Perrin croit en Saint-Etienne Suite au limogeage de Laurent Roussey, victime d'une série de 5 défaites consécutives en L1, Alain Perrin a été officiellement intronisé nouveau coach de l'ASSE ce mercredi. Premier entraîneur à avoir mené l'OL au doublé coupe-championnat, le Nancéen a accepté le challenge stéphanois, contrairement à celui du FC Nantes qu'il avait décliné quelques semaines plus tôt. Reste à trouver les mots pour relancer une équipe actuellement 18e et première relégable.Roussey n'avait plus la foi En septembre dernier, lorsque Waldemar Kita s'est séparé de Michel Der Zakarian, son premier choix se nommait Alain Perrin. Ce dernier avait refusé la proposition, laissant le champ libre à Elie Baup. Apparemment, il ne croyait pas au groupe nantais et à ses chances de se maintenir dans l'élite, préférant poursuivre tranquillement son job de consultant sur Canal Plus en attendant mieux. Et le mieux a fini par arriver avec limogeage de Laurent Roussey, dont le bail chez les Verts n'aura donc duré qu'un peu plus d'une saison. Perrin remplace donc un coach qui avait lui perdu la foi, si l'on croit le président Bernard Caïazzo : "Pour tout vous dire, j'ai vraiment eu l'impression que Laurent Roussey ne croyait plus beaucoup en ce groupe. Quand il me dit qu'il ne voit pas comment faire mieux avec ce groupe-là, alors que des joueurs comme Grax, Mirallas ou Monsoreau sont sur le banc, comment voulez-vous qu'on le laisse en poste ?" Passé notamment par Marseille et Lyon, où il a pu goûter à la Champions League, et détenteur de trois titres nationaux (deux Coupes de France et championnat avec Sochaux et l'OL), Perrin possède une plus grande expérience qui lui permettra sans doute de mieux gérer un groupe élargi où certains joueurs semblent en effet avoir été mis de côté de manière inexplicable. Romeyer prochaine victime ? Jamais titularisé depuis son arrivée à Saint-Etienne en provenance de Sochaux, Sébastien Grax a ainsi accueilli avec soulagement - et rancune - le départ de Roussey : "Il avait du mal à gérer son groupe et son discours ne passait plus. Il aurait fallu changer plus tôt. Il m'a souvent dit que je serais titulaire alors que je n'ai jamais joué." Rien ne permet d'affirmer que ce désaveu était partagé par la majeure partie du vestiaire stéphanois. Mais la dernière prestation de l'ASSE à domicile face à Rennes (0-3) a au moins démontré que le message de Roussey ne fonctionnait plus et qu'il fallait changer quelque chose. Pour un coach qui avait mené Sainté à première qualification européenne depuis 26 ans, la fin de l'histoire est aussi cruelle qu'elle était inéluctable. Roussey n'est pourtant pas le seul coupable. Et les joueurs ne pourront faire l'économie de leur auto-critique. Tout comme la direction du club à deux têtes, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, qui a montré ses limites à plusieurs reprises. Le départ du second, en retrait depuis quelques jours, permettrait de clarifier un peu plus la situation. Commentaires
De Maître Hibou, posté le 12.11.08 à 18:33
![]() Ligne 6 : dont il avait décliné l'offre... De Lo², posté le 13.11.08 à 10:04 ![]() "qui avait perdu la foi" sans "s" :) Ajouter un commentaire |
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