Archives > Juillet 2008Lyon : L'éternel recommencement A deux jours du Trophée des Champions qui l'oppose samedi à son dauphin de la saison dernière, Bordeaux, l'Olympique Lyonnais a quasiment bouclé son recrutement avec l'arrivée de Frédéric Piquionne, en provenance de Monaco, qui sera présenté ce jeudi à 18h en direct sur OL TV. Point d'orgue d'un marché des transferts où le septuple champion de France aura encore fait ses courses en Ligue 1, sans s'offrir une signature à la hauteur de ses ambitions européennes.Où sont les stars ? Hugo Lloris (8,5 millions d'euros), John Mensah (8,4 ), Ederson (14), Jean II Makoun (15), Miralem Pjanic (7,5) et maintenant Frédéric Piquionne (5). On ne pourra reprocher à l'OL d'avoir eu des oursins dans les poches au cours de ce mercato estival. Avant même la nomination de Claude Puel comme entraîneur à la place d'Alain Perrin, le club rhodanien avait débuté des emplettes qui s'élèvent donc à environ 48 millions d'euros. Du lourd pour une formation de Ligue 1 qui s'est dans le même temps séparé de trois éléments, Hatem ben Arfa, Grégory Coupet et Sébastien Squillaci, pour un total approchant les 22 millions d'euros. Malgré ces dépenses, la dernière acquisition lyonnaise a tout de même jeté le trouble autour du projet aulassien. Courtisé il y a un an et demi par l'OL, Piquionne est un peu en perte de vitesse après son passage à Monaco et devrait partir avec le statut de doublure de Benzema. Curieux choix alors que JMA déclarait il y a quelques jours être prêt à s'offrir Samuel Eto'o : "Tout dépendra de Claude (Puel). S'il nous dit que demain, pour gagner la Ligue des champions, il lui faut Eto'o ou Drogba, on essaiera de les faire venir, même si on vivra un peu au dessus de nos moyens." Du rêve à la réalitéComme lors des précédentes intersaisons où les rumeurs Anelka, Trezeguet ou Drogba étaient restées lettres mortes, Lyon a donc dû se contenter d'un renfort made in L1 autrement moins coûteux. Car si l'OL a sans doute les moyens de se payer le transfert d'Eto'o, la question du salaire est une autre paire de manche. Le Camerounais qui émarge déjà à six millions d'euros annuels en réclamerait d'ailleurs dix aux clubs qui souhaitent l'engager. Un appétit qui a rebuté les grosses écuries européennes. Si on ne peut pas reprocher à Lyon ses limites financières, les supporters lyonnais commencent eux-mêmes à s'agacer du double jeu du club. Le site Olympique et Lyonnais, numéro un des blog consacrés à l'OL, posait d'ailleurs ouvertement la question cette semaine lorsque la piste Piquionne, présenté comme un "nouveau Fred", était sur le point de se concrétiser : "A la recherche d'un attaquant de pointe supplémentaire et après avoir fait courir les rumeurs les plus folles, Lyon va-t-il encore faire du Lyon ? A savoir recruter un bon attaquant de ligue 1 et prétendre jouer la ligue des champions ?" La C1 d'ici 2012 "J'ai parlé d'un projet sur quatre ans, la durée du contrat de l'entraîneur général", bottait en touche Aulas, interrogé sur la question lors de sa dernière mise au point. "Je ne veux pas lui mettre de pression. Il connaît l'objectif : gagner la Ligue des champions d'ici à 2012. Ce n'est pas simple d'y parvenir. Même Abramovitch a du mal, malgré ses investissements considérables. Arsenal, qui est un modèle que j'ai suivi, n'y est pas parvenu non plus." Soit. D'ici au tirage au sort de la C1, fin août, Lyon devra encore boucler son mercato avec la venue d'un latéral gauche en doublure de Fabio Grosso. Et surtout dégraisser un effectif pléthorique, notamment au milieu de terrain et en attaque, sous peine de voir des tensions réapparaître dans le vestiaire. Principal indésirable, l'international tchèque Milan Baros pourrait ainsi croiser la route de Piquionne en s'engageant avec l'AS Monaco... Illustrations : 1- Déjà courtisé par l'OL il y a un an et demi, Fred Piquionne rejoint finalement les septuples champions de France. 2- Le nouvel entraîneur Claude Puel a pour mission de remporter la Ligue des champions d'ici 2012 (Sipa) Chelsea : Nouveau départ pour Anelka et MaloudaPosté par Edouard le 31.07.08 à 12:06 | tags : chelsea, les bleus, les français de l'étranger, premier league
Alors que Avram Grant, toujours en conflit avec Chelsea sur les conditions de son licenciement, a souhaité bonne chance au nouveau coach Luiz Felipe Scolari, on ne peut pas dire que le vestiaire des Blues se montrent aussi reconnaissant avec le technicien israélien. Dernier joueur à revenir sur la saison qui a vu le club londonien échoué de peu dans trois compétitions (Carling Cup, Premier League, Ligue des champions), Nicolas Anelka est sans doute le plus rancunier. ![]() La finale de la Ligue des champions perdue par Chelsea face à Manchester United est aujourd'hui digérée pour Nicolas Anelka (Sipa) Seule recrue du mercato d'hiver, le Français ne pensait pas qu'on avait mis 15 millions de livre sur sa tête pour squatter le banc ou jouer sur les côtés. C'est pourtant le traitement qu'il a dû subir. "Je n'avais jamais joué à droite ou à gauche depuis mon arrivée en Angleterre, et c'était nouveau pour moi. C'était difficile parce que quand tu arrives dans un nouveau club, tu veux joueur dans ta position préférée et tu veux à tout prix réussir. Peut-être que le nouveau manager me comprendra mieux."
Schuster pousse sa gueulante Au Real Madrid, tout le monde s'exprime sur le marché des transferts et l'avancement du feuilleton Cristiano Ronaldo. Le président Ramon Calderon. Son directeur sportif Pedja Mijatovic. Les cadres de l'équipe (Raul, Guti, Iker Casillas) et même les joueurs arrivés récemment (Wesley Sneijder, Gonzalo Higuain, Pepe). Tout le monde, sauf l'entraîneur de l'équipe première. Qui ça ? Mais si, souvenez-vous, Bernd Schuster, l'Allemand moustachu qui a mené le club Merengue au titre l'an passé.Quand Bernardo parle... Muet comme une carpe concernant les possibles arrivées de joueurs, Bernardo a fini par sortir de sa réserve. Et pas pour ne rien dire. Le technicien en a marre de découvrir dans la presse l'évolution des différents dossiers du mercato. La cocotte minute Schuster a donc relâché la pression avant d'exploser. "Je suis toujours le dernier à être informé", s'est plaint l'ancien joueur du Real et du Barça qui ne semble pas être consulté en matière de transferts. "Enfin, je suis content que le président arrive, quelqu'un qui essaie de parler avec moi pour m'informer de sa propre bouche de la situation", a poursuivi Schuster, se réjouissant du retour de Calderon au club. "Nous avions émis des théorie assez claires il y a quelques temps. Je ne sais pas si ça a changé mais ce serait bien le savoir. Ça ne m'ennuie pas, j'ai déjà l'habitude d'être plus ou moins le dernier informé. Tout le monde est mis au courant sauf quelqu'un comme qui a plus d'importance. Ce n'est pas bien de ne pas pouvoir répondre aux questions. J'aimerais en savoir un plus." Mijatovic dans le viseur Selon la presse espagnole, les critiques de Schuster viseraient notamment Mijatovic, surnommé "Gominas" par certains socios du Real pour sa coupe de cheveux de mafioso. AS révélait même cette semaine que ce dernier bloquait l'arrivée de Rafael van der Vaart, réclamée par Schuster devant l'échec de l'opération Cristiano Ronaldo, alors que le Batave ne coûte qu'une petite dizaine de millions d'euros. D'après Marca, son arrivée devrait toutefois se finaliser prochainement. Toujours est-il qu'au 30 juillet, le Real n'a toujours pas recruté le moindre joueur à l'aube d'une saison où il doit défendre son titre de champion d'Espagne et enfin retrouver son rang en Ligue des champions, voire en Coupe du Roi. Ce qui commence à inquiéter les supporters madrilènes, qui semblent plutôt du côté de Schuster sur ce coup-là. Si ça se passe mal, c'est pourtant l'entraîneur qui paiera les pots cassés. Illustration : Bernd Schuster commence à s'agacer de l'attitude de la direction du Real Madrid à son égard (Sipa) JO : Le Barça doit libérer MessiPosté par Edouard le 30.07.08 à 12:55 | tags : fc barcelone
L'imbroglio qui oppose depuis plusieurs semaines les clubs aux sélections qui doivent participer aux Jeux Olympiques de Pekin a sans doute pris fin ce matin. La FIFA a en effet confirmé que les joueurs de moins de 23 ans devaient être mis à disposition de leur équipe nationale. Mais le FC Barcelone, qui ne souhaite pas libérer Lionel Messi, entend saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour casser cette décision.Premier round pour la FIFA Après l'avis du comité d'urgence de la FIFA, communiqué mardi, le juge unique de la Commission du Statut du Joueur de la FIFA, Slim Aloulou, a réitéré ce mercredi la position de la Fédération Internationale. Cette dernière a expliqué dans un communiqué qu'il n'était "pas pertinent en l'espèce de prendre comme référence le calendrier international des matches coordonné pour décider si les clubs sont dans l'obligation ou non de mettre leurs joueurs à disposition pour le tournoi olympique de football masculin." L'Argentin Lionel Messi (FC Barcelone), ainsi que les Brésiliens Rafinha (Schalke 04) et Diego (Werder Brême) devraient donc pouvoir rejoindre leurs sélections respectives contre la volonté de leurs clubs, qui font des pieds et des mains pour les conserver. Le bras de fer n'est toutefois pas terminé puisque le Barça avait d'ores et déjà annoncé qu'il solliciterait le TAS en cas de décision non-favorable. Barcelone s'entête L'attitude de Barcelone n'est guère surprenante vu la position du président Joan Laporta sur le football de sélection, en opposition avec le régionalisme catalan. Le Barça souhaiterait pouvoir compter sur sa star pour disputer le tour préliminaire de la Ligue des champions. Comme si ce grand d'Europe ne pouvait se passer d'un joueur, aussi doué soit-il, pour affronter une équipe de seconde zone. Le petit génie argentin va donc pouvoir rejoindre sa sélection, en attendant que l'éventuel recours blaugrana soit étudié, pour le plus grand bonheur de Diego Maradona qui avait dénoncé l'attitude des dirigeants barcelonais. Ainsi que le "manque de caractère" de Leo, qui n'a pas vraiment tapé du poing sur la table pour faire entendre raison à son club. Illustration : Catalogne vs Argentine, tout un dilemme pour Lionel Messi (Sipa) Coupe de la Ligue : Sanction confirmée pour le PSG Les supporters et dirigeants parisiens n'auront donc pu rêver que quelques heures. Suite à l'avis du CNOSF qui jugeait lundi soir "trop sévère" l'exclusion du club de la capitale de la Coupe de la Ligue pour l'affaire de la banderole anti-Ch'tis, la FFF a réitéré mardi son intention de rester ferme sur le dossier. C'était le dernier recours possible devant la justice sportive pour le PSG qui ne devrait pas exploiter la voie administrative.Le CNOSF dans le zef A vrai dire, on a du mal à être surpris par la décision de la Fédération Française de Football. Rien ne l'obligeait à déjuger la commission de discipline de la LFP en suivant à la lettre la proposition du Comité Olympique. En suggérant de remplacer une sanction "disproportionnée" par une punition inappropriée et trop clémente (1 match de Ligue 1 à huis-clos), ce dernier était de toute manière hors-sujet. "Il était logique que des faits qui s'étaient produits en Coupe de la Ligue débouchent sur une sanction dans cette compétition", a rappelé le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes ce mardi à l'AFP. "On aurait pu nous reprocher de fausser le championnat si nous avions pris une sanction par rapport au championnat, alors que cela s'est passé dans une autre compétition." Une question d'uniformité Cette décision qui confirme la responsabilité des clubs vis à vis du comportement de leurs supporters risque toutefois de faire couler encore beaucoup d'encre si une différence de traitement venait à être constatée dans le futur. Problème, la chasse aux simulateurs nous a déjà montré que l'uniformité n'était pas le fort des instances du football français, qui n'ont sanctionné que deux nouveaux comédiens (Hilton et Micoud) depuis l'"affaire Fiorèse" (2002). Et s'il faut sortir le martinet à chaque fois qu'une banderole douteuse est déployée dans un stade, la commission de discipline n'a pas fini de se réunir... Il serait en fait bien plus simple et honnête de dire que le PSG a été victime de l'équation "Finale de Coupe de la Ligue + diffusion hertzienne + Nicolas Sarkozy en tribune + Danny Boon", et que ce genre d'insultes n'est tolérable que dans des petites rencontres de L1 retransmise sur Foot+. Mais n'en demandons pas trop à la FFF... Le tirage au sort de la Coupe de la Ligue aura lieu mercredi 30 juillet à 11h au siège de la LFP. Trop d'attaquants à l'InterPosté par Edouard le 29.07.08 à 12:12 | tags : inter, juventus, les français de l'étranger, mercato, série a
En dépit de la nomination de Jose Mourinho au poste d'entraîneur, l'intersaison de l'Inter Milan semble être placée sous le signe de la continuité. Sulley Ali Muntari, recruté pour environ 16 millions d'euros à Portmousth, devrait ainsi clore le marché des transferts pour le triple champion d'Italie en titre, dont l'effectif déjà bien fourni ne devrait donc pas être renforcé par Frank Lampard ou Ricardo Quaresma.Adieux douloureux "Muntari est notre dernier achat", a indiqué le directeur de l'Inter Gabriele Oriali à la presse. "Maintenant nous allons nous atteler à réduire le groupe parce que Mourinho veut 22 joueurs et 3 gardiens de buts. Il y aura des adieux douloureux". "J'ai trop d'attaquants", a précisé le "Special One". "Je ne pourrais pas les faire jouer tous comme je le voudrais." Reste à savoir qui d'adriano, Mario Balotelli, Hernan Crespo, Julio Cruz, Zlatan Ibrahimovic ou David Suazo va devoir faire ses valises. Face à ce dilemme, le site Gazzetta dello Sport a convié ses lecteurs a désigné le futur banni. Sans grande surprise, le malheureux élu est le Hondurien Suazo, arrivé l'an passé en provenance de Cagliari pour 10 millions d'euros et auteur de 8 buts en 27 apparitions (dont 9 titularisations) en Série A. Il est talonné de peu par le vétéran argentin Crespo, lui aussi peu en vue la saison dernière. Suivent le fantasque Adriano, à qui Mourinho a donné une nouvelle chance, et le Suédois Ibrahimovic, puis le jeune Balotelli, qui a encore tout à prouver, et le méritant Cruz, qui ne fait pas de bruit mais affiche un rendement toujours aussi précieux.Du côté de la Juve... Autre club où les places seront chers en attaque et autre sondage de la Gazzetta : quel attaquant de la Juventus cirera le plus le banc cette saison ? Les lecteurs du quotidien italien répondent massivement Vincenzo Iaquinta (52%), loin devant Alessandro Del Piero (28%) et David Trezeguet (16%), qui garde toujours une bonne cote de l'autre côté des alpes. Le Brésilien Amauri (2,8%) bénéficie lui sans doute de la prime à la nouveauté. Illustration : David Suazo et Julio Cruz, deux des six attaquants de l'effectif de l'Inter Milan (Sipa) Cristiano Ronaldo = Rafael van der Vaart + David Villa Alors que le soufflet de l'opération CR7 est en train de retomber, la presse madrilène a sorti sa calculette pour réaliser cette équation imparable : avec les 80 millions d'euros que le Real serait disposé à débourser pour la star portugaise, le club pourrait largement s'offrir deux pointures internationales comme Rafael van der Vaart et David Villa. Une idée qui semble séduire les supporters merengue un brin fatigués par le feuilleton de l'été.Sans surprise, les lecteurs du quotidien AS plébiscitent l'hypothèse à 80%. D'abord parce que la venue de Cristiano Ronaldo semble de plus en plus compromise. Ensuite parce qu'une telle opération paraît bien plus raisonnable, tant sportivement que financièrement. Si le Lusitanien est sans nul doute le meilleur joueur du monde, il sort d'une saison comme il n'en connaîtra jamais plus et se trouve donc au pic de sa valeur marchande. Son arrivée dans le vestiaire madrilène avec un salaire stratosphérique pourrait d'ailleurs créer des tumultes chez les doubles champions d'Espagne comme ce fut le cas suite à l'arrivée du vrai Ronaldo. Certes moins bandante, l'autre option semble plus simple à mettre en œuvre et coûterait nettement moins cher : 40 millions grand max pour David Villa, et 13 pour Rafael van der Vaart. Sportivement, ça a aussi de la gueule. Villa fut le meilleur buteur et l'un des joueurs phares de l'Euro 2008, qu'il a remporté avec la sélection espagnole. Van der Vaart confirme lui à 25 ans tout son potentiel. Il grossirait en prime la colonie néerlandaise du Real (Sneijder, Drenthe, van Nistelrooy, Robben) tout en renouant avec ses origines espagnoles (par sa mère). Mais tout ceci n'est que supposition. Et bien malin qui peut prédire ce qui se passera du côté de la Maison Blanche d'ici au 31 août. Illustration : David Villa, "El Guaje", serait de noveau la cible du Real Madrid (Sipa) Les Rois de la lose Second de la Premier League, battu en finale de la Champions League, de la Coupe de la Ligue anglaise et de l'Euro 2008 avec Chelsea et l'équipe d'Allemagne, Michael Ballack a sans conteste été le plus grand perdant de la saison écoulée. Le milieu de terrain allemand est-il pour autant le plus grand loser de l'histoire du ballon rond ? Telle est la question à laquelle s'est attelée la rubrique "knowledge" du Guardian cette semaine.Outre cette année 2008 cauchemardesque, Ballack est effectivement un habitué des places d'honneur. Sous le maillot du Bayer Leverkusen et du Bayern Munich, il a également terminé quatre fois second de la Bundesliga (1999, 2000, 2002 et 2004) et a échoué en finale de la Ligue des champions en 2002 face au Real Madrid. Sans oublier ses défaites en finale de la Coupe d'Allemagne et de la Coupe du Monde (2002), plus une autre place de dauphin en championnat d'Angleterre (en 2007). Ce qui porte à 12 son total de médailles en chocolat. Et pourtant, il y a pire. Le Guardian est allé chercher loin pour retrouver la trace de l'Ecossais Paul McStay, qui a vu 13 trophées lui passer sous le nez. Ainsi que celle de son compatriote Sandy Jardine, qui totalise lui 15 soirées noires. Mais aucun de deux n'a échoué dans des compétitions aussi prestigieuse que leur collègue teuton. De toute manière, le recordman du genre est italien. Et il se nomme Paolo Maldini. Le vétéran du Milan AC n'a pas d'égal en la matière avec trois finales perdues en Ligue des champions (1993, 1995, 2005), trois en Coupe Intercontinentale / Coupe du Monde des Clubs (1993, 1994, 2003), deux en Coupe d'Italie (1990, 1998), trois en Supercoupe d'Italie (1996, 1999, 2003), une en Supercoupe de l'UEFA (1993), ainsi qu'une en Coupe du Monde (1994) et lors du championnat d'Europe (2000) avec l'équipe d'Italie. Autant de déceptions auxquelles il faut ajouter trois secondes places en Serie A (1990, 1991, 2005). Faites le compte, on atteint les 17 bad beat pour le légendaire rossonero. Ça fait mal. Présenter Maldini comme le roi de la lose est toutefois un peu exagéré. Car perdre des finales est le lot des grands joueurs qui vont loin dans les compétitions. Et en gagne un certain nombre. Paolo peut ainsi se targuer d'un palmarès bien fourni avec deux coupes intercontinentales (1989, 1990), quatre Super Coupes d'Europe (1989, 1990, 1994, 2003), cinq C1 (1989, 1990, 1994, 2003, 2007), quatre Super Coupes d'Italie (1992, 1993, 1994, 2004), sept Scudetti en Série A (1988, 1992, 1993, 1994, 1996, 1999, 2004) et une Coupe d'Italie (2003). Soit 23 trophées à mettre sur sa cheminée. La balance est largement positive. Capello au bout du rouleau Nommé au poste de sélectionneur de l'équipe d'Angleterre non qualifiée pour l'Euro 2008, Fabio Capello commence à comprendre son malheur. Le technicien a ainsi confié ses états d'âme au quotidien italien La Repubblica, tout en confirmant que sa mission à la tête des Three Lions serait son dernier job.Retraite en vue "Je suis dans une pire situation que Lippi ou n'importe qui", a concédé Don Fabio au sujet de la crise traversée par l'équipe nationale. "En Premier League, seuls 35% des joueurs sont anglais. En Italie, c'est près de 72%." L'ancien coach du Real Madrid, de la Juventus ou du Milan AC espère toutefois faire bonne figure lors du Mondial 2010. "Je vais aller au bout de mon contrat avec l'Angleterre mais ce sera ma dernière expérience. J'ai envie de terminer ma carrière en ayant fait quelque chose à la Coupe du Monde." Consultant à ses heures perdues, le successeur ne pouvait au passage s'empêcher de revenir sur l'Euro 2008 dans les colonnes du quotidien romain : "L'Espagne mérite son titre car c'était la meilleure équipe. Les Espagnols n'ont peiné que face à l'Italie mais ils ont eu de la chance que Pirlo, Gattuso et Cannavaro étaient absents. Hormis l'Espagne, la Turquie et la Russie, toutes les autres équipes jouaient dans la même configuration: avec un seul attaquant de pointe." Pas plus qu'il n'a pu résister à l'envie d'adresser une petite pique au nouveau coach de l'Inter, Jose Mourinho, qui sera le seul entraîneur étranger de Série A la saison prochaine. "Mourinho n'a rien a apprendre à nos entraîneurs. Il a entre les mains une machine extraordinaire et il ne va pas faire la révolution. Cela sera suffisant s'il apporte un pour cent de nouveauté." Comme Capello en Angleterre ? Illustration : L'entraîneur italien Fabio Capello a confirmé qu'il n'irait pas au delà de son contrat avec l'équipe d'Angleterre qui prend fin après le Mondial 2010. (Sipa) Maradona et le Messigate Empêché par le FC Barcelone de disputer le tournoi olympique de Pekin avec la sélection argentine des moins de 23 ans, Lionel Messi la joue profil bas en attendant que la FIFA se prononce sur la question mardi prochain. Une attitude que n'a pas manqué de railler un Diego Maradona toujours aussi prompt à donner son avis sur la chose du football. Surtout qu'en les intérêts de l'équipe nationale sont en jeu.Manque de caractère Présent à Rosario jeudi à l'occasion d'une exhibition de showbol (un dérivé du futsal qui se joue à 7 contre 7 sur un terrain entouré d'un muret), Maradona ne pouvait échapper à la question qui enflamme l'Argentine depuis plusieurs jours : le prodige national Lionel Messi sera-t-il autorisé à participer aux Jeux Olympiques sous le maillot albiceleste ? Un affaire que la presse locale commence même qualifier de "Messigate". "Je crois qu'il manque un peu de caractère à Messi", a tranché Dieguito avec la gouaille qu'on lui connaît. "Je ne veux pas tomber dans les comparaisons que les journalistes aiment bien faire. Mais ce que je dis, c'est que Messi doit décider lui-même. C'est le moment de se comporter en homme. C'est une grande occasion pour mûrir. De toute manière, Barcelone l'attendra. Ils lui ont donné le numéro 10 parce qu'ils l'aiment. Ils ne lui ont pas donné parce que c'est un acteur de cinéma, mais parce que c'est un phénomène, un grand joueur. Le numéro 10 était à Ronaldinho et maintenant il est à lui." Le Catalan est têtu Ancien de la maison blaugrana, le "Pibe de Oro" connaît la situation du club catalan qui veut pouvoir disposer de sa star pour le tour préliminaire de la Ligue des champions. Il n'en assure pas moins qu'il serait "resté avec la sélection", à la place de Messi, même si "ce sont d'autres temps, d'autres compromis, d'autres contrats". "Les Catalans ont la tête dure, ils ne vont pas te donner les choses comme ça. Mais je crois que Barcelone doit savoir qu'il y a un pays derrière, qu'il y a une médaille d'or en jeu, quelque chose qu'on aura du mal à obtenir en dehors du basket et du hockey", a encore commenté "Pelusa" en référence au faible rendement de l'Argentine dans les autre disciplines olympiques. Pour Maradona, cette polémique dépasse toutefois le simple cas de l'Abiceleste. Si l'attitude de Messi doit changer, c'est aussi pour qu'il s'affirme enfin comme un homme fort sur les terrains. "Souhaitons que son comportement change parce que je ne vois pas Leo aller se battre pour des titres, dire à un coéquipier quelques chose pour le motiver ou lui demander : ‘donne-moi le ballon'. J'espère qu'avec le temps il deviendra plus un joueur de football, un joueur de terrain et un meneur, et que dans deux ou trois ans on pourra dire que Leo est un leader." Parole de Diego. Inter : Mourinho prend ses marques Quelques semaines après la prise de fonction de Jose Mourinho comme nouveau coach de l'Inter Milan, les tifosi nerazzurri commencent à découvrir le style du "Special One". Entre discipline de fer, parano et recrutement peu médiatique, les premières impressions sont mitigées. Une partie des supporters a même protesté contre le huis-clos imposé mardi à l'entraînement.Huis-clos mal digéré Suite à cet épisode cocasse, le technicien portugais a tenu à s'exliquer sur le site internet du club : "J'ai beaucoup de respect pour les fans. Nous avons même ouvert au public une session d'entraînement à Appiano la semaine dernière. Mais je sais aussi qu'au milieu des nombreux fans nerazzurri qui sont venus montrer leur amour pour le club, il se trouve aussi beaucoup de coachs et d'observateurs d'autres équipes qui pourraient être nos adversaires cette saison. Etant donné que j'avais besoin d'essayer pour la première fois de nouvelles tactiques en vue de notre premier match amical, j'ai décidé que la session se ferait à huis-clos." Comme prise de contact, les 3000 tifosi qui s'étaient rendus jusqu'au centre sportif de Riscone di Brunico, situé tout de même à 349 km de Milan, espéraient mieux. Surtout qu'à plus d'un mois de la reprise du championnat, de telles précautions semblent exagérées avant d'affronter le club saoudien d'Al Hilal. "Nous comprenons le manager", a ironisé l'un deux à la Gazzetta dello Sport. "Après tout, Al Hilal est un adversaire très dangereux..." Mercato discret Si la grogne des supporters ne s'est pas élargie au mercato de l'Inter, aucune recrue de grande envergure n'est encore venue renforcer les rangs du club lombard. L'arrivée de l'ancien coach de Chelsea n'a pas coïncidé avec celles de Didier Drogba ou Frank Lampard. La piste menant à ce dernier s'est même évaporée avec l'annonce de la signature de Muntari, pour 14 millions d'euros, en provenance de Portsmouth. Adriano ayant retrouvé le groupe et Hernan Crespo étant parti pour rester, l'attaquant ivoirien semble lui aussi s'éloigner de Milan. Seule autre recrue, Alessandro Mancini (en attendant Quaresma ?) a lui rejoint les champions d'Italie dans la plus grande discrétion après une dernière saison peu convaincante à la Roma. Pourtant, il n'y a pas le feu au lac de Côme. Loin de là. La méthode Mourinho qui a fait ses preuves à Porto puis à Chelsea devrait, jusqu'à preuve du contraire, fonctionner aussi à l'Inter. Et le plus important pour le technicien portugais, c'est d'obtenir l'adhésion de son vestiaire. Ce qui semble être le cas si l'on en juge les déclarations des joueurs. Malgré les trois scudetti remporté sous son règne, Roberto Mancini avait lui échoué dans cette mission, ce qui n'était sans doute pas étranger aux contre performances de l'Inter en Ligue des champions. Compétition qui sera un objectif majeur cette année pour le club. Illustration : Jose Mourinho dirige son premier entraînement public à la tête de l'Inter Milan (Sipa) Zaki show à Wigan Six mois après la victoire de l'Egypte en finale de la Coupe d'Afrique des Nations, un club européen a enfin réussi à attirer un Pharaon dans ses filets : l'attaquant Amr Zaki, qui évoluera la saison prochaine en Premier League à Wigan. Une seconde chance méritée pour la révélation de la CAN 2008 qui avait joué les touristes au Lokomotiv Moscou (0 matchs) il y a deux ans.Avec Mohamed Zidan (Hambourg), Essam El-Hadary (FC Sion) et Mohamed Shawky (Middlesbrough), Zaki sera donc seulement le quatrième champion d'Afrique à évoluer en Europe. Il faut dire que quitter le championnat égyptien n'est pas une mince affaire. Un consultant d'Eurosport racontait d'ailleurs pendant la retransmission de la dernière CAN que les joueurs professionnels égyptiens étaient exemptés de service militaire... jusqu'à ce qu'ils émettent des velléités de départ en Europe. Suite à l'annonce d'un premier accord entre Wigan et son club de Zamalek, début juillet, Zaki a lui dû faire face au courroux du président Mamdouh Abbas, qui a tenté de le retenir coût que coût. "J'ai été surpris qu'il me dise que le club n'allait me laisser partir sous aucun pretexte", rapportait à l'époque Zaki. "Il s'est mis en colère et m'a crié dessus. Les choses ont ensuite empiré quand ses gardes du corps ont failli me tabasser." Ambiance. Après avoir tenté de faire casser son contrat pour non-paiement de salaire, le joueur aux 27 buts en 48 sélections a finalement dû prolonger son contrat avec Zamalek avant d'être prêté aux Latics avec option d'achat. Un recrue qui excite le manager Steve Bruce : "Les négociations ont été extrêmement dures à conclure, c'est clair. Mais je suis ravi qu'il nous rejoigne. Tout joueur qui met au moins un but tous les deux matchs après 50 rencontres internationales sait où se trouve le fond des filets". Souhaitons à Zaki qu'il réussisse mieux que ses compatriotes, dont les expériences européennes ont souvent capoté. Illustration : Amr Zaki fut l'un des grands artisans de la victoire de l'Egypte lors de la CAN 2008 (Sipa) Buffon en veut plus En perte de vitesse depuis le scandale du calcio, le championnat d'Italie pourrait retrouver de son intérêt cette saison. Derrière l'Inter, désormais coaché par Jose Mourinho, et son dauphin la Roma, le Milan AC et la Juventus, les deux clubs les plus titrés de la Série A, se renforcent et comptent bien bousculer la hiérarchie établie depuis deux saisons.En dépit d'un recrutement plutôt discret (arrivées de Poulsen et Amauri), la Juve pourrait notamment retrouver ses bonnes vieilles habitudes en championnat après avoir digéré son passage en Série B lors de la saison 2006-2007. "Maintenant l'Inter et la Roma ne sont plus seuls. On n'a pas réalisé de gros coups, mais de bons joueurs sont arrivés pour faire mieux que la troisième place du dernier championnat", note ainsi le portier bianconero Gianluigi Buffon dans une interview accordée à la Gazzetta dello Sport. Apparemment débarrassé des problèmes de dos qui l'ont perturbé la saison dernière ("C'est du passé, je vais beaucoup mieux"), Gigi demeure toutefois prudent à l'heure d'émettre des pronostics : "Le favori, c'est Milan. Ils ne joueront pas la Ligue des champions et ils ont Ronaldinho." Ou comment la venue du Brésilien en Lombardie a transformé un mercato rossonero jugé jusque-là médiocre. Il ne faudrait toutefois pas enterré le champion en titre, l'Inter Milan, qui sera encore plein d'ambitions sous les ordres du "Special One" Jose Mourinho et a enregistré l'arrivée d'Amantino Mancini ainsi que le retour d'Adriano. Du côté de la Roma, en revanche, on tarde à remplacer Mancini et Ludovic Giuly, même si les dernières rumeurs venant de la botte indiquent qu'Adrian Mutu pourrait rejoindre la ville éternelle pour 20 millions d'euros. En attendant, seul John Arne Riise, l'ex-patator de Liverpool, est venue grossir la colonne des arrivées. Illustration : Gianluigi Buffon, qui célèbe ici la victoire de la Juventus sur l'Inter en mars 2008, nourrit plein d'espoirs pour la Vieille Dame (Sipa) Ferguson les cloches de Chelsea Alors que le championnat anglais ne reprend que le 16 août prochain, Alex Ferguson a déjà lancé les hostilités en adressant un pic à destination de Chelsea, dauphin de Manchester United en Premier League et en Ligue des champions. Selon le manager écossais, les Blues risquent de pâtir du manque de jeunesse de leur effectif."C'est un groupe expérimenté. Je ne dis pas qu'ils sont vieux car avec les méthodes d'entraînements modernes on peut jouer à plus de trente ans. Ce que je dis, c'est que je ne vois pas une équipe de trentenaires réaliser des progrès marquants. Je ne suis pas préoccupé par Chelsea. Avram Grant a fait du bon boulot et Mourinho a gagné le titre deux ans de suite et nous a battu en finale de la FA Cup. Il n'y a donc personne qui puisse vraiment faire mieux que Mourinho. Il faudrait dépasser la performance de Mourinho pour nous inquiéter et ce sera un challenge vu les joueurs qu'ils ont et les joueurs qui sont arrivés." Selon le Guardian, le onze de départ des deux formations afficherait pourtant une moyenne d'âge identique (28 ans). Un chiffre à nuancer puisque le quotidien anglais voit le vétéran Gary Neville (33 ans) titulaire à la place de Wes Brown (28 ans) et que le portier néerlandais Edwin van der Sar (37 ans) alourdit forcément la note avec ses 37 ans (contre 26 à Petr Cech), à un poste où l'âge pose moins de problèmes. A côté de ça, Ferguson se montre plus élogieux à l'égard d'un de ses autres rivaux du Big Four, Arsenal, qui a longtemps mené les débats en Premier League la saison dernière. "Arsenal a realisé un bon départ et est resté sur sa lancée jusqu'à ce qu'ils soient touchés par quelques blessures. On a sous-estimé ce qu'Arsenal a accompli l'an passé parce qu'ils ont eux des blessés au mauvais moment. En février, ils ont perdu la plupart de leur milieu de terrain, ils ont perdu Rosicky, ils ont perdu Hleb pendant un moment, et ensuite Eduardo. Qui dit que ça n'aurait pas été plus serré si Arsène Wenger avait eu tout ses joueurs en forme ?" Mais où est passé le bon vieux temps de la rivalité Fergie - Arsène ? Wenger se fout de notre gueule C'est bien connu, Arsène Wenger ne craint pas les contradictions. Au point que le manager d'Arsenal soit capable de dénoncer des pratiques dont il se rend lui même coupable. L'Alsacien a lâché dans les colonnes du magazine officiel des Gunners une diatribe contre l'attitude des grands clubs en matière de transfert, pointant du doigt le cas du Real Madrid qui tente désespérément d'arracher Cristiano Ronaldo à Manchester United."Si on ne montre pas de respect aux autres clubs, je pense que le football va dans la mauvaise direction. Tu ne peux pas te comporter comme l'a fait Calderon au Real Madrid avec Manchester United et leur dire qu'on ne peut pas empêcher un joueur de partir. On peut déstabiliser n'importe quel joueur au monde. C'est irresponsable. Ces grands clubs devraient montrer l'exemple aux autres. Je crois maintenant que le football, en tant que sport mondial, et les grands clubs devraient adopter des valeurs et une vision, ainsi que donner l'exemple." Défense de rire... En soit, l'analyse est plutôt juste. Les grosses cylindrées européennes ont en effet tendance à approcher directement les joueurs qu'elles convoitent afin qu'ils mettent ensuite la pression sur leur club pour obtenir un bon de sortie. C'est mal et les instances du football devraient sévir un peu plus pour freiner le mouvement. Oui mais voilà, quand le donneur de leçon se nomme Arsène Wenger, on se doit de recadrer le débat afin que le lecteur ne soit pas trompé. Le pauvre Arsène, c'est vrai qu'il entraîne une petite équipe londonienne, à peine 5e au classement Deloitte des clubs les plus riches du monde. Question morale et éthique, il se pose-là avec ses onzes de départ le plus souvent 0% anglais. Sans parler de SA technique de recrutement : aller chercher des gamins de 15 ans dans leur centre de formation (Fabregas, Clichy, Sunu, Traoré, etc...) pour une bouchée de pain en leur faisant miroiter monts et merveille alors que si un sur dix intègre l'équipe première, c'est déjà le pérou. Grand entraîneur, référence en matière de recrutement et de post formation, etc., Wenger le technicien n'est pas à remettre en question. Mais lorsqu'il se la joue Robin des Bois en guerre contre le foot business, on ne suit plus. Le PSG change (encore) de cap Après deux saisons sportivement catastrophiques, Paris a renoué avec un recrutement ambitieux dans ce mercato estival en recrutant notamment deux internationaux expérimentés, Ludovic Giuly et Claude Makelele, présenté hier officiellement à la presse. Une nouvelle option qui enterre la politique de rajeunissement que devait incarner Paul Le Guen.Paris navigue à vue Ainsi va la vie au PSG, club qui a consumé plus de présidents (4) que d'entraîneurs (3) depuis 2005 et le départ du tandem Francis Graille - Vahid Halilhodzic. Dernière victime en date, Alain Cayzac a rendu son tablier le 21 avril 2008, laissant Simon Tahar assurer une interim de quatre journées. Le coach, Paul Le Guen, est lui toujours en place et doit désormais épouser la vision de son nouveau patron, Charles Villeneuve. Un énième changement de cap qui sent un peu le quitte ou double pour le club de la capitale et ses actionnaires. Quelques mois après son arrivée, en remplacement de Guy Lacombe, PLG avait pourtant mis en place, avec l'accord de sa hiérarchie, une politique qui devait faire belle part aux jeunes. Dans cette optique, le PSG avait misé sur des recrues en devenir comme Amara Diané, Didier Digard, Grégory Bourillon ou Jérémy Clément. Surtout, il semblait enfin prêt à mettre à profit son réservoir des moins de 18 ans, champions en 2006 avec les Sakho, Mulumbu, Chantome, Ngoyi, Boli, Sankhare et autres N'Gog. Autant de joueurs qui ont signé un contrat pro et devaient faire à terme le bonheur de l'équipe première. Il était une fois les révolutions En écartant Pauleta, Mario Yepes et Bernard Mendy en début de saison dernière, Le Guen avait fait passer le message clairement. Problème, la révolution a été un peu brutale et Paris s'est enfoncé dans une crise de résultats sans précédent. Et si les anciens ont été rappelé à la rescousse en court de route permettant au club de se sauver in extremis, l'expérience à laisser des séquelles. Résultat, la nouvelle direction a opté pour le recrutement de joueurs d'envergure et de métier. A commencer par Ludovic Giuly et Claude Makelele, arrivés à quelques jours d'intervalle au Camp des Loges, deux tauliers qui possèdent une expérience internationale et un palmarès bien fourni. Paris n'a certes pas fait une croix sur les jeunes, s'offrant même les services de Stéphane Sessegnon et Guillaume Hoarau (24 ans tous les deux). Mais les joueurs issus du centre de formation, dont bon nombre vont être transféré (N'gog à Liverpool ?) ou prêté, vont eux payer eux les pots cassés. Tout comme Didier Digard, parti à Middlesbrough un an après son arrivée à Paris, ou Amara Diané, meilleur buteur du club en 2007-2008 et qui évoluera l'an prochain qu Qatar. Désavoué mais maintenu, Paul Le Guen va donc devoir mener à bien un projet qui, au départ, n'était pas le sien. C'était ça ou prendre la porte. Les supporters s'impatientent Pour le club et le technicien breton, qui espère encore l'arrivée d'un défenseur central et d'un attaquant, la marge d'erreur est désormais nulle. Et il va falloir faire l'amalgame entre des joueurs qui ont tout gagné et gagnent beaucoup (en salaire), et un vestiaire qui sort de deux ans de dépression et ne bénéficie pas de telles émoluments. En attendant, PLG positive : "Ces deux joueurs vont apporter leur expérience, mais surtout leur qualité intrinsèque ce qui va améliorer le niveau de l'équipe. Cette signature place le club dans une nouvelle dynamique." Depuis les arrivées de Pauleta (en 2003), Bonaventure Kalou et Vikash Dhorasoo (en 2005), le PSG n'avait plus attiré de noms ronflants au cours du mercato. Sans doute parce que ça ne lui avait pas trop réussi. Du coup, les supporters parisiens sont loin d'avoir ranger leur scepticisme. Pas plus qu'ils ne digèrent l'augmentation des abonnements championnat (+ 30 € à 60 €) qui frappe la zone rouge du Parc des Princes, soit les tribunes basses de Boulogne et Auteuil. Après deux saisons à flirter dangereusement avec une relégation en Ligue 2, leur patience a des limites. Forcément. Pelé prévient Rooney Joueur dont le talent n'a d'égal que le mauvais caractère, Wayne Rooney est toujours à la limite du pétage de boulon. Même dans une rencontre de pré-saison comme celle qui a vu Manchester United concéder le nul face en Afrique du Sud face à l'équipe locale des Kaiser Chiefs. Coupable d'un tacle qui lui a valu un carton jaune et accusé par Onismor Bhasera de lui avoir asséné un coup de coude non sanctionné, le Red Devil a été critiqué par le Roi Pelé en personne."J'aime bien Wayne Rooney, mais il n'a plus retrouvé son pic de l'Euro 2004", a commenté la légende brésilienne, rapporte Sky Sports. "Il a eu deux ou trois bonnes années, ensuite ses performances ont un peu chuté. Je ne sais pas pourquoi. Quand il est à la lutte avec l'adversaire, Rooney doit apprendre à se défendre, pas à attaquer l'adversaire. Si tu arrives à te protéger des tacles, c'est plus facile de garder son calme. Surtout qu'aujourd'hui les arbitres défendent les attaquants." Surnommé le "White Pelé" par les fans d'Everton, son premier club, Rooney, qui fêtera ses 23 ans en octobre, est encore loin de maîtriser ses émotions comme son illustre aîné. Un défaut qui n'inquiète pas outre-mesure Sir Alex Ferguson : "Wayne est un battant et il peut être frustré dans certains matchs. Il apprend à se contrôler et ce tacle était quasiment inoffensif." L'Ecossais a tout de même du sortir son poulain à l'heure de jeu avant qu'il ne récolte sa deuxième biscotte... Illustration : Wayne Rooney exclut en Ligue des champions face à Villarreal, en 2005. Une mauvaise habitude que la star anglaise a du mal à corriger (Sipa) Ferguson : "Ronaldo va rester" Le feuilleton phare du mercato 2008 a pris une nouvelle tournure ce vendredi avec la conférence de presse donné par Sir Alex Ferguson en Afrique du Sud, où le manager écossais a déclaré que Cristiano Ronaldo serait encore un joueur de Manchester United l'an prochain en dépit de l'intérêt manifesté depuis plusieurs semaines par le Real Madrid.Contrairement aux vœux de la presse espagnole, qui espérait que la rencontre entre CR7 et Ferguson, lundi dernier au Portugal, débloquerait la situation de la star portugaise, Man U ne semble donc pas prêt à infléchir sa position. Ronaldo est sous contrat et n'est pas à vendre, voilà ce qu'a rappelé en substance SAF lors d'un point presse organisé au Cap, avant le coup d'envoi de la tournée de pré-saison des Red Devils. "Notre rendez-vous s'est bien passé", a assuré un Ferguson très tranquille. "Je crois que nous avons tous les deux exposés nos points de vue. Le notre et celui du joueur. Je peux dire qu'il sera un joueur de Manchester United la saison prochaine. C'est notre position. Il ne sera pas vendu." Pourquoi ce silence, alors ? "Je n'étais pas en difficulté. J'étais en vacance et je n'allais pas les interrompre, croyez-moi. Je n'ai pas paniqué, le joueur est sous contrat et la force du droit est du côté de Manchester United." "Nous avons bien fait de ne rien dire", a poursuivi SAF. "On est resté discret sur le sujet et le gardons privé, tout comme ce que j'ai dit à Cristiano. Je suis allé le voir la semaine dernière au Portugal et c'était très amical, il n'y a pas eu de problèmes. Voilà où on est." Ferguson a par ailleurs confirmé que l'indisponibilité de Ronaldo, qui a subit une opération à la cheville, serait bien de trois mois. Le Portugais ne retrouvera donc pas les terrains avant le mois d'octobre. D'ici là, Marca et AS ne se priveront pas de relancer l'affaire à coup de couvertures tapageuses. Kone enfin marseillais, Giuly quasi parisien Le prochain "clasico" du championnat de France, programmé le 26 octobre au Stade Vélodrome, devrait donner lieu à un duel entre deux lutins du ballon rond. Selon La Provence, le transfert de Bakari Koné (1,63 m) de Nice à Marseille aurait en effet été validé jeudi soir. D'après L'Equipe, Ludovic Giuly (1,64 m) serait lui en train de passer une visite médicale avant de s'engager avec le PSG et d'être présenté en début d'après-midi au Parc des Princes.Après des semaines de bras de fer entre Kone et l'OGC Nice, les négociations ont donc fini par aboutir, rapporte le quotidien marseillais. Alors que les deux clubs avaient convenu d'une indemnité de transfert de 9 M€ (assortie d'un bonus d'un million si l'OM se qualifie au moins une fois en Ligue des champions lors des quatre prochaines saisons), restait à régler le problème de la prime à signature (630 000 €) que Nice rechignait à verser à l'Ivoirien. Sans pouvoir être affirmatif, La Provence avance que le joueur a fait une croix sur une partie de la somme. Il devrait passer des tests médicaux ce samedi et s'engager officiellement avec le club phocéen qui ne chôme pas dans ce mercato après les arrivées de Hilton, Erbate et Ben Arfa. Avec Ludovic Giuly, le rival parisien est de son côté en passe de réaliser son premier gros coup du mercato, après le recrutement des moins médiatiques Guillaume Hoarau et Stéphane Sessegnon. Une réponse aux interrogations pressantes des supporters du PSG qui mettent la pression sur la nouvelle direction depuis la reprise de l'entraînement. Suggéré depuis de longues semaines, le transfert de Giuly devrait enfin régler le problème du côté droit qui a hanté Paul Le Guen au cours des deux dernières saisons. Toujours selon L'Equipe, qui cite une source proche du club, Ludo pourrait être rapidement suivi par Claude Makelele. Des nouvelles qui pourraient calmer les tensions encore apparues hier entre Charles Villeneuve et les supporters au sujet de la hausse du prix des abonnements, rapporte Le Parisien. Illustration : L'ancien meilleur joueur de Ligue 2 Bakari Kone évoluera l'an prochain sous les couleurs de l'OM (Sipa) Atletico : Débuts contrastés pour CoupetParti en tournée au Mexique, l'Atletico Madrid a perdu hier son deuxième match de préparation face à la formation de Cruz Azul (0-1), après avoir déjà chuté dimanche dernier sur le même score contre Puebla. Une défaite où Grégory Coupet, qui effectuait sa première sortie sous ses nouvelles couleurs, n'est pas exempt de tous reproches.
Sur l'unique but de la rencontre, l'ancien portier lyonnais s'est en effet laissé surprendre dès la 7e minute de jeu par une reprise manquée de Sabah, qui ne parvenait pas à couper un centre d'Edgar Andrade, laissant le ballon tranquillement franchir sa ligne. Un petit couac malvenu pour celui qui est concurrence avec l'Argentin Leo Franco pour garder les buts de l'Atletico et espère poursuivre en équipe de France jusqu'au Mondial 2010. Mais l'ami Gref s'est ensuite bien repris et a réalisé plusieurs parades décisives. "Le but est similaire à celui qu'on a encaissé à Puebla, je crois que c'est une question de manque de communication", a commenté l'entraîneur Rojiblanco Javier Aguirre, qui a malgré tout apprécié la prestation du Français. "Coupet a fait preuve d'une bonne attitude, ça m'a plu. Il a été agile et sobre." Son compatriote Florent Sinama-Pongolle, titularisé en attaque au côté de Diego Forlan, a lui vu sa balle d'égalisation sauvée par le portier adverse (50e) et a cédé sa place à Costa à l'heure de jeu. L'ambitieux club madrilène et ses nouvelles recrues ont encore quelques semaines pour corriger le tir avant de disputer le tour préliminaire de la Ligue des champions et de débuter la Liga face à Malaga. Milan AC : La dernière chance de Ronaldinho Après d'âpres négociations, le Milan AC et le FC Barcelone ont fini par se mettre d'accord, mardi soir, sur le transfert de Ronaldinho, pour un montant de 21 millions d'euros (plus 4 de prime). Annoncé mort pour le football par certains observateurs, l'astre brésilien va tenter de retrouver le goût du jeu aux côtés de ses compatriotes Kaka et Pato.A la recherche du temps perdu "J'ai enfin signé avec le Milan. Pardon si je me suis fait attendre. Mais les faits ont démontré que j'ai toujours voulu rejoindre le Milan". C'est par ses quelques mots que Ronaldo De Assis Moreira, dit Ronaldinho, a commenté son arrivée dans le club lombard. Vainqueur de deux Liga et d'une Ligue des champions sous le maillot Blaugrana, Ballon d'Or 2005, celui qui était encore considéré en 2006 comme le meilleur joueur du monde par la FIFpro doit maintenant prouver qu'il en a encore dans la chaussette. Ce qui n'est pas gagné. Malgré une offre supérieure émanant de Manchester City (32 millions d'euros), Ronnie n'a jamais envisagé une autre destination que Milan. Le champion du Monde 2002 a d'ailleurs fait une croix sur les 15% qui lui revenaient sur le montant de son transfert pour rapprocher les positions barcelonaises et milanaises. Le club rossonero ayant fait grimper son offre de 15 à 21 millions d'euros (plus 4 millions de bonus), le Barça ne perd que 2,5 millions par rapport à ce que proposait City. Ronaldinho s'est lui assis sur 3,6 millions. Le prix à payer pour échapper au climat pas très carioca de Manchester. La promesse de RonnieAlors que Carlo Ancelotti souhaitait prioritairement l'arrivée d'un attaquant de pointe, la venue de Dinho est un sacré pari pour le Milan, qui avait déjà tenté de relancer Ronaldo l'an dernier. Avec plus ou moins de succès puisque le Fenomeno s'est grièvement blessé au genou après avoir marqué quelques buts. En proie lui aussi à des problèmes de surpoids et précédé par sa réputation de fêtard invétéré, Ronaldinho a promis de "travailler dur" pour "montrer Rivaldo, autre Brésilien qui aura enflammé le Nou Camp (de 1997-2002) avant de sombrer physiquement et de rejoindre le... Milan AC. Sauf qu'à l'époque, le Ballon d'Or 1999 avait été carrément libéré de son contrat par Louis van Gaal. Transféré gratuitement en Italie, il n'a jamais retrouvé son niveau et atterrit un an plus à Cruzeiro avant de rebondir en Grèce à l'Olympiakos puis à l'AEK Athènes. Il sera aussi intéressant de voir comment Ronaldinho est accueilli par ses nouveaux partenaires, plusieurs joueurs, dont Gennaro Gattuso et Clarence Seedorf, ayant fait part de leur scepticisme concernant l'arrivée du désormais ex-Barcelonais. Son compatriote Kaka lui a tout de même diplomatiquement souhaité la bienvenue dans un communiqué : "Je suis très content de la venue de Ronaldinho, qui va amener beaucoup de talent et de qualité à Milan, ce qui mettra en conditions de lutter pour des titrs." Les internautes de la Gazzetta dello Sport se montrent également optimistes, près de 48%* d'entre eux voient le Brésilien comme une acquisition parfaite pour être associée à Kaka et Pato. L'espoir fait vivre. *28,7 % des internautes de la Gazzetta jugent que Ronaldinho "n'est pas le joueur dont Milan a besoin". 23,7% considèrent que "c'est une bonne acquisition mais que le Milan a toujours besoin d'un attaquant de pointe". A l'heure où nous publions, un peu plus de 60 000 personnes ont participé au vote. Illustration : (en haut) Ronaldinho entouré de l'administrateur du Milan AC Adriano Galliani et du président du Barça Joan Laporta (crédit : Sipa). Mercato bouclé pour la Juventus ? Alors que nous évoquions la semaine dernière la discrétion du Milan AC sur ce marché des transferts estival, cette tendance économe semble être également de rigueur du côté de la Juventus de Turin. D'après l'entraîneur bianconero Claudio Ranieri, le recrutement de la Vieille Dame serait complet à "99%" suite au transfert de Christian Poulsen, en provenance du FC Séville, pour une somme approchant les 10 millions d'euros.Pas de folie pour la Vieille Dame "Je suis très heureux de cette arrivée, il a le profil que nous recherchions", s'est félicité Ranieri sur le site officiel de la Juve au sujet du milieu de terrain danois. "L'an passé, nous avions la meilleure attaque et la troisième défense, il nous fallait donc améliorer notre défense et il est celui qui nous apportera plus de sécurité derrière. Amauri, recruté pour 15 millions d'euros. Le Suédois Olof Mellberg et le Croate Dario Knezevic sont venus renforcer la défense. Les espoirs Sebastian Giovinco, Claudio Marchisio et Paolo De Ceglie font eux leur retour de prêt. Un peu juste à l'heure de retrouver la Ligue des champions ? Avec des finances encore plombés par son passage en Série B, la Juve va donc devoir miser sur les éternels Pavel Nedved (36 ans en août) et Alessandro Del Piero (33 ans), ainsi que sur ses fidèles trentenaires, David Trezeguet ou Mauro Camoranesi, pour mener la bataille sur tous les fronts. A moins que la Vecchia Signora ne guette une dernière occasion de se renforcer d'ici au 31 août. Ronaldo soigne sa brioche Actuellement sans club et toujours convalescent depuis la blessure au genou qu'il a subit en février dernier, Ronaldo ne donne pas vraiment de signes encourageants quant à la possibilité de le revoir gambader sur un terrain avec un niveau décent. En vacances à Ibiza, le Fenomeno a en effet offert un triste spectacle aux objectifs des paparazzis en affichant une bedaine qui concurrence largement celle de son compatriote Ronaldinho, comme le montre ses clichés publiés par le tabloïd anglais The Sun.Même en pleine activité, la brioche a toujours été un problème pour le double Ballon d'Or (1997 et 2002), dont le coup de fourchette est aussi redoutable que le passement de jambes. L'âge aidant, et après de long mois éloignés des terrains, le problème ne pouvait que s'aggraver. Ce qui n'est pas pour rassurer les clubs désireux d'accueillir le retour du poids lourd brésilien. Son contrat avec le Milan AC s'est interrompu le 1er juillet dernier sans qu'on ne lui fasse miroiter une éventuelle prolongation. Pourtant, quelques équipes sont encore prêtes à tenter le coup. Notamment le club brésilien du Flamengo, qui a fait part de son intérêt dans les colonnes de Globoesporte ("Nous avons conclu avec son agent. Dès qu'il se sera remis de sa blessure, nous nous réunions autour d'une table et nous finaliserons son arrivée"). Selon le quotidien espagnol AS, le PSV Eindhoven, premier club européen de Ronaldo, serait lui aussi disposer à récupérer le champion du Monde 2002. Espérons qu'ils possèdent un bon nutritionniste. France 98 : Putain dix ans !Putain, dix ans ! Dix ans qu'on nous rabâche le succès historique du football français ce soir du 12 juillet 1998. Une victoire nette et sans bavure en finale face au Brésil (3-0) pour un premier sacre en Coupe du monde, forcément ça marque. Un truc qu'on célébrera encore dans cent berges, comme une fête nationale bis.
![]() Dix ans après, ça donne encore des frissons de voir nos petits gars avec la Coupe (Sipa) Ne soyons pas trop aigris quand même. France 98 fut un événement incommensurable pour nous autres français qui avions inventé la Coupe du monde 50 ans plus tôt sans jamais parvenir à la gagner. Stoppé trois fois en demi-finale (1958, 1982, 1986), le supporter tricolore c'était fait une raison sur le destin d'éternel perdant de son équipe. Et pas grand monde aurait misé sa chemise sur les troupes du décrié Aimé Jacquet quand la compétition a démarré. Au fil des matchs et des victoires, le soutien populaire a bien sûr gagné tout un pays qui, reconnaissons-le, ne possède pas une vraie culture footballistique. En quelques semaines, la France s'est pourtant convertie au ballon rond (femmes y compris) et a commencé à vénérer ses nouveaux Dieux : Zizou le magicien, Laurent Blanc le président, Didier Deschamps le taulier, Liza le chéri de ses dames, etc. Une fine équipe qui est rentré au panthéon du football français et bénéficie encore d'aujourd'hui d'un statut d'icônes intouchables. Le problème de France 98, en fait, c'est qu'on a du mal à s'en remettre. Il suffit d'aller voir un match des Bleus au Stade de France, théâtre mythique de la finale, pour s'en rendre compte. France 98 a créé une génération de footix qui fait la Ola à 0-0, connaît deux chants et demi ("Allez les Bleus" ou "Et 1, et 2, et 3-0") et pense que gagner un Mondial et un Euro dans la foulée, c'est pas si compliquée que ça. Mais le football français, lui, qu'est-ce qu'il en a tirer de ce succès ? Au vu de la compétitivité de son championnat et la vétusté de ses stades, on serait tenter de répondre pas grande chose. France 98 agit comme un leurre. Mais au fil des ans, on se rend compte qu'il ne parvient plus à masquer nos carences. A l'image de ses champions du Monde vieillissants, qui ne sont plus que deux à postuler encore à l'équipe de France (henryet viera) et ont raccroché les crampons trop tard, pour certains, parce qu'on n'a pas osé le faire pour eux. On se voile la face, mais la génération qui suit est encore loin de lui arriver à la cheville. Erreur que d'avoir fait une norme de quelque chose d'exceptionnel. Au fil des ans et des fiascos à répétition de l'équipe de France (Mondial 2002, Euro 2004 et 2008), on finit toutefois par réaliser combien cette première victoire en Coupe du Monde tient de l'événement historique. Ainsi que la chance qu'on a eu de le vivre en direct. Et c'est avec nostalgie qu'on regardera nos anciens champions du Monde taper le ballon samedi face à une sélection mondiale de vieilles gloires, qu'on reverra la finale en intégralité ou le documentaire les Yeux dans les Bleus. Après, il sera temps de passer à autre chose. PS : Pour l'occasion, Canal Plus sort le grand jeu en consacrant son antenne aux dix ans de France 98, samedi de De 17h 55 à 04h05 ! 16h40 : Des noirs en couleur. Documentaire sur l'histoire des joueurs noire qui ont marqué l'histoire de l'équipe de France. 17h55 : Les vestiaires au Stade de France. 19h00 : Les Spécialistes spécial France 98. 20h : 1998 - 2008 le sacre 21h : France 98 - Sélection mondiale au Stade de France 23h10 : On est les champions ! Documentaire sur l'engouement populaire suscité par le parcours des Bleus lors de la Coupe du Monde 1998. 02h10 : Les yeux dans les Bleus. Le célèbre documentaire de Stéphane Meunier dans les coulisses de l'équipe de France championne du Monde. A ne pas manquer pour ceux qui ne l'ont jamais vu. Fièvre acheteuse au Barça Avec la signature du Biélorusse Alexander Hleb, qui devrait être officialisée rapidement, la campagne de recrutement du FC Barcelone atteint déjà un coût total de 89,5 millions d'euros, a calculé le quotidien sportif catalan Sport. Une folie dépensière à la hauteur du chantier qui attend le nouvel entraîneur Pep Guardiola.Une coûteuse fin de cycle Après deux saisons vierges de titre, le Barça est en train de payer cher sa mauvaise gestion de la génération Deco - Eto'o - Ronaldinho. Suite au deux titres de champion d'Espagne et à la victoire en Ligue des champions, le club catalan aurait pu réaliser une plus-value énorme sur les deux derniers. Au lieu de ça, le Camerounais et le Brésilien risquent de partir pour une bouchée de pain. Et le renouvellement de l'effectif blaugrana commence à chiffrer sévèrement. Alors que les ventes de Deco (à Chelsea) et zambrotta (au Milan) ont rapporté 10 millions d'euros chacune, et que Giovani dos Santos a été cédé pour 6 à Tottenham, le Barça a déjà enregistré six renforts depuis le début du marché des transferts. Derrière le très coûteux Daniel Alves, acheté 29 millions d'euros (hors prime), suivent Martín Cáceres (16.5), Hleb (15), Seydou Keita (14), Henrique (10) ainsi que Gerard Piqué (5), joueur formé au Barça et "piqué" par Manchester United qui revient donc au bercail. Un gestion financière en question Le club étant toujours à la recherche d'un numéro 9, la note pourrait grimper allègrement jusqu'aux 125 millions d'euros, précise encore Sport. Surtout qu'Arsenal a repoussé une offre de 27 millions d'euros pour Emmanuel Adebayor et fait monter les enchères. En contrepartie, le Barça aura du mal à atteindre les 85 millions qu'il espérait tirer de la vente de ses joueurs. Personne ne veut d'Eidur Gudjohnsen, et les clubs intéressés par Eto'o et Ronaldinho jouent la montre. La gestion financière est d'ailleurs au cœur de la crise traversée par le club, avec la démission de 8 membres de la direction, jeudi au terme d'une réunion marathon. Accusé par l'ancien président Josep Lluis Nuñez d'avoir dilapider le patrimoine du Barça, Joan Laporta s'accroche à son poste et assure que "le Barça est dans une situation économique solide, la meilleur de l'histoire. Le budget est de 380 millions d'euros et nous avons atteint les 300 millions de recettes cette saison." De quoi continuer à flamber dans ce mercato endiablé. Illustration : Daniel Alves, acheté 29 millions par le Barça, est pour l'instant le plus gros transfert du mercato 2008 (crédit : Sipa) L'inéluctable retraite de David Trezeguet Avec le maintien de Raymond Domenech au poste de sélectionneur de l'équipe de France, l'avenir en bleu du Roi David semblait pour le moins bouché. L'avant-centre de la Juventus a donc préféré mettre un terme au débat en annonçant mercredi sa retraite internationale après dix ans de bons et loyaux services. Une décision douloureuse mais logique.Incompatibilité Débutée un 28 janvier 1998 face à l'Espagne, la carrière en équipe de France de David Trezeguet se sera donc interrompu le 26 mars dernier face à l'Angleterre, au stade de France. Comme depuis quatre ans, Trezegol avait erré ce soir-là à la pointe de l'attaque des Bleus, attendant désespérément le ballon qui allait lui permettre de faire parler ses qualités de buteurs insatiables. Symbole du malaise d'un joueur qui ne convenait plus au style de jeu adopté par la sélection sous le règne de Raymond Domenech. Ecarté de la liste des 23 pour l'Euro malgré une saison brillante avec la Juventus (2e meilleur réalisateur de la Série A avec 20 buts), le natif de Rouen savait que seul un changement de sélectionneur pouvait lui permettre de disputer la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. Le conseil fédéral ayant choisi de conserver Domenech, il a préféré prendre les devants en tirant définitivement un trait sur le maillot tricolore. Décision irrévocable "L'Euro raté et la confirmation du sélectionneur me conduisent à prendre cette décision irrévocable", a-t-il annoncé. "Je vois le football différemment de la façon dont on le voit en France. L'Euro a été très négatif mais ce qui m'a le plus dérangé, c'est la confirmation de Raymond Domenech. A ce moment, des décisions plus politiques que footballistiques ont été prises et on n'a pas respecté l'avis de l'opinion publique qui m'était favorable". Il y a quelque mois, Trez s'était même livré à une leçon tactique dans L'Equipe du Dimanche pour expliquer le pourquoi de ses performances fantomatiques en bleu. Une procédé contestable sur la forme mais pertinent sur le fond : l'équipe de France jouait trop bas et se livrait trop peu dans les phases offensives pour soutenir et mettre en valeur un attaquant du profil de Trezeguet. Mais s'il était titulaire presque à chaque fois que l'EdF s'inclinait ses derniers temps, elle n'a pas eu besoin de lui pour passer à côté de son Euro avec un seul but marqué en trois matchs. Meilleur ratio qu'Henry David Trezeguet, c'est pourtant 34 buts en 71 sélections. Soit 0,48 but par match ou 1 but toutes les 119 minutes. Un meilleur ratio que celui du recordman de pions en équipe de France, Thierry Henry (45 buts en 102 matchs, soit 0,44 but par match), qui a d'ailleurs longtemps été en retard sur son ancien partenaire de l'AS Monaco. Jusqu'à ce qu'il décide d'arrêter de lui filer des caviars pour améliorer ses stats personnelles. L'homme du but en or de la finale de l'Euro 2000 méritait sans doute une meilleure fin. Lui qui n'a pas digéré son tir au but manqué en finale du Mondial 2006. Le public, en tout cas, ne lui en a jamais voulu et l'a toujours soutenu. "J'espère leur voir laissé l'image d'un mec qui a tout donné", lâche-t-il dans L'Equipe ce jeudi. "C'est clair que je ne voulais pas finir de cette manière." Nous non plus. Hommage vidéo à David Trezeguet : Chelsea : Scolari va faire le ménage Nouvel entraîneur de Chelsea depuis le 1er juillet, Luiz Felipe Scolari a donné mardi sa première conférence de presse (et en anglais, s'il vous plait). L'occasion pour l'ancien sélectionneur du Brésil et du Portugal de donner un aperçu de sa personnalité et d'annoncer le départ d'au minimum cinq joueurs de l'effectif. Charrette dont Frank Lampard, courtisé par l'Inter Milan, ne fait pas officiellement parti.Garder les cadres ? Alors que le club londonien a rejeté une première offre de 10 millions d'euros émanant de l'Inter Milan, "Big Phil*" a ainsi assuré à l'assistance que "Lamps" n'allait pas bouger cet été. "Il m'a dit : 'Boss, on dit des choses mais je veux rester'. Je lui ait répondu : 'Je te veux ici et heureux', et il m'a dit ‘Je reste et je suis heureux.' Maintenant, c'est une décision financière pour Lampard et le club. Il lui reste un an avec nous." Pour ce qui est de sa prolongation de contrat, l'agent du joueur affirme que le club n'est toujours pas prêt à répondre à ses exigences : un nouveau contrat de 5 ans et un salaire aligné sur celui de John Terry (135 000 livres par semaine contre 105 aujourd'hui). Autre joueur annoncé sur le départ et susceptible de retrouver José Mourinho à l'Inter, Didier Drogba serait également une priorité pour Scolari : "Je ne suis pas à 100% avec lui, mais à 200%. Il y a deux ans j'avais voté pour Drogba pour le titre de meilleur joueur du monde." 25 joueurs maximum Si Scolari souhaite conserver les cadres de l'équipe, il compte bien réduire sensiblement la taille de l'effectif pléthorique des Blues. "J'ai 32 joueurs mais il est temps de changer les joueurs. Ils le savent parce que je leur ai dit que je ne garderai que 23, 24, maximum 25 joueurs lorsqu'on a parlé. Ils ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas au courant". Première victime de cet écremage, Steve Sidwell, arrivé l'an dernier en provenance de Reading, s'apprête à rejoindre Aston Villa. La saignée devrait se poursuivre au milieu de terrain, où Deco est venu grossir un secteur de jeu déjà saturé (Claude Makelele, Obi Mikel, Michael Essien, Michael Ballack et donc Lampard). L'embouteillage qui sévit également dans les postes offensifs fermerait par ailleurs la piste Ronaldinho. "Nous avons quelques joueurs qui évoluent dans cette position", a déclaré Scolari. "Je crois que Ronaldinho va aller dans une autre club anglais." Le temps de la folie grandeur serait donc révolu du côté de Chelski ? * Le surnom de Scolari au Brésil est "Felipao" (le grand Philippe), ce qui donne donc "Big Phil" en Anglais. Illustration : Luiz Felipe Scolari tout sourire lors de sa présentation comme nouveau coach de Chelsea (crédit : Sipa) Nantes : Klasnic, la cerise sur le mercato De retour dans l'élite après une saison passée dans le purgatoire de la Ligue 2, le FC Nantes a fait sensation dans ce marché des transferts en annonçant mardi l'arrivée de l'attaquant international croate Ivan Klasnic. Un joli coup qui témoigne de l'ambition du président Waldemar Kita.Phénix croate En fin de contrat avec le Werder Brême, avec qui il a remporté le championnat, la Coupe de la Ligue et la Coupe d'Allemagne, Ivan Klasnic n'avait que l'embarras du choix pour trouver un nouveau point de chute. Surtout après un Euro 2008 où il a inscrit deux buts en 192 minutes sous le maillot à damier. C'est pourtant chez le promu nantais que le Croate de 28 ans a décidé de s'engager. "Je pense que le centre d'entraînement est magnifique, que ça doit être véritable plaisir de s'y entraîner", déclarait-il vendredi après sa visite de la Jonelière. L'ancien partenaire de Miroslav Klose au Werder, où ils formaient la célèbre "attaque KK", est une belle affaire, mais aussi un sacré pari. Opéré deux fois pour une greffe du rein, Klasnic a été éloigné des terrain pendant près d'un an, entre décembre 2006 et novembre 2007, et fait office de miraculé du football. Lors de l'Euro, il est d'ailleurs devenu le premier joueur à participer à un grand tournoi international après une telle greffe. Manque un récupérateur Malgré ce facteur inconnu, le recrutement du FC Nantes commence en tout cas à avoir de la gueule. Outre les venues de Jérôme Alonzo, probable doublure de Tony Heurtebis, Djamel Abdoun, Ibrahim Tall ou Douglas Ferreira, les Canaris ont obtenu la signature d'un défenseur expérimenté, le Danois Michael Gravgaard (30 ans), en provenance de Copenhague. Prêté par l'Etoile Rouge de Belgrade en janvier dernier, l'attaquant serbe Filip Djordjevic a lui été définitivement engagé. Et Claudiu Keseru, prêté ses dix derniers mois à Libourne, réintègre le groupe. "Il ne manque plus que le milieu défensif et on aura terminé notre recrutement, avec le président, on travaille aussi dur sur ce dossier", s'est réjoui le directeur technique Cristian Larièpe. "On pourra être satisfait, même si on sait pertinemment qu'un recrutement se juge à la fin de la saison." Le récupérateur en question pourrait se nommer Mariusz Lewandowski, international polonais et compatriote de Kita, ou Guirane N'Daw, le Sénégalais du FC Sochaux. Pour avoir un premier aperçu du FCN 2008-2009, Canal Plus Sport diffuse en fin d'après-midi (19h) la rencontre de préparation Marseille - Nantes à Thonon les bains. Avis aux amateurs. Illustration : Auteur de deux buts pour la Croatie lors de l'Euro 2008, Ivan Klasnic va s'engager pour quatre saisons avec le FC Nantes (crédit Sipa) Une petite pièce pour l'AC Milan ? Ejecté du carré VIP de la Ligue des champions pour cause de 5e place en Série A, l'AC Milan se montre d'une inquiétante discrétion sur le marché des transferts, hormis les arrivée de Mathieu Flamini, en fin de contrat, ou Gianluca Zambrotta, et celle de l'ancien médecin de Parme, Massimo Manara (aucun lien avec le dessinateur). Une pingrerie qui commence à excéder les tifosi rossoneri.Pétition anti-Berlu Comme le rapportait la Gazzetta dello Sport la semaine dernière, une poignée de supporters ont même lancé un pétition en ligne pour demander la démission de Silvio Berlusconi. "Notre président n'a plus l'intention d'investir dans le club. Lorsqu'il est en politique, le Milan n'est plus compétitif économiquement en Europe", explique le texte qui a déjà récolté près de 10 000 signatures. "Les protestations contre Berlusconi sont bizarre", leur a rétorqué l'administrateur délégué Adriano Galliani (voir photo), jeudi dernier dans la Gazzetta. "Berlusconi n'est pas impliqué dans le manager du Milan. Il a déjà conserve nos meilleurs joueurs en vue de la Coupe de l'UEFA. Je ne peux rien promettre aux fans." Et Galliani d'avouer que ces derniers "doivent accepter la réalité du football italien aujourd'hui". "Les equipes italiennes ne peuvent plus lutter avec les clubs étrangers. Il n'y aura pas de transfert à 45 millions d'euros." L'effet domino Sans la C1 à disputer, le Milan ne peut pourtant pas se permettre de bazarder une nouvelle fois le championnat, qu'il n'a plus remporté depuis 4 ans. Pour ce faire, il faudra bien mettre la main à la poche, notamment pour remplacer l'unijambiste Ronaldo dont le contrat n'a pas été renouvelé. Galliani est d'ailleurs évoqué dimanche sur l'antenne de Studio Sport les dossiers en cours. Tout en restant très prudent : "Adebayor est notre priorité, mais si Arsenal demande trop d'argent ça ne se fera pas. Il faut voir ce qu'il va se passer dans ce ballet des attaquants, Eto'o, Ronaldinho, Adebayor, Drogba, qui va bouger. Parfois, il y a un effet domino. Parfois, il n'y en a pas." Le club le plus titré au niveau international depuis sa victoire au championnat du mondes des clubs en seraient donc réduit à attendre la troisième démarque pour faire ses emplettes estivales ? Les boules. On comprend mieux pourquoi Milan s'était vite retiré de la course à Hugo Lloris en mai dernier, laissant Christian Abbiati et Zlejko Kalac se disputer le poste de gardien titulaire devant Dida. Pour envoyer vos dons à l'AC Milan, voici l'adresse du siège : Via Filippo Turati 3, 20121 Milan. La fête du Sinama Pressenti depuis quelques semaines, le transfert de Florent Sinama-Pongolle du Recreativo Huelva à l'Atletico Madrid a finalement abouti. Présenté lundi en grande pompe au public colchonero dans l'enceinte du Vicente Calderon, le Français récolte les fruits de son travail après deux saisons méritantes dans l'anonymat du Recreativo Huelva qui lui avaient permis de revêtir le maillot de l'équipe de France A' le 25 mars dernier face au Mali (3-2), en s'illustrant avec un but, un peno provoqué et une passe décisive.Grosse concurrence Champion du Monde avec l'équipe de France des moins de 16 ans, en 2001, Sinama aura donc su relever la tête après un départ précipité à Liverpool, où il s'était engagé au lendemain du titre tout en restant en prêt dans son club formateur, Le Havre. Rapatrié chez les Reds après la relégation du HAC, en 2003, le Réunionnais aura bouffé du banc avant de passer six mois à Blackburn et de rebondir à Huelva, où ses 22 buts en deux saisons et son activité sur le terrain ont fait grimper sa cote en Espagne. De retour en Ligue des champions (du moins le tour préliminaire) après douze ans d'absence, l'Atletico Madrid a donc misé sur le Français pour renforcer son attaque. Contrairement à ce qui avait été annoncé au départ, il ne sera pas prêté, la venue de Ricardo Oliveira n'étant plus à l'ordre du jour, mais devra tout de même lutter avec Sergio Agüero et Diego Forlan. Ce qui ne lui fait peur : "Je m'y prépare comme un joueur qui a toujours voulu montrer ce qu'il valait. Je sais que je fais face à deux attaquants d'un très haut niveau et que je vais devoir travailler beaucoup pour montrer que je peux être à leur niveau et compétitif." Alors que le PSG et l'OM se casse les dents sur les transferts de Jimmy Briand et Bakari Kone, on peut s'étonner qu'aucun club du championnat de France n'ait fait le forcing pour ramener FSP au bercail. D'autant qu'il n'a coûté que 8 millions d'euros à l'Atleti, là où Rennes et Nice réclament environ douze millions pour leur attaquant. Sinama nous a pourtant déjà prouvé qu'il ne fallait pas le sous-estimer. On en reparlera lorsqu'il fêtera sa première sélection avec les A... Illustration : Florent Sinama-Pongolle lors de sa présentation sous les couleurs blanche et rouge du maillot de l'Atletico Madrid (crédit : Sipa) Ronaldinho et Robinho à Pekin Intransigeant avec les stars brésiliennes depuis sa nomination à la tête de la Seleçao, Dunga a mis un peu d'eau dans son vin à l'heure de mettre en place son groupe de 18 joueurs pour les JO de Pekin. Parmi les trois joueurs de plus de 23 ans qui sont incorporables à la liste, l'ancien champion du Monde a ainsi convoqué le toujours joueur du Barça Ronaldinho, dont la condition physique laisse pourtant à désirer, aux côtés de Robinho et Thiago Neves, finaliste de la Copa Libertadores avec Fluminense.Dunga n'avait plus appelé Ronnie depuis novembre 2007 et même attribué son numéro 10 à Kaka. Mais les mauvais résultats enregistrés par le Brésil dans les éliminatoires du Mondial 2010 l'ont sans doute poussé à lâcher du leste. Comme il l'a fait récemment en laissant entendre qu'il ouvrait la porte à un retour d'Adriano dans la Seleçao. Les 18 Brésiliens pour les Jeux de Pékin : GARDIENS : Diego (Almeria), Renan (Internacional) Défenseurs: Marcelo (Real Madrid), Ilsinho (Chaktior Donetsk), Rafinha (Schalke 04), Thiago Silva (Fluminense), Alex Silva (Sao Paulo), Breno (Bayern Munich). MILIEUX : Lucas (Liverpool), Anderson (Manchester United), Hernanes (Sao Paulo), Ronaldinho (FC Barcelone), Diego (Werder Brême), Thiago Neves (Fluminense) ATTAQUANTS : Robinho (Real Madrid), Alexandre Pato (AC Milan), Rafael Sobis (Betis Séville), Jo (Manchester City). Illustration : Ronaldinho n'était plus apparu en équipe du Brésil depuis novembre 2007 et une victoire (2-1) sur l'Uruguay. (crédit : Sipa) LCI ne refait plus le matchPosté par Edouard le 07.07.08 à 18:42 | tags : foot en vidéos
Ainsi en aurait décidé le directeur de l'information du groupe TF1, Jean-Claude Namias, rapporte le site internet de l'hebdomadaire Le Point. La bande réunie autour d'Eugène Saccomano ne sévira plus sur l'antenne d'LCI tous les lundis de 20 à 21H. Mais les fans du talk show pourront toujours retrouver leur programme favori sur RTL. Ouf, on a eu peur.D'après Le Point, LCI ne trouverait plus opportun de diffuser un concept d'émission qui a depuis été repris par 100% Foot (sur M6) et, dans une version plus pédagogique et moins café du commerce, Les Spécialistes de Canal Plus Sport. Par ailleurs, le quotidien L'Equipe aurait prié ses chroniqueurs de garder la primeur de leurs analyses pour la chaîne maison, L'Equipe TV. Si ORLM n'élevait pas vraiment le niveau du débat footballistique, on regrettera tout de même de ne plus se délecter des envolées lyriques du journaliste camerounais Rémy N'Gono, qui avait redonné une certaine fraîcheur à l'émission. A part ça ? Pas grand chose... La première de Rémy N'Gono dans On Refait Le Match : Laporta désavoué mais maintenu Joan Laporta a eu chaud. La motion de censure lancée par deus socios du FC Barcelone contre le président du club a échoué de justesse. Un peu plus de 60,6% des votants l'ont approuvé ce dimanche. Il en fallait deux tiers pour renverser le boss de la Maison blaugrana. Laporta, dont le mandat courre jusqu'au 30 juin 2010, reste donc en place pour mener la difficile reconstruction du Barça.Laporta sauve Laporta Malgré l'éviction de Frank Rijkaard au profit d'un entraîneur maison (Josep Guardiola) et l'annonce d'une refonte du vestiaire catalan (Deco est parti, Ronaldinho et Eto'o devraient suivre), Joan Laporta ne pouvait sortir indemne de l'échec sportif enregistré par le FC Barcelone depuis deux saisons. Ce dimanche, le peuple Culé a ainsi donné un avertissement sans frais au président qui avait ramené le club vers les sommets avec deux Ligas consécutives et une Ligue des champions en 2005 et 2006. Coupable de n'avoir pas su anticiper la descente aux enfers du club, notamment symbolisée par la fin du cycle Ronaldinho, Laporta s'est sauvé à 2 387 voix près (sur 40 000 votants). Et il bénéficie surtout de la réforme de la motion censure réalisée par son illustre prédécesseur Josep Lluis Nuñez (1978-2000), qui avait fait passer de 50% au deux tiers la part de vote requise pour valider cette dernière. Ce après avoir été à deux doigts d'être renversé par un vote de défiance initié par un socio nommé... Joan Laporta ! Soutien à Guardiola Bien que fragilisé par cette journée qui a failli plonger le Barça dans une nouvelle campagne électorale, Laporta a tenu à souligner "un exercice démocratique exemplaire" qui "renforce le Barça en tant qu'institution démocratique". Mieux, il se sentirait presque conforté par ce résultat : "Nous allons pouvoir poursuivre le mandat qui nous a été renouvelé en 2006. Nous le ferons avec cohérence, parce que nous sommes légitimes et sommes conscients de nos responsabilités." Le questionnaire au quel pouvait répondre les socios, en marge du vote pour ou contre la motion, a en revanche révélé que le projet de Guardiola bénéficiait pour l'instant de l'appui des supporters à 77,9%. Tout comme la décision de se séparer de Samuel Eto'o et Ronaldinho. En effet, seuls 36,8% des socios souhaiteraient conserver l'attaquant camerounais et 30,2% pensent que le Brésilien est encore "récupérable pour le Barça". Pour le second, c'est déjà beaucoup. Illustration : Malgré la signature de Daniel Alves (au centre), le président Joan Laporta (à gauche) subit le mécontentement des socios du FC Barcelone après deux saisons sans titre (crédit : Sipa) Free Kick Masters : La blague du week-endParmi la foule de match amicaux et évènements promotionnels organisés durant l'intersaison, le Free Kick Masters qui se tenait ce week-end à Houston a probablement décroché la palme du grand n'importe quoi. Remporté pour l'anecdote par Rafael Marquez, ce concours de coup-francs directs censé désigner le meilleur artilleur mondial ressemble surtout à une belle mascarade.
Quatre ans après la première édition qui s'était tenue en 2004 à Marbella (Espagne), les organisateurs sont donc enfin parvenus à caler une date permettant de réunir une ribambelle de stars du football, même si Alessandro Del Piero ou Deco n'ont finalement pu faire le déplacement jusqu'au Texas, grande terre de football comme chacun le sait. Résultat ? Dans un Reliant Stadium à moitié vide (ou plein si vous préférez), les spectateurs ont pu assister au spectacle consternant d'un Ronaldinho se déchirant sur chacun de ses essais pour terminer à un zéro pointé. Lionel Messi n'a pas fait mieux mais paru tout de même moins ridicule dans ses tentatives.Leur collègue mexicain du Barça Rafa Marquez empoche lui les 1 millions de dollars réservés au vainqueur de l'épreuve, après être venu à bout de son compatriote Borgetti en finale. Et David James 500 000 euros en tant que meilleur gardien. Inspiré des concours de dunk ou de trois points si chers au All Star Game de la NBA, le Free Kick Masters nous démontre, si besoin est, que l'américanisation du football n'est définitivement pas de bon augure pour l'avenir du ballon rond. Illustration : David James, meilleur gardien de l'épreuve, entouré par Jared Borgetti et Rafael Marquez, le vainqueur du Free Kick Masters (crédit : Sipa) Ronaldinho : Lionel Messi : Domenech sous tutelle Sans grande surprise, Raymond Domenech a été confirmé au poste de sélectionneur de l'équipe de France par le conseil Fédéral de la FFF. Coach Ray conduira donc les Bleus jusqu'au Mondial 2010 organisé en Afrique du Sud. Il voit toutefois sa marge de manœuvre se réduire, notamment sur le terrain de la communication où la Fédé compte bien reprendre les choses en main.Tous responsables Si les membres du Conseil ont donc maintenu Domenech à l'issu d'un vote quasi unanime (18 voix pour, 1 absention), ils n'ont pas pour autant accordé un blanc-seing au boss des Bleus. Escalettes a ainsi évoqué l'Euro 2008 comme un "échec retentissant, pas très glorieux, sur le plan sportif plus, et plus grave peut-être, sur le plan de la dégradation de l'image de l'équipe de France. Philippe Mexès, parce que sa gueule ne lui revient pas. C'est ça qu'on lui reproche, pas l'ironie qu'il manie en conférence de presse ou l'isolement de l'hôtel des Bleus. Toulouse : Mathieu veut partir aussi Alors que la colonne des départs ne cesse d'enfler (Douchez, Arribagé, Dieuze, Batlles, Elmander) du côté du TFC, Jérémy Mathieu a également fait part de son désir de quitter le club devant l'intérêt que lui manifeste Bordeaux. Le président Oliver Sadran lui oppose pour l'instant une fin de non-recevoir. Le début d'un nouveau bras de fer dans ce mercato 2008 ?Sadran au bluff Si Yoann Gourcuff et Yoan Gouffran ont bien intégré l'effectif de Bordeaux, selon le désir de Laurent Blanc, l'entraîneur de la saison 2007-2008 a dû faire une croix sur la troisième recrue qu'il avait ciblée, Mickaël Silvestre, qui souhaite poursuivre son aventure à Manchester United. Résultat, les Girondins ont activé une autre piste, menant à l'ancien arrière gauche de l'équipe de France Espoirs, Jérémy Mathieu. Joueur très prometteur qui n'a pas encore démontré tout son potentiel en raison de blessures à répétitions. "C'est le plus gros transfert du club. On veut absolument le conserver. Il n'y a pas d'issue à la proposition de Bordeaux, qui l'a bien compris", jure pourtant Sadran, qui assure que son "but n'est pas de faire monter les enchères, mais de garder Jérémy Mathieu." On a dû mal à le croire. Arrivé dans la ville rose en 2005 pour 5 millions d'euros, Mathieu n'a plus qu'un an de contrat à Toulouse et pourrait donc partir librement en 2009 s'il ne prolonge pas son bail. Mahieu et le challenge bordelais "J'ai envie de répondre au challenge que me propose Bordeaux", déclare de son côté le joueur qui était l'an dernier sur les tablettes de l'AS Rome. "Laurent Blanc en personne m'a appelé. Le contact s'est très bien passé. Je veux partir." Reste aux Girondins à se rapprocher de la somme désirée par le TFC. Bordeaux aurait fait une première proposition (on parle de quatre millions d'euros). Mais Toulouse ne peut évidemment se résoudre à réaliser une moins-value, même sur un joueur qui a été blessé durant 7 mois la saison dernière. Surtout avec son rival de la Garonne comme interlocuteur. Si Etienne Didot, Cedric Carasso, Mauro Cetto (option d'achat levée), Daniel Braaten et Sébastien Hamel sont arrivés, et qu'on devrait enfin voir à l'ouvre le jeune arrière droit brésilien Eduardo Ratinho, qui devient énorme dans Foot Manager, Toulouse va donc devoir encore s'activer pour pallier les futurs départs. D'autant que le dossier Emana peut se rouvrir à tout moment. La piste menant à l'attaquant polonais du Racing Santander, Ebi Smoralek, n'a elle plus été évoquée depuis un article paru dans Marca la semaine dernière. Illustration : Après avoir goûté au tour préliminaire avec Toulouse (ici face à Liverpool), Jérémy Mathieu souhaiterait découvrir la Ligue des champions sous le maillot bordelais (crédit : Sipa) Domenech bientôt fixé A l'issue de la réunion du Conseil Fédéral organisé ce jeudi, Raymond Domenech sera fixé sur son avenir à la tête l'équipe de France. Pressenti pour aller au bout de son contrat, qui courre jusqu'au Mondial 2010, le sélectionneur devra changer, à défaut d'être changé, et assumer sa part de responsabilité sur l'échec des Bleus à l'Euro 2008.Parti pour rester Après la déferlante médiatique qui a suivi l'élimination de l'équipe de France, notamment motivée par l'incroyable demande en mariage de Domenech à Estelle Denis, le soufflet est quelque peu retombé et plus personne n'ose prédire une éviction du technicien. Les anciens de France 98 se sont pourtant bousculés pour le descendre dans la presse, d'Emmanuel Petit à Bixente Lizarazu, en passant par Cristophe Dugarry voire Zinedine Zidane. Mais leur opération a sans doute été trop précoce et trop grossière pour porter ses fruits. En face, on ne compte plus les soutiens en faveur du maintien de coach Ray. Une bonne partie des joueurs de l'équipe de France (Vieira, Sagnol, Thuram, Ribéry, Govou, L. Diarra, Boumsong, etc.) lui ont ainsi renouvelé leur confiance publiquement. Aimé Jacquet et Michel Platini y sont allés eux aussi de leur sortie pro-Raymond. Et même l'opinion publique, qui réclamait il y a quinze jours le goudron et les plumes, n'est plus très sûre de vouloir changer de sélectionneur. Si beaucoup de gens se sont exprimés sur la question, les 21 membres du Conseil Fédéral auront eux la lourde tâche de trancher. A priori, ils devraient suivre la position du président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, qui souhaite également conserver Domenech mais en lui laissant moins de contrôle sur la communication. Même si un éventuel vote à bulletin secret pourrait finalement révéler que le Conseil possède une autre vision pour le futur de l'équipe de France. L'Atletico a les crocs 4e de la Liga l'an passé, l'Atletico Madrid a mis un terme à des années de lose. Très actif sur le marché des transferts, le club espagnol compte bien ne pas manquer le rendez-vous de la Ligue des champions et confirmer en championnat. Johnny Heitinga et Tomás Ujfalusi ont déjà signé. Grégory Coupet, et d'autres, pourraient suivre.Gagnant - gagnant Quand son principal fait d'arme date remonte à quatre décennies (Coupe des Coupes 1962) et que l'on n'a plus gagné le moindre trophée depuis plus de dix ans (doublé Liga - Coupe du Roi en 1996), retrouver son lustre d'antan n'est pas chose aisée. Après avoir subit l'affront d'une relégation en Segunda Division en 2000 et stagné dans le ventre mou du championnat depuis sa remontée, l'Atletico a pourtant fini par y parvenir la saison dernière. Un événement pour les Colchoneros (matelassiers), cannibalisés par l'ombre de leur imposant voisin du Real Madrid. Alors que la vente de Fernando Torres à Liverpool avait pu faire craindre le pire, ce transfert a illustré à merveille la formule du "gagnant - gagnant". Car si El Niño s'est émancipé sur les bords de la Mersey, son club formateur a enfin réalisé une grosse saison sous la houlette de sa doublette d'attaque Sergio Aguero - Diego Forlan, appuyée par Simao et le capitaine Maxi Rodriguez. Résultat, des buts à gogo au Vicente Calderon et une quatrième place en championnat synonyme de tour préliminaire de la Ligue des champions. Défense renforcée L'Atleti aurait même pu faire mieux s'il n'avait pas été trahi par une défense passoire (47 buts encaissés, plus mauvaise attaque du top 4 de la Liga). Pour y remédier, le président Cerezo a déjà misé sur deux nouveaux défenseurs centraux : le prometteur international néerlandais Johnny Heitinga (24 ans), et l'expérimenté Tomas Ujfalusi (30 ans), capitaine de la sélection tchèque lors du dernier Euro en l'absence de Tomas Rosicky. Le premier a coûté 10 millions d'euros. Le second était en fin de contrat à la Fiorentina. Un temps au point mort, les négociations entre l'Atletico et l'OL devraient se conclure rapidement au sujet de Grégory Coupet. Florent Sinama-Pongolle serait lui aussi sur le point de signer, mais pourrait être directement prêté au Racing Santander. Bref, on ne manque pas d'ambitions chez les Rojiblancos, dont l'Uruguayen Forlan, qui s'exprimait récemment sur le site officiel du club : "L'Atlético a passer deux caps lors des deux dernières saisons. Il faut donc en passer un nouveau cette année. On verra une fois que l'effectif sera bouclé, on verra quels sont nos attentes. Mais l'objectif sera de gagner un titre." Le rendez-vous est pris. Illustration : Le défenseur tchèque Tomas Ujfalusi viendra apporter du muscle dans la défense de l'Atletico Madrid (Crédit : Sipa) Ben Arfa et l'axe d'élite OL-OM... En dépit du bras de fer initié par Jean-Michel Aulas, le transfert d'Hatem Ben Arfa de Lyon à Marseille a donc été validé mardi soir. Réunies par la Ligue, les trois parties ont trouvé un terrain d'entente. Le club phocéen déboursera finalement 12 millions d'euros. Plus "un bonus d'un millions d'euros en cas de qualification de l'Olympique de Marseille pour la Ligue de Champions à l'issue de 3ème tour d'août prochain" et "un intéressement de 20 % sur la plus-value d'un éventuel futur transfert du joueur", précise le site officiel de l'OL.Ben Arfa a "tué le père" Même avec les bonus, la transaction rapporterait par exemple 16, 4 millions d'euros à l'OL, si l'OM se qualifie pour la C1 et revend plus tard le prodige pour 30 millions. Un chiffre qui peut paraître dérisoire par rapport à ce qui se pratique sur le marche et au potentiel de Ben Arfa. Ce qui est peut-être à l'origine du flou constaté chez le septuple champion de France ses derniers jours. "Il y a eu comme une grogne en interne à Lyon qui était menée par certains collaborateurs de Jean-Michel Aulas lui reprochant de s'être séparé d'un joyau", avait d'ailleurs commenté Pape Diouf il y a quelques jours. Le président lyonnais se serait-il mordu les doigts après avoir reçu une offre supérieure en provenance du Real Madrid, comme l'annonçait France Football dans son édition de mardi ? Tout n'est que supputations. Une chose est sûre, en tout cas, Ben Arfa voulait vraiment rejoindre l'OM et a sacrifié un tiers des 1, 5 millions d'euros que devait lui verser l'OL. Les deux autres tiers étant pris en charge. "Votre fils, vous le traiteriez comme ça ?", aurait même lâché Hatem lors de la réunion, selon L'Equipe, en référence aux propos que "Papa Aulas" lui aurait tenu lorsqu'il a signé son premier contrat à Lyon. JMA avait beau jeu d'évoquer ensuite l'"axe d'élite" désormais formé entre Lyon et Marseille, deux clubs qui s'étaient déjà étripés concernant François Clerc, avec un sourire de circonstance. Vainqueur de la seconde manche, Pape Diouf ne semblait pas dupe. Mais la vraie bonne nouvelle de cette histoire, c'est que le championnat de France conserve une de ses perles. Le Aulas – Diouf show : Mercato : Ferguson à l'économie ? Après un mercato 2007 particulièrement dépensier pour Manchester United (70 millions d'euros pour le trio Anderson - Hargreaves - Nani, plus Carlos Tevez*), Sir Alex Ferguson a annoncé que le champion d'Angleterre et d'Europe en titre se monterait plus discret cet été sur le marché des transferts.Une seule recrue pour MU ? "Il ne se passe rien de concret pendant le championnat d'Europe", a expliqué le technicien écossais. "Maintenant que c'est terminé, les choses vont se mettre en place. Les managers sont de retour dans leurs clubs, l'entraînement a repris et on peut avoir des interlocuteurs si on est intéressé par quelqu'un. Mais je ne pense pas qu'on signera plus d'un joueur." Les pistes avancées par la presse anglaise mènent pour l'instant à Dimitar Berbatov et Roque Santa Cruz. Avec un groupe riche en jeunes joueurs qui possèdent encore une bonne marge de progression, le but de SAF est donc de conserver tout le monde en bénéficiant de l'expérience acquise. "Certains de nos jeunes ont eu de très bonnes périodes la saison dernière, et à d'autres moments ils ont montré leur manque de maturité en étant irréguliers. Après avoir remporté le championnat et la Ligue des champions, des joueurs comme Anderson, Nani, Rooney, Ronaldo vont encore franchir un palier et devenir des éléments indispensables pour nous." Cristiano Ronaldo, justement, est le sujet qui fâche Sir Alex depuis quelques semaines. Malgré l'intérêt du Real Madrid et le désir exprimé par la star Portugaise, le manager de MU assure qu'il sera encore un Red Devil la saison prochaine. Dans le cas contraire, sûr que le mercato mancunien sera un peu plus animé que prévu... * En gros, Carlos Tevez appartient à une société, MSI, et non à un club. Ce qui a contraint Man U à engager le joueur sous la forme d'un prêt de deux ans pour ne pas enfreindre la législation anglaise. Un transfert définitif de l'Argentin est estimé à 25 millions de livre... Barça : La grande braderie a commencé Deco à Chelsea pour 10 millions d'euros ! Les rebaixas (soldes, en Catalan) ont démarré fort du côté du FC Barcelone. Après deux saisons pourries, le club blaugrana doit se reconstruire sous la houlette de son nouvel entraîneur, Josep Guardiola, et donc renouveler une partie de son effectif. De là à brader ses cracks pour une bouchée de pain, il y a tout de même des limites. 83 % des lecteurs du quotidien catalan Sport s'accordent d'ailleurs à dire que cette transaction est une mauvaise affaire. Surtout après le bon Euro réalisé par l'international portugais qui en a encore sous la semelle à 31 ans.Combien pour Eto'o et Ronnie ? Si la cellule recrutement du Barça réalise régulièrement de jolis coups en achetant des joueurs plutôt bons marchés à des clubs moyens juste avant qu'ils n'atteignent le pic de leur carrière (Deco, Ronaldinho, Eto'o, Marquez, Yaya Touré...), question revente, le club catalan affiche une incompétence notoire. L'attaquant camerounais Samuel Eto'o, encore valorisé à hauteur de 30 ou 40 millions d'euros il y a un an, pourrait lui quitter la Catalogne pour un montant avoisinant les 14 millions d'euros, rapporte la presse espagnole. La jeune perle mexicaine Giovani dos Santos, 19 ans, est de son côté parti à Tottenham pour 6 millions d'euros (plus 5 en fonction des matchs joués) avant même d'avoir pu prouver quoi que ce soit. Mais le pire est à venir avec le départ futur de Ronaldinho, qui ne croule pas vraiment sous les offres après une dernière saison calamiteuse (seulement 13 titularisations en Liga). Un an plus tôt, on s'arrachait encore la star brésilienne et des montants astronomiques étaient évoqués à propos de son transfert. Aujourd'hui, même le Milan n'a plus l'air très chaud, et seul Manchester City a semblé véritablement intéressé par le joueur. Mais l'arrivé de Luiz Felipe Scolari sur le banc de Chelsea pourrait lui offrir finalement une porte de sortie décente."C'est genial que Felipao soit intéressé par le fait de me signer, c'est un excellent coach. J'ai beaucoup de respect pour lui parce que je le connais depuis tout jeune lorsqu'il entraînait le Gremio", a déclaré le Brésilien. Mais les prétendants n'ont pas dû être rassurés par la bedaine que Ronnie, bien que vêtu d'un maillot noir, affichait ce week-end lors d'un match amical entre ses amis et ceux de Lionel Messi. Surpoids qui lui a valu d'être surnommé "O Gordinho" (le petit gros) par la presse brésilienne. Tout un programme... Illustration : 1- Dix millions pour Deco (!), tu m'étonnes que Peter Kenyon jubile... 2- Ronaldinho en plein remake de Super Size Me. |
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