Posté par Edouard le 31.01.08 à 20:31 | tags : can
 En l'absence d'El Hadji Diouf, Tony Sylva et Ousmane Ndoye, écartés du groupe pour avoir effectué une virée nocturne, le Sénégal quitte la CAN par la petite porte et sur un triste nul face à l'Afrique du Sud (1-1). Dans l'autre rencontre, les deux leaders du groupe D, la Tunisie et la surprenante équipe d'Angola ont validé leur qualification pour les quarts de finale avec un bon vieux 0-0 et affronteront le Cameroun et l'Egypte en quarts de finale. Virée nocturne Quasi éliminé avec un point pris en deux matchs (2-2 face à la Tunisie, défaite contre l'Angola 3-1), les Sénégalais n'auront pas fait honneur à leur maillot lors du dernier match du groupe D. Si leurs chances de qualification étaient presque nulles (il leur fallait battre l'Afsud par 3 buts d'écart et espérer une victoire 2-0 de l'Angola), les Lions de la Teranga ont une nouvelle déçu sur le terrain. Mais aussi en dehors, avec la polémique née de la sortie de trois joueurs à 48h de cette rencontre décisive. Alors que le départ d'Henryk Kasperczak suite à la gifle reçue face à l'Angola avait déjà jeté le trouble sur la sélection sénégalaise, El Hadji Diouf, Tony Sylva et Ousmane Ndoye n'ont rien trouvé de mieux que d'aller se détendre en boîte de nuit. Dérapage que Lamine Ndiaye, l'assistant de Kasperczak promu nouveau sélectionneur, a fini par sanctionner en excluant les troubles-fêtes de la feuille de match. Un nul pour finir La réaction d'orgueil attendue n'a pourtant pas eu lieu et ce sont même les Bafana Bafana qui ouvraient le score sur une belle combinaison conclue par E.Van Heerden d'une reprise au second poteau (1-0, 13e). Une erreur de la défense sud-africaine permettait bien à Henri Camara d'égaliser d'un plat du pied (1-1, 36e), mais le tableau d'affichage allait rester figé sur ce résultat nul surtout flatteur pour les futurs hôtes de la Coupe du Monde 2010. L'Angola et la Tunisie ont eux eu bien raison de ne pas se fouler. Ils auront fort à faire lundi en quarts de finale, respectivement face à l'Egypte (18h) et au Cameroun (21h), deux adversaires redoutables qui bénéficieront en prime d'un jour de repos supplémentaire. Les choses sérieuses vont commencer. Le programme des quarts de finale : Ghana - Nigeria, le 03 février à Accra (18h00) Cameroun - Tunisie, le 04 février à Tamale (21h30) Côte d'Ivoire - Guinée, le 03 février à Sekondi (21h30) Egypte - Angola, le 04 février à Kumasi (18h00)

 Pour sa première sortie en tant que sélectionneur de l' équipe d'Angleterre, qui reçoit la Suisse le 6 février à Wembley, Fabio Capello n'a pas fait dans le sentimental en renonçant à convoquer David Beckham. Un coup dur pour le Spice Boy qui espérait célébrer sa 100e cape avec les Three Lions. Allô, Fabio ? Mercredi soir, selon les médias anglais, Beckham a reçu le coup de téléphone qu'il redoutait tant. Au bout du fil, Don Fabio lui a annoncé qu'il ne ferait pas partie du groupe qui doit affronter la Suisse. L'argument du nouveau boss de la sélection ? Il veut des joueurs compétitif et aurait trouvé injuste pour ceux qui jouent chaque semaine avec leur club d'appeler Becks, actuellement en vacances pendant la pause de la Major Soccer League. Pour Beckham, la désillusion est grande. Evoluant désormais dans une pub team, les Los Angeles Galaxy, qui n'ont même pas réussi à se qualifier pour les play offs du championnat américain, l'ancien mancunien comptait sur l'équipe nationale pour continuer à goûter au football de haut niveau. Dans cet optique, il avait même passé son mois de janvier à s'entraîner avec Arsenal, où Arsène Wenger a eu de la compassion pour le Spice Boy. Peine perdue, Capello, son ex-coach au Real Madrid ne lui a pas fait de fleurs. Becks ne fêtera donc pas sa 100e sélection face à la Suisse, ce qui n'a pas l'air d'émouvoir plus que ça les supporters anglais. Après le fiasco de la qualification pour l'Euro 2008, où la génération dorée a raté le coche, l'heure est au renouvellement et à la préparation du Mondial 2010. Contexte qui rend difficile la sélection d'un joueur de 32 ans, même si Capello aurait assuré à Beckham qu'il pourrait à nouveau postuler en fonction de ses performances avec les Los Angeles Galaxy. Comme Trezeguet et Raul ?

 Quatres matches opposent des équipes de Ligue 1. Les petits poucets de Poiré sur Vie et Carquefou affrontent respectivement le PSG et Nancy. On regardera avec attention le derby breton entre Lorient et Rennes mais le véritable choc de ce tour opposera dimanche Marseille à Monaco. Vendredi 20h : Boulogne sur Mer (L2) - Tours (N) 20h30 : Strasbourg (L1) - Metz (L1) Samedi 16h : Arles (N) - Niort (L2) 17h : Lyon la Duchère (CFA) - Lille (L1) 17h : Sedan (L2) - Nantes (L2) 17h : Sochaux (L1) - Montpellier (L2) 18h : Le Poiré sur Vie (CFA2) - PSG (L1) 18h : Paris FC (N) - Dijon (L2) 19h : Amiens (L2) - Ajaccio GFCO (CFA) 20h : Angers (L2) - Nice (L1) 20h : Bastia (L2) - Auxerre (L1) 20h : Lorient (L1) - Rennes (L1) 20h45 : Bordeaux (L1) - Le Mans (L1)
Dimanche 15h : Carquefou (CFA2) - Nancy (L1) 16h : O. Croix Savoie (CFA) - Lyon (L1) 21h : Marseille (L1) - Monaco (L1)
Le tirage au sort des huitièmes sera effectué dimanche à 20h.

 La liste élargie (36 joueurs) dévoilée par Raymond Domenech contient quelques surprises et des nouveautés. S'il n'est pas difficile d'imaginer les joueurs qui seront alignés le 6 février contre l'Espagne en amical, il est intéressant de se pencher sur la composition possible de l'équipe A', joujou de Domenech, contre la République Démocratique du Congo. Gardien Steve Mandanda, appelé pour la première fois en sélection va-t-il être titularisé avec les A' ? La logique voudrait qu'il débute de cette manière. Mais on peut aussi considérer que ce match serait l'occasion pour Sébastien Frey d'oublier sa boulette face à l'Ukraine et de se relancer avec le maillot bleu. Pronostic : Mandanda Défense La charnière centrale pourrait être composé de Gaël Givet et Jean-Alain Boumsong. Le premier n'a pas été particulièrement rayonnant avec l'OM tandis qu'on peut interpréter la sélection de l'ancien auxerrois comme une récompense de son transfert à Lyon. Le choix des clubs est un facteur important pour Domenech. On voit mal Julien Escudé, régulièrement appelé maintenant, ou Philippe Mexes, performant avec la Roma, jouer les utilités. Pour les latéraux la donne est différente. Quid de Bacary Sagna et Gaël Clichy ? Les deux frenchies d'Arsenal auront-ils l'honneur de la sélection A aux détriments de Patrice Evra et François Clerc ? Pronostic : Clerc, Boumsong, Givet, Clichy Milieu Les deux places dans l'entrejeu axial seront attribuées à deux de ces quatres joueurs : Alou Diarra, Mathieu Flamini, Abou Diaby, Lassana Diarra. Ce dernier semble être dans les petits papiers de Domenech, qui lui a souvent fait confiance. Peu de chance de le retrouver en A' à moins que Raymond n'ait pas apprécié son départ à Portsmouth. Mathieu Flamini, énorme avec Arsenal, mérite les honneurs des A. Sur les côtés par contre, difficile d'y voir clair. Pour sa première sélection, Jérémy Ménez risque de goûter seulement aux A'. Sidney Govou pourrait descendre d'un échelon, lui qui revient à peine d'une longue blessure. Jérôme Rothen, Hatem Ben Arfa ou Samir Nasri pourraient également figurer dans cette équipe bis. Pronostic : Menez, Alou Diarra, Diaby, Govou
Attaquant Il est acquis que Jimmy Briand a été convoqué pour les A'. Avec un mois de janvier marqué par un nombre incoryable d'occasions vendangées, sa présence est même surprenante. Pour évoluer en pointe à ses côtés, cela se joue entre Djibril Cissé, excellent ces derniers temps au point que Domenech pourrait être tenté de le faire jouer contre l'Espagne, et le monégasque Ménez, capable de jouer en pointe. Pronostic : Briand, Cissé Et pour vous, quelle serait l'équipe A' la plus justifiée ?

L'Euro 2008 s'éloigne un peu plus pour David Trezeguet, non retenu pour les rencontres Espagne - France et RD Congo - France A', programmées les 6 et 5 févriers prochains. Steve Mandanda, Jérémy Ménez et Gaël Clichy font leur apparition dans le groupe France, et Jean-Alain Boumsong son retour.
Trezeguet, l'affront Raymond Domenech a tranché. Malgré une liste élargie à 36 joueurs, le sélectionneur des Bleus a une nouvelle décidé de ne pas convoquer David Trezeguet pour les deux prochaines rencontres amicales de l'équipe de France. Non retenu pour affronter le Maroc et l'Ukraine, en novembre dernier, le Turinois avait joué avec les A' face à la Slovaquie, en août. Cette fois, il ne subira pas l'affront d'évoluer avec la réserve des Bleus. Mais l'humiliation de cette non-sélection est encore plus grande, d'autant qu'elle semble fermer la porte à sa participation l'Euro 2008. Si Ray est le boss et a ses raisons pour écarter Trezegol, il est douloureux, pour ne pas dire scandaleux, de voir figurer à sa place les noms de Djibril Cissé, Jérémy Menez et, surtout, Jimmy Briand, attaquant d'avenir mais dont l'efficacité devant le but (4 réalisations en 22 matchs de L1, 0 en 6 rencontres de Coupe de l'UEFA cette saison) devrait être rédhibitoire pour le niveau international. Même si ces joueurs seront sans doute destinés à évoluer avec les A' face au RD Congo, se priver du meilleur buteur de la Série A est une option curieuse. A moins que Domenech dise enfin clairement qu'il a fait une croix sur Trez. Ce qu'il ne semble toujours pas prêt à faire. "Je connais ses qualités, on n'est pas meilleur buteur d'un championnat comme la Serie A pour rien", a expliqué Domenech lors de la conférence de presse. "Je n'ai pas besoin de le tester. Mais je connais aussi sa psychologie. Nous avons échangé et je comprends, pour le moment, sa position qui est de ne pas venir pour jouer avec les A'. Il est libre de ses décisions, je ne veux forcer personne. Maintenant, il est toujours disponible pour les A et d'ici à la liste définitive du mois de mai, il reste cinq mois." Boumsong, l'effet OL ? La liste communiquée ce jeudi par le sélectionneur réserve d'autres bizarreries, avec notamment les retours de Gaël Givet, pas vraiment transcendant à l'OM, et Jean-Alain Boumsong, qui n'a pas joué la moindre rencontre de Série A avec la Juve cette saison mais vient de signer à l'OL. De quoi alimenter la théorie d'un Domenech pro-lyonnais sélectionnant des joueurs qu'il ignorait une fois qu'ils s'engagent chez les champions de France. Et si Trezeguet signait à Lyon ?
Du côté des nouveautés, la place de quatrième gardien est donc revenu à Steve Mandanda, révélation du championnat de France, qui brûle la politesse au vétéran Ulrich Ramé et à Hugo Lloris, autre portier promis à un grand avenir. Le Monégasque Jérémy Menez fait lui son apparition en attaque. Tandis que Gaël Clichy aura enfin l'opportunité de démontrer tout le talent qu'on lui connaît sous le maillot d'Arsenal au poste d'arrère gauche. Pour le reste, Domenech a fait dans le grand classique en confirmant tous les cadres de l'équipe de France, y compris Patrick Vieira et Willy Sagnol qui reprennent la compétition après de longues périodes d'indisponibilités. Même principe pour Sidney Govou, qui a rejoué ce week-end contre Saint-Etienne, ou Djibril Cissé, qui n'était pas blessé mais semble avoir retrouvé son meilleur niveau après son triplé face à Caen. Malgré leur boulettes, respectivement face au Maroc et l'Ukraine, Mickaël Landreau et Sébastien Frey conservent également la confiance du sélectionneur. Les 36 joueurs retenus pour Espagne - France et RD COngo - France A' :
Gardiens : Grégory Coupet (Lyon), Sébastien Frey (Fiorentina/ITA), Mickaël Landreau (Paris-SG), Stève Mandanda (Marseille) Défenseurs : Eric Abidal (FC Barcelone/ESP), Jean-Alain Boumsong (Lyon), François Clerc (Lyon), Gaël Clichy (Arsenal/ESP), Julien Escudé (FC Séville/ESP), Patrice Evra (Manchester United/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Gaël Givet (Marseille), Philippe Mexes (AS Roma/ITA), Bakari Sagna (Arsenal/ANG), Willy Sagnol (Bayern Münich/ALL), Sébastien Squillaci (Lyon), Lilian Thuram (Barcelone/ESP) Milieux : Abou Diaby (Arsenal/ANG), Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (FC Portsmouth/ANG), Mathieu Flamini (Arsenal/ANG), Claude Makelele (Chelsea), Samir Nasri (Marseille), Jérôme Rothen (Paris-SG), Jérémy Toulalan (Lyon), Patrick Vieira (Inter/ITA), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Florent Malouda (Chelsea/ANG) Attaquants : Nicolas Anelka (Chelsea), Hatem Ben Arfa (Lyon), Karim Benzema (Lyon), Jimmy Briand (Rennes), Djibril Cissé (Marseille), Sidney Govou (Lyon), Thierry Henry (FC Barcelone/ESP), Jérémy Ménez (Monaco)

Battu par l'Atletico Madrid (2-3), le FC Valence atteint malgré tout la demi-finale de la Coupe du Roi à la faveur des buts inscrits à l'extérieur. Une défaite-qualification qui sauve la tête de l'entraîneur néerlandais Ronald Koeman, pourtant responsable des résultats catastrophiques de l'équipe che. L'effet Koeman Petit rappel des faits. Koeman débarque début novembre à Mestalla, prenant la succession de Quique Sanchez Flores, viré par le président Juan Soler, insatisfait du rendement de son équipe. Valence est alors 4e de Liga après 9 journées et à un point du 2e de son groupe en Ligue des Champions. Pas vraiment en crise donc. Changer de coach à ce moment là est censé montrer l'ambition d'un président pour qui Valence doit dominer de la tête et des épaules (cf limogeage de Laurent Fournier par Pierre Blayau au PSG).
Mais voilà, depuis son arrivée, Ronald Koeman fait tout à l'envers. A peine un mois après son arrivée, l'ancien joueur de Barcelone décide d'écarter deux figures emblématiques du club : Santiago Canizares et David Albelda, le capitaine. Avant d'en faire de même avec Miguel Angulo et de laisser porte ouverte à un départ des recrues Nikola Zigic et Manuel Fernandes. Sur le terrain, ses décisions se traduisent par des défaites. Valence a plongé au classement. Désormais 11e à 5 points seulement du premier relégable et piteusement éliminé de la Ligue des Champions , les Murciélagos n'ont gagné qu'un match sur les dix derniers disputés en championnat. Dernière humiliation en date, une défaite face aux promus d'Almeria à domicile. Une de trop pour les supporters de Mestalla qui ont hué Koeman devant l'indigence du jeu proposé et demandé sa démission. Des joueurs dépités Outre les supporters, les joueurs montrent des signes de rébellion, à l'image de l'ailier droit international Joaquin. "Depuis que l'entraîneur est arrivé, les choses ont empiré", avouait-il ainsi dans les colonnes de Marca hier. "Parfois, nous jouons un peu mieux pendant un match mais cela ne dure pas et cela mine notre confiance. L'équipe est malade, nous sommes rongés par le doute et c'est difficile de sortir d'une situation pareille même si nous sommes les seuls à pouvoir l'arranger". Les décisions internes de Koeman n'ont aussi pas été comprises par l'ensemble du vestiaire. "L'équipe a été affectée et il est évident qu'elle ne fonctionne pas", poursuit le milieu de terrain. "C'est une situation horrible car ils jouent à Valence depuis longtemps et ce sont nos partenaires."
La mise à l'écart de David Albelda est en train de prendre une nouvelle ampleur, le joueur envisageant une action en justice contre son club de toujours. "J'ai parlé en tête à tête avec Koeman. Il m'a dit que sa décision avait été prise sur des critères sportifs uniquement. Quand je lui ai demandé quelles étaient ses critères, il m'a dit qu'il ne voulait pas argumenter", déclarait le rugueux milieu défensif à Revista mercredi. "J'ai déposé plainte après avoir essayé à maintes reprises de parler avec ma direction, sans que ceux-ci cherchent à résoudre mon problème." Depuis plusieurs semaines, Albelda s'entraîne à l'écart du groupe professionnel et n'est jamais convoqué en équipe première. Il a déjà fait une croix sur l'Euro 2008, lui qui était pourtant régulièrement appelé en sélection. Bientôt la fin ? Comment a-t-on pu en arriver là avec une équipe si talentueuse (David Villa, Fernando Morientes, David Silva, Joaquin, Vicente quand même !) et des joueurs fidèles ? Koeman a chamboulé tout ça en un temps record. Les mauvais résultats, la gronde des supporters, ça ne le perturbe pas. "La cible première est l'entraîneur et je dois l'accepter. Je ne suis pas celui qui prend les décisions. La situation est effrayante et on se doit de faire le dos rond et essayer de trouver la solution. Comme tout le monde, j'ai commis des erreurs. Je ne donnerai jamais ma démission, ni aujourd'hui, ni mercredi, ni à la fin de la saison. Ce club est en crise et on ne peut régler cela que sur le terrain. Ce n'est pas nécessaire de chercher le coupable à tout prix, il faut rester solidaires". Le Néerlandais, lui, s'est octroyé le droit de désigner des coupables au sein de son effectif. Et si la solution, c'était de se débarrasser de Koeman ? Les joueurs n'adhèrent pas à son discours ni à sa manière de faire. Le nom de José Mourinho revient avec insistance, lui qui avait refusé de succéder en novembre à Quique Flores et qui serait cette fois-ci plus enclin à rejoindre Valence. Le prochain faux-pas de l'équipe pourrait enfin être fatal à Koeman et redonner confiance et envie aux joueurs et supporters. Et dire qu'avant l'arrivée du Néerlandais, Valence était à 4 points du leader madrilène...

Après avoir tiré un trait sur le titre de champion qui lui échappe depuis 1990, Liverpool va-t-il aussi devoir faire une croix sur la qualification pour la prochaine Ligue des champions ? Suite à leur défaite à West Ham (0-1) ce mercredi, les Reds se retrouvent aujourd'hui 7e de la Premier League et vont devoir lutter pour accrocher une place dans le top 4.
Dégringolade au classement Lentement mais sûrement, Liverpool chute au classement au fil des semaines. Déjà éjectés du top 4 après une série de quatre nuls en Premier League, les Scousers ont encore perdu du terrain en repartant bredouille de West Ham, achevés par un penalty transformé dans les arrêts de jeu par Mark Noble (94e). Certes, avec trois points de retard et un match en moins, les Reds restent virtuellement à porter de fusil du 4e, Everton. Mais ils devront également en découdre avec Aston Villa (5e) et Manchester City (6e), deux formations qui ne jouent plus que le championnat. "Nous sommes dans une mauvaise situation aujourd'hui, je pense que nous méritions de gagner, mais on ne peut pas changer le résultat", a déclaré après la rencontre un Rafael Benitez qui croit encore à une qualification européenne de son équipe : "Oui, pour la Ligue des champions." Une confiance de façade qui masque mal la morosite aiguë qui frappe le club, sur fond de défiance des propriétaires américains envers Benitez et de rumeurs de rachat par d'obscurs investisseurs de Dubaï. La fronde du Kop Si Tom Hicks et George Gillett ont récemment réaffirmé qu'ils restaient à la tête de Liverpool, ce dernier faux pas n'est pas pour ramener l'apaisement autour d'Anfield Road. En réponse, des supporters ont fondé le Share Liverpool FC dans le but de prendre le contrôle du club sur le mode des socios du FC Barcelone.
"Les fans savent qu'au bout du compte c'est eux qui vont devoir payer la dette, notamment à travers l'augmentation du prix des places. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas tout simplement racheter le club ?", propose Rogan Taylor, le porte-parole du Share Liverpool, qui devrait détailler ce jeudi son plan d'action.

Posté par Edouard le 30.01.08 à 20:16 | tags : can
Si tout était encore mathématiquement possible, les favoris égyptiens et camerounais n'ont pas eu à trembler dans cet épologue du groupe C. Les Lions indomptables de Samuel Eto'o, auteur d'un doublé, ont ainsi disposé du Soudan (3-0) et terminent à la seconde place derrière des Pharaons qui se sont faits rejoindre en fin de match par de valeureux Zambiens (1-1).
Eto'o bat le record de Pokou Balayés par l'Egypte (2-4) lors de leur entrée dans la compétition, les Lions Indomptables ont confirmé la réaction entrevue face à la Zambie (5-1) en dominant tranquillement le Soudan. Pour valider leur ticket pour les quarts de finale, les hommes d'Otto Pfister devaient battre les Faucons de Jediane afin d'éviter de se faire coiffer par la Zambie, qui comptait également trois points. Mais les Chipopoloboys n'ont jamais paru en mesure d'inquiéter les Pharaons qui ouvraient le score au bout de 14 minutes de jeu sur un coup de tête de Zaki (1-0) et qualifiaient provisoirement le Cameroun. Ce but n'a pas empêché les Lions de faire leur part de boulot, à commencer par Samuel Eto'o qui inscrivit un premier but sur un penalty obtenu par Achille Emana pour battre le vieux record de Laurent Pokou (1-0, 27e), avant de doubler la mise en fin de match (3-0, 92e) et de porter à 16 buts, dont 5 dans cette édition, son total de buts marqués en Coupe d'Afrique des Nations. Entre-temps, une frappe d'Epale détournée dans ses propres filet par Ali Khidr (2-0, 34e) avait déjà ôté tout suspens à la rencontre. Katongo pour l'honneur Côté égyptien, le stress n'était pas plus au rendez-vous. Les Pharaons devaient s'incliner par trois ou quatre buts d'écart face à la Zambie pour voir la qualification leur filer entre les doigts, après leur deux premières victoires face au Cameroun et au Soudan (3-0), et démarraient la rencontre sans leur nouvelle star, Mohamed Zidan. Une décontraction qui leur a sans doute coûté l'égalisation de Katongo, l'homme du match, qui eut tout le temps de crocheter et frapper dans la surface (1-1, 87e). Les Chipopoloboys peuvent quitter la CAN la tête haute. Malgré cette faute de concentration, le tenant du titre termine à la première place du groupe et affrontera en quarts de finale le second de la poule D, qui livre son verdict jeudi. Le Cameroun s'est lui encore rassuré sur son potentiel et peut espérer au moins atteindre le dernier carré, objectif annoncé par Eto'o. Aller au bout sera un autre paire de manche.

Plus le temps passe et plus on va croire que le jeune espagnol n'aimait pas Thierry Henry. Le Gunner vient de tresser une couronne de louanges à l'attaquant togolais Emanuel Adebayor suite au match contre Newcastle.
"Emmanuel est sans aucun doute l'un des meilleurs attaquants au monde actuellement. Il travaille, il défend, il harcèle les défenseurs, il a de bons pieds, une bonne première touche de balle et une bonne technique. Il s'est incroyablement amélioré, et je ne pense pas que l'on pourrait s'en sortir sans lui actuellement". Pour l'international espagnol, Arsenal serait devenu dépendant du géant togolais. Genre de déclaration dont il se privait à l'époque d'Henry. Au contraire, il avait admis que le départ du frenchie avait libéré les jeunes pousses d'Arsène Wenger. Comme quoi la friction entre Adebayor et Bendtner n'a pas altéré la popularité de l'ex-monégasque chez ses coéquipiers. Cesc Fabregas enfonce donc le clou et encense le successeur du nouveau blaugrana à la pointe de l'attaque londonienne. Des propos qui devraient rendre un éventuel quart de finale de Ligue des Champions entre Barcelone et Arsenal savoureux sur le plan des retrouvailles...

Ecarté de la sélection espagnole depuis le 6 septembre 2006, l'attaquant madrilène Raùl n'est toujours pas sur la voie de la rédemption, à écouter le sélectionneur Luis Aragones. Si une telle décision se justifiait encore à la fin de la saison 2006/2007, elle devient étrange aujourd'hui avec les très bonnes performances du numéro 7 avec son club.
Un niveau retrouvé "Je considère que Raul ne doit pas y être (dans la sélection) et je ne vais plus en parler". Voilà comment le vieil Aragones a mis un terme avec véhémence aux railleries d'un journaliste sur la radio madrilène Onda Cero hier soir. Le sujet provoque des réactions de plus en plus houleuses. Car le peuple espagnol ne comprend plus. A titre de comparaison, David Trezeguet ne réunit pas le consensus autour de sa présence en équipe de France et Raymond Domenech ne subit pas la même cabale de la part des médias à ce sujet. Raùl, lui, peut compter sur le soutien quasi-général. Son retour en forme avec les Merengue rend la position du Guy Roux ibérique difficilement tenable. En 2006, sa mise à l'écart de la Seleccion était due à sa baisse de forme en Liga, où il n'avait plus inscrit le moindre but depuis près de onze mois. Et les performances de Fernando Torres ou David Villa lui laissaient peu de chance. Mais voilà, la donne a changé. L'entente de l'idole de Bernabeu avec Ruud Van Nistelrooy fait des étincelles chaque week-end depuis le début de saison. Auteur de 9 buts en 20 matches, Raùl retrouve toute sa verve offensive et son poids dans le jeu madrilène. Aragones avait par le passé signifié à l'attaquant que seules des prestations convaincantes sur la durée pourraient le faire revenir en sélection. "Pourvu qu'il me complique la tâche", déclarait ainsi le technicien espagnol dans le quotidien ABC en décembre dernier. "Dieu veut qu'il en soit ainsi. Il sait que s'il est bien, je serai juste.(...) Si Raul joue bien il a les mêmes chances de faire partie de la sélection que les autres." Tous le veulent, sauf Aragones Sa réaction quasi-allergique hier soir à l'évocation du numéro 7 montre bien qu'Aragones a décidé de ne rien faciliter au madrilène. Il fait apparemment peu de cas des statistiques flatteuses de Raul, qui est toujours le meilleur buteur de la sélection avec 44 buts en 102 matches. Le respect indéfectible que lui portent ses coéquipiers, qui se gardent malgré tout de critiquer les choix du sélectionneur, le soutien populaire (un groupe de fans a crée un site internet pour militer en faveur de la présence du capitaine du Real Madrid à l'Euro 2008), l'intervention du Président de la fédération de football espagnole qui a déclaré qu'"à son poste, Raul est le meilleur", ne suffisent pas.
L'annonce de la liste de joueurs convoqués pour le match amical contre la France le 6 février sera particulièrement suivie vendredi, surtout avec la blessure de Raùl Tamudo, indisponible pour ce match et régulièrement appelé à la place du merengue depuis 2006. Raùl n'est en tout cas pas prêt d'abandonner son combat pour rejoindre ses compatriotes à l'Euro 2008. Si ses prestations sous le maillot de la Casa Blanca ne convainquent pas Aragones, elles réjouissent les dirigeants madrilènes qui vont, d'après Marca, bientôt lui proposer un contrat à vie ainsi que la garantie d'une reconversion au sein du club à la fin de sa carrière. Une attention rare qui aiderait à faire passer la pilule d'une non-convocation à l'Euro.

 Jeudi, à 14h, Raymond Domenech dévoilera l'identité des joueurs retenus pour Espagne - France, le 6 février (21h), et RD Congo - France A', le 5 février (18h). L'occasion d'un large passage en revue pour le sélectionneur des Bleus qui prévoit de retenir près de 35 joueurs pour ces deux rencontres amicales. La bataille des 23 pour l' Euro 2008 a commencée... L'embarras du choix A un peu plus de quatre mois de France - Roumanie, le cerveau de Raymond Domenech est déjà en pleine ébullition. Entre les cadres rescapés du Mondial 2006 et la génération montante symbolisée par l'éclosion de Karim Benzema, le boss des Bleus n'a que l'embarras du choix pour composer le groupe qui partira à l'Euro Austro-Suisse. Ce qui n'est pas forcément un cadeau. "Je termine mes week-ends avec un sacré mal à la tête à force de voir des matches", concède d'ailleurs Ray dans un long entretien accordé à L'Equipe ce mercredi. Rarement un sélectionneur français aura eu à sa disposition une telle palettes de talents, plus ou moins confirmés, à sa disposition. Au gré des blessures ou des méformes, pas moins de 38 joueurs ont été sélectionné au moins une fois depuis la finale de la Coupe du Monde 2006 (voir liste ci-dessous). Et si certains ont perdu leur place depuis un moment (Wiltord, Givet, Faubert, Piquionne et, éventuellement, Alou Diarra), une bonne trentaine de joueurs postulent donc à une place dans les 23. Sans compter ceux qui n'ont pas encore eu la chance de jouer en Bleu, comme Steve Mandanda, Hugo Lloris ou Gaël Clichy. Le retour des A' Pour l'heure, Domenech a donc choisi de ne pas choisir en programment une rencontre de l'équipe de France A', en marge du match des A face à l'Espagne, contre la République Démocratique du Congo. Pirouette qui va lui permettre de convoquer à peu près tout le monde et d'entamer son inventaire des forces en présence. Le sélectionneur devra toutefois décider qui jouera en A, et qui jouera en A'. Et on peut déjà imaginer qu'un Trezeguet associé à Piquionne dans un stade champêtre avec l'équipe de France bis ne ferait qu'aggraver la dépression en Bleu du meilleur buteur de la Série A.
Le match Slovaquie A' - France A' disputé en août dernier avait été une véritable purge. Les Bleus s'étaient inclinés (0-1), sur une absence de la défense tricolore, Cissé et Trezegol avaient promenés leur peine sur le front de l'attaque et personne ne semblait vraiment concerné sur le terrain, en dehors de Lassana Diarra et Sébastien Frey. A la décharge des joueurs, ils étaient alors en reprise. Et on peut espérer qu'avec la proximité de l'Euro 2008, la motivation sera cette fois plus grande et les enseignements plus précieux pour l'homme du 9 juillet. Le point ligne par ligne : Gardiens
Sélectionnés depuis le Mondial 2006 : Grégory Coupet, Mickaël Landreau, Sébastien Frey, Ulrich Ramé Postulants : Steve Mandanda, Hugo Lloris En l'absence Grégory Coupet, ses suppléants (Landreau et Frey) au poste de gardien n'ont pas convaincu, laissant la porte ouverte à Ramé, Lloris ou Mandanda. Voire Charles Itandje et Nicolas Penneteau qui ont également reçu une pré-convocation. Rien n'indique pourtant que Domenech soit prêt à remettre en cause son trio et seul le Bordelais a pour l'instant pu se montrer en Bleu. Les matchs amicaux devraient toutefois donner l'occasion à Lloris et Mandanda d'en faire de même. Défenseurs
Sélectionnés depuis le Mondial 2006 : Lilian Thuram, William Gallas, Eric Abidal, Julien Escudé, Philippe Mexès, Patrice Evra, Bacari Sagna, Willy Sagnol, François Clerc, Sébastien Squillaci, Jean-Alain Boumsong, Gaël Givet, Julien Faubert. Postulants : Gaël Clichy, Pascal Chimbonda, Sébastien Puygrenier. Si Domenech a eu recours à beaucoup de défenseurs différents depuis un an et demi, la hiérarchie paraît presque établie dans ce secteur de jeu. Thuram, Gallas, Escudé et Mexès semblent incontournables dans l'axe. Tout comme Eric Abidal et Partice Evra à gauche, malgré l'excellente saison de Gaël Clichy. Et il n'y a guère à droite que le débat reste ouvert, avec un Willy Sagnol qui retrouve sa condition physique et un Bacary Sagna impressionnant à Arsenal qui pourrait (devrait ?) passer devant François Clerc. Milieux de terrain Sélectionnés depuis le Mondial 2006 : Patrick Vieira, Claude Makelele, Jérémy Toulalan, Lassana Diarra, Mathieu Flamini, Alou Diarra, Rio Mavuba, Abou Diaby, Florent Malouda, Samir Nasri, Franck Ribéry, Hatem Ben Arfa, Jérôme Rothen, Sidney Govou, Sylvain Wiltord. Postulants : ?
Depuis la Coupe du Monde, Ray aura vu presque tout le monde aux différents poste du milieu de terrain. Casse-tête pour le sélectionneur, rares sont ceux qui ont démérité. Et même en considérant que Wiltord, Alou Diarra, Mavuba voire Diaby sont hors course, le choix sera Cornélien pour savoir qui de L. Diarra, Flamini ou Toulalan viendront en doublure de Maké et Pat à la récupération. Pire encore du côté des offensifs où il faudra trancher entre Ribéry, Malouda, Nasri, Ben Arfa, Rothen et Govou pour a priori quatre places. Attaquants Sélectionnés depuis le Mondial 2006 : Karim Benzema, Thierry Henry, Nicolas Anelka, David Trezeguet, Djibril Cissé, Louis Saha, Frédéric Piquionne Postulants : David Bellion
La question du choix attaquants devrait normalement être réglée si le cas Trezeguet ne continuait pas à alimenter les débats. Après les récentes prestations décevantes en Bleu du Bianconero, Ray a décidé de se passer de services de Trezegol, qui empile les buts en Série A (meilleur scoreur avec 15 réalisations). Le sélectionner impliquerait de repenser le jeu des Bleus, ce que le Domenech n'est peut-être pas décider à faire. Les autres candidats pour accompagner Henry, Anelka et Benzema en Suisse et en Autriche ne font pourtant rêver (Cissé, Piquionne ou l'homme de verre Saha). Il pourrait donc opter pour un milieu offensif supplémentaire. Mais laisser David et son sens du but à la maison serait un drame.

Nicolas Anelka à Chelsea, Jean-Alain Boumsong à Lyon, voilà les deux transferts les plus marquants de ce mercato d'hiver. Plus calme que prévu, parfois volontairement délaissé par des clubs qui n'en veulent pas, il a surtout servi à prévoir les grands mouvements migratoires de l'été ( Ederson à Lyon, Hoarau à Paris). Petit coup d'œil sur les dernières opportunités à saisir. Le PSG fanni ? Présumé grand acteur du marché hivernal, le PSG s'est activé pour rien. Toutes ses pistes se sont effondrées une à une. Fred, Tiago, Yohan Gouffran, Karim Ziani et récemment Milos Krasic, que des coups dans l'eau. Paul Le Guen ne recrutera pas n'importe qui histoire de ne pas rentrer les mains vides. Si le dossier de l'attaquant supplémentaire a été refermé faute de piste crédible, celui du milieu droit reste prioritaire.
Un Brésilien, répondant au surnom de Souza, serait actuellement sur les tablettes parisiennes. Une offre aurait même été formulée. On se demande toutefois si Paris a besoin d'aller chercher un Sud-américain méconnu et sans expérience européenne. Une autre piste, bien plus intéressante mène à l'international allemand David Odonkor, peu utilisé avec le Betis Séville cette saison. Rapide, dribbleur, et véritable « bouffeur » de ligne de touche, son profil semble parfait pour le PSG. Paris se devra de convaincre les Sévillans et surtout le joueur, chose difficile vu le manque de persuasion affiché des dirigeants parisiens. Lyon hyperactif Parmi les disparus de la Ligue 1, on trouve Franck Signorino, exilé à Getafe. Son expérience dans la Liga tourne court, son temps de jeu étant vraiment faible malgré de bonnes apparitions. Loin des yeux, loin du cœur, aucun club de Ligue 1 n'a semble-t-il daigné s'intéresser à l'ex-nantais. A moins que Saint-Etienne, à la recherche d'un latéral, ne se souvienne des déboulés du petit blond. Côté lyonnais, une arrivée pourrait encore avoir lieu, en l'occurrence celle du défenseur Ezequiel Garay, qui évole au Racing Santander. Déjà international argentin et révélation de la Liga l'année dernière (10 buts en 31 matches !), il est capable d'évoluer aussi bien dans l'axe de la défense qu'au milieu de terrain. Recrue idéale pour l'OL donc, qui n'a pas de véritable remplaçant à Jérémy Toulalan (Crosas semble destiné à soulager Juninho) et qui n'est pas satisfait du rendement de Cleber Anderson. La venue de l'Argentin se négocierait autour de 20 millions d'euros.
Et les stars ? Sans vouloir décrier une nouvelle fois le manque d'attrait sportif et financier de notre Ligue 1, il est dommage de voir que des noms prestigieux du foot mondial délaissés dans leurs clubs n'atterrissent pas en France. Javier Saviola, David Albelda, Miguel Angulo, Lassana Diarra, tous ces joueurs désireux d'ailleurs évitent la France. Espérons que les deux derniers jours de ce mercato hivernal vont enfin amener des footballeurs capables d'apporter une plus-value à notre championnat.

Posté par Edouard le 29.01.08 à 20:25 | tags : can
Suspendu au résultat de la rencontre Côte d'Ivoire - Mali, le Nigeria peut remercier les Eléphants qui ont joué le jeu en s'imposant face aux partenaires de Fredéric Kanoute (3-0). Vainqueurs sans brio du Bénin (2-0), les Super Eagles arrachent la 2e place du groupe B et affronteront le pays organisateur, le Ghana, en quarts de finale.
Mikel chrome L'entente francophone entre Ivoiriens et Maliens, tant redoutée par la presse nigériane, n'aura finalement pas eu raison de la médiocrité des Nigérians. Incapables d'inscrire le moindre but lors de leurs deux premières rencontres, face à la Côte d'Ivoire (1-0) et le Mali (0-0), les hommes du très décrié Berti Vogts ont difficilement rempli leur part du contrat face au modeste Bénin, attendant la seconde période et coup franc de Taiwo mal repoussé Chitou pour ouvrir le score par John Obi Mikel (1-0, 52e), un des rares nigérian au niveau, avant de faire le break en fin de match par Yakubu (2-0, 86e). Ce succès aurait toutefois été inutile sans le concours de la Côte d'Ivoire, qui n'a pas fait de cadeaux au Mali. Alors qu'un bon vieux match nul qualifiait les deux formations, les Eléphants n'ont pas pris le risque de perdre la première place du groupe A. Et c'est même Didier Drogba, pourtant marié à une Malienne, qui ouvrait les hostilités après dix minutes de jeu en ouvrant parfaitement son pied pour battre Sidibé (1-0). Le Mali sans réaction Alors que les Ivoiriens avaient laissé passer quelques balles de break, le Mali reparti avec de meilleures intentions après la pause et Seydou Keita inquiétait Barry sur coup franc (47e). Réaction anecdotique puisque Zorro doublait la mise de la tête (2-0, 53e) dans la foulée du but de Mikel. Maliens et Nigérians se retrouvaient alors tous deux à quatre points, et un petit but suffisait encore à la bande de Mohamed Sissoko, entré à la mi-temps, pour reprendre la 2e place. Le miracle fut tout près de se produire sur un coup franc de Seydou Keita repris de la tête par Diakité. Mais le ballon percutait la barre de Barry (68e) et c'est au contraire la Côte d'Ivoire qui s'envolait définitivement sur un tir de Yaya Touré repoussé dans les pieds de Sanogo, tout juste entré, qui n'avait plus qu'à terminer le travail (3-0, 85e). Même sans forcer leur talents, les finalistes de l'édition 2006 étaient un cran au dessus et confirment qu'il faudra encore compter dans cette CAN ghanéenne. Le programme des quarts de finale : Ghana - Nigeria, le 03 février à Accra (18h00) Côte d'Ivoire - Guinée, le 03 février à Sekondi (21h00). Les deux autres quarts de finales opposeront le 1er du groupe C au 2e du groupe D et le 1er du groupe D - 2e du groupe C (voir les cas de figure)

Une rayon de soleil est venu illuminer ce week-end la saison galère du Deportivo La Corogne. La première victoire des hommes de Miguel Angel Lotina au Riazor depuis quatre mois ? Non l'entrée en jeu de légende locale Juan Carlos Valeron, joueur atypique qu'on pensait perdu pour le football.
Trois opérations du genou En deux ans, Juan-Carlos Valeron aura connu autant d'opérations du genou que d'apparitions officielles sous le maillot du Depor (trois). Victime d'une rupture des ligaments croisés le 22 janvier 2006, le meneur de jeu espagnol a bien failli dire adieu à sa carrière de footballeur, notamment après sa dernière rechute. Mais son dernier passage sur le billard, en mars 2007, a semble-t-il été le bon. Et ce week-end, le staf médical du club galicien lui a donné le feu vert. Avant même qu'il ait refoulé la pelouse du Riazor, qui a enregistré dimanche une ses meilleures audiences de la saison avec l'annonce du retour du Flaco (le maigre), l'effet Valeron s'était sentir sur le jeu de ses coéquipiers. Catastrophiques jusque-là, les Blanquiazules ont baladé une équipe de Valladolid pourtant irrésistible en ce début d'année, si bien que le tableau de marque affichait 3-0 lorsque Valeron termina son échauffement et se prépara à remplacer Guarduado sous la clameur du stade. 133 jours que les supporters attendaient une victoire à la maison. Malgré la réduction du score de Valladolid et la position toujours critique du club en championnat (19e à deux points du premier non-relégable), l'entée de JCV a donc été fêté comme il se doit. Symbole du jeu léché du Super Depor qui fit rêver les amateurs de football au début des années 2000, Valeron pourrait être cette année la patte de lapin d'une équipe en déliquescence. En bonus, une vidéo hommage à Valeron :

 Si le mercato français est plutôt pauvre dans l'ensemble, il ne manque pas de saveur. Après le feuilleton Fred, voici les déclarations fracassantes au sujet du néo-marseillaisElliott Grandin. Les acteurs de ces échanges verbaux : Franck Dumas, l'entraîneur de Caen, le joueur et, plus étonnant, Jean-François Fortin, le président caennais. Magnéto Serge. Acte 1 : Dumas vs Grandin "C'est un jeune plein de qualités mais qui a du mal à comprendre ce qu'on lui dit. Cela fait deux ans qu'il m'emmerde, je suis désolé de dire ça, mais à chaque fois qu'il doit jouer, il est en boîte la veille. Peut-être qu'en l'éloignant de ce qui le retient à Caen, dans un grand club, il comprendra ce qu'est le haut niveau." Premier round pour Franck Dumas, suite à la dérouillée reçue au Stade Vélodrome samedi dernier. Peu en verve sur la fessée prise, l'ancien libéro préfère se lâcher sur Grandin, tout juste transféré à l'OM. Le retour de manivelle ne se fait pas attendre. Le lendemain dans le journal La Provence, l'ex-caennais réplique. "Il faut être faible pour parler comme ça dans le dos des gens. En fait, il est frustré de voir que j'ai finalement choisi l'OM. C'est pitoyable d'entendre un homme de cet âge, avec la carrière qui a été la sienne, agir de la sorte. Ce n'est pas intelligent. De toute façon, je n'ai surtout pas de leçon à recevoir d'une personne qui a perdu tout son argent dans les casinos et dans les soirées. Mais ma meilleure réponse, je la ferai sur le terrain." Dumas titube sous les coups de boutoir de Grandin. Acte 2 : Fortin rentre sur le ring On pense alors l'affrontement terminé avant que le respectable président du SM Caen en rajoute une couche, prenant la relève de son entraîneur groggy. "Ce n'est pas du Grandin dans le texte. Moi qui le connais, je peux vous assurer qu'il est incapable d'aligner ces trois phrases bout à bout !" a-t-il déclaré à lequipe.fr. "Maintenant, sur ces propos, je laisserai le soin à Franck Dumas de les commenter quand il aura envie de le faire. En ce qui me concerne, je suis surtout surpris que l'OM se soit intéressé à Grandin". Remettrait-il en cause les qualités de recruteur de José Anigo ?
"Honnêtement, la France du foot se marre devant ce transfert. Peut-être qu'elle a tort et qu'Elliot sera bien la recrue indispensable et essentielle pour l'OM. Peut-être aussi qu'il arrivera à parfaire sa formation là-bas et qu'il jouera la Ligue des champions. Mais, pour l'instant, il n'y a qu'un Q.I. assez faible pour le croire", a-t-il continué. "Même si c'est peut-être le futur Ronaldinho, je préfère qu'on en reste là. De toute façon, s'il part à Marseille, c'est avant tout parce que ses agents n'auraient rien perçu s'il avait prolongé à Caen." Vainqueur aux points : le duo Dumas-Fortin! Gratuites et inutiles ou réjouissantes et drôles, ces déclarations réveillent au moins une L1 adepte de la langue de bois.

Posté par Edouard le 29.01.08 à 12:44
 Le grand choc de la Ligue 2 entre Nantes et Le Havre a tourné à l'avantage des Normands, première équipe à s'imposer cette saison à la Beaujoire grâce à un frappe du revenant Jean-Michel Lesage (57e). Avec ce succès, le HAC ravit la première place du classement aux Canaris, malgré un match en moins, et se pose en très sérieux candidat au titre de champion. Coup d'arrêt pour le "Lyon de la L2" Après la défaite de ses hommes au Havre (0-1), déjà, lors de la 4e journée, Michel Der Zakarian avait prévenu que cette saison de L2 serait tout sauf une promenade de santé pour le FCNA. "Pour bien le connaître, je vous ai toujours dit que ce championnat serait compliqué", expliquait alors le coach aux pulls saumon. "Toutes les équipes vont jouer contre nous à 200 %. On est le Lyon de la Ligue 2. Tout le monde veut nous taper. Il faut que l'on soit plus fort techniquement et mentalement." Si Nantes peut éventuellement être considéré comme le Lyon de la Ligue 2 du point de vue de la motivation de ses adversaires, la comparaison s'arrête là. Les Canaris sont en effet loin de surclasser leurs adversaires dans le jeu. Du moins pas les Havrais, qui les ont dominés pour la seconde fois et sur le même score qu'à l'aller (1-0). Avec sept points d'avance sur les 4e, Bastia et Clermont, l'objectif remontée n'est pas encore remis en cause, mais il risque donc d'être atteint sans la manière. Mercato trop actif ? "Nous avons complètement manqué notre match", a reconnu Der Zak après la rencontre. "Nous sommes tombés sur un adversaire plus fort, dans tous les domaines." Et d'ajouter : "On va voir si maintenant, dans ces moments, on a une équipe solide, si on va relever la tête et continuer de se battre avec de la solidarité. C'est le football, les matchs il ne faut pas les jouer avant ou après, mais pendant."
Avec ce deuxième revers consécutif, après la défaite concédée à Clermont (1-2), le mercato très actif du FC Nantes (arrivées de Stefan Babovic, Filip Djordjevic, Christian Bekamenga et Ricardo Faty) est pour l'instant loin de porter ses fruits. Tout le contraire du Havre, qui s'est contenté d'enregistrer le retour de Jean-Michel Lesage, parti l'été dernier à Auxerre mais qui n'a pas réussi à s'imposer chez les Bourguignons, qui a livré à la Beaujoire une grosse prestation et un but décisif, volant la vedette au buteur maison, Guillaume Hoarau. La puissance du port du Havre "J'ai vu une très bonne équipe du Havre en première période et en seconde aussi d'ailleurs", s'est félicité l'entraîneur du HAC, Jean-Marc Nobilo, tout en mesurant le chemin qui reste à parcourir. "Je dois rendre hommage à tout mon staff technique et médical qui a bien travaillé cette semaine. On a été compact, en bloc en première période et Lesage nous libère avec son but en seconde. On doit garder cet état d'esprit, il reste encore dix-sept matchs à jouer donc on va rester très respectueux de nos futurs adversaires." Avec ce passage de témoin, le doyen des clubs français a en tout cas pris une bonne option sur le retour dans l'élite, quatre ans après une relégation qui avait stoppé net son élan. Fort d'un centre de formation qui continue de produire des joueurs d'avenir (Mandanda, N'Zogbia, Payet, Lassana Diarra, Didier Digard), le HAC peut envisager le sien avec ambition et sérénité. Le but de Jean-Michel Lesage :

Hier avait lieu la 11e édition des Oscars du football italien, qui récompensent les meilleurs joueurs de Serie A durant l'année 2007. L'occasion pour Kakà de glaner un nouveau trophée personnel après le Ballon d'Or et le joueur FIFA de l'année.
Comme en France, ce sont les joueurs italiens qui votent pour l'attribution des récompenses. Le Brésilien du Milan AC a donc été une nouvelle fois plébiscité, gagnant les titres de meilleur joueur de Serie A et meilleur étranger. Le capitaine emblématique de la Roma, Francesco Totti a lui récolté la majorité des suffrages pour le meilleur joueur italien. Un trophée spécial a été décerné à Ronaldo, champion des champions. Il a été choisi parmi la liste des joueurs ayant gagné le titre de meilleur joueur de Serie A entre 1997 et 2007. Si aucun membre de la Juventus ne figurait dans la liste des nominés en raison de leur présence en Serie B la saison dernière, Gianluigi Buffon a sauvé l'honneur en étant désigné joueur le plus apprécié par le public. Deux français figuraient parmi les possibles vainqueurs : Sébastien Frey et Philippe Mexes. Malheureusement, aucun des deux n'a été désigné, étant devancés par le vétéran Angelo Peruzzi et le controversé Marco Materazzi. Le palmarès complet : - Meilleur joueur : Kakà (Milan AC) - Meilleur joueur italien : Francesco Totti (AS Rome) - Meilleur joueur étranger : Kakà - Meilleur buteur : Francesco Totti (AS Rome) - Meilleur entraîneur : Luciano Spalletti (AS Rome) - Meilleur gardien : Angelo Peruzzi (Lazio Rome) - Meilleur jeune : Riccardo Montolivo (Fiorentina) - Meilleur défenseur : Marco Materazzi (Inter Milan) - Meilleur arbitre : Roberto Rosetti - Joueur le plus apprécié : Gianluigi Buffon (Juventus) - Oscar du champion des champions : Ronaldo (Milan AC) - Meilleur but : Riccardo Zampagna (Atalanta) Le but de Zampagna primé :

Posté par Edouard le 28.01.08 à 21:16 | tags : can
 Le miracle attendu par les supporters marocains n'a pas eu lieu. Condamnés à jouer leur qualification face au pays organisateur, le Ghana, les Lions de l'Atlas se sont inclinés (0-2) sur deux buts de Essien (26e) et Muntari (45e) et quittent la CAN les valises pleines de regrets après l'euphorie née de leur carton face à la Namibie (5-1). A sens unique Dans un groupe A où tout était possible, même pour la Namibie malgré deux défaites en deux matchs, le Ghana n'a donc pas tremblé devant le public du stade Ohene Djan d'Accra. Toujours aussi solides, les Black Stars de Claude Leroy ont en prime livré leur succès le plus probant de la compétition, après deux courtes victoires contre la Guinée (2-1) et la Namibie, face au Maroc. Mais l'autre favori supposé de la poule aura, il est vrai, opposé peu de résistance. Dominé par la puissance et la technique du duo Essien - Muntari, respectivement passeurs et finisseurs sur les deux buts ghanéen, peu concentrés défensivement, les hommes d'Henri Michel sont passés à côté de leur sujet. Sans doute parce qu'ils savaient que leur défaite face à la Guinée (3-2), dans le match précédent, avait déjà scellé leur sort et anéanti les espoirs né de leur succès initial devant la Namibie (5-1). Chamakh hors-jeu ? Bien sûr, le Maroc pourra avancer la blessure de Alloudi, qui avait écœuré les namibiens en inscrivant trois buts avant se faire sécher, ou ce but de Chamakh annulé pour un hors-jeu peu évident alors que le Ghana menait 1-0 comme circonstances atténuantes. Mais même Moustoupha Hadji, le frère de Youssouf, n'arrivait pas à défendre sur l'antenne d'Eurosport le manque d'envie de ses compatriotes, incapables de se révolter en seconde période malgré l'entrée de Sektioui. Après avoir ouvert le score par Youla (9e) sur contre, la Guinée, qui devait avoir une oreille sur l'autre match, pouvait donc se permettre de laisser la Namibie revenir en fin de match sur une percée de Brendell (80e). Robert Nouzaret devra toutefois à nouveau se passer de Pascal Feindouno en quarts de finale face au premier du groupe B (la Côte d'Ivoire ou le Mali). Le Ghana héritera lui du deuxième et semble avoir les moyens de voir loin dans la compétition.

Chose rare dans une compétition internationale, un sélectionneur laisse son poste vacant avant même la fin de celle-ci. Henryk Kasperczak, entraîneur jusqu'à aujourd'hui du Sénégal, a démissionné de son poste après la défaite surprise de son équipe face à l'Angola. "J'ai proposé ma démission à mes dirigeants, qui l'ont acceptée, a-t-il déclaré dans une conférence de presse. Les joueurs sont au courant de ma décision. C'est moi qui suis responsable des résultats." L'ancien coach de Metz, Saint-Etienne, Strasbourg ou encore Lille et Bastia laisse le soin à son adjoint, Lamine Ndiaye, de tenter de qualifier les Lions pour les quarts de finale de la CAN 2008.
Des Lions remis en liberté En poste depuis 2006, le Polonais assume ses responsabilités comme il dit. On pourrait aussi penser qu'il les fuit en s'échappant ainsi avant la fin du tournoi. Apparemment adepte du choc psychologique, thème central lors des changements d'entraîneurs, il essaie de faire passer cet abandon pour un acte de sauvetage de la sélection sénégalaise. "Après la déception d'hier, j'ai réfléchi et je me suis dit que c'était peut-être à cause de moi, de ma gestion du groupe, et qu'il fallait peut-être que je libère les joueurs." A 61 ans, est-il victime du syndrome Guy Roux ? Ses joueurs ne sont-ils pas assez bons de la tête ? La CAN ressemble en tout cas à un véritable fiasco pour les Lions de la Terranga. Les coéquipiers de Mamadou Niang (qui connaît cette saison un nouveau changement d'entraîneur) n'avaient déjà plus leur destin en main avant le dernier match de poule. Henry Kasperczak, lui, n'a plus les clés de la formation sénégalaise.

 Jean-Michel Aulas répète à l'envie son désir de renforcer les clubs de Ligue 1. Apparemment il fait des émules. Maurice Cohen, président de l' OGC Nice, savait son brésilien Ederson courtisé par quelques grands clubs européens mais a privilégié la piste lyonnaise. Et c'est désormais officiel, le milieu de terrain offensif rejoindra les Gones en juin prochain. Le mercato lyonnais a pris fin cet après-midi avec le transfert d'Ederson, le numéro 10 niçois. Recommandé par Juninho et désiré par Aulas, le Brésilien fait l'unanimité à l'OL. A Nice depuis la saison 2004/2005, le milieu s'est imposé comme le maître à jouer des Aiglons. D'abord espéré pour janvier, le joueur ne portera le maillot lyonnais qu'à partir de la saison prochaine. A 22 ans, Ederson est considéré comme le possible successeur de Juninho, en cas de départ de ce dernier. Le président Maurice Cohen, sachant que cette saison serait sûrement la dernière d'Ederson sous les couleurs niçoises, a plutôt bien joué le coup en déclarant vouloir donner la priorité au club rhodanien sur le transfert. Si le montant de la transaction n'a pas été dévoilé, le prix d'achat est estimé à 10 millions d'euros environ. Une belle somme pour Nice, 19e budget de Ligue 1.

Comme après chaque journée de Ligue 1, le blog foot de Flu revient sur les buts mémorables inscrit dans notre beau championnat. Oui, beau, comme une frappe enroulée de Mathieu Valbueana, un coup franc décisif de Karim Benzema ou un calot de Djibril Cissé. A table. Valbuena comme à Anfield Propulsé sur le devant de la scène par son but victorieux à Liverpool, en Ligue des champions, qui offrit à Marseille la première victoire d’un club français à Anfield, Mathieu Valbuena avait marqué le but de sa vie, disait-on. Erreur, le lutin phocéen en gardait sous la semelle et a sorti sa panoplie face à Caen. Un frappe enroulée irréelle après un contrôle orienté pour commencer, un lob à la Tiago (ou Wayne Rooney si vous préférez) en guise de cerise sur le gateau. Le football paraît parfois si simple… Le boss, c'est Benzema Si l’OL est souvent inoffensif sur coups de pied arrêtés lorsque Juninho manque à l’appel, Karim Benzema a bien pris la relève du capitaine lyonnais en transformant un coup franc obtenu en toute fin de match à Saint-Etienne (1-1). Fred, qui en avait planté un splendide l’an dernier dans le derby, avait pourtant posé le ballon pour frapper. Mais Big Benz est venu lui rappeler qui est le patron : "Comme Juninho n'était pas là, j'ai demandé à ce qu'on me laisse le ballon. J'ai tenté, j'ai eu de la chance qu'il rentre. A ce moment là, je n'ai pensé qu'au but. Je ne pense d'ailleurs qu'à ça sur un terrain." Monterrubio, la revanche d'une blonde L’an passé, son départ de Rennes direction Lens sentait fort l’erreur de parcours. Impression confirmée en début de saison avec l’arrivée de Guy Roux sur le banc et celle d’Akalé à son poste. Oliver Monterrubio n’a pourtant jamais baissé les bras et son retour en forme coïncide avec le redressement des Sang et Or. Une persévérance récompensée samedi par un doublé, dont un superbe coup franc qui a sauvé le point du match nul en fin de rencontre face à Strasbourg (82e, 2-2). Déjà 6 buts et 5 passes décisives en championnat pour Rubio qui n’a pas dit son dernier mot. Le phénix Cissé Crachez-lui dessus, insultez-le, mettez-le sur le banc au profit de Mamadou Niang, annoncez-le en partance pour Manchester City, Djibril Cissé se relèvera. Toujours. Footballeur un brin limité (appel en profondeur, gros calot sous la barre), le Djib possède en contrepartie un des plus gros mental du jeu. Et le voilà qui nous claque un triplé face à Caen et retrouve les vivats du Vélodrome. Pas de but d’anthologie, mais une frappe canon qui symbolise les sensations retrouvées par le Marseillais, auteur de six buts en L1 depuis la reprise.

Ligue 1, ton univers impitoyable... VA s'en va vers le ventre mou du classement qu'il n'a jamais fréquenté jusqu'alors. 10e suite à 3 défaites consécutives en championnat, c'est la fin de l'état de grâce pour les hommes de Kombouaré. 6 points les séparent de la zone de relégation comme de la Ligue des Champions. Janvier, à oublier L'enchaînement infernal imposé par la LFP en janvier est souvent fatal aux petits clubs. Si Nice s'en sort remarquablement bien, ce n'est pas le cas de Valenciennes qui passe un début d'année relativement difficile : 5 matches, 1 victoire, 4 défaites. Nul ne s'en émeut véritablement, l'objectif premier de VA étant le maintien dans l'élite. Mais aujourd'hui, les nordistes sont écartelés entre les tentations d'Europe et les rapides coups d'œil dans le rétro. Jamais le 10e du classement n'aura interprété si bien le rôle de club de milieu de tableau.
Samedi à Bonnal, les valenciennois n'ont pas récupéré les points perdus à domicile contre Lens. Ce qui porte à quatre le nombre d'équipe que VA vient de relancer en ce début d'année (Paris, OM, Lens et Sochaux). Après avoir entamé 2008 par une victoire et une belle 4e place, voilà que la bande à Steve Savidan glisse doucement vers l'anonymat de la Ligue 1. Pourtant, Valenciennes développe un beau jeu, où les attaquants ont les occasions de s'illustrer. Manque de réussite d'un côté, erreurs défensives de l'autre, c'est ce que souligne l'entraîneur. "On est dans une période où l'on n'a pas le facteur réussite. On paie cash nos erreurs, on n'est pas assez concentré, il faut être beaucoup plus vigilant. On se laisse trop prendre au jeu, il faut anticiper le danger." Une défense remaniée L'absence d'Abdeslam Ouaddou, à la CAN avec le Maroc, est préjudiciable pour l'arrière-garde valenciennoise, en manque de leader malgré l'expérimenté David Sommeil. "C'est sûr qu'il y a un certaine inexpérience commune en défense puisque la paire Sommeil-Martinez a joué son premier match ensemble à Paris. Les qualités et la volonté, il les ont, mais il faut plus communiquer et anticiper les erreurs. C'est une question de complicité, d'automatismes que l'on n'a pas aujourd'hui", avouait Kombouaré il y a quelques jours, qui va aussi devoir se passer des services de Rudy Mater, blessé contre Sochaux.
Le temps ne va pas manquer pour peaufiner ces réglages. Eliminés au tour précédent par Lorient en Coupe de France, les nordistes ont quinze jours sans match devant eux, avant de recevoir les mêmes Merlus en championnat. Refaire de Nungesser une place forte et stopper la série de défaites en cours, voilà les priorités de VA. "On va récupérer un peu, prendre quelques jours de repos et j'espère repartir sur un nouveau cycle pour le mois de février", dixit Kombouaré. Jamais tombé au-delà de la 10e place, Valenciennes saura probablement à la fin de l'hiver dans quelle direction tourner définitivement son regard.

Après avoir déclaré vendredi dans L'Equipe qu'il pouvait vivre sans l'équipe de France ("Je n'y pense pas du tout. La seule chose à laquelle je pense, c'est mon club"), David Trezeguet a encore démontré sur le terrain qu'il n'était pas le moins en forme de nos attaquants internationaux. Auteur d'un doublé, dont une jolie reprise de volée, qui a permis à la Juventus de s'imposer à Livourne ((3-1), Trezegol occupe seul la tête du classement des buteurs en Série avec 15 unités. Un pavé dans la marre de Raymond Domenech à quelques jours de l'annonce de la liste des Bleus pour France - Espagne et France A' - RD Congo...
Les deux buts de Trezeguet : Mexès se ressaisit Autre joueur qui ne fait pas vraiment parti des préférés de coach Ray, même s'il lui est au moins régulièrement sélectionné, Philippe Mexès a livré un très bon match lors de la victoire de l' AS Rome sur Palerme (1-0), après son expulsion cette semaine en Coupe d'Italie. Le défenseur central fut un des meilleurs romains et a bien failli aggraver la marque en fin de match, mais sa reprise de la tête sur un centre de Cicinho a percuté le poteau adverse. Ludovic Giuly a lui passé la rencontre sur le banc. Anelka de gala Pour son troisième match sous ses nouvelles couleurs, Nicolas Anelka a été décisif pour Chelsea en inscrivant un but et en délivrant une passe décisive à Shawn Writh-Phillips lors de la victoire de Chelsea, avec Florent Malouda et Claude Makelele titulaires, sur Wigan (2-1), toujours en 16es de finale de la Cup. Antoine Sibierski a de son côté réduit le score en fin de match pour les Latics.
Lassana buteur Raillé pour son départ d'Arsenal en direction de Portsmouth, Lassana Diarra a trouvé ce qu'il cherchait : un gros salaire et du temps de jeu. En prime, le postulant à une place dans les 23 pour l'Euro 2008 a ouvert son compteur en égalisant face à Plymouth, en 16es de finale de la Cup, avant que Niko Krancjar ne donne l'avantage à Pompey. On verra en juin prochain si son calcul a été bon. En bref Les Frenchies fêtait sa seconde titularisation consécutive de la semaine. d'Arsenal (Gallas, Clichy, Flamini et Diaby titulaires), vainqueur de Newcastle (3-0), ont livré comme d'habitude une bonne prestation. Thierry Henry a lui été peu en vue avec Barcelone, tenu en échec à Bilbao (1-1), tandis que Lilian ThuramSébastien Frey n'a pas eu beaucoup de boulot dans les buts de la Fiorentina, qui s'est imposée à Empoli (2-0).

 Plus qu'un match de poule à jouer pour chaque équipe, et on connaîtra les quarts de finale de la CAN 2008. La compétition nous offre des surprises à l'image de l'Angola.. A part la Côte d'Ivoire et l'Egypte, déjà qualifiés, tout reste ouvert. Groupe A Le Maroc se trouve dans une situation délicate. Obligés de gagner face au Ghana aujourd'hui à Accra, les Lions de l'Atlas vont devoir montrer un autre visage que contre la Guinée. Peu convaincante avec un seul attaquant en pointe, la formation d'Henri Michel sera sûrement plus offensive pour faire douter des Black Stars poussés par leur public. Néanmoins, le Ghana peut encore passer à la trappe, en cas de défaite par deux buts d'écart devant le Maroc. La Guinée a donc un bon coup à jouer. Sans son maître à jouer Pascal Feindouno, suspendu deux matches suite à son expulsion lors du dernier match, il lui faudra s'appuyer sur Fodé Mansaré pour se défaire de la Namibie, déjà éliminée. Groupe B L'armada ivoirienne a fait le boulot. Qualifiée avant le dernier match de poule, la Côte d'Ivoire peut se permettre de faire souffler ses titulaires avant les quarts de finale. Le Mali, avec un seul but inscrit en deux rencontres, est le mieux placé pour se qualifier, au détriment d'un Nigéria très décevant. Un nul face au premier du groupe suffirait aux Maliens de Jean-François Jodar pour obtenir leur billet pour les quarts. Une configuration qui déplait à Berti Vogts, l'entraîneur des Super Eagles. L'Allemand craint l'arrangement entre deux équipes coachées par des Français. Car un partage des points éliminerait les Nigérians de la CAN. Alors que de réelles tentatives de corruption ont eu lieu auprès des joueurs namibiens et béninois, Berti Vogts met son grain de sel et anticipe l'élimination de son équipe. Le Nigeria s'est pourtant mis seule dans cette situation et se doit de gagner contre le Bénin pour espérer se qualifier. Groupe C Le Cameroun et la Zambie vont se battre à distance pour empocher la dernier ticket qualificatif. L'équipe de Samuel Eto'o est largement favorite, devant battre le modeste Soudan pour se qualifier tandis que les Zambiens sont dans l'obligation de se défaire de l'Egypte, déjà qualifiée. Difficile de croire à une élimination prématurée des Lions Indomptables.
Groupe D Le groupe le plus ouvert de la compétition. Le Sénégal, soi-disant au-dessus du lot, risque de vite dire adieu à la CAN 2008. La défaite sèche administrée par l'Angola (1-3) a montré les limites des Lions de la Terranga. La bande à Mamadou Niang n'a désormais plus son destin en main avant l'ultime match de poule. Il leur faudra gagner contre l'Afrique du Sud et espérer une victoire angolaise face à la Tunisie de Roger Lemerre. Une Tunisie qui comptabilise 4 points à son compteur après s'être défait des Sudaf (3-1). Un match nul jeudi prochain entre les Aigles de Carthage et les Palancas Negras qualifierait les deux équipes. Vont-ils jouer le coup à fond ou se laisser vivre, condamnant ainsi le Sénégal et l'Afrique du Sud ? Programme des quarts de finale : 1er du groupe A - 2e du groupe B 1er du groupe B - 2e du groupe A 1er du groupe C - 2e du groupe D 1er du groupe D - 2e du groupe C

Vainqueur de Villarreal 3-2 au Santiago Bernabeu - sa huitième victoire consécutive en Liga - le Real Madrid profite du faux pas du FC Barcelone, tenu en échec sur la pelouse de l'Athletic Bilbao (1-1), pour porter son avance à neuf points et s'envoler ainsi en tête du classement. Les aficionados des Merengue peuvent d'ores et déjà mettre le champagne au frais et se préparer à fêter le deuxième titre d'affilée de leur club fétiche avec un traditionnel bain dans la fontaine des Cibeles. Le Real gagne, les autres stagnentAvant même le coup d'envoi de cette 21ème journée, la supériorité du Real Madrid sur ses concurrents de la Liga était évidente. A l'issue des matchs de ce week-end, il ne fait plus aucun doute que la Maison Blanche se dirige sereinement vers un nouveau titre de champion. En effet, lorsque les hommes de Bernd Schuster ont pénétré sur leur pelouse pour affronter Villarreal, leurs concurrents avaient déjà tous raté le coche. Outre le Barça, l' Espanyol, défaits à domicile par le Betis (1-2), et l' Atletico, battu à Majorque (1-0) avaient une nouvelle fois fait preuve de fragilité. Or, de fragilité, il n'en est pas question chez eux. Attention, ne nous y trompons pas, le Real n'a pas fait que s'amuser face au sous-marin jaune. Si leur début de match enlevé fut logiquement récompensé par un nouveau caviar de Guti converti par Robinho dès la 9ème minute (1-0), Villarreal eut le mérite de revenir tout de suite. Six minutes après l'ouverture du score, Guiseppe Rossi prenait le meilleur sur Fabio Cannavaro et fusillait Iker Casillas de l'entrée de la surface (1-1). Ce but, le premier encaissé par Sant Iker en neuf matchs et 16 minutes, aurait pu faire douter les coéquipiers de Raul. Que nenni. En réalité, Villarreal éprouvait les pires difficultés à endiguer les vagues blanches, et sans les multiples exploits de son portier Diego Lopez, un ex du Real, le match aurait pu être plié à la mi-temps. Sneijder, encore bourreauCe n'était de toute façon que partie remise. Au retour des vestaires, sur une relance jouée rapidement à la main par Casillas, Diego Lopez s'interposait tour à tour devant Raul et Guti mais ne pouvait rien sur la troisième salve signé Robinho, signant là un nouveau doublé (2-1, 52'). En total contrôle, les Merengue restaient pourtant sur la menace, faute de pouvoir tuer la rencontre. Si bien que Capdevila, à la reception d'une déviation de Josico sur un corner de Marcos Senna, offrait l'égalisation aux siens et glaçait le Bernabeu (2-2, 76'). Mais ce Real là ne doute jamais. Dans la minute suivante, Fernando Gago servait Wesley Sneijder, fraîchement entré et bourreau des Valencians à l'aller (Victoire 5-0 du Real à Madrigal), qui redonnait l'avantage et les trois points à la Maison Blanche (3-2, 77'). Aujourd'hui tranquillement installés en tête, meilleure attaque et deuxième défense, les Madrilènes peuvent paisiblement se tourner vers le grand rendez-vous de leur saison et leur affrontement face à la Roma en Ligue des Champions. Personne n'est de toute façon en mesure de contester leur hégémonie nationale.

A la recherche d'un succès dans le derby du Forez depuis 14 ans, l'ASSE attendra encore un peu pour célébrer une victoire contre le rival lyonnais. Les Stéphanois avaient pourtant ouvert le score sur un but opportuniste de Bafe Gomis, consécutif à un mauvais dégagement de Coupet (1-0, 47e), mais ont concédé l'égalisation en toute fin de match sur un coup franc splendide de Karim Benzema (1-1, 92e). Scénario cruel, quoique juste, pour des Gones qui se sont bien battus après la pause et reprennent un point sur Bordeaux, défait à Lorient (0-1). En l'absence de Juninho, Benzema a pris ses responsabilités en égalisant sur coup franc dans les arrêts de jeu - crédits : Panoramic Après la leçon reçue l'an passé (3-1) à Geoffroy-Guichard, le peule vert pensait avoir déjà connu le pire face à leur frère ennemi. Plus cruel que les buts PES de Källström, Tiago et Fred lors de leur précédente visite, le coup franc magistral de Benzema inscrit à une poignée de secondes du coup de sifflet final restera probablement comme un des épisodes les plus tragiques de l'histoire des confrontations ASSE - OL. Car même si un derby ne se perd pas, il y a des façons de ne pas le gagner qui font mal. Le cadeau de Coupet A la pause, Sainté méritait pourtant de mener à la marque, bien que son avantage soit venu sur un dégagement a priori sans danger de Grégory Coupet qui trouvait la tête de Gomis à bout portant (47e). Ce but tardif et heureux couronnait une première période dominée par les Verts, qui avaient touché deux fois les montants adverses sur deux coup franc de Dernis déviés sur les poteaux par Squillaci (37e) et Coupet (40e). Malgré le retour tonitruant de Sidney Govou, qui tentait un sombrero dans la surface sur son premier ballon (3e), les Lyonnais n'y étaient pas. Au retour des vestiaires, la donne changeait pourtant en faveur des visiteurs. L'OL aurait même pu égaliser dès la 51e, si Hatem Ben Arfa n'avait pas tergiversé devant Jody Viviani, le remplaçant de Jérémie Janot. Mais le jeu lyonnais paraissait bien désordonné en l'absence de Juninho, qui n'était pas non plus là pour tirer les nombreux coup francs concédés par les Stéphanois. Alain Perrin jetait alors toutes ses forces dans la bataille, avec les rentrées de Fred (60e), Delgado (69e) et Remy (81e), sans que personne ne semble savoir si on passait en 4-4-2. Premier buteur de la rencontre, Bafé Gomis a bien profié d'un mauvais dégagement de Coupet pour marquer - crédits : Panoramic Benzeminho Quoiqu'il soit, l'envie était là. Mais Viviani s'interposait encore sur une frappe de Benzema (86e). Le meilleur buteur de la L1 n'avait toutefois pas dit son dernier mot. Et une dernière faute bête à vingt mètre des buts, dans le temps additionnel, lui offrit l'occasion de nous faire découvrir une nouvelle atout de son jeu : le coup franc direct. Ce qu'on savait déjà, c'est que ce gamin n'a pas peur de prendre ses responsabilités, et en l'absence de Juninho, il l'a démontré avec classe avec une frappe enroulée digne de son aîné. Malédiction ou pas, Sainté en est désormais à 17 matchs sans victoires dans le derby et stagne dans le ventre-mou du championnat (13e). Le coaching de Laurent Roussey demeure un mystère que la science percera peut-être un jour. Et Lyon, lui, peut jubiler de ce come-back improbable mais bien réel.

Lancé en 2007, le site UEFA Training Ground propose aux footballeurs et entraîneurs en herbe d'aguerrir leur technique en visionnant des vidéos réalisées avec des stars du ballon rond comme Andrea Pirlo, Cristiano Ronaldo, Kaka ou Zlatan Ibrahimovic. Parmi les derniers joueurs conviés à apporter leur contribution au projet, Deco a lui répondu au challenge du corner rentrant. Le principe est simple. Le joueur doit convertir le maximum de ses dix tentatives. Chaque réussite rapportant un point. A ce petit jeu, tourné sur les terrains de la Masia, le centre d'entraînement du FC Barcelone, le Portugais s'est plutôt bien débrouillé en trouvant le chemin des filets à 8 reprises. On attend avec impatience que Camel Meriem relève le défi. Retrouvez d'autres défis sur le site Trainging Ground.

Battu jeudi par les Girondins (0-1), Saint-Etienne va encore arbitrer le duel à distance entre Bordeaux et Lyon, dimanche à l'occasion d'un derby du Forez qu'il n'a plus remporté à Geoffroy-Guichard depuis la saison 1993/1994. Les Lyonnais étaient venus s'imposer 3-1 à Geoffroy-Guichard la saison dernière - crédits : Panoramic Chaudron maudit Intraitable à domicile, transparent à l'extérieur, l'ASSE n'a pas démenti face à Bordeaux son profil d'équipe à deux visages. Les hommes de Laurent Roussey ont pourtant livré une bonne prestation, notamment en première période, sur la pelouse du second de la Ligue 1, pêchant seulement par un manque de réussite devant le but adverse, malgré les forfaits d'Ilan et Dabo (gastro-entérite) et celui de dernière minute de Jérémie Janot (épaule) qui s'ajoutaient aux absences des joueurs partis à la CAN (Feindouno, Sall et Tiéné). Avec un Gomis plus efficace, les Verts auraient même pu signer leur seconde victoire en déplacement de la saison. Au lieu de ça, ils ont dû s'incliner face au réalisme de Cavenaghi. Si Sainté a jusqu'ici pu compenser son statut de plus mauvaise équipe de L1 à l'extérieur (même Metz fait mieux !) par ses bons résultats à Geoffroy-Guichard, l'identité de son prochain visiteur ne présage rien de bon. Sur les dix dernières réception de l'OL, l'ASSE ne s'est en effet imposé qu'une seule fois, lors de la saison 1993/1994. Pis, depuis la remontée des Verts en L1, les Lyonnais ne perdent plus chez leur rival et restent sur un succès 3-1 obtenu l'an passé dans un climat tendu (échanges de fumigènes entre les supporters des deux camps, banderoles anti-lyonnais tendancieuses) après le feuilleton Piquionne. Le Chaudron accueillira spivent les Gones avec des banderoles hostiles - crédits : Panoramic Lyon sous la pression de Bordeaux Cette année, le derby du Forez devrait heureusement s'en tenir à un défi strictement sportif. D'autant que contrairement à la saison dernière, où l'OL se présentait à Sainté avec 13 points d'avance sur Lens, le sextuple champion de France se trouve aujourd'hui sous la menace de Bordeaux, qui a donc répondu à la victoire des Gones face à Lorient en s'imposant contre ces mêmes Verts. Outre le bonheur de battre le grand rival local, une victoire de la formation de Laurent Roussey pourrait donc relancer un peu plus le championnat, surtout si Bordeaux ramène quelque chose de Lorient. Pour le coach stéphanois, le défi demeure toutefois de taille. Même si Geoffrey Dernis a repris l'entraînement et que Dabo et Ilan vont mieux, Nivaldo sera suspendu pour le derby et Janot reste incertain. Pas de quoi rassurer le peuple vert alors que le frère ennemi pourrait récupérer d'ici là Juninho ("du 50/50", dixit Alain Perrin), Mathieu Bodmer et Sidney Govou, qui a rejoué en amical contre l'équipe olympique de Chine. "Le derby à venir, c'est un peu notre Coupe d'Europe, il y aura j'espère cette envie de se surpasser pour continuer à prendre des points à Geoffroy-Guichard", a commenté Laurent Roussey après la défaite à Bordeaux, reconnaissant implicitement qu'il faudrait un exploit de ses joueurs pour vaincre Lyon. Voir le programme de la 23e journée de Ligue 1

Le Téfécé vit une sale saison. Aux quelques semaines de bonheur vécues à la grâce d'une qualification heureuse en Ligue des Champions ont succédé les déboires d'une année qui pourrait s'avérer catastrophique. Classement inquiétant, blessures en séries, joueurs majeurs absents, désaccords entre Elie Baup et le président Sadran, Toulouse fait face à une situation très délicate. Blessures en cascade Oubliée la Ligue des Champions, bienvenue dans la bataille pour le maintien. Voilà ce qu'a dû répéter à de maintes reprises l'entraîneur à la casquette à ses joueurs. Le TFC ne fait plus peur cette saison. 17e de Ligue 1, à un point du premier reléguable Auxerre, il inquiète. A qui la faute ? Les causes d'une telle dégringolade sont multiples comme toujours. Cette saison, la Ville Rose a été obligé de composer avec les blessures de longue durée de plusieurs joueurs majeurs tels que Johan Elmander, Jérémy Mathieu, Paulo Cesar ou encore Daniel Congré.
Mauvaise préparation, tronquée par le tour préliminaire de la C1 face à Liverpool ? "Il n'y a pas d'explication logique à ces blessures, répondait avant la trêve Hugues Henry, le directeur général du TFC, à La Dépêche du Midi. C'est une addition de tout, des matches, de la préparation, des transports, des déplacements. Un peu de fatigue accumulée, et de stress aussi. Quand on est euphorique, on ressent moins les bobos. Mais, dans les périodes difficiles, comme maintenant, on s'écoute un peu plus..." Trop grands trop vite La double confrontation catastrophique face à Liverpool a fait du mal à une équipe toulousaine qui a voulu grandir trop vite. Seul Elie Baup, dans l'euphorie générale de l'été dernier, avait tenu à rappeler que le Téfécé n'était qu'au début de son évolution. A croire qu'il n'a pas été entendu. Au-delà des blessures, la mayonnaise n'a jamais semblé prendre dans le jeu. Les Toulousains sont trop dépendants de Johan Elmander et dans une moindre mesure d'Achille Emana. La recrue prometteuse André-Pierre Gignac ne donne pas satisfaction et rumine son mal-être sur le banc. Les blessures, la CAN et une piteuse élimination en Coupe de France face au Paris FC se sont chargées de saper le moral des troupes.
Mais il va falloir agir au plus vite pour éviter de tomber plus bas. Avec trois défaites en quatre matches depuis la reprise, Toulouse s'enfonce dans les abymes de la Ligue 1, sans faire trop de bruit. "Il y a un moment que j'ai pris conscience du danger du classement. Je n'ai pas attendu ce soir pour tirer la sonnette d'alarme, confiait Baup à l'issue de la défaite à Strasbourg (0-2) samedi. "Il faut qu'on se révolte, et il ne tient qu'à nous de se surpasser. C'est vrai que depuis le début de la saison, on a beaucoup de blessés. Le fait que des joueurs soient partis à la CAN finit de mettre l'accent sur notre effectif, puisque, en permanence, on a huit joueurs absents. C'est conséquent, même si tout le monde essaie de donner le meilleur." Tensions Baup-Sadran Le coach toulousain verrait d'un bon œil l'arrivée d'une recrue au milieu de terrain comme Julien Sablé, en mal de temps de jeu à Lens. Olivier Sadran s'y oppose, considérant que son entraîneur dispose de moyens suffisants pour sortir son équipe de cette mauvaise passe. Une contradiction qui vient s'ajouter à celle causée par le brésilien Fabinho, écarté par Baup, apprécié par Sadran. De là à imaginer une séparation plus rapide que prévue entre les deux hommes ?
Ce week-end, le Stadium voit débarquer l'équipe en forme du moment, Nice. S'il pourra compter sur son meilleur buteur suédois (10 buts), le TFC devra encore se passer de 8 joueurs. L'épisode de la C1 n'a jamais semblé aussi lointain.

Si on a souvent l’habitude, en France, de s’auto flageller sur le niveau du championnat national, les acteurs de la Ligue 1 sont heureusement là pour faire mentir ses détracteurs. La preuve par ce top 3 des plus beaux buts inscrits lors de la journée disputée cette semaine. Modeste avec ça On connaissait déjà Modeste M’bami. On a découvert mercredi Anthony Modeste, jeune joueur de 19 ans issu du centre de formation de l’OGC Nice et titularisé à Rennes pour la seconde fois en l’absence de Bakari Koné, parti à la CAN. Une minute seulement après l’ouverture du score bretonne signée Jimmy Briand, Modeste a remis les compteurs à zéro en réalisant un enchaînement contrôle de la poitrine, frappe sous la barre plein de culot. Un premier but pro qui ne grise pas son auteur : "J'ai marqué mais je ne m'enflamme pas. Je n'avais pas vu la position du gardien, j'ai de la réussite. Il y a trois semaines j'avais marqué dans une position similaire avec la CFA." Modeste, on vous dit... Rothen sans pitié Meilleur passeur de la L1 (8), Jérôme Rothen n’avait pas encore marqué cette saison sous le maillot du PSG, jusqu’à la démolition de Valenciennes au Parc (4-0), en quart de finale de Coupe de la Ligue. Un but qui a semble-t-il débloqué l’international français, auteur mercredi d’une frappe splendide du gauche splendide face à Metz (3-0). L’an dernier, contre Nantes, Rothen avait déjà inscrit un but similaire dans une confrontation décisive entre deux équipes en lutte pour le maintien. Et dire que certains supporters parisiens l’insultaient il y a peu… Obraniak attaque Autre joueur habituellement discret devant le but, Ludovic Obraniak s’est lui aussi illustré sur un tir à longue distance à l’occasion de cette 22e journée. Alors que Lille menait déjà 1-0 face au Mans, l’ancien Messin, décalé par Cabaye, a claqué une frappe de l’extérieur du gauche en plein dans la lucarne de Roche, le remplaçant de Yohan Pelé. Avec ce 7e but pro, le second sous le maillot lillois, Obraniak a bien fêté la première titularisation de Rio Mavuba, prêté au LOSC par Villarreal jusqu’au la fin de la saison.

Le groupe A va offrir une dernière journée alléchante. La victoire de la Guinée contre le Maroc au terme d'un match très vivant (3-2) a relancé les coéquipiers de Pascal Feindouno, à la fois double buteur, passeur décisif et expulsé hier. Les Guinéens se passeront donc des services du joueur stéphanois pour la rencontre face à la Namibie. Une victoire devrait suffire à l'équipe coachée par Robert Nouzaret pour arracher la qualification. Les Marocains sont eux dans une situation assez délicate. Revenus trop tard dans le match contre la Guinée, avec une frappe magnifique d'Aboucherouane et un but d'Abdeslam Ouaddou à la minute, les Lions de l'Atlas ont peut-être laissé passer leur chance dans cette CAN 2008. Car c'est le pays hôte que Marouane Chamakh et sa bande s'apprêtent à aller défier pour le dernier match de poule. Avec victoire conséquente obligatoire pour espérer jouer les quarts de finale. Le résumé de Guinée-Maroc : Le Ghana est quant à lui venu à bout de la Namibie sur le petit score de 1 à 0, but signé Agogo. Les Black Stars sont bien partis dans la compétition mais n'ont pas montré une supériorité écrasante. De bon augure pour rester dans l'ombre d'une Côte d'Ivoire toujours favoirte. Le but de Ghana-Namibie :

 Déjà auteur de 23 buts toutes compétitions confondues (dont 17 en Premier League) pour Manchester United cette saison, Cristiano Ronaldo s'est vu lancé un nouveau challenge par Sir Alex Ferguson : atteindre les 30 pions en championnat. Pari annuel Depuis la première saison de Ronaldo à Old Trafford, au cours de laquelle il avait inscrit 6 buts, le manager des Red Devils a pris l'habitude de défié son prodige sur le nombre de pions qu'il pourrait coller. Lors de l'exercice de 2004/2005, CR avait ainsi échoué de peu (9 buts contre 10 pariés) et Sir Alex gardé son argent. La saison dernière, le porte-feuille du technicien écossais a en revanche été délesté de quelques billets (400 livres selon la presse anglaise), le Portugais ayant inscrit 17 buts en Premier League (23 toutes compétitions confondues) alors que la barre avait été porté à 15 unités. Au mois d'août, Ronaldo aurait, selon la rumeur, carrément proposer de se raser la tête s'il n'atteignait pas cette fois les 20 pions. Dans le cas contraire, c'est le boss de Man U qui passerait sous la tondeuse. "Ronny est vraiment en confiance. Il passe tellement de temps à se coiffer, il ne prendrait pas le risque de faire ce pari autrement", aurait même déclaré à l'époque une source du club au tabloïd The Sun. Objectif 30 buts N'ayant sûrement pas envie, à 66 berges, de se faire la boule à z, Fergie a contre-attaqué dans la presse en proposant un nouveau défi à sa star : mettre 30 buts, rien qu'en championnat. "Ronaldo a déjà marqué 23 buts, il a donc le potentiel pour en mettre 30 cette saison, ça ne fait aucun doute. Mais je aussi sûr qu'il est capable de mettre 30 buts dans la league, même si ce sera une toute autre histoire. Atteindre cet objectif serait plus difficile et je ne pense pas que ça produise. C'est une grosse demande, mais s'il y parvient, je lui donnerais encore plus d'argent."
Peu importe ce que ça lui coûtera, ce petit jeu en apparence futile est de toute manière plus que rentable pour Sir Alex. Avec une poignée de billets et un art de la motivation, le vieux briscard a fait d'un ailier qui plantait quelques buts par an une véritable machine à scorer, actuellement en tête du classement du Soulier d'Or européen.

Le petit meneur de jeu argentin Marcelo Gallardo a résilié son contrat avec le PSG et s'envole vers les Etats-Unis pour rejoindre Washington et le club DC United. Une fin de parcours à l'image de la carrière de ce numéro 10 à l'ancienne. Marcelo Gallardo a toujours crée la controverse là où il est passé. Trop imprévisible, trop contestataire, trop dilettante, trop gras. Venu à la rescousse d'un PSG en péril en janvier 2007, il repart dans l'anonymat sans avoir eu la possibilité de défendre ses chances dans l'équipe de Paul Le Guen.
Le sauveur devenu tricard L'année dernière à la même époque, le président parisien, Alain Cayzac se félicitait d'attirer cet ancien grand joueur du championnat de France qui avait brillé sous les couleurs monégasques. Gallardo faisait les unes des journaux sportifs, ravis de voir revenir en Ligue 1 un technicien de haute volée. Peu importe s'il n'était plus au top de sa forme. Guy Lacombe, alors coach du club de la capitale mais pas à l'origine de sa venue, a fait confiance à l'Argentin, lui accordant un temps de jeu respectable. Par quelques fulgurances, on retrouvait le Gallardo de Monaco, celui qui avait été élu meilleur joueur de Ligue 1 lors de sa première saison en France, durant laquelle il avait glané le titre de champion. Mais comme sur le Rocher, il faut croire que "El Muñeco" ne sait pas faire durer le plaisir. L'aventure monégasque s'était terminée en eau de boudin. Joueur de caractère, comme la plupart des Argentins, sa nonchalance ne plaisait pas à la "Desch". Elle n'a pas plus séduit Le Guen, qui l'a maintes fois puni en raison de ses retards à l'entraînement ou de ses vacances à rallonge non autorisée. Résultat, 1 seule titularisation cette saison face à Lille et 8 entrées en jeu pour un total de 217 minutes jouées. Et pourtant, l'Argentin avait tout pour s'imposer à Paris. Capable de jouer dans l'axe ou sur un côté, le meneur de jeu n'a pas réussi à combler le vide parisien sur le côté droit du milieu de terrain. Le Guen a tout essayé, sauf Marcelo, à qui il n'a jamais accordé sa confiance. Amara Diané, Clément Chantôme, Didier Digard, Loris Arnaud, ou même Bernard Mendy, tous ont fait des piges sur ce côté maudit. La touche technique déficiente au PSG aurait pu être l'apanage de Gallardo mais il n'a pas su convaincre l'entraîneur breton (donc buté) de lui laisser sa chance.
Insaisissable Désormais, une préretraite dorée s'offre à lui dans un pays où le foot est plus prisé des femmes. "El Muñeco" part sans rancœur devant les journalistes français. "C'est un moment de soulagement et de tristesse car j'ai passé de bons moments même si c'était difficile. On a trouvé un accord amical avec le club. Je ne regrette pas d'être venu et je voudrais aussi remercier les supporters de Paris et souhaiter sincèrement une bonne fin de saison au club et aux joueurs". Mais il tient un autre discours dans les médias de son pays. "Je ne veux plus vivre jamais ça de ma vie de footballeur. J'ai passé plusieurs mois sans jouer un match, c'est affreux à endurer", a-t-il confié d'un autre côté à une radio locale de Buenos Aires. L'art du contre-pied ne le quittera donc jamais. En bonus, le dernier but marqué par Gallardo sous les couleurs parisiennes (2 au total) :

Après Valence et Liverpool, Mohamed Sissoko s'apprête à découvrir un troisième grand club européen et un nouveau championnat. Le milieu de terrain malien de 22 ans, actuellement à la CAN, devrait en effet officialiser ce dimanche son transfert à la Juventus de Turin.
Eclosion précoce Champions d'Espagne et vainqueur de la Coupe de l'UEFA a 18 ans avec Valence, la carrière de Momo Sissoko a démarré sur les chapeaux de roues. Découvert par Rafael Benitez, qui le fit venir en Espagne alors qu'il n'évoluait qu'avec la CFA d'Auxerre, le Français d'origine malienne s'était rapidement imposé comme un des hommes fort du club che. Et c'est tout naturellement qu'il rejoint son mentor à Liverpool, en 2006, juste après la Ligue des champions remportée par les Reds face au Milan AC. Sa première saison à Anfield fut du même tonneau. 26 apparitions en Premier League, 10 en C1, Sissoko profita à fond du replacement de Steven Gerrard sur le côté droit et fut un des grands artisans du meilleur parcours en championnat de Liverpool sous l'ère Benitez (3e avec 82 points). Il attaqua l'exercice 2006/2007 sur le même rythme, jusqu'à ce qu'une vilaine blessure à l'épaule vienne stopper son ascension, et dû ensuite subir la concurrence de Javier Mascherano, arrivé en provenance de West Ham lors du mercato d'hiver. Deux fauteuils pour quatre Déjà sur le point de rejoindre la Juventus cet été, Momo resta pourtant sur les bords de la Mersey où il allait devoir se battre avec Xabi Alonso, Mascherano et Gerrard, de retour dans l'axe, pour les deux places de milieux centraux. Avec la blessure de Stevie G. en début de saison, il eut l'occasion de retrouver une place de titulaire. Mais sa prestation calamiteuse lors de la victoire de l'OM à Anfield en Ligue des champions (c'est lui qui perdit le ballon sur le but victorieux de Valbuena) l'éjecta de la rotation de Benitez.
La Juve étant revenue à l'assaut pour s'attacher ses services, l'international malien a donc fait le forcing auprès de son club pour débloquer la situation. Appel entendu puisque Liverpool et le club bianconero se sont semble-t-il mis d'accord sur un transfert qui avoisinerait les 13 millions d'euros. Pour le plus grand bonheur de l'intéressé qui devrait faire un aller-retour Accra-Turin pour passer la traditionnelle visite médicale et signer son contrat. "Je dois reconnaître que porter le maillot de la Juve serait ce qu'il y a de mieux", a-t-il expliqué à la Gazzetta dello Sport. "Quand j'étais jeune, j'étais fan de Zidane." Sans rancune Malgré son attachement à Rafael Benitez, l'appel du terrain a donc été le plus fort : "Je remercierais toujours Benitez pour ce qu'il m'a donné, mais en football les choses changent. Je suis jeune et je veux jouer, ce qui n'était pas le cas en ce moment à Liverpool." Un discours qui n'est pas sans rappeler celui de l'ex-Gunner Lassana Diarra. A la différence que ne rejoint pas une équipe en bois mais le plus grand club italien.

Comment allait réagir Lyon ? Voilà la question que se posaient les spectateurs d'une Ligue 1 en quête de suspens. Une nouvelle fois, l'OL a montré sa capacité de réaction, mettant ainsi la pression sur ses dauphins bordelais. L'OL reprend sa marche en avant Et c'est par ses deux petits génies Benzema-Ben Arfa que le sextuple champion de France a rassuré Alain Perrin et satisfait Gerland. Toutefois, Lorient aurait pu ouvrir la marque avant le quart d'heure de jeu suite à un ballon perdu au milieu de terrain par Karim Benzema qui a abouti au face à face entre Rafik Saïfi et Grégory Coupet remporté par le portier lyonnais. Une frayeur vite oubliée lorsqu'à la 29e minute, Hatem Ben Arfa reprenait victorieusement une remise de Fred, titulaire surprise à la pointe de l'attaque gone. C'en était fini pour l'équipe de Christian Gourcuff, dominée pendant toute la partie. Karim Benzema aggravait le score à la 74e minute, bien servi par Kim Källström, fêtant ainsi son 14e but de la saison en championnat. Une victoire qui repousse les Bordelais à 6 points avant leur rencontre de ce soir face à Saint-Etienne. Surtout, les lyonnais ont retrouvé un fonds de jeu perdu depuis deux matches ainsi qu'une solidité défensive.
Les voisins du Nord se donnent de l'air C'est ce que pensent aussi lillois et lensois, respectivement venus à bout du Mans et de Valenciennes. Les hommes de Claude Puel, avec la recrue Rio Mavuba alignée d'entrée, ont fourni une bonne prestation devant leur public, avec une efficacité offensive enfin présente. Kevin Mirallas a inscrit son premier but en Ligue 1 cette saison, Yohan Cabaye a retrouvé sa technique tandis que Patrick Kluivert continue d'éplucher les oranges sur le banc de touche. Pour Le Mans, la CAN produit les effets dévastateurs que Rudi Garcia craignait. Sans Sessegnon, Romaric et Gervinho, cette équipe rame. Lille s'éloigne donc de la zone rouge, Lens s'en extirpe. En infligeant à Valenciennes sa première défaite à domicile, les Sang et Or ont réalisé le bon coup de la soirée. Malgré l'ouverture du score de l'inévitable Steve Savidan, les lensois n'ont pas paniqué et grâce au brésilien Vitorino Hilton, décisif depuis son retour au sein de la défense, et au jeune Kevin Monnet-Paquet, ils ont fait tomber la forteresse de Nungesser. Le tandem JPP - Leclercq ne fait plus rire personne.
Nancy n'y arrive plus L'autre choc de la journée opposait Nancy à l'OM. Ce match sentait le résultat nul, impression confirmée. 1 à 1 donc, au terme d'une rencontre dominé par les Lorrains en première mi-temps avant que Marseille ne se réveille. But de Jonathan Brison suite à un coup franc litigieux accordé aux nancéens à la 47e minute et égalisation marseillaise à la 87e minute de Samir Nasri, peu en vue durant le match. Résultat qui n'arrange personne. L'ASNL n'a toujours pas gagné en 2008 et Marseille a raté une occasion de se détacher pour de bon du ventre mou du classement.
En bref Le PSG a rectifié le tir au Parc des Princes après sa défaite lorientaise samedi dernier. Face à une équipe messine au fond du gouffre, les parisiens se sont imposés 3-0 dans un stade redevenu imprenable. A signaler le magnifique but de Jérôme Rothen d'une frappe magistrale. Toulouse inquiète de plus en plus. Battus à Strasbourg (2-0), les hommes d'Elie Baup ne possèdent qu'un point d'avance sur le premier relégable, Auxerre, qui est allé chercher le nul à Caen (0-0). Rennes et Nice se sont séparés sur le score de 1-1 tandis que Monaco a gagné difficilement face à Sochaux (1-0). Des sochaliens qui ont désormais 6 points de retard sur le 17e et premier non relégable. Le classement de la Ligue 1

Le match phare du groupe D opposait le Sénégal à la Tunisie hier soir et s'est soldé par un nul (2-2). Mamadou Niang et ses coéquipiers peuvent néanmoins nourrir quelques regrets, ayant mené au score jusqu'à la 83e minute. C'était sans compter une frappe monumentale du dénommé Traoui qui est partie se loger dans la lucarne de Tony Sylva. Les Lions de la Teranga s'en voudront d'avoir manqué de nombreuses occasions. Le prochain match face à l'Angola s'annonce décisif. Le résumé du match : Heureusement pour le Sénégal, l'autre rencontre de ce groupe a aussi abouti à un partage des points entre l'Afrique du Sud et l'Angola. Les Red devils angolais se sont procurés bon nombre d'occasions mais ont été rejoints au score à 3 minutes du terme. Le résumé du match :

Voici la sélection exclusive du blog foot des matches à suivre de la 22e journée de Ligue 1. Valenciennes-Lens Le regain de forme des Sang et Or va-t-il être suffisant pour infliger aux valenciennois leur première défaite de la saison à domicile ? Après le succès de prestige face au leader lyonnais, le binôme lensois Papin-Leclercq a décidé d'aligner la même équipe à une exception près. Milan Bisevac, incertain, est susceptible d'être remplacé par Mangane auteur du 3e but dimanche dernier. En attaque, Mounir Diane et Eric Carrière sont en balance pour épauler Toifilou Maoulida. Ce match marque le retour à Nungesser de Daniel Leclercq, ancien joueur (en 1968 et 1984) et entraîneur du club nordiste (de 1986 à 1987 et de 2003 à 2005). VA va tenter de conserver son statut de meilleure équipe de L1 à domicile. Le derby du Nord sera en tout cas animé dans les tribunes d'une ambiance comme toujours bon enfant.
Pronostic : 2-2. Le derby va accoucher d'un match débridé où Lens mènera par deux buts avant d'être rejoint dans le temps additionnel par des Valenciennois survoltés. Lyon-Lorient Ce match n'aurait pas figuré dans cette sélection si l'OL ne s'était pas incliné à Bollaert dimanche, laissant les Bordelais recoller au classement. Cette rencontre revêt du coup une importance non négligeable pour le champion en titre. A priori, la venue de Lorient ne devrait pas poser de problèmes aux Gones et composer avec Mathieu Bodmer en défense centrale. Les deux recrues, qui ont connu des fortunes diverses lors de leur premier match, seront de nouveau alignées. , les Bretons n'ayant pris que 9 points loin de leur base depuis le début de la saison. Mais l'OL devra une nouvelle fois se passer des services de Juninho et Sidney Govou. Cesar Delgado aura une nouvelle occasion de montrer son talent, uniquement vu sur Youtube pour le moment.
Pronostic : 3-1. Lyon va se réveiller et mettre une pression constante sur les lorientais qui auront au préalable ouvert le score suite à une boulette défensive de Fabio Grosso. Nancy-Marseille Deux équipes en quête de victoires. Si Marseille a gagné son dernier match à domicile face à VA, les hommes d'Eric Gerets sont à la recherche d'une série de victoires pour définitivement lancer leur saison. Avec un Djibril Cissé retrouvé, l'OM aura un argument offensif de poids, accompagné d'un Samir Nasri revigoré lors de sa dernière sortie. La défense inquiète un peu plus, avec des joueurs qui n'ont pas recouvré la totalité de leurs moyens physiques comme Julien Rodriguez. Côté nancéen, on veut chasser au plus vite le spectre de l'année dernière qui avait vu les lorrains enchaîner une impressionnante série de défaites. A la recherche de sa première victoire de l'année 2008, Nancy devra se passer des services de son buteur Kim, toujours blessé.
Pronostic : 0-0. L'historique des confrontations est à l'avantage de l'ASNL mais avec un Fortune diminué et l'absence de Kim, le stade Marcel Picot ne verra pas de festival offensif. Un point qui n'arrangera personne.

Alors que l'on a longtemps cru au départ de l'attaquant brésilien Fred, Eurosport indique que Milan Baros va quitter Lyon cet hiver. Direction Portsmouth, décidément très actif durant ce mercato, où il est attendu jeudi pour parapher son contrat.
Et le perdant est... "La certitude, c'est qu'on a aujourd'hui un attaquant en trop." Le président lyonnais Jean-Michel Aulas l'a répété une nouvelle fois aujourd'hui, dans les colonnes du Dauphiné libéré. L'identité de cet élément offensif semblait être connu. Mais les tergiversations de Fred auront eu raison de la patience de Milan Baros, qui va donc s'engager avec Portsmouth sous la forme d'un prêt avec option d'achat à la fin de la saison. Le buteur tchèque a toujours dit son envie de participer à l'Euro 2008 avec sa sélection et le temps de jeu qu'on lui proposait à Lyon était bien insuffisant. Il retrouve ainsi la Premier League qu'il avait quitté il y a un an. Après celles d'Aston Villa, il va porter les couleurs de Portsmouth, autre club de seconde zone et retrouvera le français Lassana Diarra qu'il a failli côtoyer à Lyon. Victime de Fred Le passage de Baros à l'OL aura globalement été un échec. En un an, l'ancien grand espoir tchèque aura disputé 24 rencontres de Ligue 1 pour un total de 7 buts inscrits. Comme Fred, il aura été victime de l'éclosion de Karim Benzema. Mais contrairement au Brésilien, Baros a toujours fait preuve d'un grand professionnalisme, ne contestant jamais les choix du coach et reconnaissant l'immense talent du jeune Gone.
Il peut nourrir des regrets quant à la fin (ponctuelle ?) de son aventure lyonnaise. Fred n'a cessé de râler, de s'absenter, bref de n'en faire qu'à sa tête. Il voulait partir, l'OL acceptait les offres sans broncher. Il veut désormais rester, le club le garde sans piper mot et le fait rentrer en jeu dès son retour dans le groupe lyonnais aux dépens de Baros. Une attitude que n'a pas dû apprécier l'ancien joueur de Liverpool. Avec ce départ, le sextuple champion de France a fini son opération dégraissage, plus importante que prévue. Reste à savoir si ce choix sera le bon, au moment où Bordeaux se montre plus menaçant en championnat.

Arsenal a sombré hier en Coupe de la Ligue face au rival honni Tottenham. Battus 5-1, les Gunners ont semblé être sur les nerfs, à l'image du clash entre Adebayor et Bendtner. Les hommes d'Arsène Wenger ne rééditeront pas la même performance que la saison dernière. Leur aventure en Coupe de la Ligue s'arrête au stade des demi-finales, face à l'ennemi de White Hart Lane. Si le match a été marqué par la très bonne tenue des joueurs de Juande Ramos, il a aussi été témoin d'une confrontation musclée entre les deux attaquants d'Arsenal, Emmanuel Adebayor et Nicklas Bendtner.
Le nez en sang Entré en jeu à la 62e minute, Adebayor avait réduit le score. Alors que Cesc Fabregas s'apprêtait à tirer un corner, le clash entre le Togolais et le Danois éclata, laissant le nez du géant nordique en sang. Il n'existe pas encore d'images pour préciser la nature du geste de l'ex-monégasque. Toujours est-il qu'il a fallu l'intervention du capitaine William Gallas, avec l'aide de quelques partenaires et de l'arbitre, pour calmer les deux hommes. L'international français a jugé sévèrement ses deux coéquipiers. "Ils savent qu'ils ont fait une erreur et ils vont devoir s'expliquer sur les raisons de cet incident. Ils sont tous les deux jeunes et nerveux mais ils doivent comprendre. On a perdu notre calme", déplorait-il à la fin de la rencontre. Du côté de l'entraîneur français, c'était no comment. "Je ne sais pas de quoi vous parlez", a-t-il ainsi répondu aux journalistes britanniques. Quelle sanction ? Ce fait peut bien sûr être considéré comme un incident mineur entre deux jeunes frustrés de la défaite lors du derby tant attendu. Mais il est rare de voir cela chez les Gunners, qui subissent beaucoup de pression en ce moment dans la course au titre. Arsène Wenger va devoir en tout cas sévir. Le comportement d'Adebayor aurait été puni par la fédération anglaise si il s'était "occupé" d'un adversaire. Amende ou mise à l'écart du groupe pour un ou deux matches ? Réponse d'ici quelques jours.

Annoncés moins forts qu'il y a deux ans, diminués par les forfaits de Mido et Mohamed Barakat, les tenants du titre égyptiens ont donné une leçon de ballon aux Camerounais (4-2). Menés 3-0 à la mi-temps, dont deux buts du phénomène Zidan, les Lions n'ont pas fait le poids face à la qualité technique des Pharaons et entament bien mal cette CAN 2008. L'autre Zidan On attendait Samuel Eto'o, mais c'est donc Mohamed Zidan qui a illuminé la première période de sa classe. Chargé de faire oublier le mythique Amhed Hassan avec seulement 6 sélections dans les pattes, l'attaquant de Hambourg répondu présent. Un peu croqueur de ballon, il a gâché la première occasion égyptienne en crochetant au lieu de frapper (2e), mais s'est bien rattrapé en concluant une contre-attaque, après un une-deux avec Moteab (2-0, 17e), puis en achevant les Lions avant la pause sur un enchaînement contrôle poitrine frappe du gauche splendide (3-0, 45e + 1).
Hosni ayant ouvert le score en transformant un penalty consécutif à une main de Bikey (1-0, 13e), l'addition commençait à être salée pour des Lions Indomptables malmenés par le jeu de passe courtes des Pharaons et inexistants offensivement avec leur longs ballons en direction d'un Eto'o esseulé devant. Pour une équipe qui comptait se venger de l'élimination du Mondial 2006, on était loin du compte. Eto'o pour l'honneur Après un speech d'Eto'o et les entrées d'Alexandre Song et Achille Emana en lieu et place de M'bia et N'guemo, le Cameroun ressortait pourtant des vestiaires avec de nouvelles ambitions, concrétisées par la réduction du score de l'attaquant Barcelonais leur sur un centre de Geremi (3-1, 50e). Un but qui aurait pu enflammer le match si le capitaine des Lions avaient trouver le cadre après son crochet sur Fathi (64e). Au fil des minutes, la rébellion laissait place à la résignation dans les rangs camerounais, et Hosny profitait d'un moment de déconcentration de la défense pour ajuster Kameni d'un tir tendu sans réelle opposition (82e). L'affaire était pliée, et le penalty inscrit par Eto'o en toute de fin match n'y pouvait rien changer. Les Lions n'avaient simplement pas les arguments nécessaires pour faire trembler le tenant du titre. Le résumé du match :

 Victime d'une rupture d'un tendon d'Achille le 22 août dernier, Cédric Carrasso a fait son retour dans le groupe marseillais samedi dernier à l'occasion de la réception de Valenciennes. Le portier olympien, qui avait conquis la place de numéro 1 l'année dernière, se retrouve désormais remplaçant de Steve Mandanda, intouchable. Situation qui s'annonce difficile à vivre. Une fidélité à toute épreuve Carrasso aime l'OM. Au club depuis 2000, le gardien de but est resté patient, dans l'ombre, attendant qu'on lui donne sa chance. Vedran Runje puis Fabien Barthez l'ont poussé à aller chercher du temps de jeu ailleurs, à Crystal Palace en 2001/2002 et à Guinguamp en 2004/2005. C'est au retour du prêt dans le club breton, au cours duquel il s'était monntré à son avantage, que les dirigeants phocéens se sont décidés à faire de lui un numéro 1 bis. Grâce à la fragilité physique (ou autre) de Barthez, le bon Carrasso a enfin pu exprimer ses talents en Ligue 1 avec le club de son cœur en 2005/2006. Tant et si bien qu'au départ du divin chauve, il hérita enfin du poste de titulaire. Si ses prestations furent correctes (malgré quelques boulettes au démarrage), il ne déchaîna pas les passions, récoltant un pauvre petit pourcent des votes marseillais lors de l'élection de l'Olympien de la saison. Et puis Mandanda Le voilà désormais numéro deux, suite à sa blessure malheureuse. Si lui a été fidèle à l'OM, il est impossible d'affirmer la réciproque. Comme l'a confirmé le toujours très diplomatique José Anigo sur RMC au moment du retour dans le groupe du blessé : "Aujourd'hui c'est clair, Steve Mandanda est numéro un à la place de Cédric (Carasso). Cette hiérarchie s'est installée doucement mais sûrement. C'est maintenant à Cédric d'aller récupérer la place qui était la sienne. On fera le point dans six mois".
L'ex-havrais a brillé dans les cages olympiennes, exposant son talent à une L1 séduite rapidement. Elu par les supporters phocéens meilleur joueur aux mois d'août, septembre et octobre, Mandanda fait l'unanimité, récoltant les faveurs de L'Equipe (1er du classement des gardiens avec une note moyenne de 6,24). Faut-il pour autant recaler Carrasso directement sur le banc de touche sans lui redonner sa chance ? Chez les lyonnais, malgré un brillant intérim de Remi Vercoutre, Gregory Coupet a retrouvé illico sa place dès son retour. Son statut d'international le rend indétrônable. Et c'est là le problème du discret portier olympien. A aucun moment, il n'a été un postulant crédible à l'équipe de France, au contraire de Mandanda plébiscité par la presse française.
Eric Gerets a bien tenté de mettre un peu de baume au cœur meurtri du pauvre "Carrass". "Ce qui compte c'est qu'aujourd'hui on a un gardien de but qui est une perle, tout le monde le voit. Mais en tant qu'entraîneur de Marseille, c'est un cadeau d'avoir deux gardiens de but de grande qualité", dit-il en cochant mentalement le nom de Mandanda dans son équipe type pour le reste de la saison. "Vous savez quand vous avez deux très bons gardiens c'est bien, mais cela peut être dangereux ! Il faut que le climat d'aujourd'hui soit le même dans trois mois." C'est-à-dire quand Carrasso en aura marre de squatter le banc de touche.

Après le Ghana, vainqueur de la Guinée en match d'ouverture (2-1), la Côte d'Ivoire et le Nigeria, confrontés hier dans un choc du groupe B remporté par les Eléphants (1-0), l'Egypte et le Cameroun, deux autres favoris de cette Coupe d'Afrique des Nations, s'affrontent ce mardi dans un duel qui promet d'être tendu.
Coup bas Selon l'envoyé spécial de L'Equipe, la sélection camerounaise aurait ainsi lancé les hostilités en utilisant un avion réservé aux Egyptiens pour rejoindre Kumasi, obligeant ces derniers à improviser une nuit dans un hôtel proche de l'aéroport. Un petit coup fourré propre au folklore de la CAN mais qui n'a pas dû faire rire les tenants du titre. Hormis cet épisode extra-sportif, cette affiche entre les deux nations les plus titrées de la compétition (5 pour l'Egypte, 4 pour le Cameroun) n'est pas aussi alléchante qu'on aurait pu l'espérer. D'un côté, des Pharaons privés de Mido et Mohamed Barakat qui devront compter sur Mohamed Zidan pour démentir leur réputation d'équipe qui voyage mal. De l'autre, des Lions Indomptables qui possèdent un grand gardien, Kameni, un milieu de terrain musclé (Makoun, Emana, M'bia, Geremi) mais dont le talent offensif semble limité en dehors de son avant-centre et leader Samuel Eto'o. Non qualifié pour le Mondial 2006 par l'Egypte, qui l'avait tenu en échec (1-1) lors du dernier match des éliminatoires africains, le Cameroun a toutefois une revanche à prendre, d'autant que leur parcours lors de la dernière CAN s'était achevé dès les quarts de finale face à la Côte d'Ivoire, au terme d'une séance de tirs au but interminable (12 t-a-b à 11).
Kanouté sauve le Mali Le dernier match de la journée de lundi a vu le Mali de Frédéric Kanoute, Mahamadou Diarra et Seydou Keita s'imposer de justesse face au Bénin sur un penalty provoqué et transformé par l'attaquant du FC Séville (49e, 1-0). Une petite victoire très précieuse pour les hommes de Jean-François Jodar qui partagent la tête du groupe B avec la Côte d'Ivoire et mettent la pression sur le Nigeria, qu'ils affronteront vendredi. Le but de Mali - Bénin :

Il y a un mois, Liverpool disait adieu au titre. Aujourd'hui, les Reds semblent destinés à se battre pour une peu glorieuse 4e place avec Everton, Manchester City ou Aston Villa. Le maillon faible du Big Four est aussi en difficulté hors du terrain. L'avenir du club est sans cesse remis en question, la faute aux deux propriétaires américains, qui ne savent plus vraiment quoi faire du club.
Everton passe devant Encore décevant sur son terrain hier lors d'un match en retard, Liverpool n'a pu faire mieux que match nul face à un concurrent direct pour la Ligue des Champions, Aston Villa. Et il a fallu l'entrée salvatrice de Peter Crouch pour éviter une défaite qui aurait fragilisé encore plus (si c'est possible) Rafael Benitez. Avec 14 points de retard sur les coleaders Manchester United et Arsenal, le club de la Mersey a définitivement fait une croix sur le titre tant désiré en début d'année. C'est même le voisin honni Everton qui, à la faveur de cette nouvelle désillusion, s'empare de la 4e place de la Premier League. Dans beaucoup de clubs, l'entraîneur figurerait en première ligne après de telles déconvenues. A Liverpool, Benitez est très apprécié des fans d'Anfield, qui n'oublient pas sa responsabilité dans les nombreux succès des saisons précédentes. Une mémoire qui fait semble-t-il défaut aux propriétaires américains du club Tom Hicks et George Gillett, qui n'apprécient guère le manager espagnol. Que vont faire les propriétaires ? Au point de s'attirer la défiance du public des Reds. Tom Hicks s'est rendu coupable d'une grave faute au yeux des supporters en avouant avoir contacté en novembre Jürgen Klinsmann pour remplacer Benitez. Déjà peu en odeur de sainteté, il a contribué à accroître son impopularité. Rien ne va plus donc pour les propriétaires américains, en proie aux doutes. Vont-ils revendre le club ou veulent-ils uniquement restructurer leur investissement ?
Cette hésitation nuit aux joueurs. C'est en tout ce qu'affirme Steven Gerrard sur le site Skysports.com. "Il est dur de se concentrer sur le football. Ce n'est pas juste depuis cette semaine. Cela dure depuis quelque temps et cela n'aide sûrement pas les joueurs", admet le capitaine de Liverpool. Ce qui déconcentre les Reds donc, ce sont les spéculations sur la vente du club. Déjà désireux de racheter le club l'an passé, le fonds souverain emirati DIC s'est déclaré prêt à reprendre la part de l'un des deux hommes d'affaires américains. Après avoir démenti leur envie de vendre, Hicks et Gillett seraient en train d'y réfléchir plus sérieusement, en cas d'échec du plan de refinancement voulu. Si ce plan échoue, l'hypothèse DIC serait à prendre plus au sérieux, pour le plus grand plaisir d'Anfield, qui a manifesté fortement son antipathie à l'encontre des propriétaires actuels lors de la rencontre d'hier soir. Avenir proche incertain, situation sportive délicate, Liverpool va devoir se battre pour finir au mieux cette saison qu'on pourra qualifier de transition vers des jours meilleurs. Pour éviter de laisser une désagréable impression de gâchis monumental.

 Après l'euphorie du débridé Maroc - Namibie (5-1), le premier gros choc de cette CAN 2008 entre la Côte d'Ivoire et le Nigeria a accouché d'une rencontre serrée et maigre en occasions. Un exploit de Salomon Kalou finit tout de même par débloquer la situation en seconde mi-temps pour la les Eléphants (1-0, 67e) qui s'offrent un succès précieux en attendant le résultat de Mali - Bénin. Le Nigeria va lui devoir cravacher pour s'extirper du groupe D. A l'européenne Si la CAN entretient encore la réputation d'un football africain un peu fou-fou, où l'envie de briller offensivement prend souvent le pas sur la rigueur tactique, les duels entre les nations majeures sont là pour nous rappeler que ce particularisme est en voie de disparition. L'exode massif des meilleurs joueurs africains en Europe est passé par là. Tout comme le recours quasi-systématique à des techniciens européens pour digérer les sélections. Le Nigeria de Berti Vogts et la Côté d'Ivoire de Gérard Gili étant deux parfaits symboles de ce phénomène en perpétuelle expansion, on ne s'étonnera donc pas d'avoir assisté à un match fermé dans cette affiche du groupe D. Bien campés dans leur organisation, Super Eagles et Eléphants ne laissaient pas d'espace aux attaquants adverses, réduits à tenter leur chance de loin. Un petit jeu où Taiwo, auteur d'une bonne prestation, failli se montrer décisif en expédiant un coup franc sur la barre d'un Copa Barry battu (15e). L'éclair de Kalou Pas loin d'ouvrir le score en première période, les Nigérians allaient pourtant perdre pied après la pause suite à la sortie d'un milieu défensif, Gohouri, pour Kader Keita côté ivoirien. Si le Lyonnais a été remuant sur son côté droit, la différence est toutefois venue de Salomon Kalou, qui récupérait le ballon à 30 mètres du but, dribblait trois défenseurs et ajustait Erije à bout portant (65e). Dans la foulée, les Ivoiriens manquaient le but du break par Keita et Dindane mais n'étaient pas punis par des Super Eagles en panne d'idées. Ou de jambes comme Kanu, titulaire surprise derrière les deux camps et sorti avant l'heure de jeu par Vogts. Le Nigeria a grillé son joker et devra se mouiller un peu plus face au Mali, vendredi.

Les Lions de l'Atlas ont entamé la CAN de fort belle manière en s'imposant facilement 5 à 1 face à une modeste équipe namibienne. Avec ses visages familiers de la Ligue 1 (Marouane Chamakh, Youssouf Hadji, Abdeslam Ouaddou, ou encore Mickael Chretien), le Maroc n'a eu aucun mal à se défaire tranquillement de Namibiens limités, où seuls trois joueurs évoluent en Europe. Au bout de seulement 5 minutes de jeu, les hommes d'Henri Michel avaient déjà inscrit deux buts. Le méconnu Soufiane Alloudi, qui évolue aux Emirats Arabes Unis à Al Ain, en profitait pour sortir de l'anonymat en marquant un triplé avant la mi-temps. C'est Moncef Zerka, rentré à la place de son compère nancéen Hadji, qui clôturait la marque à la 74e minute. Les Marocains, idéalement lancés, rencontreront la Guinée jeudi pour leur deuxième match de poule. Une épreuve autrement plus difficile que la Namibie, qui elle devra se montrer très courageuse pour résister aux surpuissants ghanéens. Le deuxième but marocain, signé Alloudi :

 Boudé par Yohan Gouffran et Fred, qui ont préféré rester dans leurs clubs respectifs, Caen et Lyon, le PSG est enfin parvenu à convaincre un joueur de rejoindre la capitale. Le nom de l'heureux élu ? Guillaume Hoarau, attaquant du Havre et actuel meilleur réalisateur de la Ligue 2. 16 buts en 20 matchs au HAC Auteur de 16 buts en 20 rencontres cette saison, plus 4 passes décisives, Guillaume Hoarau est la grande attraction du championnat de L2. Avec son gabarit imposant (1,90 m, 80 kg), le Réunionnais met au supplice les défenses adverses chaque week-end, ou presque, et s'impose comme un des artisans principaux de l'excellent parcours du club doyen du football français, bien accroché à la 2e place derrière le leader nantais. Une ascension qui aura suscité l'intérêt de plusieurs clubs français (Auxerre, Marseille, ) ou anglais, comme nous le signalions sur ce blog en novembre dernier. Surprise ou pas, c'est donc le PSG qui a décroché le pompon et signé ce week-end Hoarau pour la modique somme de 500 000 euros. Une opération à la Nadir Belhadj qui implique le prêt du joueur à son club d'origine jusqu'à la fin de la saison. GH devrait donc remplacer numériquement Pauleta, qui prendra sa retraite en juin prochain. En attendant, la question d'un renfort offensif à Paris pour le mercato reste posée. Hoarau, l'anti-héros Malgré ses statistiques flatteuses, il serait en outre un peu précipité de présenter Hoarau comme le futur grand attaquant du PSG, et certains pourront s'étonner de voir le club de la capitale miser sur un joueur qui n'a encore jamais connu l'élite. D'autant que même en L2, l'explosition de Hoarau est des plus récentes. Arrivé au Havre en 2004 en provenance du club réunionnais de JS Saint-Pierroise, d'où est également issu Sinama-Pongolle, Guigui n'avait même rien prouvé jusqu'à ce qu'un prêt à Gueugnon l'an dernier lui permette de se révéler. "Nous sommes très contents que Guillaume Hoarau ait choisi le Paris Saint-Germain alors qu'il était également convoité par plusieurs clubs prestigieux, français et étrangers", s'est pourtant félicité Alain Cayzac, qui voudrait croire que Paris a réalisé le coup du siècle. "C'est un renfort de qualité pour la saison prochaine. Mais pour l'heure, nous lui souhaitons bonne chance, pour sa fin de championnat avec son club formateur du Havre, et à son Président, Jean-Pierre Louvel, avec lequel nous entretenons des rapports emprunts de correction et de cordialité".
Le précédent Drogba nous ayant appris qu'un joueur qui a découvert la L1 à 24 ans peut se retrouver quelques années plus tard parmi les 5 meilleurs joueurs du monde, on se gardera bien de railler la dernière acquisition parisienne. Tout en espérant pour le PSG qu'il n'oublie pas de puiser dans le pactole de Colony Capital pour renforcer son effectif. Car le propre des miracles est qu'ils ne se produisent pas sur commande. En bonus, un reportage sur Guillaume Hoarau récemment diffusé sur France 2 Foot :

Le but le plus rapide de l'histoire du foot espagnol a été inscrit dimanche soir par l'espagnol Joseba Llorente au cours du match Valladolid-Espanyol Barcelone. Il n'aura fallu que 7 secondes et 42 centièmes à l'attaquant pour tromper la vigilance toute relative de la défense barcelonaise. Le record précédent appartenait à Dario Silva, qui avait marqué au bout de huit secondes face à ...Valladolid avec Malaga. Le sprint que pique Llorente après avoir donné le ballon à son compère Victor montre bien que l'action avait été préparée. A la fin du match, le buteur admit que c'était Victor qui lui demanda juste avant le coup d'envoi s'il se sentait prêt à courir vers le but adverse. L'idée était là, la réalisation fut impeccable.

Annoncé comme une formalité pour les Black Stars de Michael Essien, le match d'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations 2008 a failli mettre le pays organisateur d'entrée dans l'embarras face à la modeste Guinée. Rejoint au score sur un coup de tête de Kalabane (65e), qui répondait à un penalty transformé par Gyan Asamoah (55e), la formation dirigée par Claude Leroy a dû attendre la toute fin de match et une mine de Muntari pour arracher la victoire devant son public (89e). Un succès tardif mais juste tant les Guinées ont paru au bord de la rupture dans cette rencontre largement dominée par le Ghana.
Choc Nigéria - Côté d'Ivoire Le programme de cette CAN pleine de promesse nous réserve ce lundi en fin d'après-midi un alléchant Nigéria - Côté d'Ivoire (18h en direct sur Eurosport), où l'on retrouvera notamment John Obi Mikel, Abofemi Martins ou Taye Taiwo, côté Super Eagles, tandis que les Eléphants aligneront une pléiade de stars avec Didier Drogba, Salomon Kalou, Yaya et Kolo Touré ou encore Emmanuel Eboué et Romaric. Mardi, un autre gros choc opposera le tenant du titre égyptien au Cameroun de Samuel Eto'o (18h, en direct sur Eurosport). Le résumé de Ghana - Guinée :

Notre Ligue 1, on l'aime ou on la déteste. Mais il faut avouer qu'elle nous offre son lot de surprises et de belles histoires dignes de la Coupe de France. Dernière en date, la percée à la 4e place de l' OGC Nice, 19e budget de L1. Revenus de nulle part 1 an d'invincibilité à domicile, onze matches sans défaite en championnat. Ce n'est pas de Lyon dont on parle mais bien des aiglons niçois. En gagnant samedi face aux nancéens, les hommes de Frédéric Antonetti atterrissent au pied du podium, à 1 point des lorrains. Une performance surprenante quand on se rappelle l'année cauchemardesque vécue la saison dernière.
Avec sensiblement le même effectif, les Azuréens avaient peiné tout au long des 38 journées, n'assurant leur maintien qu'en fin de championnat. Saison difficile sur le plan sportif, et agitée en coulisses. Le président Maurice Cohen fut même déchargé de sa fonction en janvier avant d'être réintégré quelques jours plus tard. Antonetti était lui au bord du licenciement. Peu de monde pariait sur un redressement des Rouge et Noir. Vieux briscards et jeunes talents Quelques mois plus tard, le Gym est une équipe qui fait peur et pour laquelle il va être difficile de continuer à annoncer le maintien comme unique objectif. Bien qu'étant la formation la plus touchée par la CAN avec 5 joueurs absents (Koné, Kanté, Apam, Diakité et Job), les niçois ne faiblissent pas. En se renforçant durant l'hiver avec notamment l'arrivée de l'ex-bordelais Gerald Cid, les Aiglons ne comptent pas sombrer en l'absence de leurs Africains. Avec une politique de recrutement judicieuse et discrète, mêlant vieux briscards (Lilian Laslandes, Vincent Hognon), joueurs revanchards (comme David Hellebuyck, transparent à Paris, rayonnant avec Nice) et jeunes en devenir, Maurice Cohen bâtit une équipe solide. Mis à part le raté Matt Moussilou, plus cher transfert de l'histoire du club pour 4 millions d'euros, Nice peut se targuer de belles découvertes comme le Brésilien Ederson, ou encore le très prometteur gardien Hugo Lloris.
Comptabilisant 35 points, le club azuréen devient un outsider potentiel pour une place en Coupe d'Europe. La Ligue 1 commence à se décanter, l'écart se creuse enfin entre le ventre (très) mou du classement et les 5 premières places. Il suffirait que le Stade du Ray reste imprenable pour que l'Europe s'offre à lui. Une option inimaginable pour Antonetti il y a encore quelques mois.

A un âge - 34 ans - où on à tendance, en France notamment, à considérer qu'un joueur de football est bon pour l'hospice ou le Qatar, Robert Pires s'éclate lui comme un petit fou à Villarreal. Pilier de l'entre jeu du sous-marin jaune (17 titularisations en Liga depuis le début de la saison), Bob a signé une superbe ouverture du score face au rival local, Valence, d'une frappe enroulée du droit depuis le coin gauche de la surface. Avec ce succès facile (3-0 au final), auquel Rio Mavuba a participé en seconde période, Villarreal reprend la troisième place de la Liga à l'Atletico Madrid, défait dans le derby (0-2).
Giuly MVP Relativement peu médiatisé depuis son arrivée à l'AS Rome, Ludovic Giuly continue à mener tranquillement sa barque dans la capitale. En l'absence de Francesco Totti, l'ancien Barcelonais s'est même montré décisif pour la Louve en débloquant la marque avec opportunisme face à Catane sur un tir repoussé par le poteau. Qualifié de "MVP de la Roma" par la Gazzetta dello Sport, Ludo tient la tête des votes (65%) pour le titre de meilleur giallorosso du match sur le site officiel de l'AS Rome. Henry présent A défaut de planter des buts d'anthologie et de régaler le Nou Camp avec des gestes techniques de grande classe, Thierry Henry a fait le boulot en inscrivant l'unique but du match lors de la victoire du Barça sur le Racing Santander (1-0). Titi n'a certes eu qu'à pousser le ballon dans le but de la tête, mais en l'absence des autres Fantasticos, jusqu'à l'entrée de Messi en seconde période, son activité et son implication dans le jeu catalan ont été très précieuses. Une performance qu'Eric Abidal et Lilian Thuram ont dû apprécier depuis le banc de touche.
Lassana première Auteur du mouvement le plus surprenant de ce mercato d'hiver, l'ex-Gunner Lassana Diarra a livré une bonne prestation pour sa première titularisation sous le maillot de Portsmouth, qui recevait samedi Derby County, désespérante lanterne rouge de la Premier League. Les visiteurs avaient pourtant ouvert le score suite à un coup franc tiré par Laurent Robert, mais cédaient ensuite sur un triplé de Benjani.
En bref Dans les autres rencontres de Premier League, les French Gunners ont comme d'hab fait leur part de boulot dans la victoire d'Arsenal à Fulham (3-0), notamment l'insatiable Gaël Clichy, dont on attend impatiemment les débuts en équipe. Leur compatriote de Chelsea en ont fait de même lors de la courte victoire des Blues à Birmingham (1-0). A Tottenham, en revanche, aucun des quatre français de l'effectif (sans compter le nouvel arrivant Jean-Yves Mvoto) n'a débuté lors de la victoire des Spurs devant Sunderland (2-0), et seul Pascal Chimbonda est entré en cours de jeu.

Au terme d'un match enlevé, le RC Lens a étrillé le leader lyonnais. Après une première période rythmée mais sans occasions franches, les Sang et Or ont inscrit 3 buts par Toifilou Maoulida (55e), Milan Bisevac (70e) et Mangane (90e). Ils confirment de fort belle manière l'embellie aperçue face à Nancy. L'Olympique lyonnais voit les Bordelais revenir à 3 points au classement. Lire le résumé complet du match 
Malgré son bon parcours en Liga, l'Atletico a subi une nouvelle déroute face à son grand rival. Après minutes de jeu, les Colchoneros avaient déjà encaissé un but de leur bourreau historique, Raul, et n'ont jamais semblé en mesure de renverser la situation face à un Real à l'efficacité diabolique qui pliait l'affaire avant la pause sur une demi-volée de Ruud van Nistelrooy (42e). Le résumé d'Atletico Madrid - Real Madrid

En tête de la Ligue 2, le FC Nantes est en passe de réussir le pari de la remontée immédiate. Avec 11 points d'avance sur le 4e Clermont avant de le rencontrer lundi, les Canaris regardent l'avenir avec sérénité. Surtout, le président du club Waldemar Kita manifeste son envie de développer l'aspect économique du club. Rentabiliser la maison jaune Nouveau blason, nouveau nom, nouveaux bus et bancs de touche, l'image de l'ancêtre du championnat de France a été relookée pour faire table rase du passé. Nantes entre dans une nouvelle ère, selon la volonté de son président et homme d'affaires d'origine polonaise Waldemar Kita, celle du foot business. "Tout est question d'argent", expliquait-il lors d'une conférence de presse en début d'année. "En six mois, j'ai dû corriger deux fois les plans rédigés par l'ancienne équipe en mai."
L'image du club a été un chantier important via "une télévision sur internet, un logo, un car". Le stade de la Beaujoire figure aussi sur la liste des rénovations possibles. "Nous réfléchissons à des projets de modification à la Beaujoire, même si le site appartient à la Ville. Nous pensons, par exemple, y créer un véritable magasin. Le merchandising est très important, mais il n'existe pas au FC Nantes. L'objectif est de placer le club à un niveau supérieur à ce qu'il était dans un horizon de trois à cinq ans." Les résultats sont bons, pas la manière Du point de vue sportif, Le FC Nantes se reconstruit grâce au mélange d'anciens du club (Frédéric Da Rocha, Loïc Guillon, Jean-Jacques Pierre), d'ex-pensionnaires de L1 et L2 (Marek Heinz, David De Freitas, Aurélien Capoue) et de jeunes pousses. Les Canaris ne sont jamais descendus aù-delà de la 3e place, synonyme de remontée et ont trusté 17 journées sur 20 le fauteuil de leader. De quoi rassurer tous les supporters, très inquiets au lancement de la saison vu l'atmosphère pesante qui entourait la fin du règne de Gripond. Malgré sa position au classement, Nantes ne produit pas un jeu flamboyant. Les prestations ternes s'enchaînent, les victoires s'obtenant grâce au réalisme des attaquants. Pour remédier à cela, les dirigeants nantais, dont le journaliste Pascal Praud a depuis peu garni les rangs, ont fait des emplettes durant le mercato hivernal, bien plus que certains clubs de l'élite.
Trois jeunes internationaux espoirs à vocation offensive, les Serbes Stefan Babovic (21 ans) et Filip Djordjevic (20 ans), et le Camerounais Christian Bekamenga (21 ans) sont arrivés, sous l'impulsion du directeur sportif Christian Larièpe, stratège de Kita et ancien entraîneur de l'équipe réserve de l'OM. Surtout, Nantes pourrait frapper un grand coup sur le marché en obtenant le prêt de Ricardo Faty, grand espoir français en manque de temps de jeu à Leverkusen (où il est prêté par l'AS Rome). Du lourd pour assurer la montée. Le plan social toujours d'actualité Waldemar Kita peut se réjouir de la réussite sportive des Canaris et la perspective de retrouver la Ligue 1 ne l'a pas dissuadé d'annuler le plan social en prévision, à en croire sa déclaration au site maville.com. "J'ai demandé un audit qui a montré qu'il y avait plus de 20 personnes en trop au club. Et même si ce n'est pas de gaieté de coeur, je le fais dans l'intérêt de la gestion de la société." Ce qui n'émeut pas les fans du club de Loire-Atlantique. 90 % des sondés* jugent l'action du président nantais plutôt efficace ou très efficace depuis son arrivée. *(sondage réalisé par le site maville.com)

 Envoyé se refaire une santé au Brésil par l'Inter Milan, Adriano n'a pas manqué ses débuts sous le maillot de Sao Paulo, club où il a été prêté pour six mois. Pour son premier match officiel, l' Imperatore a joué 90 minutes et a signé un joli doublé, offrant la victoire à sa nouvelle équipe sur le terrain de Guaratinguetá (2-1). Boulet de canon Dans ce match comptant pour la première journée du championnat de Sao Paulo, le Guara avait pourtant ouvert le score sur un coup franc de Renato en première période. Mais Adriano remit d'abord les compteurs à zéro d'un boulet de canon sous la barre, avant de donner l'avantage à Sao Paulo sur un coup franc lointain tiré sous le mur. "C'était bon, mais je pense que je peux encore m'améliorer. Ce n'était que mon premier match", a sobrement commenté après la rencontre le coéquipier du lyonnais Fabio Santos, lui aussi en prêt à Sao Paulo. Si Adriano a encore du pain sur la planche pour atteindre son objectif (retrouver la sélection), ce retour au pays semble en tout cas lui avoir redonner le goût du jeu. Le résumé de Guaratinguetá - Sao Paulo :

A quatre jours de l'ouverture de la Coupe d'Afrique des Nations au Ghana, l'éternelle polémique sur la date de la compétition rebondit, à travers les propos du président de la Confédération Africaine de Football, Issa Hayatou.
"Nous ne cèderons pas à leurs caprices ! Tant que je serai président de la CAF, cette date marquant le début de la plus belle fête footballistique du continent restera inchangée." Et pan sur le bec des entraîneurs et dirigeants européens qui ne cessent de pleurnicher sur le départ de leurs Africains.
Non, non et non Les pressions exercées par des clubs désireux de conserver leurs internationaux le plus longtemps possible ne semblent donc pas émouvoir le président de la CAF, que l'on a cru un temps décidé à décaler la compétition fin décembre. La période des fêtes de fin d'année paraissait une bonne alternative aux clubs européens, qui ne jouent pas (sauf les Anglais bien sûr) durant au moins deux semaines. Mais c'est niet pour Hayatou, qui ne modifiera pas une formule éprouvée. Disputée pour la première fois en 1957 au Soudan (l'Egypte étant le premier pays vainqueur), la CAN était l'occasion d'organiser une compétition accessible à l'ensemble des pays africains, à une époque où la zone Afrique n'avait droit qu'à une ou deux places pour la Coupe du Monde. Et ainsi permettre une meilleure visibilité de ce football alors méconnu. Certaines sélections ont pu assurer leur développement grâce au calendrier biennal de la CAN. Désormais avec 5 pays africains engagés pour les Mondiaux, nombreux sont d'avis que la faire jouer tous les 4 ans serait amplement suffisant. Une compétiton des plus attrayantes Le championnat anglais, défini comme le meilleur, se voit délesté cette année de 42 joueurs contre 9 pour la Liga et la Serie A. La France reste le pays le plus touché avec pas moins de 57 joueurs concernés. Si l'on peut comprendre le désarroi de quelques entraîneurs à l'effectif réduit, difficile de plaindre les cadors du foot européen qui profitent de la CAN pour repérer les futures stars africaines et qui ne se privent pas pour mettre la pression à leurs internationaux appelés à participer à la compétition. Pour certains, il faut choisir entre amour de la patrie et respect de l'employeur.
Cette CAN 2008 s'annonce en tout cas passionante, avec les favoris ivoiriens, les tenants du titre égyptiens, le Ghana de Michael Essien et des Camerounais toujours fringants. La culture tactique des sélections africaines n'a plus rien à envier à celle du Vieux Continent, avec une certaine folie offensive en plus. Premier match dimanche, qui mettra aux prises le Ghana à la Guinée à 17h. Ou comment rendre encore plus fade le Nice-Nancy de 18h en Ligue 1...

Les résultats de notre Coupe de la Ligue nationale digérés, intéressons-nous aux épreuves voisines qui avaient lieu elles aussi hier. Comme en France, il y a eu quelques surprises avec notamment les éliminations du Real Madrid et du Milan AC.
Le Real ne gagne pas sans ses cadres "Adieu le triplé". C'est ce qu'on peut lire sur le site internet du journal madrilène As. Défaits (0-1) sur sa pelouse par Majorque, modeste 13e de Liga, les Madrilènes ont mis un terme au rêve de leurs supporters. Déjà battus à l'aller (1-2), les joueurs de Bernd Schuster n'ont pas réussi à marquer le but qui les aurait qualifiés pour les quarts de finale de la Coupe du Roi. Les Saviola, Higuain, Dudek et autre Drenthe, tous titulaires hier, ont perdu une occasion de briller cette saison. Le Barça, au terme d'un match ennuyeux, s'était lui assuré la qualification mardi face au FC Séville. Le Milan, mauvais élève Côté transalpin, la Coupe d'Italie a fait également une victime de marque, à savoir le Milan AC. C'est l'équipe de Catane qui s'est chargé d'éliminer une équipe milanaise remaniée (avec Yoann Gourcuff titulaire). Battus à San Siro à l'aller (1-2), les Rossoneri n'ont pu faire mieux que match nul (1-1) au retour. Les autres 8e de finale ont vu la qualification de la Juventus, la Fiorentina, l'AS Rome et la Sampdoria. Ne manque plus que l'Inter à l'appel, qui n'aura pas de mal face à la Reggina ce soir après la victoire 4-1 à l'aller. Naples et la Lazio se battront aussi pour la dernière place des quarts de finale.
Du classique et des chocs De l'autre côté de la Manche, le 3e tour de la FA Cup a vu les favoris s'imposer logiquement. Newcastle a stoppé l'hémorragie en éliminant le club de deuxième division Stoke City (4-1). Les Magpies, qui viennent de nommer Kevin Keegan au poste d'entraîneur, rencontreront Arsenal en 16e de finale. Autre choc attendu, Manchester United face à Tottenham.

Depuis le triplé claqué par Cristiano Ronaldo face à Newcastle, qui porte à 16 son total de buts inscrits en Premier League cette saison, les statisticiens anglais n'en finissent plus de se palucher sur les performances de l'ailier portugais de Manchester United. Et pour cause...
Des buts à gogo Arrivé respectivement 2e et 3e au classement du Ballon d'Or et du FIFA World Player 2007, Cristiano Ronaldo devra encore patienter un peu pour ajouter à son palmarès un titre de meilleur joueur de l'année. Mais aux vues des prestations réalisées par le Red Devil, l'attente ne sera sans doute pas très longue. Surtout si le Lusitanien parvient à rééditer ses performances lors des grands matchs, ce qui reste son unique talon d'achille. La saison n'avait pourtant pas commencé idéalement pour la star mancunienne, auréolée du titre de meilleur espoir et meilleur joueur de la saison 2006-2007. Expulsé face à Portsmouth, en août, CR n'était pas dans la rythme, à l'image de son équipe, et attendit même la 8e journée pour trouver enfin le chemin des filets à Birmingham. Depuis, il enfile les buts comme des perles : 16 en 15 journées, dont quatre doublés et un triplé, donc, contre Newcastle. A ce rythme, le Portugais vogue tranquillement vers le record de buts inscrits en Premier League par un joueur qui n'évolue pas au poste d'attaquant de pointe et détenu par un certain... Cristiano Ronaldo (17 buts en 34 matchs la saison dernière), devant une parterre de grands joueurs (voir liste ci-dessous). Avec encore 12 journées à disputer, on n'ose imaginer quel total il atteindra en fin de saison. Mais le titre de meilleur buteur de l'EPL et celui de Soulier d'Or européen lui tendent les bras. Les meilleurs buteur de la Premier League n'évoluant pas au poste d'attaquant :
2006-07 Cristiano Ronaldo (Man Utd) 17 2007-08 Cristiano Ronaldo (Man Utd) 16 (saison en cours) 1995-96 Andriy Kanchelskis (Everton) 16 2005-06 Frank Lampard (Chelsea) 16 1994-95 Andriy Kanchelskis (Man Utd) 14 2002-03 Paul Scholes (Man Utd) 14 2002-03 Robert Pires (Arsenal) 14 2002-03 Harry Kewell (Leeds Utd) 14 2003-04 Robert Pires (Arsenal) 14 2004-05 Robert Pires (Arsenal) 14 En panne face au 'Big Four'
La furie de Ronaldo ne s'arrête pas au championnat anglais, comme en atteste sa place de co-meilleur buteur de la Ligue des champions partagée avec Zlatan Ibrahimovic (5 buts en 5 matchs tous les deux), une compétition où il n'avait pas été transcendant la saison dernière. Si l'on ajoute son pion planté au 3e tour de la FA Cup et ses 3 trois buts inscrits en sélection portugaise, le numéro 7 totalise donc déjà 25 réalisations toutes compétitions cette saison. Qui dit mieux ?
Seul petit bémol, car il y en a un, CR a encore du mal à se montrer aussi brillant face aux grosses équipes, même si on se souvient qu'il avait marqué à Arsenal lors de la 12e journée. Les statisticiens de Sky Sports nous apprennent ainsi qu'en 28 confrontations avec les autres équipes du ‘Big Four' (Arsenal, Chelsea et Liverpool), Ronaldo n'a fait trembler les filets qu'à trois reprises, chaque fois face aux Gunners. A 22 ans, il faut bien qu'il ait encore quelques défauts... 18 des buts inscrits par Ronaldo depuis le début de la saison :

Le dernier quart de finale de la Coupe de la Ligue sera resté indécis jusqu'à la dernière minute. Au bout du suspens, c'est l'ancien marseillais Benoit Pedretti qui a délivré les Auxerrois d'une tête plongeante. L'année 2008 débute décidément très mal pour l'Olympique de Marseille.
Un match rythmé L'AJA et l'OM ont affiché leurs ambitions, alignant chacun la meilleure formation possible, la seule surprise venant de la titularisation à la gauche de la défense marseillaise du jeune Jean-Philippe Sabo, 20 ans. Privé de Krupoviesa suspendu et de Taiwo à la CAN, Eric Gerets a choisi de faire confiance au minot marseillais. Coté auxerrois, seul Sammy Traoré manquait lui aussi à l'appel pour cause de CAN. Les deux équipes, à la peine en championnat, espèraient se relancer avec la Coupe de la Ligue. Et dès le premières minutes du match, on sent des formations déterminées qui impriment un rythme intense au match. Le ballon passe vite d'un camp à l'autre. Dès la 13e minute, les anciens pensionnaires de l'Abbé Deschamps Kanga Akalé et Djibril Cissé se rappellent de leur complicité auxerrois. L'Ivoirien reprend une intelligente remise de la tête de Cissé mais ne cadre pas. Les Auxerrois se montrent eux aussi offensifs, n'hésitant pas à frapper au but, notamment Chafni (15e) et Kahlenberg( 28e). Mais la plus grosse action (30e) est venue du roumain Niculae, avec un enchaînement coup du sombrero - frappe de grande classe. Les Marseillais répliquent par Lorik Cana et un tir qui rase le poteau droit de Sorin.
Une minute de trop La seconde mi-temps repart avec la même intensité mais les deux formations ne se procurent pas d'occasion franche. Oliech fait son apparition à la place de Kevin Lejeune pour l'AJA, tandi que Gerets offre à la nouvelle recrue Charles Kaboré sa première apparition sous le maillot olympien. Sans actions notables, on s'achemine vers des prolongations, sous une pluie battante. Mais c'était sans compter le capitaine ajaiste Benoit Pedretti qui, d'une tête plongeante sur un centre de Jelen (92e), qualifie les siens pour la demi-finale.
Véritable bol d'air pour des Auxerrois moroses en Ligue 1, qui affronteront Paris au prochain tour. Par contre, la nouvelle année commence de la pire des manières pour les hommes de Gerets. Après la douloureuse défaite contre Rennes dimanche dernier, l'OM avait fait de la qualification un objectif très important. Cette nouveau revers risque de peser lourd dans les esprits marseillais. Trop fébriles dans les dernières minutes, les olympiens devront vite se relancer dès le prochain match, contre Valenciennes au Vélodrome pour ne pas tomber dans une spirale négative.
Le but de Pedretti en vidéo :

 Après la chute du leader Lyon au Mans, en début d'après-midi (0-1), son dauphin en L1, Nancy, a sombré à Lens (3-0). Auteurs d'un non-match, les Lorrains ont bien relancé des Sang et Or qui ont encore du pain sur la planche mais se retrouvent à deux matchs d'une place en Coupe de l'UEFA et joueront Le Mans en demi-finale. Correa pas content Dimanche, au Parc des Princes (0-3), Lens avait peut-être touché le fond, comme le suggérait Jean-Pierre Papin en interview d'après match. Si cette qualification pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue ne signifie pas encore que les Nordistes ont totalement rebondis, battre ainsi le 2e du championnat, avec au passage deux buts magnifiques de Demont et Maoulida qui ont réveillé Bollaert, devrait leur permettre d'aborder lors prochaines échéances avec un brin de confiance supplémentaire. Pour que ce succès soit pleinement satisfaisant, il aurait toutefois fallu que l'ASNL offre un tant soit peu de résistance à son hôte du jour. Pablo Correa ne devait d'ailleurs pas reconnaître son équipe pour sortir ses deux défenseurs centraux à la mi-temps (Biancanali et Puygrenier) au profit d'une paire Camara - N'Dyaie âgée de 20 et 17 ans, avant de réaliser son troisième changement à la 57e (Sauget pour Sarkissian). Mais aucun coaching ne semblait pouvoir sauver l'équipe au chardon. Le retour de la momie Vu le nombre d'occasions concédées par les Lorrains en première période, l'addition aurait pu être encore plus salée. Beaux joueurs, les Nordistes ont préféré la qualité à la quantité, claquant un retourné par Yohan Demont (16e), intenable tout au long de la partie, et une frappe de 35 mètres de Maoulida qui lobait Grégorini après un dégagement raté par le portier nancéen (44e) et permettait à l'ex-Auxerrois de nous sortir une bandelette dédiée aux supporters lensois. Le jeune Kitter s'évertuait lui à gâcher les offrandes de ses deux compères (20e, 43e), tandis que Puygrenier détournait un centre sur son propre poteau (36e).
Nancy a bien eu un semblant de réaction après la pause, mais ne trouva que la barre de Le Crom sur une frappe violente de Brisson (77e) qui n'aurait de toute manière pas changé grand chose à l'affaire, Monterrubio ayant transformé un peu plus tôt un penalty provoqué par Maoulida (55e). Déjà victime d'un coup de froid en janvier - février 2007, L'ASNL ne nous ferait pas une petite rechute ? Le résumé en vidéo :

 Incapable de s'imposer sur sa pelouse en L1 jusqu'à sa victoire contre Lens (3-0), dimanche, voilà que le PSG, même réduit à dix dès la 4e minute, se met à cartonner les visiteurs du Parc des Princes. C'est du moins le traitement qu'a subit Valenciennes, battu séchement (4-0) au terme d'une rencontre un peu folle. Départ canon Lorsque après cinq minutes de jeu, Pauleta avait déjà transformé un penalty consécutif à une main de Sommeil (1-0, 2e) et Yepes quitté ses coéquipiers après un tacle en position de dernier défenseur (5e), on se demandait ce qu'allait bien pouvoir nous réserver ce quart de finale très ouvert, entre une équipe de Paris revigorée par la nouvelle année et des Valenciennois fort de leur beau parcours en championnat (4e). Après les sorties de Peguy Luyindula (9e) et Pauleta (34e), remplacés par Bourillon et Mendy, le PSG semblait avoir pris le parti de conserver son petit avantage et de laisser le jeu à VA. Un choix qui faillit lui coûter cher en première période, vu la domination des hommes de Kombouaré. Mais ces dernières ne parvinrent à mettre à profit leur avantage numérique et allait le payer cher par la suite. Diané remet ça Comme face à Lens, Amara Diané a encore fait la différence pour son équipe, claquant un doublé décisif au retour des vestiaires, d'abord en coupant de la tête un centre d'Armand devant Penneteau (2-0, 56e), puis en devançant à nouveau le portier valenciennois d'une pichenette sur une ouverture de Chantôme (3-0, 61e). Déjà sonnés, les visiteurs allaient encore plier sur un déboulé de Mendy côté droit qui adressait un centre en retrait pour le plat du pied de Rothen (4-0, 70e).
Si le succès obtenu face à Lens pouvait être atténué par la médiocrité confondante des Sang et Or, cette confirmation face à une formation de qualité, qui n'est pas 4e du championnat pour rien, semble accréditer la thèse d'un renouveau parisien. Bien sûr, la rencontre aurait pu basculer dans l'autre sens et le score est un peu lourd pour Valenciennes, mais après des mois de guigne, on ne peut pas reprocher au PSG d'avoir un peu de réussite. Surtout lorsqu'elle est provoquée.

 Les rêves de doublé de l' Olympique Lyonnais ont pris un coup sur la pelouse du stade Léon-Bollée (0-1). Les homme d'Alain Perrin, qui avait pourtant aligné un onze quasi-type où seul Hatem Ben Arfa manquait à l'appel, n'ont jamais pu convertir leur domination technique en but et s'inclinent sur un exploit de Matsui (28e). L'envie et la solidarité des Manceaux auront donc eu raison du talent des sextuples champions de France. L'éclair de Matsui Les joueurs Lyonnais se souviendront longtemps de leur déplacement dans la Sarthe. Arrivés lundi soir pour préparer leur quart de finale de Coupe de la Ligue, seront restés deux jours au Mans suite au report de la rencontre, initialement prévue mardi, en raison d'un avis de tempête. Mais ils retiendront surtout qu'ils sont revenus bredouille de leur séjour après avoir perdu un match qui était à leur portée. Privés de quatre éléments partis à la CAN, et pas des moindres (Gervinho, Romaric, Sessegnon, Camara), ainsi que de Basa en défense (cuisse), Le MUC a réalisé un joli hold up en ouvrant et tenant le score sur sa première occasion, une superbe frappe du gauche du Japonais Matsui, dont le rebond vicieux fut fatal à Grégory Coupet (28e). Performance d'autant plus remarquable que l'OL s'était présenté avec son équipe type, si l'on excepte la présence de Loïc Rémy à la droite de l'attaque. L'autre roi Pelé Battus l'an dernier en finale par Bordeaux, Lyon avait fait de cette Coupe de la Ligue un véritable objectif, pour enfin signer le doublé qui manque à leur série de six titres de champion. Une ambition qui n'a pas vraiment transpiré dans le jeu lyonnais en première période, et s'est heurtée à l'imperméable Yohan Pelé après la pause, quand Juninho et ses troupes se sont enfin mis à jouer.
Malgré les efforts de Karim Benzema, qui manquait de peu l'égalisation sur une ciseau détourné par Pelé (88e), l'OL aura eu bien du mal à bousculer le bloc manceau et semblé orphelin de Sidney Govou, actuellement blessé, et Ben Arfa, laissé au repos. Eliminé par ses même lyonnais l'an passé en demi-finale (0-1), Le Mans tient lui sa revanche et croisera la route de Lens en demi-finale.

 L'attaquant du Bayern Munich Lukas Podolski serait sur les tablettes de Manchester City. Sven-Goran Eriksson, l'entraîneur suédois des Citizens, recherche activement un buteur pour son équipe, bien placée en Premier League Source : Bild Crédibilité : 60 %. Podolski ne joue pas au Bayern, barré par Luca Toni et Miroslav Klose. Il a d'abord déclaré vouloir patienter jusqu'à la fin de la saison pour prendre une décision. L'arrivée de Jurgen Klinsmann à la tête des Bavarois pourrait l'inciter à rester, l'ancien monégasque lui ayant témoigné sa confiance en le sélectionnant lors du Mondial 2006 avec l'Allemagne. Mais Poldi sait aussi que les dirigeants munichois s'activent pour trouver un nouvel attaquant en vue de la saison prochaine. Le portugais de la Juventus Tiago n'en finit pas d'agiter le marché hivernal. Après des approches de Paris, Tottenham ou encore Portsmouth, c'est le Real Madrid qui souhaiterait l'enrôler sous forme d'un prêt pour pallier le départ à la CAN de Mahamadou Diarra.
Source : Diariosport Crédibilité : 20 % . Après des débuts difficiles sous le maillot turinois, l'ancien lyonnais a enfin convaincu son entraîneur Claudio Ranieri. Celui-ci a récemment loué le changement d'attitude du portugais et se félicite de son retour en forme. Néanmoins, ces dernières déclarations peuvent être considérés comme un moyen de faire grimper les enchères. Le Real Madrid ne propose quant à lui qu'un prêt et dispose déjà de nombreux milieux de terrains.
Attention petite devinette, qui a déclaré aujourd'hui : "On discute. Moi, j'aimerais rester, mais il y a des propositions étrangères qui me font réfléchir. Notamment celle du FC Barcelone qui me propose de terminer la saison avec son équipe réserve avant de faire le stage d'avant-saison prochaine avec l'équipe première et de prendre ma chance en montrant ce que je sais faire." C'est un joueur du PSG, une des jeunes pousses incorporées par Paul Le Guen cette saison. Il s'agit de Loris Arnaud. Source : Le Parisien Crédibilité : ???. Barcelone dispose avec la Cantera du meilleur centre de formation européen, pillé régulièrement par les clubs étrangers, genre Arsenal. Pourquoi alors venir chercher l'attaquant parisien, un peu trop vieux pour être (re)formé au Barça, un peu trop tendre pour intégrer le groupe pro. Si l'attaquant parisien a montré de belles choses avant de disparaître de l'équipe type, il ne semble pas encore avoir le niveau nécessaire pour rejoindre les Catalans. La proposition a au moins le mérite d'exister, ce qui doit lui faire chaud au cœur.

Les 50 ans du crash aérien de Munich, qui avait coûté la vie à 8 joueurs de Manchester United et 15 passagers, ne seront pas commémorés par une minute de silence lors du prochain match de la sélection anglaise. Ainsi en a décidé la Football Association qui veut éviter la résurgence du conflit entre l'équipe nationale et la "Republic of Mancunia". Les 8 Busby Babes décédés dans le crash de Munich
Le crash de Munich Le 6 février 1958 restera à jamais comme le jour le plus noir de l'histoire de Man U. Ce jour-là, le mythique entraîneur Matt Busby et ses Busby Babes - un groupe de jeune joueurs talentueux qui venait de remporter deux championnats coup sur coup - effectuent un vol retour de Belgrade, où ils affrontaient l'Etoile Rouge en coupe d'Europe. Lors d'un arrêt de ravitaillement à Munich, l'avion se plante au décollage. 8 joueurs de l'équipe y passent, dont le petit génie Duncan Edwards (21 ans) qui décédera 15 jours plus tard des suites de ses blessures, ainsi que plusieurs membres du staff. Sir Bobby Charlton fit lui parti des survivants. L'équipe d'Angleterre affrontant la Suisse à Wembley le 6 février prochain, jour du 50e anniversaire de la tragédie, la FA a bien sûr songé à rendre hommage aux martyrs mancuniens, dont la plupart étaient internationaux. Après avoir consulter des représentants du club, elle a toutefois décidé que la commémoration se limiterait au strict minimum : pas de minute de silence ou d'applaudissements, juste un brassard noir pour les joueurs et des images des Busby Babes diffusés sur les écrans géants.
Quatre jours plus tard, lors du derby de Manchester entre United et City, la minute de silence programmée à Old Trafford devrait pourtant être respectée par les 3000 citizens qui seront présents dans le stade. Le coach des Blues, Sven-Goran Eriksson, et son capitaine Richard Dunne ont d'ailleurs signé une lettre envoyée à leurs fans leur demandant "de représenter dignement le nom de Manchester City et de soutenir respectueusement les commémorations auxquelles assisteront les amis et familles des victimes, dont Frank Swift", ancien joueur de City également décédé dans l'accident. Si même les supporters des Blues sont capables de respecter une minute de silence, qu'est-ce qui peut bien empêcher ceux de la sélection nationale d'en faire autant ? "United are better than England" Pour bien cerner le problème, il faut savoir que la Red Army voue une haine féroce à l'équipe nationale, nourrie par l'anti-patriotisme des habitants de Manchester, et reproche à ses fans d'être responsables de la mauvaise image des supporters anglais à l'étranger ainsi que d'avoir lynché David Beckham après son carton rouge lors de la Coupe du Monde 1998. Les "Ar-gen-tina", "Por-tu-gal" et autres chants anti-anglais à la gloire Cristiano Ronaldo ("He plays on the left, he plays on the right, that Boy Ronaldo makes England look like shite"*) ou le célèbre "We all agree United are better than England"** sont des classiques d'Old Trafford. En réponse, le public de Wembley scande à l'occasion des "Stand up if you hate Man U"***.
Dans ce contexte, la Fédération Anglaise n'a donc pas voulu prendre le risque de voir la mémoire des Busby Babes bafouée par une poignée d'irréductibles décidés à déverses leur bile contre les Red Devils. Choix raisonnable mais regettable qui nous rapelle que le football demeure un inépuisable vecteur de la connerie humaine. Même au pays du fair play. * "Il joue à gauche, il joue à droite, à côté de Ronaldo l'Angleterre c'est de la merde" ** "Nous sommes tous d'accord, United est plus fort que l'Angleterre" *** "Lève-toi si tu hais Man U"

Etrange choix de carrière que vient de nous faire Lassana Diarra. 5 mois après son arrivée à Arsenal, le milieu défensif français prend la tangente direction Portsmouth, club aussi glamour que médiatisé. Et dire que Lyon s'intéressait à l'international français... Diarra la diva Peu utilisé par Arsenal cette saison (10 apparitions seulement), l'ex-joueur de Chelsea a perdu patience. Peut-être a-t-il été poussé trop tôt sur le devant de la scène (internationale), lui donnant ainsi des prétentions de titulaire indiscutable au sein des meilleures équipes d'Europe.
Mais chez les Gunners, il était barré par une paire de milieux indéboulonnables vu leurs performances: Cesc Fabregas et le plus étonnant Mathieu Flamini. Même l'expérimenté international brésilien Gilberto Silva doit se contenter de miettes, sans trop la ramener. Arsène Wenger n'a pas anticipé l'impatience qui s'est emparée de Diarra, appliquant sa méthode habituelle. Flamini, aujourd'hui indiscutable, a dû attendre plusieurs saisons avant de s'affirmer, tout comme Fabregas, arrivé à 16 ans, mais resté patiemment dans l'ombre de Patrick Vieira. Portsmouth, son port, ses beaux billets... Parti de Chelsea puis maintenant d'Arsenal pour rechercher du temps de jeu, le voilà à présent dans une équipe de seconde zone, qui ne joue pas l'Europe. Portsmouth n'est pas non plus une équipe catastrophique à la Derby County et compte dans ses rangs des joueurs tels que Nwanko Kanu ou John Utaka. L'équipe coachée par Harry Redknapp est classée 9e de Premier League et espère bâtir à coups de livres sterling un effectif digne de ce nom. Mais il semble clair qu'au-delà du temps de jeu que Lyon, un temps intéressé, aurait pu lui offrir, c'est l'argent qui a fait la différence. Diarra souhaitait rester en Angleterre, un peu pour la qualité du championnat et beaucoup pour l'épaisseur du salaire. Les prétentions financières de l'ancien joueur du Havre atteignent des sommets (le chiffre de 90 000 livres, soit 120 000 euros, par semaine a été avancé) que le plus riche des clubs français ne pourra jamais surmonter. Le but du joueur étant aussi de participer à l'Euro 2008 depuis que Raymond Domenech l'a plus ou moins installé en équipe de France, le choix de Portsmouth se révèle dangereux.
Destination risquée Diarra a été appelé pour la première fois en sélection nationale le 24 mars 2007, alors qu'il évoluait sous les couleurs de Chelsea. Il dépannait les Blues en tant qu'arrière droit, ne jouant que les matches de Cup. Ce sont ses bonnes performances à un poste inhabituel pour lui qui lui valurent les honneurs de la sélection, grâce à la forte médiatisation de Chelsea. Pas une place de titulaire au sein du milieu de Portsmouth...Surout que le Raymond national accorde une importance toute particulière aux destinations choisies par ses poulains. Nul doute qu'en signant à Lyon, Lassana Diarra aurait augmenté ses chances de participer à l'Euro tout en valorisant la Ligue 1. A 22 ans seulement, ce choix s'apparente plus à celui d'une fin de carrière grassement payée qu'à une ambition sportive réelle. Et si Flamini lui piquait sa place chez les Bleus ?

Alors que le voisin lensois est emporté dans un tourbillon médiatique, on n'entend peu parler du LOSC, lui aussi dans une situation inconfortable. Il y a un an, Lille se trouvait dans la première partie du classement de L1 et venait de gagner à Milan en Ligue des champions. Aujourd'hui la donne est tout autre.
"Nous voulons construire dans la durée, dans la régularité, il faut du temps pour cela", répète sans cesse le président lillois Michel Seydoux. Pour cela, il serait de bon goût de s'éloigner de la zone de relégation et de se rapprocher de la première moitié de tableau. Le club nordiste paye cette année le départ de nombreux joueurs cadres, non compensé par un recrutement estival loupé. Finie l'époque bénie des Keita, Bodmer, Tavlaridis et Chalmé. Claude Puel, l'entraîneur resté fidèle aux Dogues malgré de nombreuses sollicitations, savait qu'il vivrait une saison de transition. Mais de là à penser qu'il jouerait le maintien... Faillites individuelles et collectives Avec 22 points (et un match en retard face au rival lensois) et une 17e place en championnat, le Losc est bien mal embarqué. Surtout, le jeu développé n'est en rien comparable aux années précédentes. Incapable de battre la lanterne rouge Metz à domicile, le collectif lillois affiche ses limites actuelles tandis que certains joueurs ne se montrent pas à la hauteur, à l'image d'un Patrick Kluivert totalement dépassé.
Son recrutement a d'ailleurs tout de suite semblé étrange de la part d'un club comme Lille. Peu habitué aux coups médiatiques, le LOSC a cherché à amener une touche glamour à un effectif dénué de véritables stars. Avec seulement deux buts inscrits, la venue de l'attaquant néerlandais ressemble fort à un fiasco, même si celui-ci s'en défend. "Je suis beaucoup plus fort que lors de mon arrivée. J'ai travaillé dur, pas trop dur non plus parce que je ne voulais pas être "cassé". Par exemple, je ne fais pas certaines courses. Dans mes clubs précédents, c'était déjà ainsi, pour éviter des douleurs dorsales. Je suis le deuxième buteur du club et le meilleur buteur des attaquants (ndlr : avec Fauvergue)", a-t-il déclaré avec aplomb à L'Equipe. L'ex-barcelonais n'est pas le seul à accabler. Parmi les recrues estivales, seul le défenseur Franck Beria s'est imposé comme titulaire dans l'effectif nordiste. Les Maric, Tahirovic (déjà reparti) et Yanes n'ont pas convaincu. Michel Seydoux croit en son équipe mais ne dément pas vouloir s'activer sur le marché des transferts. "On a une équipe jeune elle va arriver à maturité. On procédera à quelques petits réajustements. En tout cas, je donnerai au coach les moyens de ses ambitions", promet-il. Avec un stade c'est mieux Mais le véritable chantier du Losc reste la construction d'un stade digne de ce nom. Les hommes de Claude Puel se voient obligés de jouer à domicile depuis deux ans au Stadium Nord de Villeneuve d'Ascq, stade vétuste et franchement pas adapté au football. Pour se bâtir une identité forte, Lille a besoin d'un stade moderne et accueillant. La construction d'un tel édifice nécessite l'accord de la communauté urbaine lilloise, présidée par Pierre Mauroy. Les tergiversations de la métropole lilloise ont fortement ralenti la mise en route du processus. Heureusement, on s'achemine vers la fin des atermoiements administratifs. Deux des trois projets présentés la semaine dernière conviennent financièrement à la communauté urbaine, qui a demandé un coup de pouce de l'Etat. A l'heure où la France se porte candidate pour l'organisation de l'Euro en 2016, l'investissement pourrait séduire l'Elysée.
Lille peut malgré tout se féliciter de son centre d'entraînement de qualité dont il s'est doté récemment. La volonté de Michel Seydoux et Claude Puel de faire du Losc un grand club français est évidente. Sur le plan sportif, il va donc falloir enfiler le bleu de chauffe pour se sortir d'une situation délicate, et ce dès samedi prochain face à Sochaux, adversaire direct pour le maintien. Par chance c'est à Bonal, magnifique stade sochalien, que le match aura lieu.

En explosant Newcastle 6-0 à Old Trafford, Man U a repris les commandes de la Premier League au détriment d'Arsenal grâce, notamment, à un Cristiano Ronaldo flamboyant. A un peu plus d'un mois de leur visite à Gerland, les Red Devils affichent une forme inquiétante pour les lyonnais. Ronaldo en pleine bourre Si l'état major de l'OL sait depuis le tirage au sort des huitièmes de finale qu'il est tombé sur un sacré morceau en héritant de Manchester United, le club qu'Alain Perrin voulait éviter à tout prix, la montée en puissance de la formation de Sir Alex Ferguson semble réduire un peu plus chaque semaines les chances de qualification du dernier club français encore en course. Les balbutiements mancuniens du début de saison sont aujourd'hui bien loin. Les recrues ont été assimilés et le rouleau compresseur rouge a repris sa marche en avant. Comme Newcastle peut en témoigner.
Symbole du pic de forme atteint par MU, Cristiano Ronaldo n'en finit plus d'affoler les compteurs. Face aux Magpies, l'ailier portugais y est allé de son triplé, inscrivant d'abord un coup franc tiré malicieusement sous le mur, avant de réaliser un somptueux enchaînement contrôle frappe dans la surface et de compléter son hat trick après un crochet qui mit par terre le pauvre Claudio Caçapa. Ronaldo en est maintenant à 16 buts en Premier League, ce qui fait de lui le meilleur réalisateur européen, auxquels il faut ajouter 5 pions marqués en autant de matchs de Ligue des champions. Attaque de feu, défense de fer CR n'est bien sûr pas l'unique menace côté Diables Rouges. L'Argentin Carlos Tevez, auteur d'un doublé face à Newcaste qui porte à 10 son total en championnat, s'est parfaitement adapté au schéma offensif de Manchester et forme avec Wayne Rooney une paire d'attaque déjà très complice. Et si son compère anglais marque relativement peu depuis le début de la saison (5 buts en PL, 3 en C1), sa technique et son jeu de passe lumineux exercent une pression constante sur les défenses adverses. Sans oublier les coups de pattes de l'inusable Ryan Giggs, et le retour prochain de Paul Scholes au milieu de terrain.
"S'ils ont de grosses possibilités offensives, défensivement il y a des coups à jouer car justement c'est une équipe très portée vers l'attaque", commentait Bernard Lacombe en décembre, suggérant qu'avec le talent des Benzema, Ben Arfa et Juninho, l'OL avait les moyens de prendre les Anglais à leur propre piège. Mais c'est oublier que Man U ne se contente pas d'être la meilleure attaque d'outre-Manche (44 buts pour) et affiche la défense la plus imperméable de la Premier League (11 buts contre).
Coupet prévient A l'image du but encaissé en fin match face à Toulouse (3-2), Lyon ne peut pas dire autant. Fraîchement de retour au poste de gardien, Grégory Coupet n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler à ses coéquipiers. "Je regrettais déjà un peu la deuxième mi-temps de Crétail où on avait bien relâché dans la rigueur, et je crois que ce soir on se fait peur. C'est que sur deux minutes, mais c'est idiot de se faire peur, il faut apprendre à gérer une saison, et quand on a l'occasion de gagner tranquillement un match 3-1 et de le gérer, il faut le faire." En l'absence du patron de la défense, Cris, qui risque de ne pas être revenu à 100% pour la double confrontation face à Man U, les Lyonnais vont donc devoir composer avec une défense à la fiabilité parfois douteuse, notamment en Ligue des champions (10 buts encaissés en phase de poule). Fabio Grosso pourra-t-il stopper Ronaldo ? La paire Squillaci - Anderson résistera-t-elle au duo Tevez-Rooney ? Voilà des questions que les supporters lyonnais n'ont probablement pas envie de se poser pour l'instant, mais auxquelles il faudra bien répondre pour éviter une boucherie type Man U - Roma. La vente des billets pour la rencontre OL - Manchester, programmée le 20 février à Gerland, s'ouvre jeudi 17 janvier à 10h.

La compétition la moins aimée de France se poursuit dans un certain anonymat. Demain et mercredi se jouent les quarts de finale de la Coupe de la Ligue, épreuve que seul l'Olympique Lyonnais semble avoir envie de remporter dans sa soif de domination totale. Présentation des 4 matches qui vont enflammer France Télévisions. Mardi 21h : Le Mans - Lyon "Nous allons au Mans pour nous qualifier car la Coupe de la Ligue nous tient à coeur", annonce Jean-Michel Aulas, le président lyonnais. Son appétit n'a pas de limite. La Coupe de la Ligue se refuse à son club obstinément depuis 2001 et la victoire face à Monaco. L'OL rêve de réaliser un doublé, quel qu'il soit. Donc, l'artillerie lourde est de sortie, à savoir la même équipe qui a débuté face à Toulouse. Avec 3 matches à gagner pour remporter cette coupe tant désirée, Lyon n'a pas envie de prendre la chose à la légère. Côté manceau, on se souvient du match de Ligue 1 à Gerland. L'équipe de la Sarthe menait 2-0 avant de craquer et d'encaisser 3 buts en 8 minutes. Défaits samedi à domicile par Sochaux, les hommes de Rudy Garcia voudront donc se reprendre et offrir à leur public le scalp lyonnais.
Mercredi 17h : PSG - Valenciennes Un match intéressant à la vue des performances récentes des deux équipes. Paris se redresse doucement mais sûrement et vient de décrocher sa première victoire à domicile face à Lens. Valenciennes ne cesse de surprendre, étonnant 4e de Ligue 1, et reste sur un succès à domicile contre Saint-Etienne. Bien que fébriles à l'extérieur, les Nordistes se sont qualifiés pour ces quarts de finale à Rennes. Les joueurs parisiens vont eux tenter d'enchaîner deux résultats positifs au Parc des Princes. Mercredi 19h : Lens - Nancy Voilà un match à la saveur particulière. Les deux équipes doivent se poser la même question pour des raisons opposées. Faut-il laisser filer cette Coupe de la Ligue pour se consacrer exclusivement au championnat ? Avec comme objectif le maintien, les Sang et Or n'ont que faire d'une compétition mineure. A l'agonie dimanche face à Paris, les Lensois peuvent aussi profiter de ce match pour se libérer de la pression accumulée en championnat. Généralement, les équipes en difficulté réussissent plutôt bien en coupes, véritables bols d'air. Nancy se présente à Bollaert avec un effectif réduit, suite au départ de ses internationaux africains. L'ASNL réalise un formidable parcours en L1 et aimerait éviter la crise de résultats qu'elle avait connu la saison dernière à pareille époque. La Coupe de la Ligue, gagnée il y a deux ans face à Nice, ne fait en tout cas pas partie des priorités nancéennes cette année.
Mercredi 21h : Auxerre - Marseille Un classique du Championnat de France pour la Coupe de la Ligue. En L1, Auxerre l'avait emporté 2 à 0 le 22 septembre dernier. Albert Emon était encore sur le banc marseillais et Sammy Traoré pas encore parti à la CAN. Difficile donc de dégager un favori pour ce match. Auxerre vient de sombrer à Bordeaux (1-4) et Marseille s'est fait quelque peu voler à Rennes. Deux équipes revanchardes donc, pour qui la Coupe de la Ligue peut s'avérer être un excellent défouloir.

Signé Cavé Arrivé l’hiver dernier en provenance du Spartak Moscou, Fernando Cavenaghi commençait à s’impatienter au vu des rares opportunités que lui offrait Laurent Blanc cette saison à Bordeaux. "J'ai été titulaire cinq fois et j'ai marqué cinq buts. Que dois-je faire de plus pour débuter les matches ? Je me demande ce que je suis venu faire là", s’était d’ailleurs plaint l’ancien goleador de River Plate, fin novembre. Avec le départ de Marouane Chamakh à la CAN, l’Argentin a profité de sa titularisation samedi face à Auxerre pour claquer ses deux premiers but de la saison en L1. Opportuniste sur le penalty de David Bellion repoussé par Sorin (13e), il a ensuite fait étalage de sa classe sur un amour de frappe enroulée (52e). De bon augure pour des Girondins qui reviennent à hauteur de Nancy et peuvent nourrir de grandes ambitions. Ça VA fort Si on a beaucoup parlé de la révélation Nancy, que dire de Valenciennes, actuelle meilleure équipe à domicile en L1 et 4e du classement ? Lors de la réception de Saint-Etienne, les hommes d’Antoine Kambouaré ont encore été très solides et fait parler leur puissance offensive en concluant deux contre d’école par Doumeng (9e) et Pujol (89e). Avec ce 8e succès au Nungesser (plus 2 nuls), VA nous rappelle que l’envie et la solidarité peuvent faire des miracles en football. Une évidence que leur adversaire du week-end feraient bien de méditer… Les Trois Lions Si Lyon a dominé collectivement Toulouse (3-2), samedi à Gerland, c’est bien sur trois exploits de son trio magique que les Gones ont fait la différence. Hatem Ben Arfa fut le premier à s’illustrer en se jouant de la défense du TFC, après un une-deux avec Benzema (16e). Juninho, ensuite, y alla de son 36e coup franc sous le maillot lyonnais (57e). Karim Benzema, enfin, fit encore étalage de sa conduite balle inimitable et de son sens du but (66e) pour clore les débats. Tout ça pour dire qu’avec le talent de cette triplette, les débats de début de saison sur la supposée régression de l’OL nous paraissent aujourd’hui bien ridicules. La surprise Diané Que ce serait-il advenu du PSG face à Lens sans le claquage de Didier Digard après 42 minutes de jeu ? Dur à dire, mais la sortie du milieu de terrain parisien, remplacé par Amaré Diané a été bizarrement providentielle pour les Parisiens. A peine entrée en jeu, l’Ivoirien plaçait un coup de tête sur la barre de Runje, avant de mettre Pauleta sur orbite après la pause (58e) et d’y aller de son doublé personnel (65e, 67e). " Je tiens à rassurer ma famille, je ne pars pas au Qatar", a déclaré celui qui aurait été proposé à Al Rayyan pour 4, 5 millions d’euros. Après la volte-face de Gouffran et les atermoiements de Fred, Diané pourrait donc être la fameuse recrue attendue à Paris…

Pour les grands débuts du jeune Alexandre Pato et le retour de Ronaldo, Milan s'est offert à San Siro un succès de prestige face au Napoli (5-2). Mais la route est encore longue pour les Rossoneri qui occupent pour l'heure la 12e place du classement en Série A.
Première à San Siro Après avoir mis de côté le championnat au cours de cette première moitié de saison, le champion du Monde des clubs revenait ce week-end à la dure réalité de ses taches domestiques. Car s'il veut encore flamber l'an prochain en Ligue des champions, la seule compétition qui semble chère à ses yeux, le Milan AC se doit au minimum de terminer quatrième de la Série A. Objectif réalisable à condition d'y mettre la volonté et l'engagement nécessaire. En proie, tout comme le PSG, à une étrange malédiction à domicile, le club lombard a donc signé dimanche son premier succès de la saison à San Siro. Un déclic qui coïncide avec la première apparition du prodige brésilien Pato, auteur d'un but plein de promesses, mais surtout le come back retentissant de Ronaldo, qui a claqué un doublé et tout fait pour mettre son jeune coéquipier dans les meilleures dispositions. Et la presse italienne de s'extasier devant son trio offensif brésilien surnommé Ka-Pa-RO (Kaka, Pato et Ronaldo). Made in Brazil "Pato? Sur le match de ce soir, je lui donne un 10", a commenté Silvio Berlusconi après la rencontre. "C'est un joueur extraordinaire qui a encore beaucoup de feintes à nous faire découvrir. Ses accélérations sur 10, 20, 30 mètres sont dévastatrices. J'ai entendu le commentaire du coach de Napoli, Edy Reja, et je suis d'accord avec lui. Si tu laisses Pato jouer en un contre un, il devient impossible à arrêter."
Mais la grande sensation est donc venue de Ronaldo, dont la prestation a rappelé qu'il ne fallait pas enterrer le Fenomeno trop précipitamment. "Nous commençons un mois crucial de la meilleure des manières.Je m'attendais à ce que Milan joue bien, qu'on gagne et que Pato réussise ses débuts. Mais je ne pensais que Ronaldo serait aussi bon. Ce qu'il a fait est extraordinaire alors qu' il s'entraîne depuis seulement dix jours", a noté Carlo Ancelotti. Malgré l'euphorie née de cette large victoire, le club le plus titré au niveau international, qui présentait dimanche ses 18 trophées au public de San Siro, a encore du pain sur la planche pour retrouver un classement plus en rapport avec son statut. Pour cause de Mondial des clubs, les Rossoneri comptent trois matchs en retard et vont devoir gérer un calendrier démentiel pour rattraper leur onze point de retard sur l'Udinese, actuel 4e de la Série A, tout en préparant leur périlleux 8e de finale de Ligue des champions face à Arsenal. Le résumé vidéo de Milan - Napoli :

Commençons par l'évènement attendu, à savoir les premières minutes de Nicolas Anelka sous le maillot de Chelsea. Entré à la 58e minute de jeu face à Tottenham, l'attaquant français a failli marquer sur l'un de ses premiers ballons, avant de toucher la barre à la 90e minute. Pas de but pour Nico donc, mais une entrée en jeu remarquée et plus que satisfaisante 24 heures seulement après son transfert. Chelsea, qui s'est défait des Spurs 2 à 0, reste au contact des co-leaders Manchester United et Arsenal, avec 4 points de retard. Pascal Chimbonda, en instance de transfert, et Florent Malouda, définitivement de retour sur le côté gauche des Blues, ont également participé à cette rencontre.
Henry et Evra en pleine forme Les Gunners et sa colonie française ont marqué le pas à domicile face à la modeste équipe de Birmingham, où évoluent Franck Queudrue et Olivier Kapo. Pas grand-chose à dire sur ce match dans lequel les Londoniens n'ont jamais réussi à développer leur jeu en mouvement. Gaël Clichy, Bacary Sagna, William Gallas et Mathieu Flamini étaient une nouvelle fois titulaires. Patrice Evra et les Red Devils ont quant à eux puni Newcastle (6-0). Si Cristiano Ronaldo a de nouveau été épatant, le latéral gauche français a réalisé un grand match, figurant dans l'équipe type de la journée de plusieurs journaux anglais. Du côté de la Liga, Barcelone a étrillé Murcie (4-0) avec un grand Thierry Henry. S'il n'a pas marqué, l'attaquant des Bleus a offert deux passes décisives et obtenu la meilleure note de son équipe dans le journal catalan Sport : 8 sur 10. Lilian Thuram a fêté sa 6e titularisation de la saison, évoluant dans l'axe de la défense barcelonaise. Florent Sinama-Pongolle avec Huelva, Mathieu Berson et Laurent Courtois avec Levante se sont inclinés face à Valladolid et au Real Madrid tandis que Peter Luccin a joué une mi-temps avec Saragosse contre Majorque (2-2). Rencontre qui a scellé l'avenir de Victor Fernandez, le coach de Saragosse, viré par son président. Le défenseur international Julien Escudé a passé un mauvais week-end, se faisant expulser à la 53e minute lors de la défaite du FC Séville contre Bilbao.
Trezeguet voit le titre s'envoler Avec son nul obtenu in extremis à Catane, la Juventus de David Trezeguet pointe désormais à 10 longueurs de l'Inter Milan. Le buteur de la Vieille Dame ne s'est guère illustré au cours de ce match, à l'image de son équipe. Il reste néanmoins en tête du classement des buteurs. Philippe Mexes était titulaire avec la Roma lors de la victoire face à l'Atalanta, contrairement à Ludovic Guily, blessé et laissé au repos. Pas de nouvelles significatives pour les français d'Allemagne. La Bundesliga ne reprend que le 1er février. Avec le retour espéré de Willy Sagnol au sein de la défense du Bayern Munich.

Malgré l'ouverture du score de Djibril Cissé en première période (17e), l'OM n'a pu confirmer sa bonne fin d'année 2007 sur la pelouse du Stade de la Route de Lorient. Pas aidés par l'arbitrage de Mr. Coué, les Phocéens ont d'abord concédé l'égalisation sur un but de Mickael Pagis (39e) entaché d'un hors-jeu, avant d'être sévèrement réduits à dix pour une vengeance de Krupoviesa (67e) et de craquer en fin de match sur un doublé de Sylvain Wiltord (82e, 88e). Autant de coup de pouces qui ont permis à Rennes de s'imposer en dépit de la maladresse de Jimmy Briand. Lire le résumé complet de Rennes - Marseille

Au Bayern, pas de place pour l'improvisation. Le successeur d'Ottmar Hitzfeld est désormais connu. Il s'agit de Jürgen Klinsmann, l'ancien sélectionneur allemand. Un choix semble-t-il judicieux pour Munich. "Nous n'allons certainement pas prendre une décision hâtive, car une chose est claire, il ne faut pas qu'on se rate", prévenait le manager bavarois Uli Hoeness il y a quelques jours. Le choix s'est pourtant fait rapidement, comme une évidence. Si Jose Mourinho fut longtemps considéré comme favori pour la succession d'Hitzfeld, du moins l'était-il pour le Kaiser Franz Beckenbauer, c'est l'ancien pensionnaire du Bayern "Klinsi" qui a emporté tous les suffrages.
A 44 ans, Klinsmann était libre depuis son départ du poste de sélectionneur allemand à la fin de la Coupe du Monde 2006. Très critiqué pour sa manière de fonctionner avec la Nationalmannschaft, l'ex-joueur de Monaco avait finalement retourné les avis en sa faveur suite aux prestations convaincantes de la sélection durant la compétition. Le choix de Klinsmann reste une surprise, n'ayant jamais été cité comme une piste possible. Surtout, l'ancien attaquant n'a jamais entraîné de club auparavant. Néanmoins il a l'avantage de bien connaître la maison bavaroise, où il a évolué durant deux saisons, remportant au passage une coupe de l'UEFA en 1996 et la Bundesliga en 1997. Et a acquis la réputation d'entraîneur offensif. Ca tombe bien, le Bayern est bien pourvu à ce niveau là.
Des joueurs enchantés A l'annonce de la future arrivée aux commandes de Klinsmann, les joueurs munichois se sont montrés ravis. "C'est un choix absolument parfait, nous sommes enchantés que Jürgen soit notre nouvau coach", s'est réjoui Miroslav Klose. Mëme son de cloche chez Willy Sagnol pour lequel "c'est formidable que la direction du club ait déjà nommé le nouvel entraîneur". L'actuel s'est aussi félicité de la venue de l'ancien sélectionneur, la qualifiant de "solution de première classe. De plus, il parle anglais, français et italien et pourra communiquer facilement avec tous les joueurs de l'effectif." Lukas Podolski, souvent remplaçant au Bayern, est heureux de retrouver celui qui lui a accordé sa confiance durant la Coupe du Monde. Quant à Bastian Schweinsteiger, il salue lui aussi cette nouvelle, sans perdre le fil de la saison en cours. "J'espère que nous aurons deux trophés à défendre lorsqu'il sera là." C'est ce qu'on appelle être plébiscité!

Manchester United se préparerait à formuler une offre de 16 millions d'euros pour l'attaquant vedette de l'Ajax d'Amsterdam Klaas Jan Huntelaar. Doublant ainsi le club espagnol de Valence, lui aussi sur la piste du Hollandais mais qui n'a transmis aucune proposition.
Source : The Sun Crédibilité : 30 %. Sir Alex Ferguson aimerait un nouvel attaquant pour le mercato, en plus des Rooney, Tevez et Saha. Mais n'en fait pas une priorité absolue. Nicolas Anelka et Dimitar Berbatov ont ainsi été approchés sans conviction par Manchester, et donc sans succès. L'Ajax, toujours à la recherche de son glorieux passé et d'un titre de champion qui lui échappe maintenant depuis la saison 2003/2004, n'a aucun intérêt à céder son meilleur buteur (16 buts en 17 rencontres). Mais, en proie à des difficultés financières, le club pourrait lâcher sa star pour quelques deniers de plus. L'espoir néerlandais du Real Madrid Royson Drenthe serait sur les tablettes de la Fiorentina qui aurait proposé 10 millions d'euros au club madrilène.
Source : Gazzetta dello Sport Crédibilité : 50 %. Avec Marcelo et Gabriel Heinze, les Merengue disposent déjà de deux arrières gauche performants. Drenthe a compris qu'il n'était que le troisième choix et accepterait un départ. Problème pour la Fiorentina, le journal Marca annonce que le Real n'était pas disposé à lâcher son prometteur défenseur. L'affaire pourrait tourner au clash. Drenthe a besoin de temps de jeu pour espérer figurer dans la sélection hollandaise qui ira à l'Euro 2008. Chelsea aurait un œil sur le petit milieu de terrain Andres Iniesta. L'adjoint des Blues, Henk ten Cate connaît bien le numéro 8 blaugrana pour l'avoir formé, argument supplémentaire pour convaincre le joueur de rejoindre l'Angleterre. Source : As Crédibilité : 5 %. Devenu indispensable à Barcelone malgré la redoutable concurrence, Iniesta n'a pas à plaindre de sa condition. Le président Laporta, pour calmer les envies de Chelsea, vient de proposer une prolongation de contrat à l'international espagnol, avec une conséquente augmentation de contrat. Alors quid des 5 % ? Comme d'habitude, la quantité industrielle de billets verts qu'Abrahamovitch est capable de sortir empêche tout jugement définitif.

 Le feuilleton du mercato hivernal s'est achevé ce vendredi avec l'annonce officielle du transfert de Nicolas Anelka de Bolton à Chelsea pour un montant estimé à 20 millions d'euros. Six ans après son passage en prêt à Liverpool, il retrouve enfin une grosse cylindrée plus en adéquation avec son statut d'international. Monsieur 50 % Manchester City, Fenerbahçe, Bolton. Les derniers clubs fréquentés par Nicolas Anelka n'étaient pas vraiment à la hauteur du talent de l'attaquant français qui souleva tant d'espoir après son doublé inscrit à Wembley face à l'Angleterre, en 1999, et empilait les buts à Arsenal. Après avoir raté trois coupes du Monde et foiré ses passages au PSG, au Real Madrid et à Liverpool, Nic a pourtant su redorer sa cote auprès des grand clubs, et c'est donc le Chelsea de Roman Abramovich qui s'est décidé à mettre la main à la poche pour le sortir du marasme des Bolton Wanderers et lui offrir un contrat de quatre ans et demi. Si Anelka a retrouvé une écurie qui lutte pour le titre en Premier League et nourrit de grandes ambitions en Ligue des champions, il le doit bien sûr à lui-même. Redevenu indispensable en équipe de France, génie et buteur isolé au sein d'un club en lutte pour le maintien (10 pions sur les 21 inscrits par Bolton en Premier League), il a su se défaire de l'image de joueur caractériel et sous influence pour prouver qu'il avait mûri et faisait bien parti des meilleurs avant-centre disponible sur le marché. Merci Raymond et la CAN En sélectionnant régulièrement Anelka depuis 1 an demi, ce malgré le fait qu'il ne l'ait pas retenu pour le Mondial 2006, Raymond Domenech a en tout cas rendu une fière chandelle à un joueur qui l'avait copieusement critiqué dans la presse*. Le retentissement de ses performances en Bleu ont ainsi convaincu les Blues que Nic était leur homme et méritait les 20 millions d'euros réclamés par Bolton (qui l'avait acheté 10 à Fernerbahçe). Cet été, ni Chelsea, ni Mancheser United ni Arsenal n'avaient pourtant osé sauté le pas. Et il a fallu que la CAN viennent priver les premiers de Didier Drogba et Salomon Kalou, en plus de l'indisponibilité d'Andriy Shevchenko et de la nullité de Claudio Pizarro, pour que l'opération Il-faut-sauver-le-soldat-Anelka-du-bourbier-Bolton se réalise. Enfin, car Avram Grant pourrait aligner Nico sous ses nouvelles couleurs dès samedi face à Tottenham... * "Je ne me fais aucune illusion. Même quand il y a 60.000 blessés, Domenech ne me prend pas ! Il aurait pu le faire (...), et, si j'étais bidon, ne plus me rappeler. Je préfère qu'il soit honnête et qu'il dise ne pas compter sur moi. Je pense que je ne reviendrai pas en bleu tant que Raymond Domenech sera en place."

 Attendues au rayon transfert, les premières nouvelles du PSG version 2008 concernent les actionnaires. Walter Butler, qui détenait 33 % des parts du club, se désengage partiellement au profit de Colony Capital, désormais majoritaire. Si les supporters parisiens peuvent déplorer l'absence de renforts depuis le début du mercato hivernal, voilà une nouvelle qui va changer beaucoup de choses pour le club de la capitale. Les actionnaires se divisaient en trois entités, à parts égales : Walter Butler, Colony Capital et la banque Morgan Stanley. Le premier cité a cédé 28 % du club au second. Butler conserve donc 5 % du capital et garde un siège au conseil d'administration. Les raisons de ce revirement? Butler les a confiées au Parisien. "Ça pouvait aussi bien être nous que Colony. On pouvait ne pas accepter et c'était le statu quo. A terme, les relations auraient pu se compliquer entre les actionnaires. Deuxièmement, je ne me voyais pas prendre la majorité alors qu'il y a un an et demi, j'avais refusé d'acheter la totalité du club. Enfin, Colony pouvait aussi prendre cette décision, mais comme c'est elle qui a monté le dossier au départ, c'était plus logique."
De l'argent pour les transferts Cette nouvelle a un effet immédiat, le déblocage de fonds importants pour le mercato actuel. Le fond d'investissement Colony, désormais décisionnaire principal (Morgan Stanley se range à ses côtés), table sur une stratégie offensive et souhaite attirer de bons joueurs à Paris pour ensuite développer au mieux l'aspect commercial du club. Selon le Parisien, une nouvelle offre conséquente a d'ailleurs été adressée à Lyon pour le brésilien Fred. Ce changement à la tête du club conforte Alain Cayzac à la présidence du PSG. Walter Butler était l'un de ses plus farouches opposants et souhaitait le voir partir. Sébastien Bazin, responsable de Colony Capital en Europe et donc du PSG, a lui toujours gardé confiance au tandem Cayzac - Le Guen et veut leur donner les moyens de réussir.
Des supporters calmés ? Enfin, cette évolution calmera peut-être les supporters parisiens, qui égratignaient en permanence les actionnaires. A plusieurs reprises ces derniers mois, on a pu lire sur leurs banderoles "Colony Capital : investissez ou dégagez". La grève des encouragements, initialement reconduite pour le match face à Lens dimanche, va-t-elle cesser plus tôt que prévu ? En tout cas, les investisseurs de Colony Capital se retrouvent désormais en première ligne dans la gestion du club. Reste à savoir si leur stratégie sera couronnée de succès ou source de nouvelles désillusions.

 Révélation des matchs aller, l'ASNL est attendu au tournant en 2008. S'il veut se maintenir dans les places européennes, le club au chardon devra toutefois éviter de sombrer dans la seconde partie de saison, comme il l'avait fait l'an dernier. Retour de flamme Si le beau parcours de Nancy au cours de la première moitié de saison a étonné plus d'un observateur, la situation du club lorrain n'est pas tout à fait inédite. Lors de l'exercice précédent, la formation de Pablo Correa avait déjà brillé lors de la phase aller, se plaçant sept fois sur le podium pour finir 7e à la trêve. Mais les matchs de retour s'étaient apparentés à un long calvaire pour l'équipe au chardon, avec notamment une série noire de 7 défaites, 5 nuls et 1 victoire entre la 20e et la 32e journée... L'an passé l'ASNL avait atteint les fêtes avec 29 points dans sa besace et 6 défaites. Cette fois, il est parti sur des bases plus élevées avec 35 points au compteur et seulement 2 petits revers à son crédit. Une marge plus confortable qui devrait lui éviter de sombrer dans les profondeurs du classement. Mais pour atteindre l'objectif avoué par plusieurs joueurs en interview (terminer dans les places européennes), les Nancéens ne pourront se contenter de gérer leur pactole en serrant les fesses. Le fléau CAN En 2006-2007, la Coupe de l'UEFA avait sans doute été un des facteurs de la chute des Lorrains qui ont laissé beaucoup d'énergie durant l'autonome pour honorer leur qualification en Coupe d'Europe. Cela avait permis aux blanc et rouge de s'offrir deux succès de prestige face à Schalke 04 et Feyenoord, avant de sortir en 16e contre le Shakthar. Mais ses efforts furent ensuite payés cher en championnat.
Cette année, le fléau de Nancy pourrait se nommer Coupe d'Afrique des Nations, compétition qui démarre le 20 janvier et va priver Pablo Correa de quatre éléments (Michaël Chrétien, Youssouf Hadji, Monsef Zerka et Landry N'Guemo) pour un mois. Pas plus que cet été, où aucun renfort n'était arrivé en Lorraine, l'ASNL ne compte pourtant pas s'activer sur le marché des transferts, comme l'a expliqué le technicien uruguayen. "Jusqu'au 31 janvier, il existe toujours une possibilité. Mais, pour le moment, nous n'avons pas trouvé le défenseur central que l'on cherche. Ou plutôt nous l'avons trouvé, mais il ne nous rejoindra qu'en juillet prochain (NDLR : Joël Sami). Nous ne voulons pas recruter un joueur pour un mois. Il faut aussi qu'il s'intègre dans notre vision de la saison 2008/2009." Attention janvier Fidèle aux préceptes maison, Correa fait donc confiance aux joueurs déjà présents et sous-utilisés depuis le début de saison (Malonga, Guerriero, Brison, Sauget) pour attaquer un mois de janvier qui s'annonce rude avec pas moins de quatre déplacements au programme (Caen, Nice et Auxerre en championnat, Lens en Coupe de la Ligue) plus la réception de Marseille à Marcel Picot. Un menu chargé qui pourrait conduire à une nouvelle rechute nancéenne. D'autant que les Lorrains ont déjà montré des signes d'essoufflement au mois de décembre, avec 4 nuls et 1 défaite en cinq matchs. L'expérience de la saison passée leur suffira-t-elle à éviter ce scénario ? Souhaitons-le, car une partie de l'intérêt du championnat en dépend.

La Ligue 1 et son classement resserré nous offre des configurations étranges. Deux victoires et l'Europe est à portée, deux défaites et la zone de relégation se rapproche. Dans ce championnat homogène pour certains, loufoque pour d'autres, 5 clubs forment un peloton de milieu de tableau avec 25 points. 5 clubs que beaucoup voyaient en haut de la L1. Petit tour d'horizon. - L'AS Monaco, 9e
Les ambitions de début de saison : Première équipe de ce club des cinq, l'AS Monaco démarre la saison avec un nouvel entraîneur, Ricardo, et la volonté de retrouver une place européenne qui leur échappe depuis la saison 2004/2005. A son arrivée sur le Rocher, Ricardo dit son envie de construire une équipe tournée vers l'offensive, histoire de tordre le coup à sa réputation d'entraîneur (très) frileux. Monaco veut retrouver une stabilité perdue après de multiples changements sur le banc de touche (4 entraîneurs en 2 ans et demi). La mauvaise passe : L'AS Monaco enchaîne 5 défaites consécutives de la 7e à la 11e journée, ruinant ainsi son bon début de saison. Surtout, le jeu monégasque est dépourvu d'imagination et de collectif. La sauce ne prend pas entre les joueurs et Ricardo ne parvient pas à dégager d'équipe type convaincante. L'ASM donne plus que jamais l'impression d'être une équipe de mercenaires, où le seul but est de se faire remarquer par les superviseurs étrangers. L'avenir : Comme ces deux dernières années, Monaco va terminer dans le ventre mou du classement et Ricardo sera prié d'aller voir ailleurs. - L'AS Saint-Etienne, 10e
Les ambitions de début de saison : Du côté stéphanois, cette saison constitue un nouveau départ. Nouvel entraîneur, Laurent Roussey, nombreuses arrivées au mercato (Payet, Tavlaridis, Nivaldo...) et départ du capitaine Julien Sablé. Le but : construire une équipe jeune pour préparer un avenir radieux. La mauvaise passe : A Saint-Etienne, le Chaudron reste imprenable (sauf lors de la 19e journée face au PSG), mais loin de leurs bases, les Verts n'y arrivent pas. Par deux fois, le coaching de Laurent Roussey va être mis en cause. A Lens, menant 2 à 0, il remplace Gigliotti par Nivaldo. L'harmonie de la charnière centrale se brise net. Résultat des courses : 3-2 pour Lens. Puis 3-2 au Mans. Saint-Etienne rate l'occasion de s'installer confortablement dans le haut du tableau.
L'avenir : Saint-Etienne va traverser une crise de résultats. Ne parvenant toujours pas à s’imposer à l’extérieur, les Verts vont perdre le contrôle du Chaudron et Roussey la tête de l’équipe. - L'Olympique de Marseille, 11e
Les ambitions de début de saison : A l'OM, les ambitions sont affichées clairement. Le club olympien veut titiller l'ogre lyonnais et se qualifier pour le deuxième tour de la Ligue des Champions. Le recrutement est conséquent et salué par la majorité des spécialistes (Ziani, Zenden, Cheyrou, Givet entre autres). La saison doit être couronnée de succès et ramener l'OM au premier plan de la scène nationale. La mauvaise passe : Au soir de la 10e journée, Marseille est reléguable avec 7 points. Les joueurs olympiens semblent empruntés et n'arrive pas à enflammer le Vélodrome. La crise couve, Djibril Cissé est conspué, les recrues ont du mal à s'adapter. La suite est connue. Eric Gerets débarque et d'une main de fer tente d'inculquer la culture de la gagne à une équipe sans âme. L'avenir : Marseille va effectuer une phase retour canon. Cissé marquera même des buts. Zubar sera titulaire à la place de Givet. - Le Toulouse FC, 12eLes ambitions de début de saison : Qualifié en Ligue des Champions par décision administrative, Toulouse était l'équipe surprise de la saison 2006/2007. Elie Baup tente de calmer l'euphorie ambiante. Le Téfécé a encore beaucoup de chemin à parcourir. Le grand coup du mercato est d'avoir réussi à conserver Elmander. L'objectif est de terminer dans les 10 premiers tout en visant une éventuelle qualification européenne. La mauvaise passe : Après un début de saison neutre et un bilan équilibré, Toulouse traverse sa mauvaise passe entre la 11e et la 16e journée. Zéro victoires. L'absence d'Elmander porte un grand préjudice à l'attaque du TFC, au sein de laquelle Gignac ne parvient pas à s'imposer. La ville rose ne fait pas honneur au foot français en se faisant étriller par Liverpool en Ligue des Champions avant de sortir piteusement de la Coupe de l'UEFA. L'avenir : Toulouse continuera sur sa lancée, à savoir l'irrégularité. Victoire quand Elmander joue, défaite quand il est absent. 
- Le Stade Rennais, 13e Les ambitions de début de saison : Le Stade Rennais, bien qu'abattu par le rocambolesque retournement de situation qui leur a coûté la qualification en C1, garde l'ossature de la saison précédente, moins John Utaka, plus Sylvain Wiltord. Avec Pierre Dréossi aux commandes, le club breton semble armé pour intégrer une nouvelle fois le top 5 du classement. La mauvaise passe : Troisième de Ligue 1 après 12 journées, Rennes sombre et enchaîne 6 défaites consécutives en L1. Ce qui coûte la place de Dréossi sur le banc des Rouge et Noir. La défense bretonne prend l'eau (3 défaites 3-0 notamment). C'est Guy "Moustache" Lacombe qui prend la relève du manager rennais, qui redevient uniquement directeur sportif. L'avenir : Lacombe écartera les meilleurs joueurs de l’équipe rennaise (Wiltord, Didot et Briand) et fera confiance aux moins de 15 ans du club pour se qualifier en Ligue des Champions.

 En discussion depuis deux mois avec les dirigeants madrilènes, Ruud van Nistelrooy a signé mercredi une prolongation de contrat qui le lie avec le club espagnol jusqu'en 2010. Une marque de confiance pour celui qui a ramené le Real vers les sommets. L'anti-galactique Après avoir semble-t-il hésité sur l'opportunité de prolonger un joueur âgé de 31 ans, le Real Madrid a donc décidé de miser sur son attaquant hollandais pour les années à venir. Alors que son bail devait s'achever en 2009, RVN restera au moins un an de plus dans la capitale, avec une option pour une ou plusieurs saisons supplémentaires s'il participe à un minimum de 35 matchs sous le maillot blanc. Si, au même âge, Ronaldo est déjà plus ou moins carbonisé, le professionnalisme de Ruud a convaincu le directeur sportif Pedrag Mijatovic et le président Ramon Calderon que le Batave en avait encore suffisamment sous la semelle. Travailleur, humble et discret, van Nistelrooy symbolise parfaitement la nouvelle politique du club, loin des excès de l'ère galactique dont plus personne ne veut entendre parler à Madrid. Mais surtout, il marque des buts (25 en Liga la saison passée) à la pelle et a permis au Real de célébrer en juin dernier le 30e titre de champion de son histoire. Résurrection Adoubé par Hugo Sanchez, le mythique buteur mexicain du Real des années 80 ("J'ai toujours aimé son style et je l'avais conseillé au Real Madrid avant son arrivée"), "Van Gol" a rendu la confiance que lui avait témoigné le Real Madrid en allant le chercher à Manchester United, où il était relégué sur le banc par Louis Saha, au cours de l'été 2006. "Président, devant ma famille je peux vous dire aujourd'hui que j'ai compris la grandeur de ce club, celle dont m'avait parlé Pedrag lorsqu'il m'a convaincu à Manchester de venir ici. Pouvoir terminer ma carrière ainsi avec cette reconnaissance est tout ce que je pouvais attendre", aurait déclaré Ruud lors de la signature, selon le quotidien AS qui rapporte également que le Hollandais a été accueilli par les applaudissements du vestiaire madrilène. Avec sept points d'avance sur le Barça en championnat, l'ambiance est forcément au beau fixe à Valdebelas... En bonus, les buts marqués l'an passé par Ruud en championnat :

 Le match nul face à Stoke City aura été celui de trop. Newcastle et Sam Allardyce se séparent par consentement mutuel. Lui qui affirmait vouloir rester à la tête des Magpies malgré les difficultés rencontrées, a finalement cédé à la pression. "Cela fait 53 ans que le club n'a rien remporté et c'est un formidable challenge de pouvoir y arriver. J'ai dit en arrivant qu'il me faudrait entre trois et cinq ans. Cela fait seulement huit mois que je suis ici", déclarait le manager de Newcastle il y a trois jours. Huit mois qui ont réussi à refroidir le propriétaire du club Mike Ashley, présent dans les tribunes populaires lors des matches à Saint James Park. Les bookmakers anglais l'avaient bien compris et avaient placé Big Sam en tête de liste des futurs managers limogés. La cote était faible tant cette nouvelle semblait inéluctable.
Encore raté Onzième de Premier League, 10 défaites pour 8 victoires et 6 nuls, les statistiques d'Allardyce à Newcastle sont peu reluisantes. L'objectif annoncé était de ramener les Magpies dans la cour des grands, voire de titiller les membres du Big Four (Arsenal, Manchester United, Chelsea et Liverpool). A l'instar de ses prédécesseurs Graeme Souness, Bobby Robson et Kevin Keegan, l'ancien coach de Bolton a échoué dans sa tâche. Il s'était pourtant donné les moyens de réussir en recrutant pas moins de neuf joueurs pour un total de 40 millions d'euros. Le technicien anglais, un temps pressenti pour le poste de sélectionneur anglais, a réalisé quelques coups foireux, à commencer par la venue de Joey Barton, dont on a parlé à maintes reprises sur le blog foot. 9 millions d'euros pour un sous Roy Keane, c'est cher payé.
Newcastle compte pourtant dans ses rangs des joueurs de niveau international tels que Michael Owen, Obafemi Martins, Geremi, Damian Duff, Alan Smith, ou encore Viduka et Emre. La formation d'Allardyce n'a pour autant jamais été porteuse d'espoirs, proposant un jeu d'une indigence surprenante à la vue de l'effectif. Arrivé en mai 2007 après 7 saisons plutôt convaincantes à Bolton, le manager n'a pas été aidé par le sort, qui l'a privé pendant de longues semaines de joueurs majeurs comme Owen ou Duff, blessés.
Vivement la saison prochaine Désormais, Newcastle est engagé dans une saison terne, sans autres objectifs que d'accrocher l'UEFA. Les noms évoqués pour prendre les rênes de l'équipe sont Harry Redknapp (favori du président), Guus Hiddink, Mark Hughes ou encore Martin Jol. Les supporters, eux, réclament Alan Shearer. L'ancien avant-centre et capitaine des Magpies, toujours impliqué dans le club de son cœur, ne semble pas désireux d'occuper pour le moment le poste de manager. Les dirigeants ne sont d'ailleurs pas très chauds à cette idée, soulignant le manque d'expérience de Shearer. En attendant, l'entraîneur adjoint Nigel Pearson assurera l'intérim d'Allardyce pour le match de samedi prochain contre Manchester United. Une rencontre que les fans espéraient décisive dans le haut du classement. Pour cela, il faudra encore attendre la saison prochaine.

Avec l'annonce du prêt de Fabio Santos à Sao Paulo, qui libère une place extra-communautaire dans l'effectif lyonnais, l'OL a pu accueillir ce mercredi l'international argentin Cesar Delgado. A moins que la visite médicale programmée mercredi ait révélé une mauvaise surprise, le joueur en provenance du club mexicain de Cruz Azul est donc la première recrue officielle du sextuple champion de France, qui devrait également accueillir prochainement le jeune milieu défensif Marc Crosas, prêté par le FC Barcelone. "Je dois vous avouer qu'Internet m'a permis d'apprendre beaucoup de choses sur l'Olympique Lyonnais. C'est une grande équipe, un club très prestigieux, qui a décroché beaucoup de titres de champion de France. Je sais que Lyon est également toujours en course en Ligue des champions. J'ai vraiment envie de tout donner pour cette équipe", a déjà prévenu l'intéressé au micro d'OL TV. Si une compile youtube vaut ce qu'elle vaut (une sélection de belles actions ne fait pas forcément un grand joueur), voici une vidéo qui devrait faire saliver les supporters lyonnais et tous ceux qui suivent le championnat de France. "Chelito" a du feu dans les pieds, jugez plutôt :

- Karim Benzema attire tous les grands clubs européens en ce début d'année 2008. Le Real Madrid aurait récemment formulé une offre d'un peu plus de 30 millions d'euros pour s'attacher les services du jeune international français. Et négocierait actuellement avec les dirigeant lyonnais.
Source : Diarosport Crédibilité : 0 %. Evidemment, Benzema ne partira pas cet hiver. Jean-Michel Aulas ne va pas lâcher son joyau alors qu'il est en pleine bourre. Le joueur lui-même a déclaré à maintes reprises vouloir rester à l'OL tant que le club n'aura pas gagné la Ligue des Champions. Espérons alors que les lyonnais ne la remportent pas trop vite... - L'Olympique de Marseille se pencherait sur le cas d'Ousmane Dabo. Le milieu de terrain français ne rentre pas dans les plans de son entraîneur, Sven-Göran Eriksson, à Manchester City. Source : The Daily Mail Crédibilité : 50 %. L'OM verrait d'un bon œil l'arrivée d'un milieu défensif, suite au départ de Modeste M'Bami pour la CAN. Faire revenir un bon joueur français exilé à l'étranger depuis de longues années serait un bon coup. Seulement, comme souvent, le joueur privilégie ses pistes en Angleterre, où l'herbe est plus verte et la nourriture meilleure. Même avec Joey Barton traînant dans les environs. - Chelsea s'apprêterait à formuler une offre conséquente pour Marek Hamsik, milieu de terrain offensif de Naples et révélation du début de saison dans le Calcio.
Source : Controcampo Crédibilité : 5 %. Naples ambitionne de reconstruire une équipe digne de sa grande époque. Marek Hamsik en est son joueur le plus talentueux avec Ezequiel Lavezzi. De plus, le Slovaque a avoué vouloir porter un jour les couleurs du rival Manchester United. Mais comme toujours, avec Chelsea, on ne peut être sûr de rien. D'autant que le coach des Blues semble être un grand fan du nouveau 10 napolitain et Roman Abrahamovitch adore faire plaisir à son ami Avram.

 Si son arrivée à Londres cet été avait pu laisser les supporters d' Arsenal perplexes, Eduardo da Silva s'est imposé au fil des semaines comme un nouveau coup de génie signé Arsène Wenger. L'ombre d'Henry Suite au départ de Thierry Henry à Barcelone, en juin dernier, la presse anglaise s'attendait à ce qu'un renfort de poids vienne prendre la succession du meilleur buteur de l'histoire du club. Mais alors que les noms de Nicolas Anelka, Michael Owen, Obafemi Martins, Carlos Tevez ou Samuel Eto'o circulaient dans les journaux, Wenger sortit de son chapeau celui d'un illustre (quasi) inconnu, Eduardo da Silva, international croate d'origine brésilienne âgé de 24 ans et évoluant au Dinamo Zagreb. Bref, rien de bien sexy. Malgré des stats impressionnantes en championnat croate (34 buts en 32 matchs la saison passée), la signature de ce joueur au gabarit frêle (1,77 m pour 73kg) et au parcours atypique (il a quitte le Brésil à 15 ans pour la Croatie) en a étonné plus d'un. Sans expérience du très haut niveau, en dehors de la sélection croate, da Silva méritait-il vraiment les 12 millions d'euros investis par Arsenal ? L'arme secrète de Wenger Après des débuts relativement discrets sous ses nouvelles couleurs, le mois de décembre réalisé par Eduardo a mis un terme au débat. Le temps pour le natif de Rio de Janeiro d'inscrire quatre buts dont deux match-winners, en Carling Cup contre Blackburn, et en Premier League face à Everton, en démontrant un sens du but au dessus de la moyenne. "Ce sera notre arme secrète", avait prévenu Wenger fin novembre.
"Il a débuté 14 matchs et marqué 11 buts. Que peut-on attendre de plus d'un attaquant ? Ce sont des chiffres exceptionnels", s'est enflammé le manager, ce mercredi devant les médias anglais. "Nous avons le joueur que j'attendais lorsque nous l'avons acheté. Je pense qu'il deviendra un grand. Ce gamin a un truc spécial et commence à le montrer. Il est en train de convaincre tout le monde, et il a reçu le titre de meilleur joueur du mois de décembre par nos fans, ce qui est une grande marque de soutien." Tueur de surface Un avis notamment partagé par son coéquipier Kolo Touré : "La finition d'Eduardo est incroyable. On dirait qu'il marque à chaque occasion, en plus il parvient à le faire dans des moments cruciaux pour nous. Son sang froid devant le but est étonnant." Moins utile dans le jeu ou actif dans les duels qu'un Emmanuel Adebayor, da Silva semble donc être le tueur de surface qui manquait à Arsenal pour concrétiser sa maîtrise du ballon en victoires, ce qui avait tant fait défaut aux Londoniens la saison dernière. S'il parvient en plus à marquer ce soir face au rival Tottenham, en demi-finale aller de la Carling Cup, il se sera définitivement mis les supporters d'Arsenal dans la poche.

Continuellement attaqué de toutes parts sur son état de forme, Ronaldinho s’est trouvé un avocat surprenant en la personne de l’entraîneur du Real Madrid. Bernd Schuster a en effet critiqué dans les colonnes du journal espagnol As la manière dont était traité le milieu brésilien par les dirigeants barcelonais.
"Je ne nie pas que la forme de Ronaldinho a chuté ces derniers mois, mais il est absurde qu’ils (ndlr : les dirigeants barcelonais et les médias) disent qu’il est fini", a déclaré l’Allemand, prenant ainsi la défense du Brésilien épinglé sans relâche par la presse catalane. "Ronaldinho a été formidable, a instauré un nouveau cycle à Barcelone, et a contribué à gagner deux Ligas et la Ligue des Champions", a rappelé le coach madrilène. Une rancune tenace "Ce qui lui arrive est très difficile et injuste. Ils sont en train de faire à Ronaldinho la même chose qu’à moi". Et oui, pour rappel, Bernd Schuster a évolué pendant 8 ans sous les couleurs barcelonaises, notamment aux côtés de Maradona. Surnommé "L’ange blond", Schuster était l’un des maîtres à jouer de la formation catalane entre 1980 et 1988, mais n’a remporté qu’une Liga avec les Blaugrana, en 1985. Il fut transféré à l’ennemi juré, le Real Madrid, chez qui il gagna deux Ligas en 2 ans. "Tous les grands joueurs qui ont évolué ici (ndlr : au Barça) depuis 30 ans sont sortis par la petite porte", assène-t-il non sans raison. Les Maradona, Ronaldo, Rivaldo et donc Schuster sont partis sans gloire ou trop rapidement. "Le pire, c’est que, connaissant bien le Barça, Ronaldinho ne sera pas le dernier à recevoir un tel traitement", ajoute-t-il, décidément très remonté à l’égard de son ancien club. Et pourtant, bien que nommé entraîneur du Real cette saison, Bernd Schuster a conservé sa carte de socio du FC Barcelone. L’amour vache…

La trêve à peine terminée, les Guignols de l’Info n’ont pas tardé à reprendre leur descente en flèche de la Ligue 1 en diffusant lundi soir l’énorme "Arche de Jacquet ", avec notre Aimé national kidnappant des enfants africains pour relever le niveau du championnat de France. En attendant de dégoter cette perle sur un site de vidéo de partage, petite séance de rattrapage sur un détournement de pub sur le même thème, "La L1box", qui vaut également le détour.

 Comme en 2006, le FC Séville a terminé en tête du classement mondial des clubs établi depuis 1991 par L'IFFHS, fédération internationale de l'histoire et des statistiques du football, et publié ce mardi. Un mode de calcul qui fait la perd belle aux données objectives et ne se laisse pas influencer par le prestige ou le palmarès. Quid du Milan ? Vainqueur de la Ligue des champions, de la Supercoupe d'Europe et du Mondial des clubs 2007, le Milan AC peut aisément revendiquer le titre de meilleure équipe de l'année. A part un fan de l'Inter, on voit en effet mal qui pourrait nier ce statut au club du Ballon d'Or et FIFA Player 2007, Kaka. Et pourtant. D'après la très honorable IFFHS, les Rossoneri n'arriveraient donc que troisième au classement mondial des clubs derrière le FC Séville et Manchester United. Une aberration me direz-vous ? Pas forcément. Si le Milan peut se targuer d'avoir remporté les deux trophées les plus prestigieux dont un club européen puisse rêver, l'examen purement statistique des résultats enregistrés dans toutes les compétitions officielles depuis le 1er janvier 2007 place le Sevilla largement en tête devant ses deux concurrents, avec 306,02 points contre 281,03 à Man U et 280,04 aux Milanais. Séville double la mise Double vainqueur de la Coupe de l'UEFA, vainqueur de la Coupe d'Espagne et auteur d'une superbe seconde partie de saison 2006-2007 en Liga, le FC Séville n'a pas lâché de la tête de toute l'année et a même accru son avance sur ses poursuivants par rapport à l'an passé. Ce grâce, notamment, à son excellent début en Ligue des champions, où les Andalous ont terminés premiers de leur groupe devant Arsenal. Le Sevilla devient au passage le premier club à se succéder à lui-même dans ce classement.
Manchester, de son côté, a remporté le championnat d'Angleterre, atteint la finale de la Coupe d'Angleterre et les demi-finales de la C1. En dépit de ses trophées, Milan paie donc ses mauvais résultats en Série A, à cheval sur la saison dernière et la saison en cours, ainsi que leur élimination précoce en Coupe d'Italie. "Si Milan n'avait passé qu'un tour de plus dans la «Coppa Italia» et remporté quatre matches de championnat en plus de janvier à décembre, l'équipe des Maldini, Pirlo, Kaká et Inzaghi aurait remporté la Classement Mondial des Clubs", note d'ailleurs le site officiel de l'IFFHS. Prime à la régularité Malgré un barème favorisant les compétitions les plus illustres, la régularité est donc récompensée dans ce classement qui, plutôt que de se subsister à la hiérarchie implicite des grands clubs a pour but d'offrir un regard plus distancié sur les performances réelles des uns et des autres. 8e après une année 2006 époustouflante, l'OL paye ainsi sa baisse de régime de 2007 et dégringole à la 43e place, ex æquo avec River Plate et Getafe, alors que Bordeaux pointe à la 34e et l'OM à la 39e. Des chiffres qui feront grincer quelques dents mais ne sont pas dénués d'intérêt.
Plus d'infos sur le site officiel de l'IFFHS

 - Face aux velléités de départ de Fabio Santos, l'Olympique Lyonnais se serait mis en tête de recruter Lassana Diarra. Peu utilisé à Arsenal, l'international français pourrait ainsi venir grossir les rangs du sextuple champion de France et épauler (ou concurrencer) Jérémy Toulalan au poste de milieu défensif. Source : Eurosport.fr Crédibilité : 40%. Bien qu'il soit régulièrement sélectionné en équipe de France Lassana n'a pas plus de temps de jeu chez les Gunners qu'à Chelsea et a déjà fait part publiquement de son envie de changer d'air. Barré par Fabregas et Flamini, Diarra devait d'ailleurs être aligné face à Barnsley, ce week-end en FA Cup, mais n'a finalement pas été retenu par Wenger, laissant penser que le boss d'Arsenal est disposé à le laisser partir. Bernard Lacombe a de son côté confirmé l'intérêt de Lyon mais précisé que le joueur n'était pas très chaud pour un retour en France. En Angleterre, Newcastle serait sur les rangs.
- Déçu par le rendement de Tiago et Almiron, la Juventus songerait à relancer la piste menant au franco-malien de Liverpool, Mohammed Sissoko, présenté en Italie en comme le "nouveau Vieira".
Source : Gazetta dello Sport Crédibilité : 70%. Si Sissoko avait refusé de discuter avec la Juve l'été dernier, sa situation à Liverpool, où il a perdu la confiance de Benitez, s'est détériorée. En manque de temps de jeu, Momo avait très mal pris sa non-convocation pour le déplacement des Reds au Vélodrome et annoncé qu'il pourrait quitter le club dès janvier. Une menace qui pourrait être mise à exécution, d'autant que Sissoko et Claudio Ranieri se connaissent déjà bien. "J'ai eu le plaisir de le coacher à Valence et je l'adore", a expliqué le coach de la Vielle Dame. "Je connais ses capacités. C'est un grand joueur." - Annoncé un peu partout ses dernières semaines, Jean-Alain Boumsong pourrait faire son retour en Premier League, où Fulham souhaiterait renforcer son arrière garde avec le défenseur de la Juventus.
Source : Skysports.com Crédibilité : 30%. Depuis le départ de Didier Deschamps, l'avenir de Boum à Turin est plus que compromis mais rien n'indique que l'ancien Auxerrois atterrisse à Fulham. Exigeant concernant le challenge sportif qui lui sera offert, il ne semble pas très chaud à l'idée de rejoindre un club de milieu de tableau de Premier League et aurait ainsi refusé une proposition de Portsmouth, rapportait Footmercato fin décembre.

Pauvre Alain Cayzac. Le président parisien, en plus des négociations pour attirer Fred, doit gérer les attaques dont il est l'objet. Ce mardi dans France Football, l'ancien entraîneur du club Luis Fernandez n'a pas hésité à l'interpeller sèchement. "La gestion d'un club comme le Paris-SG est-elle à ce point usante qu'elle vous fasse perdre votre lucidité ? Quand allez-vous parvenir à ouvrir les yeux ?" Sympathique. Le président du PSG ne s'est pas démonté et a renvoyé Luis dans les cordes. "J'ai manqué une fois de lucidité, c'est quand je t'ai fait revenir au club une deuxième fois. Parce que c'est moi qui avais à l'époque conseillé à Laurent Perpère et à Pierre Lescure de te reprendre quand Philippe Bergeroo a quitté le club". Ambiance.
Il veut (encore) revenir Déjà accusé de réunir en cachette les supporters parisiens dans le but d'obtenir leur soutien, Luis Fernandez continue à faire parler de lui. Il n'a jamais caché qu'il reviendrait au PSG dès qu'on lui demanderait. Devant les résultats catastrophiques de l'équipe, une frange des supporters (ceux du Kop de Boulogne) réclame son retour sur le banc parisien depuis quelques matches. "Luis, Luis, Luis" entend-on de plus en plus dans les travées du Parc des Princes. Entre les deux ex joueurs du PSG que sont Le Guen et Fernandez, c'est l'exubérant Luis qui conserve le plus de crédit auprès des fans. Il le sait et en profite donc pour donner son avis et distribuer les mauvais points. En attaquant frontalement le dirigeant historique qu'est Alain Cayzac, Luis a peut-être ruiné ses chances d'être appelé en secours au cas où Le Guen venait à être débarqué. A moins qu'il n'ait convaincu l'un des actionnaires du club de le nommer entraîneur si les choses tournaient mal. Avec lui(s), on peut s'attendre à tout.

 Après un passage foireux à Levante, Laurent Robert devrait rechausser les crampons du côté de Derby County jusqu'à la fin de la saison. Point de chute peu glorieux pour un joueur qui semblait promis à un grand avenir mais dont la fin de carrière a viré en eau de boudin. Des hauts et des bas C'est l'histoire d'un mec qui avait un pied gauche de feu, un milieu de terrain doté d'une frappe de mule et capable de mettre 15 calot dans une saison. Un type découvert à Montpellier, transcendé à Paris, promu international A sous Lemerre puis Santini - une première pour un réunionnais. Un gars parti ensuite flamber à Newcastle, où il aurait pu devenir l'idole de St James Park si sa tendance à trop l'ouvrir n'avait pas précipité sa chute. Depuis 2005 et son arrivée en prêt à Portsmouth, où il fut ramené par Alain Perrin, tout part en vrille pour Lolo. Rapidement mis sur la touche suite au débarquement de Perrin, le Français termina la saison à Benfica, le temps de joueur les huitièmes et quarts de finale de Ligue des champions 2006, contre Liverpool et le Barça, et de marquer un coup franc de 40 mètres contre le rival Porto. Dernier soubresaut avant la descente aux enfers. Jouer au golf avec Berson Venu à Lisbonne pour remplacer un Simao qui n'est finalement pas parti, Laurent Robert fut libéré par les dirigeants benfiquistes et accepta une offre de Levante, promu en première division espagnole. Nouvelle erreur de casting puisque le coach à l'origine de son arrivée, Lopez Caro, fut débarqué 5 mois plus tard. Après un an à regarder ses coéquipiers depuis la tribune, à se maintenir en forme avec Tiburce (oui, le coach sportif de la Star Ac') et à joueur au golf avec Mathieu Berson, Robert obtint en novembre dernier la résiliation de son contrat devant les Prud'hommes et était depuis à la recherche d'un nouveau club.
Passé un essai infructueux avec Ipswich, club de D2 anglaise, l'ancien international français se serait donc mis à d'accord avec Derby County, lanterne rouge de Premier League et pire équipe des grands championnats européens avec seulement 7 points pris en 21 journées et une différence de buts de - 33. Une annonce qui met donc un terme aux derniers espoirs de voir le Réunionnais faire son comeback en Ligue 1.
Destruction Derby "Je pense que la meilleure chose pour moi est de revenir en Angleterre et briller là-bas. En France, c'est trop difficile. Cela fait trois semaines que je suis rentré et j'ai été refroidi par les réactions des entraîneurs qui me disent qu'ils ont peur de mon caractère", confiait récemment au Daily Mirror celui qui s'est forgé au fil des ans une réputation de tête brûlée. A 32 ans, Robert n'est pas encore tout à fait mort pour le foot. Mais le temps est désormais compté pour lui et ce n'est pas sous ses nouvelles couleurs qu'il va le rattraper. En bonus, les plus beaux buts de Laurent Robert à Newcastle :

- Le Milan AC préparerait une offre pour s’attacher les services du gardien français de la Fiorentina, Sébastien Frey. Alberto Gilardino entrerait dans la transaction en plus d’une somme d’argent encore inconnue. Source : Corriere della Sera Crédibilité : 50 %. La dernière erreur de Dida face au rival interiste a provoqué la colère des supporters et dirigeants milanais, désormais décidés à se passer des services du Brésilien. Frey intéresse beaucoup les dirigeants lombards. Gilardino, lui, n’a jamais évolué au niveau attendu et Carlo Ancelotti semble avoir perdu patience. Possible donc, mais difficile à réaliser. La Fiorentina veut garder Frey, et n’a pas particulièrement besoin d’un attaquant. - Le jeune ailier barcelonais Giovani Dos Santos serait sur les tablettes de Chelsea, Manchester United et Tottenham. Devant le refus de Barcelone de négocier un nouveau contrat avec le prodige mexicain, son nouvel agent aurait envoyé des DVD de ses performances aux trois clubs anglais. Source : As Crédibilité : 15 %. En bon agent, celui de Giovani brandit la menace d’un départ anticipé de son protégé pour pousser les dirigeants blaugrana à réévaluer son salaire. Mais on a déjà vu des joueurs demander à partir devant le refus des dirigeants d’augmenter leur contrat (Makelele au Real Madrid par exemple). - L’Olympique de Marseille aurait trouvé un accord avec la Fiorentina pour le prêt du défenseur belge Anthony Vanden Borre. Peu utilisé, ce grand espoir souhaite se relancer. La Viola aurait accepté le prêt jusqu’à la fin de la saison. Source : www.firenzeviola.it Crédibilité : 80 %. Marseille a sérieusement besoin de renforcer sa défense. Avec un entraîneur belge, forcément on se dit que l’opération va se faire entre Vanden Borre et l’OM. Mais attention, Parme s’est aussi positionné pour un prêt et la Fiorentina préfèrerait voir le jeune belge s’aguerrir en Serie A plutôt qu’à l’étranger.

Premier de la Bundesliga, qualifié pour les 16e de finale de la Coupe de l'UEFA, des recrues prestigieuses bien adaptées au jeu bavarois, le Bayern Munich n'est pas à plaindre. Et pourtant, le club laisse une une étrange impression d'instabilité. Et l'annonce du départ d'Ottmar Hitzfeld en fin de saison n'arrange pas les choses. Des joueurs fatigués "Contrairement à ce que certains veulent faire croire, le chaos ne règne pas au sein du Bayern, nous vivons très bien la situation actuelle", a répété Uli Hoeness, le manager général du club bavarois au quotidien Bild. Que se passe-t-il au Bayern pour que les médias allemands fassent état d'un certain chaos au club ? En tête du championnat depuis la première journée, les coéquipiers d'Oliver Kahn ont terminé la phase des matches aller par deux 0-0, inquiétants pour certains, preuves d'une grande fatigue des joueurs munichois pour d'autres. Etre leader de la Bundesliga est un minimum, il faut écraser la concurrence. Et pour le moment, si le Bayern est bien devant, il ne le doit qu'à une différence de buts favorable face au Werder Brême (+5 buts, 36 points chacun).
Le recrutement de 70 millions d'euros pour s'attirer des stars comme Franck Ribery (26 millions à lui tout seul, record en Allemangne), Luca Toni et Miroslav Klose a montré la volonté des Bavarois d'effacer de manière spectaculaire la saison blanche 2006-2007. Le Bayern a l'obligation de tout gagner en offrant du grand spectacle. La défense tient le choc (8 buts encaissés seulement) mais l'attaque traîne un peu la jambe. Lors de ses six derniers matches, le club allemand le plus titré n'a marqué que quatre buts. Sur le terrain, les stars n'ensorcellent plus les adversaires et ne font plus rêver les spectateurs. La trêve est tombée à point nommé pour des joueurs apparemment à bout de souffle. Mais c'est surtout en interne que le torchon brûle. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une déclaration vienne mettre de l'huile sur le feu. Ca parle dans tous les sens "Les recrues doivent s'habituer au niveau de performance exigé au Bayern. Cela ne sert à rien de bien commencer la saison, tu dois évoluer au niveau le plus haut durant tout le championnat. Un ou deux parmi ces nouveaux doivent comprendre qu'ici, deux ou trois matches ne suffisent pas. Le Bayern, ce n'est pas Marseille et Florence, mais plutôt l'AC Milan, le Real Madrid, le FC Barcelone et Manchester United." Signé Oliver Kahn, le sympathique portier allemand avant le dernier match de l'année 2007. Déclaration fracassante qui lui a valu une amende de 25 000 euros et une mise à l'écart. On n'ose pas imaginer ce qu'Olli pourrait lâcher si le Bayern n'était que deuxième. Le français Willy Sagnol a aussi mis un peu du sien dans l'atmosphère lourde qui entoure la saison du Bayern. En étalant ses états d'âme et en menaçant de partir devant son faible de temps de jeu, le latéral droit n'a pas contribué à ramener la sérenité au sein du vestiaire. Dans le rayon "joueurs qui la ramènent", on peut aussi citer Lukas Podolski, peu convaincant depuis son arrivée au club et barré par l'arrivée de Klose et Toni. "Cela serait nul de dire que Munich est super, que tout va bien au Bayern alors que je passe mon temps sur le banc des remplaçants". Et cela n'est pas prêt de s'arranger pour Poldi, avec la probable arrivée l'été prochain de l'attaquant de la Lazio, Goran Pandev.
Au Bayern, les dirigeants aussi sont loquaces et donnent dans la critique à la moindre occasion. Comme Karl-Heinz Rummenige qui, en novembre, n'avait pas hésité à critiquer le coaching d'Hitzfeld lors du match de Coupe de l'UEFA face à Bolton (2-2). L'ancienne gloire du football allemand avait alors reproché au tacticien d'avoir remplacé Podolski et Ribery. Franz Beckenbauer, le président du conseil de surveillance, est lui aussi toujours prompt à donner son avis sur la manière de gérer l'effectif bavarois. De quoi faire passer Aulas et Lacombe pour des agneaux. Ottmar Hitzfeld a craqué et annoncé son départ en juin. Lui qui avait été si difficile à convaincre de revenir aux commandes du club après le limogeage de Felix Magath, a donc décidé d'abandonner le navire. Les noms de Marco Van Basten et de Jose Mourinho circulent pour lui succéder. "Nous n'allons certainement pas prendre une décision hâtive, car une chose est claire, il ne faut pas qu'on se rate", a sagement prévenu Uli Hoeness, quant au choix du futur entraîneur. Entraîneur qui devra composer avec les interventions incessantes de dirigeants imposants. Pas sûr que cela plaise à Mourinho...

Malmené pendant une bonne heure devant son public par Saragosse, le Real Madrid a encore pu compter sur un grand Iker Casillas pour garder sa cage inviolée, avant de faire la différence grâce à des buts Ruud van Nistelrooy (66e) et Robinho (77e).
Neuf parades Si le champion d'Espagne conserve son titre à l'issue de la saison, il pourra ériger une statue à l'effigie de son portier fétiche. Ce dimanche, au Santiago Bernabeu, Casillas aura rarement aussi bien porté son surnom de San Iker, dégoûtant les attaquants adverses avec pas moins de neuf parades décisives. Une performance qui lui permet de battre son record d'invincibilité dans la Liga, avec désormais 4 rencontres sans avoir encaissé le moindre but. En toute logique, le Real Madrid aurait dû concédé l'ouverture du score sur sa pelouse face à une équipe de Saragosse qui ne manque pas d'arguments offensifs avec sa paire d'avant-centre Diego Milito - Ricardo Oliveira. D'autant que Gabriel Heinze abandonnait ses partenaires dès la 16e minute, chamboulant à nouveau une défense centrale déjà privée de Pepe et constamment remaniée depuis le début de la saison. Chanceux avec ça A la rue pendant toute la première mi-temps, l'arrière garde Merengue a donc été sauvée par son dernier rempart, auteur d'une série d'interventions décisives. Frappes de loin, tir masqués, un contre un, tête à bout portant, Casillas a presque tout stoppé. Et quand il relâcha un tir de Mililto repris par Oliveira, le Brésilien fut signalé hors-jeu (22e), tandis que son poteau le suppléa en seconde période (61e).
Malgré ses 24 frappes au but, Saragosse n'a donc pu trouvé la faille et, comme souvent en football, ce manque de réalisme a été sanctionné par deux buts de van Nistelrooy et Robinho (66e, 77e) qui offrent au Real une victoire aux allures de hold up. Les supporters du Barça, qui s'était imposé la veille à Majorque (2-0), ont dû s'arracher les cheveux devant leur poste de télé en voyant leur rival reprendre ainsi son avance de sept points en championnat. "Le Madrid possède le joueur le plus décisif de la Liga. Si tu additionnes ses parades, leur difficulté et les moments où il les réalise, celui qui fait gagner le plus de points", notait l'entraîneur de Saragosse, Victor Fernandez, après la rencontre. "C'est difficile de donner le Ballon d'Or à ou le FIFA World Player à un gardien, mais Casillas est un des meilleurs du monde et nous devons nous féliciter de le compter parmi nous", se félicitait de son côté le technicien madrilène Bernd Schuster. On comprend pourquoi le portier polonais Jerzy Dudek, arrivé au Real cet été pour titiller Iker, veut déjà mettre les voiles. Le résumé des arrêts de Casillas :

- Le Real Madrid veut se payer Cristiano Ronaldo. Et , ô surprise, Manchester United aurait annoncé le montant : 100 millions d'euros, record absolu en matière de transfert.
Source : un agent de joueur (non cité) dans le Daily Express Crédibilité : 10 %. On imagine le Real capable de mettre une telle somme, mais Sir Alex Ferguson n'a pas encore jeté de chaussures au visage du prodige portugais.
- La Juventus s'apprête à faire une offre pour le hollandais Rafael Van der Vaart, qui évolue à Hambourg. Il serait la priorité absolue de Claudio Ranieri , l'entraîneur turinois, pour la saison prochaine. Source : Tuttosport Crédibilité : 80 %. L'intérêt de la Juve pour le meneur de jeu hollandais ne date pas d'hier. Le joueur a lui publiquement fait part de son envie de rejoindre la Vieille Dame.
- Le propriétaire de Chelsea, Roman Abrahamovitch, serait prêt à mettre 80 millions d'euros sur la table pour l'achat de David Villa, l'attaquant valencian, et Daniel Alves, l'arrière droit sévillan. Tout ça pour le plaisir du coach des Blues, Avram Grant.
Source : Daily Mirror Crédibilité : 5 %. Le FC Seville a tenu l'été dernier face à la pression de Chelsea pour s'emparer de Daniel Alves. Difficile de penser qu'il le lâchera 5 mois après. Quant à David Villa, c'est tout simplement le meilleur joueur de Valence. Rendez-vous compte, même Koeman veut le garder ! Les 5 %, c'est pour la profondeur du portefeuille d'Abrahamovitch.
- L'Inter Milan souhaite recruter le portugais Maniche d'ici à la fin du week-end. Le seul hic : l'Atletico Madrid réclame environ 9 millions d'euros, les interistes préfèrent un prêt avec option d'achat. Source : Gazzetta dello Sport Crédibilité : 90%. Le départ de Maniche vers l'Inter semble acquis. Le milieu de terrain de l'Atletico n'est plus titulaire et le club lombard compte une foule de blessés au milieu de terrain (Vieira, Dacourt, Stankovic). Et Luis Figo n'arrête pas de militer auprès de son club pour la venue de son compatriote.

 Plus brillant dans les bagarres de pubs que sur les terrains, Joey Barton a encore défrayé la chronique en se bastonnant dans les rues de Liverpool le 27 décembre dernier. Libéré sous caution en attente de son jugement, le sulfureux milieu de terrain paraît perdu pour le football. Tant pis, il se passera de lui. Méchant sans classe De Roy Keane à Gennaro Gattuso, les bad boys ont toujours eu la côte dans le football. Adulés par les uns, haïs par les autres, ils font partie intégrante du décor et viennent pimenter un univers trop souvent aseptisé. Car comme dans un James Bond, il faut toujours un bon méchant pour que le film soit réussi. Natif des quartiers populaires, Joseph Anthony Barton aurait pu être de ceux-là s'il s'était contenter de se découper ses adversaires sur les pelouses. Le cas de l'ex-joueur de Mancester City dépasse malheureusement ce cadre. Joey Barton n'est pas juste un bourrin du foot, c'est un psychopathe qui refait le portrait de ses coéquipiers quand il ne distribue pas les pains à la sortie des pubs après avoir éclusé quelques pintes. Le précédent Dabo Défiguré par Barton lors d'un entraînement de Man City la saison dernière, le Français Ousmane Dabo peut en témoigner. Ce qu'il a d'ailleurs fait auprès des services de police. Déjà impliqué dans divers incidents (il avait notamment écrasé son cigare dans l'œil d'un coéquipier en 2004), Joey a donc été poussé vers la sortie par la direction du club qui a trouvé un pigeon nommé Newcastle capable d'aligner 9 millions d'euros (sic) pour le trublion.
Le nouveau manager des Magpies, Sam Allardyce, pensait qu'il y avait encore quelque chose à tirer de ce joueur médiocre. Grave méprise. Blessé en début de saison, peu brillant sportivement, Joey a trouvé le moyen de se mettre à dos le public de St James Park avec son franc-parler, avant de renouer avec ses sales habitudes en participant donc à une bagarre à la sortie d'un fast food de Liverpool, le 27 décembre dernier. Un pierre dans le jardien de Big Sam Inculpé pour voie de fait et rixe, Barton a passé le réveillon en prison et a été libéré ce jeudi, dans l'attente de son procès qui doit se tenir le 16 janvier. Si les conditions de sa remise en liberté n'ont pas été communiqués, la presse anglaise avance qu'il ne devrait pas pouvoir rejouer avant la fin janvier. Encore faut-il que Newcastle compte toujours sur lui. "Oui, je me sens trahi, ça va sans dire", a concédé Big Sam il y a quelques jours. "Mais je dois m'occuper de ça calmement et en privé quand l'opportunité se présentera. J'ai parlé avec lui mais je nous révélerai pas le contenu de notre discussion". En difficulté après la dernière défaite des Magpies à domicile contre Manchester City (0-2), l'ancien manager de Bolton se serait bien passé de cette nouvelle frasque, mais ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Joey, fallait pas l'inviter.

La Coupe de France démarre pour les clubs professionnels, avec les 32e de finale. Le tirage au sort a réservé deux matches entre clubs de L1, Auxerre-Saint-Etienne et Lorient-Valenciennes. Les petits poucets de cette édition sont la JS Coulaines, l'US Saint-Omer, l'US Maubeuge et le CS Avion. Le bal ouvre ce soir avec Lens-Niort à Bollaert.
Programme des 32e de finale de la Coupe de France : Vendredi : 20h30: Lens (L1) - Niort (L2) Samedi : Ajaccio GFCO (CFA) - Frejus ( CFA) Marignane US (CFA) - Arles (N) O.Cr.Savoie 74 (CFA) - Raon l'Etape (CFA) Selongey SC (CFA 2) - Le Mans (L1) Viry Chatillon (CFA2) - Bastia (L2) Avranches (CFA2) - Dijon (L2) Montpellier (L2) - Troyes (L2) La Poire sur Vie (CFA2) - Coulaines (LH) Vesoul (CFA) - Metz (L1) Saint-Omer (LH) - Tours (N) Lyon Duchere (CFA2) - Luzenac (CFA) Beauvais (N) - Marseille (L1) Montlucon (CFA) - Nantes (L2) Carquefou (CFA2) - Gueugnon (L2) Romorantin (CFA) - Boulogne sur mer (L2) Angers (L2) - Vannes (N) Amiens (L2) - Guimgamp (L2) Sedan (L2) - Caen (L1) Nice (L1) - Le Havre (L2) Epinal (CFA) - PSG (L1) Nancy (L1) - Reims (L2) Auxerre (L1) - Saint-Etienne (L1) Lorient (L1) - Valenciennes (L1) Quevilly (CFA) - Bordeaux (L1) Rouen (CFA) - Strasbourg (L1) Dimanche : Maubeuge (LH) - Sochaux (L1) Toulouse (L1) - Paris FC (N) Martigues (N) - Rennes (L1) Avion (DH) - Lille (L1) Créteil (N) - Lyon (L1) Brest (L2) - Monaco (L1)

Déjà mal barré, Liverpool a vu ses rêves de titre s'envoler un peu plus avec son match nul concédé à Anfield face à Wigan (1-1). Une énième contre-performance qui relègue les hommes de Rafael Benitez à la 5e place de la Premier League.
Promesses non tenues Depuis maintenant 18 ans, Liverpool se pose en candidat déclaré au titre de champion d'Angleterre en début de saison. Et chaque fois, c'est la même rengaine. Le club de la Merseyside se perd en route pour terminer, au mieux, dans les places qualificatives pour la Ligue des champions. Un mal chronique dont Rafael Benitez, arrivé en 2004, n'a pas su se dépêtrer, malgré les sempiternelles promesses du mois de juillet, encouragées par une mercato estival hyperactif et marqué par l'arrivée de l'ex-Niño de l'Atletico Madrid, Fernando Torres. Comme toujours, ou presque, les Reds sont donc déjà dans les choux à la mi-saison. Avec leur défaite à domicile face à Manchester United, en décembre, et une série de résultats nuls face à des équipes moyennes, les partenaires de Steven Gerrard étaient déjà mal engagés mais pouvaient entretenir un mince espoir avec leur match en retard. Ce dernier a volé en éclat en une semaine avec le nul ramené de Manchester City et, surtout, celui concédé à domicile face à Wigan, premier non-relégable et souffre douleur habituel des équipes du Big Four. 4-5-1 face à Wigan ?!? Mais voilà, Benitez est probablement le seul manager de Premier League capable d'aligner un 4-5-1 à la maison pour la réception d'un adversaire aussi faible. Résultat, ses hommes n'ont pu tenir l'ouverture du score obtenue par Torres (49e) et se sont fait rejoindre en fin de match sur le seul tir cadré des Latics (Bramble, 80e) suite à un dégagement raté de Steven Gerrard. Une tuile. Une de plus pour les petits gars de Liverpool qui comptent désormais 12 points de retard sur Arsenal. "C'est clair que le fossé est encore plus grand maintenant, mais j'ai toujours dit que c'était une course de fond et qu'il nous fallait prendre les matchs les uns après les autres. Il faut désormais oublier cet écart de points. Si on garde ça en tête on jouera avec une pression encore plus grande et nous avons besoin de retrouver un bon niveau de jeu pour gagner des matchs", a bien tenté d'expliquer Benitez. Mais l'Espagnol est sans doute le seul à croire encore que la course au titre n'est pas terminée pour des Reds qui devront se déplacer chez les trois autres gros lors de la phase retour. Benitez, pas mieux que Houllier Cette saison devait pourtant être la bonne. Quitte à se déchirer en Ligue des champions, l'objectif numéro 1 fixé par les nouveaux propriétaires américains du club était simple : reconquérir l'English Premier League. Ou plutôt la conquérir tout court. Car depuis la création de l'EPL lors de la saison 1992-1993, le club le plus titré de l'histoire du football anglais demeure bredouille en championnat. Son dernier sacre remonte à 1990, il y a une éternité. Le pire, c'est que pendant tout ce temps, Liverpool n'a semblé en mesure d'y remédier que par deux fois (en 1990 et 1997) et a terminé au mieux à sept points du champion, Arsenal, en 2002 sous le règne de Gérard Houllier.
Si on reprochait au Liverpool d'Houllier de n'être qu'une équipe de coupes plus muée par la peur de perdre que l'envie de gagner, le même constat vaut aujourd'hui pour celui de Rafael Benitez. Sauvé par ses deux finales de Ligue des champions face au Milan AC (2005 et 2007), dont une remportée, Rafa a eu tout le loisir de travailler sur la durée et de mettre en place un groupe de joueurs qu'il a choisi. Mais ses tactiques frileuses, son recours hasardeux au turnover et la faillite d'une partie de son recrutement (Kuyt, Pennant) ne sont pas étrangers au nouvel échec qui se profile. Des cartons trompeurs Les scores fleuves enregistrés en coupe d'Europe (4-0 devant Toulouse, 8-0 contre Besiktas, 4-1 face à Porto, 4-0 à Marseille) n'étaient qu'un leurre, quelques feux de paille masquant à peine le manque d'animation offensive d'un manager qui se félicite des petits 1-0 glanés par ses joueurs et se repose trop souvent sur le talent de Torres et Gerrard, les deux seuls vrais joueurs de classe mondiale de Liverpool. "Personne ne pensait sérieusement que l'institution la plus couronnée de succès du football anglais s'embarquerait dans un traversée du désert domestique telle que celle qu'a connu Manchester United entre 1967 et 1993. Mais maintenant, l'impensable semble devenu inévitable", ose même prophétiser le Guardian, non sans humour. Il est vrai qu'il vaut mieux vaut en rire que d'en pleurer.

Comme chaque hiver des années paires, des dizaines d'internationaux vont quitter leur championnat pour disputer une autre épreuve : la Coupe d'Afrique des Nations. Le millésime 2008 se déroule au Ghana du 20 janvier au 10 février. Les clubs français sont désormais habitués à cet exil, les clubs étrangers un peu moins. Petit tour d'horizon des équipes délaissées.
C'est durant 5 journées de championnat que nos clubs évolueront sans leurs internationaux africains. Au regard du classement, le FC Sochaux peut s'estimer le plus pénalisé. Son début d'année sera décisif pour sortir de la zone de relégation. Et le nouveau club de Francis Gillot devra se débrouiller sans N'Daw, Dramé, Sène (Sénégal) et Afolabi (Nigeria). Soit la base défensive de son équipe. L'équipe du Mans voit partir 3 joueurs, et pas des moindres : Romaric, Gervinho (Côte d'Ivoire), et Sessegnon (Benin). Des atouts offensifs importants en moins pour le MUC72, bien installé à la 5e place de la Ligue 1. Un seul être vous manque L'OM composera sans Mamadou Niang (Sénégal), responsable de 50% des buts marseillais, ni Taye Taiwo (Nigeria). Saint-Etienne perd entre autres Pascal Feindouno (Guinée) mais conserve sa doublure au club Rodolphe Douala, non retenu avec le Cameroun. Une aubaine. Lens fera sans Aruna Dindane, son meilleur joueur et principal artificier de l'attaque. Nice laisse partir son feu follet, Bakary Kone (Côte d'Ivoire). Lille lâche deux de ses piliers, le gardien Tony Sylva (Sénégal) et le milieu défensif Jean II Makoun. Quant à Nancy, les départs de Mickael Chrétien et Youssouf Hadji avec la sélection marocaine vont les handicaper dans la course au titre (si elle existe toujours...). Si la force de l'habitude a éteint les récriminations des clubs français envers la CAN, ce n'est pas le cas à l'étranger, où la présence d'internationaux africains n'a jamais été aussi forte que cette saison. L'exemple le plus flagrant se nomme Chelsea, qui regarde s'éloigner Didier Drogba, Salomon Kalou (Côte d'Ivoire), John Obi Mikel (Nigeria) et Mickael Essien (Ghana) les larmes aux yeux. Si les Blues possèdent un effectif pléthorique, cela ne les empêche pas de fureter sur le marché des transferts (Anelka, Berbatov). Il risque d'y avoir embouteillage au retour des Africains.
Une CAN de haut niveau En vrac, quelques noms qui vont disparaître du paysage européen durant un petit mois : Samuel Eto'o (Cameroun), Yaya Touré (Côte d'Ivoire) pour Barcelone, Mahamadou Diarra (Mali) pour le Real Madrid, Kolo Touré et Emmanuel Eboué (Côte d'Ivoire) pour Arsenal. En tant que téléspectateurs, on se réjouit de pouvoir suivre en plein hiver une compétition internationale toujours plus relevée, où les Ivoiriens font une nouvelle fois figure de favori. Les 4 groupes de la CAN Groupe A : Ghana, Guinée, Namibie, Maroc Groupe B : Nigeria, Bénin, Mali, Côte d'Ivoire Groupe C : Egypte, Soudan, Zambie, Cameroun Groupe D : Tunisie, Angola, Afrique du Sud, Sénégal

Après la courte victoire de Manchester United à domicile face à Birmingham (1-0), Alex Ferguson a regretté le manque d'entrain du public d'Old Trafford. Où quand l'embourgeoisement du football anglais trouve ses limites.
Enterrement à Old Trafford A force d'augmenter continuellement le prix des places et d'accroître la part des loges VIP au détriment des tribunes populaires, la légendaire ambiance des stades anglais va avoir de plus en de mal à tenir sa réputation. Malgré la précieuse victoire obtenue par les Red Devils, grâce à un but de Carlos Tevez qui permet à Man U de rester à deux longueurs d'Arsenal, le Théâtre des Rêves a ainsi sonné bien creux ce mardi. Provoquant l'ire de Sir Alex. "La foule était morte. Je n'ai vu un public aussi silencieux, ce qui était décevant car nous avions besoin d'eux aujourd'hui", a déploré le manager mancunien. "Nous sortons d'une période difficile où les matchs se sont enchaînés, et dans ces moments on a besoin de soutien. Mais là, ça ressemblait plutôt à un enterrement. Roy Keane sur les bouffeurs de sandwich aux crevettes : "A l'extérieur, nos fans sont fantastiques. Ce sont les irreductibles. Mais à domicile, ils pensent plus à leurs boissons et, probablement, leur sandwich aux crevettes. Ils ne réalisent pas ce qu'il se passe sur le terrain. Une partie des gens qui vient à Old Trafford ne sait pas épeler le football, et encore moins le comprendre." Depuis, ses spectateurs des classes aisées et autres touristes asiatiques qui viennent assister religieusement aux rencontres de Man U sont ironiquement surnommés la Prawn Sandwiches Brigade (brigade des sandwichs aux crevettes) par ceux qui se saignent pour s'offrir un siège populaire à 36 euros à Old Trafford et parcourent le Royaume pour soutenir leur équipe en déplacement. Florissante économiquement, la Premier League paie le prix de sa réussite et découvre un fléau qu'on pensait banni au pays football, le Footix.

Francis Gillot est le nouvel entraîneur sochalien. L'ancien coach lensois était pressenti depuis le départ de Frédéric Hantz. Son arrivée met fin à l'interim de Jean-Luc Ruty, qui retrouve son poste de directeur du centre de formation. Depuis début décembre, avant même le limogeage de Frédéric Hantz, les rumeurs faisaient état d'un retour au club de Francis Gillot. Lui qui n'occupait plus qu'un rôle de superviseur pour le RC Lens, après avoir démissionné en mai dernier, semblait être la personne idéale pour relancer le club doubiste. Il connaît bien le club pour y avoir passé 7 ans, entre 1996 et 2003. Il occupait alors le rôle d'adjoint et avait la charge des équipes de jeune. Il a d'ailleurs gagné en 2003 le championnat des moins de 17 ans avec notamment N'Daw, Quercia ou Sène, aujourd'hui en équipe première. Francis Gillot a une solide expérience de la L1. Mis sur le devant de la scène par Gervais Martel en janvier 2005 avec Lens, l'ancien défenseur remonte des Sang et Or mals en point jusqu'à la septième place, puis les fait terminer 4e et 5e les deux années suivantes. Au-delà des résultats, Gillot plaît par son goût du jeu offensif, son franc-parler et la confiance qu'il accorde aux jeunes.
Une situation de crise Tant de raisons qui ont poussé le président sochalien, Jean-Claude Plessis, à le contacter. Avec 3 victoires au compteur seulement, Sochaux, 19e de L1 avec 5 points de retard sur Lille, est en panne de confiance. Francis Gillot a du pain sur la planche pour redonner vie à un secteur offensif en plein doute (15 buts en 19 matches). Tout en ayant recours au mercato, si possible, comme il l'a confié lors de sa conférence de presse. "Il faut renforcer l'équipe, mais pour cela, il faut prendre des joueurs meilleurs que ceux qui sont déjà présents. Mais ces joueurs, ils sont très chers! Est-ce que le club a les moyens?" Avec ou sans renforts, le nouvel entraîneur doubiste a 5 jours pour préparer le match de Coupe de France face à Maubeuge, sa ville natale. Et insuffler du mordant à des lionceaux inoffensifs.

Frau à Lille, Maoulida à Lens. Le mercato hivernal a débuté hier et s'annonce assez mouvementé en Ligue 1. Il suffit de jeter un coup d'œil au classement pour en comprendre les raisons. Lille, Lens, Marseille, le PSG, ou encore Saint-Etienne ont raté leur première moitié de saison et veulent se racheter. Mais en achetant qui ? Achète moi si tu peux Les clubs français perdent du terrain sur la scène européenne, la Ligue 1 est critiquée pour sa faible qualité de jeu et les prétendus cadors sont à la ramasse. Le mercato est là pour tout changer. Pierre-Alain Frau a rejoint Lille, déçu par Kluivert, Mirallas et Fauvergue. Le rival lensois a attiré dans ses filets Toifilou Maoulida, pour pallier le départ à la CAN d'Aruna Dindane. Pas très glamour comme recrutement. Les clubs français n'ont pas les moyens d'acheter des joueurs d'envergure. Ou alors en fin de carrière à l'image de Patrick Kluivert, recruté par Lille avec le succès que l'on connaît. Roque Santa Cruz, par exemple, était une cible du PSG il y a deux ans. Il a préféré rejoindre l'Angleterre et Blackburn, un club de bas de tableau (comme le PSG me direz-vous).
Quelles sont donc les rumeurs qui font frémir le foot français ? La venue au PSG de Fred, ex espoir brésilien qui ne joue plus à Lyon, et celle de Cesar Delgado à l'OL, joueur réputé de Cruz Azul (Mexique) mais quasi-inconnu en France (sauf pour les amateurs de Football Manager). Mouais... Même les joueurs cirant le banc de touche dans leurs clubs, comme Saviola, Gourcuff ou |