Fil d'actu : CAN  Tous les billets sur la Coupe d'Afrique des Nations, disputée tous les deux ans entre janvier et février.
Posté par Edouard le 15.02.08 à 18:03 | tags : can
La victoire de l'Egypte face au Cameroun (1-0), dimanche, est venue clôturer une Coupe d'Afrique des Nations riche en but et en émotions, où l'on aura également découvert quelques joueurs à surveiller. Seconde partie de notre petit tour d'horizon des talents plus ou moins nouveaux qui ont égayé cette CAN ghanéenne. Zaki : Sauvé des eaux Déjà important en 2006 lors du titre remporté à domicile par l'Egypte (il avait marqué le but de la qualification en demi-finale face au Sénégal), Amr Zaki s'est imposé comme une des pièces maîtresse de l'attaque des Pharaons au cours de cette édition 2008 de la CAN. Après un but décisif en quart de finale face à la Guinée (2-1), le Zaki show atteint son paroxysme en demi-finale face à la Côte d'Ivoire (4-1) avec un doublé inscrit en cinq minutes. Pas mal pour un joueur qui avait manqué de se noyer après avoir été jeté dans une piscine par ses coéquipiers. Un peu moins en vue en finale, le joueur d'El Zamalek a en tout cas marqué la compétition de son empreinte et pourrait retenter l'aventure européenne après un passage raté au Lokomotiv Moscou.
Manucho : Comme un beau diable Pas manchot quand il s'agit de repérer les talents de demain, Sir Alex Ferguson avait déjà attiré Manucho Goncalves dans les filets de Manchester United fin décembre avant que ce dernier n'explose lors de la CAN avec l'Angola. Auteur de 4 buts en 4 matchs, dont un extérieur du pied culottée face à l'Egypte en quarts de finale, l'attaquant des Palancas Negras devra toutefois patienter avant d'obtenir un permis de travail en Angleterre. D'ici là, le club grec de Panathinaïkos profitera de sa puissance et de son sens du but.
Aboutreika : Le buteur engagé Réduit à entrer en cours de jeu au cours du premier tour, l'égyptien Mohamed Aboutreika aura d'abord fait parler de lui en passant un message de soutien à Gaza après avoir marqué un doublé contre le Soudan (3-0). Titulaire à partir des quarts, il a vite fait oublier la polémique en démontrant un vraie talent de meneur de jeu et de finisseur dans le 3-5-2 de Hassan Shehata. Unique buteur de la finale face au Cameroun (1-0), le stratège d'Al-Alhy, le club égyptien qui rafle tout en Afrique, a consolidé son statut de meilleur joueur évoluant sur le continent noir. Mais à 29 ans, on peut se demander comment il n'a pas encore fait le grand saut.
Ils ont aussi fait parler d'eux : Le Marocain Soufiane Alloudi (24 ans), auteur d'un triplé face à la Namibie mais blessé lors de ce même match ; Le Zambien Felix Katongo (23 ans), auteur de deux buts lors du premier tour, dont celui de l'égalisation face à l'Egypte (1-1) et recruté durant la CAN par Rennes ; le Ghanéen Antony Annan (21 ans), qui s'est progressivement imposé dans le milieu de terrain des Blacks Stars orphelin de Appiah et convoité par Chelsea ; L'Egyptien Ahmed Fathi (23 ans), à l'aise partout même en défense centrale et premier buteur des Pharaons contre la Côte d'Ivoire en demi-finale.


La victoire de l'Egypte face au Cameroun (1-0), dimanche, est venue clôturer une Coupe d'Afrique des Nations riche en but et en émotions, où l'on aura également découvert quelques joueurs à surveiller. Petit tour d'horizon en deux parties des talents plus ou moins nouveaux qui ont égayé cette CAN ghanéenne. Kameni : Dans la cage aux lions Si bon nombre d'entre vous auront découvert le talent de Carlos Idriss Kameni au cours de cette CAN, en particulier lors de la finale où il a évité au Cameroun de se prendre une nouvelle volée face à l'Egypte, les férus du championnat d'Espagne connaissent déjà bien celui qui garde les cages de l'Espanyol Barcelone depuis quatre saisons. A 23 ans, l'expérience de ce gardien formé à la Kadji Sport Académie de Douala puis au Havre est déjà impressionnante (plus de 100 matchs en Liga, 32 sélections avec les Lions Indomptables, champion olympique à 16 ans). Finaliste de la dernière Coupe de l'UEFA et vainqueur de la Coupe du Roi 2006, Kameni (qui ne vient ni de Paname, ni de Marly Gomont) a franchi un cap sous la houlette de Thomas N'Kono, plus grand portier de l'histoire du Cameroun et entraîneur des gardiens à... l'Espanyol. Carlos attend désormais qu'un grand club vienne l'attirer dans ses filets.
Alexander Song : Une affaire de famille Jugé encore un peu tendre par Arsène Wenger pour s'imposer dans l'entre-jeu d'Arsenal, le neveu de Rigobert Song n'aura pas tardé à convaincre Otto Pfister d'en faire une de ses pièces maîtresses au sein de la sélection camerounaise, malgré la concurrence des M'Bia, Makoun et autres M'Bami. Arrivé vierge de sélection au Ghana, il s'est imposé dans le onze de départ dès le deuxième match des Lions. Touché lors de la demi-finale, Alexander Song n'a malheureusement pu tenir qu'un quart d'heure lors de la finale perdu par face à l'Egypte (0-1) mais s'offre une incursion assez méritée dans le onze type de la CAN.
Hosni : Rattrapage réussi Passé brièvement par la Ligue 1, à Strasbourg, avant de rentrer au pays suite à la relégation du club alsacien et une acclimatation ratée, Hosni Abd Rabo n'avait pu participer à la victoire des Pharaons lors de la CAN 2006 pour cause de blessure. Qu'à cela ne tienne, le joueur d' El-Ismaily se sera bien rattrapé lors de l'édition 2008 en s'imposant comme un des acteurs principaux du doublé égyptien. Tireur de penalty attitré, Hosny en aura inscri trois, plus un but dans le jeu, et surtout abattu un travail énorme au milieu de terrain. Ce qui lui a valu de décrocher le titre de meilleur joueur du tournoi, succédant à son compatriote Ahmed Hassan. A tout juste 23 ans, ce déjà pilier des Pharaons (46 sélections) a encore tout le temps de retenter sa chance en Europe. Le PSG, Bolton et Newcastle seraient sur les rangs.
Agogo : Mister Muscle Man A 28 berges, Manuel "Junior" Agogo n'est plus vraiment un jeune premier. Après avoir bourlingué dans une ribambelle de clubs de seconde zone, principalement en Angleterre et dernièrement à Nottingham Forrest (D3), ce joueur robuste a pourtant créé la surprise en s'imposant avec 3 buts en 6 matchs comme la belle surprise des Black Stars du Ghana, au détriment du décevant Gyan Asamoah. "Il n'a pas arrêté de travailler et de progresser et je suis certain qu'il ne fera plus de vieux os en D3", juge son sélectionneur Claude Leroy. On saura bientôt si des clubs de première européenne sont prêts à tenter le pari Agogo.


Posté par Edouard le 10.02.08 à 21:49 | tags : can
Implacables, les tenants du titre égyptiens ont imposé leur loi au Cameroun en finale de la CAN (1-0), grâce à un but de Abou Treika offert par Mohamed Zidan (78e) venu logiquement concrésiter leur domination. Les Lions indomptables n'auront jamais vraiment inquiété des Pharaons qui assoient un peu plus leur domination sur le football africain avec ce 6e succès dans l'épreuve. Le résumé complet de Cameroun - Egypte Déjà vainqueur en 2006, l'Egypte s'impose comme la plus grande nation du football africain - crédit : Panoramic
Posté par Edouard le 09.02.08 à 08:43 | tags : can
 Après avoir éliminé, jeudi, les deux favoris supposés de la compétition, le Ghana et la Côte d'Ivoire, le Cameroun et l' Egypte se retrouvent dimanche en finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Un remake de la rencontre du premier tour qui avait vu les Pharaons cueillir à froid les Lions Indomptables (4-2). L'expérience a parlé Symboles du beau jeu, annoncés comme les futures forces dominantes du football africain, les Black Stars du Ghana et les Eléphants ivoiriens sont passés à côté de leur sujet lors des demi-finales et se disputeront samedi la 3e place de la CAN, samedi à Sekondi. Un lot de consolation bien maigre pour ces deux nations qui avait jusque-là un carton plein dans la compétition. Mais l'expérience et le passif du Cameroun et de l'Egypte, les deux nations les plus titrées de la Coupe d'Afrique (4 pour les Lions, 5 pour les Pharaons), ont parlé. Critiqués pour leur préparation chaotique (nomination du sélectionneur Otto Pfister au dernier moment, matchs amicaux contre des équipes en bois) qui a débouché sur une déroute initiale face à l'Egypte (2-4), les Lions ont su relever la tête et donner tort aux anciens internationaux ivoiriens qui annonçaient déjà la faillite total de la sélection, dont un Joseph-Antoine Bell particulièrement véhément. Fidèle à sa réputation, le Cameroun s'est donc payé le scalp du pays organisateur, le Ghana, et peut désormais croire à la victoire. Pharaon revient En finale, ils croiseront donc à nouveau la route de l'Egypte, autre équipe dont on avait sous-estimé le potentiel. La CAN 2006 ? Ils l'avaient gagné parce qu'à la maison, disaient les mauvais langues qui n'ont pas voulu reconnaître la grande maîtrise collective et tactique des Pharaons. Même avec Mido laissé à la maison, Hassan remisé sur le banc et un Mohamed Zidan intermittent, les tenants du titre ont fait taire tout le monde, à commencer par les Ivoiriens qui ne sont pas près de se remettre du 4-1 infligé en demi-finale par les Zaki, Aboutreika, El Hadary & co.


Posté par Edouard le 08.02.08 à 00:33 | tags : can
 Deux ans après la finale remportée à domicile, l' Egypte n'a cette fois pas eu besoin d'attendre les tirs au but pour venir à bout de la Côte d'Ivoire (4-1). La force collective et le réalisme étaient du côté des Pharaons, qui ont pris l'avantage sur un but de Fathi (12e) avant de creuser l'écart par Zaki (62e, 67e) et Aboutreika (90e+2). Les Eléphants ont eux buté sur un El Hadari impérial et trop misé sur des exploits individuels, comme la réduction du score de Keita, superbe mais inutile (63e). L'Egypte en patron Après la défaite du Ghana face au Cameroun (0-1), l'autre favori annoncé de cette CAN 2008 a donc dû rendre les armes aux portes de la finale. La Côte d'Ivoire n'avait pourtant pas de problèmes de suspension ou de blessures, elle n'avait pas non plus joué une demi-heure à dix en demi-finale, comme les Black Stars. Non, les Eléphants sont juste tombés sur une formation égyptienne qui leur a rappelé, ainsi qu'à toute l'Afrique, qui était le tenant de titre et la nation qui a remporté le plus de CAN (5). Avec une poignée de joueurs évoluant à l'étranger, contre une majorité au pays dont sept à Al Ahly, les Pharaons ont donné une nouvelle leçon de football collectif à une équipe d'Afrique Noire. "On ne sait pas jouer contre les pays du Maghreb. En revanche les pays d'Afrique noire, aucun problème, on sait comment les battre", avait d'ailleurs prévenu un dirigeant égyptien cité ce jeudi dans L'Equipe. On a vu. El Hadari impérial Contrairement à ce que pourrait indiquer le tableau d'affichage, l'Egypte ne s'est pas non plus baladée face à la Côte d'Ivoire. Et elle doit beaucoup à l'immense prestation de son gardien, El Hadari, de n'avoir concédé qu'un but, un missile imparable - même pour Grégory Coupet - de Kader Keita (2-1, 63e), envoyé à l'orgueil après le second but des Pharaons. Didier Drogba a lui tout tenté, du pied (11e, 29e) ou de la tête (45e, 50e). Sans succès. Idem pour les tentatives de Boka (59e , 89e) et Didier Zokora (85e). En face, les Egyptiens étaient en feu : Tir de Fathi dévié par la jambe de Kalou (1-0, 12e), blessure du gardien ivoirien Barry (remplacé par Loboué, qui joue en D2 allemande), tête de Zaki sur corner qui rentre avec l'aide de la barre (2-0, 62e), énorme erreur de Kolo Touré qui tourne le dos à ce même Zaki (3-1, 67e). Et, pour finir en beauté, ultime banderille d'Aboutreika sur un contre menée Mohamed Zidan, entré en cours de jeu (4-1, 90e+2). Une réussite de champion. Cameroun - Egypte en finale Une fois menés au score, les Eléphants ont de leur côté trop misé sur leurs talents individuels mais auraient pu arracher les prolongations avec un plus de patience et de réalisme devant le but. Une leçon à retenir pour cette génération dorée qui n'a toujours ajouté de ligne au palmarès de la Côte d'Ivoire. Les Egyptiens auront eux l'occasion de soulever la 6e CAN de leur histoire, dimanche face au Cameroun. Encore une équipe qui a une revanche à prendre (battue 2-4 au premier tour). Les Pharaons adorent ça. Côte d'Ivoire : Copa (Loboué, 39e) - Eboué, Kolo Touré, Meïté, Boka - Ab. Keita, Yaya Touré, Zokora, S. Kalou (B. Koné, 60e) - Drogba, Aruna (A. Koné, 77e) Egypte : El-Hadary - Saïd, Gomaa, Shady - Fathi, Hosni, Hassan, Mowaad (Fathalla, 77e) - Aboutreika - Zaki (Saïd, 86e) , Meteeb (Zidan, 70e)


Posté par Edouard le 07.02.08 à 20:41 | tags : can
Pour la septième fois depuis 1984, le Cameroun s'est offert la tête du pays organisateur de la CAN en s'imposant face au Ghana (1-0), à Accra. Solides défensivement, les Lions Indomptables ont bien résisté aux assauts des Black Stars et tué le match sur un contre conclu par Nkong (71e). Les partenaires de Samuel Eto'o affronteront le vainqueur de Côte d'Ivoire -Egypte, dimanche en finale.
Etoiles déchues La belle aventure du Ghana ce sera donc arrêté au stade des demi-finales. Vainqueurs à l'orgueil du Nigeria (2-1) au tour précédent, avec un but décisif inscrit par Agogo en infériorité numérique, les Black Stars n'ont cette fois pu trouver les ressources pour venir à bout du Cameroun. La suspension de John Mensah, qui a fait reculer Michael Essien en défense, et la blessure à l'échauffement de L. Kingston, remplacé par Ayew, n'ayant pas aidé la formation de Claude Leroy. Avec un jour de récupération en plus, face à des Camerounais qui avaient eux joué les prolongations face à la Tunisie, et le soutien de leur public, le pays hôte avait pourtant les moyens de se hisser jusqu'en finale. Avec le match qu'il a livré, cet objectif aurait d'ailleurs pu être atteint sans qu'on y trouve à redire. Mais les Ghanéens n'auront pas réussi à concrétiser leur énorme temps fort de la seconde mi-temps. Et en face, les Lions ont été d'une efficacité diabolique. Le coup de bambou d'Nkong Lorsque Nkong fut servi en contre par Eto'o et ajusta Kingston d'un plat du pied impeccable (1-0, 71e), le ciel a dû tomber sur la terre des Black Stars. Les partenaires de Michael Essien, qui a parfaitement dépanné derrière mais manqué au milieu, tenaient les Lions à la gorge depuis le retour des vestiaires et auraient mérité de prendre l'avantage. Mais les frappes étaient mal cadrées (Annan au dessus, 60e) et les percées individuelles trop souvent conclues par de mauvais choix. En première période, déjà, le Ghana s'était offert la première occasion, sur un coup franc de Muntari dont le rebond surpris Addo (5e), et bénéficiait de l'énorme activité d'Agogo, qui multipliait les appels et les remises. Le jeune Ayew Pelé, lancé suite au forfait de L. Kingston, se montrait lui aussi à son aise mais écrasait trop sa frappe après un crochet à l'entrée de la surface (28e) et dévissait sa tête sur un centre de Muntari (45e+3). Au final, c'était pourtant le Cameroun qui s'offrait la plus grosse opportunité de la mi-temps : un coup franc de plus de 30 mètres de Geremi qui touchait l'équerre d'un Kingston trahi par son mauvais jugement (38e). Un signe avant coureur. Redemption Song Privée d'Asamoah Gyan, malade, l'attaque ghanéenne s'est donc cassé les dents sur la solide défense camerounaise, symbolisée par son capitaine courage, Rigobert Song. Ne restait plus qu'à attendre, tapis dans l'ombre, le bon moment pour placer un contre fatal et se payer le scalp du pays organisateur. Une habitude pour les Lions avaient déjà réalisé cette performance à six reprises depuis 1984. La fin de match allait tout de même offrir quelques frayeurs au Cameroun, mais Agogo butait contre Kameni (78e) et ne cadrait pas une tête relativement facile (81e). Bikey trouvait quand même le moyen de recevoir un rouge pour avoir bousculer un soigneur (91e). Sans doute une des pires expulsions de l'histoire des grandes compétitions internationales qui privera le défenseur central de la finale de dimanche. Qu'importe, les Lions seront là. Ghana : Kingston - Sarpei, Addo, Essien, Paintsil - Muntari, Annan, Dramani - Ayew (Barusso, 84e), Owusu Abeyie (B. Gyan, 68e), Agogo Cameroun : Kameni - Geremi, Bikey, R. Song, Atouba - M'Bia, A. Song, Emana (Binya, 76e), Idrissou (Epallé, 46e)- Eto'o, Job (N'kong, 61e)


Posté par Edouard le 07.02.08 à 15:09 | tags : can
 Après deux semaines de compétition endiablée, la Coupe d'Afrique des Nations nous réserve ce jeudi deux belles affiches en demi-finales, Ghana - Cameroun (18h) et Côte d'Ivoire - Egypte (21h30). Quatre équipes qui ont, au total , soulevé la CAN à 15 reprises. Ghana - Cameroun : Des Lions briseurs de rêves Favori mais passé tout près de l'élimination en quart de finale face au Nigeria, le Ghana doit maintenant passer l'obstacle camerounais pour s'offrir une finale devant son public, dimanche. Mission que les Black Stars de Michael Essien devront accomplir sans John Mensah, suspendu un match suite à son expulsion face aux Super Eagles.
Mal parti dans le tournoi, les Lions Indomptables affichent également un moral au beau fixe et espèrent créer la sensation, comme l'a rappelé le capitaine Rigobert Song : "Nous connaissons la force des Ghanéens et les joueurs de qualité qui composent cette équipe, ils peuvent renverser beaucoup de choses dans une situation difficile mais nous voulons maintenir la tradition, à savoir humilier le pays hôte en ce qui concerne la Coupe d'Afrique des nations". En effet, le Cameroun est un spécialiste du genre, ayant éliminé le pays organisateur lors des éditions 1984 (Côte d'Ivoire), 1988 (Maroc), 1992 (Sénégal), 1998 (Burkina-Faso), 2000 (Ghana / Nigeria) et 2002 (Mali). L'histoire se reproduira-t-elle une nouvelle fois ? Les équipes probales : Ghana : Kingston - Sarpei, Addo, Barusso ou Iliasu, Paintsil - Muntari, Annan, Essien, Owusu Abeyie, Asamoah Gyan Cameroun : Kameni - Geremi, Bikey, R. Song, Atouba ou Tchato - M'Bia, A. Song, M'Bami - Emana - Eto'o, Job Côte d'Ivoire - Egypte : La revanche de 2006Les deux finalistes de l'édition 2006, organisée et remportée par l'Egypte au terme de la séance de tirs au but, se retrouvent donc en demi-finale de la CAN ghanéenne. Sur terrain neutre, les Eléphants seront cette fois favoris. D'autant que le parcours a jusque-là été impressionnant : trois victoires en trois matchs de poule, démolition de la Guinée en quart (5-0) pour un total de 13 buts marqués contre un seul encaissé. Malgré ses stats impressionnantes et le talent qui foisonne chez les partenaires de Didier Drogba, l'Egypte est loin d'avoir dit son dernier mot et pense même avoir les clés pour dominer les Ivoiriens. "On ne sait pas jouer contre les pays du Maghreb. En revanche les pays d'Afrique noire, aucun problème, on sait comment les battre", aurait ainsi déclaré un dirigeant égyptien cité ce jeudi dans L'Equipe. Côté terrain, la Côte d'Ivoire pourrait enregistrer le retour de Kolo Touré, touché à la cuisse contre le Bénin, ce qui permettrait à Didier Zokora de retrouver sa place au milieu de terrain. Ecarté lors du dernier match, Mohamed Zidan est lui en balance avec Abou Treika pour revenir dans le onze de départ des Pharaons. Les équipes probables : Côte d'Ivoire : Copa - Eboué, Kolo Touré ou Zokora, Meïté, Boka - Ab. Keita, Yaya Touré, Zokora ou Romaric, S. Kalou - Drogba, Aruna ou A. Koné Egypte : El-Hadary - Saïd, Gomaa, Fattah - Fathi, Shawky, Hosni, Fathalla - Zidan ou Abou Treika - Zaki, Meteeb.


Posté par Edouard le 05.02.08 à 01:19 | tags : can
En dépit des critiques, le Cameroun a eu raison de la Tunisie de Roger Lemerre (3-2) grâce à un doublé de Stéphane M'Bia (18e, 94e) et coup franc de Geremi (24e). Un succès que les Lions indomptables ont du arracher aux Aigles de Carthage, qui ont remonté un retard de deux buts par Ben Saada (33e) et Chikhaoui (81e) dans le temps réglementaire avant de craquer en prolongation. Face au Ghana, en demi-finale, la tâche sera encore plus rude.
M'Bia le revenant Finalement, la qualification du Cameroun pour le dernier carré de la Coupe d'Afrique des Nations aura été l'image de sa préparation. Chaotique. Désigné après huit mois de tergiversation de la Fécafoot, le sélectionneur Otto Pfister aura semblé découvrir ses joueurs lors du premier tour, multipliant les compositions sans jamais trouver la formule satisfaisante. Un tâtonnement qui a finalement eu du bon, le Rennais Stéphane M'Bia, qui avait disparu après une mi-temps face à l'Egypte (2-4), s'étant mué en héros national avec deux buts à son actif, dont une reprise de volée du droit victorieuse au cours des prolongations. M'Bia milieu droit, il fallait quand même y penser. Mais Otto est comme ça, insondable, reléguant Job au profit d'Idrisssou, lui-même écarté après un début de compétition peu convaincant. Dans ce joyeux foutoir, les joueurs camerounais ont quand même réussi à bien rentrer dans le match et à inscrire deux pions, par M'Bia (1-0, 18e), de la tête, et l'inusable Geremi d'un joli coup franc enroulé au dessus du mur (2-0, 24e). Et les Tunisiens, eux, laissaient faire sans trop réagir. Match plié, pouvait-on croire ? Que nenni. Come back tunisien La domination des partenaires de Samuel Eto'o, peu en vue si ce n'est sur un mauvais geste en fin de match, était en fait bien fragile et Ben Saada ne tardait pas à répondre à Geremi d'un coup franc tout aussi bien frappé (2-1, 33e). Les Aigles déployaient enfin leur ailes et Santos envoyait un missile sur la barre de Kameni, qui réalisait une parade décisive sur la reprise de Ben Saada (41e). Avec patience, ils allaient remettre les compteurs à zéro en fin de seconde période sur un centre de Ben Frej repris par Chikaoui d'une belle frappe croisée (2-2, 81e). Dès le début des prolongations, les efforts tunisiens étaient pourtant réduits à néant par un nouveau but de M'Bia, qui reprenait de volée une ballon déviée de la tête dans la surface (3-2, 94e) et réalisait le match de sa vie. C'en était trop pour la formation de Roger Lemerre, en difficulté physiquement, qui laisse la dernière place en place demi-finale au Cameroun. Ce sera jeudi, face au pays organisateur, et ce sera dur. Le programme des demi-finales : Ghana - Cameroun, jeudi 7 février (18h) à Accra Côte d'Ivoire - Egypte, jeudi 7 février (21h30) à Kumasi


Posté par Edouard le 04.02.08 à 20:52 | tags : can
 Comme prévu, l' Egypte a obtenu sa place dans le dernier carré de la CAN en venant à bout de l'Angola (2-1), sur un penalty de Hosni (23e) et un but heureux de Zaki (38e). Les Pharaons ont toutefois été peu brillants face à de valeureux angolais, revenus une fois au score par Manucho (26e) et qui auront entretenu l'espoir jusqu'au bout grâce aux parades de Lama. Pour leurs retrouvailles face à la Côte d'Ivoire, en demi-finale, les tenants du titre devront montrer un autre visage. Zidan sur le banc L'Angola s'est battu, mais l'Angola a été vaincu. Pour leur première participation à un quart de finale de la CAN, les Palancas Negras ont bien tenu tête à des Egyptiens peu inspirés sans leur star du premier tour, Mohamed Zidan, laissé sur le banc, on ne sait pourquoi, par le sélectionneur Hassan Shehata. Avec beaucoup d'envie et un peu de talent, notamment celui de Manucho, auteur du but de l'égalisation d'une frappe extérieur du gauche culottée, les hommes de Luis Gonçalves de Oliveira auront offert un peu de suspens à une rencontre a priori déséquilibrée. Bémol à la prestation angolaise, le nivellement s'est plutôt effectuer par le bas. Redoutables au premier tour, enfin surtout lors de leur premier match face à au Cameroun (4-2), les Egyptiens ont été loin de surclasser une formation peu expérimentée et dotée d'une défense gruyère. Le beau jeu collectif des Pharaons était resté dans les sarcophages de Shehata, et il fallu attendre un penalty obtenu suite à un coup franc généreux et détournée par une main du mur des Palancas pour que Hosni ouvre le score (1-0, 23e). Manucho devant Trop faciles, les tenants du titre voyaient l'Angola revenir dans le match trois minutes plus tard, avant de reprendre l'avantage sur une interception manquée de Kali qui permettait à Zaki de marquer du torse (38e). Rien de très glorieux pour les quintuples vainqueurs de l'épreuve, qui allaient buter tout au long de la seconde période sur le vaillant Lama - ça ne s'invente pas - et se faire quelques frayeurs sur deux occasions chaudes de Manucho (46e, 61e), jeune attaquant recruté par Manchester United et prêté au Panathinaïkos qui devrait faire parler de lui. Si la logique a été respectée, la prestation de l'Egypte a donc de quoi inquiéter avant d'affronter jeudi la Côte d'Ivoire, qui a de son côté déroulé face à la Guinée (5-0) et bénéficiera d'un jour de repos supplémentaire. Le sélectionneur des Pharaons devra lui trancher le cas Zidan, qui a peut-être pris un coup de melon après son doublé face aux camerounais comme le suggérait Didier Tholot sur Eurosport.


Posté par Edouard le 04.02.08 à 16:50 | tags : can
Footballeur africain le mieux classé au Ballon d'Or et au FIFA World Player, Didier Drogba aurait logiquement du être sacré meilleur joueur du continent noir. C'est pourtant le malien Frédéric Kanouté qui a été désigné vendredi Ballon d'Or Africain 2007 par la CAF. Une décision rocambolesque qui n'a pas fini de faire parler des deux côtés de la méditerranée.
Les absents ont toujours tort Souvent critiqués pour leur gestion chaotique, les dirigeants du football africain ont carrément perdu les pédales à l'occasion de la remise du Ballon d'Or Africain. En organisant la cérémonie à Lomé, capitale du Togo, à deux jours des quarts de finale de la CAN 2008, la CAF (Confédération africaine de football) avait déjà commis une grave erreur de timing, mettant en conflit les joueurs nominés et leur équipe nationale. Devant l'absence de Didier Drogba, retenu par sa sélection, elle a sombré dans le grand n'importe quoi en remettant le trophée à son second, Frédéric Kanouté, qui avait eu lui la bonne idée de se faire éliminer au premier tour avec le Mali et était disponible pour assister à l'événement. Dans un reportage diffusé dimanche sur Téléfoot, Idriss Diallo, le vice-président de la Fédération Ivoirienne, expliquait ainsi aux Eléphants la situation : "Dans la mesure ou nous sommes ici pour préparer une compétition, nous ne pouvons pas autoriser son départ pour participer à cette cérémonie. Au nom de la solidarité et du groupe, il accepté de ne pas y aller. Et selon la plupart des informations que nous avons, Didier était le meilleur sur cette liste. Sauf que du fait que Didier n'y aille pas, la CAF a décidé de sévir non pas au plan sportif mais je dirais au plan politique." Décision politique ? Et Diallo de poursuivre : "Le président de la CAF a eu à parler avec des responsables de la fédération et ensuite à Didier pour lui dire ‘si tu ne viens pas si tu es le premier on donne le trophée au 2e on te prive de ce que tu as gagné par ta propre valeur'. Hier (vendredi) ils ont désigné Kanouté comme étant meilleur joueur africain et le comble c'est qu'ils n'ont même pas dit le nombre de points de Kanouté et des autres, parce que comme c'était un arrangement, ils n'ont pas été capables de dire les choses telles qu'elles étaient. Votre capitaine a décidé de sacrifier ces intérêts personnels pour les intérêts du groupe."
En voulant ne pas perdre la face, la CAF a donc complètement discrédité le Ballon d'Or et, surtout, une nouvelle fois donné une piètre image du football africain, actuellement à la fête avec une CAN ghanéenne qui s'impose comme une des meilleures éditions de ces dernières années. Le pire, c'est que tout ceci était prévisible et que plusieurs s'étaient déjà élevés pour annoncer le fiasco à venir. "C'est une folie de d'organiser cette cérémonie à deux jours d'un quart de finale capital contre le Nigeria", a ainsi regretté Claude Leroy, le sélectionneur du Ghana, qui a lui finalement consenti à libérer Michael Essien. La guerre des sponsors Outre l'incohérence de la CAF et de son président Issa Hayatou, qui aurait lui-même appelé Drogba pour lui signifier qu'il perdrait son titre en ne se rendant pas à Lomé, une sombre affaire de sponsor serait également à l'origine de cette polémique, comme le rapporte le site afrik.com. En résumé, un conflit d'intérêt serait apparu entre Globacom (le géant des télécommunications du Nigeria et organisateur de la CAF Awards) et MTN, le partenaire officiel de la CAN, qui aurait refusé que le logo de Globacom figure sur les maillots des Super Eagles. En représailles, cette dernière aurait délocalisé le Ballon d'Or Africain, qui se tenait l'an dernier à Accra (Ghana), au Togo. Après avoir refusé de s'exprimer sur la décision de la CAF, afin de ne pas rajouter à la polémique et par respect pour Kanouté, Drogba a tout de même consenti à donner son sentiment. "C'est une décision difficile à prendre, car j'ai beaucoup de respect pour ce titre qui m'avait rendu très fier l'année dernière, mais je ne peux pas cautionner ce qui s'est passé. Ma femme devrait se rendre à Lomé récupérer le prix, et on m'a expliqué que ce n'était pas à elle de venir, mais à moi. C'est un véritable scandale pour la CAF." Mais la réponse que pourrait apporter le capitaine des Eléphants est de soulever la CAN dimanche prochain à Accra.


 Après les victoires du Ghana sur le Nigeria (2-1) et de la Côte d'Ivoire face à la Guinée (5-0), dimanche, Egypte - Angola (18h) et Tunisie - Cameroun (21h30) s'affrontent ce lundi pour une place en demi-finale de la CAN. Egypte : Le champion est là Sous-estimé avant le début de la compétition, le tenant du titre a frappé un grand coup en corrigeant d'entrée le Cameroun (4-2) avec un énorme prestation de Mohamed Zidan, promu au rang de nouvelle star en l'absence d'Amhed Hassan, meilleur joueur de la CAN 2006. Quasi-qualifié après avoir dominé le Soudan (3-0), les Pharaons égyptiens ont fini en roule libre contre la Zambie (1-1) mais s'imposent donc comme l'un des grands favoris de l'épreuve avec leur jeu de passe réglé comme du papier à musique et quelques individualités redoutables (Zidan, Hosny). De quoi faire trembler son adversaire en quart, l'Angola. Angola : Première pour les Palancas Le petit poucet de la compétition a bien mis à profit l'expérience glanée lors du Mondial 2006 (3e de sa poule derrière le Portugal et le Mexique) pour s'offrir sa première qualification en quarts de finale d'une Coupe d'Afrique des Nations. Tombées dans un groupe où elles ne partaient pourtant pas favoris (avec la Tunisie, la Sénégal et l'Afrique du Sud), les Palancas Negras (Antilopes Noires) ont créé la surprise en tenant en échec les Bafana Bafana (1-1) avant de dominer les Lions de la Teranga (3-1) et d'assurer face la Tunisie (0-0). Leur belle aventure risque toutefois de s'interrompre contre l'Egypte. Egypte - Angola, le 04 février à Kumasi (18h00) Tunisie : Les Aigles en embuscade Vainqueurs à domicile en 2004, quarts de finaliste en 2006, les Aigles de Carthage se sont à nouveau sortis des phases de poule, notamment grâce au nul arraché en fin de match face au Sénégal (2-2) sur une frappe de 35 mètres de Traoui. Roger Lemerre tient à sa disposition quelques éléments offensifs qui peuvent faire la différence, dont Jemaa, Chikhaoui et le décrié Santos qui a répondu en claquant un doublé contre l'Afrique du Sud (3-1). Arrivée au Ghana avec une certaine ambition, la Tunisie peut en plus compter sur une solide assise collective mais devra hausser son niveau de jeu pour créer la surprise face aux partenaires d'Eto'o.
Cameroun : Gare au lion blessé Malgré leur déroute face à l'Egypte (2-4), les Lions Indomptables ne sont pas laissés envahir par le doute et ont bien réagit en dominant la Zambie (5-1) et le Soudan (3-0) pour terminer à la seconde place du groupe C. Un moindre mal pour les hommes d'Otto Pfister qui doivent se faire pardonner leur élimination lors des qualifications pour le Mondial 2006. Si le technicien français peut compter sur la soif de buts de Samuel Eto'o, le nouveau recordman de buts en Coupe d'Afrique des Nations (16) est un peu l'arbre qui cache la forêt, la génération actuelle étant loin du niveau des doubles vainqueurs de la CAN (2000 et 2002). Cameroun - Tunisie, le 04 février à Tamale (21h30)


Posté par Edouard le 03.02.08 à 23:54 | tags : can
Privée de Pascal Feindouno, la Guinée n'a pu entraver la marche des Elephants. Sans forcer leur talent, les Ivoiriens ont corrigé le Syli National (5-0) sur cinq beaux buts de Keita (25e), Drogba (70e), Kalou (73e, 82e) et Baky Kone (86e), en déployant un football de grande qualité. Un tour de chauffe avant d'affronter le vainqueur d'Egypte - Angola.
Keitarrincha Annoncé déséquilibré, ce quart de finale a donc terminé en carnage pour la Guinée de Robert Nouzaret. Pendant 70 minutes, le Syli National aura pourtant entretenu l'espoir, avec un seul but de retard au compteur (un extérieur du droit de Keita au premier poteau), et fut même à deux doigts de revenir dans le match sur un coup franc de Jabi au raz du poteau de Barry (62e). Mais le dernier coup de rein ivoirien lui fut fatal en fin de match, avec quatre buts encaissés en un quart d'heure. En première période, la Côte d'Ivoire avait surtout songé à gérer ses efforts, se contentant de dominer à la possession de balle et de contenir un adversaire lui même très prudent. Le Lyonnais Kader Keita, qui s'est pris pour Garrincha face à la défense guinéenne, était heureusement là pour récupérer le ballon et tromper Camara d'un extérieur du droit en angle fermé (24e). Mais se montrait moins en réussite pour conclure un beau mouvement ivoirien (45e). Tout comme Aruna Dindane, par deux fois, et Salomon Kalou qui butaient sur le portier et les défenseurs guinéen (43e). La Guinée s'effondre La supériorité collective et individuelle des Eléphants allaient toutefois finir par se concrétiser au tableau d'affichage, même si le Sily National attaquait la seconde mi-temps avec de meilleures intentions et un pressing sur le porteur du ballon ivoirien. Ces derniers n'en demandaient pas tant pour déployer leur superbe jeu de contre. Sur l'un d'eux, Didier Drogba réalisait un une-deux avec Boka, éliminait un défenseur (le 6) et faisait enfin le break (2-0, 70e). A partir de là, la Guinée a baissé les bras, laissant une défaite honorable se transformer en déroute totale. Kalou ajoutait deux nouveaux pions, en dribblant le gardien (3-0, 73e) puis en concluant un bon travail de Dindane et Yaya Touré (4-0, 82e). Et Bakary Kone, tout juste entré en jeu, nettoyait la lucarne de Camara (5-0, 86e) d'une mine du droit. La fête était belle pour le public ivoirien qui avait fait le déplacement à Sekondi. Mais contre à l'Egypte, qui sera favori lundi face à l'Angola, ce sera une autre paire de manche.


Posté par Edouard le 03.02.08 à 21:10 | tags : can
 Menés au score en première période (penalty de Yakubu, 34e), réduits à dix en seconde (exclusion de John Mensah, 59e), le Ghana a trouvé les ressources pour s'imposer aux forceps devant le Nigeria (2-1). Après avoir égalisé sur un coup de tête de Michael Essien avant la pause (45+3e), les Black Stars de Claude Leroy ont pris l'avantage en fin de match par Agogo (83e) et évité de subir l'affront d'une élimination précoce devant leur public. Essien répond à Yakubu Du suspens, des retournements de situations improbables, des buts, de l'engagement, ce premier quart de finale entre le Ghana et Nigeria a définitivement lancé la Coupe d'Afrique des Nations 2008. Un scénario haletant qui a bien failli coûter cher aux Blacks Stars, tendues par l'évènement et mis en difficulté par les Super Eagles, mais s'est finalement bien terminé pour le pays hôte qui affrontera le vainqueur de Cameroun - Tunisie (lundi à 21h30) en demi-finale. Malgré une bonne entame, le Ghana a donc été tout proche de la correctionnelle. Pour la première fois dans cette compétition, les hommes de Claude Leroy ont concédé l'ouverture du score, sur un penalty obtenu et transformé par Yakubu pour un tirage de maillot d'Addo (1-0, 34e), et monté une fébrilité qu'on ne leur avait pas connu jusque-là. Tout le contraire d'un Nigéria qui n'avait rien à perdre dans sa position d'outsider. Mais un énorme coup de tête d'Essien, au point de penalty, qui rentrait avec l'aide du premier poteau d'Ejide (1-1, 45+ 3) permettait aux Ghanéens de rentrer aux vestiaires sur un score nul. Un sauveur nommé Agogo Le Nigeria reprenait pourtant sa domination en début de seconde période, et John Obi Mikel était tout proche de tromper Kingston, qui claquait de justesse la tentative de lob de 35 mètres du milieu de terrain de Chelsea (48e). Sous pression, le Ghana allait en plus perdre John Mensah, coupable d'une faute en position de dernier défenseur sur Odemwingie, à l'entrée de la surface de réparation (59e). Kingston évitait le pire en repoussant le coup franc joué en deux temps avec Taiwo (60e). Alors que les Blacks Stars auraient pu craquer en infériorité numérique, l'irrationnel s'est invité sur la pelouse dans le dernier quart d'heure. Le Nigeria ne touchait plus une bille et souffrait sur les percussions adverses. Agogo manquait une première fois le cadre, après un contrôle dos au but (82e), mais reprenait un centre fort au second poteau, avec petit pont sur le défenseur, de Muntari dans la foulée (2-1, 83e). Explosion du stade Ohene Djan d'Accra. Non contents d'avoir pris l'avantage à dix grâce à un joueur de D3 anglaise (Nottingham Forest), les Ghanéens continuaient à pousser et, pour certains, s'enflammaient complètement comme Kingston, qui enchaînait les passes aveugles sur son côté droit, ou Dramman, parti dans un festival de passements de jambe qui aurait sûrement énervé Franck Jurietti. Un dernier frisson parcouru le public sur deux corners nigérians, mais le Ghana tenait sa qualification pour les demi-finales. Un de ces succès arraché au mental qui peut augurer de grandes choses.


Posté par Edouard le 01.02.08 à 18:58 | tags : can
La Tunisie et l'Angola ont rejoint hier le Ghana, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Nigéria, l'Egypte et le Cameroun au second tour de la Coupe d'Afrique des Nations, au terme d'une phase de poule endiablée (près de 3 buts par match). Présentation des deux premiers quarts de finale qui opposeront lundi le Ghana au Nigéria et la Côte d'Ivoire à la Guinée. Ghana : Le diesel est lancéRévélation africaine du Mondial 2006 (éliminée en 8e de finale par le Brésil après avoir battu la République Tchèque et les Etats-Unis au premier tour), la sélection ghanéenne est en passe de retrouver son lustre d'antan dans l'épreuve continentale. Détenteurs de quatre CAN (1962, 1965, 1978 et 1982), le dernier succès des Black Stars commence à dater et la pression qui repose sur leurs épaules a pu les brider dans l'entame de la compétition. Après deux courtes victoires contre la Guinée (2-1) et la Namibie (1-0), les hommes de Claude Leroy ont mieux fini face au Maroc (2-0) et devront compter sur le soutien de leur public et la qualité de leur milieu de terrain, avec l'impressionnant duo Essien - Muntari, pour se défaire du Nigeria en quart. Nigeria : Revenus de loin Bien mal engagés après leur défaite initiale contre la Côté d'Ivoire (0-1) et le nul concédé face au Mali (0-0), les Super Eagles se sont qualifiés in extremis grâce à leur victoire sur le Bénin (2-0) et la défaite du Mali devant les Eléphants (0-3). En dehors du milieu de terrain de Chelsea John Obi Mikel, les Nigerians manquent de leaders techniques et n'ont marqué que deux buts en trois matchs malgré un potentiel offensif intéressant (Ayegbeni, Martins, Utaka, Odemwingie). Les tâtonnements du sélectionneur Berti Vogts ne sont pas étrangers à ce constat. Après avoir débuté en 4-3-3 avec Kanu en numéro 10 (une catastrophe), le technicien allemand est repassé en 4-4-2 et a changé son onze de départ à chaque match. Rien de très rassurant à l'heure d'affronter la nation hôte de cette CAN 2008. Ghana - Nigeria, le 03 février à Accra (18h00) Côte d'Ivoire : Le retour de la Drogbacité Annoncées parmi les favorites de la compétition, les stars ivoiriennes ont tenu leur rang en étant la première équipe à valider son ticket pour les quarts et en réalisant un carton plein avec trois victoires en trois matchs. Si l'attaque des Eléphants a mis du temps à se mettre en route (1-0 contre le Nigeria), elle a ensuite gagné en efficacité face au Bénin (4-1) et au Mali (3-0), qui devait pourtant prendre au moins un point pour assurer sa qualification. Avec la meilleure différence de buts de la première phase (+ 7), les partenaires de Didier Drogba, qui semble retrouver sa condition physique au fil des matchs, ne devraient faire qu'une bouchée de la Guinée en quarts. Mais c'est la victoire finale qu'attend tout un pays, et rien d'autre.
Guinée : Déjà un exploit Autre équipe surprise de cette CAN, avec l'Angola, la Sily National a fait sensation en s'offrant le scalp du Maroc (3-2) pour s'adjuger la seconde place du groupe A. Lors du match d'ouverture face au Ghana, les potes de Pascal Feindouno avaient déjà frôlé l'exploit en s'inclinant de peu (1-2) face au pays organisateur. Leur contrat est déjà rempli et c'est sans aucune pression qu'ils se présenteront face à l'épouvantail ivoirien, en quarts de finale. Expulsé face au Maroc, Feindouno sera malheureusement encore suspendu pour ce match, mais Mansaré, Youla et Bangoura tenteront de faire oublier l'absence de leur capitaine. Côte d'Ivoire - Guinée, le 03 février à Sekondi (21h30) Les quarts de finale de mardi : Cameroun - Tunisie, le 04 février à Tamale (21h30) Egypte - Angola, le 04 février à Kumasi (18h00)


Posté par Edouard le 31.01.08 à 20:31 | tags : can
 En l'absence d'El Hadji Diouf, Tony Sylva et Ousmane Ndoye, écartés du groupe pour avoir effectué une virée nocturne, le Sénégal quitte la CAN par la petite porte et sur un triste nul face à l'Afrique du Sud (1-1). Dans l'autre rencontre, les deux leaders du groupe D, la Tunisie et la surprenante équipe d'Angola ont validé leur qualification pour les quarts de finale avec un bon vieux 0-0 et affronteront le Cameroun et l'Egypte en quarts de finale. Virée nocturne Quasi éliminé avec un point pris en deux matchs (2-2 face à la Tunisie, défaite contre l'Angola 3-1), les Sénégalais n'auront pas fait honneur à leur maillot lors du dernier match du groupe D. Si leurs chances de qualification étaient presque nulles (il leur fallait battre l'Afsud par 3 buts d'écart et espérer une victoire 2-0 de l'Angola), les Lions de la Teranga ont une nouvelle déçu sur le terrain. Mais aussi en dehors, avec la polémique née de la sortie de trois joueurs à 48h de cette rencontre décisive. Alors que le départ d'Henryk Kasperczak suite à la gifle reçue face à l'Angola avait déjà jeté le trouble sur la sélection sénégalaise, El Hadji Diouf, Tony Sylva et Ousmane Ndoye n'ont rien trouvé de mieux que d'aller se détendre en boîte de nuit. Dérapage que Lamine Ndiaye, l'assistant de Kasperczak promu nouveau sélectionneur, a fini par sanctionner en excluant les troubles-fêtes de la feuille de match. Un nul pour finir La réaction d'orgueil attendue n'a pourtant pas eu lieu et ce sont même les Bafana Bafana qui ouvraient le score sur une belle combinaison conclue par E.Van Heerden d'une reprise au second poteau (1-0, 13e). Une erreur de la défense sud-africaine permettait bien à Henri Camara d'égaliser d'un plat du pied (1-1, 36e), mais le tableau d'affichage allait rester figé sur ce résultat nul surtout flatteur pour les futurs hôtes de la Coupe du Monde 2010. L'Angola et la Tunisie ont eux eu bien raison de ne pas se fouler. Ils auront fort à faire lundi en quarts de finale, respectivement face à l'Egypte (18h) et au Cameroun (21h), deux adversaires redoutables qui bénéficieront en prime d'un jour de repos supplémentaire. Les choses sérieuses vont commencer. Le programme des quarts de finale : Ghana - Nigeria, le 03 février à Accra (18h00) Cameroun - Tunisie, le 04 février à Tamale (21h30) Côte d'Ivoire - Guinée, le 03 février à Sekondi (21h30) Egypte - Angola, le 04 février à Kumasi (18h00)


Posté par Edouard le 30.01.08 à 20:16 | tags : can
Si tout était encore mathématiquement possible, les favoris égyptiens et camerounais n'ont pas eu à trembler dans cet épologue du groupe C. Les Lions indomptables de Samuel Eto'o, auteur d'un doublé, ont ainsi disposé du Soudan (3-0) et terminent à la seconde place derrière des Pharaons qui se sont faits rejoindre en fin de match par de valeureux Zambiens (1-1).
Eto'o bat le record de Pokou Balayés par l'Egypte (2-4) lors de leur entrée dans la compétition, les Lions Indomptables ont confirmé la réaction entrevue face à la Zambie (5-1) en dominant tranquillement le Soudan. Pour valider leur ticket pour les quarts de finale, les hommes d'Otto Pfister devaient battre les Faucons de Jediane afin d'éviter de se faire coiffer par la Zambie, qui comptait également trois points. Mais les Chipopoloboys n'ont jamais paru en mesure d'inquiéter les Pharaons qui ouvraient le score au bout de 14 minutes de jeu sur un coup de tête de Zaki (1-0) et qualifiaient provisoirement le Cameroun. Ce but n'a pas empêché les Lions de faire leur part de boulot, à commencer par Samuel Eto'o qui inscrivit un premier but sur un penalty obtenu par Achille Emana pour battre le vieux record de Laurent Pokou (1-0, 27e), avant de doubler la mise en fin de match (3-0, 92e) et de porter à 16 buts, dont 5 dans cette édition, son total de buts marqués en Coupe d'Afrique des Nations. Entre-temps, une frappe d'Epale détournée dans ses propres filet par Ali Khidr (2-0, 34e) avait déjà ôté tout suspens à la rencontre. Katongo pour l'honneur Côté égyptien, le stress n'était pas plus au rendez-vous. Les Pharaons devaient s'incliner par trois ou quatre buts d'écart face à la Zambie pour voir la qualification leur filer entre les doigts, après leur deux premières victoires face au Cameroun et au Soudan (3-0), et démarraient la rencontre sans leur nouvelle star, Mohamed Zidan. Une décontraction qui leur a sans doute coûté l'égalisation de Katongo, l'homme du match, qui eut tout le temps de crocheter et frapper dans la surface (1-1, 87e). Les Chipopoloboys peuvent quitter la CAN la tête haute. Malgré cette faute de concentration, le tenant du titre termine à la première place du groupe et affrontera en quarts de finale le second de la poule D, qui livre son verdict jeudi. Le Cameroun s'est lui encore rassuré sur son potentiel et peut espérer au moins atteindre le dernier carré, objectif annoncé par Eto'o. Aller au bout sera un autre paire de manche.


Posté par Edouard le 29.01.08 à 20:25 | tags : can
Suspendu au résultat de la rencontre Côte d'Ivoire - Mali, le Nigeria peut remercier les Eléphants qui ont joué le jeu en s'imposant face aux partenaires de Frédéric Kanouté (3-0). Vainqueurs sans brio du Bénin (2-0), les Super Eagles arrachent la 2e place du groupe B et affronteront le pays organisateur, le Ghana, en quarts de finale.
Mikel chrome L'entente francophone entre Ivoiriens et Maliens, tant redoutée par la presse nigériane, n'aura finalement pas eu raison de la médiocrité des Nigérians. Incapables d'inscrire le moindre but lors de leurs deux premières rencontres, face à la Côte d'Ivoire (1-0) et le Mali (0-0), les hommes du très décrié Berti Vogts ont difficilement rempli leur part du contrat face au modeste Bénin, attendant la seconde période et coup franc de Taiwo mal repoussé Chitou pour ouvrir le score par John Obi Mikel (1-0, 52e), un des rares nigérian au niveau, avant de faire le break en fin de match par Yakubu (2-0, 86e). Ce succès aurait toutefois été inutile sans le concours de la Côte d'Ivoire, qui n'a pas fait de cadeaux au Mali. Alors qu'un bon vieux match nul qualifiait les deux formations, les Eléphants n'ont pas pris le risque de perdre la première place du groupe A. Et c'est même Didier Drogba, pourtant marié à une Malienne, qui ouvrait les hostilités après dix minutes de jeu en ouvrant parfaitement son pied pour battre Sidibé (1-0). Le Mali sans réaction Alors que les Ivoiriens avaient laissé passer quelques balles de break, le Mali reparti avec de meilleures intentions après la pause et Seydou Keita inquiétait Barry sur coup franc (47e). Réaction anecdotique puisque Zorro doublait la mise de la tête (2-0, 53e) dans la foulée du but de Mikel. Maliens et Nigérians se retrouvaient alors tous deux à quatre points, et un petit but suffisait encore à la bande de Mohamed Sissoko, entré à la mi-temps, pour reprendre la 2e place. Le miracle fut tout près de se produire sur un coup franc de Seydou Keita repris de la tête par Diakité. Mais le ballon percutait la barre de Barry (68e) et c'est au contraire la Côte d'Ivoire qui s'envolait définitivement sur un tir de Yaya Touré repoussé dans les pieds de Sanogo, tout juste entré, qui n'avait plus qu'à terminer le travail (3-0, 85e). Même sans forcer leur talents, les finalistes de l'édition 2006 étaient un cran au dessus et confirment qu'il faudra encore compter dans cette CAN ghanéenne. Le programme des quarts de finale : Ghana - Nigeria, le 03 février à Accra (18h00) Côte d'Ivoire - Guinée, le 03 février à Sekondi (21h00). Les deux autres quarts de finales opposeront le 1er du groupe C au 2e du groupe D et le 1er du groupe D - 2e du groupe C (voir les cas de figure)


Posté par Edouard le 28.01.08 à 21:16 | tags : can
 Le miracle attendu par les supporters marocains n'a pas eu lieu. Condamnés à jouer leur qualification face au pays organisateur, le Ghana, les Lions de l'Atlas se sont inclinés (0-2) sur deux buts de Essien (26e) et Muntari (45e) et quittent la CAN les valises pleines de regrets après l'euphorie née de leur carton face à la Namibie (5-1). A sens unique Dans un groupe A où tout était possible, même pour la Namibie malgré deux défaites en deux matchs, le Ghana n'a donc pas tremblé devant le public du stade Ohene Djan d'Accra. Toujours aussi solides, les Black Stars de Claude Leroy ont en prime livré leur succès le plus probant de la compétition, après deux courtes victoires contre la Guinée (2-1) et la Namibie, face au Maroc. Mais l'autre favori supposé de la poule aura, il est vrai, opposé peu de résistance. Dominé par la puissance et la technique du duo Essien - Muntari, respectivement passeurs et finisseurs sur les deux buts ghanéen, peu concentrés défensivement, les hommes d'Henri Michel sont passés à côté de leur sujet. Sans doute parce qu'ils savaient que leur défaite face à la Guinée (3-2), dans le match précédent, avait déjà scellé leur sort et anéanti les espoirs né de leur succès initial devant la Namibie (5-1). Chamakh hors-jeu ? Bien sûr, le Maroc pourra avancer la blessure de Alloudi, qui avait écœuré les namibiens en inscrivant trois buts avant se faire sécher, ou ce but de Chamakh annulé pour un hors-jeu peu évident alors que le Ghana menait 1-0 comme circonstances atténuantes. Mais même Moustoupha Hadji, le frère de Youssouf, n'arrivait pas à défendre sur l'antenne d'Eurosport le manque d'envie de ses compatriotes, incapables de se révolter en seconde période malgré l'entrée de Sektioui. Après avoir ouvert le score par Youla (9e) sur contre, la Guinée, qui devait avoir une oreille sur l'autre match, pouvait donc se permettre de laisser la Namibie revenir en fin de match sur une percée de Brendell (80e). Robert Nouzaret devra toutefois à nouveau se passer de Pascal Feindouno en quarts de finale face au premier du groupe B (la Côte d'Ivoire ou le Mali). Le Ghana héritera lui du deuxième et semble avoir les moyens de voir loin dans la compétition.


Chose rare dans une compétition internationale, un sélectionneur laisse son poste vacant avant même la fin de celle-ci. Henryk Kasperczak, entraîneur jusqu'à aujourd'hui du Sénégal, a démissionné de son poste après la défaite surprise de son équipe face à l'Angola. "J'ai proposé ma démission à mes dirigeants, qui l'ont acceptée, a-t-il déclaré dans une conférence de presse. Les joueurs sont au courant de ma décision. C'est moi qui suis responsable des résultats." L'ancien coach de Metz, Saint-Etienne, Strasbourg ou encore Lille et Bastia laisse le soin à son adjoint, Lamine Ndiaye, de tenter de qualifier les Lions pour les quarts de finale de la CAN 2008.
Des Lions remis en liberté En poste depuis 2006, le Polonais assume ses responsabilités comme il dit. On pourrait aussi penser qu'il les fuit en s'échappant ainsi avant la fin du tournoi. Apparemment adepte du choc psychologique, thème central lors des changements d'entraîneurs, il essaie de faire passer cet abandon pour un acte de sauvetage de la sélection sénégalaise. "Après la déception d'hier, j'ai réfléchi et je me suis dit que c'était peut-être à cause de moi, de ma gestion du groupe, et qu'il fallait peut-être que je libère les joueurs." A 61 ans, est-il victime du syndrome Guy Roux ? Ses joueurs ne sont-ils pas assez bons de la tête ? La CAN ressemble en tout cas à un véritable fiasco pour les Lions de la Terranga. Les coéquipiers de Mamadou Niang (qui connaît cette saison un nouveau changement d'entraîneur) n'avaient déjà plus leur destin en main avant le dernier match de poule. Henry Kasperczak, lui, n'a plus les clés de la formation sénégalaise.


 Plus qu'un match de poule à jouer pour chaque équipe, et on connaîtra les quarts de finale de la CAN 2008. La compétition nous offre des surprises à l'image de l'Angola.. A part la Côte d'Ivoire et l'Egypte, déjà qualifiés, tout reste ouvert. Groupe A Le Maroc se trouve dans une situation délicate. Obligés de gagner face au Ghana aujourd'hui à Accra, les Lions de l'Atlas vont devoir montrer un autre visage que contre la Guinée. Peu convaincante avec un seul attaquant en pointe, la formation d'Henri Michel sera sûrement plus offensive pour faire douter des Black Stars poussés par leur public. Néanmoins, le Ghana peut encore passer à la trappe, en cas de défaite par deux buts d'écart devant le Maroc. La Guinée a donc un bon coup à jouer. Sans son maître à jouer Pascal Feindouno, suspendu deux matches suite à son expulsion lors du dernier match, il lui faudra s'appuyer sur Fodé Mansaré pour se défaire de la Namibie, déjà éliminée. Groupe B L'armada ivoirienne a fait le boulot. Qualifiée avant le dernier match de poule, la Côte d'Ivoire peut se permettre de faire souffler ses titulaires avant les quarts de finale. Le Mali, avec un seul but inscrit en deux rencontres, est le mieux placé pour se qualifier, au détriment d'un Nigéria très décevant. Un nul face au premier du groupe suffirait aux Maliens de Jean-François Jodar pour obtenir leur billet pour les quarts. Une configuration qui déplait à Berti Vogts, l'entraîneur des Super Eagles. L'Allemand craint l'arrangement entre deux équipes coachées par des Français. Car un partage des points éliminerait les Nigérians de la CAN. Alors que de réelles tentatives de corruption ont eu lieu auprès des joueurs namibiens et béninois, Berti Vogts met son grain de sel et anticipe l'élimination de son équipe. Le Nigeria s'est pourtant mis seule dans cette situation et se doit de gagner contre le Bénin pour espérer se qualifier. Groupe C Le Cameroun et la Zambie vont se battre à distance pour empocher la dernier ticket qualificatif. L'équipe de Samuel Eto'o est largement favorite, devant battre le modeste Soudan pour se qualifier tandis que les Zambiens sont dans l'obligation de se défaire de l'Egypte, déjà qualifiée. Difficile de croire à une élimination prématurée des Lions Indomptables.
Groupe D Le groupe le plus ouvert de la compétition. Le Sénégal, soi-disant au-dessus du lot, risque de vite dire adieu à la CAN 2008. La défaite sèche administrée par l'Angola (1-3) a montré les limites des Lions de la Terranga. La bande à Mamadou Niang n'a désormais plus son destin en main avant l'ultime match de poule. Il leur faudra gagner contre l'Afrique du Sud et espérer une victoire angolaise face à la Tunisie de Roger Lemerre. Une Tunisie qui comptabilise 4 points à son compteur après s'être défait des Sudaf (3-1). Un match nul jeudi prochain entre les Aigles de Carthage et les Palancas Negras qualifierait les deux équipes. Vont-ils jouer le coup à fond ou se laisser vivre, condamnant ainsi le Sénégal et l'Afrique du Sud ? Programme des quarts de finale : 1er du groupe A - 2e du groupe B 1er du groupe B - 2e du groupe A 1er du groupe C - 2e du groupe D 1er du groupe D - 2e du groupe C


Le groupe A va offrir une dernière journée alléchante. La victoire de la Guinée contre le Maroc au terme d'un match très vivant (3-2) a relancé les coéquipiers de Pascal Feindouno, à la fois double buteur, passeur décisif et expulsé hier. Les Guinéens se passeront donc des services du joueur stéphanois pour la rencontre face à la Namibie. Une victoire devrait suffire à l'équipe coachée par Robert Nouzaret pour arracher la qualification. Les Marocains sont eux dans une situation assez délicate. Revenus trop tard dans le match contre la Guinée, avec une frappe magnifique d'Aboucherouane et un but d'Abdeslam Ouaddou à la minute, les Lions de l'Atlas ont peut-être laissé passer leur chance dans cette CAN 2008. Car c'est le pays hôte que Marouane Chamakh et sa bande s'apprêtent à aller défier pour le dernier match de poule. Avec victoire conséquente obligatoire pour espérer jouer les quarts de finale. Le résumé de Guinée-Maroc : Le Ghana est quant à lui venu à bout de la Namibie sur le petit score de 1 à 0, but signé Agogo. Les Black Stars sont bien partis dans la compétition mais n'ont pas montré une supériorité écrasante. De bon augure pour rester dans l'ombre d'une Côte d'Ivoire toujours favoirte. Le but de Ghana-Namibie :


Le match phare du groupe D opposait le Sénégal à la Tunisie hier soir et s'est soldé par un nul (2-2). Mamadou Niang et ses coéquipiers peuvent néanmoins nourrir quelques regrets, ayant mené au score jusqu'à la 83e minute. C'était sans compter une frappe monumentale du dénommé Traoui qui est partie se loger dans la lucarne de Tony Sylva. Les Lions de la Teranga s'en voudront d'avoir manqué de nombreuses occasions. Le prochain match face à l'Angola s'annonce décisif. Le résumé du match : Heureusement pour le Sénégal, l'autre rencontre de ce groupe a aussi abouti à un partage des points entre l'Afrique du Sud et l'Angola. Les Red devils angolais se sont procurés bon nombre d'occasions mais ont été rejoints au score à 3 minutes du terme. Le résumé du match :


Annoncés moins forts qu'il y a deux ans, diminués par les forfaits de Mido et Mohamed Barakat, les tenants du titre égyptiens ont donné une leçon de ballon aux Camerounais (4-2). Menés 3-0 à la mi-temps, dont deux buts du phénomène Zidan, les Lions n'ont pas fait le poids face à la qualité technique des Pharaons et entament bien mal cette CAN 2008. L'autre Zidan On attendait Samuel Eto'o, mais c'est donc Mohamed Zidan qui a illuminé la première période de sa classe. Chargé de faire oublier le mythique Amhed Hassan avec seulement 6 sélections dans les pattes, l'attaquant de Hambourg répondu présent. Un peu croqueur de ballon, il a gâché la première occasion égyptienne en crochetant au lieu de frapper (2e), mais s'est bien rattrapé en concluant une contre-attaque, après un une-deux avec Moteab (2-0, 17e), puis en achevant les Lions avant la pause sur un enchaînement contrôle poitrine frappe du gauche splendide (3-0, 45e + 1).
Hosni ayant ouvert le score en transformant un penalty consécutif à une main de Bikey (1-0, 13e), l'addition commençait à être salée pour des Lions Indomptables malmenés par le jeu de passe courtes des Pharaons et inexistants offensivement avec leur longs ballons en direction d'un Eto'o esseulé devant. Pour une équipe qui comptait se venger de l'élimination du Mondial 2006, on était loin du compte. Eto'o pour l'honneur Après un speech d'Eto'o et les entrées d'Alexandre Song et Achille Emana en lieu et place de M'bia et N'guemo, le Cameroun ressortait pourtant des vestiaires avec de nouvelles ambitions, concrétisées par la réduction du score de l'attaquant Barcelonais leur sur un centre de Geremi (3-1, 50e). Un but qui aurait pu enflammer le match si le capitaine des Lions avaient trouver le cadre après son crochet sur Fathi (64e). Au fil des minutes, la rébellion laissait place à la résignation dans les rangs camerounais, et Hosny profitait d'un moment de déconcentration de la défense pour ajuster Kameni d'un tir tendu sans réelle opposition (82e). L'affaire était pliée, et le penalty inscrit par Eto'o en toute de fin match n'y pouvait rien changer. Les Lions n'avaient simplement pas les arguments nécessaires pour faire trembler le tenant du titre. Le résumé du match :


Après le Ghana, vainqueur de la Guinée en match d'ouverture (2-1), la Côte d'Ivoire et le Nigeria, confrontés hier dans un choc du groupe B remporté par les Eléphants (1-0), l'Egypte et le Cameroun, deux autres favoris de cette Coupe d'Afrique des Nations, s'affrontent ce mardi dans un duel qui promet d'être tendu.
Coup bas Selon l'envoyé spécial de L'Equipe, la sélection camerounaise aurait ainsi lancé les hostilités en utilisant un avion réservé aux Egyptiens pour rejoindre Kumasi, obligeant ces derniers à improviser une nuit dans un hôtel proche de l'aéroport. Un petit coup fourré propre au folklore de la CAN mais qui n'a pas dû faire rire les tenants du titre. Hormis cet épisode extra-sportif, cette affiche entre les deux nations les plus titrées de la compétition (5 pour l'Egypte, 4 pour le Cameroun) n'est pas aussi alléchante qu'on aurait pu l'espérer. D'un côté, des Pharaons privés de Mido et Mohamed Barakat qui devront compter sur Mohamed Zidan pour démentir leur réputation d'équipe qui voyage mal. De l'autre, des Lions Indomptables qui possèdent un grand gardien, Kameni, un milieu de terrain musclé (Makoun, Emana, M'bia, Geremi) mais dont le talent offensif semble limité en dehors de son avant-centre et leader Samuel Eto'o. Non qualifié pour le Mondial 2006 par l'Egypte, qui l'avait tenu en échec (1-1) lors du dernier match des éliminatoires africains, le Cameroun a toutefois une revanche à prendre, d'autant que leur parcours lors de la dernière CAN s'était achevé dès les quarts de finale face à la Côte d'Ivoire, au terme d'une séance de tirs au but interminable (12 t-a-b à 11).
Kanouté sauve le Mali Le dernier match de la journée de lundi a vu le Mali de Frédéric Kanouté, Mahamadou Diarra et Seydou Keita s'imposer de justesse face au Bénin sur un penalty provoqué et transformé par l'attaquant du FC Séville (49e, 1-0). Une petite victoire très précieuse pour les hommes de Jean-François Jodar qui partagent la tête du groupe B avec la Côte d'Ivoire et mettent la pression sur le Nigeria, qu'ils affronteront vendredi. Le but de Mali - Bénin :


 Après l'euphorie du débridé Maroc - Namibie (5-1), le premier gros choc de cette CAN 2008 entre la Côte d'Ivoire et le Nigeria a accouché d'une rencontre serrée et maigre en occasions. Un exploit de Salomon Kalou finit tout de même par débloquer la situation en seconde mi-temps pour la les Eléphants (1-0, 67e) qui s'offrent un succès précieux en attendant le résultat de Mali - Bénin. Le Nigeria va lui devoir cravacher pour s'extirper du groupe D. A l'européenne Si la CAN entretient encore la réputation d'un football africain un peu fou-fou, où l'envie de briller offensivement prend souvent le pas sur la rigueur tactique, les duels entre les nations majeures sont là pour nous rappeler que ce particularisme est en voie de disparition. L'exode massif des meilleurs joueurs africains en Europe est passé par là. Tout comme le recours quasi-systématique à des techniciens européens pour digérer les sélections. Le Nigeria de Berti Vogts et la Côté d'Ivoire de Gérard Gili étant deux parfaits symboles de ce phénomène en perpétuelle expansion, on ne s'étonnera donc pas d'avoir assisté à un match fermé dans cette affiche du groupe D. Bien campés dans leur organisation, Super Eagles et Eléphants ne laissaient pas d'espace aux attaquants adverses, réduits à tenter leur chance de loin. Un petit jeu où Taiwo, auteur d'une bonne prestation, failli se montrer décisif en expédiant un coup franc sur la barre d'un Copa Barry battu (15e). L'éclair de Kalou Pas loin d'ouvrir le score en première période, les Nigérians allaient pourtant perdre pied après la pause suite à la sortie d'un milieu défensif, Gohouri, pour Kader Keita côté ivoirien. Si le Lyonnais a été remuant sur son côté droit, la différence est toutefois venue de Salomon Kalou, qui récupérait le ballon à 30 mètres du but, dribblait trois défenseurs et ajustait Erije à bout portant (65e). Dans la foulée, les Ivoiriens manquaient le but du break par Keita et Dindane mais n'étaient pas punis par des Super Eagles en panne d'idées. Ou de jambes comme Kanu, titulaire surprise derrière les deux camps et sorti avant l'heure de jeu par Vogts. Le Nigeria a grillé son joker et devra se mouiller un peu plus face au Mali, vendredi.


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