
A une semaine d'affronter le leader lyonnais à Gerland, les
Girondins ont répondu présent devant le PSG grâce à un
Geraldo Wendel des grands soirs, auteur de trois buts (3-0), et relègue Nancy à 7 longueurs. Le suspens vit toujours en L1.
Chasser les doutes
Après la semaine difficile qui les avait vu sortir de la Coupe de l'UEFA face à Anderlecht (1-2, 0-0) puis faire match nul devant Lille (1-1), les hommes de Laurent Blanc n'auront donc pas tardé à chasser les doutes nés dans leurs têtes. Ou plutôt dans celles des journalistes, un peu trop prompts à annoncer le championnat relancé ou plié à la première occasion. Non, Bordeaux n'est pas une arnaque. Et le petit coup de mou enregistré par les joueurs au maillot scapulaire pas le signe d'un effondrement à l'approche du sprint final.
Le succès de Lyon face à Lille (1-0, but de Fred), samedi au Stade de France, avait pourtant mis sous pression les dauphins de la L1, qui ne pouvaient au mieux que rétablir leur écart de trois points en battant le PSG. Ces derniers démarraient d'ailleurs le match avec un esprit volontaire, fidèles à leur réputation d'équipe solide en déplacement. Mais comme à Marseille (1-2), la bonne entame de match des Parisiens n'allait pas les empêcher de sombrer.
Wendel show
Si on a beaucoup parlé de David Bellion (hier sur le banc), puis de Fernando Cavenaghi, parmi les individualités bordelaises, l'homme du moment sur les bords de la Garonne se nomme plutôt Geraldo Wendel. L'homme à tout faire du milieu de terrain girondin a revêtu hier un costume de buteur qui lui sied à merveille, signant son second triplé de la saison après celui réalisé face à Toulouse (4-3) en décembre. Trois buts tous aussi beaux les uns que les autres : une frappe violente du gauche (près de 100 km/h), une reprise heureuse en poteau rentrant et un coup de tête canon des 18 m.
Petit bémol à ce festival, la faute de Fernando sur Clément à l'origine du premier but bordelais. Détail qui n'en est pas un si l'on considère que Paris avait jusque-là bien contenu cette équipe de Bordeaux. Mais le PSG peut aussi s'en vouloir de n'avoir profiter de son occasion d'ouvrir le score juste avant (mauvaise conduite de balle de Diané repris par Tremoulinas, 28e) face à une défense largement remanié en raison de la suspension d'Henrique et du forfait de Planus.
Une "finale" qui promet
Dimanche prochain, suite au coup de sifflet de la rencontre Lyon - Bordeaux, il y aura encore dix journées à disputer et 30 points à prendre. Mais, déjà, tout le monde s'accorde à penser qu'il s'agit là d'un match décisif pour un championnat qui avait oublié ce qu'était la notion de suspens pour le titre. "On va jouer le prochain match à Lyon comme une finale", confirmait Wendel. "Je pense, tout le monde pense que le championnat se joue la semaine prochaine. Si Lyon gagne, ce sera sans doute fait pour leur septième titre. Si on gagne, on jouera le titre jusqu'au bout."
Effet positif du sabordage girondin en Coupe de l'UEFA, les Bordelais seront dans leur fauteuil jeudi soir au lieu d'être en train de batailler face au Bayern Munich et se présenteront à Gerland avec du jus à revendre. Les Lyonnais seront eux revenus de l'enfer d'Old Trafford, où ils risquent fort de laisser des plumes.