Dans leur malheur, les supporters parisiens pouvaient jusqu'ici se consoler de la situation du rival marseillais, encore plus mal en point en championnat. Avec la victoire de l'OM sur Metz (3-1) et la défaite du PSG à Nice (1-2), sa première à l'extérieur cette saison, les deux médiatiques de la L1 ont inversé les rôles. Le club de la capitale se retrouve désormais relégable (18e) tandis que les Phocéens sortent la tête de l'eau (14e).
Si un seul petit point sépare les deux équipes, la dynamique est évidemment du côté de Marseille, qui a donc enchaîné son second succès consécutif après sa victoire contre Lyon (2-1). Le retour en forme de Samir Nasri, associé à la forme olympique de Mamadou Niang (deux passes du premier pour deux buts du second contre Metz), symbolisant ce qui les différencient actuellement. Paris ne possède pas un tel duo capable de faire basculer un match en sa faveur. Enfin si, peut-être. Mais sur le banc ou en tribune (Gallardo - Pauleta).
Le cas Landreau
Autre point de comparaison cruel pour le PSG, le poste de gardien de but. Malgré la présence d'un taulier dans ses cages, Paris ne peut que constater la mauvaise passe que traverse Mickaël Landreau, notamment depuis sa faute de main lors de France - Ecosse (0-1), répétée face au Maroc (2-2). Contre Nice, il fut encore très court sur le centre d'Hellebuyck qui amena le premier but des Aiglons. Une impression confirmée par les notes de l'ancien nantais, qui n'apparaît pas dans les 10 meilleurs gardiens de L1 de L'Equipe et doit se contenter du 7e rang au classement des étoiles de France Football. Steve Mandanda est lui classé respectivement premier et deuxième par les deux publications références.
Du point de vue des techniciens, Eric Gerets tire également son épingle de jeu face à son homologue. Fort de deux victoires de prestige face à Liverpool et l'OL, le Belge est en position de qualifié l'OM en huitième de finale de la Ligue des champions et a su redresser la barre en championnat, où la cinquième place n'est plus qu'à six longueurs pour les olympiens. Arrivé comme le messie, Paul Le Guen est lui devenu une énigme. Tout comme son choix de mettre Pauleta régulièrement sur le banc ou de donner temporairement le capitanat à un gamin de 17 ans (Mamadou Sakho). Seule la mansuétude du public parisien lui sauve pourtant l'instant la mise. Guy Lacombe ou Laurent Fournier ont été crucifiés pour moins que ça.
Politique floue
Même du côté des décideurs, ce n'est pas beaucoup plus brillant pour le PSG. Là où on entend une mouche voler après une soufflante de Pape Diouf, les coups de gueule d'Alain Cayzac n'ont pas l'air de faire plus d'effet qu'un pet de lapin. Tenu d'assurer la communication devant le mutisme de Le Guen, le président parisien a dû mal à justifier les changements de politiques du club, qui misait en début de saison sur ses cadres (Pauleta, Rothen, Armand, Landreau) avant de donner leur chance aux remplaçants puis aux jeunes de centre de formation. Sans que les résultats ne s'améliorent.
Bref, si ni l'un ni l'autre ne peuvent fanfaronner sur leurs résultats domestiques, Paris a donc récupéré le pompon du club le plus ridicule de la L1 au vu de l'écart entre ses ambitions et la réalité de sa situation. Le PSG s'était juré de ne pas revivre une saison galère après avoir flirté tant de fois avec la relégation l'an passé. Mais les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent, dit le dicton. Et, parfois, il vaut mieux être sourd.
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De jess, posté le 27.11.07 à 09:12
continué marseille vous faite un bon chemin bis jess