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Marseille doublement soulagéSantos Mirasierra libéré sous caution, un match nul (0-0) qui permet à l'OM de rester en Europe via la Coupe de l'UEFA et une ambiance de fête au Vélodrome. La venue de l'Atletico Madrid s'est finalement déroulée comme dans un rêve pour la cité phocéenne, qui attend maintenant le retour au bercail de son supporter.
![]() Le Vélodrome a retrouvé des couleurs suite à l'annonce de la libération sous caution de Santos (Sipa) Tirage de la C3 dans dix jours Le hasard a beau faire bien les choses, l'annonce de la libération de Santos à quelques heures du coup d'envoi de la rencontre OM - Atletico paraît trop belle pour être vraie. Toujours est-il que cette décision, qui prend effet ce mercredi, a permis d'apaiser un climat hyper tendu qui aurait pu découler sur des incidents lourds de conséquences. Une partie des supporters de l'OM était décidée à boycotter le match, tous voulaient témoigner leur indignation. Certains risquaient de déraper sous le coup de la colère et du ressentiment. Mais tout s'est finalement passé pour le mieux, et le Vélodrome a pu exprimer sa joie, tandis que les joueurs marseillais obtenaient un match nul peu glorieux mais suffisant pour rester devant le PSV Eindhoven, battu de son côté par Liverpool (1-2). L'OM va donc poursuivre son aventure européenne à un échelon inférieur, retrouvant une Coupe de l'UEFA qu'il connaît bien et dont il a atteint par deux fois la finale, en 1999 et en 2004. Une compétition souvent négligée par les clubs français mais qui aiguise l'appetit continentale du peuple marseillais, Eric Gerets compris : "Contrairement à d'autres clubs, l'UEFA reste pour nous un trophée prestigieux, convoité. On va essayer d'aller le plus loin possible, même s'il y a des adversaires de taille". Le tirage au sort des 16es de finale, qui s'effectuera le vendredi 19 décembre, devrait en effet avoir de la gueule avec la présence probables de gros poissons comme le Milan AC ou Valence. Santos toujours coupable Malgré les scènes de liesse un peu démesurée qui se sont déroulés mardi aux abords du stade et dans les tribunes du Vélodrome, la situation de Santos Mirasierra est toutefois loin d'être réglée. Simplement libéré sous caution, le membre des Ultras marseillais, qui aurait appris la nouvelle en regardant la télé raconte La Provence, n'en a pas fini avec la justice espagnole qui l'a condamné à trois ans et demi de prison vendredi dernier. Rapatrié à Marseille par un vol spécialement affrété par le club, "Santi" devra se soumettre à un contrôle judiciaire avant d'être jugé en appel. OM - Atletico : "L'ambiance sera électrique" Ce soir à Marseille, l'OM ne joue pas qu'une troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA face à l'Atletico Madrid. Toutes les pensées seront évidemment tournées en direction de Santos Mirasierra, condamné à trois ans et demi de prison par la justice espagnole.Si les Ultras, le groupe dont Santos fait partie, a lancé un appel au boycott du match, nombre de supporters ne s'associeront pas à cette grève des encouragements, défendant plutôt la thèse de l'entraîneur Eric Gerets qui a expliqué qu'une qualification en C3 serait le plus bel hommage que l'OM puisse offrir à Santos. Ysae, rappeur au sein du groupe marseillais Karkan et membre des Fanatics répond aux questions de Fluctuat.net : Qu'en est-il des signes de protestation prévus pour le match de ce soir ? Les Ultras ont donné comme consigne de ne pas rentrer dans le stade. Comme un membre de leur "famille" n'est pas présent, ils veulent boycotter le match. Ils vont mettre une grande banderole de soutien pour montrer qu'ils sont pacifistes, qu'ils ne sont pas là pour casser. Le but est d'éviter que la peine de Santos ne soit aggravée en cas d'incidents. Après, je sais que Eric Gerets doit voir les représentants des Ultras pour les convaincre de venir quand même encourager l'équipe, comme Santos l'aurait voulu. Donc il se peut que le mot d'ordre soit modifiée d'ici ce soir. Qu'en pensent les autres groupes de supporters ? D'autres groupes vont sans doute aussi boycotter le début du match, mais ensuite il y aura des encouragements. Il y a une place en UEFA à jouer. Le mot d'ordre, c'est surtout de ne pas commettre d'actes de violence, parce que ça risquerait de se retourner contre nous. On ferait l'amalgame en nous présentant comme des hooligans, et donc Santos aussi par conséquence. S'il se passe quelque chose, c'est lui qui risque de prendre. Même les forces de l'ordre vont faire de la prévention avant le match, parce que si ça part avec la police, ça va être un carnage, vu la tension qu'il y aussi vis à vis des brutalités policières qui sont souvent commises pendant les matchs, et qui sont à l'origine de l'incarcération de Santos. Tout le monde veut calmer le jeu, le Préfet a aussi fait passer un message aux supporters pour leur dire qu'il n'y aura pas de soucis. Mais on n'est jamais l'abris, il suffit d'un ou deux meneurs pour qu'une embrouille démarre. L'ambiance sera électrique ce soir. Heureusement que les supporters de l'Atletico ont renoncé à faire le déplacement, ça aurait pu mal tourner... Effectivement, surtout qu'il y a beaucoup de racistes chez les supporters de l'Atletico, et qu'à Marseille tu dois avoir 60% d'arabes et de noirs au stade. Il ne faut pas oublier qu'à l'aller les Zubar et compagnie ont été maltraités pendant tout le match. C'est pour ça que, personnellement, je garde beaucoup de rancœur par rapport ça. On dit que Santos a plutôt une bonne réputation. Tu le connais personnellement ? Je ne fréquente pas le mouvement ultra, mais je le connais par rapport aux déplacements. En tant que Capo, c'est le mec qui harangue les foules, qui réunit un peu tout le monde. Quand il prend la parole, il est respecté. Tu donnes pas le micro à n'importe qui. C'est pas le mec qui s'embrouille, c'est un ultra dans le sens où il supporte son équipe, se déplace partout, prend des jours de congés pour suivre l'OM. C'est malheureux que ça arrive à un mec comme lui. Avec d'autres qui cherchent l'embrouille ça aurait été compréhensible, mais Santos lui est un mec tranquille. D'où le sentiment d'injustice. C'est pour ça que je ne peux pas dire qu'il ne va rien se passer, qu'on va faire les anges. Il y a une vraie tension qui est palpable. A qui seront destinées les banderoles Vélodrome ce soir, à la justice et la police espagnole ? Oui mais aussi contre l'Etat français. A Marseille, on dit que si Sarkozy s'est occupé des infirmières bulgares, il peut aussi s'occuper de Santos. Le problème c'est qu'il a la double nationalité. Il est un peu vu comme un traître en Espagne. Il y aura une grosse communication autour du match, donc on veut profiter pour sensibiliser les gens parce qu'on sait qu'après le match ça va retomber. Tout le monde attend que ça explose, il y a des journalistes partout. Moi j'espère surtout qu'on va gagner le match. OM - Atletico : La tension monte A l'approche des retrouvailles entre les deux clubs, les polémiques se multiplient dans la presse espagnole, tandis que les supporters marseillais attendent de pied ferme la venue de l'Atletico Madrid au Vélodrome, le 9 décembre.E-mails de menace Rencontre décisive pour l'OM dans la course à la troisième place du groupe D, qui lui permettrait de poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, la réception de l'Atletico se joue déjà en dehors du terrain depuis quelques semaines. D'un côté, des Phocéens remontés par l'incarcération depuis le 1er octobre d'un des leurs, Santos Mirasierra, dont le jugement a enfin été programmé pour le 3 décembre. De l'autre, un public et une presse espagnole qui n'ont pas digéré la sanction de l'UEFA (pourtant réduite à un match à huis clos remporté mercredi face au PSV) et se croient victimes d'un complot orchestré par Michel Platini. En pleine parano, Marca et AS, les deux quotidiens sportifs madrilènes, voyaient même la main du président de l'UEFA derrière le penalty généreusement accordé à Steven Gerrard lors de Liverpool - Atletico (1-1). Cette semaine, ils en ont remis une couche en condamnant le comportement des supporters olympiens, dont l'un d'eux a eu la fâcheuse idée de lancer un briquet sur ce même Stevie G. lors du déplacement de l'OM à Anfield (0-1), incident qui fera l'objet d'une enquête de la part de l'UEFA. Pour couronner le tout, les dirigeants de l'Atleti ont déclaré avoir reçu 200 e-mails de menace. Mercredi, c'est le stade du Vicente Calderon qui avait été recouvert de tags (voir photo) réclamant la libération de Santos. Tags qui seraient l'œuvre de "Bukaneros", "autrement dit des supporters du Rayo Vallecano, assez proches de ceux de l'OM", dixit La Provence. Dans ce contexte houleux, l'Atletico a donc à nouveau déconseillé à ses socios de £ faire le déplacement à Marseille. Les joueurs espagnols ont eux annoncé qu'ils rendraient au Vélodrome pour gagner. Espérons surtout que ce ne soit pas le football qui en ressorte perdant. PS : TF1 ayant choisi de diffuser AS Roma - Bordeaux, le mardi 9 décembre, la rencontre OM - Atlético ne sera malheureusement visible que sur Foot+. Incidents Atletico - OM : 8 ans fermes requis contre Santos MirasierraDétenu en Espagne depuis 36 jours, Santos Mirasierra connaît son nouveau chef d'inculpation : "trouble de l'ordre public et attentat contre l'autorité public". D'abord soupçonné d'avoir jeté un siège sur un policier espagnol, le supporter marseillais serait désormais accusé d'avoir bousculé un membre des forces de l'ordre ainsi que de leur avoir lancé une bouteille lors de son interpellation. ![]() Santos Mirasierra (à gauche entre les deux policiers) lors des incidents qui ont émaillés la rencontre Atletico - Marseille (Sipa)
Du côté des supporters et des joueurs de l’OM, on se mobilise pour obtenir la libération de Mirasierra. Le Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a lui été interpellé par le député UMP Bernard Depierre "dans l'optique du match retour à Marseille", le 9 décembre, qui s’annonce chaud bouillant. Dans ce contexte, le président de l’Atletico Enrique Cerezo a demandé à ses supporters de ne pas faire le déplacement à Marseille. "Et encore moins avec des signes distinctifs de l'Atletico". Articles liés : Marca en guerre contre Platini (pour comprendre le ressentiment de la presse espagnole vis à vis de la France) Incidents Atletico - OM : L'Espagne contre-attaque (le point de vue espagnol sur les événements du 1er octobre) Marca en guerre contre Platini Fâché tout rouge contre le président de l'UEFA Michel Platini, accusé d'avoir orchestré les lourdes sanctions initialement prononcées contre l'Atletico Madrid suite à la réception musclée de l'OM le 1er octobre dernier, le quotidien madrilène Marca a encore pointé l'ancien idole du football français après... le penalty généreusement accordé à Liverpool, mardi face à l'Atletico (1-1). Un acharnement un brin lourdingue de la part de nos confrères espagnols.Rancune tenace "Un autre vol de Platini", s'insurge ainsi Marca à sa une. "Après l'injustice de Marseille, un néfaste arbitre suédois a inventé un penalty dans le temps additionnel." Un anathème qui s'apparente plus à un coup de gueule de supporter qu'à un travail de journaliste. Marca oubliant évidemment qu'une faute de main de Perea aurait pu également valoir un penalty à Liverpool plus tôt dans le match. Et, surtout, qu'à moins de verser dans la théorie du complot, il est difficile d'imaginer Platoche désigner ou influencer un arbitre pour qu'il enfonce le club espagnol, tout président de l'UEFA soit-il. Suite aux deux matchs de suspension du stade Vicente Calderon (commués depuis en deux matchs à huis clos), Marca avait déjà titré "Platini nous met un autre but", en référence à la finale de l'Euro 1984 perdue par l'Espagne sur un coup franc du numéro 10 français. Preuve que de l'autre côté des Pyrénées on peut avoir la rancune tenace. Et pas que chez les journalistes. 78% des lecteurs du site internet de Marca pensent également que l'UEFA fait payer à l'Atletico les incidents qui ont émaillés la venue de l'OM. Vive la parano Il faut préciser que la presse ibère nourrit une vraie parano vis à vis de son voisin français, notamment à cause des suspicions ou accusations de dopages ayant frappées les coureurs espagnols vainqueurs du Tour de France, de Indurain à Contador. Ajouté à cela l'enquête du Monde sur les liens entre le FC Barcelone et le médecin Eufemiano Fuentes, impliqué dans l'affaire Puerto. Ainsi que les rumeurs de dopage de Rafael Nadal relayées en France, et vous comprendrez qu'en Espagne on prend la chose très au sérieux. Et sans doute un peu trop. Pendant ce temps, le supporter marseillais Santos est toujours sous les verrous sans qu'on sache bien ce qui lui est reproché. Au point que le député UMP Bernard Depierre ait interpellé Bernard Kouchner. Incidents Atletico - OM : L'Espagne contre-attaque Sévèrement allumé par l'UEFA, l'Atletico Madrid a décidé de faire appel des sanctions qui lui ont été infligées. Au diapason, la presse ibère dénonce la collusion du président de la Fédération européenne Michel Platini, accusé de rouler à nouveau l'Espagne, "24 ans après son but contre Arconada" (voir la une de Marca) en finale de l'Euro 1984. Et démontre, vidéo à l'appui, que les supporters marseillais ont également agressé les stadiers et la police locale.Complot franco-anglais Le stade Vicente Calderon et l'entraîneur Javier Aguirre suspendus pour deux rencontres, une amende de 150 000 euros et des accusations de racisme à l'encontre des socios rojiblancos. Il n'en fallait pas plus pour que les dirigeants de l'Atletico et les quotidiens espagnols crient au complot franco-anglais. Lundi, en effet, l'Angleterre avait déjà refusé d'affronter l'équipe nationale à Madrid, en raison des insultes racistes proférés à l'encontre de ses joueurs de couleurs lors de leur précédente visite en 2004. La concomitance des deux affaires a donc créé un malaise profond chez nos voisins d'outre-Pyrénées. "L'Atletico est un club sensible à tous types de discriminations. Ni les délégués de l'UEFA ni l'arbitrage n'ont fait écho de la moindre attitude raciste", a martelé le président Enrique Cerezo. Concernant la banderole des C.U. 84 : "Une circulaire de l'UEFA stipule que c'est un symbole prohibé et Platini lui-même prône la tolérance zéro sur ces questions. La police a agit en conséquences. Sinon, on nous aurait sanctionné pour l'avoir permise." Et les supposés cris de singes entendus par plusieurs joueurs marseillais, dont Mamadou Niang, auraient été confondus avec les "Kun, Kun, Kun" scandés par le public du Calderon en hommage à Sergio Agüero. C1 : L'UEFA charge l'Atletico Selon des informations relayés par une partie de la presse espagnole (Marca et El Mundo Deportivo) et confirmées officiellement ce mardi matin, l'UEFA a décidé de punir sévèrement l'Atletico Madrid suite aux incidents survenus lors de la réception de Marseille au stade Vicente Calderon, où des supporters olympiens avaient été durement chargés par la police espagnole. Les Rojiblancos devront notamment jouer leurs deux prochains matchs de Ligue des champions sur terrain neutre et à au moins 300 km de la capitale espagnole.Aguirre épinglé Fernando Torres ne refoulera donc pas la pelouse de son ancienne équipe, le 22 octobre avec Liverpool, tandis que la réception du PSV Eindhoven, le 26 novembre, devra elle aussi se jouer loin du Calderon. Un autre match avec sursis menace lui l'éventuel huitième de finale que disputerait l'Atletico. En prime, l'entraîneur Javier Aguirre, qui avait notamment insulté le Marseillais Valbuena, sera privé de banc de touche pour deux matchs. Et le club devra s'acquitter d'une amende de 150.000 euros pour les insultes racistes proférées par une partie du public de l'Atletico. De l'autre côté des Pyrénées, la nouvelle est forcément mal accueillie et on s'attend à ce que l'Atletico fasse appel des sanctions de l'UEFA, qui dénonce le "manque d'organisation" du club espagnol. A l'origine des incidents, une banderole déployée par les CU84, présenté par El Mundo Deportivo comme un des groupes d'ultras "les plus violents d'Europe", qui a débouché sur la charge de la police locale. "L'image du supporter de Marseille ensanglanté et la campagne anti-Atleti mené par la formation française après sa défaite au Calderon ont aggravé la décision des responsables de l'UEFA", ose même l'éditorialiste du Mundo Deportivo. Avec le Français Michel Platini à la tête de la Fédération européenne, la parano va en plus tourner à plein à régime d'ici au match retour entre l'Atletico et l'OM, le 9 décembre au Vélodrome. Souhaitons que les esprits se soient calmés d'ici là. Illustration : Un supporter marseillais en sang après la charge de la police espagnole (Sipa) Le week-end des Français de l'étranger : Le cauchemar de CoupetPosté par Edouard le 06.10.08 à 16:29 | tags : arsenal, atletico, chelsea, fc barcelone, les français de l'étranger, liga, premier league, série a
Titulaire samedi lors du choc de la 6e journée de la Liga entre le FC Barcelone et l'Atletico Madrid, Grégory Coupet gardera un souvenir atroce du Nou Camp. Six buts encaissés, dont les trois premiers en cinq minutes, l'ancien lyonnais était aux premières loges pour assister à leçon donné par les Blaugrana à l'équipe sensation de ce début de saison. Sans être considéré comme le coupable principal du naufrage des Rojiblancos, Coupet, comparé par Marca à un "arbitre de tennis qui suit la balle du regard" sur le but de Gudjohnsen, n'a pas gagné des points dans son duel avec Leo Franco, le portier avec qui il partage le poste de titulaire.Son partenaire et compatriote Florent Sinama-Pongolle s'est lui battu tout seul à la pointe de l'attaque dans ce match à sens unique. Dans le camp adverse, Eric Abidal en a profité pour livrer une prestation solide, et Thierry Henry, entré en cours de jeu, y est allé de son but à la conclusion d'un joli mouvement catalan. "C'est la première fois que je vois une telle communion entre les joueurs et entre le public et l'équipe. Tout le monde était content", s'est même félicité Titi, plutôt habitué aux sifflets et autres mouchoirs blanc depuis son arrivée au Barça. Anelka - Malouda, tout va De nouveau titulaire grâce à la blessure de Didier Drogba, Nicolas Anelka n'a pas loupé l'occasion d'ajouter une unité à son compteur but avec Chelsea contre Aston Villa (2-0) . Très actif avant de sortir à la pause, il aurait également pu marquer sur une frappe repoussée par la barre de Friedel. Tout comme Florent Malouda, qui s'est signalé d'une belle tentative de demi-volée et enchaîne les performances sous le maillot des Blues. Arsenal et les chats noirs En déplacement chez les Black Cats de Sunderland, les french gunners n'ont pas réussi à effacer la défaite subie la semaine passée devant Hull City (1-2). Dans ce match où sept français ont foulé la pelouse (dont six en tant que titulaires), on notera le bon match de Malbranque, un Djibril Cissé esseulé en pointe et un Sagna pas au top côté Arsenal, qui fait du surplace au classement avec ce match nul (1-1). Traoré déjà mûr Armand Traoré, le jeune arrière gauche français prêté à Portsmouth par Arsenal, a realisé un match énorme lors de la victoire de Pompey sur Stoke (2-1). Qualifié d'homme du match par la plupart des médias anglais, le joueur âgé de 18 ans a "terrorisé le côté droit de Stoke avec une série de raids", dixit le site internet de Skysports. Avec Abidal, Evra, Clichy, Mathieu et, donc, Traoré, la France ne manque pas de solutions pour le flanc gauche de sa défense pour les années à venir. En bref Jérémy Aliadière a offert la victoire à Middlesrough sur la pelouse de Wigan (0-1), en marquant sur une action initiée par Didier Digard. Bonnes nouvelles pour l'équipe de France : Patrick Vieira et Franck Ribéry étaient tout deux titulaires ce week-end. Philippe Mexès aussi, sauf que le Romain est retombé dans ses vieux travers en se faisant expulser pour deux cartons jaunes. Atletico 2-1 Marseille : L'OM passe à côté Défaits au Vélodrome par Liverpool (1-2), les hommes d'Eric Gerets se devaient de ramener quelque chose de leur déplacement au Vicente Calderon. La malice du Kun Agüero (4e) et un coup franc détourné au premier poteau par Raul Garcia auront malheureusement eu raison des velléités phocéennes. L'égalisation de Niang (16e) avait pourtant redonné espoir aux Marseillais. Mais des erreurs défensives coupables ont scellé le sort de la rencontre. Et Liverpool ayant dominé le PSV (3-1), les chance de qualification de l'OM se trouvent fortement compromises.Un bourreau nommé Agüero Comme lors de la première journée, Marseille a réalisé une bonne prestation, tenant tête à un adversaire de qualité, mais terminant le match avec zéro point dans sa besace. Présents dans l'engagement et plutôt inspirés dans l'animation du jeu, les Phocéens ont donc encore péché sur des fautes de concentration. Face à Liverpool, on avait stigmatisé la perte de balle de M'Bami ou le penalty concédé par Zubar. Contre l'Atletico, c'est un tacle aussi inutile de Taiwo sur Agüero près de la ligne de touche qui aura illustré ce mal français en Coupe d'Europe. Le coup franc frappé par Pernia étant coupé au premier poteau par Raul Garcia sans réelle opposition (2-1, 42e). Il faut dire que face à un phénomène du niveau de Sergio Agüero, la naïveté défensive se paie cher. Le petit argentin aux jambes de feu a fait mal à la charnière Hilton - Erbate. Trouvant la faille dès la 4e minute sur un ballon piqué de Maxi Rodriguez qu'il contrôlait superbement avant d'ajuster Mandanda. Combinaison qui aurait pu marcher une seconde fois sans la vigilance du portier de l'équipe de France qui restait debout pour capter le lob du gendre de Maradona (5e). Et c'est encore ce diable de Kun - alliage rare de technique, de hargne et de sens du but - qui mettait Sinama-Pongolle en position de frappe après une deux, obligeant Mandanda à la parade (62e). Encore des regrets De son côté, Marseille ce sera procuré un nombre de situations offensives plus que satisfaisant à l'extérieur. L'action qui amène le but de la tête Niang (détente énorme sur un centre de Bonnart lancé à droite par Valbuena) est magnifique. Mais le Sénégalais n'eut pas la même réussite sur sa tentative de lob bien claquée par Leo Franco (40e) et son tir du gauche qui rasa le poteau du collègue de Grégory Coupet en fin de match (89e). Idem pour la frappe en pivot de Valbuena (68e), qui termina hors cadre comme la plupart des tentatives olympiennes. Un déficit d'efficacité qui dure depuis quelques matchs et doit être résolu au plus vite. L'OM aurait également pu mieux utiliser sa possession s'il ne s'était pas entêté à percuter dans l'axe avec son trio Valbuena - Ben Arfa - Ziani. Ce que les consignes d'Eric Gerets n'ont pas vraiment réussi à corriger après la pause. Mais il est aussi tombé sur une équipe au vice très sud-américain qui a su casser le rythme et mettre des coups plus discrets (1 carton jaune contre 3). Valbuena, victimes de plusieurs taquets, ou Hatem Ben Arfa, qui dû quitter ses coéquipiers après un vilain croche pied, peuvent en témoigner. Atletico Madrid : Franco - Perea, Heitinga, Ufjalusi, A. Lopez - Maxi Rodriguez (Ever Banega, 82e)), Raul Garcia, Assunçao, Miguel de las Cuevas (Luis Garcia, 82e) - Agüero, Sinama-Pongolle (Maniche, 67e). Marseille : Mandanda - Bonnart, Erbate (Zubar, 46e), Hilton, Taiwo (21e) - Ziani, Cana, Cheyrou - Ben Arfa (Zenden, 52e) - Valbuena (Kone, 76e), Niang. Buts : Agüero (4e), Niang (16e), Raul Garcia (42e) Cartons jaunes : Ben Arfa (13e), Taiwo (21e), Pernia (43e) Illustration : L'intenable Agüero aura fait beaucoup de mal à la défense marseille (Sipa) C1 : Marseille et Bordeaux face à leur destin
La semaine des Français de l'étranger : Sinama en plein rushPosté par Edouard le 25.09.08 à 16:09 | tags : atletico, bayern, chelsea, les français de l'étranger
A ce rythme-là, Florent Sinama-Pongolle va devenir un des grands habitués de notre rubriques consacrée aux performances de nos expatriés. Double buteur samedi face au Recreativo Huelva, le Français de l'Atletico Madrid a encore été décisif sur la pelouse de Getafe (1-2). Auteur du premier pion du match et à impliqué sur le but de la victoire (un csc de Cortes), FSP a permis à son équipe d'empocher sa troisième victoire en quatre rencontres malgré une prestation collective décevante. "La vérité, c'est que j'ai beaucoup de réussite en ce moment. A chaque fois que je frappe, ça fait but ou presque. Espérons que ça continue comme ça."Malouda renaît Recruté par Jose Mourinho, qui allait quitter le club quelques semaines plus tard, Florent Malouda déprimait à Chelsea durant le règne d'Avram Grant. Depuis la prise de fonction de Luiz Felipe Scolari à la tête des Blues, le gaucher semble avoir retrouver le goût du jeu ainsi qu'un rendement offensif. Il a ainsi inscrit ce mercredi son second but en une semaine, après celui planté en C1 face à Bordeaux, lors de la démolition de Portsmouth (4-0) en Carling Cup. Un Pompey décidément mal en point où les défenseurs français Sylvain Distin et Younes Kaboul ont encore pris l'eau quelques jours après le 0-6 encaissé face à Manchester City. Ribéry rejoue Bonne nouvelle pour le Bayern, et accessoirement l'équipe de France, Franck Ribery, dont le retour à la compétition avait été différé ce week-end, est entré en jeu en Coupe d'Allemagne face à Nuremberg (2-0). Sous l'ovation, faut-il le préciser, d'une Allianz Arena acquise à sa cause. Après trois mois et demi d'absence, la mise en jambe est déjà prometteuse. Et connaissant la vitesse à laquelle ce petit gabarit retrouve ses sensations, Kaiser Franck devrait faire des étincelles lors de la venue de Lyon, mardi prochain en Ligue des champions. En bref Match tranquille pour la paire défensive Sébastien Squillaci - Julien Escudé avec le FC Séville, vainqueur 2-0 de l'Espanyol. Thierry Henry, qui n'a joué que 62 minutes en quatre rencontre de Liga, était encore une fois sur le banc lors de la victoire du Barça sur le Betis Séville (3-2). Le bon début de saison d'Olivier Kapo à Wigan s'est concrétisé avec un but en Carling Cup face à Ipsiwch (4-1). Le week-end des Français de l'étranger : Sinama pichichi Si Sergio Agüero est incontestablement la grande star de l'Atletico Madrid, il doit laisser le titre de meilleur buteur des Cochoneros en championnat à son partenaire Florent Sinama-Pongolle. Arrivé en provenance du Recreativo Huelva, le Français a été impitoyable face à son ancienne équipe, en claquant un doublé lors du net succès (4-0) signé par le club madrilène. Auteur de trois buts en trois match et 214 minutes, FSP partage la tête du classement des goleadores et profite à plein de l'absence de Diego Forlan. Pas mal pour un joueur surnommé "Singol" (sans but) pour son supposé manque de réalisme."J'ai devant moi deux grands joueurs, je dois saisir les opportunités que me donne l'entraîneur. Ce qui est sûr, c'est que les deux buts que j'ai pu inscrire face à mon ancienne équipe sont très importants", analyse le joueur formé au Havre, lucide. Marseille, qui rend visite à l'Atletico pour la prochaine journée de Ligue des champions, est en tout cas prévenu. Clichy a eu chaud Après récentes tentatives de découpage de Theo Walcott qui ont fait sortir Arsène Wenger de ses gonds, un autre joueur d'Arsenal a failli connaître le triste sort d'Eduardo Silva. A l'occasion de la victoire des Gunners sur la pelouse de Bolton (3-1), Gaël Clichy a en effet du quitter ses coéquipiers après un tacle ignoble de Kevin Davies, évidemment sanctionné d'un simple carton jaune. Plus de peur que de mal, toutefois, pour l'international français qui a les tibias solides et occupe la première place du classement avec son équipe. En bref Robert Pires s'est illustré avec une passe décisive au cours de la victoire de Villarreal à Numancia (2-1). Florent Malouda, sorti à la mi-temps, et Nicolas Anelka, en manque d'adresse, ont été moins en vue avec Chelsea, qui accueillait le Manchester United de Patrice Evra, à l'origine de l'ouverture du score de Park (1-1). Week-end cauchemardesque pour la défense française de Portsmouth (Sylvain Distin, Younes Kaboul, Armand Traoré) qui a pris six pions face aux nouveaux riches de Manchester City. L'Atletico sur un air de Champions Douze après sa dernière participation à la Ligue des champions, l'Atletico Madrid a fait un retour fracassant dans l'épreuve en laminant le PSV à Eindhoven (3-0), avec notamment un doublé du phénoménal Sergio Agüero. Un résultat à confirmer mais qui semble annoncer le grand réveil des Matelassiers.Du "Niño" au "Kun" Agüero Troisième club le plus couronné en Espagne (9 Liga) derrière son voisin du Real et le FC Barcelone, l'Atletico avait enchanté les amateurs de football ibère l'an passé en accrochant la 4e place de la Liga devant le FC Séville, grâce à la différence de buts particulière en vigueur de l'autre côté des Pyrénées. Un renouveau un peu inattendu pour un club à la recherche de son glorieux passé qui n'a plus remporté le moindre trophée depuis le doublé championnat - Coupe du Roi de 1996. Opération à double tranchant, la vente de l'idole locale, Fernando Torres aura finalement été une des meilleures décisions prises dans l'histoire du club. Malgré son Niño, l'Atletico végétait en milieu de tableau et peinait à bâtir une équipe digne de ce nom. Son transfert à Liverpool en 2007, aura lui rempli les caisses (36 millions d'euros), offrant la possibilité au club de se lancer dans un recrutement ambitieux. D'autant que les Colchoneros avaient déjà trouvé son successeur en la personne du Kun Agüero, arrivé en 2006 pour 22 M€ et qui a explosé l'an passé en inscrivant 19 buts en championnat. L'OM est prevenu Avec son jeu flamboyant mais une défense en bois, le retour du club madrilène en C1 avait tout de même de quoi laisser dubitatif. Après avoir déjà fait sensation lors du tour préliminaire en se payant le scalp de Schalke 04, les Rojiblancos ont pourtant démontré mardi soir qu'il faudrait compter sur eux dans un groupe de la mort composé de Liverpool, du PSV et de Marseille. Surtout si le gendre de Maradona continue à enflammer les défenses avec son petit gabarit insaisissable et son sens du but. Ce qui ne devrait pas être compliqué avec des partenaires comme Simao, Luis Garcia, Maxi Rodriguez ou Maniche, revenu en grâce auprès du coach Javier Aguirre et auteur du troisième pion face au PSV. Florent Sinama-Pongolle, qui signe la passe décisive sur le second but d'El Kun et devrait voir son temps de jeu augmenter avec la blessure de Diego Forlan, a en tout cas choisi le bon cheval en rejoignant l'Atletico cet été. Tout comme Grégory Coupet, qui souhaitait à l'origine rejoindre un pays anglophone. Même si l'ancien portier lyonnais faisait hier banquette pour cause de boulette face à Valladollid ce week-end. L'OM, qui se rend au stade Vicente Calderon dans quinze jours, est en tout cas prévenu de ce qui l'attend. Illustration : El Kun Agüero en pleine imitation de Karim Benzema (Sipa) Atletico : Débuts contrastés pour CoupetParti en tournée au Mexique, l'Atletico Madrid a perdu hier son deuxième match de préparation face à la formation de Cruz Azul (0-1), après avoir déjà chuté dimanche dernier sur le même score contre Puebla. Une défaite où Grégory Coupet, qui effectuait sa première sortie sous ses nouvelles couleurs, n'est pas exempt de tous reproches.
Sur l'unique but de la rencontre, l'ancien portier lyonnais s'est en effet laissé surprendre dès la 7e minute de jeu par une reprise manquée de Sabah, qui ne parvenait pas à couper un centre d'Edgar Andrade, laissant le ballon tranquillement franchir sa ligne. Un petit couac malvenu pour celui qui est concurrence avec l'Argentin Leo Franco pour garder les buts de l'Atletico et espère poursuivre en équipe de France jusqu'au Mondial 2010. Mais l'ami Gref s'est ensuite bien repris et a réalisé plusieurs parades décisives. "Le but est similaire à celui qu'on a encaissé à Puebla, je crois que c'est une question de manque de communication", a commenté l'entraîneur Rojiblanco Javier Aguirre, qui a malgré tout apprécié la prestation du Français. "Coupet a fait preuve d'une bonne attitude, ça m'a plu. Il a été agile et sobre." Son compatriote Florent Sinama-Pongolle, titularisé en attaque au côté de Diego Forlan, a lui vu sa balle d'égalisation sauvée par le portier adverse (50e) et a cédé sa place à Costa à l'heure de jeu. L'ambitieux club madrilène et ses nouvelles recrues ont encore quelques semaines pour corriger le tir avant de disputer le tour préliminaire de la Ligue des champions et de débuter la Liga face à Malaga. La fête du Sinama Pressenti depuis quelques semaines, le transfert de Florent Sinama-Pongolle du Recreativo Huelva à l'Atletico Madrid a finalement abouti. Présenté lundi en grande pompe au public colchonero dans l'enceinte du Vicente Calderon, le Français récolte les fruits de son travail après deux saisons méritantes dans l'anonymat du Recreativo Huelva qui lui avaient permis de revêtir le maillot de l'équipe de France A' le 25 mars dernier face au Mali (3-2), en s'illustrant avec un but, un peno provoqué et une passe décisive.Grosse concurrence Champion du Monde avec l'équipe de France des moins de 16 ans, en 2001, Sinama aura donc su relever la tête après un départ précipité à Liverpool, où il s'était engagé au lendemain du titre tout en restant en prêt dans son club formateur, Le Havre. Rapatrié chez les Reds après la relégation du HAC, en 2003, le Réunionnais aura bouffé du banc avant de passer six mois à Blackburn et de rebondir à Huelva, où ses 22 buts en deux saisons et son activité sur le terrain ont fait grimper sa cote en Espagne. De retour en Ligue des champions (du moins le tour préliminaire) après douze ans d'absence, l'Atletico Madrid a donc misé sur le Français pour renforcer son attaque. Contrairement à ce qui avait été annoncé au départ, il ne sera pas prêté, la venue de Ricardo Oliveira n'étant plus à l'ordre du jour, mais devra tout de même lutter avec Sergio Agüero et Diego Forlan. Ce qui ne lui fait peur : "Je m'y prépare comme un joueur qui a toujours voulu montrer ce qu'il valait. Je sais que je fais face à deux attaquants d'un très haut niveau et que je vais devoir travailler beaucoup pour montrer que je peux être à leur niveau et compétitif." Alors que le PSG et l'OM se casse les dents sur les transferts de Jimmy Briand et Bakari Kone, on peut s'étonner qu'aucun club du championnat de France n'ait fait le forcing pour ramener FSP au bercail. D'autant qu'il n'a coûté que 8 millions d'euros à l'Atleti, là où Rennes et Nice réclament environ douze millions pour leur attaquant. Sinama nous a pourtant déjà prouvé qu'il ne fallait pas le sous-estimer. On en reparlera lorsqu'il fêtera sa première sélection avec les A... Illustration : Florent Sinama-Pongolle lors de sa présentation sous les couleurs blanche et rouge du maillot de l'Atletico Madrid (crédit : Sipa) L'Atletico a les crocs 4e de la Liga l'an passé, l'Atletico Madrid a mis un terme à des années de lose. Très actif sur le marché des transferts, le club espagnol compte bien ne pas manquer le rendez-vous de la Ligue des champions et confirmer en championnat. Johnny Heitinga et Tomás Ujfalusi ont déjà signé. Grégory Coupet, et d'autres, pourraient suivre.Gagnant - gagnant Quand son principal fait d'arme date remonte à quatre décennies (Coupe des Coupes 1962) et que l'on n'a plus gagné le moindre trophée depuis plus de dix ans (doublé Liga - Coupe du Roi en 1996), retrouver son lustre d'antan n'est pas chose aisée. Après avoir subit l'affront d'une relégation en Segunda Division en 2000 et stagné dans le ventre mou du championnat depuis sa remontée, l'Atletico a pourtant fini par y parvenir la saison dernière. Un événement pour les Colchoneros (matelassiers), cannibalisés par l'ombre de leur imposant voisin du Real Madrid. Alors que la vente de Fernando Torres à Liverpool avait pu faire craindre le pire, ce transfert a illustré à merveille la formule du "gagnant - gagnant". Car si El Niño s'est émancipé sur les bords de la Mersey, son club formateur a enfin réalisé une grosse saison sous la houlette de sa doublette d'attaque Sergio Aguero - Diego Forlan, appuyée par Simao et le capitaine Maxi Rodriguez. Résultat, des buts à gogo au Vicente Calderon et une quatrième place en championnat synonyme de tour préliminaire de la Ligue des champions. Défense renforcée L'Atleti aurait même pu faire mieux s'il n'avait pas été trahi par une défense passoire (47 buts encaissés, plus mauvaise attaque du top 4 de la Liga). Pour y remédier, le président Cerezo a déjà misé sur deux nouveaux défenseurs centraux : le prometteur international néerlandais Johnny Heitinga (24 ans), et l'expérimenté Tomas Ujfalusi (30 ans), capitaine de la sélection tchèque lors du dernier Euro en l'absence de Tomas Rosicky. Le premier a coûté 10 millions d'euros. Le second était en fin de contrat à la Fiorentina. Un temps au point mort, les négociations entre l'Atletico et l'OL devraient se conclure rapidement au sujet de Grégory Coupet. Florent Sinama-Pongolle serait lui aussi sur le point de signer, mais pourrait être directement prêté au Racing Santander. Bref, on ne manque pas d'ambitions chez les Rojiblancos, dont l'Uruguayen Forlan, qui s'exprimait récemment sur le site officiel du club : "L'Atlético a passer deux caps lors des deux dernières saisons. Il faut donc en passer un nouveau cette année. On verra une fois que l'effectif sera bouclé, on verra quels sont nos attentes. Mais l'objectif sera de gagner un titre." Le rendez-vous est pris. Illustration : Le défenseur tchèque Tomas Ujfalusi viendra apporter du muscle dans la défense de l'Atletico Madrid (Crédit : Sipa) Les pétards mouillés du Mercato Si la période du marché des transferts transporte toujours son lot de fausses annonces et rebondissements en tous genres, le cru 2008 démarre très fort. Surtout en Ligue 1, où les affaires Ben Arfa, Thuram ou Nasri alimentent les gazettes. Petit tour d'horizon.Hatem, moi non plus Annoncé mercredi dernier par Pape Diouf en personne, le transfert d'Hatem Ben Arfa de Lyon à Marseille a pris du plomb dans l'aile. Samedi, l'OL annonçait via son site officiel que la transaction n'avait "pu finalement se concrétiser, aucun élément conforme aux demandes de l'O.L. n'étant intervenu, rendant impossible tout enregistrement postal à destination de la L.F.P. avant le 30 juin, date butoir signifié lors des négociations." L'OM jure pourtant être dans son bon droit. Et Hatem Ben Arfa est rentré dans une ligne dure en accordant une interview hallucinante à l'OM TV : "J'ai signé à l'Olympique de Marseille et je suis très content d'avoir signé ici. Ma position est claire : je sais que, quoiqu'il arrive, je resterai ici à l'OM et je ne rentrerai pas à Lyon. Quoiqu'il puisse se dire, je suis ici." La commission juridique de la LFP va devoir déterminer ce mardi si Ben Arfa est néo-Marseillais ou encore Lyonnais. Thuram à contre-coeur Alors que l'officialisation de la signature de Lilian Thuram au PSG ne semblait qu'une simple formalité après l'accord trouvé entre les deux parties mercredi, la visite médicale a révélé que recordman des sélections en équipe de France souffrait d'une malformation cardiaque. Une hypertrophie qui serait passé au travers des tests réalisées par l'encadrement médical et lors des transferts du joueur de 36 ans de Monaco à Parme, puis à la Juventus et efin Barcelone ! "Si je dois arrêter, cela voudra dire que j'ai eu de la chance qu'on découvre cela à ce moment-là. S'ils me disent qu'il n'y a pas de problème, alors je rejouerai", a déclaré Thuram, dont le frère est décédé d'une crise cardiaque en jouant au basket-ball. Le professeur Eric Rolland, directeur médical du PSG, devra donner son verdict définitif d'ici au 30 juillet. Greg le millionaire Autre mouvement qui semblait couler dans le bronze, le départ de Grégory Coupet a lui aussi capoté en fin de semaine. Tout les conditions sont pourtant réunies : l'Atletico Madrid veut Coupet, le joueur souhaite partir et l'OL a déjà trouvé son remplaçant (Lloris). Problème, le club rhodanien ne compte rien lâcher sur l'indemnité de transfert de 3 millions d'euros fixée lors de la dernière prolongation Greg. Mais pour un gardien de 35 ans, les dirigeants espagnols trouvent ça un peu cher. Digard perd patience Cas encore plus surprenant, celui du Parisien Didier Digard, en partance pour Middlesborough. Un accord a été trouvé il y a une dizaine de jours pour un montant de 5 millions d'euros. Mais le joueur devait se rendre ce matin au Camp des Loges pour la reprise de l'entraînement. Une situation qui l'a fait sortir de sa réserve dans L'Equipe de lundi : "Normalement un transfert se paye en deux fois. Mais Paris a besoin de liquidités. Paris veut les cinq millions d'euros tout de suite. C'est du jamais vu. sont tout simplement incompétents." Moralité, méfiez-vous des transferts non-officiels qui pullulent au coeur de l'été... Reyes : il n'y a plus d'espoir
C'est du moins ce qu'indique le quotidien espagnol Marca. Jesus García Pitarch, le directeur sportif rojiblanco, a admis que Reyes n'entrerait pas dans les plans de l'entraîneur pour la prochaine saison. L'attaquant ne convainc pas. Ses apparitions se font de plus en plus rares et ses statistiques font peur à voir. 10 titularisations seulement, 1 seul match joué en entier, 6 apparitions en coupe de l'UEFA pour un total de ... 0 buts. 12 millions d'euros pour ça, se disent les supporters de l'Atletico, qui n'ont jamais vraiment accepté le joueur en raison de son passé merengue.
Arsène s'est trompé
Une destination agréable pour un joueur utile mais jamais transcendant. On se dit que, de retour sur ses terres, Reyes va enfin dévoiler tout le talent entrevu à Seville. Si on ne peut pas qualifier sa saison merengue de ratée (30 matches, 6 buts), elle ne le consacre pas comme espérée. Son seul fait d'armes ? Un doublé lors de la dernière journée de la Liga qui offre le titre au Real. Néanmoins insuffisant pour convaincre les dirigeants madrilènes de l'arracher définitivement à Arsenal. Pas question pour autant de rejoindre Londres qu'il ne peut pas supporter.
Le parcours de Reyes évoque celui de l'Argentin Javier Saviola, porteur d'espoir mais trimballé un peu partout faute de constance. Comme l'Argentin, Reyes continue pourtant à être appelé en sélection nationale où là aussi, il joue les doublures. Saviola se perd au Real, Reyes s'enterre chez les voisins colchoneros. L'Espagnol ne devrait donc pas faire de vieux os dans la capitale. C'est ce que laissent penser les dirigeants de l'Atletico, prêts à le laisser partir à moindre coût. La somme de 5 millions est ainsi annoncée comme suffisante pour les débarrasser de cet éternel espoir. Kun Aguero : Le gendre de DieuAuteur d'un doublé et à l'origine des deux autres de l'Atletico face au Barça, samedi, Sergio Agüero a volé la vedette à Ronaldinho, qui avait pourtant ouvert le score d'un superbe retourné. Où l'on assiste à l'éclosion d'une des stars mondiales de demain.
Sur le premier but des Rojiblancos, le joueur formé à Independiente met à l'amende Abidal et Milito avant de bénéficier d'un contre de Puyol sur sa frappe. Il sert ensuite Maxi Rodriguez d'une pichenette dans le dos de la défense pour le second, et provoque un penalty de Milito transformé par Diego Forlan. Puis, clou du spectacle, chipe le cuir dans les pieds de Puyol, humilie encore Milito (décidement), crochète Iniesta et ajuste Valdès d'une frappe enroulée. Ce qui méritait bien de prendre un carton jaune pour avoir retiré son maillot.
Les buts de l'Atletico face au Barça : Atletico 0 – 2 Real Madrid : La malediction continueMalgré son bon parcours en Liga, l'Atletico a subi une nouvelle déroute face à son grand rival. Après minutes de jeu, les Colchoneros avaient déjà encaissé un but de leur bourreau historique, Raul, et n'ont jamais semblé en mesure de renverser la situation face à un Real à l'efficacité diabolique qui pliait l'affaire avant la pause sur une demi-volée de Ruud van Nistelrooy (42e). Le résumé d'Atletico Madrid - Real Madrid
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Les soirées folles du Vicente Calderon
Près de 5 buts par match
Parmi les autres équipes à la générosité débordante, on retrouve bien évidemment le Werder de Brême et son Weserstadion dont les filets ont tremblé 31 fois en Bundesliga (22 pour, 9 contre), suivi par Fulham (28 buts). En France, le Stade Malherbe de Caen décroche le pompon (25) grâce au carton réalisé face à Bordeaux (5-0) samedi dernier. Mais Même en dehors du vieux continent, aucun stade ne fait mieux que le Calderon, y compris celui de l'Indepediente, qui a également vu 33 buts mais en 9 parties.
Les supporters de l'Atleti, qui n'ont pas toujours été aussi bien gâtés, peuvent donc se réjouir du spectacle proposé par leur équipe à domicile, même s'il ne vaut mieux pas être cardiaque ces temps-ci dans les travées du Calderon. Les joueurs, eux, se passeraient bien d'éprouver ainsi leur nerfs. "Ce sont des matchs riches en émotions, mais on ne peut pas toujours se dire qu'il faut mettre quatre buts pour gagner", concédait récemment l'Argentin Maxi Rodriguez. "Il faut qu'on soit plus malins et plus intelligents mais apprendre à tuer les matchs et moins souffrir." Sauf qu'à l'Atletico, on est un brin maso. Les deux font la paireAvoir un grand buteur, c'est bien. Mais une belle paire d'attaquants complémentaires, c'est pas mal non plus. A ce petit jeu-là, les duos Toni - Klose (Bayern), Kanoute - Luis Fabiano (FC Séville) et Agüero - Forlan (Atletico Madrid) s'imposent depuis le début de saison comme les trois plus efficaces d'Europe.
Co-meilleurs buteur de la Bundesliga avec 8 buts chacun, les deux compères totalisent 22 pions toutes compétitions confondues, inscrits en seulement 25 rencontres. Soit près d'un but par match chacun. "A chaque match, on progresse et on se trouve de plus en plus facilement. Mais nous avons aussi conscience que nous possédons encore une marge de progression", déclarait il y a quelques semaines Luca Toni. Une réussite qui prouve que dans un duo d'attaque, l'un ne se sacrifie pas forcément pour l'autre. En prime, "Kloni", surnom donné à la paire par la presse allemande, a réalisé 8 passes décisives en championnat depuis le début de la saison.
La réussite de ce duo est d'autant plus remarquable que Frederic Kanoute n'avait jamais marqué plus de 11 buts au cours d'une saison avant de débarquer à Séville, tandis que Luis Fabiano n'avait su s'imposer lors de ses deux précédents expériences européennes, à Rennes et à Porto. Grands artisans du doublé en Coupe de l'UEFA et la 4e place du FC Séville en championnat l'an passé, ils font pour l'heure bien mieux que les Messi - Henry (14 buts), Raul - van Nistelrooy (12 buts) et autres Villa - Morientes (10 buts).
Si les 9 buts de l'Uruguayen Diego Forlan, arrivé en provenance de Villarreal, n'étonnent pas outre-mesure, les 10 pions plantés par l'Argentin Sergio Agüero font de ce joueur de 19 ans la révélation du championnat d'Espagne. Sollicités cet été par leurs sélections (Copa America pour le premier, Mondial des - 20 ans pour le second), ces deux joueurs au profil différent mais à la culture footbalistique commune pourrait enfin permettre à l'Atletico de terminer dans les 4 premiers de la Liga tout en signant un beau parcours en UEFA. Aguëro, le nouveau Niño de l'Atletico
Meilleur buteur avec Messi
Mature sur le terrain, ce gamin de 19 ans n'en reste pas moins un grand enfant. En témoigne les larmes qu'il n'a pu retenir à l'antenne d'une radio espagnole qui le mis en communication avec son père, résidant en Argentine. Il n'en fallait pas plus pour prendre la place de l'autre Niño (enfant) dans le cœur des supporters espagnols. 80% des lecteurs du journal Marca considèrent ainsi qu'Aguëro a d'ores et déjà fait oublier Torres. Un côté d'amour aux effets bénéfiques sur le marketing. Depuis le début de la saison, 11.600 maillots floquées à son nom ont été écoulés, soit environ 55% du total des tuniques vendues par le club.
"Un footballeur aussi jeune que lui avait besoin d'une période d'adaptation", commentait récemment le président de l'Atletico, Enrique Cerezo. "Maintenant, il est acclimaté à Madrid et à notre pays. C'est déjà un numéro un mais bientôt il fera partie des grandes figures du football mondial. Et il est à l'Atletico."
Aguero vs Barça Mercato : Reyes penche pour l'Atletico L'Olympique Lyonnais va encore devoir changer de cible. Selon la presse espagnole, Jose Antonio Reyes restera à Madrid la saison prochaine. Mais c'est sous le maillot rouge et blanc de l'Ateltico qu'évoluera le joueur actuellement sous contrat avec Arsenal. "Je suis content de rester à Madrid. C'est sûr que je vais rester dans la capitale, même s'il faudra attendre un peu pour savoir où je vais jouer", a déclaré Reyes sur l'antenne de la Sexta sans toutefois confirmer officiellement sa future destination. Malgré le retour à la charge des dirigeants lyonnais, l'Andalou a écarté l'idée de quitter le championnat espagnol. Profitant de l'apathie du Real, qui a mis 30 millions d'euros sur un défenseur central inconnu (Pepe) mais n'en proposait que 6 pour Reyes, l'Atletico s'est engouffré dans la brèche et devrait remporter la mise pour 9 M€. Dur pour l'OL qui en avait lui proposé 12 et offrait au gaucher l'opportunité de jouer la Ligue des Champions. Il disputera la Coupe UEFA avec les matelassiers suite à la victoire obtenue en Intertoto face au Gloria Bistrita grâce à un but de Diego Forlan (1-0). "Reyes, c'est compliqué comme affaire", avait concédé Aulas ce week-end alors que L'Equipe annonçait une réunion entre l'international espagnol et des émissaires lyonnais ce lundi. Pas sûr que le rendez-vous soit maintenu...
Bien qu'il ait refusé de rejoindre l'Atletico la saison passée, Reyes y est allé de sa petite déclaration d'amour au maillot rojiblanco : "C'est un club qui s'est toujours intéressé à moi et je ne peux pas oublier que Miguel Ángel Gil avait déjà essayé de me recruter alors que j'avais 13 ans, ce que je n'ai pas oublié." Après Raul Garcia, Luis Garcia, Diego Forlan et Simao, Reyes est la 5e recrue majeure de l'Atletico, ce qui, selon Marca, fait du club madrilène le deuxième plus gros dépensier du mercato estival (83 millions d'euros) derrière Manchester United (86 M€). Une fièvre acheteuse notamment financée par le transfert de Fernando Torres à Liverpool pour 36 M€. Mercato : tour d'horizon
Simao à l'Atletico
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