Arrivé cet été dans le Doubs, Frédéric Hantz ne passera pas l'hiver à la tête du FC Sochaux. Avant dernier à six longueurs du premier non-relégable, le club vainqueur l'an dernier de la Coupe de France était dans l'impasse. Pas sûr, toutefois, qu'un changement de technicien puisse le sauver de la descente en L2.
La défaite de trop
"Ce soir je n'ai rien à reprocher à l'entraîneur", expliquait Jean-Claude Plessis après la 8e défaite de son équipe face à Lorient (1-2), ce week-end. "Frédéric Hantz sera encore l'entraîneur à Metz samedi prochain et certainement aussi lors du match suivant. Je ne coupe pas les têtes en public". Le président sochalien n'aura donc menti qu'à moitié. Car si Hantz ne sera pas sur le banc du FCSM face à Metz, s'est en privé qu'on lui a semble-t-il signifié la fin de son bail. Une première pour Plessis qui ne s'était jamais séparé d'un entraîneur en cours de saison.
En quittant le banc du Mans pour celui de Sochaux, Hantz pensait pourtant être montré d'un cran dans la hiérarchie de la Ligue 1. Les Lionceaux venaient de remporter la Coupe de France sous la houlette d'Alain Perrin et étaient donc qualifiés pour la Coupe de l'UEFA. Un challenge qui avait convaincu cet ancien joueur pro passé notamment par le FC Metz et l'OGC Nice.
Régression
"Je veux toujours faire mieux. Franchir des paliers. Je n'ai pas envie de prolonger mon contrat car j'aime me mettre en danger. Mais peut-être que je serais toujours là dans trois ans. Je suis comme cela, c'est ma nature. Je ne suis pas au Mans pour faire un plan d'épargne retraite", déclarait-t-il peu avant sa nomination. Depuis, il a bien sûr déchanté.
Alors que les départs de Karim Ziani et Jérôme Leroy, deux des piliers de la très bonne saison du FCSM, n'ont pas été compensé, Hantz n'a pu que constater les limites d'un groupe amoindri par les blessures de Jérémy Bréchet et Sébastien Grax. Battus lors du Trophée des champions à Lyon, éliminés de la Coupe de l'UEFA par les Grecs de Panionos et de la Coupe de la Ligue par Valenciennes, les Sochaliens n'ont jamais été au niveau et auront bien du mal à redresser la barre, quelque soit le technicien qui reprendra les rennes de l'équipe.
Constat cruel
Le constat est d'autant plus cruel pour Hantz que Le Mans, club qu'il a fait monté et maintenu deux saisons en L1, réalise une première moitié de saison remarquable (4e avec 29 points) sous les ordres de Rudi Garcia. Une réussite à laquelle il n'est pas étrangère, mais qu'il n'a pas su reproduire à Sochaux. Selon L'Equipe, les noms de Guy Lacombe, Francis Gillot, Guy Stephan, Ivan Hasek, Laurent Fournier ou Franckie Vercauteren circulent pour le remplacer. D'ici là, Jean-Luc Ruty, en charge du centre de formation, assurera l'intérim...