L'Allemagne gagne à la fin... ou pas Suite à l'élimination de l'Angleterre face à l'Allemagne en demi-finale du Mondial 1990 (1-1 ap ; 3-4 tab), l'international anglais Gary Lineker avait résumé le réalisme teuton par cette citation culte : "Le football est un jeu simple : 22 personnes courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin, les Allemands gagnent." Une règle dont l'Espagne pourrait faire les frais ce dimanche en finale de l'Euro 2008.Les bourreaux du jeu En cas d'échec, la Seleccion, qui se présente face à l'Allemagne avec le statut de meilleure équipe du tournoi, pourra toujours se dire qu'elle n'est pas la première nation à succomber devant la Mannschaft dans une telle configuration. Epinglé à son tableau de chasse l'équipe qui a développé le plus de jeu dans la compétition est en effet une spécialité maison depuis la finale de Coupe du Monde 1954 remportée face à la Hongrie (3-2). Explosée 8-3 lors de leur première confrontation en phase de poule, les Allemands étaient encore menés 2-0 après 8 minutes de jeu. Mais sous la pluie battante du stade Wankdorf de Berne, ils allaient passer trois buts au "Onze d'Or" de Puskas et Kokcis, invaincu depuis trois ans et demi et sans conteste la meilleure équipe du monde à cette époque, pour soulever leur premier trophée international. Instinct de tueur 20 ans plus tard, la Mannschaft remet ça lors du Mondial 1974 (2-1) face aux Pays-Bas de Johan Cruyff qui survolait alors les débats et venait de s'offrir le scalp de l'Argentine (4-0) et du Brésil (2-0) avec son fameux football total. Les éditions 1982 et 1986 voient ensuite le carré magique français (Platini, Tigana, Giresse, Genghini puis Fernandez) passer à la trappe, chaque fois en demi-finales. Ou quand le romantisme succombe au réalisme. Symbole de cet instinct de tueur, l'Allemagne s'est imposé cinq fois aux tirs au but, contre un seul échec en finale de l'Euro 1976 face à la République Tchèque d'Antonin Panenka. Uli Stielike est le dernier tireur allemand à avoir vu sa tentative stoppée par le gardien adverse (Jean-Luc Ettori lors de France - Allemagne 1982). Les 21 suivants ont fait tremblé les filets. Rien d'étonnant quand on se rappelle que le tir au but est une invention... allemande.Six finales perdues Si la Mannschaft arrive souvent au bout d'une compétition même lorsqu'elle joue mal, elle ne gagne pourtant pas à chaque fois. Détentrice de trois coupes du Monde et autant de championnats d'Europe, elle compte aussi six échecs en finale (quatre en CdM, deux à l'Euro). Soit un taux de réussite de 50% tout rond. Et Gary Lineker lui-même a mis un bémol à sa devise dans sa chronique du Sun : "L'Espagne possède de très bons joueurs, les défenseurs sont brillants, le gardien exceptionnel, toute l'équipe est de grande qualité. Au contraire, les Allemands n'ont pas montré grand-chose. Ses adversaires étaient plus abordables et elle a de la chance de se trouver là. Un triomphe espagnol serait une victoire pour le football." Commentaires
De ogami, posté le 29.06.08 à 14:58
![]() Un bien joli billet, avec des bouts de vintage dedans qui font plaisir. Qu'est-ce que tu veux dire par "le tir au but est une invention allemande"? De Robben, posté le 29.06.08 à 18:53 ![]() Joel Bats était goal en 1986 et Jean-Luc Ettori en 82, c'est ça ? Ajouter un commentaire |
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