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Le week-end des Français de l'étranger : Ribéry et Sagnol champions

Posté par Louis Laffitte le 05.05.08 à 12:56 | tags : bayern, fc barcelone, arsenal, inter, milan ac
Les Français ont connu des fortunes diverses ce week-end sur les pelouses européennes. De Frank Ribéry, laissé au repos mais tout de même sacré avec Willy Sagnol champion avec le Bayern, Patrick Vieira, défait avec l'Inter dans le derby milanais (2-1) en passant par Thierry Henry et sa belle réaction d'orgueil avec le Barça (6-0 face à Valence), petit tour d'horizon.

Quand Ribéry n'est pas là, c'est Toni qui se charge des blagues de potache. (Crédits: SIPA)Ribéry, Sagnol : deutscher meister !
C'est avec un Willy Sagnol capitaine et enfin aligné à son poste de latéral droit, mais sans Frank Ribéry, laissé au repos, que le Bayern Munich est allé conquérir le petit point qui lui manquait pour célébrer officiellement son vingt et unième titre de champion d'Allemagne.

Service minimum pour les Bavarois, qui se sont contentés d'un 0-0 sur la pelouse de Wolfsburg ; un résultat qui atténue un peu la peine de l'élimination surprise face au Zénith St-Petersburg en demi-finales de la Coupe de l'UEFA jeudi dernier (4-0).

Sagnol, qui s'était plaint d'être utilisé à un poste - milieu offensif droit - qui n'est pas le sien depuis son retour, a disputé tout le match sur le côté droit de la défense. Une bonne nouvelle pour les Bleus dans la perspective de l'Euro.

Vieira en difficulté
Le grand Patrick Vieira n'a rien pu faire pour empêcher son club l'Inter Milan de perdre l'importantissime derby milanais face à l'AC Milan à San Siro (2-1). En effet, en cas de victoire, l'Inter pouvait être sacré champion d'Italie. Que nenni.

Pire, le Français, aligné d'entrée, est même responsable sur le deuxième but milanais puisque c'est lui qui perd le ballon dans ses 30 mètres offrant à Kakà le but du break.

Bien en jambes, mais submergé comme tous ses coéquipiers par la furia rossonero, Vieira et ses coapins auront quand même l'occasion d'entériner leur titre de champion la semaine prochaine face à Sienne à domcile.

Le résumé de Milan-Inter:

Flamini se fait la malle
Coup dur pour Arsène Wenger et Arsenal. Après avoir laissé partir Lassana Diarra à Portsmouth en janvier dernier, c'est Mathieu Flamini qui quittera les Gunners à la fin de l'actuelle saison. Resté sur le banc hier lors de la réception d'Everton (1-0), l'ancien Marseillais est arrivé à Milan hier soir pour s'engager ce lundi avec l'AC Milan.

En fin de contrat en juin, Flamini avait déjà refusé toutes les offres de prolongation des Gunners, et Wenger lui avait laissé jusqu'à la fin du weekend pour prendre une décision. D'abord courtisé par la Juventus et le Bayern Munich, le Français a donc décidé de rejoindre Milanello pour les quatre prochaines saisons , moyennant une rémunération comprise en €4 et €4,5M d'euros. Il devrait prendre la place dans l'équipe milanaise de Gennaro Gattuso, annoncé partant pour Manchester United.

Deux buts et les félicitations d'Eto'o et Puyol pour Henry (Crédits: SIPA)La réaction d'Henry
Vexé, comme tous les Barcelonais, par l'élimination en demi-finales de la Ligue des Champions face à Man U et les critiques qui se sont abattues sur le club, Thierry Henry et ses camarades ont apporté une cinglante réponse en écrasant Valence au Camp Nou (6-0).

Titularisé côté gauche, l'ancien Gunner a été l'homme du match, inscrivant deux buts, dont un sur sa spéciale, et permettant ainsi au club catalan d'espérer ravir la deuxième place du classement, directement qualificative pour la Champions League, à Villarreal. Prochaine étape pour TH, le clasico mercredi soir face au Real Madrid au Santiago Bernabeu.

Le résumé de Barça-Valence:


En bref
En déplacement sur la pelouse de l'Atletico Madrid avec le Recreativo Huelva - défaite 3-0 - Florent Sinama-Pongolle a été la cible de cris de singe de la part de la toujours-aussi-stupide petite frange de supporters rojiblancos. Après avoir vainement tenté de parlementer avec les imbéciles, FSP a finalement signalé le problème à l'arbitre, qui en a lui-même fait au speaker du stade. Ce dernier a alors mis en garde contre l'arrêt possible du match au micro et les cris se sont arrêtés. L'Atletico risque encore une fois des sanctions.

Ludovic Giuly est entré en jeu lors de la victoire heureuse de l'AS Roma sur les terres de la Sampdoria de Gênes. L'ancien Monégasque s'y est montré à son avantage, étant même à l'origine du troisième but de Cicinho sur un contre ultra-rapide mené par le Français.

Enfin, et même s'il n'ont plus rien à jouer, les Gunners d'Arsenal ont tout de même offert une dernière victoire cette saison à leur public de l'Emirates Stadium face à Everton (1-0). Les coéquipiers de William Gallas, titulaire et capitaine, se sont imposés sur un but de la tête de Nicklas Bentdner, servi sur un plateau par le jeune Armand Traoré. Flamini était en tribunes, Gaël Clichy, lui sur le banc, avant de rentrer en fin de match.

Le week-end des français de l'étranger : Pongolle sauveur

Posté par Edouard le 07.04.08 à 12:33 | tags : arsenal, liga, premier league, série a, fc barcelone, bayern, inter

Sinama est passé par le petit trouAuteur de l'unique but du match, synonyme de victoire pour le Recreativo Huelva sur la pelouse d'Osasuna (1-0), Florent Sinama-Pongolle est peut-être en train de sauver le club andalou, qui sort de la zone rouge grâce à ses trois points et un arbitrage très douteux. Lancé par un long ballon de Quique Alvarez, FSP a fait parler sa vitesse et glissé le ballon entre les jambes du portier adverse, inscrivant là son 9e but de la saison, avant de célébrer son but en chantant avec le piquet de corner en guise de micro. De quoi postuler à une place de réserviste dans la sélection élargie que Raymond Domenech devrait communiquer le 18 mai prochain.


Gallas hélas
Alors que se profile un déplacement importantissime à Anfield, mardi, en quart de finale retour de la Ligue des champions, Arsenal a encore été incapable de dominer Liverpool sur son terrain et a concédé son onzième nul de la saison (1-1). Comme trop souvent ses dernières semaines, William Gallas a été en difficulté au sein de la défense centrale des Gunnners, laissant Peter Crouch crocheter et frapper à sa guise sur l'ouverture du score des Reds. Mathieu Flamini s'est lui montré solide au milieu de terrain, tandis que le tout jeune Armand Traoré (18 ans), qui soulage habituellement Clichy dans les Coupes, célébrait sa première titularisation en Premier League.


Ne jamais enterrer Patrick Vieira, jamais... Qui vivra Vieira
Le grand Pat est-il en train de nous refaire le coup de 2006 ? Lentement mais sûrement, le Nerrazzuro revient en tout cas à son meilleur niveau, comme on a pu le voir ce week-end lors de la victoire de l'Inter sur l'Atalanta Bergame (2-0), où Vieira a signé l'ouverture du score d'une tête puissante. Même si une faute aurait pu être sifflé à l'encontre du Français.


Ribéry se reprend

Malgré deux grosses occasions manqués en première période, Franck Ribéry n'a pas tremblé à l'heure de convertir un penalty décisif pour le Bayern (74e), alors tenu en échec par Bochum (1-1). Finalement vainqueur 3-1, le club bavarois se rapproche tranquillement d'un nouveau titre de champion d'Allemagne avec 9 points d'avance sur Schalke.


Forçat Barça

Du côté de la Liga, le cauchemar continue pour les Français du Barça, tenus en échec à Getafe avec trois tirs sur les poteaux adverses (0-0), qui ont pu assister à leur première pañolada (bronca à coup de mouchoirs blancs) au Nou Camp. Seul Bleugrana titulaire, Thierry Henry a encore été peu en vue. Eric Abidal et Lilian Thuram, aux quels Frank Rijkaard a préféré Sylvinho et Milito, sont eux restés sur le banc de touche.


Wenger a les boules

Posté par Aurélien le 19.03.08 à 15:49 | tags : mercato, inter, arsenal

La bonne saison d'Arsenal attire les regards de nombre de clubs, à l'affût des découvertes d'Arsène Wenger. Et comme souvent l'Inter de Milan n'est jamais loin, et beaucoup trop près ce coup-ci du biélorusse Alexander Hleb.

 

Une question essentielle subsiste : quel parfum la glace ?Le 4 mars dernier, les Gunners se trouvaient à Milan pour jouer le match retour des huitièmes de la Ligue des Champions. Une balade italienne mise à profit par Hleb et son agent pour prendre contact avec des représentant nerazzuri selon certaines sources. En effet, le site internet anglais Skysports raconte que la veille du match, le milieu de terrain, particulièrement performant cette saison, se serait discrètement évadé de l'hôtel qui accueillait Arsenal, le Melia Felix, accompagné de son agent Claudio Vigorelli.

 

Une envie de glace
Averti de cette escapade nocturne, Arsène Wenger en a tout de suite conclu que les deux lascars étaient partis rendre visite à quelques dirigeants de l'Inter, qui a manifesté à plusieurs reprises son désir d'enrôler Hleb la saison prochaine. L'Alsacien doit repenser fortement à l'épisode Ashley Cole, contacté illégalement par Chelsea il y a deux ans dans l'hôtel qui abritait les Gunners. Vicenzo Morabito, agent de joueurs et proche de Vigorelli, a donné sa version des faits au Guardian. "C'est vrai que Hleb a vu Vigorelli et qu'ils sont sortis du Melia Felix mais ils ne sont pas allés discuter avec l'Inter". Foi d'agent qui a négocié nombre de transferts de joueurs anglais.

 

Mais alors pourquoi cette escapade impromptue ? Rien de plus simple à expliquer pour Morabito : "Ils sont sortis manger une glace." Il fallait le dire plus tôt, c'était une fringale ! Wenger, pas convaincu (ah bon ?), menace donc d'alerter l'UEFA pour dénoncer l'approche illégale de l'Inter. Morabito poursuit donc sa plaidoirie. "Nous sommes désolés que Mr Wenger l'ait mal pris et se plaigne, car nous avons de bonnes relations avec lui". Sauf qu'avec Hleb, Arsène ne rigole pas.


Le week-end des Français de l'étranger : Giuly super sub

Posté par Edouard le 17.03.08 à 16:40 | tags : liga, premier league, série a, fc barcelone, as roma, inter
S'il éprouve encore quelques difficultés à s'imposer comme un titulaire indiscutable au sein de l'effectif de l'AS Roma, Ludovic Giuly a été un remplaçant efficace face au Milan AC, samedi dans le grand choc de la Série A (2-1). Entrée en jeu pour la dernière demi-heure, le Français a remis les deux équipes à égalité après l'ouverture du score de Kakà, en reprenant, certes avec réussite, un centre de Perrotta, avant que Mirko Vucinic ne donne la victoire aux Giallorossi.


Vieira a tout pris de la tête face à Palerme...Vieira sur la voie
Malheureusement pour Giuly et les Romains, l'Inter Milan, éliminé cette semaine de la C1 par Liverpool, n'a pas flanché face à Palerme (2-1). Et ce grâce à un Patrick Vieira énorme, qui a livré son premier gros match de la saison. Très actif, il a ouvert le score de la tête après un une-deux avec Ibrahimovic et manqué le doublé sur une frappe venue percuter la barre du portier adverse.


"Viera a été absent pendant près d'un an. Ce n'est pas facile pour un joueur de son gabarit de retrouver pleinement sa condition, mais il s'améliore de match en match. Il a très bien joué aujourd'hui, il a été décisif, comme le champion qu'il est", s'est félicité le coach nerazzurro Roberto Mancini après la rencontre.


Frey comme un gardon
Alors que l'AC Milan chutait au Stadio Olimpico, la Fiorentina en a profiter pour conforter sa 4e place en dominant le Genoa (3-1) avec un très bon Sébastien Frey qui, contrairement à Landreau, s'est parfaitement remis de sa boulette en équipe de France. Déjà décisif dans la semaine en Coupe de l'UEFA face à Everton, Frey a signé une "prestation retentissante", dixit la Gazzetta dello Sport qui dénombre cinq arrêts de grande classe de la part du Français.


Sinama "mets but"
Après s'être éteint entre la 2e et la 18e journée de la Liga, le bien nommé Florent Sinama-Pongolle ("Pon gol" pourrait se traduire par mets but en espagnol) n'en finit plus de planter depuis quelques semaines. Une bénédiction pour son club du Recreativo Huelva, en lutte pour le maintien et qui a ainsi pu disposé du Murcie, samedi (4-2), avec un doublé de son attaquant français, qualifié de "crack de la rencontre" par le quotidien AS. Le club andalou, qui restait sur un lourde claque reçue à Majorque (1-7), en avait bien besoin.


Henry remplaçant
Toujours dans le championnat d'Espagne, Thierry Henry a enduré le supplice d'une relégation sur le banc de touche malgré les absences conjuguées de Ronaldinho et Messi en attaque. Lancé à la 53e par Frank Rijkaard, TH n'en a pas moins réalisé une belle seconde mi-temps sur son aile gauche, offrant même le but du 2-1 à Samuel Eto'o au terme d'un joli débordement. Mais pas suffisant pour donner la victoire à un Barça alternatif qui a fini par concéder le nul sur la pelouse d'Almeria. Eric Abidal était lui titulaire, tout comme Lilian Thuram, trop court sur le corner repris victorieusement de la tête par Pulido.


Aliadière mange froid
Preuve qu'il n'y a pas que les ex-joueurs du PSG qui marque contre leur ancienne équipe, Jérémy Aliadière, attaquant arrivé à Arsenal à l'âge de 16 ans mais qui n'a jamais pu s'imposer en équipe première, a ouvert le score pour Middlesbrough sur la pelouse de l'Emirates Stadium. Un but qui fait très mal aux Gunners, même si Kolo Touré est parvenu à égaliser en fin de rencontre (1-1). Auteur de son 4e pion de la saison avec Boro, Aliadière n'en avait marqué qu'un en 29 matchs de Premier League avec le club londonien.


Inter : Mancini fait sa girouette

Posté par Edouard le 13.03.08 à 12:24 | tags : inter
Que se cache-t-il derrière le départ avorté de Mancini ? Mardi soir, après l'élimination peu glorieuse de l'Inter en Ligue des champions, Roberto Mancini annonçait son départ à l'issue de la saison. L'entraîneur nerazzurro s'est depuis rétracté, expliquant qu'il voulait remporter la C1 avec le club lombard. Mais le feuilleton n'est peut-être pas fini.


Sur un coup de tête ?

Comme si se faire sortir par Liverpool en huitièmes de finale de la C1 au terme d'une doublé confrontation calamiteuse (0-2, 0-1), marquée par deux défaites, autant d'expulsions, des occasions ratées et un manque de caractère flagrant ne suffisait pas, Mancini avait lancé une bombe lors de la conférence de presse d'après match en déclarant sans qu'on lui est rien demandé que ses "deux prochains mois" seraient "ses derniers à la tête de l'Inter". Le coach au brushing impeccable précisant même que ses joueurs étaient déjà au courant et que sa décision ne dépendait "pas de la défaite de ce soir".


Pris de cours, le président Massimo Moratti avait préféré ne pas commenter à chaud. Mercredi, il a rencontré son entraîneur et l'a convaincu de ne pas rendre son tablier, comme l'annonçait dans la soirée la Gazzetta dello Sport. "J'ai eu une discussion avec Mancini qui m'a confirmé qu'il voulait rester à l'Inter la saison prochaine, et pour toute la durée de son contrat [qui court jusqu'en 2012], et qu'il veut remporter la Ligue des champions."


Moratti a réussi à retenir Mancini, jusqu'à quand ?Trop beau pour être vrai ?
Dans la foulée, Mancini y est lui aussi allé de sa déclaration pour expliquer ce retournement de situation : "Personne mieux que le président Massimo Moratti, les fans de l'Inter et notre groupe ne peut comprendre ce qu'on ressent après avoir manqué un objectif qu'on voulait vraiment atteindre. J'espère que tout le monde pourra comprendre l'amertume qu'on ressent dans une situation aussi délicate. [...] Après le match, c'était Roberto Mancini le coach qui a parlé avec son cœur. Je remercie le président Massimo Moratti de m'avoir donné la force et d'avoir compris la situation." Fin de l'histoire ?

Malgré ce cri du cœur, la situation de Mancini à l'Inter demeure floue. D'après la Gazzetta, l'ancien meneur de jeu de la Sampdoria n'aurait pas le sentiment d'avoir les mains libres au sein du club et souffrirait de ses mauvaises relations avec Patrick Vieira et Hernan Crespo, pas toujours tendres avec leur coach dans leurs déclarations. Les lecteurs du quotidien italien semblent d'ailleurs rester très perplexe quant à l'avenir du beau Roberto sur le banc intériste. Selon un sondage réalisée sur la version on-line du journal, ils seraient même plus de 60% à penser qu'il quittera tout de même le club à l'issue de la saison. Affaire à suivre...


Inter : Triste centenaire

Posté par Edouard le 12.03.08 à 12:05 | tags : ligue des champions, liverpool, inter
Mal en point après la défaite encaissé à l'aller à Anfield (0-2), l'Inter a été éliminé sans gloire par une équipe de Liverpool impeccable tactiquement, en étalant ses limites et son manque de caractère. Et Roberto Mancini d'annoncer sa démission du poste d'entraîneur à l'issue de la rencontre.


Déconfiture totale
Si les supporters nerazzurro ne se faisaient pas trop d'illusions quant aux chances de qualification de leur équipe, avec deux buts à remonter et une défense décimée par la suspension de Marco Materazzi et la blessure d'Ivan Cordoba, respectivement exclu et blessé à l'aller, personne n'avait sans doute soupçonner que l'élimination de l'Inter allait s'accompagner d'un tel tremblement de terre l'année de son centenaire.

Bien placé pour décrocher un second titre consécutif de champion d'Italie (6 points d'avance sur la Roma), le club lombard a encore failli dans les grandes largeurs sur la scène européenne et s'apprête à vivre un été mouvementé avec, en ligne de mire, la succession de Roberto Mancini, qui a annoncé son départ lors de la conférence de presse d'après match, et un probable remaniement de l'effectif. Car ce groupe-là n'a décidément pas les épaules et/ ou le talent pour assumer les ambitions continentales du président Moratti.


Les Reds n'ont pas eu à forcer pour venir à bout de cet InterBurdisso comme Matrix
Certes, l'Inter aura eu pas mal d'éléments contre lui lors de cette doublé confrontation. Privé de ses deux blessés de longue date, Olivier Dacourt et Luis Figo (même si ce dernier figurait hier sur la feuille de match), et avec un Zlatan Ibrahimovic diminué par sa tendinite au genou, le champion d'Italie aura perdu son meilleur défenseur, Cordoba, touché à l'aller, et joué en infériorité numérique 100 minutes sur 180. Ajouter à cela que Liverpool a trouvé la faille à Anfield en toute fin de match, sur un tir dévié de Dirk Kuyt et une frappe de Steven Gerrard passée au travers d'une forêt de jambe. Ça fait beaucoup.

Pourtant, on a du mal à trouver des excuses à cet Inter brouillon et indiscipliné. Aussi bête que les deux jaunes reçus par Matrix en Angleterre, ceux récoltés par Nicolas Burdisso à San Siro auront été lourd de conséquence. Tout comme l'inefficacité du trio offensif aligné par Roberto Mancini : Cruz et Ibrahimovic en pointe, soutenus par Dejan Stankovic. Les deux premiers ont chacun manqué l'occasion de donner un but tout cuit à un partenaire (Cruz à la 29e, Ibra à la 58e), le second a à peu près raté tout ce qu'il a entrepris.

Mancini rend son tablier
Passés une bonne entame de match, où Zlatan, omniprésent, semblait parti pour réaliser une grosse prestation, le jeu de l'Inter s'est étiolé au fil des minutes, à l'image de son Suédois bougonnant. Il capitano Javier Zanetti, Cristian Chivu ou l'inconnu Rivas ont eu beau tenir la baraque, il en fallait plus passer deux ou trois buts à une équipe dirigée par Rafael Benitez. D'autant que Fernando Torres a confirmé sa forme éclatante du moment en convertissant son unique occasion sur une frappe en pivot imparable (64e).


Pour couronner le tout, San Siro n'a pas masqué son mécontentement, sifflant sans ménagement les joueurs remplacés. Et Roberto Mancini a achevé sa conférence de presse en annonçant son départ à la fin de la saison : "Les deux prochains mois et demi seront les derniers à la tête de l'Inter. Je l'ai déjà dit aux joueurs et il est normal de le dire à tout le monde. C'est une décision que j'avais déjà prise et elle ne dépend pas de la défaite de ce soir". Malgré ses deux Scudetti (un sur tapis vert, l'autre sur le terrain) et un troisième en vue, l'Inter va donc devoir repartir de zéro, ou presque, la saison prochaine. José Mourinho ou Rafael Benitez, parmi les noms avancés aujourd'hui dans la presse, auront du pain sur la planche pour inculquer à cette équipe la mentalité européenne.


Les Français de l'étranger : Ribéry a du cran

Posté par Edouard le 28.02.08 à 13:00 | tags : inter, as roma, bayern, bundesliga, série a

Le boss du Bayern, c'est RibéryLa Ribéry dépendance du Bayern Munich ne s'est pas démentie ce mercredi en quart de finale de la Coupe d'Allemagne. Entré à la pause, Francky a, comme face à Hambourg (1-1) trois jours plus tôt, dynamité le jeu d'un Bayern peu inspiré face à son rival du Munich 1860 et inscrit un nouveau penalty en panenka, après celui réalisé devant le Werder, en Coupe de la Ligue. 


Alors que Luca Toni avait laissé ses partenaires en infériorité numérique (84e), Rib' a remis les deux équipes à dix en provoquant le second jaune de Benjamin Schwarz (111e), mais du attendre la fin des prolongations et un penalty généreusement accordé à Miroslav Klose (la faute semblait en dehors de la surface) pour débloquer la situation. Sa première transformation ayant été annulé, le Français s'est donc fendu d'un tir en feuille morte au centre du but qui a fait explosé l'Allianz Arena.


"On ne pouvait pas faire mieux en matière de suspens. La façon dont Ribéry a tiré ce penalty montre le sang-froid qu'il a", s'est félicité le manager général du Bayern Uli Hoeness après la rencontre. "Ribéry ouvre la voie vers le titre", peut on lire à la une Sport Bild (voir photo), qui souligne "la classe et l'assurance" du Franzose.


Viera et Mexes se neutralisent
Sous les yeux de Raymond Domenech, Philippe Mexès a réalisé une grosse prestation au sein de la défense centrale de l'AS Roma, qui se déplaçait à l'Inter (1-1) dans le grand choc de la Série A. Alors que Francesco Totti avait ouvert le score, le Francese a malheureusement écopé de deux cartons jaunes coup sur coup (83e, 84e), dont un second très sévère sur un duel avec Crespo. Dans la foulée, Javier Zanetti égalisait pour les Nerazzurro (88e). "Un joli coup de pouce à l'Inter", a ironisé le capitaine romain. Autre bonne nouvelle pour les Bleus, Patrick Vieira semble avoir retrouvé le rythme.


Série A - Inter 1-1 Roma : Zanetti sauve l'Inter

Posté par Louis Laffitte le 28.02.08 à 00:49 | tags : série a, inter, as roma

Grâce à un but de son capitaine Javier Zanetti en toute fin de match, l'Inter de Milan a obtenu le nul sur sa pelouse face à la Roma (1-1) et ainsi préservée ses neuf points d'avance en tête de la Série A. Rien ne semble plus pouvoir arrêter les hommes de Roberto Mancini sur la route d 'un troisième sacre consécutif.


La marque des grands
On appelle ça communément la force des grandes équipes. Cette fameuse faculté de se sortir de toutes les situations, même les plus compromises. Une fois encore, l'Inter de Milan, poussé dans ses derniers retranchements, a trouvé les ressources pour préserver son invincibilité en Série A cette saison.

Et maintenant que le titre est presque (déjà) en poche, restent aux troupes de Massimo Moratti de relever le défi de terminer ce championnat sans défaite au compteur. Pour cela, il faudra tout de même être bien meilleur que face aux Romains.

Car dans cette « finale » de la Série A, c'est bien la Roma qui a longtemps montré que la meilleure équipe du moment en Italie, c'était elle. Et qu'elle était une grande équipe, elle aussi.

Mancini le sait d'ailleurs ; lui qui, confronté à un casse-tête en raison des absences d'Ibrahimovic et Cruz, avait choisi d'aligner un prudent 4-5-1 pour faire face à la fougue d'une équipe dont on ne salue que trop peu l'immense qualité de jeu.

La réponse de Totti

L'entame lui donnait raison, les hommes de Luciano Spaletti, le pied sur le ballon, dictant à leur guise le tempo de la rencontre. Seule la dernière passe éludait alors encore les coéquipiers de Francesco Totti pour concrétiser leur domination (Totti 5', Cassetti 15').

Il suffisait pourtant de peu de choses à l'Inter pour se montrer elle aussi dangereuse. Une touche longue de Maicon, un centre volleyé de Vieira et une reprise acrobatique de Crespo par exemple. Mais l'action, immaculée, mourait sur le poteau d'un Doni battu avant de longer la ligne sans rentrer (18').

L'avertissement était clair. Les Romains l'entendirent, et Totti, constamment conspué, se chargeait alors de rappeler aux spectateurs de San Siro que cette pelouse était bien son jardin. Sur un centre parfait de la gauche de Tonetto, le capitaine résistait à la charge de Burdisso et expédiait une demi-volée aussi chirurgicale que magique au ras du poteau d'un César pantois (0-1, 38').

L'Inter à dix
Forcé de changer son fusil d'épaule, Mancini lançait Suazo à la place de Stankovic, transparent, au retour des vestiaires. Mais la Roma, à l'image d'un Mexès impérial en défense, résistait tranquillement aux offensives d'une Inter à court d'idées.

Les gamins Balotelli (58'), puis Pelé (61') renforçaient alors les rangs milanais mais rien n'y faisaient. Pire, Maxwell se tordait la cheville gauche et quittait la pelouse, laissant ses partenaires à dix avec rien moins qu'une montagne à gravir (65').

Une montagne oui, mais on l'a dit les grandes équipes ont ce petit truc en plus. Une bonne étoile. Celle de l'Inter a souvent pris la forme d'un arbitre ces dernières semaines. Et dans un premier temps, c'est bien Mr Rosetti qui aura remis les champions en titre dans le match.

Zanetti, le sauveur
Alors que la Roma venait de rater plusieurs fois la balle de break (67', 71', 73', 75') et que son emprise sur le match était totale, Mexès était expulsé après deux cartons récoltés en trois minutes (84').

Si le premier ne souffre aucune contestation, le Français ayant voulu jouer au plus malin en "coupant" le terrain alors qu'il regagnait la ligne médiane après une sortie sur blessure, le second sortit bien vite de la poche de l'homme en jaune fluo alors que la faute sur Crespo était bien inexistante.

Déstabilisée, la Roma lâchait alors sa proie et l'Inter, dans un dernier sursaut, lançait ses dernières forces dans la bataille. Doni sauvait les siens d'une claquette magistrale sur une tête de Crespo (87'), mais le portier brésilien devait finalement s'incliner sur une volée superbe de Zanetti qui offrait l'égalisation aux siens (88'). San Siro pouvait alors entrer en fusion, les supporters fêtant justement ce but comme la promesse de rester pour une année encore les Rois d'Italie.


Inter - Roma : Nouveau record pour Totti, dernière chance pour la Louve

Posté par Edouard le 27.02.08 à 13:35 | tags : série a, inter, foot en vidéos, as roma
Totti célébrant son 200e but pour la Louve avec des bambini romainsAvec 9 points de retard sur le leader intériste, l'AS Roma n'a d'autre choix que de s'imposer ce mercredi à San Siro (20h45 sur Canal Plus Sport) pour rester en course pour le Scudetto. Pour le capitaine romain Francesco Totti, qui deviendra le joueur le plus capé de la Louve en Série A, ce sera quoiqu'il arrive un grand jour.

 

Le cœur de Rome
Déjà meilleur buteur de l'histoire de la Roma (200 buts à ce jour) et recordman du nombre d'apparitions sous le maillot giallorosso toutes compétitions confondues, Francesco Totti s'apprête à devenir le joueur le plus capé de la Louve en Série A devant le mythique Giacomo Losi (386 matchs entre 1955 et 1969), surnommé à l'époque le "cœur de Rome". Un attribut qui va tout aussi bien à l'actuel capitano, déjà détenteur de neuf records (voir ci-dessous) pour le compte de son club de toujours.

 

La fête de Totti serait encore plus belle si l'AS Rome parvient comme l'an dernier (3-1 à San Siro) à mettre un terme à l'invincibilité de l'Inter. Un résultat impératif pour rêver encore au titre, et qui pourrait se concrétiser après les fissures apparues en Ligue des champions (défaite 2-0 à Liverpool après l'expulsion de Materazzi, états d'âmes de Vieira...) et le forfait annoncé de Zlatan Ibrahimovic. Et comme la Roma avait écrasé l'Inter lors de la finale de la Coupe d'Italie 2007 (6-2 au Stadio Olimpico, 1-2 à San Siro) et que Totti a l'habitude de briller face aux Nerazzurri...

 

Même en cas de victoire romaine, le Scudetto serait toutefois loin d'être relancé. Les supporters de la Roma n'ont d'ailleurs pas l'air d'y croire vraiment et considèrent à 90% (selon un sondage du site officiel) que le match le plus important du club se jouera mercredi prochain face au Real Madrid, en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

 

Les records de Francesco Totti sous le maillot de l'AS Rome :

Matchs disputés toutes compétitions confondues (495)
Nombre de buts marqués toutes compétitions confondues (200)
Nombre de matchs de Coupes d'Europe (65)
Nombre de buts marqués en Série A (161)
Nombre de buts marqués en Coupes d'Europe (22)
Nombre de sélections en équipe d'Italie (58)
Nombre de buts marqués en sélection (9)
Nombre de buts inscrits sur penalty (44)
Nombre de derbys disputés face à la Laio (23)

 

Le lob de Francesco Totti inscrit en 2005 face à l'Inter :


Vieira n'aime pas sortir

Posté par Aurélien le 25.02.08 à 11:20 | tags : inter, série a

Blessé pendant un long moment, puis suspendu deux matches, Patrick Vieira retrouvait le terrain hier avec l'Inter Milan, en déplacement à la Sampdoria. Titulaire pour la première fois depuis son explusion contre Catane le 3 février, le capitaine des Bleus s'est montré mécontent d'être remplacé à la 81e minute.

 

Un vent pour Mancini
La main tendue de son entraîneur Roberto Mancini n'y a rien changé. Ce dernier a d'ailleurs fini par lui adresser une tape dans le dos. Vieira a râlé et frappé dans un pack de bouteilles. Voilà pour la démonstration de son agacement. Agacement contre lui-même ou contre son coach ? Impossible à savoir. Toujours est-il que Mancini a préféré calmer le jeu, ne voyant dans la mauvaise humeur du milieu de terrain rien de grave.

 

"Cela lui passera", a-t-il lancé après le match. "Il vient à peine de rentrer après une longue absence. Et, mercredi, nous avons un match extrêmement important (contre l'AS Rome, 2e de Serie A). Je dois penser à l'équipe. Je comprends que tous voudraient rester sur la pelouse, mais il était averti et il était normal de le remplacer avant que n'arrive un second carton jaune". Effectivement, Vieira était averti depuis la 11e minute, chose peu rassurante après son expulsion au bout 39 minutes le 3 février dernier.

 

Pas classe
Le comportement du Français est quand même surprenant. Depuis le début de la saison, il agit à sa guise, sans se soucier de l'Inter, notamment en ce qui concerne la sélection nationale, qu'il a clairement privilégié. Malgré une polémique sur ce sujet, le club lombard a finalement fermé les yeux et attendu patiemment que Vieira se rétablisse. Pour son premier match comme titulaire, le milieu de terrain ne trouve rien de mieux que de se faire expulser pour deux cartons jaunes face à la modeste équipe de Catane. Mardi dernier, Mancini le lance dans le 8e de finale de Ligue des Champions face à Liverpool. Vieira ne s'y montre vraiment pas à son avantage, perdant de nombreux ballons et semblant emprunté.

 

Mais il obtient finalement une place de titulaire hier, pour finalement râler lorsqu'il sort à 9 minutes de la fin. Un comportement vraiment déplorable car il n'est pas irréprochable. L'Inter, par contre, se montre grand seigneur à l'image de son entraîneur, mais pas sur que Vieira laisse une trace inoubliable du côté de San Siro...


L'Inter-mittent cueilli à Anfield

Posté par Edouard le 20.02.08 à 16:51 | tags : inter, ligue des champions, liverpool
Mancini désabusé devant la tournure du match

Intouchable en Série A depuis bientôt deux ans, l'Inter Milan ne semble pas encore prêt à exporter son rayonnement domestique en Ligue des champions. Réduits à dix et vaincus à Anfield sur deux buts tardifs de Dirk Kuyt et Steven Gerrard, les Nerrazzuri ont grandement hypothéqué leur chances de qualification pour les quarts de finale.

 

Centenaire gâché
A moins d'un petit exploit dans trois semaines à San Siro, l'Inter va encore devoir remiser au placard son ambition européenne. 43 ans après le doublé nerrazzuro (1964 et 1965) signé sous la présidence d'Angelo Moratti, le fiston Massimo pensait pourtant qu'en cette année de centenaire, la malédiction continentale du club prendrait des vacances. Que nenni. Les hommes de Roberto Mancini se sont cassés les dents sur une équipe de Liverpool affamée et un arbitre un brin tatillon qui renvoyait Marco Materazzi aux vestiaires après une demi-heure de jeu et deux cartons jaunes pour des poussettes sur Fernando Torres.

 

Pour Moratti, l'excuse est donc toute trouvée : "Je n'ai rien à dire au coach et aux joueurs. A l'arbitre, peut-être... J'ai trouvé que les deux cartons de Materazzi étaient sévères. Dans certains matchs, on ne peut pas se permettre de jouer à dix contre onze, mais l'équipe a tout de même livré une performance héroïque, a joué avec caractère, car nous avons résisté à l'attaque de Liverpool et leur public." Et puis, leur "premier but est un accident, avec cette étrange déviation de Maicon." Bref, l'Inter a été magnifique et ne méritait pas de perdre à Anfield.

 

Suffisance ?
Malgré cette propagande Morattienne, qui aura vu ne serait-ce qu'un long résumé du match sait que le club lombard s'est planté sur toute la ligne dans son approche du match et n'avait pas attendu que Matrix voit pour rouge pour sortir la bétonnière. "L'expulsion de Materazzi a été déterminante, mais l'Inter des 20-25 premières minutes a déçu", souligne d'ailleurs la Gazzetta dello Sport. Un début de match où les hommes de Roberto Mancini n'ont pas su répondre au pressing effréné des Reds, les seuls à être au niveau de l'engagement recquis en Ligue des champions. Trois jours plus tôt, ils étaient pourtant au fond du trou après leur élimination en FA Cup face à Barnsley.

 

Avec une moyenne de 2,48 points pris par match en Série A sur l'année civile 2007, comment l'Inter peut-il décevoir à ce point en Ligue des champions ? Le mystère demeure, mais il semble bien qu'à l'inverse de Liverpool, les Nerrazzuro ne sachent pas se transcender en coupe et aient parfois tendance à avoir les nerfs qui lâchent. Comme on l'avait vu l'an dernier lors de bagarre contre Valence qui avait coûté plusieurs matchs de suspension à divers intéristes. Pour ne rien arranger, Materazzi sera suspendu pour le match retour, et Ivan Cordoba, touché au genou, forfait. C'est pas gagné.


C1 - 8es de finale : Liverpool - Inter, profils opposés

Posté par Edouard le 19.02.08 à 13:10 | tags : ligue des champions, liverpool, inter
Malgré la forme éclatante de l'Inter Milan, leader de la Série A avec 11 points d'avance, et les difficultés domestiques de Liverpool, 5e de la Premier League, le champion d'Italie n'aura pas la tâche facile face à une formation qui a participé à deux des trois dernières finales de Ligue des champions.

 

L'an passé, Liverpool avait écarté le Barça en 8eLes Reds ont l'habitude
Tous les ans, depuis l'arrivée de Rafael Benitez à la tête des Reds, c'est la même rengaine. Liverpool dit rapidement adieu à ses ambitions en championnat et se concentre à fond sur la Ligue des champions. Un schéma qui a permis au manager espagnol d'atteindre deux fois la finale de l'épreuve, en 2005 et 2007, et d'offrir au club le plus titré d'Angleterre la 5e Coupe aux grandes oreilles de son histoire, record absolu outre-Manche. De quoi faire patienter les fans et les propriétaires du club qui attendent depuis plus de 20 ans un nouveau titre de champion national.

 

Considérée aujourd'hui comme une des formations les plus redoutées en Europe, l'Inter ne peut toutefois se prévaloir d'une telle réussite en Ligue des champions. L'an passé, les Nerrazzuri écrasaient déjà la Série A avec une facilité et une réussite déconcertantes mais s'étaient fait éliminé par Valence de la pire des manières (2-2 à San Siro, 0-0 à Mestalla). Un souvenir douloureux qui explique la prudence affichée par Roberto Mancini à l'heure de se rendre à Anfield, ce mardi, même si la modeste équipe de Barnsley (D2 anglaise) s'y est imposée ce week-end en Coupe d'Angleterre (2-1).

 

L'Inter avait lui quitté la compétition face à Valence en perdant les nerfsMancini se méfie
"C'est vrai qu'ils sont dans une mauvaise passe, mais ça signifie qu'il vont tout donner dans la Champions League ce qui pourrait les rendre encore plus dangereux", a prévenu Mancini. "Notre parcours en championnat a été excellent cette saison mais la C1 est un compétition différente. Deux matchs très durs nous attendant face à Liverpool. Si nous parvenions à nous imposer à Anfield, ce serait une victoire extrêmement prestigieuse."

 

En effet, si l'Inter a l'habitude de gagner tous les week-ends les doigts dans le nez (et parfois grâce à des décisions arbitrales généreuses), même avec une infirmerie remplie et Ibrahimovic sur le banc, comme samedi face à Livourne (2-0), une certaine lassitude s'est peut-être installé dans les rangs du club lombard. En tout cas, Benitez y croit : "Les joueurs ont confiance. Ils savent que c'est une toute autre compétition, alors nous allons essayer de gagner ce match, et je suis sûr que nous pouvons le faire." Réponse ce soir.


Adriano, retour gagnant

Posté par Edouard le 18.01.08 à 11:48 | tags : inter, foot en vidéos, brésil
Envoyé se refaire une santé au Brésil par l'Inter Milan, Adriano n'a pas manqué ses débuts sous le maillot de Sao Paulo, club où il a été prêté pour six mois. Pour son premier match officiel, l'Imperatore a joué 90 minutes et a signé un joli doublé, offrant la victoire à sa nouvelle équipe sur le terrain de Guaratinguetá (2-1).

 

Boulet de canon
Dans ce match comptant pour la première journée du championnat de Sao Paulo, le Guara avait pourtant ouvert le score sur un coup franc de Renato en première période. Mais Adriano remit d'abord les compteurs à zéro d'un boulet de canon sous la barre, avant de donner l'avantage à Sao Paulo sur un coup franc lointain tiré sous le mur.

 

"C'était bon, mais je pense que je peux encore m'améliorer. Ce n'était que mon premier match", a sobrement commenté après la rencontre le coéquipier du lyonnais Fabio Santos, lui aussi en prêt à Sao Paulo. Si Adriano a encore du pain sur la planche pour atteindre son objectif (retrouver la sélection), ce retour au pays semble en tout cas lui avoir redonner le goût du jeu.

 

Le résumé de Guaratinguetá - Sao Paulo :

 


Inter 2 - 1 Milan AC

Posté par Edouard le 23.12.07 à 17:01 | tags : série a, milan ac, inter

Malgré l'ouverture du score d'Andrea Pirlo sur coup franc (1-0, 18e), le Milan AC n'a pu résister au rouleau compresseur de l'Inter, seule équipe encore invaincue parmi les grands championnats européens. Sans paniquer, les hommes de Roberto Mancini ont renversé la vapeur sur deux frappes de Julio Cruz (22e) et Esteban Cambiasso (63e), et bien résisté à la faible réaction milanaise. Récents vainqueurs du championnat du Monde des clubs face à Boca Juniors (4-2), les papys rossoneri ont sans doute manqué d'un peu de jus et vont devoir batailler pour s'extirper du ventre mou de la Série A.

Lire le résumé complet d'Inter - Milan AC

 

Auteur du but de la victoire, Julio Cruz a confirmé son efficacité redoutable (9 buts en 9 titularisarions en Série A) - Panoramic

 


Adriano prêté à Sao Paulo

Posté par Edouard le 20.12.07 à 12:32 | tags : brésil, mercato, inter
Adieu le banc de l'Inter, Adriano va enfin rejouer au footballRelégué au 5e rang de la pléthorique attaque de l'Inter, où se bousculent déjà Ibrahimovic, Crespo, Cruz et Suazo, Adriano n'avait pu participer qu'à 4 rencontres de Série A sous le maillot nerazzurro cette saison, pour un petit but marqué. En novembre dernier, le président Moratti avait donc décidé de l'envoyer en cure au Brésil pour se requinquer physiquement et psychologiquement, en attendant des jours meilleurs.

 

La Copa Libertadores en vue
Le retour au pays de l'Imperatore va durer plus longtemps puisque l'Inter a accepté de prêter son ancien attaquant vedette au club de Sao Paulo, actuel champion du Brésil. Une info révélée hier par Gilmar Rinaldi, le représentant du joueur : "Tout est réglé. Je sors d'une réunion avec les dirigeants de l'Inter et Adriano va rester à Sao Paulo pour les six prochains mois." L'ancien de Flamengo pourrait être présenté officiellement ce vendredi et participer à la Copa Libertadores dont la phase de poule démarre le 12 février.

 

"Je suis très content que l'on soit parvenu à cet accord", a déclaré l'international brésilien. "Depuis le jour de mon arrivée, j'ai été très bien traité ici. Ce serait un honneur de remporter un titre avec ce club. Je veux travailler dur pour y parvenir et aussi faire mon retour en équipe nationale." L'important, c'est d'y croire.


Qui peut arrêter l'Inter et la Roma ?

Posté par Edouard le 06.12.07 à 13:08 | tags : inter, as roma, série a
L'Inter de Roberto Mancini vogue vers un nouveau scudettoEn remportant leur match en retard comptant pour la 12e journée de la Série A, l'Inter Milan et l'AS Rome ont creusé l'écart sur la Juventus, leur principal poursuivant. Comme lors de la saison dernière, la course au titre pourrait donc se résumer à une lutte à deux.

 

L'Inter, un centenaire en pleine forme
A la veille de recevoir la Lazio, qui n'a pas tenu le choc hier à San Siro (3-0), l'entraîneur nerazzurro Roberto Mancini avait bien sûr pris les devants pour expliquer qu'une victoire de son équipe ne déciderait pas de l'issue du championnat. Une évidence mathématique qui n'enlève rien à l'impression de facilité qui se dégage des victoires de l'Inter, déjà vainqueur sans se forcer de la Fiorentina (2-0) ce week-end. Après 14 journées, il n'a toujours pas perdu le moindre match (10 victoires et 4 nuls) et peu s'appuyer sur la meilleure défense de la botte (8 buts encaissés).

 

Cette année, la Juve est pourtant de retour en Série A, tandis que le Milan, la Fiorentina et la Lazio ont démarré la saison sans points de retard. L'Inter n'en continue pas moins de dominer les débats. Et même si la route vers le scudetto est encore longue, on voit mal qui va pouvoir empêcher le club lombard d'enchaîner son deuxième titre sur le terrain (après avoir récupéré celui des Turinois sur tapis vert) à l'occasion de son centenaire, qui sera célébré le 9 mars prochain.

 

Mais Roberto Mancini est là pour calmer son monde : "La Roma n'abandonne pas. Je pense qu'il faudra se battre jusqu'au bout. C'est important d'avoir un avantage de 8 points sur le troisième (la Juventus), mais il est un peu tôt pour dire qu'on a creusé l'écart car la Roma est encore là et le championnat est encore long. N'oublions pas non plus que la Juventus ne joue pas de coupes." D'autant qu'Oliver Dacourt risque d'être indisponible pour le reste de la saison. "C'est un homme extraordinaire et un excellent joueur. Il va nous manquer", a commenté Mancini qui enregistre en revanche le retour de Marco Materazzi en défense.

 

Comme l'an passé, la Roma de Mexès est à la lutte avec l'InterLa Roma s'accroche
Comme l'an passé, la seule équipe à tenir à peu près le rythme de l'Inter est donc l'AS Rome, qui a de son côté signé son troisième succès consécutif contre Cagliari grâce à un doublé de Taddei (2-0) et reste à trois longueurs du leader. La Louve a récupéré son capitaine Francesco Totti et n'a pas dit son dernier mot, malgré sa défaite à domicile contre l'Inter (1-4) et des points lâchés contre la Fiorentina (2-2) et la Juve (2-2) en septembre. Avec un effectif moins pléthorique que son adversaire, la Roma risque toutefois de souffrir sur la longueur, surtout si elle va loin en Ligue des champions.

 

Pour les lecteurs de la Gazzetta dello Sport, en tout cas, il ne fait guère de doute que le scudetto se jouera entre ces deux-là. Ils sont à peine à 30% à penser que la Juventus ou la Fiorentina ont encore une chance de déjouer les pronostics.


C1 - 5e journée : Ça passe pour la Roma, l'Inter et Séville.

Posté par Edouard le 28.11.07 à 11:13 | tags : man u, as roma, ligue des champions, arsenal, inter
Malgré l'enjeu d'un place en huitièmes de finale, les rencontres de mardi se sont globalement jouées sur un faux rythme, en dehors des matchs du groupe de Lyon. Ce qui n'a pas empêché l'AS Rome, l'Inter et Séville de rejoindre Man U et Arsenal dans le contingent des qualifiés.


Giuly, buteur, et l'AS Rome ont décroché leur billet pour les 8esGroupe F : La Roma déroule
Pour rejoindre Manchester United, déjà qualifié, l'AS Rome devait s'imposer au Dynamo Kiev. Une tâche dont les joueurs de Luciano Spalletti se sont acquittés sans trembler (4-1). Menant 3-0 après 36 minutes de jeu, les partenaires de Ludovic Giuly, buteur, n'ont pas eu à forcer leur talent face à des Russes qui n'ont toujours pas pris le moindre point dans cette Ligue des champions. Christian Panucci et Mirko Vucinic, par deux fois, complètent la marque côté romain.

 

Man U a de son côté dominé le Sporting (2-1) à Old Trafford, grâce à des buts de Carlos Tevez et Cristiano Ronaldo, et ne pourra donc être rejoint en tête du groupe F. Les Portugais sont eux assurés de terminer à la 3e place synonyme de repêchage en coupe de l'UEFA.

 

Le résumé de Dinamo Kiev - AS Roma :



Zlatan, un joueur qui a du nezGroupe G : l'Inter sans se forcer
Battu à l'aller en Turquie (0-1), l'Inter Milan n'a pas paru très revanchard pour la réception de Fenerbahçe. Sans se fouler, les Italiens sont toutefois parvenus à soigner le tableau d'affichage (3-0), avec notamment un but plein de malice de Zlatan Ibrahimovic.

 

Dans l'autre rencontre du groupe, la motivation n'était pas beaucoup plus présente, mais en s'offrant les trois points face au CSKA Moscou sur une tête de Farfan (1-0), le PSV n'affiche désormais plus qu'un point de retard sur Fenerbahçe et reste donc en course pour la seconde place qualificative pour les 8es de finale.

 

Le résumé d'Inter - Fenerbahçe :


Luis Fabiano et Seydou Keita, deux des buteurs sévillansGroupe F : Séville rejoint Arsenal
Baladés lors de la première manche à l'Emirates (0-3, les Sévillans ont bien pris leur revanche sur Arsenal en l'emportant devant leur public (3-1) sur des buts de Keita, Luis Fabiano et Kanoute. Eduardo da Silva avait pourtant ouvert le score côté gunners, mais Wenger avait trop fait tourner son effectif pour pouvoir inquiéter le double vainqueur de la Coupe de l'UEFA qui s'offre une place dans le top 16 européen.

 

Pendant ce temps, le Slavia Prague et le Steaua Bucarest ont partagé les points (1-1).

 

Le résume de Séville - Arsenal :


L'Inter veut envoyer Adriano en cure

Posté par Edouard le 16.11.07 à 12:49 | tags : inter, série a, mercato
Adriano, toujours plus prêt du départPlus que jamais mis à l'écart par Mancini à l'Inter Milan, Adriano est dans l'impasse. Non qualifié pour la Ligue des champions, le brésilien n'a joué que 4 matchs de Série A, dont 3 comme titulaire, pour 1 but marqué. Bien trop peu pour un joueur qui affolait il n'y a pas si longtemps les défenses, notamment au cours d'une fantastique saison 2004-2005 où il inscrivit 10 buts en 9 matchs de C1. Une descente aux enfers qui s'expliquerait notamment par le décès de son père.

 

"J'ai eu un passage très difficile quand mon père est mort. J'ai fait une dépression", a récemment reconnu Adriano dans la presse, tout en estimant que cette page était tournée. "Désormais, ça va beaucoup mieux, j'ai changé de vie et je reste en famille. Je me suis remis les idées en place."

 

Du côté de l'Inter, on ne semble pas être tout à fait du même avis. Comme l'a révélé jeudi la Gazzetta dello Sport, le club nerazzurro envisagerait d'envoyer le joueur dans une clinique au Brésil où il "pourrait récupérer physiquement et psychologiquement", dixit le président Moratti, et régler ses problèmes d'alcool.

 

Toujours selon la Gazzetta, Adriano pourrait ensuite être prêté au mois de janvier à un club anglais, Manchester City ou Arsenal, destination que le joueur avait refusé cet été, exigeant de rester dans le championnat d'Italie. Quoiqu'il arrive, l'avenir du buteur auriverde, qui a perdu sa place dans la Seleçao, ne se situe plus du côté de l'Inter où il est passé cinquième dans la hiérarchie des attaquants.


C1 - 4e j : Le point sur les matchs de mercredi

Posté par Edouard le 08.11.07 à 11:01 | tags : fc barcelone, arsenal, ligue des champions, man u, as roma, inter

Le Barça, comme à l'entraînement
Alors que l'OL a pu s'imposer face à Stuttgart, le Barça en a fait de même lors de la visite des Glasgow Rangers au Nou Camp (2-0). Archi-dominateurs, les Catalans ont planté deux pions, par Thierry Henry et Lionel Messi, et auraient pu aussi bien en mettre 5 ou 6 tant les Ecossais semblaient résignés à s'arc-bouter sur leur but.

 

Mais l'essentiel est là pour la formation de Frank Rijkaard qui prend seule la tête du groupe E et n'a plus besoin que d'un petit point pour se qualifier, avant de se rendre à Gerland dans quinze jours.

Man U qualifié
Dans le groupe E, Manchester a poursuivi sa promenade de santé en étrillant le Dynamo Kiev et à Old Trafford (4-0) sur des buts de Gerard Piqué, Carlos Tevez, Wayne Rooney et Cristiano Ronaldo. Patrice Evra, à nouveau énorme sur le flanc gauche, a lui reçu les louanges de Sir Alex Ferguson, interviewé par Gérard Houllier pour Canal Plus, et les Red Devils ont officiellement décroché leur billet pour les huitièmes de finale de la compétition.

 

L'AS Roma devra elle encore un peu cravacher pour rejoindre les Anglais. Toujours privée de Francesco Totti, la formation de Luciano Spalletti a livré une prestation plus que médiocre sur le terrain du Sporting et s'en tire miraculeusement avec un match nul obtenu grâce à une frappe de Pizarro déviée deux fois par la défense portugaise.

L'Inter aux deux visages
Mené 2-0 sur sa pelouse après une demi-heure de jeu, l'Inter Milan a eu le mérite de se ressaisir face au CSKA Moscou, décrochant au final une victoire logique (4-2), grâce à deux doublés de Zlatan Ibrahimovic et Esteban Cambiasso. Avec ce succès, les hommes de Mancini font un grand pas vers la qualification, en attendant de recevoir Fernerbahçe dans deux semaines.
La tâche ne sera pas facile face au club turc qui s'est imposé comme la révélation de ce groupe G en dominant le PSV sur son terrain (2-0). La nouvelle équipe de Roberto Carlos pourrait donc atteindre les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire.
Arsenal en huitième
Après leur brillante victoire 7-0 lors du match aller, les Gunners n'ont forcé leur talent sur la pelouse du Slavia Prague, se contentant d'un 0-0 insipide. Arsène Wenger avait massivement fait tourner son effectif, ceci expliquant cela, et devra donc faire un bon résultat face au FC Séville (vainqueur du Steaua Bucarest 2-0), lors de la prochaine journée, pour s'assurer la première place du groupe H.

Luis Figo : Deux mois au chaud

Posté par Edouard le 06.11.07 à 11:19 | tags : inter, infirmerie, série a
Figo passera l'hiver bien au chaud avec sa fracture au péroné - crédits : PanoramicDéjà privé de Patrick Vieira et Dejan Stankovic, l'Inter Milan a enregistré ce week-end la blessure de Luis Figo, victime d'une fracture du péroné sur un choc avec Pavel Nedved lors du choc Juventus - Inter. Un coup dur pour le Portugais, qui fêtait dimanche ses 35 ans, et réalisait un très bon début de saison sous le maillot nerazzurro.

 

"Je suis vraiment mécontent", a pesté le président Massimo Moratti à la chaîne Telelombardia. "Figo ne s'est pas cassé le péroné tout seul. Tout ceci vient d'un coup très brutal et parfaitement évitable. (...) Ce genre de geste, les grands champions ne les font pas. Par là, je veux dire que Nedved ne fait pas partie de cette catégorie." Le Tchèque s'est bien sûr platement excusé dans la presse. Mais le mal est fait pour l'Inter qui va cruellement manquer d'ailier droit en attendant le retour de Stankovic.

 

Petit motif de satisfaction pour les Intéristes, Figo, qui sera opéré aujourd'hui pour stabiliser sa fracture ne devrait manquer que deux mois de compétitions alors que certains annonçaient déjà la saison du vétéran lusitanien terminée. Celui qui a rejoint le mois dernier le club très fermé des joueurs ayant disputé au moins 100 rencontres de Ligue des champions n'a donc pas encore dit son dernier mot.


Juventus 1-1 Inter Milan: L'Inter peut s'en vouloir

Posté par Louis Laffitte le 05.11.07 à 00:58 | tags : série a, inter, juventus
D'une évidente supériorité, l'Inter a pourtant dû concéder le match nul sur la pelouse de la Juventus de Turin ce dimanche (1-1). L'Argentin Julio Cruz avait ouvert le score en première période pour les Interistes (40') mais faute d'avoir su tuer le suspense, les hommes de Roberto Mancini ont laissé les Bianconeri arracher le point du nul grâce à un but de Mauro Camoranesi en fin de match. Les Milanais conservent toutefois leur invincibilité et deux points d'avance au classement de la Série A sur leur nouveau dauphin, la Fiorentina, victorieuse à Rome de la Lazio (0-1).

Zlatan et les siens peuvent faire la grimace (Panoramic)L'Inter au-dessus
Les retrouvailles promettaient d'être chaudes entre la Juve et l'Inter. Ennemis de longue date, les deux équipes ne s'aiment pas plus depuis que le titre 2006 a été remis à l'Inter suite à la disqualification d'une Juve alors impliquée dans le Moggipoli.

De fait, les supporters bianconero attendaient la venue des Milanais de pied ferme. Mais dans une enceinte chauffée à blanc, ce sont bien les hommes de Roberto Mancini qui ont fait leur loi.

Ces derniers, arrivés en retard au stade après un trajet en car compliqué - un imprévu qui retarda de quinze minutes le coup d'envoi - ne tardèrent d'ailleurs pas à montrer leur supériorité. Incontestable nouveau patron de la Série A, l'Inter, s'il se procurait peu d'occasions dans la première demi-heure, faisait tout mieux que la Juve.

Cruz décisif
Meilleure techniquement, plus à l'aise dans la construction du jeu, il ne faisait que peu de doutes que les coéquipiers de Zlatan Ibrahimovic, hué pour son retour à Turin, allaient tôt ou tard prendre l'avantage.

Ce ne fut pas au bout d'un excellent centre de la droite de Luis Figo que ni Cruz, ni Cesar ne purent reprendre (38'), mais à la suite d'une ouverture lumineuse du même Cesar que l'Argentin convertit en but en gagnant sereinement son duel face à Buffon (1-0, 41').Le cinquième but en cinq titularisations du goleador, préféré à Crespo ce soir.

Un avantage logique qu'Ibrahimovic passait tout près d'aggraver quelques secondes plus tard mais Giorgio Chiellini, son garde du corps du soir, sauvait les siens en revenant chiper le ballon in extremis (44').

Break raté
Forcés de réagir en seconde période, les Turinois se montraient pourtant peu menaçants, peu aidés il est vrai, par le poids des ans pesant dans les jambes de Del Piero et Nedved. En manque de vitesse et surtout d'idées, les coéquipiers de David Trezeguet, abandonné en pointe, passaient même plusieurs fois tout près de la correctionnelle.

Au bout de contres qui auraient dû être meurtriers, Ibrahimovic et Suazo butaient tour à tour sur un Buffon des grands soirs, laissant ainsi une lueur d'espoir dans les cœurs turinois. Il n'en fallait pas plus pour réveiller cette Vieille Dame qui égalisait sous l'impulsion de Iaquinta et Camoranesi, fraîchement entrés.

Camoranesi sauve la Juve
Sur un centre venu de la gauche, le premier remettait le ballon dans l'axe au second, qui bénéficiait d'une double déviation de Samuel et Cambiasso pour tromper Julio Cesar (1-1, 77').

Revenus de nulle part, les Turinois parvenaient à protéger dans les dernières minutes ce nul presque miraculeux, en s'appuyant notamment sur la combativité d'un Chiellini, par ailleurs ravi de s'essuyer le coude sur la glotte de Zlatan (88'). La fin de match se résumait d'ailleurs à une explication verbale entre les deux hommes, qui promet un duel très chaud pour le retour à San Siro.

Quoiqu'il en soit, et si la Juve sort avec les honneurs du match, l'Inter et son patchwork de nationalités aura prouvé une fois de plus qu'il n'a pas usurpé sa place au sommet du foot italien. Les Turinois, eux, devront attendre avant de pouvoir rêver à nouveau au titre.

FIFA World Player : 4 Français dans les 30 présélectionnés

Posté par Edouard le 10.10.07 à 12:58 | tags : les français de l'étranger, bayern, milan ac, ol, real madrid, inter, fc barcelone
Un successeur, vite !En attendant la liste des 50 joueurs retenus pour le Ballon d'Or, qui sera connue le 23 octobre, la FIFA a dévoilé ce mercredi l'identité des 30 joueurs nommés pour le titre de joueur de l'année (FIFA World Player) décerné le 17 décembre prochain à Zurich. Derrière Kakà, annoncé comme le grand favori pour succéder à Fabio Cannavaro, la bataille sera rude pour les places d'honneur.

 

Par rapport à la présélection de l'an passé, sept changements sont à noter. Les intermittents Adriano et Michael Ballack en sont exclus. Tout comme Luis Figo, Jens Lehmann, Tomas Rosicky, Andriy Shevchenko et, bien sûr, le retraité Zinedine Zidane. Un turnover qui profite à Juninho, Messi, Marquez, Terry, Tevez, van Nistelrooy et Fernando Torres.

 

Forza Italia
Les champions du monde italiens sont les mieux représentés avec cinq joueurs retenus. Les même qu'en 2006 : Buffon, Cannavaro, Gattuso, Pirlo et Nesta. Suivent les Français (Henry, Ribéry, Thuram, Vieira) et les Anglais (Gerrard, Lampard, Rooney, Terry) avec quatre candidats chacun. L'Argentine et le Brésil se contentent eux de trois petits représentants. L'Allemagne de deux.

 

Deco, Ronnie, Henry, 3 des 7 joueurs nommés au BarçaTorres sauve l'honneur
Absente du cru 2006, l'Espagne compte un jouer nommé cette année, le néo-Red Fernando Torres. Ou comment un mec qui a raté six penaltys la saison dernière chipe la place d'Iniesta, Cesc Fabregas ou Xavi. Chez le voisin portugais, Figo ayant été écarté, Deco et Cristiano Ronaldo défendront les couleurs lusitaniennes. Avec de sérieuses chance de podium pour le second.

 

Le Barça en force
Du point de vue des clubs, Barcelone décroche le pompon avec pas moins de sept culés retenus dans la liste (Ronaldinho, Messi, Henry, Deco, Márquez, Etoo et Thuram), suivi par Chelsea (5) et le Milan AC (4). Si l'on considère les championnats, La Liga et la Premier League mènent la danse avec dix représentants, devant la Serie A (6), la Bundesliga (3) et la Ligue 1 qui compte elle... un candidat, en la personne de Juninho, auteur comme chacun le sait d'une grande année 2007. Mais où est le communiqué de Frédéric Thiriez ?

 

Zlatan est sur le culLes grands absents
Si Robinho aurait éventuellement pu apparaître dans les 30 pour sa prestation lors de la Copa America remportée par le Brésil, les deux grands absents sont sans aucun doute Zlatan Ibrahimovic et Francesco Totti. Champion d'Italie l'an passé avec l'Inter, actuel co-meilleur buteur de la Série avec Trezeguet (7 buts en 7 matchs), Ibra a quitté son costume de boudeur égoïste pour enfin mettre tout son talent au service du jeu et méritait largement de figurer dans cette liste. Sûr que s'il était brésilien... Totti, lui, est juste Soulier d'Or européen en titre. Trois fois rien.

 

 

Les 30 joueurs : Italie (5) : Gianluigi Buffon, Fabio Cannavaro, Gennaro Gattuso, Alessandro Nesta, Andrea Pirlo
Angleterre (4) : Frank Lampard, Wayne Rooney, John Terry, Steven Gerrard
France (4) : Thierry Henry, Franck Ribéry, Lilian Thuram, Patrick Vieira
Argentine (3) : Lionel Messi, Juan Roman Riquelme, Carlos Tevez
Brésil (3) : Juninho, Kakà, Ronaldinho
Allemagne (2) : Miroslav Klose, Philipp Lahm
Portugal (2) : Cristiano Ronaldo, Deco
Cameroun : Samuel Eto'o
Côte d'Ivoire : Didier Drogba
Espagne : Fernando Torres
Ghana : Michael Essien
Mexique : Rafael Márquez Álvarez
Pays-Bas : Ruud van Nistelrooy
République tchèque : Petr Cech