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Archives > Mars 2009

Guillaume le conquérant

Posté par Emeric le 14.03.09 à 14:44 | tags : psg, ligue 1
Il faut le dire, Guillaume Hoarau en étonne plus d'un. Vierge de toute expérience en Ligue 1 avant le début de saison à déjà 24 ans (autant dire un vieillard de la planète foot), Hoarau à vite passé « le cut » de l'élite. 34 matchs et 15 buts après son dépucelage, Guillaume est déjà l'arme létale du PSG, celui qui débloque les situations, affole les défenses adverses et ravit les fans parisiens.

Le rookie de l'année
On lui souhaitait pourtant bien du courage à l'ami Hoarau, car nombreux sont les snipers de Ligue 2 qui ont galéré à l'étage supérieur (demandez à son ancien coéquipier Jean-Michel Lesage). Cela allait être d'autant plus dur que sa destination choisie, le Paris-Saint-Germain, avait tout du chausse trappe, de l'étape où l'on galère avant de partir vers d'autres destinations fiscales et sportives plus clémentes. Mais Guillaume à l'âge du mec qui ne peut pas perdre plus de temps, et comme avec lui, le club de la capitale réussi sa meilleure saison depuis 5 ans, 2009 sera-t-elle l'année Hoarau ?

Un tueur des surfaces
Pourtant, Hoarau n'a pas le démarrage de Benzema, ni la vitesse d'exécution d'Henry ou la conduite de balle de Messi. Du haut de son mètre 92, il parait même un peu gauche, trainant sa longue carcasse avec une certaine fragilité. Non Guillaume n'est pas un dragster mais il à d'autres qualités, c'est un vrai tueur des surfaces, un joueur sobre, qui joue juste et se montre diablement efficace. Mieux vaut ne pas laisser trainer de ballon dans les 16 mètres...ses 15 réalisations ont toutes été réussies dans cet espace. Point d'appui naturel de part sa grande taille, la qualité de son jeu de tête lui permet non seulement d'être une menace sur les coups de pieds arrêtés mais aussi de rendre des services important à sa défense. Attaquant polyvalent, il peut marquer de la tête (4 buts) mais aussi des deux pieds (4 buts du droit et 5 buts du gauche) tout en participant au jeu de son équipe (il touche une quarantaine de ballons par match).

Bientôt le grand bleu ?
Une telle réussite alliée à un état d'esprit irréprochable (merci la formation du Havre) ont vite fait monter la cote du garçon. Arrivé à Paname pour la ridicule somme de 400 000 euros, Hoarau serait déjà « estimé » à 16 millions d'euros sur le marché aux bestiaux du ballon rond. Il ne reste plus qu'à ajouter une petite sélection en bleu à ce joli tableau pour assoir définitivement son nouveau statut de petite merveille du foot français. Reste à savoir quand Raymond, notre bien aimé sélectionneur, se laissera tenter par l'option Hoarau. Plus grand que tous les attaquants bleus, possédant un vrai sens du but, Hoarau réussira-t-il à jouer pour l'EDF ? Dans un système à un seul attaquant, beaucoup craignent qu'il ne soit réduit qu'à un point d'ancrage abonné à aller chercher des ballons casse-croûtes. On espère donc que Domenech saura l'utiliser...sans pour autant le cramer...souvenons-nous de Bafé Gomis...




Barça - OL : Trois scénarios pour un exploit lyonnais

Posté par Edouard le 11.03.09 à 13:46 | tags : ol, ligue des champions, fc barcelone

Tenu en échec sur sa pelouse au match aller, l'Olympique Lyonnais va devoir réaliser un gros coup au Camp Nou pour venir à bout du Barça et atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions. Flu passe en revue les scénarios qui peuvent mener les partenaires de Karim Benzema à la qualification.


Gagner au Camp Nou
L'OL peut-il rééditer l'exploit réalisé par Metz, seule équipe française à être repartie victorieuse de Barcelone, en 1984 ? Battu 4-2 à l'aller et promis au supplice, les Lorrains avaient encaissé l'ouverture du score au Camp Nou avant de passer quatre buts aux Catalans. "Ça les faisait chier de défendre. Ils jouaient très haut et on en a profité pour passer dans leur dos", se souvenait l'ancien messin Philippe Hinschberger, cette semaine dans Ouest France.

 

25 ans après, profiter des carences défensives et de l'éventuel complexe de supériorité du Barça seront encore les clés du match pour les partenaires de Juninho. Avec l'absence de Puyol et la forme alléatoire de Valdes, une victoire lyonnaise est possible. Mais il faudra faire mentir la statistique qui nous rappelle que l'OL n'a jamais battu Barcelone en cinq confrontations.

Probabilité : 25%


Un partout, prolongations et tirs aux but
Moins ambitieux qu'un succès en terre catalane, ce scénario est-il pour autant plus réaliste ? Barcelone inscrivant en moyenne 2,85 buts par match devant son public, toutes compétitions confondues, ne concéder qu'un seul pion en 120 minutes tiendrait de l'exploit. En même temps, pourquoi ne pas imaginer que les deux formations s'annuleront comme au match aller ?

 

Reste que les tirs au but ne seraient pas forcément un cadeau pour les Lyonnais. Car si Hugo Lloris évolue un cran au dessus du fébrile Valdès, ce dernier n'a rien à envier au Français dans cet exercice spécifique. Par ailleurs, si Lyon possède des bons tireurs, le niveau technique moyen du Barça lui donne un longueur d'avance avec des spécialistes à la pelle qui tire les pénos dans leurs sélections respectives (Henry, Messi, Eto'o, Xavi, Marquez).

Probabilité : 25%

 

Un nul prolifique (2-2, 3-2, etc.)

C'est le pronostic de Zinedine Zidane, qui déclarait mardi sur Canal Plus croire aux chances du club français : "Ils sont capables de le faire (...) oui, je les vois passer contre Barcelone (...) le résultat ? Deux partout ! (...) je suis convaincu qu'ils se qualifieront". Un pari qui a bien fait rire son acolyte Christophe Dugarry, mais pas idiot si l'on tient compte du fait que les deux équipes vont attaquer et que la défense barcelonaise a des absences.

 

Marquer deux fois (ou plus) au Nou Camp n'est pas totalement inimaginable. L'Espanyol y est parvenu le mois dernier en remportant le derby (2-1). En Ligue des champions, le Shaktar Donetsk était lui allé s'y imposer en faisant trembler les filets à trois reprises (3-2). Mais c'était lors de la dernière journée des phases de poule et un match sans enjeu pour le Barça...

Probabilité : 50%

 

Et vous, vous misez sur quel scénario pour une éventuelle qualification de l'OL ?

 

A lire aussi :

Lyon ou l'exploit impossible







Barça - Bilbao : Souvenirs d'une finale chaotique

Posté par Edouard le 05.03.09 à 18:34 | tags : fc barcelone, espagne, vintage, foot en vidéos

Le 13 mai prochain, le FC Barcelone et l'Athletic Bilbao se disputeront le trophée de la Coupe du Roi, 25 ans après la finale qui s'était terminée par une bagarre générale mettant en scène Diego Maradona.

 

Les fous du Roi

5 mai 1984, stade Santiago Bernabeu. L'Athletic de Javier Clemente vient à bout du Barça de Cesare Menotti 1-0 grâce à un but d'Endika. Dès la fin du match, un autre combat s'engage entre les deux équipes. Cette fois à base de coups de pied sautés. Une bagarre de rue initiée par Maradona qui, en plus de l'amertume de la défaite, avait un compte à régler avec un certain Goikoetxea. Le "boucher de Bilbao" lui avait explosé la cheville quelques mois plus tôt...

 

Face à la polémique qui s'en suivit, Diego dû présenter ses excuses au Roi Jean-Carlos, qui assistait à la rencontre, et écopa de trois mois de suspension. Poussé vers la sortie par ce triste épisode, la star argentine s'en allait poursuivre son aventure sous le maillot de Naples, après seulement deux saisons en Catalogne.

 

Pour le remake de cette finale houleuse, qui opposera les deux clubs les plus titrés de la compétition (24 pour Barcelone, 23 pour Bilbao), les supporters blaugrana espèrent que Lionel Messi ne reproduira pas le pugilat de son aîné, comme il l'avait fait avec le fameux but inscrit par Marado face à l'Angleterre.




Milan : Carlo Ancelotti sauvé par la troisième place ?

Posté par Edouard le 04.03.09 à 18:46 | tags : série a, milan ac
Terminer sur le podium de la Série A, tel est la mission fixée à l'entraîneur du Milan AC Carlo Ancelotti s'il veut conserver son poste la saison prochaine. Un objectif un peu trop simple pour être vrai...

 


 

Hors course

Non qualifié pour la Ligue des champions, le Milan comptait bien se rattraper en remportant son premier titre de champion d'Italie depuis 2004, si possible accompagné d'une petite coupe de l'UEFA, seule compétition qui manque à son impressionnant palmarès. Eliminé de cette dernière sans gloire par le Werder, battu le week-end dernier en Série A par la Sampdoria (1-2) et désormais à douze points de l'Inter, out de la coupe d'Italie au stade des huitièmes, le club rossonero a dit adieu à tout ses objectifs dès la début mars.

 

Devant ce fiasco, l'administrateur délégué Adriano Galliani a concédé que Carlo Ancelotti serait limogé si le Milan ne conservait pas au moins sa troisième place en championnat. Information confirmée par l'intéressé : "Si Milan ne parvient pas à finir troisième, quelque chose devrait changer, ainsi que pour moi. Mais je suis convaincu que nous y parviendrons." Dur pourtant d'imaginer l'entraîneur en place depuis 2001 continuer sur le banc des rouge et noir tant ça sent la fin de cycle du côté de Milanello.

 

Un coach aux mains liés

Bien qu'il s'en défende publiquement, la cassure entre Ancelotti et la direction apparaît plus que consommée. En témoigne les incohérences de recrutement constatées chaque année, comme lors du dernier mercato d'avant saison. Carlo voulait un attaquant de pointe athlétique en plus du frêle Pato et du vieillissant Inzaghi, il a eu un milieu offensif en déclin (Ronaldinho) qui marche sur les pieds de Kaka. Sans parler du rajeunissement sans cesse repoussé d'une équipe qui collectionne les trentenaires, voire les quadra avec le monument Paolo Maldini.


Pour ne rien arranger, les finances du club sont au plus mal. Les négociations concernant le défenseur Daniel Agger ont ainsi été gelées en attendant de dégraisser un effectif pléthorique (29 joueurs sous contrat) où moisissent des joueurs décotés mais aux salaires conséquents (Dida, Emerson). Dans ce contexte, la majorité des lecteurs de la Gazetta dello Sport considèrent donc qu'Ancelotti sautera quoiqu'il arrive à la fin de la saison. Reste à ne pas se faire éjecter des quatre places qualificatives en C1 (Fiorentina, Geona et Roma ne pointent qu'à quelques longueurs) pour ne pas sombrer dans une crise encore plus profonde.






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