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Palmarès des clubs les plus riches : le paradoxe anglais

Posté par Emeric le 16.02.09 à 11:01 | tags : business

Le cabinet d'audit et de conseil Deloitte UK vient de rendre publique l'étude Football Money Ligue pour 2009. Cette enquête établit chaque année un classement des 20 clubs de football les plus riches du monde. C'est le Real Madrid qui s'avère être le plus friqué  avec près de 365.8 millions d'euros de revenus en 2007-2008. Les clubs anglais squattent le classement (7 représentants dans les 20) mais ce constat flatteur ne balaye pas les rumeurs de crise financière qui s’immiscent dans le quotidien de la Premier League.

 

Dauphin des madrilènes, Manchester United engrange des revenus estimés à 324 millions d'euros. C’est la forte dévaluation de la livre, qui a perdu près de 20% de sa valeur par rapport à l'euro en un an, qui l’empêche dépasser le Real. Pire encore, c’est tout le football anglais qui vacille suite à la crise financière. Au début de l’année, le président de la fédération David Triesman a annoncé que les dettes du football anglais représentent environ 3,9 milliards d'euros. Paradoxalement, 4 des clubs les plus riches d’Angleterre (MU, Chelsea, Arsenal et Liverpool tous présents dans le classement Deloitte) représentent à eux seuls un tiers de cette somme.

 

Devenus les jouets d’investisseurs boursicoteurs (Abramovitch à Chelsea, Glazer à MU, Hicks et Gillet à Liverpool), de nombreux clubs sont rattrapés par les problèmes financiers de leurs propriétaires. Glazer aurait du mal à payer les traites du rachat de MU, et le sponsor du club AIG a été sauvé de la faillite par l’Etat américain, tout comme la banque Nothern Rock, le sponsor de Newcastle. Les banques de la City plancheraient sur d’éventuels plans de financement et chercheraient même pour certains clubs de solides repreneurs. Petite éclaircie tout de même, les droits de diffusion télé viennent d’être renégociés à hauteur de 2 milliards d'euros pour les trois saisons entre 2010 et 2013 ! Voilà de quoi rassurer tout le monde et mettre un peu de beurre dans le pudding.

 

Plus d'infos sur le site de Deloitte.




Feindouno et les mercenaires du foot

Posté par Edouard le 27.09.08 à 13:37 | tags : business, les verts, mercato
Courtisé depuis plusieurs saisons par des clubs du Golfe Persique, Pascal Feindouno a finalement quitté Saint-Etienne pour rejoindre le championnat du Qatar et l'équipe d'Al-Saad, où il percevra un salaire de 2,5 M€ par an. Retour sur un phénomène qui secoue la planète foot.

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Premier League : Des managers sous pression

Posté par Edouard le 04.09.08 à 11:53 | tags : business, premier league

Après deux victoirs en trois matchs, Alan Curbishley démissionne de West Ham, cherchez l'erreur (Sipa)L'argent à beau couler à flot au pays du football, tout le monde n'est pas à la fête dans le championnat d'Angleterre. Après seulement trois journées disputés, le manager Alan Curbishley a ainsi rendu son tablier à West Ham malgré deux victoires au compteur. Et son homologue Kevin Keegan est lui dans la tourmente à Newcastle. Deux victimes de l'ingérence grandissante des propriétaires de clubs de Premier League.

Coachs aux mains liés
Réputé peu bavard, Alan Curbishley a fait court pour expliquer son départ volontaire du poste d'entraîneur de West Ham : "Si je démissionne de ce boulot, imaginez à quel point c'était dur." En guerre contre le propriétaire islandais du club, Bjorgolfur Gudmundsson, qui a vendu dans son dos Anton Ferdinand et George McCartney à Sunderland, Curbishley a donc préféré s'assoir sur ses indemnités de licenciement plutôt que de travailler les mains liés en attendant de se faire lourder.

"La sélection des joueurs est partie intégrante du rôle du manager et j'avais un accord avec le club pour être le seul à déterminer la composition du groupe", a expliqué l'ancien coach de Charlton. "Pourtant, le club a continué à prendre des décisions importantes à propos des joueur sans me consulter. Au final, une telle absence de confiance signifiait que je n'avais d'autres choix que celui de partir."

"Comme des chaussettes"
Alors que le futur de Kevin Keegan, dont le départ a été annoncé puis démenti, sur le banc de Newcastle est lui aussi incertain, la situation des managers d'outre-Manche semble se dégrader à mesure que les capitaux étrangers prennent le contrôle des club de Premier League. A l'image du récent rachat de Manchester City par de richissimes investisseurs des Emirats Arabes Unis. Point d'orgue de cette nouvelle donne, le divorce entre Jose Mourinho et Roman Abramovich l'an passé à Chelsea, où les tensions entre Rafael Benitez et les propriétaires américains de Liverpool. Bref, il n'y a plus guère que Sir Alex Ferguson à Manchester United et Arsène Wenger à Arsenal pour dormir encore sur leurs deux oreilles.

"Les jours du management tel que j'ai l'ai connu sont comptés, en gros on va te donner des joueurs et tu devras de débrouiller avec", juge de son côté Harry Redknapp, en charge de Portsmouth. "Ne nous voulons pas la face, vu la tendance actuelle, chaque club de Premier League sera bientôt la propriété d'un milliardaire étranger. Ils veulent tous gagner le titre, ils veulent tous gagner la Ligue des champions. Et s'ils n'y arrivent pas, ils changent de managers comme de chaussettes. C'est un cercle vicieux qui n'est pas prêt de s'arrêter." L'argent pourrit les gens, j'en ai le sentiment.




La Premier League fait raquer les pubs

Posté par Edouard le 19.08.08 à 12:07 | tags : business, premier league

Comme on le répète souvent sur ce blog, le championnat d'Angleterre est devenu trop cher. A tout point de vue. Allez au stade coûte un bras, la valeur des joueurs est souvent surcotée (près de 30 M€ payés par Liverpool pour Robbie Keane !) et les droits télés atteignent des sommes astronomiques (1, 250 milliard d'euros par an), tout comme l'abonnement aux chaînes à péages qui en sont détentrices. Coût qui se répercute sur les pubs diffuseurs de matchs qui doivent débourser 13 000 livres par an (environ 17 000 euros) pour accéder au package premium de Sky, révélait le Guardian ce week-end.

Selon l'ALMR, association représentant les tenanciers de bar, 20% des établissements auraient ainsi lâché leur abonnement. "Regardez un gros match dans le pub du coin avec une bande d'amis est ce qui se rapproche le plus d'être au stade", souligne le président de l'ALMR, cité par le Guardian. "C'est aussi le seul endroit où l'on peut voir la Premiership en direct gratuitement. Ce plaisir est menacé par l'augmentation continuelle des prix pratiquée par Sky."

A la tête d'une petite chaîne de cinq pubs, Vince Healy note lui que "si le prix de la bière avait augmenté au même taux que l'abonnement à Sky depuis 1996, une pinte coûterait 12 euros." Sans en arriver là, les bars qui diffusent des matchs ont effectivement tendance à augmenter leurs tarifs pour compenser, précise l'ALMR, qui annonce plusieurs milliers de résiliations d'ici à la fin août, période de renouvellement des contrats.

Sky assure de son côté qu'il a gelé ses tarifs depuis septembre 2007, en prenant justement en compte les difficultés rencontrés par les pubs, en raison de la crise économique ou de la baisse de fréquentation due à l'interdiction de fumer dans les lieux publics.




Ligue 1 : La nouvelle donne

Posté par Edouard le 08.08.08 à 19:20 | tags : business, ligue 1
Trois mois à peine après le 7e sacre lyonnais, le championnat de France redémarre ce week-end. L'occasion de jauger le niveau du champion en titre et des divers prétendants, même si la route est encore longue. Ainsi que la nouvelle programmation qui découle du contrat télé négocié par la Ligue de football professionnelle, avec l'entrée dans la danse d'Orange, et ne devrait pas faire que des heureux.

Un mutliplex pour commencer

Plutôt satisfait par les audiences croissantes réalisées par les multiplex de fin de saison, Canal Plus a décidé d'étendre l'initiative à la première journée de championnat pour cet exercice 2008-2009. Les abonnés de la chaîne cryptée vont donc pouvoir suivre en simultané les neuf rencontres qui se disputent samedi à 21h, avant de mater OL - Toulouse, dimanche à la même heure. Que ceux qui ne sont pas partis en vacances en profitent. Car après cette faveur initiale, l'amateur de L1 va être mis à la diet.

Alors qu'on annonçait les droits télés à la baisse, les 668 millions négociés par le président de la LFP Frédéric Thiriez lors du dernier appel d'offre portant sur la période 2008-2012 avaient plutôt rassurés les clubs français, largement dépendants de cette source de revenus. Un réussite liée à l'arrivée d'Orange sur le marché. Pas seulement pour retransmettre du football sur nos téléphones portables, mais aussi pour en diffuser sur sa propre chaîne, Orange Foot, qui diffusera en exclusivité le match décalé du samedi soir.

Orange amère
Problème, pour accéder à Orange Foot, il convient bien sûr de s'abonner chez Orange pour un coût total de 38,90 euros (29,90 l'abbo, plus 6 pour Orange Foot et 3 pour la location de la Live Box). Tout ça pour un match commenté par Denis Balbir, Youri Djorkaeff et Florian Genton (RMC) et des reportages de Céline Géraud. Il faudra encore raquer 30 billets pour le grand du match dimanche soir de Canal, alors que le match décalé du dimanche après-midi a lui disparu. Et en rajouter 8 pour se rattraper sur l'option Foot + (8 matchs par journée) si le cœur nous en dit.

Par effet ricoché, les clubs peuvent eux aussi se faire du souci. Enfin, surtout les petits. Avec seulement deux matchs, contre trois l'an passé, diffusés en direct, dont un seul bénéficiera d'une audience significative (Orange table sur 100 000 téléspectateurs pour la première année), les diffuseurs risquent de privilégier encore plus les grosses cylindrées au détriment des équipes modestes. Sachant que le nombre de retransmissions influe directement sur la répartition des droits télés, ça peut faire mal.

En attendant d'en savoir plus sur les conséquences de la fin du monopole Canal sur la Ligue 1, le sport va reprendre ses droits avec quelques affiches sympas comme Rennes - OM (justement sur Orange Foot), Monaco - PSG ou Lyon - Toulouse. Mais n'attendez pas non plus du grand spectacle en plein coeur du mois d'août venant d'équipe qui terminent tout juste leur préparation.

Illustration : Le président de la LFP Frédéric Thiriez prie pour que la nouvelle répartation des droits télés ne se retourne pas contre lui (Sipa)

Le programme de la 1e journée :

Samedi, 21h :
Auxerre - Nantes
Bordeaux - Caen
Le Havre - Nice
Le Mans - Lorient
Monaco - PSG
Nancy - Lille
Rennes - Marseille
Sochaux - Grenoble
Valenciennes - Saint-Etienne
(Ces 9 matchs en multiplex sur Canal Plus)

Dimanche, 21 h :
Lyon - Toulouse (en direct sur Canal Plus)




Fièvre acheteuse au Barça

Posté par Edouard le 11.07.08 à 15:56 | tags : business, fc barcelone, mercato
Avec la signature du Biélorusse Alexander Hleb, qui devrait être officialisée rapidement, la campagne de recrutement du FC Barcelone atteint déjà un coût total de 89,5 millions d'euros, a calculé le quotidien sportif catalan Sport. Une folie dépensière à la hauteur du chantier qui attend le nouvel entraîneur Pep Guardiola.

Une coûteuse fin de cycle
Après deux saisons vierges de titre, le Barça est en train de payer cher sa mauvaise gestion de la génération Deco - Eto'o - Ronaldinho. Suite au deux titres de champion d'Espagne et à la victoire en Ligue des champions, le club catalan aurait pu réaliser une plus-value énorme sur les deux derniers. Au lieu de ça, le Camerounais et le Brésilien risquent de partir pour une bouchée de pain. Et le renouvellement de l'effectif blaugrana commence à chiffrer sévèrement.

Alors que les ventes de Deco (à Chelsea) et zambrotta (au Milan) ont rapporté 10 millions d'euros chacune, et que Giovani dos Santos a été cédé pour 6 à Tottenham, le Barça a déjà enregistré six renforts depuis le début du marché des transferts. Derrière le très coûteux Daniel Alves, acheté 29 millions d'euros (hors prime), suivent Martín Cáceres (16.5), Hleb (15), Seydou Keita (14), Henrique (10) ainsi que Gerard Piqué (5), joueur formé au Barça et "piqué" par Manchester United qui revient donc au bercail.

Un gestion financière en question

Le club étant toujours à la recherche d'un numéro 9, la note pourrait grimper allègrement jusqu'aux 125 millions d'euros, précise encore Sport. Surtout qu'Arsenal a repoussé une offre de 27 millions d'euros pour Emmanuel Adebayor et fait monter les enchères. En contrepartie, le Barça aura du mal à atteindre les 85 millions qu'il espérait tirer de la vente de ses joueurs. Personne ne veut d'Eidur Gudjohnsen, et les clubs intéressés par Eto'o et Ronaldinho jouent la montre.

La gestion financière est d'ailleurs au cœur de la crise traversée par le club, avec la démission de 8 membres de la direction, jeudi au terme d'une réunion marathon. Accusé par l'ancien président Josep Lluis Nuñez d'avoir dilapider le patrimoine du Barça, Joan Laporta s'accroche à son poste et assure que "le Barça est dans une situation économique solide, la meilleur de l'histoire. Le budget est de 380 millions d'euros et nous avons atteint les 300 millions de recettes cette saison." De quoi continuer à flamber dans ce mercato endiablé.

Illustration : Daniel Alves, acheté 29 millions par le Barça, est pour l'instant le plus gros transfert du mercato 2008 (crédit : Sipa)




Premier League : L'argent ne fait pas le profit

Posté par Edouard le 02.06.08 à 16:56 | tags : business, premier league
Malgré une écrasante domination pécuniaire sur leurs concurrent des autres grands championnats européens, les clubs anglais sont loin d'en tirer les bénéfices attendus. La faute à des joueurs et des agents toujours plus avides et à un système qui démontre ses limites. Tel est le bilan dressé par le cabinet d'audit Deloitte qui a publié la semaine dernière sa 17e étude annuelle sur les finances du football, portant sur la saison 2006-2007.

La Bundesliga plus rentable
D'après Deloitte, l'apparente prospérité de la Premier League cacherait donc une réalité plus inquiétante. Ainsi, si les revenus du championnat ont encore augmentés pour atteindre 1,89 milliard d'euros (11%), la masse salariale totale (1,26 milliard d'euros) a elle cru à un rythme encore plus effréné (+13%). Et seul 8 des 20 clubs engagés* dans le championnat de première division 2006-2007 ont pu dégager des bénéfices dans ce contexte hautement inflationniste. Résultat, la Bundesliga devance largement de la Premier League sur cette période avec 250M€ de profit contre 141M€.

"L'amélioration du contrôle des coûts qui devrait démontrer une culture normale de maximisation de la profitabilité n'a pas l'air d'être en voie d'apparition chez les clubs de Premier League", analyse Dan Jones de Deloitte. "Un action commune des clubs visant à limiter l'augmentation des salaires pourrait accroître la profitabilité de tous, mais la quête de succès sur le terrain et l'intense désire de compétition pour prendre l'avantage pousse les clubs à continuer à investir massivement dans leur effectif et à faire monter les enchères. Ce au détriment des finances de tous les clubs et au bénéfice des joueurs et de leur agents."



Les salaires ont explosé en Premier League depuis la saison 2001-2002

Chelsea, roi du crédit

Sans surprise, c'est bien sûr Chelsea qui tient la palme de la plus grosse masse salariale (168 M€, + 17%) et de la plus grosse dette (784M€). mais que les amoureux ne s'inquiètent pas trop, cette folie des grandeurs a déjà été compensée par le nouveau contrat télévisuel portant sur la période 2007-2010 et qui rapporte désormais 850 millions d'euros par saison (+70 % par rapport au précédent deal). Bref, jusqu'ici tout va bien.

* Manchester United, Arsenal, Liverpool, Tottenham, Newcastle, Reading, Sheffield United et Watford.



Salaires des footballeurs : La roue de la fortune

Posté par Aurélien le 27.02.08 à 15:26 | tags : business

Le site portugais Futebol Finance a publié son classement des joueurs de foot les mieux payés de la planète pour la saison 2007/2008 (unqiuement le salaire fourni par le club). Et le premier prix, avec 750 000 euros bruts par mois, est attribué à ...

 

... Kaka ! Pas vraiment une surprise, pour celui qui a gagné le dernier Ballon d'Or. 750 000 euros par mois donc, ce qui équivaut à 9 millions d'euros l'année. De quoi financer toutes les églises qui lui tiennent à cœur et rester fidèle à son club. Si les sommes faramineuses dévoilées ne font plus sursauter les habitués du foot, le classement s'avère parfois surprenant.

 

Ainsi, saviez-vous que Sidney Govou gagne autant que David Trezeguet et David Beckham (375 000 euros) et plus que Petr Cech (360 000 euros) ? Que Samuel Eto'o, pourtant le meilleur attaquant au monde, touche moins que Darren Bent, remplaçant à Tottenham ? Ou alors que le vieillissant Sol Campbell met presque 100 000 euros dans la vue à Francesco Totti ? Le constat : certains monnayent mieux leurs services qu'ils ne jouent au foot.

 

Le premier français du classement est bien sûr Thierry Henry (9e) et ses 640 000 euros. Il est suivi de Djibril Cissé (40e), David Trezeguet (45e) et Sidney Govou (46e). La génération montante des Bleus devra patienter encore un peu...

 

Le classement complet ici




La guerre des droits télé n'est pas terminée

Posté par Aurélien le 12.02.08 à 16:09 | tags : business, ligue 1
Les droits télé de la Ligue 1 continuent de faire jaser après l'attribution des douze lots proposés à Canal + et Orange. France Televisions, par l'intermédiaire de son directeur des sports Daniel Bilalian, ne digère pas la perte de son magazine dominical, tandis que Jean-Michel Aulas réclame une plus grande part du gâteau.

 

Guidé par l'appât du gain pour Bilalian, Thiriez défend les intérêts de la Ligue"Le constat est incontournable: pour la première fois depuis 31 ans, le compte rendu hebdomadaire des championnats de première et deuxième divisions n'est plus d'accès gratuit. Les millions de Français qui s'intéressent au football devront s'abonner une fois ou deux fois à des opérateurs cryptés payants. C'est un fait." Daniel Bilalian ne cachait pas son mécontentement le 7 février dernier après l'attribution des lots de la Ligue 1, dénonçant la "privatisation totale des championnats de première et de deuxième divisions". Rappelons que France 2 a proposé deux fois moins que lors du dernier appel d'offre pour conserver le magazine dominical et que la Ligue Française de Football est tenu par la loi d'attribuer le lot au plus généreux. Canal Plus a proposé près de 20 millions d'euros de plus que le service public pour l'obtention de cette tranche horaire.

 

France Télévisions ne capitule pas 
Une fois sa colère convenue passée, Bilalian a relancé le débat samedi, se déclarant "favorable à une loi qui donnerait aux chaînes gratuites un droit de cinq ou dix minutes d'images à chaque journée de Ligue 1". Ou comment appeler l'Etat au secours pour sauver ce qui peut encore l'être. Réplique de Frédéric Thiriez, président de la LFP : "Amis de France 2, vous ne nous avez pas laissé le choix, compte tenu de vos contraintes budgétaires et de nos contraintes légales. Alors n'essayez pas d'obtenir par la loi ce que le marché ne vous a pas donné."

 

France Télévisions essaie de capter du public grâce foot depuis plusieurs années maintenant, notamment avec la Coupe de la Ligue puis la Coupe de France, sujet à débat entre Bilalian et Raymond Domenech *. L'acquisition du magazine du dimanche (France 2 foot) ne devait pas être un coup opportuniste, mais des audiences moyennes et les contraintes financières du service public ne lui ont pas permis de reconduire une offre acceptable. On pourra effectivement regretter l'absence de visibilité du foot français sur les chaînes gratuites mais avec un peu de volonté et surtout par la magie d'Internet (sites de partage gratuits ou sites des clubs), les fans de foot auront des moyens de suivre le Championnat. Peut-être ne verront-ils que les buts mais cela ne les changera pas beaucoup de France 2 Foot, Denis Balbir en moins.

 

Aulas veut définitivement basculer dans le monde des grandsEt Aulas débarque
Mais comme il est difficile qu'un débat au sein du foot français ait lieu sans l'omniprésident Jean-Michel Aulas, ce dernier est venu ajouter son grain de sel. "Je discutais récemment avec mon homologue du Milan AC, Adriano Galliani. Le club touche beaucoup plus que nous, alors que les droits de la Serie A sont globalement inférieurs à ceux de la L1. C'est le problème de la philosophie de la répartition qui se pose. J'aimerais la faire évoluer progressivement.", a ainsi exposé Aulas. D'un côté il est désireux de voir les clubs français se développer, de l'autre il souhaite accaparer une plus grande partie des recettes au détriment des "petits". Sacré Jean-Michel. L'attribution des droits télé donne en tout cas lieu à de belles passes d'armes entre toutes les instances du football français. Si la LFP s'en est bien sorti, elle a de grandes chances de voir son système d'offres modifié d'ici 2012.


* France 2, détenteur des droits de la Coupe de France, refuse d'avancer la finale comme le souhaite Domenech pour bénéficier d'un plus grand temps de préparation en vue de l'Euro 2008.




L1 - droits télé : Adjugé vendu

Posté par Aurélien le 07.02.08 à 11:56 | tags : business, ligue 1
Les droits télé de la Ligue 1 ont été bien vendus : 668 millions d'euros pour la LFP que verseront chaque année les deux vainqueurs Canal Plus et Orange. Une issue qui satisfait les trois parties.

 

Après des débuts tendus, les négociations se sont bien terminées entre Thiriez et BompardC'était mal parti
La semaine dernière, le premier tour des négociations n'avait abouti à rien. Frédéric Thiriez, le président de la LFP, avait caché son agacement devant la volonté de Canal de réduire considérablement son offre par rapport à l'appel d'offre précédent. Pour rappel, Orange avait offert environ 300 millions d'euros sur la totalité des lots proposés, Canal 250 millions. Jugé insuffisant.


Le deuxième tour aura conforté Thiriez. Canal Plus a réhaussé son offre, obtenu les principaux lots et Orange a confirmé son ambition de devenir un diffuseur privilégié de la Ligue 1. Au final, La chaîne cryptée lâchera 460 millions d'euros par saison pour pouvoir diffuser tous les matches, sauf celui décalé du samedi soir, plus les magazines du samedi soir, dimanche matin (et oui, fini France 2 Foot !) et lundi. Orange rafle, pour 208 millions d'euros, les droits du magazine en VOD (vidéo à la demande), de la Ligue 1 sur les téléphones portables et grande nouveauté, un match par journée en direct. "Tout le monde est gagnant", s'est ravi le président de la Ligue sur France Info.

 

 

Nouveau Jackpot pour la Ligue 1 qui se devra d'offrir un spectacle attrayantSatisfaction générale
La LFP va toucher 668 millions d'euros par saison, soit légèrement plus que les précédentes (660 millions) et peut être pleinement satisfaite de la poussée d'Orange, qui se place définitivement comme le concurrent sérieux de Canal. Pour les partenaires historiques du football français, l'opération est aussi très bonne. "Pour l'instant, nous sommes ravis. Ce qui s'est passé va au-delà de nos espérances", a déclaré Alexandre Bompard, directeur des sports à Canal, dans L'Equipe. "A périmètre constant, nous économisons 170 millions d'euros par an. Si on prend en compte le nouveau magazine du dimanche, c'est une économie de 130 à 140 millions d'euros". Tant au niveau comptable qu'au niveau du nombre de lots remportés, la chaîne cryptée peut se frotter les mains.


Seul petit regret malgré tout pour elle, le match du samedi (qui sera diffusé à 21h et plus à 17h15) a été attribué à Orange, qui le diffusera via la télé, Internet ou même les mobiles. Dans L'Equipe, Patricia Legrand, directrice des contenus d'Orange, se réjouit de cette acquisition. "Nous avons un match, le samedi soir, en exclusivité. Ce qui est le meilleur créneau horaire pour les passionnés de football." Avec 1 millions d'abonnés à son pack Internet plus télé, Orange espère toucher au moins 100 000 personnes avec la Ligue 1. Quant à la Ligue et aux clubs, espérons qu'ils se servent bien cette fois-ci de ce jackpot pour améliorer la qualité du spectacle.




Quel avenir pour Liverpool ?

Posté par Aurélien le 22.01.08 à 12:40 | tags : business, liverpool, premier league

Le capitaine historique des Reds s'inquiète de la situation actuelleIl y a un mois, Liverpool disait adieu au titre. Aujourd'hui, les Reds semblent destinés à se battre pour une peu glorieuse 4e place avec Everton, Manchester City ou Aston Villa. Le maillon faible du Big Four est aussi en difficulté hors du terrain. L'avenir du club est sans cesse remis en question, la faute aux deux propriétaires américains, qui ne savent plus vraiment quoi faire du club.

 

Everton passe devant
Encore décevant sur son terrain hier lors d'un match en retard, Liverpool n'a pu faire mieux que match nul face à un concurrent direct pour la Ligue des Champions, Aston Villa. Et il a fallu l'entrée salvatrice de Peter Crouch pour éviter une défaite qui aurait fragilisé encore plus (si c'est possible) Rafael Benitez. Avec 14 points de retard sur les coleaders Manchester United et Arsenal, le club de la Mersey a définitivement fait une croix sur le titre tant désiré en début d'année. C'est même le voisin honni Everton qui, à la faveur de cette nouvelle désillusion, s'empare de la 4e place de la Premier League.

 

Dans beaucoup de clubs, l'entraîneur figurerait en première ligne après de telles déconvenues. A Liverpool, Benitez est très apprécié des fans d'Anfield, qui n'oublient pas sa responsabilité dans les nombreux succès des saisons précédentes. Une mémoire qui fait semble-t-il défaut aux propriétaires américains du club Tom Hicks et George Gillett, qui n'apprécient guère le manager espagnol.

 

Hicks et Gillett sont-ils en train de rebrousser chemin ?Que vont faire les propriétaires ?
Au point de s'attirer la défiance du public des Reds. Tom Hicks s'est rendu coupable d'une grave faute au yeux des supporters en avouant avoir contacté en novembre Jürgen Klinsmann pour remplacer Benitez. Déjà peu en odeur de sainteté, il a contribué à accroître son impopularité. Rien ne va plus donc pour les propriétaires américains, en proie aux doutes. Vont-ils revendre le club ou veulent-ils uniquement restructurer leur investissement ?

 

Cette hésitation nuit aux joueurs. C'est en tout ce qu'affirme Steven Gerrard sur le site Skysports.com. "Il est dur de se concentrer sur le football. Ce n'est pas juste depuis cette semaine. Cela dure depuis quelque temps et cela n'aide sûrement pas les joueurs", admet le capitaine de Liverpool. Ce qui déconcentre les Reds donc, ce sont les spéculations sur la vente du club. Déjà désireux de racheter le club l'an passé, le fonds souverain emirati DIC s'est déclaré prêt à reprendre la part de l'un des deux hommes d'affaires américains. Après avoir démenti leur envie de vendre, Hicks et Gillett seraient en train d'y réfléchir plus sérieusement, en cas d'échec du plan de refinancement voulu. Si ce plan échoue, l'hypothèse DIC serait à prendre plus au sérieux, pour le plus grand plaisir d'Anfield, qui a manifesté fortement son antipathie à l'encontre des propriétaires actuels lors de la rencontre d'hier soir.

 

Avenir proche incertain, situation sportive délicate, Liverpool va devoir se battre pour finir au mieux cette saison qu'on pourra qualifier de transition vers des jours meilleurs. Pour éviter de laisser une désagréable impression de gâchis monumental.




FC Nantes : vers l'élite du foot business

Posté par Aurélien le 18.01.08 à 16:40 | tags : business

En tête de la Ligue 2, le FC Nantes est en passe de réussir le pari de la remontée immédiate. Avec 11 points d'avance sur le 4e Clermont avant de le rencontrer lundi, les Canaris regardent l'avenir avec sérénité. Surtout, le président du club Waldemar Kita manifeste son envie de développer l'aspect économique du club.

 

Rentabiliser la maison jaune
Nouveau blason, nouveau nom, nouveaux bus et bancs de touche, l'image de l'ancêtre du championnat de France a été relookée pour faire table rase du passé. Nantes entre dans une nouvelle ère, selon la volonté de son président et homme d'affaires d'origine polonaise Waldemar Kita, celle du foot business. "Tout est question d'argent", expliquait-il lors d'une conférence de presse en début d'année. "En six mois, j'ai dû corriger deux fois les plans rédigés par l'ancienne équipe en mai."

 

L'image du club a été un chantier important via "une télévision sur internet, un logo, un car". Le stade de la Beaujoire figure aussi sur la liste des rénovations possibles. "Nous réfléchissons à des projets de modification à la Beaujoire, même si le site appartient à la Ville. Nous pensons, par exemple, y créer un véritable magasin. Le merchandising est très important, mais il n'existe pas au FC Nantes. L'objectif est de placer le club à un niveau supérieur à ce qu'il était dans un horizon de trois à cinq ans."

 

Les résultats sont bons, pas la manière
Du point de vue sportif, Le FC Nantes se reconstruit grâce au mélange d'anciens du club (Frédéric Da Rocha, Loïc Guillon, Jean-Jacques Pierre), d'ex-pensionnaires de L1 et L2 (Marek Heinz, David De Freitas, Aurélien Capoue) et de jeunes pousses. Les Canaris ne sont jamais descendus aù-delà de la 3e place, synonyme de remontée et ont trusté 17 journées sur 20 le fauteuil de leader. De quoi rassurer tous les supporters, très inquiets au lancement de la saison vu l'atmosphère pesante qui entourait la fin du règne de Gripond.

 

Malgré sa position au classement, Nantes ne produit pas un jeu flamboyant. Les prestations ternes s'enchaînent, les victoires s'obtenant grâce au réalisme des attaquants. Pour remédier à cela, les dirigeants nantais, dont le journaliste Pascal Praud a depuis peu garni les rangs, ont fait des emplettes durant le mercato hivernal, bien plus que certains clubs de l'élite.

 

Trois jeunes internationaux espoirs à vocation offensive, les Serbes Stefan Babovic (21 ans) et Filip Djordjevic (20 ans), et le Camerounais Christian Bekamenga (21 ans) sont arrivés, sous l'impulsion du directeur sportif Christian Larièpe, stratège de Kita et ancien entraîneur de l'équipe réserve de l'OM. Surtout, Nantes pourrait frapper un grand coup sur le marché en obtenant le prêt de Ricardo Faty, grand espoir français en manque de temps de jeu à Leverkusen (où il est prêté par l'AS Rome). Du lourd pour assurer la montée.

 

Le plan social toujours d'actualité
Waldemar Kita peut se réjouir de la réussite sportive des Canaris et la perspective de retrouver la Ligue 1 ne l'a pas dissuadé d'annuler le plan social en prévision, à en croire sa déclaration au site maville.com. "J'ai demandé un audit qui a montré qu'il y avait plus de 20 personnes en trop au club. Et même si ce n'est pas de gaieté de coeur, je le fais dans l'intérêt de la gestion de la société." Ce qui n'émeut pas les fans du club de Loire-Atlantique. 90 % des sondés* jugent l'action du président nantais plutôt efficace ou très efficace depuis son arrivée.

 

*(sondage réalisé par le site maville.com)

 




Ronnie ne vend plus

Posté par Edouard le 22.11.07 à 12:57 | tags : business, fc barcelone, liga

Au Barça, une idole chasse l'autre

S'il suffit de se référer à l'applaudimètre du Nou Camp pour constater que la cote d'amour barcelonaise de Ronaldinho a fondu comme neige au soleil, les chiffres publiés mercredi par El Periódico de Catalunya en disent long sur les conséquences de la baisse de forme du brésilien, passés au troisième rang des joueurs vendant le plus de maillots au sein de l'effectif blaugrana.

 

Messi passe devant
Pour ceux qui en doutaient encore, Lionel Messi a donc remplacé Ronnie dans le cœur des socios du Barça. Indulgent la saison passé, le peuple culé a donc fini par se lasser de la nonchalance de son ancienne idole, plus actif sur les dancefloors que sur les pelouses de la Liga, et de moins en moins indiscutable dans le onze de départ de Rijkaard.


Plus gros vendeur de maillots depuis son arrivée en Catalogne, en 2003, Ronaldinho aurait donc été détrôné par Messi, auteur d'un début de saison retentissant, et même le nouveau venu Thierry Henry. En fin de saison dernière, les maillots floqués Ronaldinho représentaient 60% du total des tuniques vendues. Pourcentage qui tournerait depuis juillet entre "35 et 40%", selon une source citée par El Periódico de Catalunya.

 

A l'heure où les dirigeants blaugrana se demandent s'il faut conserver coûte que coûte Ronaldinho ou céder aux avances de Chelsea, ces chiffres sans appel démontrent donc que le Barça peut se passer de sa star, non seulement sur le plan sportif mais également sur celui du marketing. Surtout que pour conserver le Brésilien, il faudra prolonger son contrat avec une augmentation de salaire à l'appui. Une opération qui apparaît de moins en moins rentable.




Dépenser plus pour rapporter moins

Posté par Pepito le 24.07.07 à 10:34 | tags : business, fc barcelone, mercato
Depuis l'arrivée de Joan Laporta à la présidence du FC Barcelone en 2003, le club a monnayé le transfert de seulement quatre de ces joueurs : Luis Garcia à Liverpool pour 9 M€, Van Bommel au Bayern Munich pour 6 M€, Riquelme à Villarreal pour 7 M€ et Giuly à la Roma pour 3 M€. Le reste ne concerne que des départs suite à des contrats arrivés à échéance (Saviola, Ezquerro, Maxi Lopez, Motta). Pour Txiki Begiristain, le secrétaire technique catalan, la manière de procéder du Barça sur le marché est naturelle : "Notre objectif n'est pas de parvenir à un record en termes de ventes, mais en titres. Le Barça est un club qui recrute les joueurs au meilleur moment de leur carrière et il ne les vend que quand cela lui paraît judicieux".

En Angleterre, la politique est sensiblement la même. Avec la venue de nouveaux propriétaires pleins aux as (Glazer à MU, Thaksin à City, Gillett et Hicks à Liverpool, ...), les clubs ont recruté comme bon leur semblait. Ainsi, les Reds ont pu faire un pont d'or à Fernando Torres (36 M€), Babel (19 € à 20 ans) et Benayoun arraché à West Ham. Mais, en contrepartie, Benitez a su aussi vendre pour acquérir de nouveaux biens. En l'occurrence, Cissé a posé définitivement ses valises à l'OM pour 10 M€, Sinama-Pongolle est parti au Recreativo pour 4 M€, Bellamy s'est tiré à West Ham pour 12 M€, Luis Garcia a poser ses valises à l'Atlético pour 6,5 M€ et Mark Gonzàlez a aussi pris l'avion pour l'Espagne pour 4,5 M€ au Betis Séville. Même si le club de la Mersey n'a pas amorti ses dépenses, son déficit financier ressemble moins à un gouffre. D'ailleurs, même si les équipes anglaises déboursent un max en matière de recrutement (420 M€ cette année, deux fois plus que l'an dernier), seuls Manchester, Wigan, Porsmouth, Chelsea et Birmingham ont acheté plus de joueurs qu'ils n'en ont vendu.

Le bon élève dans ce royaume du "dépenser sans compter" est sans aucun doute le FC Porto : depuis la saison 2004, le club portugais a encaissé quelques 197 M€ avec les transfers plus que significatifs de Carvalho (30 M€ à Chelsea), Deco (18 à Barcelone), Anderson (32 à MU) ou encore Pepe (30 au Real). Face à ses chiffres, Ernesto Bronzetti, un intermédiaire entre les joueurs et les clubs, justifie : "Les Portugais savent vendre leurs perles".

A côté des Blaugranas, même Madrid fait figure d'avare. Lors de ces cinq dernières années, la maison blanche a empoché 139,1 M€ dans le transfert de 52 joueurs (merci Owen et tes 24M€) alors que Barcelone s'est débarrassé de 40 joueurs depuis 2003 et n'a ramassé que 38,5 M€. Mais où trouvent-ils tout leur argent me direz-vous? A vrai dire, il ne faut pas aller chercher très loin. D'abord, les grosses écuries remportent énormément au niveau des produits dérivés. C'est aussi pour cela que les escales asiatiques sont de plus en plus à la mode (non Aulas ne va pas faire la Peace Cup juste pour s'acheter des hentaï), quitte à perdre des éléments en cours de route. Mais les droits TV sont depuis longtemps de bons gagne-pain pour les deux mastodontes espagnols : pour cette nouvelle saison, Real et Barça ont déjà empoché plus d'un milliard d'euros pour avoir cédé leurs droits audiovisuels à Mediapro. Business is business, comme dirait l'autre.

 




Tianjin se passera du Trophée des Champions

Posté par Pepito le 05.07.07 à 17:33 | tags : business, ligue 1, ol
La Chine n'aura jamais la France et la Lorraiiiiiinnneuh (Panoramic)A l'annonce du futur lieu d'accueil du Trophée des Champions 2007, journalistes comme amoureux du ballon rond avaient cru à une mauvaise blague. Afin de promouvoir le football français, la LFP avait décidé de programmer la rencontre traditionnelle opposant le Champion de France au vainqueur de la coupe de France en Chine, plus précisément à Tianjin. Pas de souci majeur concernant Lyon et Sochaux puisque les deux formations avaient prévu de participer à la Coupe de la Paix en Corée du Sud pour l'une, et à un stage au pays de Mao poursuivi d'un match amical (contre Wuhan Huangelou) pour l'autre.

Mis à part la volonté d'ouverture du football français, quels seraient donc les avantages à organiser ce type de rencontre dans des contrées aussi lointaines ? A vrai dire, il existe plus d'inconvénients qu'autre chose. Tout d'abord, le temps qui se traduit par une chaleur asphyxiante et un taux d'humidité affolant ne permet pas un jeu fluide et fatigue les organismes. On se souviendra d'ailleurs plus de la blessure à la cuisse de Zizou en amical avant la Coupe du Monde 2002 que le chemin parcouru par les Bleus (mieux vaut oublier d'ailleurs). Ensuite, certes la Chine est une grande nation du sport et les derniers JO d'Athènes peuvent le confirmer (62 médailles dont 32 en or), mais que vient faire le foot dans un pays qui n'a participé qu'une fois au Mondial, n'est professionnel que depuis 1996 et dont le championnat au jeu médiocre est composé de seulement sept équipes ? Alors, évidemment, le nombre de fans de football augmente chaque années dans l'état le plus peuplé au monde, mais un Lyon-Sochaux, ça intéresse quelqu'un là-bas ?

L'OL devra une nouvelle fois gagner au Stade de France (Panoramic)"Le public est devenu exigeant"
Prévue le 24 juillet, la rencontre ennuyait même France Télévision qui retransmettra l'intégralité du match. Dans un entretien accordé au Monde, le directeur des sports de la chaîne Daniel Bilalian s'insurgeait : "Cela nous oblige à diffuser les images qui seront tournées par la chaîne publique chinoise. Or, la télévision chinoise ne possède pas encore la maîtrise des chaînes françaises en matière de retransmissions sportives. En France, le public est devenu exigeant, et nous craignons de le décevoir". Pression au niveau des grandes instances ou simple hasard, le Trophée des Champions devrait finalement se disputer en France le 28 juillet. Selon Jean-Pierre Hugues, le directeur général de la LFP, le problème concerne les infrastructures du pays : "Nous avons eu de bonnes relations avec les ambassades, mais tout semble bloqué. Peut-être à cause de la construction d'un stade qui ne serait pas terminé ou d'un problème de circuit de décision interne". C'aura au moins le mérite de ne pas nous faire subir le décalage horaire de six heures pour un match qui aurait été programmé à 15h. Ouf !

 




Zidane et l'illusion d'optique

Posté par Edouard le 22.06.07 à 08:48 | tags : business, foot en vidéos, insolite

Après Optic 2000 et Johnny Hallyday, Atoll et Antoine, Afflelou et lui-même, un nouveau couple a fait son apparition dans la guerre de l'optique : GrandOptical et Zinedine Zidane qui inaugurent leur collaboration par ce premier spot mettant en scène un ZZ jonglant avec un ballon de basket. Portée par cet ambassadeur de luxe, alias la personnalité préférée des français, la firme espère prendre le "leadership du marché français dans les 5 ans". Et tant pis pour le manque de cohérence de l'opération (Zizou porte tout le temps des lunettes, comme chacun le sait).

Déjà homme sandwich pour des marques aussi diverses que Volvic, Audi, Danone, Z (oui, oui, la marque de vêtements dont l'autre égérie n'est autre que Lorie), Generali et Orange, mais aussi consultant (si l'on peut dire) pour la chaîne Canal + et acteur du dimanche dans le prochain Astérix, on se demande bien ce qui a pu pousser l'ancien numéro 10 de l'équipe de France a ajouter un nouveau contrat à sa liste. La théorie alimentaire pouvant être écartée, il faut sans doute chercher une explication plus simple et plus plausible : et si le retraité Zidane se faisait chier ?




Arsenal résiste à l'envahisseur

Posté par Louis Laffitte le 19.04.07 à 16:56 | tags : arsenal, business, premier league
A la surprise générale, David Dein a quitté hier le comité directeur d'Arsenal, dont il occupait le poste de vice-président depuis 1983, à cause d'un profond désaccord concernant la possible vente du club à des investisseurs américains. L'annonce a été faite dans un communiqué officiel signé du président Peter Hill-Wood : « Au nom du comité directeur, j'aimerais exprimé ma gratitude à l'égard de David Dein pour les années de travail données au club. Nous regrettons sincèrement que des différences de vues irréconciliables entre Mr Dein et le reste du comité ait nécessité une telle séparation. »

Arsenal, bastion de résistance
Dein, favorable à l'arrivée d'investisseurs américains, s'est heurté au refus de ses collègues qui ne souhaitaient pas voir le club tomber dans des mains étrangères comme Liverpool, Aston Villa ou Manchester United récemment.

En effet, l'homme d'affaire américain Stan Kroenke a récemment acquis 11,26 % du club et ne faisait aucun secret de ses vues sur les parts de Danny Fiszman, Nina Bracewell-Bracewell-Smith, et de la famille Carr, qui détiennent 44% du club à eux trois.

Mais ces derniers, par la voix de Hill-Wood, ont tenu à exprimer clairement leur refus de voir le club passer sous contrôle étranger : « Ces gens aiment Arsenal, ils n'ont pas besoin de l'argent et n'ont aucune intention de vendre, » a ainsi affirmé le président d'Arsenal dans une interview au Guardian.

Wenger pas en danger
Reste que Dein était à l'origine de l'arrivée d'Arsène Wenger au club londonien en 1996, et il n'en fallait pas plus pour nourrir les rumeurs d'un départ possible du Français. Mais même sur ce sujet, Hill-Wood a tenu à rassurer ses ouailles : « La relation entre Arsène Wenger et le comité directeur est excellente. Il a un contrat jusqu'en 2008 et nous espèrons même qu'il voudra bien le prolonger. » Dein, lui, demeure toujours Président du G14, le puissant groupement des plus grands clubs européens, dont fait bien évidemment partie Arsenal.

Et maintenant ?
Drôle de saison pour Arsenal en tout cas. A la peine sportivement, forcé de faire des efforts financiers pour supporter l'énorme coût de construction de son nouveau stade, le voilà qui perd une de ses figures emblématiques.

Certes, il est rafraîchissant de voir au moins un club résister aux dérives du foot-business. Un club qui refuse de fonctionner selon la logique du profit maximum. Mais à l'heure où tous ses rivaux encaissent les millions d'euros, on peut craindre de voir les Gunners sombrer peu à peu dans l'anonymat faute de pouvoir rivaliser financièrement. Ce serait alors la fin définitive d'une certaine idée du sport.




Ronaldinho pèse 100 kilos

Posté par Edouard le 18.04.07 à 17:35 | tags : business, fc barcelone, mercato

Contrairement à ce que peut suggérer ce titre, la dernière rumeur qui a fait le tour des médias européens ce mercredi n'évoque pas le poids de la superstar du Barça. Non, ce chiffre de 100 kilos correspond au tarif que Silvio Berlusconi serait prêt à débourser pour faire venir Ronnie au Milan AC. Si je vous dit qu'en argot espagnol, un kilo correspond à un million, vous commencer à y voir plus clair ? 

Entamée l'été dernier, l'offensive du club rossonero pour s'attacher les services du Ballon d'Or 2005 n'est donc pas terminée. Les dernier épisode qui mettait en scène le frère de Ronaldinho, Roberto Assis, en tractation avec les dirigeants milanais avait pourtant donné lieu à un énième démenti. Mais une nouvelle déclaration "off" de l'ancien Président du Conseil italien est venue relancer un feuilleton qui, pour l'heure, sert surtout à vendre du papier.

Selon le quotidien sportif italien Gazzetta dello Sport, qui a balancé l'"info" sur son site web, Berlusconi aurait donc déclaré en privé : "J'ai une réserve de 100 millions d'euros pour Ronaldinho". Une confidence lâchée lors d'une réunion politique où les interlocuteurs du magnat italien se seraient enquis de l'avancement du dossier. Toujours d'après la Gazzetta, qui emet plusieurs hypothèses quant à l'utilisation de cette somme, 60 de ses 100 millions serviraient à dédommager le Barça. Le reste serait employé à financer les émoluments du joueur.

Si Berlu ne veut pas renoncer à reformer le trident offensif de l'équipe du Brésil (Ronaldo - Ronaldinho - Kakà), ses rêves auriverde auront tout de même du mal à se concrétiser face à la volonté de l'intéressé de poursuivre, voire terminer, sa carrière au Barça. Alors que son agent de frère négocie depuis de long mois sa prochaine prolongation de contrat, cette affaire devrait surtout aboutir sur une énorme augmentation de salaire de Ronaldinho (eh oui, apparemment c'est possible). Quand on aime, on ne compte pas.




Qui veut gagner des millions?

Posté par Louis Laffitte le 17.04.07 à 15:32 | tags : business
Pour la deuxième année consécutive, Ronaldinho domine, avec 24 millions d'euros de revenus annuels, le traditionnel classement « les salaires des stars » de nos confrères de France Football. Le Brésilien, apôtre universel du futebol, devance David Beckham (17M€) et Thierry Henry (15,7M€), nouveau venu sur le podium.

Ronaldinho... et les autres
Voir le numéro 10 du FC Barcelone en tête de ce classement ne sera une surprise pour personne. Meilleur joueur du monde depuis plusieurs années, seul capable d'inventer des gestes venus d'ailleurs, sourire toujours ancré aux lèvres, le Brésilien est l'icône par excellence du football à travers le monde. Même sa Coupe du Monde ratée et sa saison moyenne avec le Barça n'ont pas sérieusement écorné son crédit. Ambassadeur de multiples marques qui lui versent un total de 15M€ par an, son règne sur le classement n'est pas prêt de s'interrompre.

Deuxième derrière le génie auriverde, David Beckham, lui, peine à freiner sa lente chute. Leader en 2005 avec pas moins de 25M€ de revenus, record du genre, l'Anglais du Real Madrid émarge aujourd'hui à « seulement » 17M€. Il est maintenant talonné par le Français Thierry Henry, qui découvre les honneurs du podium pour la première fois. Nouveau contrat avec Arsenal, nouvel équipementier, nouveaux contrats publicitaires, la marque Henry ne s'est jamais aussi bien portée. Avec 15,7M€, il est d'ailleurs le seul français du top 20, prenant la succession du retraité Zinédine Zidane.

Mais où est donc Eto'o?
Autres enseignements de ce classement : La présence de Didier Drogba (12ème ; 9,5M€) comme seul représentant du continent africain - Mais où est donc Samuel Eto'o, le meilleur attaquant du monde ? -, la domination de Chelsea qui place cinq joueurs entre la 4ème et la 12ème place (Ballack, Shevchenko, Terry, Lampard et Drogba), et enfin la montée vertigineuse du ticket d'entrée. En 2002, le vingtième avait empoché 5,24M€. Aujourd'hui le dernier, Raul en l'occurrence, a encaissé 8,4M€ annuels !

En ce qui concerne les entraîneurs, c'est bien évidemment le Portugais José Mourinho qui domine largement avec 10M€ annuels, devant le vétéran Sir Alex Ferguson (6,1M€) et Fabio Capello (5,8M€).

Cissé, numéro 1 en Ligue 1
Enfin pour la blague, c'est Djibril Cissé (4,8M€) - eh oui ! - qui est le joueur le mieux payé de Ligue 1. Il devance Pauleta (4,6M€) et Juninho (4 ,55M€). Pour ce dernier, il les mérite largement. Pour les deux premiers, on ne leur fera pas l'injure (surtout au marseillais) de calculer à combien revient un but marqué, mais ça doit faire très très cher. On notera également que l'OL case onze joueurs parmi les vingt premiers. Pas étonnant qu'ils soient encore champions...

Et la morale dans tout ça?
La litanie des chiffres passée, il convient tout de même de se pencher un peu sur ce phénomène qui veut que nos idoles du ballon rond empochent des sommes vertigineuses. Il faut savoir qu'avec son petit pécule, Ronnie pourrait assurer le budget de six clubs de notre chère Ligue 1 (Le Mans, Lorient, Nancy, Sedan, Troyes et Valenciennes) tout en prenant en charge la moitié de neuf autres (Auxerre, Lille, Monaco, Nantes, Nice, Rennes, Sochaux, St Etienne et Toulouse) ; rien que ça !

Il faut bien reconnaître que l'on frise l'indécence. Alors d'accord, ces jeunes hommes ne font que récupérer une partie des revenus qu'il génère. On imagine bien par exemple que Nike se fait un bon petit pactole sur le dos du Brésilien. Mais franchement, alors qu'on n'arrête pas de nous parler de SMIC, de RMI, de chômage ou de licenciement en cette période de présidentielle, ça fait un peu froid dans le dos.

Surtout quand, comme Ronnie, on est sur le point d'utiliser une offre du Milan AC pour tenter de revaloriser son contrat à hauteur de 12M€ annuels, soit le double du fameux salaire galactique de l'ère Florentino Perez au Real Madrid. Il paraîtrait qu'une partie de ce salaire serait reversée à sa fondation. Ouf, enfin un peu de décence dans ce monde de décadence...

Les classements 2007:

Joueurs:

1) Ronaldinho (FC Barcelone) - 24M€
2) David Beckham (Real Madrid) - 17M€
3) Thierry Henry (Arsenal) - 15,7M€
4) Michael Ballack (Chelsea) - 15,3M€
5) Ronaldo (Real Madrid/Milan AC) - 15,2M€

Entraîneurs:

1) José Mourinho (Chelsea) - 10M€
2) Sir Alex Ferguson (Manchester United) - 6,1M€
3) Fabio Capello (Real Madrid) - 5,8M€
4) Sven-Göran Eriksson (ex-Angleterre) - 5,2M€
5) Guus Hiddink (Russie) - 5M€

Ligue 1:

1) Djibril Cissé (Marseille) - 4,8M€
2) Pauleta (PSG) - 4,6M€
3) Juninho (Lyon) - 4,55M€
4) Sidney Govou (Lyon) - 4,5M€
5) Sylvain Wiltord (Lyon) - 4,45M€

A voir aussi: Le classement 2006




Dunga aurait-il une dent contre Ronaldinho ?

Posté par Edouard le 26.03.07 à 19:47 | tags : brésil, business, fc barcelone, insolite
Ronaldinho avec le numéro 10 de la Seleçao, bientôt collector ?Telle est la question qu'on peut se poser depuis la prise de fonctions de l'ancien capitaine de l'équipe du Brésil au poste de sélectionneur national. Déjà auteur du fameux "Ronaldinho ne sera pas titulaire avec le Brésil tant qu'il ne change pas son jeu", le champion du Monde 1994 vient en effet de lui retirer le numéro 10, qu'il porte habituellement avec la Seleçao comme avec le Barça, pour l'attribuer à son coéquipier Kaka.

C'est donc avec le numéro 7 sur le dos que Ronaldinho a réalisé son premier match plein en équipe du Brésil depuis l'intronisation de Dunga. Un détail qui n'a pas empêché Ronnie de signer un doublé (sur penalty et coup franc direct) lors de la nette victoire des jaunes (4-0) contre le Chili. Ce dernier, qui ne souhaite pas se brouiller avec son sélectionneur, n'a pas fait de commentaires. Mais d'autres pourraient s'en charger pour lui. A commencer par Nike et la fédération brésilienne.

Coïncidence ou non, Dunga ne pouvait pas "mieux" choisir son moment. Car outre la connotation légendaire du 10 en football, chiffre rendu mythique par Pelé, Maradona ou Zidane, il est ici question de business. Pour la firme américaine qui a lancé le 1er mars une nouvelle ligne intitulée "10R", en référence vous l'aurez compris au numéro floqué sur le dos de Ronnie, ce brusque changement de numéro tombe extrêmement mal. Surtout que le nouveau 10 de la Seleçao roule pour Adidas, le principal concurrent de Nike...

Ronnie portait le numéro 7 ce week-end contre le ChiliAu delà de ses considérations économiques, intéressantes à décrypter mais loin de peser dans une argumentation purement sportive, on peut tout de même se demander quelle mouche à bien pu piquer Dunga pour qu'il décide ainsi de bafouer Ronaldinho - car c'est bien de ça qu'il s'agit ? Le bras de fer entre le sélectionneur et la star pourrait s'expliquer par la probable non-participation de Ronnie à la Copa America qui se joue cet été au Venzeuela. A moins que l'ancien joueur du SC Internacional n'ait toujours pas digéré la finale du championnat de Rio où le petit profige du Gremio lui avait fait l'amour ?

 




Kachkar/OM : les blagues les plus courtes sont les meilleures

Posté par Edouard le 23.03.07 à 12:15 | tags : business, ligue 1, om

Kachkar repartJe ne vous apprend sûrement rien en vous disant que le toujours boss de l'OM, Robert Louis-Dreyfus, a décidé d'envoyer paître Jack Kachkar et ses mystérieux fonds d'investissements. La nouvelle, tombée jeudi soir, était pressentie depuis quelques jours alors que la candidature de rachat du milliardaire canadien avait sérieusement perdu en crédibilité. Nous ne verrons donc plus Kachkar sauter sur les tables avec Habib Beye en calbut. Et c'est sans doute mieux ainsi pour le club phocéen.

Après avoir déjà demandé un premier délai pour réunir le montant convenu de 115 millions d'euros, Kachkar souhait obtenir un nouveau report. Or, RLD avait accepté de différer la vente à la condition que ce dernier lui verse un dédit de 10 M €, comme le rapporte le quotidien La Provence. Somme dont l'homme d'affaires français n'a jamais vu la couleur. Louis-Dreyfus a donc fait savoir par l'intermédiaire de son parte-parole qu'il se déciderait "dans les prochains jours sur la vente du club, en fonction de sa conviction quant à la capacité de Jack Kachkar à assurer la pérennité du club, qui était un point essentiel du cahier des charges fixé à Jack Kachkar par Robert Louis-Dreyfus."

Si l'on s'en tient à cette version angélique, RLD agirait donc dans l'intérêt du club en refusant de le laisser aux mains d'un obscur magnat qui signait des autographes et faisait des tours d'honneurs avant d'avoir les clés de la maison. Mais pourquoi diable avoir donné du crédit à cette candidature fantasque pour aboutir au final à une nouvelle mascarade dont l'OM se serait bien passé ?

Kachkar en feu après la victoire contre Lyon en CdFLes vraies raisons de ce vaudeville nous resteront probablement inconnues mais on peut tout de même imaginer que la perspective de valoriser l'OM à hauteur de 115 millions d'euros (dont 85 pour la poche de RLD) a dû quelque peu émoustiller son propriétaire avant qu'il ne se rende compte de la supercherie. Les autres offres évoquées dans la presse tourneraient plutôt autour des 80 millions d'euros, une somme a priori plus en rapport avec la véritable valeur du club.

L'avenir de l'OM, qui n'avait franchement pas besoin de ça, demeure donc dans le flou le plus total, à l'image de sa situation en championnat où il oscille entre ventre-mou et podium. Qui sera aux commandes du club la saison prochaine ? Albert Emon sera-t-il encore entraîneur ? Djibril Cissé et Franck Ribery, que Kachkar avait promis de conserver, seront-ils conservés ? Les questions qui se posaient il y a quelques mois sont toujours d'actualité. Mais pour y répondre, le temps est maintenant compté.




Premier League : trop chère, trop chiante ?

Posté par Edouard le 02.03.07 à 11:55 | tags : business, premier league
Tribune clairsemée lors du Liverpool - Bolton de janvier dernier

Flambée du prix des places, offre télévisuelle démesurée, baisse du spectacle et du suspens, le supporter anglais ne manquent pas de raisons de délaisser les stades. Et de fait, ils se vident. Pour le championnat qui se targue d'être le "plus cher du monde" et est suivi au quatre coins de la planète, le constat est difficile à avaler mais bien réel. Analyse d'un désamour qui inquiète outre-manche.

A lire sur le mag foot

Illustration Craig & Louise via Flickr




Le Real est champion... du chiffre d'affaire

Posté par Edouard le 08.02.07 à 18:48 | tags : bayern, business, chelsea, fc barcelone, inter, juventus, liverpool, man u, milan ac, ol, real madrid
A cinq longueurs du Barça en championnat d'Espagne, le Real Madrid peut toujours se consoler en se disant qu'il occupe la tête d'un autre classement, celui de la Football Money League qui désigne chaque année les clubs les plus riches de la planète foot.

Après l'annonce de la vente de ses droits télés sur 7 ans pour plus d'1 milliard d'euros, le club madrilène a logiquement conservé son titre après une saison 2005/06 qui n'a pourtant pas mis un terme à sa disette de titres. La politique galactique de Florentino Perez continue de porter ses fruits sur le plan économique. Mais avec les départs successifs de Zidane, Ronaldo et Beckham, cette embellie risque de ne pas durer éternellement.

Détrôné l'an passé par le Real, Manchester United, qui reste leader en termes de bénéfices, devrait effectivement retrouver son statut de club le plus riche du monde à plus ou moins court terme avec l'augmentation programmée des droits télés pour le championnat d'Angleterre. Une inflation qui profitera d'ailleurs à l'ensemble des clubs anglais, déjà majoritaires dans ce top 20 du foot business.

Le cabinet de consultants Deloitte souligne par ailleurs la bonne tenue des finances du Barça, deuxième au classement et qui a "connu une transformation remarquable au cours des dernières saisons, en doublant ses revenus depuis 2002-2003", précise le cabinet. A noter, aussi, que l'ascension lyonnaise vers les sommets européens se poursuit tranquillement. 15e lors du dernier classement, l'OL pointe désormais à la 11e place. On verra l'an prochain si l'entrée en bourse du quintuple champion de France, qui sera officielle vendredi, lui permet d'aller plus haut.

Le classement complet :

1. Real Madrid (ESP) 292,2 millions euros
2. FC Barcelone (ESP) 259,1 (+4)
3. Juventus (ITA) 251,2 (+1)
4. Manchester United (ANG) 242,6 (-2)
5. Milan AC (ITA) 238,7 (-2)
6. Chelsea (ANG) 221 (-1)
7. Inter Milan (ITA) 206,6 (+2)
8. Bayern Munich (ALL) 204,7 (-1)
9. Arsenal (ANG) 192,4 (+1)
10. Liverpool (ANG) 176 (-2)
11. Olympique Lyonnais (FRA) 127,7 (+4)
12. AS Rome (ITA) 127 (-1)
13. Newcastle (ANG) 124,3 (-1)
14. Schalke 04 (ALL) 122,9 (--)
15. Tottenham (ANG) 107,2 (-2)
16. Hambourg (ALL) 101,8 (--)
17. Manchester City (ANG) 89,4 (0)
18. Rangers (SCO) 88,5 (--)
19. West Ham (ANG) 86,9 (--)
20. Benfica (POR) 85,1 (--)

(Entre parenthèses l'écart avec le classement précédent)

 




Marseille : Et si Cissé restait ?

Posté par Edouard le 02.02.07 à 17:22 | tags : business, ligue 1, om

Cissé aimerait jouer la Champions League avec l'OM - PanoramicDepuis l'annonce du rachat de l'OM par le businessman canadien Jack Kachkar, tout semble possible du côté de la canebière. Si l'ambition affichée par l'obscur magnat a d'abord fait sourire, on commence maintenant à prendre le repreneur du club très au sérieux. A commencer par les joueurs qui ont apprécié l'attitude de leur nouveau président lors de la victoire obtenue devant le rival lyonnais en Coupe de France.

Alors, Kachkar aura-t-il les moyens de conserver Franck Ribéry et Djibril Cissé, comme il l'a déclaré récemment ? Pour le second, en tout cas, la porte est ouverte : "S'il le dit, c'est qu'il essayera de tout faire pour. Ca fait plaisir, ça montre qu'il compte sur nous et que malgré tout, on fait de bonnes choses avec Franck. Mais on verra en fin de saison. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. S'il y a la Champions League, s'il y a des résultats au bout, c'est clair que je réfléchirai autrement. Il a envie de construire et je pense qu'il y a le potentiel pour faire quelque chose de bien."

Après le règne du trop discret Robert Louis-Dreyfuss, le volubile Kachkar a déjà gagné la bataille de la communication en dansant sur la table du vestiaire marseillais à côté d'Habib Beye. A lui maintenant de bien gérer l'enthousiasme qu'il est en train de susciter dans la cité phocéenne. En prenant garde à l'effet boomerang.




Revente de l'OM : Tout ça pour ça ?

Posté par Edouard le 17.01.07 à 12:09 | tags : business, ligue 1, om
RLD se rendant au procès des comptes de l'OMSauf rebondissement de dernière minute, l'Olympique de Marseille s'apprête donc à changer de propriétaire. Le candidat pressenti depuis plusieurs semaines, le business man canadien Jack Kachkar, a présenté une offre avoisinant les 115 millions d'euros à Robert Louis-Dreyfus, trop content de récupérer une partie de sa mise et de prendre du recul sur cette aventure qui lui vaut aujourd'hui d'être poursuivi en justice. Mais au-delà des millions dilapidées par RLD, c'est la médiocrité de son bilan sportif qui restera tristement célèbre dans l'histoire du club.

Arrivé en 1996 à la tête du club, Louis-Dreyfus avait pourtant plutôt bien commencer son règne. L'OM parvient à attirer des joueurs de gros calibre (Ravanelli, Blanc, Pires, Dugarry) et aligne les performances. Mais, déjà, le sort s'acharne contre le club avec le titre de champion de France 1999 perdu pour un point suite à la victoire de Bordeaux au Parc des Princes lors de la dernière journée. Quelques jours plus tôt, c'est la Coupe de l'UEFA qui leur échappait face à Parme.

Après une période difficile marquée par l'agression de joueurs devant la commanderie, et où le club manque par deux fois la relégation, Marseille retrouve des couleurs et le podium de la Ligue 1 (3e en 2003) sous l'ère Bouchet. Mais un nouvel échec en finale de la Coupe de l'UEFA, cette fois contre Valence, brise les rêves de trophée de la cité phocéenne. Pis, la direction du club succombe à l'appât du gain en vendant Didier Drogba à Chelsea pour une somme astronomique (37 millions d'euros) malheureusement réinvestie de manière catastrophique (achats de Pedretti et Costa).

Pour couronner le tout, c'est sous l'ère RLD que Marseille a dû subir le terrible "grand huit" du PSG (8 victoires consécutives des Parisiens toutes compétitions confondues). Et en mai dernier, c'est encore face à son grand rival que l'OM perd la finale de la Coupe de France pour sa première sortie au Stade de France. En dehors d'une Coupe Intertoto (alias la "Coupe à Toto") remportée contre La Corogne, le palmarès du Marseille de Louis-Dreyfus demeurera donc définitivement vide.

Attendu depuis plusieurs années, le départ de RLD arrive donc comme un grand soulagement pour tout le peuple marseillais qui attend bien sagement que le club renoue enfin avec son glorieux passé. En espérant que le nouveau propriétaire ne réédite pas les erreurs de son prédécesseur.






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