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L'actualité et les résultats des Bleus. Voir aussi la sélection complète et le palmarès de l'équipe de France.
France 0 - 0 Uruguay : Voyage au bout de l'ennui Pour leur dernière sortie de l'année 2008, les Bleus n'avaient pas ramené de cadeaux dans leur hotte pour le public du Stade de France, pourtant bien garni en ce mois de novembre. Rien ne sera venu égayer ce France - Uruguay soporifique, si ce n'est la première sélection de Steve Savidan, la présence d'Hugo Lloris dans les buts, le retour de Patrick Vieira ou la nouvelle chance donnée à Philippe Mexès en défense centrale.Ni sifflets, ni buts Bernard Laporte et le gouvernement français peuvent être soulagés. La Marseillaise n'a pas été sifflée, l'ambiance était bon enfant. Les près de 80 000 personnes qui avaient fait le déplacement, chiffre atteint grâce à une promo à dix euros la place en prix d'appel, n'ont elles pas été vraiment récompensées. Les occasions de buts et les belles actions sont restées au vestiaire. Un scénario qu'on pouvait malheureusement craindre, entre des Uruguayens venus chercher le nul à Saint-Denis et des Tricolores pas plus motivés que ça. Surtout à une semaine d'une 5e de journée de la Ligue des Champions ultra décisive, en plein cœur d'un automne où le calendrier laisse peu de répit aux organismes. Comme l'avait pressenti Domenech, cette rencontre devait donc au moins servir à lancer ou relancer certains joueurs. On a ainsi pu découvrir Hugo Lloris, déjà apparu deux fois en A', mais qui n'a pas eu beaucoup de boulot pour sa première véritable sélection. Le trentenaire Steve Sadivan a lui pu disputer toute la seconde période, sans pouvoir troubler l'apathie générale. Patrick Vieira a rejoué mais pas trop (une mi-temps), vu la jurisprudence imposée par ses problèmes musculaires. Tout comme Philippe Mexès, mis de côté depuis Autriche - France (3-1) et positionné comme stoppeur droit, son poste à la Roma, au détriment de William Gallas, moins à l'aise à gauche. L'envie de Savidan Après coup, on se dit même que le sélectionneur aurait même pu pousser son raisonnement encore plus loin en offrant leur première cape à Jérôme Leroy, Mickaël Pagis ou Benoît Cheyrou. Car il n'y a vraiment rien à retenir de ses 90 minutes chiantes comme la pluie, où les Bleus ne seront procurés que des demies opportunités, comme sur cette d'Anelka un peu trop décroisée (17e) ou ce contrôle frappe de Savidan (63e). Et c'est finalement le Caennais qui aura le plus tenté de mettre le feu à la partie, avec notamment deux tentatives de retourné pas loin d'être décisives. Point positif, les hommes de Raymond Domenech n'ont pas pris de but pour la première fois depuis huit matchs et le France - Roumanie de l'Euro 2008. A part ça, vivement la venue de l'Argentine de Maradona au Vélodrome, le 11 février prochain. Fiche du match : France : Lloris - Fanni, Mexès, Gallas, Evra - Vieira (A. Diarra, 46e), Toulalan - Ribéry (Benzema, 57e), Gourcuff (Nasri, 72e), Henry (Briand, 72) - Anelka (Savidan, 46e). Uruguay : Carini - Silva, Godin (Valdes, 19e), Lugano, Caceres - M. Pereira, Gargano, A. Pereira (Cardaccio, 71e), Rodriguez (Sanchez, 82e) - Suarez (Abreu, 69e), Forlan Cartons jaunes : Caceres (40e), Pereira (59e) , Sanchez (90e) Equipe de France : La récompense Savidan Raymond Domenech avait prévenu cette semaine que la liste des joueurs convoqués pour le match amical France - Uruguay comporterait probablement une ou deux surprises. Chose promise, chose due, le sélectionneur a offert sa première convocation à Steve Savidan, 30 ans. Mikaël Silvestre et Julien Escudé font par ailleurs leur retour en Bleu, et Yohann Pelé sa première apparition dans le groupe France.Consécration tardive Joueur qui évoluait encore en National il y a quelques années, Steve Savidan vit décidément une fin carrière fulgurante. Meilleur buteur de National et de Ligue 2 avec Valenciennes, auteur de deux premières belles saisons en Ligue 1 avec le club nordiste, l'attaquant qui évolue désormais à Caen aura l'occasion de fêter sa première cape, mercredi 19 novembre face à l'Uruguay. Et au Stade de France s'il vous plaît. Une consécration tardive mais méritée pour le buteur trentenaire qui s'est très vite adapté à sa nouvelle équipe et compte déjà 6 buts et 4 passes décisives en 13 matchs de L1. Ce qui le place en tête de l'officieux classement combiné qui additionne les deux spécialités. "A 30 ans, on espère toujours. C'était mon cas. On se fixe des objectifs qui paraissent parfois infranchissables mais c'est comme cela qu'on avance", a réagi "Savigoal" dans la foulée de sa sélection. "Obtenir cette première convocation vient récompenser tous les efforts et toutes les années de travail dans mes différents clubs. Maintenant, être dans cette liste, c'est agréable, mais le plus important est de savoir comment je vais exploiter cette chance et voir ce que je vais faire de cette convocation." Autre petit nouveau de la liste, le gardien de but du Mans Yohann Pelé qui se glisse derrière Mandanda et Lloris. Un choix qui entérine un peu plus la mise hors course de Sébastien Frey. Silvestre is back Cette dernière rencontre amicale de l'année 2008 est aussi l'occasion pour Domenech de relancer certains joueurs, comme Mikaël Silvestre qui n'a plus évolué sous le maillot bleu depuis mai 2006. Complètement remis de la blessure qui l'avait privé de l'Euro 2008, Julien Escudé repointe également le bout de son nez. Tout comme Samir Nasri, qui a répondu à l'émergence de Gourcuff en claquant un doublé contre Manchester United. En difficulté depuis le pénible Autriche - France (1-3), Philippe Mexès aura lui une nouvelle chance de se racheter. Mais qui dit retours dit forcément oubliés. Jean-Alain Boumsong restera donc à Lyon la semaine prochaine. Florent Sinama-Pongolle attendra la prochaine blessure de Forlan ou Agüero pour flamber à nouveau avec l'Atletico Madrid et se rappeler au souvenir de Domenech. Sébastien Squillaci devra faire mieux qu'être titulaire au sein de la co-meilleure défense de la Liga. Florent Malouda espérer qu'il n'a pas rejoint la caste des bannis avec Pires, Giuly et Trezeguet. Et Hatem Ben Arfa mettre deux buts deux passes décisives par match. Ou alors fermer sa gueule comme Jimmy Briand, qui effectue première partie de saison intéressante dans l'ombre de Pagis à Rennes mais, surtout, ne bénéficie d'une aussi mauvaise réputation que le prodige marseillais. La sélection : Gardiens : Steve Mandanda (Marseille), Hugo Lloris (Lyon), Yohann Pelé (Le Mans) Défenseurs : Bacary Sagna (Arsenal/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Patrice Evra (Manchester United/ANG), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Gaël Clichy (Arsenal/ANG), Rod Fanni (Rennes), Mickaël Silvestre (Arsenal/ANG), Julien Escudé (FC Séville/ESP) Milieux : Patrick Vieira (Inter Milan/ITA), Lassana Diarra (Portsmouth/ANG), Jérémy Toulalan (Lyon), Alou Diarra (Bordeaux), Yoann Gourcuff (Bordeaux), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Samir Nasri (Arsenal/ANG) Attaquants : Thierry Henry (Barcelone/ESP), Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Karim Benzema (Lyon), Steve Savidan (Caen), Jimmy Briand (Rennes) France 3-1 Tunisie : Des Bleus à réaction A défaut de se rassurer sur sa défense, l'équipe de France a confirmé face à la Tunisie l'étendue de son potentiel offensif. Menés par un Gourcuff à nouveau flamboyant et à l'origine des deux buts du diesel Henry (40e, 49e), les Bleus ont encore dû renverser la vapeur après l'ouverture du score de Jemaâ (30e). Et terminer en roue libre après le but de Benzema (58e) à mesure que les Aigles de Carthage baissaient de pied.La Marseillaise et Ben Arfa sifflés, une compo mystique de Ray, Boumsong à la rue, la surprise Fanni et Toulalan capitaine en fin de rencontre, ce match pas très amical valait en tout cas le détour. Défense de rire Vu le nombre de onze de départs différents qui circulaient dans la presse et sur le net, on sentait bien que Domenech nous préparait quelque chose. Point de Briand, Ben Arfa ou Sinama-Pongolle titulaires. Ni de Mexès ou de Squillacci. Non, le sélectionneur avait décidé de reconduire l'équipe qui avait terminé Roumanie - France (2-2), hormis les entrées de Fanni et Clichy. C'est à dire avec un Ribéry qui revient de blessure et venait de jouer 90 minutes trois jours plus tôt, et une charnière centrale Boumsong - Abidal qui n'a pas donné plus de garanties qu'à Constanta face à un attaquant de Ligue 2, Jemaâ, qui douchait la minorité de spectateurs tricolores du Stade de France à la demie-heure de jeu. Si le buteur lensois s'est aidé de la main pour contrôler le ballon devant Boum, il a surtout profité de l'attitude de spectateur du défenseur lyonnais, qui n'intervient au départ de l'action puis se fait dribbler comme un bleu. Ainsi que d'un Mandanda pas vraiment impérial sur son tir en angle fermé et qui devrait songer à se ressaisir avant que coach Ray ne souvienne, sait-on jamais, qu'il y a d'autres bons gardiens sélectionnables. Ce genre d'absences se paie cher à ce niveau, même face à un adversaire supposé inférieur. Et sans un contre à la Arsenal de Henry, qui réalisait un une-deux avec Gourcuff avant de fusiller Mathlouthi (1-1, 40e), les Bleus seraient sans doute rentrés au vestiaire avec un but à rattraper. Gourcuff et Fanni au bar Bien sûr, en deuxième période, l'équipe de France a déroulé face à des tunisiens qui avaient tout donné en première, dopés par le public et leur envie de se payer le grand frère. Tout juste entré, Ben Arfa répondait aux mécontents en lançant le second but d'Henry (2-1, 49e). Ouverture pour Benzema, centre en retrait pour Gourcuff et frappe dévissé qui se transforme en assist pour le renard TH (qui se mue peu à peu en Pipo Inzaghi). Puis Haggui, sous la pression de Fanni, relançait sur Benzema, à l'entrée de la surface, qui claquait le troisième but français. Mais les Bleus ne peuvent pas éternellement attendre de prendre un pion pour passer la surmultipliée. Tout n'est pourtant pas à jeter dans ce France - Tunisie qui nous aura livré une heure de football intense, avant que la litanie des changements (9 dans la dernière demi-heure dont 6 pour les Aigles) ne casse le rythme. Gourcuff a pu démontrer une fois de plus l'étendue de sa palette et de son activité (79 ballons en 79 minutes). Henry qu'il restait le buteur le plus efficace de l'EdF. Benzema a inscrit un but qui va lui faire du bien. Rod Fanni réalisé une première encourageante. Et Toulalan assumé son statut de nouveau taulier de l'entre jeu, s'offrant même cinq minutes de brassard après la sortie de Titi. Dommage que les incohérences citées plus haut viennent noircir le tableau. France : Mandanda - Fanni, Boumsong, Abidal, Clichy - Toulalan, A. Diarra - Gourcuff (Briand, 81e), Ribéry (Ben Arfa, 46e), Henry (Malouda, 84e)- Benzema (Sinama-Pongolle, 69e). Tunisie : Mathlouthi - Bousaidi, Haggui (Cap), Mikari, Ghezel - Belaïd (Essifi, 69e), Ragued (Darragi, 75e), Ben Yahia (Boujelbène, 64e), Felli, (Nafka, 86e), Ben Khalfallah (Mosrati, 90e) - Jemaâ (Ben Saada, 80e). Cartons Jaunes : Toulalan (66e), Boussaidi (84e) Buts : Jemaâ (30)e, Henry (40e, 49e), Benzema (58e) Faut-il craindre France - Tunisie ? Après France - Algérie (4-1 en 2001) et France - Maroc (2-2 en 2007), la trilogie maghrébine de l'équipe de France se poursuit ce mardi face à la Tunisie. Une rencontre où se mêlent politique, histoire, immigration et football, faisant craindre la survenue d'incidents similaires à ceux qui avaient émaillés les deux premiers épisodes.La fête gâchée ? La Marseillaise sera-t-elle sifflée ? Ben Arfa conspué ? La pelouse du Stade de France envahie en cas de déroute de la Tunisie ? Telles sont les questions qui se posent à l'approche de la visite des Aigles de Carthage dans l'Hexagone. Comme à chaque rencontre opposant la France à une de ses anciennes colonies. Si un scénario à la France - Algérie (le match avait été interrompu par l'irruption des supporters algériens sur le terrain à la 76e) paraît peu probable, les hommes politiques craignent forcément que l'hymne français ne soit pas respecté. Ce qui fut le cas lors du France - Maroc disputé en novembre 2007, sous les yeux de Bernard Laporte, qui sera le seul membre du gouvernement présent au SdF. Les supporters tunisiens seront tout cas nombreux, ce soir à Saint-Denis, où l'on attend environ 62 000 spectateurs. Soit 10 000 de plus que pour France - Serbie. Autant dire que les tribunes vibreront au moins autant pour les Aigles que pour les Bleus. Et que certains supporters tunisiens en profiteront pour siffler la Marseillaise et/ ou Hatem Ben Arfa, comme l'évoque L'Equipe du jour, sur la foi de propos lus sur internet. Attention, toutefois, à ne verser dans l'amalgame. Sur certains forums, comme celui de www.tunisie-foot.com, on en veut autant à l'international tunisien Ben Khalfallah d'avoir déclaré dans France Soir : "Cela sera un match particulier car j'ai l'impression de jouer contre mon pays. J'ai grandi ici, je vis ici, je joue ici. Je me sens plus français que tunisien !" Dernier test avant le Conseil Fédéral Dans ce contexte qui sera avant tout festif pour les ressortissants tunisiens et français d'origines tunisiennes qui ont rarement l'occasion de voir évoluer l'équipe nationale, les Bleus n'auront donc pas la tâche facile. Face à une formation probablement ultra-motivée, ils devront faire bonne figure à la veille du Conseil Fédéral qui doit officialisé le maintien de Raymond Domenech, ce malgré les nombreuses expérimentations mises en places par le sélectionneur. Notamment en défense, où le sélectionneur devrait tester sa 16e charnière centrale en 4 ans (Squillaci - Mexès) et lancer Rod Fanni à droite. Tandis que Jimmy Briand pourrait fêter sa première titularisation en Bleu. Coté tunisien, le sélectionneur portugais Humberto, qui a pris la succession de Roger Lemerre, ne devrait aligner que trois joueurs évoluant en France dans onze de départ : Jemaa (Lens), Ben Khalfallah (Caen) et Ben Frej (Le Mans). On suivra également la prestation du jeune Tijani Belaïd, qui évolue au Slavia Prague, ou de l'ancien strasbourgeois Karim Haggui, aujourd'hui au Bayer Lerverkusen. Notons enfin que deux chanteuses franco-tunisiennes, Laam et Amina, interpréteront les hymnes nationaux avant le coup d'envoi du match. Roumanie 2-2 France : Une question de point de vue Sous pression médiatique depuis la déroute autrichienne (1-3) du mois de septembre, Raymond Domenech semble avoir sauvé sa peau après le nul ramené du déplacement en Roumanie (2-2), où l'équipe de France a montré du caractère en remontant deux buts d'écart. Mais les signes encourageants aperçus à Constanta, dont un duo Ribery - Gourcuff plein de promesses, ne doivent pas faire oublier les nuages qui planent dans le ciel bleu.Domenech et les girouettes Hier si critique envers le sélectionneur, le conseil fédéral et le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, la presse nous a presque chanté les louanges de Raymond Domemech et ses hommes, ce week-end après le point glané par les Tricolores. A juste titre, si l'on considère que remonter deux but à l'extérieur démontre une capacité de réaction intéressante. Que Gallas était absent. Que Vieira à dû déclarer forfait à l'échauffement. Et que les résultats des autres rencontres du groupe, notamment le nul concédé par l'Autriche aux Iles Féroé (1-1), laissent les Bleus dans une situation relativement favorable. "Ça sent bon pour Raymond", titre ainsi L'Equipe ce lundi, appuyant le maintien du sélectionneur après avoir écrit la semaine dernière qu'il pourrait gicler même en cas de succès en Roumanie. Comme on l'a déjà dit sur ce blog, changer de sélectionneur aujourd'hui après l'avoir confirmé au lendemain de l'Euro serait en effet inopportun. On peut en revanche s'interroger sur la manière dont les commentateurs soufflent le chaud et le froid sur les braises de l'équipe de France. Passant d'un pessimisme un peu trop prononcé à un optimisme limite béat. Le constat qu'on peut dresser sur les Bleus en ce mois d'octovre est-il pourtant si différent qu'en juillet ou septembre dernier ? Du mieux, mais...Certes, comme Vincent Duluc le disait dimanche soir sur le plateau de 100% Foot, il vaut mieux revenir de 0-2 à 2-2 que de dilapider une avance de deux buts. Certes, l'entente du duo Gourcuff - Ribéry - à l'origine, avec Toulalan, de la révolte et auteur des deux buts français - a donné du baume au cœur aux supporters de l'EdF. Certes, d'autres nations ont vécu des soirées encore plus difficiles en terre roumaine. Mais faut-il pour autant passer sous silence la première demi-heure calamiteuse qui a vu les Bleus encaisser deux buts par Petre (6e) et Goian (17e) ? Le premier suite à une perte de balle évitable et une absence de l'axe de la défense. Le second sur un duel perdu sur corner par Boumsong. Même si ce dernier assure avoir été victime d'une faute sur l'action. En l'absence de Gallas, Domenech n'avait peut-être pas quinze mille solutions pour former sa charnière centrale. Mais il est curieux qu'un joueur appelé en renfort, et qui joue très peu dans son club (Boumsong, donc), soit passé devant ceux qui faisaient d'entrée partie de la liste. Mexès aurait pu avoir l'occasion de se racheter après Autriche - France, et Squillaci de faire valoir son bon début de saison au FC Séville. Sans parler du mystère Evra, toujours pas à son vrai niveau sous le maillot bleu. La fébrilité de la défense française, largement remaniée ses derniers mois, commence à devenir un sérieux problèmes. Car en encaissant plus de deux pions par match (14 buts contre sur les six dernières rencontres), l'équipe de France va avoir dû mal à enchaîner les victoires. Consensus temporaire ? La "performance" des Bleus est aussi à mettre en relation avec l'opposition roumaine, elle aussi privée de quelques éléments clés, qui restait sur une dynamique de résultats inquiétants (défaite 0-3 à domicile devant la Lituanie, petit 1-0 aux Iles Féroé). N'oublions pas non plus que si Ribéry a été à deux doigts d'arracher la victoire sur une frappe un peu trop croisée (82e), Mutu a eu une énorme balle de 3-1 de la tête (45e), sur une nouvelle erreur de marquage, qui aurait pu accoucher d'un Autriche - France bis, quand le penalty concédé par Mexès était venu plomber les chances de retour des Français. L'avenir nous dira si une équipe est née, ou si les Bleus se sont découverts une âme, samedi à Constanta. En attendant, le chantier bleu est loin d'être terminé et son chef, qui devrait donc être à nouveau confirmé à l'issue de la réunion du Conseil Fédéral, mercredi au lendemain de France - Tunisie, a encore du pain sur la planche. Pas sûr, toutefois, que le consensus dont il semble bénéficier aujourd'hui survive à une nouvelle contre performance de sélection. Il est pourtant grand temps d'arrêter de dire tout et son contraire à propos de l'équipe de France. Voir le classement et le calendrier du groupe 7 Illustrations : L'émergence du duo Ribéry - Gourcuff ne doit pas masquer les problèmes qui restentà régler en équipe de France (Sipa); Mandanda et la défense française se sont encore montrés bien fébriles devant les partenaires de Florentin Petre (Sipa) Roumanie - France : Pas de calme avant la tempête A l'approche de son déplacement en Roumanie, samedi à Constanta, un climat pour le moins pourri règne autour de l'équipe de France. Entre la rumeur annonçant un débarquement de Raymond Domenech quelque soit le résultat, l'arrivée de Gérard Houllier comme nouveau favori à sa succession et la polémique entourant la blessure de Vieira, on en oublierait presque que les Bleus ont un match important à disputer dan l'optique de la qualification pour le Mondial 2010.Un sélectionneur sous pression Malgré la victoire obtenue face à la Serbie (2-1), le sort du sélectionneur national serait donc réglé, si l'on en croit les rumeurs persistantes relayées ici et là. Des rumeurs émanant de la FFF, rapportent les journaux qui les diffusent. Non contents d'avoir reconduit un technicien auquel ils ne croyaient plus, les gens de la Fédération se permettent aujourd'hui de le déstabiliser, et l'équipe de France avec, à quelques heures/jours d'une rencontre décisive. Une attitude déplorable qui démontre une fois de plus l'incompétence de la bande à Escalettes. Des mecs apparemment prêts à tout pour fuir leurs responsabilités et s'accrocher à leur siège. Pire encore, la rumeur présentant Gérard Houllier, l'actuel Directeur Technique National, comme possible successeur de Ray. Houllier, le type qui a convaincu le conseil fédéral ne pas virer Domenech en juillet dernier. Un scénario un peu fou (qui aurait pensé que Mr France - Bulgarie 1993 revienne aux commandes de l'EdF) que l'intéressé a démenti. Mais qui tient pourtant la route si l'on considère que la DTN perdrait de son influence en laissant un Blanc ou un Deschamps devenir sélectionneur. Pour ajouter à la confusion, Le Parisien "révélait" cette semaine que la blessure de Patrick Vieira pendant la préparation de l'Euro 2008 a failli être soignée à l'Actogevin, un produit non-commercialisé en France mais qui ne figure pas sur la liste des dopants. Info également démentie par un Pat "fou de rage". Un onze chamboulé Les questions - et les inquiétudes - concernant le terrain ne manquent pourtant pas au terme d'une semaine d'entraînement qui a vu les forfaits et les incertitudes s'accumuler. Gallas et Lassana Diarra seront ainsi indisponibles pour le déplacement en Roumanie. Tandis que Anelka et Ben Arfa souffrent de petits pépins physiques. Une situation qui a poussé Domenech à rappeler deux joueurs (Boumsong et Briand) et à multiplier les mises en place, notamment dans l'axe de la défense où il faudra trancher entre une paire Mexès-Abidal ou Boumsong-Abidal (à moins que Squillaci ?). De quoi contre-balancer la bonne nouvelle des retours de Vieira et Ribéry. D'autres joueurs sont eux aptes physiquement et performants en club, mais en proie à quelques états d'âme sous le maillot bleu. C'est le cas de Benzema, à qui l'on reproche exagérément de ne pas avoir le même rendement en équipe de France que sous le maillot de l'OL alors qu'il n'a que 20 ans. Ainsi que celui de Malouda, écarté des deux derniers matchs pour s'être épanché dans L'Equipe et qui était encore pressenti pour débuter sur le banc jusqu'à ce que Ben Arfa reçoive un coup au genou. Pour se rassurer, on peut toujours se dire que les Bleus ont pour habitude de répondre présent lorsqu'ils sont dos au mur. On a tout de même connu des contextes plus sereins avant d'aborder un rendez-vous où il ne faudra pas se louper. L'équipe probable : Mandanda - Sagna, Boumsong, Abidal, Evra - Vieira, Toulalan - Ribéry, Gourcuff, Malouda - Henry. Illustration : L'équipe de France cache sa joie avant d'affronter la Roumanie, samedi à Constanta (Sipa) Equipe de France - liste : Un ticket pour Sinama En vue des deux prochains matchs de l'équipe de France, en Roumanie le 11 octobre pour les éliminatoires du Mondial 2010 et face à la Tunisie le 14 en amical, Raymond Domenech a concocté une liste plutôt classique, où Franck Ribéry et Patrick Vieira font logiquement leur retour. Un petit nouveau fait tout de même son apparition, le buteur de l'Atletico Madrid Florent Sinama-Pongolle, tandis que Mathieu Flamini passe à la trappe.Retours de Vieira et Ribéry Alors que tout le monde s'interroge sur l'avenir des Bleus et de leur sélectionneur tant décrié, la vie suit son cours pour l'équipe de France. Ce jeudi à Clairefontaine, Domenech a ainsi repris son petit rituel en conférence de presse. L'occasion pour lui de répondre à la sortie de Grégory Coupet dans le France Football de mardi. "Je ne connais qu'une seule dictature, celle du résultat", a déclaré Ray, assurant qu'il régnait une bonne ambiance en équipe de France. Avec Franck Ribéry, les Bleus devraient en tout cas retrouver un peu d'humour dans la vie de groupe, et de percussion sur le terrain. Le retour du Bavarois, déjà bien affûté pour un joueur qui revient de trois mois de blessure, est très attendu. Tout comme celui de Patrick Vieira. "Quand il est bien il est exceptionnel, c'est un des meilleurs milieux en Europe", a rappelé Domenech au sujet de l'Intériste. "Franck, on le connaît aussi. Il a joué son premier match Mathieu Flamini, pas étincelant avec le Milan AC, et Samir Nasri, qui a rejoué cette semaine après trois semaines d'indisponibilité sur la touche, d'être écartés. Auteur d'une prestation énorme contre la Serbie, et encore très bon mercredi face à la Roma, Yoann Gourcuff a lui gagné le droit de revenir en deuxième semaine. Malgré son match cauchemardesque devant l'Autriche, Philippe Mexès est encore de la partie. Mais la vraie sensation de la liste nous vient donc de la première sélection de Florent Sinama-Pongolle, qui n'a joué jusque-là qu'avec les A', face au Mali. Domenech a dit apprécier "sa capacité à jouer les contre pieds, sa qualité technique". "Il a tous les postes, il peut jouer en pointe, derrière ou sur les côtés. Il a une capacité intéressante dans les prises de balle. Il est bien, ça serait dommage de ne pas le voir. Steve Mandanda (Marseille), Hugo Lloris (Lyon) Défenseurs : Eric Abidal (Barcelone/ESP), Bakari Sagna (Arsenal/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Patrice Evra (Manchester United/ANG), Rod Fanni (Rennes), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Sébastien Squillaci (FC Séville/ESP), Gaël Clichy (Arsenal/ANG) Milieux : Lassana Diarra (Portsmouth/ANG), Jérémy Toulalan (Lyon), Florent Malouda (Chelsea/ANG), Hatem Ben Arfa (Marseille), Alou Diarra (Bordeaux), Patrick Vieira (Inter Milan/ITA), Franck Ribéry (Bayern Munich/ALL), Yoann Gourcuff (Bordeaux) Attaquants : Thierry Henry (Barcelone/ESP), Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Karim Benzema (Lyon), Florent Sinama-Pongolle (Atletico Madrid/ESP) Domenech pré-convoque Givet et se fait tacler par Coupet Gaël Givet, zéro minute disputée avec l'Olympique de Marseille depuis le début de la saison, aurait reçu une pré-convocation pour les prochains matchs de l'équipe de France qui se rend en Roumanie le 11 octobre et affronte la Tunisie en amical le 14. Une info balancée par La Provence qui jette un peu plus le trouble sur le sélectionneur Raymond Domenech, durement critiqué par Grégory Coupet dans France Football.Givet oui, Cheyrou non A l'approche de chaque rassemblement des Bleus, une cinquantaine de joueurs sont prévenus par un courrier adressé à leur club de leur éventuelle sélection. Non-publique, la pré-convocation ne garantit donc pas d'être appelé. Mais elle n'est pas dénuée de sens pour autant. Elle peut notamment influencer un joueur courtisé par une autre équipe nationale (Adil Rami). Signifier à un autre qu'il est dans l'antichambre de l'équipe de France (Mandanda début 2008). Ou que se retraite internationale peut être remise en cause. "Makelele a reçu sa pré-convocation, s'il est bon, il n'y a aucune raison que je l'écarte", déclarait ainsi Domenech en août dernier. Dans le cas de Gaël Givet, on a beau se creuser les méninges, on ne trouve pas d'explications plausibles. A moins que Raymond Domenech ne cherche à apporter un soutien moral à un international en perdition qui ne figure même pas dans le groupe de l'OM pour le déplacement à l'Atletico Madrid ? Ou qu'il veuille tout simplement lancer une nouvelle polémique pour détourner l'attention de la presse ? Toujours est-il que pendant ce temps, des joueurs méritants n'ont pas la chance de faire partie des pré-convoqués. Comme un autre marseillais, l'excellent Benoît Cheyrou, qui semble "condamné à inscrire un quadruplé, mercredi, à Vicente-Calderon pour éveiller l'intérêt de Raymond Domenech", ironise La Provence. Coupet envoie du lourd Certes anecodtique, cette incohérence vient corroborer la sortie médiatique de Grégory Coupet, qui a vidé son sac concernant le sélectionneur dans le France Football de mardi. Dénonçant la "dictature qui est mise en place" en équipe de France, le portier de l'Atletico Madrid y déplore notamment la communication de Domenech sur son éviction des Bleus, officiellement pour manque de temps de jeu : "Celle-ci s'apparente en réalité à un jeu malsain de sa part. S'il était mieux renseigné, il saurait que j'ai joué trois matches au Mexique en juillet, ajoutés aux trois autres à l'Euro." Coupet n'oublie pas non plus de prendre la défense de Sébastien Frey, écarté pour le même faux prétexte alors qu'il avait disputé le tour préliminaire de la C1 avec la Fiorentina. "C'était moi le numéro 1, je n'y suis plus, OK, j'ai trente cinq ans mais Frey n'en a pas trente... En quelques semaines, il n'existe donc plus..." Et à ceux qui se demandent pourquoi les critiques viennent seulent de joueurs qui ne sont plus convoqués : "Malouda s'est exprime sur son mal-être Résultat ? Il n'a joué ni contre l'Autriche, ni contre la Serbie." Bonjour l'ambiance en équipe de France... * Pour expliquer la non sélection de Coupet et Frey pour Suède - France, Domenech avait déclaré ceci : "Pour les gardiens, c'est particulier, c'est une reprise. Il y en a un à Marseille (Mandanda) et un à Lyon (Lloris) qui ont repris le Championnat, les deux autres (Frey, Coupet) sont en retard et n'ont pas repris." France 2-1 Serbie : L'essentiel est là
Buts : Henry (54e), Anelka (65e), Ivanovic (77e) France - Serbie : La peur au ventre Quatre jours après avoir valsé la Vienne, l'équipe de France se doit d'effacer sa défaite initiale face à l'Autriche (1-3) à l'occasion de la réception de la Serbie, mercredi au Stade de France. Alors que l'avenir du sélectionneur Raymond Domenech semble suspendu au résultat de cette rencontre, le climat n'est pas des plus sereins pour des Bleus rajeunis qui doivent garder à l'esprit leur objectif de départ : se qualifier pour le Mondial 2010."L'odeur du sang" Dans ce climat délétère, où les journaux balancent chaque jour un nouveau dossier, pas étonnant que la conférence de presse d'avant match organisé mardi à Clairefontaine se soit déroulée sous tension. D'entrée, Domenech notait que "l'odeur du sang" avait attiré foule, se disant tout juste heureux que "les lois d'exception et la guillotine n'existent plus". Puis, tout en contre-pied, le sélectionneur estimait que c'est souvent dans un tel contexte que "les bons résultats de l'équipe de France sont arrivés". Et, interrogé sur la faible affluence attendue au Stade de France, se félicitait presque que "50 000 personnes Philippe Mexès, coupable d'être passé à côté de son match contre l'Autriche, laisserait sa place dans l'axe de la défense à Eric Abidal. Qui s'était lui troué contre l'Italie. Faute de joueur à son niveau de Manchester United, Patrice Evra serait lui suppléé par Gaël Clichy. Et Samir Nasri, par ailleurs touché au genou droit, par Yoann Gourcuff. Plutôt que de jouer sur l'amour propre des vaincus, le boss des Bleus auraient donc opté pour la sanction de quelques individus. Est-il pour autant opportun de lancer Clichy et Gourcuff, qui comptent respectivement 0 et 2 sélections, dans ce contexte, après avoir légitimement évoqué le manque d'expérience de son groupe ? De retenter le pari Abidal au poste de stoppeur ? De reconduire une paire de récupérateurs Jérémy Toulalan - Lassana Diarra qui tarde à montrer son utilité pendant que Mathieu Flamini se morfond sur le banc ? Tout comme Nicolas Anelka. Le terrain nous donnera la réponse, mais le doute est permis. Une question d'engagement Finalement, tout se jouera peut-être du côté de l'animation, avec un éventuel retour au 4-2-3-1, Gourcuff récupérant le rôle de milieu offensif axial et Benzema glissant à gauche. Mais aussi dans l'engagement et l'envie que sauront montrer les Français. Deux valeurs qui avaient fait cruellement défaut en Autriche et probablement coûté à l'équipe de France de prendre trois pions sur coups de pieds arrêtés. Et s'il eut fallu un "escabeau" (dixit Domenech) pour stopper les grands autrichiens samedi, quand sera-t-il du marquage de Nikola Zigic, le Jan Koller serbe de 2,02 m ? Sans faire aussi peur que le voisin croate, qui avait fait sensation lors de l'Euro, la Serbie aura quelques arguments à opposer à l'équipe de France, portée par des leaders commes Nemanja Vidic, stoppeur impérial de Man U, Dejan Stankovic, taulier de l'Inter Milan, où Marko Pantelic, lointain et bref pensionnaire du PSG qui empile depuis les buts dans la Bundesliga. Le tout sous la direction de l'insaisissable Radomir Antic, coach passé par les bancs du Real Madrid, de l'Atletico et du Barça, qui a récupéré les clés de la sélection il y a moins d'un mois. Illustrations : 1- Philippe Mexès devrait faire les frais de sa mauvaise prestation en Autriche face à la Serbie (Sipa) 2- Pantelic - Zigic, la doublette d'attaque serbe que la défense française devra contrôler (Sipa) Les équipes probables : France : Mandanda - Sagna, Gallas, Abidal, Clichy - Toulalan, L. Diarra - Govou, Gourcuff - Henry (cap.), Benzema. Serbie : Disljenkovioc - Ivanovic, Vidic, Krstajic, Dragutinovic - Jankovic, Stankovic (cap.), Kuzmanovic, Ergic - Pantelic, Zigic Voir le classement et le calendrier du groupe 7 L'étrange maintien de Raymond Domenech Lors du conseil fédéral organisé le 3 juillet, la Fédération Français de Football a confirmé Raymond Domenech à la quasi unanimité. Mais sans y croire. Tel est, en substance, ce qu'on peut retenir des extraits du procès verbal publiés ce mardi dans L'Equipe. Où l'on apprend que l'intervention de Gérard Houllier a semble-t-il fait pencher la balance en faveur du décrié sélectionneur. Tout ça pour préserver la mainmise de la DTN sur l'équipe de France ?L'Equipe sort les dossiers Après avoir plutôt soutenu Raymond Domenech en juin dernier, au sortir d'un Euro foireux n'ayant rien à envier au fiasco du Mondial 2002 qui avait lui-même coûté la tête de Roger Lemerre, LE quotidien sportif français a donc décidé de déterrer la hache de guerre depuis la gifle reçue en Autriche (3-1). Pavé de la marre du boss des Bleus et de sa hiérarchie, la révélation du contenu de la réunion du Conseil Fédéral, qui "détient les pouvoirs de direction et assure l'administration de la Fédération" dixit le site de la FFF, fait froid dans le dos. En gros, le texte repris par L'Equipe nous révèle que Domenech y a expié ses fautes et répondu aux questions des membres du conseil. Ces derniers ont ensuite presque tous émis des réserves quant à l'opportunité de laisser les clés à coach Ray. Avant de voter, presque comme un seul homme (18 voix pour, 1 abstention), en faveur de son maintien. Certains avait pourtant émis de sérieuses réserves quelques instants plus tôt. Comme Bernard Saules, représentant des arbitres, qui déclarait : "Il y a au moins un avantage à le maintenir : il restera en position de fusible". Sauvé par HoullierA en croire le secrétaire général de la FFF Henry Monteil, interrogé par La Charente Libre, l'intervention de Gérard Houiller, qui aurait par ailleurs refusé de reprendre les rênes de la sélection pour faire la transition, a semble-t-il été décisive : "On a suivi les préconisations de Gérard Houiller. Il a été très bon dans son approche. C'est lui qui a fait basculer car on n'étais pas très chauds." Et Monteil de reconnaître que le président Jean-Pierre Escalettes, qui songe à briguer un nouveau mandat, "s'est mis la corde au cou" en validant ce choix. Car au delà de la responsabilité du sélectionneur, se pose bien sûr celle des gens qui l'ont mis en place et confirmé dans ses fonctions. Encore une fois, la DTN (direction technique nationale) a donc tout fait pour ne pas perdre son emprise historique sur la sélection nationale. En effet, comment expliquer autrement que Houllier soit ainsi venu à la rescousse de son vieil ennemi Domenech ? C'est déjà le fait d'être issu de la DTN qui avait permis à Ray de chiper le poste devant Laurent Blanc et Jean Tigana en 2004, grâce au soutien du prédécesseur de Houllier, Aimé Jacquet. Or, il n'y a actuellement aucun candidat de ce profil susceptible de le remplacer. En dehors de la parenthèse Jacques Santini, il est vrai peu concluante, le destin de sélection reste donc entre les mains des hommes de la DTN, visiblement inquiets de voir un ancien de France 98 s'immiscer dans leur village consanguin. Et tant pis si l'équipe nationale fonce droit dans le mur. Problème. Comme on a souvent pu le constater dans le football, un entraîneur de club ou un sélectionneur d'équipe nationale qui travaille sans la confiance de ses supérieurs a souvent bien du mal à imposer son leadership à ses joueurs. Et donc à obtenir des résultats. Michel Der Zakarian l'a illustré récemment à Nantes. Souhaitons pour le bien de l'équipe de France que Domenech ne soit pas totalement lâché par ses joueurs lors de la réception de la Serbie, mercredi au Stade de France. Illustrations : 1 - Le destin du président de la FFF Jean-Pierre Escalettes est désormais lié à celui de Raymond Domenech (Sipa). 2 - Le DTN Gérard Houllier aurait sauvé la tête de Domenech lors du Conseil Fédéral (Sipa) Autriche 3 - 1 France : Ça ne pouvait pas être pire Cauchemar à Vienne. Pour sa première sortie des éliminatoires du Mondial 2010, l'équipe de France s'est lamentablement empalée sur la pourtant limitée sélection autrichienne en encaissant trois buts sur coups de pieds arrêtés. Empruntés offensivement et fébriles défensivement, les Bleus n'auront pas eu la moindre maîtrise sur un match au résultat déjà capital pour la qualification. Le pire dans tout ça ? La victoire de la Wunderteam (3-1) ne tient même pas du hold up.Le chantier de la défense Trois mois après sa piteuse sortie de l'Euro 2008, où elle avait terminé dernière de son groupe, l'équipe de France a une nouvelle fois étalé d'incroyables carences. Sans patron ni plan de jeu, les hommes de Raymond Domenech ont buté sur une formation autrichienne 101e au classement FIFA. Techniquement faible mais bien en place et solide physiquement, la Wunderteam désormais coachée par Karel Bruckner, l'ancien sélectionneur de la République Tchèque, n'aura pas eu de mal à profiter des faiblesses tricolores pour s'imposer devant son public. Inquiétant avant d'affronter la Serbie, le 10 septembre au Stade de France, et de se rendre en Roumanie, en octobre. Alors qu'on a beaucoup débattu sur le manque d'allant offensif des Bleus, qui encore pêché sur ce point en dehors du mouvement amenant le but de Govou, cette défaite nous rappelle que le gros problème de l'EdF se situe donc du côté de la défense. Talon d'Achille identifié de longue date, les coups de pieds arrêtés ont encore coûté cher aux Français face aux athlétiques autrichiens. Les deux premiers buts sont venus sur des coup francs excentrés. Le troisième sur un penalty concédé suite à un corner. Des erreurs de marquage rédhibitoires quand on connaît l'importance de ses phases de jeu dans le football moderne. Le naufrage de MexèsCoupable sur le 1-0 et le 3-1, Philippe Mexès a illustré ce constat cruel : la légendaire solidité de l'arrière garde française héritée de l'ère Aimé Jacquet n'est plus qu'un lointain souvenir. Sélectionné épisodiquement depuis la nomination de Domenech, en 2004, le stoppeur de la Roma s'était sans doute mis trop de pression pour son premier grand rendez-vous en Bleu. Mais s'il est complètement passé au travers, Mexès n'est pas le seul fautif (Mandanda a lui aussi reconnu sa part de responsabilité). Et on peut notamment se demander comment une équipe qui aligne quatre défenseurs et deux milieux récupérateurs peut se faire balader par une sélection tellement nulle que ses supporters réclamaient il y a quelques mois qu'elle se retire de son propre Euro. Si la tentation de charger Domenech après une telle débâcle est grande, on a surtout envie de mettre le doigt sur une réalité dure à avaler : l'équipe de France n'est plus ce qu'elle était. Comme nous le soulignons dans la présentation du match, le rajeunissement pourtant réclamée par le public n'est pas aussi enthousiasmant que certains pouvaient le penser. Surtout parce qu'il n'a pas été planifié. Derrière Thierry Henry, le dernier rescapé de France 98, les joueurs les plus expérimentés se nomment William Gallas, Sidney Govou ou Lassana Diarra. Sans vouloir les blâmer, ils sont loin des Thuram, Zidane et Vieira. L'EdF manque de tauliers. Et un taulier, c'est comme le bon fromage. Ça s'affine avec le temps. Domenech dans la tourmente Du temps, malheureusement, l'équipe de France n'en a pas beaucoup. La Serbie, c'est mercredi. Et si la victoire des ex-Yougoslaves devant les Féroé (2-0) n'était guère brillante, les Bleus ont intérêt à se ressaisir sous peine de se retrouver dans une position plus qu'inconfortable. Le supposé objectif de 5 points en 3 matchs établi par le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes paraissait peu ambitieux. Il prend aujourd'hui des airs de montagne, puisqu'il faudra enchaîner deux victoires pour l'atteindre. Même si la Roumanie a elle aussi sombrée, à domicile face à la Lituanie (0-3). La question du remplacement de Domenech va revenir au cœur du débat. Mais la décision qui s'imposait en juin dernier n'est plus aussi simple à prendre maintenant que la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2010 est lancée. Le calendrier impose effectivement d'attendre le déplacement en Roumanie, le 11 octobre, pour faire les comptes. Il y aura alors une pause de 5 mois avant de se rendre en Lituanie, en mars 2009. Reste à savoir si d'ici là il ne sera pas déjà trop tard. Voir le classement et le calendrier du groupe 7 Autriche - France : La victoire sinon rien Le retour du beau jeu, Raymond Domenech sympa avec les médias, l'équipe de France plus accessible pour les supporters, tout ça, pour être honnête, on s'en fout un peu. Ce qu'on demande aux Bleus, qui affrontent l'Autriche samedi soir à Vienne, c'est d'entamer la campagne de qualifications pour la Coupe du Monde 2010 avec trois points dans la musette. Le reste est accessoire.Premier vrai test pour les petits Bleus Deux mois après la soit-disant mise sous tutelle du sélectionneur national orchestré par le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, qui devait bien faire quelque chose pour justifier son poste, l'équipe de France post Euro 2008 passe son premier vrai test. Favoris logiques d'un groupe 7 dont les deux gros morceaux (la Serbie et la Roumanie) ne sont pas plus non des montagnes infranchissables, les Tricolores n'ont d'autres choix que de finir en tête pour valider leur présence au Mondial sud-africain. Premier obstacle sur la route des Bleus, l'Autriche ressemble à un adversaire parfait pour la mise en jambe de l'EDF nouvelle génération. Même si l'équipe de France ne s'était imposé que sur un petit 1-0 lors de leur dernière confrontation, en 2007. Sans être aussi ridicule qu'on l'avait annoncé, le pays de la valse et de Jorg Haider a quitté son Euro dès le premier tour, confirmant que la sélection nationale était à des kilomètres de la glorieuse Wunderteam qui faisait peur à tout le monde dans les années 1920, 1930, et dont le dernier sursaut remonte à la Coupe du Monde 1954 (3e). Les stars de l'Autriche d'aujourd'hui évoluent au Sporting Braga (Roland Linz), au Panathinaïkos (Andreas Ivanschitz) ou à Middlesbrough (Emanuel Pogatetz). Juste pour vous donner une idée. Le résultat d'abordCette rencontre a priori gagnée d'avance devrait donc être l'occasion pour les Bleus de mettre en œuvre les préceptes offensifs dictés à Raymond Domenech en haut lieu. Mais le Joga Bonito, Ray s'en cogne un peu. De la dernière sortie de ses joueurs, en amical face à la Suède, il a probablement plus retenu les deux buts encaissés que les trois pions passés à la défense scandinave. Et il a suffisamment ironisé en public sur les consignes d'Escalettes pour ne pas nous laisser croire à un changement profond de son état d'esprit. Tout juste se montre-t-il moins cassant avec les médias lors des points de presse de l'équipe de France. Maintenu après un Euro catastrophique qui aurait valu le goudron et les plumes pour la plupart des sélectionneurs de la planète football, Domenech va continuer à faire du Domenech. Mais ce qu'on lui reprochait au sortir de l'Euro, et ce qu'on va lui demander désormais, ce sont des résultats. Pas du jeu flamboyant. Même si on ne crachera pas dessus, ça va sans dire. D'autant qu'après le hors d'œuvre viennois, la France accueille la Serbie au Stade de France, mercredi. Adversaire face auquel on se contentera de n'importe quel 1-0 avec un but du genou de Benzema. Pas encore des tauliers Malgré le niveau d'exigence qui caractérise le public français depuis le doublé 1998-2000, il va sans doute falloir laisser un peu de temps à ces Bleus-là pour donner leur pleine mesure. Le talent ne manque chez les nombreux nouveaux. Mais la moyenne de sélections en chute libre depuis les départs de Lilian Thuram et Claude Makelele, conjugués aux blessures de Willy Sagnol et Patrick Vieira, doit nous amener à porter un regard indulgent sur une génération qui a encore beaucoup de choses à prouver. Le onze départ que devrait aligner Domenech face à l'Autriche affichera ainsi une moyenne d'âge de 25 ans et demi, et une moyenne de 26 sélections par tête de pipe (Thierry Henry comptabilisant à lui tout seul 103 des 289 capes cumulées). Une révolution par rapport aux équipes de vieux briscards qui ont disputé le Mondial 2006 et l'Euro 2008. Ces gamins ont un peu moins de deux ans pour devenir à leur tour des tauliers de l'équipe de France. D'ici là, laissons-les bosser en paix. L'équipe probable : Mandanda - Sagna, Gallas, Mexès, Evra - Toulalan, L. Diarra - Govou, Nasri - Henry, Benzema. A lire : le calendrier du groupe 7, la liste des Bleus pour Autriche - France et France - Serbie et le fil actu de l'équipe de France, Mondial 2010 : Domenech laisse Makelele tranquille (pour l'instant) Pour les deux premières rencontres des éliminatoires du Mondial 2010, face à l'Autriche le 6 septembre et la Serbie le 10, Raymond Domenech a décidé de faire globalement confiance aux joueurs qui sont allés s'imposer en Suède (3-2), fin août. Si Boumsong cède sa place Squillaci, Makelele n'a lui pas été contraint de sortir de sa retraite internationale par le sélectionneur. Suspendu pour le premier match, Abidal fait tout de même son retour chez les Bleus.Les jeunes confirmés En attendant que Willy Sagnol et Patrick Vieira retrouvent un semblant de forme, l'équipe de France version post Euro 2008 demeure donc placée sous le signe de la jeunesse. Steve Mandanda et Hugo Lloris conservent la confiance de coach Ray pour jouer les derniers remparts. Philippe Mexès, de retour contre la Suède, est lui aussi de la partie. Tout comme Rod Fanni, Gaël Clichy, Yoann Gourcuff, Samir Nasri et Hatem Ben Arfa, qui n'avait pu se montrer (sauf Gourcuff pour une poignée de secondes) pour cause de blessure ou par choix de l'entraîneur. Contrainte ou forcée, la révolution est indéniable. Thierry Henry, promu capitaine, est l'unique rescapé des champions du Monde 1998 au sein d'une liste où les Lassana Diarra, Sidney Govou et autre Jérémy Toulalan font désormais figure de tauliers, derrière William Gallas, Florent Malouda et Eric Abidal, trois des joueurs les plus convoqués sous l'ère Domenech. Seule victime notable, Jean-Alain Boumsong fait les frais de son absence de temps de jeu à Lyon, malgré la blessure de John Mensah. Make sélectionnable Interrogé sur le cas Claude Makelele, qui a reçu une préconvocation mais n'a pas finalement été retenu, Domenech a confirmé qu'il n'excluait pas de rappeler le milieu de terrain du PSG : "J'y songe encore, je suis très sérieux. Pour le moment il reprend. On verra où il en est dans deux ou trois mois. Tout joueur qui joue au plus haut niveau est sélectionnable. Aucun joueur ne peut arrêter l'équipe nationale. C'est interdit par les textes. Ce n'est pas l'âge, c'est la performance qui fait la différence". Preuve que le boss des Bleus s'inquiète sans doute du manque de maturité de son groupe. Premier adversaire, l'Autriche sera un bonne mise en bouche pour permettre à tout ce petit monde de prendre ses marques, et aux plus novices d'emmagasiner un peu de vécu avant de se coltiner la Serbie, quatre jours plus tard. Un obstacle qui s'annonce nettement plus ardu et qui nous donnera des indications sur le véritable potentiel de cette nouvelle génération pleine de promesses. Gardiens : Steve Mandanda (Marseille), Hugo Lloris (Lyon) Défenseurs : Eric Abidal (FC Barcelone/ESP), Bacari Sagna (Arsenal/ANG), William Gallas (Arsenal/ANG), Patrice Evra (Manchester United/ANG), Rod Fanni (Rennes), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Gaël Clichy (Arsenal/ANG), Sébastien Squillaci (FC Séville/ESP) Milieux: Mathieu Flamini (AC Milan/ITA), Lassana Diarra (Portsmouth/ANG), Jérémy Toulalan (Lyon), Florent Malouda (Chelsea/ANG), Hatem Ben Arfa (Marseille), Alou Diarra (Bordeaux), Yoann Gourcuff (Bordeaux), Sidney Govou (Lyon), Samir Nasri (Arsenal/ANG) Attaquants : Thierry Henry (Barcelone/ESP), Nicolas Anelka (Chelsea/ANG), Karim Benzema (Lyon) Suède 2 - 3 France : Escalettes est servi Le retour au beau jeu réclamé par la FFF a été entendu par l'équipe de France, ce mercredi à Göteborg. Auteurs de trois buts (un doublé de Govou et un pion de Benzema), les hommes de Raymond Domenech ont assuré le spectacle et montré de belles choses pour un match amical de reprise. Mais les largesses de la défense tricolore, qui ont permis aux Suédois de tromper Mandanda par deux fois, devront être corrigés avant le début des éliminatoires du Mondial 2010, les 6 et 10 septembre face à l'Autriche et la Serbie.Govou l'estivant "Plus de France - Roumanie, quoi! On en voudra à qui, de prendre des risques ?" A priori, on pouvait penser que cette requête signée du président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, et non de Rolland Courbis ou Cristophe Dugarry comme on pourrait le croire, revenait à pisser dans un violon. Mais l'ironie pratiquée par Domenech lors de la conférence de presse d'avant match, où il rabâcha inlassablement la notion de générosité mise en avant par la Fédé, s'est finalement matérialisée au premier degré sur le terrain du stade Ullevi de Göteborg. Pour le bonheur des fans de l'équipe de France qui auront vu plus de jeu en 90 minutes que lors des trois rencontres de l'Euro 2008. Trois pions en un match pour les Bleus. En dehors de la double confrontation face aux Iles Féroés (5-0 ; 6-0), on n'avait plus vu ça depuis un certain France - Italie disputé au Stade de France le 6 septembre 2006. Déjà, à l'époque, Sidney Govou s'était illustré par un doublé. Il a remis ça face aux Suédois sur deux mouvements collectifs assez jouissifs. Sur le premier, il conclut une série de 8 passes en reprenant un centre tendu de Malouda (61e). Sur le second, il bénéficie d'une inspiration géniale de Thierry Henry (contrôle - talonnade aérienne dans la surface) pour marquer en deux temps malgré l'intervention d'Isaksson (77e). Une défense à régler En première période, déjà, l'équipe de France s'était fait plaisir sur une autre action d'école qui avait aboutit au quatrième but en sélection de Karim Benzema, sur un centre sans contrôle du méritant Bakari Sagna. Après la frustration de l'Euro 2008, les Bleus ont pris du plaisir. Et mis à mal la théorie du conflit intergénérationnel, à l'image de l'entente Benz - TH, perfectible mais prometteuse. De bon augure avant d'attaquer les éliminatoires du Mondial 2010 qui débutent un peu plus de deux semaines. Mais, puisqu'il y a un mais, l'EdF va tout de même effectuer quelques réglages défensifs d'ici là pour s'éviter de mauvaises surprises. La paire Gallas - Mexès, qui n'avait encore jamais disputé un match entier, était loin d'afficher la sérénité attendue, d'autant que le Romain n'a pas repris la compétition. Ce qui a permis à l'inusable Henrik Larsson de s'offrir un but magnifique, et à Kim Källström de mettre le feu à la défense (et de réduire le score sur peno en fin de match) notamment sur le côté de Patrice Evra, qui tarde à transposer son niveau de jeu de Manchester United en sélection. Heureusement, Steve Mandanda était décidé à sortir le grand jeu pour son premier vrai test en Bleu. Au milieu, Jérémy Toulalan et Lassana Diarra ont également eu du mal à faire totalement oublier la légendaire paire Make - Vieira. Preuve que si son rajeunissement a redonné du peps à l'équipe de France, le déficit d'expérience causé par le départ des tauliers (en plus des blessures de Ribéry, Sagnol ou Vieira) ne sera pas comblé du jour au lendemain. L'Afrique du Sud, c'est loin. Et il ne faudra pas se perdre en route. Le résumé de Suède - France : Suède - France : L'heure de Mexès Souvent ignoré depuis la nomination de Raymond Domenech au poste de sélectionneur, Philippe Mexès débutera ce mercredi comme titulaire au sein de la défense centrale de l'équipe de France, qui affronte la Suède en amical avant le début des éliminatoires du Mondial 2010. La fin du purgatoire international pour celui qu'on considère comme le successeur naturel de Lilian Thuram, mais avait raté le train de l'Euro au profit de Boumsong et Squillaci ?Talent précoce Double vainqueur de la Coupe Gambardella avec Auxerre (1999 et 2000), champion d'Europe des moins de 18 ans (2000) et vice-champion d'Europe Espoirs (2002), titulaire en D1 à 17 ans, la trajectoire de Philippe Mexès est sans aucun doute celle d'un talent précoce promis à tutoyer les sommets du jeu. En rejoignant l'AS Rome en 2004, à seulement 22 ans, il a prouvé en club que sa réputation et les espoirs placés en lui n'étaient pas usurpés. Après quatre saisons dans la ville éternelle, le natif de Toulouse s'est imposé comme un des tous meilleurs stoppeurs du Calcio (et d'Europe). Au point que le départ de Christian Chivu à l'Inter Milan, en 2007, fut à peine remarqué. En équipe de France, pourtant, le Philou est encore loin d'être devenu un taulier. Malgré une première sélection célébré dès 2002 face à Malte (4-0), son compteur reste bloqué six ans plus tard à 8 petites capes (dont 5 en amical). Hormis la Coupe des Confédérations 2003, où il fut titularisé à deux reprises, Mexès a raté toutes les grandes compétitions internationales. De l'Euro 2004, où il a probablement payé son conflit avec l'AJ Auxerre, jusqu'à la Coupe du Monde 2006 et l'Euro 2008, deux tournois pour lequel Domenech lui a préféré Jean-Alain Boumsong, Gaël Givet ou Sébastien Squillaci. Autant de joueurs qui l'ont dépassé au nombre de sélections (24, 12 et 13). Cherchez l'erreur. Trop italien pour Domenech ?Présenté depuis un bail comme le successeur de Lilian Thuram, y compris, par l'intéressé, comment le libéro de la Roma a-t-il pu être ainsi mis de côté, même pendant la période où Thuthu était en retraite internationale ? Sa brouille avec Guy Roux n'explique pas tout. Mexès a sans doute payé sa réputation de chien fou, étayée par une collection de biscottes il est vrai impressionnante. Bien qu'assagi depuis ses débuts romains, le Français a encore récolté 10 jaunes et un rouge lors de la saison 2007-2008, rien qu'en Série A. Il faut dire que le gaillard est dur sur l'homme et n'hésite pas à sortir de sa zone pour récupérer le ballon. Pas le genre de mec à laisser un McFadden se retourner tranquillement et allumer Landreau d'une frappe de 30 m. Agacé que son talent ne soit pas reconnu par coach Ray, qu'il avait d'ailleurs égratigné à l'époque des propos tenus sur l'arbitrage d'un France - Italie espoirs*, Mexès a toutefois rongé son frein et fermé son clapet après sa non-sélection scandaleuse à l'Euro 2008 (même pas dans les 30), barré par son ancien porteur d'eau de l'AJA, Boumsong, qui squattait lui le banc de la Juventus - en Série B - quelques mois plus tôt. Un profil bas qui semble aujourd'hui s'avérer payant puisque Domenech paraît enfin disposé à lui filer les clés de la défense. "Je le connais depuis ses dix-neuf ans", a expliqué le sélectionneur lors du rassemblement de l'équipe de France. "Je connais ses capacités, ses qualités. Il avait devant lui un monstre (Lilian Thuram). Et même deux (avec William Gallas), avant l'Euro. J'avais un groupe de trente à faire ; je lui ai expliqué mes choix. La page est tournée. Il est là, il joue dans un grand club, il a une place à prendre, je n'ai aucune inquiétude à son sujet. Je souligne qu'il a su être patient et qu'il a toujours l'envie." A Mexès, maintenant, de ne pas se louper. * "J'ai entendu ce qu'il a dit. Il s'est trompé, il se trompe toujours. Je le trouve antipathique", aurait déclaré à l'époque Mexès dans la presse italienne. Equipes probables : Suède : Isaksson - Stoor, Mellberg, Hansson, Nilsson - Wilhelmsson, D. Andersson, A. Svensson, Källström - H. Larsson (cap.), Rosenberg. France : Mandanda - Sagna, Mexès, Gallas, Evra - Govou, Toulalan, L. Diarra, Malouda - Henry (c), Benzema. Equipe de France : Cap sur 2010
La liste : Suède - France : Une liste et des mesuresCe mardi, en début d'après-midi, Raymond Domenech annoncera la liste des joueurs retenus pour affronter la Suède en amical le 20 août à Göteborg, avant de débuter les éliminatoires du Mondial 2010 le 6 septembre face à la Lituanie. Un rendez-vous qui verra également le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes présenter les mesures censées encadrées le travail du sélectionneur national après la déroute de l'Euro 2008. ![]() Attendu au tournant après l'échec de l'Euro 2008, Raymond Domenech est-il vraiment disposé à changer ? (Sipa) Des Bleus en question Match de reprise à l'intérêt sportif souvent limité, la rencontre internationale de la fin du mois d'août s'apparente souvent une purge qui ne passionne guère que les inconditionnels du ballon rond. Une partie des championnats européen ayant tout juste repris, et l'autre étant encore en phase de préparation, le rythme y est souvent mou du genou et le spectacle absent. Cette année, pourtant, la première sortie de l'équipe de France risque d'être particulièrement commenté après le rude été vécu par les Bleus en Suisse et en Autriche. Maintenu dans ses fonctions malgré la vindicte médiatico-populaire et le désaveu de la génération 1998, Raymond Domenech sait que la prestation de la sélection et ses choix seront encore pus discutés que d'habitude. D'autant qu'il va devoir se mouiller après les retraites, cette fois définitives, de Lilian Thuram et Claude Makelele, ainsi que les pépins physiques plus ou moins sérieux qui frappent les internationaux français, de Patrick Vieira à Willy Sagnol, en passant par Julien Escudé et François Clerc, touché au ligaments du genou dimanche avec Lyon et qui en a pris pour 5 ou 6 mois. Voire même le sélectionnable Abou Diaby out pour un mois avec Arsenal. Ou Louis Saha, encore en délicatesse avec sa condition physique. Des places à prendre Bakari Sagna va-t-il profiter de l'hécatombe au poste d'arrière droit pour recevoir une invitation ? Bafe Gomis échappera-t-il à un destin la Chimbonda ? Philippe Mexès aura-t-il enfin la confiance de coach Ray pour succéder à Thuram ? Mathieu Flamini pour suppléer Makelele ou Vieira à la récupération ? Hatem Ben Arfa sera-t-il rappelé grâce au temps de jeu qu'il a retrouvé à l'OM ? Qui sortira vainqueur de la guerre des goals qui va opposer Grégory Coupet, Sébastien Frey, Hugo Lloris et Steve Mandanda (par ordre alphabétique) d'ici au Mondial sud-africain. Les questions ne manquent pas mais il faudra être vraisemblablement patient pour avoir toutes les réponses. On devrait en revanche en savoir plus sur les modalités de la mise en tutelle censé encadrer désormais le travail de Domenech. On sait déjà qu'Alain Boghossian va lâcher l'équipe de France junior de... golf, pour rejoindre le staff technique, a priori dans un rôle de médiateur proche des joueurs. Le Président de la Fédération Française de Football prendra la parole aux alentours de 14h30 pour nous en dire plus, alors que les noms de Fabien Barthez et Lilian Thuram ont également circulé comme possibles renforts au sien du club France. Mais comme le déclarait l'intéressé dans les colonnes de L'Equipe il y a quelques jours, il ne faudrait pas croire que coach Ray va se se faire téléguider par tel ou untel : "Imaginer que je vais changer sur le fond serait utopique et malhonnête. Les gens qui pensent qu'un sélectionneur, un entraîneur, et moi en particulier, peut être mis sous tutelle, sont soit stupides, soit totalement privés de lucidité. (...) L'histoire de la mise sous tutelle est une interprétation des propos du président." A bon entendeur... Le programme de l'équipe de France pour la saison 2008-2009 :
Mercredi 20 août 2008 Samedi 6 septembre 2008 Mercredi 10 septembre 2008 Samedi 11 octobre 2008 Mardi 14 octobre 2008 Mercredi 19 novembre 2008 Samedi 28 mars 2009 Mercredi 1er avril 2009 Anelka force 4Posté par Edouard le 04.08.08 à 15:58 | tags : chelsea, foot en vidéos, les bleus, les français de l'étranger, milan ac
"Faites-moi jouer dans l'axe", clamait en substance Nicolas Anelka la semaine passé, lassé d'avoir joué les utilités sur les côtés durant ses six premiers mois à Chelsea. En passant quatre buts au Milan AC, surclassé 5-0 par les Blues en match amical, le Français a joint le geste à la parole .Déjà auteur de bonnes prestations au cours de la préparation du club londonien, mais face à des équipes faire-valoir, Anelka a donc cette fois frappé un grand coup en réalisant un festival face au Milan. Certes privé de ses brésiliens (Ronaldinho, Kaka et Pato), ainsi que de Filippo Inzaghi et Alessandro Nesta, le club lombard, présenté comme un des favoris au titre de champion d'Italie cette saison, n'était pourtant pas venu en Russie disputer la Railway Cup en touriste. "Ce match était important pour Anelka mais plus encore pour nous, les fans, le coach et les autre joueurs qui auront maintenant plus confiance en lui", s'est félicité l'entraîneur de Luiz Felipe Scolari sur le site officiel de Chelsea. "Ce fut un bon jour, pas parce qu'il a mis quatre buts mais parce qu'il a joué plus librement et a montré plus de qualités que dans les précédents matchs. Il jouait contre un grand club et marquer quatre buts face au Milan est fantastique pour sa confiance." Didier Drogba, qui se remet doucement d'une blessure au genou, étant assuré de manquer la reprise du championnat, la place d'avant-centre semble donc promise à Nico, en attendant de savoir s'il sera associé à l'Ivoirien dans un 4-4-2. "Sur ce match et le precedent, Anelka a joué plus dans la surface de réparation que d'habitude", a confirmé Scolari. "C'est là où je lui ai demandé de jouer, là où j'ai besoin de lui, pas à droite ou à gauche comme avant, parce que nous avons un attaquant, et c'est Anelka." Du coté du Milan, le retard de préparation par rapport à un club anglais (la Série A ne reprend que fin août) ne peut pas expliquer une telle déroute. Surtout la prestation calamiteuse de la défense rossonero et de son dernier rempart, Zlejko Kalac, qui a livré de quoi remplir un bêtisier de l'année en un seul match. "Notre attitude a été mauvaise dans ce match amical, qui était important", a pesté Carlo Ancelotti après la rencontre. "Espérons que les vacances soient finies." Illustration : Anelka trop fort, ou Maldini trop vieux ? Chacun jugera (Sipa) Les cinq buts de Chelsea - Milan : Chelsea : Nouveau départ pour Anelka et MaloudaPosté par Edouard le 31.07.08 à 12:06 | tags : chelsea, les bleus, les français de l'étranger, premier league
Alors que Avram Grant, toujours en conflit avec Chelsea sur les conditions de son licenciement, a souhaité bonne chance au nouveau coach Luiz Felipe Scolari, on ne peut pas dire que le vestiaire des Blues se montrent aussi reconnaissant avec le technicien israélien. Dernier joueur à revenir sur la saison qui a vu le club londonien échoué de peu dans trois compétitions (Carling Cup, Premier League, Ligue des champions), Nicolas Anelka est sans doute le plus rancunier. ![]() La finale de la Ligue des champions perdue par Chelsea face à Manchester United est aujourd'hui digérée pour Nicolas Anelka (Sipa) Seule recrue du mercato d'hiver, le Français ne pensait pas qu'on avait mis 15 millions de livre sur sa tête pour squatter le banc ou jouer sur les côtés. C'est pourtant le traitement qu'il a dû subir. "Je n'avais jamais joué à droite ou à gauche depuis mon arrivée en Angleterre, et c'était nouveau pour moi. C'était difficile parce que quand tu arrives dans un nouveau club, tu veux joueur dans ta position préférée et tu veux à tout prix réussir. Peut-être que le nouveau manager me comprendra mieux."
France 98 : Putain dix ans !Putain, dix ans ! Dix ans qu'on nous rabâche le succès historique du football français ce soir du 12 juillet 1998. Une victoire nette et sans bavure en finale face au Brésil (3-0) pour un premier sacre en Coupe du monde, forcément ça marque. Un truc qu'on célébrera encore dans cent berges, comme une fête nationale bis.
![]() Dix ans après, ça donne encore des frissons de voir nos petits gars avec la Coupe (Sipa) Ne soyons pas trop aigris quand même. France 98 fut un événement incommensurable pour nous autres français qui avions inventé la Coupe du monde 50 ans plus tôt sans jamais parvenir à la gagner. Stoppé trois fois en demi-finale (1958, 1982, 1986), le supporter tricolore c'était fait une raison sur le destin d'éternel perdant de son équipe. Et pas grand monde aurait misé sa chemise sur les troupes du décrié Aimé Jacquet quand la compétition a démarré. Au fil des matchs et des victoires, le soutien populaire a bien sûr gagné tout un pays qui, reconnaissons-le, ne possède pas une vraie culture footballistique. En quelques semaines, la France s'est pourtant convertie au ballon rond (femmes y compris) et a commencé à vénérer ses nouveaux Dieux : Zizou le magicien, Laurent Blanc le président, Didier Deschamps le taulier, Liza le chéri de ses dames, etc. Une fine équipe qui est rentré au panthéon du football français et bénéficie encore d'aujourd'hui d'un statut d'icônes intouchables. Le problème de France 98, en fait, c'est qu'on a du mal à s'en remettre. Il suffit d'aller voir un match des Bleus au Stade de France, théâtre mythique de la finale, pour s'en rendre compte. France 98 a créé une génération de footix qui fait la Ola à 0-0, connaît deux chants et demi ("Allez les Bleus" ou "Et 1, et 2, et 3-0") et pense que gagner un Mondial et un Euro dans la foulée, c'est pas si compliquée que ça. Mais le football français, lui, qu'est-ce qu'il en a tirer de ce succès ? Au vu de la compétitivité de son championnat et la vétusté de ses stades, on serait tenter de répondre pas grande chose. France 98 agit comme un leurre. Mais au fil des ans, on se rend compte qu'il ne parvient plus à masquer nos carences. A l'image de ses champions du Monde vieillissants, qui ne sont plus que deux à postuler encore à l'équipe de France (henryet viera) et ont raccroché les crampons trop tard, pour certains, parce qu'on n'a pas osé le faire pour eux. On se voile la face, mais la génération qui suit est encore loin de lui arriver à la cheville. Erreur que d'avoir fait une norme de quelque chose d'exceptionnel. Au fil des ans et des fiascos à répétition de l'équipe de France (Mondial 2002, Euro 2004 et 2008), on finit toutefois par réaliser combien cette première victoire en Coupe du Monde tient de l'événement historique. Ainsi que la chance qu'on a eu de le vivre en direct. Et c'est avec nostalgie qu'on regardera nos anciens champions du Monde taper le ballon samedi face à une sélection mondiale de vieilles gloires, qu'on reverra la finale en intégralité ou le documentaire les Yeux dans les Bleus. Après, il sera temps de passer à autre chose. PS : Pour l'occasion, Canal Plus sort le grand jeu en consacrant son antenne aux dix ans de France 98, samedi de De 17h 55 à 04h05 ! 16h40 : Des noirs en couleur. Documentaire sur l'histoire des joueurs noire qui ont marqué l'histoire de l'équipe de France. 17h55 : Les vestiaires au Stade de France. 19h00 : Les Spécialistes spécial France 98. 20h : 1998 - 2008 le sacre 21h : France 98 - Sélection mondiale au Stade de France 23h10 : On est les champions ! Documentaire sur l'engouement populaire suscité par le parcours des Bleus lors de la Coupe du Monde 1998. 02h10 : Les yeux dans les Bleus. Le célèbre documentaire de Stéphane Meunier dans les coulisses de l'équipe de France championne du Monde. A ne pas manquer pour ceux qui ne l'ont jamais vu. L'inéluctable retraite de David Trezeguet Avec le maintien de Raymond Domenech au poste de sélectionneur de l'équipe de France, l'avenir en bleu du Roi David semblait pour le moins bouché. L'avant-centre de la Juventus a donc préféré mettre un terme au débat en annonçant mercredi sa retraite internationale après dix ans de bons et loyaux services. Une décision douloureuse mais logique.Incompatibilité Débutée un 28 janvier 1998 face à l'Espagne, la carrière en équipe de France de David Trezeguet se sera donc interrompu le 26 mars dernier face à l'Angleterre, au stade de France. Comme depuis quatre ans, Trezegol avait erré ce soir-là à la pointe de l'attaque des Bleus, attendant désespérément le ballon qui allait lui permettre de faire parler ses qualités de buteurs insatiables. Symbole du malaise d'un joueur qui ne convenait plus au style de jeu adopté par la sélection sous le règne de Raymond Domenech. Ecarté de la liste des 23 pour l'Euro malgré une saison brillante avec la Juventus (2e meilleur réalisateur de la Série A avec 20 buts), le natif de Rouen savait que seul un changement de sélectionneur pouvait lui permettre de disputer la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. Le conseil fédéral ayant choisi de conserver Domenech, il a préféré prendre les devants en tirant définitivement un trait sur le maillot tricolore. Décision irrévocable "L'Euro raté et la confirmation du sélectionneur me conduisent à prendre cette décision irrévocable", a-t-il annoncé. "Je vois le football différemment de la façon dont on le voit en France. L'Euro a été très négatif mais ce qui m'a le plus dérangé, c'est la confirmation de Raymond Domenech. A ce moment, des décisions plus politiques que footballistiques ont été prises et on n'a pas respecté l'avis de l'opinion publique qui m'était favorable". Il y a quelque mois, Trez s'était même livré à une leçon tactique dans L'Equipe du Dimanche pour expliquer le pourquoi de ses performances fantomatiques en bleu. Une procédé contestable sur la forme mais pertinent sur le fond : l'équipe de France jouait trop bas et se livrait trop peu dans les phases offensives pour soutenir et mettre en valeur un attaquant du profil de Trezeguet. Mais s'il était titulaire presque à chaque fois que l'EdF s'inclinait ses derniers temps, elle n'a pas eu besoin de lui pour passer à côté de son Euro avec un seul but marqué en trois matchs. Meilleur ratio qu'Henry David Trezeguet, c'est pourtant 34 buts en 71 sélections. Soit 0,48 but par match ou 1 but toutes les 119 minutes. Un meilleur ratio que celui du recordman de pions en équipe de France, Thierry Henry (45 buts en 102 matchs, soit 0,44 but par match), qui a d'ailleurs longtemps été en retard sur son ancien partenaire de l'AS Monaco. Jusqu'à ce qu'il décide d'arrêter de lui filer des caviars pour améliorer ses stats personnelles. L'homme du but en or de la finale de l'Euro 2000 méritait sans doute une meilleure fin. Lui qui n'a pas digéré son tir au but manqué en finale du Mondial 2006. Le public, en tout cas, ne lui en a jamais voulu et l'a toujours soutenu. "J'espère leur voir laissé l'image d'un mec qui a tout donné", lâche-t-il dans L'Equipe ce jeudi. "C'est clair que je ne voulais pas finir de cette manière." Nous non plus. Hommage vidéo à David Trezeguet : Domenech sous tutelle Sans grande surprise, Raymond Domenech a été confirmé au poste de sélectionneur de l'équipe de France par le conseil Fédéral de la FFF. Coach Ray conduira donc les Bleus jusqu'au Mondial 2010 organisé en Afrique du Sud. Il voit toutefois sa marge de manœuvre se réduire, notamment sur le terrain de la communication où la Fédé compte bien reprendre les choses en main.Tous responsables Si les membres du Conseil ont donc maintenu Domenech à l'issu d'un vote quasi unanime (18 voix pour, 1 absention), ils n'ont pas pour autant accordé un blanc-seing au boss des Bleus. Escalettes a ainsi évoqué l'Euro 2008 comme un "échec retentissant, pas très glorieux, sur le plan sportif plus, et plus grave peut-être, sur le plan de la dégradation de l'image de l'équipe de France. Philippe Mexès, parce que sa gueule ne lui revient pas. C'est ça qu'on lui reproche, pas l'ironie qu'il manie en conférence de presse ou l'isolement de l'hôtel des Bleus. Domenech bientôt fixé A l'issue de la réunion du Conseil Fédéral organisé ce jeudi, Raymond Domenech sera fixé sur son avenir à la tête l'équipe de France. Pressenti pour aller au bout de son contrat, qui courre jusqu'au Mondial 2010, le sélectionneur devra changer, à défaut d'être changé, et assumer sa part de responsabilité sur l'échec des Bleus à l'Euro 2008.Parti pour rester Après la déferlante médiatique qui a suivi l'élimination de l'équipe de France, notamment motivée par l'incroyable demande en mariage de Domenech à Estelle Denis, le soufflet est quelque peu retombé et plus personne n'ose prédire une éviction du technicien. Les anciens de France 98 se sont pourtant bousculés pour le descendre dans la presse, d'Emmanuel Petit à Bixente Lizarazu, en passant par Cristophe Dugarry voire Zinedine Zidane. Mais leur opération a sans doute été trop précoce et trop grossière pour porter ses fruits. En face, on ne compte plus les soutiens en faveur du maintien de coach Ray. Une bonne partie des joueurs de l'équipe de France (Vieira, Sagnol, Thuram, Ribéry, Govou, L. Diarra, Boumsong, etc.) lui ont ainsi renouvelé leur confiance publiquement. Aimé Jacquet et Michel Platini y sont allés eux aussi de leur sortie pro-Raymond. Et même l'opinion publique, qui réclamait il y a quinze jours le goudron et les plumes, n'est plus très sûre de vouloir changer de sélectionneur. Si beaucoup de gens se sont exprimés sur la question, les 21 membres du Conseil Fédéral auront eux la lourde tâche de trancher. A priori, ils devraient suivre la position du président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, qui souhaite également conserver Domenech mais en lui laissant moins de contrôle sur la communication. Même si un éventuel vote à bulletin secret pourrait finalement révéler que le Conseil possède une autre vision pour le futur de l'équipe de France. Passeront pas l'étéPosté par Greg K le 25.06.08 à 14:55 | tags : actu de l'euro 2008, espagne, italie, les bleus, république tchèque, suisse
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