Le calvaire de
Valence en championnat d'Espagne s'est poursuivi ce week-end avec une nouvelle contre-performance à Mestalla, où les hommes de Ronald Koeman ont concédé le nul face au Depor (2-2) après avoir mené 2-0. Pire équipe de la Liga à domicile, le club
Che stagne à six points des places européennes avant d'entamer une semaine de tous les dangers.
Koeman le fossoyeur
Aussi catastrophique que le remplacement de Laurent Fournier par Guy Lacombe au PSG, sous la direction de Pierre Blayau, le limogeage de Sanchez Quique Flores restera probablement comme la pire décision présidentielle de la saison en Liga. Valence était alors 4e à quatre points du leader madrilène en championnat, et à un point de la 2e place de son groupe en C1. Pas de quoi s'affoler, donc. Sauf pour le président murcielago Juan Pablo Soler, persuadé que son équipe avait les moyens de gagner la Liga et rivaliser avec les grosses cylindrées européennes en Ligue des champions. Défense de rire.
A ne pas vouloir se contenter à court terme de son destin de Liverpool espagnol, en décrochant la 3e ou la 4e place qualificative pour le tour préliminaire de la C1, Soler a donc tout foutu en l'air en nommant Ronald Koeman au poste d'entraîneur après seulement dix journées disputées. A peine arrivé, le technicien batave envoyant Canizares, Angulo et Albelda (soit l'épine dorsale de Valence) en pré-retraite, pour recruter un jeune argentin prometteur mais exhibitionniste et porté sur l'alcool, Ever Banega. Les résultats ne tardaient pas à se faire sentir. Mais pas vraiment dans le sens espéré. En 9 journées, Quique Flores avait récolté 18 points. Koeman en a pris autant, mais en 17 matchs. Cherchez l'erreur...
Bienvenue chez los Che
Pis, les performances de Valence à domicile, grief majeur adressé à Flores, sont toujours aussi catastrophiques. En témoigne la réception du Deportivo La Corogne (2-2), dimanche, une équipe à la lutte pour le maintien. Même en menant 2-0 après 24 minutes de jeu, les partenaires de David Villa ont un mal fou à s'imposer devant leur public. Après l'égalisation de Lafita (45e), il leur restait pourtant une mit-temps pour se refaire. Mais rien n'y fait, le Valencia est bien la pire équipe à domicile de la Liga, ex aequo avec trois formations (le Depor, Levante et Murcie), grâce à une différence de buts calamiteuse (-8, avec 15 buts pour et 23 contre).
Le problème, c'est que personne ne parvient à identifier le problème, comme l'a reconnu Juan Manuel Mata, auteur de l'ouverture du score. "Je suis sûr une bonne série de buts, mais la sensation que j'ai, c'est de la tristesse parce qu'on n'a pas réussi à gagner le match. On aurait dû prendre les trois points, et eux, en deux actions, ils nous ont rattrapé. Ils ont mieux serré le jeu et nous ont laissé peu d'espaces, c'était une situation frustrante. En championnat, l'équipe ne décolle pas et on ne sait pas ce qui nous bloque et nous rend les matchs si compliqués."
A six points de la 6e place, synonyme de Coupe de l'UEFA, Valence s'apprête en prime à vivre une semaine cruciale avec la réception de Séville et un déplacement au Real Madrid, en Liga, entrecoupés par le quart de finale retour de Coupe du Roi face à Barcelone (1-1 à l'aller au Nou Camp). Un virage à bien négocier pour ne pas totalement sombrer dans le ridicule.
De Painteau, posté le 10.03.08 à 23:35 
Plus Valence sombre, plus David Villa a des chances de jouer dans un énorme club européen non ? Ca serai mérité. Il a sa place à Manchester s'il le souhaite....
De Nicholas, posté le 11.03.08 à 09:42 
Tant mieux si Valence s'effondre. Ca donnera peut-être à réfléchir aux clubs qui débarquent leurs entraîneurs sans raison valable. Il aura foutu un beau bordel, en tout cas, Koeman.
Du coup, ouais, Villa a de fortes chances d'aller voir ailleurs. Par contre, Manchester me paraîtrait un choix risqué. Avec Tevez et Rooney déjà (bien) en place et Saha en embuscade, y'a des risques à faire banquette. Je le verrais plutôt dans un club italien.