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Lyon ou l'exploit impossible

Posté par Edouard le 25.02.09 à 16:51 | tags : ligue des champions, ol

Champion de la régularité en Ligue 1, où il est bien parti pour remporter son huitième titre consécutif, l'OL a une nouvelle fois loupé l'occasion face à Barcelone de signer la grosse perf européenne qui manque à son tableau de chasse. Pourra-t-il y parvenir dans quinze jours au Nou Camp ?

 

Le Barça a eu chaud. Voilà en substance le sentiment partagé par une bonne partie de la presse étrangère en écho au nul obtenu par les hommes de Pep Guardiola à Gerland. Bousculés par les Lyonnais, qui auraient pu prendre le large après le coup franc de Juninho sans des mauvais choix de Karim Benzema, les Blaugrana n'ont pu se montrer à la hauteur de leur réputation d'actuelle meilleure équipe du monde. "Henry vient à la rescousse alors que Barcelone perd son image d'équipe invincible", titre le quotidien anglais The Guardian ce matin. "Les Français ont été meilleurs", note le certes madrilène Marca, tandis que la presse catalane concède du bout des lèvres que, vu de Barcelone, le seul point positif à retenir du match est "sans doute le résultat" (Sport).

 

Mêmes causes, mêmes effets
En dépit de ce constat flatteur, le score final laisse donc Lyon face à sa triste réalité. Malgré le respect qu'a gagné le club au niveau européen, avec une série en cours de six qualifications en huitièmes de finale de la Ligue des champions, il n'en finit plus de se prendre les pieds dans le tapis quand vient l'heure de faire tomber un grand nom du football continental dans une confrontation à élimination directe. En 2006, Milan avait brisé ses rêves au stade des quarts. La saison passée, c'était Manchester United, futur vainqueur de l'épreuve, qui les stoppait en huitièmes. Cette année, il risque donc de ne pas passer l'obstacle du Barça, qui recevra dans son enceinte du Nou Camp au retour.

S'il n'y a évidemment rien de déshonorant à tomber face à des adversaires de ce calibre, la répétition de ces échecs commence tout de même à devenir problématique pour une formation qui ambitionne de remporter à terme la mythique C1. Dans un sport comme le football, où la logique est souvent démentie sur le terrain, cette constance est même étonnante. Des équipes moins bien armées réalisent régulièrement de tels exploits, qui plus est en coupe. Alors pourquoi Lyon n'y arriverait pas ?

 

L'heure de changer de statut
Ce complexe européen doit d'autant plus exaspérer l'OL et son président Jean-Michel Aulas qu'il est certainement à l'origine du déficit d'image dont continue de souffrir l'OL en France. L'OM et le PSG, les deux grands médiatiques de la Ligue 1, avaient eux réussi en leur temps à faire tomber respectivement le Milan AC et le Real Madrid. Le genre de soirées qui vous font rentrer dans le cœur des Français pour de bon. Le refrain est connu, mais on est bien obligé de le ressortir chaque année à l'heure des désillusions lyonnaises.

Pourtant, tout n'est pas encore perdu. Il reste 90 minutes (ou plus) aux troupes de Claude Puel pour faire mentir les commentateurs et passer du statut d'équipe respectable à celui d'équipe qui se fait respecter. 90 minutes pour enlever le frein à main et se sublimer devant les 90 000 spectateurs du temple barcelonais. 90 minutes pour convaincre Benzema qu'il a une chance de soulever un jour la coupe aux grandes oreilles sous le maillot lyonnais et éviter une nouvelle fuite des talents. Autant dire que ce Barcelone - Lyon du 11 mars sera bien plus qu'un simple match de football.




Coupe de l'UEFA : des raisons d’y croire (ou pas)

Posté par Emeric le 18.02.09 à 19:14 | tags : coupe uefa

 

Bon ok la coupe de l'UEFA ne passionne plus grand monde. Raillée partout et par tous pour son manque d'intérêt sportif et financier, la « Coupe d'Europe du pauvre » n'excite plus les gros bras européens. Trop occupés à chasser le strapontin pour la lucrative et exigeante Ligue des champions dans leur championnat national, la plupart des clubs y envoient leurs jeunes pousses ou leur bout de banc en manque de temps de jeu.

Mais voilà, quand on regarde le palmarès famélique des Français en Coupe d'Europe (2 titres glanés en plus de 50 ans), on se dit qu'une petite Coupe de l'UEFA fut-elle dévaluée ne serait pas de trop. Alors qu'elle a déjà embrassé le destin de nombreux clubs exotiques, la bougresse se refuse toujours aux représentants du football gaulois. Comme il faut bien que cela cesse, comme on est supporter et avant tout français monsieur, voici une petite série de raisons de croire en les chances de nos quatre survivants dans la compétition, de vaincre enfin le signe indien.

Saint Etienne : Sevrés de Coupe d'Europe pendant un demi siècle, les verts sont de retour et malgré une saison pourrie en championnat, ils ont un atout de feu dans leur manche : Alain Perrin !! L'ancien boy toy d'Aulas à Lyon n'a rien gagné en Europe, mais quand on a réussit à ramasser la Coupe de France avec Sochaux, tous les espoirs sont permis !!! En plus les poteaux du stade Şükrü Saraçoğlu d'Istanbul, où se déroulera la finale en mai prochain sont ronds alors...

 Bordeaux : A la peine ces derniers temps sur la scène hexagonale, l'équipe la plus gay friendly de France a bien besoin de se refaire une santé dans une coupe bas de gamme, histoire de se préparer à jouer Vannes en finale de la Coupe de la Ligue. Surtout, un an après une pitoyable élimination contre une équipe en carton d'Anderlecht dans la même compétition, on va bien voir sir les gars de Laurent Blanc en ont...de l'ambition ! 

Paris Saint-Germain : Les Parigos ont les crocs et surfent sur une dynamique victorieuse. Bien en jambes, on les voit mal trébucher dans le petit bassin européen. Vainqueur au 20ème siècle d'une autre compétition tout aussi huppée, feu la Coupe des Coupes, le PSG peut aller au bout d'autant qu'il n'y à plus de clubs israélien dans la course. 

Marseille : A L'OM, on est spécialiste de la coupe d'Europe. Tellement spécialiste que tous les 5 ans depuis 1999, « l'oème » se prend une bonne déculotté en finale de la C3 ! Alors si en plus ils arrivent à réveiller Ben Arfa (vous aviez oublié qu'il jouait à Marseille ?) et que celui-ci n'en colle pas une à un de ses coéquipier avant le match, cette année pourrait être la bonne !

Leur programme : 

Olympiakos le Pirée - AS Saint Etienne (18/02 - 18 h 30)

Paris Saint-Germain - VfL Wolfsburg (18/02 - 20 h 45)

Bordeaux - Galatasaray (18/02 - 20 h 45)

Olympique de Marseille - FC Twente (19/02 - 20 h 45)







Transfert, la méthode Ribéry

Posté par Emeric le 17.02.09 à 14:54 | tags : les français de l'étranger, bayern, allemagne

Les saisons passent et se ressemblent pour Franck Ribéry. Actuellement au Bayern Munich, l'attaquant français fait découvrir à nos amis germains les joies du discours « je vous mets la pression pour filer à l'anglaise ». Utilisation des médias, velléités de départs, remise en question de l'ambition du club, Ribéry sait y faire. Il expérimente même cette méthode depuis le tout début de sa carrière, pour ne pas laisser le collectif prendre le pas sur son ambition personnelle...petit rappel.

De Brest à Galatassaray...

Non conservé par le centre de formation du LOSC à 16 ans, Ribéry passe ses années d'apprenti footeux dans des clubs de CFA ; Boulogne, Alès puis Brest avec qui il accède à la Ligue 2 en 2004. Il est engagé par le FC Metz (alors en L1) à l'issu de cette saison, après avoir démontré des qualités techniques indéniables. Surprise du début de saison Ribéry ne reste en lorraine que 6 mois ! Il est transféré à la surprise générale dans le grand club turc de Galatasaray. A l'époque on évoque une sombre histoire de baston dans une boite de Metz et la mauvaise influence de son agent.

Francky devient donc « Scarface », et brille sur les rives du Bosphore pendant...6mois ! Alors que son talent explose aux yeux de tous, il se plaint de non paiement de salaires, fait des appels du pied en France et rejoint Marseille, alors que les dirigeants turcs lancent une procédure de « rupture abusive de contrat » (ils seront déboutés par le TAS).

La consécration à Marseille

Frank s'éclate à Marseille, devient le chouchou du Vélodrome et une star à part entière du championnat. Ses excellentes performances lui valent d'être sélectionné en Equipe de France pour le Mondial allemand de 2006. Avec un but contre l'Espagne, des courses de dragster et une entente parfaite avec les cadres des Bleus, Ribéry est LA révélation française de la compétition. Devenu la cible de grosses écuries européennes, il déclare en ouverture du 20 heures de TF1 en septembre 2006 qu'il veut quitter Marseille ! Gros clash, « affaire Ribéry », palabres et négociations avant que Francky ne se ravise et honore une deuxième saison sur la Canebière.

Et après le Bayern ?

Transféré au Bayern de Munich l'année suivante, on pense alors que « Kaiser Franck » a trouvé chaussure à son pied en terme de standing. Ribéry s'éclate, chambre ses partenaires, devient le boss de la Bundesliga, décisif et spectaculaire. Mais les vieux démons ne sont jamais loin et dès sa deuxième saison le voilà qui s'interroge de nouveau sur son avenir en club. Ambitieux (il veut la C1 et le Ballon d'Or), Ribéry doute des capacités du Bayern à lui offrir tout ça...vite. Alors il balance dans les médias, cite ses destinations possibles, agaçant passablement ses dirigeants. Rummenigge le déclare intransférable et Beckenbauer le trouve « un peu compliqué ». Ribéry lui se rappelle que la carrière est courte et que les opportunités de rester au plus niveau sont faites de chances à saisir, alors pourquoi s'en cacher ? La balle est dans le camp du Bayern...




Palmarès des clubs les plus riches : le paradoxe anglais

Posté par Emeric le 16.02.09 à 11:01 | tags : business

Le cabinet d'audit et de conseil Deloitte UK vient de rendre publique l'étude Football Money Ligue pour 2009. Cette enquête établit chaque année un classement des 20 clubs de football les plus riches du monde. C'est le Real Madrid qui s'avère être le plus friqué  avec près de 365.8 millions d'euros de revenus en 2007-2008. Les clubs anglais squattent le classement (7 représentants dans les 20) mais ce constat flatteur ne balaye pas les rumeurs de crise financière qui s’immiscent dans le quotidien de la Premier League.

 

Dauphin des madrilènes, Manchester United engrange des revenus estimés à 324 millions d'euros. C’est la forte dévaluation de la livre, qui a perdu près de 20% de sa valeur par rapport à l'euro en un an, qui l’empêche dépasser le Real. Pire encore, c’est tout le football anglais qui vacille suite à la crise financière. Au début de l’année, le président de la fédération David Triesman a annoncé que les dettes du football anglais représentent environ 3,9 milliards d'euros. Paradoxalement, 4 des clubs les plus riches d’Angleterre (MU, Chelsea, Arsenal et Liverpool tous présents dans le classement Deloitte) représentent à eux seuls un tiers de cette somme.

 

Devenus les jouets d’investisseurs boursicoteurs (Abramovitch à Chelsea, Glazer à MU, Hicks et Gillet à Liverpool), de nombreux clubs sont rattrapés par les problèmes financiers de leurs propriétaires. Glazer aurait du mal à payer les traites du rachat de MU, et le sponsor du club AIG a été sauvé de la faillite par l’Etat américain, tout comme la banque Nothern Rock, le sponsor de Newcastle. Les banques de la City plancheraient sur d’éventuels plans de financement et chercheraient même pour certains clubs de solides repreneurs. Petite éclaircie tout de même, les droits de diffusion télé viennent d’être renégociés à hauteur de 2 milliards d'euros pour les trois saisons entre 2010 et 2013 ! Voilà de quoi rassurer tout le monde et mettre un peu de beurre dans le pudding.

 

Plus d'infos sur le site de Deloitte.






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