Non, le but de ce post n'est pas d'énumérer les bourdes de Landreau ou de tomber à bras raccourcis sur lui. Juste une question : aurait-il dû être aligné par Paul Le Guen mardi soir face à Auxerre ? Aligné en Coupe de la Ligue après deux erreurs en deux matches, Mickaël Landreau a fait sa boulette la plus spectaculaire et la plus significative face à Auxerre. Un ballon tout bête, à capter tranquillement qu'il a envoyé tout seul comme un grand au fond de ses filets. Première interrogation, pourquoi cherche-t-il à le boxer ? Avait-il vu le DVD best of d'Andreas Kopke ? Toujours est-il que Landreau n'aurait sans doute pas dû jouer ce match.
Le choix de Le Guen Mais Paul Le Guen, comme tout breton qui se respecte, est têtu. Il avait annoncé à ses deux gardiens que le numéro 1 jouerait les matches de Coupe. Il n'a pas peut-être pas voulu se déjuger ou donner à Landreau l'impression de le laisser tomber en alignant Jérôme Alonzo mardi soir. Pourtant, une semaine "off" aurait permis à Micka de se ressourcer mentalement, de penser à autre chose qu'au foot et à revenir plus serein. Au lieu de cela, le deuxième gardien des Bleus a replongé dans ses travers du moment. "Ça va bien s'arrêter un jour. Il existe ce qu'on appelle une loi des séries, et je crois que je suis en plein dedans...Ce ne sont pas quatre ou cinq erreurs qui vont tout remettre en question", s'auto-persuade Landreau. "Je ne m'explique pas ce qu'il m'arrive. Peut-être me faudra-t-il du temps avant de comprendre. Je ne me sens pas fébrile. Est-ce que je donne cette impression ?". Tous les supporters du PSG et de l'équipe de France ont la réponse sur le bout de la langue. Le soutien de Mendy Le portier se sent bien et le dit. Il doit péter la forme quand il enchaîne les parades décisives. Ses coéquipiers le soutiennent totalement à l'image de Bernard Mendy, véritable symbole du mal-aimé. "Ces sifflets sont dus avant tout aux prestations de Mika, qui n'est pas en grande forme en ce moment. Il traverse une période un peu difficile mais il va s'en remettre. Ça arrive ! Je suis moi aussi passé par là. Je suis très bien placé pour en parler. Dans ces cas-là, il ne faut pas baisser les bras. Les sifflets doivent motiver à se surpasser. Ça devient dur si tu te laisses envahir par eux. Le coach a bien fait de ne pas le sortir contre Auxerre, parce que là, ça l'aurait tué". Et Mendy sait de quoi il parle, lui qui a été aligné de nombreuses années malgré des prestations médiocres.
Son alter ego bordelais Ulrich Ramé est sur la même longueur d'onde. "Je pense qu'il a énormément de chance d'avoir un entraîneur qui lui fait confiance". Mais qu'en pense Alonzo ?

Non, Ariel Ortega n'est pas à la retraite. Auteur du but décisif de River Plate face à Club America (2-1), ce mercredi en Copa Libertadores, le meneur de jeu argentin tente de finir en beauté une carrière mouvementée.
Cry me a River A bientôt 34 ans, Ariel Arnaldo Ortega est plus proche de la fin que du début. Revenu en 2006 chez les Millonarios de River Plate, son club formateur, après divers escapades plus ou moins réussies en Europe (Valence, Sampdoria, Fenerbahçe), "el Burrito" (le petit âne) semblait d'ailleurs perdu pour le football lorsqu'il révéla l'an dernier avoir replongé dans ses problèmes d'alcool. Mais une cure de desintox et l'arrivée de son pote Diego Simeone sur le banc de River lui ont offert une dernière chance de briller.
A l'occasion de la seconde journée de la Copa Libertadores, Ortega a même offert un succès précieux à son équipe en inscrivant le but de la victoire contre les Mexicains d'America (2-1) dans le temps additionnel (90e+2). Un pion d'autant plus précieux que River s'était incliné lors de son premier match et avait besoin de prendre les trois points devant son public de l'Estadio Monumental.
De puta madre "Oui, c'est vrai, j'ai l'impression de redevenir moi-même. J'espère que je pourrais donner encore plus aux gens de River", a confié le capitaine des Millonarios à Olé, tout heureux de retrouver les sensations qui lui ont permis de glaner 86 sélections en équipe d'Argentine.
Son ex-collègue au sein de l'Albiceleste, Juan Sebastian Veron, a tenu du coup à lui rendre hommage : "Ariel est noble, simple, et c'est un putain de joueur. Au top, il était plus fort que Messi. Il avait tout. Je suis très heureux qu'il ait pu se sortir de ses problèmes de santé. Ariel est un crack et il le mérite ce qu'il y a de mieux."
Les buts de River Plate - America :

Un Lille- Lyon de gala au Stade de France pour ouvrir la journée de championnat, un Bordeaux- PSG importantissime pour la refermer, la Ligue 1 devrait nous offrir du spectacle ce week-end. On a au moins le droit de l'espérer.
Le Stade de France accueille donc Lille-Lyon samedi à 17h. Cette opération fait partie des festivités organisées dans le cadre de son dixième anniversaire. Et en amenant la Ligue des Champions au SdF, Lille s'est associé à son histoire. Voilà pour les raisons de cette délocalisation, qui ne plait que moyennement à des joueurs lillois en manque total de repères sur cette pelouse. Plutôt ballot pour un match à domicile. Le stade devrait faire le plein et offrir une belle pub pour la Ligue 1. Pour le LOSC, ce match est surtout l'occasion de s'éloigner encore de la zone rouge, toujours un peu trop proche. Les nordistes forment en tout cas une équipe qui posent souvent des problèmes à l'OL, par sa rigueur défensive notamment.
A la chasse au Lyon Les lyonnais aimeraient conserver leur marge de 3 points sur des bordelais décidément menaçants et qui ont l'avantage de jouer à domicile dimanche face au PSG. Les Girondins ont quelque peu faibli ces derniers temps, éliminés de la Coupe UEFA puis auteur d'un triste 0-0 face à Lille à Chaban-Delmas. Les Parisiens sont dans une situation autrement délicate. Pas de victoire en L1 depuis 4 matches et la zone rouge à seulement 3 points. Autant dire que le déplacement en Gironde est capital (preview et résumé à venir sur fluctuat). Le troisième, Nancy, se déplace à Lorient, voyage souvent difficile tant les Bretons impriment un rythme de folie au stade du Moustoir. Les Lorrains ont stoppé leur série de mauvais résultats en gagnant face à Lens et cherchent uniquement à consolider leur 3e place et endiguer les retours du Mans et de Marseille. Des Olympiens qui reçoivent Auxerre et des Sarthois qui accueillent Strasbourg. Les deux formations tablent donc sur 3 points ce week-end. Un bas de classement en fusion Niveau confrontation directe, c'est dans le bas de tableau qu'il faut aller chercher les matches à haute tension. Deux exactement. Un Lens-Toulouse, soit le 16e contre le 17e, décisif pour l'avenir des hommes d'Elie Baup et un Sochaux-Rennes, synonyme de dernière chance pour les Doubistes. Une victoire du Téfécé et des Lionceaux rendrait la course au maintien encore plus serrée. Les sochaliens ont effectué une remarquable remontée et ne sont toujours pas condamnés. S'ils ont réussi à rattraper le wagon toulousain, une défaite à domicile les décrocherait à nouveau.
En bref Pour le reste, quelques matches "neutres" à l'image de Monaco-Valenciennes, Metz-Caen ou Saint-Etienne-Nice. Les Aiglons pourraient néanmoins reprendre une éventuelle 4e place. Pour cela il faudra aller gagner dans le chaudron, toujours bien tenu par des Verts revigorés qui ont gagné leurs deux derniers matches. Monaco se doit d'interrompre une série de 4 rencontres sans victoire en championnat face à une équipe valenciennoise elle aussi mal en point.

Réclamée à corps et à cris par les fans d'Arsenal, la prolongation du contrat de Mathieu Flamini, qui s'expire en juin, tarde à venir. Le milieu de terrain français songerait-il à changer d'air ?
Maxi Flamini A deux doigt de quitter l'Emirates Stadium cet été, Flamini est finalement resté à Londres et a renoncé à un départ pour Birmingham. Bien lui en a pris, car le Frenchie a relégué Gilberto Silva sur le banc des remplaçant pour former une des plus redoutables paires de milieux centraux du continent au côté de Cesc Fabregas. Elément clé de l'excellente saison des Gunners, Flamini a même convaincu le nouvel arrivant Lassana Diarra d'aller chercher du temps de jeu à Portsmouth et commencé à figurer dans les convocations de l'équipe de France.
Tout naturellement, Arsène Wenger a proposé au natif de Marseille de signer avec Arsenal pour cinq nouvelle saisons et un salaire passant de 20 000 à 50 000 livres par semaine, selon la presse anglaise. "Des discussions sont en cours et j'espère que tout se passera bien car je suis heureux ici. J'aime le football anglais et j'aime Arsenal", déclarait encore Flamini le 10 février, laissant entendre que sa prolongation de contrat n'était qu'une formalité. Pourtant, on attend toujours son officialisation.
La rumeur Juventus Flamster, comme le surnomme les supporters d'Arsenal, étant théoriquement libre de s'engager dès maintenant avec n'importe quelle équipe pour la saison prochaine, les rumeurs, fondées ou non, commencent bien sûr à fleurir. Le Daily Mail a ainsi allumé la mèche cette semaine en annonçant un accord entre Mahtieu et la Juventus de Turin. Information démentie par le directeur sportif bianconero, Alessio Secco : "C'est faux de dire que nous sommes intéressés par Flamini. Néanmoins, c'est un excellent joueur, mais nous n'avons jamais essayé de l'enrôler. Jeudi matin, notre directeur général, Jean-Claude Blanc, a contacté Arsenal pour les rassurer."
Alors ? Flamini veut-il rejoindre un autre grand club européen librement, comme il l'avait fait en quittant l'OM pour Arsenal en 2004 ? Ou bien souhaite-t-il tout simplement mettre la pression sur Wenger pour obtenir un salaire équivalent aux autres stars du club ? Vu l'importance prise par le Français dans le jeu des Gunners, il serait très dommageable pour Arsenal de laisser partir gratuitement son poumon.

Fin de saison - de carrière pour les pessimistes - pour Eduardo da Silva, 3 matches de suspension pour Martin Taylor. Deux poids, deux mesures. Les Anglais poussent loin leur vision du football et posent comme d'habitude l'engagement physique en héraut de leur championnat. Amis bouchers, bienvenue en Angleterre ! Bon, il faut reconnaître que le défenseur de Birmingham Martin Taylor n'a pas exactement commis le pire attentat jamais vu. Une semelle bien sentie lui a suffi pour briser la jambe du Croate en deux.
Une suspension bien légère au vue du préjudice subie par Eduardo. D'autant plus surprenant que la même commission a infligé à l'attaquant français de Middlesbrough, Jérémie Aliadière une peine de quatre matches pour avoir giflé Javier Mascherano, le milieu de terrain argentin de Liverpool... On se rappelle qu'en France, la saison dernière, le parisien Pierre-Alain Frau avait écopé de deux mois de suspension pour avoir blessé gravement (rupture des ligaments du genou) le sedanais Stéphane Noro. Le geste était condamnable mais le joueur n'avait aucune intention de faire mal. Apparemment, la Premier League n'avait pas envie de se passer longtemps des services de Taylor...

La Ribéry dépendance du Bayern Munich ne s'est pas démentie ce mercredi en quart de finale de la Coupe d'Allemagne. Entré à la pause, Francky a, comme face à Hambourg (1-1) trois jours plus tôt, dynamité le jeu d'un Bayern peu inspiré face à son rival du Munich 1860 et inscrit un nouveau penalty en panenka, après celui réalisé devant le Werder, en Coupe de la Ligue.
Alors que Luca Toni avait laissé ses partenaires en infériorité numérique (84e), Rib' a remis les deux équipes à dix en provoquant le second jaune de Benjamin Schwarz (111e), mais du attendre la fin des prolongations et un penalty généreusement accordé à Miroslav Klose (la faute semblait en dehors de la surface) pour débloquer la situation. Sa première transformation ayant été annulé, le Français s'est donc fendu d'un tir en feuille morte au centre du but qui a fait explosé l'Allianz Arena.
"On ne pouvait pas faire mieux en matière de suspens. La façon dont Ribéry a tiré ce penalty montre le sang-froid qu'il a", s'est félicité le manager général du Bayern Uli Hoeness après la rencontre. "Ribéry ouvre la voie vers le titre", peut on lire à la une Sport Bild (voir photo), qui souligne "la classe et l'assurance" du Franzose.
Viera et Mexes se neutralisent Sous les yeux de Raymond Domenech, Philippe Mexès a réalisé une grosse prestation au sein de la défense centrale de l'AS Roma, qui se déplaçait à l'Inter (1-1) dans le grand choc de la Série A. Alors que Francesco Totti avait ouvert le score, le Francese a malheureusement écopé de deux cartons jaunes coup sur coup (83e, 84e), dont un second très sévère sur un duel avec Crespo. Dans la foulée, Javier Zanetti égalisait pour les Nerazzurro (88e). "Un joli coup de pouce à l'Inter", a ironisé le capitaine romain. Autre bonne nouvelle pour les Bleus, Patrick Vieira semble avoir retrouvé le rythme.

Le Barça va mieux. Bien que tenus en échec hier soir par Valence en demi-finale aller de la Coupe du Roi, les blaugrana ont recollé le week-end dernier à 2 points du Real Madrid. Surtout, le jeu développé par les hommes de Frank Rijkaard retrouve au fur et à mesure son liant des meilleures années. Le déclic du Celtic "Il y a un mois on disait qu'ils avaient la Liga dans la poche, qu'ils étaient la meilleure équipe du monde, qu'ils volaient en jet privé, qu'ils faisaient toutes les télévisions, et des voitures par-ci, des cadeaux par là... Et maintenant ils n'ont que ce qu'ils méritent". Hristo Stoichkov n'est pas tendre avec le Real, club dont il continue d'entretenir son rejet dû à son passé de joueur blaugrana. Néanmoins, il résume bien la situation. Qui voyait le Barça refaire son retard il y a trois semaines ?
Bien sûr, rien n'est fait et le Real dispose toujours de deux points d'avance mais la dynamique positive se trouve en Catalogne ces temps-ci. Depuis le match de Ligue des Champions face au Celtic Glasgow, les barcelonais semblent avoir retrouvé un supplément d'âme. L'équipe paraît plus soudée et le jeu s'est à nouveau fluidifié. Cela s'est vu d'abord à Ibrox Park, puis confirmé face à Levante lors de l'écrasante victoire 5-1. Le retour de Samuel Eto'o a fait un bien fou à l'équipe, qui peut désormais compter sur la profondeur de son effectif. Rijkaard à nouveau encensé Et Ronaldinho pointe à nouveau le bout de son nez. Tranquillement, sans se presser, Ronnie commence à reprendre goût au terrain. Toujours autant suivi par la presse qui ne le lâche pas d'un pouce, il se sert de cet acharnement pour se donner une motivation supplémentaire. Surtout, le Barça se sort parfois avec chance de situations bien mal embarquées. Un signe qui ne trompe pas. Comme face à Seville où les catalans ont ramené un point miraculeux grâce à Xavi en fin de match, ou face à Saragosse où l'arbitre ne signalait pas la main de Thierry Henry sur son but et accordait un penalty inexistant dans les dernières minutes. De son côté, le Real se fait refuser (à raison) des buts et perd bêtement, comme contre Getafe à domicile.
Accusé de la méforme du Barça il y a quelques semaines, Franck Rijkaard est à nouveau applaudi par la presse catalane. Au mois de janvier, le site sport.es demandait à ses lecteurs s'il fallait virer Ronnie, Rijkaard ou les deux. Aujourd'hui, une telle question n'a pas lieu d'être. Le Hollandais, arrivé au club en 2003, est même en passe de devenir l'entraîneur barcelonais à la plus grande longévité derrière Johan Cruyff (8 ans à la tête du club). Une situation loin d'être acquise à ses début comme le rappelait Stoichkov hier sur la Catalunya Radio. "Personne ne se souvient que quand Frank est arrivé au club il y a cinq ans, ils voulaient déjà le mettre dehors en décembre. Ils voulaient l'envoyer aux Pays-Bas parce que c'était l'ami de Johan (Cruyff), mais maintenant qu'il gagne c'est un phénomène". Le déplacement de ce week-end à l'Atletico Madrid sera déterminant. D'autant que le Real lui aussi joue à l'extérieur, à Huelva. Une équipe mal classée mais habituée aux exploits. L'espoir renaît du côté de la Catalogne et ce n'est pas Hristo Stoichkov qui dira le contraire.

14 buts en deux matchs. Même dans ses rêves les plus fous, le président de la ligue Frédéric Thiriez n’aurait pu imaginer un tel spectacle pour ces demi-finales de Coupe de la Ligue. Après le 3-2 du PSG face à Auxerre, mardi, Le Mans – Lens a décroché le pompon. Un match complètement dingue remporté en prolongation par les Sang et Or (5-4). Reste à espérer que les Parisiens et les Nordistes nous offrent une finale aussi débridée, le 29 mars prochain au Stade de France. Le Mans - Lens : Les 8 buts du temps réglementaire Le but décisif de Sidi Keita : PSG – Auxerre :

Grâce à un but de son capitaine Javier Zanetti en toute fin de match, l'Inter de Milan a obtenu le nul sur sa pelouse face à la Roma (1-1) et ainsi préservée ses neuf points d'avance en tête de la Série A. Rien ne semble plus pouvoir arrêter les hommes de Roberto Mancini sur la route d 'un troisième sacre consécutif.
La marque des grands On appelle ça communément la force des grandes équipes. Cette fameuse faculté de se sortir de toutes les situations, même les plus compromises. Une fois encore, l'Inter de Milan, poussé dans ses derniers retranchements, a trouvé les ressources pour préserver son invincibilité en Série A cette saison.
Et maintenant que le titre est presque (déjà) en poche, restent aux troupes de Massimo Moratti de relever le défi de terminer ce championnat sans défaite au compteur. Pour cela, il faudra tout de même être bien meilleur que face aux Romains.
Car dans cette « finale » de la Série A, c'est bien la Roma qui a longtemps montré que la meilleure équipe du moment en Italie, c'était elle. Et qu'elle était une grande équipe, elle aussi.
Mancini le sait d'ailleurs ; lui qui, confronté à un casse-tête en raison des absences d'Ibrahimovic et Cruz, avait choisi d'aligner un prudent 4-5-1 pour faire face à la fougue d'une équipe dont on ne salue que trop peu l'immense qualité de jeu.
La réponse de Totti L'entame lui donnait raison, les hommes de Luciano Spaletti, le pied sur le ballon, dictant à leur guise le tempo de la rencontre. Seule la dernière passe éludait alors encore les coéquipiers de Francesco Totti pour concrétiser leur domination (Totti 5', Cassetti 15').
Il suffisait pourtant de peu de choses à l'Inter pour se montrer elle aussi dangereuse. Une touche longue de Maicon, un centre volleyé de Vieira et une reprise acrobatique de Crespo par exemple. Mais l'action, immaculée, mourait sur le poteau d'un Doni battu avant de longer la ligne sans rentrer (18').
L'avertissement était clair. Les Romains l'entendirent, et Totti, constamment conspué, se chargeait alors de rappeler aux spectateurs de San Siro que cette pelouse était bien son jardin. Sur un centre parfait de la gauche de Tonetto, le capitaine résistait à la charge de Burdisso et expédiait une demi-volée aussi chirurgicale que magique au ras du poteau d'un César pantois (0-1, 38').
L'Inter à dix Forcé de changer son fusil d'épaule, Mancini lançait Suazo à la place de Stankovic, transparent, au retour des vestiaires. Mais la Roma, à l'image d'un Mexès impérial en défense, résistait tranquillement aux offensives d'une Inter à court d'idées.
Les gamins Balotelli (58'), puis Pelé (61') renforçaient alors les rangs milanais mais rien n'y faisaient. Pire, Maxwell se tordait la cheville gauche et quittait la pelouse, laissant ses partenaires à dix avec rien moins qu'une montagne à gravir (65').
Une montagne oui, mais on l'a dit les grandes équipes ont ce petit truc en plus. Une bonne étoile. Celle de l'Inter a souvent pris la forme d'un arbitre ces dernières semaines. Et dans un premier temps, c'est bien Mr Rosetti qui aura remis les champions en titre dans le match.
Zanetti, le sauveur Alors que la Roma venait de rater plusieurs fois la balle de break (67', 71', 73', 75') et que son emprise sur le match était totale, Mexès était expulsé après deux cartons récoltés en trois minutes (84').
Si le premier ne souffre aucune contestation, le Français ayant voulu jouer au plus malin en "coupant" le terrain alors qu'il regagnait la ligne médiane après une sortie sur blessure, le second sortit bien vite de la poche de l'homme en jaune fluo alors que la faute sur Crespo était bien inexistante.
Déstabilisée, la Roma lâchait alors sa proie et l'Inter, dans un dernier sursaut, lançait ses dernières forces dans la bataille. Doni sauvait les siens d'une claquette magistrale sur une tête de Crespo (87'), mais le portier brésilien devait finalement s'incliner sur une volée superbe de Zanetti qui offrait l'égalisation aux siens (88'). San Siro pouvait alors entrer en fusion, les supporters fêtant justement ce but comme la promesse de rester pour une année encore les Rois d'Italie.

Au terme d'un superbe spectacle, Lens a gagné sa place pour la finale de la Coupe de la Ligue. Les Sang et Or sont venus à bout de manceaux magnifiques de courage dans les dernières minutes de la prolongation. Sidi Keita délivrait ses coéquipiers en marquant le 5e but lensois pour une victoire 5 à 4.
Coup pour coup Les 20 premières minutes laissaient pourtant présager le pire. La pluie battante gênait les joueurs et le jeu s'en ressentait. Il était débloqué suite au premier but manceau, suite à une longue touche prolongée qui atterissait dans les pieds de Gervinho. Ce dernier n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond des filets, l'arbitre ne signalant pas un Matsui hors-jeu. Le match a pris alors une tout autre tournure. Finie le round d'observation. Les lensois mettaient alors un peu plus de pression sur le MUC sans toutefois se montrer réellement dangereux. Et recollaient au score suite à un lointain coup franc d'Eric Carrière, dévié par le malheureux Tulio de Melo dans son but (37e).
Le Mans reprenait l'avantage quelques minutes plus tard. Stéphane Sessegnon jouait un coup-franc rapidement pour servir Gervinho, véritable feu follet, qui s'en allait fixer Ronan Le Crom pour offrir le but à Yebda. Mais les hommes de Rudi Garcia n'eurent pas le temps de profiter de cet avantage fraîchement acquis. Après un nouveau débordement sur le côté gauche, Nadir Belhadj délivrait un centre parfait au second poteau pour la reprise du jeune Loïc Rémy. Une fin de mi-temps de folie. 3 buts en 4 minutes Et la pause n'allait pas calmer les ardeurs des deux camps. Le Mans reprenait tambour battant sous une pluie toujours présente. Daisuke Matsui envoyait une tête juste au-dessus de la cage de Le Crom (49e) suite à une belle combianaison sur l'aile droite. Et pour la première fois du match, Lens prenait l'avantage au score par l'intermédiaire d'Aruna Dindane (53e), bien servi par Nadir Belhadj, auteur d'un très bon match sur le plan offensif. Et manquait de s'echapper si Mangane n'avait pas raté sa frappe (56e). Chose faite à la 64e minute grâce à une magnifique reprise de volée d'Olivier Monterrubio, d'abord détournée par Pelé sur le poteau, mais qui rebondissait sur le crâne du pauvre gardien. Lens avait alors pris une sérieuse option sur la qualification.
Mais Le Mans allait renverser la situation en deux minutes. Par Matsui d'abord (66e), idéalement servi par Romaric. Puis grâce à De Melo (67e), qui profitait d'un bon coup de billard entre les jambes et la tête d'Hilton pour ramener son équipe à égalité. 4 partout. Le stade Leon Bollée entrait alors en fusion. Les manceaux étaient récompensés de leurs efforts incessants. Le match perdait alors de son incroyable intensité, pour offrir une fin de match débridée. Hilton et Coulibaly (85e) rataient des balles de but, Gervinho s'enferrait dans des contres solitaires dangereux mais inefficaces (89e, 90e) tandis que Dindane oubliait Monnet-Paquet seul au centre (93e). Cela devait se jouer dans les prolongations.
Des prolongations qui vont être de trop pour des manceaux épuisés. Lens appuyait encore sur l'accélérateur (96e et 98e) mais Yohan Pelé faisait les arrêts décisifs. Malgré un dernier sursaut et une tête de Maiga (116e), Le Mans s'inclinait sur une nouvelle frappe lointaine (118e), signée Sidi Keita, entré en cours de match. Un but qui délivrait tout le peuple nordiste et qui envoie les Sang et Or au Stade de France le 29 mars prochain. Rudi Garcia pourra être fier de ses joueurs, qui ont tout donnée et offert un spectacle sompteux à ses spectateurs. Pour la troisième fois en trois ans, Le Mans échoue aux portes de la finale.

Si les bons résultats enregistrés après le départ de José Mourinho ont pu faire illusion, la défaite de Chelsea en finale de la Carling Cup face à Tottenham (1-2) a rappelé qu'Avram Grant était loin d'arriver à la cheville du "Special One".
La Grant supercherie L'harmonie apparente qui régnait ses derniers mois à Stamford Bridge a volé en éclat, ce dimanche à Wembley. Opposés à Tottenham en finale de la Coupe de la Ligue anglaise, les Blues de Chelsea avaient pourtant ouvert le score par Didier Drogba en première période. Mais une égalisation de Dimitar Berbatov, sur penalty (70e), et une tête plongeante de Jonathan Woodgate en prolongations (94e) sont venus les ramener à la réalité. Malgré toutes les stars du monde, Chelsea n'arrivera à rien avec un coach du niveau d'Avram Grant aux commandes. Nommé à la surprise générale en remplacement de José Mourinho, en septembre dernier, le technicien israélien a donc fini par montrer ses limites après une série de résultats positifs. Qualifié pour les huitièmes de finale de la C1, pas totalement distancé dans la course au titre et toujours en course dans les deux coupes nationales, Grant avait plutôt bien passé l'hiver malgré un effectif décimé par les blessures et la Coupe d'Afrique des Nations. Au point que la direction prolonge son contrat de quatre ans et que l'ancien sélectionneur de l'équipe d'Israël commence à s'y croire vraiment.
Meilleur football ??? "Depuis que nous avons battu Valence (en octobre), nous avons gagné beaucoup de matchs et pratiqué un meilleur football, même avec de nombreux joueurs blessés", osa Grant avant d'aller chuter à l'Emirates face à Arsenal, en décembre. "Cela montre le caractère de l'équipe. Regardez Arsenal qui a eu des blessés et ce qui leur est arrivé dans leurs derniers matchs. Ils s'est passé la même chose pour Manchester United à Bolton sans Wayne Rooney. Même Liverpool, sans Yossi Benayoun, a perdu à Reading."
En dépit de cet exercice d'auto-congratulation, la poupée russe d'Abramovich n'a pas remporté un seul de ses big crunch en Premier League contre Man U (0-2), Arsenal (0-1) et Liverpool (0-0 à Stamford Bridge), exercice favori de José Mourinho. Pas plus qu'il n'a rendu plus sexy le jeu des Blues, 7e attaque du championnat anglais et toujours aussi chiants à regarder. Et si la direction du club se félicite de ne plus avoir à subir les frasques du "Special One", le management de Grant a totalement failli depuis que le retour des blessés et des Africains lui impose de devoir trancher dans un groupe pléthorique pour aligner son onze de départ. Le boulot de base quand on coache une équipe aussi ambitieuse que Chelsea.
Feu sur la maison Blue Depuis dimanche, la maison Blue se fissure de partout. On évoque une vive altercation entre le capitaine John Terry et un des adjoints, Henk Ten Cate, le lendemain. Les joueurs écartés face à Tottenham poussent leur gueulante dans la presse. Mais s'est surtout Grant qui cristallise toutes les critiques, pour avoir caché sa composition aux joueurs jusqu'au dernier moment et aligné un 4-3-3 bancal avec Nicolas Anelka ailier gauche, Florent Malouda et Claude Makelele en tribune, Michael Ballack et Joe Cole sur le banc. Ainsi que d'avoir pris une leçon de coaching de la part de Juande Ramos et laissé Terry re-motiver seul les troupes avant le début de la prolongation. Avec une seule victoire, contre Huddersfield en FA Cup (3-1), pour une défaite, trois nuls et seulement deux buts marqués, Chelsea est donc passé complètement à côté de son mois de février. Les Blues voient le titre s'éloigner (9 points de retard sur Arsenal) et n'auront pas le droit à l'erreur en C1 après le 0-0 insipide ramené de l'Olympiakos. L'ancien marseillais consultant pour la télé anglaise Tony Cascarino a lui parfaitement résumé le sentiment général des observateurs et des fans au micro de Sky Sports : "Je ne suis pas convaincu qu'il soit encore là au coup d'envoi de la prochaine saison. Si des gars comme Michael Ballack, Joe Cole, Nicolas Anelka et Didier Drogba n'arrivent pas à faire du jeu, alors il y a un sérieux problème à Chelsea. Mais les joueurs ne suffisent pas, il leur faut un leadership." Tout est dit.

Le site portugais Futebol Finance a publié son classement des joueurs de foot les mieux payés de la planète pour la saison 2007/2008 (unqiuement le salaire fourni par le club). Et le premier prix, avec 750 000 euros bruts par mois, est attribué à ... ... Kaka ! Pas vraiment une surprise, pour celui qui a gagné le dernier Ballon d'Or. 750 000 euros par mois donc, ce qui équivaut à 9 millions d'euros l'année. De quoi financer toutes les églises qui lui tiennent à cœur et rester fidèle à son club. Si les sommes faramineuses dévoilées ne font plus sursauter les habitués du foot, le classement s'avère parfois surprenant.
Ainsi, saviez-vous que Sidney Govou gagne autant que David Trezeguet et David Beckham (375 000 euros) et plus que Petr Cech (360 000 euros) ? Que Samuel Eto'o, pourtant le meilleur attaquant au monde, touche moins que Darren Bent, remplaçant à Tottenham ? Ou alors que le vieillissant Sol Campbell met presque 100 000 euros dans la vue à Francesco Totti ? Le constat : certains monnayent mieux leurs services qu'ils ne jouent au foot. Le premier français du classement est bien sûr Thierry Henry (9e) et ses 640 000 euros. Il est suivi de Djibril Cissé (40e), David Trezeguet (45e) et Sidney Govou (46e). La génération montante des Bleus devra patienter encore un peu... Le classement complet ici

 Avec 9 points de retard sur le leader intériste, l' AS Roma n'a d'autre choix que de s'imposer ce mercredi à San Siro (20h45 sur Canal Plus Sport) pour rester en course pour le Scudetto. Pour le capitaine romain Francesco Totti, qui deviendra le joueur le plus capé de la Louve en Série A, ce sera quoiqu'il arrive un grand jour. Le cœur de Rome Déjà meilleur buteur de l'histoire de la Roma (200 buts à ce jour) et recordman du nombre d'apparitions sous le maillot giallorosso toutes compétitions confondues, Francesco Totti s'apprête à devenir le joueur le plus capé de la Louve en Série A devant le mythique Giacomo Losi (386 matchs entre 1955 et 1969), surnommé à l'époque le "cœur de Rome". Un attribut qui va tout aussi bien à l'actuel capitano, déjà détenteur de neuf records (voir ci-dessous) pour le compte de son club de toujours. La fête de Totti serait encore plus belle si l'AS Rome parvient comme l'an dernier (3-1 à San Siro) à mettre un terme à l'invincibilité de l'Inter. Un résultat impératif pour rêver encore au titre, et qui pourrait se concrétiser après les fissures apparues en Ligue des champions (défaite 2-0 à Liverpool après l'expulsion de Materazzi, états d'âmes de Vieira...) et le forfait annoncé de Zlatan Ibrahimovic. Et comme la Roma avait écrasé l'Inter lors de la finale de la Coupe d'Italie 2007 (6-2 au Stadio Olimpico, 1-2 à San Siro) et que Totti a l'habitude de briller face aux Nerazzurri... Même en cas de victoire romaine, le Scudetto serait toutefois loin d'être relancé. Les supporters de la Roma n'ont d'ailleurs pas l'air d'y croire vraiment et considèrent à 90% (selon un sondage du site officiel) que le match le plus important du club se jouera mercredi prochain face au Real Madrid, en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
Les records de Francesco Totti sous le maillot de l'AS Rome : Matchs disputés toutes compétitions confondues (495) Nombre de buts marqués toutes compétitions confondues (200) Nombre de matchs de Coupes d'Europe (65) Nombre de buts marqués en Série A (161) Nombre de buts marqués en Coupes d'Europe (22) Nombre de sélections en équipe d'Italie (58) Nombre de buts marqués en sélection (9) Nombre de buts inscrits sur penalty (44) Nombre de derbys disputés face à la Laio (23) Le lob de Francesco Totti inscrit en 2005 face à l'Inter :

Après la qualification du PSG hier soir, place à la deuxième demi-finale de la Coupe de la Ligue, qui oppose Le Mans et Lens. Une affiche qui paraît équilibrée malgré la différence de classement des deux clubs en Ligue 1. Le nouveau quator des Sang et Or 13 places séparent Le Mans de Lens en championnat. Un gouffre qui devrait faire des manceaux les favoris de cette demi-finale. Mais Lens, malgré sa défaite samedi dernier, a retrouvé cohérence et fonds de jeu depuis l'arrivée de Daniel Leclercq. La bonne série s'est lancée lors des quarts de finale justement. A la rue trois jours auparavant, les Sang et Or s'étaient débarrassés de Nancy, alors dauphin de Lyon, à Bollaert sur le score de 3-0. Un véritable déclic. La Coupe de la Ligue, déclencheur du renouveau lensois, garde une saveur particulière et peut sauver la saison des nordistes.
De plus, Jean-Pierre Papin et le Druide peuvent compter sur la totalité de son effectif pour cette rencontre. Le tandem devrait aligner un quator offensif digne de ce nom avec Olivier Monterrubio, Loic Rémy, Toifilou Maoulida et Aruna Dindane. Ce dernier devra s'adapter à ses nouveaux coéquipiers de l'attaque, arrivés pendant son absence. L'efficacité offensive lensoise sera l'un des clés de ce match, face à une défense mancelle qui n'a concédé qu'un seul but lors des trois dernières rencontres. Le Mans a bien grandi Une arrière-garde très solide donc, emmenée par le Serbe Marko Basa et le gardien Yohan Pelé, qui disposent tous deux d'un bon de sortie à la fin de la saison. Gagner un titre avec le MUC serait donc pour eux la meilleure manière de dire au revoir. Rudi Garcia a en tout cas fait un boulot formidable avec cette équipe. La période de la CAN a été plutôt bien géré, en témoigne la qualification pour la demi-finale aux dépens de Lyon. Pour ce match, Garcia avait été obligé d'aligner de nombreux jeunes et avait réussi à faire tomber l'ogre lyonnais grâce notamment à un super Pelé.
La victoire contre Lyon ( à nouveau battu en championnat) a décuplé la confiance des troupes. Rudi Garcia récupère aussi Daisuke Matsui et Gervinho, les animateurs des ailes. Désormais connue, cette équipe fait désormais peur sur le papier. Stéphane Sessegnon attise les convoitises de plus grands clubs et Tulio De Melo va signer à Palerme. Le Mans n'est définitivement plus la petite formation arrivée en Ligue 1 en 2005 et est à deux matches d'une qualification pour l'UEFA. On verra ce soir si le MUC continue sa progression.

En venant à bout d'Auxerre (3-2) grâce à des buts de Yepes (31e), Pauleta (43e) et Mendy (79e), Paris s'est offert un billet pour le Stade de France et rapproché d'une qualification européenne qui pourrait sauver une nouvelle saison galère. Mais les hommes de Paul Le Guen sont encore loin d'avoir chasser leurs doutes, à l'image de Mickaël Landreau, coupable d'une nouvelle boulette.
Ressusciter des morts Comme leurs collègues niçois, battus samedi par Auxerre devant leur public (1-2), les Parisiens ont bien failli "ressusciter des morts" (Antonetti). Menant logiquement 2-0 au terme d'une première mi-temps à sens unique, les joueurs de la capitale semblaient pourtant partis pour une fin de soirée tranquille au Parc des Princes. A la rue, les Auxerrois avaient craqué une première fois à la demi-heure de jeu : corner cafouillé par la défense, frappe de Sylvain Armand dans la bouille de Riou et remise de la tête pour le coup de boule de Mario Yepes (1-0, 31e). Puis re belotte avant la pause, un nouveau corner mal repoussé était remis de la tête par Bourillon pour le crâne de Pauleta (2-0, 41e). Deux pions glanés sur coup de pied arrêté, donc. Mais une vraie belle maîtrise du PSG, portée par la complicité des duo Armand - Rothen, à gauche, et Luyindula - Pauleta, devant. Pressé d'entrée, l'AJA n'arrivait pas trouver la réponse, en dehors de timides tentatives d'Oliech (trop court sur une ouverture de Jaurés, 18e) ou Niculae (tête dans les bras de Landreau, 28e). Pas plus après la pause, alors que le rythme avait naturellement baissé côté parisien. Enfin, jusqu'à ce que Mickaël Landreau ne se décide à redonner du piquant à la partie dans le dernier quart d'heure.
Les fantômes de Paris Le deuxième gardien de l'équipe de France de se mettre en évidence en claquant une belle frappe de 25 mètres de Niculae. Sur le corner tiré par Pedretti, il allait se trouer en boxant le ballon dans ses filets (2-1, 74e). Sa troisième bourde en trois matchs, et la huitième depuis octobre si l'on suit le décompte du Parisien. Sans conséquence sur la qualification de son équipe, mais pas sur la quête de confiance de l'ami Micka qui doit sortir au plus vite de sa mauvaise passe.
Heureusement pour Landreau, Bernard Mendy, qui s'éclate au poste de milieu droit, redonnait de l'air au PSG en sortant un contrôle frappe du gauche de sa botte (3-1, 79e). Car Niculae a poussé fort en fin de match, et la défense parisienne laissé Julien Quercia inscrire un retourné dans ses six mètres (3-2, 90e). Trop tard pour empêcher la bande de Paul Le Guen d'aller tenter de sauver sa saison au Stade de France face au vainqueur de Le Mans - Lens. Mais pour rappeler au coach breton que son équipe n'a pas encore chassé tout ses fantômes.

 Incorrigible provocateur, Mark van Bommel s'est à nouveau tristement illustré en adressant un bras d'honneur à l'arbitre de la rencontre Bayern Munich - Hambourg (1-1). Un geste qui risque de coûter plusieurs matchs de suspension au Néerlandais. Hollandais violent Alors que le mystère de son passage au FC Barcelone n'a toujours pas été révolu (mais que faisait ce boucher au milieu des artistes blaugrana ?), le Bayern doit se demander s'il a réalisé le bon pari en misant sur le milieu de terrain batave. Spécialistes des coups tordus, l'ancien taulier du PSV Eindhoven a encore été trahi par son sale caractère lors du match de Bundesliga qui opposait le Bayern à Hambourg, dimanche. A l'origine du pétage de plomb de Marco, un carton jaune il est vrai sévèrement attribué au Munichois qui réclamait une touche après un tacle de Mohamed Zidan en toute fin de match. Synonyme de suspension automatique pour le choc du week-end prochain face à Schalke 04, l'avertissement a fait craquer MvB qui a applaudi M. Lutz Wagner avant de lui adresser un bras d'honneur. L'arbitre venait de se retourner mais en a semble-t-il vu - ou entendu ? - assez pour exclure l'énergumène du terrain.
Récidiviste "Je suis vraiment désolé pour ce qui est arrivé", a regretté van Bommel après la rencontre. "L'arbitre a fait un bon match, même si je pense qu'il aurait pu agir avec plus de bon sens sur cette situation. Mais sa décision était valabe. J'ai fait une erreur." Pas de quoi apaiser le courroux d'Ottmar Hitzfeld qui devrait sanctionner financièrement le joueur. "C'était complètement inutile", a enragé le coach bavarois. "On attend d'un joueur expérimenté qu'il garde la tête froide, même après un carton jaune injustifié. Il faut juste l'accepter. C'est de l'indiscipline et je ne peux pas le tolérer."
L'affaire est désormais aux mains de la commission de disciple de la Bundesliga qui, après analyse des images de l'incident, pourrait sanctionner van Bommel de deux à quatre matchs de suspension. Un moindre mal pour ce récidiviste qui a pris trois matchs plus tôt dans la saison pour une aggression en Coupe de la Ligue allemande, et s'était déjà illustré avec un bras d'honneur face au Real Madrid, l'an passé en Ligue des champions. Van Bommel en action :

Embourbés dans la seconde moitié de tableau en Ligue 1, Paris reçoit une équipe d'Auxerre en grande forme, mardi en demi-finale de la Coupe de la Ligue. A un match du stade de France et à deux d'une qualification pour la Coupe de l'UEFA, le PSG saura-t-il oublier ses déboires en championnat ? Séquelles parisiennes Promis juré, après la saison chaotique qui avait vu Paris flirter dangereusement avec la relégation pour se finalement se sauver in extremis, 2007/2008 allait être celle du renouveau pour le club de la capitale. Continuité du staff technique (Le Guen) et des cadres (Rothen, Armand, Yepes, Pauleta), recrutement d'"avenir" (Digard, Bourillon), incorporation des jeunes "talents" du centre de formation (N'gog, Arnaud, Sako, etc.), tout devait concorder pour le retour au premier plan du PSG, avec un objectif avancé par Alain Cayzac : devenir champion dans les 5 ans. Et défense de rire.
La suite ? On l'a connaît. Paris est replongé dans ses travers, maudit au Parc des Princes (aucune victoire jusqu'en janvier contre Lens), ne surnageant que grâce à ses coups à l'extérieur. Au gré des performances médiocres de son équipe, Le Guen a lui beaucoup tâtonné, jusqu'à mettre 4 ou 5 joueurs du centre de formation dans son onze départ, dont un capitaine, tout en laissant Pauleta agoniser sa fin de carrière sur le banc. Lors du mercato, Marcelo Gallardo est parti, contre l'arrivée de deux brésiliens obscurs, Everton et Souza. Gouffran et Fred avaient eux décliné les offres parisiennes. A deux matchs de l'Europe Mais Paris restant Paris, les joueurs de la capitale ont su faire le nécessaire pour survivre dans les coupes nationales, notamment la Coupe de la Ligue, plus court chemin vers l'Europe avec 5 matchs à gagner pour une équipe de L1. Le PSG a franchi les trois premières étapes en dominant Lorient (3-0), Montpellier (2-0) et Valenciennes (4-0). Il lui reste donc à battre Auxerre, ce mardi au Parc, pour s'offrir une place au Stade de France face au vainqueur de Le Mans - Lens.
Pour relever ce challenge pas si évident étant donné la bonne forme d'Auxerre, Paul Le Guen devrait enfin consentir à relancer le dépressif Pauleta dans son onze de départ, à la place de Diané ou Luyindula. Mickaël Landreau, décrié après avoir commis contre Monaco sa 7e bourde depuis le mois d'octobre, selon le décompte du Parisien, ne sera lui pas soumis à ce turnover. Jérôme Alonzo n'ayant pas été annoncé comme le gardien des coupes au départ de la saison, le coach breton ne peut pas se permettre de déstabiliser un peu plus son numéro un en le reléguant sur la touche. Espérons pour PLG que Micka le lui rendra.

 Malgré les deux victoires consécutives de Liverpool face à l'Inter, en Ligue des champions, et Middlesbrough, en Premier League, l'animosité des fans des Reds à l'encontre des propriétaires américains du club ne faiblit pas. Le fils de Tom Hicks l'a appris à ses dépends ce week-end en se rendant samedi dans un pub proche d'Anfield. Thanks but no Yanks Depuis la prise de contrôle de Liverpool par les milliardaires américains George Gillett et Tom Hicks, en février 2007, le front anti-US fait rage sur les bords de la Mersey. Opposés par principe à ce que leur club chéri tombe aux mains des Yankees, les Scousers n'ont pas accepté que le duo remette en cause le manager espagnol Rafael Benitez après les mauvais résultats enregistrés à l'automne. Dès lors, les chants et banderoles hostiles aux nouveaux proprios, dont le fameux "Thanks but no Yanks" (merci mais pas de Yankees), se sont multipliés dans les travers d'Anfield. Et certains supporters ont même fondé le Share Liverpool FC dans l'espoir (un peu fou) de prendre le contrôle du club sur le mode des socios du FC Barcelone. Le fils de Tom Hicks, Tom Hicks Jr (original, non ?), semble pourtant avoir mal compris le message. Très mal. Après le succès des Reds sur Middlesbrough (3-2) grâce à un triplé de Fernando Torres, samedi, le malheureux est allé à la rencontre des supporters au Sandon public house, pub mythique qui vu naître Everton et le Liverpool FC, rapporte la presse anglaise. Alors qu'il avait commencé à discuter de la situation du club autour d'un verre avec quelques fans, la rumeur de sa présence a vite fait le tour du bar. Et le fiston de se faire cracher dessus par un supporteur, avant de recevoir une douche à la bière et de déguerpir sous la protection de ses gardes du corps.
Après avoir pris conscience de l'inopportunité de sa visite, Tommy a préféré minimiser l'incident sur le site du Liverpool Echo : "Je suis allé au Sandon avec quelques amis parce que je voulais me rendre depuis longtemps dans l'endroit qui a vu naître le club. Je voulais aussi avoir un discussion directe avec des supporters. Je respecte le fait que certains soient en désaccord avec nous. J'ai pu avoir des conversations constructives durant ma courte visite et je suis impatient de pouvoir les poursuivre la prochaine fois que je serais à Liverpool." Les clients du Sandon aussi...

Le week-end footballistique a été entaché par la grave blessure du croate Eduardo da Silva. A la 3e minute de la rencontre Birmingham-Arsenal, Martin Taylor mettait une semelle appuyée juste au-dessus de la cheville du Gunner, avec pour conséquence une fracture ouverte tibia-péroné. "Il aurait pu perdre son pied, c'est aussi simple que cela". Les paroles de Tim Allardyce, ostéopathe de grande renommée en Angleterre, font froid dans le dos. Une amputation aurait pu être envisagé si les médecins sur place n'avaient pas remis immédiatement le pied dans l'axe de la jambe.
Eduardo n'est pas seul Heureusement, on n'atteindra pas cette extrémité. Par contre, il n'est pas encore certain qu'Eduardo puisse un jour rejouer au foot au niveau professionnel. La blessure s'avère très complexe car elle touche aussi la cheville du joueur. Bref un vrai bordel. Côté sentiments, le défenseur fautif, Martin Taylor, s'est platement excusé et fait partie des nombreux joueurs à avoir fait part de son soutien envers le croate. Bizarrement, Martin Taylor reçoit lui aussi de nombreux messages d'encouragement, notamment de son entraîneur Alex McLeish. Le buteur des Gunners reste philosophe. "C'est une situation malheureuse, mais c'est le genre de choses qui peut arriver dans le football. Je suis déterminé à surmonter cette blessure pour revenir le plus vite possible". Il ne l'avait sûrement pas imaginé comme ça, mais c'est avec des infirmières qu'Eduardo fête aujourd'hui ses vingt-cinq ans. Espérons qu'elles sauront le réconforter. En bonus, l'équipe-type des blessés actuels, qui sont particulièrement nombreux : Janot - Gary Neville, Edmilson, Metzelder, Cordoba - Alexandre Song, Jeôvanio, Dacourt - Ronaldo, Mutu, Eduardo.

Pas d'exploit pour nos Français de l'étranger cette semaine mais un titre glané pour trois d'entre eux. La Carling Cup, équivalent de la Coupe de la Ligue en Angleterre, a été remportée par Tottenham où évoluent Steed Malbranque, Younès Kaboul et Pascal Chimbonda. Congratulations Et les Spurs ont du se défaire de Chelsea après prolongation pour soulever la coupe. Steed Malbranque, au club depuis 2006, ajoute enfin une ligne à son palmarès, lui qui joue en Angleterre depuis 7 années maintenant. "A titre personnel, ce trophée est aussi la preuve que j'existe toujours, car j'ai l'impression que la France m'a oublié... ", a-t-il déclaré après la rencontre. Younes Kaboul, arrivé cet été en provenance d'Auxerre, est rentré en fin de match pour préserver l'avance prise au tableau d'affichage (2-1). L'international espoir, titulaire en début de saison mais désormais sur le banc depuis que Juande Ramos a pris les rênes de l'équipe, a donc participé à la fête. Tout comme Pascal Chimbonda, qui est aligné régulièrement à gauche de la défense des Spurs. L'ancien bastiais aurait même pu ouvrir le score dès la 9e minute mais la barre transversale se chargeait de repousser sa tête.
3 Frenchies du côté des vainqueurs et un malheureux à Chelsea. Nicolas Anelka, aligné d'entrée mais sur l'aile gauche, n'a jamais pu briller au cours du match et a payé le manque de jeu de son équipe. Nico était le seul Bleu des Blues. Avram Grant avait en effet choisi de se passer des services de Florent Malouda et Claude Makélélé, tous deux en tribune. Saha marque On jouait aussi en Premier League ce week-end. On ne s'arrête pas pour la Carling Cup ! Et Arsenal a concédé le nulà la dernière minute face à Birmingham suite à un penalty sanctionnant une grosse bourde de Gaël Clichy. Mathieu Flamini, William Gallas et Bacary Sagna ont tous trois participé au match, marqué par la blessure choc du croate Eduardo da Silva. Patrice Evra n'a lui joué qu'une mi-temps lors de la victoire de Manchester United à Newcastle (5-1), sortant pour cause de fièvre. Louis Saha a remplacé Cristiano Ronaldo en fin de match et a eu le temps de marquer le dernier but mancunien. Gourcuff décisif En Italie, peu de choses à se mettre sous la dent pour nos Français. Patrick Vieira a fait des siennes avec l'Inter Milan, David Trezeguet n'a pas joué lors de la défaite de la Juventus face à la Reggina. Seuls motifs de satisfaction : les bons matches de Ludovic Giuly et Philippe Mexes avec la Roma contre la Fiorentina de Sébastien Frey (1-0), le tout sous l'œil de Bruno Martini, adjoint de Raymond Domenech. Yoann Gourcuff s'est signalé en offrant une passe décisive à Filippo Inzaghi pour le but de la victoire milanaise contre Palerme. De quoi lui redonner un peu le sourire.
Thuram bien seul Pas de Thierry Henry ni d'Eric Abidal côté barcelonais lors de la victoire éclatante contre Levante (5-1) et c'est bien dommage car les blaugrana ont livré une grande prestation. Franck Rijkaard les a laissés au repos dans l'optique du match de Coupe du Roi face à Valence mardi. Lilian Thuram est lui entré en jeu à la 66e minute. Robert Pires n'a pas participé au succès de Villarreal à Bilbao tandis que Florent Sinama-Pongolle est resté muet avec Huelva à Valence. Enfin le FC Séville de Julien Escudé a collé un 5-0 à Saragosse. Francky de retour Un petit tour en Allemagne et au Bayern Munich plus précisément où Franck Ribéry a fait son retour. Il a remplacé Bastian Schweinsteiger à l'heure de jeu. 30 minutes qui lui ont permis d'adresser une passe décisive à l'attention de Ze Roberto pour l'égalisation du Bayern. Willy Sagnol a suivi le match des tribunes, laissé au repos par Omar Hitzfeld.

Peu inspiré lors de la réception de Lille (0-0), Bordeaux a laissé Lyon, vainqueur de Metz (2-0), reprendre de l'air en tête du championnat et devra montrer un autre visage dans les semaines qui viennent pour entretenir le suspens dans la course au titre. A l'autre bout du classement, Sochaux, Auxerre, Rennes ont signé des succès précieux dans la lutte pour le maintien. Pas Paris qui a encore fait du surplace face à Monaco (1-1). Cousu de fil Blanc Le pari de Laurent Blanc de préserver une partie de ses titulaires face à Anderlecht, jeudi, n'aura donc pas été payant. D'une, les Girondins se sont faits éliminer par le 5e du championnat belge, se privant du coup d'un duel face au Bayern Munich en huitièmes de finale de la Coupe de l'UEFA. De deux, ils ont livré une copie très décevante ce dimanche pour la réception du LOSC (0-0), équipe accrocheuse et hyper disciplinée, à l'image de son entraîneur Claude Puel, et se retrouvent désormais à trois longueurs de l'OL.
"Le titre, on y croit", avait pourtant exprimé le public du Stade Chaban Delmas via une banderole qui faisait écho au discours ambitieux de Blanc. Mais il ne faudrait pas non plus enterrer les Girondins aussi vite qu'on les a présentés en chasseurs de Lyon. Après la réception du PSG, dimanche prochain, puis la visite de Gerland dans quinze jours, on en saura un peu plus sur les chances des joueurs au scapulaires. Lyon, de son côté, n'a pas été guère plus brillant face à Metz (2-0). Mais suffisamment pour venir à bout de la lanterne rouge, grâce à un doublé de Fred qui n'avait plus marqué en Ligue 1 depuis le 28 avril 2007 face au Mans (2-1). Aligné d'entrée en pointe, le Brésilien a bénéficié d'un caviar de Karim Benzema sur le premier, puis réalisé un joli piqué face à Marichez sur le second. Surtout, il a emmagasiné de la confiance et pourrait permettre à Alain Perrin de faire souffler de temps en temps le très sollicité Benzema. Auxerre et l'effet TraoréDu côté de la course au maintien, Auxerre a pris ses distances avec la zone rouge (7 points d'avance sur le 18e, Toulouse) en signant son troisième succès consécutif sur le terrain de Nice (2-1). Une série qui coïncide avec le retour de la CAN de Sammy Traoré, le porte bohneur de l'AJA. Avec le Malien titulaire, le club bourguignon a pris 29 points en 15 matchs, contre 6 points pris en 11 journées sans lui. Etonnant, non ? Rennes s'est également offert un peu de répit en dominant Lorient (2-0) grâce à des buts de Briand et Leroy. Le club breton, qui n'avait plus gagné depuis la réception de Marseille en janvier (3-1), compte désormais 5 points d'avance sur le TFC, qui a lui partagé les points avec l'OM (0-0) au stadium. Lens, battu à Nancy (1-2), et le PSG, tenu en échec par Monaco (1-1), sont eux loin de s'être sorti d'affaire. Club qui paraissait condamné il y a peu, Sochaux s'est redonné le droit de rêver avec son succès à Strasbourg (2-0) et ne compte plus que 4 points de retard sur les Parisiens et les Nordistes. Voir les résultats complets de la 26e journée et le classement de la Ligue 1

Blessé pendant un long moment, puis suspendu deux matches, Patrick Vieira retrouvait le terrain hier avec l'Inter Milan, en déplacement à la Sampdoria. Titulaire pour la première fois depuis son explusion contre Catane le 3 février, le capitaine des Bleus s'est montré mécontent d'être remplacé à la 81e minute. Un vent pour Mancini La main tendue de son entraîneur Roberto Mancini n'y a rien changé. Ce dernier a d'ailleurs fini par lui adresser une tape dans le dos. Vieira a râlé et frappé dans un pack de bouteilles. Voilà pour la démonstration de son agacement. Agacement contre lui-même ou contre son coach ? Impossible à savoir. Toujours est-il que Mancini a préféré calmer le jeu, ne voyant dans la mauvaise humeur du milieu de terrain rien de grave. "Cela lui passera", a-t-il lancé après le match. "Il vient à peine de rentrer après une longue absence. Et, mercredi, nous avons un match extrêmement important (contre l'AS Rome, 2e de Serie A). Je dois penser à l'équipe. Je comprends que tous voudraient rester sur la pelouse, mais il était averti et il était normal de le remplacer avant que n'arrive un second carton jaune". Effectivement, Vieira était averti depuis la 11e minute, chose peu rassurante après son expulsion au bout 39 minutes le 3 février dernier.
Pas classe Le comportement du Français est quand même surprenant. Depuis le début de la saison, il agit à sa guise, sans se soucier de l'Inter, notamment en ce qui concerne la sélection nationale, qu'il a clairement privilégié. Malgré une polémique sur ce sujet, le club lombard a finalement fermé les yeux et attendu patiemment que Vieira se rétablisse. Pour son premier match comme titulaire, le milieu de terrain ne trouve rien de mieux que de se faire expulser pour deux cartons jaunes face à la modeste équipe de Catane. Mardi dernier, Mancini le lance dans le 8e de finale de Ligue des Champions face à Liverpool. Vieira ne s'y montre vraiment pas à son avantage, perdant de nombreux ballons et semblant emprunté. Mais il obtient finalement une place de titulaire hier, pour finalement râler lorsqu'il sort à 9 minutes de la fin. Un comportement vraiment déplorable car il n'est pas irréprochable. L'Inter, par contre, se montre grand seigneur à l'image de son entraîneur, mais pas sur que Vieira laisse une trace inoubliable du côté de San Siro...

 Eliminé de la Coupe de l'UEFA après le nul concédé face à Anderlecht (1-1), Bordeaux doit rebondir ce dimanche en championnat à l'occasion de la réception de Lille, tandis que Lyon, tenu en échec par Manchester United, reçoit la lanterne rouge, Metz. Le PSG et Monaco tenteront également de se relancer, alors que Marseille ira chercher son 4e succès consécutif en L1 à Toulouse. Bordeaux trouble En alignant une équipe remaniée face à Anderlecht, Laurent Blanc voulait ménager ses titulaires en vue de la visite du LOSC à Chaban-Delmas. En contre-partie, l'entraîneur bordelais devra gérer la déception d'une élimination face à un adversaire à sa portée, dans une rencontre que son équipe a terminé à 9 contre 11 suite aux exclusions de Tremoulinas et Mathieu Chalmé. Pas idéal comme préparation. D'autant que Lille, remonté à la 14e place grâce à son succès sur Rennes (3-1) et au complet en dehors du forfait de Debuchy, ne se rendra pas en Gironde pour faire de la figuration. Cris titulaire ? Toujours leader du championnat avec un petit point d'avance sur Bordeaux, Lyon ne devrait pas a priori trembler lors de la venue de Metz à Gerland, même si les Lorrains auront sûrement à cœur de réagir après leur succès sur Valenciennes (2-1) éclipsé par l'affaire Ouaddou. Le suspens reposera surtout sur l'éventuelle titularisation de Cris, réintégré dans le groupe lyonnais face à Man U et qui aura besoin de temps de jeu pour retrouver sa place en défense lors du match retour à Old Trafford. touché au genou droit face aux mancuniens, Fabio Grosso est lui incertain. Marc Crosas sera suspendu après le rouge reçu avec la réserve lyonnaise contre Raon l'Etape. Les Princes au Parc Aucune affiche entre équipes de tête n'étant au programme de cette 26e journée, la rencontre PSG - Monaco retiendra donc l'attention. Si parler de classique de la L1 apparaît aujourd'hui quelque peu usurpé, les joueurs de la capitale et ceux rochers ne pourront échapper à l'historique des confrontations entre les deux clubs, plutôt dominé par l'ASM qui s'est imposé au Parc des Princes à cinq reprises lors de ses dix dernières visites. 16e avec seulement trois points d'avance sur le premier relégable, Paris ne pourra toutefois se permettre une nouvelle défaite. Monaco voudra lui se racheter après la gifle reçue à domicile face à Bordeaux (0-6).
On dirait le Sud Autre match à mettre en exergue, Toulouse - Marseille se pose en choc des extrêmes. D'un côté, un TFC à la dérive (18e) qui n'a plus gagné en L1 depuis le 15 décembre et un déplacement au Parc des Princes (2-1). De l'autre, un OM qui s'est incliné à Moscou en Coupe de l'UEFA (0-2) mais reste sur trois succès de rang en championnat (avec dix "goals" inscrits). La fatigue née de l'enchaînement des matchs pourrait toutefois coûter cher aux Marseillais, surtout si les attaquants Phocéens continuent à frapper sur les "piquets". Voir le calendrier complet de la 26e journée et le classement de la L1.

Kikapacoché Lyon sur son Lotofoot de samedi ? Le leader de la Ligue 1 reçoit la lanterne rouge vif à Gerland pour le match le plus déséquilibré de l'année. A moins que... Les Messins se révoltent L'affaire Ouaddou a éclipsé le résultat le plus surprenant de la dernière journée. Une victoire du FC Metz, la deuxième de la saison, face à Valenciennes. Les Lorrains ont donc du se taper une semaine de cauchemar, à parler de leurs supporters défectueux, alors qu'ils auraient enfin pu lire un petit papier sympa dans L'Equipe. Piqués dans leur orgueil, les messins auront le supplément d'âme pour chercher la victoire à Lyon.
Boumsong, pas deux fois ! Le défenseur lyonnais a impressionné mercredi soir face à Rooney et compagnie. Où était passé le Boum que la France aime railler pour ses interventions limites et ses relances en tribune ? Et bien il sera sur le terrain face à Metz. Un dégagement loupé donnera l'occasion à l'attaque messine de briller. Chapuis se réveille Il fut un temps, bien lointain, où Cyril Chapuis était un espoir du foot français. A Rennes, sous les ordres de Paul Le Guen, l'attaquant avait réalise une bonne saison 2000/2001, inscrivant 10 buts. Un transfert à Marseille plus tard, le néo-messin a perdu son talent. Il le retrouvera à Gerland samedi et rappelera à Réveillère, son ancien coéquipier, le traumatisme = Alessandro Mancini. Ben Arfa sera aligné d'entrée Le jeune Hatem a montré en Ligue des Champions que sa période "oulala le ptit pont que je lui ai mis" n'était pas encore terminée. Incapable de lever sa tête mercredi, il a cherché le crochet juste plus que la passe millimétrée pour un résultat nul. Face à une faible équipe messine, Ben Arfa aura à cœur de montrer qu'il peut dribbler toute l'équipe, en oubliant Benzema esseulé au centre.
Les grognards seront là Il fut un temps, bien lointoin, où Pascal Delhommeau était champion de France avec le FC Nantes et où Eric Cubilier jouait pour des équipes qui ne tombaient pas en L2. Avec ces deux joueurs expérimentés, la défense des Grenats sera bien équipée pour contrer un fantomatique Cesar Delgado ou un Fred plus décisif devant son propre but.
Note à l'attention de Jean-Michel Aulas : cette notule n'a en aucun cas le but de "déstabiliser la meilleure équipe française".

Les 16es de finale auront été fatales à Bordeaux, qui laisse l'OM comme seul représentant français dans la compétition. Les Girondins ont été incapables de gagner à domicile pour effacer la défaite du match aller. Les Marseillais, eux, se sont fait peur en s'inclinant 2 à 0. Bordeaux a vu rouge Laurent Blanc avait choisi de faire tourner son effectif pour la réception d'Anderlecht. La coupe de l'UEFA n'était pas une priorité et l'entraîneur girondin l'a une nouvelle fois démontrée. Avec un milieu de terrain expérimental (Ducasse, Tremoulinas, Alonso et Chamakh en numéro 10), les bordelais n'ont jamais pris la mesure de l'entrejeu bruxellois, bien renforcé. Un but suffisait aux hommes de Blanc pour se qualifier mais c'est Anderlecht qui ouvrait la marque à la 31e minute par Chatelle. Bordeaux se devait donc de trouver par deux fois le chemin des filets. Une de trop. Fernando Cavenaghi, entré en jeu à la 53e en compagnie de Johan Micoud, égalisait (71e) et laissait espérer un finish d'enfer à Chaban-Delmas.
Mais la nervosité prenait le dessus, au terme d'un match très engagé. Benoît Tremoulinas, dans les secondes suivant le but, récoltait un carton rouge pour un attentat sur Gillet. Une sanction qui coupait l'élan bordelais. La fin de match n'offrait aucun suspens, Mathieu Chalmé se faisant lui aussi expulsé après deux cartons jaunes reçus en 6 minutes. Bordeaux laisse donc s'échapper l'accès aux huitièmes qui était largement à sa portée et se prive d'un match de gala face au Bayern Munich. Le club allemand a en effet écrasé Aberdeen 5 à 1 à l'Allianz Arena, grâce à Lucio (12e), Van Buyten (36e), Podolski (71e, 77e) et Van Bommel (85e). Les Bordelais pourront nourrir des regrets, même si Laurent Blanc s'estimait "satisfait de ses joueurs" à l'issue du match. Mais pas autant que Joharno, le plus célèbre supporter d'Anderlecht.
L'OM s'est fait des frayeurs Satisfait aussi mais qualifié, le coach marseillais Eric Gerets a eu quelques frayeurs en Russie. Le Spartak Moscou a réussi à mettre deux buts à une équipe phocéenne pourtant bien meilleure hier. Un peu le contraire du match aller qui avait vu l'OM s'imposer 3 à 0 sans vraiment briller. Les olympiens auraient pu à plusieurs reprises inscrire le but qui les aurait mis à l'abri mais Djibril Cissé se montrait inefficace. Au contraire des Russes qui marquaient sur leurs seules occasions. Résultat, 6 minutes de tension après le deuxième but moscovite dont se sont bien sortis les marseillais. L'OM est désormais le seul club français en lice en coupe de l'UEFA. Et devra ressortir les doudounes et les gants pour le prochain tour puisque qu'il affrontera le Zenit Saint-Pétersbourg, tombeur surprise de Villarreal. Le sous-marin jaune, défait 1 à 0 en Russie, a encaissé dès la première mi-temps un but qui lui compliquait sérieusement la tâche. Robert Pires, titulaire, et ses coéquipiers prenaient l'avantage à la 90e minute mais n'inscrivaient pas le 3e but de la qualification. Marseille devra se méfier du Zenit, qui a terminé champion de Russie, devant le Spartak Moscou. En bref Au terme de ces seizièmes de finale, on constate le carton plein des clubs allemands. Leverkusen s'est débarrassé de Galatasaray grâce à une spectaculaire victoire 5 à 1, le Werder Brême s'est qualifié au dépens de Braga et Hambourg a écarté le FC Zurich. Parmi les favoris, outre le Bayern, sont présents la Fiorentina, vainqueur de Rosenborg, Tottenham, qui a difficilement éliminé le Slavia Prague, et le Benfica Lisbonne, auteur d'une remontée dans les arrêts de jeu face à Nuremberg pour accrocher la qualification. A noter également l'élimination de l'Atletico Madrid par Bolton, incapable d'inscrire le moindre but sur sa pelouse. Le programme des 8es de finale : RSC Anderlecht (BEL) - FC Bayern Münich (ALL) Rangers FC (ECO) - Werder Breme (ALL) Bolton (ANG) - Sporting Portugal (POR) Bayer 04 Leverkusen (ALL) - Hambourg (ALL) Getafe CF (ESP) - SL Benfica (POR) Fiorentina (ITA) - Everton FC (ANG) Tottenham Hotspur FC (ANG) - PSV Eindhoven (NED) Olympique de Marseille (FRA) - FC Zenit St. Petersburg (RUS)

Non content d'avoir imité les deux buts inscrits par Diego Maradona face à l'Angleterre lors du Mondial 1986, la mano de Dios mais surtout la chevauchée fantastique de Dieguito, Lionel Messi a encore revisité un classique du football, mercredi face au Celtic Glasgow, tout en prenant seul la tête du classement des buteurs de la Ligue des champions avec 6 réalisations.
Comme le souligne Marca dans son édition de vendredi, le second but inscrit par Leo face au écossais n'est pas sans rappeler celui inscrit par le mythique Ferenç Puskas, lors de la démonstration de la Hongrie face à l'Angleterre à Wembley (6-3) en... 1953. Preuve que les gestes techniques attribués au football de rue n'ont pas été inventés hier... Messi face au Celtic :
Puskas face à l'Angleterre :

Dans les autres rencontres de mercredi, le Barça est allé s'imposer sur le terrain du Celtic (3-2) et Fenerbahçe est venu à bout du FC Séville. Arsenal a lui dominé le Milan AC, mais sans parvenir à débloquer la marque.
Arsenal cale Condamné à jouer le Milan AC pour avoir terminer deuxième de son groupe derrière le Sevilla, Arsenal n'a pas été loin de surclasser le tenant du titre sur sa pelouse de l'Emirates Stadium. Devant à la possession de balle (57% contre 42), à l'avantage territorial (56 - 43), aux tirs cadrés (6 à 2) ou aux corners obtenus (9 à 2), les Gunners n'ont pourtant pas été capables de battre le solide Kalac, qui tenait finalement sa place dans les buts rossonero.
Brillant dans la transmission du ballon, Arsenal a parfois tendance à en faire trop, préférant un énième redoublement de passe là où il faudrait frapper au but. Il aura fallu attendre les arrêts de jeu et un centre de Walcott repris de la tête par Adebayor pour voir la plus franche occasion du match. Malheureusement pour les Gunners, elle heurtait la transversale milanaise. Le retour à San Siro, où aucun club anglais ne s'est jamais imposé, s'annonce chaud. Barça : Y a de la joieRemisé au placard depuis quelques temps, le jeu flamboyant du Barça est réapparu ce mercredi à Glasgow, sur la pelouse du Celtic. Tout heureux de mener miraculeusement 2-1 après à la pause, les Ecossais ont logiquement plié en seconde période et se déplaceront en victimes au Nou Camp, dans quinze jours. Principal acteur du festival barcelonais, Lionel Messi s'est fendu de deux buts superbes, sur un une-deux avec Deco puis après un râteau dans la surface qui va hanter le sommeil de McMannus pendant quelques nuits. Thierry Henry a lui signé sa première spéciale (frappe enroulée du droit, etc.) sous le maillot blaugrana, sur un ballon de Ronaldinho, pour une fois titulaire. Fenerbahçe l'a fait Equipe surprise du premier tour, Fenerbahçe a démontré qu'il n'était pas là par hasard en s'imposant face au FC Séville (3-2) devant son public. Certes, les Andalous ont été un peu court défensivement et peuvent s'en vouloir de ne pas avoir tenu le nul après avoir égalisé deux fois, dont un but de Julien Escudé. Mais ses deux pions inscrits à l'extérieur leur offre un petit avantage avant de recevoir les Turques dans deux semaines au Sanchez Pizjuan.

Hier soir, la tactique de Lyon était simple. D'abord bien défendre et rester en bloc, puis alimenter Karim Benzema et attendre un exploit de sa part. L'OL s'en est remis au génie de son jeune attaquant et a eu raison de lui faire confiance. A la 54e minute, Benz offrait aux Gones un bijou de but, digne des plus grands. "On a bien contrôlé le match, mais Lyon a vraiment marqué un but fantastique, impossible à éviter." Le compliment vient de Sir Alex Ferguson, ébloui par le talent de l'international français. L'analyse de l'Ecossais est bonne, le but était impossible à éviter. Benzema n'était pas délaissé par la défense. Ils étaient 4 autour de lui. Un contrôle pour se mettre dans le sens du but, un touche du droit pour se décaler légèrement et une frappe limpide et sèche du gauche pour tromper Van Der Sar. Le tout réalisé à une vitesse prodigieuse, qui rappelle les enchaînements éclairs de Ronaldo à ses débuts. "J'ai enchaîné. J'ai bien regardé le but et j'ai réussi à marquer. Ça a été très vite.", racontait le numéro 9 lyonnais.
"On a vu un grand Karim Benzema", a déclaré Patrice Evra, le Frenchie de Man U après le match. "On a été un peu surpris car il n'est pas connu au niveau européen. Ferguson l'apprécie beaucoup et il nous avait dit de faire attention à lui, que c'était l'un des meilleurs Lyonnais. Il a montré l'étendue de son talent, et j'espère que ça va continuer pour lu". Esseulé en pointe, le buteur gone a profité du moindre ballon exploitable pour se mettre en valeur, ce qui n'était pas évident avec Rio Ferdinand et Nemanja Vidic sur le dos. Auteur de son 26e but pour son 43e match de l'année, Benz a désormais dévoilé son talent à l'Europe entière, qui ne le connaissait pas encore vraiment. Jean-Michel Aulas a tout de suite calmé les ardeurs en fixant le prix de son buteur à 100 millions d'euros. "S'il pouvait signer un contrat jusqu'en 2045, ce serait parfait", a-t-il ajouté dans un sourire. On le comprend... Ici, la vidéo du but de Benzegoal

Facile vainqueur du Spartak Moscou au Vélodrome (3-0), l'OM ne devrait pas avoir trop de souci à valider sa qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de l'UEFA. Battus de justesse à Anderlecht (1-2), Bordeaux doit lui s'imposer devant son public en mettant de côté son nouveau statut de chasseur de Lyon.
Passe ta Ligue 1 d'abord En voyant son équipe balayer Monaco, dimanche au Stade Louis II, Laurent Blanc a fait son coming out : "Nous sommes en position de jouer le titre après ce match et j'espère que cela sera toujours le cas après le mois de mars et après avril". Revenu à un tout petit point de l'OL, avec un déplacement à Gerland programmé le 9 mars, la tentation du coach des Girondins est donc d'aligner une nouvelle fois un onze remanié en Coupe de l'UEFA, pour la réception d'Anderlecht, ce jeudi. Au risque de se faire sortir. "On joue actuellement sur trois tableaux et nous n'avons pas l'intention de laisser tomber une compétition", avait assuré Blanc avant la défaite à Anderlecht (1-2). Aujourd'hui, le discours a un peu changé : "Nous devrons jouer ce match à fond pour nous qualifier. Nous avons les données en main face à cette équipe très physique, mais notre objectif reste le championnat. La qualification est souhaitée, bien entendu, mais pas impérative". Traduction : Cavenaghi, Bellion et Micoud démarreront sur le banc. Pour les joueurs qui seront présents sur le terrain, la perspective de rencontrer le Bayern Munich (qui affronte ce soir Aberdeen) au prochain tour devrait leur offrir un minimum de motivation. e, comme le souligne Mathieu Chalmé : "C'est le genre de rencontre qui se mérite. Sur le premier match nous ne l'avons pas mérité. A nous de prouver, jeudi soir, que nous avons notre place en 8ème de finale."
Mais écoutons plutôt ce qu'en pense notre consultant belge, Joharno : L'OM tranquille Côté marseillais, on aura pas à se trop se fouler après l'avantage acquis à l'aller au Vélodrome (3-0). Même si les - 15 degrés annoncés à Moscou risque de faire tout drôle au joueurs de la cité phocéenne. Surtout ceux qui reviennent tout juste de la Coupe d'Afrique des Nations...


Intouchable en Série A depuis bientôt deux ans, l'Inter Milan ne semble pas encore prêt à exporter son rayonnement domestique en Ligue des champions. Réduits à dix et vaincus à Anfield sur deux buts tardifs de Dirk Kuyt et Steven Gerrard, les Nerrazzuri ont grandement hypothéqué leur chances de qualification pour les quarts de finale. Centenaire gâché A moins d'un petit exploit dans trois semaines à San Siro, l'Inter va encore devoir remiser au placard son ambition européenne. 43 ans après le doublé nerrazzuro (1964 et 1965) signé sous la présidence d'Angelo Moratti, le fiston Massimo pensait pourtant qu'en cette année de centenaire, la malédiction continentale du club prendrait des vacances. Que nenni. Les hommes de Roberto Mancini se sont cassés les dents sur une équipe de Liverpool affamée et un arbitre un brin tatillon qui renvoyait Marco Materazzi aux vestiaires après une demi-heure de jeu et deux cartons jaunes pour des poussettes sur Fernando Torres. Pour Moratti, l'excuse est donc toute trouvée : "Je n'ai rien à dire au coach et aux joueurs. A l'arbitre, peut-être... J'ai trouvé que les deux cartons de Materazzi étaient sévères. Dans certains matchs, on ne peut pas se permettre de jouer à dix contre onze, mais l'équipe a tout de même livré une performance héroïque, a joué avec caractère, car nous avons résisté à l'attaque de Liverpool et leur public." Et puis, leur "premier but est un accident, avec cette étrange déviation de Maicon." Bref, l'Inter a été magnifique et ne méritait pas de perdre à Anfield. Suffisance ? Malgré cette propagande Morattienne, qui aura vu ne serait-ce qu'un long résumé du match sait que le club lombard s'est planté sur toute la ligne dans son approche du match et n'avait pas attendu que Matrix voit pour rouge pour sortir la bétonnière. "L'expulsion de Materazzi a été déterminante, mais l'Inter des 20-25 premières minutes a déçu", souligne d'ailleurs la Gazzetta dello Sport. Un début de match où les hommes de Roberto Mancini n'ont pas su répondre au pressing effréné des Reds, les seuls à être au niveau de l'engagement recquis en Ligue des champions. Trois jours plus tôt, ils étaient pourtant au fond du trou après leur élimination en FA Cup face à Barnsley. Avec une moyenne de 2,48 points pris par match en Série A sur l'année civile 2007, comment l'Inter peut-il décevoir à ce point en Ligue des champions ? Le mystère demeure, mais il semble bien qu'à l'inverse de Liverpool, les Nerrazzuro ne sachent pas se transcender en coupe et aient parfois tendance à avoir les nerfs qui lâchent. Comme on l'avait vu l'an dernier lors de bagarre contre Valence qui avait coûté plusieurs matchs de suspension à divers intéristes. Pour ne rien arranger, Materazzi sera suspendu pour le match retour, et Ivan Cordoba, touché au genou, forfait. C'est pas gagné.

SOS Racisme, la Licra, le Ministère de l'Intérieur, Rachida Dati, Bernard Laporte, les présidents de Metz et Valenciennes, l'UNFP, et beaucoup d'autres ont depuis samedi ajouté leurs couplets à l'affaire Ouaddou. Petit rappel des faits. Carton jaune Lors du match Metz-Valenciennes, le défenseur marocain Abdeslam Ouaddou est victime d'insultes racistes proférées par un ou plusieurs individus assis en tribune. Révolté par ces paroles honteuses et devant l'absence de réaction de l'arbitre de la rencontre, M. Ledentu, le joueur rejoint la tribune pour s'expliquer, sans violence, avec l'énergumène repéré. Résultat des courses, le match n'est pas interrompu et Ouaddou récolte un carton jaune pour sa conduite. Surprenant. Choqué, le joueur expose devant les médias les insultes dont il a fait l'objet et s'étonne de la gestion de l'incident par Damien Ledentu. Le monde du foot, politique et associatif se sont insurgés devant la gravité des paroles. Quelles sont les solutions proposées pour résorber le problème du racisme dans les stades ?
Tout d'abord, le supporter incriminé va se retrouver au tribunal de Grande Instance le 18 mars prochain. "Il est possible que, dans le cadre de l'incrimination pénale retenue, il ne soit pas prévu par le Code des mesures d'interdiction de stade", explique le préfet de Moselle Bernard Niquet au Parisien. "Dans ces conditions, je prendrais immédiatement une mesure d'interdiction, que je vais instruire dès maintenant, à partir du 18 mars et pour trois mois". 3 mois d'interdiction de stade. La sanction est très légère, mais pourrait s'alourdir considérablement. Michel Lepoix, du ministère de l'Intérieur, rappelle que l'arsenal répressif existe. "Il risque d'être sévèrement puni, puisqu'il pourrait écoper de six mois de prison et de 22 500 euros d'amende, en plus d'une interdiction de stade." Car outre Abdeslam Ouaddou, le FC Metz, la LFP, la FFF et SOS Racisme ont également porté plainte. Comment faire ? De son côté, l'Union nationale des footballeurs professionnels a indiqué que "lors de la 25e journée de Ligue 2 et de la 26e journée de Ligue 1, les joueurs, avant le coup d'envoi, s'uniront pour mener une action symbolique, dire haut et fort leur refus du racisme et de la xénophobie et apporter leur soutien à Abdeslam Ouaddou, le capitaine valenciennois". La solidarité fonctionne à plein mais le fonds du problème reste le même. Des sanctions inadaptées et un mauvais contrôle des supporters. Pour le premier point, le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte souhaite voir "les sanctions d'interdiction de stade passer à un an". Pour cibler les supporters indésirables, c'est une autre paire de manches. Car dans ce cas précis, le spectateur en question n'appartient à aucun groupe affilié, ne se trouvait pas dans les virages mais dans une tribune latérale à priori "clean". "C'est donc un cas isolé", indique Jacky Ancel, responsable de la sécurité au FC Metz. "Nous allons agir pour éviter que de telles choses se reproduisent. Nous envisageons ainsi d'exclure du stade les personnes qui se manifesteront verbalement de manière outrancière. Et cela ne concernera pas seulement les insultes racistes. Maintenant, je vous l'accorde, il va être difficile de repérer tous ceux qui crient Ho hisse en....". Responsabiliser les spectateurs et exiger des stadiers une attention supplémentaire serait déjà une première étape nécessaire.
Michel Lepoix a assuré que le nombre d'actes ou paroles racistes avait diminué. "Depuis deux ans, nous avons constaté une baisse significative des injures racistes proférées par des spectateurs à l'encontre de joueurs. Il y eu cette affaire et celle du joueur de Kébé, qui avait été insulté par des supporters bastiais. Ce sont toujours deux affaires de trop, mais je crois que la lutte contre le racisme dans les stades porte ses fruits. Il faudra rester attentifs et fermes, même si le risque zéro n'existe pas". On se demande par quels moyens ils évaluent la quantité de paroles nauséabondes entendue dans un stade. Le problème est en tout cas loin d'être résolu, le cas Ouaddou ne fait que le remettre sous le feu des projecteurs. Beaucoup de paroles mais peu d'action à prévoir.
Le président de VA ne perd pas le nord Un petit malin a profité du remue-ménage autour de cette histoire pour proposer une solution soi-disant civique mais surtout positive pour son club. Francis Decourrière, le président valenciennois, a écrit au président de la République et à celui de la LFP pour réclamer un geste fort. La nature de ce geste ? "Je veux rejouer le match à Metz avec des enfants des écoles de Metz et de Valenciennes pour montrer qu'un match important et de haut niveau peut se dérouler dans de bonnes conditions. Et qu'à la sortie, on accepte le jugement sportif". Bravo M. Decourrière pour cet acte de grand courage et en rien motivé par la déception d'être l'une des seules équipes à avoir perdu à Saint-Symphorien. Pauvres messins...

Plus que quelques heures d'attente et on saura si Lyon a les moyens de résister à la furie des Red Devils. Pour y parvenir, les Gones devront livrer une grosse prestation collective. Mais aussi gérer quelques duels clés face aux étourdissantes individualités mancuniennes.
Grosso - Cristiano Ronaldo Depuis le tirage au sort des huitièmes de finale, l'opposition entre le champion du monde Italien et la star portugaise fait frémir tous les observateurs. Décrié pour ses nombreuses erreurs de placements qui ont coûté pas mal de but à l'OL cette saison, Fabio Grosso a pourtant conservé la confiance d'Alain Perrin. Ou plutôt celle de Jean-Michel Aulas qui avait peu apprécié que son entraîneur relègue l'ancien intériste sur le banc face au Barça (0-3), lors de la première phase, et a transféré à Lens son concurrent au poste d'arrière gauche, Nadir Belhadj.
Face à la vitesse et aux dribbles déroutants de Cristiano Ronaldo, on craint donc le pire pour Fabio, qui aura bien besoin du soutien de Sidney Gouvou, pressenti pour débuter ailier gauche, et de ses milieux de terrain pour stopper l'actuel meilleur joueur du monde. Lors du récent match amical Italie - Portugal (3-1), le Lyonnais ne s'en était pas trop mal tiré. Mais CR quitte plus souvent son côté droit en sélection qu'avec Manchester, et devrait se retrouver plus souvent dans la zone de l'Italien ce soir à Gerland. Tevez - Boumsong / Squillaci Si Wayne Rooney et C. Ronaldo accaparent l'attention des médias et s'imposent statistiquement comme le duo décisif de Man U (2,4 buts par match avec eux, 0,4 sans eux), il ne faudrait pas oublier la menace Carlos Tevez. Second meilleur buteur du club (11 buts en Premier League, 2 en C1), cette boule de muscle d'1,69 m risque de faire très mal avec son alliage d'impact physique et de vivacité. Capable également de décrocher, l'Argentin risque de poser un sérieux casse-tête à la paire Bousmong - Squillaci.
"Pour moi, c'est un joueur complet. C'est incroyable la vitesse à laquelle il s'est adapté à notre équipe et les progrès qu'il a réalisé sur le terrain peuvent être vus par tous", souligne d'ailleurs son coéquipier Ronaldo. "Carlitos" sait en prime se montrer décisif dans les grands rendez-vous, comme lors de la victoire sur Liverpool à Anfield, en décembre dernier, où il inscrivit le but de la victoire alors que Ronaldo et Rooney étaient passés à côté de leur match. Toulalan - Rooney Wayne Rooney étant pressenti pour évoluer dans une position décrochée derrière Tevez, museler l'attaquant anglais ne sera pas une mince affaire pour la défense lyonnaise. En plus de son travail face au milieu de terrain mancunien, Jérémy Toulalan risque de souvent retrouver le phénomène dans sa zone et devra épauler ses centraux pour l'empêcher de dicter le jeu avec ses remises en une touche vers Tevez ou Ronaldo.
Mais le "French Owen Hargreaves" (dixit le Guardian) a du coffre et emmagasiné suffisamment d'expérience avec Lyon et l'équipe de France pour relever le défi Rooney. Il vaudrait mieux, car si le baromètre de MU prend feu, la soirée pourrait se terminer en cauchemar pour les Gones.
Benzema - Ferdinand / Vidic Malgré tous les talents individuels à la disposition de Sir Alex Ferguson, la défense de Man U aura elle aussi du souci à se faire face à Karim Benzema, menace parfaitement identifiée par le manager écossais. Si "Big Benz" aime à se ballader sur tout le front de l'attaque, la paire axiale des Red Devils sera assurément sollicitée sur les percées du Français.
A priori intouchables sur le pan aérien, Rio Ferdinand et Vidic auront sans doute plus de mal à contenir le disciple de Ronaldo sur ses chevauchées balles au pied. D'autant qu'ils devront faire attention à ne pas commettre trop de fautes aux abords de la surface (because Juninho), en gérant les différences entre arbitrage européen et anglais.

Cette affiche est peut-être la plus séduisante de tous les huitièmes. Arsenal, la jeunesse incarnée, va défier le champion d'Europe en titre et tous ses vieux. Le jeu virevoltant des Gunners opposé au calme et à l'assise défensive des lombards. Une opposition de style parfaite qui devrait donner un grand match. La forteresse des Gunners Le monde du foot aura l'œil rivé sur cette rencontre, qui incarne la bataille entre l'insouciance de la jeunesse et la force de l'expérience. Ces deux clubs ne se sont encore jamais affrontés en Ligue des Champions. Leur dernière confrontation remonte à 1994 en Super Coupe de l'UEFA, bref une éternité. Seul Paolo Maldini a dû jouer cette rencontre. Eliminé l'année dernière à ce stade de la compétition par le PSV Eindhoven, Arsenal compte sur sa bonne tenue à domicile pour prendre l'ascendant sur Milan. En poule, les coéquipiers de Cesc Fabregas ont gagné leurs trois matches, inscrivant 12 buts et n'en concédant qu'un seul.
Arsène Wenger, soucieux d'ôter la pression sur ses joueurs, estime que "le Milan est favori" à cause de leur grande expérience justement. Pourtant, si l'on compare les saisons des deux équipes, il serait plus approprié de mettre son billet sur Arsenal. Les Gunners, leaders de Premier League, font trembler l'Angleterre et ce n'est pas la sévère défaite subie en FA Cup face à Manchester United samedi dernier qui va les stopper. "Les joueurs vont se remettre très vite, ne vous inquiétez pas. J'ai une grande confiance dans la qualité et le mental de cette équipe, ainsi que dans son ambition", assène Wenger, qui va s'asseoir pour la 100e fois sur le banc gunner en Ligue des Champions. Arsenal se méfie de la roublardise des trentenaires milanais mais se sent fort. Pourtant, les londoniens devront se passer des services de Tomas Rosicky, Robin Van Persie et du gardien Manuel Almunia. Jens Lehmann gardera donc les buts, nouvelle pas franchement rassurante. Milan, toujours les mêmes Pour ce qui est du dernier rempart, c'est pire au Milan. Le nouveau titulaire du poste, l'Australien Kalac, est très incertain et Dida s'est blessé en se levant du banc de touche (si, si, c'est vrai) en Serie A dimanche dernier. C'est donc le vétéran (38 ans) Valerio Fiori qui pourrait garder les cages milanaises, lui qui n'a plus joué en équipe première depuis 2003 ! Pour le reste, Carlo Ancelotti pourra s'appuyer sur son ossature classique et devrait laisser le seul Alberto Gilardino en pointe. Le prodige Alexandre Pato patientera sur le banc.
Milan se présente à l'Emirates Stadium dans une petite forme. Distancé en championnat, auteur d'un triste nul 0-0 à Parme le week-end dernier, les Rossonero comptent beaucoup sur la Ligue des Champions pour égayer leur saison. Et sortent les crocs à l'instar de Clarence Seedorf. "A mon avis, même si Arsenal est aujourd'hui l'une des équipes les plus fortes en circulation en Europe, ils leur manquent encore beaucoup d'expérience. Nous sommes champions d'Europe en titre et nous avons remporté cette compétition à sept reprises. Nous savons comment sortir intact de cette confrontation". Surtout les clubs anglais réussissent bien au Milan. Ils avaient éliminé Manchester United en demi-finale l'année dernière avant de battre Liverpool en finale. Mais Arsenal est l'équipe la moins britannique du Royaume-Uni...

Menée rapidement sur un but malicieux de Raul (9e) et dominée dans la possession de balle, l'AS Roma a sauvé les meubles en s'imposant face au Real Madrid dans ce huitième de finale aller de Ligue des champions. Les partenaires de Francesco Totti ont fait parler leur réalisme et leur sens tactique pour revenir au score par Pizarro (25e) et reprendre l'avantage grâce à Mancini après la pause (58e). Un court succès qu'il faudra défendre ardemment dans quinze jours au Bernabeu. Le résumé complet de Roma - Real Dans les autres rencontres de la soirée, Liverpool s'est imposé devant l'Inter (2-0), réduit à dix après l'expulsion de Marco Materazzi, Chelsea a ramené le nul de l'Olympiakos (0-0) et Porto s'est incliné sur la pelouse de Schalke (0-1). Bourreau de Lyon l'an passé, Mancini a cette fois fait mal au Real en inscrivant le but victorieux de la Roma - crédit : Panoramic

Mauro Camoranesi, le joueur de la Juventus, vient d'être condamné à payer 45 000 euros à un certain Javier Pizzo. La cause de l'amende, la blessure de ce dernier suite à un coup donné par l'Italo-Argentin en... 1995 ! A l'époque, Camoranesi évoluait en ligue régionale argentine sous les couleurs d'Aldovisi. L'incident a eu lieu lors d'une rencontre face à Alvarado. La faute, le coup ou l'attentat, du futur champion du monde a provoqué une rupture des ligaments du ménisque et des tendons du genou. Chose qui peut arriver dans le foot et qui s'ensuit de plusieurs matches de suspension. Sauf que cette fois-ci, le dénommé Pizzo a amené l'affaire en justice. La chambre civile et commerciale du tribunal de Mar del Plata a ainsi ordonné un dédommagement de la part de Camoranesi.
Il faut ajouter que suite à sa blessure, Pizzo a été contraint d'arrêter sa carrière et est handicapé à vie. Expulsé directement après son agression, Camoranesi voit ressurgir cette histoire 13 ans après les faits. Si la plainte a été déposée il y a quelques années et si les répercussions sur Pizzo sont importantes, on peut se demander malgré tout si l'amende aurait atteint un tel montant si Camoranesi n'avait pas connu le même destin. Cette histoire risque de faire transpirer à grosses gouttes Eric Di Meco, Cyril Rool et autre Franck Jurietti, qui auraient récemment contacté leurs avocats...

 Samedi, à Old Trafford, huitième de finale de la FA Cup entre Manchester United et Arsenal. Les Gunners sont en train de prendre une fessée (0-4) sur la pelouse de leur rival, quand le jeune Red Devil Luis Nani se lance dans une série de jongles devant Justin Hoyte qui finit le nez dans la pelouse et se relève pour mettre un petit taquet au Portugais qui avait écœuré la défense londonienne avec deux passes décisives et un but personnel. Venu à la rescousse pour découper l'énergumène, Mathieu Flamini manque sa cible. Pas William Gallas, qui lui réglera son compte deux minutes plus tard. Sus au Nani S'en suivit une passe d'arme dans la presse entre les managers des deux clubs. Selon Sir Alex Ferguson, "Gallas aurait dû être expulsé. L'arbitre doit regarder à nouveau les images. Il a frappé Nani par derrière. Il aurait dû être expulsé." Pour Wenger, bien sûr, "Nani a été très bon mais n'avait pas besoin de jongler avec le ballon. C'est un jeune joueur et il veut montrer ce qu'il sait faire. Peut-être qu'il retiendra la leçon." Un point sur lequel il fut rejoint par SAF : "Je ne crois qu'il doive faire ça, il n'en a pas besoin." En septembre dernier, nous avions déjà évoqué sur ce blog le cas du brésilien Kerlon, victime d'un coup de coude dans le championnat brésilien pour avoir réalisé son dribble de la Foquina (série de jonglage de la tête où le défenseur ne peut pas vraiment intervenir) aux abords de la surface adverse. L'agresseur avait écopé d'une amende ainsi que de cinq matchs de suspension. Coupable d'un geste moins violent, Gallas a lui été épargné par la Ligue anglaise. Mais une question persiste : peut-on encore chambrer sur un terrain de football professionnel ? Règle implicite Gestes courants jusque dans les années 70, voire 80, les dribbles d'humiliation semblent aujourd'hui bannis des terrains, comme si une règle implicite interdisait aux joueurs doués de tenter un geste technique dans l'unique but de foutre les glandes à son vis à vis. On a ainsi vu le Bordelais Franck Jurietti vertement tancer les Caennais, accusés de s'être pris "pour des Maradona" lors de leur net succès sur les Girondins (5-0). "Ils nous ont pris pour des cons, et je les attends au match retour", menaçait même le défenseur.
L'ancien attaquant anglais Duncan McKenzie, coutumier du fait dans les années 70, a donné sa vision des faits au Guardian. "J'ai bien ri. Je trouve que ce que Nani a fait était très plaisant à regarder. Ça fait plaisir de voir un peu de technique individuelle. Mais je peux aussi comprendre le point de vue de Ferguson et Wenger, pour être honnête. Le monde a changé et ce genre de truc n'est plus aussi prévalant que dans les 70's. A l'époque, les défenseurs nous mettaient la misère et ils méritaient largement qu'on leur rende la pareille de temps en temps. C'était notre revanche. Mais aujourd'hui, tous les matchs sont des gros matchs." Si on peut comprendre qu'un footballeur n'apprécie que modérément de se faire mettre en boîte par un adversaire, justifier le recours à des gestes violents pour punir les contrevenants n'est pas pour autant tolérable. D'autant qu'il y a bien d'autres fléau - comme les simulations, les coups de coudes ou les contestations - autrement plus importants à traiter dans ce sport. Le show de Nani : Le coup de sang de Gallas :

Les Girondins sont sur un nuage actuellement. 5 victoires et une défaite en 6 matches de Ligue 1 depuis la rentrée, 1 point de retard sur Lyon contre 6 à la trêve, 0 but encaissé depuis 3 rencontres, tous les voyants sont au vert. Cette bonne série s'accompagne de l'explosion du talent de Fernando Cavenaghi, devenu artilleur en chef de l'attaque bordelaise. Une adaptation difficile Que pensait Ricardo dimanche lorsqu'il a vu Cavenaghi inscrire deux buts ? C'est le coach brésilien qui était allé le dénicher au Spartak Moscou l'année dernière pour l'installer comme... remplaçant à Bordeaux. Aujourd'hui à Monaco, Ricardo peut se mordre les doigts de ne pas avoir donné sa chance au buteur argentin. Car ce dernier fait parler la poudre en cette année 2008 et est l'un des principaux instigateurs du bon parcours bordelais.
Pourtant, Laurent Blanc ne s'est pas appuyé tout de suite sur "Cavé". Blessé durant l'été (une pubalgie), il n'est apparu en Ligue 1 qu'à partir de la 12e journée. Barré par David Bellion et Marouane Chamakh, "El Torito" va profiter de la Coupe de l'UEFA (4 buts en 6 matches) et du départ du Marocain à la CAN pour dévoiler ses talents de buteur jusqu'alors entraperçu. "Je vous avais dit que c'était un buteur. Il l'a montré à chaque fois qu'il est rentré. C'est un joueur exceptionnel. Il avait juste envie de jouer, de montrer ses qualités", rappelle Alejandro Alonso, son coéquipier argentin. Perdu à Moscou, retrouvé à Bordeaux Des qualités que Cavenaghi avait exposées au pays avant de les oublier en Russie. Un parcours atypique pour un grand espoir du foot argentin. En trois saisons à River Plate, "Cavé" inscrit la bagatelle de 57 buts en 84 matches. Des statistiques qui l'envoient tout droit ... au Spartak Moscou, plus prompt à sortir 12 millions de son portefeuille que la Juventus ou l'AS Rome. Malheureusement, la Russie ne réussit pas à l'Argentin (12 buts en 52 rencontres), qui tombe dans l'oubli à l'instar de nombreux joueurs étrangers évoluant là-bas. Bordeaux et Ricardo n'hésitent pas à investir 8 millions d'euros sur le joueur, pour le résultat que l'on sait. Désormais, la période de vache maigre est oubliée. En 2008, Cavenaghi a inscrit 8 buts en 6 matches de L1. Des statistiques effarantes, qui lui offrent le meilleur ratio temps de jeu/nombre de but (1 but toutes les 78 minutes) et qui rappellent aux supporters bordelais celles de Pauleta. "J'ai le but dans le sang, raconte-t-il. J'ai joué toute ma vie pour ça. Mais, comme il est impossible de marquer à tous les matches, je peux aussi jouer pour l'équipe".
L'explosion du jeune Argentin donne à Laurent Blanc le choix des armes pour composer son attaque, qui a tiré profit de ses différents buteurs à une période donnée. David Bellion était l'homme du début de saison, Chamakh était performant à l'automne, désormais c'est au tour de Cavenaghi d'apporter sa contribution. Il le fait tellement bien que les grands clubs européens se sont soudain souvenus de lui. Mais pas question qu'il parte, comme il le confiait au journal Sud Ouest aujourd'hui."Je suis très heureux ici, vraiment. Bordeaux est un grand club, j'aime me promener dans la ville, même si je sors peu. Et puis, si tout va bien, on devrait jouer la Ligue des Champions la saison prochaine. J'y ai juste goûté avec le Spartak Moscou, j'aimerais vraiment remettre ça". Et pendant ce temps là, à Monaco, Ricardo se tape la tête contre le mur.

Lyon y est presque. Ce huitième fatal, qui va conditionner le reste de la saison. Face à l'OL, Manchester United ou l'équipe la plus sexy d'Europe. "Tout sauf MU" ,disait Alain Perrin, chat noir sur le coup. Lyon a une nouvelle chance de conquérir le cœur des Français en sortant un match d'anthologie face aux mancuniens. Lire la preview complète

Malgré la forme éclatante de l' Inter Milan, leader de la Série A avec 11 points d'avance, et les difficultés domestiques de Liverpool, 5e de la Premier League, le champion d'Italie n'aura pas la tâche facile face à une formation qui a participé à deux des trois dernières finales de Ligue des champions. Les Reds ont l'habitude Tous les ans, depuis l'arrivée de Rafael Benitez à la tête des Reds, c'est la même rengaine. Liverpool dit rapidement adieu à ses ambitions en championnat et se concentre à fond sur la Ligue des champions. Un schéma qui a permis au manager espagnol d'atteindre deux fois la finale de l'épreuve, en 2005 et 2007, et d'offrir au club le plus titré d'Angleterre la 5e Coupe aux grandes oreilles de son histoire, record absolu outre-Manche. De quoi faire patienter les fans et les propriétaires du club qui attendent depuis plus de 20 ans un nouveau titre de champion national.
Considérée aujourd'hui comme une des formations les plus redoutées en Europe, l'Inter ne peut toutefois se prévaloir d'une telle réussite en Ligue des champions. L'an passé, les Nerrazzuri écrasaient déjà la Série A avec une facilité et une réussite déconcertantes mais s'étaient fait éliminé par Valence de la pire des manières (2-2 à San Siro, 0-0 à Mestalla). Un souvenir douloureux qui explique la prudence affichée par Roberto Mancini à l'heure de se rendre à Anfield, ce mardi, même si la modeste équipe de Barnsley (D2 anglaise) s'y est imposée ce week-end en Coupe d'Angleterre (2-1). Mancini se méfie "C'est vrai qu'ils sont dans une mauvaise passe, mais ça signifie qu'il vont tout donner dans la Champions League ce qui pourrait les rendre encore plus dangereux", a prévenu Mancini. "Notre parcours en championnat a été excellent cette saison mais la C1 est un compétition différente. Deux matchs très durs nous attendant face à Liverpool. Si nous parvenions à nous imposer à Anfield, ce serait une victoire extrêmement prestigieuse."
En effet, si l'Inter a l'habitude de gagner tous les week-ends les doigts dans le nez (et parfois grâce à des décisions arbitrales généreuses), même avec une infirmerie remplie et Ibrahimovic sur le banc, comme samedi face à Livourne (2-0), une certaine lassitude s'est peut-être installé dans les rangs du club lombard. En tout cas, Benitez y croit : "Les joueurs ont confiance. Ils savent que c'est une toute autre compétition, alors nous allons essayer de gagner ce match, et je suis sûr que nous pouvons le faire." Réponse ce soir.

En attendant Lyon - Manchester United, mercredi (20h45 en direct sur TF1), la Ligue des champions passe aux choses sérieuses dès ce mardi avec le choc AS Rome - Real Madrid. Une affiche toutefois ternie par la mauvaise passe de la bande à Totti et la cascade de blessure qui s'est abattu sur les Merengue. La clé Totti En s'inclinant à Turin face à la Juventus (1-0), la Roma n'a pas préparé au mieux son rendez-vous européen avec le Real. Avec 11 points de retard sur l'Inter, le titre est quasi foutu pour les hommes de Luciano Spalletti et réaliser un bon parcours en Ligue des champions devenue une priorité. Problème majeur pour la Louve, son capitaine-emblème, Francesco Totti, n'est que l'ombre de lui-même et peine à retrouver sa condition physique. Et comme tout le jeu de la Roma passe par lui, ça ne flamboie plus tellement du côté du Stadio Olimpico depuis quelque temps.
"Totti doit être dans sa meilleure forme pour être déterminant face au Real. Je crois que la Roma peut très bien le faire, même s'ils devront résoudre quelques problèmes : Guti, qui peut être déterminant sur n'importe quelle action, et Van Nistelrooy, contre qui il faut être très attentif", a prévenu Fabio Capello, qui a entraîné les deux clubs, sur une radio romaine. Pour ne rien arranger, Aquilani et Panucci se seraient frité lors de l'entraînement du dimanche matin. "Ce n'était qu'une explication, les nerfs étaient tendus après le KO contre la Juve", a tenté de minimiser Spalletti, qui récupère le Brésilien Juan en défense centrale. Le Réal décimé Du côté du Real, en dépit d'une défaite face au Betis Séville (2-1), samedi, les résultats sont au rendez-vous. Mais les nombreux forfaits qui frappe les Madrilènes depuis le début de saison commencent à peser. Déjà privés de Christoph Metzelder (touché au pied), Pepe (cuisse droite), Javier Saviola (entorse du genou et de la cheville) et Wesley Sneijder (côte fracturée), Bernd Schuster a perdu Robinho (abdominaux) et Marcelo (mollet) contre le Betis et n'aura pas à réfléchir longtemps pour décider de son onze de départ.
En contre-partie, le technicien allemand enregistre le retour de Gabriel Heinze, le talisman de merengue (10 victoires et 3 nuls en 13 matchs avec l'Argentin), et Ruud van Nistelrooy, son principal atout offensif, qui a joué quelques minutes à Séville. Après 44 jours d'absence, le premier risque tout de même d'être un peu court physiquement. Mais Schuster n'a pas vraiment le choix. Liverpool en plein doute Dans les autres rencontres de la soirée, Liverpool reçoit l'Inter après sa dernière déroute face à Barnsley (1-2), équipe de D2 anglaise qui est venue s'imposer à Anfield en 8e de finale de la FA CUP. Eliminé des coupes nationales, à la rue en Premier League, les hommes de Rafael Benitez n'ont plus que la C1 pour sauver leur saison. L'Inter écrase lui tout sur son passage en Série A et espère en faire de même en Ligue des champions sur la pelouse des Reds. Qualifié surprise pour les 8e, l'Olympiakos reçoit de son côté une équipe de Chelsea qui a récupéré Frank Lampard et ses Africains (Drogba, Essien, Kalou, Mikel), tandis que Porto se déplace à Schalke. Le sommaire de la Ligue des champions

 Après avoir lancé la polémique sur son positionnement dans le 4-3-3 barcelonais dans la semaine, Thierry Henry a répondu sur le terrain en inscrivant le premier but de la victoire des Blaugrana à Saragosse (2-1) et devant la presse en précisant son propos. " J’ai dit l’autre jour que je jouerais là où l’entraîneur me met, mais le lendemain je lis des choses que je n’ai pas dites, des interprétations que les gens ont fait à ma place. Je le répète donc encore une fois, je me sens très heureux dans cette équipe." Petit bémol, le contrôle frappe du Français semble entaché d’une faute de main. Sinama le vaut bien Auteur d’un doublé le week-end dernier, Florent Sinama-Pongolle a poursuivit sa bonne série lors de la seconde victoire consécutive du Recreativo Huelva, face à la Corogne (3-2), qui remonte à la 15e place du classement. Après avoir concédé un penalty en se protégeant du bras sur un coup franc de Verdu, le joueur formé au Havre a signé le second but de son équipe d’une frappe canon, "qui valait à elle seule le prix du ticket d’entrée", dixit Marca. Gallas coule En Coupe d’Angleterre, les Français d’Arsenal ont été moins à la fête face à Manchester United (0-4). William Gallas a vécu un match très difficile en défense centrale, tout comme le jeune Armand Traoré, titularisé à la place de Gaël Clichy, touché. Endeuillé, Bacari Sagna n’était lui pas sur la feuille de match. En face, Patrice Evra s’est montré plus à son avantage après un début d’année compliqué.
Mexès un peu juste Dans l’autre grand choc européen du week-end, entre la Juventus et l’AS Roma, les Francesi ont également connu des fortunes diverses. David Trezeguet est sorti à l’heure de jeu et Philippe Mexès a commis la faute qui amène le but sur coup franc de Del Piero (1-0). Jonathan Zebina avait en revanche du feu dans les jambes face à son ancien club et Ludovic Giuly a réalisé une bonne entrée en jeu dans la dernière demi-heure.

Si Marseille s'est rapproché du peloton de tête en venant à bout du PSG (2-1), dimanche dans le clasico, l'évènement de la 25e journée de Ligue 1 nous vient bien de Bordeaux, qui revient à un tout petit point de l'OL après son net succès sur Monaco (6-0). Fin de la promenade ? Après trois dernières éditions quasiment dominées de bout en bout, la promenade de santé de Lyon en L1 s'est achevée ce week-end. Certes, le sextuple champion de France demeure favori à sa propre succession, de par son expérience et la qualité de son effectif, et il faudra que Bordeaux tienne son rythme impressionnant (5 victoires et 1 défaite depuis la reprise) pour l'empêcher d'enchaîner sur un 7e sacre domestique. Mais une chose est à peu près sûre : cette année, les Gones ne se teindront pas les cheveux à 5 ou 6 journées de la fin.
Par la force de l'habitude, on aurait presque du mal à le réaliser. Pourtant, le championnat est bel et bien relancé. Il faut dire que l'OL ne s'était pas retrouvé dans une telle situation depuis la saison 2003/2004, où il comptait 4 points de retard sur Monaco après 25 journées avant de profiler du parcours européen des hommes de Didier Deschamps (finale de C1 perdue face à Porto, 0-3) pour s'offrir son troisième titre. Suspens garanti Depuis, Lyon n'avait eu de cesse d'écraser, au moins psychologiquement, le championnat dès l'hiver. En 2004/2005, Lille accusait un déficit de 7 points. L'exercice suivant, Bordeaux en comptait 9. Pire, l'an dernier un gouffre de 13 unités séparait Lens de l'OL à ce stade de la saison, mais il avait déjà grimpé à 17 au soir de la 18e journée, avec un suspens atomisé dès la fin octobre. Pas vraiment idéal pour l'intérêt sportif et commercial de la Ligue 1.
En chutant pour la seconde fois en un mois, et sur le même score (0-1), sur la pelouse du Mans, Lyon est repassé sous le seuil des 2 points pris par match (49 en 25 rencontres), moyenne dite du champion, et pourrait abandonner les commandes de la L1 au moindre faux pas. Ce ne sera probablement pas lors de la prochaine journée, qui voit Metz se rendre à Gerland. Mais le déplacement à Lille, dans quinze jours, puis la réception de... Bordeaux, quelques jours après le huitième de finale retour de C1 à Manchester United, nous en diront plus sur le vrai potentiel de cet OL 2007/2008 qui doit encore récupérer Cris et intégrer ses nombreuses recrues du mercato. Bordeaux grand cru En explosant Monaco (6-0) à Louis II, les Girondins ont eux fait forte impression et peuvent s'appuyer sur la forme du meilleur attaquant de ce début d'année, Fernando Cavenaghi encore auteur d'un doublé, pour maintenir la pression. A l'image de leur première mi-temps à Louis II (0-0 avant que la défense monégasque ne prenne l'eau après la pause), les hommes de Laurent Blanc n'affichent pas toujours la constance requise pour gagner un championnat. Mais lorsque les Bellion, Cavenaghi, Chamakh, Micoud (de retour !) et Wendel accordent leurs talents offensifs, ça fait très mal.
Laurent Blanc, qui n'est pas homme à se cacher et réalise une remarquable première saison en tant qu'entraîneur, n'hésite d'ailleurs pas à dévoiler son ambition : "Nous sommes en position de jouer le titre après ce match et j'espère que cela sera toujours le cas après le mois de mars et après avril. Nous verrons. Là, nous avons frappé un grand coup. Nous connaissions les résultats et nous savions qu'ils nous étaient favorables. J'ai dit aux joueurs qu'ils avaient tout à gagner. Ce qui s'est produit. Après, notre ligne directrice reste la même : prendre des points, mettre nos poursuivants à distance raisonnable et essayer de voir devant." Ça fait du bien de l'entendre. Voir le classement et le calendrier de la Ligue 1 Les buts de Monaco - Bordeaux :

Malgré un penalty inexistant accordé aux parisiens et transformé par Rothen (30e), la bonne série marseillaise s'est poursuivie dans le clasico de la Ligue 1. Sans trembler, l'OM a remis les pendules à l'heure par Taiwo (37e) et Niang (45e) avant la pause et géré en seconde période. Avec ce troisième succès consécutif en championnat, les Phocéens pointent à la 4e place, à trois petits points du 3e, Nancy. Le PSG, 16e, semble lui reparti pour une fin de saison galère. Le résumé complet d'OM - PSG Taiwo dans les bras d'Eric Gerets après son égalisation, tout un symbole - crédit : Panoramic

Manchester United s'est qualifié pour les quarts de finale de la Cup en humiliant Arsenal à Old Trafford (4-0); préparant ainsi parfaitement son déplacement dans trois jours à Lyon en Ligue des Champions. Pas de quoi se réjouir pour les Gones - battus dans le même temps au Mans (1-0) - que de voir une équipe sans Giggs et Ronaldo ne faire qu'une bouchée d'un Arsenal qu'on avait rarement vu aussi dépassé. Les Red Devils se placent ainsi comme les grandissimes favoris d'une compétition dont est sorti plus tôt Liverpool, éliminé à Anfield par les amateurs de Barnsley (1-2).
Balade mancunienne Quand Man U est dans ce genre de forme, rares sont les équipes capables de l'arrêter. Et ce samedi à Old Trafford, il manquait vraiment beaucoup trop de choses à cet Arsenal-là pour enrayer la machine mancunienne.
Ce fut d'ailleurs très vite, très clair. Car si les Gunners débutaient les premières secondes du match dans la moitié des Reds Devils, elles furent peut-être les seules qu'ils passèrent au-delà de la ligne médiane de tout le premier acte.
D'ailleurs le second ne servit pas à grand-chose puisque tout suspense était mort à la pause. Manchester avait alors déjà frappé trois fois : d'abord par Rooney sur le deuxième temps d'un corner mal repoussé (1-0, 16'), puis par Fletcher de la tête à la réception d'un centre parfait de Nani (2-0, 20') et enfin Nani lui-même sur un enchaînement contrôle-demi-volée parfait (3-0, 37').
Arsenal à la rue Trois buts à rien mais l'addition aurait pu être plus lourde tant Arsenal ne voyait pas le jour. Pourtant, Ronaldo et Giggs avaient été laissés au repos et Sir Alex avait choisi d'aligner un milieu de terrain Carrick-Flectcher-Anderson presque expérimental, et fait exceptionnel, le seul Rooney en pointe.
En face, Wenger, confronté à un effectif décimé par les blessures, récupérait certes Kolo Touré de retour de la CAN et avait sélectionné une équipe largement compétitive, mais manifestement pas assez. Traoré et Hoyte, alignés sur les côtés de la défense, prenaient l'eau systématiquement devant Park et Nani, Gilberto se noyait face à Carrick et Anderson, et finalement seul le très décrié Lehmann parvenait à sortir son épingle du jeu.
Pire, les quinze minutes de pause, d'ordinaire propices à la remise à l'endroit des cerveaux, n'arrangeaient cette fois rien. Dès la reprise, Eboué, pris d'un coup de folie, prenait logiquement un rouge direct pour un tacle aérien dangereux sur Evra (48').
Eboué voit rouge Réduits alors à dix, menés 3-0 et chambrés par des « Olé ! » depuis de longues minutes, ils ne restaient plus alors aux coéquipiers de Gallas qu'à préserver l'honneur. Ils ne le firent pas en marquant, mais en n'encaissant qu'un seul but de plus.
Dis comme ça, c'en est presque drôle. Mais pour eux, ça le fut moins sur la pelouse. Rooney, complètement en feu, passa ainsi à maintes reprises tout près du doublé (47', 49', 62', 63') mais trouva à chaque fois un Lehmann de gala.
Au tour de Lyon Dans une enceinte goûtant chaque seconde de la démonstration, Fletcher parachevait finalement la balade des siens d'une tête au second poteau sur un nouveau centre de Nani (4-0, 74').
En perte de vitesse sur les trois derniers matchs, voilà donc les Mancuniens rassurés à l'heure de se remettre dans le grand bain de la Champions League. Arsène Wenger, en revanche, aurait certainement rêvé d'une autre préparation avant de se frotter au Milan AC.

Depuis son arrivée à Barcelone, Thierry Henry ne satisfait que trop peu. Il n'est pas le seul à mettre en cause dans ses prestations moyennes. Aligné blessé pour pallier les absences d'Eto'o ou déporté sur le côté gauche, l'ancien Gunner n'a jamais vraiment eu l'occasion de s'épanouir dans l'axe de l'attaque blaugrana. Avec l'émergence de Bojan Krkic et le retour d'Eto'o, il ne pourra peut-être jamais le faire.
Peu de buts pour ses débuts Commençons par les statistiques : Titi au Barça, c'est 18 matches joués en Liga (16 fois titulaire), 6 buts inscrits, 5 passes décisives et 30 hors jeu (histoire de chipoter). Un bilan pas à la hauteur de ce qu'il produisait du temps de sa splendeur londonienne. Meilleur buteur de Premier League en 2002, 2004, 2005, 2006, la machine à marquer est devenu plus insipide en Catalogne. Il avait affirmé que son seul souci pour ses débuts était de bien s'acclimater au jeu barcelonais plus que de planter but sur but. Il a bien fait de prévenir. Henry n'est pas en passe de réhabiliter le savoir-faire français si malheureux au Barça. Encensé à son arrivée, par les supporters et la terrible presse locale, le numéro 14 a suscité plus de commentaires réservés que de déclarations d'amour. S'il est toujours en odeur de sainteté, sa cote a quand même diminué. Lorsqu'il débarque en Espagne, le Français sait qu'il aura besoin de temps pour recouvrer la totalité de ses moyens. Pas de chance, Samuel Eto'o se blesse et Frank Rijkaard fait appel à Henry pour emmener son attaque, même s'il n'est qu'à 60 %. De la 3e à la 10e journée, Titi va évoluer en pointe, mais sur une jambe et demie. Résultat : 4 buts dont un triplé face à la lanterne rouge vif Levante. Correct mais pas reluisant pour un joueur qui a suscité tellement de passion autour de son transfert. L'Anaconda penche à gauche Et les choses ne s'améliorent pas vraiment en cette deuxième moitié de saison. Henry a désormais migré sur le côté gauche, à la demande de Rijkaard, ce qui ne lui convient qu'à moitié."Je n'ai pas l'habitude de jouer sur le côté. Durant mes 8 ans à Arsenal, je le faisais, mais en tant qu'avant-centre", a-t-il déclaré aujourd'hui. "Mais si l'entraîneur souhaite que je joue sur les côtés, je le fais sans problèmes. C'est à lui de décider du système de jeu à mettre en place à chaque match". L'attaquant français n'est pas du genre à créer des polémiques. Le coach néerlandais, durant l'absence d'Eto'o parti à la CAN, a définitivement adoubé le jeune Bojan Krkic. Le buteur maison, c'est lui, pas Henry.
Le système de jeu du Barça, tout en toque, a nécessité aussi une adaptation pour Titi, plus habitué à recevoir des ballons en première intention à Arsenal que de finir le travail après une séquence de 30 passes courtes. Le problème, c'est que Henry, féru de foot et grand connaisseur de son sport, devait savoir tout cela en débarquant au Camp Nou. Le Barça joue en 4-3-3 et possède avec Eto'o l'un des meilleurs 9 au monde. Le Barça aurait-il du changer son système de jeu pour mettre le Français dans les meilleures conditions ? Personne ne le pense. Sur le côté gauche, Henry n'a pas la même influence sur le jeu qu'il avait à Arsenal. De plus, ses prestations moyennes se ressentent en équipe de France. Beaucoup de monde s'est ainsi étonné de voir que Benzema rentrait à la place d'Anelka, étincelant, et pas à celle d'Henry, insignifiant, lors du match amical Espagne-France et le fait de réclamer un essai grandeur nature du duo Anelka-Benzema ne passe plus pour de la trahison nationale. Passé du statut d'incontournable à Arsenal à celui de "joueur qui dépanne à gauche" au Barça, Henry reconnaît qu'il n'est plus le même et sait se montrer sévère à son égard. "On peut toujours mieux faire, je ne suis jamais content de mon rendement". Pourtant, il subit une pression positive de la presse catalane, occupée à traiter la déchéance de Ronaldinho, qui attend avec impatience de s'extasier sur une prestation du numéro 14. Les Christanval, Dutruel et autre Déhu ne pouvaient pas en dire autant.

Posté par Edouard le 15.02.08 à 18:03 | tags : can
La victoire de l'Egypte face au Cameroun (1-0), dimanche, est venue clôturer une Coupe d'Afrique des Nations riche en but et en émotions, où l'on aura également découvert quelques joueurs à surveiller. Seconde partie de notre petit tour d'horizon des talents plus ou moins nouveaux qui ont égayé cette CAN ghanéenne. Zaki : Sauvé des eaux Déjà important en 2006 lors du titre remporté à domicile par l'Egypte (il avait marqué le but de la qualification en demi-finale face au Sénégal), Amr Zaki s'est imposé comme une des pièces maîtresse de l'attaque des Pharaons au cours de cette édition 2008 de la CAN. Après un but décisif en quart de finale face à la Guinée (2-1), le Zaki show atteint son paroxysme en demi-finale face à la Côte d'Ivoire (4-1) avec un doublé inscrit en cinq minutes. Pas mal pour un joueur qui avait manqué de se noyer après avoir été jeté dans une piscine par ses coéquipiers. Un peu moins en vue en finale, le joueur d'El Zamalek a en tout cas marqué la compétition de son empreinte et pourrait retenter l'aventure européenne après un passage raté au Lokomotiv Moscou.
Manucho : Comme un beau diable Pas manchot quand il s'agit de repérer les talents de demain, Sir Alex Ferguson avait déjà attiré Manucho Goncalves dans les filets de Manchester United fin décembre avant que ce dernier n'explose lors de la CAN avec l'Angola. Auteur de 4 buts en 4 matchs, dont un extérieur du pied culottée face à l'Egypte en quarts de finale, l'attaquant des Palancas Negras devra toutefois patienter avant d'obtenir un permis de travail en Angleterre. D'ici là, le club grec de Panathinaïkos profitera de sa puissance et de son sens du but.
Aboutreika : Le buteur engagé Réduit à entrer en cours de jeu au cours du premier tour, l'égyptien Mohamed Aboutreika aura d'abord fait parler de lui en passant un message de soutien à Gaza après avoir marqué un doublé contre le Soudan (3-0). Titulaire à partir des quarts, il a vite fait oublier la polémique en démontrant un vraie talent de meneur de jeu et de finisseur dans le 3-5-2 de Hassan Shehata. Unique buteur de la finale face au Cameroun (1-0), le stratège d'Al-Alhy, le club égyptien qui rafle tout en Afrique, a consolidé son statut de meilleur joueur évoluant sur le continent noir. Mais à 29 ans, on peut se demander comment il n'a pas encore fait le grand saut.
Ils ont aussi fait parler d'eux : Le Marocain Soufiane Alloudi (24 ans), auteur d'un triplé face à la Namibie mais blessé lors de ce même match ; Le Zambien Felix Katongo (23 ans), auteur de deux buts lors du premier tour, dont celui de l'égalisation face à l'Egypte (1-1) et recruté durant la CAN par Rennes ; le Ghanéen Antony Annan (21 ans), qui s'est progressivement imposé dans le milieu de terrain des Blacks Stars orphelin de Appiah et convoité par Chelsea ; L'Egyptien Ahmed Fathi (23 ans), à l'aise partout même en défense centrale et premier buteur des Pharaons contre la Côte d'Ivoire en demi-finale.

Un clasico (OM - PSG), une revanche de la Coupe de France (Le Mans - Lyon), des chocs entre équipe en danger (Lille - Rennes, Auxerre - Toulouse), une "affiche" de haut de tableau (Monaco - Bordeaux) et le retour des derniers africains partis à la CAN. Programme chargé pour cette 25e journée. La chasse au Lyon Le duel à distance entre Lyon et Bordeaux se poursuit ce week-end avec le déplacement des Gones au Mans et celui des Girondins à Monaco. Avantage à l'OL ? Pas forcément. Le leader garde un mauvais souvenir de sa dernière visite au Stade Léon-Bollée (élimination 1-0 en quart de finale de Coupe de la Ligue) et risque d'avoir la tête à la Ligue des champions, avec la réception mercredi de Manchester United en huitième de finale aller. Et si Lyon a récupéré Keita, les Manceaux enregistrent les retours de De Melo, Romaric, Gervinho et Ib.Camara.
Bordeaux a de son côté perdu cette semaine à Anderlecht et reste en L1 sur une victoire sans brio face à Metz. Mais Laurent Blanc avait fait tourner son effectif en Coupe de l'UEFA et face à leur ancien coach Ricardo, aujourd'hui à la tête de Monaco, ses hommes auront à cœur de livrer une bonne prestation, comme à l'aller (2-1). Malheur aux perdants A l'autre bout du classement, la bataille sera aussi rude pour les équipes qui flirtent avec la zone de relégation - et Dieu sait qu'il y en a -, notamment dans les confrontations directes Lille (17e) - Rennes (14e) et
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