'AS Nancy Lorraine avait concédé ses premiers points à domicile face à Sochaux (1-1), laissant l'Olympique Lyonnais seul leader de Ligue 1.

Au bout de l'ennui
Marseillais et lensois ont peiné à éclairer le match phare de la 11è journée de Ligue 1 retransmis sur Canal + dimanche soir. En tout et pour tout, on dénombra une occasion en première mi-temps de chaque côté. C'est peu mais logique lorsque deux équipes en plein doute s'affrontent.

Dans la semaine, Eric Gerets avait déclaré que le travail de reconstruction serait long. Le match d'hier ne l'aura pas fait changer d'avis. Car si l'OM débuta mieux le match devant des Lensois timorés et regroupés en défense, il peinait à créer le danger.

C'est même Lens qui se créa la première occasion par Yohan Demont, à la réception d'un centre d'Aruna Dindane, forçant Steve Mandanda à un arrêt difficile (25'). Côté marseillais, Zenden se montra (déjà) le plus dangereux, mais sa frappe, à la conclusion d'une belle action de Mathieu Valbuena et Mamadou Niang, trouva un excellent Vedran Runje sur sa route (39').

L'exploit de Zenden
Plus entreprenants en deuxième mi-temps, les Olympiens ouvrirent le score au moment où on ne s'y attendait plus. Au départ, la prise de balle de Zenden au milieu de terrain permit au Néerlandais de se mettre dans le sens de la marche. S'enfonçant dans la défense, il repiqua sur son pied droit, à la grande surprise de la défense lensoise, avant d'ajuster Runje d'une frappe placée à ras de terre (1-0, 74'). La joie de l'ancien Barcelonais était à la mesure de la délivrance des Olympiens, 19è au coup d'envoi après le nul de Sochaux à Nancy, et qui s'offrait avec ce but un petit bol d'air.

Incapables de réagir, Lens dut s'avouer vaincu, lui qui n'a marqué que cinq buts depuis le début de la saison, un comble quand son entraîneur s'appelle Jean-Pierre Papin. Habitué aux exploits sur cette pelouse du temps de sa carrière de joueur, JPP devait cette fois s'avouer vaincu. Dix-huitième à l'issue du match, la situation devient préoccupante pour les Sang et Or.

Marseille, lui, se réjouit de cette victoire, certes poussive mais précieuse. L'OM est ce matin dix-septième au classement, mais avec la confirmation du talent de Valbuena, l'affirmation de Zenden et le retour prochain de Samir Nasri, il peut rêver à des lendemains qui chantent. Attention tout de même, le chemin sera long.

Nancy accroché
En fin d'après midi, Nancy avait laissé Lyon seul aux commandes du championnat. Alors qu'ils avaient pris l'avantage sur une déviation heureuse de Kim sur un coup-franc de Bérenguer (26'), les Nancéiens se sont laissé rejoindre sur un but de Mathieu Erding (56'), bien lancé en profondeur par Mathieu Isabey.

"On s'en sort presque bien," avouait Pablo Correa après la rencontre, conscient que son équipe avait évolué loin de ses standards estivaux. Reste qu'après onze journées, le bilan est toujours plus que positif pour les Lorrains, qui reste deuxième derrière Lyon avec un match en retard, deux points devant Rennes.



50 pour un Ballon d'Or

Posté par Louis Laffitte le 21.10.07 à 13:31 | tags : ballon d'or

France Football a dévoilé ce matin, dans le cadre de l'émission Téléfoot sur TF1, la liste des 50 nominés retenus pour l'élection du Ballon d'Or 2007 dont le lauréat sera connu le 2 décembre prochain.

Kakà, grand favori pour mettre la main sur un autre ballon (Panoramic)Cette année marque un tournant dans l'histoire de cette prestigieuse récompense puisque pour la première fois, tous les joueurs de la planète sont concernés, quelque soit leur nationalité ou les compétitions auxquelles ils participent.

Signe de ce changement, l'apparition dans la liste de Younis Mahmoud, capitaine de l'équipe d'Irak et buteur lors de la finale triomphale en Coupe d'Asie contre l'Arabie Saoudite (1-0). La liste contient également le nom de Rogério Ceni, le gardien buteur brésilien de Cruzeiro (76 réalisations !) ou encore celui de Guillermo Ochoa, jeune gardien international mexicain de l'America Cali.

Pour le reste, c'est du grand classique. Aux côtés du vainqueur 2006 Fabio Cannavaro, tous les stars de la planète foot sont là : Kakà, vainqueur et meilleur buteur de la Ligue des Champions avec le Milan AC, Lionel Messi, le génie argentin du FC Barcelone, Didier Drogba, meilleur buteur de Premiership et lauréat des Cup et League Cup anglaises avec les Blues de Chelsea, ou encore Cristiano Ronaldo, élu meilleur joueur du championnat anglais qu'il a remporté avec Manchester United.

Côté français, quatre joueurs sont présents : Thierry Henry, fraîchement transféré au Barça et nouveau meilleur buteur de l'Equipe de France, Florent Malouda, meilleur joueur de Ligue 1 en 2006/2007 avec l'OL et qui a rejoint son pote Drogba à Londres, Franck Ribéry, transfuge du Bayern Munich qui enchante la Bundesliga, et enfin Eric Abidal, ancien Lyonnais et arrière gauche du Barça.

L'Italie est le pays le mieux représenté avec huit sélectionnés devant le Brésil qui en compte six. Au niveau des clubs, l'Espagne fait un triomphe, puisque le Real Madrid et le FC Barcelone ont la part belle avec 7 joueurs nommés. A noter qu'aucun joueur évoluant actuellement en Ligue 1 ne figure dans la liste.

Les 50 nominés:
Italie (8): Gianluigi Buffon (Juventus Turin), Fabio Cannavaro (Real Madrid), Gennaro Gattuso (Milan AC), Filippo Inzaghi (Milan AC), Paolo Maldini (Milan AC), Andrea Pirlo (Milan AC), Luca Toni (Fiorentina puis Bayern Munich), Francesco Totti (AS Roma)
Brésil (6): Daniel Alves (FC Séville), Diego (Werder Brême), Rogerio Ceni (Sao Paulo), Kakà (Milan AC), Robinho (Real Madrid), Ronaldinho (FC Barcelone)
Espagne (5): Iker Casillas (Real Madrid), Cesc Fabregas (Arsenal), Raul (Real Madrid), Fernando Torres (Atletico Madrid puis Liverpool), David Villa (Valence CF)
Angleterre (4): David Beckham (Real Madrid puis Los Angeles Galaxy), Steven Gerrard (Liverpool), Wayne Rooney (Manchester United), Paul Scholes (Manchester United)
France (4): Eric Abidal (Lyon puis FC Barcelone), Thierry Henry (Arsenal puis FC Barcelone), Florent Malouda (Lyon puis Chelsea), Franck Ribéry (Marseille puis Bayern Munich)
Argentine (3): Lionel Messi (FC Barcelone), Juan Roman Riquelme (Boca Juniors puis Villarreal), Carlos Tevez (West Ham puis Manchester United)
Pays-Bas (3): Clarence Seedorf (Milan AC), Ruud van Nistelrooy (Real Madrid), Robin van Persie (Arsenal)
Portugal (3): Cristiano Ronaldo (Manchester United), Deco (FC Barcelone), Ricardo Quaresma (FC Porto)
Côte d'Ivoire (2): Didier Drogba (Chelsea), Kolo Touré (Arsenal)
Mali (2): Mahamadou Diarra (Real Madrid), Frédéric Kanouté (FC Séville)
Allemagne (1): Miroslav Klose (Bayern Munich)
Bulgarie (1): Dimitar Berbatov (Tottenham)
Cameroun (1): Samuel Eto'o (FC Barcelone)
Galles (1): Ryan Giggs (Manchester United)
Ghana (1): Michael Essien (Chelsea),
Irak (1): Younis Mahmoud (Algharafa)
Japon (1): Shunsuke Nakamura (Celtic Glasgow)
Mexique (1): Guillermo Ochoa (America Mexico)
République Tchèque (1): Petr Cech (Chelsea)
Suède (1): Zlatan Ibrahimovic (Inter Milan)




RWC : L'Afrique du Sud sacrée... en toute logique

Posté par Louis Laffitte le 21.10.07 à 02:30 | tags : rwc
Douze ans après son premier sacre, l'Afrique du Sud a remporté la Coupe du Monde en dominant l'Angleterre en finale au Stade de France samedi (15-6). Percy Montgomery, auteur de douze points sur quinze sur pénalité, est le grand bonhomme du match côté springbok. Avec ce succès, les Sud-Africains rejoignent l'Australie (1991 et 1999) au palmarès avec deux Coupes William Webb Ellis (1995 et 2007).

Essai refusé
Favorite de cette finale, l'Afrique du Sud n'a pas failli. Elle est pourtant passée tout près de laisser échapper cette coupe qui lui était promise quand, à l'entame de la deuxième mi-temps, une grossière erreur de sa défense permit à Matthew Tait de la déchirer en son centre. Sur le deuxième temps de l'action, Mark Cueto s'affala dans l'en-but pour inscrire le premier essai de la finale (43').

Mais ce dernier fut refusé car, même si la vidéo ne permet pas de se faire un avis indiscutable sur le sujet, l'ailier anglais semblait avoir mis le pied en touche. Le doute et l'enjeu étant trop importants, il était de toute façon impossible de l'accorder.

La chance des coéquipiers de Jonny Wilkinson était passée. Impression confirmée quelques minutes plus tard quand Jason Robinson et Mike Catt, deux des meilleurs atouts anglais, quittèrent successivement le terrain sur blessures (47' et 51'). On se souvint alors de cette phrase de Raphael Ibanez après le quart gagné face à la Nouvelle Zélande qui, citant Claude Onesta coach des handballeurs français, avait confié : "Quand une équipe commence à avoir beaucoup de blessés, c'est un signe."

En ce soir de finale, c'était le signe que l'Angleterre ne deviendrait pas la première équipe à conserver son titre mondial. Et ce malgré toute la vaillance dont les joueurs de Brian Ashton firent preuve en courant après le score tout au long de la deuxième mi-temps.

Maîtrise totale
Car à la pause, les Springboks avaient déjà une main sur le trophée. Non pas grâce à une insurmontable avance au score - il n'était alors que de 9-3 en leur faveur - mais par la parfaite maîtrise de leur sujet, tels des orfèvres ciselant l'or.

La clé du match, on le savait, serait d'être celle des deux équipes qui subirait le moins l'impact. Or, et malgré la férocité des charges anglaises ou la puissance de leur mêlée, les Sud-Africains trouvèrent toujours les ressources pour répondre du tac au tac. Et au fil d'un second acte dominé dans la possession du ballon par les Anglais, jamais on ne sentit les Boks proches de la rupture. Au contraire.

Plus le match avançait, plus les joueurs de Jake White avançaient à l'impact, défensif ou offensif. Portés par la perfection du jeu au pied de Montgomery qui transforma sans ciller toutes les pénalités qui s'offrait à lui, renvoyant sans cesse les Anglais dans leur camp avec un jeu au pied d'occupation au diapason, forçant les Anglais à se lancer dans le genre d'improbables relances qu'ils détestent, les Springboks maîtrisaient tout.

Meilleure équipe
Une bonne tête de winner, ce Jake White (Panoramic)Comme en plus leur contre en touche avec les deuxième-lignes Victor Matfield et Bakkies Botha fonctionnait à merveille - huit ballons volés en tout - ils s'épargnèrent les rares situations qui auraient pu être pénibles en chipant les quelques munitions propres dont auraient dû disposer les Anglais.

Bref, en développant un rugby peut-être pas esthétique mais redoutablement efficace, l'Afrique du Sud montra que le titre ne pourrait pas lui échapper. Aux Anglais, la gloire des héros ayant accompli un parcours inespéré, aux Sud-Africains la Coupe.

Possédant en Montgomery le meilleur buteur de la compétition, en Bryan Habana le meilleur marqueur d'essais et en demeurant à l'issue du tournoi la seule équipe invaincue, le triomphe bok relevait presque de l'inéluctable.

Si la Nouvelle Zélande demeure sans doute la meilleure équipe de la planète des quatre dernières années, l'Afrique du Sud aura incontestablement été la meilleure équipe sur les sept semaines que dura la Coupe du Monde 2007. Et son sacre en est ainsi parfaitement justifié.



L1: Lyon enfonce Monaco, Rennes se place

Posté par Louis Laffitte le 20.10.07 à 20:26 | tags : ligue 1, monaco, ol

L'Olympique Lyonnais, qui s'est imposé 3-1 à domicile face à l'AS Monaco pour le compte de la 11ème journée, conserve sa place de leader de Ligue 1, et plonge un peu plus le club de la Principauté dans la crise.

Lyon bien aidé
A Monaco, les matchs se suivent et se ressemblent. Depuis cinq matchs, les hommes de Ricardo se procurent suffisamment d'occasions pour gagner leur rencontre mais finissent toujours par perdre. A l'inverse, Lyon parvient toujours, même quand il est bousculé, à prendre les trois points.

Le duel qui opposait les deux équipes cet après-midi à Gerland n'a pas manqué à la règle. Mais qui sait ce qu'il serait advenu si M. Kalt ne s'était pas laissé abuser par Sidney Govou à la 12ème minute ? Le penalty, clairement imaginaire, accordé à l'international français et transformé par Juninho facilita clairement le travail des Gones (1-0).

Car jusqu'alors, c'est Monaco qui avait dominé l'entame de match, mais assommés par ce but injuste, les Monégasques sombraient six minutes plus tard, laissant seul Anthony Réveillère ajuster Flavio Roma dans un angle fermé(2-0).

Benzema encore et toujours
Sonnés, les Rouges et Blancs mettaient 25 minutes pour refaire surface grâce à l'ex-lyonnais Sylvain Monsoreau qui trompait Rémi Vercoutre de la tête sur un coup-franc de Camel Meriem (2-1, 42'). Le match était relancé juste avant la mi-temps, mais Karim Benzema se chargeait de tuer tout suspense peu après la pause. Son accélération, doublé d'un appui parfait avec Govou, laissait la défense monégasque pantoise, et le meilleur buteur de Ligue 1 battait Roma du gauche (3-1, 52').

Ricardo, qui avait fait rentrer Leko et Perez pour Pino et Bolivar à la mi-temps, voyait son coup tactique réduit à néant, et si ses joueurs tentaient malgré tout de revenir dans le match, un cruel manque de réussite les en empêchait, comme sur cette frappe de Koller qui heurtait la transversale d'un Vercoutre battu (75‘).

Les Lyonnais, notamment par Hatem Ben Arfa à plusieurs reprises, auraient pu corser l'addition, mais cela eût été injuste. Reste que si Lyon est sans conteste une meilleure équipe de Monaco, il serait sympathique que les arbitres évitent de leur offrir une aide bien superflue.

Rennes corrige Le Mans
Pendant ce temps-là, un duel de haut de tableau se déroulait au Stade de la Route de Lorient entre Rennes (5e) et Le Mans (3e), une bataille où l'expérience des joueurs bretons a largement fiat la différence face à la jeunesse de l'équipe de Rudi Garcia. Mickael Pagis, buteur en première mi-temps, avait montré la voie à ses coéquipiers qui ont parfaitement joué le contre face à des Manceaux joueurs, avant que Sylvain Wiltord et Julio Esteban, le jeune espoir suisse, offrent au succès rennais une allure de tranquille ballade. Voilà en tout cas les Rennais à la troisième place du classement à 4 points du leader gone. Et si c'était Rennes le vrai danger pour Lyon ?

Les Rennais devancent aujourd'hui au classement le Manceaux, et Bordeaux, auteur du nul à Strasbourg (1-1). Kevin Gameiro avait pourtant donné l'avantage aux Alsaciens en première mi-temps, mais l'entrée de Marouane Chamakh à la pause a changé la donne et David Bellion a récompensé la réaction bordelaise d'une frappe puissante.

Paris, la carte jeunes
Au PSG, en revanche, on cherche toujours la bonne formule et c'est un signal fort que Paul Le Guen a envoyé à ses joueurs cadres en les laissant sur le banc pour titulariser Ngog, Sankharé, Ngoyi, Arnaud et Mamadou Sakho, promu capitaine à 17 ans ! Les Parisiens ont livré une belle prestation mais ont une nouvelle fois manqué de réalisme sur leurs quelques occasions. Le match nul et vierge semble malgré tout logique car Valenciennes a aussi eu sa chance, comme sur ce coup-franc surpuissant de Steve Savidan, dévié de justesse par Mickael Landreau sur sa barre en fin dematch.

Les autres matchs
A noter parmi les autres résultats, le naufrage toulousain à domicile face à St-Etienne (0-2), le TFC victime d'un superbe doublé de Bafetimbi Gomis lors du premier acte et de l'expulsion rapide de Laurent Battles après deux cartons jaunes.

Auxerre s'éloigne de la zone rouge grâce à une victoire 5-3 face à Lorient à l'Abbé-Deschamps, tandis que le porte-bonheur Bakary Koné, auteur d'un doublé, a permis à l'OGC Nice de se débarrasser du FC Metz à domicile (3-1). Enfin, le Stade Malherbe de Caen s'est offert une belle victoire face à Lille grâce à un but contre son camp de Grégory Tafforeau.

Voir le classement et le calendrier de la Ligue 1




CAN : Le Ghana épargné

Posté par Louis Laffitte le 20.10.07 à 13:00 | tags : can
Essien et les siens auront une carte à jouer (Panoramic)Le tirage au sort de la 26e Coupe d'Afrique des Nations, qui se déroulera au Ghana du 20 janvier au 10 février, s'est plutôt bien passé pour le pays organisateur. Les Black Stars de Michael Essien seront opposés à la Guinée du Stéphanois Pascal Feindouno, ainsi qu'au Maroc et à la Namibie.

Sélectionneur du Ghana, Claude Le Roy mesurait après le verdict la chance des siens : "Nous savons que nous avons nos chances, nous savons que ce n'est pas le groupe le plus dur, mais la Guinée est une bonne équipe, le Maroc aussi - une équipe que je connais bien, entraînée par Henri Michel. La Namibie, pour être franc, je la connais mal, mais ils ont éliminé mon ex-équipe, la République Démocratique du Congo. Soyez sûrs que je vais prendre le maximum de renseignements. La porte est ouverte, à nous de la pousser."

Dans le Groupe B, Didier Drogba et les Ivoiriens devront batailler face au Mali de Frédéric Kanouté et au Nigéria de Taye Taiwo. Le tenant du titre, l'Egypte, est elle mieux loti puisque seul le Cameroun devrait lui donner du fil à retordre dans le Groupe C, le Soudan et la Zambie ne semblant pas être de taille à se hisser en quarts.

En revanche, le Groupe D avec la Tunisie, le Sénégal et l'Afrique du Sud promet d'être disputé, surtout que le quatrième larron n'est autre que l'Angola, présent lors de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne.

Le tirage au sort:

Groupe A : Ghana, Guinée, Maroc, Namibie
Groupe B : Nigeria, Côte d'ivoire, Mali, Bénin
Groupe C : Egypte, Cameroun, Soudan, Zambie
Groupe D : Tunisie, Sénégal, Afrique du sud, Angola




Coup-Franc (1) : El Rey de la patate

Posté par Louis Laffitte le 20.10.07 à 11:30 | tags : coup franc, foot en vidéos
Chaque samedi, Flu revient sur un coup franc qui a marqué l'histoire du football.

Vous connaissez José Manuel Rey ? Franchement, nous non plus. Enfin jusqu'à ce que ce défenseur vénézuélien de 32 ans, joueur du club chypriote de l'AEK Larnaca marque l'un des coup-francs les plus hallucinants jamais inscrits. Un but à faire pâlir de jalousie le lyonnais Juninho, pourtant habitué de ce genre d'exploit, comme face à Ajaccio la saison dernière.

Cela s'est passé lors du premier match éliminatoire pour le Mondial 2010 dans la zone Amsud. Le Venezuela se déplaçait à Quito, en Equateur, et ce but inscrit à la 67ème minute permit aux visitueurs de repartir avec les trois points de cette rencontre disputée à 2800m d'altitude. Est-ce ce denier facteur qui a aidé le défenseur à tromper le gardien équatorien de 45 mètres, en permettant au ballon de flotter plus que de raison ? Peut-être. Toujours est-il qu'à voir l'air décidé de Rey au moment de sa prise d'élan, il est impossible de parler de coup de chance. Un coup de canon, une patate, un pétron, une cahuète (appelez ça comme vous voulez) absolument exceptionnel à ne surtout pas manquer.




RWC : La fessée argentine

Posté par Louis Laffitte le 19.10.07 à 23:45 | tags : rwc
L'Argentine a littéralement humilié l'équipe de France ce soir au Parc des Princes en remportant la petite finale de la Coupe du Monde (34-10), inscrivant au passage cinq essais, et prouvant une nouvelle fois sa supériorité sur les Tricolores après leur victoire lors du match d'ouverture (17-12). Menés 17-3 à la mi-temps, malgré un bonne entame, les Français ont craqué en seconde période, encaissant trois nouveaux essais, sauvant malgré tout le peu d'honneur qui leur restait par Clément Poitrenaud.

Triste fin pour ces Bleus qui mettent un terme à leur Mondial raté sur un nouvel échec. Les Pumas, quant à eux, ont fait une nouvelle démonstration de force aux nez de tous ceux qui leur refusent l'accès aux compétitions internationales. Il serait temps de réfléchir à une solution pour offrir à ces joueurs un terrain de jeu à la hauteur de leur immense talent.

Entame française
L'illusion d'une victoire possible de l'équipe de France n'aura duré que vingt minutes. Le temps pour le XV de France de gâcher toutes ses occasions d'essais, autant par sa propre maladresse qu'à cause d'une exceptionnelle défense argentine.

Cette entame passée, la France ne possédait que trois petits points d'avance, obtenus grâce à une pénalité d'Elissalde à la 18ème minute. Une bien maigre avance quand on doit résister à la furia argentine. Car quand les Pumas passèrent à l'attaque, le gouffre qui sépare les deux équipes, entrevu lors du match d'ouverture, se fit à nouveau jour.

L'Argentine accélère
C'est d'abord Felipe Contepomi qui s'affala dans l'en-but français à la 28ème minute après une phase de jeu de toute beauté. Sonnés, les Tricolores encaissaient dans la foulée un deuxième essai par Omar Hasan, après qu'un drop d'Hernandez ait échoué sur le poteau, et que le ballon, pourtant récupéré par la France, ait été bêtement perdu (32').

La tête dans le sac, les Bleus en perdaient leurs nerfs, à l'image de Raphael Ibanez qui balançait un coup de poing à Roncero. L'arbitre était forcé de ramener le calme alors que la boîte à gifles était de sortie de part et d'autre, mais les Bleus ne parvenaient pas à revenir dans le match.

Pire, au bout de cinq minutes d'arrêt de jeu passées devant la ligne argentine, les Bleus, incapables de forcer le verrou argentin, rejoignaient les vestiaires toujours menés 17-3. Quant à Ibanez, il recevait un carton jaune juste avant le gong pour un rucking brutal. Longo Elia aussi recevait une biscotte, mais l'ascendant psychologique était bien argentin.

La France coule
Revenus sur la pelouse avec l'espoir de tenter le tout pour le tout, les Français relançaient tous les ballons ou presque. Mais, battus en agressivité dans les rucks, mis en difficulté en mêlée, les Tricolores n'avaient que l'énergie du désespoir pour espérer.

Beaucoup trop insuffisant pour dominer cette magnifique équipe d'Argentine. Les coéquipiers d'Agustin Pichot mettaient d'ailleurs à profit leur supériorité pour enfoncer le clou. Martin Aramburu inscrivait le troisième essai argentin au bout d'une action d'école initiée par un Ignacio Corleto aux jambes de feu (53').

Les Bleus buvaient le calice jusqu'à la lie quand le même Corleto (65'), puis Contepomi pour son doublé (77') marquaient deux nouveaux essais portant à 34 leur nombre de points encaissés. Heureusement qu'entre temps, Poitrenaud avait sauvé l'honneur français suite à une percée d'Harinordoquy, profitant de l'exclusion temporaire de Leguizamon (69').

Ouf, c'est fini...
Fracassés pour leur dernier match au Parc il y a dix ans par l'Afrique du Sud (52-10), l'équipe de France quittait une nouvelle fois la pelouse parisienne la tête basse. Et quand on repense à la guerre des mots qui aura duré toute la semaine entre les deux équipes et le fameux "On réglera ça vendredi" envoyé par Poitrenaud, on hésite entre rire ou pleurer...

En tout cas, une page du rugby français se tourne avec le départ de certains cadres (Ibanez, Pelous et Dominici entre autres) et de Bernard Laporte. Cette Coupe du Monde devait être le triomphe du rugby hexagonal. Ce rêve était passé depuis la semaine passée et il était temps que le cauchemar s'arrête enfin.




L1 : présentation de la 11e journée

Posté par Edouard le 19.10.07 à 18:26 | tags : ligue 1, ol, om, psg
Après une énième pause due aux rencontres internationales, le championnat de France reprend du service ce week-end. Toujours en raison de la Coupe du Monde de Rugby, les rencontres de samedi ont été avancées à 16h.

 

Après plus de 5 mois d'absence, Fred fait son retour dans le groupeLyon - Monaco : Fred is back
Victime d'une fracture du 5e métatarse du pied droit pendant la Copa America, Fred fait ce week-end son retour dans le groupe lyonnais à l'occasion de la réception de Monaco. Le Brésilien, dont les rapports avec le club semble s'être pacifiés, a rejoué et marqué en CFA samedi dernier et pourrait entrer en jeu pour faire souffler Karim Benzema, très sollicité depuis le début de la saison, 168 jours après sa dernière apparition en L1. "Pour l'instant, personne ne sait ce dont je suis vraiment capable parce que j'ai vraiment besoin de faire une saison complète, en jouant tous les matchs pour montrer ma vraie valeur", a déclaré Fred dans le France Football de vendredi. Côté monégasque, on enregistre le retour de Jérémie Menez, suspendu lors deux dernières journées, alors Massamba Sambou, touché à l'ischio gauche, est forfait.

 

Valenciennes - Paris-SG : Yepes titulaire ?
Si la défense n'est pas le chantier le plus inquiétant du PSG, qui n'a marqué que 8 buts en 10 matchs de L1, Paul Leguen pourrait relancer le colombien Mario Yepes en défense centrale, comme il l'a fait mercredi à l'entraînement. Malgré la suspension de Jérôme Rothen, Marcelo Gallardo demeure lui plus tricard que jamais : il n'a même pas été convoqué dans le groupe qui se rend à Valenciennes.

 

Ça y est, Correa parle de ligue des championsNancy - Sochaux : Correa se dévoile
Alors qu'il vient de prolongé son contrat de deux ans, jusqu'en 2012, l'entraîneur nancéen Pablo Correa se prend déjà à rêver : "a ne me plairait pas d'aller jouer la Ligue des champions à trois cents kilomètres de chez moi", a-t-il déclaré au sujet du projet d'agrandissement de Marcel Picot, le stade de l'ASNL. En attendant, le co-leader de la L1 accueille l'avant-dernier, Sochaux, dimanche à 18h, sans Puygrenier, suspendu. Frederic Hantz pourra lui compter sur Grax, qui n'a joué qu'un match cette saison.

 

Marseille - Lens : Papin retrouve le Vel'
Plus de 15 ans après son départ de Marseille pour le Milan AC, Jean-Pierre Papin va refouler la pelouse du stade Vélodrome. Cette fois en tant qu'entraîneur du RC Lens. Vu le classement de son équipe 15e), JPP n'aura toutefois pas le temps d'avoir des états d'âme. Pas plus qu'Eric Gerets qui dirigera sa première rencontre à domicile avec l'OM en position de relégable (18e) et sans Taye Taiwo, suspendu, ni Samir Nasri, encore convalescent. Ce choc de la 11e journée sent donc la poudre entre ces deux équipes qui ont complètement loupé leur début de saison en championnat.

 

Voir le calendrier complet de la 11e journée et le classement de la Ligue 1




Deisler sort du silence

Posté par Louis Laffitte le 19.10.07 à 17:24 | tags : allemagne, bayern, bundesliga
Sébastian Deisler, ancien grand espoir du football allemand et ex-joueur du Bayern Munich, est revenu pour la première fois cette semaine sur les raisons qui l'ont poussé à prendre une retraite prématurée en début d'année, à seulement 27 ans. Un témoignage poignant qui rappelle que si le football forge des stars, il brise aussi nombre de destins.

Deisler avec l'Allemagne en 2005 (Panoramic)"Vieux, fatigué, vide"
C'était il y a neuf mois : Lassé de se battre, Deisler annonçait sa retraite footballistique. Un drame pour un joueur considéré comme un surdoué, et duquel toute l'Allemagne attendait monts et merveilles depuis son très médiatisé transfert du Hertha Berlin au Bayern Munich en 2001. Ce qui devait être le début d'une glorieuse ascension, ne fut en fait le démarrage d'une longue et douloureuse descente aux enfers.

"Je suis arrivé à un point où il ne m'était plus possible de continuer ce métier. J'ai compris que je n'étais pas fait pour ce milieu. A la fin, je me sentais vieux, fatigué, vide. J'ai mené une guerre contre moi-même, jusqu'à que je n'en puisse plus. C'est pourquoi j'ai décidé de mettre un terme à ma carrière," a expliqué celui qui était resté enfermé dans son appartement berlinois depuis son retrait du football.

Jamais en phase avec le monde du football, Deisler passa deux séjours en hôpital psychiatrique à cause de crises de dépression. Jamais épargné non plus par les blessures - cinq opérations du genou - l'international allemand ne parvint jamais à s'adapter.

"Dans ce milieu, il en va surtout du pouvoir, du statut, des titres et de l'égoïsme. Je me suis senti envahir et jamais je n'ai eu le temps de grandir,"
a-t-il avoué.

"J'avais peur"
"Durant ma carrière, j'avais l'impression de porter un masque, et, intérieurement, j'ai tenté de me rebeller. Tout le pays me connaissait, j'étais parvenu à m'imposer au plus haut niveau, et devant la porte de mon domicile se trouvait mon véhicule de luxe. Mais tout cela ne m'a jamais rendu heureux, au contraire. Je me suis demandé : C'est tout ? J'étais extrêmement malheureux," a confié l'ex-international de la Mannschaft.

Malgré une conversion au bouddhisme, comme Roberto Baggio, et une rencontre avec le dalaï-lama, Deisler ne sut trouver une solution à un problème qui venait de loin. "Mentalement, j'ai toujours été fragile. Cela remonte à mon adolescence, qui n'a pas été simple, surtout quand les autres se moquaient de moi à cause de ma petite taille. Je faisais alors moins de 1m60. Et puis, je pense avec le recul être parti trop tôt de chez mes parents."

Forcé de tout tenter pour s'intégrer, Deisler aura essayé mais en pure perte. "En tant que personne et en tant que footballeur, je suis quelqu'un d'intuitif. J'ai longtemps tenté de survivre dans ce milieu, je voulais être dur et froid. Mais je ne suis pas ainsi. Je me suis blessé moi-même. J'aurais peut-être dû essayer plus tôt de m'ouvrir au monde extérieur. Mais j'en avais peur," a conclu l'ancien milieu de terrain.

Alors qu'il rédige actuellement ses mémoires, Deisler peut, après cette confession, tourner le dos au foot et se consacrer à la « vraie » vie. La seule qui compte.



Robinho et les 40 capotes

Posté par Edouard le 19.10.07 à 16:08 | tags : brésil, insolite
Robinho et Ronaldinho adorent les bisousSuite à la tôle infligée par le Brésil à l'Equateur (5-0), certains joueurs de la Seleçao, dont Robinho et Ronaldinho, auraient fêté la victoire plus que de raison. C'est du moins ce que rapporte le quotidien brésilien O'Globo, massivement repris par la presse espagnole.

 

Sexe, alcool et samba
Selon O'Globo, Robinho aurait régalé cette petite sauterie organisé au Catwalk, célèbre discothèque de Rio de Janeiro. L'alcool, la samba et les femmes ne manquaient pas, et le Madrilène aurait même été aperçu dans la rue demandant aux agents de sécurité pas moins de 40 préservatifs à distribuer à ses invités. L'intéressé a bien sûr démenti, rappelant qu'il était sur le point de se marier et que sa futur épouse était enceinte de cinq mois.

 

En prime, les deux brésiliens, ainsi que leur partenaire Julio Baptista, n'ont pu se rendre à l'entraînement de leurs clubs respectifs ce vendredi pour cause de vols en retard. Résultat, Bernd Schuster n'a convoqué ni Robinho, ni Baptista pour le déplacement du Real à l'Espanyol Barcelone. "Robinho n'était pas apte pour jouer ici et il est allé disputer un match avec le Brésil", a commenté ironiquement l'entraîneur allemand. "C'est une bonne nouvelle qu'il ait pu récupéré de sa blessure avec la sélection."

 

Quid du code de bonne conduite ?
Frank Rijkaard s'est lui montré plus magnanime, se laissant la liberté d'ajouter le nom de Ronnie à la liste de 18 joueurs qu'il a communiqué pour la visite de Villarreal. "Ronaldinho doit déjà arrivé. Et je souhaiterais avant tout parler avec lui et mesure son état de forme après un tel voyage. S'il est bien, peut-être que nous voyagerons avec 19 joueurs."

 

Cette affaire relance en tout cas le débat autour de la vie nocturne des joueurs, notamment à Barcelone où le président Laporta a établi cet été un code de bonne conduite très stricte qui n'est pas du gout de tout le monde. "Nous, les joueurs, on est jeunes et on a parfaitement le droit de sortir", déclarait cette semaine le portugais Deco à la revue Football Life. "Si tu travailles à 9 heures du matin, que tu arrives à l'heure et que tu fais bien ton boulot, tout va bien. Quand je dois jouer un match le dimanche, je peux sortir le mercredi soir."




RWC : Finale - Angleterre v Afrique du Sud : Présentation

Posté par Louis Laffitte le 19.10.07 à 14:05 | tags : rwc
Samedi soir, on saura qui de l'Angleterre ou de l'Afrique du Sud sera sacré championne du Monde. A l'entame de la compétition, personne n'aurait misé un kopek sur une telle affiche en finale, pourtant Anglais et Africains du Sud ont su déjouer tous les pièges. Il leur reste une dernière marche à gravir pour conquérir le trophée William Webb Ellis. Et la lutte promet d'être rude.

Habana, danger No1 pour l'Angleterre (Panoramic)L'Afsud favorite
S'il est toujours difficile de faire des pronostics pour une finale puisque les compteurs sont toujours remis à zéro pour un tel évènement, l'Afrique du Sud débutera tout de même le match en position de favorite.

D'abord parce que les joueurs de Jake White ont atomisé le XV de la Rose en poules (36-0). Certes, ce n'était pas la même équipe d'Angleterre, mais cela donne un incontestable avantage psychologique aux Springboks.

Ensuite, parce que les coéquipiers de John Smit ont montré qu'ils étaient l'équipe la plus complète de la compétition. Forts devant avec des armes tels que Schalk Burger, sûrs en conquête avec Victor Matfield en touche par exemple, redoutables derrière avec l'inévitable Bryan Habana, doté du meilleur buteur de la compétition avec Percy Montgomery, les Boks ont l'air imprenables.

"Monty" affiche d'ailleurs la confiance bok. "Nous sommes confiants. Nous devons l'être afin de ne pas douter à l'approche de ce grand rendez-vous. Pourtant, ça n'empêche pas que nous restions humbles face à notre adversaire," explique l'arrière sud-af.

Jake White, lui, met en garde. "Il faut remettre les compteurs à zéro, a indiqué le coach des champions du monde 1995. Tout ce qui s'est passé lors des matchs précédents ne compte plus. Ce tournoi a montré que ce n'est pas l'état de forme qui compte, mais la capacité à résister à la pression à un moment donné."

Le collectif, base du succès anglais (Panoramic)Méfiance quand même
Prudence, donc. A juste titre d'ailleurs, puisque que les Anglais ont justement montré pendant la compétition qu'il ne fallait jamais les enterrer. Donnés perdants contre l'Australie en quarts ou contre la France en demies, ils ont toujours répondu présents pour déjouer les pronostics.

Portée par le retour de blessure de son talisman Jonny Wilkinson, l'Angleterre compense ses lacunes relatives, notamment dans le jeu d'attaque, par une volonté de tous les instants qui force l'admiration. Le deuxième-ligne Ben Kay pointe ainsi que l'Angleterre ne joue peut-être pas un "beau rugby" mais un "un rugby qui gagne" et que "c'est tout ce qui compte."

Certes, mais cela suffira-t-il pour renverser la montagne bok ? Pour l'ancien capitaine des champions du monde 2003 Martin Johnson, cela pourrait : "Il faudra minimiser les erreurs jusqu'à la 70ème minute. Pas d'interception, pas de turnover idiot, pas de cadeau gratuit... Face à l'Argentine, les Boks ont rapidement pris le large. Mais qui sait comment ils réagiront si l'Angleterre tient encore le score à cinq minutes de la fin ?"

"On ne se bat jamais nous-mêmes"
Et Johnson de pointer la force de l'Angleterre, celle sur laquelle les Français méditeront pendant les quatre prochaines années : "Le problème avec les Anglais, c'est qu'il faut les battre. Nous, on ne se bat jamais nous-mêmes."

Il faudra donc pour les Springboks aller chercher la victoire. Ce dont ne doute pas leur plus prestigieux supporter, Nelson Mandela : "Je ne doute pas une seconde que les Springboks vont récupérer le trophée. Nous savons que nos garçons ont la capacité, la force et la détermination pour gagner une fois encore parce que nous sommes une nation victorieuse," disait le message d'encouragement adressé par l'ancien président au groupe sud-africain.

Le match promet en tout cas d'être âpre et disputé entre deux équipes qui veulent rejoindre l'Australie avec deux trophées au palmarès. De la capacité des Anglais à résister à la pression bok dépendra l'issue de cette finale. Alors balade sud-africaine ou triomphe anglais dans les derniers instants ? Faites vos jeux !

Composition des équipes:
Angleterre: Robinson - Sackey, Tait, Catt, Cueto - (o) Wilkinson, (m) Gomarsall - Moody, Easter, Corry - Kay, Shaw - Vickery (cap.), Regan, Sheridan. Remplaçants: Chuter, Stevens, Dallaglio, Worsley, Richards, Flood, Hipkiss
Afrique du Sud: Montgomery, Pietersen, Fourie, Steyn, Habana, James, du Preez, Rossouw, Smith, Burger,Matfield, Botha, van der Linde,Smit (cap), du Randt. Remplaçants : Bismarck du Plessis, Jannie du Plessis, Muller, van Heerden,Pienaar, Pretorius, Olivier.



Hat Tricks (6) : Fowler, plus vite que son ombre

Posté par Edouard le 19.10.07 à 13:01 | tags : foot en vidéos, hat trick, liverpool, vintage

Chaque vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.

 

Liverpool 3 - 0 Arsenal, Premier League, le 28 août 1994

 

Si certains attaquants peinent à mettre trois buts au cours d'une saison (n'est-ce pas Sidney Govou ?), d'autres y parviennent en moins de cinq minutes. 4 minutes et 33 secondes, précisément, soit le record du hat trick le plus rapide de l'histoire de la Premier League, réalisé en 1994 par Mister Robbie Fowler.

 

Véritable king du hat trick (il en aurait inscrit douze au cours de sa carrière dont huit pour Liverpool), Fowler n'avait alors que 19 ans mais, déjà, un sens du but hors du commun. Certes aidé par la défense d'Arsenal et un David Seaman dans les choux sur le troisième pion, l'ancienne idole d'Anfield, aujourd'hui en pré-retraite à Cardiff City, attend toujours d'être détrônée...

 

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RWC : Finissez-bien !

Posté par Louis Laffitte le 19.10.07 à 11:48 | tags : rwc
La France et l'Argentine se retrouvent ce soir au Parc des Princes pour se disputer la place de troisième de la Coupe du Monde. Outre une place sur le podium à conquérir, on attend surtout des Français qu'ils finissent la compétition sur une bonne note après l'amère défaite face à l'Angleterre en demies (14-9), en laissant de côté leurs états d'âme répandus dans la presse toute la semaine.

Revanche
Battus par ces mêmes Argentins lors d'un funeste match d'ouverture (17-12), l'équipe de France se doit de prendre sa revanche. Les piques échangées entre joueurs des deux camps, Poitrenaud et Contepomi en tête, tendent à prouver que la motivation est intacte chez les Tricolores.

Il vaudrait mieux. Car les Pumas, on le sait, ne sont pas du genre à se laisser faire et feront tout pour offrir une belle sortie à leur futur ex-mentor Marcelo Loffreda. En sept ans, ce dernier a mené son équipe de l'anonymat aux demi-finales de la Coupe du Monde. Une réussite exceptionnelle pour ce coach... amateur (!), qui prendra les destinées de Leicester après la compétition.

Adieu
Côté français aussi, le coach s'en va. Mais Bernard Laporte sera moins regretté, c'est une certitude. Pour preuve, le futur secrétaire d'Etat aux Sports s'est ainsi fait taillé un costard sur mesure par son ex-chouchou Frédéric Michalak hier.

"Notre jeu n'a pas vraiment évolué. On a stagné depuis 2003. Il n'y a pas eu de grande évolution sur les choix tactiques," a balancé le futur joueur des Natal Sharks avant d'ajouter : "Son discours me dépassait un peu. Je n'adhérais pas complètement." Bonjour l'ambiance !

"On a gagné 17 matchs sur 20 (ndlr : depuis 2003), on est trois fois champions d'Europe en quatre ans et on est demi-finaliste du Mondial. Je voudrais que la suite soit de la même veine pour le rugby français," se borne à répondre Laporte pour se défendre.

Reste que ce Mondial est "un échec", comme l'avoue le sélectionneur. "On visait plus haut," avoue-t-il. C'est le moins que l'on puisse dire.

Pour l'honneur
Reste donc un match pour bien terminer. Pour offrir aux Pelous, Ibanez, Dominici et autres la sortie que leur carrière en équipe de France mérite. Pour offrir au public qui aura soutenu les Bleus de bout en bout autre chose qu'une déception de plus et le spectacle d'un groupe qui se disloque. Pour l'honneur, enfin. L'heure des comptes viendra après.

Composition des équipes:
France: Poitrenaud - Rougerie, Marty, Skrela, Dominici - (o) Michalak, (m) Elissalde - Dusautoir, Harinordoquy, Nyanga - Thion, Nallet - De Villiers, Ibanez (cap.), Poux. Remplaçants: Bruno, Mas, Chabal, Martin, Mignoni, Beauxis, Clerc.
Argentine: Corleto - Aramburu, M. Contepomi, F. Contepomi, Agulla - (o) Hernandez, (m) Pichot (cap.) - J. Fernandez-Lobbe, Longo, Durand - Albacete, Alvarez Kairelis - Hasan, Vernet Basualdo, Roncero. Remplaçants: Guinazu, Ayerza, Lozada, Leguizamon, Fernandez Miranda, Todeschini, Senillosa.



Chelsea : Drogba veut mettre les voiles

Posté par Edouard le 18.10.07 à 17:06 | tags : chelsea, premier league
Dorgba ne bande plus pour la tunique bleueUn mois après le tremblement de terre causé par le départ de José Mourinho du poste d'entraîneur de Chelsea, les répliques commencent tout juste à faire se sentir du côté de Stamford Bridge. Didier Drogba a ainsi fait savoir qu'il souhaitait faire ses valises à la fin de la saison dans un entretien exclusif à paraître vendredi dans France Football.

 

"Quelque chose s'est cassé"
"J'en suis désormais arrivé à un stade où j'ai l'impression de ne plus avoir à prouver ici", explique Drogba au bi-hebdomadaire. "Il faut que j'aille voir ailleurs. J'ai mis du temps avant d'aimer ce club de Chelsea. Mais maintenant, je crois qu'il est l'heure de passer à autre chose." Très proche de l'entraîneur portugais, "The Drog" n'aurait semble-t-il pas digéré le départ du "Special One" et les divisions apparues dans le vestiaire des Blues entre pro-Mourinho et pro-Abramovitch.

 

"Ma décision est prise. Rien ne pourra plus me retenir ici. Je sais que Ronaldinho et Kaka sont annoncés ici pour la saison prochaine. Mais ça ne changera rien à mon envie. D'ici quelque temps, on va s'asseoir autour d'une table avec mes dirigeants (NDLR : un rendez-vous pourrait être fixé dès cette semaine) pour tout mettre à plat. Ils connaissent maintenant mes intentions de départ. Mais je ne reviendrai pas là-dessus. Sans doute parce qu'il y a aussi quelque chose de cassé avec Chelsea." On peut difficilement faire plus clair.

 

Milan, l'Inter, le Barça ou le Real
En quête d'un nouveau défi, Drogba ne devrait pas avoir que l'embarras vu le nombre de grosses cylindrées européennes intéressées par les services de l'Ivoirien auteur de 43 buts en championnat et 13 en C1 pour le compte du club londonien. Et il énumère déjà la liste des clubs susceptibles de lui redonner la motivation qu'il dit avoir perdu : "le Milan AC, l'Inter, le Barça et le Real. Plus Marseille." Chercher l'intrus. "Il me faut un club pour lequel je suis prêt à me casser une jambe pour gagner", clame encore le Ballon d'Or africain.

 

Non-content d'avoir giclé un des meilleurs techniciens de la planète au profit d'une doublette improbable (Avram Grant - Henk Ten Cate), le milliardaire russe Roman Abramovitch va donc devoir gérer un dossier Drogba qui risque de faire des émules au sein de l'effectif des Blues. La saison s'annonce longue pour les parvenus du sud-ouest de Londres.




Zone Amsud : Le Brésil et l'Argentine tranquilles

Posté par Louis Laffitte le 18.10.07 à 13:26 | tags : actu du mondial 2010, argentine, brésil, foot en vidéos
Kakà guide le Brésil
Tenu en échec pour son premier match des éliminatoires face à la Colombie (0-0), le Brésil s'est offert sa première victoire en surclassant l'Equateur 5-0. De retour au Maracana pour la première fois depuis 2000, les Auriverde ont enchanté les 83000 spectateurs présents dans le sillage d'un Kakà toujours aussi divin.

C'est Vagner Love, à la réception d'un centre de Maicon, qui a ouvert le score pour les Brésiliens dès la 18ème minute, mais les hommes de Dunga ont dû attendre la fin de match pour parachever leur succès.

Ronaldinho doublait d'abord la mise en déviant une frappe lointaine de Kakà (72'), puis le joueur du Milan AC enroulait un amour de missile qui nettoyait la lucarne du but équatorien (77'). Elano, lui, marquait de volée après que Robinho est amusé deux défenseurs sur le côté gauche.

Kakà, encore lui, fermait le ban d'un nouveau tir lointain que le gardien laissait filer (85'). Avec quatre points en deux matchs, le Brésil se repositionne à la seconde place du classement derrière l'Argentine.

L'Argentine sans forcer
L'Argentine, justement, s'est baladée au Venezuela, glanant sa deuxième victoire en deux matchs. Drivée par Juan Roman Riquelme, les Argentins ont plié le match en première période grâce à deux buts des Barcelonais Gabriel Milito et Lionel Messi.

Sur le premier, le défenseur central ‘avait plus qu'à pousser le ballon de la tête au fond des filets sur un coup franc parfaitement tiré par Riquelme (16'). Peu inquiété par une équipe locale limitée, l'Albiceleste s'en remettait au génial Messi pour doubler son avantage.

Sur une passe en retrait de Carlos Tevez, le petit gaucher ajustait tranquillement sa frappe de l'entrée de la surface, ne laissant aucune chance au gardien Vega (43'). This boy makes it look SO easy...

Sans forcer leur talent, les joueurs d'Alfio Basile auraient pu accroître leur avantage lors du deuxième acte, mais Messi et Tevez manquaient cruellement de réalisme.

Rien de dommageable cependant pour les Ciels et Blancs, qui caracolent en tête du groupe de qualification avec deux victoires en deux matchs.



Les autres matchs
L'Uruguay, large vainqueur de la Bolivie 5-0 lors du premier match, a cédé au Paraguay 1-0 sur un but de Haedo à la 14ème minute. Dans le même temps, le Chili s'est relancé en disposant du Pérou 2-0 tandis que la veille, la Bolivie avait été tenu en échec 0-0 à domicile par la Colombie.

Classement
1- Argentine 6 points (+4)
2- Brésil 4 points (+5)
3- Paraguay 4 points (+1)
4- Uruguay 3 points (+4)
5- Chili 3 points (0)
6- Venezuela 3 points (-1)
7- Colombie 2 points (0)
8- Pérou 1 point (-2)
9- Bolivie 1 point (-5)
10- Equateur 0 point (-6)

N.B.: Les quatres premiers sont qualifiés pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, le cinquième disputera un match de barrages.





Merci la Géorgie !

Posté par Edouard le 18.10.07 à 10:46 | tags : actu de l'euro 2008
Fort de son succès au Parc des Princes, confirmé par une nette victoire à domicile face à l'Ukraine, samedi, l'Ecosse avait mis l'équipe de France dans de beaux draps au sein d'un groupe B à l'issue incertaine. Mais alors qu'il ne leur manquait que quatre points pour négocier leur billet pour l'Euro, les hommes d'Alex McLeish ont sombré en Géorgie (0-2), nation déjà éliminée mais à qui les Bleus doivent une fière chandelle.

 

"L'Ecosse a une bonne défense mais ils devront attaquer car ils ont besoin des trois points contre nous pour pouvoir se qualifier en prenant un seul point contre l'Italie", avait prédit le sélectionneur de la Géorgie, Klaus Toppmoller. Le technicien allemand, qui avait aligné deux gamins de 17 ans, a donc réussi son pari : le gardien George Makaridze a bien tenu sa place dans les buts et l'attaquant Levan McHedlidze a lui ouvert le score (16e), avant que Siradze ne fasse le break en seconde période (64e).

 

Du côté des Scots, qui étaient privés de plusieurs joueurs clés, c'est bien sûr la soupe à la grimace. Et le penalty oublié sur James McFadden au retour des vestiaires reste en travers de la gauche. "Je ne sais pas ce qu'il faut obtenir un penalty à ce niveau", s'est lamenté Darren Fletcher. "Si nous avions converti ce penalty, ça aurait changé la physionomie du match", a également regretté McLeish. L'Ecosse jouera donc à quitte ou double lors de la réception de l'Italien avec l'obligation de prendre les trois points.

 




Euro 2008 : Et de quatre qualifiés

Outre la Suisse et l'Autriche, pays organisateurs, la Grèce, la Roumanie et la République Tchèque ont rejoint l'Allemagne, première nation qualifiée à l'issue de cette phase éliminatoire de l'Euro 2008. Les Pays-Bas, l'Espagne et la Suède devraient suivre.

 

La Tchequie a corrigé l'Allemagne sur son terrainLes Tchèques rejoignent l'Allemagne
Face à des Allemands qualifiés depuis samedi grâce à leur match nul obtenu face à l'Irlande, la République Tchèque n'a pas eu de mal à glaner les points qui lui manquait pour assurer son billet pour l'Euro Austro-Suisse (3-0). Les hommes de Joachim Löw évoluaient pourtant devant leur public. Mais l'absence de pression et le turnover pratiqué par le sélectionneur teuton, qui avait notamment titularisé Hildebrand dans les buts à la place de Lehmann, ont facilité la tâche des tchèques qui ouvraient le score dès la 2e minute par Sionko. Malgré la réaction allemande, Matejovsky (23e) puis Plašil (63e) ne manquaient pas de plier le match.

 

Toujours dans le groupe D, la surprenante équipe de Chypre est allée faire un très bon résultat en Irlande (1-1) après avoir dominé le Pays de Galle (3-0) et reste en course pour une honorifique troisième place.

 

Les Pays-Bas se relancent
Battus ce week-end par la Roumanie, les Pays-Bas se sont bien ressaisis face à la Slovénie (2-0) et comptent désormais quatre points d'avance sur la Bulgarie qui a partagé les points en Albanie (1-1). Sans briller, les Bataves ont pu compter sur l'omniprésent Wesley Sneijder. Le Madrilène débloquait tout d'abord la situation sur une passe en retrait hasardeuse de la défense slovène (14e), manquait le doublé sur une volée repoussée par le poteau, puis lançait Ryan Babbel qui offrait le second but à Huntelaar en fin de match (88e).


Vainqueurs du Luxembourg sur des buts de Petre (42e) et Marica (61e), les Roumains ont eux décroché leur qualification.

 

Les Grecs défendront leur titre en Autriche et en SuisseLe champion est là

Corrigée à domicile lors du match aller (1-4), la Grèce a rendu la pareille au rival turc en s'imposant à Istanbul (1-0). Plutôt dominateurs, les hommes de Otto Rehhagel ont trouvé la faille grâce à un lob d'Amanatidis (79e) mais ont eu très chaud sur la frappe sur le poteau d'Arda Turan. Avec ce succès, le tenant du titre confirme donc sa présence en Autriche et en Suisse. Les Turcs reculent eux à la 3e et devront s'imposer en Norvège, qui a vaincu la Bosnie-Herzégovine (2-0), pour reprendre leur destin en main.

 

La Suède attendra
Dans le groupe F, le Danemark a relevé la tête face à Lettonie (3-1) mais aura besoin d'un miracle pour combler son retard sur l'Espagne, qui n'a besoin de prendre qu'un point lors des deux prochains matchs. Même constat pour l'Irlande du Nord, qui a obtenu le nul (1-1) sur le terrain du leader suédois. L'Espagne et la Suède pourront se contenter de partager les points lors de leur prochaine confrontation pour rejoindre officiellement le reste de la troupe des qualifiés.

 

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- Henry décrispe les Bleus

- L'Angleterre rate le coche

- Le Portugal s'impose dans la douleur




France 2 - 0 Lituanie : Henry décrispe la France

Posté par Pepito le 17.10.07 à 22:59 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus

Qu'il fut compliqué pour l'équipe de France de marquer ce premier but face à la Lituanie. Incapables de trouver le chemin des filets durant la première période malgré une domination sans appel, les Bleus ont finit par faire sauter le verrou lituanien sous les encouragements d'un formidable public de la Beaujoire. Malgré la fatigue résultant du périple féroïen, Henry trouvait la faille à la 78e puis doublait la mise trois minutes plus tard.

 

Ce soir, Titi a dépassé Michel Platini en nombre de buts inscrits sous le maillot tricolore mais, plus que tout, les Français se sont rapprochés de la qualification à l'Euro, ravissant la tête du groupe B à l'Ecosse, tombée de haut en Géorgie (0-2). >>>Lire la suite

 

Voir le classement du groupe B

 

Avec 43 buts à son actif, Henry dépasse maintenant Platini de deux longueurs. (Panoramic) 





Euro 2008 : L'Angleterre rate le coche

Posté par Louis Laffitte le 17.10.07 à 19:50 | tags : actu de l'euro 2008, angleterre, russie

L'Angleterre, qui menait au score à la mi-temps, s'est inclinée 2-1 face à la Russie à Moscou, compromettant ainsi ses chances de qualification pour l'Euro 2008 dans le Groupe E.

Tout avait pourtant parfaitement commencé pour les Anglais puisque Wayne Rooney donnait l'avantage aux siens à la 29ème minute d'un magnifique enchaînement amorti poitrine-volée sous la barre. Un pur bijou et un billet pour l'Euro pour la Perfide Albion à ce moment de la rencontre.

Très rarement mis en danger derrière, à part sur quelques frappes lointaines, les hommes de Steve McLaren géraient tranquillement la rencontre et passaient même tout prêt de doubler la mise en début de seconde période, mais ni Steven Gerrard ni Micah Richards ne parvenaient à tromper Gabulov.

Le match bascule
Est-ce le coaching de Guus Hiddink qui fit alors la différence ? Ou la pelouse en synthétique a-t-elle pesé sur les jambes anglaises ? Ou l'arbitre Mr Mejuto Gonzalez ? Quoiqu'il en soit, après être passé du 3-4-3 au 4-4-2 à la mi-temps, Hiddink remplaçait l'invisible Aleksandr Kerzakhov par Pavlyuchenko et l'arbitre accordait dans la foulée un penalty à la Russie pour une faute inexistante et en dehors de la surface de Rooney sur Zyrianov.

Pavluchenko égalisait (69'), et s'offrait le doublé quatre minutes plus tard en reprenant une frappe repoussée par Paul Robinson. Les rentrées de Frank Lampard, Stewart Downing et Peter Crouch n'y changeait rien, et l'Angleterre repartait la tête basse du Stade Loujniki.

L'Angleterre reste donc deuxième du Groupe E avec 23 points, à trois points du leader croate, mais se retrouve maintenant talonnée par la Russie qui compte 21 points et un match de moins... Avec deux rencontres en Israël et en Andorre, la Russie est en position de force. Autant dire que l'Angleterre devra battre la Croatie le 21 novembre à Wembley pour espérer se qualifier et prier pour que "God Save The Queen"...

 




Euro 2008 : Le Portugal s'impose dans la douleur

Posté par Edouard le 17.10.07 à 19:06 | tags : actu de l'euro 2008, portugal
En ramenant les trois points de son déplacement au Kazakhstan (2-1), la sélection portugaise a rempli son contrat quatre jours après avoir disposé de l'Azerbaïdjan (2-0). Mais que ce fut dur pour les hommes de Luiz Felipe Scolari, toujours interdit de banc de touche et de vestiaire, qui ont dû attendre les dix dernières minutes pour faire basculer le match en leur faveur.

 

Makukula, ce héros
Sur un terrain il est vrai difficile, les Lusitaniens ont eu un mal fou à enchaîner et profiter de leur avantage technique. Et il fallut attendre les entrées de Makukula et Nani pour que la situation se débloque. Quaresma, qui avait jusque-là gâché beaucoup de ballons, trouva d'abord la tête de l'ancien nantais, qui fêtait sa première sélection grâce au forfait de Nuno Gomes, sur un centre côté droit (82e). Puis Nani, qui venait de manquer un duel avec le portier kazakh, servi en retrait Cristiano Ronaldo pour le break (90e+2). Le 20e but en 51 sélections de CR était plus que bienvenue car les locaux réduisait le score par Byakov.

 

Désormais à une longueur de la Pologne, leader du groupe A, les Portugais comptent trois points d'avance sur la Finlande et la Serbie, qui a explosé l'Azerbaïdjan (6-1), et sont maîtres de leur destin. Ils devront toutefois se montrer moins laborieux pour finir le boulot convenablement lors de la réception de l'Arménie et, surtout, des la Finlande lors de la dernière journée des éliminatoires de l'Euro 2008.

 




Spéciale dédicace à JMA

Posté par Louis Laffitte le 17.10.07 à 15:30
A Flu, on aime bien remuer le Carambar dans la carie. Quand en plus, il s'agit d'enfoncer le clou dans le bec d'un certain Jean-Michel Aulas, ça devient même impératif. Attention, hein, le JMA, on le respecte pour tout ce qu'il a fait à l'Olympique Lyonnais - la remontée de Ligue 2, l'inexorable ascension, les sept titres de champion de France, tout ça, tout ça... - mais comme il a la mauvaise habitude de dire tout et n'importe quoi, on aime bien le remettre à sa place.

Le ridicule ne tue pas... Il ridiculise
Sujet du jour : Eric Abidal. Vous me direz qu'on en a déjà parlé ici. Certes, mais bon, si on lâchait l'affaire, ce serait pas drôle. Rappel des faits : Abidal est à l'OL, le club serait prêt à lui faire signer "un contrat à vie" dixit Aulas, mais lui il se verrait plutôt au FC Barcelone.

Après des semaines d'attente, le latéral gauche signe enfin en Catalogne. En panique, Lyon fait signer l'italien Fabio Grosso, qui cire le banc de l'Inter façon Papin au Bayern, et Aulas part donc dans un trip très... Aulasien : "On aime beaucoup Eric, mais on pense que Grosso sera plus constant et commettra moins d'erreurs défensives." C'est beau d'y croire.

Encore plus ridicule, le fameux "on a fait une bonne affaire" à base de "on a recruté un champion du monde pour remplacer un vice-champion du monde." Il fallait oser. Après 10 journées de Ligue 1, Aulas fait moins le malin vu comment son poulain italien se fait balader sur son côté. En même temps, laissons-lui le temps de s'adapter...

Abidal, roi de Catalogne
De temps d'adaptation, Abidal, lui, n'en a eu aucun besoin au Barça. L'ex-gone - qui avait d'ailleurs répondu aux critiques de son ex-boss : "Pourquoi faut-il toujours qu'il critique les joueurs qui quittent son club ou les personnes qui ne lui mangent pas dans les mains ? J'accepte les critiques mais il est regrettable que celles de mon ancien président arrivent une fois mon transfert effectué" - est en pleine bourre chez les Blaugrana.

Joueur le plus utilisé par Frank Rijkaard avec 784 minutes joués sur 810 depuis le début de saison, le Français ravit son nouveau coach: "Abidal est rapide, défend sans pression et peut jouer en attaque quand il est placé plus haut sur le terrain. Il est très physique et c'est pourquoi il va beaucoup nous aider."

Mieux, Abibal a reçu une pluie d'éloges de la part de l'icône du club Carles Puyol. "C'est un monstre. J'hallucine quand je le vois jouer," a déclaré le capitaine barcelonais au Mundo Deportivo. "En plus d'être un grand professionnel, c'est un gagneur, un homme de caractère. Et puis, sur l'aile gauche, il nous apporte beaucoup." Le même journal titrait "Le super latéral est un crack total", preuve de la côte d'amour que l'international français s'est construite en à peine trois mois.

Chouchou des supporters et de ses coéquipiers, Abidal doit bien rigoler en savourant sa réussite. Surtout que son club à quand même mit une bonne branlée à l'OL (avec Grosso sur le banc!) lors de la première journée de la Champions League (3-0).

Voilà ce qui arrive quand on prend au mot Michel Audiard et son "C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule". N'est-ce pas Jean-Mi?



Gourcuff dans l'impasse

Posté par Edouard le 17.10.07 à 14:02 | tags : les français de l'étranger, milan ac, série a
Gourcuff déchante au MilanDans la foulée d'une première année pleine de promesses, la saison 2007/08 devait être celle de la confirmation pour Yoann Gourcuff. Prolongation de contrat, assurance d'un temps de jeu plus conséquent, le Milan AC semblait vouloir mettre son jeune français dans les meilleurs conditions pour poursuivre son développement. Après un peu moins de deux mois de compétition, la situation du breton ne s'est pourtant pas améliorée. Loin de là. Si bien que l'ancien Rennais commence à se poser des questions sur son avenir en rouge et noir.

 

On m'aurait menti ?
"Il est vraiment important pour mon avenir que j'ai plus d'occasions de jouer. Si je jouais dans une équipe moins prestigieuse que Milan, peut-être que ce serait différent, mais je suis très heureux de jouer dans ce que je considère la plus forte équipe du monde", a déclaré Gourcuff ce week-end après un match amical disputé face l'Athletic Bilbao. "Comparé à ce que j'attendais cet été, je ne joue pas beaucoup, mais j'espère gagner du temps au cours de la saison."

 

Informé des états d'âmes du Francese, Adriano Gallianni, l'administrateur délégué du Milan, a tenu à recadrer le joueur tout en le rassurant sur les espoirs placés en lui. "Gourcuff a en partie raison lorsqu'il dit qu'il espérait obtenir plus de temps de jeu, parce que c'est ce dont on avait convenu avec le coach cet été. Mais c'était avant qu'on ait l'opportunité de signer Emerson. Gourcuff doit toutefois comprendre qu'il a la chance d'évoluer dans l'équipe qui a remporté le plus de trophées au monde, et s'il est vraiment aussi bon que ça, il doit être capable de se faire sa place. Quoiqu'il en soit, je comprends sa situation et je ne lui en veux pas pour ce qu'il a dit."

 

Une concurrence accrue
A l'occasion d'un vidéochat organisé ce mardi par la Gazzetta dello Sport, Silvio Berlusconi y est lui aussi allé de son petit message à destination du Français alors qu'on l'interrogeait sur le jeune brésilien Pato : "N'oubliez pas Gourcuff, c'est définitivement un joueur d'avenir." Mais c'est là le problème du Français, pas encore assez mature pour affronter la concurrence des Pirlo, Gattuso, Ambrosini, Brocchi, Kaka, Emerson et Seedorf.

 

Avec une petite titularisation depuis le début la saison (sur quatre apparitions), Yoann ne totalise pour l'heure que 156 minutes de jeu et a du coup perdu sa place au sein de l'équipe de France espoirs alors que Hatem Ben Arfa vient lui de passer chez les A. "La saison passée, j'étais très proche de lui mais à présent, il doit être bon, tout seul, et il doit démontrer sa valeur pour assurer le présent et le futur du Milan AC", déclarait il y a quelques semaines Clarence Seedorf. Le message est clair, maintenant c'est à lui de jouer.




RWC : Un contentieux à régler

Posté par Louis Laffitte le 17.10.07 à 12:26 | tags : rwc
Battus lors du match d'ouverture par ces mêmes Pumas (17-12), les Bleus n'avaient alors pas hésité à critiquer le jeu argentin. Et la polémique, mise entre parenthèses depuis ce match, est ressortie en marge des retrouvailles entre les deux nations pour la petite finale vendredi soir au Stade de France. L'ambiance promet d'y être électrique.

Tout ça sent bon l'école maternelle! (Panoramic)La bergère critique, le berger répond
Tout avait donc débuté après le premier match du Mondial. Damien Traille avait été l'un de ceux à ouvrir le feu en regrettant que l'Argentine n'ait "pas montré grand-chose", tandis que Jérôme Thion s'en prenait carrément à l'arbitre, déplorant "un peu de laxisme" dans les mêlées ouvertes.

Piqués au vif, les Pumas avaient répondu par l'intermédiaire de leur leader Agustin Pichot dans sa chronique dans le quotidien argentin Clarin : "Les Français ne devraient pas nous critiquer. J'ai dû envoyer un texto à Dominici pour lui dire que nous n'avons piégé personne", avait alors écrit "le Petit Général" avant d'ajouter que les Français "nous ont massacrés sur le thème que nous n'avions joué à rien. C'est incroyable. Pelous a dit que l'Argentine n'avait joué à rien, n'avait rien proposé, et Dominici a déclaré qu'il était impossible de jouer au rugby quand les adversaires se jettent dans les mauls, que nous tendons des pièges tout le temps et que l'arbitre ne sifflait jamais rien. Ce sont deux joueurs emblématiques et ça nous a très durement touchés."

"On réglera ça vendredi"
A la sortie de leur demi-finale perdue face à l'Afrique du Sud, les Argentins ont montré qu'ils n'avaient pas la mémoire courte. Ainsi Felipe Contepomi a profité de la piètre performance tricolore face à l'Angleterre pour chambrer les Français : "On a beaucoup entendu les Français dirent que nous ne jouions pas à la main, mais je n'en ai pas vu beaucoup lors de leur match contre les Blacks. Et je n'en ai pas vu contre l'Angleterre. Je pense que nous avons plus joué à la main ce soir." Puis l'ouvreur de Leicester en a remis une petite couche : "De toutes façon, le rugby champagne (sic) a vécu, il me semble..."

Des déclarations qui ont rendu fou l'arrière du XV de France, Clément Poitrenaud. Ce dernier n'a pas tardé à réagir, et de manière plutôt virulente : "Contepomi, il peut parler du rugby champagne car l'Argentine ne fait que des mauls et des chandelles. Les Argentins doivent arrêter de donner des leçons. Ils ne sont pas champions du monde, nous non plus. On règlera tout ça vendredi soir."

"Il n'y a qu'un Argentin capable de pratiquer un rugby champagne, c'est Juan Martin Hernandez. Après les autres, ils font avec leurs qualités. Dans ces conditions, qu'ils ne viennent pas nous parler de rugby champagne. Les Blacks pourraient peut-être nous en parler, mais pas eux. On verra bien vendredi. Cela ne veut pas dire que je ne vais faire que des relances de 80 mètres mais les Argentins doivent arrêter de balancer sur l'équipe de France,"
a conclu le Toulousain. A bon entendeur, salut !



Giggs, sur les traces de Bobby Charlton

Posté par Edouard le 17.10.07 à 10:22 | tags : foot en vidéos, man u, vintage

Championnat, coupes nationales, Ligue des champions, supercoupe d'Europe, coupe intercontinentale, depuis ses débuts avec Manchester United, en mars 1991, Ryan Giggs s'est forgé un palmarès hors du commun, remportant plus de trophées avec le club anglais (18) qu'aucun joueur avant lui. Et à 33 ans, le Gallois en redemande. Si bien que Man U a annoncé ce mardi la prolongation de son contrat jusqu'en juin 2009.

 

En rempilant pour une saison supplémentaire, Giggs devrait donc à terme battre un autre record mythique des Red Devils, celui du plus grand nombre de matchs disputés sous le maillot rouge, toujours détenu par Bobby Charlton avec 759 apparitions. Avec pour l'heure 727 parties au compteur, ce n'est qu'une question de mois pour que le divin gaucher dépasse enfin Sir Bobby, ce qui n'est pas rien.

 

"Je n'ai jamais autant apprécié le football et j'espère pouvoir encore jouer pour Manchester United le plus longtemps possible", a déclaré Giggs. "Je voudrais remercier Sir Alex Ferguson, les fans et tout le monde au club pour le soutien qu'ils m'ont apporté durant toutes ces années."

 

"Il incarne la loyauté. Il a signé chez nous à l'âge de 14 ans et est encore au club 20 ans plus tard", s'est enthousiasmé Ferguson. A l'heure du football de mercenaires, ou l'amour du maillot est un terme ô combien galvaudé et que certains préfèrent prendre du blé au Qatar que du plaisir sur le terrain, heureusement que le soldat Ryan est encore là pour nous rappeler que les bonnes vieilles valeurs ne sont peut-être pas tout à fait mortes.

 

Deux petites vidéos qui reviennent sur la longue carrière de Giggsy :





Villarreal : Riquelme, toujours indésirable

Posté par Edouard le 16.10.07 à 16:43 | tags : argentine, foot en vidéos, liga

Riquelme, superstar avec la sélection argentine...Malgré sa performance remarquable lors de la victoire de l'Argentine sur le Chili (2-0), samedi en éliminatoire du Mondial 2010, la situation de Juan Roman Riquelme à Villarreal n'a bougé d'un iota. Au contraire, la direction du club espagnol a réaffirmé que le meneur de jeu argentin était prié d'aller voir ailleurs dès cet hiver.

 

"Je crois qu'il est temps que Roman en finisse avec Villarreal, ce serait mieux pour tout le monde", a déclaré le conseiller délégué Juan Manuel Llaneza. "Sinon, il restera chez nous, touchera son salaire et continuera à s'entraîner sous les ordres de l'entraîneur, au cas où il aurait besoin de lui."

 

Sous-marin jaune cocu
En froid depuis près d'un an avec l'entraîneur chilien de Villarreal, Manuel Pelligrini, Riquelme n'a donc aucune chance de quitter son statut d'indésirable au sein du club. Prêté à partir du mois de février à Boca Juniors, le diez a pourtant brillé, remportant notamment la Copa Libertadores (ligue des champions sud-américaine), dont il fut meilleur joueur de la finale et meilleur buteur de la compétition (8 buts en 11 matchs). Dans la foulée, Roman réintégra même la sélection argentine, atteignant la finale de la Copa America.

 

Le sous-marin jaune ne comptait plus sur Riquelme, mais il n'a pourtant pas facilité son départ. Boca n'avait pas les moyens de s'offrir l'enfant chéri de la Bombonera et seul l'Atletico Madrid sembla, un temps, prêt à mettre sur la table les 10 millions d'euros réclamés par Villarreal, avant de se rétracter.


... en tribune à VillarrealC'est un beau Roman
Après trois mois sans compétition, le sélectionneur argentin Alfio Basile n'a lui pas hésité à rappeler Riquelme pour la première journée des éliminatoires sud-américains pour le Mondial 2010, qui voyait l'Argentine accueillir le Chili au stade Monumental, samedi. Afin de le remercier, et se venger au passage de Pellegrini et du sélectionneur du Chili, l'Argentin Marcelo Bielsa, Roman y est donc allé de son doublé sur coup franc.

 

Si Villarreal ne saurait s'émouvoir de ce sursaut d'orgueil riquelmien, le club peut au moins espérer que cette prestation saura réveillé l'intérêt de quelques équipes européennes. "Pour l'instant nous n'avons reçu aucune offre pour le joueur, même si je suis sûr qu'en décembre elles arriveront", a expliqué Llaneza. Un joueur de ce calibre, qui plus non-qualifié dans une coupe européenne, devrait effectivement trouvé preneur dans les semaines qui viennent. Ou alors le football marche définitivement sur la tête.

 

Le doublé de Riquelme face au Chili :




RWC : un match chargé de symboles

Posté par Louis Laffitte le 16.10.07 à 14:42 | tags : rwc
Bernard Laporte a annoncé ce matin sa 98ème et dernière composition d'équipe de France appelée à disputer la petite finale face à l'Argentine vendredi soir, apportant neuf changements par rapport au XV battu par l'Angleterre (14-9 ) samedi dernier.

Nick Nolte et Poitrenaud reviennent (Panoramic)La « charrette » en force
Les huit joueurs restés en tribunes pour le quart face aux Blacks et la demie face à l'Angleterre s'étaient auto-surnommés "la charrette". Comme de coutume, Laporte a décidé de les réintégrer pour le match pour la troisième place, comme titulaires ou remplaçants. Cependant, il ne s'agit pas cette fois de balancer le match comme il y a quatre ans face à la Nouvelle Zélande.

Laporte explique ainsi : "On a regardé l'état des troupes, des blessés (Jauzion, Pelous et Milloud) et on a essayé de faire la meilleure composition possible. Nous n'avons pas eu la tentation de titulariser d'entrée les huit. Nous avions la volonté de les mettre dans les 22, mais pas automatiquement dans les quinze. On n'est pas là pour faire des cadeaux."

Michalak en 10
Chez les trois-quarts, ce sont les retours de Clément Poitrenaud à l'arrière, d'Aurélien Rougerie et Christophe Dominici aux ailes et l'incorporation de David Skrela au centre qui sont les plus significatifs. Ces trois-là étaient titulaires lors du match d'ouverture et avaient par la suite payé la défaite des Bleus en étant écartés de l'équipe.

Leur incorporation pousse Damien Traille à retrouver sa position préféré, en deuxième centre, tandis que le staff a décidé de confier la conduite du jeu à la paire toulousaine Elissalde-Michalak. Ce sera d'ailleurs le dernier match en France du demi d'ouverture toulousain avant son départ pour l'Afrique du Sud chez les Natal Sharks.

Nallet revient

Pour ce qui est des avants, Fabien Pelous et Olivier Milloud, blessés, sont remplacés par Lionel Nallet et Jean-Baptiste Poux. Imanol Harinordoquy débutera le match au poste de numéro 8, flanqué de l'inamovible Thierry Dusautoir et de Yannick Nyanga, qui réintègre le groupe.

En première ligne, Poux sera accompagné de Pieter de Villiers et de Raphael Ibanez qui conservent leur place, le deuxième nommé étant naturellement capitaine.

Enfin, les quatre derniers « cocus » des phases finales - Bruno, Mas, Martin et Mignoni - seront sur le banc au coup d'envoi, avec Sébastien Chabal, Lionel Beauxis et Vincent Clerc pour les accompagner.

Dernier bal pour Laporte (Panoramic)Finir sur une bonne note
Ces 22 auront pour mission de terminer le mondial sur une bonne note comme l'a détaillé le sélectionneur : "On est là pour essayer de gagner ce match. On veut bien finir la compétition, tout simplement. C'est un match qu'il faut jouer à fond, avec toute la détermination, la fierté, l'envie de gagner qu'il faut avoir sur un terrain de rugby. On sent les joueurs meurtris, mais on sent aussi qu'ils ont envie de passer à autre chose, de rejouer."

Une fois la rencontre terminée, il sera temps pour le futur secrétaire d'Etat de tirer un trait sur sa carrière rugbystique: "J'ai le coeur un peu lourd, oui, mais je veux accompagner les joueurs une dernière fois. Il y a eu de belles choses dans cette Coupe du monde. Ce n'est pas mon match, c'est d'abord celui de Raphaël, de Fabien, de Christophe... Je ne leur demanderai jamais de jouer pour moi, ils ne sont pas là pour me faire plaisir. Maintenant je dois mettre un peu le rugby de côté."

Vendredi soir, en plus d'une victoire à conquérir pour atténuer le goût amer de la terrible désillusion face aux Anglais en demi-finale, les Bleus auront aussi des gens à remercier de les avoir soutenus, des supporters à saluer, une organisation à honorer, et une revanche à prendre face aux Pumas après la défaite du premier match (17-12). Pas un match à prendre à la légère donc.

Pour le manager des Bleus Jo Maso, ce ne sera pas "un match banal, contre l'Argentine, on compte sur ça pour nous remotiver par rapport à la demi-finale. On veut retrouver la victoire contre eux, et montrer qu'on peut les battre. C'est quand même formidable d'aller chercher cette troisième place, avec cette fois-ci une vraie symbolique." Sous entendu, pas comme en 2003...

Le XV de France: Poitrenaud, Rougerie, Traille, Skrela, Dominici, Michalak (0), Elissalde, Dusautoir, Harinordoquy, Nyanga, Thion, Nallet, De Villiers, Ibanez (c), Poux. Remplaçants : Bruno, Mas, Chabal, Martin, Mignoni, Beauxis, Clerc.

 




CAN 2008 : Le Barça met la pression sur Eto'o et Yaya Touré

Posté par Edouard le 16.10.07 à 12:28 | tags : can, fc barcelone

Eto'o ira-t-il à la CAN 2008 contre l'avis du Barça ?Tous les deux ans, c'est la même chanson. A l'approche de la Coupe d'Afrique des Nations, les clubs européens qui possèdent dans leur effectif plusieurs joueurs africains mettent la pression pour que ces derniers renoncent à défendre les couleurs de leur pays. Premier à monter au créneau en amont de l'édition 2008, dont le tirage au sort de la phase finale se tiendra à Accra le 19 octobre, le Barça a ainsi demandé à Samuel Eto'o et Yaya Touré de ne pas se rendre au Ghana en janvier prochain.

 

Virus FIFA
"Nous espérons qu'ils ne se rendront pas à la Coupe d'Afrique", a déclaré Txiki Begiristain, le directeur sportif blaugrana, sur une radio espagnole. "Nous ne voulons pas leur créer de problèmes avec leurs familles ou leurs fédérations, mais au cours de discussions formelles nous leur avons laissé entendre que ça nous aiderait beaucoup qu'ils restent et que nous serions très reconnaissants qu'ils ne participent pas à la CAN, comme nous sommes reconnaissants à Ronaldinho de ne pas s'être rendu à la Copa America."

 

Le Barça n'avait au départ pas prévu de retenir ses africains, mais la perspective de perdre pour un mois supplémentaire deux joueurs actuellement blessés n'est pas du goût du club catalan. Ce qui n'a rien d'étonnant vu les prises de positions du président Joan Laporta sur ce que la presse espagnole appelle le "virus FIFA". Déjà en rogne contre les dates internationales qui truffent le calendrier, on peut facilement imaginer ce que Laporta pense d'une compétition qui se joue en janvier - février, à l'heure où les championnats européens battent leur plein...

 

Manque de respect
Dans ce bras de fer entre football de sélection et football de club, toutes les Fédérations ne font pas le poids et la FIFA a parfois du mal à défendre les intérêts de ces dernières, à l'image de l'affaire Kanoute - Diarra qui avait vu les deux maliens manquer une rencontre qualificative pour la CAN 2008, en juin dernier, pour cause de sprint final du championnat espagnol. Faute d'avoir demandé à la Ligue espagnole de réaménager ses dates, la FIFA avait imposé à la Fédération du Mali de libérer les deux joueurs, créant une vive polémique.

 

"Je suis outré, c'est un manque de respect pour le football africain et l'Afrique en général. (...) Kanouté et moi sommes dans la merde car, au pays, les gens pensent que c'est nous qui ne voulons pas défendre les couleurs du Mali", s'était alors offusqué le madrilène Mahamadou Diarra.

 

Eto'o et Touré ne seront sûrement pas les seuls à subir la pression de leur club, d'ici au mois de janvier, au risque de voir la CAN perdre de sa valeur sportive. Tiraillé entre leur employeur et leur sélection, certains joueurs comme Michael Essien et El Hadji Diouf en sont même venus à proposer un déplacement de la compétition au mois de juin, période improbable où le continent oscille entre sécheresse et pluies abondantes. Face à cette impasse, mais aussi pour d'autres raisons, Diouf et le toulousain Achille Emana ont carrément mis un terme à leur carrière internationale. A respectivement 26 et 25 ans. Vive le foot...




France - Lituanie : Plus que deux marches à gravir

Posté par Pepito le 16.10.07 à 01:31 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus

Alors que les Ecossais se muent en William Wallace depuis maintenant plus d'un an et que les champions du monde italiens tremblent des guiboles avant la rencontre déterminante face à ces mêmes Scottish, le 17 novembre, la France continue d'accomplir sa délicate ascension. Sur la montagne de douze matches qui mène l'Euro 2008, il ne reste que deux sommets à gravir. Et l'échec est évidemment à mettre de côté.

 

Le turnover, c'est possible
Comme à l'accoutumée, Domenech sait prendre tout le monde à contre-pied. Cette fois-ci, c'est au niveau de son onze de départ que la donne devrait être modifiée. Même s'il n'en a que très peu l'habitude, le Français a donc décidé de modifier sa formation, par sa propre initiative mais aussi contre son gré.

Gallas et Diarra on the floor (Panoramic)

 

Face à une douce équipe des Iles Féroé, les convalescents ne jouaient pas, laissant au passage un bout d'essai à de petits nouveaux tels que Sagna ou à des revenants comme Rothen. Il suffit de voir les joueurs sur le retour pour se dire que les deux bonshommes précités ne seront pas sur le terrain lors du coup d'envoi ce mercredi.

 

L'équipe de France devrait enregistrer le come-back de Malouda, encore légèrement touché au genou ce samedi, mais aussi du Gunner d'Arsenal, William Gallas. Ce dernier devrait ainsi repousser Abidal à ses bons vieux souvenirs, c'est-à-dire sur le côté gauche. Lassana Diarra devrait également retrouver le gazon, substituant au passage Sagna, bon au Torsvollur Stadium mais trop inexact dans ses touches de balles.

 

Benzema, la rage et le style (Panoramic)Benzema pour conduire le 4-4-2
Par rapport à ces retours sur le plan défensif, Domenech ne pourra pas se permettre sa facétie des Féroé, ce fameux losange au milieu. Le 4-3-3 pourrait être envisagé, tout comme le 4-2-3-1. Mais vue les prestations d'un certain Benzema ces dernières semaines (pour ne pas dire ces derniers mois), tout laisse à penser que le sélectionneur des Frenchies reconduira un 4-4-2 pourtant sans réussite lors de la déconfiture face aux Ecossais.

 

D'ailleurs, reparlons-en de ce Karim Benzema. Auteur d'un doublé ce week-end, le jeunot est capable d'amener une plu value à son équipe, une pointe de fougue et de puissance. Anelka ayant finalement déclaré forfait pour sa contracture à la cuisse droite, le Lyonnais sera sans aucun doute titulaire aux côtés de Thierry Henry. Quel baptême ! Dans ce cas, pourquoi privilégier un 4-3-3 en l'absence d'un membre charnière à l'avant ? Pourquoi instaurer le 4-2-3-1 alors que Benzema l'a répété ? Il "veut jouer dans l'axe"!!! Tout ne tourne pas autour de lui mais le Dom' aurait bien tort de se passer d'un joueur en pleine confiance et prolifique actuellement.

 

Aux côtés du Gone, nul doute que Ribéry devrait être préféré à Ben Arfa. Bien qu'il n'ait fêté sa première titularisation que depuis samedi, le gamin de 20 ans pourrait grandement apporter à l'EdF en deuxième période. Faisant part d'un peu trop de déchets, Hatem sait pourtant prendre des risques. C'est ce qu'il faudra faire si les Français n'arrive pas à faire sauter le verrou durant les 45 premières minutes.

 

Toujours se méfier de la Lituanie
Pour les Bleus, plus aucun adversaire n'est à prendre à la légère et sûrement pas la Lituanie. A première vue, peu d'informations ressortent de cette nation, mis à part que la ville qui accueille les matchs de l'équipe nationale est l'homonyme d'une insulte. Amateurs pour la plupart, peu spectaculaires, les Lituaniens possèdent pourtant certaines cartes en main pour inquiéter la formation de Domenech. De là à revivre le hold-up écossais du Parc des Princes ? Pas certain.

Le seul buteur de l'aller ne jouera pas (Panoramic)

 

Cependant, les Français savent d'ores et déjà à quoi s'attendre. Certes, les hommes de Liubiskas ne se trouvent qu'à la cinquième place de ce groupe B à la sauce plus relevée que prévue. Mais ils ont cependant su poser de nombreux problèmes à l'actuel trio de tête. Fébrile, incapable de produire un jeu exhaustif en l'absence de Thierry Henry lors du match aller (à Kaunas donc), l'équipe de France s'était extirpée du bourbier grâce à une action individualiste sortie du chapeau de Nicolas Anelka à la 73e.

 

Aujourd'hui, l'un est présent alors que le buteur de l'aller est aux abonnés absents. Peu importe, marquer tôt serait de toute manière un excellent remède face à ce virus qui possède l'envie de (très) bien faire face aux grandes écuries.

 

Afin d'avoir la certitude de faire le plein de points, les Français se devront de rester concentrés, productifs, solidaires et intelligents dans leurs phases de jeu. De toute manière, au cas où certains ne l'auraient pas encore pigé, le bon Ray a déjà imprimé l'objectif dans tous les cerveaux lors de sa dernière conférence de presse : "Si on ne prend pas six points, on est morts !" avait-il annoncé avant les Féroé et cette même Lituanie. Pour le moment, les Bleus sont toujours vivants.

 

L'Equipe probable : Landreau - L.Diarra, Thuram (cap), Gallas, Abidal - Ribéry, Makelele, Toulalan, Malouda - Henry, Benzema




RWC : Accusés, levez-vous !

Posté par Louis Laffitte le 15.10.07 à 15:00 | tags : rwc
On a beau retourner le problème dans tous les sens, les faits sont têtus : la France a raté sa Coupe du Monde. Alors que tous les voyants étaient au vert - préparation spéciale, compétition jouée à domicile, énorme soutien populaire - les Bleus sont passés complètement à côté du sujet. Deux jours après la défaite face aux Anglais en demi-finale (14-9), les langues commencent à se délier et l'heure est au bilan. Forcément mauvais et sans concessions pour le sélectionneur Bernard Laporte.

Bêêêêêêê... (Panoramic)Stratégie inadaptée
Si les 22 joueurs sélectionnés face à la Nouvelle Zélande avaient parfaitement rempli leur mission en réalisant l'exploit d'éliminer les Blacks, ils le devaient notamment à la tactique parfaite mise en place par Laporte et son staff. Face aux Kiwis, l'idée était d'occuper le terrain au pied, de défendre becs et ongles et ensuite profiter des rares opportunités pour planter des points en contre. Ce fut fait avec brio, les essais de Thierry Dusautoir et Yannick Jauzion validant la stratégie prédéfinie ; les Tricolores signant l'une des plus belles victoires de l'histoire du rugby français.

Conserver la même équipe pour la demi-finale face à l'Angleterre n'était pas forcément une mauvaise idée, surtout que les joueurs eux-mêmes n'ont pas fait part de quelconques problèmes de récupération physique. Mais décider d'employer le même plan de jeu face aux Anglais était une erreur monumentale, compte tenu du fait que la lourdeur des joueurs anglais dictait une prise de risques plus importante.

Nos adversaires samedi soir s'en étonnèrent d'ailleurs eux-mêmes. "Si les Français étaient venus nous chercher dans les vingt premières minutes, on aurait eu du mal et ça n'aurait pas été le même match," avoue le centre anglais Mike Catt. "Mais ils ont tapé, tapé ! Je pensais qu'ils courraient plus avec le ballon."

Interrogé sur le sujet, Laporte s'est défendu d'un vague "notre stratégie n'était pas seulement d'occuper le terrain." Alors à qui la faute ? Au sélectionneur pour avoir mal guidé ses joueurs, ou aux joueurs eux-mêmes pour ne pas avoir su adapter leur jeu en fonction du déroulement du match ?

Pour Frédéric Michalak, pas de doutes, le staff est responsable : "Les joueurs appliquent les consignes. On leur dit de taper dans un ballon, ils tapent dans un ballon. Ca a fonctionné contre les Blacks parce qu'eux essayent toujours de faire un exploit. Les Anglais ne cherchent pas l'exploit, ils nous renvoient le ballon et attendent l'erreur. Il fallait jouer autrement," assène le futur ouvreur des Natal Sharks.

Pourtant le même Michalak dit aussi : "Une fois que tu es sur le terrain, l'entraîneur ne compte plus. C'est à toi de prendre les décisions."

Tout cela est un peu cacophonique... Ce qui est clair, c'est que le staff s'est trompé de stratégie et que les joueurs, tels des petits moutons dociles, ont été incapables de modifier quoique ce soit. Or, les grands joueurs sont ceux qui savent prendre les initiatives que le jeu ou le déroulement d'un match imposent. Sur ce que l'on a vu samedi, l'équipe de France n'a pas de grands joueurs.

Laporte crispé, on le serait à moins (Panoramic)Où est passé le French Flair ?
Mais pour certains, le problème est plus profond. Ce n'est pas que les joueurs n'ont pas pensé à élargir le jeu qui constitue le problème, c'est qu'ils ne savent plus comment faire. Et de pointer automatiquement Laporte comme étant le grand destructeur du jeu à la française.

"On a pratiqué un jeu restrictif. On n'a pas utilisé notre potentiel. On avait les moyens d'être champions du monde mais on n'a pas joué le rugby, créatif et identitaire, qui fait notre force," accuse ainsi Pierre Villepreux, ancien sélectionneur tricolore et théoricien du jeu d'attaque reconnu mondialement.

Ancien international, Olivier Magne pointe lui le fait que les Français aient joué "contre nature". "On n'avait pas de style de jeu bien défini. Samedi, on jouait dix minutes comme des Français, puis on revenait à dix minutes technico-tactique," analyse celui qui était de la demi-finale victorieuse face aux Blacks de 1999.

Si taper sur Laporte aujourd'hui s'apparente à tirer sur une ambulance, force est de reconnaître que le futur secrétaire d'Etat aux Sports n'aura pas créé de style de jeu bien définissable en huit ans de présence à la tête des Bleus. Certes, son passage aura permis à la France de faire d'immenses progrès en défense et dans la discipline, mais son jeu d'attaque s'en est trouvé sacrifié.

Après avoir regardé les nations du Sud comme l'exemple suprême, sans pour autant disposer du talent individuel des Blacks par exemple, puis avoir copié le modèle anglais, Laporte aura enfermé ses joueurs dans un jeu sans ambition et surtout inadapté à la spécificité française.

Le jeu offensif n'est-il pas la marque de fabrique du Stade Toulousain, plus grand club français des vingt dernières années ? A quoi pouvait bien servir Elissalde, Michalak, Jauzion, Heymans, Clerc ou Poitrenaud si c'était pour leur demander de taper dans tous les ballons ?

Aujourd'hui le constat d'échec est lapidaire - même une victoire face à l'Argentine dans la petite finale ne pourrait le rendre plus doux - et la reconstruction à entreprendre immense. Surtout, les amoureux de l'équipe de France que nous sommes ne pourront nous contenter des seuls "ça s'est joué à pas grand-chose" (Laporte) et "on a surtout manqué de chance" (Michalak) avancés hier pour justifier cet immense fiasco. L'occasion de rentrer dans la légende était unique, ils l'ont gâché lamentablement.



Euro 2008 : Les gros au rendez-vous

Posté par Edouard le 15.10.07 à 13:26 | tags : actu de l'euro 2008, allemagne, angleterre, espagne, pays-bas, portugal, roumanie
Les grandes nations en difficultés dans cette campagne de qualification pour l'Euro 2008 ont confirmé leur réveil ce week-end.

 

L'Allemagne, premier qualifié
En déplacement en Irlande, la Mannschaft n'avait besoin que d'un petit point obtenir définitivement son ticket pour le championnat d'Europe. C'est ni plus ni moins ce qu'on fait les hommes de Joachim Löw (0-0). Meilleure attaque des éliminatoires (31 buts), seule équipe encore invaincue avec la Croatie et la Roumanie, l'Allemagne aura survolé ce groupe D et peut déjà entamer sa préparation. Prochaine étape, la réception de la République Tchèque, mercredi, qui devrait elle aussi s'assurer une place pour l'Euro Austro-Suisse.

 

L'Espagne déroule
Luis Aragones est trop fort. Conspué par la presse pour avoir de nouveau écarté Raul, cette fois au profit de Raul Tamudo, le sélectionneur espagnol a vu le terrain lui donner raison face au Danemark (3-1). Titularisé suite à la blessure de Fernando Torres, l'attaquant de l'Espanyol Barcelone a mis le débat de côté en ouvrant la marque (15e), puis en offrant le second but à Sergio Ramos (40e). La réduction du score tardive de Tomasson (88e) ne changeait rien, Riera inscrivant le 3e but espagnol.

 

Avec succès capital, l'Espagne est désormais maître de son destin mais ne devra pas se louper lors de ces deux derniers à domicile face à la Suède, toujours leader du groupe F, et l'Irlande du Nord. Le niveau de jeu qu'elle a proposée hier lui permet en tout cas d'y croire sérieusement.

 

L'Angleterre enchaîne
Le temps où la sélection anglaise voyait la qualification lui échapper semble désormais bien loin. Les hommes de Steve McClaren ont signé samedi face à l'Estonie leur cinquième succès consécutif sur le score de 3 buts à 0. Une série à confirmer mercredi face à la Russie, qui pointe à cinq longueurs avec un match en moins. Seules ombres au tableau, la blessure d'Ashley Cole et les sifflets persistants à l'encontre de Frank Lampard.

 

"Franchement, je ne sais pas pourquoi le public hue Frank Lampard", a commenté McClaren. "Il y a deux ans, il avait été nommé deux fois de suite meilleur joueur de l'année par les fans et si vous prenez nos trois matchs contre le Brésil, l'Estonie et l'Allemagne, il a été notre meilleur joueur." De son côté, la Croatie a signé sa 8e victoire face à Israël (1-0) et devrait, sauf tremblement de terre, obtenir son billet pour l'Euro.

 

Le Portugal se replace
Malgré la suspension de Luiz Felipe Scolari, le Portugal a logiquement dominé l'Azerbaïdjan (2-0) grâce à deux buts de Bruno Alves et Hugo Almeida. Un succès bienvenu après une série de trois match nuls et qui relance les Lusitaniens. Deuxièmes du groupe A, ex aequo avec la Finlande mais avec un match en moins, les vice-champions d'Europe se rendent au Kazakhstan mercredi, avant de recevoir l'Arménie et la Finlande.

 

La Roumanie confirme
Après la Grèce en 2004, la Roumanie sera-t-elle l'équipe surprise de cet Euro 2008 ? Les hommes de Victor Piturca ont tout cas fait forte impression lors de la réception des Pays-Bas (1-0), jusque-là invaincus dans ce groupe G. Les Roumains comptent désormais trois points d'avance sur les Néerlandais et cinq sur la Bulgarie. Autant dire que la qualification leur tend les bras.




Euro 2008 : Statut quo dans le groupe B

Posté par Edouard le 15.10.07 à 10:36 | tags : actu de l'euro 2008, italie
Si la victoire de l'Italie sur la Géorgie (2-0) était attendue, l'Ecosse a de nouveau fait forte impression en signant son 6e succès consécutif face à l'Ukraine (3-1), désormais éliminée de la course à la qualification. Le choc entre les deux leaders du groupe B, prévu le 17 novembre, sera plus que jamais décisif.

 

McFadden, again
Buteur lors des deux victoires obtenues face à la France (1-0, 0-1), James McFadden a encore été au dessus du lot ce week-end pour la réception des Ukrainiens. Deux fois passeur décisif, scoreur, l'attaquant des Rangers n'a pas chômé pour offrir à son équipe une victoire bien méritée. Après dix minutes de jeu, les Scots menaient déjà de deux buts grâce à des réalisations de Miller (4e) et McCullouch (10e), avant que Shevchenko ne réduise la marque en force (24e). Mais McFadden remettait tout le monde d'accord après la pause (68e).

 

Bien que privée de Scott Brown et Alan Hutton pour son déplacement en Géorgie, mercredi, l'Ecosse affiche donc une confiance à toute épreuve après ce succès obtenu avec la manière. "Je crois que nous avons vu aujourd'hui beaucoup de bon football", s'est d'ailleurs félicité le sélectionneur Alex McLeish après la rencontre. Mais jusqu'où iront-ils ?

 

L'Italie sans forcer
De son côté, l'Italie ne s'est pas trop forcée pour disposer de la Géorgie à Gênes. La Nazionale a attendu la fin de la première mi-temps et un coup franc d'Andrea Pirlo mal jugé par le portier adverse, pour ouvrir le score (43e), et la fin de la seconde pour faire le break sur un but de Fabio Grosso, servi dans la surface par Luca Toni (39e). Un petit succès qui vaut tout de même trois points et permet aux hommes de Roberto Donadoni de conserver la seconde place du groupe B. 

 

Au repos ce mercredi, l'Italie devra probablement s'imposer en Ecosse, le 17 novembre, pour assurer son billet pour l'Euro, avant d'affronter les Iles Féroé pour son dernier match. Et a moins d'une défaite des transalpins dans cette confrontation, la France reste condamnée à remporter ses deux derniers matchs.




RWC: L'Afrique du Sud intraitable

Posté par Louis Laffitte le 15.10.07 à 02:08
L'Afrique du Sud a atteint la deuxième finale de Coupe du Monde de son histoire après 1995 en surclassant l'Argentine 37-13 dimanche au Stade de France. Les joueurs de Jake White, mieux préparés, mieux organisés et redoutables de réalisme, n'ont fait qu'une bouchée de leur adversaire et retrouveront l'Angleterre en finale le 20 octobre prochain pour une revanche de la rencontre du premier tour qu'ils avaient survolé (36-0). L'Argentine, elle, jouera la veille face à la France pour la petite finale dans un remake du match d'ouverture que les sud-américains avaient remporté (17-12).

Les Springboks marchent vers la finale (Panoramic)Aucun suspense
Pour cette deuxième demi-finale de suite au Stade de France, le duel entre l'Afrique du Sud et l'Argentine s'annonçait serré. Il n'en fut rien. La faute aux hommes en vert qui tuèrent le suspense en quarante minutes. Le temps pour eux d'inscrire trois essais et mener ainsi 24-6 à la pause, brisant net les rêves de finale des Argentins.

Ces derniers avaient pourtant bien débuté le match, choisissant de porter le jeu au large pour bouger les gros gabarits adverses et créer des brèches. Mais les hommes de Marcelo Loffreda ne maîtrisent pas cette tactique aussi bien que l'occupation au pied, et le payèrent au prix fort.

Dès la 7ème minute, Fourie du Preez interceptait une passe de Felipe Contempomi et s'en allait inscrire le premier essai du match après une course de 60 mètres (7-0). Sonnés, les Argentins continuaient tout de même à faire le jeu, mais manquaient cruellement de réalisme, à l'image de Juan Martin Hernandez qui loupait un drop en bonne position (9').

40 minutes décisives
Incapables de déborder une défense sud-africaine parfaitement organisée, les Argentins s'en remettaient à la botte de Contepomi pour rester au contact (10-6, 29').

Cela ne dura pas. A court d'idées et petit à petit débordés par la férocité adverse, les Pumas devaient s'avouer une nouvelle fois vaincus sur un exploit personnel de Bryan Habana qui, suite à un enième ballon récupéré par ses avants dans un ruck, enrhumait Borges d'un coup de pied pour lui-même et s'en allait aplatir derrière la ligne (17-6, 32').

La cabane était tombée sur le chien. Elle l'acheva juste avant la mi-temps quand Rossouw inscrivit le troisième essai bok suite à une récupération après un en-avant d'Hernandez (24-6, 40'). A la pause, les jeux étaient faits.

Habana, l'ailier volant (Panoramic)Les Boks maîtrisent
Fiers comme Artaban, les Pumas entreprirent pourtant de réagir lors du deuxième acte. Leurs supporters se mirent même à espérer une folle remontée lorsque l'arbitre accorda à Contepomi un essai alors que ce dernier n'avait visiblement pas proprement aplati le ballon (24-13, 45').

Mais son frère ratait à la 53ème minute une pénalité qui aurait pu instiller le doute dans les esprits sud-africains, et au lieu de ça les coéquipiers de Juan Smit purent gérer la fin de match plutôt tranquillement.

Comme un symbole, les Argentins reprirent leurs bonnes vieilles habitudes et se remirent à taper tous les ballons, preuve que leur réservoir d'idées était vide. Comme en plus ils perdaient un nombre incalculable de ballons sur leurs propres lancers en touche, un retour était vraiment mission impossible.

Le record d'Habana
Percy Montgomery, lui, enquillait les pénalités pour donner au score des allures d'humiliation (30-13, 74'), gonflant un peu plus ses stats de meilleur buteur de la compétition (100% encore ce soir). Habana s'offrait pour finir son deuxième essai personnel après une autre interception à 60 mètres du but, égalant au passage le record d'essais (8) de Jonah Lomu (37-13).

Pour les Argentins, la punition était lourde, trop lourde même. Ils se consoleront avec la satisfaction d'avoir accompli un parcours exceptionnel, qu'ils peuvent encore améliorer en remportant la petite finale, et d'avoir ainsi fait avancer leur cause plus qu'avec n'importe quel discours.

L'Afrique du Sud peut elle se préparer pour une finale explosive face à l'Angleterre dans une semaine. Défendant l'honneur des équipes du Tri-Nations, elle en sera la favorite surtout après avoir écrasé son futur adversaire en poules, et prouvé ce soir qu'elle était l'équipe la plus complète de la compétition.



RWC: Tout ça pour ça...

Posté par Louis Laffitte le 14.10.07 à 13:59

La France a été éliminée de "sa" Coupe du Monde après avoir été battue en demi-finale au Stade de France par l'Angleterre (14-9). Coupables d'un manque de réalisme indigne à ce niveau de compétition, incapables de capitaliser sur leurs temps forts, les hommes de Bernard Laporte, grands favoris de l'épreuve après avoir dominé la Nouvelle-Zélande (20-18) en quarts, ont succombé dans les dernières minutes sur deux coups de patte de Jonny Wilkinson. Les Français quittent donc le Mondial la tête basse, tandis que les Anglais, tenants du titre, joueront la finale du 20 octobre prochain face au vainqueur de l'affrontement entre l'Afrique du Sud et l'Argentine.

Espoirs déçus
La victoire face aux Blacks avait fait (re)naître les espoirs les plus fous. De Cardiff, les Français avaient réussi à soulever une nation toute entière, prête à s'enflammer pour ces Bleus que l'on voyait champions du Monde. Le match d'hier aura remis tout le monde sur terre. Ce n'est pas la défaite face à l'Argentine en ouverture qui était un accident, c'est la victoire face aux Kiwis. Car la similitude des scénarios à quelques semaines d'intervalle ne laisse que peu de doutes.

Comme face aux Pumas, les Bleus ont été incapables de trouver un plan B quand le A connaissait des ratés. Comme face aux Pumas, les Bleus ont donné le bâton pour se faire battre. Et comme face aux Pumas, leur incapacité à résister à la pression aura été fatale. Reste aujourd'hui l'immense frustration d'être passé à côté de quelque chose de grand. Frustration qui laissera bientôt la place à une chasse aux sorcières inévitable et qu'on devine sans pitié.

Entame catastophique
Pourtant, l'Angleterre n'aura rien montré que les Bleus ne savaient déjà. Un pack enragé et conquérant, une volonté farouche en défense, des rucks toujours contestés et des sorties de balles ralenties systématiquement, bref tout ce à quoi les hommes de Bernard Laporte s'attendaient. Alors comment ont-ils pu perdre ce match ?
Par leur propre faute tout simplement. Pas d'idées en attaque, trop de ballons tapés pour rien, et surtout trop d'approximations fatales.

Une telle succession d'erreurs et d'insuffisances ne pardonne pas. La première faute, d'appréciation de Damien Traille sur un coup de pied d'Andy Gomarsall dans les 22 français, offrit le premier essai à Josh Lewsey dès la deuxième minute (5-0).

Il restait alors beaucoup de temps aux Tricolores pour refaire leur retard et la patrie ne semblait pas encore en danger. Mieux, toute la France reprit confiance à la 17ème minute quand Lionel Beauxis transforma sa deuxième pénalité pour donner l'avantage aux siens pour la première fois de la rencontre (5-6).

Domination stérile
A ce moment du match, les Bleus semblaient avoir pris la mesure de leur adversaire, et pourtant... Jonny Wilikinson manqua un drop de quelques millimètres une poignée de minutes plus tard, puis une pénalité de 60 mètres, et les Anglais, sans génie, restaient dans le match malgré la domination française.

La sortie de Fabien Pelous, blessé aux côtes, dès la 25ème minute et remplacé par Chabal, n'arrangea certes pas les affaires françaises mais tout de même. Comment expliquer tous ces ballons perdus alors que la France avait la main sur le match et de multiples occasions de creuser l'écart ? Chahutés en mêlée, contestés en touche, les Bleus prenaient la mauvaise habitude de gaspiller toutes leurs minutions quand le travail préparatoire était bon.

Tant et si bien que la pause était atteinte sur ce score de 6-5, et que tout était à craindre du deuxième acte.

Munitions gâchées
On respira mieux quand Beauxis donna quatre points d'avance aux siens à la 44ème minute, mais ce diable de Wilkinson ramena instantanément le XV de la Rose à portée de fusil (8-9, 47'). Les trente minutes qui suivirent sont celles qui feront couler le plus d'encre dans les jours à venir.

Trop de fois les Français furent en position de marquer, et trop de fois ils laissèrent passer l'occasion. La liste est trop longue et son énumération trop douloureuse pour être faite.

Pour le symbole, on se souviendra quand même longtemps des deux mêlées à 5 mètres de la ligne anglaise, l'une résultant sur un drop raté de Michalak (52'), tout juste entré à la place de Beauxis, l'autre sur une pénalité pour les Anglais (70').

Immense gâchis
A force de laisser passer sa chance, les Français payèrent l'addition. Dimitri Szarzewski plaqua à la gorge Jason Robinson, et « Wilko » transforma le cadeau pour donner un avantage décisif aux Anglais (11-9, 74'). Le génie de Newcastle ne se priva pas quelques minutes plus tard pour planter un drop assassin, synonyme d'élimination et de regrets éternels (14-9, 78'). Il convient d'ailleurs ici de rendre hommage aux sujets de Sa Gracieuse Majesté qui auront eu le mérite de jouer leur jeu. Celui-ci est sans génie, et leurs victoires reposent peut-être trop sur l'efficacité de "Jonny Be Good", mais il a au moins le mérite de leur permettre de continuer à rêver à la conservation de leur couronne mondiale.

Reste qu'en ce lendemain de défaite, seul demeure que le goût amer d'un immense gâchis. La France ne gagnera pas la Coupe du Monde. Sur ce qu'elle a montré sur la pelouse du Stade de France hier soir, elle ne le méritait de toute façon pas.




Iles Féroé 0 - 6 France : Une victoire et des premières

Posté par Edouard le 13.10.07 à 19:00 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus

Malgré le périple qui a vu l'équipe de France enchaîner onze heures d'avion vendredi, en raison d'une météo difficile, pour finalement atterrir samedi à 13h37 et le remplacement par des arbitres grecs par un trio saint-marinais, les Bleus ont bien négocié leur déplacement sur l'île des moutons. Anelka (7e) et Henry (8e), qui rejoint Michel Platini au classement des meilleurs buteurs tricolores, ont rapidement oté tout suspens à la rencontre avant que Benzema ne viennent corser l'addition en seconde période (49e, 80e). Jérôme Rothen y est aussi allé de son premier but en Bleu, sur coup franc (65e), tout comme Hatem Ben Arfa (90e + 3), qui fêtait au passage sa première sélection.

 

Avec les victoires de l'Ecosse, qui recevait l'Ukraine (3-1), et de l'Italie sur la Géorgie (2-0), la donne n'a toutefois pas changé pour l'équipe de France, qui doit toujours remporter ses deux derniers matchs pour se qualifier, à commencer par la Lituanie, mercredi.

 

Lire le résumé de Iles Féroé - France

Henry entouré de Benzema et Ben Arfa, l'avenir des Bleus - crédits : Panoramic




Pierre Menès - Bernard Lacombe : Le clash

Posté par Edouard le 13.10.07 à 09:38 | tags : foot en vidéos, ol
Sur le plateau de 100% Foot, Pierre Ménès n'hésite jamais à user de sa gouaille pour tailler des costards aux joueurs du championnat de France avec une mauvaise foi assumée. Sa cible préférée ? Les joueurs surcotés qui évoluent dans les grosses cylindrées. Une logique qui aboutit souvent à un laminage en règle des joueurs de l'Olympique Lyonnais. Hier, Florent Malouda. Aujourd'hui, Fabio Grosso ou Milan Baros. Toujours, Sidney Govou...

 

Le Pierrot en rajoute beaucoup et il ne faut pas systématiquement le prendre au pied de la lettre. Mais Bernard Lacombe, lui, ne goûte que très peu le second degré lorsqu'on s'en prend à ses petits gones. Ce qu'il a fait savoir cette semaine à l'ancien journaliste de L'Equipe sur l'antenne d'OL TV, menaces et blague sur le physique à l'appui.

 


"Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il a refusé de me serrer la main pendant France-Ecosse au Parc et qu'il a préféré m'éviter. S'il avait des choses à me dire, il aurait pu le faire à cette occasion plutôt que de balancer des trucs depuis un studio de télé", a réagit Ménès sur son blog, Pierrot Le Foot. "Parce que pour courir le 100 mètres, je ne suis peut-être pas le meilleur, mais pour venir me casser la gueule d'homme à homme, c?est sûrement plus compliqué. A moins évidemment de venir avec des amis ?"

 

Presque aussi puérile que l'embrouille entre les rappeurs Kery James et MC Jean Gab'1, qui se répondaient il y a quelques mois par vidéos interposées pour savoir qui pissait le plus loin, Ménès et Lacombe reviennent au temps de la cours d'école, à coup de "c'est celui qui dit qui est" et de "tare ta gueule à la récré". Rien de bien glorieux pour ces deux grands messieurs qui ont passé l'âge de tels enfantillages.

 

Après les tensions apparues récemment entre L'Equipe et l'OL, voilà en tout cas une "affaire" qui nous rappelle que le sextuple champion de France est, quoiqu'on dise, à fleur de peau.




RWC : Afrique du Sud v Argentine - Présentation

Posté par Louis Laffitte le 12.10.07 à 17:00 | tags : rwc
Dimanche soir au Stade de France, l'Afrique du Sud rencontre l'Argentine pour la deuxième demi-finale de la Coupe du Monde. Un match qui s'annonce rude entre deux équipes friandes des combats d'avants et qui a déjà débuté en coulisses à coups de déclarations.

Du Preez n'a pas hésité à allumer Pichot (Panoramic)La guerre des nerfs
Passés tout près de la catastrophe face aux Fidji en quarts (37-20), les Sud-Africains se présentent pourtant en favoris pour leur match face à l'Argentine. Plus expérimentés que leurs adversaires en Coupe du Monde puisque vainqueurs de l'épreuve en 1995, les Springboks n'ont pas hésité à entamer une guerre des mots pour déstabiliser les Argentins.

Fourie du Preez, le demi de mêlée des Boks, s'en est ainsi pris à son homologue argentin, Agustin Pichot : "Il est irritant, il est toujours en train d'essayer de te faire sortir de tes gonds. Il est le genre de joueur qui ne vous quitte pas du match."

Mais les Pumas ne sont pas du genre à se laisser faire, à l'image de l'arrière Ignacio Corleto, qui n'a pas hésité à mettre en exergue "l'arrogance" de ses homologues : "C'est leur faiblesse. Ils disent toujours qu'ils sont les meilleurs."

Bien que l'Argentine n'ait jamais battu les Boks, l'arrière du Stade Français prévient : "Nous allons gagner. L'Argentine ne se laissera pas marcher dessus. Nous ne les avons encore jamais battus, mais c'est la Coupe du monde. Les statistiques ne veulent plus rien dire. Il y aura bien une première fois, et ce sera dimanche, avec un peu de chance..."

Puis Corleto s'est livré à une analyse du jeu de ses homologues : "Leur jeu est physique, mais pas parce qu'ils sont en meilleure forme. Parce qu'ils sont supérieur en un contre un. C'est comme ça qu'ils vous battent mentalement."

Ca tombe bien, le mental est justement le point fort des Argentins. En guerre contre tout et tout le monde, les Pumas se nourrissent du manque de reconnaissance dont ils estiment souffrir pour renverser des montagnes. Et leur jeu laisse admiratif le deuxième ligne sud-af' Bakkies Botha: "J'adore leur façon à jouer. Ils articulent leur jeu autour des avants. Nous savons les Argentins passionnés. Ils vont être agressifs, ils vont essayer de nous rentrer dedans. Je suis comme un gamin, je n'arrive pas à dormir, je suis si impatient d'y être."

Méfiance donc pour les Sud-Africains, même si leur entraîneur Jake White est persuadé que sa formation atteindra la finale. "Je suis plein de confiance avant la demi-finale. Si on m'avait demandé il y a quelques temps si je voulais affronter l'Argentine, j'aurais dit oui. C'est un pays que l'on a toujours battu."

Pichot-Hernandez, une charnière redoutable (Panoramic)Hernandez, le danger
Favoris, les Springboks devront toutefois faire attention Juan Martin Hernandez. Nous n'avons cessé le répéter sur Flu depuis le début de cette Coupe du Monde, Hernandez est le meilleur joueur du monde et il peut faire basculer une rencontre à tout moment.

Conscients du danger, Butch James et les siens se méfient. "C'est le meilleur joueur du monde. Il est le joueur le plus doué, le plus complet. Il a un coup de pied énorme, de bonnes mains, de bons appuis, il est rapide : il a tout," a ainsi affirmé l'ouvreur bok.

Mais ce dernier n'est pas inquiet. "J'ai l'incroyable Schalk (Burger) à mon intérieur et il y a aussi Francois (Steyn) à l'extérieur. Je ne m'inquiète pas. On va pouvoir s'en occuper," avance un James confiant.

On s'attend en tout cas à une rude bataille sur la pelouse de St Denis, à l'image d'un Mondial qui aura remis les avants au centre du jeu. Grosses mêlées, rucks de barbares, plaquages désintégrants, chandelles... On aura droit à tout ça. Et seule l'équipe qui sera encore debout à la fin des 80 minutes atteindra la finale. Ca promet !

Les 22 Sud-Africains: Montgomery - Pietersen, Fourie, Steyn, Habana - (o) James, (m) Du Preez - Smith, Rossouw, Burger - Matfield, B. Botha - Van der Linde, Smit (cap.), Du Randt. Remplaçants : B. Du Plessis, J. Du Plessis, Muller, Skinstad, Pienaar, Pretorius, Oliver.

Les 22 Argentins: Corleto, Borgès, M. Contepomi, F. Contepomi, Agulla - (o) Hernandez, (m) Pichot - J.M Fernandez-Lobbe, Longo, Ostiglia - Albacete, C.I Fernandez-Lobbe - Scelzo, Ledesma, Roncero. Remplaçants : Vernet Basualdo, Hasan, Alvarez-Kairelis, Leguizamon, Fernandez Miranda, Todeschini, Tiesi.

 




Iles Féroé - France : Pression ? Quelle pression ?

Posté par Edouard le 12.10.07 à 16:05 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus
Domenech veille au grainA quelques heures d'une demi-finale de Coupe du Monde de Rugby entre la France et l'Angleterre, dur de se motiver pour un match casse-croûte tel que ce Iles Féroé - France. Cette rencontre comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2008, dont le coup d'envoi sera donné samedi à 17h, fera donc office de hors d'œuvre en attendant le grand choc entre le XV de France et celui de la Rose, qui débute lui à 21h. Pourtant, l'enjeu de ce match n'est pas si anodin que ça pour les Bleus.

 

Contexte déroutant
Stade champêtre, pelouse en mauvais état, temps pluvieux, équipe d'amateur en guise d'adversaire, les hommes de Raymond Domenech devront faire abstraction du contexte pour ne pas dévier de leur objectif : s'imposer, bien sûr, si possible avec la manière et en marquant tôt pour s'éviter la frayeur d'un France - Andorre 1999, remporté sur un penalty de Leboeuf à la 85e minute.

 

Dans l'enceinte du Tórsvøllur stadium, il faudra donc tenter de débloquer la situation le plus vite possible, sans pour autant faire preuve d'impatience face à une équipe qui sera forcément regroupé devant son but dans l'espoir fou d'arracher le 0-0 face à la France. Et si un McFadden féroïen venait à surprendre les Bleus d'une frappe sortie de nulle part ? On n'ose l'imaginer...

 

A l'aller, l'équipe de France n'avait pas eu le temps de gamberger grâce à l'ouverture du score quasi-instantanée de Louis Saha (1e) et pu ensuite dérouler avec des buts de Thierry Henry, Nicolas Anelka et David Trezeguet (5-0 au final). Un scénario idéal que les Bleus tenteront de reproduire, même si P'tit Louis, forfait, ne sera cette fois pas de la partie.

 

Benzema pourrait débuter dans le onze de départBenzema d'entrée ?
Pour concocter son équipe de départ, Raymond Domenech doit toutefois composer avec la forme des uns et des autres. Selon les reporters de L'Equipe, William Gallas, Florent Malouda et Nicolas Anelka risquent ainsi de ne pas débuter. Philippe Mexès ou Eric Abidal pourraient donc être associés dans l'axe à Lilian Thuram (dans le second cas Patrice Evra occuperait le poste de latéral gauche), Jerôme Rothen sur l'aile gauche et Karim Benzema en pointe avec Henry dans un 4-4-2 classique. Tout en sachant que rien n'est figé. Côté Féroïen, il y aura bien onze gars sur le terrain au coup d'envoi. Mais ne m'en demandez pas plus.

 

Domenech, pour sa part, a passé la semaine à mettre la pression sur ses joueurs, histoire de bien leur rappeler l'importance des rencontres à venir : "Contre les Féroé et la Lituanie, si on ne prend pas six points, on est morts !", a lâché le sélectionneur, craignant que son équipe joue "en se croyant déjà en Ukraine". "Maintenant, tous les adversaires s'appellent trois points ! On a neuf points à prendre pour être qualifiés. Et c'est notre seule pression."

 

"Pression ? Quelle pression? La pression ce sont des gens pauvres dans le monde qui essaient de nourrir leur famille. Il n'y a pas de pression dans le football", a un jour déclaré José Mourinho dans une de ses célèbres interviews. Alors, les mecs, on se lâche...


L'équipe possible : Landreau - Sagna, Thuram, Mexès (ou Abidal), Abidal (ou Evra) - Makelele, Toulalan, Ribéry, Rothen - Benzema, Henry



RWC : France v Angleterre - Présentation

Posté par Louis Laffitte le 12.10.07 à 14:05 | tags : rwc
La France retrouve son ennemi préféré l'Angleterre en demi-finales de la Coupe du Monde pour un « crunch » dont personne n'aurait osé rêver il y a encore une semaine. Vainqueurs respectivement de la Nouvelle Zélande (20-18) et de l'Australie (12-10), les deux nations majeures de l'Hémisphère Nord écriront samedi soir au Stade de France une nouvelle page de leur mythique affrontement.

2003 ou quand l'Angleterre humilie les Bleus en demi-finales du Mondial (Panoramic)Une histoire riche
Jamais anodin, un match entre la France et l'Angleterre a toujours un petit air de revanche.

Pour les Français, il s'agit de se venger de l'humiliation subie en demi-finale en 2003 (24-7), de faire payer à la Perfide Albion son plan anti-Blanco de 1991 qui se solda par un triomphe anglais sur la pelouse du Parc en quarts du Mondial 1991 (19-10), ou encore de mettre les choses au point après que les joueurs de Brian Ashton nous aient privé du Grand Chelem en mars dernier en gagnant à Twickenham (28-19).

Les Sujets de Sa Gracieuse Majesté, eux, se souviennent sûrement de notre victoire dans la petite finale de la Coupe du Monde 1995 (19-9) conclue sur un ironique « Good game Will » à l'attention de Carling, de la victoire bleue à Twickenham du Tournoi 2005 acquise "à l'anglaise" grâce à la botte de Dimitri Yachvili alors qu'ils avaient dominé tout le match (18-17), ou bien de nos deux victoires en matchs de préparation à Londres (21-15) et Marseille (22-9).

Plus généralement, et en versant quelque peu dans la caricature, il s'agit de l'affrontement entre deux philosophies, deux démocraties, deux modes de vie, deux visions du monde : le pragmatisme anglais face au romantisme français.

Si depuis le tournant des années 2000, la différence entre les deux nations s'est nivelée, à coup de transferts de joueurs de chaque côté du Channel (Ibanez, Bruno, Chabal, Castaignède entre autres en Angleterre ; Freshwater par exemple à Perpignan), d'évolution du jeu chez les deux équipes - la France a découvert les vertus du jeu au pied quand l'Angleterre a progressé dans le jeu au large - un choc entre Anglais et Français sera toujours spécial.

Surtout en demi-finales de Coupe du Monde. D'où l'enjeu du match de demain. L'Angleterre, première équipe du Nord vainqueur de la compétition en 2003, rêve d'empêcher ces satanés « froggys » de les rejoindre au palmarès. La France, elle, nation majeure du monde du rugby depuis toujours, se trouve devant sa plus belle chance d'inscrire enfin son nom sur la coupe William Webb Ellis.

Respect mutuel
Signe que les temps ont changé, loin des affrontements sanglants du passé, un respect mutuel s'est installé entre les deux équipes. "Nous avons un respect sincère pour la France," déclare ainsi le No8 anglais Lawrence Dallaglio. Jonny Wilkinson, lui, couvre de louanges Lionel Beauxis : "C'est clairement un sacré joueur. Il faut avoir du talent pour savoir gérer la pression aussi jeune, supporter un tel poids et rester suffisamment calme pour donner une direction au jeu. Ce n'est pas forcément quelque chose que je savais faire à son âge. Ce qui en dit long sur lui, également, ce sont les noms des joueurs (Skrela et Michalak) qu'il supplante pour être titulaire à son poste."

Dans le même temps, Fabien Pelous se lance dans un éloge des joueurs à la Rose : "Ils sont étonnants, ces Anglais. Ils ont une confiance en eux incroyable, qui parfois dérange parce que ça peut paraître hautain. C'est toujours compliqué contre eux, c'est un adversaire particulier. Depuis que je joue en équipe de France, on se dispute le leadership européen. Mais j'aime bien leur pragmatisme. Ce ne sont pas forcément les meilleurs joueurs, ceux qui jouent le mieux au rugby, mais ils croient en eux. Ils savent analyser leurs forces et leurs faiblesses, et ils jouent tout le temps sur leurs forces. C'est là qu'ils sont forts: ils arrivent à t'amener sur leurs forces."

Quand on vous dit que ce match sera une vraie baston... (Panoramic)Bataille à l'ancienne
C'est d'ailleurs exactement ce qu'ils ont fait face à l'Australie en quarts. S'appuyant sur leur redoutable pack et le jeu au pied de Jonny Wilkinson, les Anglais avaient littéralement broyés les joueurs des antipodes.

La France, qui sort d'un rude bataille face aux Blacks, est donc prévenue. Si elle veut se qualifier pour la finale, elle devra mener un combat sans merci et sans doute sans précédent. Il n'y aura pas de pitié sur la pelouse du Stade de France. Une baston à la vie, à la mort comme on en jouait d'antan et qui ont si souvent mal réussi aux Français.

Mais cette fois, on peut avoir confiance en les hommes de Bernard Laporte, qui excellent en défense grâce à la science que leur inculque David Ellis, un... Anglais. Ces Bleus-là aiment la lutte d'homme à homme, et les Anglais trouveront du répondant à leur défi physique. Toujours capital, les phases de conquête seront une fois de plus déterminantes. Il s'agira de résister à la mêlée anglaise, d'assurer les ballons en touche puis d'occuper le terrain au pied avant de planter les banderilles décisives. Comme face aux Kiwis.

Soutenus par toute une nation emportée par la fièvre du ballon ovale, les Bleus sont prêts. Une finale sur leur sol serait une récompense à la hauteur du défi qui les attend face à leur meilleur ennemi.

Les 22 Français : Traille - Clerc, Marty, Jauzion, Heymans - (o) Beauxis, (m) Elissalde - Dusautoir, Bonnaire, Betsen - Thion, Pelous - De Villiers, Ibanez (cap.), Milloud. Remplaçants: Szarzewski, Poux, Chabal, Harinordoquy, Michalak, Dominici, Poitrenaud.

Les 22 Anglais : Robinson - Sackey, Tait, Catt, Lewsey - (o) Wilkinson, (m) Gomarsall - Moody, Easter, Corry - Kay, Shaw - Vickery (cap.), Regan, Sheridan. Remplaçants: Chuter, Stevens, Dallaglio, Worsley, Richards, Flood, Hipkiss

Pour le plaisir, deux essais énormes marqués par la France face à l'Angleterre. D'abord, philippe Saint-André en 1991, puis Sébastien Chabal en 2007 en match de préparation à Londres:




Hat Tricks (5) : Messi, l'homme du clasico

Posté par Edouard le 12.10.07 à 13:04 | tags : fc barcelone, foot en vidéos, hat trick

Chaque vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.

 

Messi était sur un nuage (Panoramic)FC Barcelone 3 - 3 Real Madrid, Liga, le 10 mars 2007
Même s'il repart bredouille de la course au Ballon d'Or et au FIFA World Player, l'année 2007 aura été marqué par l'explosion de Lionel Messi au plus haut niveau. Dès son retour à la compétition en février, après une longue indisponibilité, le petit argentin aura affiché une forme éblouissante, à l'image de sa prestation lors du clasico qui se joua au Nou Camp le 11 mars 2007.

 

Dans cette rencontre où le Real Madrid pris trois fois l'avantage au score, grâce à un doublé de van Nistelrooy et une tête de Sergio Ramos, Leo remis chaque fois son équipe à égalité, complétant son triplé à la 90e minute alors que le Barça était réduit à dix depuis la fin de la première mi-temps (expulsion d'Oleguer). Une prestation d'autant plus énorme que le dernier joueur à avoir réalisé un hat trick dans un clasico n'était autre que Romario, lors du 5-0 infligé au Real par la "Dream Team" de Cruyff en 1994.

 

"C'est dingue de mettre trois buts dans une rencontre aussi importante, je crois que je n'avais même pas rêvé d'une chose pareille parce que ça paraît quasi impossible", déclara Messi après la rencontre. "En plus, c'était mon premier clasico au Camp Nou..." Et pour le prochain, qui se disputera juste avant Noël, le 23 décembre, petit papa Lionel viendra encore avec un hotte pleine de cadeau.

 




C1 : Deux matchs pour Nelson "The Actor" Dida

Posté par Edouard le 12.10.07 à 11:23 | tags : ligue des champions, milan ac
Dida dans ses oeuvres (Panoramic)La simulation de Dida lors de la défaite du Milan AC face au Celtic Glasgow n'a pas fait rire l'instance de contrôle et de discipline de l'UEFA chargée d'examiner les incidents survenus en fin de match suite à l'irruption d'un supporter écossais sur la pelouse.

 

En vertu d'un article qui stipule que "les associations membres, les clubs, ainsi que les joueurs, les officiels et les membres de l'équipe doivent se conformer aux principes de loyauté, d'intégrité et de sportivité", le portier brésilien a écopé de deux matchs de suspension, ce qui le privera théoriquement de la double confrontation face au Shakthar Donetsk. Mais le Milan va bien sûr faire appel de la décision.

 

"C'est un sanction complètement excessive pour laquelle nous allons faire appel", a déclaré Leandro Cantamessa, l'avocat du club rossonero. "Nous pensons que c'est sentence est très, très déséquilibrée. Ils ont fait passer Dida pour le protagoniste principal alors que c'était quelqu'un d'autre. D'un point de vue logique, ce n'est pas correct. Dida a dit au médecin qu'il était sonné et avait besoin d'être remplacé. Il avait donc forcément quelque chose..." Pas vraiment convaincant.

 

Simple amende pour le Celtic
Dans le même temps, l'UEFA a fait preuve d'une certaine clémence avec le club écossais, coupable d'un "manque d'organisation et d'un comportement inapproprié de ses supporteurs lors de ce match", précise le site internet de l'UEFA. Le Celtic devra s'acquitter d'une amende de 35 760 € (dont la moitié soumise à une période probatoire de deux ans) mais évite une possible suspension de stade. La direction du club ne fera donc pas appel. Le supporter incriminé a lui d'ores et déjà été banni à vie du Celtic Park et est poursuivi par la justice écossaise pour "trouble de la paix".




Euro 2008 : Lehmann doit jouer ou partir

Posté par Edouard le 11.10.07 à 18:54 | tags : actu de l'euro 2008, allemagne, arsenal
Lehmann dans la tourmenteDéboulonné du poste de numéro un à Arsenal par Almunia pour ces deux boulettes de début de saison, Jens Lehmann est plus que jamais dans la tourmente. Car si le vétéran allemand, 37 ans, devrait à nouveau garder les buts de l'équipe d'Allemagne, samedi face à l'Irlande, le sélectionneur Joachim Löw s'est publiquement inquiété de la situation.

 

"Jens pense qu'il retrouvera sa place à Arsenal rapidement. Il est sûr de ça, mais si la situation ne change pas en temps voulu, il faudra qu'on parle", a déclaré Löw. "Quel est le délai ? Décembre, je pense. Pour le championnat d'Europe, il nous faut un gardien qui joue régulièrement."

 

Au cas où le message ne serait pas assez clair, Oliver Bierhoff, directeur sportif de la sélection, en a rajouté une couche dans le magazine allemand Kicker : "Je ne peux pas croire que Jens soit indésirable à Arsenal après ce qu'il a fait pour le club ces dernières années. C'est un situation difficile, surtout pour un gardien de but. A court terme ce n'est pas un problème Oliver Kahn n'en finit plus d'alimenter la presse teutonne. "Il devrait s'estimer heureux d'avoir la chance de joueur au niveau international alors qu'il ne joue pas avec son club", a asséné Kahn qui conseillait récemment de faire jouer le portier du Werder, Tim Wiese. "On n'avait jamais vu ça dans l'histoire du football allemand." Ollie préparerait-il son come back ?




Euro 2008 : L'Ecosse et l'Italie se méfient

Posté par Edouard le 11.10.07 à 15:05 | tags : actu de l'euro 2008, italie
L'équipe de France ne pouvant faire mieux que prendre les trois points face aux Iles Féroé, samedi, les supporters des Bleus guetteront avec attention les performances de l'Ecosse et l'Italie, qui accueillent respectivement l'Ukraine et la Géorgie, dans l'attente d'un éventuel faux pas de ses deux adversaires dans la course à la qualification.

 

McFadden, le bourreau des Bleus, va-t-il encore frapper ?L'Ecosse y croit
Leader du groupe B grâce à sa victoire historique au Parc des Princes (0-1), la sélection écossaise se prend maintenant à rêver d'une qualification pour l'Euro 2008. Absents des compétitions internationales depuis la Coupe du Monde 1998, les Scots ne veulent pas laisser passer leur chance et donneront tout ce qu'ils ont sur les trois derniers matchs qu'il reste à jouer.

 

"Après le triage au sort, tout le monde disait que ce serait déjà fantastique de terminer troisième du groupe", a rappelé cette semaine Lee McCulloch. "Ce serait donc grand de faire mieux et du même coup en faire taire quelques uns." Ce samedi, à Hampden Park, c'est face à une équipe d'Ukraine quasi-éliminée que les Ecossais devront confirmer leur beau parcours avant d'enchaîner sur en déplacement en Géorgie, mercredi.

 

"La victoire contre la France était superbe mais nous ne pouvons pas nous permettre d'être prétentieux", a déclaré le sélectionneur Alex McLeish au site uefa.com. "Nous en sommes arrivés là parce que nous sommes bien organisés, nous travaillons dur et nous prenons nos chances lorsqu'elles se présentent. Nous nous sommes offerts une chance de qualification mais c'est tout. Nous devons désormais disputer l'équivalent de trois finales de coupe si nous voulons vraiment disputer la phase finale l'année prochaine".

 

Pour les Bleus, un sursaut d'orgueil des ukrainiens serait le bienvenue. Avec son duo d'attaque Shevchenko - Voronine, la sélection d'Oleg Blokhine en a les moyens. A l'aller, elle avait disposé de l'Ecosse 2-0.

 

Riccardo Montolivo, la révélation de la Fiorentina, pourrait fêter sa 1e sélection avec les AL'Italie diminuée
Déjà privée de Marco Materazzi pour affronter l'équipe de France le mois dernier, la Nazionale devra également composer sans son capitaine Fabio Cannavaro, suspendu, et Gianluca Zambrotta, blessé, tandis que l'arrière gauche de la Juventus Giorgio Chiellini, qui peut aussi évoluer dans l'axe, est très incertain. Le sélectionneur Roberto Donadoni va donc devoir aligner une défense inédite pour affronter la Géorgie au stade Luigi Ferraris de Gêne.

 

Vu le niveau de l'adversaire, l'inquiétude n'est pas encore de mise pour nos voisin italiens qui ont leur destin entre les mains grâce à la défaite des Bleus face à l'Ecosse. Donadoni, qui enregistre le retour de Luca Toni, s'est même permis de ne pas convoquer Del Piero et Inzaghi, leur préfèrent Cristiano Lucarelli ou le jeune milieu de terrain de la Fiorentina Riccardo Montolivo.

 

Gianluigi Buffon, qui sera pour la première fois capitaine en l'absence de Cannavaro, affiche toutefois une humilité de rigueur. "Ça va être difficile de se qualifier, d'autant que quelques équipes nous rendent les choses plus difficile que ce que nous pensions. Sur le papier, nous avons deux matches faciles et un difficile contre l'Ecosse. Mais pour le moment, nous ne devons penser qu'à battre la Géorgie. Nous aurons tout le temps de penser au déplacement à Glasgow.

 

Exempte de match mercredi, la Squadra Azzurra se rendra en novembre contre l'Ecosse, rencontre dont le résultat intéressera particulièrement l'équipe de France.




Euro 2008 - Groupe A : le Portugal flippe

Posté par Louis Laffitte le 11.10.07 à 13:01 | tags : actu de l'euro 2008, portugal
Avec quatre nuls sur ses cinq derniers matchs, son sélectionneur Luiz Felipe Scolari suspendu pour trois matchs, et des individualités qui peinent à faire la différence, le Portugal est en difficulté à l'heure d'aborder un déplacement capital en Azerbaijan samedi prochain, comptant pour le Groupe A des qualifications de l'Euro 2008.

Scolari ira gueuler des tribunes (Panoramic)Scolari en tribunes
Rejoints au score à domicile dans les ultimes minutes par la Pologne (1-1) et la Serbie (2-2) lors de leurs deux derniers rencontres éliminatoires, les demi-finalistes de la Coupe du Monde 2006 sont aujourd'hui troisièmes de leur groupe, deux points derrière la Finlande et quatre derrière la Pologne.

Symbole d'une nation au bord de la crise de nerfs, le sélectionneur Scolari, qui s'est rendu coupable d'une agression sur le Serbe Ivica Dragutinovic à la fin du match entre les deux nations. Il est vrai que le scénario du match (égalisation de la Serbie à la dernière seconde sur un but hors-jeu) avait de quoi énerver le Brésilien, mais ne saurait en aucun cas justifier son attitude.

Le champion du monde 2002 a ainsi été interdit de vestiaires et de contacts avec les siens pour les trois prochains matchs par l'UEFA, sanction assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans.

Une motivation supplémentaire pour ses joueurs: "Il est important de vaincre (face à l'Azerbaijan) non seulement pour la qualification mais aussi pour donner du bonheur à celui qui nous a tant apporté," a ainsi déclaré le gardien Ricardo.

Qui en pointe?
Les Portugais n'avaient en tout cas pas besoin de ça, eux qui sont à des années lumière du niveau de jeu que l'assemblement de leurs stars devrait leur permettre d'atteindre. Si Cristiano Ronaldo, surveillé comme le lait sur le feu, parvient à faire des différences, ni Simao Sabrosa ni Ricardo Quaresma ne se sont réellement imposés et fait oublier Luis Figo. Seul le Barcelonais Deco, revenu à son meilleur niveau ces dernières semaines semble capable de tirer son équipe vers le haut.

Ronaldo parviendra-t-il à relever le Portugal? (Panoramic)Pour ne rien arranger, les Lusitaniens souffrent toujours de l'absence d'un avant-centre de niveau international dans leurs rangs. Le départ de Pauleta, certes incapable de marquer en phases finales, a pesé, car il avait tout de même planté 11 buts en 12 matchs de qualif' pour le Mondial 2006, contribuant ainsi fortement à la ballade du Portugal dans son groupe (Invaincu, 9 victoires en douze matchs). Or, ni Nuno Gomes, ni Helder Postiga, ni Hugo Almeida ne semble taillés pour remplir ce rôle.

Le premier a marqué seulement trois petits buts, le second est un fantôme (n'est-ce pas les Stéphanois ?), en revanche le troisième pourrait s'imposer vu qu'il démontre ses progrès semaine après semaine avec le Werder à la grande joie d'Edouard. Mais Scolari n'a pas les mêmes goûts que mon collègue et lui préfère systématiquement Nuno Gomes.

Tout n'est pas perdu
Si la situation peut paraître préoccupante, elle est cependant loin d'être désespérée. Comme la France, si les Portugais remportent tous les derniers matchs, ce qui pourrait ne même pas être indispensable, ils seront présents en Suisse et en Autriche ne juin prochain. Signal d'alarme donc, mais de panique encore. Après tout le programme qui attend Ronaldo et ses coéquipiers est gérable : Azerbaijan, Kazakhstan puis la Finlande, à Porto, avec Scolari de retour sur le banc. Espérons parce qu'un Euro sans le Portugal, ce serait plutôt triste.



Euro 2008 : Ben Arfa en renfort

Posté par Edouard le 10.10.07 à 18:50 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus

Toujours là où ne l'attend pas. Telle semble être la devise de Raymond Domenech. La dernière trouvaille du sélectionneur français ? Appeler à la rescousse Hatem Ben Arfa, présent à Clairefontaine avec la sélection espoir, pour pallier le forfait de Louis Saha. Un choix pas si surprenant tant l'équipe de France s'est rajeunie ces derniers temps.

 

Place aux jeunes
Avec un peu plus de 26 ans de moyenne d'âge, le groupe France qui affrontera les Iles Féroé, samedi, et la Lituanie, mercredi, aura donc des allures de cours d'école comparé à celui qui a buté en final du dernier Mondial. Les Bleus affichaient alors une des moyennes les plus élevées du tournoi (30 ans et deux mois), ce qui leur a plutôt bien réussi, et on se demandait comment la nouvelle génération allait trouver sa place d'ici à l'Euro 2008, avec une difficile campagne de qualification à mener et peu de place pour expérimenter.


Bien qu'il ait entamé l'après coupe du monde en convaincant Makelele et Thuram de rempiler jusqu'au championnat d'Europe, Raymond Domenech ambitionnait sans doute déjà d'amener un peu de fraîcheur dans la sélection. Ce n'était qu'une question de temps pour qu'il passe à l'action. Les nombreuses blessures (Coupet, Sagnol, Henry, Gallas, Vieira) survenues en cette année 2007, conjuguées à l'éclosion de jeunes talents dans les grands clubs européens, enfin surtout Arsenal (Diaby, L. Diarra, Sagna, Flamini), ou français (Benzema, Nasri) ont donc permis à coach Ray de préparer l'avenir tout en assurant le présent.

 

Des garçons plein d'avenir
Les Pires, Giuly, Dacourt, Luccin & co doivent se faire une raison, pour ceux qui ne l'ont pas déjà fait. Depuis la convocation de Toulalan face à la Lituanie et à l'Ecosse, au sortir du Mondial 2006, puis la tentative de sélection d'Higuain et Benzema en novembre, le message est clair. Presque à chaque fois que Domenech a eu besoin d'élargir le groupe en raison de blessures ou de suspension, il y a incorporé des jeunes plutôt que d'aller repêcher ceux qui n'avaient pas digéré de ne pas participé au Mondial 2006. A l'exception d'Anelka qui a l'habitude.

 

Nasri, Diaby, Diarra et Benzema ont ainsi fait leurs débuts en Bleu en mars dernier, face à la Lituanie et à l'Autriche, et sont régulièrement appelés depuis. Bakari Sagna a fêté sa première cape en août face à la Slovaquie, Mathieu Flamini l'attend toujours. Dernier arrivé, Hatem Ben Arfa va déjà commencé par savourer son premier entraînement avec les A, lui qui n'a été titularisé que trois fois cette saison par Alain Perrin. A moins que ? Après tout, Lassana Diarra n'avait que 22 minutes de compétition dans les jambes quand Domenech l'a titularisé face à l'Italie...




Mettez-le dans l'axe b.....!

Posté par Louis Laffitte le 10.10.07 à 17:12 | tags : ligue 1, ol
Il est à l'heure actuelle le meilleur attaquant de Ligue 1, et de loin. D'ailleurs on ne voit pas très bien qui pourrait lui contester ce titre honorifique dans les prochains mois, voire les prochaines années. Karim Benzema cette année, c'est : dix matchs disputés, dont neuf titularisations, 802 minutes joués et dix marqués, soit une moyenne hallucinante d'un but toutes les 80 minutes.

Benzema a mis les choses à plat en conf' de presse (Panoramic)Benzema se fâche
Fort de ce statut, celui qui n'est encore qu'un gamin - il aura 20 ans en décembre prochain - n'a pas hésité à mis les deux pieds dans le plat hier en affirmant à qui voulait l'entendre (Perrin, si tu nous lis) qu'il ne jouerait plus sur un côté.

"Je ne vais plus jouer sur le côté. Mon poste, c'est attaquant. C'est réglé,"
a-t-il balancé avec l'assurance qui le caractérise, avant d'enchaîner : "On en a discuté avec Bernard Lacombe, avec le coach. Après, on verra bien si je reste devant toute la saison... Mais mon poste, c'est avant-centre. Je ne suis pas là pour faire des centres, même si je vais sur les côtés de temps en temps, quand le jeu l'appelle."


Une posture qu'il avait déjà prise l'année dernière avec aplomb: "J'aimerais qu'on me fasse d'avantage confiance à ma vraie place. Je suis un numéro 9, un buteur. Dans ma tête, j'ai le but et je ne pense qu'à ça. Ca fait trois ans que j'évolue avec les pros, j'ai appris à tous les postes offensifs, mais ils savent que ma vraie place est là. C'est dans cette position que je peux pleinement exprimer mes qualités. J'aime le but. Je ne doute pas, je crois en moi. C'est pour ça que ça m'énerve un peu quand j'entends que le club cherche perpétuellement un buteur. En toute humilité, j'ai presque envie de leur dire qu'il est là..."

C'est exactement ce qu'il prouve depuis le début de la saison. En fait, Benzema faisait clairement référence hier à sa titularisation sur le côté gauche pour le désastre lyonnais face aux Rangers en Ligue des Champions (0-3). Décalé sur un côté pour faire de la place à Milan Baros dans l'axe, il y avait livré un match loin de ses standards actuels.

Quand on y pense froidement d'ailleurs, quelle hérésie que de repositionner son meilleur joueur pour en incorporer un autre qui marque une fois tous les 36 du mois (Milan Baros). Tout ça pour le fameux facteur expérience sans doute. Enfin, passons...

Ce mec a juste trop de classe (Panoramic)Henry, le mauvais exemple
Toujours est-il que le protégé de Lacombe - "On discute beaucoup avec Bernard" (Benzema) - en a ras-le-bol de se faire trimballer de poste en poste sous prétexte qu'il est jeune et qu'un certain Thierry Henry a débuté à gauche avant de devenir le joueur que l'on sait dans l'axe.

C'était d'ailleurs exactement l'argumentaire de Gérard Houiller quand il était à Lyon : "C'est un joueur encore en devenir, qui doit encore travailler sur sa confiance et qui a besoin de gagner en puissance et en vélocité dans ses enchaînements. Je lui ai souvent dit qu'il prendre du plaisir à jouer sur un côté. Thierry Henry a commencé à gauche, et aujourd'hui qu'il joue devant il revient fréquemment sur le côté."

Mouais... Car Titi était loin d'être le finisseur qu'est Benzema au même âge. Est-ce que Ronaldo était décalé sur un côté à 17 ans pour étoffer son jeu ? Bien sûr que non. Franchement, quand on voit le bagage technique qu'à déjà Benzema (Puissance, technique, finition...), on doit le faire jouer dans l'axe. Et si le coach veut qu'il découvre aussi le jeu sur les côtés, qu'il lui fasse travailler à l'entraînement !

Alain Perrin a en tout cas réagi dans la foulée des déclarations de son poulain : "Je n'ai pas parlé spécialement de ça avec Karim après le match des Rangers. Mais je sais ce qu'il pense. Je ne suis pas surpris par ce qu'il a pu dire. Mais Fred va revenir, si Karim ne veut plus s'excentrer, il faudra faire des choix."

Des choix ? Fred, Baros ou Benzema, c'est ça ? Ben, c'est tout vu.



FIFA World Player : 4 Français dans les 30 présélectionnés

Posté par Edouard le 10.10.07 à 12:58 | tags : bayern, fc barcelone, inter, les français de l'étranger, milan ac, ol, real madrid
Un successeur, vite !En attendant la liste des 50 joueurs retenus pour le Ballon d'Or, qui sera connue le 23 octobre, la FIFA a dévoilé ce mercredi l'identité des 30 joueurs nommés pour le titre de joueur de l'année (FIFA World Player) décerné le 17 décembre prochain à Zurich. Derrière Kaka, annoncé comme le grand favori pour succéder à Fabio Cannavaro, la bataille sera rude pour les places d'honneur.

 

Par rapport à la présélection de l'an passé, sept changements sont à noter. Les intermittents Adriano et Michael Ballack en sont exclus. Tout comme Luis Figo, Jens Lehmann, Tomas Rosicky, Andriy Shevchenko et, bien sûr, le retraité Zinedine Zidane. Un turnover qui profite à Juninho, Messi, Marquez, Terry, Tevez, van Nistelrooy et Fernando Torres.

 

Forza Italia
Les champions du monde italiens sont les mieux représentés avec cinq joueurs retenus. Les même qu'en 2006 : Buffon, Cannavaro, Gattuso, Pirlo et Nesta. Suivent les Français (Henry, Ribéry, Thuram, Vieira) et les Anglais (Gerrard, Lampard, Rooney, Terry) avec quatre candidats chacun. L'Argentine et le Brésil se contentent eux de trois petits représentants. L'Allemagne de deux.

 

Deco, Ronnie, Henry, 3 des 7 joueurs nommés au BarçaTorres sauve l'honneur
Absente du cru 2006, l'Espagne compte un jouer nommé cette année, le néo-Red Fernando Torres. Ou comment un mec qui a raté six penaltys la saison dernière chipe la place d'Iniesta, Cesc Fabregas ou Xavi. Chez le voisin portugais, Figo ayant été écarté, Deco et Cristiano Ronaldo défendront les couleurs lusitaniennes. Avec de sérieuses chance de podium pour le second.

 

Le Barça en force
Du point de vue des clubs, Barcelone décroche le pompon avec pas moins de sept culés retenus dans la liste (Ronaldinho, Messi, Henry, Deco, Márquez, Etoo et Thuram), suivi par Chelsea (5) et le Milan AC (4). Si l'on considère les championnats, La Liga et la Premier League mènent la danse avec dix représentants, devant la Serie A (6), la Bundesliga (3) et la Ligue 1 qui compte elle... un candidat, en la personne de Juninho, auteur comme chacun le sait d'une grande année 2007. Mais où est le communiqué de Frédéric Thiriez ?

 

Zlatan est sur le culLes grands absents
Si Robinho aurait éventuellement pu apparaître dans les 30 pour sa prestation lors de la Copa America remportée par le Brésil, les deux grands absents sont sans aucun doute Zlatan Ibrahimovic et Francesco Totti. Champion d'Italie l'an passé avec l'Inter, actuel co-meilleur buteur de la Série avec Trezeguet (7 buts en 7 matchs), Ibra a quitté son costume de boudeur égoïste pour enfin mettre tout son talent au service du jeu et méritait largement de figurer dans cette liste. Sûr que s'il était brésilien... Totti, lui, est juste Soulier d'Or européen en titre. Trois fois rien.

 

 

Les 30 joueurs : Italie (5) : Gianluigi Buffon, Fabio Cannavaro, Gennaro Gattuso, Alessandro Nesta, Andrea Pirlo
Angleterre (4) : Frank Lampard, Wayne Rooney, John Terry, Steven Gerrard
France (4) : Thierry Henry, Franck Ribéry, Lilian Thuram, Patrick Vieira
Argentine (3) : Lionel Messi, Juan Román Riquelme, Carlos Tévez
Brésil (3) : Juninho, Kaka, Ronaldinho
Allemagne (2) : Miroslav Klose, Philipp Lahm
Portugal (2) : Cristiano Ronaldo, Deco
Cameroun : Samuel Eto'o
Côte d'Ivoire : Didier Drogba
Espagne : Fernando Torres
Ghana : Michael Essien
Mexique : Rafael Márquez Alvarez
Pays-Bas : Ruud van Nistelrooy
République tchèque : Petr Cech




RWC : les mêmes et huit cocus

Posté par Louis Laffitte le 10.10.07 à 11:49 | tags : rwc
Bernard Laporte et le staff de l'équipe de France ont choisi de conserver les mêmes 22 joueurs victorieux de la Nouvelle Zélande (20-18) en quarts de finale de la Coupe du Monde, pour affronter l'Angleterre en demies. Au vu de leur performance face aux All-Blacks, cette décision paraît logique, et ce même si elle met à mal la politique du "on gagne à trente".

On prend les mêmes et on recommence (Panoramic)Même équipe, même stratégie ?
Glorieux vainqueur des Kiwis avec une stratégie parfaitement huilée, Laporte et ses conseillers ont donc choisis de reconduire la même équipe et sans doute la même tactique, sur le mode du « on ne change pas une équipe qui gagne ». Une décision pas forcément surprenante si l'on considère que les Anglais présentent à peu près les mêmes points forts que les Blacks : un pack puissant et conquérant, un jeu au pied performant avec le gauche de Jonny Wilkinson et le droit de Mike Catt et un triangle d'attaque très dangereux (Lewsey, Robinson, Sackey).

On peut donc s'attendre au même début de match avec beaucoup de jeu au pied d'occupation et une agressivité de tous les instants au plaquage et dans les rucks. Mais pas seulement. Parce que le staff tricolore n'aura pas manqué de remarquer que l'Australien Stirling Mortlock a troué la défense anglaise une fois sur deux au milieu du terrain en quarts, là où officient Catt et Tait. Or, si l'on considère que la touche française sera plus performante samedi qu'à Cardiff (6 ballons perdus), les Bleus devraient disposer de ballons d'attaque intéressants à jouer.

Surtout qu'outre une faille au centre de leur défense, les Anglais, qui excellent dans les rucks, ont aussi montré leurs limites dans le replacement défensif et la défense sur les extérieurs. On se souvient par exemple que Sackey dû sauver une situation de quatre contre un face à l'Australie en se précipitant pour intercepter le ballon de justesse.

En clair, la France devrait débuter le match « à l'Argentine » en tapant une majorité de ballons, d'où les confiances maintenues à Lionel Beauxis et Damien Traille à l'arrière, en vue d'exploiter tous les ballons d'attaque possibles, notamment sur des touches que l'adversaire aura été obligé de concéder. A partir de l'heure de jeu, il sera toujours temps d'envoyer la cavalerie (Szarzewski, Chabal, Michalak et autres) pour s'assurer définitivement une place en finale.

Nick Nolte ne jouera pas contre l'Angleterre (Panoramic)Les huit cocus
En choisissant de garder la même équipe pour jouer face aux Anglais, le comité de sélection tricolore a fait des huit joueurs écartés face aux Kiwis et face à l'Angleterre, les cocus de l'histoire. Certains parmi les Bruno, Mas, Nallet, Nyanga, Martin, Mignoni, Skrela et Rougerie auraient ainsi le droit de se sentir floués.

Si Bruno et Mas savent qu'ils ne joueront qu'en cas de blessure et ne peuvent donc avoir de regrets, Nallet, considéré comme le meilleur deuxième-ligne français doit trouver la pilule difficile à avaler. Mais comment enlever la poutre Thion, l'indispensable Pelous ou le parfait « impact player » Chabal ?

Nyanga et Martin, eux, payent la performance grandiose de Dusautoir face aux Blacks et le rétablissement express de Betsen, autant que l'excellente rentrée d'Harinordoquy au pied levé. Mignoni, à moitié blessé, ne pouvait pas décemment prétendre à une place, mais Skrela, excellent à Twickenham en match de préparation, aurait pu trouver un strapontin sur le banc. Quant à Rougerie, il semblait avoir une chance de prendre la place d'Heymans, un tantinet décevant face aux Blacks, mais sans doute pas suffisamment pour en faire le seul sacrifié des 22.

Tous en finale

Malgré cette politique de continuité, le staff ne manquera pas de rappeler dans les jours qui viennent le rôle prépondérant de ces huit hommes en costard dans la préparation du match. Une façon de préserver le fameux « on gagne à trente », qui s'il sonne un peu faux aujourd'hui, demeure le symbole d'un groupe uni lancé à toute blinde vers la conquête du titre mondial.

Quoi qu'il en soit, le choix d'avoir conservé les mêmes joueurs n'est pas une hérésie, tant il semble nous donner une excellente chance de bouter la Perfide Albion hors de la compétition. Alors, allez les Bleus, sus aux Anglais !

LE XV DE FRANCE :

Traille - Clerc, Marty, Jauzion, Heymans - (o) Beauxis, (m) Elissalde - Dusautoir, Bonnaire, Betsen - Thion, Pelous - De Villiers, Ibanez (cap.), Milloud. Remplaçants: Szarzewski, Poux, Chabal, Harinordoquy, Michalak, Dominici, Poitrenaud.



Cissé taillé

Posté par Louis Laffitte le 10.10.07 à 09:00 | tags : ligue 1, om
Si il y en a qui doit avoir les oreilles qui sifflent en ce moment, c'est bien Djibril Cissé. A l'OM depuis le début de la saison dernière, l'ex-Auxerrois, transféré définitivement cet été pour huit millions d'euros, a beaucoup de mal cette saison et doit faire face à un flot de critiques... parfaitement justifiées.

Arrête de te chouiner! (Panoramic)A peine arrivé, le coach marseillais Eric Gerets avait déjà mis les deux pieds dans le plat : "On m'a parlé de star, je n'ai pas vu de star. J'attends de lui (Cissé) qu'il court un peu plus au lieu de lever les bras au ciel toutes les 2 minutes." Vlan !

Il est vrai que "Djib' " a une fâcheuse tendance à s'arrêter de jouer pour se plaindre dès qu'une passe n'arrive pas comme il l'aurait souhaité. Mais avec seulement deux buts en neuf titularisations cette saison en Ligue 1, le No 9 olympien est loin de ses standards ajaïste et peut donc difficilement se plaindre, surtout que son jeu n'a pas beaucoup évolué depuis son départ de l'Abbé-Deschamps.

Dernier en date à s'en prendre à l'homme aux coupes ridicules, Robert Herbin, ancien entraîneur de St Etienne, qui a vu Cissé à l'œuvre le week-end dernier à Geoffroy-Guichard (victoire des Verts 1-0).

"Avec Cissé, je considère que les Marseillais ont joué à 10 pendant 88 minutes puis à 9 le reste du temps Taiwo expulsé). J'étais persuadé qu'il allait être remplacé à la mi-temps. Je n'arrive pas à comprendre qu'on l'ait maintenu jusqu'à la fin. Il s'est foutu du monde. Il ne bougeait pas quand il ratait un contrôle, il restait sur place à contempler ses partenaires faire des efforts. Son comportement m'a été insupportable." Re-vlan !

Décrié même par ses supporters, Cissé va devoir mettre les bouchées doubles pour retrouver son niveau. Rappelons quand même qu'il avait planté cinq buts en huit journées en fin de saison dernière, dont une grosse cahuète dans la lucarne à St Etienne, contribuant ainsi à la qualification de son équipe en Ligue des Champions.

C'était il y a une éternité...



Euro 2008 : Saha forfait, Trezeguet à quai

Posté par Edouard le 09.10.07 à 17:28 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus

Trop bête, Domenech voulait faire rentrer Saha à  la 75e contre les Féroé ...Victimes de blessures récurrentes depuis près d'un an, Louis Saha venait de faire son énième retour à la compétition au sein de l'effectif de Manchester United. Avec tout juste quelques bouts de matchs et une titularisation en Ligue des champions face à l'AS Roma, la première en 7 mois, le Français était donc encore en phase de reprise.

 

Trez à la maison
A l'heure d'établir la liste des joueurs retenus pour affronter les Iles Féroé et la Lituanie, c'est pourtant le nom du Red Devil que Raymond a couché, plutôt que celui de David Trezeguet, leader du classement des buteurs de la Série A, laissant l'attaquant de la Juventus se morfondre devant la presse. Résultat, Saha a rechuté et a quitté le regroupement des Bleus ce mardi. Et Trez' reste lui à la maison, l'encadrement de l'équipe de France ayant pour l'instant décidé de ne pas appeler de remplaçant.

 

"On va discuter de cette possibilité après le premier entraînement, on verra si c'est utile ou nécessaire", a déclaré Raymond Domenech ce mardi en conférence de presse. "C'est le début du stage. Si on prend vingt-trois joueurs, c'est pour palier les absences." Et si remplaçant il y a, reste à savoir son identité.

 

Et dire qu'ils partagaient de longues promenades en forêt il n'y a pas si longtemps...Ray éteint la polémique
Rappeler Trezeguet comme un vulgaire réserviste après lui avoir préféré un boiteux, voilà une situation délicate à gérer pour le sélectionneur. En d'autres temps, Nicolas Anelka avait lui refusé de joueur les ‘bouche-trou' de Jacques Santini suite à un forfait de Sidney Govou. Domenech a toutefois tenu à dédramatiser l'affaire avec la rhétorique qu'on lui connait.


"Moi j'aime bien les joueurs qui s'affichent et qui ont le sentiment de leur valeur", a expliqué le boss des Bleus. "Il a sa place ? Oui, je suis d'accord, mais d'autres aussi. Je ne dis pas qu'il n'a pas de qualité, je dis que je dois faire des choix. Est-ce que ces propos me déplaisent ? Non. Au contraire." Pour Domenech, Trez' fait "de la com'". Ce qui fait déjà un point commun entre les deux hommes. Tout n'est peut-être pas perdu...

 

La sélection pour Iles Féroé - France et France - Lituanie :

Gardiens: Mickaël Landreau (Paris SG), Sébastien Frey (Fiorentina), Ulrich Ramé (Bordeaux)

Défenseurs: Eric Abidal (FC Barcelone), Julien Escudé (FC Séville), Patrice Evra (Manchester United), William Gallas (Arsenal), Philippe Mexès (AS Rome), Bakary Sagna (Arsenal), Lilian Thuram (FC Barcelone)

Milieux: Abou Diaby (Arsenal), Lassana Diarra (Arsenal), Mathieu Flamini (Arsenal), Claude Makelele (Chelsea), Jérôme Rothen (Paris SG), Jérémy Toulalan (Lyon)

Attaquants: Nicolas Anelka (Bolton), Karim Benzema (Lyon), Sidney Govou (Lyon), Thierry Henry (FC Barcelone), Florent Malouda (Chelsea), Franck Ribéry (Bayern Munich)




Droits télé : la grande baston

Posté par Louis Laffitte le 09.10.07 à 16:36

C'est une vraie partie de poker menteur qui s'est engagée entre Canal +, les clubs de Ligue 1 et la Ligue de Football Professionnel alors que les droits télé pour la période 2008-2011 s'apprêtent à être négociés. Si la chaîne cryptée et la Ligue se battent pour défendre leurs intérêts économiques, le risque de voir les clubs professionnels français payer l'addition est bien réel.

Canal + est seul
En 2005, Canal + avait sorti la grosse artillerie avec une offre de €600M par an pour l'exclusivité totale sur le championnat de Ligue 1. Le but était d'écarter son concurrent TPS et s'assurer de conserver LE produit phare de la chaîne qui lui fournit 40% de ses abonnés.

Mais alors que Canal Satellite a absorbé TPS, voilà la chaîne dirigée par Bertrand Méheut en position de force. Et ce dernier n'entend en aucun cas payer autant ce coup-ci, alors qu'il essaye par tous les moyens de faire baisser le coût de production de sa grille des programmes "Les €600M étaient un maximum lié à la situation à l'époque. Mais aujourd'hui la situation a changé. On préférerait bien sûr avoir l'exclusivité mais à un prix réaliste," explique ainsi Méheut. Avant de menacer : "Si le prix devient trop important, on ne concourra pas pour l'exclusivité."

L'idée de Thiriez
Placé face à ces menaces, le président de la Ligue, Frédéric Thiriez, qui ne veut pas entendre parler d'une baisse des droits, et table même sur un montant de €750M pour les trois prochaines saisons selon France Football, est à la recherche d'un stratagème pour réussir son coup.

Car lui croit toujours à l'excellence de son championnat: "La performance de l'OM (vainqueur 1-0 à Liverpool), actuel seizième de la Ligue 1, contre le quatrième de la Premier League démontre le très bon niveau du championnat de France." Par contre, pas un mot sur la déroute lyonnaise face à Glasgow (0-3) bien sûr...

Donc, son idée ? Morceler les lots en découpant les matchs en trois catégories pour chaque journée, dégageant ainsi trois affiches, qu'il pourrait vendre séparément dans des lots de dix ou quinze matchs. Ce même processus a permis à la Premier League de voir sa manne télévisuelle augmenter de 70% !

Nouveaux médias
Ce système contraindrait Canal + à parier sur chaque lot pour pouvoir rafler la totalité des matchs, sous peine d'être doublé par des concurrents comme Noos Numéricable ou même le groupe TF1. Car personne ne croit que Canal renoncera à rester le seul diffuseur du championnat. "Sans la L1, Canal +, c'est Canal moins," rigole ainsi Pape Diouf, président de l'OM.

En effet, si Canal pense est bien le seul enchérisseur de la télévision à péage après avoir mangé TPS, il doit se méfier des nouveaux médias qui s'invitent dans la danse comme la télé sur ADSL, la téléphonie mobile, les télés locales et les chaînes de la TNT.

La L1 en danger
A force de bomber le torse, Canal prend donc le risque de se faire doubler. C'est sur cette peur que compte jouer la LFP. L'enjeu est en tout cas capital pour les clubs de Ligue 1 donc les budgets sont composés à 60% des revenus télé.

Si par malheur, le montant perçu par la Ligue venait à baisser, les conséquences pourraient être catastrophiques pour des clubs qui voient déjà leurs meilleurs éléments partir pour l'étranger et qui seraient forcés de faire des coupes sombres sur les salaires versés aux joueurs.

Espérons en tout cas que tout ce petit monde parviendra à s'entendre, sinon la Ligue 1, déjà raillée pour sa faiblesse, pourrait vraiment finir par nous plonger dans l'ennui. Et Aimé Jacquet sombrer dans une vraie dépression...




Coupe UEFA : Les jeux sont ouverts

Posté par Edouard le 09.10.07 à 13:01 | tags : bordeaux, coupe uefa

Ni clément, ni meurtrier, le tirage des phases de poule de la Coupe de l'UEFA qui se tenait ce midi à Nyon laisse toutes leurs chances au trois clubs français encore en course, Rennes, Toulouse et Bordeaux. Même si le Téfécé a hérité d'un groupe E plutôt relevé avec au menu le Bayer Lerverkusen, le Sparta Prague, le Spartak Moscou et le FC Zurich. Un challenge difficile mais intéressant pour la formation d'Elie Baup.

 

Bordeaux retrouve Galatasaray
Rennes devra de son côté en découdre avec le FC Bâle, Hambourg, le Dinamo Zagreb et le SK Brann, dans le groupe D. Des adversaires à la portée des hommes de Pierre Dréossi, s'ils confirment leur bon début de saison en championnat. Bordeaux, enfin, devra également faire preuve de sérieux s'il veut s'extirper d'un groupe H qui comprend l'Austria Vienne, Panionos, Helsingborg et Galatasaray, équipe que les Girondins avaient déjà affronté l'an passé en Ligue des champions (0-0, 3-1).

 

Dans les autres groupes, le Bayern Munich devrait s'en sortir face à Bolton, Braga, l'Etoile Rouge Belgrade et l'Aris Thessalonique. Villarreal va lui en découdre avec l'AEK Athènes, la Fiorentina, le Mlada Boleslav et IF Elfsborg.

 

Les phases de poule se disputeront en 4 matchs du 25 octobre au 20 décembre. Les trois premiers de chaque groupe seront qualifiés pour le tour suivant.


GROUPE A
AZ Alkmaar (P-B)
Zénit Saint-Pettersbourg (RUS)
Everton (ANG)
FC Nuremberg (ALL)
Larissa FC (GRE)

GROUPE B
Panathinaïkos (GRE)
Lokomotiv Moscou (RUS)
Atletico Madrid (ESP)
FC Copenhague (DAN)
Aberdeen (ECO)

GROUPE C
Villarreal (ESP)
AEK Athènes (GRE)
Fiorentina (ITA)
Mlada Boleslav (RTC)
IF Elfsborg (SUE)

GROUPE D
FC Bâle (SUI)
Hambourg (ALL)
Rennes (FRA)
Dinamo Zagreb (CRO)
SK Brann (NOR)

GROUPE E
Bayer Leverkusen (ALL)
Sparta Prague (RTC)
Spartak Moscou (RUS)
Toulouse (FRA)
FC Zurich (SUI)

GROUPE F
Bayern Munich (ALL)
Bolton (ANG)
SC Braga (POR)
Etoile Rouge Belgrade (SRB)
Aris Thessalonique (GRE)

GROUPE G
Anderlecht (BEL)
Tottenham (ANG)
Getafe (ESP)
Hapoel Tel-Aviv (ISR)
Aalborg (DAN)

GROUPE H
Bordeaux (FRA)
Austria Vienne (AUT)
Galatasaray (TUR)
Panionios (GRE)
Helsingborg (SUE)




60 millions de sélectionneurs... plus Trezeguet

Posté par Edouard le 09.10.07 à 12:22 | tags : actu de l'euro 2008, foot en vidéos, les bleus

David et Ramon peuvent-ils se réconcilier ?

Pour ceux qui auraient manqué ce grand moment diffusé ce week-end dans L'Equipe du Dimanche, voici la leçon de tactique de David Trezeguet ou comment l'équipe de France doit jouer pour que "David ilé marque lés boutes". Non retenu pour affronter les Iles Féroé et la Lituanie, "Trezegol" a les boules, on peut le comprendre. Il y a sans doute un peu de vrai dans son analyse sur le jeu des Bleus et le potentiel offensif non exploité de la sélection. Mais de là à expliquer à Raymond Domenech quel schéma ou quelle animation il doit appliquer à l'EdF, faut pas déconner... D'autant que la patience du sélectionneur, jusque-là indulgent vis-à-vis des joueurs qui l'ont critiqué dans la presse (Trezeguet, donc, mais aussi Anelka ou Mexès), doit bien avoir des limites.

 




RWC : Laporte grince

Posté par Louis Laffitte le 09.10.07 à 11:14 | tags : rwc

On le sait bien, les gagnants ont toujours raison. Et ceux qui ont eu l'outrecuidance de critiquer avant, en prennent souvent pour leurs grades après. Oubliés donc les maillots de l'équipe de France surtaxés vendus sur son site personnel, oubliée la lettre de Guy Moquet lue dans les vestiaires avant la rencontre face à l'Argentine, oubliées les accointances avec Nicolas Sarkozy et sa bande (Que faisait le Président sur la pelouse de Cardiff après le match ???), Bernard Laporte est aujourd'hui le roi du monde après la victoire des Bleus face à la Nouvelle Zélande.

Règlements de comptes
Et « Mad Bernie » a profité de cet état de grâce pour régler ses comptes. Principaux visés, tous les anciens joueurs et/ou journalistes qui auraient eu le culot de remettre en cause ses choix. Solidaire du sélectionneur, les joueurs avaient fait déposer dans la salle de presse de Marcoussis, deux jours avant le France -Géorgie à Marseille, leur sélection personnelle, baptisée "XV des amnésiques et des raisonnements". Anciens internationaux, devenus consultants, ainsi que des journalistes figuraient dans cette équipe virtuelle, dont le capitanat avait été attribué à l'ex-pilier du XV de France Laurent Benezech.

Dès la fin du match, au micro de TF1, le sélectionneur des Bleus a ouvert le feu : "Les joueurs ont subi beaucoup de choses indécentes de la part d'anciens joueurs qui oublient. Alzheimer, ça arrive plus jeune qu'avant. C'est l'évolution de la société."

Invité le lendemain sur l'antenne de RMC, le futur Secrétaire d'Etat aux Sports en a remis une couche : "Je n'aime pas la France qui passe son temps à critiquer. Je veux un pays solidaire. On a vu 25 000 français enthousiastes à l'idée qu'on allait faire un grand match. Ils ont fait un déplacement qui coûte cher. On les en remercie. C'est cette France qu'on aime. Dans la bouche de certains anciens, il y a du fiel qui se dégage. Nous n'aimons pas les gens aigris."

Avant d'enchaîner derrière : "Je suis responsable de cette équipe. Mes joueurs, je vais les défendre becs et ongles. Ceux qui ont dit que Pelous et Ibanez ne devaient pas jouer, qu'est-ce qu'ils font aujourd'hui ? On sait très bien que ces gens n'ont pas envie de nous voir gagner face à l'Angleterre. Au moins, nous sommes prévenus, tous les français ne sont pas derrière nous. Je suis peut-être idéaliste mais je pensais que tous les français souhaitaient la victoire pour Coupe du Monde. Apparemment, ça ne semble pas être le cas..."

Jacquet is back
Une posture digne des grandes heures d'Aimé Jacquet qui, lui aussi, avait profité de sa victoire en Coupe du Monde pour lancer un cinglant "je ne pardonnerais jamais... Jamais," à l'attention des journalistes du quotidien L'Equipe, qui avait été jusqu'à l'attaquer personnellement.

Si l'on peut comprendre la rage qui habite Laporte et ses joueurs, et le surcroît de motivation qu'ils ont dû tirer de certaines critiques - "J'entends les joueurs parler entre eux. Je sens que s'ils en parlent, c'est que ça les ennuie que d'anciens partenaires parlent comme ça" (Laporte encore) - on peut toutefois regretter que le coach français n'ait pas pris plus de hauteur en s'abstenant de régler ses comptes.

Après tout, la seule chose qui importe, c'est que la France soit en demi-finale de "sa" Coupe du Monde face à l'Angleterre. Le reste, franchement, on s'en fout.




PSG : la crise en thème

Posté par Louis Laffitte le 08.10.07 à 16:14 | tags : ligue 1, psg
Incapable de se classer mieux que neuvième lors des trois dernières saisons*, tout juste sauvé de la relégation en mai dernier, le Paris-Saint-Germain est reparti pour faire endurer à ses supporters une année galère. Paul Le Guen présente même un bilan moins bon que son prédécesseur Guy Lacombe au même moment l'année dernière (11 points contre 12 après 10 journées). Comment un club membre du G14 peut sombrer dans une telle médiocrité est un mystère. Joueurs, dirigeants, staff technique, tous cherchent la réponse. Il serait temps de la trouver.

Le Guen en a presque envie de pleurer... (Panoramic)Pas au niveau
Symbole de la pauvreté du PSG version 2007/2008, les joueurs n'ont pas encore réussi à s'imposer au Parc des Princes en six matchs disputés depuis l'ouverture de la saison (trois défaites, trois nuls). Une hérésie quand on évolue dans le plus beau stade de France, et qu'on bénéficie d'un soutien constant et inconditionnel d'un public qui serait pourtant en droit de demander des comptes.

Englué à une pitoyable 14ème place, à onze points du leader lyonnais, cette équipe semble incapable de prendre son destin en mains, et souffrent en plus de défaillances individuelles hallucinantes : Mickaël Landreau vient d'encaisser trois buts face au Stade Rennais (1-3) dont deux où sa responsabilité est engagée, Sylvain Armand, vice-capitaine, n'est que l'ombre de lui-même au Parc, la charnière Bourillon-Camara n'offre aucune garantie, Chantôme n'a pas le niveau, Digard, bien que volontaire, ne peut pas tout faire et l'attaque - Frau, Luyindula, Pauleta - est affligeante. Seuls Rothen, Clément et à la rigueur Diané (quand il a envie) méritent leur place.

Pas de jeu
Le constat, lapidaire, est pourtant juste. Mais il soulève des questions, car ces mêmes joueurs, à la rue à domicile, alignent les bons résultats à l'extérieur. D'où la fameuse théorie du « syndrome du Parc », réfutée par le président Alain Cayzac. Que se passera-t-il quand le PSG ne pourra plus compenser ses manques du Parc par des bons résultats à l'extérieur ?

Ce dernier a en tout cas haussé le ton samedi, après la nouvelle déconvenue face à Rennes : "La situation est grave et préoccupante. J'ai bien l'intention d'expliquer aux joueurs qu'on n'a pas le droit de jouer avec le PSG."

Le Guen, d'habitude si calme, a lui aussi placé les joueurs devant leurs responsabilités. "Vous vous plaignez que les défenseurs balancent de longs ballons mais il n'y a pas un milieu capable d'organiser, pas un joueur capable de faire les bons appels. C'est David (N'Gog), qui a dix-huit ans, qui fait le jeu," a tonné le coach breton.

Et si la solution venait du banc? (Panoramic)Recrutement raté
A qui la faute ? Si les différentes tactiques utilisées par Le Guen ne semblent pas en cause, le recrutement, censé préparer un avenir radieux, a été raté. Comment un joueur comme Mario Yepes peut-il toujours être sur le banc alors que Bourillon et Camara montrent sans cesse les limites de leur association ? Et Marcelo Gallardo ne serait-il pas ce joueur capable de prendre le jeu à son compte ? Que dire de l'absence d'un véritable milieu droit ?

"Le jour où Landreau ne fait pas de miracles, il reste une équipe fade, sans talent ni personnalité," constate un ancien dirigeant parisien sous couvert d'anonymat. "Paris a besoin de joueurs de caractère," renchérit Le Guen. Mais cette équipe n'en a pas.

Le projet du club a du plomb dans l'aile (Panoramic)Quelles solutions ?
En début de saison, Cayzac inscrivait sa politique dans un projet à long terme visant à mener le PSG au titre de champion dans quatre ans. Mais le président parisien est bien conscient qu'il faut d'abord assurer le court terme avant de penser à l'avenir.

"Avoir un plan sur la durée signifie simplement qu'il faut arrêter de prendre des mesures d'urgence. Mais mon plan à moyen terme ne peut réussir qui si le court terme fonctionne. L'ambition de reconstruire un grand PSG est donc totale," confiait-il aux journalistes à la fin du match samedi.

Un grand PSG ? Voilà les supporters rassurés... Mais il avouait aussi que le club aurait du mal à survivre à une saison aussi difficile que celle de l'année dernière une deuxième fois d'affilée. Donc pas d'urgence, mais un peu quand même.

Faute d'avoir pu attirer des joueurs confirmés pendant l'été, Le Guen devra en tout cas se débrouiller avec ce groupe-là jusqu'au mercato d'hiver. Ce qui veut sans doute dire faire confiance à Yepes et Gallardo, quitte à se désavouer lui-même. Peu probable en effet qu'il lance encore plus de jeunes (Sankharé, Ngoyi, Sakho) dans le contexte actuel au risque de les griller.

L'hiver venu, il sera alors temps de demander aux actionnaires de mettre la main à la poche pour renforcer un groupe en singulier manque de talent. A moins que d'ici là, les joueurs aient prouvé à tous qu'ils ont les capacités de sortir le club de l'ornière. L'espoir fait vivre...

*9ème en 2004/2005 et 2005/2006, 15ème en 2006/2007




Afonso Alves : La preuve par 7

Posté par Edouard le 08.10.07 à 13:21 | tags : foot en vidéos

Les spectateurs de la rencontre Heerenven - Heracles, comptant pour la 7e journée du championnat des Pays-Bas, sont revenus dans les années 50 le temps d'un match. 9 buts à 0, on ne voit pas ça tout les jours dans le football moderne. Mais quand un joueur en inscrit 7 à lui tout seul, on frise carrément le paranormal. C'est pourtant l'exploit qu'a réalisé le Brésilien Afonso Alves, qui s'était déjà illustré l'an passé avec 34 réalisations en 31 sorties en Eredivisie.

 

Alors, bien sûr, le niveau de la Ligue néerlandaise est discutable, en dehors de trois-quatre équipes solides, et Heracles, actuel 19e du classement, avait des airs de gruyère ce dimanche. Mais tout de même, 7 pions dans un match ça méritait d'être signalé. Surtout que cette machine à but aurait pu atterrir en Ligue 1 cet été (Marseille était notamment intéressé) si le président d'Heerenveen ne s'était pas montré trop gourmand.

 

Vainqueur de la Copa America cet été avec la sélection brésilienne, Alves a repris tardivement avec son club et ne disputait là que son second match de championnat. Il n'a donc pas tardé à refaire son retard sur Klaas Jan Huntelaar au classement des buteurs (9 réalisations pour le Batave). Une performance qui pourrait de nouveau aiguiser l'appétit des recruteurs européens.




RWC : Pour un duel Nord-Sud en finale

Posté par Louis Laffitte le 08.10.07 à 11:47 | tags : rwc
L'Afrique du Sud, en se débarrassant des Iles Fidji (37-20), et l'Argentine, qui a dominé l'Ecosse (19-13) et s equalifie pour la première fois à ce stade de la compétition, ont rejoint la France et l'Angleterre en demi-finales de la Coupe du Monde. Il y aura donc une demi-finale 100% Hémisphère sud et un duel de géants du Nord. Avant une finale Nord-Sud qui promet déjà.

Wilkinson a le sourire, on le comprend (Panoramic)L'Angleterre ne meurt jamais
Samedi après-midi, sous le soleil de Marseille, les Anglais ont donné une nouvelle fois la preuve de leur exceptionnelle force de caractère. Qualifié au prix de deux matchs couperets remportés face aux Samoa et aux Tonga, les Anglais n'ont fait qu'une bouchée d'une décevante équipe d'Australie qui n'a pas su répondre au défi physique imposé par le XV de la Rose.

Si les Australiens ont inscrit le seul essai du match par Lote Tuqiri à la 33ème minute, la botte du génie anglais Jonny Wilkinson, pourtant peu en verve avec un 4 sur 7 aux tirs, a offert une qualification qui semble logique vu la domination anglaise.

Gregan, Larkham : triste sortie
Brian Ashton avait donc construit une équipe basé sur le combat d'avants, et combat d'avants il y eût. Mais les Australiens, broyés en mêlée, et qui ont bénéficié d'une certaine mansuétude de l'arbitre Mr. Honiss, n'avait pas la clé pour contrecarrer les avancées anglaises.

"Je pense qu'on a eu du mal à gérer la pression des Anglais, notamment dans les points de contact, qui étaient durement contestés. Nous n'avons pas été aussi réguliers qu'eux dans ce secteur. On a essayé d'avoir la balle et de jouer derrière mais ils défendaient bien. On s'attendait à être défié et on l'a été," analysait après la rencontre George Gregan, capitaine wallaby, qui tire tristement sa révérence sur cet échec et 139 sélections.

On ne reverra pas non plus son compère Stephen Larkham, sans doute l'un des plus grands ouvreurs des l'histoire du jeu, blessé pour ce quart, et qui quitte donc la scène internationale par la petite porte. Avec Berrick Barnes, à l'aise samedi mais qui n'a pu empêcher le naufrage australien, l'Australie a déjà son remplaçant. Maigre consolation.
Les tenants du titre, eux, rencontreront donc la France pour une revanche de la demie perdue par les Bleus en 2003. Ca promet !

Les Fidji quittent la Coupe du Monde la tête haute (Panoramic)Fidji, merci !
Dimanche, ce sont l'Afrique du Sud et les Fidji qui s'affrontaient au Stade Vélodrome. A priori le duel le plus déséquilibré de ces quarts de finale, et le seul entre nations du Sud, il a donné lieu à un match épique dont les Boks sont sortis vivants non sans avoir frôlé la catastrophe.

Dominateurs en début de rencontre face à des Fidjiens brouillons, les hommes de Jake White prenaient rapidement le score et menaient logiquement 13-3 à la mi-temps grâce à deux essais de Jaque Fourie (14') et John Smit (35').

Mené 20-6 après un nouvel essai de Jon-Paul Pietersen à la 50ème minute, puis réduits à quatorze dans la foulée suite à l'exclusion temporaire de Seru Rabeni, les Fidjiens offraient alors au public du Stade Vélodrome un quart d'heur de hourrah-rugby qui rendaient fous les Boks.

En deux minutes (57' et 58'), Delasau et Bobo aplatissaient deux essais transformés par Bai et les joueurs du Pacifique revenaient à hauteur dans un stade en folie (20-20). Mais, à ce niveau, les erreurs se payent cash, et les Fidjiens, qui laissèrent passer deux occasions énormes d'essais dans les cinq minutes qui suivirent, durent rendre les armes dans les dix dernières minutes.

Grâce à un bon travail du pack, les Boks s'offraient deux essais supplémentaires par Juan Smith (69') et Butch James (80'), et se qualifiaient ainsi pour le dernier carré. Au coup de sifflet final, les Fidjiens recevaient l'ovation du public marseillais et goûtaient à un tour d'honneur bien mérité, tandis que le soulagement se lisait sur les visages sud-africains.

Le capitaine Smit avouait être content "de sortir vivant d'un match comme celui-ci." Avant de mettre en garde : "Nous avons l'expérience de ce genre de situation, mais il ne faut pas que ça se produise à nouveau."

Les Springboks devront en tout cas montrer autre chose en demies face aux Argentins s'ils veulent atteindre leur deuxième finale après 1995.

L'Argentine est en demies pour la première fois (Panoramic)L'Argentine au forceps
Dernier duel de ces quarts, cet Argentine-Ecosse n'aura pas, et de loin, offert le même spectacle que ses prédécesseurs. Entre des Pumas toujours portés sur le jeu au pied et des Ecossais sans imagination, le spectacle fut bien terne. Seul ravissement pour les yeux, le jeu de Juan Martin Hernandez, qui a encore prouvé hier qu'il était un candidat plus que sérieux au titre de meilleur joueur du monde.

Menés 13-6 à la pause après un essai de Longo consécutif à un coup de pied contré, les Ecossais auront jeté toutes leurs forces en bataille lors d'un deuxième acte un peu plus animé. L'essai de Chris Cusiter à la 63ème minute aurait même pu faire basculer la rencontre, les Ecossais revenant à 19-13 à cet instant-là, mais les Argentins, en parfaits gestionnaires, s'assuraient la victoire en fin de match grâce à une défense solide.

"Nous voulons écrire l'histoire, en jouant bien ou mal, mais toujours avec le cœur," avouait le capitaine Agustin Pichotaprès la rencontre. Avec cette première qualification en demi-finales, c'est déjà fait, mais les Pumas ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin. Les Sud-Africains sont prévenus.

 

 

 




L1 – 10e j : Lyon a de la marge

Posté par Edouard le 08.10.07 à 11:12 | tags : ligue 1, ol

Lyon n'a toujours pas d'égal en Ligue 1 (Panoramic)Ce devait être le choc de cette 10e journée, entre Lyon, sextuple champion de France, et une équipe de Bordeaux présentée comme un des prétendants au titre suite à un début de saison assez remarquable. Mais de choc, il n'y eut point. Les Girondins sont passés à côté de leur match. Les Lyonnais n'ont pas manqués le leur. Et les deux buts d'écarts du score final (1-3) sont un moindre mal pour la formation de Laurent Blanc.

 

Initials BB
Cinq jours après la claque reçue face aux Glasgow Rangers à Gerland (0-3), on pourrait s'étonner de voir l'OL balayer Bordeaux, une équipe supérieur à Glasgow (dixit Perrin). Ce serait oublier que les premiers ont fermé le jeu là où les seconds se sont livrés naïvement. Que Juninho avait retrouvé hier sa précision sur coup franc, que Karim Benzema jouait dans l'axe, Hatem Ben Arfa à gauche et Fabio Santos devant la défense. Bref, que Lyon offrait un visage nettement plus cohérent et conquérant.

 

Rangée au placard depuis le carton face à Metz (5-1), L'association Benzema - Ben Arfa a une nouvelle fois montré toute son efficacité, aboutissant au deuxième but lyonnais sur un service du second pour une mine sous la barre de Ramé signée du premier (23e). Et il serait dommage de s'en priver dans les semaines à venir.

 

Ben Arfa, un talent trop peu utilisé ? (Panoramic)

Du grand Juni
Mais la grande nouvelle du week-end pour les Gones nous vient donc du sursaut d'orgueil de Juninho, remonté comme une pendule et de nouveau diaboliquement précis sur coup de pieds arrêtés. Après seulement après 5 minutes, il trouvait la tête de Cleber Anderson au second poteau sur coup franc (5e), puis Benzema pour un but injustement refusé (11e) avant de remettre ça en seconde période pour Kim Källström démarqué au premier poteau sur le troisième but (60e). Et avec un Juni à ce niveau, ce n'est pas le même OL...

 

Si comme le croit le nouveau DTN Gérard Houllier, invité hier de 100% Foot, Lyon a encore les moyens de terminer deuxième de son groupe en Ligue des champions, Alain Perrin et ses hommes devront donc se souvenir que c'est dans le jeu, l'audace et l'engagement que se trouve leur salut. Le seul moyen de prouver que la défaite face aux Rangers n'était qu'un accident de parcours.

 

Toulouse sans gloire
Bien qu'auteur d'une prestation solide, Sochaux n'a pas été récompensé de ses efforts face au Téfécé. Faute d'avoir concrétisés leurs occasions, les Doubistes auraient au moins pu prendre un point. Mais un but hors-jeu d'Achille Emana est venu leur mettre un coup de bambou sur la tête. Le trio arbitral a cru à une passe en retrait d'Isabey alors que c'est bien Mansaré qui a transmis le cuir à son coéquipier. Ça fait cher pour Sochaux, qui a de son côté trouvé la barre par Isabey (85e) et occupe la 19e place du classement. Toulouse remonte lui à la 10e avec toujours un match en moins.

 

Voir le classement et le calendrier de la Ligue 1

 

A lire aussi : Le point sur les matchs de samedi 




RWC : ces Bleus sont géants

Posté par Louis Laffitte le 07.10.07 à 19:24 | tags : rwc

Formidable équipe de France. Samedi soir à Cardiff, les hommes de Bernard Laporte se sont qualifiés pour les demi-finales de la Coupe du Monde en battant la Nouvelle-Zélande 20-18 au terme d'un combat épique. Les Français peuvent maintenant se préparer à affronter leur meilleur ennemi, l'Angleterre, pour une place en finale dans une semaine. Quant aux Blacks, ils sortent tête basse d'une compétition dont ils étaient les immenses favoris.

Jauzion a marqué, le match a tourné (Panoramic)Le tournant
69ème minute : Imanol Harinordoquy sort proprement le ballon d'une mêlée pour une fois maîtrisée par les Français, transmet à Damien Traille. Aux côtés du Biarrot, Frédéric Michalak, tout juste entré en jeu, tend le bras pour indiquer l'intervalle à son coéquipier. Alors Traille s'engouffre, résiste à un double plaquage, et transmet (légèrement en-avant) à hauteur à Michalak. Percée de 40 mètres, volte pour chercher du soutien, offrande pour Yannick Jauzion accouru à la rescousse et plongeon libérateur dans l'en-but. 18-18. Beauxis qui passe la transformation, 20-18. Et la France prend la tête au score pour la première fois.

Voilà l'action qui aura fait basculer ce quart de finale de titans. Une action de grande classe. Une action où Michalak aura montré tout son génie. Une action qui récompense la résistance héroïque des Français tout le match durant, devant les coups de boutoir des monstres néo-zélandais.

Inquiétude
Incroyables Français que l'on avait rêvés capables d'un tel exploit, mais sans trop y croire. Pourtant à 13-3 pour les Blacks à la mi-temps, c'était plutôt l'idée d'une défaite honorable à défendre qui germait dans les esprits de tous. Tous sauf les joueurs et le staff.

"On devait jouer nos quarante minutes parmi les plus importantes de notre vie. Il fallait croire en nous. Et on a cru en nous,"
lâcha après la rencontre le capitaine tricolore Raphael Ibanez. Bravo, bravo et encore bravo.

Car la facilité avec laquelle Luke McAlister avait déchiré le rideau bleu pour aller aplatir le premier essai du match à la 17ème minute n'était pas très rassurante. Pas plus que ne l'étaient les deux pénalités ratées par Lionel Beauxis et Jean-Baptiste Elissalde. Ou encore ce drop mal ajusté en bonne position par Traille.

La victoire de tout un groupe (Panoramic)Tactique payante
Mais ces Bleus ont un mental de fou. Ils avaient sentis que Daniel Carter n'était pas au mieux. Ils avaient confiance en l'apport de cas joueurs venus du banc qui allaient faire la différence, les Chabal, Szarzewski Dominici ou Michalak. Ils savaient aussi que leur plan de jeu était le bon et que des occasions finiraient bien par se présenter. C'est exactement ce qui s'est passé.

Comme à la 54ème minute sur cette relance de nulle part amorcée sur un renvoi aux 22 joué rapidement par Harinordoquy, qui déboucha, 80 mètres plus loin, sur le premier essai français de Thierry Dusautoir. Les Français, revenus à hauteur (13-13), craquaient pourtant dix minutes plus tard après une séquence hallucinante de pick and go des Blacks conclue par Rodney So'oialo derrière la ligne. Mais McAlister, gêné par Clerc, ratait la transformation et l'espoir restait vivant (18-13, 63').

Vint alors cette action exceptionnelle de ces Bleus, dans la plus pure tradition du French Flair d'antan. Un French Flair qui semblait avoir été oublié aux vestiaires pendant une première mi-temps aux innombrables ballons tapés, mais qui fut ressorti quand il le fallait.

Comme un symbole, Carter sort la tête basse (Panoramic)Les Blacks ont craqué
Parce qu'il avait compris qu'ils ne battraient pas les Blacks la fleur au fusil, les Bleus avaient donc choisi d'enfiler le bleu de chauffe, et d'attendre le bon moment. Ils appliquèrent leur scénario à la lettre, et ça a marché. Même si les dernières minutes furent une véritable torture avec des Kiwis campés dans les 22 français.

Mais les Blacks avaient déjà craqué mentalement, eux qui furent incapables de penser à tenter un drop qui auraient pu leur offrir la qualification. Quand McAlister le tenta enfin des 50 mètres, c'était avec l'énergie du désespoir. Le désespoir d'une nation toute entière, plongée une fois encore à cause des Bleus dans un deuil national