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Saha : serial blessé

Posté par Aurélien le 31.03.08 à 19:00 | tags : man u, premier league

Il devait faire son retour contre Aston Villa ce week-end. Une nouvelle fois, Louis Saha n'était pas sur la feuille de match et Sir Alex Ferguson a d'ores et déjà annoncé le forfait de son attaquant pour le quart de finale de Ligue des Champions face à la Roma. La patience de l'Ecossais a ses limites et les fréquentes indisponibilités de Saha risquent fort de le pousser vers la sortie.



Dimitar Berbatov, Mirko Vucinic, Karim Benzema. Ces 3 noms reviennent régulièrement alimenter la rubrique transfert côté Manchester United. Pourtant, avec Wayne Rooney et Carlos Tevez, Ferguson possède une des plus belles attaques du monde. Alors pourquoi ? Derrière ces deux grands joueurs se trouve le français Louis Saha. Au club depuis janvier 2004, le Bleu fait partie des meubles chez les Red Devils et est l'un des chouchous de son coach.

 

Van Gol out, Saha out
Sauf que l'ancien buteur de Metz passe plus de temps à l'infirmerie que sur le terrain et lui qui avait poussé Ruud Van Nistelrooy à partir chercher du temps de jeu ailleurs est devenu un joueur fantôme. Il n'a jamais effectué une saison pleine avec les Red Devils. Arrivé comme joker, parti pour être remplaçant, il avait profité lors de la saison 2004/2005 de la blessure de Van Gol pour s'illustrer et acquérir une notoriété à Old Trafford. L'année suivante, c'est le Hollandais qui profitait des absences du gaucher, devenu titulaire.


A 100 % de ses moyens physiques, Saha a tout du buteur fait pour la Premier League. Vitesse et puissance sont la base de son jeu. Mais voilà, le natif de Paris accumule les pépins physiques. Genou, cuisse, tout y passe et le service médical du club n'a plus aucun secret pour lui. Son absence force aussi Ferguson à jongler entre ses deux uniques attaquants et à délaisser son 4-4-2 pour un 4-5-1 plus adapté, avec Tevez sur le banc.

 

Saha : aux soins!
La fragilité physique de Saha, surnommé "l'homme de balsa" en référence au bois très léger et cassant, est d'autant plus frustrante qu'il a la place pour s'imposer à Man U. Là où d'autres auraient recruté à la hâte, les dirigeants mancuniens ont toujours gardé foi en leur buteur, soulignant à chacun de ses retours leur plaisir. En février dernier, l'ancien buteur de Fulham fêtait son comeback par un but contre Newcastle et recevait les compliments de son entraîneur. "Le retour de Saha est un grand bonus pour nous", déclarait Fergie sur MUTV. "Il nous apporte plus de puissance et de profondeur, sans oublier qu'il est différent des autres. Cela fait du bien de le voir entrer et marquer." Il s'imaginait alors pouvoir enfin compter sur lui jusqu'à la fin de saison. Encore raté.


Victime d'une contracture à une cuisse selon le club lors d'un entraînement, Saha est indisponible pour une durée indéterminée. Comme un refrain entêtant. Et les rumeurs incessantes sur l'acquisition d'un nouvel élément offensif pour la saison prochaine laissent planer un parfum de fin de parcours pour lui à Old Trafford. Déjà mis à l'écart du débat sur le 4e attaquant bleu à l'Euro (Cissé ou Trezeguet), Saha pourrait se voir indiquer la porte de sortie. A son tour.




Le week-end des Français de l'étranger : Pires tranquille

Posté par Edouard le 31.03.08 à 17:21 | tags : arsenal, fc barcelone, les bleus, liga
Robert Pires a dignement fêté sa prolongation de contrat avec Villarreal, jusqu'en juin 2009, en participant au net succès du sous-marin jaune sur l'Atletico Madrid (3-0), qui lui permet de prendre la 2e place de la Liga au détriment du Barça. Sans avoir marqué ni donné de balle de but, Robbie aura parfaitement tenu son rôle de chef d'orchestre, en initiant de nombreuses offensives pour son équipe.

Le quotidien espagnol ne tarit d'ailleurs pas d'éloge sur le "leader spirituel" du Villarrel : "Le public jaune réagissait à chaque fois que Pires, l'élégance, conduisait le ballon. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il a 34 ans. La bonne, c'est qu'il a prolongé pour une année supplémentaire. Profitons-en."

L'entraîneur de l'Atletico, le Mexicain Javier Aguirre, n'a lui guère goûté la déroute de son équipe et s'en est pris au Français sur le bord du terrain. "Il a traité Pires de fils de pute", a rapporté le président de Villarreal, Fernando Roig. La classe, tout le monde ne l'a pas.

 

 

Diaby ne fait pas le moine
Arsenal et sa colonie française sont passés tout près de la correctionnelle ce week-end en Premier League. Menés 2-0 à Bolton et réduit à dix sur un tacle Taylor-esque d'Abou Diaby, les Gunners ont fait preuve de courage pour revenir et dépasser au score (3-2) le candidat à la relégation et entretenir leur mince espoir de retrouver la tête du classement.


Après avoir trompé Almunia en déviant une frappe de Taylor sur le second but des Wanderers, William Gallas a bien réagi en inscrivant le but du 2-1 à l'heure de jeu. Tout comme Mathieu Flamini et Gaël Clichy, également fautifs sur le but. A noter que le site internet de Sky Sports a noté Flamster 8 sur 10, tandis que Diaby s'en tire avec un petit 1.


Sale temps pour les Français du Barça
Si c'est bien le FC Barcelone dans son ensemble qui est à la dérive depuis plusieurs semaines, on ne peut pas vraiment dire que les Bleusgrana sortent du lot après la défaite encaissée au Betis Séville (2-3). Déjà soumis à la vindicte des médias locaux, Thierry Henry a encore été peu à son avantage. Lilian Thuram et Eric Abidal ont eux été laminés par le Brésilien Edu au sein d'une défense qui prenait l'eau de toute part, encaissant trois buts en moins d'un quart d'heure.


En bref
A défaut de réaliser un grand match, Franck Ribéry aura au moins lancé Lukas Podolski sur le but qui a permis au Bayern d'égaliser à Nuremberg (1-1). Titulaire en équipe de France face à l'Angleterre, Florent Malouda a retrouvé sa place en tribune avec Chelsea, Nicolas Anelka est lui rentré en fin de match face à Middlesbrough (1-0). Sébastien Frey en a pris trois avec la Fiorentina en déplacement à l'Udinese (1-3).







Lens - PSG : Une banderole qui dérange

Posté par Edouard le 31.03.08 à 13:08 | tags : coupe de la ligue, lens, psg
No commentAbsente de la retransmission de la finale de Coupe de la Ligue entre Lens et le Paris Saint-Germain, la banderole de la honte déployée par des ultras du PSG enflamme les rédactions depuis dimanche. Ou comment une poignée de pseudos-supporters met en péril son propre club.


Retour sur les faits
Peu après l'égalisation d'Eric Carrière pour les Sang et Or (1-1, 52e), une banderole introduite en petits morceaux est assemblée dans la tribune sud du Stade de France réservée aux Parisiens. Elle recouvre une bâche des Boulogne Boys et insulte sans ambiguïté les Nordistes : "Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis". Prévenu par ses gardes du corps, Nicolas Sarkozy demande à ce que la banderole soit enlevé au plus vite. Ce qui est fait quelques minutes plus tard. Les téléspectateurs de France 3 n'auront pas eu l'occasion d'en lire le contenu.


Quelles sanctions pour Paris ?
Unanimement dénoncée par la presse, la Ligue, les dirigeants et joueurs lensois et parisiens, ainsi que par Danny Boon, le réalisateur de Bienvenue chez les Ch'tis, et divers hommes politiques, la banderole fait l'objet de deux plaintes contre X déposées par le député-maire de Lens Guy Delcourt. Le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a ouvert de son côté une enquête préliminaire pour provocation à la haine ou la violence, qui pourrait coûter un an d'emprisonnement et 15.000 euros d'amende à ses hauteurs selon l'article L332-6. Le PSG pourrait lui aussi écoper d'une sanction financière, mais ne risque pas grand chose sur le plan sportif, le match ayant eu lieu sur terrain neutre, tandis que les palpations réalisées par les stadiers ou les policiers étaient sous la responsabilité de la Ligue.


Nicolas Sarkozy aurait demandé à ce que la banderole soit retiréLe match peut-il être rejoué ?
Dans la mesure où la banderole n'a pas eu d'influence sur le résultat, contrairement à un envahissement de la pelouse ou à un jet d'objet sur un joueur, on ne voit pas sur quel critères un tribunal ou une commission pourrait décider de faire rejouer la finale. Et on n'imagine pas plus les présidents lensois et parisiens prendre une telle décision, comme l'a réclamé le PS Guy Delcourt. Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République et maire UMP de Bapaume (Pas-de-Calais), lui a emboîté le pas, expliquant que "l'élégance de ce geste viendrait laver l'honneur du PSG bafoué par cette minorité". Une tentative de récupération politique déplacée et hors-sujet.


De l'interdiction de stade
Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, a pour sa part recentrer le débat sur la question des interdictions de stade, comme il l'avait fait déjà fait après les affaires Kebé et Ouaddou. "Ce n'est pas logique qu'il y ait 3000 interdits de stade en Angleterre et seulement 80 en France", a déclaré l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de rugby, qui ne souhaite pas que la finale soit rejouée mais a appelé à une plus grande sévérité contre les coupables. Les trois mois d'interdictions administratives habituellement prononcées paraissent en effet peu dissuasives.


La balle dans le pied
Alors que le PSG a peut-être sauvé sa saison avec ce dixième succès en Coupe de son histoire (7 Coupes de France, 3 Coupes de la Ligue) synonyme de qualification en UEFA, le club de la capitale voit une nouvelle fois son image ternie par une frange de pseudos supporters dont on comprend mal les motivations. Les fauteurs de trouble ne pouvaient ignorer qu'une telle banderole allait entraîner une déferlement médiatique qui passerait sous silence un éventuel succès parisien. Sans parler du risque de sanction financière, de match à huis-clos voire de retrait de point encouru. Et si cet incident est le fait d'une minorité, elle n'a semble-il pas été empêché d'agir par le reste de la tribune. Les ultras parisiens souhaitent-ils donc que leur club touche définitivement le fond ?




L1 – 31e journée : la bonne opération marseillaise

Posté par Aurélien le 31.03.08 à 12:40 | tags : bordeaux, ligue 1, nancy, om

Vainqueurs à Lorient, les Olympiens se sont rapprochés de Nancy et reste donc dans la course à la Ligue des Champions. En bas du classement, tous les clubs menacés ont gagné. Ca promet pour la suite.

 

L'OM rit, Nancy pleure
Eric Gerets avait prévenu. Une défaite en Bretagne et la C1 s'envolait. Ses joueurs l'ont entendu et lui donnent des raisons d'espérer. Marseille s'est sorti du piège lorientais (2-1) grâce à un but de Mamadou Niang, véritable porte-bonheur. Absent depuis plusieurs matches, l'attaquant sénégalais a montré qu'il était indispensable à son équipe. Gerets avait aligné une formation surprenante, dans la lignée de ses déclarations ("Certains joueurs n'ont pas encore compris"). Si la charnière centrale composée de Lorik Cana et Ronald Zubar n'a pas été impériale, elle a suffi à contenir la peu prolixe attaque lorientaise. Mené 1 à 0 à la pause, Marseille a tout changé : organisation de jeu et sortie de Kaboré pour Cissé. Pour le résultat que l'on sait. L'OM profite donc à plein de la défaite nancéenne à Bordeaux et creuse par la même occasion l'écart sur Le Mans.

 

La pilule est donc encore plus dure à avaler pour Nancy, abusé par l'arbitre en Gironde (2-1). Ce n'est pas un but que Mr Poulat a offert aux Bordelais mais bien le match. Rappel des faits : alors que l'ASN mène depuis la première mi-temps, l'homme en rouge donne un corner imaginaire qui amène le but égalisateur. 1 minute plus tard, il expulse Brison sans que cela ne soit justifié avant d'accorder un penalty en fin de match pour une faute de Malonga, victime d'une énorme simulation de Johan Micoud. Un acharnement involontaire bien sûr mais terriblement douloureux pour des Lorrains qui comptent déjà pas mal de décisions litigieuses à leur encontre. Même les Girondins ont admis l'influence de l'arbitre sur le résultat, c'est dire... Les Nancéens devront vite oublier leur désarroi et se reconcentrer sur la suite du championnat. En espérant que ces 3 points ne leur manqueront pas à la fin.

 

Y'a d'la vie
3 points que Toulouse a enfin réussi à décrocher cette année. Sur la pelouse du FC Metz a ouvert la marque avant de la doubler 120 secondes plus tard. Très bonne affaire pour le TFC qui n'est dévancé par Lens (un match en moins) que par la différence de buts. Autres motifs de satisfaction pour Elie Baup : le grand match de , rien n'a pourtant été facile. Et ce n'est qu'à 10 minutes de la fin qu'Achille EmanaNicolas Douchez et avoir réussi à gagner sans Johan Elmander. Toulouse ajoute donc un peu plus de pression sur le PSG, désormais 19e, avant que ce dernier n'accueille Strasbourg.

 

Sochaux a de son côté confirmé sa bonne forme actuelle en s'imposant sur le fil face à Nice, grâce à une frappe de Romain Pitau (1-0). Typiquement le genre de rencontre qui échappait aux Doubistes en début de saison face à un adversaire bien regroupé et dangereux en contre. Avec ce deuxième succès consécutif, Sochaux respire encore mieux et prend 4 points d'avance sur le 18e. Impensable il y a quelques mois, quand le club comptait 5 longueurs de retard sur le premier non-relégable.

 

En bref
Caen a poursuivi son opération "on arrête de se prendre des pilules" en allant chercher le nul (1-1) au Mans. Les Sarthois ont clairement ralenti leur rythme, et en sont à 4 matches nuls d'affilée. Lyon est parti s'imposer (2-1) là où Bordeaux avait chuté, à Valenciennes, grâce à un Kader Keita en grande forme (un but, une passe décisive). Lille a stoppé son embellie en perdant à domicile face à Auxerre. Victoire capitale pour les hommes de Jean Fernandez dans l'optique du maintien. Maintien qui devient la priorité monégasque avant le Monaco-Rennes de ce soir (19h).

 

Voir le classement de la Ligue 1 




Lens 1 - 2 PSG : Paris s'impose sur le fil

Posté par Edouard le 29.03.08 à 23:59 | tags : coupe de la ligue, lens, psg

Au terme d'un affrontement épique, la finale des mal classés de la L1 a tourné à l'avantage du PSG, vainqueur de Lens au Stade de France (2-1). Un succès toutefois terni par le penalty litigieux accordé aux Parisiens dans les arrêts de jeu et transformé par Bernard Mendy. En première période, Pauleta avait ouvert le score et Eric Carrière remis les compteurs à zéro après la pause. Lire la suite

 


 




Coupe de la Ligue : Lens - PSG, le match en direct

Posté par Edouard le 29.03.08 à 22:34 | tags : coupe de la ligue, lens, psg

Clubs historiques de la L1 à la lutte pour le maintien, Lens (17e) et le Paris Saint-Germain (18e) tentent de retrouver le moral, ce soir au Stade de France, à l'occasion de la finale de la Coupe de la Ligue. Suivez et commentez les meilleures actions de la rencontre en direct sur Flu (pensez à rafraîchir la page avec F5). Les Ch'tis contre les Titis, c'est parti.


Composition des équipes :


Lens : Le Crom - Laurenti, Coulibaly, Hilton (c.), Belhadj - Mangane, Kovacevic - Rémy, Carrière, Monnet-Paquet - Maoulida

PSG : Landreau, Ceara, Camara, Sakho, Armand - Chantôme, Bourillon, Clément, Rothen - Pauleta (c.), Diané

Arbitre : M. Duhamel

 

Mario Yepes étant forfait côté Parisien, Paul Le Guen a décidé de titulariser Mamadou Sakho dans l'axe de la défense. Pour le reste, le PSG se présente avec son équipe type. Petite surprise chez les Sang et Or, le jeune Kevin Monnet-Paquet est aligné comme milieu offensif gauche à la place d'Olivier Monterrubio.

 

6e : Diané s'infiltre dans la surface et sert Pauleta en retrait, mais la frappe du Portugais est déviée par Coulibaly. Le corner ne donne rien.

 

8e : Le jeune Monnet-Paquet déborde côté gauche face à Camara et trouve Maoulida. La frappe de la Momie est malheureusement trop croisée pour les Sang et Or.

 

11e : Contre-attaque de Maoulida qui tente de trouver Kovacevic, mais Landreau s'interpose pour intercepter la passe.


13e Touché, Loïc Rémy ne peut pas continuer. Monterrubio, relégué sur le banc par le duo Papin - Leclerc, le remplace.

 

15e : Les deux équipes font preuve d'envie, mais les occasions sont pour l'instant rares.

 

18e : M. Duhamel calme Chantôme et Belhadj, qui se chauffent depuis quelques minutes

 

20e : But de Pauleta ! Sur un contre parisien, le Portugais remise pour Chantôme dont la frappe est contrée. Le ballon revient sur l'Aigle des Açores, qui lobe Le Crom avec touché.


24e : Le PSG prend l'ascendant sur des Lensois qui se livrent et souffrent sur les contres de Diané.

 

28e : Les Sang et Or appuient énormément sur le côté gauche, avec Belhadj et Monterrubio. Le flanc droit est lui abandonné depuis la sortie de Rémy.

 

30e : Superbe frappe enroulée de Maoulida, servi par Monnet-Paquet, mais Landreau réalise une grande parade. L'international français es-il en train de retrouver ses sensations ?

 

35e : Encore un contre parisien, Armand centre pour Diané qui manque sa tête plongeante en pleine course.

 

36e : On assiste à un match enlevé entre Lensoins et Parisiens, qui attaquent dans tous les sens. Monnet-Paquet montre de belles choses côté nordiste.

 

40e : Nouvelle tentative de lob de Pauleta, un peu trop gourmand. Le Crom se saisit du ballon sans mal.

 

Déjà chaud bouillant à l'echauffement, Pauleta a ouvert le score pour le PSGMi-temps : Même diminué, Pauleta a encore fait la différence pour le PSG dans un match de Coupe. Et Diané court pour deux. Sans dominer à la possession de balle, les Parisiens se montrent plus dangereux des Lensois moins inspirés dans leurs offensives. Les deux formations nous offrent en tout cas une prestation de bonne facture pour cette finale de Coupe de la Ligue et n'hésitent pas à se livrer. On devrait voir d'autres buts après la pause.

 

46e : Lens attaque dès le retour des vestiaires. Carrière centre pour Mangane, mais sa tête est détournée en corner par Ceara.

 

52e : Lens n'a plus le même visage en ce débutd de seconde période. Sur une remise de Maoulida, Eric Carrière s'introduit dans la surface et égalise d'une frappe croisée du droit qui meurre en poteau rentrant. Logique.

 

54e : ça sent le KO pour des Parisiens sonnés par la furia sang et or.

 

Eric Carrière, 34 ans, a répondu à Pauleta, 34 ans lui aussi. Les vieux sont à la fête. ça tombe bien, Xavier Bertrand veut allonger la durée de cotisation.

 

57e : Paris ressort la tête de l'eau après dix minutes d'asphixie, mais Diané dévisse sa frappe.

 

60e : Lancé en profondeur par Pauleta, Diané s'écroule face à Coulibaly. Duhamel ne bronche pas.

 

A noter qu'on se régale des interventions de M. Duhamel, captées par un micro de France 3, qui meugle pour tenter de d'éviter que les esprits ne s'échauffent.


64e : Bernard Mendy remplace Chantôme. Attention, l'homme qui a mis un grand pont à Roberto Carlos a livré plusieurs bonnes prestations dans les matchs de Coupe.

 

66e : Peguy Luyndula, qui avait oublié son short au vestiaire, remplace finalement Pauleta. Le Parc salue la sortie du Portugais mais désaprouve le choix de PLG.

 

70e : Contre Lensois, Monterrubio envoie une mine sur le premier poteau de Landreau, battu. Lens était à deux doigts de reprendre l'avantage au score. Le jeune Monnet-Paquet, qui a beaucoup donné, laisse sa place à Aruna Dindane.

 

72e : Maoulida coupe un centre de Carrière de la tête mais décroise un peu trop pour trouver le cadre de Landreau. Paris a eu chaud.

 

77e : Bon match de Mamadou Sakho, le fils de Mister T, au sein de la défense centrale parisienne.

 

83e : Luyndula déclale Diané à l'entrée de la surface, Le Crom s'interpose bien sur la frappe de l'Ivoirien.

 

84e : Yohan Demont remplace Maoulida, qui ne sera pas là pour participer à une éventuelle séance de tirs au but. Dindane repasse dans l'axe, Demont prend position au milieu de terrain.

 

La prolongation se rapproche mais les deux équipes tentent de réaliser le KO avant la fin du temps réglementaire.

 

90e : M. Duhamel aura-t-il encore des cordes vocales pour les prolongations si personne ne marque d'ici là ?

 

91e : Contre favorable pour Demont face à Armand. Le Lensois enchaîne sur une frappe puissante détournée par Landreau. Mais les Sang et Or n'obtiennent pas le corner.

 

94e : Contre pour le PSG mené par Diané, qui sert Luyindula. L'attaquant parisien bénéficie d'un penalty généreux. Bernard Mendy se présente face à Le Crom et prend à contre-pied le portier lensois.

 

M. Duhamel siffle la fin du match dans la foulée. Coup dur pour le RC Lens qui avait réalisé une belle seconde période. Paris s'offre une victoire qui va faire jaser mais doit encore se battre pour le maintien en Ligue 1.




L1 – 31e journée : tiens, si on parlait maintien ?

Posté par Aurélien le 28.03.08 à 16:59 | tags : ligue 1

La finale de la Coupe de la Ligue a éparpillé la 31e journée de Ligue 1 un peu partout dans le calendrier. Le seul vrai choc, Bordeaux - Nancy, se joue en prélude du Lens - PSG demain après-midi. L'unique match à enjeu pour le haut du tableau ne respire pas le football champagne mais s'il n'y a que cela. Pendant ce temps-là, en bas du classement...

 

Haut les maintiens!
Toulouse se déplace dimanche à Metz. Pas vraiment un voyage facile pour les hommes d'Elie Baup dans les conditions actuelles. Les Grenats observent actuellement un regain de forme, illustré surtout en Coupe de France. De plus, la lanterne rouge vient de se faire retirer un point suite à l'affaire Ouaddou. Une sanction sportive sensée marquer le coup, mais absurde pour une équipe déjà condamnée. Si le match à huit clos se justifie parfaitement, le retrait de point ressemble à de l'acharnement. Nul doute donc que le TFC aura fort à faire face à des Messins révoltés et un public déchaîné. Elie Baup devra en outre se passer des services de Johan Elmander, il est vrai moins performant dans ces temps de crise, mais malgré tout indispensable. André-Pierre Gignac serait inspiré de marquer à nouveau dimanche pour maintenir Toulouse en vie. Rappelons que le Téfécé n'a toujours pas gagné une rencontre en 2008...

 

Victoire impérative, d'autant plus que Sochaux évolue à domicile, face à une équipe en méforme, Nice. Les Sochaliens traversent une excellente période et sont sortis de la zone rouge. Un succès leur permettrait de souffler un bon coup. Si Francis Gillot ne pourra toujours pas compter sur Jérémie Bréchet en défense, il aura à sa disposition tout le reste du groupe. Le maintien semble en tout cas sur la bonne voie. Pour Nice, la Coupe de l'UEFA s'échappe, ce qui n'est pas pour déplaire à Frédéric Antonetti, véritable eurosceptique.

 

Le PSG ne jouera que mercredi mais a déjà Strasbourg en tête. Ou quand le maintien occulte presque la perspective d'un titre. Les 3 points seront obligatoires pour sortir la tête de l'eau et enfoncer celle des Alsaciens, qui chutent dangereusement. Autres clubs à voir le suspens de la relégation pointer son nez, Auxerre et Monaco. Le club princier vit un cauchemar actuellement. Pas de buts, pas de jeu, une ambiance délétère, un entraîneur sans ressorts, des joueurs individualistes et le meilleur d'entre eux blessé (Jérémy Ménez). Dans ces conditions, Rennes peut se déplacer sur le Rocher (lundi soir) avec des ambitions de victoire, qui plongerait encore plus les Monégasques dans le doute. Quant à Auxerre, le déplacement à Lille, l'équipe en forme, s'annonce plus que périlleux. Il faut encore 5 ou 6 points à l'AJA pour se maintenir. Bref, la bataille du maintien, y'a pas à dire, c'est passionnant.

 

Podium
Nettement moins séduisant, la lutte pour la C1 bien sûr. Ce week-end offrira peut-être à Marseille l'occasion de recoller sur Nancy, qui se rend à Chaban-Delams. Les Girondins ont fait une croix sur le titre mais veulent consolider leur deuxième place. Car les Nancéens ont profité pleinement du revers bordelais à Valenciennes et pointent désormais à 3 longueurs du dauphin. Les Lorrains, dans leur style caractéristique (défense regroupée, buts sur coups de pied arrêtés), ont donc la possibilité de recoller à 8 journées de la fin. Et si Bordeaux, après son revers à Lyon, avait perdu plus que le titre ? Laurent Blanc pourra compter sur tous ses attaquants hormis Jussiê mais devra se passer une nouvelle fois de Marc Planus tandis que Nancy se présente sans Issar Dia ni Mickaël Chrétien.

 

Les Marseillais regarderont avec grande attention cette rencontre. La victoire à Lorient sera de toute manière impérative pour rester à distance raisonnable des Lorrains. Sauf que l'OM connaît un sérieux coup d'arrêt depuis l'élimination en Coupe de l'UEFA. Et les forfaits de Mathieu Valbuena et Benoït Cheyrou, joueurs clés, n'arrangent pas les affaires d'Eric Gerets qui alignera probablement un milieu de terrain M'Bami-Kaboré. Le côté droit devrait être occupé par Elliot Grandin, Karim Ziani toujours mis à pied. Si l'OM veut accrocher la C1, il se doit d'aller gagner au Moustoir dimanche soir.

 

En bref
Lyon continue son tour de France victorieux et s'arrête cette semaine à Valenciennes, qui après avoir tomber le second, tentera d'obtenir le scalp du premier. Le Mans accueille Caen qui a stoppé sa série noire le week-end dernier. Saint-Etienne - Lens se jouera le 9 avril.




Pires, la vie en jaune

Posté par Edouard le 28.03.08 à 13:09 | tags : liga
A 34 ans, Robert Pires a encore faim de ballon. ça tombe bien, Villarreal a accepté de prolonger son contrat d'une saison, jusqu'en juin 2009.


Résurrection
Sorti à la 20e minute de la finale de la Ligue des champions 2006 entre Barcelone et Arsenal, non sélectionné dans la foulée pour le Mondial allemand, Robert Pires semblait au fond du gouffre lorsqu'il s'engagea avec Villarreal il y a deux saisons. Lors de son premier entraînement avec le sous-marin jaune, l'ancien Messin trouvait en plus le moyen de se péter les ligaments du genou droit, laissant craindre une fin de carrière prématurée.


Robbie aurait pu prendre sa retraite tranquilou, en sirotant des grands crus devant sa cheminée bien garnie (Champion du Monde et d'Europe avec les Bleus, deux fois champion d'Angleterre avec Arsenal) ou en se lançant dans les courses automobiles (son autre passion). Mais non. La flamme du jeu ne s'est pas éteinte pour l'ancien international français, qui est revenu à son meilleur niveau sous les couleurs du club de la région de Valence.


La C1 en perspective
Troisième joueur le plus utilisé par le coach de Villarreal, Manuel Pelligrini, Pires est un des grands artisans de l'excellente saison du submarino amarillo, 3e de la Liga derrière le Real Madrid et le FC Barcelone. Et c'est tout naturellement que la direction du club lui a proposé de prolonger l'aventure pour une saison supplémentaire, avec la perspective de re goûter à la Ligue des champions. Même si Robbie voulait dans l'absolu signer pour deux ans.


"J'ai toujours dit que ma priorité était de rester à Villarreal", a déclaré jeudi le Français lors de l'annonce officielle de sa prolongation. "C'est pour ça que nous avons rapidement trouvé un accord. On a parlé deux fois et c'était suffisant. Je mens très bien ici, ainsi que ma famille, la qualité de vie est excellent et footballistiquement nous nous battons pour des objectifs très importants." Reste maintenant à fêter ça face au 4e de la Lga, l'Atletico Madrid, samedi soir.




Finale Coupe de la Ligue : une coupe et on s’en va ?

Posté par Aurélien le 28.03.08 à 12:16 | tags : coupe de la ligue, lens, psg

MAJ : Suivez Lens - PSG en direct sur Flu.
 

Lens-PSG, affiche prestigieuse pour une finale... Ou plutôt quand le 17e rencontre le 18e de Ligue 1. Les deux équipes abordent ce rendez-vous d'une manière particulière. Plus qu'un titre, la victoire leur apporterait une dynamique positive en vue du maintien.

 

Belhadj, l'une des armes lensoisesDéception vs consternation
En août 2007, Lens faisait figure de sérieux challenger après sa très bonne saison passée. Paris comme à son habitude étalait ses ambitions et son envie de retrouver l'Europe. Ces deux clubs vont jouer demain soir pour un titre mais ce n'est pas leur préoccupation première. Pour de nombreux supporters du PSG, le match le plus important n'a pas lieu samedi au Stade de France mais mercredi au Parc face à Strasbourg en Ligue 1. A deux points du premier relégable, les Sang et Or, les joueurs de la capitale se savent bien plus menacés et fébriles que l'année dernière. Il leur faudra au moins 4 victoires sur les 8 derniers matches pour s'en sortir.

 

Les Nordistes, eux, continuent de payer leur catastrophique début de saison (merci Guy Roux). Si Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq ont bien redressé la barre, au point que tous les amateurs du championnat n'imaginent pas cette équipe descendre, les Lensois rechutent de temps à autre. Même avec leurs trois recrues. La Coupe de la Ligue reste la Coupe de la Ligue, une sorte de bonus, bol d'air, terrain expérimental. Et la priorité des deux camps reste bien évidemment le maintien.

 

La lutte (pas) finale
C'est donc une atmosphère étrange qui entourera cette finale de la Coupe de la Ligue. Il ne faudra par contre pas s'inquiéter de la qualité de jeu. Inquiétantes et souvent ennuyeuses en championnat, les deux formations offrent du spectacle dans cette compétition, en témoigne leurs belles demie-finales. Le match Le Mans-Lens est encore dans les mémoires de ceux qui s'étaient motivés à allumer France 3 ce soir là et PSG-Auxerre était agréable à suivre. Espérons que la finale poursuivra sur ce chemin.

 

Finale que ne pourra disputer Mario Yepes. Le défenseur colombien du PSG, forfait, laisse sa place au jeune Mamadou Sakho (c'est ce que laisse penser le changement effectué à Lyon par Paul Le Guen). Premier match au Stade de France et première finale pour l'homme à la crête. Heureusement pour Paris, Pauleta a lui été déclaré apte pour la rencontre. Reste à savoir si le coach breton l'alignera. Côté lensois, mis à part Milan Bisevac, aucune absence n'est à déplorer. Ronan Le Crom gardera les buts, en raison du turnover imposé dans cette compétition.

 

Une chose est sûre, la fête sera de courte durée pour l'un des deux clubs en cas de victoire comme l'a indiqué Sylvain Armand à L'Equipe. "Si on gagne, on fêtera ça plus tard. Si c'est le cas, je pense qu'il y aura juste un repas d'après match avec les gens du club". Comme une parenthèse vite refermée avant les échéances importantes. De là à dire qu'ils s'en foutent...




Déhu: c'est la fin

Posté par Aurélien le 27.03.08 à 15:06 | tags : que sont-ils devenus ?

L'ancien joueur de Lens, Barcelone, Paris et Marseille a annoncé hier sa retraite sportive, à l'âge honorable de 35 ans. Retour sur une carrière plutôt réussie mais achevée dans l'indifférence.

 

De Lens au Barça
Frédéric Déhu. L'évocation de ce nom donne de l'urticaire ou ravive d'agréables souvenirs. Seuls restent neutres les supporters du FC Barcelone où le défenseur n'aura passé qu'un an et joué 11 matches. Son départ en Espagne et l'intérêt des Catalans étaient dus à 8 belles saisons passées au RC Lens. Milieu de terrain défensif ou défenseur central, Déhu était le ciment de l'équipe et faisait partie de la génération dorée qui a remporté le championnat de France 1998 avec Eric Sikora, Tony Vairelles, Titi Camara, Vladimir Smicer... Avec sa houpette blonde, Déhu ne dépareillait pas au stade Bollaert.

 

Son exil barcelonais était donc une belle récompense. Son passage en Catalogne prend malheureusement vite une mauvaise tournure. Arrivé dans la période sombre barcelonaise, Déhu ne pourra jamais se mettre en évidence et était cantonné sur le banc. Bon, en même temps, cette situation ne surprenait pas grand monde. Déhu à Barcelone, c'était un peu comme Dugarry au Milan AC, une erreur de casting.

 

Aimé puis détesté
Néanmoins, si le défenseur n'a pas la carrure pour s'imposer chez les blaugrana, il garde une bonne cote en France. Le PSG a pour une fois flairé le bon coup en le rapatriant en 2000. Au Parc, Déhu s'impose alors dans l'axe de la défense aux côtés de Pochettino. Si ses trois premières saisons dans la capitale ne sont pas inoubliables en terme de résultats, la quatrième est couronnée de succès. Un succès dont il ne profitera pas. Car Déhu, en fin de contrat, décide de rejoindre l'OM. Un choix qui va attirer les foudres des supporters et lui gâcher le plaisir de la victoire finale en Coupe de France. Lui, le capitaine du PSG, va être hué par les fans parisiens au moment où il brandit le trophée. Scène surréaliste qui aura marqué sa carrière.

 

Un peu à l'instar de Fabrice Fiorèse, sa carrière prend un sérieux coup d'arrêt à cet instant là. A l'OM, on ne retrouvera jamais le Déhu lensois ou parisien. Il ne gagne rien avec Marseille, traversant une période peu réjouissante sur la Canebière. Son départ pour Levante, petit club espagnol, se fait dans l'indifférence. Là-bas, il n'est même pas titulaire et se retrouve englué dans une situation peu enviable. Le club, en proie à des difficultés financières n'est pas capable d'assurer le paiement mensuel de ses joueurs. C'est donc hier, après avoir résilié son contrat avec Levante, que l'ancien international (5 sélections) a annoncé sa retraite tout en déplorant un "goût d'inachevé". Exactement.




Adversaires de la France : l’Italie tombe avec les honneurs

Posté par Edouard le 27.03.08 à 13:28 | tags : actu de l'euro 2008, italie, pays-bas, roumanie

Pendant que la France se défaisait de l’Angleterre au SdF (1-0), les futurs adversaires des Bleus dans le groupe C de l’Euro 2008 étaient eux aussi de sortie.

Un de chute pour la Nazionale
Après son succès probant sur le Portugal (3-1), en février, l’équipe d’Italie a encaissé son premier revers depuis sa déroute Hongroise (1-3), en août 2007, en tombant face à l’Espagne (0-1) sur une superbe reprise de volée de David Villa.

Contrairement au public du Stade de France, celui d’Elche a eu droit à une vrai match de football, enlevé et riche en occasions de par et d’autres. Gianluigi Buffon du s’employer à plusieurs reprises face aux attaquants espagnols, réalisant notamment une double parade sur des tentatives de Fernando Torres et Cesc Fabregas, et souffla en voyant David Silva manquer le cadre sur une remise de Torres. En face, Casillas gagna un duel précieux avec Mauro Camoranesi, et fut heureux de voir la frappe de l’Italo-Argentin percuter sa barre transversale. Luca Toni avait lui trouvé le chemin des filets, mais vu son but refusé pour un hors-jeu peu évident.

Signé Villa
Il aura fallu attendre la fin du match et un ballon mal renvoyé par Fabio Cannavaro pour voir le score se débloquer sur une reprise de volée imparable de David Villa, entré après la pause, dont la trajectoire ne laissait aucune chance à Buffon (1-0, 78e). Un très joli but, certes, mais intervenu après 12 changements (6 de chaque côté) et qui ne remet pas en cause la bonne prestation des transalpins. "Je dois reconnaître que les Italiens auraient mérité de marquer au moins un but dans cette rencontre", a d’ailleurs souligné le sélectionneur espagnol Luis Aragones. Après sa victoire sur la France (1-0), la Furio Roja vient en tout cas de s’offrir le scalp des deux derniers finalistes de la Coupe du Monde.

 



Curieux Pays-Bas
Dur de tirer des leçons de la curieuse victoire des Pays-Bas en Autriche (4-3). Menés 3-0 au bout d’une demi-heure de jeu, les hommes de Marco van Basten ont réagi pour venir à bout de l’équipe la plus faible de l’Euro. Mais les spectateurs du stade Ernst Happel de Vienne ont plus assisté à un grand bétisier footballistique qu’à un festival de jeu offensif. Si les co-organisateur de l’Euro ont pu prendre le large, c’est d’abord à la prestation calamiteuse du suppléant de van der Sar, Henk (plus nul) Timmer, qui ne parvenait pas à bloquer une frappe d’Invanschitz puis partait à la pêche sur deux corners autrichiens. Les défenseurs locaux n’étaient pas en reste et allaient permettre à Klaas Jan Huntelaar, par deux fois, Johnny Heintiga et Vennegoor of Hesselink d’arracher un succès peu glorieux.


La Roumanie est là

Côté Roumain, on s’est bien de la défaite concédée en Israël le mois dernier (0-1) en dominant largement la Russie (3-0). Les hommes de Victor Piturca, qui a sorti Chivu, Mutu et Marica (auteur de l’ouverture du score) à la pause, ont pris le large au retour des vestiaires grâce aux deux Niculae, Daniel et Marius. Preuve l’outsider du groupe C a de la ressource et une certaine profondeur de banc. Notons toutefois que la Russie était privé de nombreux titulaires et n’alignait que des joueurs évoluant dans le championnat local.

 




France - Angleterre : De bon augure

Posté par Louis Laffitte le 27.03.08 à 01:26 | tags : actu de l'euro 2008, angleterre, les bleus

Grâce à un penalty inscrit par Franck Ribéry en première période, l'Equipe de France s'est imposée pour la première fois de son histoire face à l'Angleterre au Stade de France (1-0). La soirée, marquée par l'hommage unanime rendu à Thierry Gilardi, aura également vu David Beckham fêté sa centième sélection. Et si le match, pauvre en envolées offensives et donc en occasions, aura finalement déçu, ce résultat efface quelque peu la déception née de la dernière contre-performance des Bleus en Espagne (0-1), et renforce le sentiment que la France est bien la grande favorite du prochain Euro.

Le résumé complet du match >>>

 


Ribéry, auteur du seul but du match, félicité par Anelka - Crédits: Panoramic

 




France - Angleterre : le match en direct

Posté par Aurélien le 26.03.08 à 20:33 | tags : actu de l'euro 2008, angleterre, les bleus

Dernier match avant la liste des 23 pour l'Euro 2008, premier match en direct pour Flu. Bienvenue dans ce live qui saura ressortir les moments essentiels de la rencontre. France - Angleterre, 38e du nom, c'est parti.

 

David Trezeguet est aligné d'entrée côté français. Pour le reste c'est du classique. Chez les Anglais, Franck Lampard a déclaré forfait, remplacé poste pour poste par Owen Hargreaves. David Beckham est lui titulaire.

 

Les joueurs français arborent un brassard noir, en hommage au journaliste Thierry Gilardi, décédé hier soir. Dans les tribunes, de nombreuses banderoles témoignent de l'amour du public envers le commentateur attitré de l'équipe de France ces 4 dernières années.

 

4e : Les Anglais sont bien rentrés dans le match et pressent les Bleus. On sent que Florent Malouda manque de rythme. Repris sur son premier ballon, car trop lent à le donner, il rate son contrôle sur le deuxième.

 

8e : belle tête de Nicolas Anelka sur un coup-franc aux 40 mètres tiré par Franck "Wunder" Ribery. Le ballon passe à droite des buts anglais.

 

11e : Malouda parvient à faire la différence sur un bon contrôle et sert Anelka dont la frappe ne pouvait faire peur qu'à un minime. L'attaquant de Chelsea se montre néanmoins particulièrement remuant. Trezeguet n'a pas encore touché la balle.

 

20e : Steven Gerrard tente un lob de 20 mètres excentré. Il a vu l'état actuel des gardiens français apparemment.

 

24e : Rio Ferdinand se retrouve seul au deuxième poteau sur un corner. Il choisit heureusement de la remettre dans l'axe, là où se trouve la plupart des défenseurs français. Altruisme malvenu sur ce coup.

 

30e : penalty obtenu par Nicolas Anelka bien lancé en profondeur. L'attaquant fait jouer sa pointe de vitesse pour déposer son défenseur et oblige Calamity James à la faute.

31e : penalty transformé par Franck Ribery qui prend à contre-pied David James. France 1 Angleterre 0. Ce but va, espérons le, changer la physionomie du match qui, pour l'instant, est ennuyeux.

 

36e : Anelka fait le spectacle... Il récupère le ballon au milieu de terrain, temporise et talonne. Suffisant pour déclencher les vivas du Stade de France, qui n'est pas gâté depuis le début du match.

 

Mi-temps : le spectacle proposé est de faible qualité et l'avantage au score pour les Bleus n'est pas mérité. Un 0-0 correspondrait bien mieux à la rencontre. Les Anglais sont appliqués et cherchent avant tout à respecter les consignes de Fabio Capello. Côté français, David Trezeguet n'est pas parti pour convaincre ses détracteurs et surtout Raymond Domenech avec ce match. Il a touché peu de ballons, et aucun dans la zone de vérité. Son compère Anelka se montre bien plus à son avantage. Rien de bien passionant donc durant ces 45 premières minutes. Euh, il y a quoi d'autre à la télé... Nouvelle Star ? N'exagérons pas.

 

45e : Pas de changement côté français, 4 chez les Anglais dont la paire Michael Owen - Peter Crouch.

 

50e : Anelka est reparti sur les mêmes bases et est parfaitement servi par Ribery en profondeur. Malgré Trezeguet au centre qui appelle désepérement le ballon, le Blues choisit la frappe, au-dessus.

 

52e : Malouda décide enfin de se montrer dangereux et tire juste devant la surface. Sa frappe passe à quelques centimètres du poteau de James. Les Français semblent revenus avec de meilleures intentions.

 

57e : Les Britanniques n'ont aucune occasion dangereuse au compteur. Ils font bien tourner le ballon mais n'accélèrent pas leur jeu. Ont-ils vu des matches de Ligue 1 pour préparer cette confrontation ?

 

63e : sortie de David Beckham qui aura donc honoré sa 100e cape sous le maillot national. La qualité de son pied droit est intact, et il reste l'un des seuls à pouvoir créer des décalages. Beck n'est pas fini. Le jeune David Bentley, à surveiler, fait son entrée. Sortie côté français de Trezeguet, peu en vue une nouvelle fois sur le maillot bleu. Agaçant car il donne trop facilement raison à Domenech. Sidney Govou rentre en jeu.

 

70e : le rythme est faible, les Anglais semblent résignés et les Français gèrent tranquillement. A noter le positionnement étrange de Malouda depuis le début de la rencontre, plus milieu récupérateur (à la gauche de Makélélé) que milieu offensif gauche. De quoi expliquer en partie le manque de percussion sur son aile.

 

78e : beau mouvement à trois entre Toulalan, Anelka et Ribery mais la frappe du Wunderkid passe à côté.

 

79e : on comprend mieux pourquoi l'Angleterre s'est fait sortir des qualifs de l'Euro. Ce qui saute aux yeux dans ce match, c'est l'ampleur du travail qui attend Fabio Capello.

 

80e : Anelka sort sous les applaudissements du Stade de France, Djibril Cissé entre sous les sifflets.

 

88e : le Marseillais récolte cette fois-ci des encouragements suite à une belle accélération et une frappe de l'extérieur du droit qui passe à côté. Caractéristique de bout en bout.

 

Fin du match : Les Français battent donc des Anglais bien en place mais inoffensifs. Le match n'aura pas permis à la défense française d'obtenir une opposition de qualité et le rythme a été bien loin de ce qui attendra les Bleus à l'Euro. Ribery a montré qu'il était en forme et qu'il sera le principal trublion français dans 2 mois. Toulalan et Makélélé ont réalisé tous deux une bonne prestation au milieu de terrain. Trezeguet et Cissé repartent eux dos à dos, le premier n'ayant rien montré et le deuxième n'ayant pas disposé d'assez de temps de jeu. Pas de grandes leçons à tirer de cette soirée pourtant annoncée comme un grand test. On retiendra uniquement l'hommage rendu à Thierry Gilardi par Franck Ribery après son but.

 

A venir, le résumé complet du match

 

 

 




France - Angleterre : dernier inventaire avant liquidation

Posté par Aurélien le 26.03.08 à 12:25 | tags : actu de l'euro 2008, angleterre, les bleus

Dernière confrontation avec une équipe européenne avant l'Euro et probablement dernière chance pour certains d'intégrer le groupe des 23, ce France - Angleterre revêt une importance particulière.

 

Départ dans 75 jours, derniers billets pour l'Euro.... Voilà comment Raymond Domenech pourrait haranguer ses troupes. Au vu du match des A' hier soir, le message est bien passé. Les bonnes prestations de Samir Nasri, Jérôme Rothen et Florent Sinama-Pongolle témoignent de l'envie de certains de faire réflechir jusqu'au bout le sélectionneur. Ce soir, Djibril Cissé, David Trézéguet et Philippe Mexès, notamment, tenteront eux aussi de rendre les nuits de Ray très courtes.

 

Cissé pas croyable
C'est le Marseillais qui devrait débuter en pointe aux côtés de Nicolas Anelka. Une titularisation dûe aux absences plutôt qu'à une volonté de Domenech de lui donner une dernière chance. Car Cissé ne traverse pas une bonne période, comme son équipe. Les railleries stoppées le temps de quelques belles performances ont repris de plus belle après des occasions énormes vendangées face à Carquefou ou encore Sochaux le week-end dernier. Face à l'Angleterre, une nation que le joueur connaît bien et apprécie, il aura au moins une mi-temps pour se mettre en évidence (de la bonne manière).

 

David Trezeguet sait que sa présence est le fruit d'une cascade de forfaits. Il n'espère probablement plus rien du sélectionneur. S'il est évidemment heureux de retrouver les Bleus, le Turinois ne fera pas de ce match le tournant de sa carrière internationale. Néanmoins, une bonne prestation améliorerait sa cote de sympathie et ajouterait un poids de plus sur les épaules de Domenech. Même si la pression populaire concernant Trezeguet n'est rien comparé à celle exercée pour le retour de Raul en sélection espagnole.


Ray of light
Autres situations à surveiller : celles de Philippe Mexès (dont on espère qu'il aura enfin sa chance) et de Florent Malouda. Ce dernier semble en perdition à Chelsea où Avram Grant ne compte plus sur lui. Sa place à Stamford Bridge est plus le siège 35 en tribune que le poste de milieu gauche. Il garde malgré tout la confiance du Ray, qui apprécie son volume physique et son travail défensif. Bon, c'est un choix... D'un autre point de vue, considérant que Malouda sera de toute manière pris pour l'Euro, sa fraîcheur constituera un atout en Suisse. Problème contraire pour Mexès, impérial avec la Roma, souvent en tribune avec les Bleus. Domenech ne l'apprécie que moyennement, en raison de son jeu trop "fashion", et lui préfère les joueurs plus obscurs comme Givet ou Squillaci. Vu que ses performances avec les Giallorossi ne suffisent pas à convaincre le mari d'Estelle Denis, le blondinet devra se vendre au mieux sous le maillot bleu.

 

Côté anglais, pas d'échéance à préparer (c'est toujours sympa de le rappeler) et pourtant Fabio Capello fait appel aux tauliers. Steven Gerrard et Franck Lampard auront une nouvelle opportunité de bien s'entendre sous le maillot national tandis que John Terry et Rio Ferdinand organiseront un concours de poésie dans l'axe de la défense. La rencontre nous permettra de découvrir le temps d'un match complet le jeune David Bentley, successeur désigné de David Beckham (qui le regardera du banc avant de le remplacer).

 

Mais regarder ce match nous rendra surtout tous triste. Entendre la voix de Christian Jean-Pierre commenter la rencontre ne nous laissera pas oublier Thierry Gilardi une seule seconde. Une minute de silence sera observée en mémoire du journaliste et les Bleus porteront un brassard noir. Hommage mille fois mérité pour ce passionné de sport qui suivait pour la première chaîne tous les matches des Bleus depuis 2004. Espérons que la France lui offrira une victoire en son honneur.




France A' 3-2 Mali : Enfin du jeu

Posté par Edouard le 26.03.08 à 10:35 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus

Sinama, Rami, Briand, des garçons dans le ventAprès les purges face à la Slovaquie (0-1) et la RD Congo (0-0), l'équipe de France A' a finalement démontré son intérêt en s'imposant devant le Mali (3-2). Au delà de la victoire, les réservistes bleus auront fait preuve d'envie, à l'image du novice Florent Sinama-Pongolle, présent sur les trois buts, ou de Samir Nasri, dont la place dans les 23 n'est pas encore acquise.

Sinama-Pongolle marque des points
Avant que les commentateurs d'Eurosport nous apprennent en direct le décès de Thierry Gilardi, les A' nous auront donc donné du plaisir au cours de ce troisième volet des aventures de la réserve de l'équipe de France, récemment ressuscitée par Raymond Domenech. A l'approche du coup d'envoi de l'Euro 2008, qui démarre dans un peu plus de deux mois, les Bleus convoqués étaient cette fois plus motivé. Et bénéficiaient d'une pelouse digne de ce nom ainsi que d'un stade (Charlety) où les projecteurs ne tombent pas en panne, ce qui leur a permis de faire parler la technique et le jeu de passe face à la très physique sélection malienne.

Si le principe des A' est de se montrer et de mettre éventuellement le doute dans la tête du sélectionneur, Sinama-Pongolle s'impose sans nul doute comme le grand vainqueur de la soirée. Dès la 2e minute, l'attaquant du Recreativo Huelva servait Samir Nasri, qui trompait Sidibé d'un pointu. Puis provoquait un penalty transformé par Jérôme Rothen (31e), avant de débloquer son compteur personnel en déviant de la tête un coup franc de Nasri, plein axe (45e+2). De quoi postuler à une place pour le stages de Tignes, du 21 au 27 mai, où Domenech songe à amener plus de 23 joueurs pour pallier d'éventuels forfaits ?

Nasri au poil

Autre satisfaction de la soirée, Samir Nasri a parfaitement tenu son rôle de meneur de jeu, marqué et donné un but, et probablement fait remonter sa cote auprès du sélectionneur. Les petits nouveaux Mathieu Bodmer, Mathieu Delpierre et Adil Rami auront également donné satisfaction, même s'il sera très dur pour eux de s'offrir un billet pour la Suisse et l'Autriche. Cela n'empêche pas le défenseur lillois, invité surprise avec ses 17 matchs de L1 dans les pattes, de se sentir pousser des ailes : "Rien n'est acquis. Je vais redoubler d'effort pour revenir. L'Euro, j'y crois. J'ai des qualités de compétiteur, je crois à tout ce que je fais et j'ai envie d'y croire".

Tout n'a pourtant pas été parfait dans cette rencontre, où la défense française a parfois été fébrile, avant de fléchir à deux reprises après la pause (Mahamadou Diarra, 62e, et Maïga, 74e) dans le relâchement général. Pas de chance pour Hugo Lloris, il se trouvait dans les cages en seconde période. Aligné d'entée, Steve Mandanda a lui commis quelques erreurs non sanctionnées par les attaquants maliens.




Thierry Gilardi rest in peace

Posté par Edouard le 26.03.08 à 00:50 | tags : foot en vidéos

Ce soir, l'équipe de France A' a battu le Mali (3-2), mais ce n'est pas très important. Au cours de la retransmission de la rencontre sur Eurosport, on apprenait le décès de Thierry Gilardi, des suites d'une crise cardiaque qui l'a foudroyé plus tôt dans l'après-midi. Agé de 49 ans, l'ancienne voix de Canal Plus, passée sur TF1 en 2004, devait commenter le match France - Angleterre, mercredi.

Si Gilardi avait pu sembler se fourvoyer en quittant la chaîne cryptée pour le partenaire privilégié des Bleus, c'est bien un grand nom du journalisme sportif qui tire sa révérence. Diplômé de Sciences Po Paris, il démarre sa carrière à France Info puis devient un symbole du foot à la Canal, où il exercera pendant 18 ans. Gilardi nous y aura fait vivre d'innombrables matchs de L1 (et de D1), ainsi que quelques mémorables affiches européennes (dont le PSG - Real 1993), avant de passer à la présentation des soirées Ligue des champions au côté de Michel Platini.


Vite rentré dans le moule de TF1 grâce à son image consensuelle, Gilardi n'en aura pas moins redonné un coup de jeune au traitement du football sur la première chaîne, à l'image du relooking réussi de Téléfoot. Vice-président du Stade Français, il aura également pu partager sa passion pour le ballon ovale en commentant la Coupe du Monde de Rugby 2007.


Thierry Gilardi laisse derrière lui son épouse et leurs trois enfants. Toutes nos pensées vont vers eux.

 

PSG - Real featuring Gilardi 1993 :




Bojan, il a tout d'un grand

Posté par Edouard le 25.03.08 à 17:29 | tags : a surveiller, fc barcelone, foot en vidéos, liga
Auteur de deux buts et deux passes décisives lors de la victoire du Barça face à Valladolid, Bojan Krkic s'impose comme le rayon de soleil du club blaugrana et fait sérieusement de l'ombre à son idole et partenaire d'attaque, Thierry Henry.


Baby face killer
Il a 17 ans mais en paraît 14. Il est taillé comme une ablette (1, 70 m ; 65 kg) mais se bat comme un beau diable sur les ballons aériens et tient le choc dans les duels épaule contre épaule. Il joue peu (947) mais marque déjà beaucoup. Lui, c'est Bojan Krkic Perez, le petit prodige de la Masia, centre de formation du FC Barcelone. Un gamin qui donne sa pleine mesure à ce proverbe : la valeur n'attend pas le nombre des années.

Comparé à Raul pour sa précocité et son visage de poupon, Bojan, comme l'appelle la plupart des journalistes de peur d'écorcher son nom de famille d'origine serbe, ne dément pas la réputation de prodige qui lui colle aux basques. Celui qui marquait trois buts par match dans les catégories de jeunes du Barça, où il était systématiquement surclassé, ne se ballade bien sûr pas de la même manière face aux défenses de la Liga. Mais pour sa première saison avec le groupe pro, ses prestations dépassent toutes les espérances du staff technique du Barça.


Le "vrai fantastique"
En 23 rencontres de Liga, dont 9 comme titulaire, Bojan a déjà trouvé le chemin des filets à 7 reprises. Soit autant que Henry, qui a de son côté débuté 20 rencontres de championnat. Mais c'est surtout sa faculté d'adaptation au football de haut niveau et son culot qui impressionne les observateurs. Présenté comme un buteur pur et dur, le natif de Linyola a démontré qu'il savait aussi régalé ses partenaires, délivrant notamment deux passes décisives à Samuel Eto'o et Andres Iniesta face à Valladolid (4-1), qui n'est certes pas un foudre de guerre, avant de s'offrir un doublé personnel.

Pendant que Samuel Eto'o et Thierry Henry tarde à retrouver leur meilleur niveau après leurs pépins physiques de début de saison, que Ronaldinho n'est plus que le fantôme du Ballon d'Or 2005 et que Lionel Messi doit mettre son talent en veilleuse pour cause de corps fragile, Bojan Krkic est lui de presque toutes les convocations de Frank Rijkaard et laisse rêveur de par sa marge de progression. "Le vrai fantastique, c'est Bojan", tranche sans rire Julio Salinas, attaquant du Barça de 1988 à 1994 (152 buts). "Il a une maturité supérieure au quatre autres. Il doit être titulaire à chaque match."


Mais si le jeu offensif des Blaugrana repose désormais sur les épaules d'un petit gars même pas majeur, c'est tout même qu'il y a un problème du côté du Barça...


Le résumé de Barcelone - Valladolid :

 




Equipe de France (A et A') : L'Hécatombe bleue

Posté par Edouard le 25.03.08 à 12:08 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus
Depuis l'annonce des 39 sélectionnés pour affronter l'Angleterre et le Mali, une cascade de blessure (Benzema, Frey, Henry, Sagna, Sagnol, Saha, Valbuena, Vieira) est venue frapper le groupe France. Raymond Domenech voulait voir du monde. Le voilà servi.


Ray entretient le flou à deux mois de l'EuroFonds de tiroir, petits jeunes et revenants
En ressuscitant l'équipe de France A', le sélectionneur avait exprimé sa volonté d'effectuer un passage de revue complet des troupes tricolores, tant pour attiser la concurrence sur les dernières places à prendre dans le groupe des 23, que pour préparer une Coupe du Monde 2010 qui devrait marquer un profond changement générationnel pour l'EdF. Mais si Ray avait déjà ratissé large en nous sortant 39 noms de son chapeau, jeudi, le boss des Bleus se retrouve aujourd'hui à "racler les fonds de tiroir*" - et même à rappeler David Trezeguet - pour pallier les forfaits qui se sont accumulés en quelques jours.


Déjà privé de Willy Sagnol, dont l'absence était connue avant l'annonce de la liste, Ray a donc vu depuis jeudi les forfaits s'enchaîner aussi vite qu'une contre-attaque de Manchester United. Quelques heures après sa conférence de presse, Louis Saha ouvrait le bal et offrait une première convocation à Florent Sinama-Pongolle, buteur en forme du Recreativo Huelva. Samedi, Mathieu Valbuena (adducteurs) devait lui renoncer à son baptême en Bleu. Sébastien Frey (gastro), Bakary Sagna (cheville) et Karim Benzema (genou) ne passaient pas non plus le week-end, provoquant les convocations d'Anthony Réveillère, Hugo Lloris et David Trezeguet.


Touché face à Chelsea, Sagna a dû déclarer forfait pour France - AngleterreQuestions pour un vice-champion
Comme si cela ne suffisait pas, Patrick Vieira (cuisse) et Thierry Henry (contracture lombaire) sont venus s'ajouter à la liste des absentes, poussant Domenech à remplacer numériquement l'attaquant du Barça par le jeune lyonnais Loïc Rémy, qui s'éclate en prêt à Lens (4 buts en 8 matchs) mais n'a jamais que 19 matchs de L1 à son compteur. Un profil similaire à celui du défenseur lillois Adil Rami (18 matchs de L1), qui bouscule quelque peu les critères d'entrée dans le groupe France, même s'il ne s'agit que de revêtir le maillot des A'. Voilà qui permet en tout cas de brouiller les cartes et détourner l'attention des interrogations qui entourent la maison bleue à deux mois de l'annonce des 23 pour l'Euro Austro-Suisse.

Alors que Grégory Coupet et, surtout, Mickael Landreau enchaînent les prestations moyennes, Ray va-t-il bousculer la hiérarchie des gardiens et convoquer Mandanda ? Gaël Givet et Jean-Alain Boumsong seront-ils encore les remplaçants fétiches du mari d'Estelle Denis au détriment de Mexès et Escudé ? Patrick Vieira et Willy Sagnol auront-ils recouvrés leurs condition physique dans deux mois ? Florent Malouda va-t-il perdre sa place dans le onze de départ s'il continue à s'asseoir en tribune avec Chelsea ? Nasri ou Ben Arfa méritent-ils d'aller à l'Euro ? Jérôme Rothen peut-il être sélectionné si le PSG descend en L2 ? Djibril Cissé sera-t-il préféré à Trezeguet dans la liste des 23 ? Mystères, mystères...

En attendant de connaître la solution à toutes ces énigmes, l'équipe de France A' tentera de justifier son existence ce mardi face au Mali de Momo Sissoko, Seydou Keita et Mahamadou Diarra, tandis que les A, battus en février par l'Espagne (0-1), devront éviter d'essuyer une nouvelle défaite, mercredi au Stade de France face à l'Angleterre de Fabio Capello qui aura à cœur de démontrer sa valeur après sa non qualification pour l'Euro.

* Expression utilisé par Domenech peu après sa prise de fonctin, en 2004, et en janvier dernier 


Les 37 pour France A' - Mali et France - Angleterre :

Gardiens : Grégory Coupet (Lyon), Sébastien Frey (Fiorentina/ITA), Mickaël Landreau (Paris-SG), Steve Mandanda (Marseille), Hugo Lloris (Nice)

Défenseurs : Eric Abidal (FC Barcelone/ESP), Jean-Alain Boumsong (Lyon), François Clerc (Lyon), Gaël Clichy (Arsenal/ESP), Mathieu Delpierre (Stuttgart, GER) Julien Escudé (FC Séville/ESP), Patrice Evra (Manchester United/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Gaël Givet (Marseille), Philippe Mexès (AS Roma/ITA), Adil Rami (Lille) Bakari Sagna (Arsenal/ANG), Sebastien Squillaci (Lyon), Lilian Thuram (Barcelone/ESP), Anthony Réveillère (Lyon)

Milieux : Mathieu Bodmer (Lyon), Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (FC Portsmouth/ANG), Mathieu Flamini (Arsenal/ANG), Claude Makelele (Chelsea), Rio Mavuba (Lille) Samir Nasri (Marseille), Jérôme Rothen (Paris-SG), Jérémy Toulalan (Lyon), Patrick Vieira (Inter/ITA)

Attaquants : Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Hatem Ben Arfa (Lyon), Karim Benzema (Lyon), Jimmy Briand (Rennes), Djibril Cissé (Marseille), Sidney Govou (Lyon), Thierry Henry (FC Barcelone/ESP), Louis Saha (Manchester United/ANG), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Florent Malouda (Chelsea/ANG), Mathieu Valbuena (Marseille), Florent Sinama-Pongolle (Recreativo Huelva, ESP), Loïc Rémy (Lens), David Trezeguet (Juventus, ITA)

 




Barça va pas du tout

Posté par Edouard le 21.03.08 à 13:39 | tags : fc barcelone, valence

Distancé en championnat par le Real Madrid, le FC Barcelone a dit adieu à la Coupe du Roi ce jeudi en s'inclinant à Valence (2-3) après le nul concédé au Nou Camp (1-1). Une élimination qui met en lumière les graves carences du club catalan et rajoute un peu plus de pression sur les épaules de Frank Rijkaard.


Malgré Henry
"Premier KO" (Sport), "Dehors !" (El Mundo Deportivo), "Le Barça s'immole" (El Periodico de Catalunya). Ce vendredi matin, nul besoin de feuilleter la presse madrilène pour trouver des titres dénigrant la prestation du FC Barcelone en demi-finale de la Copa del Rey. Les journaux catalans s'en chargent très bien eux-mêmes, soulignant les "erreurs défensives qui ont fait plonger les Blaugrana", et la "réaction tardive" des partenaires de Thierry Henry en seconde période. Plus que l'élimination elle-même, c'est donc la manière qui inquiète le peuple culé à l'approche d'échéances de plus en plus décisives.


Si le Barça n'est pas en position de force après le nul concédé à l'aller (1-1), obtenir un résultat à Mestalla, chez la pire équipe à domicile de la Liga ne relevait pas non plus de l'exploit impossible. Encore fallait-il que la défense des Catalans ne donnent pas ses fesses aux locaux. Sans opposition, Ruben Baraja pouvait ainsi allumer Victor Valdes d'une superbe frappe du gauche en lucarne. Et la défense barcelonaise se faisait à nouveau piéger avant la pause sur un contre conclu par Mata.


Rijkaard, la tête sur le billot

Avec Iniesta ailier gauche, Bojan à droite et Gudjohnsen au milieu, trop de joueurs évoluaient hors de leur position préférentielle côté catalan. Sous infiltration, Yaya Touré ne pouvait lui donner sa pleine mesure à la récupération. Des choix forcés par la vague de blessure qui frappe le Barça et la méforme de Ronaldinho, laissé à la maison. Après l'entrée de Thierry Henry, qui relayait un Touré valeureux mais hors de forme (51e), puis celle de Sylvinho, à la place d'Eric Abidal (61e), les Blaugrana parvenaient pourtant à revenir dans le match grâce à un coup de tête du Français sur un centre du Brésilien (71e). Réveil de courte de durée puisque Mata s'offrait un doublé en profitant d'une défense apathique et d'une faute de main de Victor Valdès (73e).


Samuel Eto'o allait encore redonner espoir aux siens en battant Hildebrand du gauche (80e), mais Bojan manquait le but de la qualif, laissant son équipe méditer sur ses insuffisances individuelles et collectives. "Si vous cherchez un coupable, c'est dans ma direction qu'il faut regarder", a plaidé Rijkaard après la rencontre. Le technicien néerlandais ne croyait pas si bien dire. A la question posée par Sport, "Si c'était le loft, qui devrait quitter le Barça ?", il arrive largement en tête des votes (47%), devant Ronaldinho (22%) et le président Joan Laporta (21%). De quoi relancer les rumeurs qui annoncent Mourinho, Guardiola, Laudrup ou ma tante sur le banc barcelonais la saison prochaine.




L1 - 30e journée : Lyon peut s'echapper

Posté par Aurélien le 21.03.08 à 12:34 | tags : bordeaux, ligue 1, nancy, ol, om, psg

Faut-il se passionner encore pour le titre ou pour le maintien ? Cette 30e journée de Ligue 1 devrait nous aider à répondre à cette question. Car Lyon reçoit un PSG mal en point, et Bordeaux effectue un déplacement périlleux à Valenciennes. L'occasion pour les Rhodaniens de prendre définitivement le large.

 

A la pousuite d'Alonso. C'est pas drôle, son écurie est vachement mieux que la nôtreBordeaux joue son VA tout
Se déplacer à Nungesser n'est jamais une partie de plaisir. Les Valenciennois s'y sont imposés 9 fois, pour 2 défaites. Une belle statistique pour les hommes d'Antoine Kombouaré. Mais les temps sont durs dans le Nord actuellement : 3 matches nuls consécutifs, 1 victoire sur les 9 dernières rencontres de Ligue 1. Au classement, les conséquences ne sont pas catastrophiques puisque VA est 9e. Respectable. Pour Bordeaux, il s'agit de continuer sur sa lancée. Les Girondins se sont bien remis de la défaite à Gerland et ont enchaîné par deux victoires. Si le résultat était positif, la manière était beaucoup moins satisfaisante. Un peu à bout de souffle, à court d'idées, Bordeaux passe donc samedi un bon test à l'extérieur pour voir s'il peut encore rivaliser avec Lyon et rendre la fin de championnat palpitante. Laurent Blanc peut compter sur le retour de Geraldo Wendel, remis du tacle assassin de Réveillère, pour mettre un peu de pression sur les Gones, qui jouent dimanche soir.

 

Et face à un adversaire en difficulté, il parait fantaisiste d'imaginer autre chose qu'une victoire à Gerland. Lyon a retrouvé son mordant, Cris son leadership, les "remplaçants" apportent enfin leur pleine mesure à l'image de Kader Keita et les égos semblent avoir été apaisés (notamment Karim Benzema). La qualification en Coupe de France leur permet de rêver à ce doublé tant espéré. Bref, tout va pour le mieux pour l'OL, au contraire du PSG, plus que jamais dans une situation inconfortable.

 

Une photo qui fait frissonner de peur tous les supporters parisiens Maintien vaut mieux que...
Une défaite, et le PSG pourrait atterrir dans la zone rouge, qui lui tend les bras depuis de nombreuses semaines. Paul Le Guen croit en tout cas à un bon résultat chez le champion, c'est du moins ce que laisse penser sa décision d'avoir mis au repos tous ses cadres face à Bastia en Coupe de France. Les Parisiens seront donc frais dimanche soir. Mais la fraîcheur sera-t-elle suffisante pour contrer les ardeurs lyonnaises. Le PSG vient sûrement avec pour première ambition de défendre le point du match nul. Les deux revers subis dernièrement à l'extérieur montrent pourtant que Paris n'est plus si solide qu'en début de saison. Tout comme les nerfs de Paul Le Guen.

 

Autant la position de Toulouse semblait critique avant le week-end dernier (déplacement à Saint-Etienne, tandis que Paris et Sochaux recevaient), autant le calendrier de ce week-end lui semble favorable en vue du maintien. Le TFC accueille Le Mans, une opportunité à saisir, à 8 journées de la fin. L'historique des confrontations n'est par contre pas en faveur des toulousains : pas une victoire face aux manceaux en Ligue 1 ! Surtout, Elie Baup devra trouver la solution devant. Ses joueurs n'ont marqué que deux buts lors des 6 dernières rencontres, une misère. Du côté des supporters, on prie pour le réveil de Johan Elmander...

 

Caen-Monaco : 0-0 ou 5-5 ?Côté sochalien, on prie plus pour une somnolence passagère de Mathieu Valbuena, qui sera aligné d'entrée samedi au Vélodrome. Un déplacement périlleux pour les Lionceaux, surtout dans le contexte olympien actuel. A savoir deux éliminations en une semaine, deux prestations indigentes qui ont attisé la colère de Pape Diouf et Eric Gerets et une altercation à la mi-temps du match de Coupe de France entre le coach belge et Karim Ziani. L'année 2008 s'est donc assombrie à la Commanderie en l'espace de sept jours. La Ligue 1 et le passeport pour la Ligue des Champions sont désormais le seul objectif des phocéens. L'enfer est donc promis à des Sochaliens qui en plus doivent se passer de leur capitaine et pilier de la défense Jérémie Bréchet.

 

En bref
Rennes reçoit Lens, toujours pas sauvé. Lille, l'équipe en forme, se déplace à Strasbourg, en grosse perte de vitesse. Nice accueille Lorient, Saint-Etienne rend visite à Auxerre et Nancy défendra encore sa 3e place face à des Messins revigorés. Enfin mention spéciale à la rencontre des équipes en pleine déprime aka le match des sado-masos (SM Caen vs ASM) : Caen (10 matches sans victoires, dont 5 défaites et 22 buts encaissés) tentera de se soigner face au grand malade Monaco ( 7 matches sans victoire, dont 5 défaites, 16 buts encaissés). Ca promet.




France - Angleterre : Beckham, 100e au SdF ?

Posté par Edouard le 20.03.08 à 16:46 | tags : angleterre

Beck's is backTout comme son homologue Raymond Domenech, le sélectionneur de l'équipe d'Angleterre Fabio Capello a annoncé ce jeudi la liste des joueurs retenus pour la rencontre France - Angleterre, programmée le mercredi 26 mars au Stade de France. A nouveau retenu, David Beckham pourrait célébrer sa 100e sélection sous le maillot des Three Lions.


Le technicien italien a par ailleurs offert sa première convocation au jeune défenseur de Middlesbrough David Wheater et rappelé l'attaquant d'Aston Villa Gabriel Agbonlahor. Tandis que Theo Walcott (Arsenal) aura l'occasion de célébrer sa 2e sélection. Ce groupe de 30 joueurs sera toutefois réduit à 23 noms samedi soir par Don Fabio.


La liste des 30 :

 

Gardiens : James (Portsmouth), Carson (Aston Villa), Kirkland (Wigan)

Défenseurs : Bridge (Chelsea), A. Cole (Chelsea), Johnson (Portsmouth), Terry (Chelsea), Brown (Man Utd), Lescott (Everton), R. Ferdinand (Manchester United), Wheater (Middlesbrough), Woodgate (Tottenham), Upson (West Ham)

Milieux : Barry (Aston Villa), Young (Aston Villa), Bentley (Blackburn), J. Cole (Chelsea), Lampard (Chelsea), Wright-Phillips (Chelsea), Beckham (Los Angeles Galaxy/USA), Gerrard (Liverpool), Hargreaves (Manchester Utd), Downing (Middlesbrough), Jenas (Tottenham)

Attaquants : Walcott (Arsenal), Agbonlahor (Aston Villa), Crouch (Liverpool), Rooney (Man Utd), Owen (Newcastle), Defoe (Portsmouth).




Joyeux anniversaire Santos

Posté par Aurélien le 20.03.08 à 16:17 | tags : ligue 1

Au club depuis 2005, le Tunisien d'origine brésilienne Santos ne s'est jamais imposé à Toulouse, la faute à une première année décevante. Pratiquement jamais utilisé cette saison par Elie Baup, l'attaquant a eu le malheur d'exprimer dans la presse son mécontentement, ce qui lui vaut d'être écarté du groupe professionnel aujourd'hui, jour de ses 29 ans.

 

Ecarté ²
Francileudo Santos a connu de meilleurs cadeaux pour son anniversaire. Elie Baup lui a offert une mise à l'écart du groupe pro. "On a pas besoin de gens qui font état de leur ego. C'est un rappel à l'ordre, rien d'autre", s'est justifié le coach à la casquette au terme de la séance d'entraînement que le Tunisien a quitté précipitamment. Ou comment mettre au placard un joueur qui squatte déjà le banc. La raison du courroux de Baup est une interview donnée par le joueur mardi au site football365.fr, durant laquelle l'international a confié ses états d'âme (justifiés).

 

"Dans ma tête, je sais que je ne vais plus joueur jusqu'au terme de la saison. Ce n'est pas facile à vivre. Je voudrais aider le club qui traverse une période délicate mais je n'en ai pas la possibilité. C'est dommage. Pas pour le président ou l'entraîneur mais pour les supporters qui m'ont toujours soutenu malgré les moments difficiles. Je pense faire de bons entraînements. Mais je ne joue jamais. Il m'arrive d'être dans le groupe de temps en temps mais sans plus. Je suis payé à ne rien faire, juste pour m'entraîner. Ce n'est pas correct. Je ne comprends pas", expliquait donc Santos. Arrivé dans la Ville Rose à l'été 2005, l'attaquant réalise une première saison décevante (25 matches, 5 buts) qui va le pénaliser pour la suite. L'année suivante, il ne dispute que 4 matches de Ligue 1, barré notamment par Elmander. Et pourtant à l'intersaison dernière, Toulouse bloque un éventuel transfert.

 

Grosse fatigue
"Au départ, le club ne voulait même pas me laisser partir malgré la situation. Toulouse est vraiment un club bizarre", poursuit-il. Le joueur a cru un temps que sa bonne Coupe d'Afrique des Nations avec la Tunisie pourrait le faire revenir en odeur de sainteté auprès d'Elie Baup, surtout au sein d'une équipe en difficulté offensivement. Mais rien n'y a fait. "Ça fait trois mois que le club n'a rien gagné, et le coach n'est pas menacé. Pourtant, il ne fait rien pour changer les choses. C'est toujours la même équipe. A Saint-Etienne, l'équipe s'est contentée de défendre. On a vu qu'une seule frappe cadrée de la partie. On va sûrement se maintenir avec que des matchs nuls jusqu'à la fin de la saison. Mais pour prendre des points, il faut marquer. Et ce n'est pas avec le seul Elmander en attaque que ça va marcher. Il est très fort mais il a besoin de soutien." Ce sont ces paroles qui ont fortement déplu à Baup, mécontent d'être ainsi jugé par Santos.

 

Pourtant, le Tunisien n'a pas vraiment tort. En dehors du Suédois, Toulouse ne dispose pas d'un attaquant de supplément indiscutable, Pierre-André Gignac étant très décevant. Et pourtant Santos n'a pas eu sa chance, quitte à avoir des explications surprenantes quant à ses non convocations, comme face à Saint-Etienne le week-end dernier. "Le coach a dit que j'avais besoin de me reposer (sourire). Comme si j'avais trop joué cette saison ( ndlr :une seule titularisation en L1)... Je ne suis même pas allé en CFA. On m'a juste dit d'en profiter pour souffler. Je ne comprends pas trop." Privé d'entraînement désormais, Santos va pouvoir souffler... ses 29 bougies tranquillement à la maison.




Equipe de France : Premières pour Valbuena et Bodmer

Posté par Edouard le 20.03.08 à 13:20 | tags : actu de l'euro 2008, les bleus

Pour la dernière liste précédant la communication des 23 joueurs retenus pour l'Euro 2008, le sélectionneur Raymond Domenech a ratissé large en convoquant pas moins de 39 noms pour les rencontres France - Angleterre et France A' - Mali. Mathieu Delpierre, Adil Rami, Mathieu Bodmer et Mathieu Valbuena font leur première apparition dans le groupe France.

Valbuena, le Ribéry de l'Euro 2008 ?La Saint Mathieu
A un peu moins de trois mois du coup d'envoi de l'Euro Austro-Suisse, Ray avait décidé... de ne rien décider en organisant un nouveau match avec les A', en marge de celui des A. Pour affronter l'Espagne et le Congo, en février, le boss des Bleus avait ainsi appelés 36 gaillards. Ils seront cette fois 39 pour tâter le cuir avec l'Angleterre et le Mali. Autant dire que personne n'a été oublié, en dehors du toujours banni David Trezeguet et de Willy Sagnol, qui se remet d'une blessure.

Après avoir offert leur première convoc' à Steve Mandanda, Jérémy Ménez et Gaël Clichy lors du dernier rassemblement des Bleus, Domenech a donc poursuivi son opération découverte en retenant quatre petits nouveaux, dont la révélation de la saison, Mathieu Valbuena, et le Lyonnais Mathieu Bodmer, qui a retrouvé son meilleur niveau ses dernières semaines. Moins attendu, le défenseur de Suttgart Mathieu Delpierre va lui aussi visiter Clairefontaine. Mais la grande surprise nous vient surtout de la sélection du Lillois Adil Rami, 17 matchs de L1 au compteur dont 15 cette saison. Avec le Gunner Flamini confirmé, on peut en tout cas noter que les Mathieu ont la cote auprès de Raymond.

Rio Mavuba, un Lillois en Bleu !LOSC en force
Alors que la dernière sélection d'un Lillois en équipe de France remonte à Philippe Bergeroo, il y a plus vingt ans, le LOSC compte donc deux représentants au sein du groupe France à la faveur de cette élargie. Car outre le jeune Rami, 22 ans, Domenech a choisi de rappeler Rio Mavuba, logiquement mis de côté pendant son passage sur le banc de Villarreal mais très performant depuis son arrivé en prêt chez les Dogues.

Si l'on prend également en compte le fait que Bodmer et Delpierre sont des ex-Lillois, voilà enfin une consécration pour le travail réalisé par Claude Puel. De là à en conclure que le sélectionneur s'est rappelé qu'on jouait au football dans le Nord grâce au film Bienvenue chez les Ch'tis, il n'y a qu'un pas que l'on évitera de franchir. A moins que ?

Briand en EdF, l'arnaque continue...Des énigmes et des enseignements
Si tous les cadres et les nouveaux habitués de l'EdF sont bien sûr présents, coach Ray a tout de même trouvé le moyen de convoquer pour la seconde fois consécutive le Rennais Jimmy Briand, attaquant qui est tout de même resté muet entre la 10e et la 22e journée, soit 15h sur le terrain sans trouver le chemin des filets, mais est probablement récompensé pour son récent but contre le PSG (2-0). Au fond du trou à Chelsea, Florent Malouda garde lui la confiance du sélectionneur.

Autre enseignement à tirer de cette liste, Steve Mandanda semble s'imposer comme le 4e larron dans la hiérarchie des gardiens et se place en pole pour aller à l'Euro si l'un des trois préférés (Coupet, Landreau, Frey) se blesse d'ici là, ou si Domenech en vient, qui sait, à bousculer l'ordre établi. Et David Trezeguet dans tout ça ? Le Bianconero est, sans surprise, encore absent de la liste. Et ses chances de faire le voyage en Suisse et en Autriche s'amenuisent de semaines en semaines.

MAJ : Louis Saha ayant déclaré forfait, Raymond Domenech a fait appel à l'attaquant du Recreativo Huelva Florent Sinama-Pongolle pour le remplacer.


Les 39
:

Gardiens : Grégory Coupet (Lyon), Sébastien Frey (Fiorentina/ITA), Mickaël Landreau (Paris-SG), Steve Mandanda (Marseille)

Défenseurs : Eric Abidal (FC Barcelone/ESP), Jean-Alain Boumsong (Lyon), François Clerc (Lyon), Gaël Clichy (Arsenal/ESP), Mathieu Delpierre (Stuttgart, GER) Julien Escudé (FC Séville/ESP), Patrice Evra (Manchester United/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Gaël Givet (Marseille), Philippe Mexès (AS Roma/ITA), Adil Rami (Lille) Bakari Sagna (Arsenal/ANG), Sebastien Squillaci (Lyon), Lilian Thuram (Barcelone/ESP)

Milieux : Mathieu Bodmer (Lyon), Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (FC Portsmouth/ANG), Mathieu Flamini (Arsenal/ANG), Claude Makelele (Chelsea), Rio Mavuba (Lille) Samir Nasri (Marseille), Jérôme Rothen (Paris-SG), Jérémy Toulalan (Lyon), Patrick Vieira (Inter/ITA)

Attaquants : Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Hatem Ben Arfa (Lyon), Karim Benzema (Lyon), Jimmy Briand (Rennes), Djibril Cissé (Marseille), Sidney Govou (Lyon), Thierry Henry (FC Barcelone/ESP), Louis Saha (Manchester United/ANG), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Florent Malouda (Chelsea/ANG), Mathieu Valbuena (Marseille), Florent Sinama-Pongolle (Recreativo Huelva, ESP)




Carquefou élimine l'OM

Posté par Aurélien le 20.03.08 à 12:35 | tags : bordeaux, coupe de france, om

Enorme surprise hier soir avec la qualification de Carquefou, relégable en CFA2, aux dépens de l'Olympique de Marseille pour les quarts de finale de la Coupe de France. Bordeaux, tombeur difficile de Lille, Metz et Amiens accompagnent les petits poucets. Retour sur les derniers 8es de finale.

 

La joie était immense, à la hauteur de l'exploitCarquefou l'OM à poil
Carquefou de joie, de bonheur, etc. Jeux de mots évidents pour saluer l'exploit réalisé dans un stade de la Beaujoire euphorique. Pour dire, ce n'est que la 3e fois qu'un club de niveau 5 parvient en quart de finale depuis la création de la Coupe de France en 1917. Les joueurs de l'USJA ont non seulement réussi à se qualifier mais aussi à éteindre sans ciller une équipe de Marseille bien pâle. Eric Gerets avait profité de cette rencontre à priori déséquilibrée pour faire tourner son effectif. Ainsi, Karim Ziani, Kanga Akalé, Juan Angel Krupoviesa, Cédric Carrasso et Bolo Zenden étaient titularisés. Un choix compréhensible vu le calendrier démentiel de l'OM depuis le début d'année mais qui s'avéra catastrophique. Les remplaçants olympiens ne risquent pas de chambouler les plans de l'entraîneur. Jacques Faty a été sorti à la mi-temps au profit de Lorik Cana, tout comme Karim Ziani, à nouveau transparent, remplacé par Grandin.

 

Mais la contre-performance olympienne s'explique par la partition parfaite jouée par les Caquefoliens, dont la volonté et la fougue ont suffi pour canaliser l'OM. L'entraîneur Denis Renaud, tacticien élevé à l'école nantaise, s'était rendu au Stade Vélodrome il y a deux semaines pour étudier le jeu marseillais. Une initiative qui pouvait faire sourire à l'époque. Car le coach possède une très bonne culture tactique et a donné les clés de la victoire à ses joueurs. Comme en témoigne Loufti Zebidi à nos confrères de L'Equipe : "Je voudrais remercier du fond du cœur notre coach, Denis Renaud, qui nous a fait croire qu'un exploit était possible. Il a encore réalisé un travail remarquable". Les joueurs ont une confiance aveugle dans leur guide et appliquent à la lettre ses schémas tactiques. Pour le résultat que l'on connaît.

 

Cissé peut s'en vouloir, il aurait pu marquer au moins deux butsEt toujours pas de titre en vue pour l'OM
Le match aura été plié rapidement. Un but à la 7e minute signé Papa N'Doye suite à une belle ouverture du milieu Le Paih. La défense centrale de l'OM avait la tête dans les nuages et Cédric Carrasso, qui rejouait pour la première fois avec les pros depuis sa blessure en août dernier, partait n'importe comment à la rencontre de l'attaquant sénégalais. Ce but inscrit, les Carquefoliens allaient résister de fort belle manière aux phocéens, en manque d'imagination. Et voilà comment l'OM, en une semaine, a allégé considérablement son calendrier. Eliminés de la Coupe de l'UEFA et désormais de la Coupe de France, les Olympiens vont pouvoir se concentrer sur l'objectif de la 3e place en Ligue 1. Mais ce n'est pas cette année que Marseille gagnera un trophée.

 

Avant cette surprise, Bordeaux s'était défait de Lille, au terme d'un match terne (0-0) qui a poussé les deux équipes au prolongation. Les Girondins se mirent alors à jouer et Fernando et David Bellion se chargèrent de qualifier leur équipe. Metz a continué sa série à l'extérieur en éliminant Lorient au stade du Moustoir (1-0). Sûrs de descendre en L2, les Messins réalisent un beau parcours en Coupe. Une spécialité d'Yvon Pouliquen qui, par le passé, a déjà gagné le Coupe tout en descendant d'un échelon. C'était justement avec Lorient. Enfin, Amiens est venur à bout d'Arles aux tirs au but, en ayant arraché la prolongation à la dernière minute du temps additionel. Fabrice Fiorèse est donc toujours en course...

 

Rappel des qualifiés pour les ¼ : Lyon, PSG, Sedan, Dijon, Bordeaux, Metz, Amiens, Carquefou. Tirage au sort dimanche prochain.




C. Ronaldo, best of the Best

Posté par Edouard le 20.03.08 à 11:26 | tags : foot en vidéos, man u, premier league
ça va, t'excuses pas non plus...Auteur des deux buts de la victoire de Manchester United face à Bolton (2-0), Cristiano Ronaldo a dépassé le record de buts marqués par un ailier sous le maillot des Red Devils, jusque-là détenu par George Best, et offert une précieuse victoire à son équipe dans la course au titre.


Dites 33

A deux mois d'une fin de saison qui s'annonce des plus existantes pour Man United, qui compte désormais trois points d'avance sur Arsenal en Premier League et doit affronter la Roma en quart de finale de la C1, Cristiano Ronaldo est déjà rentré dans les annales des Diables Rouges. Les 32 buts marqués par Georgie Best lors de l'exercice 1967-68 auront donc tenu pile-poil 40 ans. Cette année-là, MU avait soulevé sa première Coupe des clubs champions.


En poussant C. Ronaldo à laisser tomber son numéro 28 du Sporting pour vêtir le célèbre 7 porté avant lui par Best, Cantona ou Beckham, Sir Alex Ferguson avait eu du flair. Son prodige portugais ne l'a pas fait mentir. Mieux, il a dépassé les espérances du manager écossais qui ne cesse de s'émerveiller des performances de son poulain. "Personne au monde ne pourrait faire ce que Cristiano a réalisé", s'extasie SAF. "J'ai dit l'an passé qu'il était le meilleur joueur, mais il n'a pas gagné parce que Kaka a remporté la Ligue des champions."


Auteur de son 7e doublé de la saison en Premier League, plus un triple face à Newcastle, Ronaldo s'est en prime illustré en inscrivant un nouveau but sur coup franc avec une trajectoire de balle dont il a le secret, la "Ronaldo Rocket". En l'absence de Wayne Rooney, Paul Scholes et Ryan Giggs, laissés au repos en vue choc de dimanche face à Liverpool, Sir Alex lui avait en prime confié le brassard de capitaine. "Je n'étais pas au courant. C'est bien sûr un honneur et un plaisir d'être capitaine d'un club aussi massif", s'est réjoui le Portugais.

 




Wenger a les boules

Posté par Aurélien le 19.03.08 à 15:49 | tags : arsenal, inter, mercato

La bonne saison d'Arsenal attire les regards de nombre de clubs, à l'affût des découvertes d'Arsène Wenger. Et comme souvent l'Inter de Milan n'est jamais loin, et beaucoup trop près ce coup-ci du biélorusse Alexander Hleb.

 

Une question essentielle subsiste : quel parfum la glace ?Le 4 mars dernier, les Gunners se trouvaient à Milan pour jouer le match retour des huitièmes de la Ligue des Champions. Une balade italienne mise à profit par Hleb et son agent pour prendre contact avec des représentant nerazzuri selon certaines sources. En effet, le site internet anglais Skysports raconte que la veille du match, le milieu de terrain, particulièrement performant cette saison, se serait discrètement évadé de l'hôtel qui accueillait Arsenal, le Melia Felix, accompagné de son agent Claudio Vigorelli.

 

Une envie de glace
Averti de cette escapade nocturne, Arsène Wenger en a tout de suite conclu que les deux lascars étaient partis rendre visite à quelques dirigeants de l'Inter, qui a manifesté à plusieurs reprises son désir d'enrôler Hleb la saison prochaine. L'Alsacien doit repenser fortement à l'épisode Ashley Cole, contacté illégalement par Chelsea il y a deux ans dans l'hôtel qui abritait les Gunners. Vicenzo Morabito, agent de joueurs et proche de Vigorelli, a donné sa version des faits au Guardian. "C'est vrai que Hleb a vu Vigorelli et qu'ils sont sortis du Melia Felix mais ils ne sont pas allés discuter avec l'Inter". Foi d'agent qui a négocié nombre de transferts de joueurs anglais.

 

Mais alors pourquoi cette escapade impromptue ? Rien de plus simple à expliquer pour Morabito : "Ils sont sortis manger une glace." Il fallait le dire plus tôt, c'était une fringale ! Wenger, pas convaincu (ah bon ?), menace donc d'alerter l'UEFA pour dénoncer l'approche illégale de l'Inter. Morabito poursuit donc sa plaidoirie. "Nous sommes désolés que Mr Wenger l'ait mal pris et se plaigne, car nous avons de bonnes relations avec lui". Sauf qu'avec Hleb, Arsène ne rigole pas.




Diego à la mort

Posté par Edouard le 19.03.08 à 14:08 | tags : bundesliga, liga, mercato
Sneijder - Diego, futurs coéquipiers ?Alors que la Juventus et le Real Madrid sont à la lutte pour ravir la perle brésilienne du Werder Brême, le président du club allemand joue la carte de fermeté.

Priorité Real ?
Les championnats européens ont beau être en pleine bourre et la réouverture du prochain marché des transferts encore lointaine, les grosses cylindrées s'activent déjà en coulisse pour ne pas louper les bonnes affaires à venir. A commencer par le Brésilien Diego Ribas da Cunha, élu meilleur joueur de la Bundesliga l'an passé avec le Werder Brême et qui s'annonce comme un des feuilletons à suivre cet été.


Le Real Madrid, qui s'est cassé les dents sur le dossier Kaka, serait ainsi prêt à ouvrir son inépuisable carnet de chèque pour s'offrir les services de ce meneur de jeu aux stats séduisantes (23 buts en 54 matchs de Bundesliga sous le maillot du Werder). "Diego est un joueur qui nous intéresse", a sobrement reconnu le directeur sportif merengue Pedja Mijatovic sur Radio Marca. Mais le club Merengue n'est évidemment pas le seul sur la piste.


La Juve dans la danse
Si le quotidien espagnol Marca avance que Diego aurait déjà refusé par deux fois les avances de la Vieille Dame, la Gazzetta dello Sport fait de son côté état d'une rencontre positive entre Alessio Secco, le directeur sportif bianconero, et le joueur, accompagné par son père. Selon le journal italien, la discussion aurait été cordiale, et la Juve aurait proposé à Diego de hisser ses émoluments à 4 millions d'euros par an (contre 3,5 aujourd'hui), en plus des 20 millions qu'elle serait disposé à verser au Werder.

Le président du club allemand, Jurgen Born, ne l'entend toutefois pas de cette oreille : "Si quelqu'un veut acheter Diego, il devra d'abord me tuer. Il n'est en aucun cas en vente, il a contrat avec le Werder jusqu'en 2011 et est notre joueur le plus important." Avec l'intérêt supposé d'autres clubs comme Chelsea, l'Atletico Madrid ou Barcelone, il serait en effet dommage de ne pas faire monter les enchères.




Coupe de France - 8es de finale : Lyon et Paris dans la douleur

Posté par Aurélien le 19.03.08 à 12:00 | tags : coupe de france, ol, psg

Lyon et Paris qui passent sans convaincre, Dijon et Sedan sans trembler, avant le choc des extrêmes ce soir entre Marseille et Carquefou, la Coupe de France ne déclenche pas vraiment l'enthousiasme. Petit retour malgré tout sur la soirée d'hier.

 

Encore Benzema
L'OL serait-il en passe de réaliser son premier doublé de son ère dominatrice ? En éliminant sans la manière un Sochaux plus concentré sur ses futures joutes en Ligue 1, l'ogre lyonnais a enlevé un membre de l'élite de la route du Stade de France. Alain Perrin avait sorti l'artillerie lourde, à savoir Karim Benzema en pointe et Jérémy Toulalan and co au milieu de terrain. Pas de blague avec les Crosas ou Cesar Delgado, juste entrés en jeu. Bien lui en a pris, Big Benz a inscrit le doublé qui envoie les Gones en quarts de finale. Et oui, cette année, Lyon aura donc réussi à passer les huitièmes de finale d'une compétition. Peut-être pas celle qu'il désirait le plus.

 

A noter dans ce match, outre le doublé de l'international français, la belle boulette de Grégory Coupet, qui aurait pu coûter cher aux lyonnais. Une faute de mains vraiment inhabituelle pour lui mais qui montre qu'il n'a pas retrouvé son niveau pré-blessure. Pas dramatique mais inquiétant quand même.

 

La marque jeune
Autre club de L1 en course hier soir, le PSG s'est également qualifié, sur le même score (2-1), face à Bastia. L'élimination aurait été mal vécue par les supporters, sûrement moins par Paul Le Guen et son staff, largement plus préoccupés, à raison, par le maintien. Du coup c'est une équipe inédite qui a été alignée hier sur la pelouse du Parc, un alliage entre jeunes (Sankharé, NGoyi, Mabiala, Arnaud, Sakho), éléments expérimentés (Jérôme Alonzo, Sylvain Armand) et recrues hivernales (Everton Santos et Souza). Si le résultat est bon, la manière n'y était pas. Aucune occasion franche et l'étrange impression que les deux buts sont arrivés par hasard, mais aussi par le même homme. Le premier est le fruit d'une montée de Sankharé qui centre en retrait pour Loris Arnaud, le deuxième un centre d'Armand repris par le jeune attaquant que l'on a dit pisté par le Real Madrid et Barcelone.

Arnaud a donc fait preuve de réalisme devant le but et s'est montré remuant mais brouillon. Rayon déception, on peut citer les deux Brésiliens, véritables mystères. Souza a été peu en vue car peu servi par ses partenaires (il faut dire que le jeu au milieu de terrain était quasi-inexistant) et Everton n'a pas le niveau pour affronter une équipe de L2...A sa décharge, ce n'était que sa première titularisation. Il lui sera difficile de faire pire.

 

Pour le reste, Dijon et Sedan feront partie des quarts de finaliste. Ce soir, l'OM se rend à la Beaujoire pour affronter le petit poucet (CFA 2) Carquefou. Un choc de L1 rendra la soirée plus attractive : Bordeaux-Lille. On parie quand même sur un faible nombre de buts. Lorient-Metz et Amiens-Arles complètent le tableau. La Coupe de France, ça ne fait pas toujours rêver.



Luis Fabiano, mieux que C. Ronaldo

Posté par Edouard le 18.03.08 à 18:29 | tags : a surveiller, liga
Luis Fabiano, un lointain cousin du mec qui jouait à Rennes...Considéré comme une grosse quiche lors de son passage à Rennes, où il n'a inscrit aucun but en 11 matchs, Luis Fabiano affole cette saison les compteurs de la Liga, où il a planté 22 fois en 21 matchs avec le FC Séville, concurrence Cristiano Ronaldo pour le Soulier d'Or et excite l'intérêt du Real Madrid.


L'âge de raison
Là où d'autres joueurs explosent à 19 ou 20 ans, Luís Fabiano Clemente aura donc lui mis un peu plus de temps à atteindre sa maturité de footballeur. Aujourd'hui âgé de 27 ans, le Brésilien a en tout cas trouvé sa pleine mesure et empile les buts pour le compte du FC Séville à un rythme défiant l'entendement : 22 buts en 21 matchs (dont 20 titularisations). Soit une moyenne de 1,05 but par match. De quoi renvoyer le phénomène Cristiano Ronaldo et ses 22 buts en 25 matchs (0, 8 but par match) aux oubliettes.

On exagère, bien sûr, mais il faut dire que l'explosion de Luis Fabiano a quelque chose d'irrationnel pour qui se souvient de ses prestations sous le maillot du Stade Rennais. En deux petits séjours en Bretagne, entrecoupés par un retour en prêt au pays, le Braziliou n'aura jamais trouvé le chemin des filets en L1 et justifié le montant de son transfert. Ou bien ne lui a-t-on pas laissé le temps de faire ses preuves et de s'adapter au football européen.


Luis Fabiano, un des douze attaquants sur les tablettes du Real...L'appel d'offres est lancé
S'il n'avait pas marqué à Rennes et très peu à Porto, lors de la saison 2004-2005 (5 buts en 22 matchs), O Faboloso, comme on le surnomme au Brésil, avait entre ces deux expériences sur le vieux continent fait le bonheur de Sao Paulo (118 buts en 160 matchs). Le FC Séville a su lui se montrer patient, laissant Fabiano stagner à 5 et 10 buts en Liga lors de ses deux premières saisons en Andalousie. Pari gagnant, puisque le partenaire d'attaque de Frédéric Kanoute file tout droit vers le titre de Pichichi de la Liga, avec une belle avance sur ses poursuivants Diego Milito (Zaragoza) et Güiza (Mallorca), auteur de 15 buts chacun.


A ce rythme-là, Luis est forcément devenu l'objet de toute les convoitises, et son président Jose Maria del Nido, qui a déjà retenu Daniel Alves contre son gré l'été dernier, a déclaré qu'il faudrait débourser pas moins de 60 millions d'euros pour lui subtiliser son joujou. "Mon prix est de 11 millions d'euros", a toutefois précisé le joueur qui appartient aux deux tiers à la société Global Sports Investment. "Je ne comprends pas de quoi le président parle, sa déclaration m'a surpris, mais s'il dit que c'est 60 millions, il va falloir regarder à nouveau le contrat." L'été s'annonce encore chaud sur les rives du Guadalquivir...




Belgique : bientôt la nouvelle Jupiler

Posté par Aurélien le 18.03.08 à 15:54
Gros chambardement à venir dans le championnat belge. Les clubs et la Ligue professionnelle de football ont conclu un accord sur la réforme de la Jupiler League, qui prendra une forme unique en Europe avec un système de playoff. Explications.


C'est un véritable parcours du combattant qu'il faudra effectuer pour soulever le trophéeA compter de la saison 2009/2010, le championnat belge ne sera plus jamais le même. Première mesure pour commencer : la lutte se disputera entre 16 équipes et non 18. Moins de matches donc ? Et bien non et c'est là toute la subtilité de nos amis belges qui vont réussir à rendre illisible la plus simple compétition au monde.

 

La rupture belge
A l'issue de la saison régulière, qui comprendra donc 30 matches pour chaque club, le vainqueur ne sera pas désigné. On rentrera dans la deuxième phase, à savoir un mini-championnat entre les 6 premiers. Ces six équipes entameront le dernier tour avec la moitié des points engrangés jusque là et se rencontreront toutes deux fois (10 matches). Le titre de champion sera attribué à la fin de ces playoffs, ainsi que les places pour les compétitions pour les places européennes.


Mais ce n'est pas tout, car les équipes classées entre la 7e et la 14e place auront-elles aussi droit à leur tour de rab. Les modalités n'ont pas encore été précisées (on ne sait pas s'il s'agit de matches aller retour ou si les clubs concernés garderont les points acquis en saison régulière). Le vainqueur de ces playoffs du pauvre jouera ensuite un barrage pour l'obtention du dernier ticket en coupe de l'UEFA. Passionnante Jupiler League.

 

Plusieurs points doivent être réglés comme la question des descentes de D1 et montées de D2 à l'aube la saison 2009/2010. Les Belges, avec ce nouveau système, auront droit à une orgie de matches, dont une bonne moitié d'inutile. En plus d'être particulièrement illisible, la nouvelle formule ne risque pas de déclencher les foules. La saison régulière perd de son intérêt vu que l'on peut terminer 14e (soit antépénultième) et se qualifier pour l'UEFA grâce aux playoffs. A vrai dire, le championnat belge n'a jamais déclenché les passions en France...Si l'accumulation des rencontres devraient rapporter plus aux clubs, l'aspect sportif semble largement négligé. Les dirigeants du plat pays auraient-ils bu trop de Jupiler ?




La révélation Gervinho

Posté par Aurélien le 18.03.08 à 12:13 | tags : a surveiller, ligue 1

Au Mans, on parle souvent de la colonne vertébrale Pelé-Basa-Romaric-De Melo. Mais la bonne saison du MUC doit aussi à l'émergence de l'ivoirien Gervinho. Sorti de l'Académie de Jean-Marc Guillou, l'attaquant éclate au grand jour et rafraîchit la Ligue 1.

 

Les références sont bonnes : même formation que Kolo Touré, Salomon Kalou, Didier Zokora et beaucoup d'autres, même premier club français que Didier Drogba. Gervais Yao Kouassi, dit Gervinho (20 ans), suit à la trace le parcours de quelques glorieux aînés. Et la Côte d'Ivoire se révèle être devenu un filon inépuisable de talents. Arrivé en 1998 au sein du complexe sportif Sol Béni, le centre d'entraînement de l'ASEC Mimosas, le jeune Ivoirien laisse le souvenir d'un joueur "malin, entreprenant, allant vite tout en étant endurant" à Jean-Marc Guillou, qui ne l'a pourtant jamais eu sous ses ordres, à la différence de Romaric, son coéquipier manceau.

 

Direction Beveren
Sa formation à Abidjan laisse entrevoir ses qualités physiques et surtout son habileté balle au pied. "Gervinho, a toujours eu le même genre de corpulence. Il n'a pas cédé son poste d'attaquant pour un autre. Il ne lui manque qu'un brin d'efficacité qu'il peut sans doute acquérir au fil des ans", témoigne alors Guillou, qui n'hésite pas à envoyer son élève en 2005 à Beveren, club belge en partenariat avec l'Académie. Il y retrouve Romaric, pour quelques semaines seulement, le milieu étant engagé par ... Le Mans. Beveren, un passage souvent emprunté par les académiciens et un bon test post-formation pour les Ivoiriens.


Mais c'est grâce à la sélection espoir que Gervinho va véritablement prendre son envol. Intronisé capitaine par Gérard Gili, l'attaquant contribue à qualifier la Côte d'Ivoire pour les JO de Pekin 2008 à la faveur de quelques matches de haut vol. Il est alors l'une des têtes d'affiche de son équipe tant son adaptation en Belgique se déroule bien. 32 matches la première saison pour 6 buts inscrits, 29 matches et 8 buts lors de la seconde. Mais la Jupiler League ne se boit pas jusqu'à la lie.



Le flair du Mans
Ses prestations encourageantes attirent l'œil de clubs plus huppés (Monaco, Auxerre) voire prestigieux (Arsenal, Juventus). La tête sur les épaules, Gervinho ne veut pas brûler les étapes. "Ma priorité va toujours à la Ligue 1", déclare-t-il alors. Son transfert au Mans, club qu'il a choisi (retrouver Romaric a été un élément de poids dans sa décision), s'acquiert toutefois dans la douleur. Lui s'assurait libre tandis que Beveren faisait état d'une dernière année de contrat. Un chèque de 2 millions d'euros plus tard, l'Ivoirien pose ses bagages dans la Sarthe.



Speedy Gervinho, trop rapide pour les défenseursEt le résultant est probant. Titulaire sur le flanc droit de l'attaque mancelle, Gervais fait des étincelles et a conquis le stade Léon Bollée qu'il gratifie de superbes gestes techniques. Pas vraiment buteur (2 buts en 19 rencontres de Ligue 1), Gervinho est d'abord un joueur spectaculaire et doté d'un gros potentiel. Ses défauts témoignent de sa jeunesse : une propension à s'éparpiller sur tout le terrain et un manque de lucidité dans la dernière passe. Des lacunes aperçues notamment durant le mythique Le Mans-Lens, où un Gervinho ultra remuant donnait le tournis aux Nordistes sans parvenir à conclure. Auteur quand même d'un but et d'une passe décisive ce soir là, il a exposé son talent à la face de commentateurs de France Télévisions ébahis.

 

 

Un nouveau petit Gervais à voir
On comprend mieux pourquoi le club manceau a laissé partir Grafite ou Bangoura. Capable d'évoluer en pointe, la perle ivoirienne risque d'être la principale arme offensive de Rudi Garcia l'année prochaine après le départ de Tulio de Melo. Et si Le Mans a peur de perdre son joyau, Jean-Marc Guillou a déjà en main son successeur. "J'ai actuellement, dans la première promo de Bamako au Mali, son frère qui est un peu le duplicata de Gervinho. Si le frère de Gervinho est à Gervinho ce qu'est Yaya Touré à Kolo, cela promet !" C'est le moins que l'on puisse dire.




Le week-end des Français de l'étranger : Giuly super sub

Posté par Edouard le 17.03.08 à 16:40 | tags : as roma, fc barcelone, inter, liga, premier league, série a
S'il éprouve encore quelques difficultés à s'imposer comme un titulaire indiscutable au sein de l'effectif de l'AS Roma, Ludovic Giuly a été un remplaçant efficace face au Milan AC, samedi dans le grand choc de la Série A (2-1). Entrée en jeu pour la dernière demi-heure, le Français a remis les deux équipes à égalité après l'ouverture du score de Kaka, en reprenant, certes avec réussite, un centre de Perrotta, avant que Mirko Vucinic ne donne la victoire aux Giallorossi.


Vieira a tout pris de la tête face à Palerme...Vieira sur la voie
Malheureusement pour Giuly et les Romains, l'Inter Milan, éliminé cette semaine de la C1 par Liverpool, n'a pas flanché face à Palerme (2-1). Et ce grâce à un Patrick Vieira énorme, qui a livré son premier gros match de la saison. Très actif, il a ouvert le score de la tête après un une-deux avec Ibrahimovic et manqué le doublé sur une frappe venue percuter la barre du portier adverse.


"Viera a été absent pendant près d'un an. Ce n'est pas facile pour un joueur de son gabarit de retrouver pleinement sa condition, mais il s'améliore de match en match. Il a très bien joué aujourd'hui, il a été décisif, comme le champion qu'il est", s'est félicité le coach nerazzurro Roberto Mancini après la rencontre.


Frey comme un gardon
Alors que l'AC Milan chutait au Stadio Olimpico, la Fiorentina en a profiter pour conforter sa 4e place en dominant le Genoa (3-1) avec un très bon Sébastien Frey qui, contrairement à Landreau, s'est parfaitement remis de sa boulette en équipe de France. Déjà décisif dans la semaine en Coupe de l'UEFA face à Everton, Frey a signé une "prestation retentissante", dixit la Gazzetta dello Sport qui dénombre cinq arrêts de grande classe de la part du Français.


Sinama "mets but"
Après s'être éteint entre la 2e et la 18e journée de la Liga, le bien nommé Florent Sinama-Pongolle ("Pon gol" pourrait se traduire par mets but en espagnol) n'en finit plus de planter depuis quelques semaines. Une bénédiction pour son club du Recreativo Huelva, en lutte pour le maintien et qui a ainsi pu disposé du Murcie, samedi (4-2), avec un doublé de son attaquant français, qualifié de "crack de la rencontre" par le quotidien AS. Le club andalou, qui restait sur un lourde claque reçue à Majorque (1-7), en avait bien besoin.


Henry remplaçant
Toujours dans le championnat d'Espagne, Thierry Henry a enduré le supplice d'une relégation sur le banc de touche malgré les absences conjuguées de Ronaldinho et Messi en attaque. Lancé à la 53e par Frank Rijkaard, TH n'en a pas moins réalisé une belle seconde mi-temps sur son aile gauche, offrant même le but du 2-1 à Samuel Eto'o au terme d'un joli débordement. Mais pas suffisant pour donner la victoire à un Barça alternatif qui a fini par concéder le nul sur la pelouse d'Almeria. Eric Abidal était lui titulaire, tout comme Lilian Thuram, trop court sur le corner repris victorieusement de la tête par Pulido.


Aliadière mange froid
Preuve qu'il n'y a pas que les ex-joueurs du PSG qui marque contre leur ancienne équipe, Jérémy Aliadière, attaquant arrivé à Arsenal à l'âge de 16 ans mais qui n'a jamais pu s'imposer en équipe première, a ouvert le score pour Middlesbrough sur la pelouse de l'Emirates Stadium. Un but qui fait très mal aux Gunners, même si Kolo Touré est parvenu à égaliser en fin de rencontre (1-1). Auteur de son 4e pion de la saison avec Boro, Aliadière n'en avait marqué qu'un en 29 matchs de Premier League avec le club londonien.




Mais où est Ziani ?

Posté par Aurélien le 17.03.08 à 15:33 | tags : ligue 1, om

Principale recrue marseillaise de l'été dernier, Karim Ziani n'a pas réussi à s'imposer. Blessures, environnement médiatisé qui ne lui convient pas, éclosion de Mathieu Valbuena, tant de choses qui rend son avenir sur la Canebière plus qu'incertain. Retour sur le flop olympien de l'année.

 

Remplaçant remplacé
Ce devait être le successeur de Franck Ribery. Il est finalement la doublure de Mathieu Valbuena. Voilà comment on pourrait résumer le parcours de Karim Ziani à l'Olympique de Marseille. Les deux derniers matches de l'OM sont d'ailleurs symptomatiques. Titulaire au Vélodrome face à Saint-Etienne, il est remplacé à la mi-temps à la suite d'une première mi-temps médiocre. Face à Lens, il rentre en jeu à la 61e minute à la place de Charles Kaboré qui lui avait été préféré. Une chose est sûre, l'Algérien n'a pas la confiance d'Eric Gerets.

 

Où est passé le Karim Ziani de Sochaux ? C'est cette question que se pose tout l'OM. Recruté pour 8 millions d'euros après une saison pleine de promesses dans le Doubs, le Ballon d'Or algérien 2006 et 2007 ne s'est jamais mis en évidence sous le maillot olympien. Il était le maître à jouer des Lionceaux l'année dernière. Tous les ballons passaient par son côté droit, où la qualité de ses crochets et de ses centres faisait merveille. Dans le Sud, ils ne fonctionnent plus. Il n'arrive pratiquement jamais à éliminer son adversaire direct, ralentit plus le jeu qu'il ne l'éclaire, et trouve régulièrement la tête du défenseur adverse sur ses centres.

 

Mais où est-ce que j'ai rangé mes beaux crochets sochaliens ?Le Carrasso de Valbuena
Le début de saison difficile des phocéens a mis en lumière toutes ses difficultés. Comme les autres, il n'était pas au point. Mais c'est lui qui a été le plus visé par les critiques et qui a été sorti de l'équipe type par Eric Gerets dès son arrivée. Pas épargné par les blessures, il a vécu l'éclosion du "petit" Valbuena de chez lui. Ce dernier a exposé les qualités que Ziani a laissées dans le Doubs et s'est mis le Vélodrome dans la poche. Et quand le coach belge applique un turnover, l'Algérien ne parvient pas à convaincre. Interrogé à la mi-temps (0-0) de Marseille-Saint-Etienne, Ziani, qui réalisait une prestation fade, déclarait avoir du mal à retrouver le rythme et espérait améliorer son jeu en deuxième période. Il n'en aura pas le temps, Gerets le sortant au profit de Valbuena, qui marquera le premier but olympien.

 

A Lens hier soir, son entrée en jeu n'a pas marqué les esprits. C'est même Kanga Akalé qui a réussi à déborder sur son aile droite pour offrir l'égalisation à Djibril Cissé. Quand ça ne veut pas... La question de son avenir sur la Canebière se pose forcément. Déclaré intransférable lors du dernier mercato hivernal par Pape Diouf, le joueur aura-t-il la force de caractère nécessaire pour rester et s'imposer ? Sa cote a fortement chuté et les clubs intéressés seront moins prestigieux. Pourtant le peuple marseillais n'a pas abandonné l'espoir de voir un jour Ziani donner la pleine mesure de son talent, à en croire un sondage réalisé par le site lephoceen.fr. 48 % des supporters pensent qu'il peut encore apporter quelque chose à l'OM. Les chaussures de Valbuena ?




Paris : l'avenir n'est pas rose

Posté par Aurélien le 17.03.08 à 13:06 | tags : ligue 1, psg

Incapable de battre Valenciennes au Parc des Princes, le PSG a raté une occasion en or de se donner un peu d'air. Les trois prochaines semaines lui offrent de plus un calendrier surchargé et compliqué en Ligue 1. Jamais la menace d'une descente en Ligue 2 n'aura semblé si réelle.

 

Image que l'on a trop souvent vu cette saisonLa cité de la peur
"C'est grâce à la peur qu'on va se maintenir", a assené Jérôme Alonzo à Luis Fernandez dans Telefoot dimanche matin. Ce sentiment de peur agite tous les supporters parisiens depuis bien longtemps. Car contrairement à l'année dernière où le club avait réalisé une fin de saison remarquable, la cohésion du groupe et l'état d'esprit conquérant ne semblent pas au rendez-vous. Cette 21e journée était pourtant idéale pour prendre ses distances avec les poursuivants directs : un match à domicile face à une équipe peu à l'aise en déplacement. Pour rappel, Paris avait étrillé Valenciennes en Coupe de la Ligue il y a deux mois (4-0) et à dix contre onze...

 

C'était il y a deux mois et Paris traversait pour la première fois une bonne période dans sa saison. Aujourd'hui le PSG n'a plus gagné en Ligue 1 depuis le 23 janvier, et est passé de la 13e place à la 17e place. Les motifs d'inquiétude sont nombreux : un effectif trop juste, des joueurs clés en méforme (Landreau, Clément), une ambiance plombée, un gros déficit technique, un état d'esprit défaillant... Les carences sont trop nombreuses et visibles. Les équipes adverses ne se gênent donc pas pour appuyer là ou ça fait mal, et en premier lieu sur ce côté droit qui plombe le PSG depuis plusieurs années.

 

La dernière saison de Pauleta au PSG est aussi la plus dureFragilité mentale
Paris est au bord du gouffre sans que cela ne surprenne grand monde. Voir un match des hommes de Paul Le Guen peut s'apparenter à une punition. L'absence d'un milieu axial créatif se fait cruellement sentir et seul Jérôme Rothen est capable d'éclairer le jeu. Ses absences sont donc préjudiciables, comme contre Rennes, où Paris n'eut qu'une occasion à se mettre sous la dent. Offensivement, le PSG pèse peu. Amara Diané oublie la plupart du temps que le foot est un sport collectif et ne possède pas le réalisme des grands buteurs (voir les occasions ratées contre VA), Peguy Luyindula ne connaît pas le mot accélération et ne tire jamais au but et Pauleta est mis de côté. Jérémy Clément et Clément Chantôme devraient quant à eux visionner les matches de Fabregas et Flamini pour constater qu'après avoir donné le ballon vers l'avant, les deux milieux d'Arsenal proposent des solutions.

 

Aux défaillances individuelles s'ajoute un manque de révolte incroyable. Jamais Paris n'a donné l'impression de pouvoir revenir dans le match à Bordeaux ou à Rennes. Un but encaissé, et c'est le monde qui s'écroule, l'abattement général. Ce qui donne des déclarations surprenantes, comme après le match de Valenciennes où quelques joueurs se sont montrés satisfaits d'avoir réussi à réagir. "On a fait le match qu'il fallait. On est revenu à la marque et c'est bien", s'est notamment félicité Rothen. Un discours qui serait différent si Paris pointait déjà dans la zone rouge. Car le PSG ne doit sa généreuse 17e place qu'au match nul de Sochaux, auteur d'une remarquable remontée. Avec 4 points pris en 7 matches, le club de la capitale a un rythme de relégable. Seul Caen fait pire.

 

Et le calendrier n'arrange rien aux affaires. Les Parisiens se déplacent en effet à Lyon et à Nancy. Aujourd'hui il est impensable d'imaginer le PSG engranger des points lors de ces deux rencontres. Il serait pourtant bien inspiré de le faire sous peine de poser un pied en Ligue 2.




L1 - 29e journée : Des buts, mais peu de rebondissements

Posté par Edouard le 17.03.08 à 11:59 | tags : bordeaux, lens, ligue 1, lille, om
A dix journées de son terme, le championnat de France s'est offert une petite orgie de buts (26) et un scénario de folie lors du choc de dimanche entre Lens et Marseille (3-3). Avec le nul de Nancy à Sochaux (1-1) et les victoires de Lyon (3-0 à Monaco) et Bordeaux (3-0 devant Strasbourg), les positions demeurent toutefois inchangées en tête du classement.


Cissé, ou la joie rageuse de l'OMLens à deux visages
Menés 2-0 après une-demi heure face à l'OM, les Sang et Or ont été tout près d'arracher un succès de prestige grâce à une seconde période de folie, coïncidant avec l'entrée en jeu d'Eric Carrière. Mais les buts de Maoulida, Mangane et Rémy n'auront pas suffit à ramener trois points dans l'escarcelle du club nordiste, retombé dans ses travers en fin de match sur l'égalisation de Djibrill Cissé, un peu oublié dans la surface (89e). Du coup, Paris et Sochaux restent à deux longueurs du RC Lens.


Avec les deux buts inscrits en 5 minutes par Samir Nasri (24e), qui a semblé faire signe à Pape Diouf de fermer sa bouche, et Benoit Cheyrou (29e), l'OM pensait lui avoir fait le plus dur et profité du nul de Nancy à Sochaux (1-1). Et au final, ni Eric Gerets ("On a bien commencé et bien terminé. Entre-temps, on a dormi"), ni Jean-Pierre Papin ("On est capables de faire des grandes choses, mais aussi des choses inadmissibles") ne pouvaient se satisfaire du résultat. Le (télé)spectateur, si. Ce qui est déjà pas mal.


Bordeaux suit Lyon
Si les performances peu brillantes de l'OL en déplacement pouvaient donne un peu d'espoir aux Bordelais, la victoire sans appel du leader de la L1 à Monaco (3-0) a confirmé qu'il allait répondre présent dans ce sprint final. Les Girondins ont bien pris les trois points devant Strasbourg grâce à un doublé de la tête d'Henrique et un pion de Fernando Cavenaghi. Mais avec une manière plus douteuse, les Alsaciens s'étant vu refusé un penalty pour une main de Chamakh à 1-0. Interrogé après la rencontre, Laurent Blanc n'était d'ailleurs pas dupe : "On a été très efficaces à défaut d'être brillants On doit une fière chandelle à notre gardien, qui nous a permis de rester dans le match." Pour Strasbourg, qui plonge à la 15e place avec trois points d'avance sur Sochaux, l'addition est salée.


5 buts pour le LOSC, sortez le Picon bière !Lille étripe Caen
Autre équipe à s'effondrer au classement, le bien nommé SM Caen a réussi l'exploit d'encaisser 5 pions à Lille, équipe décriée pour son manque de panache mais qui a bien profité des errances défensives des Normands. Avec désormais 25 buts encaissés en 2008 toutes compétitions confondues, le Stade Malherbes affiche un profil de candidat à la relégation (4 points d'avance sur Sochaux et le PSG). A l'inverse, le LOSC, déjà vainqueur à Bollaert cette semaine dans eul derby du ch'Nord (2-1), réalise un énorme bond au classement (7e) et pointe désormais à 4 longueurs de Nice, 4e et vainqueur à Metz (2-1).

 

Voir les résultats complets de la 29e journée et le classement de la Ligue 1




L1 - Monaco 0-3 OL : Lyon s'est bien amusé

Posté par Louis Laffitte le 15.03.08 à 19:23 | tags : ligue 1, monaco, ol
Face à une pathétique équipe monégasque, Lyon, emmené notamment par un grand Abdulkader Keita auteur d'un doublé, s'est tranquillement imposé au Stade Louis II pour le compte de la 29ème journée de Ligue 1 (0-3). Lyon met ainsi la pression sur Bordeaux, rélégué à neuf points avant son match face à Strasbourg dimanche Pour Monaco en revanche, l'heure est à l'inquiétude alors que les Rouges et Blancs n'ont plus gagné depuis huit matchs et glissent dangereusement au classement.

Lyon dès le départ
A la peine depuis plusieurs semaines, l'occasion de se relancer était belle pour l'AS Monaco à l'heure de recevoir le leader lyonnais. Pour cela, il aurait fallu que Ricardo ait enfin trouvé un moyen de transformer la somme d'individualités sous ses ordres en redoutable machine collective.

Mais il fut rapidement clair que ce samedi ne marquerait pas le début de la rédemption monégasque. Notamment par la faute d'une convaincante équipe lyonnaise qui, bien que privé de Juninho, Govou et Squillaci, posait tout de suite sa main sur le match.

Jérémy Toulalan (7'), puis Kim Källström (12') testaient ainsi de loin Ruffier, remplaçant de Flavio Roma blessé, mais sans réussite. Un déboulé de Fred sur la gauche suivi d'un centre en retrait semait ensuite la panique dans l'arrière garde des hôtes (14'), et on se mit à craindre pour eux une nouvelle humiliation après le 6-0 subi face à Bordeaux il y deux semaines.

Le Keita show
Une peur intensifiée à la 21ème minute lorsque la supériorité lyonnaise était logiquement matérialisée. Au départ, Karim Benzema, aligné une nouvelle fois à gauche, décalait Keita qui gagnait son duel face à Muratori et fusillait Ruffier d'une magnifique demi-volée (1-0, 21').

La timide réaction monégasque - une tête d'Almiron au-dessus (30') - ne suffisait pas pour ralentir la marche en avant lyonnaise. Ainsi, Keita, merveilleusement servi en profondeur par Mathieu Bodmer, trouvait le poteau mais Fred poussait le cuir au fond pour réaliser le break (2-0, 35'). Trois minutes plus tard, le match tournait à la démonstration lorsque le duo Keita-Bodmer se remettait en action, l'Ivoirien s'offrant un doublé d'un lob astucieux (3-0, 38').

Complètement à la rue, les troupes de Ricardo profitaient néanmoins des derniers instants de la mi-temps pour tenter d'amorcer une improbable remontée, mais Piquionne vendangeait (ô surprise...) un face-à-face importantissime avec Coupet (41').

En balade
Le second acte n'offrait ensuite que le spectacle de la lente agonie monégasque ; les Gones enchaînant les séances de passes à dix, comme à l'entraînement. Benzema se permettait même de faire le show devant Ruffier, mais trop facile, il était finalement contré par le gardien alors que le but était grand ouvert (74').

Un raté somme tout anecdotique et peut-être la seule fausse note d'une après-midi en tous points idéale pour les Rhodaniens. Confortablement installés en tête du classement, leur septième titre d'affilée se rapproche de plus en plus. Prochaine étape, la réception du PSG à Gerland dans huit jours. On souhaite bien du plaisir aux Parisiens...



Ligue des Champions : Chocs en stock

Posté par Aurélien le 14.03.08 à 16:22 | tags : arsenal, as roma, chelsea, fc barcelone, ligue des champions, liverpool, man u

Le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des Champions a donc offert deux gros chocs : AS Rome - Manchester et Arsenal - Liverpool. Arsenal, tombeur du grand Milan AC au tour précédent, rencontre un adversaire à peu près identique, à savoir en difficulté en championnat et plus à l'aise sur la scène européenne. Mais le duel le plus alléchant reste évidemment  la revanche Rome - Man U.

 

Un passement de jambe sur le but je flambe...Rome- Manchester 2 : le retour
Qui a oublié ce mémorable 7-1 infligé par des mancuniens en feu à des romains pourtant pas ridicules ? L'Europe du foot s'était déjà réjouie de les voir se retrouver en phase de poule pour un résultat moins excitant (1-0 pour Manchester à Old Trafford, 1-1 à Rome). Cette fois-ci, le parallèle est obligatoire. Même stade de la compétition et même configuration que la saison dernière. D'où la satisfaction de Ken Ramsden, le secrétaire général de MU. "C'est un bon tirage pour nous. Je suis content d'être tombé sur une équipe du continent, qui nous a bien réussi par le passé Alex Ferguson sera content de jouer le retour à Old Trafford."

 

Manchester s'est débarrassé d'un club français (Lille l'année dernière, Lyon cette année) sans trembler et fait partie des favoris pour la victoire finale. L'AS Rome n'est pas parti favori contre le Real Madrid en 8es (comme contre Lyon en 2006/2007) et s'est qualifié avec la manière, au point de devenir un outsider sérieux. Le mimétisme est donc parfait.Un seul changement à constater : les deux équipes sont aujourd'hui encore plus fortes. Avec Carlos Tevez, Anderson et Nani, les Red Devils se sont constitués une armada offensive encore plus impressionante, tandis qu'avec Mirko Vucinic et Ludovic Guily, l'AS Rome possède une profondeur d'effectif intéressante qui lui offre des alternatives crédibles en cours de match. La perspective d'une revanche dans des conditions idoines devrait en tout cas ravir les joueurs italiens.

 

En avril, Wenger et Benitez vont avoir l'occasion de se croiserHundred percent english
L'autre gros choc sera donc 100% anglais. On s'y attendait vu la présence massive des clubs d'outre-Manche. C'est tombé sur Arsenal et Liverpool. Ce tirage ne plaît à aucune des deux équipes. "Nous espérions éviter une équipe anglaise. Mais statistiquement, il paraissait difficile d'éviter cela et c'est tombé sur nous", a ainsi déclaré Rick Parry, directeur général des Reds, présent à Nyon. Le directeur éxécutif des Gunners, Keith Edelman partage cet avis. "Nous aurions préféré un adversaire continental. En plus, Liverpool est une grande équipe, surtout dans cette compétition. Mais après notre performance contre le Milan, nous croyons être en mesure d'aller au bout."

 

Hasard du calendrier, les Gunners et les Reds s'affronteront 3 fois en 8 jours ! Les Londoniens les recevront en effet pour le compte de la Premier League le 5 avril, pile entre les deux matches de C1. Cette saison, les deux clubs ne se sont affrontés qu'une seule fois, à Anfield, avec comme résultat un score de parité (1-1). Si Liverpool a toujours du mal à battre ses rivaux en championnat, ils sont souvent intraitables sur la scène européenne, la preuve avec les éliminations de Chelsea par deux fois. Les Reds comptent une nouvelle fois sur la Ligue des Champions pour sauver une saison moyenne. Mais cette année, Arsenal se charge de dézinguer les spécialistes ès C1. Le Milan AC peut témoigner.

 

Pas le droit à l'erreur
Les deux autres quarts de finales sont donc moins sexys mais tout aussi intéressant. Fenerbahçe aura une carte à jouer face à Chelsea, véritable intermittent du spectacle cette saison. L'atmosphère formidable de leur stade, à faire passer Anfield pour le stade Louis II, pourra les transcender lors du match aller et, qui sait, leur offrir une petite marge avant le retour à Stamford Bridge. Quant au Barça, il est tout heureux de tomber sur la plus faible équipe du plateau des quarts. Vainqueur miraculeux de Porto, Schalke 04 envisage la double confrontation sans aucune pression. Habitué des joutes européennes, Lilian Thuram délivre une piqûre de rappel pour prévenir de tout triomphalisme. "Souvent, on juge les matches sur le papier et malheureusement, ce n'est pas là qu'ils se jouent. Je n'ai pas beaucoup de références sur Schalke 04, mais le danger serait justement de penser que tout sera plus facile pour nous. Nous avons deux matches à jouer. Nous verrons bien après si c'était un tirage facile". Réponse donc le 9 avril..




C3 - Quarts de finale : le Bayern bien servi

Posté par Aurélien le 14.03.08 à 14:19 | tags : coupe uefa

Voici le tirage au sort des quarts de finale de la Coupe de l'UEFA (aller 3 avril, retour le 10 avril) :

Leverkusen (ALL) - Zenith Saint-Petersbourg (RUS)
Glasgow Rangers (ECO) - Sporting Lisbonne (POR)
Bayern Munich (ALL) - Getafe (ESP)
Fiorentina (ITA) - PSV Eindhoven (HOL)
 




C1 - Quarts de finale : Manchester retrouve la Roma

Posté par Aurélien le 14.03.08 à 13:26 | tags : ligue des champions

Le tirage au sort offre des retrouvailles alléchantes entre Manchester United et l'AS Rome. Tout le monde se souvient de leurs rencontres l'année dernière. Ils se sont aussi affrontés cette saison en poule. Un seul duel entre clubs anglais aura lieu : Arsenal défiera Liverpool. Chelsea et Barcelone s'en tirent bien en héritant de Fenerbahçe et Schalke 04.

 

Les quarts de finale (aller les 1er et 2 avril, retour les 8 et 9 avril) :
Arsenal (ANG) - Liverpool (ANG)
AS Rome (ITA) - Manchester United (ANG)
Schalke 04 (ALL) - Barcelone (ESP)
Fenerbahçe (TUR) - Chelsea (ANG)

 

Demis-finale (aller les 22 et 23 avril, retour les 29 et 30 avril ) :
Arsenal ou Liverpool - Fenerbahçe ou Chelsea
Schalke 04 ou Barcelone - AS Rome ou Manchester United

 

 




L1 - 29e journée : Les luttes à distance continuent

Posté par Aurélien le 14.03.08 à 12:45 | tags : bordeaux, ligue 1, nancy, ol, om, psg
L'Olympique lyonnais a repris le pouvoir dimanche dernier. Avec 6 points d'avance, les Gones peuvent voir venir. Bordeaux va tenter de recoller en accueillant Strasbourg à Chaban-Delmas tandis que ça va encore beaucoup s'agiter dans le bas du tableau. Ligue 1, 29e journée, c'est parti.


Un Lyon sur le Rocher
L'OL a calmé les ardeurs bordelaises. Leur victoire nette et sans contestation a démontré qu'ils seraient durs à déloger de leur première place. Le déplacement à Monaco sera l'occasion de mettre la pression sur Bordeaux. Mais les lyonnais n'abordent pas ce rendez-vous au mieux. Les voyages à l'extérieur ne leur réussissent que moyennement cette saison et surtout ils devront se passer des services de Juninho et Sidney Govou, les cadres de l'équipe. En même temps, il est incongru de faire passer Monaco pour une grosse écurie cette saison. Le classement de l'ASM (9e) est flatteur eu égard au niveau de jeu développé. Ricardo n'arrive pas à donner du liant à sa formation, qui ne marque que par la grâce de coups d'éclats individuels. Le club princier traverse une mauvaise passe avec 6 matches sans victoire consécutifs en Ligue 1. Un rythme de relégable. Et Monaco n'a marqué qu'à deux reprises au Stade Louis II en 2008 ! Pas de quoi effrayer les Cris, Squillaci et Coupet.

 

Continuer à y croire
Bordeaux connaîtra le résultat lyonnais avant d'affronter Strasbourg. Un avantage, certes, mais qui accentuera la pression sur les Girondins. Seront-ils capables d'oublier la défaite du week-end dernier et de se remettre en selle. Ils devront le faire sans Geraldo Wendel, évidemment indisponible suite à l'attentat d'Anthony Réveillère. Leur adversaire de dimanche ne leur réussit en outre pas vraiment. Sur les 9 dernières rencontres entre les deux club, Bordeaux n'en a gagné qu'une. Les Alsaciens sont cette saison imprévisibles. Capables de perdre à domicile contre Metz et de gagner au Mans, les hommes de Jean-Marc Furlan restent à portée de la zone rouge et essaient de gratter les points un peu partout en vue du maintien. Un match nul ne leur déplairait pas du tout en Gironde. Bordeaux devra donc se méfier s'il souhaite rester à distance raisonnable de l'OL.

 

Réactions attendues
Le match le plus intéressant de la journée oppose Lens à Marseille et. Les Olympiens viennent d'être éliminés de la C3, d'une manière qui a fortement déplu à Eric GeretsPape Diouf. Le président marseillais a déploré une attitude de "nababs, de vizirs" de la part de joueurs qui se croyaient intouchables. La bonne série de l'OM s'est donc achevée en Russie et une réaction des joueurs est attendue avec impatience à Lens. Le podium est en jeu. Les Lensois, eux, n'ont pas réussi à tirer parti de leur match en retard face à Lille, ce qui les rapproche à nouveau de la zone de turbulence. 2 points les séparent de Sochaux, 18e, et une nouvelle défaite à domicile ruinerait le redressement vu depuis le retour de Daniel Leclercq. Lens n'a plus gagné depuis la rencontre mythique de Coupe de la Ligue face au Mans. Les Sang et Or pourront toutefois compter sur le retour de leurs trois recrues hivernales.

 

L2 World
Parmi les autres équipes en danger, Paris et Sochaux doivent profiter de cette journée qu'ils jouent à domicile. Le PSG reçoit Valenciennes, qui reste sur 4 matches sans victoires, dont deux 0-0 consécutifs. Les hommes de Paul Le Guen n'ont eux plus gagné en L1 depuis la réception de Metz en janvier dernier et restent sur deux revers cinglants à l'extérieur. Ce match revêt une importance capitale pour Paris, qui semble au bord de l'implosion. S'il ne retrouve toujours pas Peguy Luyindula et Didier Digard, le PSG enregistre le retour de Jérôme Rothen, le seul capable d'alimenter correctement les attaquants.

 

L'attaque, c'est ce qui a longtemps manqué à Sochaux cette saison. Le problème est en passe d'être résolu. Les Doubistes traversent enfin une bonne période et ont leur destin entre leurs mains. S'ils ont réussi quelques belles performances à l'extérieur, ils n'ont plus remporté le moindre match à domicile depuis le 26 janvier. Face aux solides Nancéens, Melvut Erding, l'homme en forme, aura fort à faire. Les Lorrains eux, continuent leur petit bonhomme de chemin et s'accrochent à leur troisième place. La pression marseillaise se fait sentir mais Nancy tient le rythme.

 

Toulouse sera donc en grand danger, avec un déplacement extrêmement périlleux à Saint-Etienne. Les Verts ne se sont qu'inclinés qu'une fois dans le Chaudron cette saison. Le TFC doit en plus se passer des services d'Achille Emana, suspendu. Le Camerounais est avec Johan Elmander le joueur toulousain le plus dangereux. Elie Baup devra trouver une solution pour pallier cette absence préjudiciable. En cas de victoires des adversaires directs, une défaite les condamnerait pratiquement.

 

En bref
C'est un Metz revigoré qui accueille un Nice en petite forme, un Lorient en panne offensive qui reçoit un Auxerre pas encore sauvé, un Caen déprimé qui se déplace chez des Lillois euphoriques, et des Manceaux toujours ambitieux qui affrontent un Rennes à nouveau convaincant.




Lampard dans l'expectative

Posté par Aurélien le 13.03.08 à 16:21 | tags : chelsea, premier league

S'il fallait citer un nom se référant à Chelsea, celui de Frank Lampard serait le premier à sortir. Fidèle parmi les fidèles, souvent le meilleur sur le pré, le milieu de terrain anglais attend pourtant toujours une nouvelle proposition de contrat.

 

Et les clubs européens sont à l'affût. Barcelone notamment a déclaré à maintes reprises son intérêt pour l'Anglais. Qui ne serait pas intéressé ? Le bonhomme sait tout faire. Récupérer, donner des caviars et marquer. La preuve avec son quadruplé inscrit dimanche face il est vrai à la lanterne rouge Derby Country. 4 buts pour un milieu de terrain, c'est malgré tout une première en Grande-Bretagne.

 

Blues lover
Lampard a beau enchaîné les bonnes prestations, son club ne s'en formalise pas. Lui dont le contrat actuel expire en juin 2009 ne voit arriver aucune offre de prolongation. A son plus grand étonnement. "Le club m'a affirmé plusieurs fois qu'il allait me proposer un nouveau contrat, mais rien n'a été fait.", a-t-il confié au London Evening Standard. Dure de croire à un réel étonnement, plutôt une tentative de presser un peu ses dirigeants. Le joueur semble pourtant sincère dans sa démarche. "Ils n'ont pas arrêter de me dire que quelque chose allait venir mais si rien n'arrive avant l'été, je me retrouverai dans ma dernière année de contrat. Je n'ai pas envie de me retrouver dans cette position". Une situation qui lui permettrait de décider seul de son avenir. Conformément à la loi de la FIFA, il serait en effet autorisé à quitter sa formation en rachetant sa dernière année de contrat, soit environ 7 millions d'euros. Un montant ridicule pour les cadors européens.


Mais Lampard semble heureux à Chelsea. "J'ai dit très clairement que je voulais rester ici. J'adore jouer pour ce club. Je vis les meilleures années de ma carrière." Mais voilà, le club londonien se prépare à une grande lessive l'été prochain et l'international anglais fait partie des joueurs cités (parmi lesquels Drogba, Shevchenko, Pizarro, Malouda). Certains journaux font état de prétentions salariales mirobolantes de la part du numéro 8, qui souhaiterait en réalité toucher le même salaire que Ballack. Au club depuis 7 ans, son départ serait très mal vécu par les supporters de Stamford Bridge. D'où peut-être la lenteur de la réflexion des dirigeants. "Ca s'éternise et ce n'est pas l'idéal pour moi", confie Lampard. Avec son quadruplé du week-end dernier, il vient en tout cas d'accentuer la pression.




Inter : Mancini fait sa girouette

Posté par Edouard le 13.03.08 à 12:24 | tags : inter
Que se cache-t-il derrière le départ avorté de Mancini ? Mardi soir, après l'élimination peu glorieuse de l'Inter en Ligue des champions, Roberto Mancini annonçait son départ à l'issue de la saison. L'entraîneur nerazzurro s'est depuis rétracté, expliquant qu'il voulait remporter la C1 avec le club lombard. Mais le feuilleton n'est peut-être pas fini.


Sur un coup de tête ?

Comme si se faire sortir par Liverpool en huitièmes de finale de la C1 au terme d'une doublé confrontation calamiteuse (0-2, 0-1), marquée par deux défaites, autant d'expulsions, des occasions ratées et un manque de caractère flagrant ne suffisait pas, Mancini avait lancé une bombe lors de la conférence de presse d'après match en déclarant sans qu'on lui est rien demandé que ses "deux prochains mois" seraient "ses derniers à la tête de l'Inter". Le coach au brushing impeccable précisant même que ses joueurs étaient déjà au courant et que sa décision ne dépendait "pas de la défaite de ce soir".


Pris de cours, le président Massimo Moratti avait préféré ne pas commenter à chaud. Mercredi, il a rencontré son entraîneur et l'a convaincu de ne pas rendre son tablier, comme l'annonçait dans la soirée la Gazzetta dello Sport. "J'ai eu une discussion avec Mancini qui m'a confirmé qu'il voulait rester à l'Inter la saison prochaine, et pour toute la durée de son contrat Patrick Vieira et Hernan Crespo, pas toujours tendres avec leur coach dans leurs déclarations. Les lecteurs du quotidien italien semblent d'ailleurs rester très perplexe quant à l'avenir du beau Roberto sur le banc intériste. Selon un sondage réalisée sur la version on-line du journal, ils seraient même plus de 60% à penser qu'il quittera tout de même le club à l'issue de la saison. Affaire à suivre...




L'OM et le mal français

Posté par Aurélien le 13.03.08 à 11:54 | tags : coupe uefa, om

Voilà c'est fini pour l'OM et les clubs français en coupe d'Europe. Les Olympiens ont laissé passer leur chance en Russie en s'inclinant (0-2). Les hommes d'Eric Gerets peuvent nourrir des regrets devant cette élimination largement évitable. Pour la deuxième année consécutive, aucun club français ne sera présent en quarts de finale d'une compétition continentale.

 

Cissé pourra longtemps se ressasser les occasions de l'aller et celle du retourLa vengeance des Russes
"Alalalala, ça change tout pour le match retour ce but d'Archavine". 50 ans de commentaires, dont de nombreux ont accompagné les désillusions de clubs français, alors Thierry Roland sait de quoi il parle. Et ce but encaissé au Vélodrome a effectivement qualifié le Zenith Saint-Petersbourg. Les Marseillais regretteront donc longtemps ce relâchement fatal à quelques minutes de la fin à l'aller mais peuvent aussi s'en vouloir d'avoir raté des opportunités au match retour. Notamment Djibril Cissé qui a manqué juste avant la mi-temps un face à face avec Malafeev, le gardien russe.

 

Et Pogrebniak se chargeait d'anéantir les espoirs phocéens à la 78e minute, pour son deuxième but de la rencontre. L'OM, le représentant français que l'on pensait le plus à même de se qualifier, sort donc par la petite porte, au stade des 8es de finale face au Zenith, comme la saison dernière. Plus de clubs hexagonaux en quarts de finale. Est-ce vraiment une surprise ?

 

Fâché avec l'Europe
Comme le rappelle L'Equipe, c'est déjà la 5e fois en 8 ans que cela arrive. Plus qu'un mauvais cru, cette débandade reflète une tendance qu'il va bien falloir inverser un jour. Gérard Houllier, le directeur technique national français, établit le parallèle avec les clubs anglais. "Si on regarde le championnat d'Angleterre il est plus intense, plus rapide, plus disputé que le championnat de France. Les équipes sont mieux préparées aux combats européens." On en revient donc au débat sur la qualité de la Ligue 1 qui agite si souvent les discussions sur votre blog favori.

 

Et pourtant un Français a réussi à s'installer à la tête de l'UEFASi l'OM et Lyon sont éliminés, ils ont néanmoins réalisé un bon parcours et s'en sortent avec les honneurs. Lyon n'a pas été ridicule face à Manchester (même si justement on leur demandait plus que ça), et Marseille n'est pas passé loin de la qualification. Mais pour les autres, le constat est plus cinglant. Bordeaux n'a jamais paru concerné par la Coupe de l'UEFA, qui servait de laboratoire à Laurent Blanc et de défouloir à des joueurs sous-utilisés. Cela aura au moins eu le mérite de dévoiler tout le talent de Fernando Cavenaghi.

 

Les éliminations de Sochaux et Lens avant même les phases de poule étaient pathétiques, face à des adversaires largement à leur portée. A se demander si on ne devrait pas faire passer un test de motivation aux équipes qui se qualifient par le biais du championnat en coupe d'Europe. Rennes a été risible en poule tout comme Toulouse, dont on comprend mieux aujourd'hui les difficultés sur le plan continental à l'époque.

 

Retour difficile
Niveau de la Ligue 1, manque de motivation, d'ambition des joueurs et entraîneurs, les raisons de ces échecs sont multiples. Les résultats décevants entretiennent le cercle vicieux des clubs français. Déficit de résultat sur la scène européenne, perte de revenus, attractivité proche du néant, manque de compétitivité. Digne d'un cours d'économie. Une nouvelle fois, les téléspectateurs français vont devoir vibrer devant les matches de leur club européen favori (au hasard... Arsenal), M6 se retrouve débarrassé de cette coupe de l'UEFA qui lui empêchait de programmer Nouvelle Star le jeudi soir et Canal Plus commence déjà à revoir à la baisse leur prochaine offre pour les droits télé de la Ligue 1. On a plus qu'à attendre la saison prochaine.




Reyes : il n'y a plus d'espoir

Posté par Aurélien le 12.03.08 à 17:17 | tags : atletico, liga

Considéré comme la future perle du football espagnol à son arrivée à Arsenal en 2004, Jose Antonio Reyes a depuis beaucoup déçu. Son passage à Londres, émaillé de quelques polémiques, n'a pas convaincu. Son prêt au Real Madrid ne s'est pas concrétisé par un transfert et sa venue dans l'autre club madrilène est aujourd'hui un échec. Au point que ses dirigeants se sont résolus à le vendre à la fin de la saison.

 

C'est du moins ce qu'indique le quotidien espagnol Marca. Jesus García Pitarch, le directeur sportif rojiblanco, a admis que Reyes n'entrerait pas dans les plans de l'entraîneur pour la prochaine saison. L'attaquant ne convainc pas. Ses apparitions se font de plus en plus rares et ses statistiques font peur à voir. 10 titularisations seulement, 1 seul match joué en entier, 6 apparitions en coupe de l'UEFA pour un total de ... 0 buts. 12 millions d'euros pour ça, se disent les supporters de l'Atletico, qui n'ont jamais vraiment accepté le joueur en raison de son passé merengue.

 

Arsène s'est trompé
Une nouvelle fois, Reyes déçoit. Une constante depuis son départ prématuré du FC Seville, son club d'origine. Après avoir été recruté à prix d'or par Arsène Wenger en janvier 2004, l'Espagnol pose ses valises en Angleterre. L'école de l'Alsacien semble être l'endroit idéal pour développer ses talents. Reyes réalise quelques bons matches mais ne parvient pas à s'installer comme titulaire indiscutable sur l'aile gauche des Gunners. Surtout, son séjour londonien est marqué par plusieurs incidents diplomatiques. Le gaucher ne se sent pas bien à Londres, a le mal du pays, ne s'entend pas avec certains joueurs. C'est la débandade. Sous la pression médiatique espagnole qui fait largement écho des états d'âme du joueur, Arsenal le lâche en prêt au Real Madrid.

 

Une destination agréable pour un joueur utile mais jamais transcendant. On se dit que, de retour sur ses terres, Reyes va enfin dévoiler tout le talent entrevu à Seville. Si on ne peut pas qualifier sa saison merengue de ratée (30 matches, 6 buts), elle ne le consacre pas comme espérée. Son seul fait d'armes ? Un doublé lors de la dernière journée de la Liga qui offre le titre au Real. Néanmoins insuffisant pour convaincre les dirigeants madrilènes de l'arracher définitivement à Arsenal. Pas question pour autant de rejoindre Londres qu'il ne peut pas supporter.

 

Reyes-Saviola : même combat
Heureusement, dans sa fièvre acheteuse (5e club européen à avoir le plus dépensé à l'intersaison avec 70 millions d'euros), l'Atletico Madrid se manifeste. Là encore, l'espoir de voir éclore un vrai bon joueur de foot est présent. Mais las, on ne peut que constater l'ampleur du désastre. Reyes ne s'impose pas depuis le début de la saison. Ses apparitions sont décevantes, ses stats ridicules et son comportement sur le terrain n'est pas à montrer dans les écoles. 2 cartons rouges et 6 cartons jaunes sur 23 matches joués dont 10 seulement comme titulaire, des performances dignes de Francis Llacer.

 

Le parcours de Reyes évoque celui de l'Argentin Javier Saviola, porteur d'espoir mais trimballé un peu partout faute de constance. Comme l'Argentin, Reyes continue pourtant à être appelé en sélection nationale où là aussi, il joue les doublures. Saviola se perd au Real, Reyes s'enterre chez les voisins colchoneros. L'Espagnol ne devrait donc pas faire de vieux os dans la capitale. C'est ce que laissent penser les dirigeants de l'Atletico, prêts à le laisser partir à moindre coût. La somme de 5 millions est ainsi annoncée comme suffisante pour les débarrasser de cet éternel espoir.




Inter : Triste centenaire

Posté par Edouard le 12.03.08 à 12:05 | tags : inter, ligue des champions, liverpool
Mal en point après la défaite encaissé à l'aller à Anfield (0-2), l'Inter a été éliminé sans gloire par une équipe de Liverpool impeccable tactiquement, en étalant ses limites et son manque de caractère. Et Roberto Mancini d'annoncer sa démission du poste d'entraîneur à l'issue de la rencontre.


Déconfiture totale
Si les supporters nerazzurro ne se faisaient pas trop d'illusions quant aux chances de qualification de leur équipe, avec deux buts à remonter et une défense décimée par la suspension de Marco Materazzi et la blessure d'Ivan Cordoba, respectivement exclu et blessé à l'aller, personne n'avait sans doute soupçonner que l'élimination de l'Inter allait s'accompagner d'un tel tremblement de terre l'année de son centenaire.

Bien placé pour décrocher un second titre consécutif de champion d'Italie (6 points d'avance sur la Roma), le club lombard a encore failli dans les grandes largeurs sur la scène européenne et s'apprête à vivre un été mouvementé avec, en ligne de mire, la succession de Roberto Mancini, qui a annoncé son départ lors de la conférence de presse d'après match, et un probable remaniement de l'effectif. Car ce groupe-là n'a décidément pas les épaules et/ ou le talent pour assumer les ambitions continentales du président Moratti.


Les Reds n'ont pas eu à forcer pour venir à bout de cet InterBurdisso comme Matrix
Certes, l'Inter aura eu pas mal d'éléments contre lui lors de cette doublé confrontation. Privé de ses deux blessés de longue date, Olivier Dacourt et Luis Figo (même si ce dernier figurait hier sur la feuille de match), et avec un Zlatan Ibrahimovic diminué par sa tendinite au genou, le champion d'Italie aura perdu son meilleur défenseur, Cordoba, touché à l'aller, et joué en infériorité numérique 100 minutes sur 180. Ajouter à cela que Liverpool a trouvé la faille à Anfield en toute fin de match, sur un tir dévié de Dirk Kuyt et une frappe de Steven Gerrard passée au travers d'une forêt de jambe. Ça fait beaucoup.

Pourtant, on a du mal à trouver des excuses à cet Inter brouillon et indiscipliné. Aussi bête que les deux jaunes reçus par Matrix en Angleterre, ceux récoltés par Nicolas Burdisso à San Siro auront été lourd de conséquence. Tout comme l'inefficacité du trio offensif aligné par Roberto Mancini : Cruz et Ibrahimovic en pointe, soutenus par Dejan Stankovic. Les deux premiers ont chacun manqué l'occasion de donner un but tout cuit à un partenaire (Cruz à la 29e, Ibra à la 58e), le second a à peu près raté tout ce qu'il a entrepris.

Mancini rend son tablier
Passés une bonne entame de match, où Zlatan, omniprésent, semblait parti pour réaliser une grosse prestation, le jeu de l'Inter s'est étiolé au fil des minutes, à l'image de son Suédois bougonnant. Il capitano Javier Zanetti, Cristian Chivu ou l'inconnu Rivas ont eu beau tenir la baraque, il en fallait plus passer deux ou trois buts à une équipe dirigée par Rafael Benitez. D'autant que Fernando Torres a confirmé sa forme éclatante du moment en convertissant son unique occasion sur une frappe en pivot imparable (64e).


Pour couronner le tout, San Siro n'a pas masqué son mécontentement, sifflant sans ménagement les joueurs remplacés. Et Roberto Mancini a achevé sa conférence de presse en annonçant son départ à la fin de la saison : "Les deux prochains mois et demi seront les derniers à la tête de l'Inter. Je l'ai déjà dit aux joueurs et il est normal de le dire à tout le monde. C'est une décision que j'avais déjà prise et elle ne dépend pas de la défaite de ce soir". Malgré ses deux Scudetti (un sur tapis vert, l'autre sur le terrain) et un troisième en vue, l'Inter va donc devoir repartir de zéro, ou presque, la saison prochaine. José Mourinho ou Rafael Benitez, parmi les noms avancés aujourd'hui dans la presse, auront du pain sur la planche pour inculquer à cette équipe la mentalité européenne.




L1 - 19e journée : Lens rechute

Posté par Aurélien le 12.03.08 à 11:50 | tags : lens, ligue 1, lille

Vainqueur de son voisin lensois à Bollaert, et pour la première fois depuis 2001, le LOSC s'éloigne sensiblement de la zone rouge et atterrit à une flatteuse 11e place. Pour Lens, cette contre-performance rend plus tendue la réception de l'OM dimanche.

 

Monnet-Paquet fait la promotion de Loïc RémyLe poids des absents
Claude Puel a révélé hier au grand jour toute la finesse de sa tactique mise en place depuis le début de la saison : enchaîner les nuls et les matches fades pour surprendre à 10 journées de la fin son rival lensois en attaquant à tout bout de champ. Et oui, les Dogues ont poussé, attaqué et même marqué dès le début de la rencontre. Cela faisait 3 matches que les lillois n'avaient pas inscrit le moindre but. Alors en planter deux était synonyme de véritable orgie pour les supporters.


Trêve de railleries. Lille a su se montrer mieux organisé, plus volontaire qu'un Lens brouillon et finalement trop dépendant de ses recrues hivernales. Boukari n'a pas fait oublier Loïc Rémy, et Laurenti, arrière droit de formation, n'a pas le même talent que Nadir Belhadj. Quant à Aruna Dindane, ses manques à la finition ont fait regretter Toifilou Maoulida. Côté lillois, les absences de Pierre-Alain Frau et Rio Mavuba sont passées inaperçues. Avec Makoun, Cabaye et Dumont, Lille possède une armada de milieux défensifs de grande qualité.

 

Bastos, comme son nom l'indiqueLille respire, Lens retient son souffle
S'il ne possède toujours pas d'attaquant régulier, Puel peut malgré tout compter sur son milieu gauche Bastos, auteur du premier but hier, et qui est capable de déstabiliser n'importe quelle défense lorsqu'il est en forme. Un peu le Wendel lillois : beaucoup de mouvements et une grosse frappe du gauche. Le LOSC peut envisager l'avenir plus sereinement. Le maintien n'est certes pas acquis mais Puel dispose d'une marge de manœuvre confortable.


Par contre, tout est envisageable à Lens. Après son bon mois de février, Lens semblait enfin guéri de sa première moitié de saison catastrophique. Le match d'hier démontre que l'équilibre reste fragile et qu'il faudra batailler jusqu'au bout. Les Sang et Or sont à portée du PSG et de Sochaux (2 points d'écart). Une victoire de ces deux clubs conjuguée à une contre-performance face à Marseille et Lens se retrouverait relégable. Avec les 3 recrues de retour, le tandem JPP-Leclercq n'aura plus d'excuses.




L1 : Nancy s'accroche

Posté par Edouard le 11.03.08 à 18:36 | tags : ligue 1, nancy
Oublié par les médias, plus préoccupés par le duel Lyon - Bordeaux et la remontée fantastique de l'OM au classement, l'ASNL est retombé dans l'anonymat mais engrange à nouveau de bons résultats.

La CAN digérée
A bloc au cours de la première moitié de saison, Nancy s'est payé un coup de barre légitime et prévisible (nous l'annoncions ici) entre le mois de janvier et début de février. 2 défaites et 3 nuls en Ligue 1, élimination en Coupe de la Ligue face à Lens (0-3) et en Coupe de France contre Carquefou (1-2), ça n'allait pas fort pour la formation de Pablo Correa, privé de quatre éléments partis à la CAN (Michaël Chrétien, Youssouf Hadji, Monsef Zerka et Landry N'Guemo).


Bordeaux en avait profité pour lui souffler la 2e place et, déjà, on évoquait le retour implacable des Marseillais, arrivés eux à plein régime après une début de saison difficile. De fait, après avoir compté jusqu'à 16 points de retard sur l'ASNL, au soir de la 10e journée, l'OM version Eric Gerets a fondu sur l'équipe au chardon. Mais le passage de témoin entre les valeureux nancéens et l'armada offensive du club phocéen ne se fera pas aussi facilement qu'on aurait pu le croire. S'il a bien lieu.


Malgré la branlée reçu à Sainté (0-4), Nancy n'a pas baissé les brasPicot toujours imprennable
Retombé dans un anonymat qui lui va très bien, Nancy a ressorti la tête de l'eau ses dernières semaines, empochant trois victoires et un nul lors de ses cinq dernières sorties en L1, toute au stade Marcel Picot, forteresse toujours inviolée (10 victoires, 4 nuls). La claque reçue à Saint-Etienne (0-4) n'aura donc été qu'un avertissement sans frais. L'ASNL n'a certes pas retrouvé la brillance qu'on avait pu apercevoir, parfois, au cours des match allers. Mais le brin de réussite qui lui manquait, oui. Et c'est déjà beaucoup.


Samedi, lors de la réception de Monaco, les Correa boys ont ainsi ouvert le score sur un but contre son camp de Modesto et évité un retour de l'ASM grâce à l'arrêt de Bracigliano sur le penalty de Serge Gakpé. Une première en L1 pour le portier qui a raconté l'action sur le site officiel de l'ASNL : "Je voulais plonger sur ma droite, mais me suis dit au dernier moment que mon instinct ne m'avait pas porté chance lors des penaltys précédents. J'ai donc changé d'avis sur un dixième de seconde. J'ai ensuite la part de réussite obligatoire dans ce type d'exercice. C'est une satisfaction, mais ce qui me rend heureux, c'est surtout la victoire qui a suivi."

Le vent aurait-il donc tourné pour les Lorrains ? Le déplacement à Sochaux, samedi prochain, puis le derby face à Metz, dans quinze jours, nous en diront plus. Mais les Nancéens auront besoin de toute leur force mentale, ainsi que du retour en forme de leurs atouts offensifs, pour démentir les observateurs du championnat de France qui ne se demandent plus si, mais quand l'OM va récupérer la 3e place du podium.




Bouchers du foot : Wendel s'en sort bien, Réveillère aussi

Posté par Edouard le 11.03.08 à 13:02 | tags : bordeaux, infirmerie, ol
Wendel avant l'impactTouché durement lors de Lyon - Bordeaux (4-2), Geraldo Wendel devrait finalement être éloigné des terrains deux à trois semaines. Mais son agresseur, Anthony Réveillère, court toujours.


Haro sur les boites

Déformation médiatique oblige, depuis la grave blessure subie par Eduardo da Silva lors de la rencontre Birmingham - Arsenal, les tacles dangereux sont regardés à la loupe. Dans quelques temps, nous serons peut-être passés à autre chose. Mais d'ici là, on ne se privera pas de le répéter, ces gestes sont à bannir des terrains de football et il serait grand temps que les instances dirigeantes se penchent sur la question.


La semaine dernière, nous évoquions sur ce blog un nouvel attentat qui avait mis l'ailier du Real Madrid Arjen Robben sur le carreau dans des circonstances similaires (tacle avec le pied largement décollé du sol), mais avec une issue moins tragique (entorse de la cheville). Re belote ce week-end en L1 lors du choc entre Lyon et Bordeaux (4-2), où Anthony Réveillère y est allé un peu trop gaiement sur la jambe de Geraldo Wendel, qui n'est pas passé loin de la fracture de la cheville.


La non sanction de Pagis pour une faute sur Krupoviesa avait dégénéré lors de Rennes - OMLa non-décision de M. Bré
Si Martin Taylor et Quique Alvarez, les bourreaux d'Eduardo et Robben, ont au moins été exclus du terrain après leur méfait, l'arrière droit lyonnais a lui bénéficié d'une curieuse clémence de la part de M. Bré, qui lui directement adressé un carton jaune et n'a pas daigné passer au rouge après la sortie de Wendel sur civière. Le règlement permet pourtant d'alourdir la sanction administrative dans de tel cas.


Cette non décision de M. Bré est d'autant plus dommageable que "la commission de discipline de la LFP n'a pas la pouvoir de changer une sanction", comme le rappelle Joël Quiniou ce matin dans L'Equipe. La faute à la jurisprudence Ilunga, exclu lors d'un OM - Toulouse (1-2) pour un second carton jaune injustifié. La commission avait tenté de lui retirer mais avait été déjugé par la FFF et la commission supérieure d'appel qui avait confirmé la suspension du Toulousain. Sur la foi de ce précédent, Pagis n'avait à l'inverse pu être sanctionné après coup suite à une faute grossière commise sur Krupoviesa lors de Rennes - OM (3-1).


Deux poids, deux mesures ?

Alors que le fléau des tacles dangereux mérite une réflexion au niveau international (Sep Blatter a d'ailleurs pris position sur le sujet), le championnat de France se trouve donc dans l'incapacité de punir a posteriori un joueur coupable d'une agression. Ce qui met encore un peu plus de pression sur les décisions prises "en direct" par des arbitres déjà sous le feu des critiques.


Mais pour l'ancien entraîneur de Sochaux Frédéric Hantz, le cas Réveillère soulève également des questions concernant la différence de traitement accordée aux ténors de la L1. "Si l'arrière droit qui fait cette faute joue pour Valenciennes, Metz ou Lorient, à partir du moment où le joueur sort sur civière, on se demande s'il (l'arbitre) ne serait pas revenu pour lui mettre un carton rouge", a expliqué Hantz sur le plateau de l'Equipe TV. "Même à vitesse réelle, la faute est grave. On a déjà vu des arbitres mettre un carton rouge bien après la faute." Et l'issue de Lyon - Bordeaux aurait peut-être été différente...


Le tacle de Réveillère sur Wendel :

 




L1 -19e journée : Un derby de retard

Posté par Aurélien le 11.03.08 à 12:18 | tags : lens, ligue 1, lille

Match reporté de la 19e journée, Lens-Lille, le grand derby du Nord, tombe en pleine ch'timania. Après le film, le duel des deux grandes forces footballistiques attirera-t-il autant de monde ? La fête aura en tout cas bien lieu ce soir à Bollaert.

 

Dindane sera la menace principale pour les DoguesSans les recrues
Prévue le 23 décembre, la rencontre avait été annulée pour cause de gel du terrain. A cette époque, Lens était 18e et relégable, avec un point de retard sur Lille, 17e. Pas fameux. La donne n'est que légèrement différente aujourd'hui. Les deux clubs ne sont pas à l'abri de la relégation et le match de ce soir représentera une véritable bouffée d'oxygène en cas de victoire. Et dire que l'année dernière, Lille et Lens bataillaient dans le haut du tableau.

 

Le match n'en garde pas moins sa saveur, notamment pour toute une région qui s'est trouvé un nouveau leader avec Valenciennes. Il va aussi permettre de juger le comportement de ces deux clubs sans leurs recrues de l'hiver (qui n'étaient pas arrivées au moment auquel devait se jouer le match). Lens s'est véritablement transformé avec les arrivées de Toifilou Maouilda, Nadir Belhadj et Loïc Rémy. Vont-ils retomber dans leurs travers sans eux ? Les Sang et Or pourront néanmoins compter sur leur leader Hilton et leur international ivoirien Aruna Dindane.

 

Martel n'a pas l'air convaincu parle recrutement du LOSCSeydoux est dur à la fois
C'est d'ailleurs ce qui fait tiquer Claude Puel. Le 23 décembre dernier, le Brésilien était de retour de blessure après trois mois d'absence et le buteur suspendu. Lens s'avançait donc sans ses deux meilleurs éléments et en situation de crise sportive avancée. De quoi faire réagir Michel Seydoux, président du LOSC, voyant dans l'annulation la touche de Gervais Martel, "un monsieur, dans le Nord, qui oublie de mettre le chauffage quand il gèle parce que son équipe ne va pas bien."

 

Une petite pique qui n'a pas déclenché de polémique mais qui ajoute un peu de piment à cette rencontre entre le 15e et le 16e de Ligue 1. Sans le poids offensif habituel lensois et avec la formation lilloise bien regroupée autour de 3 milieux défensifs axiaux, on peut s'attendre à un match nul, spécialité des Dogues cette saison (15 nuls). Une victoire d'un camp comme de l'autre les ramènerait à 3 points des Valenciennois. Histoire de batailler au moins pour le leadership régional.




Torres - Gerrard : Une affaire qui roule

Posté par Edouard le 10.03.08 à 18:22 | tags : liverpool, premier league
A Liverpool, Torres s'amuse comme un petit fouMalgré un nouveau parcours chaotique en Premier League et les rumeurs évoquant un possible rachat d'une partie du club, une rayon de soleil aura illuminé la saison de Liverpool, l'attaquant espagnol Fernando Torres, déjà auteur de 25 buts sous le maillot des Reds, et complément parfait du capitaine Steven Gerrard.


Non content d'avoir inscrit deux triplés consécutifs à Anfield face à Middlesbrough (3-2) et West Ham (4-0), ce qui n'était plus arrivé depuis Jackie Balmer en 1946, Fernando Torres a encore régalé le KOP ce week-end en marquant face à Newcastle après avoir réalisé la feinte du siècle tenté par Pelé contre le Mexique, lors du Mondial 1970. Actuellement dans une forme olympique, le Niño de l'Atletico Madrid est définitivement devenu grand sur les bords de la Mersey.


Record en vue
19 buts en Premier League, 3 en Ligue des champions et autant en Carling Cup, Torres a prouvé en quelques mois qu'il ne faisait pas hurler que les jeunes filles, mais aussi les statistiques. Avec 11 journées à disputer, l'international espagnol a déjà égalé son meilleur total en championnat (qui date de la saison 2003/2004) et rejoint Emmanuel Adebayor à la seconde place du classement des topscorers, à deux longueurs de Cristiano Ronaldo.


Une adaptation fulgurante qui surprend jusqu'à son manager et compatriote, Rafael Benitez : "Lorsqu'on a signé Fernando, on savait qu'il avait des qualités, de la vitesse, de la puissance. Mais je suis un peu surpris de le voir marquer avec une telle régularité. Ce n'est pas facile pour quelqu'un qui vit sa première année en Angleterre." Et ce dernier le voit maintenant battre le record du plus grand nombre de buts marqués par étranger lors de sa première saison en Angleterre, détenu par Ruud van Nistelrooy avec 23 réalisations.
 

Torres - Gerard, une assoc' qui fait des dégâtsTorres - Stevie, amis pour la vie
Buteur dès son premier match face à Chelsea (1-1), nommé joueur du mois de février en Premier League, Torres préfère lui souligner sa superbe entente avec Steven Gerrard, qui a permi à Liverpool de ravir la 4e place à Everton. "Je suis très content de mon association avec Stevie, et c'est réciproque. Il faut qu'on joue comme ça pendant encore longtemps. Chacun sait quelle course l'autre va faire, où il se trouve. Je marque, Stevie marque, et l'équipe gagne. C'est qu'il y a de plus important."


Le capitaine des Reds a également fait l'éloge de son coéquipier, avec en perspective le huitième de finale retour de C1 face à l'Inter. "Le mec qui va remplacer Materazzi ne doit pas être impatient de jouer 90 minutes contre Fernando. On va essayer de les prendre en contre, et dans ce secteur de jeu, Torres est le meilleur. Je ne l'échangerai contre aucun attaquant au monde. Il est dangereux à chaque match, il peut jouer à deux devant ou tout seul, et s'adapte parfaitement. Quand on voit l'impact qu'il a ici en juste quelques mois, je crois que plus personne ne peut brandir le temps d'adaptation comme excuse." Shevchenko, si tu entends ?




Pauvre Ligue 1

Posté par Aurélien le 10.03.08 à 17:20 | tags : ligue 1
Dès le départ on se doutait que cette 28e journée de Ligue 1 ne serait pas très reluisante, mis à part Marseille-Sainté et Lyon-Bordeaux. Et cette intuition était bonne. Quatre 0-0, des matches sans buts, sans spectacle, bref sans relief qui ont juste permis de zapper France 2 Foot.


A quel match Louis Nicollin a-t-il assisté samedi soir ? 2 places pour Lorient-VA à gagnerCanal + ne s'y était pas trompé et avait décalé son Jour de Foot à 23h30 pour laisser place à Jour de Rugby. 20 ans de présence dans le football français, ça aide à y voir plus clair. Ceux qui étaient samedi soir devant leur télé ont donc pu admirer les 12 buts inscrits en 8 rencontres (dont 5 durant le très glamour Strasbourg-Metz).

 

45 x 0-0 = 0
Le cauchemar avait commencé avec le spectacle désolant offert par PSG-Rennes en fin d'après-midi. Pas de rythme, pas plus de 3 passes correctes consécutives et un but de la crête signé d'un fan de tecktonik. Ce match a donné le ton de la soirée foot qui nous attendait. Avec quatre rencontres se terminant par un score vierge (et pour la 2e fois d'affilée), on n'est pas passé loin du record de 0-0 dans le championnat. Nancy aurait pu faire cet effort mais Modesto a marqué lui aussi contre son camp. Quand ça veut pas... Au passage, notons que cette journée de Ligue 1 porte à 45 le nombre de 0 à 0 vus cette saison. Environ 1 match sur 5 se termine donc par un score nul et vierge (16,1 %, le plus gros ratio). A titre de comparaison, seules 23 rencontres se sont achevées sur ce score en Italie, championnat pourtant réputé frileux, en 27 journées. *

 

L'ampleur du désastre était telle que Steve Savidan s'excusait au micro de la chaîne cryptée de la pauvreté du jeu lors d'un Valenciennes-Lille désespérant/à mourir de rire. Après un Nice-Le Mans et un Auxerre-Lens du même accabit, Toulouse laissait le soin aux visiteurs sochaliens de planter 2 buts (quelle folie !) avant de se réveiller après le but tardif d'Achille Emana. Bref, une journée de Ligue 1 destinée à promouvoir les championnats étrangers et l'Equipe du dimanche. Heureusement, le choc entre Lyon et Bordeaux a tenu ses promesses et l'OM a cotisé de deux buts pour obtenir au final un compte rond. 20 buts en 10 matches. Ouf.

 

* Autres exemples : 19 fois 0-0 en Espagne en 27 journées, 22 fois en Angleterre en 29 journées.




Valence : Plus dure sera la chute

Posté par Edouard le 10.03.08 à 15:46 | tags : liga, valence
Le calvaire de Valence en championnat d'Espagne s'est poursuivi ce week-end avec une nouvelle contre-performance à Mestalla, où les hommes de Ronald Koeman ont concédé le nul face au Depor (2-2) après avoir mené 2-0. Pire équipe de la Liga à domicile, le club Che stagne à six points des places européennes avant d'entamer une semaine de tous les dangers.


La paella façon Koeman ne réussi pas aux joueurs de ValenceKoeman le fossoyeur
Aussi catastrophique que le remplacement de Laurent Fournier par Guy Lacombe au PSG, sous la direction de Pierre Blayau, le limogeage de Sanchez Quique Flores restera probablement comme la pire décision présidentielle de la saison en Liga. Valence était alors 4e à quatre points du leader madrilène en championnat, et à un point de la 2e place de son groupe en C1. Pas de quoi s'affoler, donc. Sauf pour le président murcielago Juan Pablo Soler, persuadé que son équipe avait les moyens de gagner la Liga et rivaliser avec les grosses cylindrées européennes en Ligue des champions. Défense de rire.


A ne pas vouloir se contenter à court terme de son destin de Liverpool espagnol, en décrochant la 3e ou la 4e place qualificative pour le tour préliminaire de la C1, Soler a donc tout foutu en l'air en nommant Ronald Koeman au poste d'entraîneur après seulement dix journées disputées. A peine arrivé, le technicien batave envoyant Canizares, Angulo et Albelda (soit l'épine dorsale de Valence) en pré-retraite, pour recruter un jeune argentin prometteur mais exhibitionniste et porté sur l'alcool, Ever Banega. Les résultats ne tardaient pas à se faire sentir. Mais pas vraiment dans le sens espéré. En 9 journées, Quique Flores avait récolté 18 points. Koeman en a pris autant, mais en 17 matchs. Cherchez l'erreur...

Les jeunes Banega et Sunny, abattus après la remontée du Depor (2-2), dimanche à MestallaBienvenue chez los Che
Pis, les performances de Valence à domicile, grief majeur adressé à Flores, sont toujours aussi catastrophiques. En témoigne la réception du Deportivo La Corogne (2-2), dimanche, une équipe à la lutte pour le maintien. Même en menant 2-0 après 24 minutes de jeu, les partenaires de David Villa ont un mal fou à s'imposer devant leur public. Après l'égalisation de Lafita (45e), il leur restait pourtant une mit-temps pour se refaire. Mais rien n'y fait, le Valencia est bien la pire équipe à domicile de la Liga, ex aequo avec trois formations (le Depor, Levante et Murcie), grâce à une différence de buts calamiteuse (-8, avec 15 buts pour et 23 contre).

Le problème, c'est que personne ne parvient à identifier le problème, comme l'a reconnu Juan Manuel Mata, auteur de l'ouverture du score. "Je suis sûr une bonne série de buts, mais la sensation que j'ai, c'est de la tristesse parce qu'on n'a pas réussi à gagner le match. On aurait dû prendre les trois points, et eux, en deux actions, ils nous ont rattrapé. Ils ont mieux serré le jeu et nous ont laissé peu d'espaces, c'était une situation frustrante. En championnat, l'équipe ne décolle pas et on ne sait pas ce qui nous bloque et nous rend les matchs si compliqués."


A six points de la 6e place, synonyme de Coupe de l'UEFA, Valence s'apprête en prime à vivre une semaine cruciale avec la réception de Séville et un déplacement au Real Madrid, en Liga, entrecoupés par le quart de finale retour de Coupe du Roi face à Barcelone (1-1 à l'aller au Nou Camp). Un virage à bien négocier pour ne pas totalement sombrer dans le ridicule.




Sochaux n'est pas mort

Posté par Aurélien le 10.03.08 à 12:31 | tags : ligue 1

Vainqueur du match de la mort à Toulouse, le FC Sochaux est revenu à hauteur du PSG, premier non-relégable. Une belle performance quand on se souvient que les Lionceaux végétaient à 6 points du 17e il y a encore 3 journées.

 

Entrapineur rigoureux, Gillot a redonné confiance à un groupe démoraliséUn véritable Gillot de sauvetage
Si il y a bien un changement d'entraîneur qui a porté ses fruits, c'est celui effectué par le président Jean-Claude Plessis. L'arrivée de Francis Gillot la tête du groupe sochalien a tout changé. Lorsqu'il débarque dans le Doubs début janvier, Sochaux n'a que 3 victoires au compteur pour 9 défaites. Avec l'ex-entraîneur lensois, les comptes passent au vert : 9 matches, 4 victoires, 3 nuls, 2 défaites.

 

19e depuis la 14e journée, Sochaux n'a jamais abdiqué. Le manque de réussite et les décisions arbitrales défavorables, lot de toutes les équipes en difficulté, ne sont plus que de lointains souvenirs. Maintenant, les Lionceaux exploitent les erreurs adverses, comme à Toulouse samedi, et parviennent à tenir un score. Une solidité retrouvée dont Gillot a été l'artisan, comme le confirmait le gardien Teddy Richert à L'Equipe. "Oui, il a su nous transmettre un message qui a bien été entendu par tout le monde. Il a pointé du doigt les efforts qu'on devait tous fournir et la solidarité que l'on devait afficher. Il a également été très pointilleux sur des détails, comme le repositionnement des attaquants par exemple. Il nous a garantit qu'on aurait des jours meilleurs." Et il n'a pas menti.

 

Dalmat a mis le temps, mais pourrait bien s'avérer enfin décisifMano à mano
Au-delà de l'aspect collectif, Gillot a pu compter sur le retour de l'homme de base de la défense, Jérémie Bréchet, qui a terriblement manqué durant son absence. Les individualités sensées porter le groupe reprennent aussi du poil de la bête à l'image d'un Stéphane Dalmat enfin convaincant face à Toulouse ou d'un Romain Pitau retrouvé. Sochaux en aura bien besoin pour affronter un calendrier assez relevé : Nancy (3e), Marseille (4e) et Nice (6e) sont au programme.

 

La prochaine journée sera déjà l'occasion de prendre de l'avance sur Toulouse, qui effectue un périlleux déplacement à Saint-Etienne, et de rester au plus proche du PSG, qui accueille Valenciennes. Le PSG, nouveau lièvre de Sochaux après Toulouse. Le Téfécé comptait 9 points d'avance à la trêve sur les Doubistes. Ils en ont désormais 2 de retard. Paris n'est devant qu'à la différence de buts (-5 contre -8) et vit une période très difficile. Il reste 10 tours de piste aux Lionceaux pour sortir d'une zone rouge, qu'ils fréquentent continuellement depuis octobre dernier. La lutte pourrait atteindre son apothéose lors de la 38 et dernière journée, et un certain Sochaux-PSG...




Le week-end des Français de l'étranger : Ribéry, bien sûr

Posté par Edouard le 10.03.08 à 11:53 | tags : foot en vidéos, liga, premier league, série a
Et encore une Une de Sport Bild sur Kaiser FranckAu risque de rendre cette rubrique redondante, nous sommes dans l'obligation de vous compter une nouvelle fois les exploits de Franck Ribéry, buteur ce week-end lors de la victoire du Bayern devant Karlsruhe (2-0). Au terme d'une chevauchée dans la défense du promu, Francky a signé sa 6e réalisation de la saison en Bundesliga, confirmant son excellente forme en ce début d'année 2008 (3 buts et 7 passes décisives). Et Oliver Kahn de comparer son coéquipier à Zinedine Zidane, pour "le rythme qu'il instille à la partie et par les choses qu'il fait sur le terrain."

"Ribéry a été au dessus du lot aujourd'hui, il était partout", a également reconnu le capitaine de Karlsruhe, Maik Franz. Les éloges ne sont pas prêtes de tarir pour celui qui avait gagné jeudi dernier un pari de 100 euros avec Mark van Bommel, en transformant un coup franc face à Anderlecht en Coupe de l'UEFA (5-0).


Trezeguet rit

Condamné à briller pour entretenir l'espoir d'une sélection dans le groupe France pour l'Euro 2008, David Trezeguet a retrouvé le chemin des filets avec la Juventus de Turin, dimanche sur le terrain de la Genoa, (2-0), 40 jours après son doublé à Livourne. Il rejoint ainsi Boriello, qui avait profité de son passage à vide, en tête du classement des buteurs avec 16 réalisations.


Malouda Blues
De plus en souvent relégué sur le banc ou en tribune, Florent Malouda n'a pas profité de sa titularisation en FA Cup face à Barnsley (D2) pour défendre sa cause personnelle. Sorti au bout d'une heure de jeu, il n'a pu empêcher la défaite surprise de Chelsea (0-1), pas plus que Nicolas Anelka, a peine plus actif.


Auteur d'un bon match, Patrice Evra n'a pu empêcher l'élimination de Man ULass but not least
Décrié pour son depart d'Arsenal en direction de Portsmouth, cet hiver, Lassana Diarra a encore démontré ce week-end que son choix sportif n'était pas si saugrenu. Avec ses partenaires, le joueur formé au Havre a créé la surprise sur la pelouse de Manchester United (1-0), en quart de finale de la FA Cup, et signé un gros match, tout comme son coéquipier Sylvain Distin. Dans le camp adverse, Patrice Evra a été un des meilleurs Mancuniens, mais a vu sa violente frappe du gauche sauvée David James.

En bref
Les French Gunners d'Arsenal (Gallas, Sagna, Clichy, Flamini) ont encore lâché des points en Premier League en ne parvenant pas à vaincre Wigans sur son terrain (0-0) ; Du côté de Barcelone, Abidal, Thuram et Henry ont perdu à domicile devant le Villarreal de Robert Pires (1-2) et voient le titre s'échapper en Liga ; Vieira a joué 72 minutes lors de la victoire de l'Inter contre la Reggina (2-0) ; Mexès a livré une très bonne prestation au cours de la victoire de l'AS Rome à Naples (2-0) mais s'est blessé à la hanche en fin de match.




OL 4 – 2 Bordeaux : Lyon reste le patron

Posté par Edouard le 10.03.08 à 00:16 | tags : bordeaux, ligue 1, ol

Le choc de la L1 entre le leader et son dauphin a tourné à l'avantage de Lyon, qui a fait parler sa supériorité face à Bordeaux (4-2). Auteur d'un entame tonitruante avec un doublé de Mathieu Bodmer (12e, 24e), le champion a toutefois eu du mal à plier le match et concédé deux buts sur un coup franc de Gerald Wendel (35e) et un penalty de Fernando Cavenaghi (60e). Mais grâce Karim Benzema (50e), puis Kader Keita dans les arrêts de jeu, l'essentiel a été préservé pour les hommes d'Alain Perrin qui comptent désormais 6 points d'avance au classement.

Le résumé complet d'OL - Bordeaux

 

 

Bodmer, Keita et Benzema, les trois buteurs lyonnais, ont redonné un peu d'air à leur équipe au classement - Panoramic



L1 – 28e journée : Le titre et le maintien en ligne de mire

Posté par Aurélien le 07.03.08 à 15:38 | tags : bordeaux, les verts, ligue 1, nancy, ol, om, psg

Nous y voilà enfin. La 28e journée et son Lyon-Bordeaux si important. Cela faisait longtemps qu'une équipe contestait autant la suprématie lyonnaise si près du but. Outre ce choc, la Ligue 1 nous offre quelques belles affiches et notamment un classique Marseille-Saint-Etienne.

 

"On va jouer le prochain match à Lyon comme une finale. Je pense, tout le monde pense que le championnat se joue la semaine prochaine. Si Lyon gagne, ce sera sans doute fait pour leur septième titre. Si on gagne, on jouera le titre jusqu'au bout." Geraldo Wendel le disait la semaine dernière après la victoire sur le PSG, ce Lyon-Bordeaux a des allures de finale de la Ligue 1. Même si, bien sûr, rien ne sera joué quelque soit le résultat de la rencontre.

 

Feindouno ira défier M'Bami dimanche pour un match de prestigeL'OM en conquête
Le choc entre le leader et son dauphin occulte le reste de la journée, qui promet pourtant de belles affiches. La plus remarquable est bien sûr celle opposant l'OM à l'ASSE pour un classique du championnat de France. La tâche s'annonce ardue pour les Verts, qui, s'ils se sont remis dans le bon chemin, vont affronter une équipe phocéenne en pleine confiance. Les Stéphanois n'ont d'ailleurs plus gagné au Vélodrome depuis la saison 1979/1980. Mais les hommes de Laurent Roussey, si mauvais à l'extérieur cette année, ont acquis il y a deux semaines leur deuxième victoire loin de leurs bases (à Caen).

 

L'OM, de son côté, cherchera à poursuivre son excellente série à domicile (10 victoires consécutives). Mais Eric Gerets devra se passer de services de Jacques Faty, touché hier soir, et n'est pas sûr de pouvoir compter sur Mamadou Niang. De toute façon, le Belge a prévenu de faire "tourner pour tenir compte de la fatigue et des petites blessures" de son effectif. L'occasion peut-être de revoir Karim Ziani, Elliot Grandin, Kanga Akalé ou bien Bolo Zenden. Reste à savoir si les joueurs appelés à suppléer les titulaires épouseront la forme du moment.

 

Ederson est moins performant depuis quelques semainesUn sursaut niçois ?
Surtout, l'OM a l'occasion de créer le trou sur ses poursuivants Le Mans et Nice, qui s'affrontent au stade du Ray. Les Aiglons devront se remettre dans le bon sens, eux qui n'ont plus gagné depuis le 20 janvier dernier et qui se sont remis à portée de fusil des clubs du ventre mou. Il leur faudra pour cela reconquérir leur stade, pris à défaut lors des deux dernières rencontres (Marseille et Auxerre). Le troisième, Nancy, a stoppé l'hémorragie mais sans convaincre. La réception d'un Monaco mal en point est l'occasion idéale pour rester à distance raisonnable des Olympiens. Les Nancéens devront se passer des services de leur attaquant brésilien Kim, blessé au pied. Une mauvaise nouvelle pour le secteur offensif lorrain, en panne ces derniers temps.

 

Le match de la peur et le match qui fait peur
Toulouse-Sochaux. L'une de ces deux équipes sera vraisemblablement en Ligue 2 la saison prochaine. C'est le Lyon-Bordeaux inversé du championnat. Le gagnant n'est pas sauvé mais inflige à l'autre un sacré coup au moral. "C'est une affiche qui peut aider à remonter", assure Elie Baup. Apparemment, le coach à la casquette tirait une N'Gog pourrait débuter la rencontre, comme au match allercroix sur certains matchs quand on lit ça...Seul un point sépare les Toulousains des Sochaliens, le match de la peur. Celui qui fait peur, c'est Rennes-PSG. Parce que qui a vu les derniers matchs des deux formations sait que l'on peut atteindre sur cette rencontre des sommets de médiocrité. Surtout sansJérôme Rothen, malade, ni Sylvain Wiltord, probablement non titularisé. C'est sur le plan comptable que le match revêt toute son importance. Paris a besoin de points et pourrait en cas de contre-performance se retrouver relégable. Le club de la capitale ne pourra pas s'appuyer sur Peguy Luyindula ni sur Pedro Pauleta, tandis que Rennes retrouve son homme de base John Mensah.

 

En bref
Lens se déplace à Auxerre avec le même besoin de s'éloigner de la zone rouge. Caen va tenter d'endiguer sa mauvaise série en accueillant Lorient. Strasbourg reçoit Metz tandis que Lille se rend chez le voisin Valenciennes pour un nouveau derby nordiste.




Mirallas reprend le flambeau

Posté par Aurélien le 07.03.08 à 13:06 | tags : ligue 1, lille

A Lille, Nicolas Fauvergue et Kevin Mirallas sont plus complémentaires dans leurs déclarations que sur le terrain. Après les critiques de l'attaquant français samedi dernier suite à la défaite face à Lyon, c'est le buteur ( ?) belge qui a remis en cause les choix tactiques "frileux" de Claude Puel dans des propos accordés à la RTBF.

 

"Lille vit une saison difficile. Avec un entraîneur qui prône une tactique défensive, ce n'est pas évident, pour les joueurs offensifs, de prendre du plaisir", a-t-il lâché à Bruxelles alors qu'il assistait au match Anderlecht-Bayern Munich. Une déclaration qui rappelle donc celle de Fauvergue samedi dernier, qui avait critiqué le système de jeu à un attaquant, mis en place ce jour là par Claude Puel.

 

1 but en 24 matches
Ce dernier, réputé pour son intransigeance, avait de suite réprimandé son attaquant, l'écartant du groupe. "Pour moi ça reste un épiphénomène. Je ne veux pas donner plus d'importance que cela n'en mérite à cela", avait déclaré le coach lillois, en froid depuis longtemps avec son joueur. "C'est une grosse sortie de route qui n'est pas la première et qui, malheureusement, ne sera pas la dernière." La sanction infligée à Fauvergue n'a pas refroidi Mirallas qui s'y est donné à cœur joie. Cela fait écho à ce que disait son coéquipier, arguant que nombre de lillois étaient de son avis, avant que Makoun et Obraniak ne démentent.


Kevin Mirallas, l'attaquant le plus utilisé par Puel cette saison, s'expose donc à la colère de son entraîneur et à une mise à l'écart. Et pourtant, le jeune Belge est actuellement en pourparlers avec son club pour une prolongation, apparemment difficile. "Le club et moi négocions un nouveau contrat mais je ne suis pas d'accord (avec tout) ce qu'on me propose. Il y a un différend avec le coach". Le différend a désormais pris plus d'ampleur. Et on ne peut que souligner les statistiques faméliques de Mirallas : 1 but en 24 matches de Ligue 1. Mais ça c'est de la faute à Puel...




Coupe de l’UEFA : L’OM continue sur sa lancée

Posté par Aurélien le 07.03.08 à 12:04 | tags : bayern, coupe uefa, foot en vidéos, om

Après le Spartak, c'était le Zenit Saint-Petersbourg qui se présentait au Vélodrome hier soir. Et ils ont failli repartir, comme leurs compatriotes il y a 3 semaines, avec un 3-0 dans leurs valises. Malheureusement pour l'OM, Archavine marquait un but qui autorise les Russes à croire à la qualification.

 

Cissé félicite le passeur Taiwo après son premier butLes Marseillais ont pourtant livré une nouvelle fois un grand match, offrant un festival offensif qui aurait pu aboutir à une correction. "Le résultat logique, ça aurait dû être 7 ou 8 à 1", a même lancé Eric Gerets à la fin du match. En alignant la meilleure équipe possible, le coach belge a encore montré qu'il ne galvaudait pas cette coupe de l'UEFA, contrairement à Bordeaux. Bien lui en a pris.

 

Presque parfait
Avec un but de Djibril Cissé et deux barres transversales signées Mamadou Niang, les Olympiens avaient exposé leur envie au cours d'une bonne première mi-temps. Les Russes, asphyxiés, ne présentaient qu'un faible danger sur les cages de Steve Mandanda, bien loin de ce qu'ils avaient montré face à Villarreal au tour précédent. Marseille enfonçait le clou en seconde mi-temps en inscrivant deux buts en 7 minutes, par Niang et à nouveau Cissé, désigné capitaine en l'absence de Lorik Cana et Julien Rodriguez.

 

Le 3-0 était alors parfait et mérité mais, à la 82e minute, Archavine débordait Ronald Zubar et trompait Mandanda, redonnant espoir aux Russes en vue du match retour. Inquiétant pour l'OM quand on se rappelle du 2-0 encaissé à Moscou face au Spartak. Mais si Marseille joue de la même manière la semaine prochaine, ils ont toutes les chances de se qualifier et d'éliminer le dernier représentant russe de la compétition.

 

Les buts du match :

 



 
Le Bayern en démonstration
Tombeur de Bordeaux au tour précédent, Anderlecht avait l'honneur de recevoir l'épouvantail munichois. Un honneur devenu cauchemar après la correction infligée par les hommes d'Omar Hitzfeld. 5 à 0, cinq buteurs différents et encore un énorme Franck Ribery. Entré à la mi-temps, alors que le Bayern menait déjà 2-0, le "petit grand Français" a offert deux passes décisives, l'une à Lukas Podolski, l'autre à Miroslav Klose, avant d'inscrire un magnifique coup-franc de 25 mètres en pleine lucarne. Une grosse prestation de 45 minutes qui ne va pas faire taire des journaux dithyrambiques.
 
Le résumé du match :

Bizarrement, aucune vidéo de Joharno, le célèbre supporter d'Anderlecht à qui le blog foot de Flu laisse une place de choix, n'est apparue pour commenter la lourde défaite des siens. Par contre, difficile de résister au plaisir de diffuser celle de l'avant-match, où il promettait l'enfer aux bavarois. Kaputt le Bayern, kaputt!
En bref
Dans les autres 8es de finale aller, la surprise est venue du PSV Eindhoven, vainqueur 1 à 0 sur la pelouse de Tottenham. Les Spurs auraient-ils du mal à se remettre de leur victoire en Carling Cup ? Getafe a aussi frappé un grand coup en allant s'imposer 2 à 1 sur le terrain de Benfica. Dans le choc opposant les quatrièmes de Serie A et Premier League, c'est la Fiorentina qui est sortie vainqueur, en battant Everton 2-0. Les Glasgow Rangers se sont défaits à domicile du Werder Breme 2 à 0, tandis que Leverkusen a gagné par le plus court des avantages face à Hambourg (1-0). Pour finir, Bolton a concédé le nul (1-1) sur sa pelouse face au Sporting Portugal.




Mourinho is back

Posté par Aurélien le 06.03.08 à 18:00 | tags : chelsea

On ne l'entendait plus. Son nom apparaît pourtant tous les jours dans la presse espagnole ou anglaise qui le lie chaque jour à un club différent. Le portugais Jose Mourinho s'est exprimé aujourd'hui avec son assurance typique et un brin de nostalgie sur son ancienne histoire avec Chelsea.

 

José Mourinho, un romantique insoupçonné?"J'espère les rencontrer l'année prochaine en Ligue des Champions. Et si c'est le cas, je veux aller là-bas et les tuer. C'est mon message", a-t-il lancé au Daily Mail. Rancunier le Jose ? La principale information reste son envie de reprendre un club en main, et pas n'importe lequel. Alors que la presse catalane l'envoie à Barcelone dès la fin de saison, Mourinho n'a lui donné aucune indication quant à sa destination future.

 

Présent à Valence à l'occasion du lancement de MiCoach, un programme d'entraînement à temps réel réalisé par Adidas et Samsung, "The Special One" a rappelé toute l'affection qu'il porte malgré tout à son ancienne équipe. "Chelsea fait toujours partie de moi, je porterai à jamais Chelsea dans mon cœur. Depuis mon départ il y a 5 mois, vous n'avez pas entendu un seul reproche sur le club venant de moi. Et cela sera pareil dans le futur". Mourinho-Chelsea, une relation fusionelle.

 

On imagine pourtant le Portugais trépigner devant certains choix effectués par son remplaçant Avram Grant. Mais il reste sobre et refuse de dévoiler le fond de ses pensées. "Je ne ressens rien pour lui. Tout pour le club, rien pour lui personellement". L'amour déçu... Et José ne semble pas apprécier le nouveau copain de son ex. Plus surprenant, il est toujours en contact avec le président russe des Blues, Roman Abramovitch, avec qui tout le monde le croyait fâché. Que nenni. "Il me semble que je parlais encore à des personnes du club il y a une semaine. J'ai discuté avec M. Abramovitch et Peter Kenyon, nous restons toujours en contact." L'ancien coach Blues pardonne vite. "Je leur disais que je ne leur souhaitais que du bien, qu'ils réussissent toujours, qu'ils gagnent toujours".

 

Et si le prochain club de Mourinho s'avèrait être Chelsea ?




Six pieds Schuster

Posté par Edouard le 06.03.08 à 16:37 | tags : ligue des champions, real madrid
Entraîneur du Real, un job d'enferLaminé collectivement et individuellement par l'AS Roma, le Real Madrid s'st incliné au Santiago Bernabeu sur le même score qu'à l'aller (1-2). Et, encore, avec deux barres pour les Romains et un but de Raul largement hors-jeu, le score aurait pu être plus sévère pour le leader de la Liga. Son entraîneur allemand, Bernd Schuster, n'a pourtant pas vu le même match. Florilège de ses déclarations en conférence de presse.


Sur la prestation du Real :

"Ce match a ressemblé à celui de l'aller. On a fait tous les efforts et on s'est créé des occasions face à une équipe bien positionnée. On savait que ça allait être compliqué, mais, encore une fois, par moment la chance nous a tourné le dos. Les joueurs ont fait tout ce qu'ils pouvaient faire. On ne pouvait pas leur demander plus, il faut les féliciter."


Sur la pression du Bernabeu :
"Il ne faut pas non plus donner trop d'importance à ce revers. On ne s'est pas qualifié mais je ne considère pas ça comme une défaite, on avait vécu la même chose face à Majorque (qui a éliminé le Real en Coupe du Roi, 1-2, 0-1). Le ballon ne voulait pas rentrer. Nous avons plutôt dominé le match. L'expulsion de Pepe et la blessure de Salgado nous ont fait beaucoup de mal."


Sur le fait que le Real a seulement réagi après l'ouverture du score de la Roma :
"Non. On a été agressifs. Pour ça, je félicite l'équipe. La réaction a été spectaculaire. On possède un grand caractère et on ne s'avoue jamais vaincus. A aucun moment je n'ai vu la Roma dominer Madrid. Ni ici, ni à l'aller. Mais les équipes italiennes sont des maîtres en la matière. C'est vraiment dommage qu'on ait pas réussi à faire mieux dans cette confrontation. Maintenant, il nous faut gagner la Liga, ce qui est bien parti. L'an prochain nous irons plus loin."

 

A aucun moment la Roma n'a dominé Madrid. Non, à aucun moment....

 




Coupe de l'UEFA : L'OM à la roulette russe

Posté par Edouard le 06.03.08 à 12:12 | tags : coupe uefa, om

Après le Spartak Moscou, Marseille poursuit ce jeudi sa campagne de Russie face au Zenit Saint-Pétersbourg, en visite au Vélodrome. Bien qu'à la lutte pour la 3e place en L1, le dernier club français engagé en Coupe d'Europe jouera son va-tout face au tombeur de Villarreal.


Sur un air de revanche

Décrié pour son format fastidieux et difficilement lisible pour le téléspectateur, la Coupe de l'UEFA commence enfin à exciter les esprits à l'approche du printemps. Effrayé par le nombre de matchs à disputer pour espérer atteindre la finale de l'épreuve, Bordeaux avait lâché l'affaire au tour précédent, face à Anderlecht (1-2, 1-1). Mais l'OM, lui, est bel et bien là, et ne compte pas balancer le huitième de finale qui l'oppose au Zenit Saint-Pétersbourg, équipe qui l'avait éliminé en 2006 au même stade de la compétition (0-1, 1-1).

Si son adversaire n'est pas un nom ronflant du football européen, Marseille n'aura toutefois pas la tâche facile, d'autant que le club russe semble plus fort qu'il y a deux ans. "En 2006, c'était une formation méconnue. Aujourd'hui, ils ont plus de moyens et viennent de remporter le championnat de Russie. Ils ont également éliminé Villarreal en 16e de finale. Ce n'est pas rien", prévient d'ailleurs José Anigo sur le site officiel de l'OM. Robert Pires confirme : "C'est une formation bien regroupée. Contre nous, ils ont évolué en 4-4-2 classique, mais c'est une équipe qui explose très vite vers le but adverse. Marseille devra être très compact au milieu de terrain car c'est ce qui nous a fait défaut à nous. Le Zenit joue très bien au ballon."

Avant se rendre en Russie au retour, où les conditions climatiques et l'état du terrain ne joueront pas en sa faveur, l'OM devra donc prendre un avantage conséquent au Vélodrome, en se souvenant que les 3 buts inscrits face au Spartak n'avaient pas été de trop (défaite 2-0 au retour). Fidèle à ses choix, Eric Gerets mettra en tout cas toutes les chances de son côté en alignant son équipe type, même si Saint-Etienne se rendra dimanche au Vélodrome.

Le programme de jeudi (heure française) :

(19h00) Anderlecht (BEL) - Bayern Munich (GER)
(20h45) Marseille (FRA) - Saint-Pétersbourg (RUS)
Fiorentina (ITA) - Everton (ENG)
(21h00) Bolton (ENG) - Sporting Portugal (POR)
Glasgow Rangers (SCO) - Werder Brême (GER)
(21h05) Bayer Leverkusen (GER) - Hambourg (GER)
Tottenham (ENG) - PSV Eindhoven (NED)
(21h30) Benfica (POR) - Getafe (ESP)




Les petits poucets de la C1

Posté par Aurélien le 06.03.08 à 12:02 | tags : ligue des champions

Qui aurait imaginé retrouver Fenerbahçe et Schalke 04 en quarts de finale de la Ligue des Champions ? Qualifiés pour la première fois de leur histoire à ce stade de la compétition, ces deux clubs se sont sortis des griffes de Seville et Porto, pourtant données favoris.

 

Neuer, le nouveau Kahn ?Deux gardiens pour un exploit
Egalité parfaite. Prolongations. Tirs au but. Les scénarios des huitièmes de finale de ces deux équipes ont été similaires. Et la chance leur a souri. Ou plutôt Volkan Demirel et Manuel Neuer ont été décisifs. "Nous savions comment ils tiraient leurs penalties et nous avons fait notre boulot. Notre gardien a été fantastique et a répondu comme il faut aux critiques." Voilà pour Mirko Slomka, entraîneur du club de la Ruhr. "J'ai une confiance totale en Volkan et il a démontré tout son talent lors des tirs au but. C'est lui qui nous a fait gagner et tout le peuple turc est heureux.". Signé Ugur Boral, le milieu turc.

 

Deux gardiens qui offrent donc du rêve à leurs supporters. Un quart de finale à disputer face à l'une des meilleures formations d'Europe. Mais les deux clubs ne sont pas arrivés là par hasard. Les Stambouliotes sont sortis d'une poule assez relevée, derrière l'Inter Milan, en terminant devant le PSV Eindhoven et le CSK Moscou. Pas mal du tout. Il faut dire que les Turcs possèdent un talisman, leur public. Le stade Sükrü Saracoglu, l'antre de Fenerbahçe, est probablement le plus chaud d'Europe, digne des ambiances argentines. Cette ambiance de folie transcende les joueurs et intimide les visiteurs. Les Turcs y ont gagné leurs trois matches de poules. Même l'Inter est tombé là-bas, pour ce qui était alors leur première défaite de la saison. L'enfer est d'ores et déjà promis au futur adversaire.

 

Un style opposé
Schalke 04, lui, s'est extirpé difficilement d'une poule équilibrée, dominé par Chelsea mais où Valence faisait figure de deuxième favori. Le club espagnol a coulé et Schalke a dépassé d'un pouce Rosenborg, à la faveur d'une dernière victoire contre les Norvégiens à Gelsenkirchen. Une qualification difficile, comme celle d'hier soir face à Porto. Dominée, sans ressorts et impuissante offensivement, la formation allemande a su résister aux nombreux assauts portugais et les amener jusqu'à la séance de tir aux buts. Manuel Neuer, pilonné et impérialdurant tout le match (quel arrêt sur la tête de Sektioui !), a mis en échec à lui seul la bande à Quaresma. Mardi soir, les joueurs de Fenerbahçe ont sauvé leur gardien, coupable d'erreurs grossières. Hier soir, Neuer a sauvé son équipe à la rue.

 

Scène de joie des Turcs, ridicule à côté de celles de leurs supportersLes Allemands et les Turcs ont en tout cas mérité leur place. Les Stambouliotes offrent un jeu offensif, emmené par son Brésilien Alex, véritable star en Turquie. La défense n'est pas toujours au point mais le spectacle est au rendez-vous. Schalke, en difficulté en Bundesliga (l'entraîneur Slomka jouait son poste face Porto), n'est pas dans une grande année mais sait se montrer solide, comme toute équipe allemande qui se respecte

 

Que peut-on souhaiter à ces deux formations invitées surprise des quarts ? De ne pas se rencontrer. A ce niveau, les deux équipes ne veulent rien d'autre que de rencontrer un ténor européen. Un Fenrbahçe-Schalke ferait quelque peu tâche dans le programme et ne réjouirait probablement pas leurs supporters."Peu importe, il ne reste que des gros en quarts de finale. Le club n'est jamais allé aussi loin et on veut voir jusqu'où on peut continuer." Le Turc Ali Bilgin exprime les pensées de tout un peuple prêt à vibrer.




Xavi, l'autre fantastique

Posté par Edouard le 06.03.08 à 10:50 | tags : fc barcelone, foot en vidéos
Au Barça, il y a les 4 fantastiques. Et puis, il y a Xavi Hernandez Creus, le métronome de l'entre jeu Blaugrana, celui qui travaille dans l'ombre et dicte le tempo. Mais ce qu'on ne savait pas, c'est qu'en plus il sait la mettre au fond.

Xavi, l'homme providentiel du Barça 08'La faillite des buteurs
Si le FC Barcelone est encore à peu près en course pour le titre en championnat (5 points de retard sur le Real) et en mesure de se qualifier pour les demi-finale de la Coupe du Roi (1-1 à l'aller face à Valence), il ne le doit pas au retour de Samuel Eto'o, aux dribbles de Lionel Messi ou à la forme retrouvée (ou non) de Thierry Henry et Ronaldinho. Non, le sauveur du Barça en cet fin d'hiver 2008 n'est autre que ce bon vieux Xavi. Modèle de discrétion mais symbole, s'il en est, de l'identité barcelonaise.

Dix ans après ses débuts dans l'équipe première du FC Barcelone, époque Louis van Gaal, le natif de Tarrasa s'est donc décidé à mettre des buts. Pas trop non plus. Juste ce qu'il faut pour relayer des attaquants en panne d'efficacité. Un truc qui l'a pris, comme ça, au début du mois de février et une rencontre face à Osasuna où il allait inscrire l'unique pion de la rencontre. Un tir à trois points, en somme. Qui plus est dans le money time (88e), cinq minutes après l'entrée en jeu du bonhomme, alors que Henry, Messi, Ronaldinho, Bojan et Giovani s'étaient relayés devant sans succès.


Au Barça, ça joue au ballon mais on ne sait pas se saper...5 buts en un mois
Sans le savoir, Super Xavi venait de commencer une série folle de 5 buts un mois. Soit le total qu'il atteint habituellement sur une saison entière. Et encore pas toujours. Le suivant est arrivé une semaine plus tard, sur la pelouse du FC Séville. Le Barça était mené depuis la première mi-temps lorsque Messi trouva "El Profe", lancé dans la surface, qui battait Palop d'un pointu pour arracher le match nul (1-1, 76e). Ça méritait bien une pause, interrompue lors de la réception de Levante (5-1) et un nouveau but de renard qui lançait le festival blaugrana.

Quatre jours plus tard, en quart de finale aller de Coupe du Roi face à Valence, Xavi égalisait au Nou Camp dans une rencontre où les attaquants barcelonais s'étaient crées moult occasions sans trouver la faille. Ce mardi, en Ligue des champions, le vice-capitaine barcelonais a encore frappé, au terme d'une action collective de 55 secondes où il toucha six fois le ballon avant de reprendre acrobatiquement un centre de Sylvinho, servi à l'aveugle par Ronaldinho. Le seul pion que le Barça allait infliger à un piètre Celtic.

Avec la blessure de Messi, qui sera absent des terrains pour six semaines, contractée face aux Ecossais, sûr que Xavi n'a pas fini être au four et au moulin.

 

Le but de Xavi face au Celtic Glasgow :

 




Real 1-2 Roma : Un triomphe à la romaine

Posté par Louis Laffitte le 06.03.08 à 00:47 | tags : as roma, ligue des champions, real madrid

Au bout d'un match retour parfaitement maîtrisé, l'AS Roma s'est logiquement imposé sur la pelouse du Real Madrid (2-1) se qualifiant ainsi pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Mis sur orbite par une tête victorieuse de Taddei (0-1, 73'), mais rejoints sur un but hors-jeu de Raul (1-1, 75'), les Romains ont finalement parachevé leur triomphe dans les ultimes instants grâce à Vucinic (1-2, 90 + 2'), prouvant par la même qu'il faudra compter avec eux cette saison. Par contre, pour un Real éjecté du Top 8 européen pour la quatrième année de suite, les lendemains risquent d'être difficiles.

Le résumé complet de Real Madrid-Roma >>>




Le beau crépuscule de Palermo

Posté par Edouard le 05.03.08 à 15:27 | tags : argentine, foot en vidéos

Souvent moqué pour avoir réussi l'exploit de rater trois penaltys dans un même match avec la sélection argentine (il fallait le faire tout de même), Martin Palermo est pourtant en passe de rentrer dans l'histoire de manière moins ridicule en devenant le plus grand buteur de l'histoire de Boca Juniors.

Après son passage raté en Europe, Palermo a retrouvé le chemin du but à BocaVarallo et Bianchi
En transformant un peno (ça lui arrive) ce week-end sur le terrain Gimnasia y Esgrima La Plata, l'autre club de sa ville natale, El Loco a donc égalé le vieux record de Francisco Varallo, auteur de 180 buts pour le compte du club Xeneize dans les années 30. Une légende toujours vivante, à 98 ans, dernier survivant de la première Coupe du monde, disputé en 1930 en Uruguay. A 34 ans, Palermo approche lui de sa fin de carrière mais compte maintenant battre un autre record, celui des 206 buts inscrits en championnat argentin par Carlos Bianchi.

"J'espère pouvoir le rattraper lui aussi", a déclaré le chouchou de la Bombonera au quotidien argentin Olé. "Si j'ai la chance de pouvoir prolonger avec Boca un an de plus, je sais que je marquerai encore beaucoup de buts. C'est mon objectif. Mais je ne me prends pas la tête avec ça. Quand j'aurai arrêté, on verra combien de buts j'ai marqué et qui j'ai dépassé."

Palermo et l'Albiceleste, une histoire qui a mal tournéAnti-héros
Si Palermo assure par ailleurs qu'il n'échangerait pas une participation à une Coupe du Monde contre tout ses buts, l'échec de sa carrière internationale avec l'Albiceleste restera en tout cas comme le grand regret de cet anti-héros argentin.


"Lors du premier match de la Copa America 1999, on avait gagné 3-1 contre l'Equateur, j'avais marqué deux buts et c'était l'explosion : Palermo par-ci, Palermo par-là. On disait que je serais le meilleur buteur de la Copa, à la lutte avec Ronaldo. Trois jours après, je ratais les trois penaltys et j'étais devenu le pire de tous. Ça m'a appris qu'en football, tu peux être tout en haut un jour et au fond du trou quelques jours plus tard." La philo selon Palermo.

Petite compilation spéciale Martin Palermo :




L'Allemagne en pleine riberymania

Posté par Aurélien le 05.03.08 à 15:09 | tags : bayern, insolite

Décisif lors des trois derniers matches, Franck Ribéry a achevé de conquérir le cœur des fans de foot, les supporters bavarois en particulier. Une ribérymania qui s'empare des médias d'outre-Rhin, à l'instar de Sport Bild. Le journal germanique fait sa une avec l'international français déguisé en Napoléon Ier !

 

Une idée extravagante à laquelle s'est pliée gracieusement Ribéry, déjà photographié en costume bavarois traditionnel pour ce même magazine et en roi de Bavière par son équipementier. Sa légendaire bonne humeur et sa disponibilité ont aussi beaucoup fait pour sa popularité.

 

Surnommé "le petit grand Français" par Sport Bild, il est également couvé par ses dirigeants. Franz Beckenbauer a notamment déjà souligné la ribéry-dépendance du Bayern. Ca tombe bien, l'ex-marseillais a assuré vouloir "rester au Bayern la saison prochaine quoi qu'il arrive".




Un Lyon édenté

Posté par Aurélien le 05.03.08 à 14:12 | tags : ligue des champions, ol

Pour la deuxième année consécutive, Lyon est éliminé au stade des huitièmes de finale. Les rhodaniens n'ont jamais semblé capables de renverser la situation et de hausser leur niveau de jeu. Petit retour sur la prestation collective et individuelle des Gones.

 

Ben Arfa trop brouillon
Alain Perrin a aligné l'équipe que tout le monde voulait voir à Old Trafford. C'est-à-dire Hatem Ben Arfa titulaire à gauche. Une solution offensive, appliquée la plupart du temps en Ligue 1, mais qui a toujours fait hésiter Perrin sur la scène européenne. Difficile de reprocher un manque d'ambition de la part de l'entraîneur lyonnais. Sauf qu'en première mi-temps, les Gones ont passé leur temps dans leur moitié de terrain, asphixié par le pressing pourtant pas si énorme des mancuniens. Le rayon d'action de Ben Arfa était alors bien trop éloigné du but adverse.

 

Et ses erreurs sont tout de suite devenues plus flagrantes, synonymes de danger pour les lyonnais. Le gaucher a montré sa détermination à bien boucler le couloir gauche, perdant par la même occasion une grande partie de son énergie. Bizarrement, c'est peut-être le lyonnais que l'on a le plus vu. En raison de ses erreurs, de ses balles bêtement rendues à l'adversaire, mais aussi parce qu'il fut le premier à tenter une frappe côté lyonnais. Il serait sévère de condamner Ben Arfa sur ce match, la première grande affiche de sa jeune carrière. Sa performance montre qu'il lui faut encore un peu de temps pour s'imposer à un tel niveau.

 

Pas assez d'ambition
Son compère côté gauche, Fabio Grosso, a lui bien du mal à retrouver celui de la Coupe du Monde 2006. Hier, il a paru lent et emprunté, à l'image de sa main consécutive à un contrôle loupé. Sur le but de Cristiano Ronaldo, il est fautif mais ne mérite pas qu'on lui jette l'opprobre. Il est coupable de se situer à un endroit où il ne sert strictement à rien. Soit il aide Juninho à contrer Wes Brown dans son débordement, soit il rejoint l'axe de la défense et prend un adversaire au marquage. Son dégagement raté de la tête qui atterrit dans l'axe a les pires conséquences.

 

Le reste du temps, on ne peut pas dire qu'il se soit fait balader par Ronaldo, mais il n'a rien apporté offensivement, au moment où son équipe avait besoin de l'apport de ses latéraux. L'offensive, pourtant son point fort. Côté droit, François Clerc est plus souvent monté mais s'est montré imprécis sur le peu de centres effectués. Juninho n'a jamais pesé sur le jeu tandis que Källstrom a trop tenté de loin. Et on jettera un voile pudique sur l'entrée en jeu de Fred...

 

En général, Lyon a affiché un manque d'ambition dans le jeu. Lyon contre Manchester, c'était un peu le PSG à Bordeaux le week-end dernier. Des imprécisions techniques qui empêchaient la moindre construction digne de ce nom. Malgré Benzema qui parvenait à conserver le ballon entouré de trois défenseurs, malgré Toulalan parfois héroïque dans le combat du milieu de terrain. Manchester n'a pas eu à forcer son talent pour venir à bout des Gones et c'est ça qui est frustrant. Lyon ne fait plus trembler l'Europe, n'est plus capable d'imposer son jeu partout où il passe. Le match a donné lieu à une grande frustration, palpable chez les joueurs. Car Manchester, pas impérial, aurait pu perdre cette rencontre. Mais pour cela, il aurait fallu un autre Lyon.




Real – Roma : Madrid en reconquête

Posté par Edouard le 05.03.08 à 13:14 | tags : as roma, ligue des champions, real madrid
Battus à l'aller (2-1), mais en ayant inscrit le si précieux but à l'extérieur, le Real Madrid est en ballottage légèrement favorable à l'heure de recevoir l'AS Rome au Santiago Bernabeu. Privés de Sergio Ramos, Sneijder, Robben et van Nistelrooy, les Merengue n'auront toutefois pas la tâche facile face à des Romains redoutables à l'extérieur.


Miguel Torres risque encore de souffrir face à Francesco TottiLa malédiction des huitièmes
Eliminés au stade des huitièmes de finale lors des trois dernières éditions de la C1 (par le Bayern, Arsenal et la Juventus), le Real Madrid a rendez-vous ce soir avec son illustre passé. Après avoir reconquis la Liga l'an passé sous la houlette de Fabio Capello, la Maison Blanche doit aujourd'hui se rappeler à son statut d'équipe la plus titrée (9 succès) dans la reine des compétitions de clubs. Problème, l'équipe qui se dresse sur son chemin nourrit elle aussi de grandes ambitions dans l'épreuve et possède un profil qui a de quoi inquiéter le leader du championnat d'Espagne.


Si Pepe fait son retour en défense centrale, tandis que Robinho est revenu en force le week-end dernier en inscrivant un doublé en vingt minutes sur le terrain du Recreativo Huelva, l'infirmerie madrilène n'a pas désempli avec le forfait confirmé de Ruud van Nistelrooy, auquel est venu s'ajouter celui d'Arjen Robben, découpé à Huelva par Quique Alvarez. Ajoutés à l'absence de Wesley Sneijder (côtes) et à la suspension de Sergio Ramos, ça fait beaucoup pour un Bernd Schuster qui n'aura une nouvelle guère le choix à l'heure de composer son onze de départ.


Rome en forme
En cas d'élimination, ce soir, le Real se souviendra qu'il raté l'occasion de prendre le large à l'aller, battu 1-2 au Stadio Olimpico après avoir le score par Raul. L'an dernier, déjà, les Merengue avaient mené 3-1 face au Bayern avant de concéder un but de van Bommel dans les dernières minutes qui allait s'avérer fatal au retour (2-1 pour les Allemands). Certes, le retour se joue cette fois au Bernabeu, mais la qualité des contre-attaques romaines n'augure rien de bon pour les Madrilènes.

"Un grand match de Robinho ne nous suffira pas", a prévenu Bernd Schuster en conférence de presse. "Ce sera une partie où l'équipe devra fonctionner quasi à la perfection pour passer. Ce genre de match se gagne où se perd sur des détails." Surtout face à une Roma actuellement en pleine possession de ses moyens, à l'image de son capitaine Francesco Totti et de son éclatante victoire sur Parme (4-0), ce week-end.




C1 - 8es retour : Un Arsenal explosif

Posté par Aurélien le 05.03.08 à 12:18 | tags : arsenal, fc barcelone, ligue des champions, milan ac

Wenger félicite ses petits après le but de FabregasAu terme d'un match largement dominé qui a vu la jeunesse londonienne étouffer l'expérience milanaise, Arsenal s'est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des Champions grâce à Fabregas et Adebayor, auteurs de deux buts en toute fin de rencontre.

 

Historique
"History Boys", "Wenger's San Siro Heroes", "Cesc a double diamond". Les médias britanniques encensent ce matin les Gunners. Et ils ont raison car la victoire des canonniers sur la pelouse du champion en titre, historique, récompense un match plein et maîtrisé de bout en bout. Les Milanais n'ont existé que par des actions individuelles signées Kaka ou Alexandre Pato pendant que Arsenal développait un pressing d'enfer et un jeu tout en passes courtes orientées vers l'avant.

 

On se demandait avant la rencontre quelle tournure prendrait le match. Les hommes de Wenger n'ont pas tardé à répondre, n'hésitant pas à prendre le jeu à leur compte. Le manager français voulait tenir le 0-0 le plus longtemps possible. A plusieurs reprises pourtant, Arsenal était près d'ouvrir la marque. Aleksandr Hleb, virevoltant, et Emmanuel Adebayor posaient des porblèmes à la vieillissante arrière-garde milanaise, à l'image d'un Nesta en difficulté.

 

Une accélération qui élimine Gattuso, une frappe qui surprend Kalac : signé FabregasFabregas délivre Arsenal
Hier soir, on ne voyait pas le Milan habituel, celui qui fait circuler la balle, qui s'organise autour du chef Pirlo. Non, hier soir, c'était Arsenal le maître d'œuvre, qui bâtissait à coups de passes courtes, de montées de latéraux (Clichy et Sagna, véritables piles électriques) et de déviations, les bases de son succès. Et comme un symbole c'est Cesc Fabregas, le leader, qui allait se charger de concrétiser la domination écrasante de son équipe d'une frappe de 30 mètres après avoir déposé Gennaro Gattuso. Magnifique et mérité. Le Milan était en train de perdre pour la première fois un match retour à San Siro.

 

Et pour enfoncer le clou, Adebayor profitait d'un excellent travail de Theo Walcott côté droit pour inscrire son premier but avec Arsenal en C1, effaçant ainsi sa tête sur la barre du match aller. Une juste récompense aussi pour le Togolais, auteur d'un match plein à la pointe de l'attaque. Les supporters du club lombard, beaux joueurs, ont, malgré la déception, salué ces Gunners venus donner une leçon de football aux champions en titre. Les Rossoneri pourront regretter de ne jamais s'être mis dans le bain de cette rencontre. Arsenal, lui, se positionne désormais clairement comme l'un des favoris de la compétition malgré la relative inexpérience de ses joueurs. "Nous sommes premiers de la Premier League et en quarts de finale de la Ligue des Champions après avoir battu les champions en titre. Pourquoi ne pas gagner les deux compétitions ?". Cesc Fabregas se sent pousser des ailes. Qui saura les couper ?

 

Le Barça sans souci
Peut-être Barcelone, vainqueur d'un pauvre Celtic, au Camp Nou. Un but de Xavi dès la 3e minute suite à un belle combinaison et le tour était joué. Les Ecossais semblaient être venus en visite touristique et regardaient jouer les stars barcelonaises sans mettre le minimum d'intensité nécessaire à ce niveau. Les Blaugrana en profitaient pour faire le spectacle mais ne parvenaient pas à inscrire d'autre but. L'information principale de la soirée est bien sûr la blessure de Lionel Messi, sorti à la 35e minute de jeu. Il devrait être absent au moins un mois. Ce qui va faciliter Rijkaard dans ses choix au niveau des 4 Fantastiques. Le Barça perd quand même son meilleur joueur depuis le début de la saison. Handicapant pour la suite.

 

Les Turcs ont exulté après le 3e arrêt décisif de leur gardienTurkish star wars
Le match le plus spectaculaire se jouait à Seville hier soir. Les Espagnols promettaient l'enfer aux Turcs. Ce sont eux qui sont finalement damnés, au terme d'un suspense incroyable. Pour cela, on peut remercier les défenses des deux camps, coupables de cette avalanche de buts. 3 à 2 pour Séville à la fin du temps réglementaire. Les coéquipiers de Julien Escudé pouvaient se mordre les doigts après avoir encaissé le deuxième but de Deivid à 10 minutes du terme de la partie. Ils avaient alors la qualification en poche. Et c'est Fenerbahçe qui, après des prolongations ternes, s'offrait la qualification grâce à trois parades de son gardien, moyen pendant le match, décisif durant les tirs au but. Pour la première fois de leur histoire, les Stambouliotes sont en quart de finale de la Ligue des Champions.




Man U 1 – 0 Lyon : L'OL est encore juste

Posté par Edouard le 05.03.08 à 00:37 | tags : ligue des champions, man u, ol

Handicapé par le nul concédé à Gerland à l'aller (1-1), Lyon n'a pas été en mesure de renverser la tendance à Old Trafford. Manchester était pourtant peu inspiré, et n'a fait la différence que sur un bref éclair de Cristiano Ronaldo (1-0, 41e). Les Gones devront encore patienter pour réaliser l'exploit européen qui manque à leur tableau de chasse.

Le résumé complet de Manchester United - Lyon

 

 

Plutôt bien contrôlé par les défenseurs lyonnais, Cristiano Ronaldo a quand même trouvé la faille - crédit : Panoramic




Kun Aguero : Le gendre de Dieu

Posté par Edouard le 04.03.08 à 16:30 | tags : a surveiller, atletico, foot en vidéos, liga
Auteur d'un doublé et à l'origine des deux autres de l'Atletico face au Barça, samedi, Sergio Agüero a volé la vedette à Ronaldinho, qui avait pourtant ouvert le score d'un superbe retourné. Où l'on assiste à l'éclosion d'une des stars mondiales de demain.

 

Milito en a vu de toutes les couleurs, samedi face au Kun AgüeroBourreau du Barça
Chauvinisme oblige, en France on en fait des tonnes sur la saison réalisée par Karim Benzema. Si la célébration du talent de l'attaquant lyonnais est plutôt justifiée, il ne faudrait pas non plus occulter un autre jeune talent aux prestations déjà énormissimes. Non, je ne parle du milanais Pato. Mais de l'attaquant argentin de l'Atletico Madrid, Sergio "Kun" Agüero, qui a massacré presque à lui tout seul le FC Barcelone (4-2), ce week-end.

Sur le premier but des Rojiblancos, le joueur formé à Independiente met à l'amende Abidal et Milito avant de bénéficier d'un contre de Puyol sur sa frappe. Il sert ensuite Maxi Rodriguez d'une pichenette dans le dos de la défense pour le second, et provoque un penalty de Milito transformé par Diego Forlan. Puis, clou du spectacle, chipe le cuir dans les pieds de Puyol, humilie encore Milito (décidement), crochète Iniesta et ajuste Valdès d'une frappe enroulée. Ce qui méritait bien de prendre un carton jaune pour avoir retiré son maillot.


Aguero et son trophée de meilleur joueur du Mondial des - de 21 ansL'appetit vient en marquant
Couvert d'éloges par le maître Maradona, dont il sortirait une des filles, Giannina, El Kun l'a joue pourtant collectif ("Même si je ne l'ai pas marqué moi-même, je retiens le second but où j'ai mis une bonne passe à Maxi"), tout étant conscient de son immense potentiel : "Jusqu'à présent, c'est le match de ma vie, c'est clair. En Argentine, j'avais déjà connu de tels jours, mais là c'était différent, c'était face au Barça."


Moins régulier qu'un Benzema, le natif de Quilmes affiche tout de même des stats impressionnantes pour son jeune âge (19 ans) : 11 buts en 24 matchs de Liga (plus 5 passes décisives) et 6 en 8 parties de Coupe de l'UEFA. Mais aussi 8 jaunes et 3 rouges toutes compétitions confondues, dont une récente expulsion pour avoir craché en direction de l'arbitre face à Bolton. Talent et controverse, un cocktail finalement très argentin qui s'est bien adapté dans la folle ambiance de l'Atletico Madrid après une saison dans l'ombre de Fernando Torres.


Mais finalement, c'est son coéquipier Perea qui résume le mieux le génie d'Aguero : "Le Kun, tu lui donnes un saucisson, il te le transforme en caviar. Il résiste, te fait un petit crochet et part de l'autre côté. C'est un crack, et il est totalement investi dans l'équipe. Il n'y a qu'à observer les sacrifices qu'il fait en défense. Il a faim de triomphe." Bon appétit.

 

Les buts de l'Atletico face au Barça :




Manchester - OL : Du rêve à la réalité

Posté par Edouard le 04.03.08 à 13:16 | tags : ligue des champions, man u, ol
Benzema a marqué les esprits lors du match allerMalgré sa bonne prestation du match aller, pas récompensée au niveau du résultat (1-1 à Gerland), Lyon est plus que jamais condamné à l'exploit ce mardi face à Manchester United. Dans une stade d'Old Trafford où les Red Devils restent sur neuf succès européens consécutifs, il faudra beaucoup de solidarité et de talent aux hommes d'Alain Perrin pour arracher un billet pour les quarts de finale.

 

La clé Benzema
Cette fois, Manchester est prévenu. Avant de se rendre à Gerland, au match aller, le mastodonte de la Premier League savait déjà qu'il allait devoir en découdre avec une équipe solide et habituée aux joutes européennes (Lyon dispute son 5e huitième de finale consécutif en C1). Il a pu constater sur le terrain que la réputation naissante de l'OL n'était pas usurpée. Mieux, il a eu confirmation de la menace Karim Benzema, un mec qui n'a besoin que d'un mètre et une seconde pour vous mettre une quille entre quatre défenseurs.


Témoin direct de l'action, Rio Ferdinand l'a bien gravé dans sa mémoire et jure qu'on ne l'y reprendra plus : "Il a pris le ballon, fait une touche de balle et, dans le même mouvement, s'est retourné et a marqué. C'était une finition fantastique. Demain (ce soir) il ne faudra pas lui donner autant d'espace. Dans la Ligue des champions, on rencontre toujours des joueurs capables de ce genre de choses. La façon dont vous les gérer décident généralement de qui se qualifie."

Anderson - Tevez - Rooney, trois joueurs à surveiller, entre autres...L'enfer d'Old Trafford
L'effet de surprise est donc passé pour les Lyonnais. Dommage, car il aurait pu leur permettre que d'enregistrer un meilleur résultat avant de faire la visite du Théâtre des Rêves de Man U, qui a surtout des airs de cauchemar pour ses adversaires européens. Depuis la victoire de Milan, en février 2005 (1-0), aucune équipe n'est venu faire le moindre résultat à Old Trafford. En cas de victoire face aux Gones, ce soir, Manchester égaliserait même le record de dix victoires consécutives en Ligue des champions détenu par la Juventus de Turin.


La démolition de l'AS Rome (7-1), l'an passé, est bien sûr dans les esprits. La pression est énorme à OT, en tribune comme sur le terrain, où les Mancuniens se transcendent et n'ont pas l'habitude de pratiquer de round d'observation. "C'est étrange, mais certaines équipes peuvent avoir peur quand elles viennent jouer à Old Trafford", explique Patrice Evra dans le Guardian. "On ne peut pas sous estimer son effet. C'est un grand stade, un terrain large où l'on joue très vite. Les équipes n'aiment pas ça."

L'armada mancunienne
Après avoir sorti un prudent 4- 3- 3 à l'aller, qui s'est révélé inefficace jusqu'aux entrées de Nani et Carlos Tevez, Sir Alex Ferguson risque cette fois de se montrer moins clément en revenant à son habituel 4-4-2 avec l'Argentin en pointe au côté de Wayne Rooney, et le Portugais candidat à la suppléance de Ryan Giggs, incertain. Sans oublier bien sûr la menace Cristiano Ronaldo. Titulaire semi-surprise à Gerland, le monstrueux Anderson devrait lui être aligné à la place de Paul Scholes dans l'entre jeu. Pas vraiment un bon signe si l'on en juge la saison réalisée par ce brésilien de 19 ans.

Cris, énorme contre Kluivert, mais contre Man U ?Pour entretenir l'espoir Alain Perrin a toutefois un atout dans sa manche, un joker entraperçu dans le dernier quart du match aller et qui aurait pu faire la décision si sa frustration ne l'avait pas conduit à vouloir dribbler Manchester à lui tout seul. Sur les quelques ballons qu'il avait touché, Hatem Ben Arfa avait en tout cas montré que sa capacité d'élimination pouvait mettre en difficulté la défense des Red Devils. Sur 90 minutes, il aura tout le loisir de casser les reins de Ferdinand, Vidic ou Brown, d'approvisionner Juninho en coup franc ou son faux pote Benzema en ouvertures. Le choix tactique de Perrin suggéré par L'Equipe (Ben Arfa légèrement plus dans l'axe et Källström chargé d'épauler Grosso à gauche) semble d'ailleurs assez judicieux en terme d'équilibre et de cohérence tactique.

A corps et à Cris
Autre nouveauté par rapport au match aller : le retour de Cris en défense centrale. Si Man U n'est pas Lille et que le pari de lancer un joueur blessé durant sept mois est énorme, sa prestation face au LOSC au Stade de France a impressionné et, surtout, rassuré. Son aura jouera un rôle déterminant quant à l'esprit de sacrifice qui devra animer les Gones, comme en témoigne les propos de Grégory Coupet, qui encensait samedi le défenseur brésilien dans le vestiaire lyonnais.

 

Les équipes probables

Man U : Van der Sar - W. Brown, Vidic, R. Ferdinand, Evra - C. Ronaldo, Carrick, Anderson, Giggs (ou Nani) - Rooney, Tevez

Lyon : Coupet - Clerc, Squillaci, Cris, Grosso - Govou, Juninho, Toulalan, Ben Arfa, Källström - Benzema




C1 - 8es retour : Les Gunners à la conquête de San Siro

Posté par Aurélien le 04.03.08 à 12:12 | tags : arsenal, fc barcelone, ligue des champions, milan ac

Si tous les regards français n'étaient pas tous tournés vers Old Trafford, ils seraient braqués sur l'alléchant Milan-Arsenal. Le nul (0-0) du match aller laisse des espoirs de qualification aux deux équipes, un peu à la peine dernièrement.

 

Des embrassades que les Gunners aimeraient faire sur le terrain des MilanaisTout reste ouvert
"Nous sommes jeunes, mais nous n'avons peur de rien et nous allons jouer notre jeu"
. Cesc Fabregas aborde le choc de ce soir avec une détermination et une confiance à toute épreuve. Mais il en faut plus pour faire trembler le grand Milan. Tenus en échec par la Lazio dimanche, les Rossoneri ont marqué le coup en Serie A mais sont toujours présents en Ligue des Champions. Surtout, ils retrouvent ce soir leur meneur de jeu Kaka. De bon augure quand on se rappelle à quel point le Brésilien était décisif dans cette compétition la saison dernière. Equipe de briscards, le Milan va aligner son équipe-type, à l'exception de Clarence Seedorf incertain, qui devrait être remplacé par le pordige Alexandre Pato. Un choix qui s'avère nettement plus offensif.

 

Le 0-0 du match aller a une conséquence positive pour les Gunners. Chacun de leur but à San Siro comptera double. Les londoniens peuvent se permettre d'attendre les milanais et placer des contres assassins. Mais cette configuration ne correspond en rien à la mentalité des deux équipes. Arsenal aime avoir le contrôle de la balle et investir la moitié de terrain adverse tandis que le Milan aime profiter des espaces avec Kaka comme maître d'œuvre. Difficile donc d'imaginer le scénario de cette rencontre qui risque de se terminer sur un score très serré.

 

Arsenal aura une nouvelle fois une tonalité française avec les titularisations de Gaël Clichy, Abou Diaby, William Gallas, Mathieu Flamini et Bakary Sagna. Cinq Frenchies dans l'équipe de départ. Au moins, on saura qui soutenir en cas d'élimination lyonnaise (soyons chauvins).

 

Xavi montre à son pote Puyol le chemin des quarts de finaleLe Barça à priori tranquille
Barcelone envisage son match retour très sereinement. Une victoire 3-2 à Glasgow à l'aller, ça aide pas mal. L'interrogation réside plus dans la composition d'équipe concoctée par Rijkaard que dans le résultat final. Après son joli retourné de dimanche, Ronaldinho prétend à nouveau à une place de titulaire sur le flanc gauche, tandis que Lionel Messi, mis au repos il y a trois jours, sera aligné d'entrée. Bref, le Celtic peut trembler mais ne part pas vaincu d'office. Les Ecossais veulent sortir de la compétition la tête haute et vendront chèrement leur peau. Rappelons qu'il leur faudra tout de même inscrire au moins deux buts pour espérer se qualifier.

 

Le dernier match de la soirée s'annonce lui aussi palpitant à défaut d'être prestigieux. Le FC Séville reçoit Fenerbahçe avec pour mission de marquer au moins un but. Battus 3 à 2 en Turquie, les Espagnols pourront compter sur leur prolifique duo d'attaqueLuis Fabiano - Frédéric Kanouté mais devront faire attention au trublion brésilien Alex.




Bouchers du foot : Et maintenant Robben...

Posté par Edouard le 03.03.08 à 19:01 | tags : foot en vidéos, infirmerie, liga, real madrid
Déjà abonné aux blessures depuis son arrivée au Real Madrid, Arjen Robben a été victime ce week-end un tacle assassin qui le privera du choc face à la Roma, mercredi en Ligue des champions.

 

Le monde à l'envers
Alors que l'agression subie par l'attaquant d'Arsenal Eduardo da Silva est encore dans tous les esprits, un nouveau cas de découpage en règle est venue alimenter le débat ce samedi à l'occasion de la rencontre Recreativo Huelva - Real Madrid. La victime, Arjen Robben, a cette fois eu plus de chance que le Croate et ne devrait être absente des terrains qu'un mois. Mais une question se pose, quand se décidera-t-on à protéger les joueurs ?

 

Après la fracture de la jambe d'Eduardo face à Birmingham, qui a bien failli la perdre au passage, son bourreau, Martin Taylor, a été sanctionné de trois petits matchs de suspension. La presse anglaise, qui s'était offusqué de l'incident (un tacle meurtrier à 50 cm du sol), a pourtant peu commenté la faiblesse de la sanction, préférant s'appesantir sur l'attitude de William Gallas lors du penalty concédé par les Gunners en fin de match, ou reprocher à Arsène Wenger son premier commentaire d'après match où il avait réclamé que Taylor ne joue plus jamais au football. Le monde à l'envers.

 

Protéger les artistes
Si la peine infligée à Taylor ne fait pas jurisprudence en Liga, l'image montrant Quique Alvarez s'élançant à grande enjambées pour découper Robben lui fait forcément écho. Déjà blessé à trois reprises depuis le début de la saison, l'ancien de Chelsea était l'homme en forme du Real et aurait à coup sûr été aligné mercredi face à la Roma. Il regardera ce choc devant sa télé. En espérant qu'on ne diffuse pas douze ralentis du tacle qui a eu raison de sa cheville.

 

Combien de matchs prendra Quique Alvarez ? La commission de disciple espagnole devra trancher. Mais une nouvelle décision clémente en faveur de l'agresseur sonnerait comme un message d'impunité pour les équipes ou les joueurs qui ont envie de se faire un des meilleurs éléments de la formation adverse. En Italie, le Milan avait également soulevé la question la semaine passée suite à la blessure infligée à Kaka (qui sera finalement disponible pour la réception d'Arsenal), réclamant que les artistes du football soient protégés par les arbitres. A quand une suspension égale à l'indisponibilité de la blessure ?

 

L'attentat de Quique Alvarez sur Robben :  




Le week-end des Français de l'étranger : Ribéry toujours

Posté par Edouard le 03.03.08 à 16:57 | tags : bayern, bundesliga, chelsea, fc barcelone, liga, premier league

Si nos expatriés ont été assez peu en vue ce week-end (aucun bleu n'a fait tremblé les filets d'un grand championnat européen), Franck "Kaiser" Ribéry n'a pas manqué de se montrer une nouvelle décisif pour le Bayern Munich, qui se déplaçait sur le terrain de Schalke 04. Titulaire, le Französe comme d'habitude été très actif sur le front de l'attaque bavaroise et a offert un caviar à Mirolav Klose pour l'unique but de la rencontre.

Au terme d'un joli mouvement des Munichois, Rib', collé à la ligne des 6 mètres, feintait du regard le centre en retrait avant de "viser" Klose au premier poteau avec l'adresse d'un joueur de billard français. Une passe on ne peut plus décisive fêter comme un but par l'ex-Marseillais qui est sans doute l'international français le plus chaud de ce début 2008.

Anelka passeur...
Un but, c'est ce qu'aurait dû célébrer Nicolas Anelka lors de la promenade de Chelsea à West Ham (4-0), si l'arbitre n'avait imaginer un hors-jeu. Qu'à cela ne tienne, Nico a été l'origine de deux buts de son équipe, dont une passe décisive pour Joe Cole, et signé une de ses meilleurs prestations sous le maillot des Blues. En face, Julien Faubert n'a pu que constater les dégâts.

... Henry à l'ouest
Alors que le débat fait rage à Lyon sur l'utilisation de Karim Benzema sur l'aile gauche, Thierry Henry a lui aussi subit ce traitement pour le déplacement du Barça à l'Atletico Madrid (2-4). Une expérience qui ne réussit pas vraiment à Titi, auteur d'un non match. Son compatriote Eric Abidal a lui souffert devant le talent de Sergio Agüero (deux buts, une passe), l'autre futur crack du football européen. Lilian Thuram est resté sur le banc.

En vrac
Muet depuis son doublé à Livourne, fin janvier, David Trezeguet a encore été peu en vue avec la Juventus, qui s'est inclinée devant la Fiorentina du très bon Sébastien Frey (2-3). Les Français d'Arsenal ont peiné face à Aston Villa avant d'arracher le nul dans les arrêts de jeu sur un centre Gaël Clichy remis de la tête par Adebayor pour Bendtner (1-1). Ceux de Tottenham (Kaboul, Chimbonda, Malbranque) ont déchanté à Birmingham (4-1) après leur succès en Carling Cup. Patrice Evra, enfin, a fait le boutot lors de la victoire facile de Manchester United à Fulham (3-0).




C1 – Lyon : Quelle équipe à Old Trafford ?

Posté par Aurélien le 03.03.08 à 16:11 | tags : ligue des champions, ol

Alain Perrin peut s'estimer heureux. Il dispose d'un groupe complet (à l'exception de Réveillère suspendu) pour affronter Manchester United. Et il va falloir faire des choix. Qui pour épauler Benzema et Govou devant ? Cris ou Boumsong en défense centrale ?

 

Ben Arfa pour mettre le feu
L'entraîneur de l'OL a annoncé hier sur Canal Plus qu'il alignerait Karim Benzema à la pointe de l'attaque en Angleterre. Ce qui élimine Fred de l'équipe de départ. Sidney Govou étant actuellement intouchable, il reste une place pour trois hommes : Hatem Ben Arfa, Abdelkader Keita et Cesar Delgado. Ce dernier semble hors-jeu. Il n'apparaît pas en Ligue 1 et ce n'est pas dans le souci de le préserver pour les échéances importantes. Keita peut être une alternative crédible d'autant plus qu'il a affronté Manchester United à de nombreuses reprises avec Lille et qu'il est capable de sortir de grands matches dans les moments importants (comme lors de Milan AC-Lille la saison dernière).

 

Mais l'homme qui tient pour le moment la corde se nomme Hatem Ben Arfa. Décrié par Perrin depuis quelques semaines et sur le banc lors des trois dernières rencontres, le jeune international a fait une rentrée convaincante samedi après-midi. Et puis, Lyon se déplace à Old Trafford avec l'obligation de marquer au moins un but. Comment alors se passer du génie (encore alternatif) de Ben Arfa ? Mais avec Alain Perrin on ne sait jamais. Il pourrait aussi aligner Kim Källstrom à sur l'aile gauche et installer Mathieu Bodmer au milieu de terrain.

 

Quel chauve en défense ?
L'abus de défenseur centraux nuit-il à la solidité de la défense ? C'est ce qu'on verra mardi soir. Cris est définitivement rétabli et a réalisé une bonne prestation au Stade de France. Assez pour prétendre à une place de titulaire demain soir ? Mettre Jean-Alain Boumsong sur le banc pour ce match serait très dur pour celui qui a magnifiquement bloqué Wayne Rooney et compagnie la semaine dernière. Arrivé pour pallier l'absence des deux Brésiliens de la défense centrale, Boumsong a évolué au-dessus du niveau espéré. Mais il manque toujours de repères avec Sébastien Squillaci.

 

Cris, lui, les a et surtout possède une aura et un charisme qui à la fois rassure ses coéquipiers et fait douter les attaquants adverses. Il a répété à maintes reprises que son objectif prioritaire était de jouer ce huitième de finale et il a énormément travaillé physiquement pour être déclaré apte. Alors, récompenser le Français de ses bonnes performances ou le Brésilien de ses efforts pour revenir à son meilleur niveau ? Quoiqu'il en soit, celui qui sera titularisé n'aura pas le droit à l'erreur. L'heure des choix est venue.




Quand Ménès tacle Benzema

Posté par Aurélien le 03.03.08 à 13:00 | tags : ol

Titularisé à gauche de l'attaque lyonnaise pour la deuxième fois consécutive samedi face à Lille, Karim Benzema a montré sa frustration lors de son remplacement puis dans son interview d'après match. Une réaction virulente qui fait jaser.

 

"Je pense que j'ai assez prouvé depuis le début de la saison. C'est la concurrence, c'est comme ça. Il y a un coach, à lui de voir. Ça ne date pas simplement d'aujourd'hui. Ça fait deux matches que je joue à gauche. J'ai accepté contre Metz. Là, aujourd'hui, dans un grand stade, jouer à un poste où ça ne me fait pas plaisir, ça m'a énervé." Karim Benzema n'a pas fait dans la langue de bois après Lille-Lyon. Il faut dire que tout le monde avait vu son geste d'humeur à sa sortie du terrain, lorsqu'il avait refusé de taper la main de son remplaçant Hatem Ben Arfa.


Perrin adoubé par Ménès
"J'étais énervé par rapport à mon match. Je ne me suis pas éclaté. Ça n'a rien à voir avec Hatem", a expliqué le buteur lyonnais. Et son énervement peut être compris sans passer pour de la prétention, contrairement à ce que pense à Pierre Ménès, qui a chargé le meilleur attaquant français du moment sur son blog. "Karim n'a pas apprécié de jouer sur le côté gauche... Non mais on rêve, là ! Il a à peine 20 ans et il commence à avoir des exigences ! C'est vrai qu'il est nettement moins influent à gauche, mais d'un autre côté Fred en est à 3 buts en deux matchs." Rappelons que ce même Pierre Ménès taclait durement le Brésilien il y a encore deux semaines.


Qu'Alain Perrin ait décidé de faire tourner son effectif et de redonner sa chance à Fred contre la modeste équipe de Metz, soit. Mais de là à le confirmer lors du match de gala au Stade de France en raison d'un doublé contre l'équipe la plus faible de France (dont un but sur un cadeau de Benzema), il y a un gouffre que l'entraîneur gone n'a pas hésité à franchir. Contrairement à ce que dit Ménès, Benzema peut se permettre d'avoir des exigences. Pour sa première saison comme titulaire à la pointe de l'attaque, le lyonnais est juste le meilleur buteur de Ligue 1 et a montré mercredi dernier qu'il savait planter des buts de grande classe dans la plus prestigieuse des compétitions. Alors que Fred a montré ses limites en Ligue des Champions ces deux dernières années...

 

Change d'avocat Titi
Si Perrin voulait préserver son buteur vedette en vue du match retour à Old Trafford, pourquoi l'avoir fait jouer samedi et surtout aligner à un poste qui n'est pas le sien ? D'autant plus qu'il possède pas moins de 4 ailiers de formation dans son effectif (Govou, Ben Arfa, Cesar Delgado et Kader Keita). Donc oui, Benzema peut se sentir frustré et montré publiquement son incompréhension.

 

Le comble, c'est le parallèle établi par Pierre Ménès, à la fois sur son blog et sur l'émission 100 % Foot hier soir. "On demande à Henry de jouer à gauche au Barça. Il le fait sans rechigner. Est-ce qu'on l'a entendu une fois ouvrir sa bouche et râler ? Non et pourtant c'est Thierry Henry et il a un statut." Comme nous l'évoquions il y a deux semaines, Henry s'est plaint de sa situation actuelle auprès de Rijkaard. Deuxièmement, Lyon n'est pas le Barça et le joueur qui pousse le Français sur le côté gauche se nomme Samuel Eto'o, pas Fred. Troisièmement, Benzema est actuellement beaucoup plus fort que Thierry Henry, même sur l'aile. Mais ça, le fan numéro 1 du numéro 14, en manque total d'objectivité sur le coup, ne peut pas l'admettre.




L1 - 27e : Bordeaux tient le rythme

Posté par Edouard le 03.03.08 à 11:51 | tags : bordeaux, ligue 1, psg
A une semaine d'affronter le leader lyonnais à Gerland, les Girondins ont répondu présent devant le PSG grâce à un Geraldo Wendel des grands soirs, auteur de trois buts (3-0), et relègue Nancy à 7 longueurs. Le suspens vit toujours en L1.


Chasser les doutes
Après la semaine difficile qui les avait vu sortir de la Coupe de l'UEFA face à Anderlecht (1-2, 0-0) puis faire match nul devant Lille (1-1), les hommes de Laurent Blanc n'auront donc pas tardé à chasser les doutes nés dans leurs têtes. Ou plutôt dans celles des journalistes, un peu trop prompts à annoncer le championnat relancé ou plié à la première occasion. Non, Bordeaux n'est pas une arnaque. Et le petit coup de mou enregistré par les joueurs au maillot scapulaire pas le signe d'un effondrement à l'approche du sprint final.

Le succès de Lyon face à Lille (1-0, but de Fred), samedi au Stade de France, avait pourtant mis sous pression les dauphins de la L1, qui ne pouvaient au mieux que rétablir leur écart de trois points en battant le PSG. Ces derniers démarraient d'ailleurs le match avec un esprit volontaire, fidèles à leur réputation d'équipe solide en déplacement. Mais comme à Marseille (1-2), la bonne entame de match des Parisiens n'allait pas les empêcher de sombrer.

Wendel show
Si on a beaucoup parlé de David Bellion (hier sur le banc), puis de Fernando Cavenaghi, parmi les individualités bordelaises, l'homme du moment sur les bords de la Garonne se nomme plutôt Geraldo Wendel. L'homme à tout faire du milieu de terrain girondin a revêtu hier un costume de buteur qui lui sied à merveille, signant son second triplé de la saison après celui réalisé face à Toulouse (4-3) en décembre. Trois buts tous aussi beaux les uns que les autres : une frappe violente du gauche (près de 100 km/h), une reprise heureuse en poteau rentrant et un coup de tête canon des 18 m.

Petit bémol à ce festival, la faute de Fernando sur Clément à l'origine du premier but bordelais. Détail qui n'en est pas un si l'on considère que Paris avait jusque-là bien contenu cette équipe de Bordeaux. Mais le PSG peut aussi s'en vouloir de n'avoir profiter de son occasion d'ouvrir le score juste avant (mauvaise conduite de balle de Diané repris par Tremoulinas, 28e) face à une défense largement remanié en raison de la suspension d'Henrique et du forfait de Planus.

Une "finale" qui promet
Dimanche prochain, suite au coup de sifflet de la rencontre Lyon - Bordeaux, il y aura encore dix journées à disputer et 30 points à prendre. Mais, déjà, tout le monde s'accorde à penser qu'il s'agit là d'un match décisif pour un championnat qui avait oublié ce qu'était la notion de suspens pour le titre. "On va jouer le prochain match à Lyon comme une finale", confirmait Wendel. "Je pense, tout le monde pense que le championnat se joue la semaine prochaine. Si Lyon gagne, ce sera sans doute fait pour leur septième titre. Si on gagne, on jouera le titre jusqu'au bout."

Effet positif du sabordage girondin en Coupe de l'UEFA, les Bordelais seront dans leur fauteuil jeudi soir au lieu d'être en train de batailler face au Bayern Munich et se présenteront à Gerland avec du jus à revendre. Les Lyonnais seront eux revenus de l'enfer d'Old Trafford, où ils risquent fort de laisser des plumes.






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