Archives > Octobre 2008L'Argentine fait confiance à MaradonaNommé avant-hier sélectionneur de l'Argentine, Diego Maradona dispose d'un challenge à la hauteur de son glorieux passé. Si le peuple albiceste approuve en majorité ce choix, il n'en sera pas moins sévère avec le Pibe de Oro. Une nouvelle fois, Maradona fait jaser.
Concrètement, que peut-on attendre d'El Diez à la tête de la sélection ? Un jeu porté vers l'offensive, plusieurs créateurs sur le terrain et des buts à la pelle ? «Il y a des équipes qui attaquent avec sept joueurs, d'autres qui défendent à 11. En football, il n'y a rien de nouveau», a-t-il estimé. Toujours est-il que Maradona n'a pas tardé à lâcher ses premières piques à l'encontre de son adversaire préféré. Lorsqu'on lui demande si son équipe jouera de la même manière que le Brésil, le Pibe rétorque : "Je ne jouais pas comme Dunga. Dunga mettait des coups. Moi, j'esquivais". La France aura l'occasion de voir de près cette équipe d'Argentine new-look, le 11 février à Marseille. Un match amical qui permettra à Diego d'affiner son point de vue avant d'entamer des matches décisifs dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2010. L'Argentine, 3e à 6 points du leader paraguayen, est mal partie dans son groupe. Une nouvelle fois, elle espère que son Pibe de Oro sera décisif. L1 - 11è j : Lyon reprend le largeQu'on se le dise, en Ligue 1, c'est toujours la même histoire. Quand Lyon va moins bien, comme lors des trois matchs ayant précédé cette 11ème journée pendant lesquels les Gones n'avaient pris que deux points sur neuf possibles, ces adversaires n'en profitent pas. Et quand Lyon ré-enclenche la marche avant, ces mêmes adversaires restent scotchés derrière.
Le FC BenzemaIllustration mercredi soir. En déplacement à Sochaux, le septuple champion de France, pourtant en configuration limite expérimentale - 4-4-2, première apparition pour Gassama en L1, Reveillère milieu droit,Juninho resté à Lyon - a assuré l'essentiel. A savoir les trois points avec une victoire 2-0, conquise d'abord grâce (bien sûr) à un nouveau chef d'oeuvre signé Karim Benzema peu après l'heure de jeu, puis à un second but de l'Argentin Delgado dans les arrêts de jeu, son premier en championant depuis son arrivée à Lyon en janvier dernier. Chaleureusement félicité par tous ses coéaquipiers, l'ancien pensionnaire de Cruz Azul n'oublia pas de remercier ce diable de Benzema, auteur du caviar au terme d'une chevauchée solitaire. Ce Karim fait décidément la pluie et le beau temps entre Rhône et Saône. Le but de Benzema: L'OM lâche encore des points Bref, Lyon n'a pas convaincu, loin de là, mais qu'importe. Et les autres pendant ce temps-là? Et bien Marseille, sonné par sa défaite face au PSG à domicile dimanche dernier (2-4), se déplaçait à Nantes. Dominateurs pendant toute la partie, les hommes de Gerets ont néanmoins dû se résoudre à concéder le point du match nul (1-1). La faute à un but "abracadabrantesque" du latéral jaune Rémi Maréval; une frappe sans contrôle de 35 mètres dans la lucarne de Mandanda (1-0, 44e). Koné a ramené les siens à hauteur d'une belle frappe à douze minutes du terme, mais c'est bien l'OM qui a laissé filer deux points. Soit trois unités concédés à Lyon en trois jours. Le but de Maréval: Bordeaux se place Finalement, outre Lyon, la bonne affaire de cette dixième journée est pour les Girondins de Bordeaux. Vainqueurs tranquilles du Havre mardi soir en match avancé (4-0), les ouailles de Laurent Blanc ont même été leaders pendant vingt-quatre heures. Juste le temps pour l'OL de récupérer sa place fétiche. Dans le sillage d'un Bellion retrouvé (2 buts), les Bordelais se sont donc offerts une petite balade de santé, et s'il pointe aujourd'hui à trois points du leader, ils s'affirment clairement semaine après semaine comme le candidat le plus sérieux pour... la deuxième place. Paris rechute, en toute logiqueLa place de dauphin des Gones, le PSG et ses supporters en ont sans doute rêvé. Mais trois jours pas plus. Le temps de savourer le triomphe en terre marseillaise, et puis le soufflet est retombé. Logiquement d'ailleurs. Car si les observateurs ont eu une fâcheuse tendance à l'oublier pendant les 72 heures qui ont précédé la rencontre face au TFC, Paris n'est bien qu'une équipe de contre. En clair, Paris joue comme l'année dernière, mais avec un poil plus de talent et de réussite, d'où une légère amélioration des résultats. Mais Paris ne sait toujours pas faire le jeu. Alors face à un équipe de Toulouse parfaitement organisée, ça donne une victoire occitane amplement méritée (1-0), une nouvelle bourde des duettistes Landreau et Camara, et la réalité qui saute une nouvelle fois au visage. Aïe... En bref A noter également dans cette 11ème journée, le réveil de Monaco. Si, si il y a bien une équipe sur le Rocher. Elle a même glané son premier succès en six matchs. Une victoire 3-1, nette et sans bavure, sur un Nancy bien pauvre et qui a laissé le boss lorrain Pablo Correa implorer sa direction de recruter au prochain mercato. C'est vrai qu'à ce rythme-là, Nancy va tout droit en Ligue 2. Saint-Etienne aussi d'ailleurs. Fessés 4-1 par Lorient à domicile, les Stéphanois se retrouvent seizièmes, un petit point devant l'ASNL et deux devant Valenciennes, premier relégable. Y a t'il un pilote dans l'avion vert? Enfin, palme de la purge de cette onzième journée pour la rencontre Grenoble-Lille (0-0), ou pourquoi deux équipes qui visent le match nul se donnent quand même la peine de rentrer sur le terrain ? Vaudrez peut-être mieux qu'elles s'arrangent avant, non? Tous les résultats de la 11ème journée: Mardi: Bordeaux 4-0 Le Havre Monaco 3-1 Nancy Paris-SG 0-1 Toulouse Valenciennes 0-0 Rennes Sochaux 0-2 Lyon Grenoble 0-0 Lille Caen 1-1 Nice Le Mans 0-2 Auxerre Saint-Etienne 1-4 Lorient Tottenham se remet à l'heure anglaisePosté par Aurélien le 28.10.08 à 15:29 | tags : premier league
Welcome Harry Redknapp! C'est avec soulagement que les fans de Tottenham ont appris l'arrivée au club de l'expérimenté entraineur britannique il y a trois jours. Victorieux pour la première fois de la saison dès le lendemain de l'éviction de Juande Ramos, les Spurs ont validé ce choix sur le terrain. Avant de le commenter en coulisses
Fini l'ouverture à l'ouest et les expériences espagnoles, place à la bonne vieille méthode anglaise et à son représentant le plus fidèle, Harry Redknapp, débauché à Portsmouth. Forte tête, rusé et souvent vulgaire, le manager de 62 ans est capable de gérer des gaillards tels que Paolo Di Canio ou de découvrir des talents comme Franck Lampard, Rio Ferdinand ou Joe Cole (époque West Ham). Bien calé dans la roue des 5 premiers avec son équipe de Portsmouth, Harry lâche la course en route et prend un dernier pari dans sa carrière. Tout cela sans s'attirer les foudres des supporters ni de son désormais ex-président, c'est dire l'aura du bonhomme.
Malgré tout, le manager aime bien rameuter auprès de lui quelques uns de ses chouchous.A peine deux jours après son arrivée aux manettes du club, les rumeurs de transferts de Lassana Diarra, son disciple à Portsmouth, Sylvain Distin ou encore David Beckham affluaient de toutes parts. Redknapp tisse des liens forts avec ses joueurs. Distin en convenait facilement l'été dernier lors de son transfert à Pompey. "Je suis venu pour lui. J'aime sa façon de nous responsabiliser et de nous prendre pour des grands garçons". Avec Harry, la motivation et l'esprit guerrier prend largement le pas sur l'aspect tactique et le suivi alimentaire des joueurs. Au plus grand plaisir du capitaine King, repris par le Daily Star. "Harry nous a donné confiance. Il a dit qu'il y avait des joueurs brillants dans l'équipe, qu'il croyait en nous. C'est comme s'il avait enlevé la pression de nos épaules. Et on a joué avec plus de liberté (contre Bolton). On aurait dit du bon vieux Tottenham". C'est exactement le but de la manoeuvre. Welcome Harry Redknapp! Et d'un pour Ronaldo!Posté par Louis Laffitte le 28.10.08 à 12:42 | tags : actu de l'euro 2008, ballon d'or, espagne, man u
Quelle surprise! Favori indiscutable de toutes les distinctions individuelles de cette fin d'année, le Portugais Cristiano Ronaldo a été élu meilleur footballeur de l'année par le Syndicat des joueurs professionnels (FIFPRO), devançant ainsi 54 autres joueurs nominés. Logique au vu de sa saison 2007/2008, couronnée d'un doublé Premiership-Ligue des Champions et de 42 buts inscrits toutes compétitions confondues.
Le week-end des français de l'étranger : Cissé s'éclatePosté par Aurélien le 27.10.08 à 17:24 | tags : arsenal, chelsea, fc barcelone, les français de l'étranger
London calling
Un mot sur Djibril Cissé, une nouvelle fois buteur face à Newcastle (victoire de Sunderland 2-1) et élu homme du match, qui prouve que son attirance pour le championnat outre-Manche est bien fondée et réciproque. L'OM se mord les doigts chaque week-end un peu plus fort.
Henry encore buteur
Le choc du week-end opposait Villarreal à l'Atletico Madrid. Il a tenu ses promesses (4-4). Gregory Coupet, blessé, a eu tout le loisir d'observer son concurrent Leo Franco commettre une belle bourde. Réduits à 10 et menés 4 à 2, les Colchoneros ont néanmoins arraché le nul grâce à un énorme Simao. Florent Sinama-Pongolle est lui resté sur le banc. Côté Villarreal, Robert Pires était aligné d'entrée et s'est montré convaincant.
En bref L1 - 10è j. : Paris coule l'OM, et c'est Lyon qui rit...Battu 4-2 dans son Stade Vélodrome par le rival honni, le Paris-Saint-Germain, l'Olympique de Marseille a laissé passer dimanche soir une occasion unique de prendre la tête du championnat. Pire, quatre jours après le naufrage à Eindhoven (2-0), ce nouveau revers plonge le club phocéen dans une mini-crise qu'il conviendra d'éteindre au plus vite lors du déplacement à Nantes mercredi. Pour le PSG en revanche, ce succès inattendu, qui valide le choix de Paul Le Guen d'aligner son équipe bis à Schalke en semaine, permet au club de la capitale de faire un bond au classement (6ème) et d'éloigner les nuages qui pointaient au dessus de la tête de son entraîneur.
Friable OML'OM risque de s'en mordre longtemps les doigts. Alors que les Olympiens avaient le match en main, menaient au score 2-1 à la mi-temps, et semblaient en mesure de s'adjuger les trois points de la victoire et le leadership de la Ligue 1; trois buts encaissés en deuxième période ont enterrés leurs ambitions. A qui la faute?
Bordeaux volé, Lyon chahuté
Arsenal : Eduardo de retour dans trois semainesGrièvement blessé contre Birmingham, en février dernier, sur un tacle assassin de Martin Taylor qui lui avait brisé la jambe, Eduardo da Silva pourrait à nouveau fouler les terrains à partir de la mi-novembre. La rééducation du Croate d'origine brésilienne semble en effet se dérouler sans soucis, comme l'a expliqué Arsène Wenger ce jeudi lors de l'assemblée générale annuelle d'Arsenal.
"Eduardo est à trois semaines de retrouver la compétition", a déclaré le boss des Gunners. Des propos rassurants pour ceux qui craignaient une fin de carrière prématurée de l'ancien buteur du Dynamo Zagreb. Pour ce qui est du tchèque Tomas Rosicky, qui est sur la touche depuis une blessure au genou contractée en janvier, il faudra en revanche être un peu plus patient : "Il devrait revenir après Noël". Constamment repoussé, le retour de "Little Mozart" commence lui à devenir de plus en plus hypothétique. Ames sensibles, s'abstenir : C1 : Barcelone se balade Après le festival de buts de mardi, le soufflet est retombé lors des matchs de Ligue des champions disputés mercredi, où les chocs Atletico - Liverpool (1-1) et Chelsea - Roma (1-0) n'ont pas atteint des sommets. Le FC Barcelone aura tout de même égayé la soirée en laminant le FC Bâle (5-0) avec cinq buts inscrits par des joueurs issus de son centre de formation.Un Barça fait maison L'an passé, l'OL s'était imposé sur la pelouse des Glasgow Rangers (3-0) avec une attaque composée de Hatem Ben Arfa, Sidney Govou et Karim Benzema. La presse avait alors loué les vertus de la formation lyonnaise, d'où proviennent ses trois joueurs, notant la rareté de la situation. Mais que dire alors du Barça, qui alignait à Bâle un onze comportant six joueurs de la Masia (la pouponière blaugrana) : le gardien Victor Valdes, Carles Puyol, Xavi, et les jeunes Sergi Busquets, Lionel Messi et Bojan Krkic. Sans compter Victor Sanchez, entré en cours de jeu, et ceux qui avaient été laissés au repos comme Andres Iniesta et Gérard Piqué (en provenance de Manchester United mais formé au club). A l'image d'Arsenal, qui a explosé Fenerbahçe mardi (5-2), le club espagnol semble donc disposer d'un réservoir de jeunes pousses inépuisables dont le nouvel entraîneur Josep Guardiola (lui aussi du cru) compte bien profiter. Titularisé pour la première fois de la saison, Bojan a ainsi claqué un doublé plein de sang froid. Messi avait lui ouvert la marque. Busquets, qui évoluait en réserve il y a encore quelques mois, et Xavi complétant le tableau. Soit cinq buts signés par des Canteranos (joueurs issus du centre de formation). Une performance remarquable à l'heure des mercenaires et du foot business. Les résultats de mercredi : Bordeaux 1-0 Cluj PSV 2-0 Marseille Atletico Madrid 1-1 Liverpool Bâle 0-5 Barcelona Chelsea 1-0 Roma Inter Milan 1-0 Anorthosis Famagusta Panathinaikos 2-2 Werder Bremen Shakhtar Donetsk 0-1 Sporting Illustration : Puyol, Bojan, Xavi, Busquets et Messi, les joueurs formés au Barça étaient à la fête, mercredi à Bâle (Sipa) PSV 2-0 Marseille : L'OM à la dérive A court de jambes et d'imagination, l'Olympique de Marseille a encaissé son troisième revers consécutif en Ligue des champions face au PSV Eindhoven (0-2) sur un doublé de Koevermans (70e, 85e). Une défaite qui n'a pas le panache de celles concédées contre l'Atletico Madrid (1-2) et Liverpool (1-2), et aurait pu être bien plus lourde sans la maladresse des attaquants néerlandais. La course aux huitièmes de finales s'éloigne quasi définitivement pour les hommes d'Eric Gerets, impuissant devant la déroute de ses troupes. Le gouffre de la C1 Mourinho et les plongeurs Jose Mourinho est un grand malade. Sans doute le seul personnage public de la planète football capable de balancer des exocets dans une interview accordée à un sponsor. Interrogé par le site internet feelfootball.com de Ford, le "Special One" a ainsi dénoncé les plongeurs qui pullulent dans le jeu, y compris son ancien joueur fétiche du temps de Chelsea, Didier Drogba."Je ne suis plus manager de Chelsea et je n'ai donc plus besoin de les defendre. Je pense qu'il est correct de direct de dire que Drogba est un plongeur. Ronaldo, Fernando Torres, Robin van Persie sont les plongeurs qui ont obtenu le plus de penaltys sur les quatre ou cinq dernières année", a lâché le "Special One", tout en se félicitant que ce type de pratiques sont très mal acceptées dans le football anglais. "En Angleterre, les coachs apprennent aux enfants comme jouer au football. Mais en Italie, en Espagne ou au Portugal, ils apprennent comment gagner un match. Pareil, si vous regardez un match de Copa America entre l'Argentine et le Brésil, ils trichent de la première à la dernière minute." Pas fou, le Jose a tout de même reconnu qu'il encourageait ses joueurs à plonger lorsque c'est nécessaire : "Je dis aux joueurs de ne pas être naïfs, mais d'être justes. Je déteste les plongeons, mais je ne suis pas content si un joueur reçoit un coup ou se fait pousser dans la surface et reste debout. Car il est très, très rare qu'un arbitre siffle si le joueur ne tombe pas." Tout n'est qu'une question de circonstances, finalement. C1 : Marseille et Bordeaux doivent se lâcher Toujours bredouilles dans cette phase de poules de la Ligue des champions, Olympiens et Girondins sont dans l'obligation de réagir face à Eindhoven et Cluj, les deux adversaires les plus prenables de leurs groupes respectifs, pour au moins espérer décrocher la troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA.Gerets sur ses terres Battu lors de ses deux premières sorties, contre Liverpool (1-2) et l'Atletico Madrid (2-1), Marseille n'a plus grand chose à perdre dans cette troisième journée de la C1. Face à un PSV Eindhoven qui n'est plus que l'ombre du demi-finaliste de l'édition 2004-2005, l'ambition est permise. D'autant que la formation néerlandaise n'est "que" 4e du championnat des Pays-Bas et n'a pas existé lors de ses deux défaites face aux leaders du groupe, là où l'OM avait au moins perdu avec panache. L'entraîneur phocéen Eric Gerets, qui connaît bien la maison pour y avoir exercé comme joueur et coach, a ainsi prédit un match enlevé entre deux formations qui jouent ce soir leur dernière chance. "En général, à l'extérieur, tu viens pour défendre un peu plus car prendre un point à l'extérieur, en principe, est positif. Mais pour avoir encore une petite chance, il faut jouer pour avoir les trois points. Ce sera du tout ou rien." Marseille, qui enregistre le retour de Lorik Cana, devrait donc se présenter au Philips Stadion avec son quatuor offensif au complet. Les équipes probables PSV : Isaksson - Rodriguez, Marcellis, Bréchet, Salcido - Mendez, Simons, Afellay, Wuytens (ou Culina) - Amrabat, Lazovic. Marseille : Mandanda - Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo - Cana, Cheyrou - Valbuena (ou Ziani), Ben Arfa, Koné - Niang.
C1 : Del Piero est éternel Mal en point en championnat, la Juventus de Turin s'est relancée en Ligue des champions en s'imposant devant le Real Madrid (2-1), avec notamment un but génial de l'increvable Alessandro Del Piero. Point d'orgue d'une soirée de timbré où 36 buts ont été inscrits (soit 4,5 par match), dont 24 en trois rencontres : Steaua Bucarest - Lyon (3-5), Villarreal - Aalborg (6-3) et Fenerbahçce - Arsenal (2-5).Chef d'œuvre Si le talent n'attend pas le nombre des années, il peut aussi résister à l'usure du temps. Tel est le message qu'à fait passer celui qu'on surnomme Pinturicchio, du nom du grand peintre italien de la renaissance. Pour son 110e match européen (tous sous le maillot bianconero, évidemment), Del Piero a ainsi signé une nouvelle œuvre d'art, ajustant Iker Casillas d'une frappe enroulée sublime après un une-deux avec Amauri dès la 5e minute. Pas mal pour un "jeune homme" de bientôt 34 ans qui dément chaque année ceux qui annoncent son déclin. "On joue au football pour disputer ce genre de matchs", a déclaré "Ale" à la fin du match. "Juve-Real Madrid n'est pas un match comme les autres. Il donne des sensations particulières que nous avons été capables de transmettre sur le terrain." Le Real Madrid alignait pourtant sa défense type (Sergio Ramos, Pepe, Cannavaro et Heinze), qualifiée de "meilleure du monde" par Bernd Sschuster. Pas suffisant pour mettre un terme à la malédiction turinoise des Merengue qui dure depuis maintenant 46 ans. Le but de Del Piero :
Steaua 3-5 Lyon : Un OL à quitte ou double Match de fou à Bucarest. Mené 2-0 après onze minutes de jeu, puis 3-2 à la pause, l'Olympique Lyonnais a arraché un succès précieux (5-3) en Roumanie grâce à un but de Keita et deux doublés de Benzema et Fred. Coupables d'erreurs de marquages calamiteuses, les hommes de Claude Puel ont pu compenser leurs lacunes défensives face à un Steaua tout de même limité. Une soirée qui aura ravi les fans de football champagne mais a rappelé à l'OL que le manque de rigueur peut se payer très cher en Ligue des champions. Avec la défaite de la Fiorentina sur la pelouse du Bayern (0-3), le leader de la L1 reprend en tout cas la seconde place de son groupe avec trois points d'avance sur les Italiens.Le Werder de Lyon Si on compare souvent sa stratégie à celle du Bayern Munich, pour sa domination domestique notamment basée sur le pillage des meilleurs joueurs locaux, le jeu de l'OL face au Steaua s'est plutôt apparenté à celui d'une autre formation de Bundesliga, le Werder de Brême, dont la furie offensive n'a d'égal que les largesses défensives. Une philosophie qui n'est pas vraiment productive en terme de titres, mais peut donner lieu à des soirées complètement dingues, telle que celle qu'a vécu le stade Ghencea de Bucarest, peu garni pour la réception du septuple champion de France. 8 buts en un match, des renversements de situation, des cagades et des exploits. Bref, du foot comme on aime. A moins d'être entraîneur et de friser la crise cardiaque depuis le banc de touche. Connu pour ses préceptes défensifs, son goût pour le bloc équipe, le jeu en contre et l'efficacité dans les deux surfaces du temps où il dirigeait Lille, Puel est pourtant bel et bien le coach de ce Lyon. Une équipe déjantée qui offre des buts au premier venu mais est également capable de marquer à tout moment. Une équipe qui a tout de même une fâcheuse tendance à laisser son adversaire ouvrir la marque cette saison. Le Steaua a su en profiter, plantant deux pions à trois minutes d'intervalle sur des têtes d'Arthuro (8e) et Goian (11e). Une remake de Roumanie - France (2-2) où Jean-Alain Boumsong, sans être l'unique fautif, tenait encore les premiers rôles. Gêné par un geste de Petre, Hugo Lloris n'aura pas été non plus impérial sur le coup de casque de Goian qui lui filait sous le ventre. Puel exulteFidèle à la comparaison avec l'équipe de France, l'OL revenait donc au score grâce à une jolie reprise de volée de Keita (23e), puis une tête de Benzema sur un centre déposé de Grosso (33e). Réaction superbe malheureusement gâchée par un nouveau but roumain, encore de la tête, Petre prenant le dessus sur Makoun sur corner juste avant la pause (45e). Pas de quoi effacer pour autant la différence de niveau séparant les Français des Roumains, qui allaient s'effondrer en seconde période. L'occasion pour Benzema d'inscrire son 10e but en 14 matchs de Ligue des champions sur un coup-franc de Juninho (71e), et pour Fred de claquer un doublé (71e, 90e +2) qui devrait le négocier avec le public de Gerland. Après tant d'émotions, l'euphorie se mêle forcément à l'inquiétude. Remonter deux buts à l'extérieur, en encaisser un troisième et finalement s'imposer 5-3 démontre une force mentale et un potentiel offensif qui laissent songeur. Mais comment ne pas souligner que face à une autre opposition, le rêve aurait probablement viré au cauchemar ? Claude Puel voulait lui voir le verre à moitié plein au micro de Canal Plus : "On s'est mis à la peine, mais ensuite, on a été héroïques. On a besoin de matches comme ça pour faire apprécier Lyon à tous les supporters. Vous vouliez des buts, vous en avez. C'était un match magnifique." Personne ne dira le contraire. Les équipes : Steaua Bucarest : Zapata - Ogararu, Radoi, Goian, P. Marin - Nicolité, D. Petre (Ghionea, 57e), Dayro Moreno, Lovin (Kapetanos, 82e), Semedo (Toja Vega, 65e) - Arthuro. Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun, Juninho (Kallstrom, 86e) - Keita (Fred, 67e), Ederson, Benzema. Buts : Arthuro (8e), Goian (11e), Keita (22e), Benzema (33e), Petre (45e), Fred (70e), Benzema (71e), Fred (90e) Cartons jaunes : Nicolita (19e), Toulalan (28e) Illustrations : Karim Benzema a inscrit ses 9e et 10e buts en 14 rencontres de Ligue des champions (Sipa); Puel se lâche après le cinquième but lyonnais marqué par Fred (Sipa) Tottenham : Mieux vaut en rire... Bon dernier de la Premier League avec 2 points au compteur, Tottenham est toujours à la recherche de sa première victoire en championnat. Battue coup sur coup par deux promus (Hull et Stoke), la formation dirigée par Juande Ramos réalise un début de saison chaotique qui devient franchement risible pour un des clubs les plus actifs du marché des transferts estival. Une situation qui a inspiré la rubrique football du Guardian, qui a compilé les 25 blagues raillant les Spurs. En voici quelques unes :"Je jouais au Scrabble et j'ai eu assez de lettres pour placer 'Tottenham Hotspur Football Club'. J'étais dégoûté quand je me suis rendu compte que ça ne rapportait que deux points." "J'ai rencontré un fille vraiment vicieuse la nuit dernière. 'Humilie-moi', m'a-t-elle dit... Du coup, je lui ai acheté un maillot de Tottenham." "Je reviens tout juste du kiosque à journaux où j'ai acheté le magazine de Tottenham Hotspur. Dieu soit loué, ils avaient des mags porno pour le cacher à l'intérieur." "Lorsque Vedran Corluka a repris conscience dans l'ambulance en quittant le Britannia Stadium (de Stoke City) dimanche, il ne savait plus qui il était. Lorsque un médecin lui a dit qu'il jouait pour Tottenham, il est tombé dans le coma." "Quelle est la différence entre le Yeti et la défense des Spurs ? Le Yeti a été aperçu à plusieurs reprises." "Après qu'il a quitté San Siro, on a demandé à José Mourinho s'il allait les Spurs à sortir de la crise. Il s'est retourné et a déclaré : ‘Impossible, je ne suis pas aussi spécial que ça'." Pour nos amis anglophones, la suite sur le site du Guardian Steaua - Lyon : Plus de temps à perdre Auteur de deux nuls lors des deux premières journées, l'OL doit passer à la vitesse supérieure à l'occasion de son déplacement à Bucarest. L'occasion pour les leader de la Ligue 1 de faire le plein de points, pendant que le Bayern et la Fiorentina s'affrontent à Munich, et de retrouver une assise défensive capable de répondre aux exigences de la Ligue des champions.La victoire bienvenue Si le match nul (2-2) ramené de Roumanie par l'équipe de France a semble-t-il permis à Raymond Domenech de se maintenir au poste de sélectionneur national, Claude Puel ne jouera pas sa tête, ce mardi au stade Ghencea de Bucarest. Toujours est-il que résultat de la rencontre sera crucial pour le nouvel entraîneur de Lyon, chargé comme ses prédécesseurs de réaliser un coup en C1. Un point n'hypothéquerait pas les chances de qualifications de l'OL, surtout si la Fiorentina ne gagne pas à Munich. Mais après deux matchs nuls contre les deux gros poissons du groupe, une première victoire face à l'outsider semble s'imposer. Avant de songer à réaliser le carton plein avec le retour à Gerland prévu le 5 novembre prochain. Lyon, qui reste sur une défaite (0-3 à Rennes) et un nul (2-2 devant Lille) en championnat, doit donc démentir ce soir les oiseaux de mauvais augure qui lui prédisent le pire depuis que sa défense prend l'eau. L'OL sera-t-il encore une fois mené au score, comme cela lui est arrivé quatre fois cette saison (3 en championnat, 1 en Ligue des champions ) ? Puel commence à être fatigué par la question : "Arrêtons de parler de la défense. Ces problèmes sont l'affaire de tous. Il y a des absents mais le groupe est de qualité. Jouons notre match. Les blessures font parties de la saison. Ceux qui jouent voudront montrer leur potentiel." Reste qu'avec la blessure contractée par John Mensah samedi face à Lille, le Claude va encore devoir modifier une arrière garde qui enregistre tout juste le retour précieux de Fabio Grosso, très bon ce week-end. Et donc relancer Jean-Alain Boumsong, le mec qui joue en équipe de France mais chauffe le banc à Lyon. On en parle moins, mais l'absence de Sidney Govou souligne elle un manque cruel d'ailiers digne de ce nom, Ederson étant au départ un joueur axial et Keita évoluant à des kilomètres de son meilleur niveau. Ce qui pourrait pousser Puel à lancer le jeune Anthony Mounier. Les équipes probables : Steaua : Zapata - Ogararu, Goian, Ghionea, P. Marin - Radoi, Lovin - Nicolita, Dayro Moreno, Semedo - Arthuro Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun - Ederson, Juninho, Mounier - Benzema La Juve sous pression Dans les autres rencontres de la soirée, on suivra bien sûr l'autre rencontre du groupe de Lyon entre le Bayern Munich, qui sera probablement privé de Luca Toni, et la Fiorentina. Mais le plus gros choc au programme se situe du côté de Madrid, où le Real reçoit une Juventus à la peine en championnat et qui devra se passer de plusieurs joueurs, dont Gianluigi Buffon remplacé dans les buts par Manninger. L'entraîneur Claudio Ranieri pourrait même sauter en cas de déroute. Reste à savoir si la Juve va-t-elle s'effondrer ou au contraire avoir une réaction d'orgueil. Les autres rencontres de mardi : Ballon d'Or 2008 : L'Espagne domine la liste des 30Posté par Edouard le 21.10.08 à 10:20 | tags : actu de l'euro 2008, ballon d'or, espagne, man u, real madrid
Si le trophée de joueur de l'année qui sera décerné le 2 décembre par France Football devrait se jouer entre le Portugais Cristiano Ronaldo et l'Argentin Lionel Messi, la liste des 30 nommés fait la part belle aux champions d'Europe espagnols, qui comptent pas moins de sept représentants. Côté Français, les seuls rescapés se nomment Karim Benzema et Franck Ribery. Thierry Henry est lui absent pour la première fois depuis 1999.Viva España Vainqueur de l'Euro 2008 au terme d'une compétition qu'elle a survolé (zéro défaite, meilleure attaque et défense du tournoi), l'Espagne est logiquement la nation qui arrive en tête de cette présélection. Sept joueurs (Casillas, Ramos, Senna, Torres, Villa, Xavi, Fabregas), c'est carrément un Tsunami. D'autant qu'Andres Iniesta aurait lui aussi pu y figurer. Malgré cette razzia et le lobbying de la presse espagnole, qui milite en force pour Casilas, Torres ou Xavi, sacré meilleur joueur de l'Euro, le Ballon d'Or risque pourtant échapper aux Ibères qui n'ont plus inscrit le nom de leur compatriote au palmarès du trophée depuis Luis Suarez (1960). Dans ce classement des pays, l'Angleterre et les Pays-Bas arrivent loin derrière avec trois représentants chacun. Suivis de la France, l'Argentine, la Russie et le Portugal (2). Quant au Brésil, il ne place que le seul Kaka, lauréat en 2007, une sacré contre-performance pour le pays du futebol qui avait empoché cinq des onze derniers Ballon d'Or. Le Real devant Man U Manchester United a beau avoir remporté la Ligue des champions 2008, c'est bien le Real Madrid qui se place en tête des clubs avec cinq joueurs nommés (Casillas, Sergio Ramos, Pepe, Van Nistelrooy et Van der Vaart). Avec quatre présélectionnés (Cristiano Ronaldo, Rooney, Van der Sar et Vidic), les Red Devils ne sont tout de même pas loin et ont de grandes chances de voir leur star portugaise couronnée le 2 décembre prochain. Le Barça et Chelsea comptent eux trois membres de leur effectif dans la liste. Liverpool, Arsenal et le Bayern, deux. "Premier Liga"Au jeu des championnats, la Liga espagnole vient donc tempérer la domination de la Premier League anglaise, qui avait placé trois équipes en demi-finales de la C1 (Chelsea, Man U et Liverpool), en alignant elle aussi onze candidats dans les 30. Derrière ce duo qui totalise 73% des présélectionnés, la Série A italienne compte seulement trois petits trois joueurs. Soit autant que la Bundesliga allemande, si l'on considère que Rafael van der Vaart a joué l'essentiel de l'année 2008 sous les couleurs de Hambourg et s'ajoute donc aux Bavarois Luca Toni et Franck Ribery. Les autres ligues ramassent les miettes : deux joueurs pour le championnat russe (Arshavin et Zirkhov) et un pour la Ligue 1 (Benzema). Tout pour l'attaque Autre enseignement de la liste, la prépondérance des joueurs offensifs. On y dénombre en effet une quinzaine d'attaquants (buteurs purs ou ailiers), soit la moitié des joueurs retenus. Suivent les milieux de terrains (8), les défenseurs (4) et les gardiens de but (3). Traditionnaire sous-représentés, ils auront encore du mal à effacer Lev Yashin, le seul portier sacré Ballon d'Or en 1963, des tablettes. Les 30 présélectionnés : Le week-end des français de l'étranger : Nasri bluffe ArsènePosté par Edouard le 20.10.08 à 15:46 | tags : arsenal, chelsea, fc barcelone, les français de l'étranger
Si Samir Nasri a perdu pas mal de terrain sur Yoann Gourcuff concernant l'équipe de France, le milieu de terrain d'Arsenal s'éclate sous le maillot de son nouveau club quand les blessures le laissent tranquille. Samedi, l'ex-Marseillais a ainsi ouvert le score d'une belle frappe à l'entrée de la surface lors de la victoire des Gunners sur Everton (3-1). Son second but en championnat, pour cinq apparitions."Quand vous voyez l'impact qui est déjà le sien, on peut dire qu'il est avance sur ce que j'avais prévu", a affirmé Arsène Wenger au sujet de sa recrue. "Il a 21 ans, arrive de France, et je dois dire que je suis plutôt content de son attitude et de ses performances. Il devient déjà un joueur important pour nous." De retour après une longue absence, Abou Diaby a lui offert le troisième but à Theo Walcott. Pour sa première sortie sous la tunique d'Arsenal, Mickaël Sylvestre a lui aussi livré une bonne prestation. Henry en jambe Titularisé par Pep Guardiola, qui a poursuivi sa politique de rotation avant le déplacement de mercredi à Bâle en Ligue des champions, s'est illustré en amenant le but victorieux de samuel eto'o, lors de la victoire du Barça à l'Athletic Bilbao (1-0), suite à une jolie percée dans l'axe. Pas quoi, pourtant, lui valoir les louanges de la presse catalane. "Henry a encore été opaque dans ce match", ose carrément Sport. "Même s'il est passeur sur le but d'Eto'o, il n'a pas su exploiter ses qualités pour prendre le meilleur sur les défenseurs de l'Athletic Bilbao." Vive la mauvaise foi. Check the Flo' Boudé par Raymond Domenech chez les Bleus, Florent Malouda est en pleine bourre chez les Blues. A nouveau titularisé par Luiz Felipe Scolari, le gaucher a offert un but à salomon kalou et marqué le dernier pion de Chelsea, qui n'a fait qu'une bouchée de Middlesbrough (5-0), sur une frappe repoussée de Nicolas Anelka. Même sans être fan de la "Maloude", on ne peut que reconnaître que l'ex-Lyonnais pète le feu sous la direction du technicien brésilien. En bref Djibril Cissé a trouvé la barre mais n'a pas marqué au cours du 0-0 ramené par Sunderland de son déplacement à Fulham 0-0. Armand Traoré a encore fait parler de lui pour Portsmouth, qui a pris un point à Aston Villa (0-0), et aurait pu marquer sur une frappe repoussée par le poteau. Franck Ribery retrouve doucement le rythme avec le Bayern, qui a signé une petite victoire précieuse à Kaiserslautern (1-0). L1 - 9e j : Marseille et Bordeaux relancés ? Corrigé à Rennes (0-3) il y a quinze jours, Lyon a encore lâché des points ce week-end en concédant le nul à domicile devant Lille (2-2). Marseille, vainqueur de Valenciennes (3-1), n'est du coup plus qu'à un point du leader. Bordeaux, tombeur de Toulouse, reste lui sur 5 matchs sans défaite en L1 et pointe à trois longueurs. De quoi relancer un championnat qu'on a annoncé plié un peu trop vite.Lyon trébuche Au soir de la 7e journée de Ligue 1, l'OL comptait six victoires, aucune défaite et cinq points d'avance sur un dauphin surprise, Toulouse. Et la presse de clamer, déjà, la fin du suspens. Pas plus hier qu'aujourd'hui, on ne peut dire si les Gones empocheront en mai prochain leur 8e titre consécutif. Mais une chose est sûre, il est bien trop tôt pour se lancer dans des conclusions définitives. Surtout quand on voit comment la défense lyonnaise, si solide lors des quatre premières journées (0 but encaissé), inquiète aujourd'hui (8 encaissés de la 5e à la 9e). Pour son millième match à la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas espérait mieux. Très discret depuis le début de saison, il n'a cette fois pu s'empêcher de faire passer son message : "Je suis un peu déçu. Un penalty a été oublié mais je regrette surtout les multiples agressions dont ont été victime les joueurs. Cela n'enlève rien au bon match des Lillois mais l'arbitre n'a pas protégé l'intégrité physique des joueurs." Et encore : "Je ne fais pas du Caliméro, c'est une analyse sereine. Je n'ai pas demandé à parler, je réponds simplement parce que vous m'interrogez. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais et je dis ce que je pense !" Ça pousse derrière Cette sortie de JMA, la première depuis l'arrivée de Claude Puel, montre en tout cas que le septuple champion de France a perdu un peu de sa marge de manœuvre. Même s'il n'y a pas le feu au lac, Lyon n'a pris qu'un point sur les deux derniers matchs et a vu son avance fondre, Marseille et Bordeaux empochant de leur côté deux succès consécutifs. L'OM a ainsi confirmé son retour en forme en s'imposant à Valenciennes (3-1). Les Girondins ont eux mis un terme à la bonne série toulousaine en dominant le TFC à Chaban-Delmas (2-1). "Il y a deux semaines, beaucoup de journaux annonçaient que le championnat était fini. Il ne l'est pas encore", s'est félicité Eric Gerets. Mais le technicien belge reste conscient des limites de son équipe ("si défensivement, on joue comme ça contre le PSV, on va se faire manger"), d'autant que l'opposition valenciennoise n'était pas des plus redoutables. "L'OM a battu le plus faible adversaire qu'il ait rencontré cette saison", note d'ailleurs La Provence. Après le déplacement à Eindhoven, mercredi, la réception du PSG dimanche prochain en dira plus sur la vraie valeur de phocéens. A force d'entendre Laurent Blanc se plaindre des prestations de son équipe, on commençait également à douter de la capacité de Bordeaux à se relancer après son départ poussif en championnat. Avec trois victoires et deux nuls sur leurs cinq derniers matchs de L1, les Girondins sont en train de faire mentir leur entraîneur (qui n'attendait que ça). Et si Yoann Gourcuff, en pleine confiance à l'image du geste technique qu'il réalise sur l'ouverture du score, continue sur sa lancée, tout est permis pour la formation au maillot scapulaire. Mais le Président gardien bien sûr la tête froide : "Je dirais qu'on a fait 70 à 75 minutes de bonne facture avant de se compliquer la vie. On n'a pas gommé tout le négatif en un seul match." Le but de Yoann Gourcuff : Les résultats de la 9e journée Samedi: Best of : Les talents du talonPosté par Edouard le 17.10.08 à 15:53 | tags : foot en vidéos
De Madjer, le père du genre, en passant par Raï, Rafael van der Vaart, Cristiano Ronaldo, Thierry Henry, Zlatan Ibrahimovic ou Charles-Edouard Coridon (cherchez l'intrus), Flu revient sur quelques uns des buts inscrits en talonnade qui ont marqué l’histoire du jeu. >>>Lire la suite sur le mag foot ![]()
Le Suédois Zlatan en pleine talonnade acrobatique face à l'Italie lors de l'Euro 2004 (Sipa)
L1 : Pas de grève pour OM-PSG Tout ça pour ça ? Le conflit opposant les présidents de club aux autre "familles du football" (joueurs, entraîneurs, arbitres...), a pris fin jeudi soir, au terme d'une réunion où les différentes parties ont pu trouver un compromis. La "grève des millionnaires", raillée par le président girondin Jean-Louis Triaud, n'empêchera donc pas la tenue de la 10e journée de la Ligue 1 et du clasico entre Marseille et le PSG, le 26 octobre.Beaucoup de bruit pour rien Au final, tout le monde est content. La composition du Conseil d'administration de la LFP ne bouge pas, selon la volonté des joueurs qui ne souhaitaient pas voir les présidents prendre la majorité (aujourd'hui 12 sur 25). Ces derniers auront en revanche "les mains libres", dixit le coprésident de l'UNFP Philippe Piat, sur les questions économiques. Ce qui était en fait la principale revendication de l'UCPF, le syndicat des présidents (sic). Après des semaines de petites phrases et d'invectives par presse interposée, il n'aura donc fallu que deux petites heures de discussion dans un hôtel proche du Trocadero, à Paris, pour parvenir à un accord qui sera entériné le 14 novembre lors de l'assemblée générale extraordinaire de la LFP. "On s'est aperçu qu'on n'était pas si opposés", a expliqué le vice-président de l'UCPF, Bernard Caïazzo (Saint-Etienne). Lui qui déclarait début octobre : "On va faire rire ou pleurer toute la France au moment où les gens sont touchés dans leur pouvoir d'achat. On peut aussi faire la grève des 2000 plus grandes fortunes de France, celle des patrons du CAC 40..." Sans l'attitude d'une partie des dirigeants qui ont, dans un premier temps, sous-estimer la menace et parfois semblé prendre les footballeurs pour des abrutis ("Certains d'entre eux ne savent même pas de quoi il s'agit", Pape Diouf), l'affaire se serait probablement réglée tranquillement. Tactiquement, l'UNFP avait de toute manière un coup d'avance, les présidents n'ayant sans doute pas envie d'assumer les conséquences, notamment économiques, d'une grève des joueurs. Qui plus est le week-end où se dispute le très médiatique Marseille - PSG. Illustration : Sylvain Kastendeuch, coprésident de l'UNFP, lors de la dernière cérémonie des Trophées UNFP (Sipa) Mondial 2010 - Zone Amsud : L'Argentine et le Brésil inquiétent L'Argentine battu au Chili (0-1), le Brésil tenu en échec au Maracana par la Colombie (0-0) et le Paraguay leader avec 6 points d'avance après son succès sur le Pérou (1-0). Quelque chose en tourne pas rond dans les qualifications de la zone sud-américaine.Basile sous pression... Même privée de Riquelme et Tevez, suspendus, la seconde défaite de l'Albiceleste dans ces éliminatoires du Mondial 2010 a sonné comme un coup de tonnerre en Argentine. Battus au tableau d'affichage, les partenaires de Javier Zanetti n'ont pas volé leur défaite sur le terrain, où la formation chilienne dirigée par Marcelo Bielsea, ancien sélectionneur de l'Argentine, leur a donné un leçon de combativité et s'est procurée la majorité des occasions. "Je n'ai jamais vu une équipe du Chili pareille. On avait l'impression qu'ils étaient quinze contre nous", a commenté le coach argentin Alfio "Coco" Basile, pas épargné par la presse de son pays. Tout comme Lionel Messi, accusé de ne pas avoir joué son rôle de leader en l'absence de Riquelme. Le quotidien sportif Ole n'y est pas allé de main morte, titrant "Nous ne sommes rien" à sa une et en posant la question du maintien du sélectionneur. "Bielsa lui a prouvé qu'il y a une manière d'améliorer 11 joueurs moyens. El Coco, lui, a montré qu'il était possible de gâcher le talent de 11 étoiles." Et l'équivalent de L'Equipe de s'inquiéter sérieusement de l'avenir de la sélection : "Si l'Argentine ne peut pas battre un Chili où les stars n'abondent pas, que se passera-t-il en si elle arrive en Afrique du Sud et croise la route de l'Allemagne, de l'Italie ou de l'Angleterre ?" ...et Dunga aussi Du côté du Brésil, ça ne va guère mieux. La Seleçao s'était pourtant promenée au Venezuela (4-0), ce week-end. Mais il faut croire qu'elle plus à l'aise en déplacement qu'à la maison, où elle a enchaîné cette année trois 0-0, contre l'Argentine, la Bolivie et, donc, la Colombie. Le public du Maracana n'a pas vraiment apprécié la prestation de son équipe et a commencé à scander des "Au revoir Dunga" dès la 41e minute, tout en accompagnant de "olé" les passes colombiennes. Critiqué par la presse et le public, le sélectionneur Dunga s'accroche pourtant à ses idées : "Nous n'avons pas joué un très bon football, mais nous devons avoir de l'équilibre. Nous sommes actuellement deuxièmes, mais eux (les journalistes) ils font comme si nous étions en pleine crise, ils réagissent comme si nous étions derniers." Pour 85% des lecteurs de O Globo, ça ne fait pourtant aucun doute, l'"Allemand" doit partir. Pendant que les deux grands d'Amérique du Sud piétinent, le Paraguay enfile les victoires comme des perles et compte 6 et 7 points d'avance sur le Brésil et l'Argentine. Ces derniers restent tout de même bien placés pour se qualifier dans ce mini-championnat de 10 équipes (où les quatre premiers sont directement qualifiés pour la Coupe du Monde et le 5e pour les barrages). Mondial 2010 - Zone europe : Les gros cartonnent
This is England Equipe qui avait elle marqué l'Euro par son absence, l'Angleterre semble définitivement sur la bonne voie sous la direction de Fabio Capello. Si la presse locale avait fait la fine bouche après le succès des Three Lions sur le Kazakhstan (5-1), la victoire ramenée de Biélorussie (3-1) a rendu les commentateurs dithyrambiques. Symbole du renouveau anglais, Wayne Rooney a claqué un doublé et reste sur une série de 5 buts en trois matchs internationaux. Même Steven Gerrard, chahuté pour ses prestations en sélection, y est allé de son but. "Nous avons disputé nos deux matchs les plus difficiles, en Bielorussie et en Croatie, en prenant le maximum de points. Je ne vois donc pas pourquoi on ne pourrait pas gagner tous nos matchs de qualifications", s'est enflammé Rooney. De biens tristes portugaisRien ne va plus pour le Portugal qui a concédé le nul à Braga face à l'Albanie (0-0). Depuis son succès initial sur Malte (4-0), les hommes de Carlos Queiroz n'arrivent plus à gagner - défaite à domicile devant le Danemark (2-3) et nul en Suède (0-0) - et occupe la troisième place de leur groupe à deux points du Danemark et de la Hongrie. Les coéquipiers de Lorik Cana étaient pourtant réduit à dix dès la 42e. Devant cette "exhibition affligeante" (A Bola), le président de la Fédération portugaise, Gilberto Madail, a même quitté le stade à dix minutes de la fin du match. En bref A défaut de briller, les Pays-Bas ont empoché leur troisième succès consécutif en Norvège (1-0 but de Van Bommel) et dominent tranquillement leur groupe avec 5 points d'avance sur l'Ecosse. L'Allemagne continue elle à se payer les autres favoris de son groupe en battant le Pays de Galles (1-0) quatre jours après la Russie (2-1). Russie qui a de son côté bénéficié de deux buts contre son camp pour venir à bout de la Finlande (3-0), mais aussi d'un chef d'œuvre d'Andreï Arshavin (voir vidéo), certes face à une défense sous Prozac. Le but d'Arshavin : Mondial 2010 : La Serbie et la Lituanie prennent le largePosté par Edouard le 16.10.08 à 11:13 | tags : actu du mondial 2010
![]() Aléas du calendrier obligent, les adversaires de la France jouaient mercredi soir leur quatrième rencontre dans le groupe 7 des éliminatoires pour la Coupe du Monde 2010. Résultat, la Serbie est allée l'emporter en Autriche (3-1) et la Lituanie a dominé les Iles Féroé. Deux équipes qui se partagent la tête de la poule et comptent désormais 5 points d'avance sur les Bleus.L'Autriche à la rue A chaque match, ça se confirme un peu plus. La défaite des Bleus face à l'Autriche (1-3) était bel et bien une contre-performance de très haut niveau. Depuis, la Wunderteam a perdu en Lituanie (2-0), partagé les points aux Iles Féroé (1-1) et s'est donc incliné à domicile devant la Serbie (1-3). Auteur d'une grosse première mi-temps, où ils plantaient trois buts en dix minutes par Krasic (14e), Jovanovic (18e) et Obradovic (24e), les partenaires de Dejan Stankovic s'impose comme la menace principale pour l'équipe de France dans la course à la première place du groupe. Bénéficiant d'une moins bonne différence de buts après son court succès sur les Féroé (1-0), la Lituanie, battue sèchement par les Serbes samedi (0-3), accuse de son côté le coup. Reste qu'avec 9 points, contre 4 pour la France, les coéquipiers de Tomas Danilevicius peuvent également poser problème. La double-confrontation directe à venir, le 28 mars en Lituanie et le 1er avril en France, sera donc cruciale pour les troupes de Raymond Domenech, qui ont besoin d'une série pour y voir plus clair dans ce groupe. Voir le classement et le calendrier du groupe 7 Incidents Atletico - OM : L'Espagne contre-attaque Sévèrement allumé par l'UEFA, l'Atletico Madrid a décidé de faire appel des sanctions qui lui ont été infligées. Au diapason, la presse ibère dénonce la collusion du président de la Fédération européenne Michel Platini, accusé de rouler à nouveau l'Espagne, "24 ans après son but contre Arconada" (voir la une de Marca) en finale de l'Euro 1984. Et démontre, vidéo à l'appui, que les supporters marseillais ont également agressé les stadiers et la police locale.Complot franco-anglais Le stade Vicente Calderon et l'entraîneur Javier Aguirre suspendus pour deux rencontres, une amende de 150 000 euros et des accusations de racisme à l'encontre des socios rojiblancos. Il n'en fallait pas plus pour que les dirigeants de l'Atletico et les quotidiens espagnols crient au complot franco-anglais. Lundi, en effet, l'Angleterre avait déjà refusé d'affronter l'équipe nationale à Madrid, en raison des insultes racistes proférés à l'encontre de ses joueurs de couleurs lors de leur précédente visite en 2004. La concomitance des deux affaires a donc créé un malaise profond chez nos voisins d'outre-Pyrénées. "L'Atletico est un club sensible à tous types de discriminations. Ni les délégués de l'UEFA ni l'arbitrage n'ont fait écho de la moindre attitude raciste", a martelé le président Enrique Cerezo. Concernant la banderole des C.U. 84 : "Une circulaire de l'UEFA stipule que c'est un symbole prohibé et Platini lui-même prône la tolérance zéro sur ces questions. La police a agit en conséquences. Sinon, on nous aurait sanctionné pour l'avoir permise." Et les supposés cris de singes entendus par plusieurs joueurs marseillais, dont Mamadou Niang, auraient été confondus avec les "Kun, Kun, Kun" scandés par le public du Calderon en hommage à Sergio Agüero. Kaka au Panthéon du MaracanaA peine de retour sous le maillot de la Seleçao, qu'il n'avait plus porté depuis novembre 2007, Kaka a livré une prestation de grande classe au Venezuela (4-0), ce week-end. Une manière de fêter en avance son entrée au Calçada da Fama do Maracanã. Le Panthéon de la Gloire du Maracana, le mythique stade basé à Rio de Janeiro, où sont immortalisés depuis 2000 les plus grands noms du football brésilien.
![]() Kaka, 26 ans, est le plus jeune joueur à figurer au Panthéon du Maracana (crédit : Sipa) A côté de Zico Vainqueur d'une Coupe du Monde (2002), d'un championnat d'Italie (2002), de la Ligue des champions et du Mondial des Clubs (2007), le meneur de jeu du Milan AC a inauguré mardi une plaque portant ses empruntes de pied, devenant ainsi le 97e joueur auriverde à recevoir cette distinction. Et il figure en bonne place au côté de Zico. "Il y a ici plus que je n'aurais imaginé", a commenté Kaka. "Il y a des grands noms ici, et maintenant le mien y est aussi. Je suis très fier. Zico est une idole mondiale, le joueur que j'ai toujours admire. Il a connu une grande carrière à Flamengo et avec l'équipe nationale et je suis honoré de me retrouver à côté de lui." Déjà auteur de trois buts en deux matchs disputés au Maracana, le Ballon d'Or 2007 y affronte ce soir la Colombie. Une nouvelle occasion de démontrer l'étendue de son talent, comme il l'avait fait dimanche face au Venezuela : France 3-1 Tunisie : Des Bleus à réaction A défaut de se rassurer sur sa défense, l'équipe de France a confirmé face à la Tunisie l'étendue de son potentiel offensif. Menés par un Gourcuff à nouveau flamboyant et à l'origine des deux buts du diesel Henry (40e, 49e), les Bleus ont encore dû renverser la vapeur après l'ouverture du score de Jemaâ (30e). Et terminer en roue libre après le but de Benzema (58e) à mesure que les Aigles de Carthage baissaient de pied.La Marseillaise et Ben Arfa sifflés, une compo mystique de Ray, Boumsong à la rue, la surprise Fanni et Toulalan capitaine en fin de rencontre, ce match pas très amical valait en tout cas le détour. Défense de rire Vu le nombre de onze de départs différents qui circulaient dans la presse et sur le net, on sentait bien que Domenech nous préparait quelque chose. Point de Briand, Ben Arfa ou Sinama-Pongolle titulaires. Ni de Mexès ou de Squillacci. Non, le sélectionneur avait décidé de reconduire l'équipe qui avait terminé Roumanie - France (2-2), hormis les entrées de Fanni et Clichy. C'est à dire avec un Ribéry qui revient de blessure et venait de jouer 90 minutes trois jours plus tôt, et une charnière centrale Boumsong - Abidal qui n'a pas donné plus de garanties qu'à Constanta face à un attaquant de Ligue 2, Jemaâ, qui douchait la minorité de spectateurs tricolores du Stade de France à la demie-heure de jeu. Si le buteur lensois s'est aidé de la main pour contrôler le ballon devant Boum, il a surtout profité de l'attitude de spectateur du défenseur lyonnais, qui n'intervient au départ de l'action puis se fait dribbler comme un bleu. Ainsi que d'un Mandanda pas vraiment impérial sur son tir en angle fermé et qui devrait songer à se ressaisir avant que coach Ray ne souvienne, sait-on jamais, qu'il y a d'autres bons gardiens sélectionnables. Ce genre d'absences se paie cher à ce niveau, même face à un adversaire supposé inférieur. Et sans un contre à la Arsenal de Henry, qui réalisait un une-deux avec Gourcuff avant de fusiller Mathlouthi (1-1, 40e), les Bleus seraient sans doute rentrés au vestiaire avec un but à rattraper. Gourcuff et Fanni au bar Bien sûr, en deuxième période, l'équipe de France a déroulé face à des tunisiens qui avaient tout donné en première, dopés par le public et leur envie de se payer le grand frère. Tout juste entré, Ben Arfa répondait aux mécontents en lançant le second but d'Henry (2-1, 49e). Ouverture pour Benzema, centre en retrait pour Gourcuff et frappe dévissé qui se transforme en assist pour le renard TH (qui se mue peu à peu en Pipo Inzaghi). Puis Haggui, sous la pression de Fanni, relançait sur Benzema, à l'entrée de la surface, qui claquait le troisième but français. Mais les Bleus ne peuvent pas éternellement attendre de prendre un pion pour passer la surmultipliée. Tout n'est pourtant pas à jeter dans ce France - Tunisie qui nous aura livré une heure de football intense, avant que la litanie des changements (9 dans la dernière demi-heure dont 6 pour les Aigles) ne casse le rythme. Gourcuff a pu démontrer une fois de plus l'étendue de sa palette et de son activité (79 ballons en 79 minutes). Henry qu'il restait le buteur le plus efficace de l'EdF. Benzema a inscrit un but qui va lui faire du bien. Rod Fanni réalisé une première encourageante. Et Toulalan assumé son statut de nouveau taulier de l'entre jeu, s'offrant même cinq minutes de brassard après la sortie de Titi. Dommage que les incohérences citées plus haut viennent noircir le tableau. France : Mandanda - Fanni, Boumsong, Abidal, Clichy - Toulalan, A. Diarra - Gourcuff (Briand, 81e), Ribéry (Ben Arfa, 46e), Henry (Malouda, 84e)- Benzema (Sinama-Pongolle, 69e). Tunisie : Mathlouthi - Bousaidi, Haggui (Cap), Mikari, Ghezel - Belaïd (Essifi, 69e), Ragued (Darragi, 75e), Ben Yahia (Boujelbène, 64e), Felli, (Nafka, 86e), Ben Khalfallah (Mosrati, 90e) - Jemaâ (Ben Saada, 80e). Cartons Jaunes : Toulalan (66e), Boussaidi (84e) Buts : Jemaâ (30)e, Henry (40e, 49e), Benzema (58e) Faut-il craindre France - Tunisie ? Après France - Algérie (4-1 en 2001) et France - Maroc (2-2 en 2007), la trilogie maghrébine de l'équipe de France se poursuit ce mardi face à la Tunisie. Une rencontre où se mêlent politique, histoire, immigration et football, faisant craindre la survenue d'incidents similaires à ceux qui avaient émaillés les deux premiers épisodes.La fête gâchée ? La Marseillaise sera-t-elle sifflée ? Ben Arfa conspué ? La pelouse du Stade de France envahie en cas de déroute de la Tunisie ? Telles sont les questions qui se posent à l'approche de la visite des Aigles de Carthage dans l'Hexagone. Comme à chaque rencontre opposant la France à une de ses anciennes colonies. Si un scénario à la France - Algérie (le match avait été interrompu par l'irruption des supporters algériens sur le terrain à la 76e) paraît peu probable, les hommes politiques craignent forcément que l'hymne français ne soit pas respecté. Ce qui fut le cas lors du France - Maroc disputé en novembre 2007, sous les yeux de Bernard Laporte, qui sera le seul membre du gouvernement présent au SdF. Les supporters tunisiens seront tout cas nombreux, ce soir à Saint-Denis, où l'on attend environ 62 000 spectateurs. Soit 10 000 de plus que pour France - Serbie. Autant dire que les tribunes vibreront au moins autant pour les Aigles que pour les Bleus. Et que certains supporters tunisiens en profiteront pour siffler la Marseillaise et/ ou Hatem Ben Arfa, comme l'évoque L'Equipe du jour, sur la foi de propos lus sur internet. Attention, toutefois, à ne verser dans l'amalgame. Sur certains forums, comme celui de www.tunisie-foot.com, on en veut autant à l'international tunisien Ben Khalfallah d'avoir déclaré dans France Soir : "Cela sera un match particulier car j'ai l'impression de jouer contre mon pays. J'ai grandi ici, je vis ici, je joue ici. Je me sens plus français que tunisien !" Dernier test avant le Conseil Fédéral Dans ce contexte qui sera avant tout festif pour les ressortissants tunisiens et français d'origines tunisiennes qui ont rarement l'occasion de voir évoluer l'équipe nationale, les Bleus n'auront donc pas la tâche facile. Face à une formation probablement ultra-motivée, ils devront faire bonne figure à la veille du Conseil Fédéral qui doit officialisé le maintien de Raymond Domenech, ce malgré les nombreuses expérimentations mises en places par le sélectionneur. Notamment en défense, où le sélectionneur devrait tester sa 16e charnière centrale en 4 ans (Squillaci - Mexès) et lancer Rod Fanni à droite. Tandis que Jimmy Briand pourrait fêter sa première titularisation en Bleu. Coté tunisien, le sélectionneur portugais Humberto, qui a pris la succession de Roger Lemerre, ne devrait aligner que trois joueurs évoluant en France dans onze de départ : Jemaa (Lens), Ben Khalfallah (Caen) et Ben Frej (Le Mans). On suivra également la prestation du jeune Tijani Belaïd, qui évolue au Slavia Prague, ou de l'ancien strasbourgeois Karim Haggui, aujourd'hui au Bayer Lerverkusen. Notons enfin que deux chanteuses franco-tunisiennes, Laam et Amina, interpréteront les hymnes nationaux avant le coup d'envoi du match. C1 : L'UEFA charge l'Atletico Selon des informations relayés par une partie de la presse espagnole (Marca et El Mundo Deportivo) et confirmées officiellement ce mardi matin, l'UEFA a décidé de punir sévèrement l'Atletico Madrid suite aux incidents survenus lors de la réception de Marseille au stade Vicente Calderon, où des supporters olympiens avaient été durement chargés par la police espagnole. Les Rojiblancos devront notamment jouer leurs deux prochains matchs de Ligue des champions sur terrain neutre et à au moins 300 km de la capitale espagnole.Aguirre épinglé Fernando Torres ne refoulera donc pas la pelouse de son ancienne équipe, le 22 octobre avec Liverpool, tandis que la réception du PSV Eindhoven, le 26 novembre, devra elle aussi se jouer loin du Calderon. Un autre match avec sursis menace lui l'éventuel huitième de finale que disputerait l'Atletico. En prime, l'entraîneur Javier Aguirre, qui avait notamment insulté le Marseillais Valbuena, sera privé de banc de touche pour deux matchs. Et le club devra s'acquitter d'une amende de 150.000 euros pour les insultes racistes proférées par une partie du public de l'Atletico. De l'autre côté des Pyrénées, la nouvelle est forcément mal accueillie et on s'attend à ce que l'Atletico fasse appel des sanctions de l'UEFA, qui dénonce le "manque d'organisation" du club espagnol. A l'origine des incidents, une banderole déployée par les CU84, présenté par El Mundo Deportivo comme un des groupes d'ultras "les plus violents d'Europe", qui a débouché sur la charge de la police locale. "L'image du supporter de Marseille ensanglanté et la campagne anti-Atleti mené par la formation française après sa défaite au Calderon ont aggravé la décision des responsables de l'UEFA", ose même l'éditorialiste du Mundo Deportivo. Avec le Français Michel Platini à la tête de la Fédération européenne, la parano va en plus tourner à plein à régime d'ici au match retour entre l'Atletico et l'OM, le 9 décembre au Vélodrome. Souhaitons que les esprits se soient calmés d'ici là. Illustration : Un supporter marseillais en sang après la charge de la police espagnole (Sipa) Lampard - Gerrard ou l'association impossible En disposant du Kazakhstan, samedi (5-1), l'Angleterre a empoché son troisième succès en autant de matchs dans ces éliminatoires du Mondial 2010. Ce qui n'a pas empêché le public de Wembley de siffler Ashley Cole et les éditorialistes de critiquer la prestation des hommes de Fabio Capello, avec en ligne de mire l'association toujours aussi improductive entre Steven Gerrard et Frank Lampard. Une casse tête qui se transmet de sélectionneur en sélectionneur depuis l'Euro 2004.Un duo qui fait débat Si en France on a beaucoup glosé sur l'incompatibilité supposée entre Zinedine Zidane et Thierry Henry - une passe décisive du premier pour le second en 8 ans de vie commune sous le maillot bleu - nos amis anglais se livrent eux à un débat sans fin sur le manque de complémentarité entre "Stevie G" et "Lamps", deux milieux de terrain européens qui excellent pourtant leurs clubs respectifs (Liverpool et Chelsea) mais se marchent sur les pieds avec les Three Lions. Swen-Goran Eriksson et Steve McLaren se sont cassés les dents sur la question. Et le grand Fabio Capello semble lui-même à court d'idée, se contentant de constater que "la critique du duo Gerrard - Lampard est parfois dure." Malgré un tableau d'affichage flatteur, la victoire de l'Angleterre sur le modeste Kazakhstan est donc loin d'avoir ravi les supporters anglais. Avant le match, Don Fabio avait demandé au public d'être clément. Mais à 0-0 à la mi-temps, les sifflets sont descendus des travées de Wembley. Et les cinq buts inscrits après la pause n'ont pas suffit à chasser le doute. Selon le Guardian, on aurait même assisté au "5-1 le plus ridicule et inepte que nous ne verrez jamais." Et ce en grande partie à cause de la présence simultanée de Gerrard et Lampard sur la pelouse. En septembre dernier, la brillante prestation livrée face à la Croatie (4-1) avait pourtant ravi les commentateurs et les fans de la sélection. Ce jour-là, Frank Lampard avait été énorme. Normal, Steven Gerrard était de son côté forfait. Toujours d'après le Guardian, qui note que les deux gus n'ont marqué à eux deux que 27 buts en 134 matchs internationaux, il serait donc temps pour Capello de trouver une solution ou de trancher dans le vif, contrairement à ses prédécesseurs, en laissant l'une de ses stars sur le banc. Un choix qui pourrait intervenir dès mercredi face à la Bielorussie avec le retour de Joe Cole. Illustration : Lampard - Gerrard, un duo qui fait débat dans la sélection anglaise (Sipa) Roumanie 2-2 France : Une question de point de vue Sous pression médiatique depuis la déroute autrichienne (1-3) du mois de septembre, Raymond Domenech semble avoir sauvé sa peau après le nul ramené du déplacement en Roumanie (2-2), où l'équipe de France a montré du caractère en remontant deux buts d'écart. Mais les signes encourageants aperçus à Constanta, dont un duo Ribery - Gourcuff plein de promesses, ne doivent pas faire oublier les nuages qui planent dans le ciel bleu.Domenech et les girouettes Hier si critique envers le sélectionneur, le conseil fédéral et le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, la presse nous a presque chanté les louanges de Raymond Domemech et ses hommes, ce week-end après le point glané par les Tricolores. A juste titre, si l'on considère que remonter deux but à l'extérieur démontre une capacité de réaction intéressante. Que Gallas était absent. Que Vieira à dû déclarer forfait à l'échauffement. Et que les résultats des autres rencontres du groupe, notamment le nul concédé par l'Autriche aux Iles Féroé (1-1), laissent les Bleus dans une situation relativement favorable. "Ça sent bon pour Raymond", titre ainsi L'Equipe ce lundi, appuyant le maintien du sélectionneur après avoir écrit la semaine dernière qu'il pourrait gicler même en cas de succès en Roumanie. Comme on l'a déjà dit sur ce blog, changer de sélectionneur aujourd'hui après l'avoir confirmé au lendemain de l'Euro serait en effet inopportun. On peut en revanche s'interroger sur la manière dont les commentateurs soufflent le chaud et le froid sur les braises de l'équipe de France. Passant d'un pessimisme un peu trop prononcé à un optimisme limite béat. Le constat qu'on peut dresser sur les Bleus en ce mois d'octovre est-il pourtant si différent qu'en juillet ou septembre dernier ? Du mieux, mais...Certes, comme Vincent Duluc le disait dimanche soir sur le plateau de 100% Foot, il vaut mieux revenir de 0-2 à 2-2 que de dilapider une avance de deux buts. Certes, l'entente du duo Gourcuff - Ribéry - à l'origine, avec Toulalan, de la révolte et auteur des deux buts français - a donné du baume au cœur aux supporters de l'EdF. Certes, d'autres nations ont vécu des soirées encore plus difficiles en terre roumaine. Mais faut-il pour autant passer sous silence la première demi-heure calamiteuse qui a vu les Bleus encaisser deux buts par Petre (6e) et Goian (17e) ? Le premier suite à une perte de balle évitable et une absence de l'axe de la défense. Le second sur un duel perdu sur corner par Boumsong. Même si ce dernier assure avoir été victime d'une faute sur l'action. En l'absence de Gallas, Domenech n'avait peut-être pas quinze mille solutions pour former sa charnière centrale. Mais il est curieux qu'un joueur appelé en renfort, et qui joue très peu dans son club (Boumsong, donc), soit passé devant ceux qui faisaient d'entrée partie de la liste. Mexès aurait pu avoir l'occasion de se racheter après Autriche - France, et Squillaci de faire valoir son bon début de saison au FC Séville. Sans parler du mystère Evra, toujours pas à son vrai niveau sous le maillot bleu. La fébrilité de la défense française, largement remaniée ses derniers mois, commence à devenir un sérieux problèmes. Car en encaissant plus de deux pions par match (14 buts contre sur les six dernières rencontres), l'équipe de France va avoir dû mal à enchaîner les victoires. Consensus temporaire ? La "performance" des Bleus est aussi à mettre en relation avec l'opposition roumaine, elle aussi privée de quelques éléments clés, qui restait sur une dynamique de résultats inquiétants (défaite 0-3 à domicile devant la Lituanie, petit 1-0 aux Iles Féroé). N'oublions pas non plus que si Ribéry a été à deux doigts d'arracher la victoire sur une frappe un peu trop croisée (82e), Mutu a eu une énorme balle de 3-1 de la tête (45e), sur une nouvelle erreur de marquage, qui aurait pu accoucher d'un Autriche - France bis, quand le penalty concédé par Mexès était venu plomber les chances de retour des Français. L'avenir nous dira si une équipe est née, ou si les Bleus se sont découverts une âme, samedi à Constanta. En attendant, le chantier bleu est loin d'être terminé et son chef, qui devrait donc être à nouveau confirmé à l'issue de la réunion du Conseil Fédéral, mercredi au lendemain de France - Tunisie, a encore du pain sur la planche. Pas sûr, toutefois, que le consensus dont il semble bénéficier aujourd'hui survive à une nouvelle contre performance de sélection. Il est pourtant grand temps d'arrêter de dire tout et son contraire à propos de l'équipe de France. Voir le classement et le calendrier du groupe 7 Illustrations : L'émergence du duo Ribéry - Gourcuff ne doit pas masquer les problèmes qui restentà régler en équipe de France (Sipa); Mandanda et la défense française se sont encore montrés bien fébriles devant les partenaires de Florentin Petre (Sipa) Roumanie - France : Pas de calme avant la tempête A l'approche de son déplacement en Roumanie, samedi à Constanta, un climat pour le moins pourri règne autour de l'équipe de France. Entre la rumeur annonçant un débarquement de Raymond Domenech quelque soit le résultat, l'arrivée de Gérard Houllier comme nouveau favori à sa succession et la polémique entourant la blessure de Vieira, on en oublierait presque que les Bleus ont un match important à disputer dan l'optique de la qualification pour le Mondial 2010.Un sélectionneur sous pression Malgré la victoire obtenue face à la Serbie (2-1), le sort du sélectionneur national serait donc réglé, si l'on en croit les rumeurs persistantes relayées ici et là. Des rumeurs émanant de la FFF, rapportent les journaux qui les diffusent. Non contents d'avoir reconduit un technicien auquel ils ne croyaient plus, les gens de la Fédération se permettent aujourd'hui de le déstabiliser, et l'équipe de France avec, à quelques heures/jours d'une rencontre décisive. Une attitude déplorable qui démontre une fois de plus l'incompétence de la bande à Escalettes. Des mecs apparemment prêts à tout pour fuir leurs responsabilités et s'accrocher à leur siège. Pire encore, la rumeur présentant Gérard Houllier, l'actuel Directeur Technique National, comme possible successeur de Ray. Houllier, le type qui a convaincu le conseil fédéral ne pas virer Domenech en juillet dernier. Un scénario un peu fou (qui aurait pensé que Mr France - Bulgarie 1993 revienne aux commandes de l'EdF) que l'intéressé a démenti. Mais qui tient pourtant la route si l'on considère que la DTN perdrait de son influence en laissant un Blanc ou un Deschamps devenir sélectionneur. Pour ajouter à la confusion, Le Parisien "révélait" cette semaine que la blessure de Patrick Vieira pendant la préparation de l'Euro 2008 a failli être soignée à l'Actogevin, un produit non-commercialisé en France mais qui ne figure pas sur la liste des dopants. Info également démentie par un Pat "fou de rage". Un onze chamboulé Les questions - et les inquiétudes - concernant le terrain ne manquent pourtant pas au terme d'une semaine d'entraînement qui a vu les forfaits et les incertitudes s'accumuler. Gallas et Lassana Diarra seront ainsi indisponibles pour le déplacement en Roumanie. Tandis que Anelka et Ben Arfa souffrent de petits pépins physiques. Une situation qui a poussé Domenech à rappeler deux joueurs (Boumsong et Briand) et à multiplier les mises en place, notamment dans l'axe de la défense où il faudra trancher entre une paire Mexès-Abidal ou Boumsong-Abidal (à moins que Squillaci ?). De quoi contre-balancer la bonne nouvelle des retours de Vieira et Ribéry. D'autres joueurs sont eux aptes physiquement et performants en club, mais en proie à quelques états d'âme sous le maillot bleu. C'est le cas de Benzema, à qui l'on reproche exagérément de ne pas avoir le même rendement en équipe de France que sous le maillot de l'OL alors qu'il n'a que 20 ans. Ainsi que celui de Malouda, écarté des deux derniers matchs pour s'être épanché dans L'Equipe et qui était encore pressenti pour débuter sur le banc jusqu'à ce que Ben Arfa reçoive un coup au genou. Pour se rassurer, on peut toujours se dire que les Bleus ont pour habitude de répondre présent lorsqu'ils sont dos au mur. On a tout de même connu des contextes plus sereins avant d'aborder un rendez-vous où il ne faudra pas se louper. L'équipe probable : Mandanda - Sagna, Boumsong, Abidal, Evra - Vieira, Toulalan - Ribéry, Gourcuff, Malouda - Henry. Illustration : L'équipe de France cache sa joie avant d'affronter la Roumanie, samedi à Constanta (Sipa) Real Madrid : Benzema toujours dans le viseur Probablement inspiré par le dossier de L'Equipe consacré mercredi à notre Karim Benzema national, le quotidien espagnol AS a consacré sa une de jeudi à l'international français de l'Olympique Lyonnais, présenté comme la nouvelle priorité du Real Madrid pour le prochain mercato d'été.Une question de temps Depuis l'émergence du phénomène Benzema, meilleur buteur de L1 la saison dernière et auteur de grosses prestations en Ligue des champions, la presse espagnole ne cesse d'évoquer l'intérêt du Real pour la perle lyonnaise. Cet été, Benz n'était pas encore disposé à quitter son cocon de l'OL et le club Merengue était de son côté obnubilé par le transfert de Cristiano Ronaldo. La star portugaise étant finalement resté à Manchester United, la Maison Blanche pourrait donc relancer la piste Benzema en 2009. Selon AS, le Real suivrait de près l'évolution du Français depuis deux saisons. Considéré comme "un des attaquants d'avenir", il ferait l'unanimité au sein du club qui aurait déjà "contacté l'entourage du jeune homme pour connaître sa prédisposition à signer pour l'équipe madrilène". "S'ils arrivent à convaincre mon président, joueur à Madrid serait un rêve", aurait répondu KB, qui évoquait déjà son attirance pour le maillot blanc l'an passé dans l'émission C José : "S'il y a un club où je veux aller, c'est celui-là". Après avoir déjà déboursé 26 millions pour le transfert de Mahamadou Diarra, le Real sait qu'il devra toutefois faire face à un "des dirigeants les plus durs en négociations du football européen" en la personne de Jean-Michel Aulas. Le président lyonnais a fixé récemment la valeur de son joyau à 100 millions d'euros. Mais une indemnité de 50 millions suffirait probablement à conclure la transaction. Un tarif tout à fait dans les cordes du Real qui était prêt à en mettre 80 sur la tête de Cristiano Ronaldo cet été. Ronaldinho : "Je veux redevenir le numéro 1" Si ces performances sont encore en dent de scie, à l'image de celles du Milan AC qui a buté sur Cagliari (0-0) ce week-end après avoir signé trois succès de rang, Ronaldinho a retrouvé quelques couleurs sous le maillot rossonero. Soumis à une préparation physique personnalisée, le Brésilien non retenu par Dunga pour les deux prochains matchs de la Seleçao affiche ses ambitions dans un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport : retrouver son statut de meilleur joueur du monde et "rencontrer le Pape".Travail intensif "Je travaille intensément pour redevenir le numéro 1 et je vis actuellement une phase d'adaptation à une nouvelle réalité", a confié Dinho au quotidien italien. "Je dois seulement retrouver la continuité : parfois je joue bien, d'autres moins bien. Dans une dizaine de jours, je me sentirai beaucoup mieux." Brillant jeudi contre Zurich en Coupe de l'UEFA, le Ballon d'Or 2005 a effectivement eu du mal à enchaîner dimanche en championnat. Et le Milan est retombé dans ses travers en partageant les points avec Cagliari, lanterne rouge de la Série A qui restait pourtant sur une série de cinq défaites en autant de journées disputées. Alors que le propriétaire du club, Silvio Berlusconi, a suggéré à son entraîneur Carlo Ancelotti de faire jouer le brésilien comme second attaquant dans un 4-3-1-2 moins frileux que le sempiternelle arbre de noël milanais (4-3-2-1), Ronnie botte en touche : "Quand je serai en forme, il n'y aura pas de problèmes de positions, je pourrai jouer n'importe où." Cela ne l'avait d'ailleurs pas empêché de sortir un gros match lors du derby contre l'Inter, avec un but de la tête à la clé. "C'est un des plus beaux buts de ma carrière. Je crois que ce sera le premier d'une longue série sous le maillot rossonero. Ça m'a rappelé le but que j'avais marqué au Bernabeu avec le Barça." Avec l'éclosion de phénomènes comme Cristiano Ronaldo, Lionel Messi ou Sergio Agüero, Ronaldinho aura tout de même du mal à reprendre sa place de leader dans la hiérarchie des grands joueurs. Mais avec les miracles qu'est capable de réaliser le Milan Lab, il ne faut jamais dire jamais. Le renouveau de Valence Après six journées disputées dans la Liga, il est un peu tôt pour tirer des conclusions hâtives. Toujours est-il que la sensation de ce début de saison espagnole est sans conteste le Valencia CF, co-leader en compagnie de Villarreal. Un redressement surprenant pour une formation qui flirtait quelques mois plus tôt avec la relégation.La page Koeman est tournée En s'imposant "à l'italienne" (dixit AS), ce week-end face à la modeste équipe de Valladollid (0-1), Valence a été plus efficace que brillant. Une manière dont se contente parfaitement les socios du club "che" qui ne s'attendaient sans doute pas à voir leur équipe rejouer aussi vite le haut du tableau après le calvaire vécu la saison dernière suite au passage peu glorieux de Ronald Koeman sur le banc de touche. Lors de l'arrivé du coach néerlandais en remplacement de Sanchez Quique Flores, Valence était quatrième à quatre points du leader. Avec une moyenne de points deux fois inférieur à celle de son prédécesseur, l'ancienne idole du Barça n'aura même pas terminé la saison, suppléé par l'intérimaire Voro qui redressa le classement du club, finalement 10e de la Primera Division, en quelques journées. Mais alors qu'on annonçait une vague de départ des stars de l'équipe, dont les deux champions d'Europe David Villa et David Silva, le nouvel actionnaire principal Vicente Soriano a su conserver ses deux joyaux courtisés par le Real et la Barça. Pas de gros transferts à l'intersaison, juste l'arrivée d'un jeune entraîneur, Unai Emery (37 ans), qui faisait des miracles à la tête d'Almeria. Un choix judicieux puisque l'effectif en place, qui avait su montrer sa qualité en remportant la Coupe d'Espagne, ne demandait qu'à retrouver la confiance sous la houlette d'un nouveau technicien. Résultat, avec cinq victoires et un nul en six journées, Valence est le leader le plus intraitable des grands championnats (88% des points possibles), devant Lyon (80%), Chelsea (80%), Hambourg (76%) ou la Lazio (72%). Fer de lance de cette entame de championnat canon en l'absence de Silva, David Villa, meilleur buteur du championnat avec 6 réalisations, la joue évidemment modeste : "Nous ne sommes pas à la lutte pour le titre, ni avec Barcelone ni personne. Pour l'instant nous sommes devant, et ce qui nous importe c'est de battre les adversaires qui se présentent à nous dimanche après dimanche. Quand il restera deux mois de compétition, on verra qui est encore en course. Et j'espère qu'on en fera partie." Paroles sages si l'on considère que Valence n'a pas encore eu l'occasion de s'étalonner face à un des favoris au titre. Saint-Etienne, qui croisera la route de Valence lors des phases de poule de la Coupe de l'UEFA, est en tout cas prévenu : les Murcielagos (chauve-souris) sont de retour. Coupe de l'UEFA - tirage : Paris a la chair de poule Le tirage au sort des phases de groupe de la C3, qui se déroulent du 23 octobre au 18 décembre, n'ont pas été tendres avec les trois clubs français encore en course. Notamment le PSG qui devra en découdre en autres avec Schalke et Manchester City. Saint-Etienne et Nancy, qui héritent respectivement de Valence et du Deportivo La Corogne, ne sont pas en reste.Du lourd en perspective Représentant de la L1 a priori le plus protégé de par sa présence dans le chapeau 2, Paris a n'a finalement pas été épargné par les petites boules de l'UEFA. S'il évite le Milan AC, épouvantail du chapeau 1, le club de la capitale se retrouve donc aux côtés de Schalke, Manchester City, Santander et Twente dans une poule A où Paul Leguen ne pourra pas se contenter d'aligner son équipe bis pour terminer dans les trois premières places qualificatives. Preuve que la C3 n'est pas une compétition aussi faible qu'on veut bien le dire. Placé de son côté dans le chapeau 4, Nancy a peut-être évité le pire (Milan, Stuttgart, Sampdoria) mais n'aura pas non plus beaucoup de marge de manœuvre derrière le CSKA Moscou et le Deportivo La Corogne. Idem pour Saint-Etienne, qui aura notamment fort à faire contre l'actuel co-leader du championnat d'Espagne, Valence, même si Bruges, Rosenborg et Copenhague semblent des adversaires à sa portée. Groupe A: Le week-end des Français de l'étranger : Le cauchemar de CoupetPosté par Edouard le 06.10.08 à 16:29 | tags : arsenal, atletico, chelsea, fc barcelone, les français de l'étranger, liga, premier league, série a
Titulaire samedi lors du choc de la 6e journée de la Liga entre le FC Barcelone et l'Atletico Madrid, Grégory Coupet gardera un souvenir atroce du Nou Camp. Six buts encaissés, dont les trois premiers en cinq minutes, l'ancien lyonnais était aux premières loges pour assister à leçon donné par les Blaugrana à l'équipe sensation de ce début de saison. Sans être considéré comme le coupable principal du naufrage des Rojiblancos, Coupet, comparé par Marca à un "arbitre de tennis qui suit la balle du regard" sur le but de Gudjohnsen, n'a pas gagné des points dans son duel avec Leo Franco, le portier avec qui il partage le poste de titulaire.Son partenaire et compatriote Florent Sinama-Pongolle s'est lui battu tout seul à la pointe de l'attaque dans ce match à sens unique. Dans le camp adverse, Eric Abidal en a profité pour livrer une prestation solide, et Thierry Henry, entré en cours de jeu, y est allé de son but à la conclusion d'un joli mouvement catalan. "C'est la première fois que je vois une telle communion entre les joueurs et entre le public et l'équipe. Tout le monde était content", s'est même félicité Titi, plutôt habitué aux sifflets et autres mouchoirs blanc depuis son arrivée au Barça. Anelka - Malouda, tout va De nouveau titulaire grâce à la blessure de Didier Drogba, Nicolas Anelka n'a pas loupé l'occasion d'ajouter une unité à son compteur but avec Chelsea contre Aston Villa (2-0) . Très actif avant de sortir à la pause, il aurait également pu marquer sur une frappe repoussée par la barre de Friedel. Tout comme Florent Malouda, qui s'est signalé d'une belle tentative de demi-volée et enchaîne les performances sous le maillot des Blues. Arsenal et les chats noirs En déplacement chez les Black Cats de Sunderland, les french gunners n'ont pas réussi à effacer la défaite subie la semaine passée devant Hull City (1-2). Dans ce match où sept français ont foulé la pelouse (dont six en tant que titulaires), on notera le bon match de Malbranque, un Djibril Cissé esseulé en pointe et un Sagna pas au top côté Arsenal, qui fait du surplace au classement avec ce match nul (1-1). Traoré déjà mûr Armand Traoré, le jeune arrière gauche français prêté à Portsmouth par Arsenal, a realisé un match énorme lors de la victoire de Pompey sur Stoke (2-1). Qualifié d'homme du match par la plupart des médias anglais, le joueur âgé de 18 ans a "terrorisé le côté droit de Stoke avec une série de raids", dixit le site internet de Skysports. Avec Abidal, Evra, Clichy, Mathieu et, donc, Traoré, la France ne manque pas de solutions pour le flanc gauche de sa défense pour les années à venir. En bref Jérémy Aliadière a offert la victoire à Middlesrough sur la pelouse de Wigan (0-1), en marquant sur une action initiée par Didier Digard. Bonnes nouvelles pour l'équipe de France : Patrick Vieira et Franck Ribéry étaient tout deux titulaires ce week-end. Philippe Mexès aussi, sauf que le Romain est retombé dans ses vieux travers en se faisant expulser pour deux cartons jaunes. L1 - 8e j : Lyon chute à Rennes, Toulouse enchaîne
Coupe UEFA : Rennes loupe le train de l'Europe Après le trois sur cinq de l'an passé, les clubs français ont légèrement amélioré leur bilan dans ce premier tour de la Coupe de l'UEFA édition 2008-2009. Dommage que Rennes, battu sur la pelouse de Twente (1-0, 1-2 à l'aller) n'ait pu compléter le tableau. Paris, Nancy et Saint-Etienne défendront donc les couleurs de la L1 en phase de poule de la C3.Arbitrage douteux La Coupe d'Europe du pauvre a beau ne pas exciter grand monde à ce stade de la compétition, la déception était palpable dans les rangs bretons après la douloureuse défaite essuyée par le Stade Rennais aux Pays-Bas. Le but inscrit par les hommes de Steve McClaren à l'aller, un arbitrage douteux et une absence défensive sur un coup franc joué rapidement par Perez pour N'Kuffo, qui ne laissait aucune chance à Douchez (68e). Cruel pour des Rennais qui se sont vus refuser un but de Jimmy Briand pour un hors-jeu pas évident en première période (23e). "On ne conteste pas le but marqué par Twente qui est valable mais nous avons également marqué un but en 1ère mi-temps qui l'était tout autant", a pesté Pierre Dréossi . "Le match était largement à notre portée mais on a fait une erreur grossière qui nous coûte la qualification. Quand on fait un match de cette qualité on doit passer. Bafe Gomis - que pour la prestation livrée par les troupes de Laurent Roussey face à une opposition limitée qui a réduit le score en fin de match. Mais c'est toujours mieux que le petit 0-0 auquel a assisté le Parc des Princes lors de PSG-Kayserispor. Pour ses trois survivants, l'objectif est désormais de terminer dans les trois premières places des poules de cinq qui débutent le 23 octobre. Le tirage au sort aura lui lieu le 7 octobre et pourrait réserver quelques gros poissons aux équipes de L1, avec la présence du Milan AC, Tottenham, la Sampdoria, Manchester City, Benfica, Valence, Stuttgart, Hambourg ou le Deportivo La Corogne. Les résultats du premier tour de la Coupe de l'UEFA (entre parenthèses le score du match aller, en gras l'équipe qualifiée) : Wisla Krakow - Tottenham : 1-1 (1-2) Equipe de France - liste : Un ticket pour Sinama En vue des deux prochains matchs de l'équipe de France, en Roumanie le 11 octobre pour les éliminatoires du Mondial 2010 et face à la Tunisie le 14 en amical, Raymond Domenech a concocté une liste plutôt classique, où Franck Ribéry et Patrick Vieira font logiquement leur retour. Un petit nouveau fait tout de même son apparition, le buteur de l'Atletico Madrid Florent Sinama-Pongolle, tandis que Mathieu Flamini passe à la trappe.Retours de Vieira et Ribéry Alors que tout le monde s'interroge sur l'avenir des Bleus et de leur sélectionneur tant décrié, la vie suit son cours pour l'équipe de France. Ce jeudi à Clairefontaine, Domenech a ainsi repris son petit rituel en conférence de presse. L'occasion pour lui de répondre à la sortie de Grégory Coupet dans le France Football de mardi. "Je ne connais qu'une seule dictature, celle du résultat", a déclaré Ray, assurant qu'il régnait une bonne ambiance en équipe de France. Avec Franck Ribéry, les Bleus devraient en tout cas retrouver un peu d'humour dans la vie de groupe, et de percussion sur le terrain. Le retour du Bavarois, déjà bien affûté pour un joueur qui revient de trois mois de blessure, est très attendu. Tout comme celui de Patrick Vieira. "Quand il est bien il est exceptionnel, c'est un des meilleurs milieux en Europe", a rappelé Domenech au sujet de l'Intériste. "Franck, on le connaît aussi. Il a joué son premier match Mathieu Flamini, pas étincelant avec le Milan AC, et Samir Nasri, qui a rejoué cette semaine après trois semaines d'indisponibilité sur la touche, d'être écartés. Auteur d'une prestation énorme contre la Serbie, et encore très bon mercredi face à la Roma, Yoann Gourcuff a lui gagné le droit de revenir en deuxième semaine. Malgré son match cauchemardesque devant l'Autriche, Philippe Mexès est encore de la partie. Mais la vraie sensation de la liste nous vient donc de la première sélection de Florent Sinama-Pongolle, qui n'a joué jusque-là qu'avec les A', face au Mali. Domenech a dit apprécier "sa capacité à jouer les contre pieds, sa qualité technique". "Il a tous les postes, il peut jouer en pointe, derrière ou sur les côtés. Il a une capacité intéressante dans les prises de balle. Il est bien, ça serait dommage de ne pas le voir. Steve Mandanda (Marseille), Hugo Lloris (Lyon) Défenseurs : Eric Abidal (Barcelone/ESP), Bakari Sagna (Arsenal/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Patrice Evra (Manchester United/ANG), Rod Fanni (Rennes), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Sébastien Squillaci (FC Séville/ESP), Gaël Clichy (Arsenal/ANG) Milieux : Lassana Diarra (Portsmouth/ANG), Jérémy Toulalan (Lyon), Florent Malouda (Chelsea/ANG), Hatem Ben Arfa (Marseille), Alou Diarra (Bordeaux), Patrick Vieira (Inter Milan/ITA), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Yoann Gourcuff (Bordeaux) Attaquants : Thierry Henry (Barcelone/ESP), Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Karim Benzema (Lyon), Florent Sinama-Pongolle (Atletico Madrid/ESP) C1 : Ces petits qui n'ont pas peur des grandsPosté par Edouard le 02.10.08 à 13:06 | tags : ligue des champions
Si les trois clubs français engagés en Ligue des champions affichent pour l'instant un triste bilan peu glorieux (deux nuls et quatre défaites en six matchs), d'autres équipes encore moins cotées ont su tirer leur épingle du jeu lors des deux premières journées des phases de poule. En tête, les Chypriotes de l'Anorthosis Famagouste et les Roumains de Cluj, qui occupe chacun la deuxième place de leur groupe avec 4 points au compteur.Un exemple à suivre ? Malgré des effectifs pas trop dégueux, des stades convenables et des moyens financiers honnêtes, Lyon, Marseille et Bordeaux n'ont donc pas engrangé la moindre victoire en C1. Ce trio n'est pourtant pas des plus novices au niveau européen. Que ce soit l'OL, une des équipes les plus régulières dans l'épreuve, l'OM, qui y a encore participé l'an passé, où les Girondins, qui l'ont connu il y a deux saisons sous l'ère Ricardo. Chaque année, on nous explique que les représentants de la L1 ne peuvent pas lutter face aux monstres européens et leurs budgets pharaoniques. Mais il serait peut-être plus judicieux de regarder en bas pour comprendre comment des formations de seconde, voire troisième zone parviennent à obtenir parfois de meilleurs résultats. Déjà auteur de l'exploit de la première journée (victoire 2-1 sur la pelouse de l'AS Roma), Cluj a ainsi confirmé en neutralisant Chelsea (0-0), équipe qui avait pourtant balayé Bordeaux comme un fétu de paille quinze jours plus tôt (4-0). Un résultat plutôt mérité pour des Roumains qui ont concédé très peu d'occasions au finaliste de la dernière Ligue des champions et sont parvenus de leur côté à inquiéter Petr Cech sur quelques situations chaudes. Scolari avait pourtant aligné la meilleure équipe possible pour se déplacement au pays de Dracula. Bardon s'éclate Encore plus fort, l'Anorthosis Famagouste n'a lui fait q'une bouchée du Panathinaikos à Nicosie (3-1) après avoir tenu en échec le Werder à Brême (0-0). Certes, les Grecs ne sont pas des foudres de guerre. Mais que dire de cette formation chypriote classée 193e au coefficient UEFA, dont les stars se nomment Savio, brésilien passé par le Real Madrid et Bordeaux, Cedric Bardon (l'ex-lyonnais) ou Vincent Laban, ancien pensionnaire de la réserve du FC Nantes. Voilà au moins des joueurs français qui auront terminé la soirée avec le sourire, me direz-vous. Derrière ces deux surprenants petit poucets, on peut aussi noter la prestation des Biélorusses du BATE Borisov qui menaient 2-0 contre la Juventus, mardi, avant de se faire rattraper (2-2). Ou encore le nul ramené du Celtic Glasgow par les Danois d'Aalborg, lors de la première journée. Autant de preuves qu'avec un peu de détermination, d'enthousiasme et un bon brin de réussite, les outsiders sont en mesure de bousculer les favoris, même dans une compétition taillée pour les grandes équipes comme la Ligue des champions. A méditer pour nos clubs français... Illustration : Cedric Bardon, un des deux français de Famagouste, savoure les prestations de son équipe en C1 (Sipa) C1 : Bordeaux 1-3 Roma : Quand ça veut pas... Dominateurs face à des Italiens apathiques, les Girondins auront maîtrisé le sujet en première période, ouvrant le score par un Yoann Gourcuff (18e) en grande forme. Mais l'expulsion de Henrique est venue chambouler les plans de Laurent Blanc et réveiller la Roma. Vucinic (64e) et Baptista (71e, 83e) n'en demandaient pas tant.Gourcuff était au top A Stamford Bridge, il y a quinze jours, Bordeaux avait expérimenté face à Chelsea ce qu'on appelle une défaite sans appel (0-4). Opposé à une des équipes les plus redoutables en Europe et tétanisé par l'enjeu, le FCGB s'était promis de tout donner la prochaine fois. Ce qu'il a fait pour la réception de l'AS Rome. Et plutôt habilement. Gros pressing étouffant les visiteurs, Gourcuff à la manœuvre pour mettre le feu dans la défense et une doublette d'ailiers Obertan - Jussiê pour écarter. Tout se déroulait parfaitement, au point que le néo-international français, décisif lors du dernier match des Bleus contre la Serbie (2-1), s'offre l'ouverture du score d'une frappe sèche hors de portée de Doni (1-0, 18e). L'envie qui avait tant manqué face aux Blues étaient donc cette fois au rendez-vous. Et la Roma étant elle à côté de ses crampons, l'affaire sentait bon pour les Bordelais. Mais comme trop souvent en Ligue des champions, les formations françaises affichent une manque de concentration qui vient plomber les bonnes choses aperçues dans le jeu. Chauffé par ce vieux briscard de Panucci, le brésilien Henrique allait ainsi se faire expulser pour un coup de coude sur Perrotta (36e). Sans vraiment toucher l'Italien, certes. Mais ce geste stupide, qui plus est commis sur un coup franc en faveur de Bordeaux aux abords de la surface romaine, a bel et bien fait basculer le match. En prime, Jussiê quittait ses partenaires dans la même minute sur blessure. La Roma se réveille D'un niveau médiocre ce mercredi, la Roma aura mis le temps avant d'en profiter. Nerveux, les joueurs de Spalletti butait sur le bloc girondin et multipliait les fautes (4 cartons jaunes de la 55e à 61e). Mais dans la foulée des entrées de Baptista (51e) et Okaka (63e), un corner de De Rossi était repris de la tête par Vucinic, qui s'élevait au premier poteau devant Diawara et Valverde, sorti à contre-temps (1-1, 64e). Une fois le verrou sauté, l'issue était inévitable. Et Baptista se signalait d'un doublé, d'abord sur un coup franc au dessus du mur (71e), puis en reprenant un contre d'école mené par Vucinic et Taddei, qui envoyait le brésilien sur orbite d'un superbe centre sans contrôle (83e). "Je trouve ce match encourageant", a tenté de positiver Blanc après la rencontre, avant d'appuyer là où ça fait mal. "Ce qui est en revanche décourageant, c'est que nous avons fait jeu égal avec la Roma, jusqu'aux deux faits de jeu et que nous avons concédé deux buts sur coups de pied arrêtés évitables." Sur le plan comptable, son équipe accuse donc le coup, avec zéro point au compteur, contre trois pour la Roma, et quatre pour Chelsea et Cluj, qui ont fait match nul en Roumanie (0-0). Une équipe qui démontre qu'en Ligue des champions, tout se passe d'abord dans la tête. Bordeaux : Valverde - Chalmé, Henrique, Diawara, Jurietti (Gouffran, 78e) - Diarra - Fernando, Gourcuff, Jussiê (Wendel, 37e), Obertan (Planus, 40e)- Chamakh AS Rome : Doni, Cicinho, Mexes, Panucci, Riise - De Rossi - Taddei, Perrotta, Aquilani (Okaka, 63e), Menez (Baptista, 51e) - Vucinic (Brighi, 84e). Buts : Gourcuff (18e), Vucinic (64e), Baptista (71e, 83e) Cartons jaunes : A. Diarra (30e), Panucci (55e), Taddei (57e), Baptista (60e), De Rossi (61e), Chalmé (74e) Expulsion : Henrique (36e) Illustration : L'expulsion du Bordelais Henrique aura relancé une équipe romaine peu convaincante (Sipa) Atletico 2-1 Marseille : L'OM passe à côté Défaits au Vélodrome par Liverpool (1-2), les hommes d'Eric Gerets se devaient de ramener quelque chose de leur déplacement au Vicente Calderon. La malice du Kun Agüero (4e) et un coup franc détourné au premier poteau par Raul Garcia auront malheureusement eu raison des velléités phocéennes. L'égalisation de Niang (16e) avait pourtant redonné espoir aux Marseillais. Mais des erreurs défensives coupables ont scellé le sort de la rencontre. Et Liverpool ayant dominé le PSV (3-1), les chance de qualification de l'OM se trouvent fortement compromises.Un bourreau nommé Agüero Comme lors de la première journée, Marseille a réalisé une bonne prestation, tenant tête à un adversaire de qualité, mais terminant le match avec zéro point dans sa besace. Présents dans l'engagement et plutôt inspirés dans l'animation du jeu, les Phocéens ont donc encore péché sur des fautes de concentration. Face à Liverpool, on avait stigmatisé la perte de balle de M'Bami ou le penalty concédé par Zubar. Contre l'Atletico, c'est un tacle aussi inutile de Taiwo sur Agüero près de la ligne de touche qui aura illustré ce mal français en Coupe d'Europe. Le coup franc frappé par Pernia étant coupé au premier poteau par Raul Garcia sans réelle opposition (2-1, 42e). Il faut dire que face à un phénomène du niveau de Sergio Agüero, la naïveté défensive se paie cher. Le petit argentin aux jambes de feu a fait mal à la charnière Hilton - Erbate. Trouvant la faille dès la 4e minute sur un ballon piqué de Maxi Rodriguez qu'il contrôlait superbement avant d'ajuster Mandanda. Combinaison qui aurait pu marcher une seconde fois sans la vigilance du portier de l'équipe de France qui restait debout pour capter le lob du gendre de Maradona (5e). Et c'est encore ce diable de Kun - alliage rare de technique, de hargne et de sens du but - qui mettait Sinama-Pongolle en position de frappe après une deux, obligeant Mandanda à la parade (62e). Encore des regrets De son côté, Marseille ce sera procuré un nombre de situations offensives plus que satisfaisant à l'extérieur. L'action qui amène le but de la tête Niang (détente énorme sur un centre de Bonnart lancé à droite par Valbuena) est magnifique. Mais le Sénégalais n'eut pas la même réussite sur sa tentative de lob bien claquée par Leo Franco (40e) et son tir du gauche qui rasa le poteau du collègue de Grégory Coupet en fin de match (89e). Idem pour la frappe en pivot de Valbuena (68e), qui termina hors cadre comme la plupart des tentatives olympiennes. Un déficit d'efficacité qui dure depuis quelques matchs et doit être résolu au plus vite. L'OM aurait également pu mieux utiliser sa possession s'il ne s'était pas entêté à percuter dans l'axe avec son trio Valbuena - Ben Arfa - Ziani. Ce que les consignes d'Eric Gerets n'ont pas vraiment réussi à corriger après la pause. Mais il est aussi tombé sur une équipe au vice très sud-américain qui a su casser le rythme et mettre des coups plus discrets (1 carton jaune contre 3). Valbuena, victimes de plusieurs taquets, ou Hatem Ben Arfa, qui dû quitter ses coéquipiers après un vilain croche pied, peuvent en témoigner. Atletico Madrid : Franco - Perea, Heitinga, Ufjalusi, A. Lopez - Maxi Rodriguez (Ever Banega, 82e)), Raul Garcia, Assunçao, Miguel de las Cuevas (Luis Garcia, 82e) - Agüero, Sinama-Pongolle (Maniche, 67e). Marseille : Mandanda - Bonnart, Erbate (Zubar, 46e), Hilton, Taiwo (21e) - Ziani, Cana, Cheyrou - Ben Arfa (Zenden, 52e) - Valbuena (Kone, 76e), Niang. Buts : Agüero (4e), Niang (16e), Raul Garcia (42e) Cartons jaunes : Ben Arfa (13e), Taiwo (21e), Pernia (43e) Illustration : L'intenable Agüero aura fait beaucoup de mal à la défense marseille (Sipa) C1 : Marseille et Bordeaux face à leur destin
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