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Mais où s'arrêtera Yoann Gourcuff ?Auteur d'une superbe prestation, ponctuée d'un but splendide, lors de la victoire du Bordeaux sur le PSG (4-0), Yoann Gourcuff entame 2009 comme il avait terminé 2008. Sur les chapeaux de roue.
![]() L'inévitable comparaison avec qui vous savez Si Karim Benzema s'est imposé la saison dernière comme LA révélation du football français, l'attaquant Lyonnais doit aujourd'hui partager la vedette avec son collègue des Girondins de Bordeaux. Sur la lancée de sa première moitié de championnat, qui lui a permis d'intégrer l'équipe de France, Yohan Gourcuff évolue en effet un cran au dessus de tout le monde. En témoigne sa dernière sortie, dimanche face à Paris, où le jeune Breton aura encore livré un gros match, s'offrant même un but d'anthologie sur le 3-0, avec deux doubles contacts à l'entrée de la surface parisienne et une frappe imparable du pointu hors de portée pour Mickael Landreau. La grande classe. Les comparaisons au Dieu Zinedine Zidane relèvent évidemment du cliché. Elles n'en sont pas moins inévitables. Bien des nouveaux Zizou ont été mis en avant ses dernières années, de Camel Meriem en passant par Samir Nasri ou Karim Benzema. Des parallèles plus souvent dus à l'origine ethnique des intéressés qu'à une vraie filiation dans le jeu. Mais s'il ne devait il n'y a voir qu'un seul successeur de ZZ, ce serait donc Gourcuff. De la même manière que Kobe Bryant s'est imposé comme le seul descendant de Mickael Jordan digne de ce nom dans la NBA. "Je concède une similitude sur des gestes précis. (...) J'ai conscience que certains de mes contrôles évoquent Zizou. Mais je ne fais rien pour, c'est naturel", avait d'ailleurs concédé Gourcuff, dimanche dans le JDD. Gourcuff, c'est cadeau Plus le temps passe, et plus les 15 millions d'euros de clause libératoire fixé par le Milan AC dans le cadre du prêt de l'ancien rennais semblent dérisoires. Bordeaux devrait être disposé à s'en acquitter les yeux fermés. Reste à savoir si le principal intéressé sera d'accord pour continuer son aventure en Gironde. En cas de qualifications des hommes de Laurent Blanc pour la prochaine Ligue des champions, on peut imaginer que la réponse sera positive. Surtout dans une année de Coupe du Monde où il est dangereux de risquer de perdre sa place de titulaire. Du côté du Milan, où Yoann est sous contrat jusqu'en 2012, on suit de prêt l'évolution du Français tout en se montrant évasif sur son éventuel retour en Lombardie. "J'ai reçu des textos de bonne année de la part de dirigeants et de Massimo Ambrosini, avec qui je suis en contact régulier", confiait d'ailleurs Gourcuff, toujours dans le JDD. "Ensemble, on parle de tout et de rien, jamais d'un possible retour à Milan. Mais je n'ai rien reçu de la part d'Ancelotti (l'entraîneur)." Avec de telles prestations, le Mister du Milan va peut-être finir par changer d'avis... Le but de Gourcuff face au PSG : C1 : Bordeaux a rendez-vous Déjà assurés de disputer la Coupe de l'UEFA, les Girondins sont toujours en course pour une qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Pour cela, il faudra tout de même battre l'AS Rome de Totti, qui carbure à nouveau et jouera de son côté la première place du groupe pendant que Chelsea accueille Cluj.Un exploit sinon rien Bordeaux n'a plus le choix. C'est vaincre la Roma ou adieu à la C1 et sa musique qui file des frissons. Pas une mince affaire, si l'on considère que la Louve est sortie de sa crise de début de saison et évoluera devant son public du Stadio Olimpico. Etre encore maîtres de leur destin à l'approche de la dernière journée de la phase de poule reste quoiqu'il arrive une belle performance pour les hommes de Laurent Blanc, dont on ne donnait pas cher de la peau après le tirage au sort. Autant de raison de tout donner ce soir en espérant que le brin de réussite qui a fui jusque-là les joueurs au maillot scapulaire soit cette fois de leur côté. Pour se donner du baume au cœur, les Bordelais peuvent se rappeler du match aller (1-3), où ils avaient dominé les Italiens avant de sombrer suite à l'expulsion aussi bête que sévère de Henrique. Mais il faudra aussi s'attendre à une Roma moins prenable qu'à Chaban-Delmas et qui a enregistré le retour de son capitaine et maître à jouer Francesco Totti. Comme a prévenu Laurent Blanc, il ne faudra donc pas s'attendre à du football champagne de la part des Girondins : "Cela ne sert à rien de se jeter dans la gueule du loup pour prendre un contre et un but. Ce serait catastrophique. Il va falloir oser mais aussi éviter de se jeter à corps perdu pour marquer ce but. Le temps jouera pour nous si on arrive à rester à 0-0." Message reçu. Les équipes probables : Rome : Doni - Cassetti (ou Cicinho), Juan, Mexès, Riise (ou Panucci) - Taddei, De Rossi, Brighi (ou Perrotta)- Baptista, Vucinic (ou Menez) - Totti. Bordeaux : Ramé - Chalmé, Planus, S. Diawara, Jurietti - Fernando, A. Diarra - Gouffran (ou Obertan), Gourcuff, Wendel - Chamakh. C1 : L'apprentissage continue pour Bordeaux et Marseille Balayés à Stamford Bridge deux mois plus tôt, les Girondins ont cette fois tenu tête à Chelsea (1-1) et peuvent encore se qualifier pour les huitièmes de finale en cas de victoire à Rome lors de la dernière journée. L'OM a lui chuté à Liverpool, mais garde la tête haute et son destin entre les mains pour être reversé en Coupe de l'UEFA. Quoiqu'il se passe dans quinze jours, les deux clubs français auront beaucoup appris dans cette phase de groupe de la Ligue des champions.L'exemple lyonnais Si Bordeaux et Marseille sont encore loin de Lyon, seule équipe avec Arsenal et le Real Madrid à avoir atteint les huitièmes de finale des 6 dernières éditions de la C1, ils ne repartiront, quoiqu'il arrive, pas bredouille de la grande épreuve européenne. L'OL n'a pas construit sa culture européenne en un jour. Lui aussi en a bavé, est sorti perdant de matchs qu'il pensait pouvoir gagner, a ruminé les petits détails qui font toute la différence à ce niveau. Avant de savoir lui-même comment aborder ces rencontres où la gestion des temps forts est primordiale, et l'expérience souvent irremplaçable. Des deux apprentis, les Girondins semblent donc être ceux qui ont le plus progressé. Initialement étrillés à Chelsea (0-4), puis battu à Chaban-Delmas par la Roma (1-3) alors qu'ils avaient dominé jusqu'à l'expulsion d'Henrique, les hommes de Laurent Blanc se sont appliqués à battre deux fois Cluj. Ce mercredi, pour leur second rendez-vous avec les Blues, ils auraient même pu s'imposer avec un peu plus d'efficacité. Et sans l'erreur qui permis à Nicolas Anelka de se présenter en duel face au tendre Valverde (1-0, 60e), l'issue aurait pu être tout autre. Car c'est bien Bordeaux qui s'est montré le plus entreprenant (14 tirs à 4), porté par un Gourcuff flamboyant qui s'offrait un enchaînement roulette frappe du gauche digne de qui vous savez (27e), après avoir chauffé le crane de John Terry avec ses tricotages (22e, jaune pour le capitaine des Blues). Capitaliser l'expérience De fait, la nervosité était du côté des Londoniens, qui avaient besoin de s'imposer pour valider leur qualification après avoir loupé le coche lors de la précédente journée face à la Roma (1-3). Les Bordelais n'ont eux pas baissé les bras malgré l'ouverture du score d'Anelka. Et Alou Diarra arrachait le nul en reprennent un corner de la tête (1-1, 83e). Avant que Frank Lampard ne récolte son second jaune de la soirée (86e). "On s'est fait respecter, on les a bien pressés", appréciait d'ailleurs Laurent Blanc après le match. "Les joueurs ont fait beaucoup d'efforts. Il fallait des qualités physiques et mentales pour rivaliser avec une formation comme Chelsea. Dans ce domaine, je suis très satisfait. Nous avons réalisé le match presque parfait." Pour l'OM, le constat est à peu près similaire, même si les joueurs d'Eric Gerets n'ont au final récolté que trois petits points en cinq matchs. "Globalement, à part le match au PSV, qui était un scandale, lors de tous les autres matches de Champions League, on méritait à chaque fois au moins un point", juge le coach belge. A Anfield, son équipe a effectivement eu plus de bonnes situations que son adversaire. Sauf que le vécu de Liverpool et le talent de son de emblème, Steven Gerrard, ont fait la différence. Marseille se battra donc dans quinze jours pour conserver sa troisième place et poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, où il pourra continuer à se faire la main. Que manque-t-il donc à Bordeaux et Marseille pour franchir un palier et rejoindre l'OL dans la cour des presque grands d'Europe ? Du temps, donc. Mais aussi (surtout ?) un minimum de continuité dans le groupe et le projet sportif. Conditions sine qua non pour ne pas réitérer chaque année les mêmes erreurs. Bordeaux l'a déjà compris, et possède une équipe jeune qui ne demande qu'à progresser. Habitué à chambouler son effectif plus que de raison, l'OM serait inspiré d'en faire de même pour capitaliser l'expérience accumulée lors de ses deux campagnes de Ligue des champions consécutives. L1 - 14e j : Lyon intraitable L'OL a remporté le choc du week-end face à Bordeaux (2-1), reléguant les Girondins à neuf longueurs, et Marseille, battu par Lorient (2-3), à sept. Le réalisme des septuples champions de France et le talent de sa star, Karim Benzema, ont encore frappé. Rennes, Nice et Toulouse ont eux confirmé leur position dans la course aux places européennes.Benz de luxe Dominé, bousculé, malmené, Lyon n'en est pas moins sorti vainqueur du choc de cette 14e journée de championnat. On aura pourtant rarement vu les Gones autant ballottés devant leur public de Gerland face des Girondins qui ont monopolisé le ballon (65% de possession) et multiplié les tirs (23 dont 10 cadrés). Pis, selon les stats de L'Equipe, l'OL a même terminé la rencontre avec le pourcentage de passes réussies le plus faible enregistrée par une formation de L1 cette saison (54%). Mais il a fini par s'imposer, faisant à nouveau parler son expérience des grands rendez-vous. Et, dans quelques mois, on se souviendra sûrement de ce week-end comme celui qui a fait basculer la course au titre. Bien plus que de la manière avec laquelle les hommes de Claude Puel ont fait chuté ceux de Laurent Blanc. De fait, Lyon aura surtout souffert au cours de la première demi-heure, aligné dans un 4-4-2 qui n'était pas approprié au défi proposé par les Bordelais dans l'entre jeu. Encore eut-il fallu que ces derniers mettent à profit ce temps fort. Ce ne fut pas le cas et la punition est donc venue, d'abord sur une deux Fred - Benzema, qui débloquait la situation (33e). Puis sur une frappe déviée de Kim Källström, qui trompait Valverde cinq minutes plus tard (38e). Talent et réussite, un cocktail qui a fait tourner la tête des partenaires d'Alou Diarra, qui doivent se demander ce qu'ils pouvaient faire de plus pour s'offrir le scalp du leader. "S'il n'y avait pas cette erreur d'inattention sur le but de Benzema, je n'aurais aucun reproche à faire à mes joueurs au terme de la rencontre", constatait Blanc après le match. Le président a beau déclaré que "l'écart n'est pas insurmontable", les neuf points qui séparent maintenant son équipe de l'OL vont être extrêmement durs à combler. Ce qui vaut aussi pour les sept unités de retard de l'OM, battu chez lui à Lorient (2-3) en encaissant trois buts dans le dernier quart d'heure. "Une tragédie", dixit Eric Gerets, dont les Marseillais vont devoir se remettre avant d'entamer une série dingue avec Lille, Toulouse, Nice et Lyon au menu en championnat, plus Liverpool et l'Atletico en Ligue des champions. Soit six matchs de haut ou très haut niveau à négocier en trois semaines. Fini le top 3 ? L'idée d'un top 3 français composé par Lyon, Marseille et Bordeaux a donc peut-être volé en éclat. Rennes, Nice et Toulouse ont tous gagné ce week-end, reléguant les Girondins à la 6e place. Lille et Paris en ont fait de même et se replacent dans la course à l'Europe. Derrière les Gones, sept équipes se tiennent désormais en trois points. Ce qui nous ramène à la bonne vieille rengaine d'une Ligue 1 où il y a l'OL et les autres. Ça fait sept ans que ça dure et on voit mal ce qui privera Juninho et Sidney Govou d'un 8e titre consécutif en mai prochain, même si beaucoup de choses peuvent encore changer d'ici là.
Cluj 1-2 Bordeaux : Les Girondins se relancent
C1 : L'heure de vérité pour Bordeaux et Marseille Derniers de leur groupe respectifs, Girondins et Olympiens sont pourtant loin de pouvoir nourrir les mêmes ambitions à leur d'entamer les matchs retour de la phase de poule de la Ligue des champions. Bordeaux, qui se déplace à Cluj, n'a qu'un point de retard sur les Roumains, surprenants seconds, et donc un vrai coup à jouer pendant qu'une Roma à la dérive accueille l'ogre Chelsea. Pour Marseille, qui accueille le PSV au Vélodrome, ne peut en revanche plus rêver qu'à un reversement en Coupe de l'UEFA loin d'être gagné.Gourcuff en prime time Pour la première fois dans cette édition 2008-2009 de la C1, Laurent Blanc et ses hommes vont avoir les honneurs d'une diffusion en direct, qui plus est hertzienne. Jusque-là boudés par TF1 et Canal Plus, car programmé le même soir que l'OM, les Bordelais bénéficient du parcours chaotique des Phocéens. Sans être mathématiquement éliminés de la course aux huitièmes de finales, ces derniers ont besoin de battre le PSV par trois buts d'écarts pour ne serait-ce qu'accrocher la troisième place de leur groupe, dominé par Liverpool et l'Atletico. Un contexte difficile qui pousse TF1 à envoyer Jean-Michel Larqué et Christian Jean-Pierre en visite au Stade Constantin Radulescu de Cluj. Choix tout de même curieux vu que Lyon reçoit le Steaua à Gerland, mercredi, et que la première chaîne avait dédaigné les rencontres Chelsea - Bordeaux et Bordeaux - Roma. Passées ces considérations télévisuelles, il sera en tout cas intéressant de voir si les joueurs au maillot scapulaire ont la capacité d'enchaîner, après une semaine marquée par trois rencontres de L1, et de confirmer leur petite victoire obtenue lors de la première manche à Chaban-Delmas (1-0). Ils n'avaient alors pu concrétiser leur domination que part un but contre son camp roumain, suite à un centre anodin de Yoann Gourcuff. Bordeaux doit faire mieux pour se hisser au niveau d'exigence que requiert la Ligue des champions. D'autant qu'il serait dommage de ne pas profiter de la mauvaise passe de la Roma, 17e de Série A et qui affronte de son côté Chelsea au Stadio Olimpico, pour récupérer une deuxième place qui semblait inespérée après la déculottée reçue à Stamford Bridge (4-0) et la défaite cruelle subie face à ses mêmes Romains (1-3). Marseille pour l'honneur Sur une série de trois revers consécutifs, l'OM s'est vu lui relégué au rang de mauvais élèves des représentants français en C1. La faute à pas de chance, disait-on après les défaites contre Liverpool et l'Atletico. Contre le PSV, il y a quinze jours, la déroute olympienne ne devait pourtant rien au sort. Les troupes d'Eric Gerets avaient paru baisser les bras, incapables de répondre au défi physique des Néerlandais, symbolisé par la domination aérienne de Danny Koevermans, auteur de deux buts de la tête. Fébriles derrières, manquant d'impact devant, Marseille traîne des défauts qui ont de grandes conséquences au niveau européen. Au point que tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que le prêt de Djibril Cissé à Sunderland a été la grosse boulette du mercato olympien. Ce qui était prévisible. Devant son public, l'OM va devoir cette fois mouiller maillot, comme le réclame traditionnellement les travée du Vel, et faire preuve d'orgueil pour tenter de renverser une situation qui paraît inextricable. En encaissant un second but à Eindhoven, les Marseillais ont en effet aggravé leur cas. Il faudra en faire au moins autant chez eux pour revenir à hauteur de leur adversaire, avant d'essayer de le dépasser dans un duel à distance face à Liverpool puis l'Atletico Madrid lors des deux dernières journées. Des matchs au couteau qui vont encore pomper beaucoup d'énergie pour un objectif (la C3) pas franchement bandant. Le programme de mardi : Famagouste - Inter Milan Barcelone - Bâle CFR Cluj - Bordeaux Liverpool - Atletico Madrid Marseille - PSV Roma - Chelsea Sporting - Shakhtar Donetsk Werder Bremen - Panathinaikos L1 - 12e j : Lyon fait le yoyo
Qui veut confirmer ? Problème, aucune équipe ne possède aujourd'hui la régularité pour profiter des petits passages à vides lyonnais. Marseille s'est bien réveillé face à Saint-Etienne (3-1), avec un Hatem Ben Arfa qui avait besoin de se réconcilier avec le Vélodrome. Mais c'était après une défaite à domicile dans le clasico (2-4) et un nul peu glorieux à Nantes (1-1). Bordeaux a lui replongé à Nancy (1-0) face à la muraille dressée par Pablo Correa, gâchant quelque peu la bonne série (4 victoires et 3 nuls en 7 matchs) qui lui avait permis de retrouver la deuxième place du classement. De nouveau à six longueurs de l'OL, les hommes de Laurent Blanc doivent afficher une plus grande régularité et éviter de perdre à Gerland, dans quinze jours, pour maintenir le suspens. Il faut dire que cette incapacité à confirmer est un peu le lot de toutes les formation de L1. Equipe surprise du premier tiers de la saison, Toulouse a chuté à la maison contre Caen et risque de bientôt rentrer dans le rang. Tout comme Le Mans, qui était sur le podium il y a encore une semaine et occupe désormais la 9e place. Ou encore le PSG, 6e après sa performance au Vélodrome (4-2), qui vient perdre deux matchs et se voit relégué en seconde partie de tableau (11e). Avec quatre revers de rang, Saint-Etienne est finalement l'équipe la plus constante de cet automne au calendrier un peu dingue où l'on joue tous les trois jours, entre L1, coupes d'Europe et coupes nationales. Pas sûr que ça fasse le bonheur de Laurent Roussey, qu'on annonce sur un siège éjectable sous la pression de supporters stéphanois à fleur de peau. Les résultats de la 12e journée : Samedi Lille (5e) - Nantes (16e) : 2-0 Nancy (15e) - Bordeaux (3e) : 1-0 Nice (7e) - Paris SG (11e) : 1-0 Toulouse (4e) - Caen (10e) : 0-1 Lorient (13e) - Grenoble (19e) : 1-1 Auxerre (16e) - Valenciennes (9e) : 0-0 Marseille (3e) - Saint-Etienne (17e) : 3-1 Dimanche Rennes (6e) - Sochaux (20e) : 1-0 Le Havre (19e) - Monaco (13e) : 2-3 Lyon (1er) - Le Mans (9e) : 2-0
L1 - 11è j : Lyon reprend le largeQu'on se le dise, en Ligue 1, c'est toujours la même histoire. Quand Lyon va moins bien, comme lors des trois matchs ayant précédé cette 11ème journée pendant lesquels les Gones n'avaient pris que deux points sur neuf possibles, ces adversaires n'en profitent pas. Et quand Lyon ré-enclenche la marche avant, ces mêmes adversaires restent scotchés derrière.
Le FC BenzemaIllustration mercredi soir. En déplacement à Sochaux, le septuple champion de France, pourtant en configuration limite expérimentale - 4-4-2, première apparition pour Gassama en L1, Reveillère milieu droit,Juninho resté à Lyon - a assuré l'essentiel. A savoir les trois points avec une victoire 2-0, conquise d'abord grâce (bien sûr) à un nouveau chef d'oeuvre signé Karim Benzema peu après l'heure de jeu, puis à un second but de l'Argentin Delgado dans les arrêts de jeu, son premier en championant depuis son arrivée à Lyon en janvier dernier. Chaleureusement félicité par tous ses coéaquipiers, l'ancien pensionnaire de Cruz Azul n'oublia pas de remercier ce diable de Benzema, auteur du caviar au terme d'une chevauchée solitaire. Ce Karim fait décidément la pluie et le beau temps entre Rhône et Saône. Le but de Benzema: L'OM lâche encore des points Bref, Lyon n'a pas convaincu, loin de là, mais qu'importe. Et les autres pendant ce temps-là? Et bien Marseille, sonné par sa défaite face au PSG à domicile dimanche dernier (2-4), se déplaçait à Nantes. Dominateurs pendant toute la partie, les hommes de Gerets ont néanmoins dû se résoudre à concéder le point du match nul (1-1). La faute à un but "abracadabrantesque" du latéral jaune Rémi Maréval; une frappe sans contrôle de 35 mètres dans la lucarne de Mandanda (1-0, 44e). Koné a ramené les siens à hauteur d'une belle frappe à douze minutes du terme, mais c'est bien l'OM qui a laissé filer deux points. Soit trois unités concédés à Lyon en trois jours. Le but de Maréval: Bordeaux se place Finalement, outre Lyon, la bonne affaire de cette dixième journée est pour les Girondins de Bordeaux. Vainqueurs tranquilles du Havre mardi soir en match avancé (4-0), les ouailles de Laurent Blanc ont même été leaders pendant vingt-quatre heures. Juste le temps pour l'OL de récupérer sa place fétiche. Dans le sillage d'un Bellion retrouvé (2 buts), les Bordelais se sont donc offerts une petite balade de santé, et s'il pointe aujourd'hui à trois points du leader, ils s'affirment clairement semaine après semaine comme le candidat le plus sérieux pour... la deuxième place. Paris rechute, en toute logiqueLa place de dauphin des Gones, le PSG et ses supporters en ont sans doute rêvé. Mais trois jours pas plus. Le temps de savourer le triomphe en terre marseillaise, et puis le soufflet est retombé. Logiquement d'ailleurs. Car si les observateurs ont eu une fâcheuse tendance à l'oublier pendant les 72 heures qui ont précédé la rencontre face au TFC, Paris n'est bien qu'une équipe de contre. En clair, Paris joue comme l'année dernière, mais avec un poil plus de talent et de réussite, d'où une légère amélioration des résultats. Mais Paris ne sait toujours pas faire le jeu. Alors face à un équipe de Toulouse parfaitement organisée, ça donne une victoire occitane amplement méritée (1-0), une nouvelle bourde des duettistes Landreau et Camara, et la réalité qui saute une nouvelle fois au visage. Aïe... En bref A noter également dans cette 11ème journée, le réveil de Monaco. Si, si il y a bien une équipe sur le Rocher. Elle a même glané son premier succès en six matchs. Une victoire 3-1, nette et sans bavure, sur un Nancy bien pauvre et qui a laissé le boss lorrain Pablo Correa implorer sa direction de recruter au prochain mercato. C'est vrai qu'à ce rythme-là, Nancy va tout droit en Ligue 2. Saint-Etienne aussi d'ailleurs. Fessés 4-1 par Lorient à domicile, les Stéphanois se retrouvent seizièmes, un petit point devant l'ASNL et deux devant Valenciennes, premier relégable. Y a t'il un pilote dans l'avion vert? Enfin, palme de la purge de cette onzième journée pour la rencontre Grenoble-Lille (0-0), ou pourquoi deux équipes qui visent le match nul se donnent quand même la peine de rentrer sur le terrain ? Vaudrez peut-être mieux qu'elles s'arrangent avant, non? Tous les résultats de la 11ème journée: Mardi: Bordeaux 4-0 Le Havre Monaco 3-1 Nancy Paris-SG 0-1 Toulouse Valenciennes 0-0 Rennes Sochaux 0-2 Lyon Grenoble 0-0 Lille Caen 1-1 Nice Le Mans 0-2 Auxerre Saint-Etienne 1-4 Lorient L1 - 10è j. : Paris coule l'OM, et c'est Lyon qui rit...Battu 4-2 dans son Stade Vélodrome par le rival honni, le Paris-Saint-Germain, l'Olympique de Marseille a laissé passer dimanche soir une occasion unique de prendre la tête du championnat. Pire, quatre jours après le naufrage à Eindhoven (2-0), ce nouveau revers plonge le club phocéen dans une mini-crise qu'il conviendra d'éteindre au plus vite lors du déplacement à Nantes mercredi. Pour le PSG en revanche, ce succès inattendu, qui valide le choix de Paul Le Guen d'aligner son équipe bis à Schalke en semaine, permet au club de la capitale de faire un bond au classement (6ème) et d'éloigner les nuages qui pointaient au dessus de la tête de son entraîneur.
Friable OML'OM risque de s'en mordre longtemps les doigts. Alors que les Olympiens avaient le match en main, menaient au score 2-1 à la mi-temps, et semblaient en mesure de s'adjuger les trois points de la victoire et le leadership de la Ligue 1; trois buts encaissés en deuxième période ont enterrés leurs ambitions. A qui la faute?
Bordeaux volé, Lyon chahuté
PSV 2-0 Marseille : L'OM à la dérive A court de jambes et d'imagination, l'Olympique de Marseille a encaissé son troisième revers consécutif en Ligue des champions face au PSV Eindhoven (0-2) sur un doublé de Koevermans (70e, 85e). Une défaite qui n'a pas le panache de celles concédées contre l'Atletico Madrid (1-2) et Liverpool (1-2), et aurait pu être bien plus lourde sans la maladresse des attaquants néerlandais. La course aux huitièmes de finales s'éloigne quasi définitivement pour les hommes d'Eric Gerets, impuissant devant la déroute de ses troupes. Le gouffre de la C1 C1 : Marseille et Bordeaux doivent se lâcher Toujours bredouilles dans cette phase de poules de la Ligue des champions, Olympiens et Girondins sont dans l'obligation de réagir face à Eindhoven et Cluj, les deux adversaires les plus prenables de leurs groupes respectifs, pour au moins espérer décrocher la troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA.Gerets sur ses terres Battu lors de ses deux premières sorties, contre Liverpool (1-2) et l'Atletico Madrid (2-1), Marseille n'a plus grand chose à perdre dans cette troisième journée de la C1. Face à un PSV Eindhoven qui n'est plus que l'ombre du demi-finaliste de l'édition 2004-2005, l'ambition est permise. D'autant que la formation néerlandaise n'est "que" 4e du championnat des Pays-Bas et n'a pas existé lors de ses deux défaites face aux leaders du groupe, là où l'OM avait au moins perdu avec panache. L'entraîneur phocéen Eric Gerets, qui connaît bien la maison pour y avoir exercé comme joueur et coach, a ainsi prédit un match enlevé entre deux formations qui jouent ce soir leur dernière chance. "En général, à l'extérieur, tu viens pour défendre un peu plus car prendre un point à l'extérieur, en principe, est positif. Mais pour avoir encore une petite chance, il faut jouer pour avoir les trois points. Ce sera du tout ou rien." Marseille, qui enregistre le retour de Lorik Cana, devrait donc se présenter au Philips Stadion avec son quatuor offensif au complet. Les équipes probables PSV : Isaksson - Rodriguez, Marcellis, Bréchet, Salcido - Mendez, Simons, Afellay, Wuytens (ou Culina) - Amrabat, Lazovic. Marseille : Mandanda - Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo - Cana, Cheyrou - Valbuena (ou Ziani), Ben Arfa, Koné - Niang.
L1 - 9e j : Marseille et Bordeaux relancés ? Corrigé à Rennes (0-3) il y a quinze jours, Lyon a encore lâché des points ce week-end en concédant le nul à domicile devant Lille (2-2). Marseille, vainqueur de Valenciennes (3-1), n'est du coup plus qu'à un point du leader. Bordeaux, tombeur de Toulouse, reste lui sur 5 matchs sans défaite en L1 et pointe à trois longueurs. De quoi relancer un championnat qu'on a annoncé plié un peu trop vite.Lyon trébuche Au soir de la 7e journée de Ligue 1, l'OL comptait six victoires, aucune défaite et cinq points d'avance sur un dauphin surprise, Toulouse. Et la presse de clamer, déjà, la fin du suspens. Pas plus hier qu'aujourd'hui, on ne peut dire si les Gones empocheront en mai prochain leur 8e titre consécutif. Mais une chose est sûre, il est bien trop tôt pour se lancer dans des conclusions définitives. Surtout quand on voit comment la défense lyonnaise, si solide lors des quatre premières journées (0 but encaissé), inquiète aujourd'hui (8 encaissés de la 5e à la 9e). Pour son millième match à la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas espérait mieux. Très discret depuis le début de saison, il n'a cette fois pu s'empêcher de faire passer son message : "Je suis un peu déçu. Un penalty a été oublié mais je regrette surtout les multiples agressions dont ont été victime les joueurs. Cela n'enlève rien au bon match des Lillois mais l'arbitre n'a pas protégé l'intégrité physique des joueurs." Et encore : "Je ne fais pas du Caliméro, c'est une analyse sereine. Je n'ai pas demandé à parler, je réponds simplement parce que vous m'interrogez. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais et je dis ce que je pense !" Ça pousse derrière Cette sortie de JMA, la première depuis l'arrivée de Claude Puel, montre en tout cas que le septuple champion de France a perdu un peu de sa marge de manœuvre. Même s'il n'y a pas le feu au lac, Lyon n'a pris qu'un point sur les deux derniers matchs et a vu son avance fondre, Marseille et Bordeaux empochant de leur côté deux succès consécutifs. L'OM a ainsi confirmé son retour en forme en s'imposant à Valenciennes (3-1). Les Girondins ont eux mis un terme à la bonne série toulousaine en dominant le TFC à Chaban-Delmas (2-1). "Il y a deux semaines, beaucoup de journaux annonçaient que le championnat était fini. Il ne l'est pas encore", s'est félicité Eric Gerets. Mais le technicien belge reste conscient des limites de son équipe ("si défensivement, on joue comme ça contre le PSV, on va se faire manger"), d'autant que l'opposition valenciennoise n'était pas des plus redoutables. "L'OM a battu le plus faible adversaire qu'il ait rencontré cette saison", note d'ailleurs La Provence. Après le déplacement à Eindhoven, mercredi, la réception du PSG dimanche prochain en dira plus sur la vraie valeur de phocéens. A force d'entendre Laurent Blanc se plaindre des prestations de son équipe, on commençait également à douter de la capacité de Bordeaux à se relancer après son départ poussif en championnat. Avec trois victoires et deux nuls sur leurs cinq derniers matchs de L1, les Girondins sont en train de faire mentir leur entraîneur (qui n'attendait que ça). Et si Yoann Gourcuff, en pleine confiance à l'image du geste technique qu'il réalise sur l'ouverture du score, continue sur sa lancée, tout est permis pour la formation au maillot scapulaire. Mais le Président gardien bien sûr la tête froide : "Je dirais qu'on a fait 70 à 75 minutes de bonne facture avant de se compliquer la vie. On n'a pas gommé tout le négatif en un seul match." Le but de Yoann Gourcuff : Les résultats de la 9e journée Samedi: L1 - 8e j : Lyon chute à Rennes, Toulouse enchaîne
C1 : Bordeaux 1-3 Roma : Quand ça veut pas... Dominateurs face à des Italiens apathiques, les Girondins auront maîtrisé le sujet en première période, ouvrant le score par un Yoann Gourcuff (18e) en grande forme. Mais l'expulsion de Henrique est venue chambouler les plans de Laurent Blanc et réveiller la Roma. Vucinic (64e) et Baptista (71e, 83e) n'en demandaient pas tant.Gourcuff était au top A Stamford Bridge, il y a quinze jours, Bordeaux avait expérimenté face à Chelsea ce qu'on appelle une défaite sans appel (0-4). Opposé à une des équipes les plus redoutables en Europe et tétanisé par l'enjeu, le FCGB s'était promis de tout donner la prochaine fois. Ce qu'il a fait pour la réception de l'AS Rome. Et plutôt habilement. Gros pressing étouffant les visiteurs, Gourcuff à la manœuvre pour mettre le feu dans la défense et une doublette d'ailiers Obertan - Jussiê pour écarter. Tout se déroulait parfaitement, au point que le néo-international français, décisif lors du dernier match des Bleus contre la Serbie (2-1), s'offre l'ouverture du score d'une frappe sèche hors de portée de Doni (1-0, 18e). L'envie qui avait tant manqué face aux Blues étaient donc cette fois au rendez-vous. Et la Roma étant elle à côté de ses crampons, l'affaire sentait bon pour les Bordelais. Mais comme trop souvent en Ligue des champions, les formations françaises affichent une manque de concentration qui vient plomber les bonnes choses aperçues dans le jeu. Chauffé par ce vieux briscard de Panucci, le brésilien Henrique allait ainsi se faire expulser pour un coup de coude sur Perrotta (36e). Sans vraiment toucher l'Italien, certes. Mais ce geste stupide, qui plus est commis sur un coup franc en faveur de Bordeaux aux abords de la surface romaine, a bel et bien fait basculer le match. En prime, Jussiê quittait ses partenaires dans la même minute sur blessure. La Roma se réveille D'un niveau médiocre ce mercredi, la Roma aura mis le temps avant d'en profiter. Nerveux, les joueurs de Spalletti butait sur le bloc girondin et multipliait les fautes (4 cartons jaunes de la 55e à 61e). Mais dans la foulée des entrées de Baptista (51e) et Okaka (63e), un corner de De Rossi était repris de la tête par Vucinic, qui s'élevait au premier poteau devant Diawara et Valverde, sorti à contre-temps (1-1, 64e). Une fois le verrou sauté, l'issue était inévitable. Et Baptista se signalait d'un doublé, d'abord sur un coup franc au dessus du mur (71e), puis en reprenant un contre d'école mené par Vucinic et Taddei, qui envoyait le brésilien sur orbite d'un superbe centre sans contrôle (83e). "Je trouve ce match encourageant", a tenté de positiver Blanc après la rencontre, avant d'appuyer là où ça fait mal. "Ce qui est en revanche décourageant, c'est que nous avons fait jeu égal avec la Roma, jusqu'aux deux faits de jeu et que nous avons concédé deux buts sur coups de pied arrêtés évitables." Sur le plan comptable, son équipe accuse donc le coup, avec zéro point au compteur, contre trois pour la Roma, et quatre pour Chelsea et Cluj, qui ont fait match nul en Roumanie (0-0). Une équipe qui démontre qu'en Ligue des champions, tout se passe d'abord dans la tête. Bordeaux : Valverde - Chalmé, Henrique, Diawara, Jurietti (Gouffran, 78e) - Diarra - Fernando, Gourcuff, Jussiê (Wendel, 37e), Obertan (Planus, 40e)- Chamakh AS Rome : Doni, Cicinho, Mexes, Panucci, Riise - De Rossi - Taddei, Perrotta, Aquilani (Okaka, 63e), Menez (Baptista, 51e) - Vucinic (Brighi, 84e). Buts : Gourcuff (18e), Vucinic (64e), Baptista (71e, 83e) Cartons jaunes : A. Diarra (30e), Panucci (55e), Taddei (57e), Baptista (60e), De Rossi (61e), Chalmé (74e) Expulsion : Henrique (36e) Illustration : L'expulsion du Bordelais Henrique aura relancé une équipe romaine peu convaincante (Sipa) C1 : Marseille et Bordeaux face à leur destin
L1 - 7e j : Lyon prend tout Les saisons se suivent et se ressemblent dans un championnat de France irrémédiablement dominé par Lyon, qui a enregistré ce week-end son 6e succès en 7 journées devant Nancy (2-1). Derrière, ses concurrents naturels calent (matchs nuls de Bordeaux devant Sainté, et de l'OM au Mans), et plusieurs équipes surprises se glissent dans le peloton de tête, notamment Toulouse qui occupe le fauteuil de dauphin après sa victoire à Valenciennes (1-0).La force du champion Leader du de la Ligue 1 avec 5 longueurs d'avance sur son second, deuxième meilleure attaque (12), meilleure défense (3), l'OL de Karim Benzema, qui occupe lui la tête du classement des réalisateurs avec 6 buts, est déjà en train d'éteindre les espoirs de ceux qui prédisaient le retour du suspens pour ce cru 2008/2009, avec le retour au premier plan de Marseille et Bordeaux. Ces derniers ont encore trébuché dans cette 7e journée. Le premier en ne convertissant pas sa domination au Mans (1-1). Le second en ne jouant qu'une mi-temps face à Saint-Etienne (1-1). L'heure du passage de témoin n'est donc pas pour tout de suite. Sans réaliser un grand match (11 tirs cadrés tout de même), Lyon a encore fait le nécessaire pour venir à bout de Nancy (2-1). Ce malgré les absences de Juninho, Fabio Grosso, François Clerc (blessés) et Sidney Govou (suspendu). Doté d'un effectif plus fourni que ses concurrents, le septuple champion de France peut en prime compter sur l'explosion régulière de jeunes issus de son centre de formation. Hier Benzema, qui a ouvert le score face à l'ASNL. Aujourd'hui Anthony Mounier, auteur d'une grosse prestation ponctuée deux buts passes décisives. Demain, peut-être, Yannis Tafer ou Clément Grenier, deux prodiges qui évoluent pour l'instant avec la réserve lyonnaise. Avance record 5 points d'avance après 7 journées. L'OL n'avait jamais connu telle avance sur ses poursuivants à ce stade de la saison. Le risque étant que la résignation gagne à nouveau la Ligue 1. Une attitude que l'entraîneur marseillais Eric Gerets tente de combattre : "Si on dit que c'est fini, je prends mes valises et je repars en Belgique. Si la différence était vraiment trop grande dans le jeu, je dirais qu'ils sont trop forts mais ce n'est pas le cas. Lyon n'est pas plus fort que nous." Laurent Blanc, son homologue bordelais, est lui plus préoccupé par le rendement de son équipe : "On n'arrive pas à aligner un match plein, à domicile ou à l'extérieur, malgré ce qu'on sait faire. Et tant que ce sera le cas, on ne méritera pas d'entrer dans les trois premiers, si on y accède un jour". Pendant ce temps, d'autres équipes inattendues en profitent pour se faire une place au soleil. A commencer par Toulouse, surprenant 2e qui a réalisé le hold up à Valenciennes (1-0) grâce à un but de Gignac dans les arrêts de jeu (90e+1). Après le départ d'Elie Baup et de joueurs majeurs comme Battles, Elmander, Emana ou Dieuze, personne n'attendait le TFC à ce niveau. Y compris l'entraîneur Alain Casanova, qui n'avait jamais dirigé d'équipe première : "Ce qui est sûr, c'est que nous sommes sur une bonne dynamique et que nous avons une très grosse marge de progression. On prend les points comme ils viennent. Mais nous devons rester solidaires et garder la confiance. Si nous parvenons à nous libérer, nous avons les qualités pour faire de belles choses." En bref Présenté un peu vite comme un prétendant au podium par la presse, le PSG est rentré dans le rang en chutant au Parc devant Grenoble (0-1), qui prend la 4e place du classement. Nantes a poursuivi son calvaire sur la pelouse de Caen (0-3), plombé par une "première période vraiment ridicule" dixit Elie Baup. Mais c'est toujours Sochaux, seule équipe à ne pas avoir gagné le moindre match en L1, qui ferme la marche après son nul à domicile contre Lorient (1-1). Les résultats de la 7e journée Samedi : L1 - 6e journée : Lyon distance l'OM Peu de buts (19), cinq expulsions et des coups de sang. Le cocktail de cette 6e journée du championnat de France n'aura pas vraiment ravi les amateurs de beau jeu. Un week-end rugueux qui n'a pas empêché Lyon et Bordeaux, vainqueurs au Havre et à Grenoble (1-0), d'enregistrer des succès précieux. Tout comme Saint-Etienne, qui a fait tomber Paris (1-0) et sort de la rouge, où le FC Nantes, qui s'impose pour la première fois de la saison face à Valenciennes (2-0).Petit grand match Après l'insipide derby Sainté - OL (0-1) et le non moins soporifique PSG - Nantes (1-0), le "grand match" diffusé dimanche soir sur Canal Plus a encore offert un piètre spectacle aux amateurs de foot hexagonal. Marseille - Monaco ne s'était jamais terminé sur un score vierge, rassurait pourtant la chaîne cryptée dans son avant match. C'était sans compter Ricardo et ses choix tactiques destructeurs. 30 fautes, 0 tir cadré. L'ASM a ramené du Vélodrome ce qu'il était venu chercher : un point. "Un match référence", selon le capitaine monégasque François Modesto. L'OM, qui avait jusque-là marqué au moins un goal à chaque rencontre, a de son côté manqué d'inspiration et laisse Lyon prendre le large. "J'espérais plus de construction dans le jeu à la place de longs ballons non adaptés à nos petits gabarits. Certains joueurs n'étaient pas dans un grand jour", a commenté Eric Gerets. "Bordeaux et Lyon n'étaient pas meilleurs que nous hier, mais eux, ils ont pris les trois points. Avec quatre points derrière Lyon, ça commence à faire loin." Autre source d'inquiétude pour le coach belge, son effectif regorge de milieux offensifs et d'ailiers mais manque cruellement de variétés et de solutions en pointe avec le seul Mamadou Samassa pour suppléer Mamadou Niang. La L1 voit rouge Ce derby du Sud aura conclu fidèlement une journée qui a vu la Ligue 1 retomber dans ses travers frileux avec un petit total de 19 buts, dont 1 en trois matchs dimanche. Un chiffre qui va de pair avec celui des exclusions (5, record de la saison en cours). Sidney Govou a ainsi écopé de deux biscottes face au Havre (55e, 66e) alors que l'OL menait au score sur un penalty d'Ederson (1-0, 44e). Alou Diarra (deux jaunes lui aussi) et Wendel (attentat sur le genou de Banning) ont eux laissé Bordeaux terminer à neuf. Ce qui n'a pas empêché le revenant Jussiê (1-0, 80e) d'arracher les trois points dans un match sanglant où Robin s'essuyait les crampons sur l'arcade de Gourcuff (89e). Du côté de la Beaujoire, où Nantes a enregistré son premier succès de la saison devant Valenciennes (2-0, doublé de Bagaoyoko), c'est surtout en dehors du rectangle vert que les esprits se sont échauffés. En l'occurrence entre Pascal Praud et le sanguin coach de Valenciennes Antointe Kombouaré, qui reprochait au directeur général délégué des Canaris d'avoir qualifié son équipe de "pompe à vélo" (ou de "trompettes", selon les sources). "Je n'aime pas les menteurs, les hypocrites, les faux-culs, les mielleux", explique "Casque d'Or" ce lundi dans L'Equipe. "Je suis respectueux avec les gens respectueux et con avec les cons !" En bref Deux rencontres sont heureusement venues égayer ce tableau un peu morne. Le choc de haut tableau entre Nice et Le Mans, qui ont partagé les points (2-2) mais produit du jeu, des buts et du suspens. Ainsi que le débridé Lille - Auxerre (3-2). On retiendra aussi la victoire précieuse de Saint-Etienne sur le PSG (1-0), qui permet aux Verts de sortir de la zone rouge, et celle de Toulouse qui récupère la troisième place en enfonçant Sochaux (2-1), la nouvelle lanterne rouge. Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa) L1 - 6e journée : Bordeaux doit réagir Auteurs d'un début de saison poussif en L1 et balayés à Chelsea (0-4) pour leur première sortie en Ligue des champions, les Girondins vont tenter de se relancer à Grenoble, samedi. Tant psychologiquement que sur le plan comptable, un premier succès à l'extérieur ferait un bien fou aux hommes de Laurent Blanc.La tête et les jambes Touchés moralement par leur sévère déroute sur la pelouse de Stamford Bridge, les Bordelais ont passé une fin de semaine bien terne, entre aveux d'impuissance, mea culpa et appels à la re-mobilisation. Marc Planus a ainsi évoqué la "honte" ressentie par le groupe suite à la claque de mardi. Geraldo Wendel a reconnu que l'équipe n'avait jusqu'ici "rien fait, tant en championnat qu'en Ligue des Champions". Et Laurent Blanc a lui diagnostiqué que le problème se trouvait "dans la tête", tandis que le président Jean-Louis Triaud est venu recadrer tout ce petit monde, mercredi. Reste maintenant à mettre ses discours en pratique. Considéré comme un outsider la saison dernière, Bordeaux paie probablement son statut de favori à la course au titre (ou du moins à une place sur le podium). Mais il va bien lui falloir apprendre à vivre avec cette pression pour ne pas sombrer dans une spirale négative. Tenus en échec à Chaban-Delmas par l'OM (1-1) lors de la dernière journée, battus deux fois à l'extérieur, les joueurs au maillot scapulaire ont besoin d'engranger des points à l'extérieur. Si possible trois face à un promu grenoblois qui réalise certes un début de saison surprenant (4e avec 10 points) mais sera privé de son maître à jouer Laurent Battles, suspendu. "Il ne faudrait pas laisser le doute s'installer définitivement et rebondir après la rencontre délicate contre Chelsea en Ligue des Champions", prévient Marius Tresor, consultant sur le site officiel du club. "Tout Bordeaux attend une réaction des Girondins et cela passe par bon résultat à Grenoble. Les Bordelais n'ont plus beaucoup de joker dans ce début de championnat s'ils souhaitent recoller au peloton de tête." Mais enchaîner sur un succès après une journée de Ligue des champions n'est jamais chose aisée. Marseille, qui avait pris 5 points sur 18 possibles dans ces conditions l'an passé, peut en témoigner. A moins que la défaite face à Chelsea ne provoque un électrochoc salutaire dans les rangs bordelais, comme après la gifle reçue à Caen la saison dernière... En bref Alors que les faibles audiences enregistrés par Orange Foot, qui ne communique pas officiellement sur ces dernières, commencent à faire jaser du côté des présidents de L1 (lire notre article sur la nouvelle donne télévisuelle du championnat), c'est donc Nice - Le Mans qui aura ce week-end les honneurs du grand match décalé du samedi soir. Une rencontre entre le 6e et le 5e classement qui s'impose comme le seul vrai choc du jour, l'OL se déplaçant au Havre. Tandis que les équipes engagés en Coupe de l'UEFA joueront entre elles dimanche après midi, avant l'affiche Marseille - Monaco. Un hasard du calendrier qui évitera aux uns et aux autres d'utiliser la C3 comme bouc émissaire en cas de déconvenue. Les rencontres: Samedi 19h : Toulouse (8e) - Sochaux (19e) Grenoble (4e) - Bordeaux (10e) Le Havre (16e) - Lyon (1e) Lorient (17e) - Caen (9e) Nantes (20e) - Valenciennes (11e) Lille (15e) - Auxerre (12e) 21h : Nice (6e) - Le Mans (5e) Dimanche 17h : Nancy (14e) - Rennes (13e) Saint-Etienne (18e) - Paris SG (3e) 21h : Marseille (2e) - Monaco (7e) C1 : Marseille battu, Bordeaux abattuPosté par Edouard le 17.09.08 à 01:00 | tags : bordeaux, chelsea, ligue des champions, liverpool, om
C1 : L'OM et Bordeaux face à la crème anglaisePosté par Edouard le 16.09.08 à 12:32 | tags : bordeaux, chelsea, ligue des champions, liverpool, om
Tombés dans des poules compliquées, Marseillais et Girondins entament leur campagne de Ligue des champions par du très lourd : Liverpool et Chelsea, soit les deux formations qui se partagent la tête du classement de la Premier League, championnat qui a dominé l'épreuve l'an passé en plaçant trois de ses clubs en demi-finale.Marseille - Liverpool : Souvenirs contrastés Si les supporters phocéens aiment à se remémorer l'exploit réalisé à Anfield la saison dernière, où l'OM était devenu le premier club à s'imposer dans l'enceinte des Reds (1-0) grâce à un but venu de nulle part de Mathieu Valbuena, la dernière visite de Liverpool au Stade Vélodrome est en revanche un douloureux souvenir. Les hommes d'Eric Gerets s'étaient écroulés (0-4) dans une rencontre décisive pour la qualification en huitièmes de finale. Les sentiments sont donc contrastés à l'heure d'affronter une formation gonflée à bloc par sa victoire conte le rival de Manchester United, samedi en championnat. Auteur d'un début de saison solide en L1, où il occupe la seconde place, Marseille aura tout de même plus d'arguments à faire valoir, et est désormais prévenu du défi physique qui l'attend. "Les joueurs de Liverpool sont comme les lapins de la pub Duracell. Ils ne s'arrêtent jamais", note Gerets, admiratif de la générosité du football anglais, qui devrait aligner un onze assez ambitieux avec Ben Arfa, Kone et Niang titulaires, en compagnie de Ziani ou Valbuena. Laissés au repos ce week-end, Steven Gerrard et Fernando Torres, qui avaient fait tant de mal au Vélodrome l'an dernier, devraient eux débuter du côté des Reds. Les équipes probables : Marseille : Mandanda - Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo - Cana, Cheyrou - Koné, Valbuena ou Ziani, Ben Arfa - Niang. Liverpool : Reina - Arbeloa, Skrtel, Carragher, Dossena - Gerrard, Alonso, Mascherano, Kuyt, Babel ou Riera - Keane ou Torres. Chelsea - Bordeaux : Blanc réaliste Pour Bordeaux, qui se rendent à Stamford Bridge, la tâche s'annonce encore un peu plus difficile. D'autant que le début de saison des Girondins, qui ont obtenu un nul heureux samedi devant Marseille, n'est pas à la hauteur des ambitions de leur entraîneur Laurent Blanc, qui ne se fait pas trop d'illusions sur les chances de sa jeune équipe : "Nous n'avons pas peur et nous ne sommes pas là pour faire de la figuration, mais nous sommes face à l'une des trois ou quatre meilleures équipes du monde."
Le programme des rencontres de mardi (tous les matchs sont à 20h45 heure française) : Groupe A: Groupe B: Groupe C: Groupe D: L1 - 4e j : Lyon toujours costaud En remportant le derby à Saint-Etienne grâce à un but de Karim Benzema (1-0, 56e), l'Olympique Lyonnais reste dans la roue de Marseille, qui s'est imposé dans la douleur devant Sochaux (2-1). Bordeaux perd en revanche du terrain en concédant son second revers de la saison, à Lille (1-2). Les deux prétendants à la succession des Gones ont encore du boulot s'ils veulent transformer leurs rêves en réalité.Sainté sans réponse 14 ans que ça dure. Depuis le 3-0 infligé en 1994 à Geoffroy Guichard, l'ASSE n'a plus fait chuter son rival local dans leur double rendez-vous annuel, certes interrompu par les descentes en D2 des Verts. Comme l'an passé, où il avait arraché le nul dans les dernières minutes en inscrivant un superbe coup franc, Benzema a donc été le bourreau de Sainté. A la réception d'un centre d'Ederson, le déjà meilleur buteur de la L1 (4 réalisations) a ajusté Viviani. Sans élan mais avec classe. 1-0 et c'était plié. "On a lâché. En fait, pour nous, le match s'est arrêté au moment où on a pris ce but", analysait froidement Laurent Roussey après la rencontre. Son équipe est relégable. Et pour deux semaines minimum, en raison de la trêve internationale. Comme l'a remarqué Roussey, ce Lyon est "à la mode de Claude (Puel)". Solide, ne concédant que très peu d'occasions, dangereux sur coups de pieds arrêtés. Mais pas très généreux offensivement. Ceux qui souhaitent que la Ligue 1 s'inspire de la prolifique moyenne de buts de la Bundesliga en seront pour leurs frais. Dans le contexte d'un derby, la tactique appliquée était sûrement la meilleure. Et en dehors d'un départ de Bafetimbi Gomis dans le dos de Boumsong, qui butait sur Hugo Lloris en frappant trop précipitamment, la défense des septuples champions de France n'a pas tremblé. Du tout bon avant d'attaquer les phases de poule de la C1. Du grand MandandaTout leader qu'il soit, grâce à un plus grand nombre de buts marqués, l'OM ne peut pas se targuer d'une telle rigueur défensive. Sans un grand Steve Mandanda, les Phocéens n'auraient sans doute pas pris les trois points devant Sochaux (2-1). A 2-0 (buts de Ziani et Kone), la partie semblait pourtant en poche. Mais un vent de panique a soufflé dans les rangs olympiens après la réduction du score de Erding (73e), il est vrai entachée d'une position de hors-jeu. Et une vilaine passe en retrait de Zenden, titularisé après s'être plaint de son temps de jeu dans la semaine, failli leur coûter très cher. Heureusement pour l'OM, Steve 'Austin' Mandanda n'a donc perdu qu'un seul duel face à l'attaquant turc. Sur la dite passe en retrait, il stoppait le tir croisé du Sochalien d'un réflexe du pied (83e). Puis se jetait au sol pour sortir sa tête piquée à bout portant, dans les arrêts de jeu (90e+3). Au final, les Doubistes auront cadré 7 fois dans le match, contre deux côté Marseillais, et mis en lumière la fébrilité de l'actuel leader de la L1. "Cela signifie que nous ne sommes pas encore Lyon", tranchait Eric Gerets, lucide. Avec 10 points pris sur 12 en championnat et un billet validé pour la C1, on a quand même connu des rodages plus difficiles. Bordeaux cale, Paris décolle Malgré une jolie ouverture du score signée Fernando Cavenaghi, Bordeaux a lui vu ses errements sanctionnés à Lille, qui empoche sa première victoire de la saison (2-1) grâce à des buts de Bastos et Obraniak. "Autant sur le match du PSG, la défaite avait été frustrante mais aujourd'hui, ce qui me déçoit, ce n'est pas tellement le score, c'est la manière dont nous avons évolué", a regretté Laurent Blanc, agacé par l'absence de fond de jeu de son équipe, alors que "le LOSC avait la pression du résultat". Désormais 7e, les Girondins voient même Paris leur passer devant pour un point. Vainqueur à Caen (1-0), le club de la capitale réussit son meilleur départ depuis trois saisons. Pas mal pour une équipe présidée par un mec qui ne connaît rien au ballon. L'effet Makelele-Giuly est indéniable, mais c'est encore Guillaume Hoarau qui a trouvé la faille devant, en gâchant aussi pas mal d'occasions, tandis que Mickael Landreau confirme de match en match qu'il peut être le grand gardien dont le PSG a besoin. C1 - tirage au sort : Du lourd pour les Français
C1 : Marseille devra faire mieux Comme prévu, l'OM s'est qualifié au détriment de Brann Bergen en s'imposant devant son public grâce à un doublé de Niang (2-1). Mais que ce fut dur pour les Phocéens qui devront montrer autre chose dans la phase de poule de la Ligue des champions dont le tirage au sort se déroule ce jeudi (18h).Grosse frayeur En football, il n'y a donc vraiment pas de formalités. C'est ce qu'on pu constater les joueurs et le public marseillais, qui se sont fait une grosse frayeur après l'égalisation norvégienne signée de la tête par Sigursson, suite à un coup franc concédé par Taiwo (1-1, 75e). Comme ils avaient flippé en début de match sur une incursion du remuant Solli, qui voyait son tir repoussé par Steve Mandanda (7e). "Tactiquement, on a mal joué en première période", expliquera après le match Eric Gerets, soulignant que le nouvel hommage aux supporters décédés avaient pu perturber ses troupes. Toujours est-il qu'il fallu attendre deux grossière erreurs de la défense de Brann, sur un long ballon de Taiwo et une remise de la tête pour son gardien trop molle du même Sigursson, pour permettre à Mamadou Niang d'ouvrir puis de sceller la marque (66e, 90e+1). Taiwo aurait certes pu trouver la faille en première période si son tir violent n'avait pas été repoussé par le poteau. Mais cela reste un avertissement sans frais pour l'OM, qui va maintenant croiser les doigts pour ne pas tomber dans une groupe de la mort. L'Atletico y sera Outre la qualification du club chypriote de Anorthosis Famagouste devant l'Olympiakos, ou celle des Biélorusses de BATE Borisov, il n'y aura donc eu guère de surprises dans ce troisième tour préliminaire, qui a vu tous les cadors européens valider leur billet. Y compris Liverpool, qui a tout de même dû attendre les prolongations pour venir à bout du Standard de Liège (0-0, 1-0). L'Atletico Madrid retrouvera lui la coupe aux grandes oreilles après 11 ans d'absence après avoir cartonné les Allemands de Schalke 04 (4-0), qui s'étaient pourtant imposés à l'aller (0-1). Pour Marseille et Bordeaux, qui se retrouvent dans le troisième chapeau, le tirage au sort des phases de poule sera donc placé sous le signe de l'angoisse, avec la perspective de tomber sur au moins deux grosses équipes (voir la liste ci-dessous). Au moins, car le quatrième chapeau comporte lui aussi quelques ecueils, comme l'Atletico, la Fiorentina, le Dynamo Kiev ou le Shakhtar Donetsk. Tête de série, Lyon priera de son côté pour éviter le Zenith et Fenerbahçe, les deux gros poissons du troisième chapeau. A ce soir pour le verdict du tirage au sort. Chapeau 1: Chelsea Liverpool FC Barcelone Arsenal Manchester United Lyon Inter Milan Real Madrid Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4: L1 - 3e j. : Der Zakarian, première victime ? Déjà fragilisée, la position de Michel Der Zakarian au poste d'entraîneur du FC Nantes devient carrément critique après la défaite des Canaris à Bordeaux (0-2), dimanche. Les Girondins retrouvent eux leur place sur le podium derrière Marseille et Lyon, qui se sont imposés samedi, respectivement face au Havre (1-0) et Grenoble (2-0). hiérarchieNantes pique sa crise Enigme technique depuis son arrivée sur le banc de touche nantais, à la fin de saison 2006-2007, Der Zak' n'avait pu empêcher la descente en L2 du club 8 fois champion de France malgré ses petits pulls saumons et l'aide de son partenaire de galère, Japhet N'doram. Maintenu à son poste faute de mieux, l'ancien joueur de la maison jaune a fait remonter le club directement. Et le président Waldemar Kita de lui promettre qu'il garderait ses fonctions en guise de remerciement. Der Zakarian semble pourtant n'avoir jamais eu la confiance de son boss qui, après deux journées et 1 point récolté, lui a donné un ultimatum pur et simple : gagner à Bordeaux ou prendre la porte. Comme si un promu, aussi historique soit-il, pouvait aller gagner chez le dauphin de l'OL en claquant des doigts. Autant dire que le Franco-Arménien avançait sur une planche savonneuse, sous la pression d'un président ambitieux qui pourrait le remplacer très rapidement par Alain Perrin. "Il faut bouger, sinon on court à la catastrophe", a prévenu Kita juste après le match. "Quand on voit certaines choses, cela me laisse perplexe. Je suis déçu car j'ai respecté ma parole. De l'autre côté, on m'a promis qu'on allait gagner des matchs..." Rien d'étonnant de la part de celui qui avait choqué l'UNECATEF en déclarant en mai dernier : "Je n'aurai jamais confiance en un coach. (...) De manière générale, les entraîneurs ne savent pas s'adapter vite et bien. Je suis surpris par la faiblesse d'analyse de certains coaches à la fin des matches." Ménage à trois Si Nantes pique sa crise, Bordeaux en a profité pour remonter à la troisième place après sa défaite au Parc des Princes (0-1) lors de la journée précédente. Les hommes de Laurent Blanc n'ont pas particulièrement brillé, mais un penalty de Fernando Cavenaghi (6e) et un corner joliment repris par Fernando (86e) ont suffi à faire la différence. Ils ont encore trois semaines pour être au top avant le début des phases de poule de la Ligue des champions. Même constat pour Lyon, qui a disposé de Grenoble sur des buts de Jean II Makoun et Karim Benzema (2-0), et Marseille qui a fait la différence devant Le Havre grâce à un nouveau coup franc direct de Zenden (1-0). Le trio qui a fini en tête l'an passé a donc déjà repris les commandes. Mais en dominant chacun un promu avec des buts uniquement marqués sur coups de pieds arrêtés, ils n'ont pas encore montré leur pleine mesure. En bref Paris continue son petit bonhomme de chemin avec un nul glané à Sochaux (1-1) grâce à une belle égalisation de Stéphane Sessegnon et une entrée intéressante de la recrue Mateja Kezman. Rennes a empoché sa première victoire en inscrivant deux pions dans les arrêts de jeu à Lille (2-1), qui ferme la marche de la Ligue 1. Monaco a partagé les points face à Caen (1-1) malgré l'ouverture du score du néo-international espoir Nimani, révélation de ce début de saison. Zenden (Le Havre 0-1 Marseille) : Sessegnon (Sochaux 1-1 Paris) : L1 - 2e j : La sensation Grenoble Alors que la France du foot se demande, comme chaque année à cette époque, qui va bien pouvoir détrôner le roi Lyon au sommet du championnat de France, le rôle de trublion a été endossé ce week-end par le promu Grenoble. Equipe promise à la re-descente immédiate, le GF38 s'est offert le scalp de Rennes (1-0), dimanche pendant que l'OL partageait les points à Lorient (0-0), après celui de Sochaux lors de la première journée (2-1). Autant dire qu'un choc de titan se profile samedi prochain à Gerland entre le leader et son "dauphin".Le chef d'œuvre d'Akrour Si Le Mans, Lorient puis Nancy avaient fait sensation l'an passé en occupant la première place du championnat en début de saison, la Ligue 1 Orange fait donc encore plus fort en 2008-2009 en confiant sa tête au Grenoble Foot 38. Club qui a retrouvé sa place dans l'élite après 45 ans d'absence en arrachant la troisième place de la L2, encore fragile financièrement malgré ses capitaux japonais, le GF38 ne pouvait pas mieux célébrer l'érection de sa nouvelle enceinte, le très moderne stade des Alpes, inauguré le 15 février dernier, dans lequel il est toujours invaincu malgré la visite d'une équipe "européenne" comme Rennes, dimanche. Pour ne rien gâcher, Grenoble s'est imposé sur un but de fou - un lob de 25 m d'Akrour sur Douchez -, s'est payé le luxe de manquer un penalty et a su faire le dos rond pour contenir des assauts bretons certes désordonnés. Même s'il reste encore à prendre "trente-six points pour se maintenir" (Grégory Wimbée) et que ce classement est "anecdotique", comme l'a rappelé le placide entraîneur Mehmed Bazdarevic, voilà un sympathique coup de pub pour ce club plein d'ambition. D'un autre côté, ses futurs adversaires sont déjà prévenus. Dépasser le stade de l'effet de surprise pour ne pas se contenter d'être un tube de l'été, telle sera la mission du club isérois dans les semaines qui viennent. L'OM régale, Bordeaux cale Malgré cette sensation, la journée de dimanche aura surtout été marqué par les quatre buts passés par Marseille à Auxerre (4-0), cette fois sans en encaisser un seul, dans un stade Vélodrome conquis. Le score est lourd pour Auxerre, qui a eu l'opportunité de revenir dans le match, alors que l'OM a fait preuve de pas mal de réussite, comme l'a concédé Eric Gerets. Mais le talent offensif des ciel et blanc est indéniable, sur le terrain comme sur le banc de touche, d'où deux buteurs sont sortis (Grandin et Zenden). Avec 4 points en deux matchs, les Olympiens reviennent donc à hauteur de Lyon, qui a réalisé un match solide à Lorient sans toutefois concrétiser ses occasions (0-0). Bordeaux n'a lui pas confirmé sa victoire initiale contre Caen (2-1) en chutant au Parc des Princes contre un PSG laborieux mais réaliste, à l'image du buteur Guillaume Hoarau, qui a mis au fond un des deux seuls tirs cadrés parisiens (contre 10 aux Girondins). "Je ne pense pas que Paris a mérité sa victoire", a même lâché un Laurent Blanc déçu que la générosité offensive de son équipe n'ait pas été récompensée. "Mais elle le sera sur le long terme", a assuré le "Président" qui ne compte pas se mettre à bétonner pour autant. Paris savoure lui son premier succès à domicile, aussi étriqué soit-il, après avoir attendu la 20e journée pour s'imposer devant son public la saison dernière. En bref Dans ce week-end encore prolifique (25 buts après les 24 de la première journée), les acteurs de la L1 nous auront offert du spectacle. Outre le joli but d'Akrour, les Marseillais Grandin et Zenden ont signé chacun un bijou, le premier en dribblant deux Auxerrois dans la surface avant de piquer son ballon devant Riou, le second sur un maître coup franc, aussi puissant que placé. On notera également le match de mamouth de Steve Savidan (deux passes, un but) pour Caen contre ses anciens partenaires de Valenciennes (3-1). Ainsi qu'un autre lob magistral, signé lui Perquis mais qui n'a pas empêché Sochaux de s'incliner à Saint-Etienne (1-2). Le but du week-end : Nassim Akrour |
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