Archives > Novembre 2008OM - Atletico : La tension monte A l'approche des retrouvailles entre les deux clubs, les polémiques se multiplient dans la presse espagnole, tandis que les supporters marseillais attendent de pied ferme la venue de l'Atletico Madrid au Vélodrome, le 9 décembre.E-mails de menace Rencontre décisive pour l'OM dans la course à la troisième place du groupe D, qui lui permettrait de poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, la réception de l'Atletico se joue déjà en dehors du terrain depuis quelques semaines. D'un côté, des Phocéens remontés par l'incarcération depuis le 1er octobre d'un des leurs, Santos Mirasierra, dont le jugement a enfin été programmé pour le 3 décembre. De l'autre, un public et une presse espagnole qui n'ont pas digéré la sanction de l'UEFA (pourtant réduite à un match à huis clos remporté mercredi face au PSV) et se croient victimes d'un complot orchestré par Michel Platini. En pleine parano, Marca et AS, les deux quotidiens sportifs madrilènes, voyaient même la main du président de l'UEFA derrière le penalty généreusement accordé à Steven Gerrard lors de Liverpool - Atletico (1-1). Cette semaine, ils en ont remis une couche en condamnant le comportement des supporters olympiens, dont l'un d'eux a eu la fâcheuse idée de lancer un briquet sur ce même Stevie G. lors du déplacement de l'OM à Anfield (0-1), incident qui fera l'objet d'une enquête de la part de l'UEFA. Pour couronner le tout, les dirigeants de l'Atleti ont déclaré avoir reçu 200 e-mails de menace. Mercredi, c'est le stade du Vicente Calderon qui avait été recouvert de tags (voir photo) réclamant la libération de Santos. Tags qui seraient l'œuvre de "Bukaneros", "autrement dit des supporters du Rayo Vallecano, assez proches de ceux de l'OM", dixit La Provence. Dans ce contexte houleux, l'Atletico a donc à nouveau déconseillé à ses socios de £ faire le déplacement à Marseille. Les joueurs espagnols ont eux annoncé qu'ils rendraient au Vélodrome pour gagner. Espérons surtout que ce ne soit pas le football qui en ressorte perdant. PS : TF1 ayant choisi de diffuser AS Roma - Bordeaux, le mardi 9 décembre, la rencontre OM - Atlético ne sera malheureusement visible que sur Foot+. C1 : L'apprentissage continue pour Bordeaux et Marseille Balayés à Stamford Bridge deux mois plus tôt, les Girondins ont cette fois tenu tête à Chelsea (1-1) et peuvent encore se qualifier pour les huitièmes de finale en cas de victoire à Rome lors de la dernière journée. L'OM a lui chuté à Liverpool, mais garde la tête haute et son destin entre les mains pour être reversé en Coupe de l'UEFA. Quoiqu'il se passe dans quinze jours, les deux clubs français auront beaucoup appris dans cette phase de groupe de la Ligue des champions.L'exemple lyonnais Si Bordeaux et Marseille sont encore loin de Lyon, seule équipe avec Arsenal et le Real Madrid à avoir atteint les huitièmes de finale des 6 dernières éditions de la C1, ils ne repartiront, quoiqu'il arrive, pas bredouille de la grande épreuve européenne. L'OL n'a pas construit sa culture européenne en un jour. Lui aussi en a bavé, est sorti perdant de matchs qu'il pensait pouvoir gagner, a ruminé les petits détails qui font toute la différence à ce niveau. Avant de savoir lui-même comment aborder ces rencontres où la gestion des temps forts est primordiale, et l'expérience souvent irremplaçable. Des deux apprentis, les Girondins semblent donc être ceux qui ont le plus progressé. Initialement étrillés à Chelsea (0-4), puis battu à Chaban-Delmas par la Roma (1-3) alors qu'ils avaient dominé jusqu'à l'expulsion d'Henrique, les hommes de Laurent Blanc se sont appliqués à battre deux fois Cluj. Ce mercredi, pour leur second rendez-vous avec les Blues, ils auraient même pu s'imposer avec un peu plus d'efficacité. Et sans l'erreur qui permis à Nicolas Anelka de se présenter en duel face au tendre Valverde (1-0, 60e), l'issue aurait pu être tout autre. Car c'est bien Bordeaux qui s'est montré le plus entreprenant (14 tirs à 4), porté par un Gourcuff flamboyant qui s'offrait un enchaînement roulette frappe du gauche digne de qui vous savez (27e), après avoir chauffé le crane de John Terry avec ses tricotages (22e, jaune pour le capitaine des Blues). Capitaliser l'expérience De fait, la nervosité était du côté des Londoniens, qui avaient besoin de s'imposer pour valider leur qualification après avoir loupé le coche lors de la précédente journée face à la Roma (1-3). Les Bordelais n'ont eux pas baissé les bras malgré l'ouverture du score d'Anelka. Et Alou Diarra arrachait le nul en reprennent un corner de la tête (1-1, 83e). Avant que Frank Lampard ne récolte son second jaune de la soirée (86e). "On s'est fait respecter, on les a bien pressés", appréciait d'ailleurs Laurent Blanc après le match. "Les joueurs ont fait beaucoup d'efforts. Il fallait des qualités physiques et mentales pour rivaliser avec une formation comme Chelsea. Dans ce domaine, je suis très satisfait. Nous avons réalisé le match presque parfait." Pour l'OM, le constat est à peu près similaire, même si les joueurs d'Eric Gerets n'ont au final récolté que trois petits points en cinq matchs. "Globalement, à part le match au PSV, qui était un scandale, lors de tous les autres matches de Champions League, on méritait à chaque fois au moins un point", juge le coach belge. A Anfield, son équipe a effectivement eu plus de bonnes situations que son adversaire. Sauf que le vécu de Liverpool et le talent de son de emblème, Steven Gerrard, ont fait la différence. Marseille se battra donc dans quinze jours pour conserver sa troisième place et poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, où il pourra continuer à se faire la main. Que manque-t-il donc à Bordeaux et Marseille pour franchir un palier et rejoindre l'OL dans la cour des presque grands d'Europe ? Du temps, donc. Mais aussi (surtout ?) un minimum de continuité dans le groupe et le projet sportif. Conditions sine qua non pour ne pas réitérer chaque année les mêmes erreurs. Bordeaux l'a déjà compris, et possède une équipe jeune qui ne demande qu'à progresser. Habitué à chambouler son effectif plus que de raison, l'OM serait inspiré d'en faire de même pour capitaliser l'expérience accumulée lors de ses deux campagnes de Ligue des champions consécutives. C1 : Benzema parmi les grands Auteur d'un but superbe lors de la victoire de l'OL face à la Fiorentina (2-1), en plus de sa passe décisive sur l'ouverture du score de Jean II Makoun, Karim Benzema a rejoint la tête du classement des scoreurs de la Ligue des champions avec quatre réalisations. Ce qui porte son total de buts en C1 à 11 unités en 16 matchs. Un rythme d'enfer qui le place parmi les meilleurs spécialistes du genre.Un ratio impressionnant Si l'increvable Raul et ses 62 buts en Ligue des champions (64 si on rajoute ceux inscrits en Coupe des clubs champions) sont encore loin, le jeune buteur lyonnais affiche déjà un ratio impressionnant de 0,69 buts par match dans la compétition. Bien mieux que l'idole du Real Madrid (0,52), qui a disputé 120 rencontres de C1. Mais un poil en dessous du buteur européen le plus efficace, Ruud van Nistelrooy, qui compte 60 pions en 80 sorties (0,75). Non content d'avoir validé la qualification de l'OL pour les huitièmes de finale, Benzema partage donc la tête du classement des buteurs de l'édition 2008-2009 aux côtés de Lionel Messi (FC Barcelone), Dimitar Berbatov, Alessandro Del Piero (Juventus) et Steven Gerrard (Liverpool). Rien d'étonnant pour un joueur qui a inscrit le premier but officiel de sa jeune carrière en Ligue des champions, le 6 décembre 2005 face à Rosenborg. Il n'avait alors que 17 ans. Pour ne rien gâcher, "Benzebut" prend la peine de planter des buts de grande classe quand vient l'heure de la Coupe aux grandes oreilles. Comme en témoigne ce top 3 subjectif : Benzema – Manchester United : Arsenal : Quel avenir pour William Gallas ? Ecarté de l'équipe le week-end dernier et déchu de son statut de capitaine du club au profit de Cesc Fabregas suite aux querelles de vestiaires rendues publiques dans son autobiographie, William Gallas devrait réintégrer le onze de départ d'Arsenal, ce mardi en Ligue des champions. Mais l'avenir du Français, pris en grippe par la presse anglaise, demeure remplit d'incertitudes.Le point de rupture Birmingham, en février dernier. Un peu plus tôt dans le match, l'attaquant croate Eduardo da Silva s'est fait briser la jambe par un certain Martin Taylor. Les Gunners sont sous le choc. Gaël Clichy concède un penalty. Gallas, lui, pète une durite et va s'asseoir au milieu de terrain (voir photo) pendant que le tir de réparation est exécuté. Une attitude qui lui n'aura jamais vraiment été pardonné par la presse, les supporters d'Arsenal et, dit-on, une partie du vestiaire. Depuis ce jour, Gallas est en sursis. Plus rien ne lui ait passé. Et c'est sans surprise que la cocote minute a explosé en ce mois de novembre, suite aux propos tenus par le joueur à l'encontre de certains de ses coéquipiers. Mis en cause sans être cités mais reconnu par tous, Robin van Persie et Samir Nasri en ont donc pris pour leur grade dans l'autobiographie de Willy. Rien de bien méchant, me direz-vous. Une sincérité même louable dans un monde aseptisé où on se plaint assez souvent de la langue de bois. Sauf que l'international français est tout sauf irréprochable sur le terrain, et que la mentalité anglaise ne tolère pas qu'un capitaine digne de ce nom lave son linge sale en public alors que son club traverse une période difficile. Arsène Wenger n'a donc eu d'autre choix de que d'écarter Gallas le week-end dernier. Et Arsenal a chuté lourdement à Manchester City (0-3). En l'absence de Kolo Touré, Wenger a annoncé que Gallas retrouverait sa place ce soir face au Dynamo Kiev. "William est un joueur et un homme que je considère. J'ai un grand respect pour lui et je l'apprécie personnellement. Il travaillait en tant que capitaine sous une pression considérable. Et à un certain moment, vous ne voulez pas que cette pression l'affecte, lui ou l'équipe", a déclaré le manager français, espérant que le fait de perdre le brassard et les responsabilités qui vont avec pourraient marquer un "nouveau départ" pour l'ancien joueur de Chelsea. Reste à savoir si ce dernier résistera à la foudre des tabloïds, qui risque de ne plus le lâcher. L1 - 15e j : Paris aime la pêche au gros Après Bordeaux et Marseille, le PSG a ajouté Lyon à son tableau de chasse, samedi au Parc des Princes (1-0). Soit trois victoires en trois matchs face aux équipes qui composaient le podium de la saison dernière.Une tendance à confirmer Si battre systématiquement les formations qui vous sont inférieures sur le papier reste le moyen le plus efficace de bien figurer dans un championnat, le PSG version 2008-2009 semble se faire une spécialité des gros coups. Dominer les grosses cylindrées ne rapporte certes pas plus de points au compteur. Mais cette tendance, qui demande à être confirmée notamment en Coupe de l'UEFA, démontre peut-être le renouveau que vit le club de la capitale depuis le début de saison, la pertinence de son mercato estival et des choix tactiques de Paul Le Guen. Déjà tombeurs des Girondins au Parc sur un but de Guillaume Hoarau (1-0), en promenade au Vélodrome face à l'OM (4-2), Paris a donc réalisé la passe de trois en faisant chuter l'OL sur un but de la tête de Ludovic Giuly, empochant du coup son troisième succès consécutif en Ligue 1 (quatre si l'on ajoute celle face à Nancy en Coupe de la Ligue). On pourra arguer que le Bordeaux de la 2e journée n'était pas encore au top, que Marseille est surcoté ou que Lyon avait la tête à son déplacement de mardi à la Fiorentina. Toujours est-il que cette équipe moribonde il y a encore quelques mois revit cette saison à travers les grands chocs du championnat. Les fruits du mercato Face à ce même trio, le PSG n'avait pris l'an passé qu'un petit point sur dix-huit possibles (contre l'OM). Il n'y avait pas encore Claude Makelele, sa hargne et son expérience de la faute utile pour épauler Jérémy Clément. Ni Stéphane Sessegnon et sa capacité d'élimination par le dribble, Giuly et son envie de revanche après une saison obscure à l'AS Rome ou le grand Hoarau, qui sert à la fois de point d'appui pour faire remonter l'équipe, de buteur et de rempart défensif face aux coups de pieds arrêtés adverses. Sans parler du niveau de jeu retrouvé de Mickaël Landreau et Peguy Luyindula (quand il joue), de l'explosion de Ceara ou du retour de Sammy Traoré, après une saison de prêt à Auxerre. Sans être à l'abris d'une rechute, Paris est bel et bien sur la voie de guérison. Et le docteur Le Guen a enfin trouvé le système adéquat pour tirer le meilleure de son équipe, notamment avec le recentrage de Giuly, qui s'épuise mois que sur un côté, et le retour de Clément dans le onze au côté de Make, ou le repositionnement de Sessegnon, plus utile près de la surface adverse qu'à la récupération. En bémol, on précisera que ce PSG-là joue surtout très bien le contre, parfois à l'excès comme face à Lille à domicile (1-0), ce qui explique qu'il réussisse ainsi face aux gros du championnat. Mais à voir l'énervement des Lyonnais samedi, et surtout de Juninho expulsé pour un mauvais geste sur Armand, et les opportunités que sont procurés les Parisiens devant le but d'Hugo Lloris, il serait bête de ne pas continuer sur cette voie. Première réussie pour l'Argentine de Maradona Le stade d'Hampden Park a accueilli ce mercredi l'événement de cette soirée consacrée aux rencontres internationales, à savoir les débuts comme sélectionneur de l'Argentine de Diego Maradona. Un entrée en matière plutôt encourageante, puisque l'Albiceleste s'est imposée sans Riquelme, Agüero ni Messi, sous les yeux d'un "Dieguito" qui a tranquillement assisté à la prestation de ses troupes.La motivation selon Diego S'il faudra attendre encore un peu pour tirer les premières conclusions sur le règne de Maradona à la tête des ciel et blanc, privés de joueurs majeurs et opposés à une formation écossaise un peu faiblarde, ceux qui espéraient faire leur choix gras de l'exubérance d'"El Diez" vont pour l'instant en rester sur leur faim. Diego a été assez sage, ne se levant qu'à de rares reprises pour hurler quelques consignes (voir photo). A moins que ce ne soit le manque d'intensité et d'enjeu de la rencontre qui ait permis à "Pelusa" (la peluche) de rester zen. Ou la complication de la grossesse de sa fille Giannina qui lui ait accaparé l'esprit. Malgré ce petit 1-0 (but signé Maxi Rodriguez) qui ne restera pas dans les annales, le quotidien argentin Olé ne boude pas son plaisir, et voit déjà la touche de Maradona transparaître dans le jeu de la sélection, qui avait tendance à bafouiller ses derniers mois. Une patte qui s'est vu dans la volonté réaffirmée de jouer au sol, rien qu'au sol, pour profiter des qualités naturelles des techniciens maisons. Mais aussi dans la motivation communiquée par le nouveau sélectionneur : "Si je pouvais, je jouerai ce match même comme gardien de but. Vous savez comme je vous envie, bande de fils de putes ?", aurait même lâché l'inimitable Diego deux heures et demi avant match, d'après Olé qui précise que l'insulte est ici amicale. Plus sobre face aux journalistes, Maradona se montrait plutôt satisfait à l'issue de la rencontre : "L'Argentine a réalisé 25 premières minutes brillantes et la victoire est totalement mérité. Nous avons ensuite rendu le ballon, mais l'Ecosse n'a pu en profiter. Nous aurions pu mieux tenir le ballon et obtenir un meilleur résultat." En attendant le retour du trio Riquelme - Messi - Agüero, ce dernier étant parti rejoindre sa femme et fille de Marado à Madrid, c'est déjà pas mal. Les Bleus savent en tout cas à quoi s'attendre pour la venue de l'Albiceleste, le 11 février à Marseille. France 0 - 0 Uruguay : Voyage au bout de l'ennui Pour leur dernière sortie de l'année 2008, les Bleus n'avaient pas ramené de cadeaux dans leur hotte pour le public du Stade de France, pourtant bien garni en ce mois de novembre. Rien ne sera venu égayer ce France - Uruguay soporifique, si ce n'est la première sélection de Steve Savidan, la présence d'Hugo Lloris dans les buts, le retour de Patrick Vieira ou la nouvelle chance donnée à Philippe Mexès en défense centrale.Ni sifflets, ni buts Bernard Laporte et le gouvernement français peuvent être soulagés. La Marseillaise n'a pas été sifflée, l'ambiance était bon enfant. Les près de 80 000 personnes qui avaient fait le déplacement, chiffre atteint grâce à une promo à dix euros la place en prix d'appel, n'ont elles pas été vraiment récompensées. Les occasions de buts et les belles actions sont restées au vestiaire. Un scénario qu'on pouvait malheureusement craindre, entre des Uruguayens venus chercher le nul à Saint-Denis et des Tricolores pas plus motivés que ça. Surtout à une semaine d'une 5e de journée de la Ligue des Champions ultra décisive, en plein cœur d'un automne où le calendrier laisse peu de répit aux organismes. Comme l'avait pressenti Domenech, cette rencontre devait donc au moins servir à lancer ou relancer certains joueurs. On a ainsi pu découvrir Hugo Lloris, déjà apparu deux fois en A', mais qui n'a pas eu beaucoup de boulot pour sa première véritable sélection. Le trentenaire Steve Sadivan a lui pu disputer toute la seconde période, sans pouvoir troubler l'apathie générale. Patrick Vieira a rejoué mais pas trop (une mi-temps), vu la jurisprudence imposée par ses problèmes musculaires. Tout comme Philippe Mexès, mis de côté depuis Autriche - France (3-1) et positionné comme stoppeur droit, son poste à la Roma, au détriment de William Gallas, moins à l'aise à gauche. L'envie de Savidan Après coup, on se dit même que le sélectionneur aurait même pu pousser son raisonnement encore plus loin en offrant leur première cape à Jérôme Leroy, Mickaël Pagis ou Benoît Cheyrou. Car il n'y a vraiment rien à retenir de ses 90 minutes chiantes comme la pluie, où les Bleus ne seront procurés que des demies opportunités, comme sur cette d'Anelka un peu trop décroisée (17e) ou ce contrôle frappe de Savidan (63e). Et c'est finalement le Caennais qui aura le plus tenté de mettre le feu à la partie, avec notamment deux tentatives de retourné pas loin d'être décisives. Point positif, les hommes de Raymond Domenech n'ont pas pris de but pour la première fois depuis huit matchs et le France - Roumanie de l'Euro 2008. A part ça, vivement la venue de l'Argentine de Maradona au Vélodrome, le 11 février prochain. Fiche du match : France : Lloris - Fanni, Mexès, Gallas, Evra - Vieira (A. Diarra, 46e), Toulalan - Ribéry (Benzema, 57e), Gourcuff (Nasri, 72e), Henry (Briand, 72) - Anelka (Savidan, 46e). Uruguay : Carini - Silva, Godin (Valdes, 19e), Lugano, Caceres - M. Pereira, Gargano, A. Pereira (Cardaccio, 71e), Rodriguez (Sanchez, 82e) - Suarez (Abreu, 69e), Forlan Cartons jaunes : Caceres (40e), Pereira (59e) , Sanchez (90e) Le week-end des Français de l'étranger : Anelka marche sur l'eau
L1 - 14e j : Lyon intraitable L'OL a remporté le choc du week-end face à Bordeaux (2-1), reléguant les Girondins à neuf longueurs, et Marseille, battu par Lorient (2-3), à sept. Le réalisme des septuples champions de France et le talent de sa star, Karim Benzema, ont encore frappé. Rennes, Nice et Toulouse ont eux confirmé leur position dans la course aux places européennes.Benz de luxe Dominé, bousculé, malmené, Lyon n'en est pas moins sorti vainqueur du choc de cette 14e journée de championnat. On aura pourtant rarement vu les Gones autant ballottés devant leur public de Gerland face des Girondins qui ont monopolisé le ballon (65% de possession) et multiplié les tirs (23 dont 10 cadrés). Pis, selon les stats de L'Equipe, l'OL a même terminé la rencontre avec le pourcentage de passes réussies le plus faible enregistrée par une formation de L1 cette saison (54%). Mais il a fini par s'imposer, faisant à nouveau parler son expérience des grands rendez-vous. Et, dans quelques mois, on se souviendra sûrement de ce week-end comme celui qui a fait basculer la course au titre. Bien plus que de la manière avec laquelle les hommes de Claude Puel ont fait chuté ceux de Laurent Blanc. De fait, Lyon aura surtout souffert au cours de la première demi-heure, aligné dans un 4-4-2 qui n'était pas approprié au défi proposé par les Bordelais dans l'entre jeu. Encore eut-il fallu que ces derniers mettent à profit ce temps fort. Ce ne fut pas le cas et la punition est donc venue, d'abord sur une deux Fred - Benzema, qui débloquait la situation (33e). Puis sur une frappe déviée de Kim Källström, qui trompait Valverde cinq minutes plus tard (38e). Talent et réussite, un cocktail qui a fait tourner la tête des partenaires d'Alou Diarra, qui doivent se demander ce qu'ils pouvaient faire de plus pour s'offrir le scalp du leader. "S'il n'y avait pas cette erreur d'inattention sur le but de Benzema, je n'aurais aucun reproche à faire à mes joueurs au terme de la rencontre", constatait Blanc après le match. Le président a beau déclaré que "l'écart n'est pas insurmontable", les neuf points qui séparent maintenant son équipe de l'OL vont être extrêmement durs à combler. Ce qui vaut aussi pour les sept unités de retard de l'OM, battu chez lui à Lorient (2-3) en encaissant trois buts dans le dernier quart d'heure. "Une tragédie", dixit Eric Gerets, dont les Marseillais vont devoir se remettre avant d'entamer une série dingue avec Lille, Toulouse, Nice et Lyon au menu en championnat, plus Liverpool et l'Atletico en Ligue des champions. Soit six matchs de haut ou très haut niveau à négocier en trois semaines. Fini le top 3 ? L'idée d'un top 3 français composé par Lyon, Marseille et Bordeaux a donc peut-être volé en éclat. Rennes, Nice et Toulouse ont tous gagné ce week-end, reléguant les Girondins à la 6e place. Lille et Paris en ont fait de même et se replacent dans la course à l'Europe. Derrière les Gones, sept équipes se tiennent désormais en trois points. Ce qui nous ramène à la bonne vieille rengaine d'une Ligue 1 où il y a l'OL et les autres. Ça fait sept ans que ça dure et on voit mal ce qui privera Juninho et Sidney Govou d'un 8e titre consécutif en mai prochain, même si beaucoup de choses peuvent encore changer d'ici là.
A suivre ce week-end : Lyon - Bordeaux, le derby romain, Madrid en péril et Man U vs Rory Delap La Ligue 1 pourrait connaître un premier tournant dimanche avec la visite des Girondins à Gerland qui pourrait voir l'OL prendre neuf longueurs d'avance sur son dauphin de la saison dernière en cas de succès. En Série A, la Roma accueille son voisin et ennemi de la Lazio la peur au ventre. Du côté de la Liga, le Real Madrid de Bernd Schuster joue lui très gros en déplacement à Valladollid. Outre-Manche, Manchester United, qui reçoit Stoke City, tentera de résister aux redoutables touches longues de Rory Delap.Bordeaux pour rester en course Après le Bordeaux - Marseille (1-1) de la 5e journée, le championnat de France s'offre ce week-end un deuxième choc entre les plus sérieux prétendants au titre (dimanche 21h sur Canal Plus). Avec quatre et six points d'avance sur les Olympiens et les Girondins, Lyon a l'occasion de frapper un grand coup en s'imposant face à un concurrent. Certes, les hommes de Laurent Blanc ne seraient pas hors course en cas de défaite. Mais un retard de neuf points commencerait à faire beaucoup. L'an passé, le titre s'était d'ailleurs joué en grande partie dans les confrontations directes, Bordeaux ayant perdu deux fois face à l'OL pour terminer à quatre unités du septuple champion de France au classement final. 11e équipe à l'extérieur, Bordeaux va donc devoir sortir le grand jeu pour déjouer les pronostics et gratter au moins le nul sur la pelouse de Gerland, objectif reconnu cette semaine par Marouane Chamakh : "Même prendre un point chez eux ce serait bien, il ne faut pas les laisser partir devant au classement." Pour lancer les hostilités, le président lyonnais Jean-Michel Aulas a de son côté fait de part de son intérêt pour la perle bordelaise Yoann Gourcuff, prêté par le Milan AC : "Evidemment, c'est un joueur qui intéresse l'Olympique Lyonnais, je dirais quel que soit le prix. C'est vraiment un joueur de grand talent et qui a son avenir devant lui. Je ne dis pas ça pour concurrencer Bordeaux. N'importe quel grand club serait intéressé." Totti privé de derby ? Chaud par définition, le derby Roma - Lazio programmé dimanche (21h sur Canal Plus Sport) prend une tournure encore plus dramatique avec la situation périlleuse de la Louve, 17e avec un petit point d'avance sur la zone de relégation. Déjà privés de Aquilani, Montella (blessés) et Pizarro (suspendu), le coach Luciano Spalletti risque en plus de devoir se passer de son capitaine Francesco Totti, qui a dû quitter l'entraînement vendredi en raison de douleurs au genou. Rien de très rassurant à l'heure d'affronter une Lazio qui réalise une entame de championnat canon (5e à deux longueurs des leaders). Le Real en quête de rachatSale temps pour le Real Madrid. Battus deux fois par la Juve en C1, éliminés de la Coupe du Roi par un club de D3 (Real Union), peu convaincants en championnat et abonnés à l'infirmerie (Pepe, Metzelder, Diarra, De la Red, Robben), les Merengue ont en prime enregistré le forfait de Ruud van Nistelrooy pour le reste de la saison. L'entraîneur allemand Bernd Schuster sera-t-il démis de ses fonctions en cas de défaite à Valladollid (samedi 20h25 sur Canal Plus Sport), comme l'a affirmé la presse espagnole cette semaine ? Les réunions de crise se sont en tout cas multipliées. Et les joueurs devront montrer sur le terrain que le soutien affiché à "Bernardo" dans les journaux n'est pas que de façade. Man U attend Delap Nouvelle terreur de la Premier League avec ses touches longues de quarante mètres qui ont été à l'origine de 7 des 13 buts de Stoke City, Rory Delap fera trembler ce week-end le public d'Old Trafford (samedi 15h). Les joueurs de Manchester United se sont donc préparés à répondre à la menace. "On a travaillé là-dessus, bien sûr, et on a une ou deux idées", a expliqué Edwin van der Sar. "Il faut toujours se concentrer sur les coups de pieds arrêtés adverses, normalement les corners et les coups francs. Mais là ce sont des touches longues, donc c'est une différente approche." Cassano dit tout (et n'importe quoi) Trublion numéro un du football italien, plus connu pour ses frasques que ses exploits sportifs, Antonio Cassano sort à 26 ans sa première autobiographie, Dico Tutto (je dis tout), qui sort le 19 novembre de l'autre côté des Alpes. Un recueil d'anecdotes croustillantes et de petites phrases assassines dont la Gazzetta dello Sport a publié les bonnes feuilles. Du pain béni pour nous autres journaleux.Parmi les innombrables facéties du "Talentino", on retient bien sûr ses rapports houleux avec ses ex-entraîneurs, Fabio Capello en tête qui l'a dirigé à l'AS Rome et au Real Madrid : "A Tarragone, Capello m'a fait m'échauffer pendant toute la seconde mi-temps avec Ronaldo. Dans le vestiaire, je me suis approché pour lui dire que c'était une merde, et qu'il était plus faux qu'un billet de Monopoly". Car c'est bien lors de son passage dans la capitale espagnole que celui qui revendique "4 fiancées et 600 à 700 conquêtes", a le plus pété les plombs : "Le pire c'était à Madrid parce qu'on vivait à l'hôtel. Je m'étais fait pote avec un serveur. Il devait me ramener trois ou quatre croissants après avoir fait l'amour. Il ramenait les croissants, moi je lui filais la fille. Du sexe et de la bouffe, la nuit parfaite." Et de préciser que c'est après avoir tirer sa crampe qu'il brillait sur le terrain. "Regardez le 4-0 de Roma - Juve. J'avais eu un rapport sexuel ce dimanche matin avec une des nombreuses amies de l'époque." Jouant aussi sur la corde sensible, Cassano revient sur son enfance difficile, déclarant qu'il a "vécu 17 ans dans misère et 9 comme de millionnaire. Encore 8 ans de football, et le bilan sera équilibré". A le croire, il aurait même pu franchir la ligne jaune à un détail près : "Sans ce but marqué contre l'Inter en 1999 , je serais probablement devenu un voleur, un délinquant." Autant de révélations qui devraient ravir ses dirigeants de la Sampdoria Gênes et les éventuels clubs susceptibles de s'intéresser à lui. Equipe de France : La récompense Savidan Raymond Domenech avait prévenu cette semaine que la liste des joueurs convoqués pour le match amical France - Uruguay comporterait probablement une ou deux surprises. Chose promise, chose due, le sélectionneur a offert sa première convocation à Steve Savidan, 30 ans. Mikaël Silvestre et Julien Escudé font par ailleurs leur retour en Bleu, et Yohann Pelé sa première apparition dans le groupe France.Consécration tardive Joueur qui évoluait encore en National il y a quelques années, Steve Savidan vit décidément une fin carrière fulgurante. Meilleur buteur de National et de Ligue 2 avec Valenciennes, auteur de deux premières belles saisons en Ligue 1 avec le club nordiste, l'attaquant qui évolue désormais à Caen aura l'occasion de fêter sa première cape, mercredi 19 novembre face à l'Uruguay. Et au Stade de France s'il vous plaît. Une consécration tardive mais méritée pour le buteur trentenaire qui s'est très vite adapté à sa nouvelle équipe et compte déjà 6 buts et 4 passes décisives en 13 matchs de L1. Ce qui le place en tête de l'officieux classement combiné qui additionne les deux spécialités. "A 30 ans, on espère toujours. C'était mon cas. On se fixe des objectifs qui paraissent parfois infranchissables mais c'est comme cela qu'on avance", a réagi "Savigoal" dans la foulée de sa sélection. "Obtenir cette première convocation vient récompenser tous les efforts et toutes les années de travail dans mes différents clubs. Maintenant, être dans cette liste, c'est agréable, mais le plus important est de savoir comment je vais exploiter cette chance et voir ce que je vais faire de cette convocation." Autre petit nouveau de la liste, le gardien de but du Mans Yohann Pelé qui se glisse derrière Mandanda et Lloris. Un choix qui entérine un peu plus la mise hors course de Sébastien Frey. Silvestre is back Cette dernière rencontre amicale de l'année 2008 est aussi l'occasion pour Domenech de relancer certains joueurs, comme Mikaël Silvestre qui n'a plus évolué sous le maillot bleu depuis mai 2006. Complètement remis de la blessure qui l'avait privé de l'Euro 2008, Julien Escudé repointe également le bout de son nez. Tout comme Samir Nasri, qui a répondu à l'émergence de Gourcuff en claquant un doublé contre Manchester United. En difficulté depuis le pénible Autriche - France (1-3), Philippe Mexès aura lui une nouvelle chance de se racheter. Mais qui dit retours dit forcément oubliés. Jean-Alain Boumsong restera donc à Lyon la semaine prochaine. Florent Sinama-Pongolle attendra la prochaine blessure de Forlan ou Agüero pour flamber à nouveau avec l'Atletico Madrid et se rappeler au souvenir de Domenech. Sébastien Squillaci devra faire mieux qu'être titulaire au sein de la co-meilleure défense de la Liga. Florent Malouda espérer qu'il n'a pas rejoint la caste des bannis avec Pires, Giuly et Trezeguet. Et Hatem Ben Arfa mettre deux buts deux passes décisives par match. Ou alors fermer sa gueule comme Jimmy Briand, qui effectue première partie de saison intéressante dans l'ombre de Pagis à Rennes mais, surtout, ne bénéficie d'une aussi mauvaise réputation que le prodige marseillais. La sélection : Gardiens : Steve Mandanda (Marseille), Hugo Lloris (Lyon), Yohann Pelé (Le Mans) Défenseurs : Bacary Sagna (Arsenal/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Patrice Evra (Manchester United/ANG), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Gaël Clichy (Arsenal/ANG), Rod Fanni (Rennes), Mickaël Silvestre (Arsenal/ANG), Julien Escudé (FC Séville/ESP) Milieux : Patrick Vieira (Inter Milan/ITA), Lassana Diarra (Portsmouth/ANG), Jérémy Toulalan (Lyon), Alou Diarra (Bordeaux), Yoann Gourcuff (Bordeaux), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Samir Nasri (Arsenal/ANG) Attaquants : Thierry Henry (Barcelone/ESP), Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Karim Benzema (Lyon), Steve Savidan (Caen), Jimmy Briand (Rennes) Coupe de la Ligue : PSG - Lens, cache-misère des quarts Vainqueur de Nancy (2-0), mercredi au Parc, le PSG retrouvera donc les Ch'tis lensois au prochain tour pour un remake de la dernière finale, qui avait été marquée par l'affaire de la banderole. La polémique, c'est encore le dernier espoir d'intéresser les gens à une compétition qui vit une édition 2008-2009 aussi morne qu'un dimanche pluvieux à Manchester.Audiences en berne Au risque de radoter, la Coupe de la Ligue a encore rappelé cette semaine combien elle demeurait une épreuve de seconde zone dans le paysage footballistique français. Plus relevée, et intéressante financièrement, que notre bonne vieille Coupe de France, la compétition estampillée LFP n'a pas son folklore ni sa portée populaire. Malgré des primes généreuses et une place en Coupe de l'UEFA pour son vainqueur, elle a toujours autant de mal à passionner les grosses écuries de Ligue 1. Equipes bis sur la pelouse, public clairsemé en tribune, programmation inappropriée (bonjour les matchs en semaine à 17h00) et spectacle rarement au rendez-vous, le menu n'est, reconnaissons-le, pas très alléchant. Mercredi, au Parc des Princes, à peine plus de 15 000 supporters ont fait le déplacement pour voir Peguy Luyindula claquer un doublé face à Nancy dans un match au demeurant ennuyeux. Même derrière les petits écrans, il n'y avait pas foule. Tout juste 2 842 000 téléspectateurs, soit 11.7 % de part de marché et une quatrième place derrière Grey's Anatomy, la série français de France 2 et le magazine 66 minutes. La veille, Lyon - Metz n'avait fait guère mieux avec 2 878 000 zozos et toujours la quatrième position au classement des audiences. Un tableau peu alléchant Si France Télévisions tient son rôle de service public, et que la Ligue se félicite des "records d'audience" réalisés la saison dernière (enfin, sur France 4), voilà qui ne pèse quand même pas bien lourd pour la retransmission de ce "sport roi", dixit Daniel Bilalian, le directeur des sports du groupe qui débourse 11,5 millions d'euros par an pour la diffuser. Le contrat arrive à échéance en 2009 et M6 a d'ores et déjà annoncé qu'il ne participerait pas au prochain appel d'offre, en réponse à l'absence du président des Girondins de Bordeaux Nicolas de Tavernost au Conseil d'administration de la Ligue de Football Professionnel. Pour les quarts de finale, FT n'aura donc qu'une rencontre 100% L1 à se mettre sous la dent, Nice - Le Havre, et un seule véritable "choc" avec le remake de PSG - Lens. Bordeaux, qui affrontera Châteauroux, étant dans la même partie de tableau que Paris, la finale qui se disputera le 25 avril 2009 au Stade de France risque donc d'être une affiche au rabais. En prime, l'avantage donné aux deux clubs qualifiés directement pour la Ligue des champions (cette année Lyon et Bordeaux) agacent les clubs. Ainsi que le principe du tirage au sort qui permet de connaître son adversaire du tour suivant. "Cela enlève un peu de l'attrait de cette compétition", reconnaissait cette semaine Laurent Blanc. "Car quand on parle de Coupe, on dit sanction immédiate après le match, puis attente du tirage au sort. Là, ce n'est pas le cas."
Perrin croit en Saint-Etienne Suite au limogeage de Laurent Roussey, victime d'une série de 5 défaites consécutives en L1, Alain Perrin a été officiellement intronisé nouveau coach de l'ASSE ce mercredi. Premier entraîneur à avoir mené l'OL au doublé coupe-championnat, le Nancéen a accepté le challenge stéphanois, contrairement à celui du FC Nantes qu'il avait décliné quelques semaines plus tôt. Reste à trouver les mots pour relancer une équipe actuellement 18e et première relégable.Roussey n'avait plus la foi En septembre dernier, lorsque Waldemar Kita s'est séparé de Michel Der Zakarian, son premier choix se nommait Alain Perrin. Ce dernier avait refusé la proposition, laissant le champ libre à Elie Baup. Apparemment, il ne croyait pas au groupe nantais et à ses chances de se maintenir dans l'élite, préférant poursuivre tranquillement son job de consultant sur Canal Plus en attendant mieux. Et le mieux a fini par arriver avec limogeage de Laurent Roussey, dont le bail chez les Verts n'aura donc duré qu'un peu plus d'une saison. Perrin remplace donc un coach qui avait lui perdu la foi, si l'on croit le président Bernard Caïazzo : "Pour tout vous dire, j'ai vraiment eu l'impression que Laurent Roussey ne croyait plus beaucoup en ce groupe. Quand il me dit qu'il ne voit pas comment faire mieux avec ce groupe-là, alors que des joueurs comme Grax, Mirallas ou Monsoreau sont sur le banc, comment voulez-vous qu'on le laisse en poste ?" Passé notamment par Marseille et Lyon, où il a pu goûter à la Champions League, et détenteur de trois titres nationaux (deux Coupes de France et championnat avec Sochaux et l'OL), Perrin possède une plus grande expérience qui lui permettra sans doute de mieux gérer un groupe élargi où certains joueurs semblent en effet avoir été mis de côté de manière inexplicable. Romeyer prochaine victime ? Jamais titularisé depuis son arrivée à Saint-Etienne en provenance de Sochaux, Sébastien Grax a ainsi accueilli avec soulagement - et rancune - le départ de Roussey : "Il avait du mal à gérer son groupe et son discours ne passait plus. Il aurait fallu changer plus tôt. Il m'a souvent dit que je serais titulaire alors que je n'ai jamais joué." Rien ne permet d'affirmer que ce désaveu était partagé par la majeure partie du vestiaire stéphanois. Mais la dernière prestation de l'ASSE à domicile face à Rennes (0-3) a au moins démontré que le message de Roussey ne fonctionnait plus et qu'il fallait changer quelque chose. Pour un coach qui avait mené Sainté à première qualification européenne depuis 26 ans, la fin de l'histoire est aussi cruelle qu'elle était inéluctable. Roussey n'est pourtant pas le seul coupable. Et les joueurs ne pourront faire l'économie de leur auto-critique. Tout comme la direction du club à deux têtes, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, qui a montré ses limites à plusieurs reprises. Le départ du second, en retrait depuis quelques jours, permettrait de clarifier un peu plus la situation. Coupe de la Ligue : Metz se paie l'OL Coup de tonnerre dans la compétition : le septuple champion de France est tombé à domicile face au 4e de L2, Metz, première formation à s'imposer à Gerland depuis un an. Dure soirée pour la Ligue 1 puisque Auxerre a chuté à Vannes (0-2) et que Lens s'est imposé à Sochaux (1-0). Ce mercredi, le PSG reçoit Nancy et Rennes se déplace au Havre.La Ligue 2 domine En toute logique, l'OL aurait dû affronter Auxerre en quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Exempté de 16es de finale comme Bordeaux, protégé par son statut de tête de série, l'ogre de la L1 ne devait faire qu'une bouchée des Lorrains et rencontrer ensuite l'AJA, théoriquement favori face à Vannes. Oui, mais voilà, les deux représentants de l'élite se sont pris les pieds dans le tapis, confirmant la tendance aperçue au tour précédent. Et c'est un quart de finale 100% Ligue 2 entre Metz et Vannes qui se profile. N'en déplaisent à la LFP et à France Télévisions, qui espéraient sans doute une autre affiche pour booster une audience en berne. Le FC Metz a donc joliment déjoué les pronostics, un an jour pour jour après la dernière défaite à domicile des Gones, le 11 novembre 2007 face à Marseille. Juste récompense pour une équipe qui a tout donné sur le terrain et n'a pas volé sa victoire. Claude Puel doit lui s'interroger sur le manque de volonté affiché par ses joueurs. Car même si la Coupe de la Ligue n'est que le 4e objectif du club, perdre ainsi devant son public n'était sûrement pas des les plans de l'ancien coach lillois. "Si des joueurs qui n'ont pas beaucoup de temps de jeu ont la possibilité de le faire et ne saisissent pas les opportunités, à ce moment là ça devient très embêtant", a déploré de son côté Jean-Michel Aulas alors que se profile la réception de Bordeaux, dimanche. Si Puel avait aligné un onze remanié avec Rémy Vercoutre (très décevant et fautif sur le troisième but messin) dans les buts, ainsi que les jeunes Gassama et Faure en défense, Metz n'a pas battu une équipe bis de l'OL. Mais ni Juninho, ni Källström, Grosso, Ederson ou Keita n'ont été au niveau. Pas plus que Piquionne, dont le faible temps de jeu risque de ne pas grossir avec de telles prestations. Un rappel à l'ordre pour le leader de la Ligue 1 qui aura vite oublié cette déception en cas de victoire face aux Girondins ce week-end. Le véritable rendez-vous de la semaine pour les joueurs lyonnais. Les huitièmes de finale de Coupe de la Ligue Mardi : Le week-end des Français de l'étranger : Nasri relance Arsenal Annoncé en crise avec déjà trois défaites au compteur Premier League, Arsenal a repris du poil de la bete en remportant le choc de la 12e journée face à Manchester United (2-1) sous l'impulsion d'un Samir Nasri auteur d'un doublé. Aligné aux côtés de Gaël Clichy, Abou Diaby, William Gallas, Bakari Sagna et Mikael Silvestre dans un onze plus frenchie que jamais, l'ancien marseillais, qui compte déjà 4 buts en 8 matchs de championnat, s'adapte de manière fulgurante à la Premier League et au jeu des Gunners.La presse anglaise, qui prédisait le pire pour Arsenal, a du coup été contrainte de retourner sa veste, dimanche, et de tresser les louanges du jeune français. "On est de retour, mais on a toujours pensé que nous restions en course, même avant ce match", a déclaré Nasri. "On peut clairement remporter le titre cette saison." Terry fan d'Anelka Au cours de ce week-end ultra-prolifique pour nos expatriés, Nicolas Anelka a également fait forte impression en signant lui aussi un doublé lors de la victoire de Chelsea à Blackburn (2-0). Les 9e et 10e buts de l'international tricolore en 12 matchs. "Il a été brilliant, on a besoin de lui", s'est réjouit son capitaine John Terry. "Nous avons eu pas mal d'attaquants indisponibles, mais il a répondu présent. Depuis le premier jour de la pré-saison il a été fantastique." Ribéry donne le ton Du côté du Bayern Munich, l'homme providentiel se nomme Franck Ribery. Depuis son retour, le Kaiser enfile les buts et le club bavarois les succès : soit quatre buts consécutifs pour quatre victoires. Le dernier en date, au terme d'un superbe une deux avec Ze Roberto, a permis au champion d'Allemagne de s'imposer à Schalke 04 et de recoller à un point de la tête du classement de la Bundesliga. Qui a dit Ribéry-dépendance ? En bref Déjà buteur le week-end dernier, Louis Saha a sorti le grand jeu lors de la victoire d'Everton à West Ham (3-1), se signalant par une passe décisive et deux buts personnels. Djibril Cissé a également marqué mais Sunderland a perdu devant Portmsouth (1-2). En Espagne, Thierry Henry a fait trembler les filets au cous de la démolition de Valladolid par le Barça (6-0). Robert Pires a lui été passeur décisif pour Llorente qui a donné la victoire à Villarreal face à Almeria (2-1). Grégory Coupet, enfin, a offert un point à l'Atletico sur la pelouse d'Osasuna (0-0) en stoppant notamment un penalty. L1 - 13e j : Sainté au bord du gouffre Pendant que le trio Lyon-Marseille-Bordeaux se neutralisait ce week-end en tête du classement, l'ASSE s'est enfoncé un peu plus dans la crise en concédant sa 5e défaite consécutive en championnat face à Rennes (0-3). Une nouvelle gifle qui relègue Sainté dans la zone rouge, et place l'entraîneur Laurent Roussey, dont le sort doit être décidé ce lundi, sur un siège éjectable.Comolli nouveau directeur sportif Omar Da Fonseca viré. Damien Comolli, récemment remercié par Tottenham, promu nouveau directeur sportif. Roussey en sursis. La doublette présidentielle n'aura pas tardé à réagir, dimanche, après l'énième claque reçue par Saint-Etienne. Des effets d'annonce qui ne serviront pas à grand chose si rien ne change sur le terrain. Pour la réception de Rennes, les joueurs stéphanois ont été totalement insipides. Comme s'ils souhaitaient abréger les souffrances de leur entraîneur. A moins que ce groupe démontre simplement ses limites physiques et mentales, ne parvenant pas à enchaîner trois jours après un match de Coupe d'Europe (gagné 3-0 devant Rosenborg), ni à gérer la pression qui repose désormais sur ses épaules en L1, où l'ASSE occupe désormais la position de premier relégable. Neuf défaites en treize journées (pour trois victoires). Plus mauvais attaque ex-aequo avec Valenciennes (8 buts), deuxième défense la plus poreuse avec Nantes (-20). Les Verts sont dans une situation critique. Leur dernier succès remonte au 5 octobre (2-0 contre Monaco). Depuis, ils ont encaissé treize pions contre seulement deux marqués en cinq matchs. Un bilan ignoble qui risque de coûter sa place au coach qui a pourtant ramené le club en Coupe d'Europe en terminant à la 5e place du dernier championnat. Les excuses présentées depuis plusieurs semaines (départ rocambolesque de Feindouno, blessures à répétitions, calendrier chargée) ne pouvant pas expliquer l'ampleur du mal qui frappe Sainté. "Nous avions donné un ultimatum pour que l'ensemble du staff et des joueurs réagissent", a confirmé Roland Romeyer dimanche, sans en dire plus sur le sort de Laurent Roussey, qui a appris à l'issue du match l'arrivée de Comolli. "L'avenir du coach reste en suspens", a ajouté Bernard Caïazzo. "Nous aurons une réunion, ce lundi, avec Damien Comolli, Roland Romeyer, Vincent Tong-Cuong et moi. Nous écouterons le coach dans ce qu'il a à nous dire sur la situation. A partir de là, nous prendrons les décisions concernant l'évolution de notre staff technique." Alain Perrin, Luis Fernandez et Frédéric Hantz sont cités dans la presse. Jacques Santini s'est lui déclaré intéressé sur l'antenne de Canal Plus. En bref Derrière le trio de tête qui a fait 100% samedi, notons les victoires de Nice (1-0 à Lorient) et, donc, Rennes (3-0 à Geoffroy-Guichard) qui confirment leur retour en forme. Lille n'a en revanche pas réussi à poursuivre sa série lors de son déplacement à Paris, dimanche. En abandonnant la possession de balle au LOSC (60%) et en bénéficiant d'une mésentente de la défense nordiste pour marquer l'unique but du match par Giuly (1-0), le PSG a réalisé le coup tactique. Au détriment du public du Parc des Princes et des téléspectateurs de Canal qui se seront bien fait chier.
C3 : Sainté et Nancy confirmentAprès les trois victoires en Ligue des champions de Bordeaux, Marseille et Lyon, la folle semaine européenne des clubs français s'est poursuivie ce jeudi en Coupe de l'UEFA. Saint-Etienne signe face à Rosenborg son deuxième succès 3-0 en deux matchs, même si le score est en l'occurrence flatteur et que le second but de Machado est entaché d'une faute de main. Nancy ramène de son côté un bon nul de Lech Poznan, après être revenu deux fois à la marque grâce à Malonga et Zerka.
Saint-Etienne 3-0 Rosenborg :
Les resultants complets : Incidents Atletico - OM : 8 ans fermes requis contre Santos MirasierraDétenu en Espagne depuis 36 jours, Santos Mirasierra connaît son nouveau chef d'inculpation : "trouble de l'ordre public et attentat contre l'autorité public". D'abord soupçonné d'avoir jeté un siège sur un policier espagnol, le supporter marseillais serait désormais accusé d'avoir bousculé un membre des forces de l'ordre ainsi que de leur avoir lancé une bouteille lors de son interpellation. ![]() Santos Mirasierra (à gauche entre les deux policiers) lors des incidents qui ont émaillés la rencontre Atletico - Marseille (Sipa)
Du côté des supporters et des joueurs de l’OM, on se mobilise pour obtenir la libération de Mirasierra. Le Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a lui été interpellé par le député UMP Bernard Depierre "dans l'optique du match retour à Marseille", le 9 décembre, qui s’annonce chaud bouillant. Dans ce contexte, le président de l’Atletico Enrique Cerezo a demandé à ses supporters de ne pas faire le déplacement à Marseille. "Et encore moins avec des signes distinctifs de l'Atletico". Articles liés : Marca en guerre contre Platini (pour comprendre le ressentiment de la presse espagnole vis à vis de la France) Incidents Atletico - OM : L'Espagne contre-attaque (le point de vue espagnol sur les événements du 1er octobre) C1 : Del Piero flingue le Real (encore)
Les resultants de mercredi : Groupe E: Lyon 2-0 Steaua : L'OL prend la tête Quinze jours après la furie offensive du match aller (5-3) à Bucarest, l'OL a signé une seconde victoire nettement plus sobre face au Steaua (2-0) sur des buts de Juninho (44e) et Réveillère (89e). Un succès qui confirme un peu la sérénité retrouvée de la défense axiale Cris - Boumsong, inviolée pour la quatrième fois consécutive, et permet au boss de la Ligue 1 de prendre la tête de son groupe, ex-aequo avec le Bayern Munich qui a ramené un point de son déplacement à la Fiorentina (1-1).Logique respectée Passé un démarrage poussif, avec deux nuls pas dégueus mais improductifs, face à la Fiorentina (2-2) et au Bayern Munich (1-1), Lyon a donc remis les choses en place dans cette phase de poule de la Ligue des champions. Favori objectif du groupe F, entre des Italiens qui n'avaient plus connu la C1 depuis 1999 et des Allemands qui retrouvaient la compétition après une saison de purgatoire en Coupe de l'UEFA, le septuple champion de France a pris les commandes en faisant carton plein face à la formation supposée la plus faible de la poule. Une performance qui n'est pas toujours aussi aisée qu'il n'y paraît. A défaut de jouer avec les nerfs des spectateurs en alignant les bourdes défensives et les exploits offensifs, l'OL l'a joué cette fois sérieux devant son public de Gerland. Il faut dire que les Roumains n'étaient pas venus pour donner des espaces aux hommes de Claude Puel. Un positionnement bas qui empêcha les Lyonnais de se procurer beaucoup d'occasions mais ôta au Steaua, étouffé par le pressing dirigé par le trio Juninho - Makoun - Toulalan toute chance d'inquiéter Hugo Lloris. Les Gones durent eux attendre un coup franc provoqué au métier et transformé par Juni pour prendre enfin l'avantage (44e). Lyon ne s'est pas foulé Avec un portier du niveau de Zapata, qui préfère rester le plus souvent figé sur sa ligne sur les centres tant ses sorties aériennes sont hasardeuses, il faut dire que jouer l'autobus n'est pas forcément la meilleure option. Sur le coup franc de Juninho pourtant tiré quasiment plein centre, l'homonyme du révolutionnaire mexicain anticipait côté mur (à quoi sert-il alors ?) laissant la moitié de son but vide pour l'artilleur brésilien qui n'en demandait pas tant. Mais l'OL n'était apparemment pas décidé à trop le solliciter, et il fallut attendre la fin de match pour voir Réveillère réaliser le break sur une frappe du gauche sous la barre - casquette comme on dit en Handball - au terme d'un joliment mouvement collectif. Pépère tranquille, Lyon n'avait pas envie de se fouler pour mettre un déculottée à une formation de second rang. Fini le temps où le novice européen avait des choses à prouver contre ce genre d'équipe. Il s'agissait de se préserver pour les prochaines échéances en championnat et les chocs à venir en C1 à la Fiorentina et face au Bayern. Deux tests de plus grande envergure qui décideront en prime de la qualification pour les huitièmes de finale, si possible comme tête de série. L'OL de Puel veut voyager loin, il doit ménager sa monture. Les équipes : Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun, Juninho (cap.) - Ab. Keita (Delgado, 70e), Ederson (Källström, 70e) - Benzema (Piquionne, 83e). Steaua : Zapata - Ogararu, Goian, Ghinoa, P. Marin - Radoi (cap.), Székely (Semedo, 46e; Semedo, Arthuro), Nicolita, Tiago - Kapetanos, Stancu (Moreno, 58e). Buts : Juninho (44e), Réveillère (89e) Cartons jaunes : Cris (31e), Kapetanos (31e), Stancu (34e) ; Ogararu (58e), Juninho (78e) Marca en guerre contre Platini Fâché tout rouge contre le président de l'UEFA Michel Platini, accusé d'avoir orchestré les lourdes sanctions initialement prononcées contre l'Atletico Madrid suite à la réception musclée de l'OM le 1er octobre dernier, le quotidien madrilène Marca a encore pointé l'ancien idole du football français après... le penalty généreusement accordé à Liverpool, mardi face à l'Atletico (1-1). Un acharnement un brin lourdingue de la part de nos confrères espagnols.Rancune tenace "Un autre vol de Platini", s'insurge ainsi Marca à sa une. "Après l'injustice de Marseille, un néfaste arbitre suédois a inventé un penalty dans le temps additionnel." Un anathème qui s'apparente plus à un coup de gueule de supporter qu'à un travail de journaliste. Marca oubliant évidemment qu'une faute de main de Perea aurait pu également valoir un penalty à Liverpool plus tôt dans le match. Et, surtout, qu'à moins de verser dans la théorie du complot, il est difficile d'imaginer Platoche désigner ou influencer un arbitre pour qu'il enfonce le club espagnol, tout président de l'UEFA soit-il. Suite aux deux matchs de suspension du stade Vicente Calderon (commués depuis en deux matchs à huis clos), Marca avait déjà titré "Platini nous met un autre but", en référence à la finale de l'Euro 1984 perdue par l'Espagne sur un coup franc du numéro 10 français. Preuve que de l'autre côté des Pyrénées on peut avoir la rancune tenace. Et pas que chez les journalistes. 78% des lecteurs du site internet de Marca pensent également que l'UEFA fait payer à l'Atletico les incidents qui ont émaillés la venue de l'OM. Vive la parano Il faut préciser que la presse ibère nourrit une vraie parano vis à vis de son voisin français, notamment à cause des suspicions ou accusations de dopages ayant frappées les coureurs espagnols vainqueurs du Tour de France, de Indurain à Contador. Ajouté à cela l'enquête du Monde sur les liens entre le FC Barcelone et le médecin Eufemiano Fuentes, impliqué dans l'affaire Puerto. Ainsi que les rumeurs de dopage de Rafael Nadal relayées en France, et vous comprendrez qu'en Espagne on prend la chose très au sérieux. Et sans doute un peu trop. Pendant ce temps, le supporter marseillais Santos est toujours sous les verrous sans qu'on sache bien ce qui lui est reproché. Au point que le député UMP Bernard Depierre ait interpellé Bernard Kouchner. C1 : Lyon peut prendre une option Vainqueur de la première manche au terme d'un scénario complètement dingue (5-3), l'OL retrouve ce soir le Steaua Bucarest pour une rencontre qui pourrait s'annoncer décisive dans la course aux huitièmes de finale. En cas de succès face aux Roumains et de défaite de la Fiorentina, qui reçoit le Bayern Munich, les hommes de Claude Puel feraient en effet un grand pas vers la qualification.Victoire attendue Formation la plus expérimentée des trois représentants français en Ligue des champions, Lyon est logiquement la mieux placée pour passer le premier tour de la reine des compétitions européennes, comme il l'a fait lors des cinq dernières éditions. Ce qui constitue évidemment un record pour un club de Ligue 1. Autant dire que ce soir, on attend un second succès consécutif des Gones face au Steaua avec autant de certitude que le sacre de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine la nuit dernière. A condition que l'OL évite l'"effet Boumsong" comme le candidat métis a pu éviter l'"effet Bradley". Malgré les changements d'entraîneur et d'effectif, la machine lyonnaise ne connaît pas de raté à ce stade de l'épreuve. L'an passé, après deux défaites initiales sur le score de 0-3, l'OL d'Alain Perrin s'était qualifié sur le fil. Après deux nuls face à la Fiorentina (2-2) et au Bayern (1-1), celui de Claude Puel se doit donc d'en faire autant. Mais pour confirmer qu'il peut aller plus loin, il serait inspiré de ne pas concéder l'ouverture du score pour la quatrième fois en quatre sorties en C1. Même si remonter un déficit de deux buts pour finalement s'imposer 5-3, comme ce fut le cas à Bucarest il y a deux semaines, fait le bonheur des (télé)spectateurs. Lyon, qui reste sur deux succès solides en L1 marqués par deux buts superbes de Karim Benzema, peut-il replonger face au Steaua ? Cette perspective improbable doit pourtant être présente à l'esprit des partenaires de Juninho, afin d'éviter tout relâchement pour qui pourrait se payer cher. Rassérénés par leur nouveau coach Dorinel Munteanu, qui a pris la succession de Marius Lacatus, victime collatérale du match aller, les Roumains ne viendront pas en touriste à Gerland. Et il faudra un minimum de sérieux aux Lyonnais pour signer un second succès qui les placerait en bonne position dans ce groupe F pour l'heure dominé par le Bayern, et où la Fiorentina n'a pas dit son dernier mot. Le programme de mercedi : Aalborg - Villarreal Arsenal - Fenerbahce BATE Borisov - Zenit St Petersbourg Celtic - Manchester United Dynamo Kiev - FC Porto Fiorentina - Bayern Munich Lyon - Steaua Bucurest Real Madrid - Juventus C1 : Marseille n'est pas mort Soirée idéale pour l'OM. En signant leur première victoire face à Eindhoven (3-0, but de Koné et doublé de Niang) dans cette phase de poule de la Ligue des champions, les troupes d'Eric Gerets reprennent la troisième place de leur groupe et peuvent encore espérer une miraculeuse qualification pour les huitièmes de finale. La réaction d'orgueil attendue après les trois défaites consécutives des matchs allers est arrivée à point nommée.Niang l'européen Et dire que ce Marseille - PSV a failli ne pas avoir lieu. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la cité phocéenne mardi n'ont finalement pas abouti au report de la rencontre. Merci la Bonne-Mère. Car le public du Stade Vélodrome a enfin pu assister à une prestation de son équipe à la hauteur des exigences de la C1, avec trois beaux buts inscrits par sa doublette d'attaquants et une défense pas trop poreuse devant un Mandanda des grands soirs. Même si on se souviendra que les occasions loupées par les Néerlandais en première période, dont une reprise manquée de Koevermans (16e) dans la surface et une tête sur le poteau de Mendez (38e), auraient pu donner une autre tournure à la prestation des locaux. Coupables d'un manque d'engagement rédhibitoire quinze jours plus tôt, l'OM a donc cette fois répondu présent. Le 4-4-2 en losange prisé par Gerets trouvant tout son sens avec un Hatem Ben Arfa placé dans l'axe derrière Mamadou Niang et Bakari Koné. Un trio qui a mis le feu à la défense batave, notamment mise hors course sur deux ouvertures lumineuses de Ben Arfa pour Koné (30e) et Niang (71e). Entre les deux, Baky trouvait son pote d'attaque complètement démarqué qui reprenait du gauche (63e). Auteur de ses 16e et 17e buts en 35 matchs de Coupe d'Europe sous le maillot marseillais, Niang peut être le tueur de surface réclamé par le coach belge récemment. En bonne position pour se voir reverser en Coupe de l'UEFA, Marseille va maintenant se prendre à rêver à nouveau d'une deuxième place qui paraissait très loin quelques heures plus tôt. Ainsi en va-t-il de la C1, où les illusions succèdent aux espoirs déchues. Reste qu'aller s'imposer à Liverpool, la prochaine étape qui attend les Olympiens, sera une autre paire de manche. Sauf si le petit Valbuena, relégué hier sur le banc, nous refait son coup d'Anfield. Famagouste, la sensation Pendant ce temps, la grande sensation de la soirée se jouait du côté de Nicosie, où l'Anorthosis Famagouste a été à deux doigts de s'offrir le scalp de l'Inter Milan (3-3). Les Nerrazzuro menaient pourtant 2-0, avant d'encaisser trois pions des partenaires des Français Vincent Laban et Cédric Bardon, qui se trouvaient donc devant au tableau d'affichage à dix minutes de la fin face au triple champion d'Italie en titre. Jusqu'à ce Julio Cruz remette les deux équipes à égalité. Pas de quoi empêcher Jose Mourinho de souffler dans les bronches de ses joueurs : "On ne peut pas parler de tactique ce soir parce que ça a été un match incroyable. On les a laissés marqués des buts comme des enfants, et ce ne devrait pas arriver à ce niveau. On aurait dû gagner facilement, je ne peux rien dire de plus." Les résultats de mardi : Poule A: Le FC Barcelone et le Sporting Portugal sont les premiers qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Cluj 1-2 Bordeaux : Les Girondins se relancent
Rory Delap, le roi de la touche longue A l'origine de 7 des 13 buts inscrits par Stoke City en Premier League, l'obscur Rory Delap est devenu la nouvelle terreur des défenses du championnat d'Angleterre. Dernière victime en date, Arsenal, battu (1-2) sur deux long throws de l'international irlandais, peut en témoigner. Le début d'une nouvelle tendance ?Si on évoque souvent l'importance des coups de pieds arrêtés dans le football moderne, que dire des touches longues de Rory Delap. Capable d'envoyer le ballon à près de 60 km/h sur une distance de 40 mètres, avec une trajectoire tendue qui complique la tâche du gardien de but, ce joueur de 32 ans jusque-là inconnu du plus grand public est devenu en quelques semaines une star du web, où les vidéos qui lui sont dédiées explosent les compteurs de visites, ainsi qu'un véritable casse-tête pour les adversaires. "Je pense qu'il envoie le ballon mieux avec ses mains qu'avec son pied, c'est fantastique. Je n'ai jamais rien vu de tel, 10 mètre après le milieu de terrain, ce gars envoie le ballon dans la surface. Ce n'est peut-être pas du beau football, mais c'est efficace", a reconnu le manager de Chelsea Luiz Felipe Scolari, qui a lui échappé au facteur Delap, forfait face aux Blues. Ancien lanceur de javelot, ce "Juninho de la touche longue" va sans doute faire des émules. Encore faut-il trouver des gaillards possédant les caractères physiques pour réaliser de telles prouesses. C1 : L'heure de vérité pour Bordeaux et Marseille Derniers de leur groupe respectifs, Girondins et Olympiens sont pourtant loin de pouvoir nourrir les mêmes ambitions à leur d'entamer les matchs retour de la phase de poule de la Ligue des champions. Bordeaux, qui se déplace à Cluj, n'a qu'un point de retard sur les Roumains, surprenants seconds, et donc un vrai coup à jouer pendant qu'une Roma à la dérive accueille l'ogre Chelsea. Pour Marseille, qui accueille le PSV au Vélodrome, ne peut en revanche plus rêver qu'à un reversement en Coupe de l'UEFA loin d'être gagné.Gourcuff en prime time Pour la première fois dans cette édition 2008-2009 de la C1, Laurent Blanc et ses hommes vont avoir les honneurs d'une diffusion en direct, qui plus est hertzienne. Jusque-là boudés par TF1 et Canal Plus, car programmé le même soir que l'OM, les Bordelais bénéficient du parcours chaotique des Phocéens. Sans être mathématiquement éliminés de la course aux huitièmes de finales, ces derniers ont besoin de battre le PSV par trois buts d'écarts pour ne serait-ce qu'accrocher la troisième place de leur groupe, dominé par Liverpool et l'Atletico. Un contexte difficile qui pousse TF1 à envoyer Jean-Michel Larqué et Christian Jean-Pierre en visite au Stade Constantin Radulescu de Cluj. Choix tout de même curieux vu que Lyon reçoit le Steaua à Gerland, mercredi, et que la première chaîne avait dédaigné les rencontres Chelsea - Bordeaux et Bordeaux - Roma. Passées ces considérations télévisuelles, il sera en tout cas intéressant de voir si les joueurs au maillot scapulaire ont la capacité d'enchaîner, après une semaine marquée par trois rencontres de L1, et de confirmer leur petite victoire obtenue lors de la première manche à Chaban-Delmas (1-0). Ils n'avaient alors pu concrétiser leur domination que part un but contre son camp roumain, suite à un centre anodin de Yoann Gourcuff. Bordeaux doit faire mieux pour se hisser au niveau d'exigence que requiert la Ligue des champions. D'autant qu'il serait dommage de ne pas profiter de la mauvaise passe de la Roma, 17e de Série A et qui affronte de son côté Chelsea au Stadio Olimpico, pour récupérer une deuxième place qui semblait inespérée après la déculottée reçue à Stamford Bridge (4-0) et la défaite cruelle subie face à ses mêmes Romains (1-3). Marseille pour l'honneur Sur une série de trois revers consécutifs, l'OM s'est vu lui relégué au rang de mauvais élèves des représentants français en C1. La faute à pas de chance, disait-on après les défaites contre Liverpool et l'Atletico. Contre le PSV, il y a quinze jours, la déroute olympienne ne devait pourtant rien au sort. Les troupes d'Eric Gerets avaient paru baisser les bras, incapables de répondre au défi physique des Néerlandais, symbolisé par la domination aérienne de Danny Koevermans, auteur de deux buts de la tête. Fébriles derrières, manquant d'impact devant, Marseille traîne des défauts qui ont de grandes conséquences au niveau européen. Au point que tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que le prêt de Djibril Cissé à Sunderland a été la grosse boulette du mercato olympien. Ce qui était prévisible. Devant son public, l'OM va devoir cette fois mouiller maillot, comme le réclame traditionnellement les travée du Vel, et faire preuve d'orgueil pour tenter de renverser une situation qui paraît inextricable. En encaissant un second but à Eindhoven, les Marseillais ont en effet aggravé leur cas. Il faudra en faire au moins autant chez eux pour revenir à hauteur de leur adversaire, avant d'essayer de le dépasser dans un duel à distance face à Liverpool puis l'Atletico Madrid lors des deux dernières journées. Des matchs au couteau qui vont encore pomper beaucoup d'énergie pour un objectif (la C3) pas franchement bandant. Le programme de mardi : Famagouste - Inter Milan Barcelone - Bâle CFR Cluj - Bordeaux Liverpool - Atletico Madrid Marseille - PSV Roma - Chelsea Sporting - Shakhtar Donetsk Werder Bremen - Panathinaikos Le week-end des Français de l'étranger : Anelka frappe trois fois Au cours de ce week-end où nos expatriés se montrés très décisifs pour leurs clubs respectifs, Nicolas Anelka aura donc été le plus prolifique en inscrivant son premier triplé pour Chelsea, qui recevait Sunderland (5-0) samedi. Le troisième sous un maillot d'une formation de Premier League, après ceux signés pour Arsenal et Manchester City. Mais probablement le moins beau, si l'on considère que l'international français n'a eu qu'à pousser le ballon dans le but, dont deux fois sur des caviars de Florent Malouda, et qu'il était hors-jeu sur le premier.Auteur de huit buts en championnat (plus un en C1) depuis le début de la saison et co-meilleur goalscorer avec Amir Zaki (Wigan), Anelka risque pourtant de pâtir du retour progressif de Didier Drogba, entré en cours de jeu contre Sunderland. Son seul espoir, convaincre Luiz Felipe Scolari de jouer en 4-4-2, ce qui n'est pas gagné : "Didier et moi pouvons jouer ensemble mais ce n'a pas encore été le cas depuis que je suis ici. Lorsque nous avons débuté tous les deux, je jouais à droite ou à gauche. Je pense que ça pourrait marcher. Mais c'est le choix du manager". Nico devrait encore débuter seul en pointe à Rome, a confirmé Scolari. Ensuite, ce sera une autre histoire. Ribéry grand seigneur Non content d'avoir signé son troisième but de la saison et provoqué l'expulsion Robert Tesche, lors de la victoire du Bayern sur Bielefeld (3-1), Franck Ribery a relancé son coéquipier Lukas Podolski, régulièrement critiqué par la direction du club et confiné au banc de touche. Après avoir obtenu un penalty en fin de match, Kaiser Franck laissait Poldi se charger de le transformer pour lui redonner confiance. "Normalement je m'occupe des penaltys, mais j'aime vraiment Lukas. Il voulait le frapper et il avait besoin de ce but. Mais Franck Ribéry tirera le prochain", a commenté l'attachant Rib après la rencontre. Le Tigre Mendy Autre Français en feu ce week-end, Bernard Mendy n'a pas été loin de réaliser un miracle sur la pelouse de Manchester United. Alors que son club de Hull City était mené 4-1, l'ancien parisien, entré à l'heure de jeu, s'est d'abord signalé par un lob astucieux devant Van der Sar, suite à une erreur de Patrice Evra, avant de provoquer un penalty transformé par Geovanni. Un peu juste tout de même pour éviter la défaite des Tigers (3-4) à Old Trafford. En bref Louis Saha a enfin retrouvé le chemin des filets, offrant un succès précieux à Everton contre Fulham (1-0). Patrick Vieira a également regoûté à la joie du buteur lors de la victoire de l'Inter à la Reggina (3-2). Robert Pires a lui inscrit le second but de Villarreal, facile vainqueur de l'Athletic Bilbao (4-1). Gaël Clichy ne gardera en revanche pas un grand souvenir de son premier but sous le maillot d'Arsenal, Arsenal ayant chuté à Stoke City (1-2). L1 - 12e j : Lyon fait le yoyo
Qui veut confirmer ? Problème, aucune équipe ne possède aujourd'hui la régularité pour profiter des petits passages à vides lyonnais. Marseille s'est bien réveillé face à Saint-Etienne (3-1), avec un Hatem Ben Arfa qui avait besoin de se réconcilier avec le Vélodrome. Mais c'était après une défaite à domicile dans le clasico (2-4) et un nul peu glorieux à Nantes (1-1). Bordeaux a lui replongé à Nancy (1-0) face à la muraille dressée par Pablo Correa, gâchant quelque peu la bonne série (4 victoires et 3 nuls en 7 matchs) qui lui avait permis de retrouver la deuxième place du classement. De nouveau à six longueurs de l'OL, les hommes de Laurent Blanc doivent afficher une plus grande régularité et éviter de perdre à Gerland, dans quinze jours, pour maintenir le suspens. Il faut dire que cette incapacité à confirmer est un peu le lot de toutes les formation de L1. Equipe surprise du premier tiers de la saison, Toulouse a chuté à la maison contre Caen et risque de bientôt rentrer dans le rang. Tout comme Le Mans, qui était sur le podium il y a encore une semaine et occupe désormais la 9e place. Ou encore le PSG, 6e après sa performance au Vélodrome (4-2), qui vient perdre deux matchs et se voit relégué en seconde partie de tableau (11e). Avec quatre revers de rang, Saint-Etienne est finalement l'équipe la plus constante de cet automne au calendrier un peu dingue où l'on joue tous les trois jours, entre L1, coupes d'Europe et coupes nationales. Pas sûr que ça fasse le bonheur de Laurent Roussey, qu'on annonce sur un siège éjectable sous la pression de supporters stéphanois à fleur de peau. Les résultats de la 12e journée : Samedi Lille (5e) - Nantes (16e) : 2-0 Nancy (15e) - Bordeaux (3e) : 1-0 Nice (7e) - Paris SG (11e) : 1-0 Toulouse (4e) - Caen (10e) : 0-1 Lorient (13e) - Grenoble (19e) : 1-1 Auxerre (16e) - Valenciennes (9e) : 0-0 Marseille (3e) - Saint-Etienne (17e) : 3-1 Dimanche Rennes (6e) - Sochaux (20e) : 1-0 Le Havre (19e) - Monaco (13e) : 2-3 Lyon (1er) - Le Mans (9e) : 2-0
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