Archives > Décembre 2008C1 : Lyon n'a plus qu'à prier face au BarçaL'Olympique Lyonnais affrontera le FC Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Soit le pire tirage dont pouvait hérité les septuples de champion de France.
Messi & co Un an après avoir affronté Manchester United, futur vainqueur de la compétition, Lyon n'a encore pas été verni par les petites boules de l'UEFA. Certes, en dehors du Panathinaïkos voire du FC Porto, il n'y avait que du lourd au programme, entre Man U, Liverpool ou la Juve. Mais avec le Barça, les hommes de Claude Puel ont carrément décroché le pompon. Meilleure attaque européenne avec plus trois buts inscrits par match depuis le début de la saison, porté par des stars planétaires comme Lionel Messi ou Samuel Eto'o, le tout en pratiquant un jeu collectif sans égal, le club catalan fait en effet figure d'épouvantail de la compétition. ![]() Le Lyonnais Fabio Grosso va encore avoir du boulot face à l'intenable barcelonais Lionel Messi (Sipa) "On n'est pas inquiet du tout", a d'abord ironisé Bernard Lacombe, le conseiller de Jean-Michel Aulas, avant de livrer son sentiment : "C'était la pire des choses. Le Barça, c'est aujourd'hui en Europe ce qui se fait de mieux dans la qualité du jeu. Guardiola construit l'équipe à son image. C'est la plus redoutée des équipes européennes. Il restait Rome, on aurait bien aimé les jouer car on avait une revanche à prendre. Barcelone, on les a joués quatre fois. On n'a jamais réussi à les battre. Si on sort rapidement, on pourra se concentrer sur le gain d'un huitième titre de champion de France." Avec son statut évident d'outsider, d'autant que le match retour se disputera au Nou Camp, Lyon peut toutefois se dire qu'il n'aura rien à perdre dans cette double opposition. Une élimination serait logique. Une qualification historique. Et l'issue sera quoiqu'il arrive moins douloureuse que lors des confrontations perdues les années précédentes face au PSV Eindhoven, Porto ou l'AS Rome, autant de clubs qui paraissaient à la portée des Lyonnais. Sur le papier. Des affiches à la pelle Ces huitièmes de finale, qui promettaient d'être relevés vu la qualité des équipes présentes dans le chapeau deux, ont donc accouchés de quelques affiches de très haut niveau, dont les alléchants Inter - Man U, Chelsea - Juventus et Real - Liverpool. Sans parler des rencontres Arsenal - AS Rome et Atletico - Porto, qui promettent elles aussi de valoir leur pesant de cacahouètes. Le programme des huitièmes de finale (aller les 24 et 25 février, retour les 10 et 11 mars) : Chelsea (Ang) - Juventus Turin (Ita) Villarreal (Esp) - Panathinaïkos (Gre) Sporting Portugal (Por) - Bayern Munich (All) Arsenal (Ang) - AS Roma (Ita) Atletico Madrid (Esp) - FC Porto (Por) Olympique Lyonnais (Fra) - FC Barcelone (Esp) Inter Milan (Ita) - Manchester United (Ang) Real Madrid (Esp) - Liverpool (Ang) OL : Un coup de pompe passager ?Deux points sur douze possibles, tel est le maigre bilan enregistré par Lyon lors des quatre dernières journées. Tenu en échec (0-0) par Marseille, dimanche soir à Gerland, malgré les retours dans le onze de Karim Benzema et Juninho, le champion en titre n'a plus gagné depuis un mois et son succès face à Bordeaux (2-1), le 16 novembre. Simple passage à vide ou baisse de régime durable ?
![]() Sevré de ballon à la pointe de l'attaque lyonnaise, Karim Benzema n'a pu faire basculer le choc de la Ligue 1 face à Marseille (Sipa) Sommet de l'ennui Le grand choc annoncé cette 18e journée de Ligue 1 n'a donc pas tenu ses promesses. L'OL avait pourtant l'occasion de reléguer un concurrent direct à six longueurs. L'OM de prendre la tête du classement à la différence de buts. Mais aucune des deux équipes n'aura pris les risques nécessaires pour faire basculer le match en sa faveur. Résultat, les près de 40 000 spectateurs qui s'étaient massés dans les tribunes de Gerland ont vu à peu près autant de cartons jaunes (5) que de tirs cadrés (3 à 7 selon les sources). Le "niveau Ligue des champions" attendu pour cette rencontre ne se voyant que dans l'intensité des duels et le nombre de fautes (40). Alors que Marseille évoluait sans son meilleur attaquant, Mamadou Niang, et son meilleur milieu de terrain, Benoît Cheyrou, Lyon était lui quasiment au complet, avec les retours notables de Benzema et Juninho, suspendu pour les trois derniers matchs. Si on a souvent mis en corrélation les contre-performances lyonnaises avec l'absence de ses deux pièces maîtresses, il faut donc cette fois chercher une autre explication. Coup de pompe physique ou trop grande frilosité tactique de Claude Puel ? Chacun jugera mais l'OL a rarement produit aussi peu de jeu dans ce type de rencontre face à un adversaire pour la course au titre. Derrière, ça pousse Le septuple champion de France va devoir se ressaisir pour conserver sa couronne en mai prochain. D'autant qu'il compte désormais trois poursuivants à trois longueurs, Marseille, Bordeaux et Paris, plus Rennes qui pointe lui à quatre unités. Une situation quasi inédite, après des années de domination écrasante. Comme en atteste les chiffres des trois dernières saisons au même stade de la compétition : 2007-2008 : 38 points, 4 points d'avance sur Nancy, 8 sur Bordeaux et Le Mans 2006-2007 : 49 points, 17 d'avance sur Lens, 18 sur Saint-Etienne, 19 sur Lille et Sochaux 2005-2006 : 44 points, 12 d'avance sur Auxerre, 13 sur Bordeaux, 14 sur Paris Plutôt que la bonne forme de la concurrence, qui ne fait pas mieux cette saison que les précédentes, on peut constater que c'est surtout l'OL qui accuse une baisse de rythme. Avec 35 points en 18 journées, les Gones passent juste en dessous de la symbolique moyenne de deux points pris par match. Ce qui ne leur était plus arrivé à mi-saison depuis l'exercice 2002-2003. Au final, ils avaient tout de même sacré, mais avec un total de points maigrelet (68) qui pourrait cette fois ne pas suffire. L'OM domine les requêtes Google Marseille et Paris devant l'OL au classement des recherches Google concernant le sport. Voilà un chiffre qui va faire plaisir au septuple champion de France.Cette année encore, Lyon sera le seule représentant français en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Normal pour une formation qui écrase tout sur son passage en Ligue 1. Tout, sauf le Google Zeitgeist (l'esprit du temps), classement publié chaque année qui énumère les requêtes les tapés dans le célèbre moteur de recherche. A ce petit jeu, l'OM et le PSG conservent donc encore un peu d'avance sur le club de Jean-Michel Aulas. Le premier n'a pourtant pas gagné le moindre titre depuis 14 ans, et le second jouait le maintien en championnat il y a encore quelques mois. Attention, toutefois, à ne pas tirer de conclusions trop hâtives de ce palmarès, car c'est un vrai travail de fond qu'a réalisé l'OL ces dernières années en s'imposant comme LE club français des années 2000. Très populaire chez les plus jeunes, dont certains ne doivent même pas savoir qu'une autre équipe a un jour remporté le championnat de France, le club rhodanien en tirera un jour ou l'autre les bénéfices. Reste qu'il gagnerait aussi à offrir une image plus humaine au public, qui ne goûte pas forcément le délire megalo-parano de son président, pour définitivement rentrer dans le cœur des Français. Quand la Ligue des champions marche sur la têteEn s'inclinant à Gerland face au Bayern Munich (2-3), l'OL a manqué l'occasion de terminer en tête de son groupe lors de la dernière journée des phases de poule de la Ligue des champions. Mais que les Lyonnais se rassurent, ils éviteront Arsenal, le Real Madrid, l'Inter et Chelsea qui en ont fait de même. De quoi nous réserver quelques huitièmes de finale de très haut niveau lors du tirage au sort du 19 décembre.
![]() Karim Benzema marche sur la tête, un peu comme les grands d'Europe dans cette dernière journée de la phase de poule de la Ligue des champions (Sipa) Les premières places de groupe n'ont plus la cote Dans la jeune histoire de la Ligue des champions, on aura rarement vu telle gabegie de la part des grosses cylindrées européennes. A croire que la Coupe aux grandes oreilles, compétition de clubs la plus prestigieuse sur le marché, n'excitait pas vraiment les cadors continentaux à l'approche des fêtes de fin d'année. Terminer premier de sa poule assure pourtant de jouer son huitième de finale retour à la maison et de choper un deuxième, donc une formation théoriquement moins cotée. Tout sauf négligeable quand on sait que moins d'un tiers (32,5%) des dits deuxièmes n'atteignent pas les quarts de finale. Si Lyon s'est battu comme un beau diable en seconde période face au Bayern pour tenter de remonter le retard de trois buts accumulés avant la pause, les Gones s'étaient déjà tirer une balle dans le pied avec les cartons jaunes pris volontairement par Juninho et Cris contre la Fiorentina. Les deux brésiliens souhaitant arrivés "vierges" de biscotte pour les matchs à élimination directe, ce qui leur d'ailleurs valu une amende de 15 000 et 10 000 € de la part de l'UEFA. Les gesticulations de Jean-Michel Aulas sur la rencontre OL-Nantes, prévue dimanche dernier et finalement avancée au samedi, n'ont donc pu masquer une certaine contradiction. Lyon voulait terminer premier, mais pas à tout prix. Il a donc fini deuxième. Une formule en question ? Du côté d'Arsenal, on a balancé encore plus clairement la tête du groupe. Arsène Wenger avait en effet sorti les gamins qui jouent habituellement la Carling Cup pour le déplacement à Porto. Résultat, une défaite nette et sans bavure (0-2) pour les jeunes Gunners qui n'ont pas touché une bille. Scénario similaire pour l'Inter qui a trouvé le moyen de s'incliner à Brême (1-2), laissant le Panathinaïkos lui ravir la place de leader. Manchester United a bien essayé d'en faire de même en faisant nul face à Aalborg à Old Trafoord (2-2), mais Villarreal s'est déchiré sur la pelouse du Celtic (0-2). Le Real Madrid et Chelsea avait eu loupé le coche lors des précédents journées et n'ont pu revenir sur la Juventus et la Roma lors de la dernière journée. Pour expliquer ce manque d'enthousiasme pour la seconde place, Wenger a argué que le match de championnat d'Arsenal programmé samedi midi (moins de 72 heures après la visite de Porto) était prioritaire vu les pépins physiques et les difficultés de son équipe en Premier League. Le coach intériste Jose Mourinho l'a joué plus frondeur en assurant que "la vraie mauvaise nouvelle est pour l'équipe qui terminera première de son groupe et qui devra affronter une grosse formation comme la nôtre". Imparable. Cette dernière journée bien terne, pour ne pas dire pourrie, de la phase de poule de la Ligue des champions aura en tout cas donné du grain à moudre aux tenants d'un retour à une formule intégralement disputée en matchs à élimination directe. La seule qui garantie de ne pas attendre le mois de février pour du vrai football sans calcul. Les qualifiés pour les huitièmes de finale : Premiers de poule : AS Rome, Panathinaïkos, FC Barcelone, Liverpool, Manchester United, Bayern Munich, FC Porto, Juventus Turin Seconds de poule : Lyon, Chelsea, Inter Milan, Sporting Portugal, Atletico Madrid, Arsenal, Villarreal, Real Madrid. Deux équipes issues du même groupe ou de même nationalité ne peuvent se rencontrer. Marseille doublement soulagéSantos Mirasierra libéré sous caution, un match nul (0-0) qui permet à l'OM de rester en Europe via la Coupe de l'UEFA et une ambiance de fête au Vélodrome. La venue de l'Atletico Madrid s'est finalement déroulée comme dans un rêve pour la cité phocéenne, qui attend maintenant le retour au bercail de son supporter.
![]() Le Vélodrome a retrouvé des couleurs suite à l'annonce de la libération sous caution de Santos (Sipa) Tirage de la C3 dans dix jours Le hasard a beau faire bien les choses, l'annonce de la libération de Santos à quelques heures du coup d'envoi de la rencontre OM - Atletico paraît trop belle pour être vraie. Toujours est-il que cette décision, qui prend effet ce mercredi, a permis d'apaiser un climat hyper tendu qui aurait pu découler sur des incidents lourds de conséquences. Une partie des supporters de l'OM était décidée à boycotter le match, tous voulaient témoigner leur indignation. Certains risquaient de déraper sous le coup de la colère et du ressentiment. Mais tout s'est finalement passé pour le mieux, et le Vélodrome a pu exprimer sa joie, tandis que les joueurs marseillais obtenaient un match nul peu glorieux mais suffisant pour rester devant le PSV Eindhoven, battu de son côté par Liverpool (1-2). L'OM va donc poursuivre son aventure européenne à un échelon inférieur, retrouvant une Coupe de l'UEFA qu'il connaît bien et dont il a atteint par deux fois la finale, en 1999 et en 2004. Une compétition souvent négligée par les clubs français mais qui aiguise l'appetit continentale du peuple marseillais, Eric Gerets compris : "Contrairement à d'autres clubs, l'UEFA reste pour nous un trophée prestigieux, convoité. On va essayer d'aller le plus loin possible, même s'il y a des adversaires de taille". Le tirage au sort des 16es de finale, qui s'effectuera le vendredi 19 décembre, devrait en effet avoir de la gueule avec la présence probables de gros poissons comme le Milan AC ou Valence. Santos toujours coupable Malgré les scènes de liesse un peu démesurée qui se sont déroulés mardi aux abords du stade et dans les tribunes du Vélodrome, la situation de Santos Mirasierra est toutefois loin d'être réglée. Simplement libéré sous caution, le membre des Ultras marseillais, qui aurait appris la nouvelle en regardant la télé raconte La Provence, n'en a pas fini avec la justice espagnole qui l'a condamné à trois ans et demi de prison vendredi dernier. Rapatrié à Marseille par un vol spécialement affrété par le club, "Santi" devra se soumettre à un contrôle judiciaire avant d'être jugé en appel. OM - Atletico : "L'ambiance sera électrique" Ce soir à Marseille, l'OM ne joue pas qu'une troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA face à l'Atletico Madrid. Toutes les pensées seront évidemment tournées en direction de Santos Mirasierra, condamné à trois ans et demi de prison par la justice espagnole.Si les Ultras, le groupe dont Santos fait partie, a lancé un appel au boycott du match, nombre de supporters ne s'associeront pas à cette grève des encouragements, défendant plutôt la thèse de l'entraîneur Eric Gerets qui a expliqué qu'une qualification en C3 serait le plus bel hommage que l'OM puisse offrir à Santos. Ysae, rappeur au sein du groupe marseillais Karkan et membre des Fanatics répond aux questions de Fluctuat.net : Qu'en est-il des signes de protestation prévus pour le match de ce soir ? Les Ultras ont donné comme consigne de ne pas rentrer dans le stade. Comme un membre de leur "famille" n'est pas présent, ils veulent boycotter le match. Ils vont mettre une grande banderole de soutien pour montrer qu'ils sont pacifistes, qu'ils ne sont pas là pour casser. Le but est d'éviter que la peine de Santos ne soit aggravée en cas d'incidents. Après, je sais que Eric Gerets doit voir les représentants des Ultras pour les convaincre de venir quand même encourager l'équipe, comme Santos l'aurait voulu. Donc il se peut que le mot d'ordre soit modifiée d'ici ce soir. Qu'en pensent les autres groupes de supporters ? D'autres groupes vont sans doute aussi boycotter le début du match, mais ensuite il y aura des encouragements. Il y a une place en UEFA à jouer. Le mot d'ordre, c'est surtout de ne pas commettre d'actes de violence, parce que ça risquerait de se retourner contre nous. On ferait l'amalgame en nous présentant comme des hooligans, et donc Santos aussi par conséquence. S'il se passe quelque chose, c'est lui qui risque de prendre. Même les forces de l'ordre vont faire de la prévention avant le match, parce que si ça part avec la police, ça va être un carnage, vu la tension qu'il y aussi vis à vis des brutalités policières qui sont souvent commises pendant les matchs, et qui sont à l'origine de l'incarcération de Santos. Tout le monde veut calmer le jeu, le Préfet a aussi fait passer un message aux supporters pour leur dire qu'il n'y aura pas de soucis. Mais on n'est jamais l'abris, il suffit d'un ou deux meneurs pour qu'une embrouille démarre. L'ambiance sera électrique ce soir. Heureusement que les supporters de l'Atletico ont renoncé à faire le déplacement, ça aurait pu mal tourner... Effectivement, surtout qu'il y a beaucoup de racistes chez les supporters de l'Atletico, et qu'à Marseille tu dois avoir 60% d'arabes et de noirs au stade. Il ne faut pas oublier qu'à l'aller les Zubar et compagnie ont été maltraités pendant tout le match. C'est pour ça que, personnellement, je garde beaucoup de rancœur par rapport ça. On dit que Santos a plutôt une bonne réputation. Tu le connais personnellement ? Je ne fréquente pas le mouvement ultra, mais je le connais par rapport aux déplacements. En tant que Capo, c'est le mec qui harangue les foules, qui réunit un peu tout le monde. Quand il prend la parole, il est respecté. Tu donnes pas le micro à n'importe qui. C'est pas le mec qui s'embrouille, c'est un ultra dans le sens où il supporte son équipe, se déplace partout, prend des jours de congés pour suivre l'OM. C'est malheureux que ça arrive à un mec comme lui. Avec d'autres qui cherchent l'embrouille ça aurait été compréhensible, mais Santos lui est un mec tranquille. D'où le sentiment d'injustice. C'est pour ça que je ne peux pas dire qu'il ne va rien se passer, qu'on va faire les anges. Il y a une vraie tension qui est palpable. A qui seront destinées les banderoles Vélodrome ce soir, à la justice et la police espagnole ? Oui mais aussi contre l'Etat français. A Marseille, on dit que si Sarkozy s'est occupé des infirmières bulgares, il peut aussi s'occuper de Santos. Le problème c'est qu'il a la double nationalité. Il est un peu vu comme un traître en Espagne. Il y aura une grosse communication autour du match, donc on veut profiter pour sensibiliser les gens parce qu'on sait qu'après le match ça va retomber. Tout le monde attend que ça explose, il y a des journalistes partout. Moi j'espère surtout qu'on va gagner le match. C1 : Bordeaux a rendez-vous Déjà assurés de disputer la Coupe de l'UEFA, les Girondins sont toujours en course pour une qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Pour cela, il faudra tout de même battre l'AS Rome de Totti, qui carbure à nouveau et jouera de son côté la première place du groupe pendant que Chelsea accueille Cluj.Un exploit sinon rien Bordeaux n'a plus le choix. C'est vaincre la Roma ou adieu à la C1 et sa musique qui file des frissons. Pas une mince affaire, si l'on considère que la Louve est sortie de sa crise de début de saison et évoluera devant son public du Stadio Olimpico. Etre encore maîtres de leur destin à l'approche de la dernière journée de la phase de poule reste quoiqu'il arrive une belle performance pour les hommes de Laurent Blanc, dont on ne donnait pas cher de la peau après le tirage au sort. Autant de raison de tout donner ce soir en espérant que le brin de réussite qui a fui jusque-là les joueurs au maillot scapulaire soit cette fois de leur côté. Pour se donner du baume au cœur, les Bordelais peuvent se rappeler du match aller (1-3), où ils avaient dominé les Italiens avant de sombrer suite à l'expulsion aussi bête que sévère de Henrique. Mais il faudra aussi s'attendre à une Roma moins prenable qu'à Chaban-Delmas et qui a enregistré le retour de son capitaine et maître à jouer Francesco Totti. Comme a prévenu Laurent Blanc, il ne faudra donc pas s'attendre à du football champagne de la part des Girondins : "Cela ne sert à rien de se jeter dans la gueule du loup pour prendre un contre et un but. Ce serait catastrophique. Il va falloir oser mais aussi éviter de se jeter à corps perdu pour marquer ce but. Le temps jouera pour nous si on arrive à rester à 0-0." Message reçu. Les équipes probables : Rome : Doni - Cassetti (ou Cicinho), Juan, Mexès, Riise (ou Panucci) - Taddei, De Rossi, Brighi (ou Perrotta)- Baptista, Vucinic (ou Menez) - Totti. Bordeaux : Ramé - Chalmé, Planus, S. Diawara, Jurietti - Fernando, A. Diarra - Gouffran (ou Obertan), Gourcuff, Wendel - Chamakh. Le week-end des Français de l'étranger : Henry enfin reconnuPosté par Edouard le 08.12.08 à 11:45 | tags : chelsea, les français de l'étranger, fc barcelone, as roma
Auteur de son second triplé sous le maillot blaugrana, samedi face à Valence (4-0), Thierry Henry a vécu sa première véritable ovation au Nou Camp, puis dans la presse espagnole, près d'un an et demi après son arrivée en Catalogne. Une consécration tardive mais méritée pour le Français qui fait profil bas sur le côté gauche de l'attaque barcelonaise. Souvent pris pour cible par les éditorialistes et une partie du public, Titi a sans doute fini de manger son pain noir.
![]() Thierry Henry, félicité ici par Eric Abidal, a sorti le grand jeu face à Valence (Sipa) A nouveau excentré par l'entraîneur Pep Guardiola, qui avait positionné Lionel Messi dans l'axe en l'absence de Samuel Eto'o, a donc fait trembler les filets trois fois avec son légendaire plat du pied. Un pic de forme opportun à une semaine du clasico contre le Real Madrid et salué comme il se doit par son coach : "Sa position sur le terrain était parfaite. Il a fait preuve d'audace, il a rappelé qu'il était bien là. Je suis très heureux pour lui." Plutôt discret depuis le début de la saison, Jérémy Menez a frappé un grand coup avec la Roma. Titularisé par Luciano Spalletti, l'ancien monégasque a multiplié les actions dangereuses, et surtout inscrit l'unique but de la victoire face au Chievo Verone (1-0) d'une superbe reprise de volée. L'entraîneur romain en a profité pour louer la "grande technique" du jeune espoir : "Il a vraiment le potentiel pour devenir un grand joueur. Je savais de quoi il était capable, même si je ne le pensais pas aussi décisif. J'attends maintenant de lui qu'il montre la même détermination à chaque match." Anelka remarque Muet lors des deux dernières journées, Nicolas Anelka a retrouvé le chemin des filets lors de la victoire de Chelsea sur le terrain de Bolton (2-0). Auteur de sa 99e réalisation en Premier League, la 13e cette saison, le Frenchie prend une avance confortable au classement des buteurs devant Cristiano Ronaldo, Amr Zaki, Jermaine Defoe et Robinho (8 buts). Ballon d'Or 2008 : Cristiano Ronaldo malgré tout Le lauréat de l'année 2008 sera dévoilé mardi dans France Football - et dès 3 heure du matin sur le site de la revue. Un trophée qui ne devrait pas échapper à Cristiano Ronaldo, malgré l'arrogance parfois affichée par le Portugais et la concurrence du stratosphérique Lionel Messi.Messi un peu juste L'actuel meilleur joueur du monde, évoluant dans la meilleure équipe du Monde, Lionel Messi a pourtant peu de chance de se voir décerner le Ballon d'Or France Football ce mardi 2 décembre. Sauf surprise de taille, la succession du Brésilien Kaka reviendra donc à la star de Manchester United, C. Ronalo, l'homme qui affiche de loin le meilleur palmarès individuel et collectif (vainqueur, meilleur joueur et meilleur buteur de la Premier League et de la Ligue des champions), avec 42 buts inscrits la saison dernière. La performance moyenne du Lusitanien lors de l'Euro 2008 ne suffit pas à le détrôner de son statut de favori. Surtout qu'il l'avait disputé blessé, avant de se faire opérer cet été et de rater la reprise avec MU. Certes expulsé bêtement ce week-end en championnat, auteur de quelques déclarations qui témoigne d'un certain manque d'humilité ("Je suis le premier le deuxième et le troisième meilleur joueur du monde") et connu pour sa propension à plonger, Ronaldo n'en garde pas moins une avance considérable sur ses petits camarades. Messi a beau casser la baraque, il n'a gagné cet année qu'un trophée mineur (le tournoi olympique des JO de Pekin). Les Espagnols vainqueurs de l'Euro (Casillas, Villa, Torres), n'ont eux pas été suffisamment en vue dans leur clubs respectifs. Le feu de paille Andreï Arshavin s'était lui éteint depuis l'élimination de la Russie en demi-finale de cette même compétition. Et encore plus suite à la grosse baisse de régime du Zenith St-Petersbourg, à la traîne en championnat russe en C1. Pour ceux qui auraient encore un doute, la fuite annuelle, qui nous vient cette fois d'Angleterre, désigne elle aussi l'ailier des Red Devils. The Sun affirmait en effet dans son édition de samedi qu'une délégation de France Football s'était rendu à Manchester pour réaliser l'habituelle séance photo du nouveau vainqueur. Le bi-hebdomadaire devrait donc confirmer la nouvelle dans son édition de mardi. Et dès 3h00 du matin sur francefootball.fr. Après Eusebio (1965) et Luis Figo (2002), Cristiano Ronaldo a donc toutes les chances de devenir le troisième Portugais à remporter le Ballon d'Or. Voir la liste des 30 nominés Le week-end des Français de l'étranger : Gallas déjà repenti ? Une semaine après avoir été écarté de l'équipe, puis démis de ses fonctions de capitaine, William Gallas a vu sa cote remonter du côté d'Arsenal. De retour en milieu de semaine contre le Dinamo Kiev (1-0), il était encore titulaire au sein de la défense des Gunners, dimanche, dans le choc remporté sur la pelouse de Chelsea (2-1). Un succès qui permet aux Londoniens, désormais à 7 points des Blues, de ne pas être écarté prématurément de la course au titre."Je pense que William a été énorme, absolument fantastique. Il est revenu de cette période trouble avec, selon moi, beaucoup de crédit. Ça montre qu'il est un combattant", s'est même enflammé Arsène Wenger après la rencontre. Gaël Clichy et Bakari Sagna ont livré une prestation aussi solide que leur aîné. En face, Nicolas Anelka n'a lui pu contredire ceux qui lui reprochent d'être transparent dans les chocs de Premier League. Ribéry comme d'hab' Passeur sur le second but inscrit par Miroslav Klose, impliqué sur celui de Luca Toni, Franck Ribéry a encore été le meilleur joueur du Bayern Munich, vainqueur sur le terrain du Bayer Leverkusen (2-0). Un habitude qui lui a valu d'énièmes louanges de ses dirigeants. "Ribéry a retrouvé son meilleur niveau. Avec un joueur comme lui, il faut toujours s'attendre à une surprise, et vos adversaires ne peuvent jamais se relâcher. C'est évidemment un atout majeur", a notamment commenté Jürgen Klinsmann. Une analyse qui vaut aussi pour l'équipe de France, transformée depuis le retour du Kaiser. En bref Auteur de son sixième but de la saison, Djibril Cissé subit la mauvaise passe de Sunderland, qui s'est écroulé devant son public face à Bolton (1-4) et se retrouve premier relégable. Ça va revanche mieux pour l'AS Rome et Philippe Mexès, impeccable lors de la victoire obtenue face à la Fiorentina de Sébastien Frey (1-0). |
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