Football : le blog foot de Fluctuat.net

Archives > Février 2008

Landreau dans le gaz

Posté par Aurélien le 29.02.08 à 17:30 | tags : psg

Non, le but de ce post n'est pas d'énumérer les bourdes de Landreau ou de tomber à bras raccourcis sur lui. Juste une question : aurait-il dû être aligné par Paul Le Guen mardi soir face à Auxerre ?

 

Aligné en Coupe de la Ligue après deux erreurs en deux matches, Mickaël Landreau a fait sa boulette la plus spectaculaire et la plus significative face à Auxerre. Un ballon tout bête, à capter tranquillement qu'il a envoyé tout seul comme un grand au fond de ses filets. Première interrogation, pourquoi cherche-t-il à le boxer ? Avait-il vu le DVD best of d'Andreas Kopke ? Toujours est-il que Landreau n'aurait sans doute pas dû jouer ce match.

 

Le choix de Le Guen
Mais Paul Le Guen, comme tout breton qui se respecte, est têtu. Il avait annoncé à ses deux gardiens que le numéro 1 jouerait les matches de Coupe. Il n'a pas peut-être pas voulu se déjuger ou donner à Landreau l'impression de le laisser tomber en alignant Jérôme Alonzo mardi soir. Pourtant, une semaine "off" aurait permis à Micka de se ressourcer mentalement, de penser à autre chose qu'au foot et à revenir plus serein. Au lieu de cela, le deuxième gardien des Bleus a replongé dans ses travers du moment.

 

"Ça va bien s'arrêter un jour. Il existe ce qu'on appelle une loi des séries, et je crois que je suis en plein dedans...Ce ne sont pas quatre ou cinq erreurs qui vont tout remettre en question", s'auto-persuade Landreau. "Je ne m'explique pas ce qu'il m'arrive. Peut-être me faudra-t-il du temps avant de comprendre. Je ne me sens pas fébrile. Est-ce que je donne cette impression ?". Tous les supporters du PSG et de l'équipe de France ont la réponse sur le bout de la langue.

 

Le soutien de Mendy
Le portier se sent bien et le dit. Il doit péter la forme quand il enchaîne les parades décisives. Ses coéquipiers le soutiennent totalement à l'image de Bernard Mendy, véritable symbole du mal-aimé. "Ces sifflets sont dus avant tout aux prestations de Mika, qui n'est pas en grande forme en ce moment. Il traverse une période un peu difficile mais il va s'en remettre. Ça arrive ! Je suis moi aussi passé par là. Je suis très bien placé pour en parler. Dans ces cas-là, il ne faut pas baisser les bras. Les sifflets doivent motiver à se surpasser. Ça devient dur si tu te laisses envahir par eux. Le coach a bien fait de ne pas le sortir contre Auxerre, parce que là, ça l'aurait tué". Et Mendy sait de quoi il parle, lui qui a été aligné de nombreuses années malgré des prestations médiocres.

 

Son alter ego bordelais Ulrich Ramé est sur la même longueur d'onde. "Je pense qu'il a énormément de chance d'avoir un entraîneur qui lui fait confiance". Mais qu'en pense Alonzo ?




Ortega : A la recherche du temps perdu

Posté par Edouard le 29.02.08 à 16:18 | tags : argentine, foot en vidéos, que sont-ils devenus ?

Ortega lors du dernier clasico River - BocaNon, Ariel Ortega n'est pas à la retraite. Auteur du but décisif de River Plate face à Club America (2-1), ce mercredi en Copa Libertadores, le meneur de jeu argentin tente de finir en beauté une carrière mouvementée.

Cry me a River
A bientôt 34 ans, Ariel Arnaldo Ortega est plus proche de la fin que du début. Revenu en 2006 chez les Millonarios de River Plate, son club formateur, après divers escapades plus ou moins réussies en Europe (Valence, Sampdoria, Fenerbahçe), "el Burrito" (le petit âne) semblait d'ailleurs perdu pour le football lorsqu'il révéla l'an dernier avoir replongé dans ses problèmes d'alcool. Mais une cure de desintox et l'arrivée de son pote Diego Simeone sur le banc de River lui ont offert une dernière chance de briller.

A l'occasion de la seconde journée de la Copa Libertadores, Ortega a même offert un succès précieux à son équipe en inscrivant le but de la victoire contre les Mexicains d'America (2-1) dans le temps additionnel (90e+2). Un pion d'autant plus précieux que River s'était incliné lors de son premier match et avait besoin de prendre les trois points devant son public de l'Estadio Monumental.

De puta madre
"Oui, c'est vrai, j'ai l'impression de redevenir moi-même. J'espère que je pourrais donner encore plus aux gens de River", a confié le capitaine des Millonarios à Olé, tout heureux de retrouver les sensations qui lui ont permis de glaner 86 sélections en équipe d'Argentine.

Son ex-collègue au sein de l'Albiceleste, Juan Sebastian Veron, a tenu du coup à lui rendre hommage : "Ariel est noble, simple, et c'est un putain de joueur. Au top, il était plus fort que Messi. Il avait tout. Je suis très heureux qu'il ait pu se sortir de ses problèmes de santé. Ariel est un crack et il le mérite ce qu'il y a de mieux."

 

Les buts de River Plate - America :







L1 - 27e journée : Ca va bouger

Posté par Aurélien le 29.02.08 à 13:46 | tags : bordeaux, ligue 1, lille, nancy, ol
Un Lille-Lyon de gala au Stade de France pour ouvrir la journée de championnat, un Bordeaux-PSG importantissime pour la refermer, la Ligue 1 devrait nous offrir du spectacle ce week-end. On a au moins le droit de l'espérer.


Les anciens lillois Keita et Bodmer retournent au SdF avec le maillot de l'OL cette foisLe Stade de France accueille donc Lille-Lyon samedi à 17h. Cette opération fait partie des festivités organisées dans le cadre de son dixième anniversaire. Et en amenant la Ligue des Champions au SdF, Lille s'est associé à son histoire. Voilà pour les raisons de cette délocalisation, qui ne plait que moyennement à des joueurs lillois en manque total de repères sur cette pelouse. Plutôt ballot pour un match à domicile. Le stade devrait faire le plein et offrir une belle pub pour la Ligue 1. Pour le LOSC, ce match est surtout l'occasion de s'éloigner encore de la zone rouge, toujours un peu trop proche. Les nordistes forment en tout cas une équipe qui posent souvent des problèmes à l'OL, par sa rigueur défensive notamment.

 

A la chasse au Lyon
Les lyonnais aimeraient conserver leur marge de 3 points sur des bordelais décidément menaçants et qui ont l'avantage de jouer à domicile dimanche face au PSG. Les Girondins ont quelque peu faibli ces derniers temps, éliminés de la Coupe UEFA puis auteur d'un triste 0-0 face à Lille à Chaban-Delmas. Les Parisiens sont dans une situation autrement délicate. Pas de victoire en L1 depuis 4 matches et la zone rouge à seulement 3 points. Autant dire que le déplacement en Gironde est capital (preview et résumé à venir sur fluctuat).

 

Le troisième, Nancy, se déplace à Lorient, voyage souvent difficile tant les Bretons impriment un rythme de folie au stade du Moustoir. Les Lorrains ont stoppé leur série de mauvais résultats en gagnant face à Lens et cherchent uniquement à consolider leur 3e place et endiguer les retours du Mans et de Marseille. Des Olympiens qui reçoivent Auxerre et des Sarthois qui accueillent Strasbourg. Les deux formations tablent donc sur 3 points ce week-end.

 

A l'image de Kovacevic et Emana, Lens et Toulouse sont au coude à coudeUn bas de classement en fusion
Niveau confrontation directe, c'est dans le bas de tableau qu'il faut aller chercher les matches à haute tension. Deux exactement. Un Lens-Toulouse, soit le 16e contre le 17e, décisif pour l'avenir des hommes d'Elie Baup et un Sochaux-Rennes, synonyme de dernière chance pour les Doubistes. Une victoire du Téfécé et des Lionceaux rendrait la course au maintien encore plus serrée. Les sochaliens ont effectué une remarquable remontée et ne sont toujours pas condamnés. S'ils ont réussi à rattraper le wagon toulousain, une défaite à domicile les décrocherait à nouveau.

 

En bref
Pour le reste, quelques matches "neutres" à l'image de Monaco-Valenciennes, Metz-Caen ou Saint-Etienne-Nice. Les Aiglons pourraient néanmoins reprendre une éventuelle 4e place. Pour cela il faudra aller gagner dans le chaudron, toujours bien tenu par des Verts revigorés qui ont gagné leurs deux derniers matches. Monaco se doit d'interrompre une série de 4 rencontres sans victoire en championnat face à une équipe valenciennoise elle aussi mal en point.




Arsenal : Flamini joue la montre

Posté par Edouard le 29.02.08 à 12:18 | tags : arsenal, mercato, premier league

Flamini nous referait-il le coup de son départ de l'OM ?Réclamée à corps et à cris par les fans d'Arsenal, la prolongation du contrat de Mathieu Flamini, qui s'expire en juin, tarde à venir. Le milieu de terrain français songerait-il à changer d'air ?

Maxi Flamini

A deux doigt de quitter l'Emirates Stadium cet été, Flamini est finalement resté à Londres et a renoncé à un départ pour Birmingham. Bien lui en a pris, car le Frenchie a relégué Gilberto Silva sur le banc des remplaçant pour former une des plus redoutables paires de milieux centraux du continent au côté de Cesc Fabregas. Elément clé de l'excellente saison des Gunners, Flamini a même convaincu le nouvel arrivant Lassana Diarra d'aller chercher du temps de jeu à Portsmouth et commencé à figurer dans les convocations de l'équipe de France.

Tout naturellement, Arsène Wenger a proposé au natif de Marseille de signer avec Arsenal pour cinq nouvelle saisons et un salaire passant de 20 000 à 50 000 livres par semaine, selon la presse anglaise. "Des discussions sont en cours et j'espère que tout se passera bien car je suis heureux ici. J'aime le football anglais et j'aime Arsenal", déclarait encore Flamini le 10 février, laissant entendre que sa prolongation de contrat n'était qu'une formalité. Pourtant, on attend toujours son officialisation.

La rumeur Juventus
Flamster, comme le surnomme les supporters d'Arsenal, étant théoriquement libre de s'engager dès maintenant avec n'importe quelle équipe pour la saison prochaine, les rumeurs, fondées ou non, commencent bien sûr à fleurir. Le Daily Mail a ainsi allumé la mèche cette semaine en annonçant un accord entre Mahtieu et la Juventus de Turin. Information démentie par le directeur sportif bianconero, Alessio Secco : "C'est faux de dire que nous sommes intéressés par Flamini. Néanmoins, c'est un excellent joueur, mais nous n'avons jamais essayé de l'enrôler. Jeudi matin, notre directeur général, Jean-Claude Blanc, a contacté Arsenal pour les rassurer."

Alors ? Flamini veut-il rejoindre un autre grand club européen librement, comme il l'avait fait en quittant l'OM pour Arsenal en 2004 ? Ou bien souhaite-t-il tout simplement mettre la pression sur Wenger pour obtenir un salaire équivalent aux autres stars du club ? Vu l'importance prise par le Français dans le jeu des Gunners, il serait très dommageable pour Arsenal de laisser partir gratuitement son poumon.




Taylor suspendu 3 matches

Posté par Aurélien le 28.02.08 à 14:59 | tags : infirmerie, premier league

Fin de saison - de carrière pour les pessimistes - pour Eduardo da Silva, 3 matches de suspension pour Martin Taylor. Deux poids, deux mesures. Les Anglais poussent loin leur vision du football et posent comme d'habitude l'engagement physique en héraut de leur championnat.

 

Amis bouchers, bienvenue en Angleterre ! Bon, il faut reconnaître que le défenseur de Birmingham Martin Taylor n'a pas exactement commis le pire attentat jamais vu. Une semelle bien sentie lui a suffi pour briser la jambe du Croate en deux.

 

Une suspension bien légère au vue du préjudice subie par Eduardo. D'autant plus surprenant que la même commission a infligé à l'attaquant français de Middlesbrough, Jérémie Aliadière une peine de quatre matches pour avoir giflé Javier Mascherano, le milieu de terrain argentin de Liverpool...

 

On se rappelle qu'en France, la saison dernière, le parisien Pierre-Alain Frau avait écopé de deux mois de suspension pour avoir blessé gravement (rupture des ligaments du genou) le sedanais Stéphane Noro. Le geste était condamnable mais le joueur n'avait aucune intention de faire mal. Apparemment, la Premier League n'avait pas envie de se passer longtemps des services de Taylor...




Les Français de l'étranger : Ribéry a du cran

Posté par Edouard le 28.02.08 à 13:00 | tags : as roma, bayern, bundesliga, inter, série a

Le boss du Bayern, c'est RibéryLa Ribéry dépendance du Bayern Munich ne s'est pas démentie ce mercredi en quart de finale de la Coupe d'Allemagne. Entré à la pause, Francky a, comme face à Hambourg (1-1) trois jours plus tôt, dynamité le jeu d'un Bayern peu inspiré face à son rival du Munich 1860 et inscrit un nouveau penalty en panenka, après celui réalisé devant le Werder, en Coupe de la Ligue. 


Alors que Luca Toni avait laissé ses partenaires en infériorité numérique (84e), Rib' a remis les deux équipes à dix en provoquant le second jaune de Benjamin Schwarz (111e), mais du attendre la fin des prolongations et un penalty généreusement accordé à Miroslav Klose (la faute semblait en dehors de la surface) pour débloquer la situation. Sa première transformation ayant été annulé, le Français s'est donc fendu d'un tir en feuille morte au centre du but qui a fait explosé l'Allianz Arena.


"On ne pouvait pas faire mieux en matière de suspens. La façon dont Ribéry a tiré ce penalty montre le sang-froid qu'il a", s'est félicité le manager général du Bayern Uli Hoeness après la rencontre. "Ribéry ouvre la voie vers le titre", peut on lire à la une Sport Bild (voir photo), qui souligne "la classe et l'assurance" du Franzose.


Viera et Mexes se neutralisent
Sous les yeux de Raymond Domenech, Philippe Mexès a réalisé une grosse prestation au sein de la défense centrale de l'AS Roma, qui se déplaçait à l'Inter (1-1) dans le grand choc de la Série A. Alors que Francesco Totti avait ouvert le score, le Francese a malheureusement écopé de deux cartons jaunes coup sur coup (83e, 84e), dont un second très sévère sur un duel avec Crespo. Dans la foulée, Javier Zanetti égalisait pour les Nerazzurro (88e). "Un joli coup de pouce à l'Inter", a ironisé le capitaine romain. Autre bonne nouvelle pour les Bleus, Patrick Vieira semble avoir retrouvé le rythme.




Barcelone met la pression

Posté par Aurélien le 28.02.08 à 12:35 | tags : fc barcelone, liga

Le Barça va mieux. Bien que tenus en échec hier soir par Valence en demi-finale aller de la Coupe du Roi, les blaugrana ont recollé le week-end dernier à 2 points du Real Madrid. Surtout, le jeu développé par les hommes de Frank Rijkaard retrouve au fur et à mesure son liant des meilleures années.

 

Eto'o est redevenu l'atout offensif numéro 1 du BarçaLe déclic du Celtic
"Il y a un mois on disait qu'ils avaient la Liga dans la poche, qu'ils étaient la meilleure équipe du monde, qu'ils volaient en jet privé, qu'ils faisaient toutes les télévisions, et des voitures par-ci, des cadeaux par là... Et maintenant ils n'ont que ce qu'ils méritent". Hristo Stoichkov n'est pas tendre avec le Real, club dont il continue d'entretenir son rejet dû à son passé de joueur blaugrana. Néanmoins, il résume bien la situation. Qui voyait le Barça refaire son retard il y a trois semaines ?

 

Bien sûr, rien n'est fait et le Real dispose toujours de deux points d'avance mais la dynamique positive se trouve en Catalogne ces temps-ci. Depuis le match de Ligue des Champions face au Celtic Glasgow, les barcelonais semblent avoir retrouvé un supplément d'âme. L'équipe paraît plus soudée et le jeu s'est à nouveau fluidifié. Cela s'est vu d'abord à Ibrox Park, puis confirmé face à Levante lors de l'écrasante victoire 5-1. Le retour de Samuel Eto'o a fait un bien fou à l'équipe, qui peut désormais compter sur la profondeur de son effectif.

 

Rijkaard a retrouvé du crédit auprès de la presseRijkaard à nouveau encensé
Et Ronaldinho pointe à nouveau le bout de son nez. Tranquillement, sans se presser, Ronnie commence à reprendre goût au terrain. Toujours autant suivi par la presse qui ne le lâche pas d'un pouce, il se sert de cet acharnement pour se donner une motivation supplémentaire. Surtout, le Barça se sort parfois avec chance de situations bien mal embarquées. Un signe qui ne trompe pas. Comme face à Seville où les catalans ont ramené un point miraculeux grâce à Xavi en fin de match, ou face à Saragosse où l'arbitre ne signalait pas la main de Thierry Henry sur son but et accordait un penalty inexistant dans les dernières minutes. De son côté, le Real se fait refuser (à raison) des buts et perd bêtement, comme contre Getafe à domicile.

 

Accusé de la méforme du Barça il y a quelques semaines, Franck Rijkaard est à nouveau applaudi par la presse catalane. Au mois de janvier, le site sport.es demandait à ses lecteurs s'il fallait virer Ronnie, Rijkaard ou les deux. Aujourd'hui, une telle question n'a pas lieu d'être. Le Hollandais, arrivé au club en 2003, est même en passe de devenir l'entraîneur barcelonais à la plus grande longévité derrière Johan Cruyff (8 ans à la tête du club). Une situation loin d'être acquise à ses début comme le rappelait Stoichkov hier sur la Catalunya Radio. "Personne ne se souvient que quand Frank est arrivé au club il y a cinq ans, ils voulaient déjà le mettre dehors en décembre. Ils voulaient l'envoyer aux Pays-Bas parce que c'était l'ami de Johan (Cruyff), mais maintenant qu'il gagne c'est un phénomène".

 

Le déplacement de ce week-end à l'Atletico Madrid sera déterminant. D'autant que le Real lui aussi joue à l'extérieur, à Huelva. Une équipe mal classée mais habituée aux exploits. L'espoir renaît du côté de la Catalogne et ce n'est pas Hristo Stoichkov qui dira le contraire.




Coupe de la Ligue fever

Posté par Edouard le 28.02.08 à 10:58 | tags : coupe de la ligue, foot en vidéos, lens, psg

14 buts en deux matchs. Même dans ses rêves les plus fous, le président de la ligue Frédéric Thiriez n’aurait pu imaginer un tel spectacle pour ces demi-finales de Coupe de la Ligue. Après le 3-2 du PSG face à Auxerre, mardi, Le Mans – Lens a décroché le pompon. Un match complètement dingue remporté en prolongation par les Sang et Or (5-4). Reste à espérer que les Parisiens et les Nordistes nous offrent une finale aussi débridée, le 29 mars prochain au Stade de France.

 

Le Mans - Lens : Les 8 buts du temps réglementaire




Le but décisif de Sidi Keita :




PSG – Auxerre :





Série A - Inter 1-1 Roma : Zanetti sauve l'Inter

Posté par Louis Laffitte le 28.02.08 à 00:49 | tags : as roma, inter, série a

Grâce à un but de son capitaine Javier Zanetti en toute fin de match, l'Inter de Milan a obtenu le nul sur sa pelouse face à la Roma (1-1) et ainsi préservée ses neuf points d'avance en tête de la Série A. Rien ne semble plus pouvoir arrêter les hommes de Roberto Mancini sur la route d 'un troisième sacre consécutif.


La marque des grands
On appelle ça communément la force des grandes équipes. Cette fameuse faculté de se sortir de toutes les situations, même les plus compromises. Une fois encore, l'Inter de Milan, poussé dans ses derniers retranchements, a trouvé les ressources pour préserver son invincibilité en Série A cette saison.

Et maintenant que le titre est presque (déjà) en poche, restent aux troupes de Massimo Moratti de relever le défi de terminer ce championnat sans défaite au compteur. Pour cela, il faudra tout de même être bien meilleur que face aux Romains.

Car dans cette « finale » de la Série A, c'est bien la Roma qui a longtemps montré que la meilleure équipe du moment en Italie, c'était elle. Et qu'elle était une grande équipe, elle aussi.

Mancini le sait d'ailleurs ; lui qui, confronté à un casse-tête en raison des absences d'Ibrahimovic et Cruz, avait choisi d'aligner un prudent 4-5-1 pour faire face à la fougue d'une équipe dont on ne salue que trop peu l'immense qualité de jeu.

La réponse de Totti

L'entame lui donnait raison, les hommes de Luciano Spaletti, le pied sur le ballon, dictant à leur guise le tempo de la rencontre. Seule la dernière passe éludait alors encore les coéquipiers de Francesco Totti pour concrétiser leur domination (Totti 5', Cassetti 15').

Il suffisait pourtant de peu de choses à l'Inter pour se montrer elle aussi dangereuse. Une touche longue de Maicon, un centre volleyé de Vieira et une reprise acrobatique de Crespo par exemple. Mais l'action, immaculée, mourait sur le poteau d'un Doni battu avant de longer la ligne sans rentrer (18').

L'avertissement était clair. Les Romains l'entendirent, et Totti, constamment conspué, se chargeait alors de rappeler aux spectateurs de San Siro que cette pelouse était bien son jardin. Sur un centre parfait de la gauche de Tonetto, le capitaine résistait à la charge de Burdisso et expédiait une demi-volée aussi chirurgicale que magique au ras du poteau d'un César pantois (0-1, 38').

L'Inter à dix
Forcé de changer son fusil d'épaule, Mancini lançait Suazo à la place de Stankovic, transparent, au retour des vestiaires. Mais la Roma, à l'image d'un Mexès impérial en défense, résistait tranquillement aux offensives d'une Inter à court d'idées.

Les gamins Balotelli (58'), puis Pelé (61') renforçaient alors les rangs milanais mais rien n'y faisaient. Pire, Maxwell se tordait la cheville gauche et quittait la pelouse, laissant ses partenaires à dix avec rien moins qu'une montagne à gravir (65').

Une montagne oui, mais on l'a dit les grandes équipes ont ce petit truc en plus. Une bonne étoile. Celle de l'Inter a souvent pris la forme d'un arbitre ces dernières semaines. Et dans un premier temps, c'est bien Mr Rosetti qui aura remis les champions en titre dans le match.

Zanetti, le sauveur
Alors que la Roma venait de rater plusieurs fois la balle de break (67', 71', 73', 75') et que son emprise sur le match était totale, Mexès était expulsé après deux cartons récoltés en trois minutes (84').

Si le premier ne souffre aucune contestation, le Français ayant voulu jouer au plus malin en "coupant" le terrain alors qu'il regagnait la ligne médiane après une sortie sur blessure, le second sortit bien vite de la poche de l'homme en jaune fluo alors que la faute sur Crespo était bien inexistante.

Déstabilisée, la Roma lâchait alors sa proie et l'Inter, dans un dernier sursaut, lançait ses dernières forces dans la bataille. Doni sauvait les siens d'une claquette magistrale sur une tête de Crespo (87'), mais le portier brésilien devait finalement s'incliner sur une volée superbe de Zanetti qui offrait l'égalisation aux siens (88'). San Siro pouvait alors entrer en fusion, les supporters fêtant justement ce but comme la promesse de rester pour une année encore les Rois d'Italie.




Coupe de la Ligue- Le Mans 4 - 5 Lens : Quel spectacle!

Posté par Aurélien le 28.02.08 à 00:18 | tags : coupe de la ligue, lens

Au terme d'un superbe spectacle, Lens a gagné sa place pour la finale de la Coupe de la Ligue. Les Sang et Or sont venus à bout de manceaux magnifiques de courage dans les dernières minutes de la prolongation. Sidi Keita délivrait ses coéquipiers en marquant le 5e but lensois pour une victoire 5 à 4.


Coup pour coup
Les 20 premières minutes laissaient pourtant présager le pire. La pluie battante gênait les joueurs et le jeu s'en ressentait. Il était débloqué suite au premier but manceau, suite à une longue touche prolongée qui atterissait dans les pieds de Gervinho. Ce dernier n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond des filets, l'arbitre ne signalant pas un Matsui hors-jeu. Le match a pris alors une tout autre tournure. Finie le round d'observation. Les lensois mettaient alors un peu plus de pression sur le MUC sans toutefois se montrer réellement dangereux. Et recollaient au score suite à un lointain coup franc d'Eric Carrière, dévié par le malheureux Tulio de Melo dans son but (37e).

Le Mans reprenait l'avantage quelques minutes plus tard. Stéphane Sessegnon jouait un coup-franc rapidement pour servir Gervinho, véritable feu follet, qui s'en allait fixer Ronan Le Crom pour offrir le but à Yebda. Mais les hommes de Rudi Garcia n'eurent pas le temps de profiter de cet avantage fraîchement acquis. Après un nouveau débordement sur le côté gauche, Nadir Belhadj délivrait un centre parfait au second poteau pour la reprise du jeune Loïc Rémy. Une fin de mi-temps de folie.


3 buts en 4 minutes
Et la pause n'allait pas calmer les ardeurs des deux camps. Le Mans reprenait tambour battant sous une pluie toujours présente. Daisuke Matsui envoyait une tête juste au-dessus de la cage de Le Crom (49e) suite à une belle combianaison sur l'aile droite. Et pour la première fois du match, Lens prenait l'avantage au score par l'intermédiaire d'Aruna Dindane (53e), bien servi par Nadir Belhadj, auteur d'un très bon match sur le plan offensif. Et manquait de s'echapper si Mangane n'avait pas raté sa frappe (56e). Chose faite à la 64e minute grâce à une magnifique reprise de volée d'Olivier Monterrubio, d'abord détournée par Pelé sur le poteau, mais qui rebondissait sur le crâne du pauvre gardien. Lens avait alors pris une sérieuse option sur la qualification.

 

Mais Le Mans allait renverser la situation en deux minutes. Par Matsui d'abord (66e), idéalement servi par Romaric. Puis grâce à De Melo (67e), qui profitait d'un bon coup de billard entre les jambes et la tête d'Hilton pour ramener son équipe à égalité. 4 partout. Le stade Leon Bollée entrait alors en fusion. Les manceaux étaient récompensés de leurs efforts incessants. Le match perdait alors de son incroyable intensité, pour offrir une fin de match débridée. Hilton et Coulibaly (85e) rataient des balles de but, Gervinho s'enferrait dans des contres solitaires dangereux mais inefficaces (89e, 90e) tandis que Dindane oubliait Monnet-Paquet seul au centre (93e). Cela devait se jouer dans les prolongations.

 

Des prolongations qui vont être de trop pour des manceaux épuisés. Lens appuyait encore sur l'accélérateur (96e et 98e) mais Yohan Pelé faisait les arrêts décisifs. Malgré un dernier sursaut et une tête de Maiga (116e), Le Mans s'inclinait sur une nouvelle frappe lointaine (118e), signée Sidi Keita, entré en cours de match. Un but qui délivrait tout le peuple nordiste et qui envoie les Sang et Or au Stade de France le 29 mars prochain. Rudi Garcia pourra être fier de ses joueurs, qui ont tout donnée et offert un spectacle sompteux à ses spectateurs. Pour la troisième fois en trois ans, Le Mans échoue aux portes de la finale.




Fin de l'état de grâce pour Avram Grant

Posté par Edouard le 27.02.08 à 18:03 | tags : chelsea, premier league
Si les bons résultats enregistrés après le départ de José Mourinho ont pu faire illusion, la défaite de Chelsea en finale de la Carling Cup face à Tottenham (1-2) a rappelé qu'Avram Grant était loin d'arriver à la cheville du "Special One".


Grant et ses adjoints, pas emballés par le jeu des Blues...La Grant supercherie
L'harmonie apparente qui régnait ses derniers mois à Stamford Bridge a volé en éclat, ce dimanche à Wembley. Opposés à Tottenham en finale de la Coupe de la Ligue anglaise, les Blues de Chelsea avaient pourtant ouvert le score par Didier Drogba en première période. Mais une égalisation de Dimitar Berbatov, sur penalty (70e), et une tête plongeante de Jonathan Woodgate en prolongations (94e) sont venus les ramener à la réalité. Malgré toutes les stars du monde, Chelsea n'arrivera à rien avec un coach du niveau d'Avram Grant aux commandes.


Nommé à la surprise générale en remplacement de José Mourinho, en septembre dernier, le technicien israélien a donc fini par montrer ses limites après une série de résultats positifs. Qualifié pour les huitièmes de finale de la C1, pas totalement distancé dans la course au titre et toujours en course dans les deux coupes nationales, Grant avait plutôt bien passé l'hiver malgré un effectif décimé par les blessures et la Coupe d'Afrique des Nations. Au point que la direction prolonge son contrat de quatre ans et que l'ancien sélectionneur de l'équipe d'Israël commence à s'y croire vraiment.


Pas sûr que Chelsea ait gagné au change en remplaçant Mourinho par Grant...Meilleur football ???
"Depuis que nous avons battu Valence (en octobre), nous avons gagné beaucoup de matchs et pratiqué un meilleur football, même avec de nombreux joueurs blessés", osa Grant avant d'aller chuter à l'Emirates face à Arsenal, en décembre. "Cela montre le caractère de l'équipe. Regardez Arsenal qui a eu des blessés et ce qui leur est arrivé dans leurs derniers matchs. Ils s'est passé la même chose pour Manchester United à Bolton sans Wayne Rooney. Même Liverpool, sans Yossi Benayoun, a perdu à Reading."


En dépit de cet exercice d'auto-congratulation, la poupée russe d'Abramovich n'a pas remporté un seul de ses big crunch en Premier League contre Man U (0-2), Arsenal (0-1) et Liverpool (0-0 à Stamford Bridge), exercice favori de José Mourinho. Pas plus qu'il n'a rendu plus sexy le jeu des Blues, 7e attaque du championnat anglais et toujours aussi chiants à regarder. Et si la direction du club se félicite de ne plus avoir à subir les frasques du "Special One", le management de Grant a totalement failli depuis que le retour des blessés et des Africains lui impose de devoir trancher dans un groupe pléthorique pour aligner son onze de départ. Le boulot de base quand on coache une équipe aussi ambitieuse que Chelsea.


Feu sur la maison Blue
Depuis dimanche, la maison Blue se fissure de partout. On évoque une vive altercation entre le capitaine John Terry et un des adjoints, Henk Ten Cate, le lendemain. Les joueurs écartés face à Tottenham poussent leur gueulante dans la presse. Mais s'est surtout Grant qui cristallise toutes les critiques, pour avoir caché sa composition aux joueurs jusqu'au dernier moment et aligné un 4-3-3 bancal avec Nicolas Anelka ailier gauche, Florent Malouda et Claude Makelele en tribune, Michael Ballack et Joe Cole sur le banc. Ainsi que d'avoir pris une leçon de coaching de la part de Juande Ramos et laissé Terry re-motiver seul les troupes avant le début de la prolongation.


Avec une seule victoire, contre Huddersfield en FA Cup (3-1), pour une défaite, trois nuls et seulement deux buts marqués, Chelsea est donc passé complètement à côté de son mois de février. Les Blues voient le titre s'éloigner (9 points de retard sur Arsenal) et n'auront pas le droit à l'erreur en C1 après le 0-0 insipide ramené de l'Olympiakos. L'ancien marseillais consultant pour la télé anglaise Tony Cascarino a lui parfaitement résumé le sentiment général des observateurs et des fans au micro de Sky Sports : "Je ne suis pas convaincu qu'il soit encore là au coup d'envoi de la prochaine saison. Si des gars comme Michael Ballack, Joe Cole, Nicolas Anelka et Didier Drogba n'arrivent pas à faire du jeu, alors il y a un sérieux problème à Chelsea. Mais les joueurs ne suffisent pas, il leur faut un leadership." Tout est dit.




Salaires des footballeurs : La roue de la fortune

Posté par Aurélien le 27.02.08 à 15:26 | tags : business

Le site portugais Futebol Finance a publié son classement des joueurs de foot les mieux payés de la planète pour la saison 2007/2008 (unqiuement le salaire fourni par le club). Et le premier prix, avec 750 000 euros bruts par mois, est attribué à ...

 

... Kaka ! Pas vraiment une surprise, pour celui qui a gagné le dernier Ballon d'Or. 750 000 euros par mois donc, ce qui équivaut à 9 millions d'euros l'année. De quoi financer toutes les églises qui lui tiennent à cœur et rester fidèle à son club. Si les sommes faramineuses dévoilées ne font plus sursauter les habitués du foot, le classement s'avère parfois surprenant.

 

Ainsi, saviez-vous que Sidney Govou gagne autant que David Trezeguet et David Beckham (375 000 euros) et plus que Petr Cech (360 000 euros) ? Que Samuel Eto'o, pourtant le meilleur attaquant au monde, touche moins que Darren Bent, remplaçant à Tottenham ? Ou alors que le vieillissant Sol Campbell met presque 100 000 euros dans la vue à Francesco Totti ? Le constat : certains monnayent mieux leurs services qu'ils ne jouent au foot.

 

Le premier français du classement est bien sûr Thierry Henry (9e) et ses 640 000 euros. Il est suivi de Djibril Cissé (40e), David Trezeguet (45e) et Sidney Govou (46e). La génération montante des Bleus devra patienter encore un peu...

 

Le classement complet ici




Inter - Roma : Nouveau record pour Totti, dernière chance pour la Louve

Posté par Edouard le 27.02.08 à 13:35 | tags : as roma, foot en vidéos, inter, série a
Totti célébrant son 200e but pour la Louve avec des bambini romainsAvec 9 points de retard sur le leader intériste, l'AS Roma n'a d'autre choix que de s'imposer ce mercredi à San Siro (20h45 sur Canal Plus Sport) pour rester en course pour le Scudetto. Pour le capitaine romain Francesco Totti, qui deviendra le joueur le plus capé de la Louve en Série A, ce sera quoiqu'il arrive un grand jour.

 

Le cœur de Rome
Déjà meilleur buteur de l'histoire de la Roma (200 buts à ce jour) et recordman du nombre d'apparitions sous le maillot giallorosso toutes compétitions confondues, Francesco Totti s'apprête à devenir le joueur le plus capé de la Louve en Série A devant le mythique Giacomo Losi (386 matchs entre 1955 et 1969), surnommé à l'époque le "cœur de Rome". Un attribut qui va tout aussi bien à l'actuel capitano, déjà détenteur de neuf records (voir ci-dessous) pour le compte de son club de toujours.

 

La fête de Totti serait encore plus belle si l'AS Rome parvient comme l'an dernier (3-1 à San Siro) à mettre un terme à l'invincibilité de l'Inter. Un résultat impératif pour rêver encore au titre, et qui pourrait se concrétiser après les fissures apparues en Ligue des champions (défaite 2-0 à Liverpool après l'expulsion de Materazzi, états d'âmes de Vieira...) et le forfait annoncé de Zlatan Ibrahimovic. Et comme la Roma avait écrasé l'Inter lors de la finale de la Coupe d'Italie 2007 (6-2 au Stadio Olimpico, 1-2 à San Siro) et que Totti a l'habitude de briller face aux Nerazzurri...

 

Même en cas de victoire romaine, le Scudetto serait toutefois loin d'être relancé. Les supporters de la Roma n'ont d'ailleurs pas l'air d'y croire vraiment et considèrent à 90% (selon un sondage du site officiel) que le match le plus important du club se jouera mercredi prochain face au Real Madrid, en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

 

Les records de Francesco Totti sous le maillot de l'AS Rome :

Matchs disputés toutes compétitions confondues (495)
Nombre de buts marqués toutes compétitions confondues (200)
Nombre de matchs de Coupes d'Europe (65)
Nombre de buts marqués en Série A (161)
Nombre de buts marqués en Coupes d'Europe (22)
Nombre de sélections en équipe d'Italie (58)
Nombre de buts marqués en sélection (9)
Nombre de buts inscrits sur penalty (44)
Nombre de derbys disputés face à la Laio (23)

 

Le lob de Francesco Totti inscrit en 2005 face à l'Inter :




Coupe de la Ligue : Le Mans - Lens, qui pour rejoindre le PSG ?

Posté par Aurélien le 27.02.08 à 12:31 | tags : coupe de la ligue, lens
Après la qualification du PSG hier soir, place à la deuxième demi-finale de la Coupe de la Ligue, qui oppose Le Mans et Lens. Une affiche qui paraît équilibrée malgré la différence de classement des deux clubs en Ligue 1.

 

Loïc Rémy s'est vite intégré dans le collectif lensoisLe nouveau quator des Sang et Or
13 places séparent Le Mans de Lens en championnat. Un gouffre qui devrait faire des manceaux les favoris de cette demi-finale. Mais Lens, malgré sa défaite samedi dernier, a retrouvé cohérence et fonds de jeu depuis l'arrivée de Daniel Leclercq. La bonne série s'est lancée lors des quarts de finale justement. A la rue trois jours auparavant, les Sang et Or s'étaient débarrassés de Nancy, alors dauphin de Lyon, à Bollaert sur le score de 3-0. Un véritable déclic. La Coupe de la Ligue, déclencheur du renouveau lensois, garde une saveur particulière et peut sauver la saison des nordistes.

 

De plus, Jean-Pierre Papin et le Druide peuvent compter sur la totalité de son effectif pour cette rencontre. Le tandem devrait aligner un quator offensif digne de ce nom avec Olivier Monterrubio, Loic Rémy, Toifilou Maoulida et Aruna Dindane. Ce dernier devra s'adapter à ses nouveaux coéquipiers de l'attaque, arrivés pendant son absence. L'efficacité offensive lensoise sera l'un des clés de ce match, face à une défense mancelle qui n'a concédé qu'un seul but lors des trois dernières rencontres.

 

Matsui fait son retour pour tenter de qualifier Le Man en finaleLe Mans a bien grandi
Une arrière-garde très solide donc, emmenée par le Serbe Marko Basa et le gardien Yohan Pelé, qui disposent tous deux d'un bon de sortie à la fin de la saison. Gagner un titre avec le MUC serait donc pour eux la meilleure manière de dire au revoir. Rudi Garcia a en tout cas fait un boulot formidable avec cette équipe. La période de la CAN a été plutôt bien géré, en témoigne la qualification pour la demi-finale aux dépens de Lyon. Pour ce match, Garcia avait été obligé d'aligner de nombreux jeunes et avait réussi à faire tomber l'ogre lyonnais grâce notamment à un super Pelé.

 

La victoire contre Lyon ( à nouveau battu en championnat) a décuplé la confiance des troupes. Rudi Garcia récupère aussi Daisuke Matsui et Gervinho, les animateurs des ailes. Désormais connue, cette équipe fait désormais peur sur le papier. Stéphane Sessegnon attise les convoitises de plus grands clubs et Tulio De Melo va signer à Palerme. Le Mans n'est définitivement plus la petite formation arrivée en Ligue 1 en 2005 et est à deux matches d'une qualification pour l'UEFA. On verra ce soir si le MUC continue sa progression.




Coupe de la Ligue : Paris à un pas de l'Europe

Posté par Edouard le 27.02.08 à 00:34 | tags : coupe de la ligue, psg

5e but en Coupe de la Ligue pour PauletaEn venant à bout d'Auxerre (3-2) grâce à des buts de Yepes (31e), Pauleta (43e) et Mendy (79e), Paris s'est offert un billet pour le Stade de France et rapproché d'une qualification européenne qui pourrait sauver une nouvelle saison galère. Mais les hommes de Paul Le Guen sont encore loin d'avoir chasser leurs doutes, à l'image de Mickaël Landreau, coupable d'une nouvelle boulette.

 

Ressusciter des morts
Comme leurs collègues niçois, battus samedi par Auxerre devant leur public (1-2), les Parisiens ont bien failli "ressusciter des morts" (Antonetti). Menant logiquement 2-0 au terme d'une première mi-temps à sens unique, les joueurs de la capitale semblaient pourtant partis pour une fin de soirée tranquille au Parc des Princes. A la rue, les Auxerrois avaient craqué une première fois à la demi-heure de jeu : corner cafouillé par la défense, frappe de Sylvain Armand dans la bouille de Riou et remise de la tête pour le coup de boule de Mario Yepes (1-0, 31e). Puis re belotte avant la pause, un nouveau corner mal repoussé était remis de la tête par Bourillon pour le crâne de Pauleta (2-0, 41e).

 

Deux pions glanés sur coup de pied arrêté, donc. Mais une vraie belle maîtrise du PSG, portée par la complicité des duo Armand - Rothen, à gauche, et Luyindula - Pauleta, devant. Pressé d'entrée, l'AJA n'arrivait pas trouver la réponse, en dehors de timides tentatives d'Oliech (trop court sur une ouverture de Jaurés, 18e) ou Niculae (tête dans les bras de Landreau, 28e). Pas plus après la pause, alors que le rythme avait naturellement baissé côté parisien. Enfin, jusqu'à ce que Mickaël Landreau ne se décide à redonner du piquant à la partie dans le dernier quart d'heure.


Quand ça veut pas...Les fantômes de Paris
Le deuxième gardien de l'équipe de France de se mettre en évidence en claquant une belle frappe de 25 mètres de Niculae. Sur le corner tiré par Pedretti, il allait se trouer en boxant le ballon dans ses filets (2-1, 74e). Sa troisième bourde en trois matchs, et la huitième depuis octobre si l'on suit le décompte du Parisien. Sans conséquence sur la qualification de son équipe, mais pas sur la quête de confiance de l'ami Micka qui doit sortir au plus vite de sa mauvaise passe.


Heureusement pour Landreau, Bernard Mendy, qui s'éclate au poste de milieu droit, redonnait de l'air au PSG en sortant un contrôle frappe du gauche de sa botte (3-1, 79e). Car Niculae a poussé fort en fin de match, et la défense parisienne laissé Julien Quercia inscrire un retourné dans ses six mètres (3-2, 90e). Trop tard pour empêcher la bande de Paul Le Guen d'aller tenter de sauver sa saison au Stade de France face au vainqueur de Le Mans - Lens. Mais pour rappeler au coach breton que son équipe n'a pas encore chassé tout ses fantômes.




Van Bommel : Un homme (de bras) d’honneur

Posté par Edouard le 26.02.08 à 16:49 | tags : bayern, bundesliga, foot en vidéos
Van Bommel, provocateur néIncorrigible provocateur, Mark van Bommel s'est à nouveau tristement illustré en adressant un bras d'honneur à l'arbitre de la rencontre Bayern Munich - Hambourg (1-1). Un geste qui risque de coûter plusieurs matchs de suspension au Néerlandais.

 

Hollandais violent
Alors que le mystère de son passage au FC Barcelone n'a toujours pas été révolu (mais que faisait ce boucher au milieu des artistes blaugrana ?), le Bayern doit se demander s'il a réalisé le bon pari en misant sur le milieu de terrain batave. Spécialistes des coups tordus, l'ancien taulier du PSV Eindhoven a encore été trahi par son sale caractère lors du match de Bundesliga qui opposait le Bayern à Hambourg, dimanche.

 

A l'origine du pétage de plomb de Marco, un carton jaune il est vrai sévèrement attribué au Munichois qui réclamait une touche après un tacle de Mohamed Zidan en toute fin de match. Synonyme de suspension automatique pour le choc du week-end prochain face à Schalke 04, l'avertissement a fait craquer MvB qui a applaudi M. Lutz Wagner avant de lui adresser un bras d'honneur. L'arbitre venait de se retourner mais en a semble-t-il vu - ou entendu ? - assez pour exclure l'énergumène du terrain.


Le public du Real avait déjà eu droit à une dédicasse du NéerlandaisRécidiviste
"Je suis vraiment désolé pour ce qui est arrivé", a regretté van Bommel après la rencontre. "L'arbitre a fait un bon match, même si je pense qu'il aurait pu agir avec plus de bon sens sur cette situation. Mais sa décision était valabe. J'ai fait une erreur." Pas de quoi apaiser le courroux d'Ottmar Hitzfeld qui devrait sanctionner financièrement le joueur. "C'était complètement inutile", a enragé le coach bavarois. "On attend d'un joueur expérimenté qu'il garde la tête froide, même après un carton jaune injustifié. Il faut juste l'accepter. C'est de l'indiscipline et je ne peux pas le tolérer."

 

L'affaire est désormais aux mains de la commission de disciple de la Bundesliga qui, après analyse des images de l'incident, pourrait sanctionner van Bommel de deux à quatre matchs de suspension. Un moindre mal pour ce récidiviste qui a pris trois matchs plus tôt dans la saison pour une aggression en Coupe de la Ligue allemande, et s'était déjà illustré avec un bras d'honneur face au Real Madrid, l'an passé en Ligue des champions.

 

Van Bommel en action :




Coupe de la Ligue : PSG - Auxerre, une saison à sauver

Posté par Edouard le 26.02.08 à 11:36 | tags : coupe de la ligue, psg

Embourbés dans la seconde moitié de tableau en Ligue 1, Paris reçoit une équipe d'Auxerre en grande forme, mardi en demi-finale de la Coupe de la Ligue. A un match du stade de France et à deux d'une qualification pour la Coupe de l'UEFA, le PSG saura-t-il oublier ses déboires en championnat ?

 

Chafin - Rothen, un des duels à suivre dans ce PSG - AuxerreSéquelles parisiennes
Promis juré, après la saison chaotique qui avait vu Paris flirter dangereusement avec la relégation pour se finalement se sauver in extremis, 2007/2008 allait être celle du renouveau pour le club de la capitale. Continuité du staff technique (Le Guen) et des cadres (Rothen, Armand, Yepes, Pauleta), recrutement d'"avenir" (Digard, Bourillon), incorporation des jeunes "talents" du centre de formation (N'gog, Arnaud, Sako, etc.), tout devait concorder pour le retour au premier plan du PSG, avec un objectif avancé par Alain Cayzac : devenir champion dans les 5 ans. Et défense de rire.

 

La suite ? On l'a connaît. Paris est replongé dans ses travers, maudit au Parc des Princes (aucune victoire jusqu'en janvier contre Lens), ne surnageant que grâce à ses coups à l'extérieur. Au gré des performances médiocres de son équipe, Le Guen a lui beaucoup tâtonné, jusqu'à mettre 4 ou 5 joueurs du centre de formation dans son onze départ, dont un capitaine, tout en laissant Pauleta agoniser sa fin de carrière sur le banc. Lors du mercato, Marcelo Gallardo est parti, contre l'arrivée de deux brésiliens obscurs, Everton et Souza. Gouffran et Fred avaient eux décliné les offres parisiennes.

 

Landreau enchaîne les boulettes mais garde la confiance de LeguenA deux matchs de l'Europe
Mais Paris restant Paris, les joueurs de la capitale ont su faire le nécessaire pour survivre dans les coupes nationales, notamment la Coupe de la Ligue, plus court chemin vers l'Europe avec 5 matchs à gagner pour une équipe de L1. Le PSG a franchi les trois premières étapes en dominant Lorient (3-0), Montpellier (2-0) et Valenciennes (4-0). Il lui reste donc à battre Auxerre, ce mardi au Parc, pour s'offrir une place au Stade de France face au vainqueur de Le Mans - Lens.

 

Pour relever ce challenge pas si évident étant donné la bonne forme d'Auxerre, Paul Le Guen devrait enfin consentir à relancer le dépressif Pauleta dans son onze de départ, à la place de Diané ou Luyindula. Mickaël Landreau, décrié après avoir commis contre Monaco sa 7e bourde depuis le mois d'octobre, selon le décompte du Parisien, ne sera lui pas soumis à ce turnover. Jérôme Alonzo n'ayant pas été annoncé comme le gardien des coupes au départ de la saison, le coach breton ne peut pas se permettre de déstabiliser un peu plus son numéro un en le reléguant sur la touche. Espérons pour PLG que Micka le lui rendra.




Liverpool : Saturday night fever pour le fiston Hicks

Posté par Edouard le 25.02.08 à 18:34 | tags : insolite, liverpool, premier league
Tom Hicks Jr, à gauche, et le Sandon Public HouseMalgré les deux victoires consécutives de Liverpool face à l'Inter, en Ligue des champions, et Middlesbrough, en Premier League, l'animosité des fans des Reds à l'encontre des propriétaires américains du club ne faiblit pas. Le fils de Tom Hicks l'a appris à ses dépends ce week-end en se rendant samedi dans un pub proche d'Anfield.

 

Thanks but no Yanks
Depuis la prise de contrôle de Liverpool par les milliardaires américains George Gillett et Tom Hicks, en février 2007, le front anti-US fait rage sur les bords de la Mersey. Opposés par principe à ce que leur club chéri tombe aux mains des Yankees, les Scousers n'ont pas accepté que le duo remette en cause le manager espagnol Rafael Benitez après les mauvais résultats enregistrés à l'automne. Dès lors, les chants et banderoles hostiles aux nouveaux proprios, dont le fameux "Thanks but no Yanks" (merci mais pas de Yankees), se sont multipliés dans les travers d'Anfield. Et certains supporters ont même fondé le Share Liverpool FC dans l'espoir (un peu fou) de prendre le contrôle du club sur le mode des socios du FC Barcelone.

 

Vous avez merdé au Vietnam et en Irak, ne faites pas pareil à Liverpool en virant BenitezLe fils de Tom Hicks, Tom Hicks Jr (original, non ?), semble pourtant avoir mal compris le message. Très mal. Après le succès des Reds sur Middlesbrough (3-2) grâce à un triplé de Fernando Torres, samedi, le malheureux est allé à la rencontre des supporters au Sandon public house, pub mythique qui vu naître Everton et le Liverpool FC, rapporte la presse anglaise. Alors qu'il avait commencé à discuter de la situation du club autour d'un verre avec quelques fans, la rumeur de sa présence a vite fait le tour du bar. Et le fiston de se faire cracher dessus par un supporteur, avant de recevoir une douche à la bière et de déguerpir sous la protection de ses gardes du corps.

 

Après avoir pris conscience de l'inopportunité de sa visite, Tommy a préféré minimiser l'incident sur le site du Liverpool Echo : "Je suis allé au Sandon avec quelques amis parce que je voulais me rendre depuis longtemps dans l'endroit qui a vu naître le club. Je voulais aussi avoir un discussion directe avec des supporters. Je respecte le fait que certains soient en désaccord avec nous. J'ai pu avoir des conversations constructives durant ma courte visite et je suis impatient de pouvoir les poursuivre la prochaine fois que je serais à Liverpool." Les clients du Sandon aussi...




Quand le tibia fait une bosse dans la chaussette...

Posté par Aurélien le 25.02.08 à 17:37 | tags : arsenal, infirmerie

Le week-end footballistique a été entaché par la grave blessure du croate Eduardo da Silva. A la 3e minute de la rencontre Birmingham-Arsenal, Martin Taylor mettait une semelle appuyée juste au-dessus de la cheville du Gunner, avec pour conséquence une fracture ouverte tibia-péroné.

 

"Il aurait pu perdre son pied, c'est aussi simple que cela". Les paroles de Tim Allardyce, ostéopathe de grande renommée en Angleterre, font froid dans le dos. Une amputation aurait pu être envisagé si les médecins sur place n'avaient pas remis immédiatement le pied dans l'axe de la jambe.

 

Eduardo n'est pas seul
Heureusement, on n'atteindra pas cette extrémité. Par contre, il n'est pas encore certain qu'Eduardo puisse un jour rejouer au foot au niveau professionnel. La blessure s'avère très complexe car elle touche aussi la cheville du joueur. Bref un vrai bordel. Côté sentiments, le défenseur fautif, Martin Taylor, s'est platement excusé et fait partie des nombreux joueurs à avoir fait part de son soutien envers le croate. Bizarrement, Martin Taylor reçoit lui aussi de nombreux messages d'encouragement, notamment de son entraîneur Alex McLeish.

 

Le buteur des Gunners reste philosophe. "C'est une situation malheureuse, mais c'est le genre de choses qui peut arriver dans le football. Je suis déterminé à surmonter cette blessure pour revenir le plus vite possible". Il ne l'avait sûrement pas imaginé comme ça, mais c'est avec des infirmières qu'Eduardo fête aujourd'hui ses vingt-cinq ans. Espérons qu'elles sauront le réconforter.

 

En bonus, l'équipe-type des blessés actuels, qui sont particulièrement nombreux :

Janot - Gary Neville, Edmilson, Metzelder, Cordoba - Alexandre Song, Jeôvanio, Dacourt - Ronaldo, Mutu, Eduardo.




Le week-end des français de l’étranger : un titre pour Malbranque, Kaboul et Chimbonda

Posté par Aurélien le 25.02.08 à 15:12 | tags : bundesliga, liga, premier league, série a

Pas d'exploit pour nos Français de l'étranger cette semaine mais un titre glané pour trois d'entre eux. La Carling Cup, équivalent de la Coupe de la Ligue en Angleterre, a été remportée par Tottenham où évoluent Steed Malbranque, Younès Kaboul et Pascal Chimbonda.

 

Oublié en France, Malbranque s'est bâti une belle réputation outre-MancheCongratulations
Et les Spurs ont du se défaire de Chelsea après prolongation pour soulever la coupe. Steed Malbranque, au club depuis 2006, ajoute enfin une ligne à son palmarès, lui qui joue en Angleterre depuis 7 années maintenant. "A titre personnel, ce trophée est aussi la preuve que j'existe toujours, car j'ai l'impression que la France m'a oublié... ", a-t-il déclaré après la rencontre. Younes Kaboul, arrivé cet été en provenance d'Auxerre, est rentré en fin de match pour préserver l'avance prise au tableau d'affichage (2-1). L'international espoir, titulaire en début de saison mais désormais sur le banc depuis que Juande Ramos a pris les rênes de l'équipe, a donc participé à la fête. Tout comme Pascal Chimbonda, qui est aligné régulièrement à gauche de la défense des Spurs. L'ancien bastiais aurait même pu ouvrir le score dès la 9e minute mais la barre transversale se chargeait de repousser sa tête.

 

3 Frenchies du côté des vainqueurs et un malheureux à Chelsea. Nicolas Anelka, aligné d'entrée mais sur l'aile gauche, n'a jamais pu briller au cours du match et a payé le manque de jeu de son équipe. Nico était le seul Bleu des Blues. Avram Grant avait en effet choisi de se passer des services de Florent Malouda et Claude Makélélé, tous deux en tribune.

 

Saha marque
On jouait aussi en Premier League ce week-end. On ne s'arrête pas pour la Carling Cup ! Et Arsenal a concédé le nulà la dernière minute face à Birmingham suite à un penalty sanctionnant une grosse bourde de Gaël Clichy. Mathieu Flamini, William Gallas et Bacary Sagna ont tous trois participé au match, marqué par la blessure choc du croate Eduardo da Silva. Patrice Evra n'a lui joué qu'une mi-temps lors de la victoire de Manchester United à Newcastle (5-1), sortant pour cause de fièvre. Louis Saha a remplacé Cristiano Ronaldo en fin de match et a eu le temps de marquer le dernier but mancunien.

 

Peu utilisé, Gourcuff sait se montrer performant quand il entreGourcuff décisif
En Italie, peu de choses à se mettre sous la dent pour nos Français. Patrick Vieira a fait des siennes avec l'Inter Milan, David Trezeguet n'a pas joué lors de la défaite de la Juventus face à la Reggina. Seuls motifs de satisfaction : les bons matches de Ludovic Giuly et Philippe Mexes avec la Roma contre la Fiorentina de Sébastien Frey (1-0), le tout sous l'œil de Bruno Martini, adjoint de Raymond Domenech. Yoann Gourcuff s'est signalé en offrant une passe décisive à Filippo Inzaghi pour le but de la victoire milanaise contre Palerme. De quoi lui redonner un peu le sourire.

 

Thuram bien seul
Pas de Thierry Henry ni d'Eric Abidal côté barcelonais lors de la victoire éclatante contre Levante (5-1) et c'est bien dommage car les blaugrana ont livré une grande prestation. Franck Rijkaard les a laissés au repos dans l'optique du match de Coupe du Roi face à Valence mardi. Lilian Thuram est lui entré en jeu à la 66e minute. Robert Pires n'a pas participé au succès de Villarreal à Bilbao tandis que Florent Sinama-Pongolle est resté muet avec Huelva à Valence. Enfin le FC Séville de Julien Escudé a collé un 5-0 à Saragosse.

 

Francky de retour
Un petit tour en Allemagne et au Bayern Munich plus précisément où Franck Ribéry a fait son retour. Il a remplacé Bastian Schweinsteiger à l'heure de jeu. 30 minutes qui lui ont permis d'adresser une passe décisive à l'attention de Ze Roberto pour l'égalisation du Bayern. Willy Sagnol a suivi le match des tribunes, laissé au repos par Omar Hitzfeld.




L1 - 26e journée : Bordeaux reperd du terrain

Posté par Edouard le 25.02.08 à 12:43 | tags : bordeaux, ligue 1, ol
Peu inspiré lors de la réception de Lille (0-0), Bordeaux a laissé Lyon, vainqueur de Metz (2-0), reprendre de l'air en tête du championnat et devra montrer un autre visage dans les semaines qui viennent pour entretenir le suspens dans la course au titre. A l'autre bout du classement, Sochaux, Auxerre, Rennes ont signé des succès précieux dans la lutte pour le maintien. Pas Paris qui a encore fait du surplace face à Monaco (1-1).

 

Un Bordelais heureux ? Non, juste le Lillois Rio Mavuba qui retrouve son ancien public...Cousu de fil Blanc
Le pari de Laurent Blanc de préserver une partie de ses titulaires face à Anderlecht, jeudi, n'aura donc pas été payant. D'une, les Girondins se sont faits éliminer par le 5e du championnat belge, se privant du coup d'un duel face au Bayern Munich en huitièmes de finale de la Coupe de l'UEFA. De deux, ils ont livré une copie très décevante ce dimanche pour la réception du LOSC (0-0), équipe accrocheuse et hyper disciplinée, à l'image de son entraîneur Claude Puel, et se retrouvent désormais à trois longueurs de l'OL.

 

"Le titre, on y croit", avait pourtant exprimé le public du Stade Chaban Delmas via une banderole qui faisait écho au discours ambitieux de Blanc. Mais il ne faudrait pas non plus enterrer les Girondins aussi vite qu'on les a présentés en chasseurs de Lyon. Après la réception du PSG, dimanche prochain, puis la visite de Gerland dans quinze jours, on en saura un peu plus sur les chances des joueurs au scapulaires.

 

Lyon, de son côté, n'a pas été guère plus brillant face à Metz (2-0). Mais suffisamment pour venir à bout de la lanterne rouge, grâce à un doublé de Fred qui n'avait plus marqué en Ligue 1 depuis le 28 avril 2007 face au Mans (2-1). Aligné d'entrée en pointe, le Brésilien a bénéficié d'un caviar de Karim Benzema sur le premier, puis réalisé un joli piqué face à Marichez sur le second. Surtout, il a emmagasiné de la confiance et pourrait permettre à Alain Perrin de faire souffler de temps en temps le très sollicité Benzema.

 

Quand Traoré est là, l'AJA prend deux points par matchAuxerre et l'effet Traoré
Du côté de la course au maintien, Auxerre a pris ses distances avec la zone rouge (7 points d'avance sur le 18e, Toulouse) en signant son troisième succès consécutif sur le terrain de Nice (2-1). Une série qui coïncide avec le retour de la CAN de Sammy Traoré, le porte bohneur de l'AJA. Avec le Malien titulaire, le club bourguignon a pris 29 points en 15 matchs, contre 6 points pris en 11 journées sans lui. Etonnant, non ?

 

Rennes s'est également offert un peu de répit en dominant Lorient (2-0) grâce à des buts de Briand et Leroy. Le club breton, qui n'avait plus gagné depuis la réception de Marseille en janvier (3-1), compte désormais 5 points d'avance sur le TFC, qui a lui partagé les points avec l'OM (0-0) au stadium. Lens, battu à Nancy (1-2), et le PSG, tenu en échec par Monaco (1-1), sont eux loin de s'être sorti d'affaire. Club qui paraissait condamné il y a peu, Sochaux s'est redonné le droit de rêver avec son succès à Strasbourg (2-0) et ne compte plus que 4 points de retard sur les Parisiens et les Nordistes.

 

Voir les résultats complets de la 26e journée et le classement de la Ligue 1




Vieira n'aime pas sortir

Posté par Aurélien le 25.02.08 à 11:20 | tags : inter, série a

Blessé pendant un long moment, puis suspendu deux matches, Patrick Vieira retrouvait le terrain hier avec l'Inter Milan, en déplacement à la Sampdoria. Titulaire pour la première fois depuis son explusion contre Catane le 3 février, le capitaine des Bleus s'est montré mécontent d'être remplacé à la 81e minute.

 

Un vent pour Mancini
La main tendue de son entraîneur Roberto Mancini n'y a rien changé. Ce dernier a d'ailleurs fini par lui adresser une tape dans le dos. Vieira a râlé et frappé dans un pack de bouteilles. Voilà pour la démonstration de son agacement. Agacement contre lui-même ou contre son coach ? Impossible à savoir. Toujours est-il que Mancini a préféré calmer le jeu, ne voyant dans la mauvaise humeur du milieu de terrain rien de grave.

 

"Cela lui passera", a-t-il lancé après le match. "Il vient à peine de rentrer après une longue absence. Et, mercredi, nous avons un match extrêmement important (contre l'AS Rome, 2e de Serie A). Je dois penser à l'équipe. Je comprends que tous voudraient rester sur la pelouse, mais il était averti et il était normal de le remplacer avant que n'arrive un second carton jaune". Effectivement, Vieira était averti depuis la 11e minute, chose peu rassurante après son expulsion au bout 39 minutes le 3 février dernier.

 

Pas classe
Le comportement du Français est quand même surprenant. Depuis le début de la saison, il agit à sa guise, sans se soucier de l'Inter, notamment en ce qui concerne la sélection nationale, qu'il a clairement privilégié. Malgré une polémique sur ce sujet, le club lombard a finalement fermé les yeux et attendu patiemment que Vieira se rétablisse. Pour son premier match comme titulaire, le milieu de terrain ne trouve rien de mieux que de se faire expulser pour deux cartons jaunes face à la modeste équipe de Catane. Mardi dernier, Mancini le lance dans le 8e de finale de Ligue des Champions face à Liverpool. Vieira ne s'y montre vraiment pas à son avantage, perdant de nombreux ballons et semblant emprunté.

 

Mais il obtient finalement une place de titulaire hier, pour finalement râler lorsqu'il sort à 9 minutes de la fin. Un comportement vraiment déplorable car il n'est pas irréprochable. L'Inter, par contre, se montre grand seigneur à l'image de son entraîneur, mais pas sur que Vieira laisse une trace inoubliable du côté de San Siro...




L1 - 26e journée : Le duel à distance continue

Posté par Edouard le 22.02.08 à 17:53 | tags : bordeaux, ligue 1, monaco, ol, om, psg
Après avoir repris avec la CFA, Cris postule à un retour dans le onze lyonnaisEliminé de la Coupe de l'UEFA après le nul concédé face à Anderlecht (1-1), Bordeaux doit rebondir ce dimanche en championnat à l'occasion de la réception de Lille, tandis que Lyon, tenu en échec par Manchester United, reçoit la lanterne rouge, Metz. Le PSG et Monaco tenteront également de se relancer, alors que Marseille ira chercher son 4e succès consécutif en L1 à Toulouse.

 

Bordeaux trouble
En alignant une équipe remaniée face à Anderlecht, Laurent Blanc voulait ménager ses titulaires en vue de la visite du LOSC à Chaban-Delmas. En contre-partie, l'entraîneur bordelais devra gérer la déception d'une élimination face à un adversaire à sa portée, dans une rencontre que son équipe a terminé à 9 contre 11 suite aux exclusions de Tremoulinas et Mathieu Chalmé. Pas idéal comme préparation. D'autant que Lille, remonté à la 14e place grâce à son succès sur Rennes (3-1) et au complet en dehors du forfait de Debuchy, ne se rendra pas en Gironde pour faire de la figuration.

 

Cris titulaire ?
Toujours leader du championnat avec un petit point d'avance sur Bordeaux, Lyon ne devrait pas a priori trembler lors de la venue de Metz à Gerland, même si les Lorrains auront sûrement à cœur de réagir après leur succès sur Valenciennes (2-1) éclipsé par l'affaire Ouaddou. Le suspens reposera surtout sur l'éventuelle titularisation de Cris, réintégré dans le groupe lyonnais face à Man U et qui aura besoin de temps de jeu pour retrouver sa place en défense lors du match retour à Old Trafford. touché au genou droit face aux mancuniens, Fabio Grosso est lui incertain. Marc Crosas sera suspendu après le rouge reçu avec la réserve lyonnaise contre Raon l'Etape.

 

PSG - ASM, affichette de cette 26e journéeLes Princes au Parc
Aucune affiche entre équipes de tête n'étant au programme de cette 26e journée, la rencontre PSG - Monaco retiendra donc l'attention. Si parler de classique de la L1 apparaît aujourd'hui quelque peu usurpé, les joueurs de la capitale et ceux rochers ne pourront échapper à l'historique des confrontations entre les deux clubs, plutôt dominé par l'ASM qui s'est imposé au Parc des Princes à cinq reprises lors de ses dix dernières visites. 16e avec seulement trois points d'avance sur le premier relégable, Paris ne pourra toutefois se permettre une nouvelle défaite. Monaco voudra lui se racheter après la gifle reçue à domicile face à Bordeaux (0-6).

 

On dirait le Sud
Autre match à mettre en exergue, Toulouse - Marseille se pose en choc des extrêmes. D'un côté, un TFC à la dérive (18e) qui n'a plus gagné en L1 depuis le 15 décembre et un déplacement au Parc des Princes (2-1). De l'autre, un OM qui s'est incliné à Moscou en Coupe de l'UEFA (0-2) mais reste sur trois succès de rang en championnat (avec dix "goals" inscrits). La fatigue née de l'enchaînement des matchs pourrait toutefois coûter cher aux Marseillais, surtout si les attaquants Phocéens continuent à frapper sur les "piquets".

 

Voir le calendrier complet de la 26e journée et le classement de la L1.




Les 5 raisons de croire en une victoire messine à Lyon

Posté par Aurélien le 22.02.08 à 17:04 | tags : ligue 1, ol

Kikapacoché Lyon sur son Lotofoot de samedi ? Le leader de la Ligue 1 reçoit la lanterne rouge vif à Gerland pour le match le plus déséquilibré de l'année. A moins que...

 

Scène de joie à Metz : difficile à trouver dans la base de données!Les Messins se révoltent
L'affaire Ouaddou a éclipsé le résultat le plus surprenant de la dernière journée. Une victoire du FC Metz, la deuxième de la saison, face à Valenciennes. Les Lorrains ont donc du se taper une semaine de cauchemar, à parler de leurs supporters défectueux, alors qu'ils auraient enfin pu lire un petit papier sympa dans L'Equipe. Piqués dans leur orgueil, les messins auront le supplément d'âme pour chercher la victoire à Lyon.

 

Boumsong, pas deux fois !
Le défenseur lyonnais a impressionné mercredi soir face à Rooney et compagnie. Où était passé le Boum que la France aime railler pour ses interventions limites et ses relances en tribune ? Et bien il sera sur le terrain face à Metz. Un dégagement loupé donnera l'occasion à l'attaque messine de briller.

 

Chapuis se réveille
Il fut un temps, bien lointain, où Cyril Chapuis était un espoir du foot français. A Rennes, sous les ordres de Paul Le Guen, l'attaquant avait réalise une bonne saison 2000/2001, inscrivant 10 buts. Un transfert à Marseille plus tard, le néo-messin a perdu son talent. Il le retrouvera à Gerland samedi et rappelera à Réveillère, son ancien coéquipier, le traumatisme = Alessandro Mancini.

 

Les Messins ont travaillé l'alignement toute la semaine. Attention Fred!Ben Arfa sera aligné d'entrée
Le jeune Hatem a montré en Ligue des Champions que sa période "oulala le ptit pont que je lui ai mis" n'était pas encore terminée. Incapable de lever sa tête mercredi, il a cherché le crochet juste plus que la passe millimétrée pour un résultat nul. Face à une faible équipe messine, Ben Arfa aura à cœur de montrer qu'il peut dribbler toute l'équipe, en oubliant Benzema esseulé au centre.


Les grognards seront là

Il fut un temps, bien lointoin, où Pascal Delhommeau était champion de France avec le FC Nantes et où Eric Cubilier jouait pour des équipes qui ne tombaient pas en L2. Avec ces deux joueurs expérimentés, la défense des Grenats sera bien équipée pour contrer un fantomatique Cesar Delgado ou un Fred plus décisif devant son propre but.


Note à l'attention de Jean-Michel Aulas : cette notule n'a en aucun cas le but de "déstabiliser la meilleure équipe française".




Coupe UEFA : Bordeaux chute, Marseille passe

Posté par Aurélien le 22.02.08 à 13:37 | tags : bordeaux, coupe uefa, om

Les 16es de finale auront été fatales à Bordeaux, qui laisse l'OM comme seul représentant français dans la compétition. Les Girondins ont été incapables de gagner à domicile pour effacer la défaite du match aller. Les Marseillais, eux, se sont fait peur en s'inclinant 2 à 0.

 

Ducasse était bien seul face au milieu d'AnderlechtBordeaux a vu rouge
Laurent Blanc avait choisi de faire tourner son effectif pour la réception d'Anderlecht. La coupe de l'UEFA n'était pas une priorité et l'entraîneur girondin l'a une nouvelle fois démontrée. Avec un milieu de terrain expérimental (Ducasse, Tremoulinas, Alonso et Chamakh en numéro 10), les bordelais n'ont jamais pris la mesure de l'entrejeu bruxellois, bien renforcé. Un but suffisait aux hommes de Blanc pour se qualifier mais c'est Anderlecht qui ouvrait la marque à la 31e minute par Chatelle. Bordeaux se devait donc de trouver par deux fois le chemin des filets. Une de trop. Fernando Cavenaghi, entré en jeu à la 53e en compagnie de Johan Micoud, égalisait (71e) et laissait espérer un finish d'enfer à Chaban-Delmas.

 

Mais la nervosité prenait le dessus, au terme d'un match très engagé. Benoît Tremoulinas, dans les secondes suivant le but, récoltait un carton rouge pour un attentat sur Gillet. Une sanction qui coupait l'élan bordelais. La fin de match n'offrait aucun suspens, Mathieu Chalmé se faisant lui aussi expulsé après deux cartons jaunes reçus en 6 minutes. Bordeaux laisse donc s'échapper l'accès aux huitièmes qui était largement à sa portée et se prive d'un match de gala face au Bayern Munich. Le club allemand a en effet écrasé Aberdeen 5 à 1 à l'Allianz Arena, grâce à Lucio (12e), Van Buyten (36e), Podolski (71e, 77e) et Van Bommel (85e). Les Bordelais pourront nourrir des regrets, même si Laurent Blanc s'estimait "satisfait de ses joueurs" à l'issue du match. Mais pas autant que Joharno, le plus célèbre supporter d'Anderlecht.

 


Gerets peut se frooter les mains, l'OM est en 8esL'OM s'est fait des frayeurs
Satisfait aussi mais qualifié, le coach marseillais Eric Gerets a eu quelques frayeurs en Russie. Le Spartak Moscou a réussi à mettre deux buts à une équipe phocéenne pourtant bien meilleure hier. Un peu le contraire du match aller qui avait vu l'OM s'imposer 3 à 0 sans vraiment briller. Les olympiens auraient pu à plusieurs reprises inscrire le but qui les aurait mis à l'abri mais Djibril Cissé se montrait inefficace. Au contraire des Russes qui marquaient sur leurs seules occasions. Résultat, 6 minutes de tension après le deuxième but moscovite dont se sont bien sortis les marseillais. L'OM est désormais le seul club français en lice en coupe de l'UEFA. Et devra ressortir les doudounes et les gants pour le prochain tour puisque qu'il affrontera le Zenit Saint-Pétersbourg, tombeur surprise de Villarreal.

 

Le sous-marin jaune, défait 1 à 0 en Russie, a encaissé dès la première mi-temps un but qui lui compliquait sérieusement la tâche. Robert Pires, titulaire, et ses coéquipiers prenaient l'avantage à la 90e minute mais n'inscrivaient pas le 3e but de la qualification. Marseille devra se méfier du Zenit, qui a terminé champion de Russie, devant le Spartak Moscou.

 

En bref
Au terme de ces seizièmes de finale, on constate le carton plein des clubs allemands. Leverkusen s'est débarrassé de Galatasaray grâce à une spectaculaire victoire 5 à 1, le Werder Brême s'est qualifié au dépens de Braga et Hambourg a écarté le FC Zurich. Parmi les favoris, outre le Bayern, sont présents la Fiorentina, vainqueur de Rosenborg, Tottenham, qui a difficilement éliminé le Slavia Prague, et le Benfica Lisbonne, auteur d'une remontée dans les arrêts de jeu face à Nuremberg pour accrocher la qualification. A noter également l'élimination de l'Atletico Madrid par Bolton, incapable d'inscrire le moindre but sur sa pelouse.

 

Le programme des 8es de finale :
RSC Anderlecht (BEL) - FC Bayern Münich (ALL)
Rangers FC (ECO) - Werder Breme (ALL)
Bolton (ANG) - Sporting Portugal (POR)
Bayer 04 Leverkusen (ALL) - Hambourg (ALL)
Getafe CF (ESP) - SL Benfica (POR)
Fiorentina (ITA) - Everton FC (ANG)
Tottenham Hotspur FC (ANG) - PSV Eindhoven (NED)
Olympique de Marseille (FRA) - FC Zenit St. Petersburg (RUS)

 




Lionel Messi : Imitateur de grands

Posté par Edouard le 22.02.08 à 11:34 | tags : fc barcelone, foot en vidéos, ligue des champions, vintage

Non content d'avoir imité les deux buts inscrits par Diego Maradona face à l'Angleterre lors du Mondial 1986, la mano de Dios mais surtout la chevauchée fantastique de Dieguito, Lionel Messi a encore revisité un classique du football, mercredi face au Celtic Glasgow, tout en prenant seul la tête du classement des buteurs de la Ligue des champions avec 6 réalisations.

 

Comme le souligne Marca dans son édition de vendredi, le second but inscrit par Leo face au écossais n'est pas sans rappeler celui inscrit par le mythique Ferenç Puskas, lors de la démonstration de la Hongrie face à l'Angleterre à Wembley (6-3) en... 1953. Preuve que les gestes techniques attribués au football de rue n'ont pas été inventés hier...


Messi face au Celtic :

 

Puskas face à l'Angleterre :




C1 : Barcelone régale, Arsenal rate le coche

Posté par Edouard le 21.02.08 à 12:39 | tags : arsenal, fc barcelone, foot en vidéos, ligue des champions, milan ac
Dans les autres rencontres de mercredi, le Barça est allé s'imposer sur le terrain du Celtic (3-2) et Fenerbahçe est venu à bout du FC Séville. Arsenal a lui dominé le Milan AC, mais sans parvenir à débloquer la marque.


Adebayor a loupé la balle de match pour ArsenalArsenal cale
Condamné à jouer le Milan AC pour avoir terminer deuxième de son groupe derrière le Sevilla, Arsenal n'a pas été loin de surclasser le tenant du titre sur sa pelouse de l'Emirates Stadium. Devant à la possession de balle (57% contre 42), à l'avantage territorial (56 - 43), aux tirs cadrés (6 à 2) ou aux corners obtenus (9 à 2), les Gunners n'ont pourtant pas été capables de battre le solide Kalac, qui tenait finalement sa place dans les buts rossonero.

 

Brillant dans la transmission du ballon, Arsenal a parfois tendance à en faire trop, préférant un énième redoublement de passe là où il faudrait frapper au but. Il aura fallu attendre les arrêts de jeu et un centre de Walcott repris de la tête par Adebayor pour voir la plus franche occasion du match. Malheureusement pour les Gunners, elle heurtait la transversale milanaise. Le retour à San Siro, où aucun club anglais ne s'est jamais imposé, s'annonce chaud.



Messi et Henry ont mis le feu à la défense du CelticBarça : Y a de la joie
Remisé au placard depuis quelques temps, le jeu flamboyant du Barça est réapparu ce mercredi à Glasgow, sur la pelouse du Celtic. Tout heureux de mener miraculeusement 2-1 après à la pause, les Ecossais ont logiquement plié en seconde période et se déplaceront en victimes au Nou Camp, dans quinze jours.

 

Principal acteur du festival barcelonais, Lionel Messi s'est fendu de deux buts superbes, sur un une-deux avec Deco puis après un râteau dans la surface qui va hanter le sommeil de McMannus pendant quelques nuits. Thierry Henry a lui signé sa première spéciale (frappe enroulée du droit, etc.) sous le maillot blaugrana, sur un ballon de Ronaldinho, pour une fois titulaire.

 

Fenerbahçe l'a fait
Equipe surprise du premier tour, Fenerbahçe a démontré qu'il n'était pas là par hasard en s'imposant face au FC Séville (3-2) devant son public. Certes, les Andalous ont été un peu court défensivement et peuvent s'en vouloir de ne pas avoir tenu le nul après avoir égalisé deux fois, dont un but de Julien Escudé. Mais ses deux pions inscrits à l'extérieur leur offre un petit avantage avant de recevoir les Turques dans deux semaines au Sanchez Pizjuan.

 




La perle de Benzema

Posté par Aurélien le 21.02.08 à 11:36 | tags : foot en vidéos, ligue des champions, ol
Hier soir, la tactique de Lyon était simple. D'abord bien défendre et rester en bloc, puis alimenter Karim Benzema et attendre un exploit de sa part. L'OL s'en est remis au génie de son jeune attaquant et a eu raison de lui faire confiance. A la 54e minute, Benz offrait aux Gones un bijou de but, digne des plus grands.

 

Benzema a montré qu'il était présent pour les grands matches"On a bien contrôlé le match, mais Lyon a vraiment marqué un but fantastique, impossible à éviter." Le compliment vient de Sir Alex Ferguson, ébloui par le talent de l'international français. L'analyse de l'Ecossais est bonne, le but était impossible à éviter. Benzema n'était pas délaissé par la défense. Ils étaient 4 autour de lui. Un contrôle pour se mettre dans le sens du but, un touche du droit pour se décaler légèrement et une frappe limpide et sèche du gauche pour tromper Van Der Sar. Le tout réalisé à une vitesse prodigieuse, qui rappelle les enchaînements éclairs de Ronaldo à ses débuts. "J'ai enchaîné. J'ai bien regardé le but et j'ai réussi à marquer. Ça a été très vite.", racontait le numéro 9 lyonnais.

 

"On a vu un grand Karim Benzema", a déclaré Patrice Evra, le Frenchie de Man U après le match. "On a été un peu surpris car il n'est pas connu au niveau européen. Ferguson l'apprécie beaucoup et il nous avait dit de faire attention à lui, que c'était l'un des meilleurs Lyonnais. Il a montré l'étendue de son talent, et j'espère que ça va continuer pour lu". Esseulé en pointe, le buteur gone a profité du moindre ballon exploitable pour se mettre en valeur, ce qui n'était pas évident avec Rio Ferdinand et Nemanja Vidic sur le dos. Auteur de son 26e but pour son 43e match de l'année, Benz a désormais dévoilé son talent à l'Europe entière, qui ne le connaissait pas encore vraiment. Jean-Michel Aulas a tout de suite calmé les ardeurs en fixant le prix de son buteur à 100 millions d'euros. "S'il pouvait signer un contrat jusqu'en 2045, ce serait parfait", a-t-il ajouté dans un sourire. On le comprend...

 

Ici, la vidéo du but de Benzegoal






Coupe de l'UEFA : Bordeaux la tête ailleurs ?

Posté par Edouard le 21.02.08 à 10:59 | tags : bordeaux, coupe uefa

Le jeune Obertan devrait à nouveau débuter côté girondinFacile vainqueur du Spartak Moscou au Vélodrome (3-0), l'OM ne devrait pas avoir trop de souci à valider sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de l'UEFA. Battus de justesse à Anderlecht (1-2), Bordeaux doit lui s'imposer devant son public en mettant de côté son nouveau statut de chasseur de Lyon.

 

Passe ta Ligue 1 d'abord
En voyant son équipe balayer Monaco, dimanche au Stade Louis II, Laurent Blanc a fait son coming out : "Nous sommes en position de jouer le titre après ce match et j'espère que cela sera toujours le cas après le mois de mars et après avril". Revenu à un tout petit point de l'OL, avec un déplacement à Gerland programmé le 9 mars, la tentation du coach des Girondins est donc d'aligner une nouvelle fois un onze remanié en Coupe de l'UEFA, pour la réception d'Anderlecht, ce jeudi. Au risque de se faire sortir.

 
 
"On joue actuellement sur trois tableaux et nous n'avons pas l'intention de laisser tomber une compétition", avait assuré Blanc avant la défaite à Anderlecht (1-2). Aujourd'hui, le discours a un peu changé : "Nous devrons jouer ce match à fond pour nous qualifier. Nous avons les données en main face à cette équipe très physique, mais notre objectif reste le championnat. La qualification est souhaitée, bien entendu, mais pas impérative". Traduction : Cavenaghi, Bellion et Micoud démarreront sur le banc.
 
 
Pour les joueurs qui seront présents sur le terrain, la perspective de rencontrer le Bayern Munich (qui affronte ce soir Aberdeen) au prochain tour devrait leur offrir un minimum de motivation. e, comme le souligne Mathieu Chalmé : "C'est le genre de rencontre qui se mérite. Sur le premier match nous ne l'avons pas mérité. A nous de prouver, jeudi soir, que nous avons notre place en 8ème de finale."
 
 
Mais écoutons plutôt ce qu'en pense notre consultant belge, Joharno :
 

 

L'OM tranquille
Côté marseillais, on aura pas à se trop se fouler après l'avantage acquis à l'aller au Vélodrome (3-0). Même si les - 15 degrés annoncés à Moscou risque de faire tout drôle au joueurs de la cité phocéenne. Surtout ceux qui reviennent tout juste de la Coupe d'Afrique des Nations...




C1 - 8es de finale : Lyon y a cru

Posté par Aurélien le 20.02.08 à 23:26 | tags : ligue des champions, man u, ol

L'Olympique lyonnais a concédé le nul sur son terrain face à Manchester United dans les dernières minutes du match. Karim Benzema avait mis l'OL sur orbite en inscrivant un but de grande classe (54e). Mais Carlos Tevez se chargeait de mettre son club dans les meilleures dispositions pour le retour en égalisant à la 87e minute. Dommage pour des lyonnais qui avaient parfaitement contenu les mancuniens jusque là.

 

Lire le résumé complet du match 

 




L'Inter-mittent cueilli à Anfield

Posté par Edouard le 20.02.08 à 16:51 | tags : inter, ligue des champions, liverpool
Mancini désabusé devant la tournure du match

Intouchable en Série A depuis bientôt deux ans, l'Inter Milan ne semble pas encore prêt à exporter son rayonnement domestique en Ligue des champions. Réduits à dix et vaincus à Anfield sur deux buts tardifs de Dirk Kuyt et Steven Gerrard, les Nerrazzuri ont grandement hypothéqué leur chances de qualification pour les quarts de finale.

 

Centenaire gâché
A moins d'un petit exploit dans trois semaines à San Siro, l'Inter va encore devoir remiser au placard son ambition européenne. 43 ans après le doublé nerrazzuro (1964 et 1965) signé sous la présidence d'Angelo Moratti, le fiston Massimo pensait pourtant qu'en cette année de centenaire, la malédiction continentale du club prendrait des vacances. Que nenni. Les hommes de Roberto Mancini se sont cassés les dents sur une équipe de Liverpool affamée et un arbitre un brin tatillon qui renvoyait Marco Materazzi aux vestiaires après une demi-heure de jeu et deux cartons jaunes pour des poussettes sur Fernando Torres.

 

Pour Moratti, l'excuse est donc toute trouvée : "Je n'ai rien à dire au coach et aux joueurs. A l'arbitre, peut-être... J'ai trouvé que les deux cartons de Materazzi étaient sévères. Dans certains matchs, on ne peut pas se permettre de jouer à dix contre onze, mais l'équipe a tout de même livré une performance héroïque, a joué avec caractère, car nous avons résisté à l'attaque de Liverpool et leur public." Et puis, leur "premier but est un accident, avec cette étrange déviation de Maicon." Bref, l'Inter a été magnifique et ne méritait pas de perdre à Anfield.

 

Suffisance ?
Malgré cette propagande Morattienne, qui aura vu ne serait-ce qu'un long résumé du match sait que le club lombard s'est planté sur toute la ligne dans son approche du match et n'avait pas attendu que Matrix voit pour rouge pour sortir la bétonnière. "L'expulsion de Materazzi a été déterminante, mais l'Inter des 20-25 premières minutes a déçu", souligne d'ailleurs la Gazzetta dello Sport. Un début de match où les hommes de Roberto Mancini n'ont pas su répondre au pressing effréné des Reds, les seuls à être au niveau de l'engagement recquis en Ligue des champions. Trois jours plus tôt, ils étaient pourtant au fond du trou après leur élimination en FA Cup face à Barnsley.

 

Avec une moyenne de 2,48 points pris par match en Série A sur l'année civile 2007, comment l'Inter peut-il décevoir à ce point en Ligue des champions ? Le mystère demeure, mais il semble bien qu'à l'inverse de Liverpool, les Nerrazzuro ne sachent pas se transcender en coupe et aient parfois tendance à avoir les nerfs qui lâchent. Comme on l'avait vu l'an dernier lors de bagarre contre Valence qui avait coûté plusieurs matchs de suspension à divers intéristes. Pour ne rien arranger, Materazzi sera suspendu pour le match retour, et Ivan Cordoba, touché au genou, forfait. C'est pas gagné.




Tous unis contre le racisme

Posté par Aurélien le 20.02.08 à 16:07 | tags : justice, ligue 1
SOS Racisme, la Licra, le Ministère de l'Intérieur, Rachida Dati, Bernard Laporte, les présidents de Metz et Valenciennes, l'UNFP, et beaucoup d'autres ont depuis samedi ajouté leurs couplets à l'affaire Ouaddou. Petit rappel des faits.

 

Carton jaune
Lors du match Metz-Valenciennes, le défenseur marocain Abdeslam Ouaddou est victime d'insultes racistes proférées par un ou plusieurs individus assis en tribune. Révolté par ces paroles honteuses et devant l'absence de réaction de l'arbitre de la rencontre, M. Ledentu, le joueur rejoint la tribune pour s'expliquer, sans violence, avec l'énergumène repéré. Résultat des courses, le match n'est pas interrompu et Ouaddou récolte un carton jaune pour sa conduite. Surprenant. Choqué, le joueur expose devant les médias les insultes dont il a fait l'objet et s'étonne de la gestion de l'incident par Damien Ledentu. Le monde du foot, politique et associatif se sont insurgés devant la gravité des paroles. Quelles sont les solutions proposées pour résorber le problème du racisme dans les stades ?

 

Tout d'abord, le supporter incriminé va se retrouver au tribunal de Grande Instance le 18 mars prochain. "Il est possible que, dans le cadre de l'incrimination pénale retenue, il ne soit pas prévu par le Code des mesures d'interdiction de stade", explique le préfet de Moselle Bernard Niquet au Parisien. "Dans ces conditions, je prendrais immédiatement une mesure d'interdiction, que je vais instruire dès maintenant, à partir du 18 mars et pour trois mois". 3 mois d'interdiction de stade. La sanction est très légère, mais pourrait s'alourdir considérablement. Michel Lepoix, du ministère de l'Intérieur, rappelle que l'arsenal répressif existe. "Il risque d'être sévèrement puni, puisqu'il pourrait écoper de six mois de prison et de 22 500 euros d'amende, en plus d'une interdiction de stade." Car outre Abdeslam Ouaddou, le FC Metz, la LFP, la FFF et SOS Racisme ont également porté plainte.

 

Comment faire ?
De son côté, l'Union nationale des footballeurs professionnels a indiqué que "lors de la 25e journée de Ligue 2 et de la 26e journée de Ligue 1, les joueurs, avant le coup d'envoi, s'uniront pour mener une action symbolique, dire haut et fort leur refus du racisme et de la xénophobie et apporter leur soutien à Abdeslam Ouaddou, le capitaine valenciennois". La solidarité fonctionne à plein mais le fonds du problème reste le même. Des sanctions inadaptées et un mauvais contrôle des supporters. Pour le premier point, le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte souhaite voir "les sanctions d'interdiction de stade passer à un an".

 

Pour cibler les supporters indésirables, c'est une autre paire de manches. Car dans ce cas précis, le spectateur en question n'appartient à aucun groupe affilié, ne se trouvait pas dans les virages mais dans une tribune latérale à priori "clean". "C'est donc un cas isolé", indique Jacky Ancel, responsable de la sécurité au FC Metz. "Nous allons agir pour éviter que de telles choses se reproduisent. Nous envisageons ainsi d'exclure du stade les personnes qui se manifesteront verbalement de manière outrancière. Et cela ne concernera pas seulement les insultes racistes. Maintenant, je vous l'accorde, il va être difficile de repérer tous ceux qui crient Ho hisse en....". Responsabiliser les spectateurs et exiger des stadiers une attention supplémentaire serait déjà une première étape nécessaire.

 

Michel Lepoix a assuré que le nombre d'actes ou paroles racistes avait diminué. "Depuis deux ans, nous avons constaté une baisse significative des injures racistes proférées par des spectateurs à l'encontre de joueurs. Il y eu cette affaire et celle du joueur de Kébé, qui avait été insulté par des supporters bastiais. Ce sont toujours deux affaires de trop, mais je crois que la lutte contre le racisme dans les stades porte ses fruits. Il faudra rester attentifs et fermes, même si le risque zéro n'existe pas". On se demande par quels moyens ils évaluent la quantité de paroles nauséabondes entendue dans un stade. Le problème est en tout cas loin d'être résolu, le cas Ouaddou ne fait que le remettre sous le feu des projecteurs. Beaucoup de paroles mais peu d'action à prévoir.


Le président de VA ne perd pas le nord
Un petit malin a profité du remue-ménage autour de cette histoire pour proposer une solution soi-disant civique mais surtout positive pour son club. Francis Decourrière, le président valenciennois, a écrit au président de la République et à celui de la LFP pour réclamer un geste fort. La nature de ce geste ? "Je veux rejouer le match à Metz avec des enfants des écoles de Metz et de Valenciennes pour montrer qu'un match important et de haut niveau peut se dérouler dans de bonnes conditions. Et qu'à la sortie, on accepte le jugement sportif". Bravo M. Decourrière pour cet acte de grand courage et en rien motivé par la déception d'être l'une des seules équipes à avoir perdu à Saint-Symphorien. Pauvres messins...




OL - Man U : Le match en duels

Posté par Edouard le 20.02.08 à 14:12 | tags : ligue des champions, man u, ol
Plus que quelques heures d'attente et on saura si Lyon a les moyens de résister à la furie des Red Devils. Pour y parvenir, les Gones devront livrer une grosse prestation collective. Mais aussi gérer quelques duels clés face aux étourdissantes individualités mancuniennes.


Attention, Pancrate et C. Ronaldo, c'est pas la même choseGrosso - Cristiano Ronaldo
Depuis le tirage au sort des huitièmes de finale, l'opposition entre le champion du monde Italien et la star portugaise fait frémir tous les observateurs. Décrié pour ses nombreuses erreurs de placements qui ont coûté pas mal de but à l'OL cette saison, Fabio Grosso a pourtant conservé la confiance d'Alain Perrin. Ou plutôt celle de Jean-Michel Aulas qui avait peu apprécié que son entraîneur relègue l'ancien intériste sur le banc face au Barça (0-3), lors de la première phase, et a transféré à Lens son concurrent au poste d'arrière gauche, Nadir Belhadj.

 

Face à la vitesse et aux dribbles déroutants de Cristiano Ronaldo, on craint donc le pire pour Fabio, qui aura bien besoin du soutien de Sidney Gouvou, pressenti pour débuter ailier gauche, et de ses milieux de terrain pour stopper l'actuel meilleur joueur du monde. Lors du récent match amical Italie - Portugal (3-1), le Lyonnais ne s'en était pas trop mal tiré. Mais CR quitte plus souvent son côté droit en sélection qu'avec Manchester, et devrait se retrouver plus souvent dans la zone de l'Italien ce soir à Gerland.

 

ça rigolera moins tout à l'heure...Tevez - Boumsong / Squillaci
Si Wayne Rooney et C. Ronaldo accaparent l'attention des médias et s'imposent statistiquement comme le duo décisif de Man U (2,4 buts par match avec eux, 0,4 sans eux), il ne faudrait pas oublier la menace Carlos Tevez. Second meilleur buteur du club (11 buts en Premier League, 2 en C1), cette boule de muscle d'1,69 m risque de faire très mal avec son alliage d'impact physique et de vivacité. Capable également de décrocher, l'Argentin risque de poser un sérieux casse-tête à la paire Bousmong - Squillaci.

 

"Pour moi, c'est un joueur complet. C'est incroyable la vitesse à laquelle il s'est adapté à notre équipe et les progrès qu'il a réalisé sur le terrain peuvent être vus par tous", souligne d'ailleurs son coéquipier Ronaldo. "Carlitos" sait en prime se montrer décisif dans les grands rendez-vous, comme lors de la victoire sur Liverpool à Anfield, en décembre dernier, où il inscrivit le but de la victoire alors que Ronaldo et Rooney étaient passés à côté de leur match.

 

En 2005, Rooney avait mis Toulalan à quatre pattes, à qui le tour ?Toulalan - Rooney
Wayne Rooney étant pressenti pour évoluer dans une position décrochée derrière Tevez, museler l'attaquant anglais ne sera pas une mince affaire pour la défense lyonnaise. En plus de son travail face au milieu de terrain mancunien, Jérémy Toulalan risque de souvent retrouver le phénomène dans sa zone et devra épauler ses centraux pour l'empêcher de dicter le jeu avec ses remises en une touche vers Tevez ou Ronaldo.

 

Mais le "French Owen Hargreaves" (dixit le Guardian) a du coffre et emmagasiné suffisamment d'expérience avec Lyon et l'équipe de France pour relever le défi Rooney. Il vaudrait mieux, car si le baromètre de MU prend feu, la soirée pourrait se terminer en cauchemar pour les Gones.


Benzema, la lueur d'espoir de l'OLBenzema - Ferdinand / Vidic
Malgré tous les talents individuels à la disposition de Sir Alex Ferguson, la défense de Man U aura elle aussi du souci à se faire face à Karim Benzema, menace parfaitement identifiée par le manager écossais. Si "Big Benz" aime à se ballader sur tout le front de l'attaque, la paire axiale des Red Devils sera assurément sollicitée sur les percées du Français.

 

A priori intouchables sur le pan aérien, Rio Ferdinand et Vidic auront sans doute plus de mal à contenir le disciple de Ronaldo sur ses chevauchées balles au pied. D'autant qu'ils devront faire attention à ne pas commettre trop de fautes aux abords de la surface (because Juninho), en gérant les différences entre arbitrage européen et anglais.




C1 - 8es de finale : Arsenal - Milan AC, le choc des générations

Posté par Aurélien le 20.02.08 à 12:23 | tags : arsenal, ligue des champions, milan ac

Cette affiche est peut-être la plus séduisante de tous les huitièmes. Arsenal, la jeunesse incarnée, va défier le champion d'Europe en titre et tous ses vieux. Le jeu virevoltant des Gunners opposé au calme et à l'assise défensive des lombards. Une opposition de style parfaite qui devrait donner un grand match.

 

A domicile, les Gunners sont intraitablesLa forteresse des Gunners
Le monde du foot aura l'œil rivé sur cette rencontre, qui incarne la bataille entre l'insouciance de la jeunesse et la force de l'expérience. Ces deux clubs ne se sont encore jamais affrontés en Ligue des Champions. Leur dernière confrontation remonte à 1994 en Super Coupe de l'UEFA, bref une éternité. Seul Paolo Maldini a dû jouer cette rencontre. Eliminé l'année dernière à ce stade de la compétition par le PSV Eindhoven, Arsenal compte sur sa bonne tenue à domicile pour prendre l'ascendant sur Milan. En poule, les coéquipiers de Cesc Fabregas ont gagné leurs trois matches, inscrivant 12 buts et n'en concédant qu'un seul.

 

Arsène Wenger, soucieux d'ôter la pression sur ses joueurs, estime que "le Milan est favori" à cause de leur grande expérience justement. Pourtant, si l'on compare les saisons des deux équipes, il serait plus approprié de mettre son billet sur Arsenal. Les Gunners, leaders de Premier League, font trembler l'Angleterre et ce n'est pas la sévère défaite subie en FA Cup face à Manchester United samedi dernier qui va les stopper. "Les joueurs vont se remettre très vite, ne vous inquiétez pas. J'ai une grande confiance dans la qualité et le mental de cette équipe, ainsi que dans son ambition", assène Wenger, qui va s'asseoir pour la 100e fois sur le banc gunner en Ligue des Champions. Arsenal se méfie de la roublardise des trentenaires milanais mais se sent fort. Pourtant, les londoniens devront se passer des services de Tomas Rosicky, Robin Van Persie et du gardien Manuel Almunia. Jens Lehmann gardera donc les buts, nouvelle pas franchement rassurante.

 

La défense belle-gosse du Milan en reconnaissanceMilan, toujours les mêmes
Pour ce qui est du dernier rempart, c'est pire au Milan. Le nouveau titulaire du poste, l'Australien Kalac, est très incertain et Dida s'est blessé en se levant du banc de touche (si, si, c'est vrai) en Serie A dimanche dernier. C'est donc le vétéran (38 ans) Valerio Fiori qui pourrait garder les cages milanaises, lui qui n'a plus joué en équipe première depuis 2003 ! Pour le reste, Carlo Ancelotti pourra s'appuyer sur son ossature classique et devrait laisser le seul Alberto Gilardino en pointe. Le prodige Alexandre Pato patientera sur le banc.

 

Milan se présente à l'Emirates Stadium dans une petite forme. Distancé en championnat, auteur d'un triste nul 0-0 à Parme le week-end dernier, les Rossonero comptent beaucoup sur la Ligue des Champions pour égayer leur saison. Et sortent les crocs à l'instar de Clarence Seedorf. "A mon avis, même si Arsenal est aujourd'hui l'une des équipes les plus fortes en circulation en Europe, ils leur manquent encore beaucoup d'expérience. Nous sommes champions d'Europe en titre et nous avons remporté cette compétition à sept reprises. Nous savons comment sortir intact de cette confrontation". Surtout les clubs anglais réussissent bien au Milan. Ils avaient éliminé Manchester United en demi-finale l'année dernière avant de battre Liverpool en finale. Mais Arsenal est l'équipe la moins britannique du Royaume-Uni...




Roma - Real : La Louve s'était déguisée en agneau

Posté par Edouard le 19.02.08 à 22:49 | tags : as roma, ligue des champions, real madrid

Menée rapidement sur un but malicieux de Raul (9e) et dominée dans la possession de balle, l'AS Roma a sauvé les meubles en s'imposant face au Real Madrid dans ce huitième de finale aller de Ligue des champions. Les partenaires de Francesco Totti ont fait parler leur réalisme et leur sens tactique pour revenir au score par Pizarro (25e) et reprendre l'avantage grâce à Mancini après la pause (58e). Un court succès qu'il faudra défendre ardemment dans quinze jours au Bernabeu. Le résumé complet de Roma - Real

 

Dans les autres rencontres de la soirée, Liverpool s'est imposé devant l'Inter (2-0), réduit à dix après l'expulsion de Marco Materazzi, Chelsea a ramené le nul de l'Olympiakos (0-0) et Porto s'est incliné sur la pelouse de Schalke (0-1).

 

Bourreau de Lyon l'an passé, Mancini a cette fois fait mal au Real en inscrivant le but victorieux de la Roma - crédit : Panoramic



Camoranesi à l'amende

Posté par Aurélien le 19.02.08 à 17:38 | tags : insolite, justice, juventus

Mauro Camoranesi, le joueur de la Juventus, vient d'être condamné à payer 45 000 euros à un certain Javier Pizzo. La cause de l'amende, la blessure de ce dernier suite à un coup donné par l'Italo-Argentin en... 1995 !

 

Attention à l'amende!A l'époque, Camoranesi évoluait en ligue régionale argentine sous les couleurs d'Aldovisi. L'incident a eu lieu lors d'une rencontre face à Alvarado. La faute, le coup ou l'attentat, du futur champion du monde a provoqué une rupture des ligaments du ménisque et des tendons du genou. Chose qui peut arriver dans le foot et qui s'ensuit de plusieurs matches de suspension. Sauf que cette fois-ci, le dénommé Pizzo a amené l'affaire en justice. La chambre civile et commerciale du tribunal de Mar del Plata a ainsi ordonné un dédommagement de la part de Camoranesi.

 

Il faut ajouter que suite à sa blessure, Pizzo a été contraint d'arrêter sa carrière et est handicapé à vie. Expulsé directement après son agression, Camoranesi voit ressurgir cette histoire 13 ans après les faits. Si la plainte a été déposée il y a quelques années et si les répercussions sur Pizzo sont importantes, on peut se demander malgré tout si l'amende aurait atteint un tel montant si Camoranesi n'avait pas connu le même destin.

 

Cette histoire risque de faire transpirer à grosses gouttes Eric Di Meco, Cyril Rool et autre Franck Jurietti, qui auraient récemment contacté leurs avocats...




Le Joga Bonito, c'est dangereux (bis)

Posté par Edouard le 19.02.08 à 17:23 | tags : arsenal, foot en vidéos, man u, premier league
Gallas, pas content des griris de NaniSamedi, à Old Trafford, huitième de finale de la FA Cup entre Manchester United et Arsenal. Les Gunners sont en train de prendre une fessée (0-4) sur la pelouse de leur rival, quand le jeune Red Devil Luis Nani se lance dans une série de jongles devant Justin Hoyte qui finit le nez dans la pelouse et se relève pour mettre un petit taquet au Portugais qui avait écœuré la défense londonienne avec deux passes décisives et un but personnel. Venu à la rescousse pour découper l'énergumène, Mathieu Flamini manque sa cible. Pas William Gallas, qui lui réglera son compte deux minutes plus tard.

 

Sus au Nani
S'en suivit une passe d'arme dans la presse entre les managers des deux clubs. Selon Sir Alex Ferguson, "Gallas aurait dû être expulsé. L'arbitre doit regarder à nouveau les images. Il a frappé Nani par derrière. Il aurait dû être expulsé." Pour Wenger, bien sûr, "Nani a été très bon mais n'avait pas besoin de jongler avec le ballon. C'est un jeune joueur et il veut montrer ce qu'il sait faire. Peut-être qu'il retiendra la leçon." Un point sur lequel il fut rejoint par SAF : "Je ne crois qu'il doive faire ça, il n'en a pas besoin."

 

En septembre dernier, nous avions déjà évoqué sur ce blog le cas du brésilien Kerlon, victime d'un coup de coude dans le championnat brésilien pour avoir réalisé son dribble de la Foquina (série de jonglage de la tête où le défenseur ne peut pas vraiment intervenir) aux abords de la surface adverse. L'agresseur avait écopé d'une amende ainsi que de cinq matchs de suspension. Coupable d'un geste moins violent, Gallas a lui été épargné par la Ligue anglaise. Mais une question persiste : peut-on encore chambrer sur un terrain de football professionnel ?

 

C'est vrai, Nani se la raconte. Et alors ?Règle implicite 
Gestes courants jusque dans les années 70, voire 80, les dribbles d'humiliation semblent aujourd'hui bannis des terrains, comme si une règle implicite interdisait aux joueurs doués de tenter un geste technique dans l'unique but de foutre les glandes à son vis à vis. On a ainsi vu le Bordelais Franck Jurietti vertement tancer les Caennais, accusés de s'être pris "pour des Maradona" lors de leur net succès sur les Girondins (5-0). "Ils nous ont pris pour des cons, et je les attends au match retour", menaçait même le défenseur.

 

L'ancien attaquant anglais Duncan McKenzie, coutumier du fait dans les années 70, a donné sa vision des faits au Guardian. "J'ai bien ri. Je trouve que ce que Nani a fait était très plaisant à regarder. Ça fait plaisir de voir un peu de technique individuelle. Mais je peux aussi comprendre le point de vue de Ferguson et Wenger, pour être honnête. Le monde a changé et ce genre de truc n'est plus aussi prévalant que dans les 70's. A l'époque, les défenseurs nous mettaient la misère et ils méritaient largement qu'on leur rende la pareille de temps en temps. C'était notre revanche. Mais aujourd'hui, tous les matchs sont des gros matchs."

 

Si on peut comprendre qu'un footballeur n'apprécie que modérément de se faire mettre en boîte par un adversaire, justifier le recours à des gestes violents pour punir les contrevenants n'est pas pour autant tolérable. D'autant qu'il y a bien d'autres fléau - comme les simulations, les coups de coudes ou les contestations - autrement plus importants à traiter dans ce sport.

 

Le show de Nani :

 

 
Le coup de sang de Gallas :
 



2008, l'année de Cavé

Posté par Aurélien le 19.02.08 à 15:54 | tags : bordeaux, ligue 1

Les Girondins sont sur un nuage actuellement. 5 victoires et une défaite en 6 matches de Ligue 1 depuis la rentrée, 1 point de retard sur Lyon contre 6 à la trêve, 0 but encaissé depuis 3 rencontres, tous les voyants sont au vert. Cette bonne série s'accompagne de l'explosion du talent de Fernando Cavenaghi, devenu artilleur en chef de l'attaque bordelaise.

 

Une adaptation difficile
Que pensait Ricardo dimanche lorsqu'il a vu Cavenaghi inscrire deux buts ? C'est le coach brésilien qui était allé le dénicher au Spartak Moscou l'année dernière pour l'installer comme... remplaçant à Bordeaux. Aujourd'hui à Monaco, Ricardo peut se mordre les doigts de ne pas avoir donné sa chance au buteur argentin. Car ce dernier fait parler la poudre en cette année 2008 et est l'un des principaux instigateurs du bon parcours bordelais.

 

Pourtant, Laurent Blanc ne s'est pas appuyé tout de suite sur "Cavé". Blessé durant l'été (une pubalgie), il n'est apparu en Ligue 1 qu'à partir de la 12e journée. Barré par David Bellion et Marouane Chamakh, "El Torito" va profiter de la Coupe de l'UEFA (4 buts en 6 matches) et du départ du Marocain à la CAN pour dévoiler ses talents de buteur jusqu'alors entraperçu. "Je vous avais dit que c'était un buteur. Il l'a montré à chaque fois qu'il est rentré. C'est un joueur exceptionnel. Il avait juste envie de jouer, de montrer ses qualités", rappelle Alejandro Alonso, son coéquipier argentin.

 

Perdu à Moscou, retrouvé à Bordeaux
Des qualités que Cavenaghi avait exposées au pays avant de les oublier en Russie. Un parcours atypique pour un grand espoir du foot argentin. En trois saisons à River Plate, "Cavé" inscrit la bagatelle de 57 buts en 84 matches. Des statistiques qui l'envoient tout droit ... au Spartak Moscou, plus prompt à sortir 12 millions de son portefeuille que la Juventus ou l'AS Rome. Malheureusement, la Russie ne réussit pas à l'Argentin (12 buts en 52 rencontres), qui tombe dans l'oubli à l'instar de nombreux joueurs étrangers évoluant là-bas.

 

Bordeaux et Ricardo n'hésitent pas à investir 8 millions d'euros sur le joueur, pour le résultat que l'on sait. Désormais, la période de vache maigre est oubliée. En 2008, Cavenaghi a inscrit 8 buts en 6 matches de L1. Des statistiques effarantes, qui lui offrent le meilleur ratio temps de jeu/nombre de but (1 but toutes les 78 minutes) et qui rappellent aux supporters bordelais celles de Pauleta. "J'ai le but dans le sang, raconte-t-il. J'ai joué toute ma vie pour ça. Mais, comme il est impossible de marquer à tous les matches, je peux aussi jouer pour l'équipe".

 

L'explosion du jeune Argentin donne à Laurent Blanc le choix des armes pour composer son attaque, qui a tiré profit de ses différents buteurs à une période donnée. David Bellion était l'homme du début de saison, Chamakh était performant à l'automne, désormais c'est au tour de Cavenaghi d'apporter sa contribution. Il le fait tellement bien que les grands clubs européens se sont soudain souvenus de lui. Mais pas question qu'il parte, comme il le confiait au journal Sud Ouest aujourd'hui."Je suis très heureux ici, vraiment. Bordeaux est un grand club, j'aime me promener dans la ville, même si je sors peu. Et puis, si tout va bien, on devrait jouer la Ligue des Champions la saison prochaine. J'y ai juste goûté avec le Spartak Moscou, j'aimerais vraiment remettre ça". Et pendant ce temps là, à Monaco, Ricardo se tape la tête contre le mur.




C1 - 8es de finale : OL - Man U, priez pour eux

Posté par Aurélien le 19.02.08 à 14:15 | tags : ligue des champions, man u, ol

Lyon y est presque. Ce huitième fatal, qui va conditionner le reste de la saison. Face à l'OL, Manchester United ou l'équipe la plus sexy d'Europe. "Tout sauf MU" ,disait Alain Perrin, chat noir sur le coup. Lyon a une nouvelle chance de conquérir le cœur des Français en sortant un match d'anthologie face aux mancuniens.


Lire la preview complète

 




C1 - 8es de finale : Liverpool - Inter, profils opposés

Posté par Edouard le 19.02.08 à 13:10 | tags : inter, ligue des champions, liverpool
Malgré la forme éclatante de l'Inter Milan, leader de la Série A avec 11 points d'avance, et les difficultés domestiques de Liverpool, 5e de la Premier League, le champion d'Italie n'aura pas la tâche facile face à une formation qui a participé à deux des trois dernières finales de Ligue des champions.

 

L'an passé, Liverpool avait écarté le Barça en 8eLes Reds ont l'habitude
Tous les ans, depuis l'arrivée de Rafael Benitez à la tête des Reds, c'est la même rengaine. Liverpool dit rapidement adieu à ses ambitions en championnat et se concentre à fond sur la Ligue des champions. Un schéma qui a permis au manager espagnol d'atteindre deux fois la finale de l'épreuve, en 2005 et 2007, et d'offrir au club le plus titré d'Angleterre la 5e Coupe aux grandes oreilles de son histoire, record absolu outre-Manche. De quoi faire patienter les fans et les propriétaires du club qui attendent depuis plus de 20 ans un nouveau titre de champion national.

 

Considérée aujourd'hui comme une des formations les plus redoutées en Europe, l'Inter ne peut toutefois se prévaloir d'une telle réussite en Ligue des champions. L'an passé, les Nerrazzuri écrasaient déjà la Série A avec une facilité et une réussite déconcertantes mais s'étaient fait éliminé par Valence de la pire des manières (2-2 à San Siro, 0-0 à Mestalla). Un souvenir douloureux qui explique la prudence affichée par Roberto Mancini à l'heure de se rendre à Anfield, ce mardi, même si la modeste équipe de Barnsley (D2 anglaise) s'y est imposée ce week-end en Coupe d'Angleterre (2-1).

 

L'Inter avait lui quitté la compétition face à Valence en perdant les nerfsMancini se méfie
"C'est vrai qu'ils sont dans une mauvaise passe, mais ça signifie qu'il vont tout donner dans la Champions League ce qui pourrait les rendre encore plus dangereux", a prévenu Mancini. "Notre parcours en championnat a été excellent cette saison mais la C1 est un compétition différente. Deux matchs très durs nous attendant face à Liverpool. Si nous parvenions à nous imposer à Anfield, ce serait une victoire extrêmement prestigieuse."

 

En effet, si l'Inter a l'habitude de gagner tous les week-ends les doigts dans le nez (et parfois grâce à des décisions arbitrales généreuses), même avec une infirmerie remplie et Ibrahimovic sur le banc, comme samedi face à Livourne (2-0), une certaine lassitude s'est peut-être installé dans les rangs du club lombard. En tout cas, Benitez y croit : "Les joueurs ont confiance. Ils savent que c'est une toute autre compétition, alors nous allons essayer de gagner ce match, et je suis sûr que nous pouvons le faire." Réponse ce soir.




LdC - 8es de finale : Roma - Real, chacun ses problèmes

Posté par Edouard le 18.02.08 à 17:51 | tags : as roma, ligue des champions, real madrid
En attendant Lyon - Manchester United, mercredi (20h45 en direct sur TF1), la Ligue des champions passe aux choses sérieuses dès ce mardi avec le choc AS Rome - Real Madrid. Une affiche toutefois ternie par la mauvaise passe de la bande à Totti et la cascade de blessure qui s'est abattu sur les Merengue.

  

Casillas - Totti, des retrouvailles qui promettent - crédit : PanoramicLa clé Totti
En s'inclinant à Turin face à la Juventus (1-0), la Roma n'a pas préparé au mieux son rendez-vous européen avec le Real. Avec 11 points de retard sur l'Inter, le titre est quasi foutu pour les hommes de Luciano Spalletti et réaliser un bon parcours en Ligue des champions devenue une priorité. Problème majeur pour la Louve, son capitaine-emblème, Francesco Totti, n'est que l'ombre de lui-même et peine à retrouver sa condition physique. Et comme tout le jeu de la Roma passe par lui, ça ne flamboie plus tellement du côté du Stadio Olimpico depuis quelque temps.

 

"Totti doit être dans sa meilleure forme pour être déterminant face au Real. Je crois que la Roma peut très bien le faire, même s'ils devront résoudre quelques problèmes : Guti, qui peut être déterminant sur n'importe quelle action, et Van Nistelrooy, contre qui il faut être très attentif", a prévenu Fabio Capello, qui a entraîné les deux clubs, sur une radio romaine. Pour ne rien arranger, Aquilani et Panucci se seraient frité lors de l'entraînement du dimanche matin. "Ce n'était qu'une explication, les nerfs étaient tendus après le KO contre la Juve", a tenté de minimiser Spalletti, qui récupère le Brésilien Juan en défense centrale.

 

Schuster pourra compter sur le retour d'Heinze - crédit : PanoramicLe Réal décimé
Du côté du Real, en dépit d'une défaite face au Betis Séville (2-1), samedi, les résultats sont au rendez-vous. Mais les nombreux forfaits qui frappe les Madrilènes depuis le début de saison commencent à peser. Déjà privés de Christoph Metzelder (touché au pied), Pepe (cuisse droite), Javier Saviola (entorse du genou et de la cheville) et Wesley Sneijder (côte fracturée), Bernd Schuster a perdu Robinho (abdominaux) et Marcelo (mollet) contre le Betis et n'aura pas à réfléchir longtemps pour décider de son onze de départ.

 

En contre-partie, le technicien allemand enregistre le retour de Gabriel Heinze, le talisman de merengue (10 victoires et 3 nuls en 13 matchs avec l'Argentin), et Ruud van Nistelrooy, son principal atout offensif, qui a joué quelques minutes à Séville. Après 44 jours d'absence, le premier risque tout de même d'être un peu court physiquement. Mais Schuster n'a pas vraiment le choix.

 

Liverpool en plein doute
Dans les autres rencontres de la soirée, Liverpool reçoit l'Inter après sa dernière déroute face à Barnsley (1-2), équipe de D2 anglaise qui est venue s'imposer à Anfield en 8e de finale de la FA CUP. Eliminé des coupes nationales, à la rue en Premier League, les hommes de Rafael Benitez n'ont plus que la C1 pour sauver leur saison. L'Inter écrase lui tout sur son passage en Série A et espère en faire de même en Ligue des champions sur la pelouse des Reds. Qualifié surprise pour les 8e, l'Olympiakos reçoit de son côté une équipe de Chelsea qui a récupéré Frank Lampard et ses Africains (Drogba, Essien, Kalou, Mikel), tandis que Porto se déplace à Schalke.

 

Le sommaire de la Ligue des champions




Le week-end des français de l’étranger : Henry répond

Posté par Edouard le 18.02.08 à 13:53 | tags : liga, premier league, série a
Henry en pointe, ça le fait mieuxAprès avoir lancé la polémique sur son positionnement dans le 4-3-3 barcelonais dans la semaine, Thierry Henry a répondu sur le terrain en inscrivant le premier but de la victoire des Blaugrana à Saragosse (2-1) et devant la presse en précisant son propos. "J’ai dit l’autre jour que je jouerais là où l’entraîneur me met, mais le lendemain je lis des choses que je n’ai pas dites, des interprétations que les gens ont fait à ma place. Je le répète donc encore une fois, je me sens très heureux dans cette équipe." Petit bémol, le contrôle frappe du Français semble entaché d’une faute de main.

 

 
 

 

Sinama le vaut bien
Auteur d’un doublé le week-end dernier, Florent Sinama-Pongolle a poursuivit sa bonne série lors de la seconde victoire consécutive du Recreativo Huelva, face à la Corogne (3-2), qui remonte à la 15e place du classement. Après avoir concédé un penalty en se protégeant du bras sur un coup franc de Verdu, le joueur formé au Havre a signé le second but de son équipe d’une frappe canon, "qui valait à elle seule le prix du ticket d’entrée", dixit Marca.

 

Mais où est-ce que Rooney avait mis son pouce ? Gallas coule
En Coupe d’Angleterre, les Français d’Arsenal ont été moins à la fête face à Manchester United (0-4). William Gallas a vécu un match très difficile en défense centrale, tout comme le jeune Armand Traoré, titularisé à la place de Gaël Clichy, touché. Endeuillé, Bacari Sagna n’était lui pas sur la feuille de match. En face, Patrice Evra s’est montré plus à son avantage après un début d’année compliqué.

 

Mexès un peu juste
Dans l’autre grand choc européen du week-end, entre la Juventus et l’AS Roma, les Francesi ont également connu des fortunes diverses. David Trezeguet est sorti à l’heure de jeu et Philippe Mexès a commis la faute qui amène le but sur coup franc de Del Piero (1-0). Jonathan Zebina avait en revanche du feu dans les jambes face à son ancien club et  Ludovic Giuly a réalisé une bonne entrée en jeu dans la dernière demi-heure.




Bordeaux sur les talons de Lyon

Posté par Edouard le 18.02.08 à 12:20 | tags : bordeaux, ligue 1, ol

Si Marseille s'est rapproché du peloton de tête en venant à bout du PSG (2-1), dimanche dans le clasico, l'évènement de la 25e journée de Ligue 1 nous vient bien de Bordeaux, qui revient à un tout petit point de l'OL après son net succès sur Monaco (6-0).

 

Préservé en début de match en vue de la C1, Benzema n'a rien pu faireFin de la promenade ?
Après trois dernières éditions quasiment dominées de bout en bout, la promenade de santé de Lyon en L1 s'est achevée ce week-end. Certes, le sextuple champion de France demeure favori à sa propre succession, de par son expérience et la qualité de son effectif, et il faudra que Bordeaux tienne son rythme impressionnant (5 victoires et 1 défaite depuis la reprise) pour l'empêcher d'enchaîner sur un 7e sacre domestique. Mais une chose est à peu près sûre : cette année, les Gones ne se teindront pas les cheveux à 5 ou 6 journées de la fin.

 

Par la force de l'habitude, on aurait presque du mal à le réaliser. Pourtant, le championnat est bel et bien relancé. Il faut dire que l'OL ne s'était pas retrouvé dans une telle situation depuis la saison 2003/2004, où il comptait 4 points de retard sur Monaco après 25 journées avant de profiler du parcours européen des hommes de Didier Deschamps (finale de C1 perdue face à Porto, 0-3) pour s'offrir son troisième titre.

 

Micoud, Cavenaghi, Bellion, un trio en feu côté girondinsSuspens garanti
Depuis, Lyon n'avait eu de cesse d'écraser, au moins psychologiquement, le championnat dès l'hiver. En 2004/2005, Lille accusait un déficit de 7 points. L'exercice suivant, Bordeaux en comptait 9. Pire, l'an dernier un gouffre de 13 unités séparait Lens de l'OL à ce stade de la saison, mais il avait déjà grimpé à 17 au soir de la 18e journée, avec un suspens atomisé dès la fin octobre. Pas vraiment idéal pour l'intérêt sportif et commercial de la Ligue 1.

 

En chutant pour la seconde fois en un mois, et sur le même score (0-1), sur la pelouse du Mans, Lyon est repassé sous le seuil des 2 points pris par match (49 en 25 rencontres), moyenne dite du champion, et pourrait abandonner les commandes de la L1 au moindre faux pas. Ce ne sera probablement pas lors de la prochaine journée, qui voit Metz se rendre à Gerland. Mais le déplacement à Lille, dans quinze jours, puis la réception de... Bordeaux, quelques jours après le huitième de finale retour de C1 à Manchester United, nous en diront plus sur le vrai potentiel de cet OL 2007/2008 qui doit encore récupérer Cris et intégrer ses nombreuses recrues du mercato.

 

Gasset - Blanc, le ticket gagnant du coaching bordelaisBordeaux grand cru
En explosant Monaco (6-0) à Louis II, les Girondins ont eux fait forte impression et peuvent s'appuyer sur la forme du meilleur attaquant de ce début d'année, Fernando Cavenaghi encore auteur d'un doublé, pour maintenir la pression. A l'image de leur première mi-temps à Louis II (0-0 avant que la défense monégasque ne prenne l'eau après la pause), les hommes de Laurent Blanc n'affichent pas toujours la constance requise pour gagner un championnat. Mais lorsque les Bellion, Cavenaghi, Chamakh, Micoud (de retour !) et Wendel accordent leurs talents offensifs, ça fait très mal.

 

Laurent Blanc, qui n'est pas homme à se cacher et réalise une remarquable première saison en tant qu'entraîneur, n'hésite d'ailleurs pas à dévoiler son ambition : "Nous sommes en position de jouer le titre après ce match et j'espère que cela sera toujours le cas après le mois de mars et après avril. Nous verrons. Là, nous avons frappé un grand coup. Nous connaissions les résultats et nous savions qu'ils nous étaient favorables. J'ai dit aux joueurs qu'ils avaient tout à gagner. Ce qui s'est produit. Après, notre ligne directrice reste la même : prendre des points, mettre nos poursuivants à distance raisonnable et essayer de voir devant." Ça fait du bien de l'entendre.

 

Voir le classement et le calendrier de la Ligue 1

 

Les buts de Monaco - Bordeaux :

 




OM 2 - 1 PSG : Marseille ne blague pas

Posté par Edouard le 18.02.08 à 01:29 | tags : ligue 1, om, psg

Malgré un penalty inexistant accordé aux parisiens et transformé par Rothen (30e), la bonne série marseillaise s'est poursuivie dans le clasico de la Ligue 1. Sans trembler, l'OM a remis les pendules à l'heure par Taiwo (37e) et Niang (45e) avant la pause et géré en seconde période. Avec ce troisième succès consécutif en championnat, les Phocéens pointent à la 4e place, à trois petits points du 3e, Nancy. Le PSG, 16e, semble lui reparti pour une fin de saison galère.

 
Le résumé complet d'OM - PSG

 

Taiwo dans les bras d'Eric Gerets après son égalisation, tout un symbole - crédit : Panoramic

 




FA Cup - Manchester 4-0 Arsenal : Lyon tremble déjà

Posté par Louis Laffitte le 16.02.08 à 21:31 | tags : arsenal, man u

Manchester United s'est qualifié pour les quarts de finale de la Cup en humiliant Arsenal à Old Trafford (4-0); préparant ainsi parfaitement son déplacement dans trois jours à Lyon en Ligue des Champions. Pas de quoi se réjouir pour les Gones - battus dans le même temps au Mans (1-0) - que de voir une équipe sans Giggs et Ronaldo ne faire qu'une bouchée d'un Arsenal qu'on avait rarement vu aussi dépassé. Les Red Devils se placent ainsi comme les grandissimes favoris d'une compétition dont est sorti plus tôt Liverpool, éliminé à Anfield par les amateurs de Barnsley (1-2).

Balade mancunienne
Quand Man U est dans ce genre de forme, rares sont les équipes capables de l'arrêter. Et ce samedi à Old Trafford, il manquait vraiment beaucoup trop de choses à cet Arsenal-là pour enrayer la machine mancunienne.

Ce fut d'ailleurs très vite, très clair. Car si les Gunners débutaient les premières secondes du match dans la moitié des Reds Devils, elles furent peut-être les seules qu'ils passèrent au-delà de la ligne médiane de tout le premier acte.

D'ailleurs le second ne servit pas à grand-chose puisque tout suspense était mort à la pause. Manchester avait alors déjà frappé trois fois : d'abord par Rooney sur le deuxième temps d'un corner mal repoussé (1-0, 16'), puis par Fletcher de la tête à la réception d'un centre parfait de Nani (2-0, 20') et enfin Nani lui-même sur un enchaînement contrôle-demi-volée parfait (3-0, 37').

Arsenal à la rue
Trois buts à rien mais l'addition aurait pu être plus lourde tant Arsenal ne voyait pas le jour. Pourtant, Ronaldo et Giggs avaient été laissés au repos et Sir Alex avait choisi d'aligner un milieu de terrain Carrick-Flectcher-Anderson presque expérimental, et fait exceptionnel, le seul Rooney en pointe.

En face, Wenger, confronté à un effectif décimé par les blessures, récupérait certes Kolo Touré de retour de la CAN et avait sélectionné une équipe largement compétitive, mais manifestement pas assez.
Traoré et Hoyte, alignés sur les côtés de la défense, prenaient l'eau systématiquement devant Park et Nani, Gilberto se noyait face à Carrick et Anderson, et finalement seul le très décrié Lehmann parvenait à sortir son épingle du jeu.

Pire, les quinze minutes de pause, d'ordinaire propices à la remise à l'endroit des cerveaux, n'arrangeaient cette fois rien. Dès la reprise, Eboué, pris d'un coup de folie, prenait logiquement un rouge direct pour un tacle aérien dangereux sur Evra (48').

Eboué voit rouge
Réduits alors à dix, menés 3-0 et chambrés par des « Olé ! » depuis de longues minutes, ils ne restaient plus alors aux coéquipiers de Gallas qu'à préserver l'honneur. Ils ne le firent pas en marquant, mais en n'encaissant qu'un seul but de plus.

Dis comme ça, c'en est presque drôle. Mais pour eux, ça le fut moins sur la pelouse. Rooney, complètement en feu, passa ainsi à maintes reprises tout près du doublé (47', 49', 62', 63') mais trouva à chaque fois un Lehmann de gala.

Au tour de Lyon
Dans une enceinte goûtant chaque seconde de la démonstration, Fletcher parachevait finalement la balade des siens d'une tête au second poteau sur un nouveau centre de Nani (4-0, 74').

En perte de vitesse sur les trois derniers matchs, voilà donc les Mancuniens rassurés à l'heure de se remettre dans le grand bain de la Champions League. Arsène Wenger, en revanche, aurait certainement rêvé d'une autre préparation avant de se frotter au Milan AC.

 




Henry moins maintenant…

Posté par Aurélien le 16.02.08 à 09:00 | tags : fc barcelone, liga

Depuis son arrivée à Barcelone, Thierry Henry ne satisfait que trop peu. Il n'est pas le seul à mettre en cause dans ses prestations moyennes. Aligné blessé pour pallier les absences d'Eto'o ou déporté sur le côté gauche, l'ancien Gunner n'a jamais vraiment eu l'occasion de s'épanouir dans l'axe de l'attaque blaugrana. Avec l'émergence de Bojan Krkic et le retour d'Eto'o, il ne pourra peut-être jamais le faire.

 

Peu de buts pour ses débuts
Commençons par les statistiques : Titi au Barça, c'est 18 matches joués en Liga (16 fois titulaire), 6 buts inscrits, 5 passes décisives et 30 hors jeu (histoire de chipoter). Un bilan pas à la hauteur de ce qu'il produisait du temps de sa splendeur londonienne. Meilleur buteur de Premier League en 2002, 2004, 2005, 2006, la machine à marquer est devenu plus insipide en Catalogne. Il avait affirmé que son seul souci pour ses débuts était de bien s'acclimater au jeu barcelonais plus que de planter but sur but. Il a bien fait de prévenir.

 

Henry n'est pas en passe de réhabiliter le savoir-faire français si malheureux au Barça. Encensé à son arrivée, par les supporters et la terrible presse locale, le numéro 14 a suscité plus de commentaires réservés que de déclarations d'amour. S'il est toujours en odeur de sainteté, sa cote a quand même diminué. Lorsqu'il débarque en Espagne, le Français sait qu'il aura besoin de temps pour recouvrer la totalité de ses moyens. Pas de chance, Samuel Eto'o se blesse et Frank Rijkaard fait appel à Henry pour emmener son attaque, même s'il n'est qu'à 60 %. De la 3e à la 10e journée, Titi va évoluer en pointe, mais sur une jambe et demie. Résultat : 4 buts dont un triplé face à la lanterne rouge vif Levante. Correct mais pas reluisant pour un joueur qui a suscité tellement de passion autour de son transfert.

 

L'Anaconda penche à gauche
Et les choses ne s'améliorent pas vraiment en cette deuxième moitié de saison. Henry a désormais migré sur le côté gauche, à la demande de Rijkaard, ce qui ne lui convient qu'à moitié."Je n'ai pas l'habitude de jouer sur le côté. Durant mes 8 ans à Arsenal, je le faisais, mais en tant qu'avant-centre", a-t-il déclaré aujourd'hui. "Mais si l'entraîneur souhaite que je joue sur les côtés, je le fais sans problèmes. C'est à lui de décider du système de jeu à mettre en place à chaque match". L'attaquant français n'est pas du genre à créer des polémiques. Le coach néerlandais, durant l'absence d'Eto'o parti à la CAN, a définitivement adoubé le jeune Bojan Krkic. Le buteur maison, c'est lui, pas Henry.

 

Le système de jeu du Barça, tout en toque, a nécessité aussi une adaptation pour Titi, plus habitué à recevoir des ballons en première intention à Arsenal que de finir le travail après une séquence de 30 passes courtes. Le problème, c'est que Henry, féru de foot et grand connaisseur de son sport, devait savoir tout cela en débarquant au Camp Nou. Le Barça joue en 4-3-3 et possède avec Eto'o l'un des meilleurs 9 au monde. Le Barça aurait-il du changer son système de jeu pour mettre le Français dans les meilleures conditions ? Personne ne le pense. Sur le côté gauche, Henry n'a pas la même influence sur le jeu qu'il avait à Arsenal. De plus, ses prestations moyennes se ressentent en équipe de France. Beaucoup de monde s'est ainsi étonné de voir que Benzema rentrait à la place d'Anelka, étincelant, et pas à celle d'Henry, insignifiant, lors du match amical Espagne-France et le fait de réclamer un essai grandeur nature du duo Anelka-Benzema ne passe plus pour de la trahison nationale.

 

Passé du statut d'incontournable à Arsenal à celui de "joueur qui dépanne à gauche" au Barça, Henry reconnaît qu'il n'est plus le même et sait se montrer sévère à son égard. "On peut toujours mieux faire, je ne suis jamais content de mon rendement". Pourtant, il subit une pression positive de la presse catalane, occupée à traiter la déchéance de Ronaldinho, qui attend avec impatience de s'extasier sur une prestation du numéro 14. Les Christanval, Dutruel et autre Déhu ne pouvaient pas en dire autant.




Les révélations de la CAN 2008 (2/2)

Posté par Edouard le 15.02.08 à 18:03 | tags : can

La victoire de l'Egypte face au Cameroun (1-0), dimanche, est venue clôturer une Coupe d'Afrique des Nations riche en but et en émotions, où l'on aura également découvert quelques joueurs à surveiller. Seconde partie de notre petit tour d'horizon des talents plus ou moins nouveaux qui ont égayé cette CAN ghanéenne.

 

Zaki : Sauvé des eaux
Déjà important en 2006 lors du titre remporté à domicile par l'Egypte (il avait marqué le but de la qualification en demi-finale face au Sénégal), Amr Zaki s'est imposé comme une des pièces maîtresse de l'attaque des Pharaons au cours de cette édition 2008 de la CAN. Après un but décisif en quart de finale face à la Guinée (2-1), le Zaki show atteint son paroxysme en demi-finale face à la Côte d'Ivoire (4-1) avec un doublé inscrit en cinq minutes. Pas mal pour un joueur qui avait manqué de se noyer après avoir été jeté dans une piscine par ses coéquipiers. Un peu moins en vue en finale, le joueur d'El Zamalek a en tout cas marqué la compétition de son empreinte et pourrait retenter l'aventure européenne après un passage raté au Lokomotiv Moscou.

 

Manucho : Comme un beau diable
Pas manchot quand il s'agit de repérer les talents de demain, Sir Alex Ferguson avait déjà attiré Manucho Goncalves dans les filets de Manchester United fin décembre avant que ce dernier n'explose lors de la CAN avec l'Angola. Auteur de 4 buts en 4 matchs, dont un extérieur du pied culottée face à l'Egypte en quarts de finale, l'attaquant des Palancas Negras devra toutefois patienter avant d'obtenir un permis de travail en Angleterre. D'ici là, le club grec de Panathinaïkos profitera de sa puissance et de son sens du but.

 

Aboutreika : Le buteur engagé
Réduit à entrer en cours de jeu au cours du premier tour, l'égyptien Mohamed Aboutreika aura d'abord fait parler de lui en passant un message de soutien à Gaza après avoir marqué un doublé contre le Soudan (3-0). Titulaire à partir des quarts, il a vite fait oublier la polémique en démontrant un vraie talent de meneur de jeu et de finisseur dans le 3-5-2 de Hassan Shehata. Unique buteur de la finale face au Cameroun (1-0), le stratège d'Al-Alhy, le club égyptien qui rafle tout en Afrique, a consolidé son statut de meilleur joueur évoluant sur le continent noir. Mais à 29 ans, on peut se demander comment il n'a pas encore fait le grand saut.


Ils ont aussi fait parler d'eux :
Le Marocain Soufiane Alloudi (24 ans), auteur d'un triplé face à la Namibie mais blessé lors de ce même match ; Le Zambien Felix Katongo (23 ans), auteur de deux buts lors du premier tour, dont celui de l'égalisation face à l'Egypte (1-1) et recruté durant la CAN par Rennes ; le Ghanéen Antony Annan (21 ans), qui s'est progressivement imposé dans le milieu de terrain des Blacks Stars orphelin de Appiah et convoité par Chelsea ; L'Egyptien Ahmed Fathi (23 ans), à l'aise partout même en défense centrale et premier buteur des Pharaons contre la Côte d'Ivoire en demi-finale.




Ligue 1 - 25e journée : Les Africains sont de retour

Posté par Edouard le 15.02.08 à 16:57 | tags : bordeaux, les verts, ligue 1, ol
Un clasico (OM - PSG), une revanche de la Coupe de France (Le Mans - Lyon), des chocs entre équipe en danger (Lille - Rennes, Auxerre - Toulouse), une "affiche" de haut de tableau (Monaco - Bordeaux) et le retour des derniers africains partis à la CAN. Programme chargé pour cette 25e journée.

 

Matsui avait fait mal aux Lyonnais en quart de finale de la Coupe de la LigueLa chasse au Lyon 
Le duel à distance entre Lyon et Bordeaux se poursuit ce week-end avec le déplacement des Gones au Mans et celui des Girondins à Monaco. Avantage à l'OL ? Pas forcément. Le leader garde un mauvais souvenir de sa dernière visite au Stade Léon-Bollée (élimination 1-0 en quart de finale de Coupe de la Ligue) et risque d'avoir la tête à la Ligue des champions, avec la réception mercredi de Manchester United en huitième de finale aller. Et si Lyon a récupéré Keita, les Manceaux enregistrent les retours de De Melo, Romaric, Gervinho et Ib.Camara.

 

Bordeaux a de son côté perdu cette semaine à Anderlecht et reste en L1 sur une victoire sans brio face à Metz. Mais Laurent Blanc avait fait tourner son effectif en Coupe de l'UEFA et face à leur ancien coach Ricardo, aujourd'hui à la tête de Monaco, ses hommes auront à cœur de livrer une bonne prestation, comme à l'aller (2-1).

 

La pression monte pour Saint-Etienne et Laurent RousseyMalheur aux perdants
A l'autre bout du classement, la bataille sera aussi rude pour les équipes qui flirtent avec la zone de relégation - et Dieu sait qu'il y en a -, notamment dans les confrontations directes Lille (17e) - Rennes (14e) et Auxerre (16e) - Toulouse (18e) qui sentent la poudre. Sochaux (19e) jouera de son côté une de ses dernières cartouches face à Caen et Saint-Etienne (13e mais avec seulement trois points d'avance sur le TFC) accueillera Nancy la peur au ventre et en pleine crise. Lens (12e) compte lui autant de points que les Verts mais surfe une dynamique de victoire et devrait donner du fil à retorde aux Aiglons niçois.

 

Pendant ce temps, Valenciennes se rendra à Metz avec un groupe décimé par les blessures, notamment en défense. Antoine Kombouaré n'avait que 13 joueurs à sa disposition mercredi à l'entraînement et a même du rechausser les crampons pour pouvoir faire une opposition. Samedi, il risque de n'en avoir que 14 à aligner sur la feuille de match. Face aux Messins, il aurait même pu s'auto titulariser sans souci.

 

Clasico, coco
Si les deux frères ennemis sont une nouvelle fois loin de jouer simultanément les premières places du classement, le classique de la L1 sera malgré tout l'évènement du week-end. Pape Diouf a d'ailleurs veillé à ce que cet OM-PSG ne sombre pas dans l'oubli en lançant les hostilités dans la presse. Canal devrait mettre comme toujours les petits plats dans les grands, avec Laurent Weil à la quête des VIP en tribune et Zidane dans son habituel rôle de consultant-autiste.


Voir le calendrier de la 25e journée et le classement de la Ligue 1.




Coupe de l'UEFA : Les favoris au rendez-vous

Posté par Edouard le 15.02.08 à 12:05 | tags : coupe uefa
Si Bordeaux a chuté, mercredi à Anderlecht (1-2), la plupart des favoris engagés dans ces 16es de finale de Coupe de l'UEFA ont répondu présent au match aller, à l'image de l'OM qui devrait se qualifier sans soucis après son net succès sur le Spartak Moscou (3-0). De quoi assurer de belles affiches pour les tours suivants.

 

Vainqueur au Slavia Prague (2-1) sur deux buts de Dimitar Berbatov et Robbie Keane, Tottenham devrait ainsi retrouver le PSV Eindhoven, qui s'est imposé devant Helsingborgs (2-0), en huitièmes. La Fiorentina, Benfica, Everton ou le Werder ont également pris une option sur la qualification. Le Bayern s'est lui fait une frayeur à Aberdeen (2-2) mais a assuré l'essentiel en remontant deux fois le score par Miroslav Klose et Hamit Altintop.

 

Les deux couacs nous viennent en fait des clubs espagnols, notamment Villarreal qui s'est incliné mercredi sur la pelouse du Zénith St-Petersbourg (0-1), et devra cravacher au retour. L'Atletico Madrid a de son côté chuté à Bolton, sur un but d'El Hadji Diouf, en terminant la rencontre à dix suite à l'expulsion de Sergio Agüero. Accusé d'avoir craché en direction de l'arbitre, le prodige argentin risque une suspension de trois ou quatre matchs.

 

Les résultats complets :

Jeudi


Aberdeen (Ecosse) 2 - 2 Bayern Munich (Allemagne)
FC Zurich (Suisse) 1 - 3 Hambourg (Allemagne)
Rosenborg (Norvège) 0 - 1 Fiorentina (Italie)
Slavia Prague (Rép. tchèque) 1 - 2 Tottenham (Angleterre)
Bolton (Angleterre) 1 - 0 Atletico Madrid (Espagne)
Benfica (Portugal) 1 - 0 FC Nuremberg (Allemagne)

Mercredi

Zénith St-Petersbourg (RUS) 1 - 0 Villarreal (ESP)
Galatasaray (TUR) 0 - 0 Bayer Leverkusen (ALL)
AEK Athènes (GRE) 1 - 1 Getafe (ESP)
SK Brann Bergen (NOR) 0 - 2 Everton (ANG)
Werder Brême (ALL) 3 - 0 Sporting Braga (POR)
RSC Anderlecht (BEL) 2 - 1 Bordeaux (FRA)
PSV Eindhoven (HOL) 2 - 0 Helsingborgs IF (SUE)
Marseille (FRA) 3 - 0 Spartak Moscou (RUS)
Glasgow Rangers (ECO) 0 - 0 Panathinaïkos (GRE)
Sporting Portugal (POR) 2 - 0 FC Bâle (SUI)

 

Les seizièmes de finale retour se disputeront le jeudi 21 février.




OM-PSG J-2 : Pape attaque

Posté par Aurélien le 15.02.08 à 11:20 | tags : ligue 1, om, psg
On se demandait qui allait lancer la premier pique, qui se faisait sérieusement attendre. Sans vouloir mettre le feu aux poudres, il est possible de taquiner gentiment son adversaire et de rendre l'avant-match un minimum savoureux. Et c'est le président marseillais qui s'est lancé dans le bain des petites provocations.


"Pour moi, il représente un piège car Paris va venir en outsider, pendant qu'on fera de l'OM le favori, comme ce fut le cas il y a deux ans en finale de Coupe de France," a déclaré le président de l'OM devant la presse. "On connaît le résultat. C'est probablement le match le plus facile que Paris ait à jouer cette saison : on ne dira rien aux Parisiens en cas de défaite et en cas de victoire, ils rafleraient la grosse mise. C'est à nous d'être attentifs afin de ne pas tomber dans ce piège grossier." Piège grossier tendu par qui ? Les parisiens n'ont pas avancé qu'ils s'attendaient à se faire battre. Du moins ne l'ont-ils pas dit publiquement...

 

Autre olympien à gentiment tacler le PSG, Benoît Cheyrou, très en forme actuellement. Interrogé par L'Equipe sur le clasico, il avoue ne rien avoir ressenti de particulier au Parc des Princes à l'aller. "J'ai hâte de découvrir ce match au Vélodrome. J'avais été assez déçu par l'ambiance au Parc, que je n'avais pas trouvé très particulière lors du match aller, pas très différente, en tout cas, des matches que j'avais joués avec Auxerre ou Lille. Là, je m'attends à vivre quelque chose d'extraordinaire, et là en tant qu'acteur principal. Je suis content de vivre ça." Les supporters parisiens apprécieront.

 

On est loin des attaques incessantes par médias interposés d'il y a quelques années. Le respect mutuel entre les deux présidents, Diouf et Cayzac, contribue à apaiser des relations entre les deux clubs. La seule opposition devra se jouer sur le terrain. Plus que 3 jours...

 

MAJ : Pape Diouf a enfoncé le clou sur RMC. "Ici, il y a des turbulences et parfois quelques excès. Mais il n'y a ni haine ni entêtement borné. A Paris, ce n'est pas le cas puisqu'on a souvent vu un public très méchant. On ne peut pas englober tous les spectateurs du Parc des Princes dans ces remarques mais on sait très clairement qu'à Paris, il y a des gens qui se disent supporters, mais qui ne sont que des brigands. Ces gens-là n'existent pas à Marseille" Le président marseillais a l'air chaud...




Les révélations de la CAN 2008 (1/2)

Posté par Edouard le 14.02.08 à 17:52 | tags : a surveiller, can
La victoire de l'Egypte face au Cameroun (1-0), dimanche, est venue clôturer une Coupe d'Afrique des Nations riche en but et en émotions, où l'on aura également découvert quelques joueurs à surveiller. Petit tour d'horizon en deux parties des talents plus ou moins nouveaux qui ont égayé cette CAN ghanéenne.

 

Kameni : Dans la cage aux lions
Si bon nombre d'entre vous auront découvert le talent de Carlos Idriss Kameni au cours de cette CAN, en particulier lors de la finale où il a évité au Cameroun de se prendre une nouvelle volée face à l'Egypte, les férus du championnat d'Espagne connaissent déjà bien celui qui garde les cages de l'Espanyol Barcelone depuis quatre saisons. A 23 ans, l'expérience de ce gardien formé à la Kadji Sport Académie de Douala puis au Havre est déjà impressionnante (plus de 100 matchs en Liga, 32 sélections avec les Lions Indomptables, champion olympique à 16 ans). Finaliste de la dernière Coupe de l'UEFA et vainqueur de la Coupe du Roi 2006, Kameni (qui ne vient ni de Paname, ni de Marly Gomont) a franchi un cap sous la houlette de Thomas N'Kono, plus grand portier de l'histoire du Cameroun et entraîneur des gardiens à... l'Espanyol. Carlos attend désormais qu'un grand club vienne l'attirer dans ses filets.

 

Alexander Song : Une affaire de famille
Jugé encore un peu tendre par Arsène Wenger pour s'imposer dans l'entre-jeu d'Arsenal, le neveu de Rigobert Song n'aura pas tardé à convaincre Otto Pfister d'en faire une de ses pièces maîtresses au sein de la sélection camerounaise, malgré la concurrence des M'Bia, Makoun et autres M'Bami. Arrivé vierge de sélection au Ghana, il s'est imposé dans le onze de départ dès le deuxième match des Lions. Touché lors de la demi-finale, Alexander Song n'a malheureusement pu tenir qu'un quart d'heure lors de la finale perdu par face à l'Egypte (0-1) mais s'offre une incursion assez méritée dans le onze type de la CAN.

 

Hosni : Rattrapage réussi
Passé brièvement par la Ligue 1, à Strasbourg, avant de rentrer au pays suite à la relégation du club alsacien et une acclimatation ratée, Hosni Abd Rabo n'avait pu participer à la victoire des Pharaons lors de la CAN 2006 pour cause de blessure. Qu'à cela ne tienne, le joueur d' El-Ismaily se sera bien rattrapé lors de l'édition 2008 en s'imposant comme un des acteurs principaux du doublé égyptien. Tireur de penalty attitré, Hosny en aura inscri trois, plus un but dans le jeu, et surtout abattu un travail énorme au milieu de terrain. Ce qui lui a valu de décrocher le titre de meilleur joueur du tournoi, succédant à son compatriote Ahmed Hassan. A tout juste 23 ans, ce déjà pilier des Pharaons (46 sélections) a encore tout le temps de retenter sa chance en Europe. Le PSG, Bolton et Newcastle seraient sur les rangs.

 

Agogo : Mister Muscle Man
A 28 berges, Manuel "Junior" Agogo n'est plus vraiment un jeune premier. Après avoir bourlingué dans une ribambelle de clubs de seconde zone, principalement en Angleterre et dernièrement à Nottingham Forrest (D3), ce joueur robuste a pourtant créé la surprise en s'imposant avec 3 buts en 6 matchs comme la belle surprise des Black Stars du Ghana, au détriment du décevant Gyan Asamoah. "Il n'a pas arrêté de travailler et de progresser et je suis certain qu'il ne fera plus de vieux os en D3", juge son sélectionneur Claude Leroy. On saura bientôt si des clubs de première européenne sont prêts à tenter le pari Agogo.




OM-PSG J-3 : Ca se précise

Posté par Aurélien le 14.02.08 à 15:48 | tags : foot en vidéos, ligue 1, om, psg
Plus que 4 jours avant le clasico. Les Marseillais ont poursuivi leur bonne série en s'imposant au Vélodrome face au Spartak Moscou avec une nouvelle avalanche de buts. Le PSG continue de se préparer tranquillement et met de côté la pression entourant le match.

 

Apéro russe
Quoi de mieux pour se préparer qu'une bonne victoire face à un adversaire émoussé. C'est ce que se disent tous les supporters olympiens. Beaucoup plus utile que des oppositions à l'entraînement, cette rencontre a donné quelques indications. Benoît Cheyrou est l'homme en forme du moment, Djibril Cissé se sent à l'aise avec Mamadou Niang à ses côtés,le jeune Charles Kaboré est capable d'apporter un plus par son jeu long au milieu de terrain et Taye Taiwo cavale toujours autant. Voilà pour les satisfactions.

 

Il existe quelques légers motifs d'inquiétudes malgré tout. Jacques Faty n'a pas été particulièrement rassurant, au point de se faire sortir à la mi-temps par Eric Gerets. Ronald Zubar sera indisponible pour le sommet dimanche, tandis que Julien Rodriguez est toujours incertain. Les solutions de remplacement n'existent donc pas, à moins de faire reculer Lorik Cana d'un cran comme lors de la deuxième mi-temps face au Spartak. Ce qui paraît peu probable pour le clasico. Karim Ziani sera lui aussi absent dimanche, regrettable mais pas vraiment dommageable pour l'OM si Gerets aligne une nouvelle fois Mathieu Valbuena à droite.

 

Une semaine studieuse
Côté parisien, l'ambiance est au beau fixe, tout comme le soleil au-dessus de la capitale. Les joueurs s'évertuent à ne pas créer de polémique. "Il y a toujours cette rivalité qui existe mais ce n'est pas utile d'en rajouter et les gens se rendent bien compte de ça. C'est un match à trois points qu'il faut gagner comme les autres", expose Sylvain Armand sur le site de L'Equipe. Une volonté de dédramatiser l'évènement, partagée par son président Alain Cayzac. "Quand je vois que les Marseillais vont jouer à guichets fermés, les OM-PSG ont gardé leur saveur. Ils ont perdu, c'est vrai, un peu d'intensité au niveau des déclarations de présidents. Avant, il y avait des déclarations très belliqueuses et je crois que tout le monde fait attention maintenant aux excès de langage qui pourraient engendrer de la violence. Je crois que c'est la seule différence par rapport au passé. C'est un match important mais c'est aussi trois points !"

 

Paul Le Guen pourra compter sur la totalité de son effectif, excepté Didier Digard, qui se remet progressivement de son claquage. S'il reste fidèle à sa tactique du début de saison, Amara Diané et Peguy Luyindula devraient être associés à la pointe de l'attaque. Pedro Pauleta, souvent buteur lors des affrontements entre les deux clubs, rongera son frein sur le banc.

 

Et toujours en guise d'apéritif, le résumé du match aller au Parc des Princes :

 

 




Le malheur de Ronaldo

Posté par Aurélien le 14.02.08 à 12:29 | tags : infirmerie, milan ac, série a

Déjà victime de deux grosses blessures au genou droit durant sa carrière, Ronaldo s'est rompu hier soir lors du match Milan AC-Livourne le tendon rotulien du genou gauche. Durée estimée de l'indisponiblité : 9 mois. Ronaldo aura-t-il le courage de revenir une nouvelle fois sur les terrains ou est-ce la fin de la carrière de l'ancien meilleur attaquant du monde ?

 

Un (nouveau) genou à terre
"Dramma Ronaldo" pour le Corriere delleo Sport, "El final de Ronaldo" chez Marca, "La blessure de trop ?" dans L'Equipe. Le pessimisme l'emporte dans la plupart des médias européens. L'accident survenu au Brésilien hier soir pourrait entraîner la fin de sa carrière. Entré en jeu à la 60e minute de ce match en retard de Serie A, Ronaldo en est sorti 3 minutes plus tard, le temps d'obtenir un penalty et de se blesser. Le résultat du match passe au second plan devant la gravité de la blessure.

 

Pourtant à la vue des images, on ne repère pas vraiment le moment où l'attaquant est touché. A la retombée du saut, à l'impulsion, dans les airs ? Toujours est-il qu'une fois au sol, Il Fenomeno se tord de douleur. Les images de sa première blessure similaire avec l'Inter resurgissent immédiatement dans les esprits. La vue d'un Ronaldo en pleurs qui sort sur la civière fait froid dans le dos. Qu'on aime ou non le joueur, il est difficile de rester insensible à ce qu'il vit.


Le 21 novembre 1999, lors du match Inter-Lecce, il se rompt partiellement le tendon rotulien du genou droit. Opéré par le professeur Saillant, reconnu comme l'un des meilleurs chirurgiens, le joueur milanais reprend l'entraînement 3 mois après et apparaît à nouveau sur un terrain le 12 avril 2000. Mais dès sa première action de jeu, l'international brésilien est victime de la même blessure. Il mettra plus d'un an à s'en remettre. Il n'a alors que 23 ans. Aujourd'hui, à 31 ans, Il Fenomeno va-t-il avoir la force de se relever pour la troisième fois ? Cette blessure au genou, cauchemar du footballeur, risque de mettre un terme à la belle carrière du Brésilien. La plupart de ses coéquipiers et des dirigeants milanais sont en état de choc.

 

La fin de sa carrière ?
Adriano Galliani, vice-président du club, s'est ainsi exprimé au micro de Sky : "Même si la blessure ne touche pas le genou déjà blessé par le passé, c'est très grave. Sur le terrain, les joueurs ont été très perturbés. Dans le vestiaire, l'ambiance était irréelle. Voir des accidents graves arriver à un champion comme Ronaldo, c'est très dur pour tout le monde. C'est une épreuve pour lui, mais également pour nous tous." Leonardo, l'ancien joueur du PSG et de Milan racontait. "Il s'est tout de suite rendu compte de la gravité de la blessure. Il m'a dit : "C'est la même chose que la dernière fois"." Carlo Ancelotti, l'entraîneur lombard, montrait tout son désarroi. "Nous sommes tous très tristes de ce qui arrive à Ronaldo. Nous sommes inquiets pour lui. Je ne veux pas parler de fin de carrière car seul le temps nous dira si c'est le cas ou non. Nous, on reste proche de lui, on le soutient. Tous mes joueurs ont rapidement quitté le stade après la rencontre pour aller le voir à l'hôpital. C'est bien car il doit sentir que nous sommes présents pour lui. Cela l'aidera sûrement à s'en remettre."

 

Seul Silvio Berlusconi, le président du club, faisait preuve d'un optimisme forcé. "Il peut revenir. Il a un physique extraordinaire". Le Milan AC a témoigné une grande confiance à Ronaldo depuis son arrivée l'année dernière, malgré quelques polémiques sur sa manière de gérer son corps. Le club rossonero va-t-il être bon prince et renouveler le contrat du joueur, qui se termine en juin ? Blessé en début de saison, de retour le 25 novembre, à nouveau out quelques jours plus tard après une douleur au mollet ressentie durant son échauffement lors d'une rencontre de Ligue des Champions, Ronaldo était pourtant sur la bonne voie et semblait heureux de retrouver le terrain. L'idée d'évoluer avec Kaka et Alexandre Pato le motivait énormément. Celle de passer aujourd'hui sur la table d'opération du professeur Saillant l'enchante beaucoup moins.

 

Ici, la vidéo de la blessure :

 

 




Coupe UEFA : Marseille prend une option, Bordeaux une leçon

Posté par Edouard le 14.02.08 à 11:49 | tags : bordeaux, coupe uefa, foot en vidéos, om
Les troupes du général Gerets ont encore frappéMalgré une première mi-temps compliquée, l'OM a fini par s'imposer largement devant le Spartak Moscou (3-0), en 16e de finale aller de la Coupe de l'UEFA, et devrait se qualifier sans souci pour le tour suivant. Pour Bordeaux, défait à Anderlecht (2-1) et auteur d'une prestation médiocre, ce sera plus dur.

 

L'OM comme en 2004 ?
En dépit de l'imminente réception du PSG, dimanche au Vélodrome, Eric Gerets avait décidé de ne pas chambouler son équipe pour la venue du Spartak. Un choix doublement judicieux puisque ses hommes ont obtenu un résultat quasi-décisif face aux Moscovites et emmagasiné du coup encore un peu plus de confiance avant de se plonger dans la préparation du clasico de la L1. Et le 4-4-2 en losange chéri par le technicien belge et instauré depuis quelques matchs de s'imposer comme le schéma idéal pour permettre aux divers talents de l'effectif phocéen de s'exprimer pleinement.

 

Tout ne fut pourtant pas aussi simple pour les Olympiens que le tableau d'affichage veut bien le dire. "On avait bien analysé l'équipe du Spartak avant le match et on ne voulait pas changer notre système de jeu qui avait amené beaucoup de buts et d'occasions", analysait Gerets après la rencontre. "Je crois qu'au contraire, le Spartak a lui changé son fusil d'épaule en jouant très offensif. C'était un peu la roulette russe, si on peut dire." Avec ses quatre joueurs à vocation offensive, le club russe aurait même pu créer la surprise au Vél et profiter des errements de Jacques Faty, remplacé à la mi-temps par Kaboré, Lorik Cana glissant dans l'axe.

 

A cours de compétition en pleine trêve hivernale, le Spartak a sans doute pêché physiquement après la pause, tandis que les Marseillais se sont ressaisis pour trouver enfin la faille à l'heure de jeu grâce à un coup de tête de Benoît Cheyrou (61e), l'homme du match, qui allait ensuite servir Taiwo (68e) puis lancer Djibril Cissé, qui offrait le troisième but à Mamadou Niang (79e). Si la chemin vers la finale de la Coupe de l'UEFA est encore bien long, l'OM a en tout cas confirmé son attachement à cette compétition qui lui avait échappé en 2004 face à Valence.

 

Le résumé d'OM - Spartak :

Laurent Blanc en extase devant la prestation de son équipeBordeaux se gauffre
Dans le même temps, à Bruxelles, les Girondins ont donc dû s'incliner devant Anderlecht (1-2) sur deux buts en fin de match de Polak (79e) et Mbo Mpenza (90e+3). Une défaite qui s'est dessinée sur le tard mais néanmoins logique si l'on en juge la prestation médiocre des bordelais et l'ouverture du score de Jussiê (68e) sur un penalty très généreusement accordé à Fernando Cavenaghi.

 

Le turnover assez important effectué par Laurent Blanc n'est d'ailleurs sans doute pas étranger à ce revers. Une vieille rengaine pour les clubs français qui ont joué cette saison la Coupe de l'UEFA. Avec Wendel, Cavenaghi et David Bellion sur le banc, et un Gabriel Obertan qui a encore déçu en tant que titulaire, mais ne fut pas le seul à passer à côté du match, Bordeaux peut juste se réjouir d'avoir marqué à l'extérieur . "Nous avons permis à Anderlecht d'égaliser puis de gagner", a déploré Laurent Blanc. "C'est regrettable. Mais, bon, 2-1, rien n'est perdu. Au match retour, j'espère que ce sera meilleur dans le jeu." Nous aussi.

 

Le résumé d'Anderlecht - Bordeaux (en flamand) :

 

 
 
Pour finir sur une note d'humour, l'analyse du match par le plus célèbre supporter du RSCA, Joharno :

 




Roy Keane, le loup devenu agneau

Posté par Edouard le 13.02.08 à 17:58 | tags : insolite, premier league
Roy Keane le manager met des costards et reste poli en conférence de presse, beurk !Footballeur réputé pour son intransigeance, tant sur le terrain que dans les interviews d'après match, le passionnant Roy Keane aurait-il accouché d'un manager chiant comme la pluie ? C'est la théorie avancée par son biographe, Eamon Dunphy.

 

Langue de bois
Ancien joueur de Millwall, aujourd'hui consultant fort en gueule pour la télévision irlandaise, Eamon Dunphy a toujours défendu son Keano, y compris lors de ses pires frasques, et l'a même aidé à rédiger sa fameuse autobiographie, Keane - The Autobiography, où l'ancien briseur de jambe de Manchester United confessait sa vengeance sur Inge Haaland*. Mais pour Dumphy, écouter aujourd'hui une interview du manager de Sunderland est encore plus ignoble qu'un tibia qui fait une bosse dans la chaussette.

 

Un exemple ? "En tant que joueur, je ne me préoccupais pas de ça", a récemment déclaré Keano au sujet de son assagissement. "Je voulais juste les battre et je montrais très peu, voire aucun respect à quelque joueur que ce soit. Je suis clairement plus respecteueux en tant que manager. Rafael Benitez m'a beaucoup aidé. Arsène Wenger a été brillant". Pouah.

 

Une mièvrerie qui laisse Emanon Dunphy pantois : "Je connais bien Roy, et une chose qu'il détestait quand je le voyais et qu'on travaillait sur le livre était toutes les conneries qu'on pouvait entendre dans le discours des managers et des joueurs. Mais maintenant, il tient ces conférences de presse à rallonge chaque semaine, où il fait la promotion de David O'Leary ou Terry Venables comme futur manager de l'Ireland."

 

"Il explique combien il serait magnifique que la Premier League joue des matchs à l'étranger et est juste devenu une machine à citation. C'est assez extraordinaire C'est un homme aiguisé, intelligent et exceptionnel, et il a fini par sombrer dans cette horrible vacuité de la Premier League." Et oui, mêmes les pires rebelles finissent par ressembler à ce qu'ils ont combattu. C'est moche, mais c'est comme ça.


* "J'avais attendu assez longtemps. Je lui ai fait vraiment mal. La balle était là (je crois). Prends ça, enfoiré. Et ne te dresses plus jamais devant moi en disant que je feins une blessure."




Robben, attention fragile

Posté par Aurélien le 13.02.08 à 16:17 | tags : liga, real madrid

Transféré cet été au Real Madrid pour 36 millions d'euros, soit le plus gros transfert madrilène de l'année, Arjen Robben n'avait jusqu'à samedi pas eu l'occasion de dévoiler tout son talent. Lors de la fessée donnée à Valladolid (7-0), le Néerlandais a enfin pu se montrer à son avantage. Robben est de retour, pour combien de temps ?

 

Au moins, les défenseurs de la Liga ne connaissent pas trop son jeuUn bide avant Valladolid
"Pour moi ça a été un grand jour". L'ailier gauche ne parle pas d'une prestation fantastique face à un adversaire de haute volée. Non, ce qui le réjouit autant, c'est d'avoir participé à la correction infligée au promu Valladolid. Robben, auteur ce soir là d'un but et à l'origine de deux autres, retrouve juste le goût du terrain. Handicapé depuis son arrivée dans la capitale espagnole par de multiples blessures, il rendait sceptique les supporters madrilènes. Pourquoi avoir dépensé tant d'argent pour un joueur si fragile ?

 

Pedrag Mijatovic, le directeur sportif du Real, a toujours défendu sa recrue. "Les gens peuvent avoir de mauvais préjugés sur lui, mais il faut savoir qu'il n'a pas joué autant qu'il voulait", rappelait-t-il. "Il est arrivé blessé, puis il s'est rétabli. Et puis, il y a eu une nouvelle blessure contractée avec la sélection hollandaise. Maintenant, il essaye de revenir, mais il va rebondir et devenir décisif pendant les quatre, cinq prochaines années. Il n'a que 23 ans et il est bourré de qualités. On se doit de le mettre dans les meilleures conditions car mentalement ça ne doit pas être facile pour lui. Il est trop tôt pour dire que Robben est un fiasco. Il faut plus de temps pour pouvoir juger. Il nous sera d'une grande utilité, j'en suis sûr". Fort de ce soutien et enfin rétabli, l'ancien joueur de Chelsea semble enfin prêt à multiplier les matches.

 

Aïe, j'ai beau être au Real, j'ai malL'homme de verre
Il sait aussi qu'il aura besoin de temps pour retrouver son meilleur niveau. "J'espère aider l'équipe, mais après tant de temps sans jouer, c'est difficile pour moi". Apparu sur le terrain à seulement 9 reprises cette saison, il a inscrit son premier but samedi dernier. De quoi commencer à lui redonner un semblant de confiance. Tant que les blessures ne le rattrapent à nouveau. Le Real Madrid a souvent recruté par le passé des éternels blessés, comme Jonathan Woodgate ou bien Ronaldo. Cette saison d'ailleurs, ils ne voient que trop peu Christoph Metzelder et Gabriel Heinze.

 

Arjen Robben, malgré ses 23 ans, possède une carte d'abonnement à l'infirmerie. A Chelsea, sur trois saisons, il n'avait joué que 67 matches, sachant que les Blues en totalisaient une quarantaine par an. Ses fréquentes indisponibilités permettent surtout à ses remplaçants de briller, comme Joe Cole ou Shaun Wright-Phillips dans le club londonien. Au Real, jusqu'à présent, il n'a pas eu le temps de se faire une place de titulaire indiscutable. Mais c'est aujourd'hui l'occasion ou jamais. Robinho, l'habituel titulaire côté gauche, s'est blessé et sera absent durant une dizaine de jours. Le Néerlandais va donc avoir la possession de son couloir gauche qu'il aime tant pour le huitième de finale aller de la Ligue des Champions face à la Roma. "Ce sera un match délicat", prévient l'ailier. On ne lui souhaite qu'une chose, que son physique tienne le coup.




Nouvelle star : Fenin passe l'audition avec succès

Posté par Aurélien le 13.02.08 à 13:07 | tags : a surveiller, bundesliga, foot en vidéos
Après Lionel Messi, Bojan Krkic, Sergio Aguero, voici Martin Fenin. Il n'est pas brésilien ou argentin, mais tchèque. Il ne joue pas pour Barcelone ou Madrid, mais pour l'Eintracht Francfort. Moins sexy que les nouvelles stars du football mondial, Fenin devrait malgré tout faire beaucoup parler de lui.

 

Meilleur buteur d'une Coupe du Monde
Aussi prisé que la CAN ou la Copa America par les recruteurs et superviseurs, les championnats du monde des moins de 17 ou moins de 20 ans mettent régulièrement en lumière les futurs grands joueurs. Martin Fenin fait partie de ces grands espoirs. Repéré à 15 ans par le FK Teplice, un club tchèque, l'attaquant y signe un contrat professionnel. "Je n'ai pas eu un parcours d'enfant normal. J'ai gagné de l'argent dès l'âge de 15 ans, plus que les chômeurs de République Tchèque", raconte-t-il dans le quotidien allemand Bild.

 

Si ses prestations à Teplice n'attirent pas l'œil des recruteurs, celles qu'il effectue à la Coupe du Monde des moins de 20 ans au Canada à l'été 2007 amènent le gratin des clubs à le surveiller de près. Martin Fenin termine meilleur buteur de la compétition et la République Tchèque achève son parcours en finale battu par l'Argentine (1-2, but de Fenin). Ainsi, la Juventus, Arsenal ou le Werder Brême approchent le FK Teplice pour négocier la venue du jeune tchèque.

 

Un triplé pour commencer
Parmi les prétendants se trouvent aussi l'Eintracht Francfort, qui joue sa chance à fond et propose 3,5 millions d'euros, comme les autres. Ambitieux mais pas fou, le Tchèque choisit de rejoindre ce petit club, en décembre 2007, histoire de progresser tranquillement et surtout d'avoir du temps de jeu. Il explique ce choix à Bild. "D'abord, la Bundesliga est très semblable au championnat tchèque. Deuxièmement, il y a un stade magnifique avec une super ambiance. C'est pour vivre cela que je suis devenu footballeur. Troisièmement, je suis le plus gros transfert de l'histoire de Francfort. Cela montre à quel point ils croient en moi. Pour la Juve, payer 3,5 millions d'euros n'aurait rien voulu dire, cela aurait été différent." En tout cas, celui qui idolâtre Roberto Baggio a la tête sur les épaules.

 

Et ses débuts à Francfort sont tonitruants. Pour son premier match, Martin Fenin inscrit un triplé pour une victoire de Francfort 3-0 face au Herta Berlin. Impressionnant. Et il confirme les espoirs placés en lui en marquant à nouveau lors de son deuxième match et en offrant une passe décisive (victoire de Francfort 2-1 contre Bielefeld). Bref, il est impliqué sur tous les buts de son club depuis son arrivée. Déjà international tchèque (5 sélections), il part de plus loin que Bojan, intronisé à Barcelone, mais risque de vite rejoindre un gros club. Samedi prochain, le serial buteur et son équipe se déplacent à Rostock. Combien de buts au programme ?

 

Voici la vidéo de son premier match et de son triplé :

 




Adriano succombe à la mode du coup de boule

Posté par Edouard le 13.02.08 à 11:56 | tags : brésil, foot en vidéos
Adriano, faut pas le faire chierAlors qu'on pensait qu'Adriano avait retrouvé le moral en même temps que le chemin des buts sous les couleurs de Sao Paulo, où il est prêté par l'Inter jusqu'en juillet 2008, l'attaquant brésilien se retrouve au milieu d'une nouvelle polémique. Coupable d'un coup de tête lors du derby Sao Paulo - Santos (3-2), pourrait en effet être suspendu entre quatre et dix-huit mois si l'on en croit les textes qui régissent la justice brésilienne.

 

Beaucoup de bruit pour rien
A y regarder de plus près, l'affaire n'est pourtant pas si grave. Sur les images du match (voir vidéo ci-dessous), le soi-disant coup de boule a plutôt l'air d'un simple front contre front, sans doute répréhensible mais pas dans de telles proportions. Et si le code brésilien de la justice sportive prévoit effectivement une peine de 120 à 540 jours pour une agression physique, il semble peu probable qu'Adriano soit aussi lourdement puni.

 

Même Coelho, auteur d'un coup de coude autrement plus violent sur Kerlon dans le derby de Belo Horizonte, en septembre dernier, avait vu sa peine de 120 jours finalement réduite à 5 matchs. L'Imperatore devait donc s'en tirer au pire avec le même tarif. Tout en sachant que cette sanction ne portera que sur le championnat pauliste et ne l'empêchera pas de disputer la Copa Libertadores. Verdict lundi au tribunal de justice sportive de Sao Paulo.

 

Le résumé de Sao Paulo - Santos (Adriano rentre en action à 8:56) : 




La guerre des droits télé n'est pas terminée

Posté par Aurélien le 12.02.08 à 16:09 | tags : business, ligue 1
Les droits télé de la Ligue 1 continuent de faire jaser après l'attribution des douze lots proposés à Canal + et Orange. France Televisions, par l'intermédiaire de son directeur des sports Daniel Bilalian, ne digère pas la perte de son magazine dominical, tandis que Jean-Michel Aulas réclame une plus grande part du gâteau.

 

Guidé par l'appât du gain pour Bilalian, Thiriez défend les intérêts de la Ligue"Le constat est incontournable: pour la première fois depuis 31 ans, le compte rendu hebdomadaire des championnats de première et deuxième divisions n'est plus d'accès gratuit. Les millions de Français qui s'intéressent au football devront s'abonner une fois ou deux fois à des opérateurs cryptés payants. C'est un fait." Daniel Bilalian ne cachait pas son mécontentement le 7 février dernier après l'attribution des lots de la Ligue 1, dénonçant la "privatisation totale des championnats de première et de deuxième divisions". Rappelons que France 2 a proposé deux fois moins que lors du dernier appel d'offre pour conserver le magazine dominical et que la Ligue Française de Football est tenu par la loi d'attribuer le lot au plus généreux. Canal Plus a proposé près de 20 millions d'euros de plus que le service public pour l'obtention de cette tranche horaire.

 

France Télévisions ne capitule pas 
Une fois sa colère convenue passée, Bilalian a relancé le débat samedi, se déclarant "favorable à une loi qui donnerait aux chaînes gratuites un droit de cinq ou dix minutes d'images à chaque journée de Ligue 1". Ou comment appeler l'Etat au secours pour sauver ce qui peut encore l'être. Réplique de Frédéric Thiriez, président de la LFP : "Amis de France 2, vous ne nous avez pas laissé le choix, compte tenu de vos contraintes budgétaires et de nos contraintes légales. Alors n'essayez pas d'obtenir par la loi ce que le marché ne vous a pas donné."

 

France Télévisions essaie de capter du public grâce foot depuis plusieurs années maintenant, notamment avec la Coupe de la Ligue puis la Coupe de France, sujet à débat entre Bilalian et Raymond Domenech *. L'acquisition du magazine du dimanche (France 2 foot) ne devait pas être un coup opportuniste, mais des audiences moyennes et les contraintes financières du service public ne lui ont pas permis de reconduire une offre acceptable. On pourra effectivement regretter l'absence de visibilité du foot français sur les chaînes gratuites mais avec un peu de volonté et surtout par la magie d'Internet (sites de partage gratuits ou sites des clubs), les fans de foot auront des moyens de suivre le Championnat. Peut-être ne verront-ils que les buts mais cela ne les changera pas beaucoup de France 2 Foot, Denis Balbir en moins.

 

Aulas veut définitivement basculer dans le monde des grandsEt Aulas débarque
Mais comme il est difficile qu'un débat au sein du foot français ait lieu sans l'omniprésident Jean-Michel Aulas, ce dernier est venu ajouter son grain de sel. "Je discutais récemment avec mon homologue du Milan AC, Adriano Galliani. Le club touche beaucoup plus que nous, alors que les droits de la Serie A sont globalement inférieurs à ceux de la L1. C'est le problème de la philosophie de la répartition qui se pose. J'aimerais la faire évoluer progressivement.", a ainsi exposé Aulas. D'un côté il est désireux de voir les clubs français se développer, de l'autre il souhaite accaparer une plus grande partie des recettes au détriment des "petits". Sacré Jean-Michel. L'attribution des droits télé donne en tout cas lieu à de belles passes d'armes entre toutes les instances du football français. Si la LFP s'en est bien sorti, elle a de grandes chances de voir son système d'offres modifié d'ici 2012.


* France 2, détenteur des droits de la Coupe de France, refuse d'avancer la finale comme le souhaite Domenech pour bénéficier d'un plus grand temps de préparation en vue de l'Euro 2008.




Coupe de l'UEFA : Où en sont les adversaires des Français ?

Posté par Aurélien le 12.02.08 à 13:13 | tags : coupe uefa
Avant de vibrer pour les matches de Ligue des Champions dans une semaine, l'Olympique de Marseille et Bordeaux vont tenter de redorer le blason français en Coupe de l'UEFA ce mercredi. Leurs adversaires pour ces 16e de finale ? Le Spartak Moscou et Anderlecht. Des clubs au palmarès bien garni mais à l'actualité moins florissante.


Lui, c'est le Mozart du club russeUn Spartak de retour de vacances
A ce stade de la compétition, les clubs russes payent souvent leur manque de repères. Le Spartak a fini le championnat local le 11 novembre dernier et ses derniers matches officiels remontent au 16 décembre dernier face à Toulouse pour les rencontres de poule de la Coupe UEFA. Il est difficile de déceler une quelconque fraîcheur avantageuse pour les joueurs russes. Depuis 1997 et une demi-finale de C3, les moscovites n'ont jamais été au-delà des 16e de finale, stade fatidique. Ce fut notamment le cas en 2006, 2004, 2000, 1997 et 1992. L'année dernière, le Spartak se faisait éliminer par le Celta Vigo en 8e de finale. La date du match aller ? Le 15 février...

 

Moins connu que son voisin le CSKA Moscou, le Spartak démontre une belle régularité dans le championnat russe. Les moscovites ont terminé cette saison et pour la troisième fois consécutive deuxième du classement. Son effectif, majoritairement des russes, possède son lot de Sud Américains avec deux Brésiliens (Welliton en attaque, Mozart Santos Batista au milieu) et un Argentin (Christan Maidana). Le joueur phare de cette équipe reste Yegor Titov, ancienne gloire du football russe. Malgré les nombreuses sollicitations de clubs plus huppés, le milieu de terrain est resté fidèle au Spartak depuis ses débuts. Il a malgré tout défrayé les gazettes russes en étant contrôlé positif durant les éliminatoires de l'Euro 2004 et suspendu 12 mois. Club le plus populaire du pays, il a connu la faillite en 2007 mais est toujours en vie. Le pronostic reste favorable pour Marseille.

 

La saison noire d'Anderlecht
Le RSCA va mal. Seulement 6e de la Ligue Jupiler, Anderlecht a limogé son entraîneur Franky Vercauteren le 12 novembre dernier, remplacé par Ariel Jacobs. Le résultat n'est pas flamboyant. Depuis 1999, les Mauves n'ont jamais terminé au-delà de la 3e place, terminant 5 fois champion de Belgique. Le club de Bruxelles vit donc une saison noire pour l'année de son centenaire. Luttes intestines, recrutement loupé, Anderlecht est loin de son lustre passé. Elminié de la C1 par Fenerbahçe, Anderlecht compte bien sur la COupe UEFAEliminé au tour préliminaire de la Ligue des Champions par Fenerbahçe, les Belges n'ont plus que la Coupe de l'UEFA pour briller cette saison.

 

Car les Mauves sont réellement à la peine en championnat. Eux, les doubles champions en titre, sont à 11 points du leader Bruges et voient des clubs comme La Gantoise ou Beerschot passer devant leur nez. Autre preuve de la mauvaise passe traversée par Anderlecht, le départ de Walter Baseggio, symbole du jeu et de l'esprit bruxellois, montré en exemple par les supporters les plus fidèles, qui a rejoint Mouscron, dirigé par son ancien coéquipier Enzo Scifo, le 29 janvier dernier. Ajoutez à cela l'échec de la recrue française Cyril Théréau, prêté à Charleroi, et l'arrivée de Luigi Pieroni de Lens. Une saison bien mal engagée donc, à l'opposé de ce que connaît Bordeaux actuellement. Ce tour paraît donc surmontable pour les Girondins mais n'oublions pas qu'ils avaient été éliminés en 2002 de la C3 par... Anderlecht.




Arsenal s’échappe

Posté par Aurélien le 12.02.08 à 12:37 | tags : arsenal, man u, premier league

PreumsEn gagnant hier à domicile contre Blackburn, les Gunners ont profité du faux-pas de Manchester United, défait samedi, pour prendre le large en tête de Premier League. 5 points séparent désormais les deux clubs.

 

Arsenal impose son rythme
"Il reste douze matches à jouer. Nous en sommes en bonne position, nous pouvons y arriver". Arsène Wenger était très heureux à la sortie du match contre Blackburn. Ces hommes, sans être transcendants, ont réussi à prendre les 3 points grâce à deux buts signés Philppe Senderos et Emmanuel Adebayor. Arsenal n'allait pas laisser passer l'occasion de s'offrir une marge de manœuvre sur son rival pour le titre.

 

Après un début de saison tonitruant, tous les observateurs jugeaient les Gunners encore un peu tendres pour tenir le rythme sur la saison. S'il est vrai que le jeu léché des Londoniens n'est pas toujours au rendez-vous, les résultats positifs s'enchaînent. Avec une seule défaite au compteur, Arsenal renverse tout sur son passage. L'écart avec Manchester United n'a jamais été aussi grand depuis le début de la saison. Les Gunners ont donc désormais l'avantage psychologique. Alors que Man U paye actuellement son voyage de VRP à Riyad et l'absence de Wayne Rooney, Arsenal enregistre les retours de la CAN de Kolo Touré et Emmanuel Eboué.

 

Adebayor comme Ronaldo
Surtout, Arsène Wenger peut compter sur un Adebayor au sommet de son art cette saison. Son but hier soir l'amène à égalité avec Cristiano Ronaldo en tête du classement des buteurs. Le Togolais impressionne ceux qui pointaientAdebayor a pris une autre dimension à Arsenal du doigt un manque de poids offensif chez les Gunners. L'indisponibilité de Robin Van Persie n'est même plus un problème.

 

La prochaine journée ne devrait pas poser de problèmes aux canonniers qui se déplaceront à Birmingham. United ira batailler à Newcastle, équipe en difficulté mais capable de battre n'importe quel équipe du Big Four. Le match charnière aura lieu le 12 avril à Old Trafford pour ce qui ressemblera fort à une finale si les deux formations sont encore au coude à coude. Arsenal aura droit à une répétition grandeur nature samedi prochain pour le compte des huitièmes de finale de la Cup dans l'antre mancunienne.




OM-PSG J-6 : Que l'avant-match commence

Posté par Aurélien le 12.02.08 à 11:23 | tags : ligue 1, om, psg

Le clasico français est de retour dimanche et s'annonce passionnant. Si le PSG vivote dans le milieu de tableau, l'OM a effectué un bond au classement et une victoire face au rival parisien le rapprocherait de la Ligue des Champions.

 

Malgré l'engouement que suscite ce match, les Olympiens ont pour l'instant la tête à la Coupe de l'UEFA, qui reprend mercredi. Une bonne chose pour certains qui se satisfont d'enchaîner les rencontres dans cette période faste pour l'OM mais une crainte pour d'autres qui voient uniquement la perte de fraîcheur occasionnée en vue du match face au PSG. Pour l'équipe de la capitale, la semaine sera plus calme et les entraînements entièrement dédiés à la préparation du clasico. Dans les deux camps, aucun joueur n'est d'ores et déjà forfait pour le choc.

 

Pour commencer à vous mettre en appétit, voici le résumé du OM-PSG de l'année dernière (le seul disponible sur les sites de partage est orienté pro-PSG, je préviens les fans marseillais) 

 




La bataille du maintien

Posté par Aurélien le 11.02.08 à 18:38 | tags : ligue 1

Trois petits points séparent le 12e de Ligue 1, le PSG, du 18e, Toulouse. Pour tous les clubs compris dans cette zone, les achats d'un rétroviseur et d'une calculette sont obligatoires. Car tout ce petit monde est susceptible de descendre en L2. Tour d'horizon des forces en présence.

 

Paris et Lens ne sont pas sauvés mais personne ne craint pour euxParis, 12e, 30 points
Paris a vaincu le syndrome du Parc des Princes durant le mois de janvier et, à défaut de gagner tous ses matches, ne perd plus à domicile. Rester maître chez soi est une des conditions à respecter pour ne pas descendre à l'échelon inférieur. Si le jeu proposé par le club de la capitale est souvent indigent, sa défense est elle devenue imperméable et n'a encaissé qu'un seul but en 7 matches. De quoi rassurer. Par contre, le calendrier des prochaine semaines s'annonce démentiel avec les déplacements à Marseille et à Bordeaux et la réception de Monaco. Paris en saura plus au sortir de ces 3 matches.
Chances de survie : 75 %

 

Lens, 13e, 30 points
Le tandem Jean-Pierre Papin - Daniel Leclercq ne fait plus rire personne. Depuis la déroute initiale à Paris début janvier, Lens a enchaîné par 3 victoires et un nul, qui plus est contre des équipes de haut de tableau. Les trois recrues hivernales ont apporté une véritable plus-value. Toifilou Maoulida marque but sur but, chose qui n'était pas acquise. Nadir Belhadj apporte sa technique et son sérieux à un côté gauche trop souvent délaissé par le passé et le jeune Loïc Rémy, prêté par l'OL, a marqué et livré un bon match pour ses débuts. Bref, le Racing a enfin lancé sa saison et devrait s'éloigner assez vite du ventre dangereusement mou.
Chances de survie : 90 %

 

La situation des rennais et des verts est préoccupanteRennes, 14e, 30 points
Le Stade Rennais inquiète. Contrairement à Lens, il s'enfonce dans une spirale négative. Le changement d'entraîneur n'a pas provoqué le choc espéré. Rennes brille par son inefficacité offensive surprenante vu la présence de joueurs de talent comme Pagis, Wiltord, Briand ou Leroy. La sauce ne prend pas et le style Guy Lacombe ne fonctionne pas pour l'instant. L'attaque reste aphone et la défense est chancelante. Sans ses Africains Stéphane Mbia et John Mensah, l'arrière-garde bretonne emmenée par Petter Hansson a été désastreuse. Les deux hommes sont attendus avec impatience pour redonner un semblant de solidité à une équipe plus que jamais fébrile.
Chances de survie : 60 %

 

Saint-Etienne, 15e, 29 points
La grande énigme. L'inconstance et l'instabilité sont les maîtres mots du club stéphanois. Que ce soit sur le terrain ou en coulisses, Saint-Etienne se ridiculise actuellement. Incapables de vaincre à l'extérieur depuis le 20 octobre, les Verts ont coulé samedi à Strasbourg (0-3, deux expulsés). Un revers accentué par les déclarations de l'entraîneur Laurent Roussey, qui accuse à peu près tout le monde des mauvaises performances de son équipe. Il n'est pourtant pas exempt de reproches, tant sur le coaching que sur ses relations avec les joueurs. Ces derniers semblent parfois désabusés devant les choix et les déclarations de leur entraîneur. La lutte intestine entre les deux clans présidentiels, Bernard Caïazzo d'un côté et Roland Romeyer de l'autre, n'arrange pas les choses, tout comme la possible indisponibilité de Jérémie Janot jusqu'à la fin de saison. Saint-Etienne est en tout cas loin d'être rassurant et sera en grand danger si il ne parvient plus à gagner dans son Chaudron.
Chances de survie : 40 %

 

Lille et Auxerre, deux équipes qui pêchent en attaqueAuxerre, 16e, 29 points
Premier relégable avant son match à Rennes, Auxerre a réalisé une belle opération en gagnant au stade de la Route de Lorient. Une victoire qui donne un peu d'air aux hommes de Jean Fernandez. Le retour de Sammy Traoré, sorte d'homme providentiel, a fait un bien fou à la défense icaunaise. Avec Benoît Pedretti aux manettes et le roumain Niculae en pointe, l'AJA paraît bien pourvue et reste sur 5 matches sans défaite. La réception de Toulouse le week-end prochain va s'avérer déterminante pour la suite. Un nouveau faux pas et le club de l'Yonne replongerait dans la zone rouge. Le point noir est la différence de buts négative (-11), qu'il va falloir atténuer au maximum.
Chances de survie : 50 %

 

Lille, 17e, 28 points
Les départs de plusieurs joueurs cadres et l'arrivée d'inconnus faisaient craindre une saison moyenne pour Lille, ou plutôt de transition comme disent les dirigeants. Drôle de transition que vivent les hommes de Claude Puel, qui squattent le bas de tableau en raison d'une quantité industrielle de matches nuls (13 exactement). Les problèmes lillois sont essentiellement offensifs. L'arrivée de Pierre-Alain Frau n'a pour le moment pas bouleversé le rendement de l'attaque des Dogues. Surtout Lille s'apprête à rencontrer un concurrent direct, Rennes, puis Lyon et Bordeaux. L'ambiance doit être particulièrement studieuse actuellement...
Chances de survie : 35 %

 

Toulouse va retrouver Achille Emana, qui lui a beaucoup manquéToulouse, 18e, 27 points
Le TFC pâlit de plus en plus. Pour la première fois en position de relégable, les hommes d'Elie Baup doivent cette position à une erreur d'arbitrage et au penalty généreusement accordé aux nancéens samedi soir. Blessures à répétition, décisions arbitrales en leur défaveur, malchance, les Toulousains montrent des signes inquiétants de scoumoune qui accompagne généralement les futurs relégués. L'équipe qui s'était qualifiée pour la Ligue des Champions l'année dernière n'y arrive plus et ne s'en remet qu'aux coups de génie d'un Johan Elmander qui passe plus de temps à l'infirmerie que sur les terrains cette saison. Une nouvelle fois touché à Nancy, il est incertain pour la rencontre décisive face à Auxerre samedi prochain. Et sans son Suédois, Toulouse peine encore plus.
Chances de survie : 20 %

 

Sochaux, 19e, 23 points
Les Lionceaux sont détachés mais ne sont pas encore morts. Il y a du mieux depuis l'arrivée de Francis Gillot aux commandes du club et l'ampleur de la défaite à Gerland samedi ne reflète pas la physionomie du match. Les sochaliens n'ont pas démérité, tenant le nul jusqu'à 15 minutes de la fin. 19e depuis la 14e journée, les Sochaliens ont eu le mérite de ne pas se faire décrocher. Le challenge est de taille mais une bonne série sur les 4 prochains matches (Caen, Strasbourg, Rennes, Toulouse) pourrait relancer les vainqueurs de la dernière coupe de France.
Chances de survie : 10 %




Le week-end des Français de l'étranger : Sinama rigole

Posté par Edouard le 11.02.08 à 16:57 | tags : liga, premier league, série a

Moins prolifique que la saison passée (12 buts en 34 matchs, soit la meilleure saison de sa carrière), Florent Sinama-Pongolle a retrouvé la mire ce week-end sur le terrain de l'Espanyol Barcelone, 5e de la Liga. Auteur des deux buts de son équipe (une frappe du gauche dos au but et un centre repris au second poteau) en moins de dix minutes, le Français offre une victoire inespérée au Recreativo Huelva, qui s'extirpe du coup de la zone de relégation. Mais pas trop quand même (17e avec un point d'avance sur La Corogne).

 

Lassana's hold up
Malgré la piètre prestation de son équipe, Lassana Diarra et Portsmouth sont repartis du Reebok Stadium de Bolton avec les trois points (1-0) et un but victorieux à l'actif de l'ex-Gunner. Largement hors-jeu sur l'action, l'international français ne s'est toutefois pas privé de planter son premier pion en Premier League, signant là un des plus beaux hold up de la saison en Angleterre, Bolton ayant dominé l'essentiel de la rencontre sans parvenir à tromper la vigilance de David James.

 

Kaboul bamboule
En Premier League, toujours, les Frenchies de Tottenham ont plutôt bien participé à la victoire des Spurs sur la pelouse Derby County (3-0), hôte il est vrai assez généreux. Les Londoniens auront tout de même attendu la 68e minute et un frappe de Steed Malbranque repoussée par Caroll dans les pieds de Robbie Keane pour ouvrir la marque, avant que Younes Kaboul, entré en jeu à la place de Dawson, ne creuse l'écart d'une belle reprise dans la surface. Annoncé sur le départ après l'arrivée d'Alan Hutton, Pascal Chimbonda s'en est lui bien tiré dans son nouveau rôle de latéral gauche.

 

C'est du Giuly
Enfin, des nouvelles des Francesi de la Roma, Philippe Mexès et Ludovic Giuly, tous deux titulaires lors de la victoire de la Louve sur la Reggina (2-0). Aligné à la place de Perrotta, Giuly s'est notamment illustré en éliminant deux défenseurs et en plaçant une frappe repoussée par Campgnolo dans les pieds de Mancini sur le second but romain. Et pendant ce temps, Jérémie Toulalan joue milieu droit en équipe de France...




Rennes à la peine

Posté par Aurélien le 11.02.08 à 12:58 | tags : ligue 1
Lacombe tente de replacer Wiltord, pas encore remis de sa sortie de la veilleAppelé mi-décembre au chevet d'une équipe rennaise traumatisée par 7 défaites consécutives, Guy Lacombe ne parvient pas à redresser et le moral des troupes et le niveau de jeu. 13e à 5 points du premier relégable à son arrivée, Rennes est aujourd'hui 14e à 3 points de la 18e place.

 

6 points sur 18 possibles
On pensait que le pire était derrière pour le Stade Rennais. Ces 7 défaites qui l'avait écarté du podium pour l'installer dans la deuxième partie de tableau. On pensait que le retrait de Pierre Dréossi provoquerait une réaction chez les joueurs. On croyait enfin que la victoire acquise lors de la 20e journée à domicile face à l'OM était synonyme de renouveau. Et bien on avait tout faux. Que ce soit avec Dréossi ou Lacombe, les Rouge et Noir trainent leur peine, à l'extérieur comme à domicile. La défaite au Stade de la Route de Lorient face à Auxerre montre que Rennes est loin d'être rétabli.

 

La méthode Lacombe ne semble pas porter ses fruits. Avec 1 victoire en 6 matches depuis son arrivée, il est en tout cas difficile de prétendre le contraire. La carte jeune que l'homme à la moustache abat partout où il passe, est pour le moment inefficace. Fidèle à sa réputation, Lacombe lance des néophytes dans le grand bain. Après Mulumbu et Chantôme à Paris, voilà Lemoine et Echiejile au Stade Rennais. Autre thème apprécié de l'ancien coach guingampais, la rupture, appliquée ici avec Etienne Didot, joueur emblématique du club breton. Titularisé deux fois seulement par Lacombe, le milieu de terrain a été sorti samedi soir à la pause, alors que son équipe était menée 1-0. Explication du coach : "Il se posait beaucoup de questions ces derniers jours. Il n'est pas bien dans sa tête...".

 

Lacombe a réussi à faire douter Didot de ses capacitésAu tour de Didot
Connu pour son relationnel difficile, Lacombe s'est toujours déniché une tête de Turc dans les clubs qu'il a entraîné. On se souvient de Mickaël Pagis à Sochaux, de Vikash Dhorasoo et Jérôme Rothen au PSG. Etienne Didot prend la relève aujourd'hui, au grand désarroi des fans bretons. Autre sujet d'inquiétude, la défense rennaise qui n'apporte aucun gage de sérénité. "J'espère que les retours de la CAN (Mensah et M'Bia) vont apporter une meilleure assise défensive. Pour le moment, on possède une défense un peu remaniée. Là, Auxerre en a bien profité... ", ose Guy Lacombe. Les rennais ont encaissé au moins un but lors des 5 dernières rencontres. Le suédois Petter Hansson semble toujours à la limite. Heureusement, John Mensah et Stéphane Mbia rentrent de la CAN...

 

La défaite contre Auxerre force les rennais à regarder derrière eux et à envisager le maintien comme premier objectif. "J'ai souvent dit ces dernières semaines qu'on était convalescent, mais on se serait bien passé d'une rechute. Rennes a montré ses limites d'équipe. J'espère que ce résultat va faire comprendre à tout le monde la situation dans laquelle on est", prévient le technicien moustachu. Loin de ses ambitions de début de saison, les Rouge et Noir vont devoir batailler le week-end prochain à Lille, autre club en difficulté. Pas la meilleure destination pour tenter une énième fois de se relancer.




Le Real écœure la Liga

Posté par Edouard le 11.02.08 à 11:54 | tags : liga, real madrid

Après le nul du FC Barcelone sur la pelouse de Séville, samedi, le Real Madrid a repris ses distances en tête de la Liga en explosant Valladolid (7-0), dimanche à Santiago Bernabeu. Un score un brin flatteur pour des Merengue qui auront souffert en début de match, mais à l'image d'une saison où tout semble réussir aux champions en titre.

 

Sept à la maison
Pour ceux qui avaient cru la Liga relancée le week-end dernier, le Real Madrid a démontré ce dimanche que sa défaite inattendue à Almeria (0-2), la 3e de la saison, n'était qu'un simple faux pas. Même dominés à la possession de balle (60% pour Valladolid dans la première demi-heure), décimés derrière (seulement 4 défenseurs valides) et limités offensivement par les absences de Ruud van Nistelrooy, forfait, puis Robinho, sorti au bout d'un quart d'heure, les joueurs au maillot blanc restent irrésistibles et capables de concrétiser la moindre opportunité qui s'offre à eux.

 

Les deux oubliés de la sélection espagnole, Raul et Guti, auront été les principaux acteurs de la folle soirée madrilène, inscrivant chacun un doublé avec en prime, pour le second, trois passes décisives. Les gauchers étaient à la fête, y compris Arjen Robben, qui n'avait plus été titulaire depuis des mois, et Royston Drenthe, entré à la place de Robinho. Julio Baptista ouvrait d'ailleurs les hostilités suite à un travail de l'ancien ailier de Chelsea, qui n'a pas encore justifié les 36 millions d'euros déboursés pour lui ce été mais a retrouvé le sourire avec deux passes décisives et un but personnel au compteur.

 

Vu l'ampleur du score, il paraît bien sûr déplacer de souligner les difficultés qu'a pu rencontrer le Real Madrid devant son public. Pourtant, Valladolid aurait pu cueillir à froid Bernabeu avec sa bonne entame de match. Mais rien ne semble pouvoir arriver à ce Real-là, qui n'a eu aucun scrupule à jouer le contre à domicile et vogue plus que jamais vers un second titre consécutif de champion d'Espagne.

 

Les buts de Real Madrid - Valladolid :

 





Nice 0-2 OM : Marseille fait chuter les Aiglons

Posté par Aurélien le 10.02.08 à 23:43 | tags : ligue 1, om

Un an que les niçois n'avaient pas perdu dans leur stade du Ray. Et ce sont les marseillais qui sont venus imposer leur loi à Nice, au terme d'un derby rythmé. Mamadou Niang et Djibril Cissé ont fêté leurs retrouvailles par un but chacun. Côté niçois, les arabesques du jeune Anthony Modeste auront fait trembler la défense olympienne sans jamais la faire craquer. L'OM est 5e, à deux points de ses victimes du soir.

 

Lire le résumé complet du match

 




CAN 2008 : L'Egypte sur le toit de l'Afrique

Posté par Edouard le 10.02.08 à 21:49 | tags : can
Implacables, les tenants du titre égyptiens ont imposé leur loi au Cameroun en finale de la CAN (1-0), grâce à un but de Abou Treika offert par Mohamed Zidan (78e) venu logiquement concrésiter leur domination. Les Lions indomptables n'auront jamais vraiment inquiété des Pharaons qui assoient un peu plus leur domination sur le football africain avec ce 6e succès dans l'épreuve.

 

Le résumé complet de Cameroun - Egypte

 

 

 

Déjà vainqueur en 2006, l'Egypte s'impose comme la plus grande nation du football africain - crédit : Panoramic




Chelsea 0-0 Liverpool : Circulez, y'a rien à voir...

Posté par Louis Laffitte le 10.02.08 à 19:52 | tags : chelsea, liverpool, premier league

Au bout d'un sommet pauvre et décevant, Chelsea et Liverpool n'ont pu se départager à Stamford Bridge ce dimanche (0-0), et ratent tous les deux l'occasion de profiter du faux pas de Manchester United, battu à domicile par City dans le derby (2-1). Les Reds reprennent malgré tout la cinquième place du classement à Aston Villa, tandis que les Blues reviennent à une longueur des Red Devils.

Lire le résumé complet du match >>>


Il y avait des stars sur la pelouse, mais on n'a rien vu de brillant - Crédits: Panoramic

 




Man U 1-2 Man City: De l'émotion au choc

Posté par Louis Laffitte le 10.02.08 à 18:06 | tags : man u, premier league
Entamée par l'émouvant hommage consacré aux victimes du crash de Munich de 1958, l'après midi des Red Devils de Manchester United s'est achevée sur une défaite surprise, mais nette et sans bavure, face à leur ennemi juré, Manchester City (2-1). Les Citizens, qui menaient déjà 2-0 à la mi-temps grâce à des buts de Vassell (23') et Benjani (45'), remportent là leur premier derby à Old Trafford depuis 1974 et infligent aux hommes d'Alex Ferguson leur premier revers de la saison dans leur antre.

Vibrante minute de silence
Toute la ville de Manchester se souviendra longtemps de cette après-midi du 10 février 2008. Et pas seulement à cause de la surprenante et fantastique victoire des joueurs de Manchester City sur la pelouse de leur rival honni. Non aujourd'hui, s'il y eut un match dont on reparlera sûrement dans les pubs de la ville, l'essentiel était ailleurs.

Car cette cité, à jamais divisée en deux camps ciel et rouge, s'est pourtant unie pour saluer d'un seul et même silence la mémoire de ces fameux huit "Busby Babes" et de leurs malheureux compagnons décédés il y a tout juste cinquante ans dans un tragique accident. Un moment d'une intensité émotionnelle rare, à vous flanquer des frissons à vie rien que d'y repenser.

City donne la leçon
Vint donc ensuite ce derby de Manchester. Soyons clairs, ce grand rendez-vous, Man United l'a manqué, complètement dépassés qu'il fut dans tous les compartiments du jeu par un adversaire revenu à son niveau de jeu du début de saison. Il n'y a peut être d'ailleurs pas de mystère dans cette éclatante victoire des joueurs de Sven-Goran Eriksson sur les Red Devils. Après tout, les Blues de City s'étaient déjà imposés au match aller sur leur terrain face à Giggs et Cie (1-0). Et leur succès au retour ne souffre aucune contestation.

Bien que mis sous pression en début de match, les visiteurs n'auront en effet jamais paniqués, déréglant la machine mancunienne grâce à une organisation et un pressing parfaits, exploitant ensuite parfaitement les espaces laissés par leurs hôtes. Une véritable leçon de football.

A la pause, le match était d'ailleurs déjà fini. Alors que Darius Vassell avait donné l'avantage aux siens dès la 23ème minute à la suite d'un mouvement initié par le délicieux pied gauche de Martin Petrov, le but de Benjani à quelques secondes de la mi-temps, pour sa première avec City, tua tout suspense.

Man U n'y était pas
Car Manchester n'avait visiblement ni les jambes ni la tête pour remonter un tel score. Privés de leur leader Wayne Rooney et de Patrice Evra suspendus, les Mancuniens, hormis un ultime sursaut d'orgueil de Michael Carrick dans les arrêts de jeu pour la réduction du score, ne montrèrent d'ailleurs pas grand chose.

Pourquoi une telle faillite ? D'abord, la dimension émotionnelle de cette journée a certainement pesé dans la tête des joueurs qui avaient revêtu pour l'occasion des maillots d'époque.

Ensuite, et les Lyonnais peuvent s'en réjouir, les troupes de Ferguson ont semblé complètement à court physiquement. En grande difficulté la semaine dernière sur la pelouse de Tottenham (1-1), ils ont clairement du mal à se remettre de leur escapade en Arabie Saoudite de la mi-janvier. Et sans gaz, la machine Manchester n'avance plus.

Le tournant?
Enfin, et c'est peut être le plus inquiétant, Manchester City, comme les Spurs, a montré la marche à suivre pour contrarier le jeu des Red Devils. Un pressing haut, notamment sur le premier relanceur Scholes, couplé à une agressivité positive de tous les instants et tout devient plus difficile pour les troupes d'un Ronaldo (pour une fois) transparent aujourd'hui.

Reste que si seul l'avenir dira si cette défaite marque un véritable coup d'arrêt dans la saison du champion d'Angleterre, elle pourrait bien être un tournant dans la course au titre outre-manche, puisque les Gunners d'Arsenal pourraient prendre le large au classement s'il battent Blackburn ce lundi.



CAN 2008 : Cameroun – Egypte, la finale des tauliers

Posté par Edouard le 09.02.08 à 08:43 | tags : can
Zidan avait maltraité les Camerounais lors du premier tourAprès avoir éliminé, jeudi, les deux favoris supposés de la compétition, le Ghana et la Côte d'Ivoire, le Cameroun et l'Egypte se retrouvent dimanche en finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Un remake de la rencontre du premier tour qui avait vu les Pharaons cueillir à froid les Lions Indomptables (4-2).

 

L'expérience a parlé
Symboles du beau jeu, annoncés comme les futures forces dominantes du football africain, les Black Stars du Ghana et les Eléphants ivoiriens sont passés à côté de leur sujet lors des demi-finales et se disputeront samedi la 3e place de la CAN, samedi à Sekondi. Un lot de consolation bien maigre pour ces deux nations qui avait jusque-là un carton plein dans la compétition. Mais l'expérience et le passif du Cameroun et de l'Egypte, les deux nations les plus titrées de la Coupe d'Afrique (4 pour les Lions, 5 pour les Pharaons), ont parlé.

 

Critiqués pour leur préparation chaotique (nomination du sélectionneur Otto Pfister au dernier moment, matchs amicaux contre des équipes en bois) qui a débouché sur une déroute initiale face à l'Egypte (2-4), les Lions ont su relever la tête et donner tort aux anciens internationaux ivoiriens qui annonçaient déjà la faillite total de la sélection, dont un Joseph-Antoine Bell particulièrement véhément. Fidèle à sa réputation, le Cameroun s'est donc payé le scalp du pays organisateur, le Ghana, et peut désormais croire à la victoire.

 

Pharaon revient
En finale, ils croiseront donc à nouveau la route de l'Egypte, autre équipe dont on avait sous-estimé le potentiel. La CAN 2006 ? Ils l'avaient gagné parce qu'à la maison, disaient les mauvais langues qui n'ont pas voulu reconnaître la grande maîtrise collective et tactique des Pharaons. Même avec Mido laissé à la maison, Hassan remisé sur le banc et un Mohamed Zidan intermittent, les tenants du titre ont fait taire tout le monde, à commencer par les Ivoiriens qui ne sont pas près de se remettre du 4-1 infligé en demi-finale par les Zaki, Aboutreika, El Hadary & co.




La vie est trop injuste

Posté par Aurélien le 08.02.08 à 17:14 | tags : liverpool, premier league
Alors que se profile le choc Chelsea-Liverpool dimanche après-midi, l'entraîneur espagnol des Reds, Rafael Benitez, n'a rien trouvé de mieux que de geindre sur les absences de Fernando Torres et Javier Mascherano. Deux joueurs importants, mais lorsqu'on dépense plus de 70 millions d'euros sur les transferts en un été, on est en droit de penser que l'effectif est assez fourni pour compenser.


C'est pas juste. Les adversaires ont tiré au but et ont marqué! Ca compte pas! Benitez, menacé de longue date en raison de ses résultats en dents de scie, a toujours eu depuis le début de la saison, des problèmes de riche. Qui au milieu de terrain entre Steven Gerrard, Xabi Alonso, Javier Mascherano et Momo Sissoko ? Qui en attaque pour accompagner Fernando Torres : Dirk Kuyt, Andrei Voronin ou Peter Crouch ? Des soucis que nombre de managers aimeraient bien avoir. Mais lorsque son protégé espagnol se blesse et est indisponible, Benitez parait dépourvu et se fâche.


Calimero Benitez
"Ce n'est pas bon car c'est un joueur important pour nous. Il sera absent pour le match contre Chelsea, et c'est un problème car il a beaucoup marqué pour nous", pleurniche le technicien espagnol. A croire que seul le Nino pouvait permettre à Liverpool de battre Chelsea. Remarquez, c'est le seul joueur à sortir du lot depuis le début de la saison. Et dire qu'on n'a pas entendu Eric Gerets sur la blessure de Samir Nasri provoquée lors de l'inutile France A'-RD Congo. Javier Mascherano, de retour d'Amérique du Sud, sera lui aussi indisponible pour la recontre face aux Blues. Réaction de Calimero Benitez : "Perdre un joueur à cause d'un match amical en Amérique, ce n'est pas juste. Cette semaine je n'appliquerai pas de rotation, ce sera dû à une situation complètement folle."


Une rotation dont était exclue le Malien Sissoko, désormais parti à la Juventus et qui aurait bien dépanné, en raison de la suspension de Xabi Alonso. Souvent défendu par ses supporters et considéré comme un des meilleurs entraîneurs au monde, Benitez ne manque pas d'agacer lorsqu'il se plaint d'absences de joueurs. Peut-être parce qu'il se rend compte que ses achats de l'été, hormis Torres, ne sont au final que des seconds couteaux, loin d'apporter satisfaction. Sa frustration de ne pouvoir compter sur ces deux joueurs montre bien les difficultés qu'il traverse actuellement. Liverpool et son coach jouent la partition des mauvais perdants avant même le début du match. La fin de saison risque d'être longue.




L'Araignée Kalac fait oublier Dida

Posté par Edouard le 08.02.08 à 14:33 | tags : milan ac, série a

Kalac, nouveau gardien titulaire du Milan, faute de mieuxRégulièrement critiqué pour ses bourdes malheureuses, dont la dernière a coûté une défaite face à l'Inter, Nelson Dida a donc fini par perdre sa place de numéro dans les buts du Milan AC. Sa suspension en Ligue des champions, suite une honteuse simulation face au Celtic, et quelques petits bobos ont donné l'opportunité à son suppléant, Zeljko Kalac, de se montrer à son avantage et de s'imposer comme le nouveau titulaire du poste. En attendant l'arrivée, la saison prochaine, d'un grand gardien.

 

D'ici là, Kalac, 35 ans, va donc pourvoir savourer ce nouveau statut un peu inespéré. "Je suis au top, je n'ai aucun pépin physique et je m'entraîne à fond. Aujourd'hui, je suis le titulaire, mais Dida est un grand gardien", a déclaré à la Gazzetta dello Sport celui qu'on surnomme "l'Araignée". "Ce surnom m'a été trouvé en Australie : j'étais maigre, j'avais de long bras et de longues jambes et un entraîneur m'a appelé comme ça."

 

Si le Milan ne mise pas sur lui à long terme, les performances de Kalac semblent en tout cas satisfaire l'entraîneur Carlo Ancelotti qui a récemment apprécié la clean sheet (feuille vierge, soit un match sans encaissé de but) de l'immense Zeljko (2,02 m) face à la Fiorentina (1-0). "Il a montré qu'il méritait sa place avec ses performances, mais nous avons un autre grand gardien qui ne sera ni oublié, ni mis de côté." Non, juste transféré à l'issue de la saison.




L1 - 24e journée : Petite cuvée

Posté par Aurélien le 08.02.08 à 12:51 | tags : ligue 1
Après deux semaines d'absence, la Ligue 1 reprend ses droits ce week-end. Pas de grosse affiche, mais quelques duels entre squatteurs du ventre mou. Bordeaux, qui rencontre la lanterne rouge Metz, peut mettre la pression sur Lyon, qui rencontre le 19e, Sochaux.

 

Espoir confirmé du foot français contre espoir déchuLes premiers contre les derniers
Lyon-Sochaux et Bordeaux-Metz donc. A priori on s'attend à voir le leader et son dauphin dominer les deux bons derniers de la classe. Les Girondins, qui restent sur deux victoires à domicile en championnat, devront malgré tout se méfier de messins capables de battre Strasbourg à l'extérieur (3-0) en Coupe de France. L'ogre lyonnais sera attendu après sa piètre prestation contre les amateurs de la Croix Savoie le week-end dernier. On verra si Alain Perrin a décidé de faire souffler Karim Benzema, au profit de Fred, en regain de forme. L'année dernière, ce match avait donné lieu à un incroyable retournement de situation. Menés 3 à 1, les Gones avaient recollé au score en 3 minutes grâce à Milan Baros et Juninho. Sauf que le Tchèque est désormais à Portsmouth et le Brésilien sûrement à l'infirmerie pour le 5e match consécutif.


Sortir du rouge

A part le PSG (12e), qui reçoit Le Mans (8e), et Valenciennes (10e), qui accueille Lorient (7e), tous les clubs jouant à domicile rencontrent des équipes moins bien classées. Un week-end de petites cotes sur les favoris pour le loto sportif ! Nancy, qui reste sur 3 matches nuls au stade Marcel Picot, va essayer de se remettre en selle face à Toulouse. Un TFC en danger, à un point du premier reléguable, Auxerre. Le club toulousain n'a pas gagné en Lorraine depuis la saison 1985/1986. Auxerre, justement, se déplace à Rennes. Les Bretons ont redressé la barre depuis l'arrivée de Guy Lacombe, mais sans être totalement rassurants et rassurés. Du coup, les Icaunais pourraient repartir de Bretagne avec des points en poche, histoire de sortir de la zone rouge. Zone dont Lens et Lille restent dangereusement proches. Les hommes de Claude Puel iront prendre le soleil sur le rocher monégasque. Le club princier, 5e, montre un niveau de jeu indigne de son classement tandis que Lille semble sur la bonne voie avec l'apport de Rio Mavuba au milieu de terrain.


Ventre mou(vant)
Le voisin du Nord, Lens, jouera un match difficile dimanche, face à Caen, véritable surprise de la saison tant par son classement que par sa qualité de jeu. La correction reçue à Marseille aura de plus piqué l'orgueil des Caennais. Mais l'équipe du tandem JPP-Leclercq a déjà battu Lyon, alors Caen... Avec la nouvelle recrue Loïc Rémy probablement alignée, les Sang et Or auront les moyens de battre le Stade Malherbe. Valenciennes et Lorient peuvent se croiser au classement samedi soir. Avec un point d'écart seulement, cela sera le seul véritable enjeu du match, les deux formations n'étant pas taillées pour accrocher les places européennes. Même chose pour Saint-Etienne-Strasbourg, les deux clubs comptabilisant 29 points. Quant au PSG, le but sera de poursuivre la bonne lancée au Parc des Princes et on suivra la première prestation du nouvel arrivant, Souza, sur le flanc droit.

 

Valbuena risque d'avoir souvent le nez dans la pelouse avec un chaperon nommé RoolChaleur au Stade du Ray
Le seul match « choc » aura l'accent du Sud. Nice accueille un OM en pleine forme. Une victoire des olympiens les ramènerait à deux points de leur adversaire du soir et de la 4e place. Le forfait de Samir Nasri devrait amener Eric Gerets à aligner un trident offensif Valbuena-Niang-Cissé. Toujours tendue, cette rencontre sera aussi l'occasion pour les Marseillais de se venger de la défaite infligée par les Niçois à domicile l'été dernier.




Faubert et l'Angleterre

Posté par Aurélien le 08.02.08 à 11:50 | tags : premier league
Julien Faubert vit une adaptation difficile en Angleterre. Fustigé par Raymond Domenech au moment de son départ à West Ham, l'ancien bordelais a eu la malchance de se blesser gravement avant le début de la saison. De retour sur les terrains depuis quelques semaines, le sosie officieux de Vin Diesel n'a rien trouvé de mieux que de critiquer publiquement son entraîneur, Alan Curbishley.

 

Kick and kick
"Nous parlons rarement de tactique durant l'entraînement et depuis que je suis arrivé au club, nous n'avons fait que deux séances tactiques", annonce le Frenchie dans le Daily Star. Faubert découvre le mode de fonctionnement anglais et cela semble ne pas lui convenir. Pourtant il est bien connu que la plupart des managers anglais privilégient la récupération aux mises en place tactique. La priorité en Premier League ? Le match du week-end, où il faut tout donner. L'entraînement sert à arriver au match dans une condition physique optimale.


"Nous avons des problèmes dans l'aspect tactique, dans nos repositionnements défensifs"
, ajoute Faubert. C'est sûr que ça doit changer de Ricardo, son entraîneur à Bordeaux, connu pour ses options frileuses et son grand sens de la tactique (défensive). Rappelez-vous les déclarations, sûrement exagérées par les journaux anglais, de Florent Malouda pour qui les joueurs anglais éteignent leur cerveau avant d'entrer sur un terrain. Faubert ajoute donc son couplet à la complainte du joueur de Chelsea. Pas sûr que ça facilite son intégration déjà freinée par sa rupture du tendon d'Achille lors des matches de présaison.


Au moins, le latéral-ailier a pu observer le style de jeu anglais de près durant tout ce temps. "Les joueurs te mettent des coups, dont tu leur en mets, mais personne ne s'en plaint, cela fait partie du jeu". Déficit tactique, jeu trop physique, Julien Faubert regrette-t-il déjà notre Ligue 1 ? Peut-être pas, mais en critiquant son coach, il risque de rapidement réclamer un billet retour.




CAN 2008 : Pas de revanche pour les Eléphants

Posté par Edouard le 08.02.08 à 00:33 | tags : can
Lors de la finale de 2006, El Hadari avait déjà été décisif en arrêtant le tir au but de DrogbaDeux ans après la finale remportée à domicile, l'Egypte n'a cette fois pas eu besoin d'attendre les tirs au but pour venir à bout de la Côte d'Ivoire (4-1). La force collective et le réalisme étaient du côté des Pharaons, qui ont pris l'avantage sur un but de Fathi (12e) avant de creuser l'écart par Zaki (62e, 67e) et Aboutreika (90e+2). Les Eléphants ont eux buté sur un El Hadari impérial et trop misé sur des exploits individuels, comme la réduction du score de Keita, superbe mais inutile (63e).

 

L'Egypte en patron
Après la défaite du Ghana face au Cameroun (0-1), l'autre favori annoncé de cette CAN 2008 a donc dû rendre les armes aux portes de la finale. La Côte d'Ivoire n'avait pourtant pas de problèmes de suspension ou de blessures, elle n'avait pas non plus joué une demi-heure à dix en demi-finale, comme les Black Stars. Non, les Eléphants sont juste tombés sur une formation égyptienne qui leur a rappelé, ainsi qu'à toute l'Afrique, qui était le tenant de titre et la nation qui a remporté le plus de CAN (5).

 

Avec une poignée de joueurs évoluant à l'étranger, contre une majorité au pays dont sept à Al Ahly, les Pharaons ont donné une nouvelle leçon de football collectif à une équipe d'Afrique Noire. "On ne sait pas jouer contre les pays du Maghreb. En revanche les pays d'Afrique noire, aucun problème, on sait comment les battre", avait d'ailleurs prévenu un dirigeant égyptien cité ce jeudi dans L'Equipe. On a vu.

 

El Hadari impérial
Contrairement à ce que pourrait indiquer le tableau d'affichage, l'Egypte ne s'est pas non plus baladée face à la Côte d'Ivoire. Et elle doit beaucoup à l'immense prestation de son gardien, El Hadari, de n'avoir concédé qu'un but, un missile imparable - même pour Grégory Coupet - de Kader Keita (2-1, 63e), envoyé à l'orgueil après le second but des Pharaons. Didier Drogba a lui tout tenté, du pied (11e, 29e) ou de la tête (45e, 50e). Sans succès. Idem pour les tentatives de Boka (59e , 89e) et Didier Zokora (85e).

 

En face, les Egyptiens étaient en feu : Tir de Fathi dévié par la jambe de Kalou (1-0, 12e), blessure du gardien ivoirien Barry (remplacé par Loboué, qui joue en D2 allemande), tête de Zaki sur corner qui rentre avec l'aide de la barre (2-0, 62e), énorme erreur de Kolo Touré qui tourne le dos à ce même Zaki (3-1, 67e). Et, pour finir en beauté, ultime banderille d'Aboutreika sur un contre menée Mohamed Zidan, entré en cours de jeu (4-1, 90e+2). Une réussite de champion.

 

Cameroun - Egypte en finale
Une fois menés au score, les Eléphants ont de leur côté trop misé sur leurs talents individuels mais auraient pu arracher les prolongations avec un plus de patience et de réalisme devant le but. Une leçon à retenir pour cette génération dorée qui n'a toujours ajouté de ligne au palmarès de la Côte d'Ivoire. Les Egyptiens auront eux l'occasion de soulever la 6e CAN de leur histoire, dimanche face au Cameroun. Encore une équipe qui a une revanche à prendre (battue 2-4 au premier tour). Les Pharaons adorent ça.

 

Côte d'Ivoire : Copa (Loboué, 39e) - Eboué, Kolo Touré, Meïté, Boka - Ab. Keita, Yaya Touré, Zokora, S. Kalou (B. Koné, 60e) - Drogba, Aruna (A. Koné, 77e)


Egypte : El-Hadary - Saïd, Gomaa, Shady - Fathi, Hosni, Hassan, Mowaad (Fathalla, 77e) - Aboutreika - Zaki (Saïd, 86e) , Meteeb (Zidan, 70e)




CAN 2008 : Les Lions l'ont encore fait

Posté par Edouard le 07.02.08 à 20:41 | tags : can

La fête continue pour les supporters du CamerounPour la septième fois depuis 1984, le Cameroun s'est offert la tête du pays organisateur de la CAN en s'imposant face au Ghana (1-0), à Accra. Solides défensivement, les Lions Indomptables ont bien résisté aux assauts des Black Stars et tué le match sur un contre conclu par Nkong (71e). Les partenaires de Samuel Eto'o affronteront le vainqueur de Côte d'Ivoire -Egypte, dimanche en finale.

 

Etoiles déchues
La belle aventure du Ghana ce sera donc arrêté au stade des demi-finales. Vainqueurs à l'orgueil du Nigeria (2-1) au tour précédent, avec un but décisif inscrit par Agogo en infériorité numérique, les Black Stars n'ont cette fois pu trouver les ressources pour venir à bout du Cameroun. La suspension de John Mensah, qui a fait reculer Michael Essien en défense, et la blessure à l'échauffement de L. Kingston, remplacé par Ayew, n'ayant pas aidé la formation de Claude Leroy.

 

Avec un jour de récupération en plus, face à des Camerounais qui avaient eux joué les prolongations face à la Tunisie, et le soutien de leur public, le pays hôte avait pourtant les moyens de se hisser jusqu'en finale. Avec le match qu'il a livré, cet objectif aurait d'ailleurs pu être atteint sans qu'on y trouve à redire. Mais les Ghanéens n'auront pas réussi à concrétiser leur énorme temps fort de la seconde mi-temps. Et en face, les Lions ont été d'une efficacité diabolique.

 

Le coup de bambou d'Nkong
Lorsque Nkong fut servi en contre par Eto'o et ajusta Kingston d'un plat du pied impeccable (1-0, 71e), le ciel a dû tomber sur la terre des Black Stars. Les partenaires de Michael Essien, qui a parfaitement dépanné derrière mais manqué au milieu, tenaient les Lions à la gorge depuis le retour des vestiaires et auraient mérité de prendre l'avantage. Mais les frappes étaient mal cadrées (Annan au dessus, 60e) et les percées individuelles trop souvent conclues par de mauvais choix.

 

En première période, déjà, le Ghana s'était offert la première occasion, sur un coup franc de Muntari dont le rebond surpris Addo (5e), et bénéficiait de l'énorme activité d'Agogo, qui multipliait les appels et les remises. Le jeune Ayew Pelé, lancé suite au forfait de L. Kingston, se montrait lui aussi à son aise mais écrasait trop sa frappe après un crochet à l'entrée de la surface (28e) et dévissait sa tête sur un centre de Muntari (45e+3). Au final, c'était pourtant le Cameroun qui s'offrait la plus grosse opportunité de la mi-temps : un coup franc de plus de 30 mètres de Geremi qui touchait l'équerre d'un Kingston trahi par son mauvais jugement (38e). Un signe avant coureur.

 

Redemption Song
Privée d'Asamoah Gyan, malade, l'attaque ghanéenne s'est donc cassé les dents sur la solide défense camerounaise, symbolisée par son capitaine courage, Rigobert Song. Ne restait plus qu'à attendre, tapis dans l'ombre, le bon moment pour placer un contre fatal et se payer le scalp du pays organisateur. Une habitude pour les Lions avaient déjà réalisé cette performance à six reprises depuis 1984.

 

La fin de match allait tout de même offrir quelques frayeurs au Cameroun, mais Agogo butait contre Kameni (78e) et ne cadrait pas une tête relativement facile (81e). Bikey trouvait quand même le moyen de recevoir un rouge pour avoir bousculer un soigneur (91e). Sans doute une des pires expulsions de l'histoire des grandes compétitions internationales qui privera le défenseur central de la finale de dimanche. Qu'importe, les Lions seront là.

 

Ghana : Kingston - Sarpei, Addo, Essien, Paintsil - Muntari, Annan, Dramani - Ayew (Barusso, 84e), Owusu Abeyie (B. Gyan, 68e), Agogo

 

Cameroun : Kameni - Geremi, Bikey, R. Song, Atouba - M'Bia, A. Song, Emana (Binya, 76e), Idrissou (Epallé, 46e)- Eto'o, Job (N'kong, 61e)




CAN 2008 : Le dénouement approche

Posté par Edouard le 07.02.08 à 15:09 | tags : can
Après s'être défait du Nigeria, le Ghana affronte cet après-midi le CamerounAprès deux semaines de compétition endiablée, la Coupe d'Afrique des Nations nous réserve ce jeudi deux belles affiches en demi-finales, Ghana - Cameroun (18h) et Côte d'Ivoire - Egypte (21h30). Quatre équipes qui ont, au total , soulevé la CAN à 15 reprises.


Ghana - Cameroun : Des Lions briseurs de rêves
Favori mais passé tout près de l'élimination en quart de finale face au Nigeria, le Ghana doit maintenant passer l'obstacle camerounais pour s'offrir une finale devant son public, dimanche. Mission que les Black Stars de Michael Essien devront accomplir sans John Mensah, suspendu un match suite à son expulsion face aux Super Eagles.

 

Mal parti dans le tournoi, les Lions Indomptables affichent également un moral au beau fixe et espèrent créer la sensation, comme l'a rappelé le capitaine Rigobert Song : "Nous connaissons la force des Ghanéens et les joueurs de qualité qui composent cette équipe, ils peuvent renverser beaucoup de choses dans une situation difficile mais nous voulons maintenir la tradition, à savoir humilier le pays hôte en ce qui concerne la Coupe d'Afrique des nations".

 

En effet, le Cameroun est un spécialiste du genre, ayant éliminé le pays organisateur lors des éditions 1984 (Côte d'Ivoire), 1988 (Maroc), 1992 (Sénégal), 1998 (Burkina-Faso), 2000 (Ghana / Nigeria) et 2002 (Mali). L'histoire se reproduira-t-elle une nouvelle fois ?

 

Les équipes probales :
Ghana : Kingston - Sarpei, Addo, Barusso ou Iliasu, Paintsil - Muntari, Annan, Essien, Owusu Abeyie, Asamoah Gyan

Cameroun : Kameni - Geremi, Bikey, R. Song, Atouba ou Tchato - M'Bia, A. Song, M'Bami - Emana - Eto'o, Job

 

L'Egypte donnera-t-elle un nouveau baiser de la mort aux Eléphants de Didier DrogbaCôte d'Ivoire - Egypte : La revanche de 2006

Les deux finalistes de l'édition 2006, organisée et remportée par l'Egypte au terme de la séance de tirs au but, se retrouvent donc en demi-finale de la CAN ghanéenne. Sur terrain neutre, les Eléphants seront cette fois favoris. D'autant que le parcours a jusque-là été impressionnant : trois victoires en trois matchs de poule, démolition de la Guinée en quart (5-0) pour un total de 13 buts marqués contre un seul encaissé.

 

Malgré ses stats impressionnantes et le talent qui foisonne chez les partenaires de Didier Drogba, l'Egypte est loin d'avoir dit son dernier mot et pense même avoir les clés pour dominer les Ivoiriens. "On ne sait pas jouer contre les pays du Maghreb. En revanche les pays d'Afrique noire, aucun problème, on sait comment les battre", aurait ainsi déclaré un dirigeant égyptien cité ce jeudi dans L'Equipe.

 

Côté terrain, la Côte d'Ivoire pourrait enregistrer le retour de Kolo Touré, touché à la cuisse contre le Bénin, ce qui permettrait à Didier Zokora de retrouver sa place au milieu de terrain. Ecarté lors du dernier match, Mohamed Zidan est lui en balance avec Abou Treika pour revenir dans le onze de départ des Pharaons.

 

Les équipes probables :
Côte d'Ivoire : Copa - Eboué, Kolo Touré ou Zokora, Meïté, Boka - Ab. Keita, Yaya Touré, Zokora ou Romaric, S. Kalou - Drogba, Aruna ou A. Koné

Egypte : El-Hadary - Saïd, Gomaa, Fattah - Fathi, Shawky, Hosni, Fathalla - Zidan ou Abou Treika - Zaki, Meteeb.




Euro 2008 – préparation : L’Italie et les Pays-bas impressionnent

Posté par Edouard le 07.02.08 à 12:38 | tags : actu de l'euro 2008, italie, pays-bas, roumanie

ça roule pour la bande à Donadoni...A l’occasion de cette semaine internationale consacrée aux matchs amicaux, 15 des 16 nations engagées qui participeront à l’Euro austro-suisse en juin prochain étaient sur le pont. Dont les futurs adversaires de la France dans le groupe C.

 

La Squadra a de la marge
Malgré un turnover forcé (forfaits de Buffon, Gattuso, Materazzi) ou choisi (Camoranesi, Del Piero et Gilardino à la maison), l’Italie s’est montrée à son avantage à Zurich, où elle a dominé le Portugal (3-1). Roberto Donadoni, qui avait innové en titularisant Palladino et Di Natale en soutien de Luca Toni, a ainsi été rassuré sur la profondeur de banc de la Nazionale.

 

"Je suis d'habitude une personne très exigeante, mais après le match d'aujourd'hui, je ne peux être que satisfait", a déclaré Donadoni. "Je n'ai rien à redire. Nous avons bien joué, répondant parfaitement à la difficulté de la tâche. Je dis toujours aux joueurs que les matches amicaux sont très importants, et ils ont bien compris mon message."

 

Grosso - Ronaldo, déjà
Même le Lyonnais Fabio Grosso, qui s’est offert un avant goût d’OL – Manchester United face à Cristiano Ronaldo en remplaçant Zambrotta à la demi-heure de jeu, y est allé de sa passe décisive sur l’ouverture du score de Toni (45e+1), consécutive à une contre-attaque gâchée par Quaresma. Andrea Pirlo doublait ensuite la mise sur un tir dévié (51e) et Fabio Quagliarella corsait l’addition quelques secondes après son entrée en jeu (78e).

 

Côté portugais, la qualité des milieux de terrains ne saurait masqué les lacunes de la Selecçao. Dans les buts, Ricardo est loin de son niveau du Mondial 2006, la défense connaît quelques ratés, à l’image du déclinant Ricardo Carvalho, et, devant, ni Makukula, titularisé en l’absence de Nuno Gomes, ni Hugo Almeida ne semblent répondre pour l’heure aux exigences du haut niveau international. Et comme Cristiano Ronaldo et Quaresma, qui a réduit le score en seconde période (77e), ne peuvent pas tout faire….

 

 

Les Pays-Bas déroulent
Autre futur adversaire de la France au premier tour de l’Euro, les Pays-Bas ont fait sensation en allant s’imposer nettement en Croatie (3-0), sur des buts de Heitinga, Huntelaar et vennegor of Hesselink, sélection qui avait pourtant réalisé une belle campagne de qualification, éliminant au passage l’Angleterre à Wembley. Un succès probant, obtenu malgré les absences de van Nistelrooy, Seedorf, van Persie ou Robben. "Cette victoire va faire parler en Europe étant donnée la bonne réputation de la Croatie", s’est félicité Marco le sélectionneur van Basten. "Wesley Sneijder et Rafael van der Vaart ont été très dangereux sur les ailes, parfois c’était vraiment beau à voir."

 



La Roumanie se loupe
Premier adversaire des Bleus lors de l’Euro, le 9 juin prochain, la Roumanie a de son côté connu un déplacement difficile en Israël. Réduits à dix après 22 minutes de jeu (expulsion de Petre), les hommes de Victor Piturca ont plié sur un but d’Omer Golan (25e) et n’ont jamais pu revenir dans le match malgré deux occasions de Ciprian Marica et une frappe sur la barre d’Adrian Mutu. Il est toutefois un peut tôt pour se réjouir de cette défaite dans les rangs français…

 





L1 - droits télé : Adjugé vendu

Posté par Aurélien le 07.02.08 à 11:56 | tags : business, ligue 1
Les droits télé de la Ligue 1 ont été bien vendus : 668 millions d'euros pour la LFP que verseront chaque année les deux vainqueurs Canal Plus et Orange. Une issue qui satisfait les trois parties.

 

Après des débuts tendus, les négociations se sont bien terminées entre Thiriez et BompardC'était mal parti
La semaine dernière, le premier tour des négociations n'avait abouti à rien. Frédéric Thiriez, le président de la LFP, avait caché son agacement devant la volonté de Canal de réduire considérablement son offre par rapport à l'appel d'offre précédent. Pour rappel, Orange avait offert environ 300 millions d'euros sur la totalité des lots proposés, Canal 250 millions. Jugé insuffisant.


Le deuxième tour aura conforté Thiriez. Canal Plus a réhaussé son offre, obtenu les principaux lots et Orange a confirmé son ambition de devenir un diffuseur privilégié de la Ligue 1. Au final, La chaîne cryptée lâchera 460 millions d'euros par saison pour pouvoir diffuser tous les matches, sauf celui décalé du samedi soir, plus les magazines du samedi soir, dimanche matin (et oui, fini France 2 Foot !) et lundi. Orange rafle, pour 208 millions d'euros, les droits du magazine en VOD (vidéo à la demande), de la Ligue 1 sur les téléphones portables et grande nouveauté, un match par journée en direct. "Tout le monde est gagnant", s'est ravi le président de la Ligue sur France Info.

 

 

Nouveau Jackpot pour la Ligue 1 qui se devra d'offrir un spectacle attrayantSatisfaction générale
La LFP va toucher 668 millions d'euros par saison, soit légèrement plus que les précédentes (660 millions) et peut être pleinement satisfaite de la poussée d'Orange, qui se place définitivement comme le concurrent sérieux de Canal. Pour les partenaires historiques du football français, l'opération est aussi très bonne. "Pour l'instant, nous sommes ravis. Ce qui s'est passé va au-delà de nos espérances", a déclaré Alexandre Bompard, directeur des sports à Canal, dans L'Equipe. "A périmètre constant, nous économisons 170 millions d'euros par an. Si on prend en compte le nouveau magazine du dimanche, c'est une économie de 130 à 140 millions d'euros". Tant au niveau comptable qu'au niveau du nombre de lots remportés, la chaîne cryptée peut se frotter les mains.


Seul petit regret malgré tout pour elle, le match du samedi (qui sera diffusé à 21h et plus à 17h15) a été attribué à Orange, qui le diffusera via la télé, Internet ou même les mobiles. Dans L'Equipe, Patricia Legrand, directrice des contenus d'Orange, se réjouit de cette acquisition. "Nous avons un match, le samedi soir, en exclusivité. Ce qui est le meilleur créneau horaire pour les passionnés de football." Avec 1 millions d'abonnés à son pack Internet plus télé, Orange espère toucher au moins 100 000 personnes avec la Ligue 1. Quant à la Ligue et aux clubs, espérons qu'ils se servent bien cette fois-ci de ce jackpot pour améliorer la qualité du spectacle.




Espagne 1-0 France: Un but et c'est tout

Posté par Louis Laffitte le 07.02.08 à 00:41 | tags : actu de l'euro 2008, espagne, les bleus

Rarement mise en danger, l'équipe de France s'est pourtant inclinée ce mercredi en Espagne (1-0) sur un but de Capdevila à dix minutes de la fin. Dommage, car les Bleus de Raymond Domenech avaient jusqu'alors tranquillement géré les débats et auraient même dû arracher le nul sans la maladresse de Thierry Henry en toute fin de match. L'Espagne, elle, enchaîne un treizième match sans défaite et confirme sa place parmi les favoris du prochain Euro. Comme toujours.


Première victoire de l'Espagne sur les Bleus depuis 2001. C'était déjà en amical... - Crédits: Panoramic


 




N'Zogbia veut changer d'air

Posté par Edouard le 06.02.08 à 19:02 | tags : a surveiller, mercato, premier league

Newcastle, son château, son stade, sa 12e place au classement de la Premier League et ses ambitions foireuses, Charles N'Zogbia en a sa claque. Il l'a fait savoir à son nouveau manager, Kevin Keegan, qui ne désespère pas de convaincre l'international français de rester sur les bords de la Tyneside.

 

Déprime dans le château
Après quatre piges dans le nord est de l'Angleterre, il semble donc que Charles N'Zogbia ait atteint la fin d'un cycle chez les Magpies. Arrivé à St James Park sur les traces de Laurent Robert, le natif d'Harfleur aura tout de même mis le temps pour réaliser qu'il avait rejoint un club de losers éternels. Actuellement 12e du championnat d'Angleterre, à des kilomètres des places européennes, Charlie serait en effet bien inspiré de faire ses valises avant d'être définitivement mort et enterré pour le football international.

 

Alors que son départ était déjà d'actualité, N'Zogbia avait pourtant prolongé son contrat avec Newcastle l'été dernier. Malgré le changement de coach (Allardyce remplacé par Keegan), il n'a pas manqué le moindre match de Premier League, surnageant souvent au sein d'une formation dans la tourmente. Mais c'est surtout son emploi au poste d'arrière gauche qui semble l'avoir décidé à mettre les voiles.

 

Keegan n'abandonne pas
"Charles est venu me voir au sujet des spéculations (sur l'intérêt de Tottenham). Il vient de signer un nouveau contrat mais c'est quelque chose que nous devrons revoir cet été car il n'est pas heureux ici", a expliqué Keagan au Newcastle Chronicle. "Mais nous sommes un grand club, et il nous reste deux ou trois mois pour le convaincre. Arrière gauche n'est pas sa meilleure position mais c'est un super mec, il ne se plaint jamais."

 

L'aura de Keegan suffira-t-elle à convaincre le Zog' de ne pas succomber aux sirènes de Tottenham, qui s'est encore manifesté cet hiver ? A suivre...




Dans la famille Kalou, je demande...

Posté par Aurélien le 06.02.08 à 17:10 | tags : que sont-ils devenus ?
La carrière de Bonaventure Kalou s'achève doucement mais sûrement. Parti à Lens pour retrouver Guy Roux, puis atterri au Qatar à Al-Jazira, le grand frère de Salomon vient de rompre son contrat suite à des problèmes relationnels avec l'entraîneur Lazlo Bölöni. Le voilà de retour à Auxerre qui a accepté que l'Ivoirien s'entraîne dans l'Yonne.

 

il avait même du mal à passer Pedretti, c'est direIci c'est pourri
Pauvre Bonaventure. Lui à qui on destinait une grande carrière suite à son passage réussi à l'AJA entre 2003 et 2005. Les mauvaises langues diront que c'est le PSG qui l'a tué, et elles n'auront pas forcément tort. Kalou a débarqué telle une star dans la capitale à l'été 2005, déclarant que Paris était une étape avant d'accéder au gotha européen. L'avenir lui proposera tout autre chose. Durant la saison, le PSG limoge Laurent Fournier alors que Bonaventure et ses coéquipiers font du bon boulot. A son arrivée, Guy Lacombe impose son style autoritaire et envoie Kalou gambader en CFA. Dès lors, hormis une victoire en Coupe de France, la vie parisienne sera jalonnée d'épreuves pour l'Ivoirien.

 

La saison 2006/20007 est cauchemardesque, marquée par le spectre de la relégation et les problèmes de hooliganisme des supporters de la capitale. Bonaventure sera l'un des seuls à élever la voix, protestant contre un certain laisser-aller des dirigeants. Ces sorties médiatiques sont malheureusement suivies de prestations très moyennes. Kalou erre sur la pelouse du Parc et ne dribble plus personne à part lui-même. Considéré comme un des meilleurs techniciens de la Ligue 1, le public se rend compte que Bona a été surcoté.

 

Toujours dans l'anticipation, Kalou imagine déjà le ballon au fond des filetsDans le Nord, pas de Kalou
Alors, à l'été 2007, Kalou rougit de plaisir lorsqu'il est contacté par son ancien entraîneur Guy Roux pour rejoindre Lens. Une opportunité pour se relancer en beauté aux côtés de son pote auxerrois Kanga Akalé. Un mois plus tard, l'homme au bonnet parti déguster du chablis loin du Nord Pas de Calais, Bona comprend que la Ligue 1, c'est fini pour lui. Direction le Qatar et ses valises de dollar. Pas rancunier, Gervais Martel lui rend sa liberté. Al-Jazira lui prend son boulet.

 

Mais rien ne se passe comme prévu. Bona n'a décidément pas de chance avec les entraîneurs. Le bouillant technicien roumain Lazlo Bölöni lui en fait baver. Trop c'est trop pour le vacancier Kalou. Rupture du contrat et retour au bercail auxerrois comme nous l'apprend Le Parisien. Sauf que le retour magique sur les terrains de Ligue 1, cela ne sera pas pour cette saison. Avec deux maillots différents déjà portés, Bona ne pourra qu'entretenir sa condition physique dans l'Yonne. Triste parcours que celui de l'Ivoirien, qui doit en plus se coltiner les exploits du petit frère Salomon avec Chelsea et la sélection ivoirienne à la CAN. Sélection dont l'aîné était encore le maître à jouer il y a un an. Le grand club européen espéré s'est transformé en citrouille. En juin prochain, Kalou décidera de la nouvelle impulsion à donner à sa carrière. Si elle n'est pas déjà morte.




Amicalement vôtre

Posté par Aurélien le 06.02.08 à 15:15 | tags : actu de l'euro 2008, allemagne, italie, pays-bas, portugal, roumanie
L'Euro 2008 se rapproche à grand pas et les matches amicaux prennent une autre envergure. 18 rencontres amicales entre pays européens vont donc se disputer ce soir, avec 15 des 16 représentants à l'Euro. Seule la Russie entamera sa campagne plus tard, le mois prochain.


Nevermind the BallackOn y arrive. L'Euro n'est plus un lointain objectif. Le programme des matches amicaux démontre qu'on entre dans le vif du sujet. Pas moins de six rencontres entre qualifiés de la compétition organisée en juin prochain en Suisse et en Autriche. Cette dernière va encore plus loin dans la simulation en affrontant l'Allemagne, adversaire de sa poule. Un test grandeur nature pour une sélection autrichienne que beaucoup considère comme la plus faible de l'Euro. Du côté germanique, on notera le retour du capitaine Michael Ballack, absent de la sélection depuis le 24 mars 2007.

 

Italie-Portugal en tête d'affiche
Avec Espagne-France, l'autre gros choc oppose l'Italie au Portugal. Un match de prestige au cours duquel les Lusitaniens vont tenter de mettre un terme aux 30 ans de disette face aux transalpins. Roberto Donadoni, le sélectionneur italien, essaie de trouver la bonne formule et les bons hommes dans l'animation offensive. On risque ainsi de voir le joueur de la Juventus Palladino évoluer sur le flanc gauche de l'attaque. Alessandro Del Piero, non retenu, est en train de voir partir le wagon de l'Euro sans lui. Chez les Portugais, le problème principal, c'est le buteur. Nuno Gomes, le numéro 1, est blessé. Qui sont les autres prétendants ? Hugo Almeida, Helder Postiga et Makukula. Pas vraiment des foudres de guerre. Makukula, l'ex nantais pourrait être titularisé ce soir. Ce manque de ressources à la pointe de l'attaque pourrait coûter cher à l'Euro. Mais Cristiano Ronaldo.


Luka Modric et la Croatie, les futurs épouvantails de l'EuroAutre match assez sexy, Croatie-Pays-Bas. Les Croates, bourreau des Anglais à Wembley, ont pris une nouvelle envergure suite à ce match. "Nous avons une équipe solide, riche en individualités, comme en 1998 en France, mais qui pratique un football beaucoup plus collectif", prévient Slaven Bilic, le sélectionneur croate.Luka Modric, Niko Kranjcar, Eduardo da Silva sont les porte-drapeaux d'une génération terriblement douée. Les Néerlandais, eux, vont se passer des services de Ruud Van Nistelrooy, remplacé par Klaas Jan Huntelaar. Futur adversaire des Bleus, les Pays-Bas comptent surtout sur un milieu de terrain emmené par Rafael Van der Vaart et Wesley Sneijder.


Les autres matches

La Roumanie d'Adrian Mutu se déplace en Israël, la Turquie reçoit la Suède. L'Angleterre étrenne son nouveau sélectionneur Fabio Capello face à la Suisse. Histoire de se mesurer à un pays qui sera à l'Euro. La Grèce, vainqueur de la République Tchèque (1-0) hier soir, rejoue face à la Finlande. Les Tchèques affrontent la redoutable Pologne, qu a terminé première de son groupe éliminatoire devant le Portugal.




Espagne - France : Répétition générale

Posté par Edouard le 06.02.08 à 13:22 | tags : actu de l'euro 2008, espagne, les bleus
Après la purge des A' face à la RD Congo (0-0), l'équipe de France A affronte ce soir une vieille connaissance, l'Espagne (21h, en direct sur TF1), avec un onze proche de celui qui devrait être aligné lors de l'Euro 2008.

 

Retrouvailles
Avant de se lancer dans une mini Copa America en mai prochain (matchs amicaux face à l'Equateur, le Paraguay et la Colombie), la préparation des Bleus à l'Euro démarre ce mercredi, à Malaga, face à la sélection espagnole. Remake, entre autres, du quart de finale de l'Euro 2000(2-1) et du huitième de finale du dernier Mondial (3-1), ce classique du football européen s'annonce comme un test grandeur nature entre deux des nations qui se rendront en suisse et en Autriche avec le statut de prétendant au titre.

 

Si la Seleccion trimballe une réputation de perdante éternelle, souvent brillante en éliminatoire ou au premier tour des grandes compétitions mais hors-sujet à l'heure des matchs couperets, réussir un bon résultat, et/ou une bonne performance, ce soir à Malaga confirmerait les bonnes dispositions de l'équipe de France. D'autant qu'après une année 2006 compliquée, l'Espagne a terminé en trombe dans son groupe de qualification à l'Euro et terminé 2007 sans la moindre défaite au compteur (9 victoires et deux nuls).

 

Domenech joue la continuité
Cette trentième confrontation face au voisin espagnol va également permettre de juger de la pertinence du choix de Raymond Domenech, qui semble parti pour faire confiance, autant que possible, aux joueurs qui ont atteint la finale du Mondial allemand. Blessés de longue durée, Grégory Coupet, Willy Sagnol et Patrick Vieira feront ainsi leur retour dans le onze de départ afin de retrouver leurs marques à quelques mois de l'Euro. Gallas - Thuram forment toujours l'axe défensif, Abidal et Malouda la doublette du flanc gauche et Henry demeure inamovible en pointe. En l'absence de Ribéry, touché à la cuisse, Govou occupera lui le côté droit tandis qu'Anelka sera le second attaquant du 4-4-2 français, option privilégiée depuis la retraite de Zinedine Zidane.

 

Selon, L'Equipe, le sélectionneur hésiterait seulement à titulariser Toulalan à la place de Makelele. Sans doute plus pour faire souffler le Claude, qui vient d'aligner 6 matchs consécutifs avec Chelsea, que pour introniser le Lyonnais comme nouveau boss de la récupération. Vu l'imminence du championnat d'Europe, il semble donc acquis que la hiérarchie ne bougera pas au sein de l'équipe de France à moins d'une méforme flagrante ou d'un forfait.

 

L'Espagne décimée, Aragones critiqué
Côté espagnol, Luis Aragones ne pourra en revanche aligner son équipe type en l'absence de Carles Puyol, David Silva ou Raul Tamudo. Le sélectionneur ibérique devrait ainsi lancer Raul Albiol (2 sélections) en défense centrale et Alberto Riera au poste de milieu de gauche, tandis que Fernando Torres évoluera seul en pointe. Mais l'attention se portera aussi sur l'impressionnant milieu de terrain espagnol (Iniesta, Fabregas, Xavi) et la probable entrée en jeu annoncée de l'attaquant barcelonais Bojan Krkic, qui deviendra à 17 et 162 jours le plus jeune capé de l'histoire de la Roja.

 

Malgré un bilan sportif flatteur, ce match amical face l'équipe de France intervient dans un climat délétère pour Aragones. Alors que son entêtement à ne plus convoquer le symbole national, Raul, lui vaut l'ire de la presse madrilène (à côté, le cas Trezeguet c'est du pipi de chat), le sulfureux technicien est entré en conflit avec la Fédération qui souhaite nommer son successeur avant même le coup d'envoi de l'Euro. Preuve que la cohésion nationale autour de la Seleccion n'est pas encore gagnée...




La sélection A (dé)prime en Espagne

Posté par Aurélien le 06.02.08 à 11:38 | tags : les bleus
Après le laborieux France A'- Slovaquie A' d'août dernier, le nouveau match de la sous-sélection bleue face à la RD Congo n'a guère été plus présentable. Les seuls faits de la rencontre sont les blessures de Mathieu Flamini et Samir Nasri, et une panne de courant qui a duré 30 minutes.

 

Partie d'une bonne intention, l'idée de relancer les A' a pris du plomb dans l'aile après la purge d'hier soir. Un 0-0 digne d'un Caen-Strasbourg. Avec en plus un terrain de piètre qualité et des conditions de jeu indignes d'une rencontre internationale. Bref, un match à oublier. Sauf pour Raymond Domenech, toujours satisfait de ses trouvailles, qui a pu évaluer l'état d'esprit de ces joueurs condamnés à batailler sur la pelouse hier soir. La composition de cette équipe hybride faisait penser à l'AS Monaco, une addition de joueurs plutôt talentueux mais qui ne savent pas jouer ensemble.

 

Clichy frappe à la porte
Le seul à être sorti du lot fut Gael Clichy. Pour les autres, difficile de penser qu'ils ont inséré le doute dans la tête de Raymond tant la partie s'est révélée neutre. "Mais j'ai quand même vu de l'engagement et de l'envie, des garçons qui se sont accrochés", a souligné le coach national. Des occasions ? Pas vraiment, mis à part deux nouveaux loupés de Jimmy Briand, resté fidèle à sa réputation en club. Heureusement, Raymond n'a pas commenté les prestations individuelles.

 

En tout cas, ce match ne plaide vraiment pas en faveur de la continuité des A' mais Domenech semble déterminé à reconduire régulièrement l'expérience. Apparemment, cela lui semble plus utile qu'une opposition à l'entraînement.. Pas de conclusions à tirer sur cette rencontre donc, si ce n'est que Clichy a montré qu'il était définitivement prêt pour le niveau international. Cela sera dur pour lui face à Eric Abidal et Patrice Evra mais il est agréable de savoir que l'on possède trois latéraux gauches de haut niveau. Il va être de plus en plus dur pour le sélectionneur de convaincre les joueurs de l'utilité de ces matches, véritable casting des remplaçants à l'Euro. Les joueurs qui accepteront leur sort de coiffeur sans rechigner seront en bonne position pour intégrer le groupe, vraisemblablement déjà composé dans la tête de Domenech, en cas de blessure. Et si Ray proposait à l'UEFA un Euro' ?




Capello Style

Posté par Aurélien le 05.02.08 à 17:00 | tags : angleterre
Premier séjour avec sa nouvelle sélection pour l'intransigeant italien Fabio Capello. Et il impose tout de suite son mode de fonctionnement autoritaire et peu rigolard. Ce n'est pas l'armée, mais ça y ressemble.


Humour et bavardages, la sélection anglaise comme l'aime CapelloAvec son palmarès aussi long que la liste des conquêtes féminines d'Ashley Cole, Fabio Capello force le respect. Et le respect, c'est ce qu'il demande à ses nouveaux poulains. Il a pour cela décrété dix règles immuables de la vie en communauté lors des regroupements de la sélection. Aux traditionnelles interdictions de recevoir agents, femmes ou d'utiliser le portable, le boss italien a ajouté des prérogatives inhabituelles. Ainsi, le service de chambre est interdit, tout comme les tongs (!) et les shorts courts. Les apparitions en public doivent se faire avec l'équipement de la sélection nationale et les joueurs ont l'obligation de s'appeler par leurs noms de famille. Les repas seront aussi tous pris ensemble, avec une tenue élégante.


Capitaine Capello
Un règlement draconien qui semble être plutôt bien accueilli par les joueurs. Il faut dire que ce n'est vraiment pas le moment de la ramener en ce qui les concerne. "J'ai trouvé une bonne coopération. J'ai été très impressionné. Avec cet esprit et cette mentalité, je pense que nous serons capable de faire de bonnes choses", a salué l'ancien entraîneur madrilène pour Sky Sports News. Ouf, les Anglais ont passé avec succès la première étape.


"J'ai instauré ces règles car nous sommes ensemble pour uniquement 3 jours et ils doivent servir pour installer un climat de travail. Ceux qui sont surpris par ces règles n'ont probablement jamais dû les appliquer"
, a poursuivi l'Italien. Et pour ceux qui les détournent ? 10 coups de fouets ? "Je ne vois pas pourquoi quelqu'un ne les suivrait pas. Les gens font des erreurs mais si tu veux appartenir à un groupe, tu obéis aux règles. Dans le cas contraire, on analysera la situation et on prendra la décision appropriée". Maître Capello a parlé.


Les dirigeants de la fédération anglaise le savaient, ils sont venus le chercher pour ça. Le football britannique a besoin d'oublier la cruelle désillusion de la non-qualification à l'Euro 2008 et de ramener leurs joueurs à plus d'humilité. Reste à savoir si la greffe d'autorité prendra totalement.

 

Le sélection anglaise contre la Suisse

Gardiens : David James (Portsmouth FC), Scott Carson (Aston Villa FC), Chris Kirkland (Wigan Athletic FC).

Défense : Wayne Bridge (Chelsea FC), Ashley Cole (Chelsea FC), Curtis Davies (Aston Villa FC), Rio Ferdinand (Manchester United FC), Glen Johnson (Portsmouth FC), Ledley King (Tottenham Hotspur FC), Wes Brown (Manchester United FC), Joleon Lescott (Everton FC), Micah Richards (Manchester City FC), Matthew Upson (West Ham United FC), Jonathan Woodgate (Tottenham Hotspur FC).

Milieu : Michael Carrick (Manchester United FC), Steven Gerrard (Liverpool FC), Gareth Barry (Aston Villa FC), Jermaine Jenas (Tottenham Hotspur FC), Owen Hargreaves (Manchester United FC), Joe Cole (Chelsea FC), Ashley Young (Aston Villa FC), Stewart Downing (Middlesbrough FC), Shaun Wright-Philips (Chelsea FC), David Bentley (Blackburn Rovers FC).

Attaque : Emile Heskey (Wigan Athletic FC), Jermain Defoe (Portsmouth), Michael Owen (Newcastle United FC), Wayne Rooney (Manchester United FC), Peter Crouch (Liverpool FC).




Le Barça n'est pas cuit

Posté par Aurélien le 05.02.08 à 13:00 | tags : fc barcelone, liga
Dans la difficulté, le FC Barcelone est parvenu à s'imposer dimanche à domicile, profitant ainsi du faux pas madrilène pour revenir à 6 points du leader. L'espoir revient chez les blaugrana.

 

Ronnie aurait-il retrouvé la grande forme?Le démenti de Cruyff
"On peut voir maintenant que le championnat est relancé et que le Barça va se battre pour le gagner."
Xavi est déterminé. Lui, le héros du match contre Osasuna avec son but victorieux en fin de match, comme toute son équipe, veut croire en ses chances. Ce week-end a fortement regonflé le moral des troupes catalanes. Victoire acquise dans la douleur, défaite du Real Madrid, come-back payant de Ronaldinho, tant de données qui laissent percer un bout de ciel bleu dans cette Liga bien mal engagée pour Franck Rijkaard et ses hommes.


Barcelone, désormais à 6 longueurs des madrilènes, reprend son destin en main. Et ne veut plus laisser place aux rumeurs de transferts (Ronaldinho, Deco,) ou de départ fracassant (Rijkaard). Le toujours très influent Johan Cruyff a ainsi remis les choses au point dans sa chronique pour El Periodico de Catalunya quant à ses soi-disant manœuvres. "Je n'ai pas donné mon accord concernant l'arrivée de Jose Mourinho. Pas plus que pour reprendre les rênes de l'équipe cette saison. Premièrement nous avons un entraîneur. Deuxièmement, Franck est un ami et je ne ferai rien dans le dos d'un ami." Lui pourtant si prompt à déclencher des polémiques, les supporters pendus à ses lèvres, apporte à nouveau tout son soutien à son club.

 

Robinho vole au-dessus de Yaya Touré. Attention à la chute...Un livre de "winner"
Bien sûr, on entend ce genre de déclarations toutes les semaines dans le monde du football, généralement 1 mois avant le limogeage de l'entraîneur. Mais le Barça semble vouloir retrouver l'unité qui faisait sa force en 2006. Carles Puyol se charge d'insuffler une mentalité de battant à chacun de ses coéquipiers. Pour cela, il a distribué à chacun la biographie de Michael Jordan, intitulée "Ma philosophie du triomphe", persuadé du bénéfice qu'ils peuvent en retirer. "Si tu es bien avec toi-même, les choses vont mieux. C'est important de croire que nous pouvons encore remonter cette situation. Le livre va nous aider à récupérer notre confiance". En plus de la philo selon Puyol, les catalans vont bientôt retrouver Yaya Touré et Samuel Eto'o, dont l'absence s'est largement faite ressentir.

 

Beaucoup de motifs d'espoir mais qui sont suspendus à des erreurs de parcours du Real Madrid. Un Real ultra-réaliste cette saison, qui a engrangé 53 point sur 66 possibles, malgré tout capable de perdre des points contre de petites équipes (Almeria, Murcie et Valladollid notamment). Pour ne rien regretter, les blaugrana vont devoir réaliser un parcours sans faute, guettant le moindre faux pas de l'ennemi et attendant avec impatience le déplacement à Bernabeu. Sous peine de se voir imposer de lire l'hypothétique best seller de Francis Llacer, "Ma vie comme un tacle".




Et les perdants sont…

Posté par Aurélien le 05.02.08 à 11:03 | tags : domenech, les bleus
Les 35 joueurs convoqués pour les deux matches face à la RD Congo et à l'Espagne l'avaient plus ou moins dit, à l'exception des petits nouveaux. Ils préfèrent rester sur le banc en A plutôt que de jouer en A'.Raymond Domenech a tranché et envoyé notamment Samir Nasri et Mathieu Flamini en réserve.


Le sélectionneur français met toute sa volonté à insuffler de l'envie à cette équipe A'. Et il n'est pas loin d'y arriver. "Si j'étais joueur, je penserais exactement comme eux. Le problème, c'est qu'il faut arriver à dépasser ça", répète-t-il dans les colonnes de L'Equipe. "L'envie de montrer quelque chose est tout aussi importante que le résultat final. Le match contre la RD Congo, c'est l'Euro". On ne sait pas si ce discours trouve une résonance auprès des joueurs mais au moins, Raymond y met du sien.

 

Jouer à fond
En ayant ressuscité l'équipe de France A', l'ancien moustachu donne l'occasion à des hommes performants en club de passer outre la concurrence accrue en sélection et de porter le maillot bleu. Ils savent que ce match est obligatoirement regardé par Domenech et qu'il vaut au moins 5 bons matches d'affilé avec son club. Les Rothen, Nasri, Mexès et Cissé, candidats à l'Euro, n'ont pas intérêt à galvauder cette rencontre, sous peine de déclencher l'ire du sélectionneur.


Les A' permettent également de se faire une idée plus précise de l'orientation du sélectionneur. Hatem Ben Arfa plutôt que Samir Nasri ou Jérôme Rothen.Lasana Diarra plutôt que Mathieu Flamini. Julien Escudé plutôt que Philippe Mexès. Avoir participé au Mondial 2006 n'engage à rien : Jean-Alain Boumsong, Gael Givet, Alou Diarra, et hop, en A'. Du coup cette équipe est loin d'être moche sur le papier et on peut se targuer de pouvoir composer deux équipes compétitives, contrairement à l'Angleterre d'après Fabio Capello*. Place donc cet après-midi à 18h aux A' et aux 60 millions de sélectionneurs qui vont pouvoir débattre des choix de Raymond.


* "On n'a pas assez de joueurs pour faire deux équipes" C'est ce qu'a déclaré Capello à Domenech en vue du match France-Angleterre.


Les A' face à la RD Congo :

Lloris, Mandanda - Sagna, Boumsong, Squillaci, Mexes, Givet, Clichy - Flamini, A. Diarra, Nasri, Diaby, Rothen - Briand, Cissé, Ménez.




CAN 2008 : Le Cameroun a douté

Posté par Edouard le 05.02.08 à 01:19 | tags : can

En dépit des critiques, le Cameroun a eu raison de la Tunisie de Roger Lemerre (3-2) grâce à un doublé de Stéphane M'Bia (18e, 94e) et coup franc de Geremi (24e). Un succès que les Lions indomptables ont du arracher aux Aigles de Carthage, qui ont remonté un retard de deux buts par Ben Saada (33e) et Chikhaoui (81e) dans le temps réglementaire avant de craquer en prolongation. Face au Ghana, en demi-finale, la tâche sera encore plus rude.

 

M'Bia le revenant
Finalement, la qualification du Cameroun pour le dernier carré de la Coupe d'Afrique des Nations aura été l'image de sa préparation. Chaotique. Désigné après huit mois de tergiversation de la Fécafoot, le sélectionneur Otto Pfister aura semblé découvrir ses joueurs lors du premier tour, multipliant les compositions sans jamais trouver la formule satisfaisante. Un tâtonnement qui a finalement eu du bon, le Rennais Stéphane M'Bia, qui avait disparu après une mi-temps face à l'Egypte (2-4), s'étant mué en héros national avec deux buts à son actif, dont une reprise de volée du droit victorieuse au cours des prolongations.

 

M'Bia milieu droit, il fallait quand même y penser. Mais Otto est comme ça, insondable, reléguant Job au profit d'Idrisssou, lui-même écarté après un début de compétition peu convaincant. Dans ce joyeux foutoir, les joueurs camerounais ont quand même réussi à bien rentrer dans le match et à inscrire deux pions, par M'Bia (1-0, 18e), de la tête, et l'inusable Geremi d'un joli coup franc enroulé au dessus du mur (2-0, 24e). Et les Tunisiens, eux, laissaient faire sans trop réagir. Match plié, pouvait-on croire ? Que nenni.

 

Come back tunisien
La domination des partenaires de Samuel Eto'o, peu en vue si ce n'est sur un mauvais geste en fin de match, était en fait bien fragile et Ben Saada ne tardait pas à répondre à Geremi d'un coup franc tout aussi bien frappé (2-1, 33e). Les Aigles déployaient enfin leur ailes et Santos envoyait un missile sur la barre de Kameni, qui réalisait une parade décisive sur la reprise de Ben Saada (41e). Avec patience, ils allaient remettre les compteurs à zéro en fin de seconde période sur un centre de Ben Frej repris par Chikaoui d'une belle frappe croisée (2-2, 81e).

 

Dès le début des prolongations, les efforts tunisiens étaient pourtant réduits à néant par un nouveau but de M'Bia, qui reprenait de volée une ballon déviée de la tête dans la surface (3-2, 94e) et réalisait le match de sa vie. C'en était trop pour la formation de Roger Lemerre, en difficulté physiquement, qui laisse la dernière place en place demi-finale au Cameroun. Ce sera jeudi, face au pays organisateur, et ce sera dur.

 

Le programme des demi-finales :

Ghana - Cameroun, jeudi 7 février (18h) à Accra

Côte d'Ivoire - Egypte, jeudi 7 février (21h30) à Kumasi




CAN 2008 : L'Egypte s'impose dans la douleur face à l'Angola

Posté par Edouard le 04.02.08 à 20:52 | tags : can
L'Angola de Manucho a donné du fil à retorde aux EgyptiensComme prévu, l'Egypte a obtenu sa place dans le dernier carré de la CAN en venant à bout de l'Angola (2-1), sur un penalty de Hosni (23e) et un but heureux de Zaki (38e). Les Pharaons ont toutefois été peu brillants face à de valeureux angolais, revenus une fois au score par Manucho (26e) et qui auront entretenu l'espoir jusqu'au bout grâce aux parades de Lama. Pour leurs retrouvailles face à la Côte d'Ivoire, en demi-finale, les tenants du titre devront montrer un autre visage.

 

Zidan sur le banc
L'Angola s'est battu, mais l'Angola a été vaincu. Pour leur première participation à un quart de finale de la CAN, les Palancas Negras ont bien tenu tête à des Egyptiens peu inspirés sans leur star du premier tour, Mohamed Zidan, laissé sur le banc, on ne sait pourquoi, par le sélectionneur Hassan Shehata. Avec beaucoup d'envie et un peu de talent, notamment celui de Manucho, auteur du but de l'égalisation d'une frappe extérieur du gauche culottée, les hommes de Luis Gonçalves de Oliveira auront offert un peu de suspens à une rencontre a priori déséquilibrée.

 

Bémol à la prestation angolaise, le nivellement s'est plutôt effectuer par le bas. Redoutables au premier tour, enfin surtout lors de leur premier match face à au Cameroun (4-2), les Egyptiens ont été loin de surclasser une formation peu expérimentée et dotée d'une défense gruyère. Le beau jeu collectif des Pharaons était resté dans les sarcophages de Shehata, et il fallu attendre un penalty obtenu suite à un coup franc généreux et détournée par une main du mur des Palancas pour que Hosni ouvre le score (1-0, 23e).

 

Manucho devant
Trop faciles, les tenants du titre voyaient l'Angola revenir dans le match trois minutes plus tard, avant de reprendre l'avantage sur une interception manquée de Kali qui permettait à Zaki de marquer du torse (38e). Rien de très glorieux pour les quintuples vainqueurs de l'épreuve, qui allaient buter tout au long de la seconde période sur le vaillant Lama - ça ne s'invente pas - et se faire quelques frayeurs sur deux occasions chaudes de Manucho (46e, 61e), jeune attaquant recruté par Manchester United et prêté au Panathinaïkos qui devrait faire parler de lui.

 

Si la logique a été respectée, la prestation de l'Egypte a donc de quoi inquiéter avant d'affronter jeudi la Côte d'Ivoire, qui a de son côté déroulé face à la Guinée (5-0) et bénéficiera d'un jour de repos supplémentaire. Le sélectionneur des Pharaons devra lui trancher le cas Zidan, qui a peut-être pris un coup de melon après son doublé face aux camerounais comme le suggérait Didier Tholot sur Eurosport.




Non, rien de rien, …

Posté par Aurélien le 04.02.08 à 18:00 | tags : angleterre

Diego Maradona crochète toujours autant. Ce ne sont plus les joueurs qui sont victimes de ses feintes mais les journalistes. Les Anglais, qui ont eu l'honneur de la visite du Pibe de Oro la semaine dernière, se sont une nouvelle fois fait avoir par la roublardise de l'Argentin.


Maradona a encore mis la misère aux Anglais"Si je pouvais revenir en arrière et changer l'histoire, je le ferais". Ce semblant de regret a fait rougir de plaisir les Britanniques. Dans une interview accordé au Sun ,Maradona laissait penser que son mythique but de la main en quart de finale de la Coupe du Monde 1986 ne le satisfaisait pas particulièrement. "Mais un but est toujours un but, l'Argentine est devenue championne du monde et j'étais le meilleur joueur au monde. Je ne peux pas changer l'histoire, tout ce que je peux faire c'est aller de l'avant", tempérait El Diez.

 

"Des connards"
3 jours plus tard, Diego revient sur ces déclarations. "A aucun moment je n'ai demandé pardon à qui que ce soit. Les gens ici sont naïfs, ils se sont jetés sur une information qui est fausse", a ainsi signifié le Pibe. Maradona peut démentir de la plus simple des manières, vu la réputation du Sun, véritable fourmilière de rumeurs les plus incroyables. Il faut dire que son soi-disant repentir avait été mal perçu en Argentine, à la fois par ses supporters et ses anciens coéquipiers. Comment renier un but qui a fondé sa légende ? Un but qui sonnait comme une revanche des affronts subis pendant la guerre des Malouines.


Diego l'a compris et a rectifié le tir. "Je n'ai pas demandé pardon à l'Angleterre. Mes propos ont été déformés, je n'ai qu'une chose à dire : ce sont des connards ! Ce que j'ai dit, c'est que beaucoup de temps avait passé depuis, et que l'on ne peut pas revenir en arrière pour modifier le cours de l'Histoire". Si on ne saura jamais ce qu'a vraiment dit Maradona, tant à cause du manque de crédibilité du Sun que du caractère imprévisible de l'Argentin, on peut rire de la proportion prise par cette histoire dans tous les médias et de la nouvelle désillusion anglaise.




Ballon d'Or africain : La polémique Drogba

Posté par Edouard le 04.02.08 à 16:50 | tags : can

Vainqueur en 2006 du Ballon d'Or africain, Drogba a été privé du doubléFootballeur africain le mieux classé au Ballon d'Or et au FIFA World Player, Didier Drogba aurait logiquement du être sacré meilleur joueur du continent noir. C'est pourtant le malien Frédéric Kanouté qui a été désigné vendredi Ballon d'Or Africain 2007 par la CAF. Une décision rocambolesque qui n'a pas fini de faire parler des deux côtés de la méditerranée.

 

Les absents ont toujours tort
Souvent critiqués pour leur gestion chaotique, les dirigeants du football africain ont carrément perdu les pédales à l'occasion de la remise du Ballon d'Or Africain. En organisant la cérémonie à Lomé, capitale du Togo, à deux jours des quarts de finale de la CAN 2008, la CAF (Confédération africaine de football) avait déjà commis une grave erreur de timing, mettant en conflit les joueurs nominés et leur équipe nationale. Devant l'absence de Didier Drogba, retenu par sa sélection, elle a sombré dans le grand n'importe quoi en remettant le trophée à son second, Frédéric Kanouté, qui avait eu lui la bonne idée de se faire éliminer au premier tour avec le Mali et était disponible pour assister à l'événement.

 

Dans un reportage diffusé dimanche sur Téléfoot, Idriss Diallo, le vice-président de la Fédération Ivoirienne, expliquait ainsi aux Eléphants la situation : "Dans la mesure ou nous sommes ici pour préparer une compétition, nous ne pouvons pas autoriser son départ pour participer à cette cérémonie. Au nom de la solidarité et du groupe, il accepté de ne pas y aller. Et selon la plupart des informations que nous avons, Didier était le meilleur sur cette liste. Sauf que du fait que Didier n'y aille pas, la CAF a décidé de sévir non pas au plan sportif mais je dirais au plan politique."

 

Kanoute, ici soulevant la Coupe du Roi, récupère un trophée discréditéDécision politique ?
Et Diallo de poursuivre : "Le président de la CAF a eu à parler avec des responsables de la fédération et ensuite à Didier pour lui dire ‘si tu ne viens pas si tu es le premier on donne le trophée au 2e on te prive de ce que tu as gagné par ta propre valeur'. Hier (vendredi) ils ont désigné Kanouté comme étant meilleur joueur africain et le comble c'est qu'ils n'ont même pas dit le nombre de points de Kanouté et des autres, parce que comme c'était un arrangement, ils n'ont pas été capables de dire les choses telles qu'elles étaient. Votre capitaine a décidé de sacrifier ces intérêts personnels pour les intérêts du groupe."

 

En voulant ne pas perdre la face, la CAF a donc complètement discrédité le Ballon d'Or et, surtout, une nouvelle fois donné une piètre image du football africain, actuellement à la fête avec une CAN ghanéenne qui s'impose comme une des meilleures éditions de ces dernières années. Le pire, c'est que tout ceci était prévisible et que plusieurs s'étaient déjà élevés pour annoncer le fiasco à venir. "C'est une folie de d'organiser cette cérémonie à deux jours d'un quart de finale capital contre le Nigeria", a ainsi regretté Claude Leroy, le sélectionneur du Ghana, qui a lui finalement consenti à libérer Michael Essien.

 

La guerre des sponsors
Outre l'incohérence de la CAF et de son président Issa Hayatou, qui aurait lui-même appelé Drogba pour lui signifier qu'il perdrait son titre en ne se rendant pas à Lomé, une sombre affaire de sponsor serait également à l'origine de cette polémique, comme le rapporte le site afrik.com. En résumé, un conflit d'intérêt serait apparu entre Globacom (le géant des télécommunications du Nigeria et organisateur de la CAF Awards) et MTN, le partenaire officiel de la CAN, qui aurait refusé que le logo de Globacom figure sur les maillots des Super Eagles. En représailles, cette dernière aurait délocalisé le Ballon d'Or Africain, qui se tenait l'an dernier à Accra (Ghana), au Togo.


Après avoir refusé de s'exprimer sur la décision de la CAF, afin de ne pas rajouter à la polémique et par respect pour Kanouté, Drogba a tout de même consenti à donner son sentiment. "C'est une décision difficile à prendre, car j'ai beaucoup de respect pour ce titre qui m'avait rendu très fier l'année dernière, mais je ne peux pas cautionner ce qui s'est passé. Ma femme devrait se rendre à Lomé récupérer le prix, et on m'a expliqué que ce n'était pas à elle de venir, mais à moi. C'est un véritable scandale pour la CAF." Mais la réponse que pourrait apporter le capitaine des Eléphants est de soulever la CAN dimanche prochain à Accra.




Les Français de l’étranger : Retour manqué pour Vieira

Posté par Aurélien le 04.02.08 à 15:46 | tags : bundesliga, liga, premier league, série a
Week-end de coupe en France, championnat chez nos voisins européens. Qu'ont fait nos frenchies de Serie A, Premier League, Liga et Bundesliga ? La réponse un peu plus bas.

 

Vieira voit rouge
Dur dimanche pour nos compatriotes exilés en Série A. David Trezeguet est resté muet, avec une seule occasion à se mettre sous la dent et la Juve a calé face à la lanterne rouge Cagliari (1-1). Il ne mettra pas Raymond Domenech dans l'embarras cette semaine. Philippe Mexes et l'AS Rome ont subi la loi de Sienne, modeste 16e (0-3). Ludovic Giuly, entré en jeu à la 63e minute, n'a rien pu s'illustrer. La Roma reste deuxième mais laisse l'Inter s'échapper un peu plus, suite à sa courte victoire (1-0) face à Empoli.

 

Patrick Vieira, titulaire pour la première fois depuis son retour de blessure, a pété les plombs avant même la mi-temps. Averti pour avoir retenu le maillot d'un joueur adverse, le capitaine des Bleus a protesté avec trop de virulence auprès de l'arbitre, ce qui lui a valu un carton rouge. Une mauvaise réaction qui risque de lui coûter deux matches de suspension. Attention à ne pas lasser Roberto Mancini, le coach nerazzurri. L'Inter se dirige tout droit vers un nouveau titre, ses poursuivants ayant tous calé, notamment la Fiorentina de Sébastien Frey devant le Milan AC (0-1). Frey a logntemps retardé l'échéance mais s'est incliné sur un but du prodige brésilien Alexandre Pato à la 77e minute.

 

Anelka marque
La colonie française des Gunners a réalisé dans l'ensemble une bonne prestation lors de la victoire 3 à 1 face à Manchester City. Bacary Sagna a offert une passe décisive à Adebayor, Mathieu Flamini et Abou Diaby ont animé l'entrejeu tandis que Gael Clichy a été l'auteur d'une bourde qui a provoqué le but mancunien. William Gallas a livré quant à lui un match sérieux.

 

Lassana Diarra et Portsmouth on tenu en échec le Chelsea d'Anelka (1-1). Le milieu français a livré un très bon match. Ses bonnes prestations depuis son arrivée valident pour le moment son choix de quitter Arsenal. Le but londonien a été inscrit par Nicolas Anelka, peu en vue durant la rencontre mais décisif. L'adaptation du numéro 39 se déroule parfaitement jusqu'à présent. Florent Malouda et Claude Makelele ont eux aussi pris part au match. Avec Manchester United, Patrice Evra n'a pas été à son avantage. Coupable sur le but de Tottenham, il a montré quelques difficultés, à l'image de son équipe.

 

Henry, à gauche toute
Barcelone a gagné dans la douleur face à Osasuna au Camp Nou (1-0). Les français étaient tous présents. Lilian Thuram et Eric Abidal ont contribué à garder la cage de Victor Valdes inviolée. Thierry Henry, lui, a encore évolué sur le côté gauche de l'attaque blaugrana, laissant l'axe au jeune Bojan. Si Titi s'en est bien sorti, on peut se demander s'il n'aspire pas plutôt à jouer dans l'axe, surtout en l'absence de Samuel Eto'o. Autre Bleu de la Liga, Julien Escudé s'est montré solide dans l'axe de la défense, malgré l'expulsion de son compère en première période. Le FC Seville a battu Huelva (2-1) et remonte à la 8e place.

 

Ribery et Sagnol wieder da
Le Bayern Munich a bien profité de la longue trêve pour recharger les accus. Premier bénéficiaire, Franck Ribery, auteur d'un but et d'une belle prestation lors de la victoire face au Hansa Rostock (2-1). Malheureusement, "Scarface" est sorti sur blessure, ce qui met en doute sa participation au match international de mercredi. Pas de bobos pour Willy Sagnol, qui a joué tout le match. Le latéral droit est totalement rétabli et a retrouvé sa qualité de centre. De bon augure avant pour le Bayern avant le choc contre le Werder.




Valbuena taille patron

Posté par Aurélien le 04.02.08 à 14:16 | tags : ligue 1, om
Victorieux de Monaco hier soir, l'OM a pu s'appuyer une nouvelle fois sur un excellent Mathieu Valbuena, auteur du premier but du match au terme d'une action bien construite. Après son doublé extraordinaire inscrit face à Caen, le "petit", comme l'appelle affectueusement Eric Gerets, est en train de devenir une arme offensive de premier choix.

 

L'ami Gerets
Quand Mathieu Valbuena marque, on a l'impression que c'est la première fois. La faute à une joie intense manifestée par une course folle et chaloupée, durant laquelle le marseillais semble totalement abasourdi. Une célébration plutôt marrante à regarder et que l'on voit de plus en plus souvent. Le milieu de terrain a trouvé son rythme et son placement. Grâce à un entraîneur soucieux de le mettre dans de bonnes conditions, le petit se régale. Placé entre la défense et le milieu défensif adverse, Valbuena peut bouger partout, courir comme un dératé et tenter tout ce qui lui passe par la tête. C'est ce qu'on lui demande. Car l'ex-pensionnaire de National joue à l'instinct.

 

Blessé lors de ses premières semaines sur la Cannebière en 2006, Valbuena a découvert la Ligue 1 la saison dernière à 22 ans. Remplaçant, il démontre lors de ses rares entrées en jeu une envie inversement proportionnelle à sa taille. Mais c'est cette saison que l'ancien joueur de Libourne Saint-Seurin explose totalement. Profitant des blessures de Samir Nasri ou de la méforme de Karim Ziani, Mathieu Valbuena est aligné régulièrement et enchaîne les prestations convaincantes, que ce soit aux yeux d'Albert Emon ou Eric Gerets.

 

Le déclic Liverpool
Sa nouvelle dimension s'est concrétisée avec son superbe but avec victoire à la clé contre Liverpool en Ligue des Champions. Tout a déjà été dit sur ce "goal" comme dit Gerets. Il a surtout été l'acte fondateur du nouveau Valbuena. Celui qui est en train de revêtir les habits de Franck Ribéry pour les supporters olympiens. Et qui pourrait bientôt connaître les honneurs d'une sélection en equipe de France suite à la blessure de ... Ribéry. Le petit se contente pour l'instant de savourer son parcours, lui l'ancien meilleur joueur de National en 2005, devenu l'un des piliers de Marseille.

 

Malgré le buzz qu'il crée et les buts de fou qu'il met, Valbuena garde les pieds sur terre. "Je ne me fixe pas d'objectif au niveau des buts. J'essaye d'être décisif et d'essayer de gagner des titres avec l'OM. J'ai des objectifs personnels et collectifs. Je sais que si le collectif va bien, je peux m'exprimer individuellement." Apparemment, le collectif olympien marche très bien actuellement. En pleine bourre, le marseillais écrase la concurrence sur son passage, laissant Karim Ziani ruminer ses blessures et son faible temps de jeu. Et Mamadou Niang va peut-être regretter d'avoir été convoqué à la CAN. Rejeté du centre de formation des Girondins de Bordeaux, quelque peu moqué à son arrivée à l'OM, le petit montre aujourd'hui que, même sans talonnettes, on peut devenir grand.




CAN 2008 : Présentation des quarts de finale (2/2)

Posté par Edouard le 04.02.08 à 11:35 | tags : can, flickr
Après les victoires du Ghana sur le Nigeria (2-1) et de la Côte d'Ivoire face à la Guinée (5-0), dimanche, Egypte - Angola (18h) et Tunisie - Cameroun (21h30) s'affrontent ce lundi pour une place en demi-finale de la CAN.  

 

Egypte : Le champion est là 
Sous-estimé avant le début de la compétition, le tenant du titre a frappé un grand coup en corrigeant d'entrée le Cameroun (4-2) avec un énorme prestation de Mohamed Zidan, promu au rang de nouvelle star en l'absence d'Amhed Hassan, meilleur joueur de la CAN 2006. Quasi-qualifié après avoir dominé le Soudan (3-0), les Pharaons égyptiens ont fini en roule libre contre la Zambie (1-1) mais s'imposent donc comme l'un des grands favoris de l'épreuve avec leur jeu de passe réglé comme du papier à musique et quelques individualités redoutables (Zidan, Hosny). De quoi faire trembler son adversaire en quart, l'Angola.

 

Angola : Première pour les Palancas
Le petit poucet de la compétition a bien mis à profit l'expérience glanée lors du Mondial 2006 (3e de sa poule derrière le Portugal et le Mexique) pour s'offrir sa première qualification en quarts de finale d'une Coupe d'Afrique des Nations. Tombées dans un groupe où elles ne partaient pourtant pas favoris (avec la Tunisie, la Sénégal et l'Afrique du Sud), les Palancas Negras (Antilopes Noires) ont créé la surprise en tenant en échec les Bafana Bafana (1-1) avant de dominer les Lions de la Teranga (3-1) et d'assurer face la Tunisie (0-0). Leur belle aventure risque toutefois de s'interrompre contre l'Egypte.

 

Egypte - Angola, le 04 février à Kumasi (18h00) 

 

Meilleur buteur de l'histoire de la CAN, Eto'o doit porter le Cameroun sur ses épaulesTunisie : Les Aigles en embuscade
Vainqueurs à domicile en 2004, quarts de finaliste en 2006, les Aigles de Carthage se sont à nouveau sortis des phases de poule, notamment grâce au nul arraché en fin de match face au Sénégal (2-2) sur une frappe de 35 mètres de Traoui. Roger Lemerre tient à sa disposition quelques éléments offensifs qui peuvent faire la différence, dont Jemaa, Chikhaoui et le décrié Santos qui a répondu en claquant un doublé contre l'Afrique du Sud (3-1). Arrivée au Ghana avec une certaine ambition, la Tunisie peut en plus compter sur une solide assise collective mais devra hausser son niveau de jeu pour créer la surprise face aux partenaires d'Eto'o.

 

Cameroun : Gare au lion blessé
Malgré leur déroute face à l'Egypte (2-4), les Lions Indomptables ne sont pas laissés envahir par le doute et ont bien réagit en dominant la Zambie (5-1) et le Soudan (3-0) pour terminer à la seconde place du groupe C. Un moindre mal pour les hommes d'Otto Pfister qui doivent se faire pardonner leur élimination lors des qualifications pour le Mondial 2006. Si le technicien français peut compter sur la soif de buts de Samuel Eto'o, le nouveau recordman de buts en Coupe d'Afrique des Nations (16) est un peu l'arbre qui cache la forêt, la génération actuelle étant loin du niveau des doubles vainqueurs de la CAN (2000 et 2002).

 

Cameroun - Tunisie, le 04 février à Tamale (21h30)