
Ce soir à Marseille, l'OM ne joue pas qu'une troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA face à l'Atletico Madrid. Toutes les pensées seront évidemment tournées en direction de Santos Mirasierra, condamné à trois ans et demi de prison par la justice espagnole.
A l'approche des retrouvailles entre les deux clubs, les polémiques se multiplient dans la presse espagnole, tandis que les supporters marseillais attendent de pied ferme la venue de l'Atletico Madrid au Vélodrome, le 9 décembre.Détenu en Espagne depuis 36 jours, Santos Mirasierra connaît son nouveau chef d'inculpation : "trouble de l'ordre public et attentat contre l'autorité public". D'abord soupçonné d'avoir jeté un siège sur un policier espagnol, le supporter marseillais serait désormais accusé d'avoir bousculé un membre des forces de l'ordre ainsi que de leur avoir lancé une bouteille lors de son interpellation.

Santos Mirasierra (à gauche entre les deux policiers) lors des incidents qui ont émaillés la rencontre Atletico - Marseille (Sipa)
Contradictions policières
Suite aux incidents qui ont émaillés la rencontre de Ligue des champions entre l'Atletico Madrid et l'Olympique de Marseille, le 1er octobre dernier, ce membre du Commando Ultra 84 a été l'unique personne arrêtée par la police locale. Le voilà aujourd'hui passible d'une peine de 8 ans de prison (quatre ans pour chaque chef d'inculpation). Une peine qui paraît évidemment démesuré vu les faits qui sont reprochés au Franco-Espagnol.
Son avocat, Erlantz Ibarrondo Merino, dénonçait dans El Pais du 1er novembre les contradictions de la police espagnole : "Sur les images, on ne voit pas Santos jeter de siège sur l'agent. En plus, ils ont parlé d'un siège rouge alors qu'il était blanc. Dans ces conditions, nous en concluons que Mirasierra doit au minimum bénéficier de la présomption d'innocence." La peine requise par le Procureur de Madrid semble toutefois écarter toute chance de libération sous caution pour le moment.
Selon El Pais, qui prend l'affaire moins à cœur que ses confrères de la presse sportive, les images de sécurité du stade Vicente Calderon montreraient donc Santos "pousser un policier dans le dos au milieu du vacarme", "pour protéger une fille", précise son avocat. Un policier interrogé par le quotidien espagnol se montre lui moins magnanime : "Il ne fait pas honneur à son nom (Santos signifie saint en espagnol). Saint de rien du tout. Quand mes collègues l'ont fait descendre de l'autobus des supporters, il leur a lancé une bouteille."
Sur cette vidéo, on peut effectivement voir à partir de 1 :10 Santos (casquette, cheveux longs et écharpe de l'OM autour du cou) tenter de parlementer avec les forces de l'ordre puis bousculer l'un d'eux.
Fâché tout rouge contre le président de l'UEFA Michel Platini, accusé d'avoir orchestré les lourdes sanctions initialement prononcées contre l'Atletico Madrid suite à la réception musclée de l'OM le 1er octobre dernier, le quotidien madrilène Marca a encore pointé l'ancien idole du football français après... le penalty généreusement accordé à Liverpool, mardi face à l'Atletico (1-1). Un acharnement un brin lourdingue de la part de nos confrères espagnols.
Sévèrement allumé par l'UEFA, l'Atletico Madrid a décidé de faire appel des sanctions qui lui ont été infligées. Au diapason, la presse ibère dénonce la collusion du président de la Fédération européenne Michel Platini, accusé de rouler à nouveau l'Espagne, "24 ans après son but contre Arconada" (voir la une de Marca) en finale de l'Euro 1984. Et démontre, vidéo à l'appui, que les supporters marseillais ont également agressé les stadiers et la police locale."L'Atletico est un club sensible à tous types de discriminations. Ni les délégués de l'UEFA ni l'arbitrage n'ont fait écho de la moindre attitude raciste", a martelé le président Enrique Cerezo. Concernant la banderole des C.U. 84 : "Une circulaire de l'UEFA stipule que c'est un symbole prohibé et Platini lui-même prône la tolérance zéro sur ces questions. La police a agit en conséquences. Sinon, on nous aurait sanctionné pour l'avoir permise." Et les supposés cris de singes entendus par plusieurs joueurs marseillais, dont Mamadou Niang, auraient été confondus avec les "Kun, Kun, Kun" scandés par le public du Calderon en hommage à Sergio Agüero.
Affaire d'état
Une vidéo diffusée sur internet montre même des scènes d'affrontements entre des supporters marseillais et les forces de l'ordre. On y voit notamment un policier recevoir un projectile (apparemment un siège arraché) en plein front. Autant de pièces qui seront soumises à l'UEFA dans le cadre de l'appel interjeté par l'Atletico Madrid, qui a reçu le soutien du gouvernement espagnol par la voix du ministre de l'Intérieur : "Je vais défendre le comportement de la police espagnole et nous mettrons à disposition de l'Atletico tout le en notre possession". On friserait presque l'affaire d'état.
Même si on rappelle volontiers que la France n'est pas forcément un exemple en matière de racisme (remember Le Pen 2002), certains éditorialistes tentent d'apporter un point de vue plus mesuré. "Si nous nous sentons offensés dans un premier temps, nous devrions mener notre réflexion dans un deuxième", avance ainsi Alfredo Relaño de Marca. "Peut-être sommes-nous racistes sans le savoir, comme ce personnage de Molière qui parle en prose sans en être conscient ?" "Il est probable que la majorité ait chanté ‘Kun Kun Kun' et non ‘Uh Uh Uh', mais on ne peut nier, malheureusement, qu'il y a des racistes", juge de son côté Fernando Carreño de AS. "En vérité, les excuses peuvent parfois sonner comme des blagues. Comme quand les ultras criaient 'Franco, Franco, Franco' et disaient qu'ils parlaient de Leo Franco". Un chant à l'honneur du dictateur espagnol adapté au portier argentin par les ultras du Frente Atletico.
Quant à Santos Mirasierra, le supporter olympien détenu en Espagne, il risque de rester en prison "jusqu'à la fin de l'enquête".
Selon des informations relayés par une partie de la presse espagnole (Marca et El Mundo Deportivo) et confirmées officiellement ce mardi matin, l'UEFA a décidé de punir sévèrement l'Atletico Madrid suite aux incidents survenus lors de la réception de Marseille au stade Vicente Calderon, où des supporters olympiens avaient été durement chargés par la police espagnole. Les Rojiblancos devront notamment jouer leurs deux prochains matchs de Ligue des champions sur terrain neutre et à au moins 300 km de la capitale espagnole.
Titulaire samedi lors du choc de la 6e journée de la Liga entre le FC Barcelone et l'Atletico Madrid, Grégory Coupet gardera un souvenir atroce du Nou Camp. Six buts encaissés, dont les trois premiers en cinq minutes, l'ancien lyonnais était aux premières loges pour assister à leçon donné par les Blaugrana à l'équipe sensation de ce début de saison. Sans être considéré comme le coupable principal du naufrage des Rojiblancos, Coupet, comparé par Marca à un "arbitre de tennis qui suit la balle du regard" sur le but de Gudjohnsen, n'a pas gagné des points dans son duel avec Leo Franco, le portier avec qui il partage le poste de titulaire.
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Afficher par : naissance / nationalité / métiers
posté par ugg classic cardy So Foot décrypte le hoax Alexandra Paressant
posté par ugg classic short Milan : Carlo Ancelotti sauvé par la troisième...
posté par Puma shoes Barça - OL : Trois scénarios pour un exploit...
posté par bcddfe Un billet pour Georgie
posté par ugg boots