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C1 : Bayern 1-1 Lyon : Un OL à deux vitesses

Posté par Edouard le 30.09.08 à 23:39 | tags : bayern, ligue des champions, ol

Le Bayern de Franck Ribéry et l'OL de Claude Puel n'ont pas réussi à se départager (Sipa)Conquérant en première période, un brin carbo après la pause, Lyon a logiquement ramené un point de son déplacement à l'Allianz Arena (1-1). Après avoir pris le contrôle des débats grâce à un coup franc lointain de Juninho dévié dans son but par Demichelis (25e), les Gones regretteront tout de même de ne pas avoir su maintenir leur rythme en deuxième mi-temps, craquant dès la 53e sur un centre de Klose repris par Ze Roberto. Déception atténuée par le résultat de Fiorentina - Steaua (1-1).

Occasion manquée

Deux semaines après le nul concédé à domicile face à la Fiorentina (2-2), l'OL a encore partagé les points. Cette fois sur la pelouse du Bayern Munich. Une belle performance, même si le champion d'Allemagne accuse le coup en ce début de saison. Sauf qu'au niveau comptable, le schmilblick lyonnais n'avance pas des masses : deux points en deux matchs. La bande de Claude Puel devra donc faire le plein lors de sa double confrontation face au Steaua Bucarst pour y voir plus clair dans ce groupe F.

Face à une formation qui reste une référence au niveau européen, le boss de la L1 aura montré qu'il faudrait encore compter sur lui dans la compétition. Surtout en première période, où les Gones ont mis une grosse pression sur le Bayern. Ils étaient alors venus pour gagner et jouaient pour y parvenir, assumant leur nouveau statut de tête de série de la Ligue des champions. Un joli mouvement collectif conclu par une frappe de Réveillère aurait pu débloquer la situation. Mais les Munichois concédaient les coup francs. Et sur l'un deux, frappé par Juninho à 45 mètres du but, le haut du crane de Demichelis trompait Rensing juste comme il faut (25e). Une ouverture du score plutôt méritée malgré quelques situations dangereuses pour le Bayern, qui se réveillait enfin à la demi-heure de jeu (frappe de Toni détournée en corner par Lloris, 30e).

Un Bayern limité
Cet OL là, conquérant et solidaire, peut nourrir des ambitions en C1. Celui qui a laissé le Bayern égaliser en seconde période va en revanche au devant de grandes déconvenues (Jacquet copyright) dans cette compétition exigeante. Au micro de Canal Plus, Puel a discrètement évoqué une épidémie de rhinopharyngite pour expliquer la baisse de régime de ses joueurs après la pause. Comme les Allemands étaient eux décidés à réagir devant leur public, Toni ne tardait pas à alerter Lloris (48e) et Ze Roberto reprenait un centre de Klose de la tête (53e) pour remettre les compteurs à zéro. Un résultat logique qui n'allait plus bouger.

Avec l'entrée du jeune Mounier, Lyon aura tout de même relevé la tête, se procurant encore quelques situations dangereuses par Ederson, qui tergiversait dans la surface (76e), ou Benzema, qui manquait de profiter d'une mauvaise sortie de Rensing (84e). Mais aussi montré une fébrilité parfois inquiétante en défense, à l'image des deux ballons rendus coup sur coup par Mensah dans ses 25 m (65e). Conséquence d'une carence au poste d'arrière gauche qui peut coûter cher à ce niveau. Heureusement, en dehors de l'inusable Ze Roberto, du fringant Philip Lahm et du retour de Franck Ribéry, ce Bayern a montré ses limites du moment. Dommage que l'OL n'ait pu en profiter.

Bayern : Rensing - Oddo, Breno, Lucio, Lahm - Schweinsteinger, Demichelis, Zé Roberto, Ribéry (Borowski, 82e) - Toni, Klose

Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Bodmer, Mensah - Toulalan, Makoun, Juninho (Boumsong, 87e) - Govou (Ederson, 37e), Fred (Mounier, 74e), Benzema

Buts : Demichelis (25e csc), Ze Roberto (52e)

Cartons jaunes : Mensah (20e), Demichelis (48e), Klose (59e), Juninho (59e), Makoun (61e), Cris (77e)

Les autres résultats de mardi :
Aalborg - Man Utd : 0-3
Villarreal - Celtic : 1-0
Fiorentina - Steaua Bucharest : 0-0
Arsenal - FC Porto : 4-0
Fenerbahce - Dynamo Kiev : 0-0
BATE Borisov - Juventus : 2-2
Zenith St Petersburg - Real Madrid : 1-2




Domenech pré-convoque Givet et se fait tacler par Coupet

Posté par Edouard le 30.09.08 à 16:45 | tags : les bleus, om
Givet pré-convoqué en équipe de France ! Et pourquoi pas Fabrice Fiorèse ? (Sipa)Gaël Givet, zéro minute disputée avec l'Olympique de Marseille depuis le début de la saison, aurait reçu une pré-convocation pour les prochains matchs de l'équipe de France qui se rend en Roumanie le 11 octobre et affronte la Tunisie en amical le 14. Une info balancée par La Provence qui jette un peu plus le trouble sur le sélectionneur Raymond Domenech, durement critiqué par Grégory Coupet dans France Football.

Givet oui, Cheyrou non

A l'approche de chaque rassemblement des Bleus, une cinquantaine de joueurs sont prévenus par un courrier adressé à leur club de leur éventuelle sélection. Non-publique, la pré-convocation ne garantit donc pas d'être appelé. Mais elle n'est pas dénuée de sens pour autant. Elle peut notamment influencer un joueur courtisé par une autre équipe nationale (Adil Rami). Signifier à un autre qu'il est dans l'antichambre de l'équipe de France (Mandanda début 2008). Ou que se retraite internationale peut être remise en cause. "Makelele a reçu sa pré-convocation, s'il est bon, il n'y a aucune raison que je l'écarte", déclarait ainsi Domenech en août dernier.

Dans le cas de Gaël Givet, on a beau se creuser les méninges, on ne trouve pas d'explications plausibles. A moins que Raymond Domenech ne cherche à apporter un soutien moral à un international en perdition qui ne figure même pas dans le groupe de l'OM pour le déplacement à l'Atletico Madrid ? Ou qu'il veuille tout simplement lancer une nouvelle polémique pour détourner l'attention de la presse ? Toujours est-il que pendant ce temps, des joueurs méritants n'ont pas la chance de faire partie des pré-convoqués. Comme un autre marseillais, l'excellent Benoît Cheyrou, qui semble "condamné à inscrire un quadruplé, mercredi, à Vicente-Calderon pour éveiller l'intérêt de Raymond Domenech", ironise La Provence.

Coupet envoie du lourd
Certes anecodtique, cette incohérence vient corroborer la sortie médiatique de Grégory Coupet, qui a vidé son sac concernant le sélectionneur dans le France Football de mardi. Dénonçant la "dictature qui est mise en place" en équipe de France, le portier de l'Atletico Madrid y déplore notamment la communication de Domenech sur son éviction des Bleus, officiellement pour manque de temps de jeu : "Celle-ci s'apparente en réalité à un jeu malsain de sa part. S'il était mieux renseigné, il saurait que j'ai joué trois matches au Mexique en juillet, ajoutés aux trois autres à l'Euro."

Coupet n'oublie pas non plus de prendre la défense de Sébastien Frey, écarté pour le même faux prétexte alors qu'il avait disputé le tour préliminaire de la C1 avec la Fiorentina. "C'était moi le numéro 1, je n'y suis plus, OK, j'ai trente cinq ans mais Frey n'en a pas trente... En quelques semaines, il n'existe donc plus..." Et à ceux qui se demandent pourquoi les critiques viennent seulent de joueurs qui ne sont plus convoqués : "Malouda s'est exprime sur son mal-être Résultat ? Il n'a joué ni contre l'Autriche, ni contre la Serbie." Bonjour l'ambiance en équipe de France...

* Pour expliquer la non sélection de Coupet et Frey pour Suède - France, Domenech avait déclaré ceci : "Pour les gardiens, c'est particulier, c'est une reprise. Il y en a un à Marseille (Mandanda) et un à Lyon (Lloris) qui ont repris le Championnat, les deux autres (Frey, Coupet) sont en retard et n'ont pas repris."






C1 : Le Real veut retrouver son rang

Posté par Edouard le 30.09.08 à 13:00 | tags : ligue des champions, real madrid
Sergio Ramos - Arshavin, un duel qui avait tourné en faveur de l'Espagne face à la Russie en demi-finale de l'Euro 2008 (Sipa)De nouveau maître de la Liga, le Real Madrid de Bernd Schuster doit maintenant renouer avec le succès en Ligue des champions, compétition qui ne lui réussit plus depuis plusieurs saisons. Vainqueur du modeste BATE Borisov (2-0) lors de la première journée, le club merengue passe son premier vrai test cet après-midi (18h30) sur la pelouse du Zenith St-Petersbourg.

L'écueil des huitièmes
Le Real a beau avoir remporté son second titre consécutif de champion d'Espagne en mai 2008, avec à la clé un nouveau record de points (85) dans une Liga à 20 équipes et un pourcentage de victoires impressionnant (71%), une nouvelle contre-performance sur la scène européenne ferait tache pour la Maison Blanche. Le club le plus couronné de l'histoire de la C1 avec neuf trophées n'a plus dépassé le stade des huitièmes de finale depuis la saison 2003-2004, chutant successivement face à la Juve, Arsenal, le Bayern et la Roma, lors de la dernière édition.

Pour éviter de vivre une nouvelle disgrâce européenne, le Real sait qu'il doit terminer en tête de sa poule, habitude qu'il a quelque peu perdu ces dernières années. Problème, il a hérité d'un groupe ardu comprenant la Juventus et le Zenith, vainqueur de la Coupe de l'UEFA et de la Supercoupe d'Europe face à Manchester United. Tout le monde risquant de faire carton plein face aux biélorusses du BATE Borisov, la différence se fera donc dans les confrontations directes. Dont celle qui l'attend ce mardi en Russie face à un Zenith qui doit régir après sa défaite à Turin (0-1).

Gagner au Zenith ou à Turin
Outre la qualité de la formation dirigée par Dick Advocaat, cette rencontre fait figure de challenge pour des Madrilènes qui ne sont plus imposés à l'extérieur en Ligue des champions depuis près de deux ans (victoire sur le terrain du Steaua Bucarest). Soit six matchs qui se sont soldés par trois nuls et trois défaites. Une série à laquelle Bernd Schuster espère mettre un terme : "Gagner l'extérieur est toujours compliqué en Ligue des champions. On sait qu'il ne sera pas facile de s'imposer sur le terrain du Zenith, ni à Turin contre la Juventus. Ce sont deux déplacements compliqués mais il faudra en remporter un des deux."

Le Zenith, qui aurait pu surprendre la Juve sans une boulette de Malafeev, a de son côté retrouvé des couleurs en championnat russe en explosant le Lokomotiv Moscou sur sa pelouse (3-0) et va tenter de jouer son va-tout face au Real. "Contre la Juve, il nous a manqué un peu de chance", avance la star locale Andreï Arshavine qui se déclare fan de Guti et Wesley Sneijder. "Heureusement qu'ils ne jouent pas contre nous parce qu'on connaît l'importance de ses deux joueurs dans le système de Schuster."

Les équipes probables :
Zenit Saint-Pétersbourg : Malafeyev - Anyukov, Puygrenier, Krizanac, Sirl - Faizulin (ou Kim Dong-jin), Denisov (ou Dominguez), Tymoshchuk, Zyryanov - Danny, Pogrebnyak
Real Madrid : Casillas - Ramos, Pepe, Cannavaro, Heinze - Diarra, De la Red, Van der Vaart - Higuain, Raul, Van Nistelrooy



C1 : Lyon face au mystère bavarois

Posté par Edouard le 30.09.08 à 11:24 | tags : bayern, ligue des champions, ol

Ze Roberto et Sidney Govou étaient déjà du dernier OL - Bayern disputé en 2003 (Sipa)Auteur d'un début de saison poussif en Bundesliga, le Bayern Munich accueille l'OL ce mardi à l'occasion de la deuxième journée de la Ligue des champions. Une méforme dont pourrait profiter le septuple champion de France, même si une réaction d'orgueil des partenaires de Franck Ribéry n'est pas à exclure.

Que vaut ce Bayern ?
8 points en 6 journées. Tel est le maigre bilan du Bayern en championnat. Du jamais vu depuis 30 ans. Après avoir retrouvé le sourire l'an passé, dans la foulée d'un recrutement ambitieux (Luca Toni, Ribéry, Ze Roberto, Hamit Altintop, Miroslav Klose) qui lui permit de réaliser le doublé Bundesliga - Coupe d'Allemagne, le club munichois est méconnaissable depuis l'arrivée de Jürgen Klinsmann sur le banc, en remplacement d'Ottmar Hitzfeld, un coach énigmatique, plus adepte du yoga que des mises en places tactiques, et qui a eu la grande idée filer le brassard de capitaine à un psychopathe notoire (Mark van Bommel).

Avec les blessures de Franck Ribéry, qui fait tout juste son retour, ou de Hamit Altintop, le Bayern a certes été privé de deux éléments clés de son animation offensive. Mais cela n'explique pas les 5 buts encaissés à la maison face au Werder, ni la nouvelle défaite enregistré ce week-end à Hannovre (0-1). Depuis le départ d'Oliver Kahn, il manque un patron sur le terrain pour coordonner une défense poreuse et réveiller une équipe qui manque parfois de caractère. Autant de failles qu'on avait déjà pu déceler l'an passé dans le parcours peu convaincant des Bavarois en Coupe de l'UEFA. Signe que ce Bayern-là n'est peut-être pas encore de taille à retrouver les sommets européens.

Méfiance tout de même

Pour Lyon, le timing semble donc parfait pour ce déplacement à l'Allianz Arena. Très solides en Ligue 1, les hommes de Claude Puel doivent maintenant passer à la vitesse supérieure en C1 après le nul concédé à Gerland contre la Fiorentina (2-2). Mais il serait dangereux de miser sur une victoire aisée des Gones à Munich. D'abord parce que la pression sera aussi sur les Français, qui seraient en mauvaise posture en cas de défaite et de victoire de la Viola face au Steaua dans l'autre match. Ensuite parce qu'une "bête blessée est encore plus difficile à affronter", dixit Puel. Même si cette dernière réussit plutôt bien à l'OL.

Alors que le retour de Juninho et ses coups de pieds arrêtés diaboliques seront un plus indéniable pour le leader du championnat de France, sa défense demeure un chantier en construction, où le poste d'arrière gauche est tenu par des non-spécialistes (ce soir John Mensah) et l'axe montre des signes de fébrilités inquiétants. Battu de la tête deux fois face à la Fiorentina, Mathieu Bodmer devra montrer une autre rigueur face à Toni et Klose sous peine de voir son équipe distancée dans la course à la qualification.

Les équipes probables :
Bayern : Rensig - Oddo, Lucio, Demichelis, Lahm - Schweinsteiger, Van Bommel, Ze Roberto, Ribery - Klose, Toni.
Lyon : Lloris - Reveillere, Cris, Bodmer, Mensah - Makoun, Toulalan, Juninho - Govou, Benzema, Ederson ou Mounier.

Les autres rencontres de mardi :
18h30 :
Zenit St Petersbourg - Real Madrid
20h45 :
Aalborg - Manchester United
Arsenal - FC Porto
BATE Borisov - Juventus
Fenerbahce - Dynamo Kiev
Fiorentina - Steaua Bucarest
Villarreal - Celtic




Le week-end des français de l'étranger : Henry buteur polémique

Posté par Edouard le 29.09.08 à 14:57 | tags : arsenal, chelsea, fc barcelone, les français de l'étranger, liga, premier league
Henry et les joueurs barcelonais réunis par Guardiola pendant l'interruption de match (Sipa)Enfin titulaire, qui plus est dans l'axe de l'attaque barcelonaise, après une série de matchs sur le banc, Thierry Henry a inscrit son premier but de la saison en championnat lors du derby face à l'Espanyol qui se disputait samedi à Montjuic (2-1). Un but (79e) un peu chanceux, le Français bénéficiant d'un contre favorable sur une sortie de Kameni, et surtout hyper important pour le Barça qui était mené au score par son rival local depuis la 19e minute.

Problème, TH se retrouve au cœur d'une polémique, avec d'autres joueurs, pour avoir fêté intempestivement leurs buts devant les supporters blaugrana. Dont certains, les encombrants Boixos Nois, avaient un peu plus tôt jeté des fumigènes en direction du public de l'Espanyol, provoquant l'interruption du match. "C'était un derby. Et j'ai célébré mon but avec la même rage qu'à Arsenal", s'est justifié un Henry décidément pas verni depuis son arrivée en Catalogne.

Arsenal a mal au Hull
Euphoriques depuis quelques semaines, les Gunners d'Arsenal sont redescendus sur terre ce week-end en chutant à domicile devant Hull City (1-2). Les Londoniens menaient pourtant au score, mais ont laissé les promus revenir par Geovanni, puis prendre l'avantage sur un coup de boule de Daniel Cousin, sur corner. Battu sur l'action, William Gallas en prend encore pour son grade dans la presse anglaise, même si la déroute des Canonniers fut collective.

Malouda en confiance
Egalement opposé à un promu, Chelsea n'a en revanche pas tremblé face à Stoke City (2-0), avec un Florent Malouda titulaire et à créditer d'une bonne prestation et à deux doigt de trouver le chemin des filets sur une frappe déviée sur la barre par Thomas Sorensen. Nicolas Anelka, entré en cours de jeu, a de son côté inscrit son 3e but de la saison. Les Blues récupèrent du coup le fauteuil de leader de la Premier League.

En bref
Djibril Cissé a ouvert le score pour Sunderland, battu à Aston Villa (1-2), sur une ouverture de Steed Malbranque. Les français de Portsmouth ont fait bonne figure face à Tottenham, notamment Lassana Diarra, énorme jusqu'à son exclusion, et le jeune Armand Traoré, dont une frappe repoussée par Gomes est à l'origine du but de Peter Crouch. Philippe Mexès a effectué un retour convaincant sous le maillot de l'AS Rome, qui a regoûté à la victoire devant l'Atalanta (2-0).



L1 - 7e j : Lyon prend tout

Posté par Edouard le 29.09.08 à 11:37 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om
Anthony Mounier, la dernière perle issue du centre de formation lyonnais (Sipa)Les saisons se suivent et se ressemblent dans un championnat de France irrémédiablement dominé par Lyon, qui a enregistré ce week-end son 6e succès en 7 journées devant Nancy (2-1). Derrière, ses concurrents naturels calent (matchs nuls de Bordeaux devant Sainté, et de l'OM au Mans), et plusieurs équipes surprises se glissent dans le peloton de tête, notamment Toulouse qui occupe le fauteuil de dauphin après sa victoire à Valenciennes (1-0).

La force du champion
Leader du de la Ligue 1 avec 5 longueurs d'avance sur son second, deuxième meilleure attaque (12), meilleure défense (3), l'OL de Karim Benzema, qui occupe lui la tête du classement des réalisateurs avec 6 buts, est déjà en train d'éteindre les espoirs de ceux qui prédisaient le retour du suspens pour ce cru 2008/2009, avec le retour au premier plan de Marseille et Bordeaux. Ces derniers ont encore trébuché dans cette 7e journée. Le premier en ne convertissant pas sa domination au Mans (1-1). Le second en ne jouant qu'une mi-temps face à Saint-Etienne (1-1). L'heure du passage de témoin n'est donc pas pour tout de suite.

Sans réaliser un grand match (11 tirs cadrés tout de même), Lyon a encore fait le nécessaire pour venir à bout de Nancy (2-1). Ce malgré les absences de Juninho, Fabio Grosso, François Clerc (blessés) et Sidney Govou (suspendu). Doté d'un effectif plus fourni que ses concurrents, le septuple champion de France peut en prime compter sur l'explosion régulière de jeunes issus de son centre de formation. Hier Benzema, qui a ouvert le score face à l'ASNL. Aujourd'hui Anthony Mounier, auteur d'une grosse prestation ponctuée deux buts passes décisives. Demain, peut-être, Yannis Tafer ou Clément Grenier, deux prodiges qui évoluent pour l'instant avec la réserve lyonnaise.

Avance record

5 points d'avance après 7 journées. L'OL n'avait jamais connu telle avance sur ses poursuivants à ce stade de la saison. Le risque étant que la résignation gagne à nouveau la Ligue 1. Une attitude que l'entraîneur marseillais Eric Gerets tente de combattre : "Si on dit que c'est fini, je prends mes valises et je repars en Belgique. Si la différence était vraiment trop grande dans le jeu, je dirais qu'ils sont trop forts mais ce n'est pas le cas. Lyon n'est pas plus fort que nous." Laurent Blanc, son homologue bordelais, est lui plus préoccupé par le rendement de son équipe : "On n'arrive pas à aligner un match plein, à domicile ou à l'extérieur, malgré ce qu'on sait faire. Et tant que ce sera le cas, on ne méritera pas d'entrer dans les trois premiers, si on y accède un jour".

Pendant ce temps, d'autres équipes inattendues en profitent pour se faire une place au soleil. A commencer par Toulouse, surprenant 2e qui a réalisé le hold up à Valenciennes (1-0) grâce à un but de Gignac dans les arrêts de jeu (90e+1). Après le départ d'Elie Baup et de joueurs majeurs comme Battles, Elmander, Emana ou Dieuze, personne n'attendait le TFC à ce niveau. Y compris l'entraîneur Alain Casanova, qui n'avait jamais dirigé d'équipe première : "Ce qui est sûr, c'est que nous sommes sur une bonne dynamique et que nous avons une très grosse marge de progression. On prend les points comme ils viennent. Mais nous devons rester solidaires et garder la confiance. Si nous parvenons à nous libérer, nous avons les qualités pour faire de belles choses."

En bref
Présenté un peu vite comme un prétendant au podium par la presse, le PSG est rentré dans le rang en chutant au Parc devant Grenoble (0-1), qui prend la 4e place du classement. Nantes a poursuivi son calvaire sur la pelouse de Caen (0-3), plombé par une "première période vraiment ridicule" dixit Elie Baup. Mais c'est toujours Sochaux, seule équipe à ne pas avoir gagné le moindre match en L1, qui ferme la marche après son nul à domicile contre Lorient (1-1).

Les résultats de la 7e journée

Samedi :
Lyon (1er) - Nancy (14e) : 2-1
Le Mans (6e) - Marseille (3e) : 1-1
Rennes (10e) - Nice (9e) : 1-0
Caen (5e) - Nantes (19e) 3-0
Auxerre (11e) - Le Havre (18e) : 3-0
Sochaux (20e) - Lorient (17e) 1-1
Paris-SG (12e) - Grenoble (4e) : 0-1
Dimanche :
Valenciennes (16e) - Toulouse (2e) : 0-1
Monaco (13e) - Lille (8e) : 0-2
Bordeaux (7e) - Saint-Etienne (15e) : 1-1

Illustration : Anthony Mounier, la dernière perle issue du centre de formation lyonnais (Sipa)




Feindouno et les mercenaires du foot

Posté par Edouard le 27.09.08 à 13:37 | tags : business, les verts, mercato
Courtisé depuis plusieurs saisons par des clubs du Golfe Persique, Pascal Feindouno a finalement quitté Saint-Etienne pour rejoindre le championnat du Qatar et l'équipe d'Al-Saad, où il percevra un salaire de 2,5 M€ par an. Retour sur un phénomène qui secoue la planète foot.

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L1 - 7e j : Marseille à l'épreuve du Mans

Posté par Edouard le 26.09.08 à 12:12 | tags : ligue 1, om

Steve Mandanda sera-t-il une nouvelle fois l'Olympien du match, samedi face au Mans (Sipa)Deux nuls en championnat, contre Bordeaux (1-1) et Monaco (0-0), deux revers en Coupes, contre Liverpool en C1 (1-2) et Sochaux en Coupe de la Ligue (0-1), l'Olympique de Marseille traverse une zone de turbulence qui gâche le bon début de saison réalisé par le club. Pape Diouf et Eric Gerets ont poussé leur gueulante, mais sur la pelouse du Mans, qui occupe une 4e place pas si surprenante, il faudra plus que des mots pour ne pas laisser le leader lyonnais creuser l'écart.

Le recadrage de Diouf
Avec trois victoires pour autant de nuls et aucune défaite, l'OM n'a pas à rougir de son bilan provisoire en Ligue 1. Personne en France ne fait mieux. A part Lyon, bien sûr, qui a pris de son côté 16 points sur 18 possibles et compte déjà une avance de quatre points inédite à ce stade de la saison. Pour l'ambitieuse formation phocéenne, faire bien ne suffit donc pas. Il faut tout donner, quelque soit le match, suivre les consignes et ne pas se contenter de jouer sur son talent. Quelques vérités simples qui ont dû être rappelées au vestiaire marseillais après l'élimination en Coupe de la Ligue, mercredi à Sochaux (0-1). Equipe qui ne réussit pas à l'OM, d'accord, mais qui n'avait pas encore gagné le moindre match cette saison.

Si Gerets a souligné le manque de discipline dont ont pu faire preuve ses joueurs à Bonal ("Si tout le monde veut jouer comme il en a envie, ce n'est pas bon pour l'équipe") tout en se gardant de dramatiser la situation, le président Diouf a lui, comme souvent, tenté de titiller l'orgueil du groupe : "Je pense que, quelque part, nous avons cherché la défaite subie ce soir (mercredi) et nous l'avons trouvée puisqu'il n'y a rien à redire sur la victoire de l'adversaire. Il nous a manqué la volonté et ce caractère qui nous aurait amené à vaincre cette équipe de Sochaux qui était dans le doute." Un rappel à l'ordre d'autant plus urgent que Marseille se rend à l'Atletico Madrid mercredi en Ligue des champions.

Le Mans est coriace

L'OM tentera donc de se relancer en L1 samedi au Mans. Une équipe dont on parle peu mais qui réalise une très bonne entame de championnat (3 victoires, 2 défaites, 1 nul). Après les départs du coach Rudi Garcia, qui a pris la succession de Claude Puel à Lille, et de joueurs majeurs comme Stéphane Sessegnon (PSG), Romaric (FC Séville) ou Tulio De Melo (Palerme puis Lille), le club sarthois aurait dû renter dans le rang. Le voilà qui confirme au contraire les promesses de la saison dernière, où il avait terminé 9e après avoir longtemps flirté avec les places européennes.

Après Frédric Hantz et Rudi Garcia, la nomination de Yves Bertucci, en charge jusque-là de la réserve mancelle, semblait pourtant marqué une certaine régression pour ce jeune club. Mais ce technicien inconnu tient pour l'instant la baraque, tandis que la cellule de recrutement du MUC a encore fait des merveilles. En témoignent les deux trouvailles norvégiennes Fredrik Stromstad et Thorstein Helstad, le second ayant déjà marqué trois fois sur trois passes décisives du premier. Résultat, malgré deux défaites à domicile contre Lorient (0-1) et Toulouse (1-2), Le Mans occupe la 4e place du classement et pourrait même passer devant Marseille en cas de victoire samedi. Pour l'OM, ce sera donc tout sauf une partie de plaisir.

Le programme de la 6e journée :
Samedi 19h :
Auxerre - Le Havre AC
Caen - Nantes
Le Mans - Marseille
Lyon - Nancy
Rennes - Nice
Sochaux - Lorient
21h :
PSG - Grenoble
Dimanche 17h :
Monaco - Lille
Valenciennes - Toulouse
21h :
Bordeaux - Saint-Etienne




La semaine des Français de l'étranger : Sinama en plein rush

Posté par Edouard le 25.09.08 à 16:09 | tags : atletico, bayern, chelsea, les français de l'étranger
A ce rythme-là, Florent Sinama-Pongolle va devenir un des grands habitués de notre rubriques consacrée aux performances de nos expatriés. Double buteur samedi face au Recreativo Huelva, le Français de l'Atletico Madrid a encore été décisif sur la pelouse de Getafe (1-2). Auteur du premier pion du match et à impliqué sur le but de la victoire (un csc de Cortes), FSP a permis à son équipe d'empocher sa troisième victoire en quatre rencontres malgré une prestation collective décevante. "La vérité, c'est que j'ai beaucoup de réussite en ce moment. A chaque fois que je frappe, ça fait but ou presque. Espérons que ça continue comme ça."

Malouda renaît
Recruté par Jose Mourinho, qui allait quitter le club quelques semaines plus tard, Florent Malouda déprimait à Chelsea durant le règne d'Avram Grant. Depuis la prise de fonction de Luiz Felipe Scolari à la tête des Blues, le gaucher semble avoir retrouver le goût du jeu ainsi qu'un rendement offensif. Il a ainsi inscrit ce mercredi son second but en une semaine, après celui planté en C1 face à Bordeaux, lors de la démolition de Portsmouth (4-0) en Carling Cup. Un Pompey décidément mal en point où les défenseurs français Sylvain Distin et Younes Kaboul ont encore pris l'eau quelques jours après le 0-6 encaissé face à Manchester City.

Ribéry rejoue
Bonne nouvelle pour le Bayern, et accessoirement l'équipe de France, Franck Ribery, dont le retour à la compétition avait été différé ce week-end, est entré en jeu en Coupe d'Allemagne face à Nuremberg (2-0). Sous l'ovation, faut-il le préciser, d'une Allianz Arena acquise à sa cause. Après trois mois et demi d'absence, la mise en jambe est déjà prometteuse. Et connaissant la vitesse à laquelle ce petit gabarit retrouve ses sensations, Kaiser Franck devrait faire des étincelles lors de la venue de Lyon, mardi prochain en Ligue des champions.

En bref
Match tranquille pour la paire défensive Sébastien Squillaci - Julien Escudé avec le FC Séville, vainqueur 2-0 de l'Espanyol. Thierry Henry, qui n'a joué que 62 minutes en quatre rencontre de Liga, était encore une fois sur le banc lors de la victoire du Barça sur le Betis Séville (3-2). Le bon début de saison d'Olivier Kapo à Wigan s'est concrétisé avec un but en Carling Cup face à Ipsiwch (4-1).



Coupe de la Ligue : La L1 déchante

Posté par Edouard le 25.09.08 à 12:30 | tags : coupe de la ligue
Après les sensations signées Créteil et Vannes, tombeurs de Nantes et Valenciennes mardi, les 16es de finale de la Coupe de la Ligue ont encore fait des victimes ce mercredi du côté des clubs de l'élite, qui ne seront que neuf à disputer le prochain tour de la compétition. La palme revenant à Guingamp, la lanterne rouge de Ligue 2, qui a corrigé Saint-Etienne (4-1), tandis que Lens n'a fait qu'une bouchée de Lorient (3-0).

Presque un record

Enième preuve, s'il en fallait encore une, que la Coupe de la Ligue est définitivement la compétition la moins cotée du football français, les formations de Ligue 1 ont bien failli battre un triste record cette semaine. Sur dix-huit, seules sept sont parvenues à se qualifier pour le tour suivant, où elles retrouveront Lyon et Bordeaux. Soit un total de neuf équipes de l'élite en huitièmes de finale. C'est toujours une de mieux que lors de l'édition 2002/2003. A la différence que le champion de France en titre et son dauphin n'étaient alors pas exemptés de 16es de finale.

Si six clubs de L1 sont tombés face à des homologues, dont Monaco qui a chuté au Stade Louis II devant le PSG (0-1) ou l'OM une nouvelle fois battu par Sochaux malgré un énorme Mandanda (0-1), cinq d'entre eux ont donc été sortis par des adversaires de rang inférieur. Parfois sans qu'il y ait photo, à l'image des roustes reçues par Saint-Etienne à Guingamp (1-4) et Lorient devant Lens (0-3). Ce fut en revanche plus serré du côté de Montpellier, où Lille a chuté aux tirs au but (2-2, 4 t.a.b. à 2).

Compétition mal aimée

Il faut dire que pour la plupart des représentants de l'élite, la Coupe de la Ligue est toute sauf une priorité à ce stade de la compétition. Les entraîneurs profitent des premiers tours pour faire tourner leur effectif en donnant du temps de jeu aux remplaçants, aux joueurs en méforme ou qui reviennent de blessures et commence à la prendre au sérieux à partir des quarts de finale ou des demies. Face à des formations de L2 souvent composées de footballeurs revanchards qui ont goûté à la L1 et pour qui cette compétition fait office de Coupe d'Europe, cela revient à jeter une pièce en l'air.

Avec la réforme de la "Coupe Machin" (joli surnom signé Domenech), qui préserve donc deux têtes de série (Lyon et Bordeaux cette année) et ne protège pas les petits clubs lors du tirage au sort, comme c'est le cas en Coupe de France, il sera toutefois difficile à une L2 de réitérer l'exploit de Gueugnon, seul club issu de cette division à avoir remporter l'épreuve, en 2000 face au PSG (2-0). Un scénario qui serait cauchemardesque pour une compétition en mal d'audience qui n'a réuni que 3,3 millions de télespectateurs (pour 16% de part de marché) autour de l'"affiche" Sochaux - Marseille.


Les résultats des 16es de finale :
Mardi :
Créteil (National) - Nantes : 1-0
Boulogne (L2) - Nice : 1-3
Vannes (L2) - Valenciennes : 3-3 (5-4 aux t.a.b.)
Auxerre - Toulouse : 1-1 (6-5 aux t.a.b.)
Bastia (L2) - Châteauroux (L2) : 0-1

Mercredi :
Metz (L2) - Troyes (L2) : 3-1
Sochaux - Marseille : 1-0
Lorient - Lens (L2) : 0-3
Rennes - Le Mans : 2-2 (4-3 aux t.a.b.)
Montpellier (L2) - Lille : 2-2 (4-2 aux t.a.b.)
Grenoble - Nancy : 2-3 (a.p.)
Guingamp (L2) - Saint-Etienne : 4-1
Monaco - Paris Saint-Germain : 0-1
Le Havre - Caen : 3-1 (a.p.)

Le tirage au sort des huitièmes de finale aura lieu le 1er octobre.




Arsenal : Des jeunes qui n'en veulent

Posté par Edouard le 24.09.08 à 16:34 | tags : a surveiller, arsenal
Bendtner - Vela, les deux figures du proue du vivier international d'Arsenal (Sipa) Si d'après nos informations Bruno Lochet n'était pas présent à l'Emirates Stadium ce mardi, il a loupé quelque chose. A l'occasion des 16es de finale de la Coupe de la Ligue anglaise, les bambins d'Arsenal ont en effet étrillé Sheffield United avec un score de tennis (6-0 voir les buts de la rencontre).

Démonstration à l'Emirates
Habitué à donner du temps de jeu à ses Young Gunners en Carling Cup (le nom officiel de la League Cup anglaise), Arsène Wenger a fait encore plus fort cette saison en alignant un onze de départ de 19 ans de moyenne d'âge (le record du club dans un match officiel) pour son entrée dans la compétition. Dont un gamin de 16 ans (Jack Wilshere) et quatre joueurs qui fêtaient leur première titularisation. Le tout devant une assistance plutôt bien fourni (56,632 spectateurs) vu les circonstances.

Une ode à la jeunesse qui fonctionne plutôt bien. En 2007, Arsenal avait atteint la finale de l'épreuve après avoir humilié Liverpool à Anfield (6-3). En 2008, les demi-finales. Et si Sheffield n'est que le 15e du Championship (D2 anglaise), cette démonstration qui ouvre l'édition 2009 a fait sensation outre-manche. "Ils en ont inscrit six, mais le score aurait pu être à deux chiffres", avance même le Guardian.


Dédicace à Platini
Kevin Blackwell, l'entraîneur des Blades qui affichaient de leur côté une moyenne d'âge de 27, n'a pu que constater les dégâts depuis son banc de touche. Sonné par les performances de Carlos Vela et Nicklas Bendtner, respectivement auteurs d'un triplé et un doublé, ainsi que celle du petit Wilshere, également à créditer d'un but. "C'était comme essayer d'attraper une mouche qui ne veut pas se faire prendre. (...) Beaucoup de gens aimeraient savoir comment Arsène arrive à faire ça."

Dans la foulée de la diatribe signée Michel Platini, qui reprochait à Arsène Wenger de faire passer le business avant le football, le manager d'Arsenal, seule équipe du Big Four qui ne jette pas l'argent par les fenêtres, ne pouvait apporter meilleure réponse au président de l'UEFA.




Coupe de la Ligue : Nantes replonge à Créteil

Posté par Edouard le 24.09.08 à 12:10 | tags : coupe de la ligue
A la tête d'un effectif beaucoup trop élargi, Elie Baup va devoir trancher (Sipa)Vainqueur de son premier match de championnat, samedi devant Valenciennes (2-0), le FC Nantes a rendu une copie insipide sur la pelouse de Créteil (0-1), dernier club de National encore présent à ce stade de la compétition. Elie Baup, qui avait profité de la Coupe de la Ligue pour passer en revue son effectif pléthorique, a encore du pain sur la planche.

Elie Baup et les 40 voleurs

Si Créteil - Nantes faisait partie des quatre rencontres non télévisés de ces seizièmes de finale, le non match livré par les Canaris face à une formation évoluant à deux rangs inférieurs n'en est pas moins retentissant. Un simple tour de la presse sportive et locale suffit à constater l'étendue des dégâts. Les "ridicules Nantais", dixit L'Equipe, ont sombré face à des cristoliens "dominateurs et opportunistes", selon Le Parisien qui note qu'"aucun tir cadré n'est venu inquiéter Richard Trivino". Bref, ces "Nantais pathétiques" ont "mordu la poussière", se lamente Ouest France, qui remue le Carambar dans la carie : "Ils se sont fait sortir par le 14e du championnat de National. Sur un but du dénommé Bouabdallah (72e) que les Canaris avaient mis à l'essai cet été lors de leur stage à Albertville."

Cette défaite vient malheureusement illustrer la situation d'un club qui a changé d'entraîneur en cours de route et se retrouve avec un effectif de près de 40 joueurs, faute d'avoir pu dégraisser avant la fin du mercato. A la tête de ce groupe qu'il découvre et n'a pas choisi, Baup voulait voir ce que les remplaçants avaient dans le ventre. Il a vu. Et le président Waldemar Kita, apparemment prompt à pousser des gueulantes en public, aussi. "C'est pas possible, je suis dans un mauvais rêve...", aurait déclaré l'homme d'affaires sur le chemin des vestiaires, rapporte Le Parisien. "Quand je pense que certains pleurent parce qu'ils ne jouent pas Loïc Rémy.

Illustration : A la tête d'un effectif beaucoup trop élargi, Elie Baup va devoir trancher (Sipa)



Stamford Bridge plie mais ne rompt pas

Posté par Edouard le 23.09.08 à 18:18 | tags : chelsea, man u, premier league
En égalisant face à Manchester United (1-1), Salomon Kalou porte à 85 matchs le record d'invincibilité à domicile de Chelsea en Premier League (Sipa)Manchester United et son Coréen Ji-Sung Park ont bien failli mettre un terme, ce dimanche, au record d'invincibilité de Chelsea à domicile en Premier League. Jusqu'à ce qu'un coup de tête de Salomon Kalou ne vienne remettre les deux équipes à égalité (1-1) à 11 minutes du terme de la rencontre.

L'héritage de Mourinho

Cela fait donc désormais 85 matchs que les Blues n'ont pas chuté devant leur public de Stamford Bridge. Un série démarrée il y a plus de quatre ans, le 20 mars 2004, et entretenue par quatre entraîneurs : Claudio Ranieri, Jose Mourinho, Avram Grant et aujourd'hui Luiz Felipe Scolari. Mais c'est bien sûr au coach Portugais que revient la majeure partie du mérite. Sous son règne, Chelsea a d'ailleurs empilé toutes sortes de records en Angleterre. Du maximum de points pris sur une saison (95), au plus petit nombre de buts concédés (15), en passant par le plus grand nombre de victoires (29) ou de clean sheets (25), ces matchs sans but encaissé qui font la fierté des gardiens.

Avant de prendre en main les Blues, le "Special One" était déjà invaincu à domicile depuis deux ans avec le FC Porto. Et il n'a pas encore connu de revers à San Siro à la tête de l'Inter Milan. La dernière défaite à la maison du Lusitanien en championnat remonte ainsi à février 2002, lors d'un match où Porto s'était incliné face à Beira Mar (2-3). "Nous avions terminé à neuf, Carvalho et Deco avaient des cartons rouges", racontera plus tard Mourinho à la presse anglaise. "Nous avions perdu parce que nous voulions gagner."

Man U n'était pas loin

Pour établir un tel record, qui relègue bien loin les 63 matchs établis par Liverpool entre 1978 et 1980, il faut bien sûr du talent, une grande force mentale et pas mal de chance, dans un sport aussi incertain que le football, où un exploit, une erreur individuelle, un coup de sifflet malencontreux ou une motte de terre suffisent parfois à faire basculer un match. Mais la réussite est toujours resté du côté des Blues, comme lors du Chelsea - Middlesbrough (1-0) du 30 mars dernier où les montants de Carlo Cudicini tremblèrent à trois reprises.

Dimanche, il aura également fallu le concours d'une équipe de Manchester United encore une fois inconsistante en seconde période pour empêcher que la forteresse ne tombe enfin. Récoltant 5 de leurs 7 cartons jaunes après la pause, les hommes de Sir Alex Ferguson ont gâché le travail réalisé en première mi-temps, comme face à Liverpool (1-2) une semaine plus tôt. Les "Invincibles" d'Arsenal restent donc la dernière formation à s'être imposée à Stamford Bridge, le 21 février 2004 (2-1).

Prenons donc les paris : quelle équipe mettra un terme à la série d'invincibilité de Chelsea ?

Le calendrier de Chelsea à domicile en Premier League :
Aston Villa
Liverpool
Sunderland
Newcastle
Arsenal
West Ham
West Brom
Stoke City
Middlesbrough
Hull
Wigan
Manchester City
Bolton
Everton
Fulham
Blackburn

Illustration : En égalisant face à Manchester United (1-1), Salomon Kalou porte à 85 matchs le record d'invincibilité à domicile de Chelsea en Premier League (Sipa)




Coupe de la Ligue : Demandez le programme

Posté par Edouard le 23.09.08 à 13:12 | tags : coupe de la ligue
Qui succédera au PSG, vainqueur de l'édition 2008 de la Coupe de la LIgue ?Les 16es de finale de la Coupe de la Ligue démarrent ce mardi avec l'entrée en lice des clubs de Ligue 1, à l'exception des têtes de séries Lyon et Bordeaux. Soucieuse de créer l'événement autour d'une compétition qui a dû mal à s'imposer dans un calendrier déjà surchargé, la Ligue professionnelle proposera encore cette année un dispositif permettant de suivre presque tous les matchs, via le chaînes du groupe France Télévisions et leurs sites internet.

Si les chocs entre clubs de Ligue 1 (Auxerre - Toulouse ce mardi, Monaco - PSG et Marseille - Sochaux mercredi) s'imposent naturellement comme les affiches de ce troisième tour de l'épreuve, les téléspectateurs auront donc l'embarras du choix, entre France 2, France 4 et les multiples décrochages régionaux de France 3. Dimanche soir, six rencontres seront ainsi diffusées en simultané. Une couverture non-négligeable pour les amateurs de ballon rond qui ne sont pas abonnés à Canal Plus ou Orange TV et ont rarement l'occasion de voir jouer leur club favori en direct. Même si ces dernières risquent d'aligner des équipes B ou mixte.

Malgré les efforts de la LFP, des primes de victoires avantageuses et une place en Coupe de l'UEFA pour le vainqueur, la Coupe de la Ligue a encore du mal à s'imposer comme une compétition majeure et reste à la traîne par rapport à l'historique Coupe de France, dont les finales attirent quasi systématiquement plus de téléspectateurs. Après le record de l'édition 2007 (12 millions de personnes étaient devant leur petit écran pour suivre Lyon-Bordeaux), la finale 2008 entre le PSG et Lens avaient tout juste décroché la meilleure audience de la soirée avec un peu de 4, 3 millions de téléspectateurs.

Mardi :
20h00 : Bastia - Châteauroux sur France 3 Corse Via Stella, sur satellite et ADSL
20h00 : Vannes - Valenciennes
20h00 : Boulogne - Nice
20h00 : Créteil - Nantes
21h00 : Auxerre - Toulouse sur France 2

Mercredi :
17h00 : Monaco - PSG sur France 2
19h00 : Montpellier - Lille sur France 4
20h00 : Metz - Troyes
21h00 : Lorient - Lens sur France 3 Nord Pas de Calais Picardie
21h00 : Rennes - Le Mans sur France 3 Ouest
21h00 : Grenoble - Nancy sur France 3 Lorraine Champagne Ardenne
21h00 : Guingamp - Saint-Etienne sur France 3 Rhône-Alpes Auvergne
21h00 : Le Havre - Caen sur France 3 Normandie

Les autres régions de France 3 (Paris Ile-de-France Centre, Aquitaine, Sud, Limousin Poitou-Charentes, Méditerranée, Bourgogne Franche-Comté, Alsace et Corse) proposeront le match Sochaux - Marseille.




Rosicky pas encore à la retraite

Posté par Edouard le 23.09.08 à 10:39 | tags : arsenal, infirmerie, premier league
Privé d'Euro 2008, Rosicky devrait encore être éloigné des terrains pour quelques moins (Sipa)Eloigné des terrains depuis le mois de janvier, le milieu d'Arsenal Tomas Rosicky tarde à se remettre d'une vilaine blessure au genou qui l'a privé de l'Euro 2008. Si l'intéressé a démenti les rumeurs annonçant la fin prématurée de sa carrière de footballeur, Arsène Wenger a concédé que "Little Mozart" pourrait rester sur la touche encore quelques mois.

Mou du genou
"Il est encore loin de pouvoir rejouer. Il n'y a pas eu de vraie rechute, mais l'évolution (de sa blessure) est très lente", a reconnu le boss des Gunners sur le site officiel du club. "Il n'y a rien d'inquiétant, mais la durée de son absence sera plus longue que prévue. Il est très difficile de prédire à la semaine près combien de temps ça prendra. Mais j'ai bon espoir qu'il retrouve la forme d'ici Noël." Un cadeau qui ne serait pas superflu vu le manque d'épaisseur de l'effectif d'Arsenal, qui a s'est tout de même imposé ce week-end à Bolton (3-1) sans Samir Nasri, Abou Diaby et Michael Silvestre.

Interrogé par la presse tchèque, qui commence à sérieusement s'inquiéter de l'avenir de la star de la sélection, Rosicky a lui aussi voulu se montrer rassurant. "Je peux soulever des poids et faire d'autres exercices. Quand j'ai commencé à retoucher le ballon et à faire des changements de direction, le genou a mal réagit. (...) Ça ne veut pas dire pour autant que je dois mettre un terme à ma carrière. Je ne sais pas comment on a pu écrire ça. Je ne l'ai évoqué avec personne. Cette info vient probablement du fait que je devais faire mon retour en septembre, ce qui a échoué."

Une bonne nouvelle, tout de même, pour le club londonien, le buteur Croate Eduardo Silva n'a lui pas rencontré de soucis dans son travail de reprise. "Il est sur la bonne voie, et on pourrait avoir une très bonne surprise car il est en avance sur son planning", s'est réjoui Wenger.

Illustration : Privé d'Euro 2008, Rosicky devrait encore être éloigné des terrains pour quelques moins (Sipa)



Le week-end des Français de l'étranger : Sinama pichichi

Posté par Edouard le 22.09.08 à 13:03 | tags : arsenal, atletico, les français de l'étranger
Si Sergio Agüero est incontestablement la grande star de l'Atletico Madrid, il doit laisser le titre de meilleur buteur des Cochoneros en championnat à son partenaire Florent Sinama-Pongolle. Arrivé en provenance du Recreativo Huelva, le Français a été impitoyable face à son ancienne équipe, en claquant un doublé lors du net succès (4-0) signé par le club madrilène. Auteur de trois buts en trois match et 214 minutes, FSP partage la tête du classement des goleadores et profite à plein de l'absence de Diego Forlan. Pas mal pour un joueur surnommé "Singol" (sans but) pour son supposé manque de réalisme.

"J'ai devant moi deux grands joueurs, je dois saisir les opportunités que me donne l'entraîneur. Ce qui est sûr, c'est que les deux buts que j'ai pu inscrire face à mon ancienne équipe sont très importants", analyse le joueur formé au Havre, lucide. Marseille, qui rend visite à l'Atletico pour la prochaine journée de Ligue des champions, est en tout cas prévenu.

Clichy a eu chaud
Après récentes tentatives de découpage de Theo Walcott qui ont fait sortir Arsène Wenger de ses gonds, un autre joueur d'Arsenal a failli connaître le triste sort d'Eduardo Silva. A l'occasion de la victoire des Gunners sur la pelouse de Bolton (3-1), Gaël Clichy a en effet du quitter ses coéquipiers après un tacle ignoble de Kevin Davies, évidemment sanctionné d'un simple carton jaune. Plus de peur que de mal, toutefois, pour l'international français qui a les tibias solides et occupe la première place du classement avec son équipe.

En bref
Robert Pires s'est illustré avec une passe décisive au cours de la victoire de Villarreal à Numancia (2-1). Florent Malouda, sorti à la mi-temps, et Nicolas Anelka, en manque d'adresse, ont été moins en vue avec Chelsea, qui accueillait le Manchester United de Patrice Evra, à l'origine de l'ouverture du score de Park (1-1). Week-end cauchemardesque pour la défense française de Portsmouth (Sylvain Distin, Younes Kaboul, Armand Traoré) qui a pris six pions face aux nouveaux riches de Manchester City.



L1 - 6e journée : Lyon distance l'OM

Posté par Edouard le 22.09.08 à 11:48 | tags : bordeaux, ligue 1, monaco, ol, om
Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa)Peu de buts (19), cinq expulsions et des coups de sang. Le cocktail de cette 6e journée du championnat de France n'aura pas vraiment ravi les amateurs de beau jeu. Un week-end rugueux qui n'a pas empêché Lyon et Bordeaux, vainqueurs au Havre et à Grenoble (1-0), d'enregistrer des succès précieux. Tout comme Saint-Etienne, qui a fait tomber Paris (1-0) et sort de la rouge, où le FC Nantes, qui s'impose pour la première fois de la saison face à Valenciennes (2-0).

Petit grand match
Après l'insipide derby Sainté - OL (0-1) et le non moins soporifique PSG - Nantes (1-0), le "grand match" diffusé dimanche soir sur Canal Plus a encore offert un piètre spectacle aux amateurs de foot hexagonal. Marseille - Monaco ne s'était jamais terminé sur un score vierge, rassurait pourtant la chaîne cryptée dans son avant match. C'était sans compter Ricardo et ses choix tactiques destructeurs. 30 fautes, 0 tir cadré. L'ASM a ramené du Vélodrome ce qu'il était venu chercher : un point. "Un match référence", selon le capitaine monégasque François Modesto. L'OM, qui avait jusque-là marqué au moins un goal à chaque rencontre, a de son côté manqué d'inspiration et laisse Lyon prendre le large.

"J'espérais plus de construction dans le jeu à la place de longs ballons non adaptés à nos petits gabarits. Certains joueurs n'étaient pas dans un grand jour", a commenté Eric Gerets. "Bordeaux et Lyon n'étaient pas meilleurs que nous hier, mais eux, ils ont pris les trois points. Avec quatre points derrière Lyon, ça commence à faire loin." Autre source d'inquiétude pour le coach belge, son effectif regorge de milieux offensifs et d'ailiers mais manque cruellement de variétés et de solutions en pointe avec le seul Mamadou Samassa pour suppléer Mamadou Niang.

La L1 voit rouge
Ce derby du Sud aura conclu fidèlement une journée qui a vu la Ligue 1 retomber dans ses travers frileux avec un petit total de 19 buts, dont 1 en trois matchs dimanche. Un chiffre qui va de pair avec celui des exclusions (5, record de la saison en cours). Sidney Govou a ainsi écopé de deux biscottes face au Havre (55e, 66e) alors que l'OL menait au score sur un penalty d'Ederson (1-0, 44e). Alou Diarra (deux jaunes lui aussi) et Wendel (attentat sur le genou de Banning) ont eux laissé Bordeaux terminer à neuf. Ce qui n'a pas empêché le revenant Jussiê (1-0, 80e) d'arracher les trois points dans un match sanglant où Robin s'essuyait les crampons sur l'arcade de Gourcuff (89e).

Du côté de la Beaujoire, où Nantes a enregistré son premier succès de la saison devant Valenciennes (2-0, doublé de Bagaoyoko), c'est surtout en dehors du rectangle vert que les esprits se sont échauffés. En l'occurrence entre Pascal Praud et le sanguin coach de Valenciennes Antointe Kombouaré, qui reprochait au directeur général délégué des Canaris d'avoir qualifié son équipe de "pompe à vélo" (ou de "trompettes", selon les sources). "Je n'aime pas les menteurs, les hypocrites, les faux-culs, les mielleux", explique "Casque d'Or" ce lundi dans L'Equipe. "Je suis respectueux avec les gens respectueux et con avec les cons !"

En bref
Deux rencontres sont heureusement venues égayer ce tableau un peu morne. Le choc de haut tableau entre Nice et Le Mans, qui ont partagé les points (2-2) mais produit du jeu, des buts et du suspens. Ainsi que le débridé Lille - Auxerre (3-2). On retiendra aussi la victoire précieuse de Saint-Etienne sur le PSG (1-0), qui permet aux Verts de sortir de la zone rouge, et celle de Toulouse qui récupère la troisième place en enfonçant Sochaux (2-1), la nouvelle lanterne rouge.

Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa)



L1 - 6e journée : Bordeaux doit réagir

Posté par Edouard le 19.09.08 à 16:24 | tags : bordeaux, ligue 1
Auteurs d'un début de saison poussif en L1 et balayés à Chelsea (0-4) pour leur première sortie en Ligue des champions, les Girondins vont tenter de se relancer à Grenoble, samedi. Tant psychologiquement que sur le plan comptable, un premier succès à l'extérieur ferait un bien fou aux hommes de Laurent Blanc.

La tête et les jambes

Touchés moralement par leur sévère déroute sur la pelouse de Stamford Bridge, les Bordelais ont passé une fin de semaine bien terne, entre aveux d'impuissance, mea culpa et appels à la re-mobilisation. Marc Planus a ainsi évoqué la "honte" ressentie par le groupe suite à la claque de mardi. Geraldo Wendel a reconnu que l'équipe n'avait jusqu'ici "rien fait, tant en championnat qu'en Ligue des Champions". Et Laurent Blanc a lui diagnostiqué que le problème se trouvait "dans la tête", tandis que le président Jean-Louis Triaud est venu recadrer tout ce petit monde, mercredi. Reste maintenant à mettre ses discours en pratique.

Considéré comme un outsider la saison dernière, Bordeaux paie probablement son statut de favori à la course au titre (ou du moins à une place sur le podium). Mais il va bien lui falloir apprendre à vivre avec cette pression pour ne pas sombrer dans une spirale négative. Tenus en échec à Chaban-Delmas par l'OM (1-1) lors de la dernière journée, battus deux fois à l'extérieur, les joueurs au maillot scapulaire ont besoin d'engranger des points à l'extérieur. Si possible trois face à un promu grenoblois qui réalise certes un début de saison surprenant (4e avec 10 points) mais sera privé de son maître à jouer Laurent Battles, suspendu.

"Il ne faudrait pas laisser le doute s'installer définitivement et rebondir après la rencontre délicate contre Chelsea en Ligue des Champions", prévient Marius Tresor, consultant sur le site officiel du club. "Tout Bordeaux attend une réaction des Girondins et cela passe par bon résultat à Grenoble. Les Bordelais n'ont plus beaucoup de joker dans ce début de championnat s'ils souhaitent recoller au peloton de tête." Mais enchaîner sur un succès après une journée de Ligue des champions n'est jamais chose aisée. Marseille, qui avait pris 5 points sur 18 possibles dans ces conditions l'an passé, peut en témoigner. A moins que la défaite face à Chelsea ne provoque un électrochoc salutaire dans les rangs bordelais, comme après la gifle reçue à Caen la saison dernière...

En bref
Alors que les faibles audiences enregistrés par Orange Foot, qui ne communique pas officiellement sur ces dernières, commencent à faire jaser du côté des présidents de L1 (lire notre article sur la nouvelle donne télévisuelle du championnat), c'est donc Nice - Le Mans qui aura ce week-end les honneurs du grand match décalé du samedi soir. Une rencontre entre le 6e et le 5e classement qui s'impose comme le seul vrai choc du jour, l'OL se déplaçant au Havre. Tandis que les équipes engagés en Coupe de l'UEFA joueront entre elles dimanche après midi, avant l'affiche Marseille - Monaco. Un hasard du calendrier qui évitera aux uns et aux autres d'utiliser la C3 comme bouc émissaire en cas de déconvenue.

Les rencontres:
Samedi
19h : Toulouse (8e) - Sochaux (19e)
Grenoble (4e) - Bordeaux (10e)
Le Havre (16e) - Lyon (1e)
Lorient (17e) - Caen (9e)
Nantes (20e) - Valenciennes (11e)
Lille (15e) - Auxerre (12e)
21h : Nice (6e) - Le Mans (5e)
Dimanche
17h : Nancy (14e) - Rennes (13e)
Saint-Etienne (18e) - Paris SG (3e)
21h : Marseille (2e) - Monaco (7e)



C3 : Les Français se rebiffent

Posté par Edouard le 19.09.08 à 12:45 | tags : coupe uefa, les verts, nancy, psg
Bafe Gomis et Saint-Etienne n'ont pas manqué leur retrouvailles avec la Coupe d'Europe (Sipa)Quatre victoires en quatre matchs. Les clubs de Ligue 1 engagés dans la Coupe de l'UEFA ont réalisé un carton plein dans ce premier tour. Petit bémol, si Saint-Etienne et Paris se sont imposés 2-1 à l'extérieur (sur les terrains de l'Hapoël Tel-Aviv et de Kayserispor), les courtes victoires à domicile de Nancy (1-0 contre Motherwell) et Rennes (2-1 face à Twente) devront être confirmées lors des matchs retour.

Thiriez respire
Après la claque reçue l'an dernier, avec l'élimination de Lens et Sochaux dès le premier tour (face à Copenhague et Panionios) puis les prestations calamiteuses de Rennes et Toulouse en phase de poule, les formations hexagonales auraient-elle entendu l'alerter de Frédéric Thiriez, qui rappelait en août dernier l'importance du coefficient UEFA de notre cher championnat, sous la menace de l'Allemagne ou de la Russie ? Pas sûr. Mais toujours est-il qu'après deux soirées de Ligue des champions éprouvantes pour les nerfs, le président moustachu de la LFP a dû souffler un bon coup devant sa télé.

Si chaque club avait sans doute des raisons particulières de ne pas prendre ce match par dessus la jambe, les bons résultats enregistrés ce jeudi ne tiennent pas du hasard. Le turnover habituel dans ce genre de compétition a été pratiqué intelligemment. C'est à dire avec parcimonie. Sainté s'est rendu en Israël avec Gomis (passeur) et Feindouno (passeur et buteur) titulaires. Nancy alignait également un onze très correct devant les Ecossais de Motherwell. Tout comme Rennes, qui débutait avec Leroy (deux passes décisives), Wiltord et Briand face à Twente. Ou le PSG, avec Armand, Rothen et Kezman (buteur) devant Kayserispor. Signe que tous ont pris la compétition à peu près au sérieux.

Ce petit sursaut en C3 n'a pourtant pas empêché Thiriez dans remettre une couche sur l'importance de cette saison européenne pour le football français après les résultats médiocres obtenus lors de la première journée de Ligue des champions. "Le match de Bordeaux m'a inquiété", a-t-il confié au journal 20 minutes. "Il faut dire les choses comme elles le sont. La France est le deuxième pays de l'Union Européenne en population. Le 3e pays par la richesse et on est quatrième à l'indice UEFA. Mais cette place de quatrième, on va la perdre à la fin de la saison si on ne réalise pas un parcours nettement meilleur que l'Allemagne." Le message est clair.

Illustration : Bafe Gomis et Saint-Etienne n'ont pas manqué leur retrouvailles avec la Coupe d'Europe (Sipa)



C1 : La Juve est de retour

Posté par Edouard le 18.09.08 à 12:17 | tags : juventus, ligue des champions
Del Piero, 33 ans, se prend pour Luis Nani (Sipa)La Juventus de Turin n'a pas manqué ses retrouvailles avec Ligue des champions en s'imposant au Stadio Olimpico devant le Zenith St-Petersbourg, sur un coup franc de 25 mètres de l'inusable Alessandro Del Piero. Petit éclair dans une rencontre peu animée où les vainqueurs de la Coupe de l'UEFA auront par ailleurs fait bonne figure pour leur baptême du feu dans la compétition.

La cure de "Juvence" de Del Piero
Un peu plus de deux ans après sa dernière apparition en C1, où elle avait été stoppée en quarts de finale par Arsenal (0-2, 0-0), ce court succès a en tout cas suffit à faire le bonheur de la Vieille Dame. Il y a peu, les Bianconeri évoluaient en Série B suite à la relégation du club, en 2006, pour son implication majeure dans le scandale du Calcio. Remontés illico sous les ordres de Didier Deschamps, ils ont retrouvé le podium de la Série A (3e) dès leur retour dans l'élite avec Claudio Ranieri. Et les voilà maintenant en tête de leur groupe avec le Real Madrid. Que demandez de plus ?

Il n'y avait qu'à voir lé vétéran Del Piero effectuer en salto après son coup franc victorieux pour saisir la symbolique de ce succès pour les joueurs turinois qui ont vécu cette année de purgatoire : "Nous attendons cette victoire depuis deux ans, c'est pour ça que nous étions tous si heureux après le but, puis après le coup de sifflet final. Ce match, comme beaucoup d'autres résultats, démontre que c'est vraiment serré en Ligue des champions et qu'il n'est jamais facile de s'imposer. C'est pour cette que notre victoire de ce soir est si importante."

Match fermé
"Nous avons rencontré une équipe qui est à son pic de forme. Je savais que nous aurions besoin d'inventer quelque chose pour gagner un tel match, par chance Del Piero est plutôt doué pour ça et il l'a démontré", s'est également félicité Ranieri au terme d'une rencontre très tactique et pauvre en occasions de but (seulement 5 tirs cadrés au total). Reste à savoir si les trentenaires de la Juve, qui étaient hier six dans le onze de départ, dont Del Piero (34 ans en novembre) et Pavel Nedved (36 ans), tiendront le coup sur la longueur avec un calendrier bien plus chargé que l'an passé.

Une question qui n'inquiète pas vraiment l'entraîneur bianconero : "Les gens sont curieux de voir comment on va faire face à deux compétitions illustres Mohamed Sissoko : "C'est notre expérience qui a fait la différence, surtout sur le but de Del Piero. Un joueur comme Del Piero est essentiel pour nous. Il passe beaucoup de temps avec les jeunes. Il parle à tout le monde. C'est un excellent capitaine. Et il donne l'exemple en marquant des buts extraordinaires."

Illustration : Auteur du but de la victoire de la Juventus, Del Piero, 33 ans, se prend pour Luis Nani (Sipa)



C1 : Lyon évite l'accident

Posté par Edouard le 17.09.08 à 23:58 | tags : ligue des champions, ol
Benzema pris à partie après la confuse réduction du score lyonnaise (Sipa)Un an après avoir pris le bouillon à Gerland face aux Glasgow Rangers (0-3), l'OL est encore passé tout prêt de la correctionnelle pour sa première sortie européenne à domicile face à la Fiorentina (2-2). Menés 2-0 à la pause sur deux têtes de Gilardino (11e, 42e), les hommes de Claude Puel ont heureusement pu changer le scénario en revenant au score par Piquionne (73e) et Benzema (86e). Mais le maillot jaune fluo des lyonnais ne les sauvera pas à chaque fois de l'accident.

Comeback houleux
Un point sur neuf. Tel est le maigre bilan des clubs français dans cette première journée de la Ligue des champions. Un point pris par l'OL, mais chez lui et face à un adversaire théoriquement à sa portée. Pas de quoi pavoiser, donc, pour le représentant de la L1 le plus expérimenté face à une formation qui participe pour la seconde fois seulement à la reine des compétitions européennes. Même si les circonstances de la rencontre, qui a vu la Viola réaliser le hold up parfait en première période, nous amènent à considérer ce nul avec bienveillance après les défaites de Marseille et Bordeaux, mercredi.

Comme face à Nice (3-2), samedi en championnat, Lyon a encore réussi à relever la tête après avoir été mené de deux buts, prouvant la capacité de réaction du groupe dirigé par Claude Puel. Mais ce fut une nouvelle fois laborieux, à l'image de la réduction du score signée Piquionne sur un service de Benzema (1-2, 73e). Un but légitime mais pas très éthique, Benz étant couvert par un joueur florentin sonné suite à un choc de tête avec Makoun, qui déclenchait même un début de bagarre. On préféra retenir le coup franc joué malicieusement par Juninho pour ce même Benzema, dont le tir dévié trompait Sébastien Frey et permettait à l'OL d'éviter le pire (2-2, 86e).

Habituellement maudit en C1, Gilardino s'est fait plaisir avec la défense lyonnaise (Sipa)Une défense à revoir
Si les Gones ne manquent pas d'orgueil, ils vont surtout devoir se trouver une rigueur défensive pour espérer aller loin dans l'épreuve. Venu chercher le hold up, la Fiorentina a su mettre à profit cette lacune sur deux centres repris de la tête par Gilardino, qui prenait à chaque le meilleur sur Bodmer. Sans parler des errements de Boumsong, qui ne respire pas non plus la sérénité alors que Cris accuse une baisse de forme. Il faut dire qu'avec Källström arrière gauche et Bodmer stoppeur, la moitié de la défense lyonnaise ne jouait pas à son poste. Paradoxe d'un effectif surchargé en milieux axiaux mais pauvre en solutions de rechange derrière.

Cette fébrilité de l'arrière garde est d'autant plus inquiétante qu'elle finit par déteindre sur tout le jeu de l'OL. Après avoir dominé l'entame de match et s'être procuré les meilleures occasions, sous l'impulsion d'un Juninho en pleine bourre, les Français ont ainsi vu leur circulation de balle se déliter une fois le tableau d'affichage en leur défaveur. Notamment Toulalan et Makoun, qui n'ont pas eu leur rayonnement habituel au sein du trident maison. Claude Puel ne manquera donc pas d'inspiration pour ces prochaines causeries et devra corriger le tir avant de rendre visite au Bayern Munich dans quinze jours.

Les résultats :
Groupe E : Celtic (Ecosse) - Aalborg (Danemark) 0-0 ; Manchester United (Angleterre) - Villarreal (Espagne) 0-0
Groupe F : Lyon (France) - Fiorentina (Italie) 2-2 ; Steaua Bucharest (Roumanie) - Bayern Munich (Allemagne) 0-1
Groupe G : Dynamo Kiev (Ukraine) - Arsenal (Angleterre) 1-1 ; FC Porto (Poertugal) - Fenerbahçe (Turquie) 3-1
Groupe H : Juventus (Italie) - Zénith Saint-Pétersbourg (Russie) 1-0 ; Real Madrid (Espagne)- BATE Borisov (Belarus) 2-0

Illustration : Benzema pris à partie après la confuse réduction du score lyonnaise (Sipa); Habituellement maudit en C1, Gilardino s'est fait plaisir avec la défense lyonnaise (Sipa)



L'Atletico sur un air de Champions

Posté par Edouard le 17.09.08 à 16:00 | tags : atletico, ligue des champions
El Kun Agüero en pleine imitation de Karim Benzema (Sipa)Douze après sa dernière participation à la Ligue des champions, l'Atletico Madrid a fait un retour fracassant dans l'épreuve en laminant le PSV à Eindhoven (3-0), avec notamment un doublé du phénoménal Sergio Agüero. Un résultat à confirmer mais qui semble annoncer le grand réveil des Matelassiers.

Du "Niño" au "Kun" Agüero
Troisième club le plus couronné en Espagne (9 Liga) derrière son voisin du Real et le FC Barcelone, l'Atletico avait enchanté les amateurs de football ibère l'an passé en accrochant la 4e place de la Liga devant le FC Séville, grâce à la différence de buts particulière en vigueur de l'autre côté des Pyrénées. Un renouveau un peu inattendu pour un club à la recherche de son glorieux passé qui n'a plus remporté le moindre trophée depuis le doublé championnat - Coupe du Roi de 1996.

Opération à double tranchant, la vente de l'idole locale, Fernando Torres aura finalement été une des meilleures décisions prises dans l'histoire du club. Malgré son Niño, l'Atletico végétait en milieu de tableau et peinait à bâtir une équipe digne de ce nom. Son transfert à Liverpool en 2007, aura lui rempli les caisses (36 millions d'euros), offrant la possibilité au club de se lancer dans un recrutement ambitieux. D'autant que les Colchoneros avaient déjà trouvé son successeur en la personne du Kun Agüero, arrivé en 2006 pour 22 M€ et qui a explosé l'an passé en inscrivant 19 buts en championnat.

L'OM est prevenu

Avec son jeu flamboyant mais une défense en bois, le retour du club madrilène en C1 avait tout de même de quoi laisser dubitatif. Après avoir déjà fait sensation lors du tour préliminaire en se payant le scalp de Schalke 04, les Rojiblancos ont pourtant démontré mardi soir qu'il faudrait compter sur eux dans un groupe de la mort composé de Liverpool, du PSV et de Marseille. Surtout si le gendre de Maradona continue à enflammer les défenses avec son petit gabarit insaisissable et son sens du but. Ce qui ne devrait pas être compliqué avec des partenaires comme Simao, Luis Garcia, Maxi Rodriguez ou Maniche, revenu en grâce auprès du coach Javier Aguirre et auteur du troisième pion face au PSV.

Florent Sinama-Pongolle, qui signe la passe décisive sur le second but d'El Kun et devrait voir son temps de jeu augmenter avec la blessure de Diego Forlan, a en tout cas choisi le bon cheval en rejoignant l'Atletico cet été. Tout comme Grégory Coupet, qui souhaitait à l'origine rejoindre un pays anglophone. Même si l'ancien portier lyonnais faisait hier banquette pour cause de boulette face à Valladollid ce week-end. L'OM, qui se rend au stade Vicente Calderon dans quinze jours, est en tout cas prévenu de ce qui l'attend.

Illustration : El Kun Agüero en pleine imitation de Karim Benzema (Sipa)



C1 : Lyon ou l'éternelle ambition

Posté par Edouard le 17.09.08 à 12:46 | tags : ligue des champions, ol
Pour sa première en C1 à la tête de l'OL, Claude Puel sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur (Sipa)Leader en championnat, l'Olympique Lyonnais version Claude Puel passe ce mercredi son premier test européen avec la réception de la Fiorentina à Gerland. Une entrée matière à ne pas manquer, face à une formation italienne peu habituée de la compétition mais tactiquement redoutable, dans un groupe piège où les Gones devront assumer leur statut de favori objectif.

L'OL a l'habitude
Entré pour la première fois dans le cercle fermé des têtes de série de la Ligue des champions, l'OL aurait pu espérer un tirage plus favorable. Le menu du septuple champion de France - la Fiorentina, le Bayern et le Steaua Bucarest - n'est toutefois pas insurmontable pour un club qui s'est extirpé des phases de poule lors des cinq dernières éditions de l'épreuve. A quatre reprises, il terminait même en tête de son groupe, devant le Bayern, Manchester United et le Real Madrid, par deux fois. Aucune raison, a priori, de s'inquiéter.

Avant d'aller affronter le Bayern à Munich dans quinze jours, l'OL accueille donc ce soir la Fiorentina. Equipe qui monte en puissance depuis quelques saisons et s'est bien relevé de son implication dans le scandale du Calcio pour terminer quatrième de la Série A l'an dernier, au détriment du Milan AC. Le retour de la Viola en C1 n'est pas une surprise, avec à sa tête un entraîneur reconnu (Cesare Prandelli) et quelques joueurs d'exception comme Sébastien Frey, Adrian Mutu, le néo-international italien Riccardo Montolivo ou Alberto Gilardino, qui a retrouvé des couleurs depuis son départ du Milan.

Auteur d'un nul devant la Juventus (1-1) et défait à Naples (1-2) lors deux premières journées de Série A, la Fio demeure toutefois à la portée des hommes de Claude Puel, qui plus est à domicile. L'ex-entraîneur lillois a déjà permis à l'OL de retrouver sa solidité défensive (seulement deux buts encaissés cette saison), ce qui devrait éviter aux Lyonnais de connaître un début de compétition aussi calamiteux que l'an dernier (0-3 contre le Barça et les Rangers). Attention tout de même à ne pas perpétuer la mauvaise série du club face aux formations italiennes.

Les équipes probables :
Lyon: Lloris - Réveillère, Cris, Bodmer, Mensah - Makoun, Toulalan, Juninho - Govou, Benzema, Ederson ou Fred.
Fiorentina: Frey - Zauri, Kroldrup, Dainelli, Vargas, - Kuzmanovic, Melo, Montolivo, Santana ou Almirion - Gilardino, Mutu.

Choc Juve - Zenith
Outre ce Lyon - Fiorentina, le programme de ce mercredi nous réserve quelques duels alléchants, avec notamment le retour en Ligue des champions de Villarreal, demi-finaliste en 2006, qui se rend chez le tenant du titre, Manchester United. Mais on suivra tout particulièrement les débuts dans l'épreuve du Zenith St-Peterbourg de Sébastien Puygrenier, brillant vainqueur de la Coupe de l'UEFA 2008, qui va pouvoir se mesurer à un grand d'Europe, la Juventus de Turin, de retour en C1 après deux ans d'absence.

Programme (tous les matches à 20h45 heure française):
Groupe E:
Manchester United - Villarreal (en direct sur Canal Plus Sport)
Celtic - Alborg
Groupe F:
Steaua Bucarest - Bayern Munich
Lyon - Fiorentina (en direct sur Canal Plus)
Groupe G:
FC Porto - Fenerbahçe
Dynamo Kiev - Arsenal
Groupe H:
Juventus - Zenit Saint-Pétersbourg (en direct sur Sport +)
Real Madrid - BATE Borisov

Illustration : Pour sa première en C1 à la tête de l'OL, Claude Puel sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur (Sipa)




C1 : Marseille battu, Bordeaux abattu

Posté par Edouard le 17.09.08 à 01:00 | tags : bordeaux, chelsea, ligue des champions, liverpool, om

Eric Gerets déçu de ne pas avoir Steven Gerrard dans son équipe (Sipa)Dure soirée pour les clubs français. Malgré une prestation intéressante et une ouverture du score signée Lorik Cana (23e), l'OM s'est incliné à domicile (1-2) devant un Liverpool qui a fait parler son expérience du haut niveau européen grâce à un doublé de Steven Gerrard (26e, 31e). Les Girondins n'ont en revanche pas existé à Stamford Brige face à la machine de Chelsea (0-4) et devront se ressaisir pour répondre aux exigences de la Ligue des Champions.

Liverpool au métier
Tombé dans un groupe à la fois ouvert et relevé, avec le PSV Eindhoven et l'Atletico Madrid, Marseille savait qu'une victoire au Vélodrome face à Liverpool serait la bienvenue avant d'enchaîner deux déplacements. Les hommes d'Eric Gerets y ont cru en débloquant la marque sur un ballon dans le dos de la défense de Benoît Cheyrou pour Lorik Cana qui trompait tranquillement Pepe Reina (1-0, 23e). C'était sans compter le réalisme des partenaires de Steven Gerrard, qui allait crucifier Steve Mandanda par deux fois. D'abord sur une frappe en rupture incroyable qui lobait le portier phocéen, suite à un ballon perdu bêtement par M'Bami. Puis sur un penalty obtenu par Ryan Babel face à Ronald Zubar que le capitaine des Reds transformait à deux reprises du même côté, Dirk Kuyt étant entré dans la surface sur la première tentative.

Au cours d'une entame de match partie sur un rythme endiablée, l'OM aura pourtant répondu présent, tant dans les duels que sur les initiatives offensives. La défense de Liverpool semblait d'ailleurs gênée par la vitesse de Mamadou Niang et Bakari Kone. Mais une fois le tableau d'affichage en leur faveur, les Anglais se décidaient à fermer la boutique. Même si quelques situations chaudes auraient mérité meilleur sort pour les Marseillais, comme cette frappe de Niang, après une remise de la tête de Samassa, bien repoussée par Reina dans les arrêts de jeu (90e +3). Les voilà désormais obligés d'aller rattraper ses points perdus sur le terrain de l'Atletico Madrid, le 1er octobre, qui s'est de son côté baladé à Eindhoven (3-0).

Marseille : Mandanda - Bonnart, Hilton, Zubar, Taiwo - M'Bami (Valbuena, 42e), Cana, Cheyrou- Ben Arfa (Ziani, 57e) - Koné (Samassa, 75e), Niang.
Liverpool : Reina - Arbeloa, Skrtel, Carragher, Dossena - Gerrard ( 70e), Mascherano, Lucas - Kuyt (R. Keane, 86e), Babel - F. Torres (Riera, 65e).
Buts : Cana (23e), Gerrard (26e, 31e)
Cartons jaunes : Skrtel (21e), Zubar (31e), Lucas (41e)

Bordeaux n'a pas fait le poids face à l'armada de Chelsea (Sipa)Bordeaux dépassé
Si la défaite de l'OM se sera donc joué sur des détails, celle de Bordeaux à Chelsea a elle reflété l'énorme écart qui pouvait encore séparer la formation de Laurent Blanc des cadors européens. Balayés 4-0, les Girondins auront conservé leur cage inviolée moins d'un quart d'heure. Jusqu'à un mouvement impeccable conclu par un tête de Frank Lampard (13e). Début d'un festival où Joe Cole (30e), Florent Malouda (82e) et Nicolas Anelka (90e+2) y allaient chacun de leur numéro. Tandis que Petr Cech pouvait compter les paquerettes avec zéro tir cadré côté girondin.

Au déficit d'expérience et de technique des Français, s'est ajouté un manque d'engagement dans les duels, notamment sur la tête décroisée de Cole sur corner, rédhibitoire dans une compétition telle que la Ligue des champions. Seul point positif par rapport à leurs compatriotes marseillais, les Bordelais ont concédé un revers logique à l'extérieur face au favori du groupe et gardent toutes leurs chances de qualification. Reste à savoir si la défaite surprise de la Roma, qui se rend à Chaban-Delmas dans quinze jours, face à Cluj (1-2) est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les joueurs au scapulaire.

Bordeaux : Ramé - Jurietti, Diawara, Planus, Placente - Gouffran, Fernando, Diarra, Gourcuff, Wendel - Chamakh.
Chelsea : Cech - Bosingwa, Carvalho, Terry, A. Cole - Lampard, Obi Mickel, Deco - J. Cole, Malouda - Anelka.
Buts : Lampard (14e), J.Cole (30e), Malouda (82e), Anelka (90e+2)
Cartons jaunes : Deco (58e)

Les autres résulats :
Groupe B : Panathinaïkos (GRE) - Inter Milan (ITA) 0-2; Werder Brême (GER) - Anorthosis (CYP) 0-0
Groupe C : Bâle (SUI) - Shakhtar Donetsk (UKR) 1-2; Barcelone (ESP) - Sporting Portugal (POR) 3-1




Premier League : Le bonnet d'âne pour Tottenham

Posté par Edouard le 16.09.08 à 18:32 | tags : premier league
Juande Ramos (à gauche) battu par Martin O'Neill, rien na va plus pour les coaches en costard (Sipa)Un point en quatre matchs. Tel est le triste bilan des éperons chauds (hotspurs) de Tottenham, qui ferment la marche en championnat d'Angleterre après leur dernière défaite à domicile devant Aston Villa (1-2), lundi. Une entame guère brillante pour l'entraîneur espagnol Juande Ramos, chargé de hisser le club londonien dans le big four de la Premier League mais qui a vu ses deux buteurs (Berbatov et Keane) rejoindre cet été la concurrence.

Ramos rame
Arrivé il y a un an à peine en remplacement de Martin Jol, alors victime d'un début de saison catastrophique, Juande Ramos aurait pu être le Eric Gerets de Tottenham. Sans parvenir à redresser totalement la barre en championnat, celui qui avait mené le FC Séville au doublé en Coupe de l'UEFA terminait la saison avec une Coupe de la Ligue en poche, remportée qui plus est face à Chelsea (2-1). Bref, tout semblait annoncer un exercice 2008-2009 radieux pour les Spurs.

Oui mais voilà, il aura donc suffit de quelques journées de championnat pour que le beau projet de Ramos vole en éclat. Le temps d'enchaîner trois défaites (Middlesbrough, Sunederland et, donc, Aston Villa) contre un nul face à Chelsea (1-1). Le pire départ du club depuis 30 ans. Dur retour à la réalité pour un club qui fanfaronnait après avoir étrillé le Borussia Dortmund (3-0) ou l'AS Rome (5-0) en matchs de préparation. Et s'est montré très actif sur le marché des transferts avec les renforts de Luka Modric, Giovani Dos Santos, Roman Pavlyuchenko, Vedran Corluka ou Gomes.

Un curieux mercato
Si Juande Ramos a dans le même temps liquidé ceux qu'ils considéraient comme les brebis galeuses du groupe (Younes Kaboul, Pascal Chimbonda ou Paul Robinson), le technicien ibère n'avait en revanche peut-être pas prévu de perdre Robbie Keane ET Dimitar Berbatov. Deux joueurs qui ont inscrit 30 buts à eux deux en championnat l'an passé. Tottenham se retrouve du coup avec des caisses pleines (la vente du duo a rapporté 78 millions d'euros). Mais il y a comme un problème de stratégie dans les choix de la direction.

Ramos demande lui un peu de patience. "Cela ne fait que quatre matchs. C'est encore le début. Nous avons eu peu de temps pour nous préparer. Corluka, Pavlyuchenko et Campbell sont arrivés le jour de la clôture du marché des transferts. Nous avons une jeune équipe pleine de qualité. Il nous faut un résultat positif pour nous relancer." Ce sera peut-être ce jeudi en Coupe de l'UEFA face au Wisla Cracovie. Ou jamais.

Illustration : Juande Ramos (à gauche) battu par Martin O'Neill, rien na va plus pour les coaches en costard (Sipa)



C1 : L'OM et Bordeaux face à la crème anglaise

Posté par Edouard le 16.09.08 à 12:32 | tags : bordeaux, chelsea, ligue des champions, liverpool, om
Fernando Torres et Liverpool avaient donné le tourni à l'OM l'an dernier au Vélodrome (Sipa)Tombés dans des poules compliquées, Marseillais et Girondins entament leur campagne de Ligue des champions par du très lourd : Liverpool et Chelsea, soit les deux formations qui se partagent la tête du classement de la Premier League, championnat qui a dominé l'épreuve l'an passé en plaçant trois de ses clubs en demi-finale.

Marseille - Liverpool : Souvenirs contrastés
Si les supporters phocéens aiment à se remémorer l'exploit réalisé à Anfield la saison dernière, où l'OM était devenu le premier club à s'imposer dans l'enceinte des Reds (1-0) grâce à un but venu de nulle part de Mathieu Valbuena, la dernière visite de Liverpool au Stade Vélodrome est en revanche un douloureux souvenir. Les hommes d'Eric Gerets s'étaient écroulés (0-4) dans une rencontre décisive pour la qualification en huitièmes de finale. Les sentiments sont donc contrastés à l'heure d'affronter une formation gonflée à bloc par sa victoire conte le rival de Manchester United, samedi en championnat.

Auteur d'un début de saison solide en L1, où il occupe la seconde place, Marseille aura tout de même plus d'arguments à faire valoir, et est désormais prévenu du défi physique qui l'attend. "Les joueurs de Liverpool sont comme les lapins de la pub Duracell. Ils ne s'arrêtent jamais", note Gerets, admiratif de la générosité du football anglais, qui devrait aligner un onze assez ambitieux avec Ben Arfa, Kone et Niang titulaires, en compagnie de Ziani ou Valbuena. Laissés au repos ce week-end, Steven Gerrard et Fernando Torres, qui avaient fait tant de mal au Vélodrome l'an dernier, devraient eux débuter du côté des Reds.

Les équipes probables :
Marseille : Mandanda - Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo - Cana, Cheyrou - Koné, Valbuena ou Ziani, Ben Arfa - Niang.
Liverpool : Reina - Arbeloa, Skrtel, Carragher, Dossena - Gerrard, Alonso, Mascherano, Kuyt, Babel ou Riera - Keane ou Torres.

Chelsea - Bordeaux : Blanc réaliste
Pour Bordeaux, qui se rendent à Stamford Bridge, la tâche s'annonce encore un peu plus difficile. D'autant que le début de saison des Girondins, qui ont obtenu un nul heureux samedi devant Marseille, n'est pas à la hauteur des ambitions de leur entraîneur Laurent Blanc, qui ne se fait pas trop d'illusions sur les chances de sa jeune équipe : "Nous n'avons pas peur et nous ne sommes pas là pour faire de la figuration, mais nous sommes face à l'une des trois ou quatre meilleures équipes du monde."


Toujours aussi solide et imprenable à domicile, Chelsea fait en effet figure d'épouvantail malgré la blessure longue durée de Michael Essien et l'absence de Didier Drogba, suspendu suite à son expulsion en finale l'an passé. Le nouveau coach Luiz Felipe ayant insufflé le petit grain de folie offensive qui pouvait jusque-là faire des défauts aux Blues. Comme on a pu le voir samedi à Manchester City, où les Londoniens se sont imposés 3-1 après avoir été menés au score en produisant un jeu alléchant.

Les équipes probables :
Chelsea : Cech - Bosingwa, Carvalho, Terry, Ashley Cole - Lampard, Mikel, Deco - Joe Cole, Malouda, Anelka.
Bordeaux : Ramé - Jurietti, Planus, So, Diawara, Placente - Fernando, A. Diarra - Gouffran, Gourcuff, Wendel - Chamakh.

Le programme des rencontres de mardi (tous les matchs sont à 20h45 heure française) :

Groupe A:
Chelsea - Bordeaux
AS Rome - CFR Cluj

Groupe B:
Panathinaïkos - Inter Milan
Werder Brême - Anorthosis

Groupe C:
Bâle - Shakhtar Donetsk
Barcelone - Sporting Portugal

Groupe D:
PSV Eindhoven - Atletico Madrid
Marseille - Liverpool (en direct sur TF1)

Illustration : Fernando Torres et Liverpool avaient donné le tourni à l'OM l'an dernier au Vélodrome (Sipa)

A lire sur le mag foot :
Coefficient UEFA, la France en mal d'Europe




Milan AC : La crise couve

Posté par Edouard le 15.09.08 à 17:50 | tags : milan ac, série a
Ambrosini dépité après la deuxième défaite en deux rencontres du Milan AC en Série A (Sipa)Deux défaites en deux rencontres de Série A. Il n'en fallait pas plus pour mettre le Milan sur les nerfs. Car si le club rossonero ambitionne de remporter cette saison la Coupe de l'UEFA, seul titre qui manque à son palmarès, faute de participer à la Ligue des champions, une nouvelle saison médiocre en championnat n'est pas envisageable pour le coach Carlo Ancelotti, déjà assis sur un siège éjectable d'après la presse italienne.

Le temps des girouettes
Tout va très vite en football. D'abord raillé pour un début de mercato timide (arrivé de Flamini et Zambrotta), puis encensé pour avoir chipé Ronaldinho au Barça et fait revenir Andriy Shevchenko à la maison, portant à trois le nombre de Ballon d'Or présent dans son effectif (avec Kaka), le Milan AC était présenté comme le principal rival de l'Inter dans la course au Scudetto. Après deux journées, il est bien trop tôt pour écrire l'inverse. Pourtant, les deux revers encaissés par le club lombard viennent de jeter le trouble sur une équipe de nouveau considérée en fin de cycle.

Sur le terrain du Genoa, le Milan alignait en effet un onze de départ affichant plus de 30 ans de moyenne d'âge. Une prime à l'expérience qui lui a permis de devenir le club le plus titré au niveau international en remportant le dernier championnat du Monde des clubs. Mais semblait avoir trouvé ses limites sur la longueur d'un championnat, les Rossoneri terminant 5e de la Série A derrière la Fiorentina, en mai dernier. En dehors de Flamini, 24 ans, Milan a pourtant encore misé sur deux trentenaires (Zambrotta et Sheva), et tenter un gros pari en recrutant un Ronaldinho qui évolue loin de son meilleur niveau depuis un an et demi.

Ancelotti sous pression
Avec un Milan pointant à la 19e du classement, les médias transalpins se sont donc empressés de s'interroger sur l'avenir de Carlo Ancelotti. D'autant que plusieurs entraîneurs sont actuellement disponibles sur le marché, dont Roberto Donadoni et Frank Rijkaard, deux glorieux anciens du club, et que Silvio Berlusconi n'est pas du genre à tolérer ce type de situation. "Le coach n'est pas en danger", assure de son coté l'administrateur délégué Adriano Galliani. "Il doit juste trouver la bonne solution et je crois qu'il y parviendra. Ni le président, ni moi n'avons pensé à le changer."

Utiliser Ancelotti comme fusible serait quoiqu'il arrive une mauvaise idée pour la direction, alors qu'il se dit en Italie que l'essentiel du recrutement estival a été imposé au technicien par Berlusconi et Galliani. "Qui a demandé à acheter Ronaldinho ? Je l'ai demandé, c'est mon Milan", a rétorqué assuré Ancelotti. Pour les lecteurs du site internet de la Gazzetta dello Sport, il n'y a en tout cas pas le moindre doute. Le mauvais début de saison est imputable à la campagne d'acquisition du club (65%), plus qu'à l'entraîneur (20%) ou à la malchance (13%). Preuve que les Tifosi ont pris conscience de cette nouvelle réalité: les coachs ont de moins en moins les mains libres face à leurs patrons/actionnaires. Même au pays des respectés "Mister".

Illustration :Ambrosini dépité après la deuxième défaite en deux rencontres du Milan AC en Série A (Sipa)



Le week-end des Français de l'étranger : Vieira a rejoué

Posté par Edouard le 15.09.08 à 16:22 | tags : arsenal, chelsea, inter, les français de l'étranger
Patrick Vieira de retour, une bonne nouvelle pour l'Inter et l'équipe de France (Sipa)Ecarté des terrains depuis de long mois en raison de blessures répétées à la cuisse, Patrick Vieira a retrouvé le goût du terrain samedi lors de la victoire de l'Inter Milan devant Catane (2-1). Certes pas encore au top de sa forme, l'international français a livré une bonne prestation et pris du plaisir à rechausser les crampons. "D'un point de vue personnel, je suis très heureux parce qu'on a vraiment bien travaillé avec le staff médical", déclare le grand Pat sur le site officiel du club. "Je me suis senti bien dès mon premier ballon."

Reste à savoir si Jose Mourinho le reconduira dans le onze départ pour le match de Ligue des champions face au Panathinaikos, mardi à Athènes. Vieira lui se sent en tout cas prêt. Ce qui n'est pas une surprise. "J'espère pouvoir jouer, mais je dois m'assurer que tout est ok et parler avec le coach. Après une telle absence, j'ai évidemment envie de jouer tous les matchs."

Anelka est chaud
Surfant sur son entrée en jeu décisive avec l'équipe de France face à la Serbie (2-1), Nicolas Anelka a fait bonne impression en allant s'imposer avec Chelsea sur la pelouse de Manchester City (3-1). Plutôt disponible et auteur du troisième but des Blues, le Français a intérêt à continuer sur sa lancée, Didier Drogba ayant fait son retour dans le groupe. En dépit d'une tête sur la barre de Joe Hart, Florent Malouda, qualifié de "plus mauvais joueur de Chelsea" par le site de Sky Sports, n'a en revanche pas marqué de point.

Des Gunners sérieux
Alignés ensemble en équipe de France pour la première fois face à la Serbie, les trois internationaux de la défense d'Arsenal, Gaël Clichy, William Gallas et Bakari Sagna ont livré un match solide pendant que leurs coéquipiers d'attaque s'amusaient sur la pelouse de Blackburn (4-0). Notamment le Togolais Emmanuel Adebayor, auteur d'un triplé. Avec ce succès, les French Gunners pointent à la troisième place de la Premier League et ont fait le plein de confiance avant de se rendre en Ukraine mercredi affronter le Dynamo Kiev.

En bref
Malgré quelques bonnes situations, Djibril Cissé n'est parvenu à trouver les chemins des filets pour Sunderland qui a ramené le nul de Wigan (1-1). Deuxième match et deuxième défaite pour Mathieu Flamini et le Milan AC, battus par le Genoa (0-2) et avant-dernier de la Série A. Une sortie peu inspirée de Grégory Coupet dès la 4e minute a coûté un but à l'Atletico Madrid, vaincu sur le terrain de Valladollid (1-2).

Illustration : Patrick Vieira de retour, une bonne nouvelle pour l'Inter et l'équipe de France (Sipa)



L1 - 5e j : Erreurs d'arbitrages à tous les étages

Posté par Edouard le 15.09.08 à 12:56 | tags : les verts, ligue 1, ol, om, psg
Vainqueur du FC Nantes (1-0) dimanche, certes sans briller, le PSG occupe la troisième place du classement derrière Lyon, qui a battu Nice (3-2), et l'OM, revenu de Bordeaux avec un point (1-1). Une sensation quelque peu atténuée par les nombreuses décisions litigieuses qui ont émaillé ce week-end de championnat.

Les Niçois Emerse Faé et Lionel Letizi n'ont pas digéré le penalty accord à l'OL en fin de match (Sipa)Paris sur le podium
Malgré un départ raté à Monaco (0-1), la saison 2008-2009 semble donc confirmer le renouveau du Paris Saint-Germain. Trois succès en quatre matchs, dont deux dans un Parc des Princes qui n'est plus l'enceinte maudite de l'exercice précédent. Tel est le bilan flatteur qui permet aujourd'hui aux hommes de Paul Le Guen de s'asseoir sur le podium de la Ligue 1. Position que le club de la capitale n'avait plus connu depuis le 4 janvier 2006, juste après l'éviction de Laurent Fournier. Mais l'heure n'est pas encore à la fanfaronnade pour une formation encore en rodage.

Certes privé de Claude Makelele, dont l'influence sur le groupe parisien est indéniable depuis le début de saison, le PSG n'a pas vraiment impressionné lors de sa victoire face à un FC Nantes trop convalescent pour bénéficier de l'effet Elie Baup. En dehors d'une grosse entame de match, les Parisiens auront surtout géré l'avantage donné par Mateja Kezman sur penalty, dès la 7e minute. Penalty qui plus est accordé sur une action confuse, où N'Daw se rendait coupable d'une faute inutile sur Guillaume Hoarau, qui venait de manquer son contrôle dans la surface. "Il y a beaucoup d'endroits en France, à commencer par Nantes, où il n'aurait pas été sifflé", regrettait l'ancien parisien Jérôme Alonso après la rencontre.

Lyon favorisé ?
D'autres coups de sifflets auront porté à discussion au cours de 5e journée. A commencer par ceux donnés par Jean-Charles Cayeux lors de la rencontre OL-Nice (3-2), qui a vu le leader s'imposer dans les arrêts de jeu et la controverse. Notamment sur le premier but lyonnais, inscrit par Juninho sur coup-franc, où l'homme en noir se clairement fait abuser par le Brésilien. Et celui de la victoire, où il suit son assistant en sanctionnant d'un penalty une main involontaire de Vincent Hognon au bout du temps additionnel. Tandis que le second but des Gones a été validé dans la confusion, l'assistant ayant levé puis baissé son drapeau pour signaler un hors-jeu de Fredéric Piquionne qui s'est révélé finalement inexistant au ralenti.

Du côté de l'OGC Nice, on préfère ne pas en rajouter pour ne pas "être à nouveau traité de parano" (Antonetti). Mais on n'en pense pas moins. Notons que M. Cailleux a au moins eu le mérite de faire son mea culpa dimanche sur RTL ("le penalty ne s'imposait pas"), même s'il estime ne pas avoir fait d'erreur sur le coup franc accordé à Juninho. Ce qui n'empêche pas les internautes de lequipe.fr d'avoir répondu massivement "oui" (à 73%) à la question "les arbitres de Ligue 1 favorisent-ils l'Olympique Lyonnais ?". Un débat récurrent depuis quelques saisons.

Verts de rage
Si Nice manque l'occasion de monter sur le podium, les erreurs commises lors de Caen-Saint-Etienne (2-0) maintiennent elles les Verts dans la zone de relégation. Mené d'un seul but avant que Nivet ne fasse le break dans les arrêts de jeu (90e +2), les Stéphanois se sont vus refuser deux fois l'égalisation pour des positions de hors-jeu imaginaires de Bafetimbi Gomis. Fâcheux pour une formation qui s'était déjà incliné trois fois depuis le début de saison et peine à confirmer sa cinquième place de la saison dernière avant de retrouver l'Europe ce jeudi en Coupe de l'UEFA sur le terrain de l'Hapoël Tel-Aviv.

Le coach de l'ASSE Laurent Roussey en à au moins profiter pour dédouaner ses troupes : "On va peut-être accabler Bafé Gomis de son nouveau statut mais s'il faut qu'il marque quatre buts pour en valider un...ça pose problème. A Valenciennes, il y avait déjà eu un penalty litigieux. En début de saison, j'ai participé à une réunion où toutes les parties devaient faire des efforts. Moi, j'essaye d'être calme sur le banc mais avouez, à un moment donné, que cela devient compliqué." Après quatre journées tranquille, où les arbitres auront plutôt bien fait leur boulot, et donc très peu fait parler d'eux, le temps des polémiques semble revenu sur la Ligue 1.

Bordeaux - OM dos à dos

Avec toutes ses prises de bec, on n'en oublierait presque que le premier vrai choc du championnat (Bordeaux - PSG et Lyon-Sainté c'était quand même pas trop ça) entre Bordeaux et l'OM aura livré un beau spectable, loin des clichés sur une L1 supposée chiante comme la pluie. Plutôt inspirés, les Phocéens regretteront de ne pas être reparti du stade Chaban-Delmas avec une victoire après avoir ouvert le score par Bakari Kone d'entrée (2e) et réalisé une première période de haut niveau. Mais il n'y avait rien faire sur le superbe mouvement bordelais conclu par Marouane Chamakh (24e). "Le but de Bordeaux, c'est une action de rêve. Quand tu prends un goal d'une telle beauté, tu peux accepter, tu dois respecter", comme l'a reconnu Eric Gerets, beau joueur.

Le but de Chamakh :

Les résultats complets de la 5e journée :

Samedi :
Lyon - Nice : 3-2
Le Mans - Toulouse : 1-2
Valenciennes - Grenoble : 1-1
Rennes - Le Havre : 1-1
Monaco - Lorient : 2-0
Auxerre - Nancy : 1-1
Bordeaux - Marseille : 1-1
Dimanche:
Caen - Saint-Etienne : 2-0
Sochaux - Lille : 1-1
Paris-SG - Nantes : 1-0

Illustration : Les Niçois Emerse Faé et Lionel Letizi n'ont pas digéré le penalty accord à l'OL en fin de match (Sipa)




Liverpool 2-1 Manchester United : Benitez tape enfin Fergie

Posté par Edouard le 13.09.08 à 16:45 | tags : liverpool, man u, premier league
Perdre contre Betinez, Ferguson préfère ne pas voir ça (Sipa)Premier gros choc de l'édition 2008-2009 de la Premier League, le duel entre les deux pires ennemis d'Angleterre n'aura comme souvent pas accouché d'un grand match. Toujours est-il qu'on a assisté à un petit événement, la première victoire de Liverpool face à Manchester United depuis 2004. Un succès arraché en seconde période par Ryan Babbel (77e) qui permet aux Reds d'occuper la tête du classement et de compter 6 points d'avance sur leur grand rival avant d'affronter l'OM, mardi en Ligue des champions.

La première de Berbatov

A chaque début de saison, les fans de Liverpool se posent deux questions : leur équipe va-t-elle enfin jouer le titre en championnat, 18 ans après son dernier sacre, et battre son grand rival de Manchester United, ce qu'elle n'a plus fait à Anfield en Premier League depuis 2001 (3-1) ? Il est un peu tôt pour répondre à la première, même si les chances des Reds seront encore minces cette année. Mais son entraîneur espagnol, décrié pour ses résultats médiocres contre les autres membres du big four, pourra désormais se targuer d'avoir battu au moins une fois Sir Alex Ferguson en championnat.

Au vu de la première période, on ne donnait pourtant pas cher de la peau des Scousers. Rétablis mais pas en état de débuter, Steven Gerrard et Fernando Torres voyaient leurs partenaires plier dès la 3e minute de jeu sur un but de Carlos Tevez, servi en retrait par la nouvelle recrue de MU, Dimitar Berbatov, dont la technique et le jeu dos au but amènent une vraie plus value aux Red Devils. Un joueur d'un autre calibre que son ancien partenaire de Tottenham, Robbie Keane, plus gros transfert des Reds à l'intersaison (30 millions d'euros), attaquant méritant mais sans génie.

Babbel brise la malédiction

Battu sans marquer le moindre but lors de ses cinq dernières confrontations avec son grand rival du nord de l'Angleterre, Liverpool a donc du se sortir les tripes pour démentir la résignation qui gagne le Kop au fil des ans. Faute de pouvoir faire la différence dans le jeu, les Reds se sont battus et ont mis à profit les erreurs de l'adversaires, comme ce corner relâché par Edwin van der Sar que Dirk Kuyt n'arrivait pas à convertir à bout portant (12e), ou ce tir contré de Xabi Alonso que le portier néerlandais repoussait sur le genou de Wesley Brown, qui marquait contre son camp (1-1, 26e).

En seconde période, la formation de Benitez domina en revanche les débats face à des Mancuniens étrangement apathiques. Mais c'est encore une erreur de la défense de MU qui permis à Kuyt de récupérer un ballon dans la surface, après une percée de Javier Mascherano, pour offrir le but de la victoire à Ryan Babbel, entré en cours de jeu, qui fusillait van der Sar (77e). Plus entreprenant, Liverpool n'aura toutefois pas volé sa victoire, avec 7 tirs cadrés contre 2 à Manchester, qui n'aura inquiété Reina après la pause que sur une tentative de lob de 35 m de Ryan Giggs (70e). MU est encore en rodage, et le retour dans le groupe de Cristiano Ronaldo, mercredi en Ligue des champions, ne sera pas du luxe.

Illustration : Perdre contre Betinez, Ferguson préfère ne pas voir ça (Sipa)



Coupe de la Ligue - tirage : La L1 entre dans la danse

Posté par Edouard le 11.09.08 à 16:39 | tags : coupe de la ligue, om, psg
Opposés lors de la dernière journée de L1, Marseille et Sochaux se retrouvent en Coupe de la Ligue (Sipa)Après avoir laissé les clubs de Ligue 2 et de National s'étriper lors des premiers tours, la Coupe de la Ligue rentre dans le vif du sujet pour les 16es de finale, dont le tirage au sort organisé mercredi a intégré les clubs de l'élite, exception faite de Lyon et Bordeaux qui attendront le prochain tour. Six duels entre clubs de L1 sont au menu, dont un alléchant Monaco - PSG et un remake de la finale de Coupe de France 2007 entre Sochaux et Marseille.

L'OM et le PSG se déplacent
Les petites boules maniées par Carole Gaessler n'ont donc pas été tendre avec le tenant du titre parisien, à qui le Stade Louis II ne réussit guère (il y a encore perdu 0-1 lors de la 1e journée). Réintégré in extremis dans une énième rebondissement de l'affaire de la banderole, le club de la capitale ne fera pourtant pas la fine bouche. "Ce ne sera donc pas évident d'autant plus qu'il s'agira là de notre 3e déplacement consécutif après Kayserispor et Saint-Etienne", indique Paul Le Guen sur le site du PSG. "Nous aurons forcément envie de réaliser un meilleur résultat que lors de l'ouverture du championnat. Depuis cette rencontre, le PSG a progressé et nous avons d'autres arguments à faire valoir."


Du côté de l'OM, qui retrouvera lui Sochaux deux semaines après une succès étriqué au Vélodrome (2-1) obtenu grâce à un Mandanda impérial, Eric Gerets se montre prudent. "On les a joués il y a peu et on a connu une fin de match difficile même si on s'est un peu compliqué les choses tout seul. Il y aura une belle revanche à prendre chez eux et on a les moyens de se qualifier." Engagé en Ligue des Champions, Marseille ne s'émouvra pas d'une élimination prématurée en Coupe de la Ligue.

Les chocs de L1 opposeront donc Auxerre à Toulouse, Le Havre à Caen, Grenoble à Nancy et Rennes au Mans. Tandis que Lens, finaliste l'an dernier et relégué en L2, se rendra à Lorient auréolé d'un succès probant face à Sedan (4-1) au tour précédent. Les seizièmes de finale de l'épreuve se dérouleront les 23 et 24 septembre prochains, et seront diffusés sur les chaînes du groupe France Télévisions. Denis Balbir et Xavier Gravelaine sont dans les starting blocks.

Le programme des 16es de finale : 
Metz (L2) - Troyes (L2)
Sochaux - Marseille
Lorient - Lens (L2)
Rennes - Le Mans
Vannes (L2) - Valenciennes
Montpellier (L2) - Lille
Grenoble - Nancy
Boulogne (L2) - Nice
Bastia (L2) - Châteauroux (L2)
Guingamp (L2) - Saint-Etienne
Monaco - Paris Saint-Germain
Créteil (National) - Nantes
Auxerre - Toulouse
Le Havre - Caen

Illustration : Opposés lors de la dernière journée de L1, Marseille et Sochaux se retrouvent en Coupe de la Ligue (Sipa)




Mondial 2010 : L’Angleterre tient sa revanche

Posté par Edouard le 11.09.08 à 12:47 | tags : actu du mondial 2010, angleterre, croatie, portugal
Auteur de son premier triplé en sélection, Theo Walcott a guidé l'Angleterre vers le succès (Sipa)Condamnée à regarder l’Euro 2008 à la télé, en grande partie à cause de ses deux défaites face à la Croatie en éliminatoires (0-2, 2-3), la sélection anglaise désormais entraînée par Fabio Capello a réglé ses comptes avec son bourreau en allant s’imposer nettement à Zagreb (4-1), avec un triplé de l’étincelant Theo Walcott et un but de Wayne Rooney. Une démonstration bienvenue après la victoire syndicale obtenue face à l’Andorre (2-0).

La pression était montée en amont de ses retrouvailles houleuses, avec la rumeur envoyant le sélectionneur Slaven Bilic sur le banc de West Ham. Manœuvre peu appréciée par la Fédération croate. Mais ce sont donc les joueurs anglais qui ont su rester concentrés sur leur sujet. Le capitaine de l’équipe au damier, Robert Kovac, laissait lui ses partenaires à dix (53e). Une aubaine dont ont su profiter les Three Lions, malgré les absences de Steven Gerrard et Owen Hargreaves, qui prennent logiquement la tête du groupe 6, à égalité avec l’Ukraine qui est allée gagner au Kazakhstan (3-1).


Le Danemark tombe le Portugal
Scénario catastrophe à Lisbonne pour les hommes de Carlos Queiroz qui se sont inclinés devant leur public (2-3) après avoir mené deux fois au score. Alors que la victoire semblait en poche grâce à un but de Nani (42e) entaché d’un hors-jeu non sifflé, la rencontre s’est emballée dans les dernières minutes avec d’abord l’égalisation de Bendtner (84e). Deco redonnait l’avantage aux Portugais sur penalty (86e), mais Poulsen (90e) puis Jensen (90e +2) faisait craquer une défense lusitanienne bien fébrile. "A 2-1, on ne pensait pas pouvoir perdre ce match. On a été trop faciles face à une équipe qui n’a jamais abandonné. Ça a été notre erreur", a regretté Deco, cité par le quotidien portugais A Bola.


En bref
Dans cette journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 riche en surprises, le Luxembourg a surpris la Suisse (2-1) à Zurich, signant son premier succès en qualification de l’Euro depuis 36 ans (!). L’Allemagne s’est de son côté fait peur en Finlande, d’où les hommes de Joachim Löw repartent finalement avec un point (3-3) grâce à un triplé de Miroslav Klose. Pas de problèmes en revanche pour l’Espagne, qui a disposé de l’Arménie (4-0), l’Italie, qui fait le boulot devant la Géorgie (2-0, doublé de De Rossi), ou la Suède, qui a vaincu la Hongrie (2-1) avec notamment un but de Kim Källström.

Illustration : Auteur de son premier triplé en sélection, Theo Walcott a guidé l'Angleterre vers le succès (Sipa)



France 2-1 Serbie : L'essentiel est là

Posté par Edouard le 11.09.08 à 00:06 | tags : actu du mondial 2010, les bleus

Entré à la place de Benzema, Anelka a changé la donne et inscrit le second but français (Sipa)Sonnée par sa défaite initiale en Autriche (1-3), l'équipe de France a eu la réaction nécessaire pour venir à bout Serbie (2-1) au Stade de France grâce à des buts de Thierry Henry (54e), bien meilleur qu'à Vienne, et Nicolas Anelka (65e), dont l'entrée en jeu fut décisive. Le tout sous la baguette d'un Yoann Gourcuff en pleine confiance. Les Bleus auront pourtant eu peur jusqu'au bout, après avoir encaissé un nouveau but sur coup de pied arrêté (Ivanovic, 77e). De quoi éviter à certains de passer du catastrophisme à l'euphorie dans une poule de qualification pour le Mondial 2010 qui s'annonce plus compliquée que prévu, avec la seconde victoire en deux matchs de la Lituanie, qui s'est imposée devant l'Autriche (2-0).

Une question d'orgueil
Après trois jours de déballage des soucis de la sélection, Raymond Domenech et l'environnement de l'équipe de France dans son ensemble peuvent souffler un bon coup. Malgré la pression du résultat et la perspective de jouer dans un Stade de France un peu déserté (50 000 spectateurs), les joueurs français ont répondu présent. Plus présents dans les duels et mordants offensivement, les Bleus ont empoché leurs trois premiers points des éliminatoires du Mondial 2010. Des points bienvenus pour calmer l'ambiance qui règne autour de la sélection depuis le fiasco de l'Euro 2008.

Conséquence du revers viennois, Domenech avait joué à quitte ou double en lançant Eric Abidal, Gaël Clichy et Gourcuff à la place de Mexès, Evra et Nasri, en revenant à un 4-2-3-1 taillé pour le Bordelais. Un choix culotté qui s'est avéré payant, surtout après que Ray a constaté judicieusement l'inutilité de Karim Benzema, remplacé à la pause par Anelka. Certains (surtout sur OL TV) le verraient bien reléguer Henry sur le banc. En attendant, c'est le capitaine qui a ouvert le score, en concluant une percée un peu chanceuse de Govou de l'extérieur du pied (54e). Avant que Nico, détonateur des Bleus en seconde période, ne vienne doubler la mise après s'être joué de la défense centrale serbe (65e).

Captain Henry a pris ses responsabilités, pour le plus grand bonheur de Domenech (Sipa)Gourcuff casse la baraque
Mais les deux révélations de la rencontre auront donc été les jeunes Clichy (23 ans) et Gourcuff (22 ans), deux joueurs qui fêtaient leur première titularisation en Bleu. Après un début de match difficile, l'arrière gauche d'Arsenal a fini par survoler son coté en étalant sa qualité technique. Le meneur de jeu des Girondins a lui parfaitement tenu son rôle de chef d'orchestre, se montrant disponible, distillant les bons ballons (notamment sur le but d'Anelka) et tout près d'inscrire le troisième but d'un missile sur la barre de Stojkovic (72e). Deux belles promesses pour l'équipe de France.

Les Bleus ne s'étant pas imposés en match officiel depuis octobre 2007 (2-0 contre la Lituanie), on ne peut que saluer ce succès qui redonne de l'air au sélectionneur et à ses troupes. Mais cette victoire qui aurait pu être fleuve, face à des Serbes privés de leur meilleur joueur (Stankovic) au bout de cinq minutes, a bien failli se transformer en désillusion. La faute à cette faiblesse sur coups de pieds arrêtés qui s'est encore illustrée sur un corner repris par un Ivanovic esseulé aux six mètres (77e). Une nouvelle erreur de marquage (et absence de sortie de la part de Mandanda) qui a replongé l'EdF dans le doute. Au point de finir le match avec quatre récupérateurs, après les entrées d'Alou Diarra et Mathieu Flamini, et les jambes flageolantes. Heureusement, Nikola Zigic loupait son contrôle sur une ouveture dans le dos de la défense (81e).

Pour Domenech, la guillotine ce n'est donc pas pour tout de suite. Même s'il faudra confirmer ce résultat en Roumanie, le 11 octobre, pour y voir plus clair au classement de ce groupe 7 indécis où la Lituanie a récupéré le fauteuil de leader en faisant chuter - sans escabeau- la redoutable Autriche (2-0). L'horizon est en tout cas dégagé pour les Bleus. C'est déjà ça.

Compositions des équipes :
France : Mandanda - Sagna, Gallas, Abidal, Clichy - Toulalan, L. Diarra - Govou (A. Diarra, 82e), Gourcuff (Flamini, 90e + 4) - Henry (cap.), Benzema (Anelka, 46e).
Serbie : Stojkovic - Ivanovic, Vidic, Krstajic, Dragutinovic - Jankovic, Stankovic (Kacar, 5e), Kuzmanovic, Ergic (Zigic, 57e), Sulejlman (Krasic, 69e)- Pantelic

Buts : Henry (54e), Anelka (65e), Ivanovic (77e)
Cartons jaunes : Ivanovic (50e)

Illustration: Entré à la place de Benzema, Anelka a changé la donne et inscrit le second but français (Sipa); Captain Henry a pris ses responsabilités, pour le plus grand bonheur de Domenech (Sipa)




France - Serbie : La peur au ventre

Posté par Edouard le 10.09.08 à 13:00 | tags : actu du mondial 2010, les bleus
Philippe Mexès devrait faire les frais de sa mauvaise prestation en Autriche face à la Serbie (Sipa)Quatre jours après avoir valsé la Vienne, l'équipe de France se doit d'effacer sa défaite initiale face à l'Autriche (1-3) à l'occasion de la réception de la Serbie, mercredi au Stade de France. Alors que l'avenir du sélectionneur Raymond Domenech semble suspendu au résultat de cette rencontre, le climat n'est pas des plus sereins pour des Bleus rajeunis qui doivent garder à l'esprit leur objectif de départ : se qualifier pour le Mondial 2010.

"L'odeur du sang"
Dans ce climat délétère, où les journaux balancent chaque jour un nouveau dossier, pas étonnant que la conférence de presse d'avant match organisé mardi à Clairefontaine se soit déroulée sous tension. D'entrée, Domenech notait que "l'odeur du sang" avait attiré foule, se disant tout juste heureux que "les lois d'exception et la guillotine n'existent plus". Puis, tout en contre-pied, le sélectionneur estimait que c'est souvent dans un tel contexte que "les bons résultats de l'équipe de France sont arrivés". Et, interrogé sur la faible affluence attendue au Stade de France, se félicitait presque que "50 000 personnes Philippe Mexès, coupable d'être passé à côté de son match contre l'Autriche, laisserait sa place dans l'axe de la défense à Eric Abidal. Qui s'était lui troué contre l'Italie. Faute de joueur à son niveau de Manchester United, Patrice Evra serait lui suppléé par Gaël Clichy. Et Samir Nasri, par ailleurs touché au genou droit, par Yoann Gourcuff.

Plutôt que de jouer sur l'amour propre des vaincus, le boss des Bleus auraient donc opté pour la sanction de quelques individus. Est-il pour autant opportun de lancer Clichy et Gourcuff, qui comptent respectivement 0 et 2 sélections, dans ce contexte, après avoir légitimement évoqué le manque d'expérience de son groupe ? De retenter le pari Abidal au poste de stoppeur ? De reconduire une paire de récupérateurs Jérémy Toulalan - Lassana Diarra qui tarde à montrer son utilité pendant que Mathieu Flamini se morfond sur le banc ? Tout comme Nicolas Anelka. Le terrain nous donnera la réponse, mais le doute est permis.

Une question d'engagement Finalement, tout se jouera peut-être du côté de l'animation, avec un éventuel retour au 4-2-3-1, Gourcuff récupérant le rôle de milieu offensif axial et Benzema glissant à gauche. Mais aussi dans l'engagement et l'envie que sauront montrer les Français. Deux valeurs qui avaient fait cruellement défaut en Autriche et probablement coûté à l'équipe de France de prendre trois pions sur coups de pieds arrêtés. Et s'il eut fallu un "escabeau" (dixit Domenech) pour stopper les grands autrichiens samedi, quand sera-t-il du marquage de Nikola Zigic, le Jan Koller serbe de 2,02 m ?

Sans faire aussi peur que le voisin croate, qui avait fait sensation lors de l'Euro, la Serbie aura quelques arguments à opposer à l'équipe de France, portée par des leaders commes Nemanja Vidic, stoppeur impérial de Man U, Dejan Stankovic, taulier de l'Inter Milan, où Marko Pantelic, lointain et bref pensionnaire du PSG qui empile depuis les buts dans la Bundesliga. Le tout sous la direction de l'insaisissable Radomir Antic, coach passé par les bancs du Real Madrid, de l'Atletico et du Barça, qui a récupéré les clés de la sélection il y a moins d'un mois.

Illustrations : 1- Philippe Mexès devrait faire les frais de sa mauvaise prestation en Autriche face à la Serbie (Sipa) 2- Pantelic - Zigic, la doublette d'attaque serbe que la défense française devra contrôler (Sipa)


Les équipes probables :
France : Mandanda - Sagna, Gallas, Abidal, Clichy - Toulalan, L. Diarra - Govou, Gourcuff - Henry (cap.), Benzema.
Serbie : Disljenkovioc - Ivanovic, Vidic, Krstajic, Dragutinovic - Jankovic, Stankovic (cap.), Kuzmanovic, Ergic - Pantelic, Zigic

Voir le classement et le calendrier du groupe 7



Mondial 2010 : Tevez demande pardon

Posté par Edouard le 10.09.08 à 12:00 | tags : actu du mondial 2010, argentine
Déjà éliminé de Koh Lanta 2008, où il s'était inscrit sous l'identité du Marseillais Jean-Bernard, Carlos Tevez a encore fait des siennes en se faisant expulser lors de la rencontre Argentine - Paraguay (1-1) comptant pour les éliminatoires sud-américains de la Coupe du Monde 2010. Le second carton rouge reçu en trois rencontres internationales pour le bouillonnant attaquant de Manchester United, qui a dû se confondre en excuse auprès de ses coéquipiers et du sélectionneur Alfio "Coco" Basile.

"Je savais que ça aurait pu être un match pour moi, je ne sais pas ce qui s'est passé", a regretté l'Apache. "Ces deux fautes n'étaient pas méchantes. J'étais tranquille, je ne me suis même pas battu avec un Paraguayen. J'ai demandé pardon à Coco, qui a toujours confiance en moi, et à mes coéquipiers. Mais ils savent tous je suis le premier à en être affecté." D'autant que l'expulsion de Carlitos est intervenue à la demi-heure de jeu alors que l'Argentine était déjà menée d'un but suite à une grosse boulette de Gabriel Heinze, qui trompait Abbondanzieri de la tête.

Sanctionné d'un premier jaune à la 16e, puis d'un rouge direct pour une semelle sur Dario Veron, Tevez assure toutefois qu'il a seulement fait preuve d'un excès de combativité. "La Seleccion a de bons joueurs, mais aujourd'hui ça ne suffit pas. Il faut tout donner sur le terrain. Mais sur l'action, je vais pour jouer le ballon. Dans la Premier League, il n'y aurait même pas eu jaune." Claude Makelele, qui a récolté quatre biscottes en quatre matchs avec le PSG, peut lui aussi témoigner des mauvaises habitudes qu'on prend dans le championnat d'Angleterre.

Heureusement pour Tevez, l'Argentine a sauvé les meubles en égalisant par l'incontournable Sergio Agüero, servi par Lionel Messi, et occupe la troisième place du classement derrière le Brésil, qui a effacé son mauvais départ en allant s'imposer nettement au Chili (3-0). Révélation de ce mini-championnat de 18e journées qui offre quatre places pour le Mondial 2010 (plus une place de barragiste pour le 5e), le Paraguay a lui assumé son statut de leader en s'imposant mardi face au Venezueal (2-0, buts de Riveros et Valdez), et comtpe désormais cinq points d'avance (avec un match en plus) sur la Seleçao et l'Albiceleste.

Le programme de la 8e journée :
Le 9 septembre : Paraguay 2-0 Venezuela
Le 10 septembre : Uruguay - Equateur, Chili - Colombie, Brésil - Bolivie, Pérou - Argentine.



L'étrange maintien de Raymond Domenech

Posté par Edouard le 09.09.08 à 11:27 | tags : actu du mondial 2010, les bleus
Le destin du président de la FFF Jean-Pierre Escalettes est désormais lié à celui de Raymond Domenech (Sipa)Lors du conseil fédéral organisé le 3 juillet, la Fédération Français de Football a confirmé Raymond Domenech à la quasi unanimité. Mais sans y croire. Tel est, en substance, ce qu'on peut retenir des extraits du procès verbal publiés ce mardi dans L'Equipe. Où l'on apprend que l'intervention de Gérard Houllier a semble-t-il fait pencher la balance en faveur du décrié sélectionneur. Tout ça pour préserver la mainmise de la DTN sur l'équipe de France ?

L'Equipe sort les dossiers
Après avoir plutôt soutenu Raymond Domenech en juin dernier, au sortir d'un Euro foireux n'ayant rien à envier au fiasco du Mondial 2002 qui avait lui-même coûté la tête de Roger Lemerre, LE quotidien sportif français a donc décidé de déterrer la hache de guerre depuis la gifle reçue en Autriche (3-1). Pavé de la marre du boss des Bleus et de sa hiérarchie, la révélation du contenu de la réunion du Conseil Fédéral, qui "détient les pouvoirs de direction et assure l'administration de la Fédération" dixit le site de la FFF, fait froid dans le dos.

En gros, le texte repris par L'Equipe nous révèle que Domenech y a expié ses fautes et répondu aux questions des membres du conseil. Ces derniers ont ensuite presque tous émis des réserves quant à l'opportunité de laisser les clés à coach Ray. Avant de voter, presque comme un seul homme (18 voix pour, 1 abstention), en faveur de son maintien. Certains avait pourtant émis de sérieuses réserves quelques instants plus tôt. Comme Bernard Saules, représentant des arbitres, qui déclarait : "Il y a au moins un avantage à le maintenir : il restera en position de fusible".

Le DTN Gérard Houllier aurait sauvé la tête de Domenech lors du Conseil Fédéral (Sipa)Sauvé par Houllier
A en croire le secrétaire général de la FFF Henry Monteil, interrogé par La Charente Libre, l'intervention de Gérard Houiller, qui aurait par ailleurs refusé de reprendre les rênes de la sélection pour faire la transition, a semble-t-il été décisive : "On a suivi les préconisations de Gérard Houiller. Il a été très bon dans son approche. C'est lui qui a fait basculer car on n'étais pas très chauds." Et Monteil de reconnaître que le président Jean-Pierre Escalettes, qui songe à briguer un nouveau mandat, "s'est mis la corde au cou" en validant ce choix. Car au delà de la responsabilité du sélectionneur, se pose bien sûr celle des gens qui l'ont mis en place et confirmé dans ses fonctions.

Encore une fois, la DTN (direction technique nationale) a donc tout fait pour ne pas perdre son emprise historique sur la sélection nationale. En effet, comment expliquer autrement que Houllier soit ainsi venu à la rescousse de son vieil ennemi Domenech ? C'est déjà le fait d'être issu de la DTN qui avait permis à Ray de chiper le poste devant Laurent Blanc et Jean Tigana en 2004, grâce au soutien du prédécesseur de Houllier, Aimé Jacquet. Or, il n'y a actuellement aucun candidat de ce profil susceptible de le remplacer. En dehors de la parenthèse Jacques Santini, il est vrai peu concluante, le destin de sélection reste donc entre les mains des hommes de la DTN, visiblement inquiets de voir un ancien de France 98 s'immiscer dans leur village consanguin. Et tant pis si l'équipe nationale fonce droit dans le mur.

Problème. Comme on a souvent pu le constater dans le football, un entraîneur de club ou un sélectionneur d'équipe nationale qui travaille sans la confiance de ses supérieurs a souvent bien du mal à imposer son leadership à ses joueurs. Et donc à obtenir des résultats. Michel Der Zakarian l'a illustré récemment à Nantes. Souhaitons pour le bien de l'équipe de France que Domenech ne soit pas totalement lâché par ses joueurs lors de la réception de la Serbie, mercredi au Stade de France.

Illustrations : 1 - Le destin du président de la FFF Jean-Pierre Escalettes est désormais lié à celui de Raymond Domenech (Sipa). 2 - Le DTN Gérard Houllier aurait sauvé la tête de Domenech lors du Conseil Fédéral (Sipa)



Angleterre : Capello soutient Rooney

Posté par Edouard le 08.09.08 à 11:35 | tags : actu du mondial 2010, angleterre
 Illustration : L'avant-centre anglais Wayne Rooney a retrouvé le chemin des filets face à l'Andorre, mais sans le ballon (Sipa)Vainqueur de son premier match officiel à la tête de la sélection anglaise, samedi en Andorre (2-0), Fabio Capello a pesté depuis son banc de touche à propos du positionnement de Wayne Rooney. A tête reposée, le technicien toutefois tenu à prendre la défense de l'attaquant de Manchester United, critiqué outre-Manche pour son faible rendement en équipe nationale, où il n'a trouvé le chemin qu'à 5 reprises depuis son doublé inscrit face à la Croatie... en 2004.

Manque d'espace

"Le match contre l'Andorre n'était pas un match parfait pour Rooney", a concédé Don Fabio. "Il a essayé de toucher beaucoup le ballon. Il a fait une passe fantastique sur le second but, et une autre en première mi-temps pour Theo Walcott. Il a besoin d'espace. J'espère que lors du prochain match, il en aura plus contre une équipe qui ne jouera pas la plupart du temps avec 9 joueurs derrière le ballon. Steven Gerrard s'agace de ne pas jouer à son meilleur poste ("Je paie le prix de ma polyvalence"), et que la prestation de Joe Cole, pourtant auteur d'un doublé après son entrée en jeu, n'a pas enchanté Capello. Ce dernier laissant même entendre que l'ailier de Chelsea pourrait à nouveau débuter sur le banc contre la Croatie.

Andorre la pilule
Les propos du "Mister" sur la tactique frileuse de l'Andorre ont au moins bien fait rire Rodrigo, le technicien espagnol à la tête de la micro-sélection. "Mr Capello dit qu'il ne comprend pas la tactique défensive de l'Andorre. Et bien, il n'a qu'à essayer de coacher l'Andorre et moi l'Angleterre. Je suis sûr que nous battrions l'Andorre par plus de deux buts à zéro."

"Je vois que les médias anglais se moquent du fait que les joueurs de l'Andorre ne sont pas professionnels", a poursuivi Rodrigo. "Mais ses 11 gars ont réussi à rendre les supporters anglais furieux contre leur propre équipe, comme il y a deux ans. Quand l'Andorre pourra aligner 11 pros, l'Angleterre perdra le match". Et le sélectionneur de la petite Principauté de 83 000 habitants de conclure que le favori du groupe était selon lui la Croatie. Début de réponse mercredi.

Illustration : L'avant-centre anglais Wayne Rooney a retrouvé le chemin des filets face à l'Andorre, mais sans le ballon (Sipa)



Autriche 3 - 1 France : Ça ne pouvait pas être pire

Posté par Edouard le 07.09.08 à 14:50 | tags : actu du mondial 2010, les bleus
Cauchemar à Vienne. Pour sa première sortie des éliminatoires du Mondial 2010, l'équipe de France s'est lamentablement empalée sur la pourtant limitée sélection autrichienne en encaissant trois buts sur coups de pieds arrêtés. Empruntés offensivement et fébriles défensivement, les Bleus n'auront pas eu la moindre maîtrise sur un match au résultat déjà capital pour la qualification. Le pire dans tout ça ? La victoire de la Wunderteam (3-1) ne tient même pas du hold up.

Le chantier de la défense
Trois mois après sa piteuse sortie de l'Euro 2008, où elle avait terminé dernière de son groupe, l'équipe de France a une nouvelle fois étalé d'incroyables carences. Sans patron ni plan de jeu, les hommes de Raymond Domenech ont buté sur une formation autrichienne 101e au classement FIFA. Techniquement faible mais bien en place et solide physiquement, la Wunderteam désormais coachée par Karel Bruckner, l'ancien sélectionneur de la République Tchèque, n'aura pas eu de mal à profiter des faiblesses tricolores pour s'imposer devant son public. Inquiétant avant d'affronter la Serbie, le 10 septembre au Stade de France, et de se rendre en Roumanie, en octobre.

Alors qu'on a beaucoup débattu sur le manque d'allant offensif des Bleus, qui encore pêché sur ce point en dehors du mouvement amenant le but de Govou, cette défaite nous rappelle que le gros problème de l'EdF se situe donc du côté de la défense. Talon d'Achille identifié de longue date, les coups de pieds arrêtés ont encore coûté cher aux Français face aux athlétiques autrichiens. Les deux premiers buts sont venus sur des coup francs excentrés. Le troisième sur un penalty concédé suite à un corner. Des erreurs de marquage rédhibitoires quand on connaît l'importance de ses phases de jeu dans le football moderne.

Le naufrage de Mexès
Coupable sur le 1-0 et le 3-1, Philippe Mexès a illustré ce constat cruel : la légendaire solidité de l'arrière garde française héritée de l'ère Aimé Jacquet n'est plus qu'un lointain souvenir. Sélectionné épisodiquement depuis la nomination de Domenech, en 2004, le stoppeur de la Roma s'était sans doute mis trop de pression pour son premier grand rendez-vous en Bleu. Mais s'il est complètement passé au travers, Mexès n'est pas le seul fautif (Mandanda a lui aussi reconnu sa part de responsabilité). Et on peut notamment se demander comment une équipe qui aligne quatre défenseurs et deux milieux récupérateurs peut se faire balader par une sélection tellement nulle que ses supporters réclamaient il y a quelques mois qu'elle se retire de son propre Euro.

Si la tentation de charger Domenech après une telle débâcle est grande, on a surtout envie de mettre le doigt sur une réalité dure à avaler : l'équipe de France n'est plus ce qu'elle était. Comme nous le soulignons dans la présentation du match, le rajeunissement pourtant réclamée par le public n'est pas aussi enthousiasmant que certains pouvaient le penser. Surtout parce qu'il n'a pas été planifié. Derrière Thierry Henry, le dernier rescapé de France 98, les joueurs les plus expérimentés se nomment William Gallas, Sidney Govou ou Lassana Diarra. Sans vouloir les blâmer, ils sont loin des Thuram, Zidane et Vieira. L'EdF manque de tauliers. Et un taulier, c'est comme le bon fromage. Ça s'affine avec le temps.

Domenech dans la tourmente

Du temps, malheureusement, l'équipe de France n'en a pas beaucoup. La Serbie, c'est mercredi. Et si la victoire des ex-Yougoslaves devant les Féroé (2-0) n'était guère brillante, les Bleus ont intérêt à se ressaisir sous peine de se retrouver dans une position plus qu'inconfortable. Le supposé objectif de 5 points en 3 matchs établi par le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes paraissait peu ambitieux. Il prend aujourd'hui des airs de montagne, puisqu'il faudra enchaîner deux victoires pour l'atteindre. Même si la Roumanie a elle aussi sombrée, à domicile face à la Lituanie (0-3).

La question du remplacement de Domenech va revenir au cœur du débat. Mais la décision qui s'imposait en juin dernier n'est plus aussi simple à prendre maintenant que la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2010 est lancée. Le calendrier impose effectivement d'attendre le déplacement en Roumanie, le 11 octobre, pour faire les comptes. Il y aura alors une pause de 5 mois avant de se rendre en Lituanie, en mars 2009. Reste à savoir si d'ici là il ne sera pas déjà trop tard.

Voir le classement et le calendrier du groupe 7



Autriche - France : La victoire sinon rien

Posté par Edouard le 05.09.08 à 13:22 | tags : actu du mondial 2010, les bleus
Benzema avait donné la victoire aux Bleus (1-0) lors du dernier France - AutricheLe retour du beau jeu, Raymond Domenech sympa avec les médias, l'équipe de France plus accessible pour les supporters, tout ça, pour être honnête, on s'en fout un peu. Ce qu'on demande aux Bleus, qui affrontent l'Autriche samedi soir à Vienne, c'est d'entamer la campagne de qualifications pour la Coupe du Monde 2010 avec trois points dans la musette. Le reste est accessoire.

Premier vrai test pour les petits Bleus
Deux mois après la soit-disant mise sous tutelle du sélectionneur national orchestré par le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, qui devait bien faire quelque chose pour justifier son poste, l'équipe de France post Euro 2008 passe son premier vrai test. Favoris logiques d'un groupe 7 dont les deux gros morceaux (la Serbie et la Roumanie) ne sont pas plus non des montagnes infranchissables, les Tricolores n'ont d'autres choix que de finir en tête pour valider leur présence au Mondial sud-africain.

Premier obstacle sur la route des Bleus, l'Autriche ressemble à un adversaire parfait pour la mise en jambe de l'EDF nouvelle génération. Même si l'équipe de France ne s'était imposé que sur un petit 1-0 lors de leur dernière confrontation, en 2007. Sans être aussi ridicule qu'on l'avait annoncé, le pays de la valse et de Jorg Haider a quitté son Euro dès le premier tour, confirmant que la sélection nationale était à des kilomètres de la glorieuse Wunderteam qui faisait peur à tout le monde dans les années 1920, 1930, et dont le dernier sursaut remonte à la Coupe du Monde 1954 (3e). Les stars de l'Autriche d'aujourd'hui évoluent au Sporting Braga (Roland Linz), au Panathinaïkos (Andreas Ivanschitz) ou à Middlesbrough (Emanuel Pogatetz). Juste pour vous donner une idée.

Nasri et Mandanda, à côté d'Anelka, symboles du rajeunissement de l'équipe de France (Sipa)Le résultat d'abord
Cette rencontre a priori gagnée d'avance devrait donc être l'occasion pour les Bleus de mettre en œuvre les préceptes offensifs dictés à Raymond Domenech en haut lieu. Mais le Joga Bonito, Ray s'en cogne un peu. De la dernière sortie de ses joueurs, en amical face à la Suède, il a probablement plus retenu les deux buts encaissés que les trois pions passés à la défense scandinave. Et il a suffisamment ironisé en public sur les consignes d'Escalettes pour ne pas nous laisser croire à un changement profond de son état d'esprit. Tout juste se montre-t-il moins cassant avec les médias lors des points de presse de l'équipe de France.

Maintenu après un Euro catastrophique qui aurait valu le goudron et les plumes pour la plupart des sélectionneurs de la planète football, Domenech va continuer à faire du Domenech. Mais ce qu'on lui reprochait au sortir de l'Euro, et ce qu'on va lui demander désormais, ce sont des résultats. Pas du jeu flamboyant. Même si on ne crachera pas dessus, ça va sans dire. D'autant qu'après le hors d'œuvre viennois, la France accueille la Serbie au Stade de France, mercredi. Adversaire face auquel on se contentera de n'importe quel 1-0 avec un but du genou de Benzema.

Pas encore des tauliers
Malgré le niveau d'exigence qui caractérise le public français depuis le doublé 1998-2000, il va sans doute falloir laisser un peu de temps à ces Bleus-là pour donner leur pleine mesure. Le talent ne manque chez les nombreux nouveaux. Mais la moyenne de sélections en chute libre depuis les départs de Lilian Thuram et Claude Makelele, conjugués aux blessures de Willy Sagnol et Patrick Vieira, doit nous amener à porter un regard indulgent sur une génération qui a encore beaucoup de choses à prouver.

Le onze départ que devrait aligner Domenech face à l'Autriche affichera ainsi une moyenne d'âge de 25 ans et demi, et une moyenne de 26 sélections par tête de pipe (Thierry Henry comptabilisant à lui tout seul 103 des 289 capes cumulées). Une révolution par rapport aux équipes de vieux briscards qui ont disputé le Mondial 2006 et l'Euro 2008. Ces gamins ont un peu moins de deux ans pour devenir à leur tour des tauliers de l'équipe de France. D'ici là, laissons-les bosser en paix.

L'équipe probable : Mandanda - Sagna, Gallas, Mexès, Evra - Toulalan, L. Diarra - Govou, Nasri - Henry, Benzema.

A lire : le calendrier du groupe 7, la liste des Bleus pour Autriche - France et France - Serbie et le fil actu de l'équipe de France,



Premier League : Des managers sous pression

Posté par Edouard le 04.09.08 à 11:53 | tags : business, premier league

Après deux victoirs en trois matchs, Alan Curbishley démissionne de West Ham, cherchez l'erreur (Sipa)L'argent à beau couler à flot au pays du football, tout le monde n'est pas à la fête dans le championnat d'Angleterre. Après seulement trois journées disputés, le manager Alan Curbishley a ainsi rendu son tablier à West Ham malgré deux victoires au compteur. Et son homologue Kevin Keegan est lui dans la tourmente à Newcastle. Deux victimes de l'ingérence grandissante des propriétaires de clubs de Premier League.

Coachs aux mains liés
Réputé peu bavard, Alan Curbishley a fait court pour expliquer son départ volontaire du poste d'entraîneur de West Ham : "Si je démissionne de ce boulot, imaginez à quel point c'était dur." En guerre contre le propriétaire islandais du club, Bjorgolfur Gudmundsson, qui a vendu dans son dos Anton Ferdinand et George McCartney à Sunderland, Curbishley a donc préféré s'assoir sur ses indemnités de licenciement plutôt que de travailler les mains liés en attendant de se faire lourder.

"La sélection des joueurs est partie intégrante du rôle du manager et j'avais un accord avec le club pour être le seul à déterminer la composition du groupe", a expliqué l'ancien coach de Charlton. "Pourtant, le club a continué à prendre des décisions importantes à propos des joueur sans me consulter. Au final, une telle absence de confiance signifiait que je n'avais d'autres choix que celui de partir."

"Comme des chaussettes"
Alors que le futur de Kevin Keegan, dont le départ a été annoncé puis démenti, sur le banc de Newcastle est lui aussi incertain, la situation des managers d'outre-Manche semble se dégrader à mesure que les capitaux étrangers prennent le contrôle des club de Premier League. A l'image du récent rachat de Manchester City par de richissimes investisseurs des Emirats Arabes Unis. Point d'orgue de cette nouvelle donne, le divorce entre Jose Mourinho et Roman Abramovich l'an passé à Chelsea, où les tensions entre Rafael Benitez et les propriétaires américains de Liverpool. Bref, il n'y a plus guère que Sir Alex Ferguson à Manchester United et Arsène Wenger à Arsenal pour dormir encore sur leurs deux oreilles.

"Les jours du management tel que j'ai l'ai connu sont comptés, en gros on va te donner des joueurs et tu devras de débrouiller avec", juge de son côté Harry Redknapp, en charge de Portsmouth. "Ne nous voulons pas la face, vu la tendance actuelle, chaque club de Premier League sera bientôt la propriété d'un milliardaire étranger. Ils veulent tous gagner le titre, ils veulent tous gagner la Ligue des champions. Et s'ils n'y arrivent pas, ils changent de managers comme de chaussettes. C'est un cercle vicieux qui n'est pas prêt de s'arrêter." L'argent pourrit les gens, j'en ai le sentiment.




FC Nantes : Elie Baup ou la mission impossible

Posté par Edouard le 03.09.08 à 13:01 | tags : ligue 1
Du foutoir toulousain à la galère nantaise, Elie Baup ne devrait pas être dépaysé (Sipa)Une semaine après le limogeage de Michel Der Zakarian, le FC Nantes s'est trouvé un nouvel entraîneur en la personne d'Elie Baup. Lanterne rouge après quatre journées, le club huit fois champion de France pourra-t-il redresser la barre sous la direction du coach à la casquette ? Vu la démission des joueurs lors de la déroute à domicile face au Mans (1-4), ce n'est pas gagné.

Un truc de maso
Entraîner le FC Nantes, c'est un truc de maso. Approché pour prendre la succession du condamné Der Zak', Alain Perrin a ainsi préféré resté au chômdu plutôt que de se lancer dans une telle galère. Remercié après une saison noire à Toulouse, qui s'est toutefois maintenu dans l'élite, Baup était semble-t-il plus disposé à souffrir que son homologue. Et puis, un mec qui a amené le TFC au tour préliminaire de la C1 doit se dire qu'il peut bien sauver le FCN. Non ?

Premier coach à n'avoir pas joué au club depuis le bail de Blazevic (1988-1991), l'ancien entraîneur de Saint-Etienne (1994-1996 et 2004-2006) et Bordeaux (1997-2003), reconnu pour avoir atteint les places européennes 7 fois sur les 10 dernières saisons, aura cette fois une mission moins prestigieuse mais tout aussi ardue à accomplir. Car si le propriétaire Waldemar Kita aspire à ramener Nantes dans la première moitié de tableau à moyen terme, l'urgence est aujourd'hui d'enrayer une nouvelle descente en Ligue 2 qui lui pend déjà au nez.

L'erreur de Kita
En ayant maintenu Der Zakarian en place pour mieux le virer à la première occasion, Kita n'a pas rendu service au club et à son nouveau technicien. Baup récupère un effectif déjà meurtri par un début de saison raté et qu'il ne pourra pas remanier, en dehors d'un joker ou de joueurs libres, le marché des transferts estival étant clos depuis lundi soir. Le bon Elie devra donc faire avec les moyens du bord, en tentant par exemple de relancer des joueurs étrangement écartés du groupe comme Marek Heinz, Eric Cubiller, Olivier Thomas ou Mamadou Bagayoko, qui n'a finalement pas rejoint Le Havre.

Malgré une remontée directe en L1, la Maison Jaune est donc loin d'avoir guérie des maux qui l'ont conduit à la descente en 2007. La saison en L2 du FCN a été laborieuse, et le recrutement réalisé à l'intersaison trop bancal. L'international croate Ivan Klasnic atteint ainsi un bon ballon depuis 4 matchs au sein d'une équipe qui manque cruellement d'un animateur et dont le joueur le mieux noté par L'Equipe et France Football est... David de Freitas (5,50), un footballeur de 28 ans qui découvre cette année l'élite.

Alors que la formation et le jeu à la nantaise ne sont plus que des lointaines légendes contées les soirs de veillée chez papy Suaudeau ou tonton Denoueix, Elie Baup va devoir profiter à fond de la trêve internationale pour prendre le pouls de l'équipe et trouver le remède adéquat à la jaunisse du FCN. Surtout que le calendrier réserve aux Canaris un déplacement périlleux au Parc des Princes, lors de la prochaine journée. Rencontre qui sera en plus diffusé en direct sur Canal Plus, dimanche soir. Les abonnés vont être contents.



Mercato 2008 : Flu fait le bilan

Posté par Edouard le 02.09.08 à 17:09 | tags : mercato
Du jeune prodige croate Luka Modric, recruté dès le mois d'avril par Tottenham, au transfert de dernière minute de Robinho, passé du Real Madrid à Manchester City pour 42 millions d'euros, le mercato aura connu des rebondissements jusqu'à ce lundi minuit, date limite pour valider les ultimes mouvements de joueurs.

Berbatov a finalement rejoint Manchester United pour 38 M€, un des gros coups de la dernière journée du mercato avec le départ de Robinho à Manchester City

Si Cristiano Ronaldo est resté à Manchester United, que le Zenith n'a pas lâché Andreï Arshavin, que Samuel Eto'o et Didier Drogba sont restés dans leur club respectifs et que Valence a, contre toute attente, pu conserver ses deux champions d'Europe, David Villa et David Silva, ce cru 2008 n'aura pas été aussi morne que certains veulent bien le dire. Notamment grâce aux investissements massifs réalisés par les clubs de Premier League et de Série A, les deux championnats les plus dépensiers de l'été.

Ronaldinho a ainsi rejoint le Milan AC, tout comme Andriy Shevchenko, qui rentre au bercail après deux saisons noires à Chelsea, club où Deco espère lui trouver une seconde jeunesse. Dimitar Berbatov est finalement venu renforcer l'armada de Manchester United pour la coquette somme de 38 millions d'euros. Un poil plus que l'indemnité réglée par le Barça pour s'offrir les services de Daniel Alves.

Dans un climat toujours plus inflationniste, renforcé par la montée en puissance de la Russie et des pays de l'Est, la Ligue 1 s'en tire donc bien en ayant plus que limité le pillage annuel de ses meilleurs joueurs, dont Hatem Ben Arfa passé de l'OL à l'OM, tout en faisant venir quelques pointures qui devraient au minimum maintenir le niveau du championnat. Pour ce faire, les clubs français ont battu des records en déboursant au total 215 millions d'euros cet été. Merci les droits télés...

Voir notre dossier spécial mercato 2008 concocté par mon gars Louis Laffitte.



Le week-end des Français de l'étranger : Nasri à l'heure anglaise

Posté par Edouard le 01.09.08 à 14:33 | tags : arsenal, liga, premier league, série a
Samir Nasri a pu goûter au coude de son coéquipier à Marseille, Habib Beye, aujourd'hui à Newcastle (Sipa)Les Frenchies d'Arsenal se sont encore montrés à leur avantage lors de leur nette victoire face à Newcastle (3-0), samedi. Très actif au milieu de terrain, Samir Nasri a en prime fait la connaissance de Joey Barton. Tout juste sorti de prison, l'agresseur d'Ousmane Dabo a mis une énorme tacle, physique mais licite, à l'ex-marseillais dès son entrée en jeu. Mais Nasri ne s'est pas laissé impressionner par le rictus de Barton et s'est fait vengeance dans la foulée en lui adressant un croche-patte volontaire.

Si Kevin Keegan, le manager de Newcastle, et son homologue Arsène Wenger n'ont pas apprécié l'attitude du Français, sanctionnée d'un carton jaune, sa réaction démontre qu'il a déjà pris la mesure de l'engagement propre au football anglais. Et elle a ravi les fans d'Arsenal, qui voient en lui le nouveau Robert Pires. "On connaît le gars", a résumé son partenaire Gaël Clichy au sujet de l'incident. "Il a voulu faire quelque chose pour son match de reprise, et je ne veux pas en parler. Mais Samir a bien fait et je suis fier de lui." Il devra tout de même faire attention à ses jambes au match retour.



Pour le reste des Français évoluant en Premier League, pas grand chose à signaler. Nicolas Anelka a livré une prestation moyenne avec Chelsea contre Tottenham (1-1), alors que Florent Malouda est resté sur le banc. Djibril Cissé a connu un match difficile avec Sunderland face à Manchester City (0-3). Bernard Mendy est entré en cours de match lors de la déroute de Hull City devant Wigan (0-5). Younes Kaboul, Sylvain Distin et Lassana Diarra ont eux été plus heureux avec Portsmouth, qui s'est imposé sur la pelouse d'Everton (3-0). A noter, la titularisation du jeune arrière gauche français prêté à Pompey par Arsenal, Armand Traoré.

Première pour Coupet
Du côté de la Liga, qui reprenait ce week-end, Grégory Coupet a enfin pu débuter un match officiel dans les cages de l'Atletico Madrid, gardés par Leo Franco lors du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions. L'ancien lyonnais n'aura pas eu beaucoup de boulot mais a gardé sa cage inviolé pendant que ses partenaires mettaient à mal la défense de Malaga (4-0), avec notamment un but de Florent Sinama-Pongolle, entré à la place d'Agüero.

Le Barça a lui chuté chez un promu, Numancia (0-1), pour sa première sortie de la saison. Coupable sur le but, comme le reste de la défense blaugrana, Eric Abidal évite au moins les critiques de la presse catalane adressées à Thierry Henry, qui n'a pas montré grand chose sur son côté gauche jusqu'à son remplacement à l'heure de jeu par Bojan Krkic.

En Italie, la reprise a également été calme. Privée de Trezeguet, la Juve a dû concédé le nul face à la Fiorentina (1-1), notamment à cause d'un Sébastien Frey vigilant. Auteur d'un bon match, Mathieu Flamini n'a lui pu empêcher la défaite du Milan AC face au promu Bologne (1-2). Enfin, Philippe Mexès était bien sûr titulaire au sein de la défense de l'AS Roma, qui aurait pu s'imposer devant Naples (1-1) si la nouvelle recrue Jérémy Menez, entré à la place de Cicinho, avait eu plus de réussite devant le but.



L1 - 4e j : Lyon toujours costaud

Posté par Edouard le 01.09.08 à 12:06 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om, psg
Comme l'an dernier, Benzema a éteint le chaudron (Sipa)En remportant le derby à Saint-Etienne grâce à un but de Karim Benzema (1-0, 56e), l'Olympique Lyonnais reste dans la roue de Marseille, qui s'est imposé dans la douleur devant Sochaux (2-1). Bordeaux perd en revanche du terrain en concédant son second revers de la saison, à Lille (1-2). Les deux prétendants à la succession des Gones ont encore du boulot s'ils veulent transformer leurs rêves en réalité.

Sainté sans réponse
14 ans que ça dure. Depuis le 3-0 infligé en 1994 à Geoffroy Guichard, l'ASSE n'a plus fait chuter son rival local dans leur double rendez-vous annuel, certes interrompu par les descentes en D2 des Verts. Comme l'an passé, où il avait arraché le nul dans les dernières minutes en inscrivant un superbe coup franc, Benzema a donc été le bourreau de Sainté. A la réception d'un centre d'Ederson, le déjà meilleur buteur de la L1 (4 réalisations) a ajusté Viviani. Sans élan mais avec classe. 1-0 et c'était plié. "On a lâché. En fait, pour nous, le match s'est arrêté au moment où on a pris ce but", analysait froidement Laurent Roussey après la rencontre. Son équipe est relégable. Et pour deux semaines minimum, en raison de la trêve internationale.

Comme l'a remarqué Roussey, ce Lyon est "à la mode de Claude (Puel)". Solide, ne concédant que très peu d'occasions, dangereux sur coups de pieds arrêtés. Mais pas très généreux offensivement. Ceux qui souhaitent que la Ligue 1 s'inspire de la prolifique moyenne de buts de la Bundesliga en seront pour leurs frais. Dans le contexte d'un derby, la tactique appliquée était sûrement la meilleure. Et en dehors d'un départ de Bafetimbi Gomis dans le dos de Boumsong, qui butait sur Hugo Lloris en frappant trop précipitamment, la défense des septuples champions de France n'a pas tremblé. Du tout bon avant d'attaquer les phases de poule de la C1.

Steve Mandanda, l'assurance tout risque de l'OM (Sipa)Du grand Mandanda
Tout leader qu'il soit, grâce à un plus grand nombre de buts marqués, l'OM ne peut pas se targuer d'une telle rigueur défensive. Sans un grand Steve Mandanda, les Phocéens n'auraient sans doute pas pris les trois points devant Sochaux (2-1). A 2-0 (buts de Ziani et Kone), la partie semblait pourtant en poche. Mais un vent de panique a soufflé dans les rangs olympiens après la réduction du score de Erding (73e), il est vrai entachée d'une position de hors-jeu. Et une vilaine passe en retrait de Zenden, titularisé après s'être plaint de son temps de jeu dans la semaine, failli leur coûter très cher.

Heureusement pour l'OM, Steve 'Austin' Mandanda n'a donc perdu qu'un seul duel face à l'attaquant turc. Sur la dite passe en retrait, il stoppait le tir croisé du Sochalien d'un réflexe du pied (83e). Puis se jetait au sol pour sortir sa tête piquée à bout portant, dans les arrêts de jeu (90e+3). Au final, les Doubistes auront cadré 7 fois dans le match, contre deux côté Marseillais, et mis en lumière la fébrilité de l'actuel leader de la L1. "Cela signifie que nous ne sommes pas encore Lyon", tranchait Eric Gerets, lucide. Avec 10 points pris sur 12 en championnat et un billet validé pour la C1, on a quand même connu des rodages plus difficiles.

Bordeaux cale, Paris décolle
Malgré une jolie ouverture du score signée Fernando Cavenaghi, Bordeaux a lui vu ses errements sanctionnés à Lille, qui empoche sa première victoire de la saison (2-1) grâce à des buts de Bastos et Obraniak. "Autant sur le match du PSG, la défaite avait été frustrante mais aujourd'hui, ce qui me déçoit, ce n'est pas tellement le score, c'est la manière dont nous avons évolué", a regretté Laurent Blanc, agacé par l'absence de fond de jeu de son équipe, alors que "le LOSC avait la pression du résultat".

Désormais 7e, les Girondins voient même Paris leur passer devant pour un point. Vainqueur à Caen (1-0), le club de la capitale réussit son meilleur départ depuis trois saisons. Pas mal pour une équipe présidée par un mec qui ne connaît rien au ballon. L'effet Makelele-Giuly est indéniable, mais c'est encore Guillaume Hoarau qui a trouvé la faille devant, en gâchant aussi pas mal d'occasions, tandis que Mickael Landreau confirme de match en match qu'il peut être le grand gardien dont le PSG a besoin.





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