Fil d'actu : Les Français de l'étranger  Tous les billets sur les expatriés qui brillent hors de nos frontières.
A un âge - 34 ans - où on à tendance, en France notamment, à considérer qu'un joueur de football est bon pour l'hospice ou le Qatar, Robert Pires s'éclate lui comme un petit fou à Villarreal. Pilier de l'entre jeu du sous-marin jaune (17 titularisations en Liga depuis le début de la saison), Bob a signé une superbe ouverture du score face au rival local, Valence, d'une frappe enroulée du droit depuis le coin gauche de la surface. Avec ce succès facile (3-0 au final), auquel Rio Mavuba a participé en seconde période, Villarreal reprend la troisième place de la Liga à l'Atletico Madrid, défait dans le derby (0-2).
Giuly MVP Relativement peu médiatisé depuis son arrivée à l'AS Rome, Ludovic Giuly continue à mener tranquillement sa barque dans la capitale. En l'absence de Francesco Totti, l'ancien Barcelonais s'est même montré décisif pour la Louve en débloquant la marque avec opportunisme face à Catane sur un tir repoussé par le poteau. Qualifié de "MVP de la Roma" par la Gazzetta dello Sport, Ludo tient la tête des votes (65%) pour le titre de meilleur giallorosso du match sur le site officiel de l'AS Rome. Henry présent A défaut de planter des buts d'anthologie et de régaler le Nou Camp avec des gestes techniques de grande classe, Thierry Henry a fait le boulot en inscrivant l'unique but du match lors de la victoire du Barça sur le Racing Santander (1-0). Titi n'a certes eu qu'à pousser le ballon dans le but de la tête, mais en l'absence des autres Fantasticos, jusqu'à l'entrée de Messi en seconde période, son activité et son implication dans le jeu catalan ont été très précieuses. Une performance qu'Eric Abidal et Lilian Thuram ont dû apprécier depuis le banc de touche.
Lassana première Auteur du mouvement le plus surprenant de ce mercato d'hiver, l'ex-Gunner Lassana Diarra a livré une bonne prestation pour sa première titularisation sous le maillot de Portsmouth, qui recevait samedi Derby County, désespérante lanterne rouge de la Premier League. Les visiteurs avaient pourtant ouvert le score suite à un coup franc tiré par Laurent Robert, mais cédaient ensuite sur un triplé de Benjani.
En bref Dans les autres rencontres de Premier League, les French Gunners ont comme d'hab fait leur part de boulot dans la victoire d'Arsenal à Fulham (3-0), notamment l'insatiable Gaël Clichy, dont on attend impatiemment les débuts en équipe. Leur compatriote de Chelsea en ont fait de même lors de la courte victoire des Blues à Birmingham (1-0). A Tottenham, en revanche, aucun des quatre français de l'effectif (sans compter le nouvel arrivant Jean-Yves Mvoto) n'a débuté lors de la victoire des Spurs devant Sunderland (2-0), et seul Pascal Chimbonda est entré en cours de jeu.


Etrange choix de carrière que vient de nous faire Lassana Diarra. 5 mois après son arrivée à Arsenal, le milieu défensif français prend la tangente direction Portsmouth, club aussi glamour que médiatisé. Et dire que Lyon s'intéressait à l'international français... Diarra la diva Peu utilisé par Arsenal cette saison (10 apparitions seulement), l'ex-joueur de Chelsea a perdu patience. Peut-être a-t-il été poussé trop tôt sur le devant de la scène (internationale), lui donnant ainsi des prétentions de titulaire indiscutable au sein des meilleures équipes d'Europe.
Mais chez les Gunners, il était barré par une paire de milieux indéboulonnables vu leurs performances: Cesc Fabregas et le plus étonnant Mathieu Flamini. Même l'expérimenté international brésilien Gilberto Silva doit se contenter de miettes, sans trop la ramener. Arsène Wenger n'a pas anticipé l'impatience qui s'est emparée de Diarra, appliquant sa méthode habituelle. Flamini, aujourd'hui indiscutable, a dû attendre plusieurs saisons avant de s'affirmer, tout comme Fabregas, arrivé à 16 ans, mais resté patiemment dans l'ombre de Patrick Vieira. Portsmouth, son port, ses beaux billets... Parti de Chelsea puis maintenant d'Arsenal pour rechercher du temps de jeu, le voilà à présent dans une équipe de seconde zone, qui ne joue pas l'Europe. Portsmouth n'est pas non plus une équipe catastrophique à la Derby County et compte dans ses rangs des joueurs tels que Nwanko Kanu ou John Utaka. L'équipe coachée par Harry Redknapp est classée 9e de Premier League et espère bâtir à coups de livres sterling un effectif digne de ce nom. Mais il semble clair qu'au-delà du temps de jeu que Lyon, un temps intéressé, aurait pu lui offrir, c'est l'argent qui a fait la différence. Diarra souhaitait rester en Angleterre, un peu pour la qualité du championnat et beaucoup pour l'épaisseur du salaire. Les prétentions financières de l'ancien joueur du Havre atteignent des sommets (le chiffre de 90 000 livres, soit 120 000 euros, par semaine a été avancé) que le plus riche des clubs français ne pourra jamais surmonter. Le but du joueur étant aussi de participer à l'Euro 2008 depuis que Raymond Domenech l'a plus ou moins installé en équipe de France, le choix de Portsmouth se révèle dangereux.
Destination risquée Diarra a été appelé pour la première fois en sélection nationale le 24 mars 2007, alors qu'il évoluait sous les couleurs de Chelsea. Il dépannait les Blues en tant qu'arrière droit, ne jouant que les matches de Cup. Ce sont ses bonnes performances à un poste inhabituel pour lui qui lui valurent les honneurs de la sélection, grâce à la forte médiatisation de Chelsea. Pas une place de titulaire au sein du milieu de Portsmouth...Surout que le Raymond national accorde une importance toute particulière aux destinations choisies par ses poulains. Nul doute qu'en signant à Lyon, Lassana Diarra aurait augmenté ses chances de participer à l'Euro tout en valorisant la Ligue 1. A 22 ans seulement, ce choix s'apparente plus à celui d'une fin de carrière grassement payée qu'à une ambition sportive réelle. Et si Flamini lui piquait sa place chez les Bleus ?


Commençons par l'évènement attendu, à savoir les premières minutes de Nicolas Anelka sous le maillot de Chelsea. Entré à la 58e minute de jeu face à Tottenham, l'attaquant français a failli marquer sur l'un de ses premiers ballons, avant de toucher la barre à la 90e minute. Pas de but pour Nico donc, mais une entrée en jeu remarquée et plus que satisfaisante 24 heures seulement après son transfert. Chelsea, qui s'est défait des Spurs 2 à 0, reste au contact des co-leaders Manchester United et Arsenal, avec 4 points de retard. Pascal Chimbonda, en instance de transfert, et Florent Malouda, définitivement de retour sur le côté gauche des Blues, ont également participé à cette rencontre.
Henry et Evra en pleine forme Les Gunners et sa colonie française ont marqué le pas à domicile face à la modeste équipe de Birmingham, où évoluent Franck Queudrue et Olivier Kapo. Pas grand-chose à dire sur ce match dans lequel les Londoniens n'ont jamais réussi à développer leur jeu en mouvement. Gaël Clichy, Bacary Sagna, William Gallas et Mathieu Flamini étaient une nouvelle fois titulaires. Patrice Evra et les Red Devils ont quant à eux puni Newcastle (6-0). Si Cristiano Ronaldo a de nouveau été épatant, le latéral gauche français a réalisé un grand match, figurant dans l'équipe type de la journée de plusieurs journaux anglais. Du côté de la Liga, Barcelone a étrillé Murcie (4-0) avec un grand Thierry Henry. S'il n'a pas marqué, l'attaquant des Bleus a offert deux passes décisives et obtenu la meilleure note de son équipe dans le journal catalan Sport : 8 sur 10. Lilian Thuram a fêté sa 6e titularisation de la saison, évoluant dans l'axe de la défense barcelonaise. Florent Sinama-Pongolle avec Huelva, Mathieu Berson et Laurent Courtois avec Levante se sont inclinés face à Valladolid et au Real Madrid tandis que Peter Luccin a joué une mi-temps avec Saragosse contre Majorque (2-2). Rencontre qui a scellé l'avenir de Victor Fernandez, le coach de Saragosse, viré par son président. Le défenseur international Julien Escudé a passé un mauvais week-end, se faisant expulser à la 53e minute lors de la défaite du FC Séville contre Bilbao.
Trezeguet voit le titre s'envoler Avec son nul obtenu in extremis à Catane, la Juventus de David Trezeguet pointe désormais à 10 longueurs de l'Inter Milan. Le buteur de la Vieille Dame ne s'est guère illustré au cours de ce match, à l'image de son équipe. Il reste néanmoins en tête du classement des buteurs. Philippe Mexès était titulaire avec la Roma lors de la victoire face à l'Atalanta, contrairement à Ludovic Guily, blessé et laissé au repos. Pas de nouvelles significatives pour les français d'Allemagne. La Bundesliga ne reprend que le 1er février. Avec le retour espéré de Willy Sagnol au sein de la défense du Bayern Munich.


 Le feuilleton du mercato hivernal s'est achevé ce vendredi avec l'annonce officielle du transfert de Nicolas Anelka de Bolton à Chelsea pour un montant estimé à 20 millions d'euros. Six ans après son passage en prêt à Liverpool, il retrouve enfin une grosse cylindrée plus en adéquation avec son statut d'international. Monsieur 50 % Manchester City, Fenerbahçe, Bolton. Les derniers clubs fréquentés par Nicolas Anelka n'étaient pas vraiment à la hauteur du talent de l'attaquant français qui souleva tant d'espoir après son doublé inscrit à Wembley face à l'Angleterre, en 1999, et empilait les buts à Arsenal. Après avoir raté trois coupes du Monde et foiré ses passages au PSG, au Real Madrid et à Liverpool, Nic a pourtant su redorer sa cote auprès des grand clubs, et c'est donc le Chelsea de Roman Abramovich qui s'est décidé à mettre la main à la poche pour le sortir du marasme des Bolton Wanderers et lui offrir un contrat de quatre ans et demi. Si Anelka a retrouvé une écurie qui lutte pour le titre en Premier League et nourrit de grandes ambitions en Ligue des champions, il le doit bien sûr à lui-même. Redevenu indispensable en équipe de France, génie et buteur isolé au sein d'un club en lutte pour le maintien (10 pions sur les 21 inscrits par Bolton en Premier League), il a su se défaire de l'image de joueur caractériel et sous influence pour prouver qu'il avait mûri et faisait bien parti des meilleurs avant-centre disponible sur le marché. Merci Raymond et la CAN En sélectionnant régulièrement Anelka depuis 1 an demi, ce malgré le fait qu'il ne l'ait pas retenu pour le Mondial 2006, Raymond Domenech a en tout cas rendu une fière chandelle à un joueur qui l'avait copieusement critiqué dans la presse*. Le retentissement de ses performances en Bleu ont ainsi convaincu les Blues que Nic était leur homme et méritait les 20 millions d'euros réclamés par Bolton (qui l'avait acheté 10 à Fernerbahçe). Cet été, ni Chelsea, ni Mancheser United ni Arsenal n'avaient pourtant osé sauté le pas. Et il a fallu que la CAN viennent priver les premiers de Didier Drogba et Salomon Kalou, en plus de l'indisponibilité d'Andriy Shevchenko et de la nullité de Claudio Pizarro, pour que l'opération Il-faut-sauver-le-soldat-Anelka-du-bourbier-Bolton se réalise. Enfin, car Avram Grant pourrait aligner Nico sous ses nouvelles couleurs dès samedi face à Tottenham... * "Je ne me fais aucune illusion. Même quand il y a 60.000 blessés, Domenech ne me prend pas ! Il aurait pu le faire (...), et, si j'étais bidon, ne plus me rappeler. Je préfère qu'il soit honnête et qu'il dise ne pas compter sur moi. Je pense que je ne reviendrai pas en bleu tant que Raymond Domenech sera en place."


 Après un passage foireux à Levante, Laurent Robert devrait rechausser les crampons du côté de Derby County jusqu'à la fin de la saison. Point de chute peu glorieux pour un joueur qui semblait promis à un grand avenir mais dont la fin de carrière a viré en eau de boudin. Des hauts et des bas C'est l'histoire d'un mec qui avait un pied gauche de feu, un milieu de terrain doté d'une frappe de mule et capable de mettre 15 calot dans une saison. Un type découvert à Montpellier, transcendé à Paris, promu international A sous Lemerre puis Santini - une première pour un réunionnais. Un gars parti ensuite flamber à Newcastle, où il aurait pu devenir l'idole de St James Park si sa tendance à trop l'ouvrir n'avait pas précipité sa chute. Depuis 2005 et son arrivée en prêt à Portsmouth, où il fut ramené par Alain Perrin, tout part en vrille pour Lolo. Rapidement mis sur la touche suite au débarquement de Perrin, le Français termina la saison à Benfica, le temps de joueur les huitièmes et quarts de finale de Ligue des champions 2006, contre Liverpool et le Barça, et de marquer un coup franc de 40 mètres contre le rival Porto. Dernier soubresaut avant la descente aux enfers. Jouer au golf avec Berson Venu à Lisbonne pour remplacer un Simao qui n'est finalement pas parti, Laurent Robert fut libéré par les dirigeants benfiquistes et accepta une offre de Levante, promu en première division espagnole. Nouvelle erreur de casting puisque le coach à l'origine de son arrivée, Lopez Caro, fut débarqué 5 mois plus tard. Après un an à regarder ses coéquipiers depuis la tribune, à se maintenir en forme avec Tiburce (oui, le coach sportif de la Star Ac') et à joueur au golf avec Mathieu Berson, Robert obtint en novembre dernier la résiliation de son contrat devant les Prud'hommes et était depuis à la recherche d'un nouveau club.
Passé un essai infructueux avec Ipswich, club de D2 anglaise, l'ancien international français se serait donc mis à d'accord avec Derby County, lanterne rouge de Premier League et pire équipe des grands championnats européens avec seulement 7 points pris en 21 journées et une différence de buts de - 33. Une annonce qui met donc un terme aux derniers espoirs de voir le Réunionnais faire son comeback en Ligue 1.
Destruction Derby "Je pense que la meilleure chose pour moi est de revenir en Angleterre et briller là-bas. En France, c'est trop difficile. Cela fait trois semaines que je suis rentré et j'ai été refroidi par les réactions des entraîneurs qui me disent qu'ils ont peur de mon caractère", confiait récemment au Daily Mirror celui qui s'est forgé au fil des ans une réputation de tête brûlée. A 32 ans, Robert n'est pas encore tout à fait mort pour le foot. Mais le temps est désormais compté pour lui et ce n'est pas sous ses nouvelles couleurs qu'il va le rattraper. En bonus, les plus beaux buts de Laurent Robert à Newcastle :


Ignoré par Raymond Domenech, David Trezeguet n'en finit pas de relancer le débat sur sa présence en équipe de France. La faute à des prestations énormes sous le maillot de la Juve. Ce week-end encore, Trezegol a fait parler son sens du but. Appel dans la profondeur, petit contrôle en aile de pigeon et frappe du plat du pied magistrale pour le deuxième but turinois lors de la victoire 2-0 face à Sienne. L'attaquant français enverra-t-il la cassette du but à son ami Raymond pour lui montrer qu'il n'est pas qu'un renard des surfaces ? Peu de choses à se mettre sous la dent du côté des français établis de l'autre côté des Alpes. Philippe Mexès et Ludovic Guily n'ont pas joué avec la Roma tandis que Sébastien Frey est toujours blessé. Aucun français n'a non plus participé au derby milanais. Un clasico amer pour Henry et Thuram Le choc du football européen se tenait hier soir au Camp Nou. Thierry Henry et Lilian Thuram n'ont pu que regarder le Real Madrid se défaire des Blaugrana (0-1). Henry, qui avait accéléré son retour pour être présent sur la feuille du match, n'aura pas eu le plaisir de goûter à un clasico. A noter la bonne prestation de Florent Sinama-Pongolle (une passe décisive) avec le Recreativo Huelva face à Villarreal (1-1). Peter Luccin a quant à lui joué 75 minutes du match Saragosse-Valence (2-2). Anelka étincelant Nicolas Anelka a une nouvelle fois fait un très bon match. Une passe décisive pour Diouf puis deux buts pour une victoire 3 à 0 de Bolton face à Birmingham City. Un but de renard pour commencer, où il intercepte une touche d'un défenseur adverse à destination de son gardien. Puis une frappe croisée à l'entrée de la surface pour le deuxième. Du classique pour Nico, qui ne va pas faire taire les rumeurs de transfert avec de telles performances. Arsenal garde la tête de la Premiership en s'imposant 2-1 face au rival honni Tottenham. Quatre frenchies étaient titulaires au coup d'envoi, William Gallas, Gaël Clichy, Bacary Sagna et Mathieu Flamini. Du côté d'Old Trafford, Patrice Evra et ses coéquipiers sont venus difficilement à bout d'Everton (2-1). Du tout bon pour ces deux clubs avant le fameux Boxing Day.


 Vainqueurs de Newcastle (2-0) et Sheffield United (3-0) lors des tours précédents, les Young Gunners ont remis ça en demi-finale de la Carling Cup en s'imposant mardi sur le terrain de Blackburn (3-2) après avoir joué la prolongation à 10 contre 11. Finaliste l'an passé ( battue par Chelsea 1-2), la bande de gamins qui compose l'équipe B d' Arsenal continue d'impressionner par sa maîtrise. La pouponnière de Wenger Face au calendrier démentiel du football anglais, Arsène Wenger a pris l'habitude de confier à ses remplaçants le destin d'Arsenal en Coupe de la Ligue. Un choix qui lui avait plutôt réussi lors de la saison dernière, puisque ses Young Gunners s'étaient hissé jusqu'en finale, éliminant notamment Liverpool à Anfield en inscrivant la bagatelle de 6 buts (6-3). Même l'équipe A de Chelsea avait eu toutes les peines du monde à en venir à bout grâce à un doublé de Didier Drogba (2-1). Fort de ce parcours, le boss d'Arsenal a donc reconduit sa politique pour l'édition 2007-2008, alignant une équipe sans doute encore plus rajeunie, alors que l'expérimenté Julio Baptista encadrait notamment la pouponnière de Wenger l'an passé et s'était illustré par un quadruplé à Anfield. Mardi, face à Blackburn, le "vétéran" de l'équipe se nommait Eduardo da Silva, 24 ans, international croate débarqué cet été à Londres et relativement peu utilisé en championnat. 20 ans, le bel âge Si le onze type d'Arsenal est déjà relativement jeune, l'équipe B alignée hier par Arsène affichait carrément une moyenne d'âge de 20 ans et 7 mois, avec, notamment, le jeune français Armand Traoré, qui a fêté ses 18 ans au mois d'octobre, titulaire au poste d'arrière gauche et auteur d'une belle prestation. Tout comme ses compatriotes Abou Diaby (21 ans), qui a ouvert le score d'une belle demi-volée, et Lassana Diarra (21 ans), qui faisait office de taulier au milieu de terrain.
"C'était un gros test. Blackburn voulait vraiment gagner ce match et nous avons dû faire preuve de caractère. A 10 contre 11, nous avons trouvé les ressources pour marquer, ce qui est très prometteur pour des joueurs aussi jeunes", s'est félicité Arsène Wenger après la rencontre, avant de savoir ce mercredi qui de Chelsea ou Liverpool rejoindra Arsenal, Tottenham et Everton parmi les qualifiés pour les demies-finales. "Nous avons goûté à la finale l'an passé, et maintenant il faut qu'on finisse le travail." Pari tenu.


 Si certains joueurs ont besoin de temps pour s'adapter à la Premier League, comme Patrice Evra qui vécu six mois d'enfer à Manchester United avant de s'imposer au poste d'arrière gauche, l'acclimatation quasi instantanée de Bakari Sagna à Arsenal fait sensation outre-manche. Même son entraîneur, Arsène Wenger, n'en revient pas. Supervisé 30 fois "Pour moi Sagna, même si peu de gens parlent de lui, a été énorme depuis son arrivée ici", a commenté Arsène devant la presse anglaise. "Il s'est très, très vite adapté, non seulement au niveau technique, mais également à notre manière de jouer, ainsi qu'à l'aspect physique du jeu. On dirait qu'il a toujours joué dans ce championnat, et il faut lui en donner crédit." Bien que Gilles Grimandi ait supervisé l'ancien auxerrois pas moins de 30 fois avant qu'Arsenal ne lâche près de 10 millions d'euros pour l'arracher à l'AJA, le technicien français ne s'attendait à ce que le jeune arrière droit réalise des débuts aussi tonitruants. "Il est très difficile de prédire comment un joueur va s'acclimater. Au départ de la saison, je pensais qu'il lui faudrait 6 ou 7 mois, mais il a progressé et s'est adapté très rapidement. C'est un surprise complète pour moi parce que je ne m'attendais pas à ce qu'il totalise autant d'apparitions aussi tôt."
Le nouveau Lauren Déjà titularisé à 13 reprises en championnat, et 4 fois en Ligue des champions, Sagna a mis tout le monde d'accord, y compris les supporters d'Arsenal qui s'étonnaient de l'arrivée d'un nouvel arrière droit, poste qui semblait bien fourni avec Emmanel Eboué comme titulaire (il a depuis été repositionné milieu droit) et Justin Hoyte en doublure. "On dirait qu'il a été au club toute sa vie", note ainsi Arseblog. "Il est tellement bon en phase offensive, on n'avait pas eu d'arrière droit de ce niveau depuis Lauren. Considérez moi comme un fan." Autre membre du fan club de Bakari Sagna, Raymond Domenech a offert cette année au natif de Sens sa première sélection avec les A. Et même si le boss des Bleus n'a pas encore enterré François Clerc, à ce rythme-là on voit mal comment le Gunner ne pourrait pas s'imposer en tant que doublure officielle de Willy Sagnol. Pour commencer...


 Arrivé cet été à Chelsea, Florent Malouda ne supporterait déjà plus les méthodes d'entraînement de Blues, le comportement de ses coéquipiers ainsi que leurs habitudes alimentaires, pas plus que les embouteillages londoniens ou le "boxing day". Un taillage en règle un peu trop violent pour être vrai. "Les séances d'entraînement sont terrifiantes ici", aurait déclaré l'ex-lyonnais au Daily Mail. "C'est comme des matchs, on donne tout. Et quant tu es dans un vrai match, c'est comme si tout le monde avait son cerveau sur off. Les gens jouent à l'instinct, spontanément, de la même manière que lorsqu'ils ont découvert le football pour la première fois." Dans la même interview, l'international français aurait également remis en cause le professionnalisme du club. "A Chelsea, personne ne contrôle pas ce que les joueurs mangent. Tu peux consommer ce que tu veux, boire du Coca ou n'importe quoi. Heureusement que je ne suis arrive ici qu'à l'âge de 27 ans et que je n'ai pas suivi le même régime que les autres joueurs du clubs." Mais les malheurs de Malouda, écarté des terrains en raison d'une blessure au genou, ne se limitent apparemment pas au football : "Tout ce que j'ai, c'est une ligne de téléphone. Les choses ne sont pas aussi simples qu'en France. On ne peut débarquer dans une boutique et bingo ils viennent le lendemain installer ton équipement." Résultat, Flo doit "mater des DVD en anglais", mais se félicite de "se sortir de la merde tout seul", comme il l'a "souvent fait dans sa vie." Plus grave encore, le gaucher serait parfois contrait de "prendre le métro" en raison du trafic londonien. Avec son salaire hebdomadaire de 78 000 euros, la sortie de Malouda a bien sûr fait le tour des médias anglais et le Guyanais doit, à l'heure qu'il est, avoir les oreilles qui sifflent. Mais cette interview du néo-Blue sent surtout le bon vieux traquenard de tabloïd, toujours prêt à déformer des propos pour lancer des polémiques sur les étrangers de la Premier League. MAJ : Comme je le suggérais, Florent Malouda n'a pas tardé à réagir pour démentir les propos rapportés par les médias anglais. "Je veux juste que les fans sachent que ce que j'ai lu ce matin dans la presse est l'exact contraire de ce que j'ai déclaré aux médias français. J'ai simplement parlé du fait que j'ai réussi à bien m'adapter à mon nouveau, et j'ai parlé de la vie à Londres. Ce qu'ils ont fait n'est pas juste. Je ne sais pas pourquoi ils ont voulu me faire paraître comme quelqu'un qui n'est pas heureux ici. Je le répète, j'ai choisi de venir ici et tout le monde est content de ce que j'ai fait."


Habitué à donner des caviars à ses partenaires du Bayern, Franck Ribéry a cette fois été à la conclusion de l’unique but munichois sur le terrain de Bielefeld (1-0). Servi par Luca Toni, "Kaiser Franck" a effacé le portier d’adverse d’une feinte de frappe avant de marquer en angle fermé. Un succès qui permet au Bayern de conserver un point d’avance sur le Werder Brême en tête de la Bundesliga. Insulter par les fans locaux, "Scarface" ne pouvait pas apporter meilleur réponse. Frey comme un gardon Rayé pour sa bourde internationale contre l’Ukraine (2-2), Sébastien Frey n’en demeure pas moins impérial dans les buts de la Fiorentina. Le portier français a permis à son équipe de ne pas prendre une déculottée face à l’Inter (0-2), écœurant notamment Zlatan Ibrahimovic. French flair Bien que cette rubrique soit par définition empreinte d’un certain chauvinisme, comment ne pas souligner l’importance des Français d’Arsenal. En déplacement à Aston Avilla, les French Gunners ont à nouveau été décisif, à commencer par Mathieu Flamini, auteur de l’égalisation sur une superbe frappe du gauche (1-1), et Bakari Sagna, centreur sur la tête décisive d’Adebayor (2-1). En défense, William Gallas et Gaël Clichy ont été comme toujours impeccables, tandis que Lassana Diarra, titularisé en l’absence de Cesc Fabregas, a livré une prestation très convaincante. Giulyssimo Positionné en soutien de Mirko Vucinic, Ludovic Giuly a été un des grands artisans de la victoire de l’AS Rome devant l’Udinese (2-1), 4e de la Série A. Hyperactif, le lutin a offert plusieurs bons ballons à ses coéquipiers et a été l’origine des deux buts romains sur une première frappe déviée dans le but en deux temps par Juan puis une seconde mal repoussée par la défense adverse et reprise par Taddei.


Nicolas Anelka est censé se tirer comme un vagabond de Bolton pour le prochain mercato d'hiver. Normal, à vrai dire, car si le Français reste plus que prolifique, il est le seul à semer le trouble dans les défenses adverses sans récolter les points de la victoire. Où Nico pourrait se retrouver lors de la deuxième partie de saison ? Petit tour d'horizon. L'OM ou les joueurs que l'on se met à détester Lorsque tout va de travers dans ton équipe mais que tu restes un buteur né, l'une de tes options est d'aller à l'Olympique de Marseille. A lui seul, le Vélodrome te forge dans la bonne voie. Tu croies alors que ton chemin de croix est définitivement achevé. Mais tu te trompes...
Il suffit de voir la cote de popularité de Djibril Cissé depuis qu'il est en Provence. Blessé, l'homme aux coupes tectoniques était petit à petit revenu en confiance en allant droit au but. Quelques journées sans poser son pion et le Français s'est mis à dos tout un public. Chez Nico pourtant, il y a ce qu'il faut. Il marque, il se donne pour ses coéquipiers, mais encore faut-il que le schéma tactique soit à son goût.
Au bout de trois journée, Anelka serait déjà sifflé, prendrait une canette remplie de Kanter sur le crane lors d'un fameux OM - PSG mais resterait dans les petits papiers de Domenech. Même sans être prolixes, il suffit de voir les joueurs des équipes de bras cassés qui évoluent actuellement en équipe de France : Landreau, Rothen, Cissé (mouais), Givet. Même en deçà de son niveau, un transfert vers l'OM serait possible. Car une place en EdF, ça n'a pas d'prix...
Le Dynamo de Houston ou les yeux qui brillent Comme David Beckham, Nico pourrait aller faire un tour du côté des Etats-Unis. Ok, la saison est over, Anelka a encore de beaux jours à faire en Europe mais quoi ? L'attaquant peut se mouvoir en businessman aux dents acérées.
Plus malin que Beckham, Anelka opterait donc pour le Dynamo de Houston, actuel champion de soccer dans le pays aux cinquante Etats. Certes, le natif de Versailles gagnerait certainement moins qu'à LA, mais au fond, il remplirait un peu plus son palmarès tout en remportant une somme colossale de billets verts. Adieu Ray' et les Bleus. Mais après tout, des millions de dollars, ça n'a pas d'prix (enfin, presque)...
Les Aigles de Carthage ou à fond la religion Idolâtre de l'Islam depuis son passage en Turquie, Nico pourrait également se tourner une fois pour toute vers la religion. Quoi de plus censé dans ce cas que d'aller dans un pays où la population musulmane est majoritaire ?
Le FT Tunis, voilà donc la destination où pourrait atterrir notre excellent buteur lors du prochain mercato : moins froid que l'Angleterre, plus ensoleillé, un championnat léger où Anelka pourrait jouer en toute décontraction, sans se blesser, loin de la pression des médias, allant petit à petit vers une retraite douce et sans problème. Finies les retrouvailles avec les Coupet, Thuram et Henry. Mais après tout, la religion, ça n'a pas d'prix...
La Juve ou la méga compétition face à Trezegol Moins connu en Italie, Anelka pourrait tout aussi bien se manifester du côté de la Juve. Après tout, Raymond est en proie aux remords, se pose des questions sur la raison de vivre de l'humain mais aussi sur le pourquoi du comment de ce rendement surprenant de Trezeguet du côté de Turin. Afin de montrer une fois pour toute qui est le meilleur, le Wanderer irait faire un tour du côté de chez Swan, maintenant devenue une Vieille Dame.
Tous deux prolifiques, devenant les deux meilleurs marqueurs du Calcio, Anelka et Trez remporteraient le championnat d'Italie haut la main devant l'Inter. Mais Domenech appellerait alors...Louis Saha pour le championnat d'Europe. Pourquoi me demanderez-vous ? Tout simplement parce que, grâce à ce transfert, le sélectionneur se sera rendu compte qu'il n'aimait non pas le franco-argentin David, mais qu'il répugnait la Juve et tout ce qui l'entourait. Mais après tout, gagner le Calcio avec Buffon dans ses cages, ça n'a pas d'prix...
Plus sérieusement, Nico ne devrait pas quitter l'île britannique. Mais vu les surprises qu'il nous a faites lors de ces dernières années en partant pour Fenerbahçe puis un club moindre d'Angleterre, on peut vraiment s'attendre à tout. Après tout, émettre des suppositions, ça n'a pas d'prix...


Bien que son avenir en équipe de France et sa participation à l'Euro 2008 demeurent incertains, David Trezeguet continue à faire son job pour le compte de la Juventus de Turin. Auteur de l'ouverture du score lors de la démolition de Palerme (5-0), sur une reprise acrobatique dont lui seul a le secret, "Trezegol" en est désormais à 11 réalisations en 13 matchs de Série A et domine naturellement le classement des buteurs, loin devant Ibrahimovic, Kakà et Totti (7 buts). Que peut-il faire de plus pour regagner sa place au sein du groupe France ?
Ribéry danse avec les loups Victimes d'un petit coup de barre lors de leurs dernières sorties, Franck Ribéry et le Bayern Munich ont retrouvé des couleurs face aux loups de Wolfsburg (2-1). Le Français a offert le premier but à Miroslav Klose et inscrit lui-même le second, d'un tir entre le jambes du gardien. Incertain le matin du match, "Kaiser Franck" a donc une nouvelle démontré tout son talent, s'attirant les louanges de son entraîneur et l'ovation de l'Allianz-Arena de Munich. Une euphorie que ne partage pas Willy Sagnol, qui a déclaré aux médias son désir de quitter Munich dès cet hiver. La lumière Anelka Dans la grisaille de Bolton, il arrive parfois que perce un rayon de soleil nommé Nicolas Anelka. Auteur de son 7e but de la saison en Premier League, sur les 12 inscrits par son équipe, Nic a ainsi offert son premier succès au nouveau boss des Wanderers, Gary Megson, qui plus est face au voisin Manchester United, sortant du même coup Bolton de la zone de relégation. Patrice Evra a lui été un des meilleurs mancunien, malgré un duel au delà des limites avec son vis à vis Kevin Davies. "Ce fut un match très dur", a déclaré l'ancien monégasque. "J'ai reçu plus de tacles dans ce match que dans toute ma carrière." Captain Gallas En bon ancien Gunner, Anelka a donc fait les affaires d'Arsenal qui s'est imposé de son côté devant Wigan (2-0) et reprend trois points d'avanche sur Man U. Un succès qui dû tout de même attendre la 83e et un coup de tête de William Gallas, sur un centre de Bacari Sagna, pour se dessiner. "J'ai joué pour des capitaines fantastiques mais je pense que William mérite d'être mentionné parmi eux tant il est une figure importante pour nous", s'est enflammé Kolo Touré après la rencontre. Titularisé en championnat pour la première fois, Lassana Diarra s'est en revanche montré plutôt discret. Gaël Clichy a lui été impeccable, comme toujours. En bref... Si Thierry Henry n'a pas marqué lors de la victoire du Barça face au Recreativo Huelva (3-0), le Français a joué, comme en équipe de France, son rôle de mentor en décalant son poulain Bojan Krkic sur le second but. Les Frenchies de Tottenham n'ont eux pas été à la fête lors du nul concédé à West Ham, notamment Younes Kaboul, le joueur le moins bien noté de son équipe sur le site Skysports.com.


Resté cet été à Bolton faute de mieux, Nicolas Anelka vit une saison galère avec les Wanderers. Malgré des performances individuelles irréprochables (6 buts en 10 matchs de Premier League), son équipe végète toujours dans les profondeurs du classement (18e). Et Nic' attend toujours qu'un club huppé vienne le sortir de ce maudit bourbier.
Heureusement pour le second buteur français des éliminatoires de l'Euro 2008 (4 buts), le nouveau manager de Bolton, Gary Megson, semble résigné à laisser partir sa star cet hiver en cas d'offre intéressante et cherche déjà son futur remplaçant. "Durant la coupure internationale, nous avons regardé beaucoup de joueurs", a expliqué Megson aux médias anglais. "Quand quelque chose se produit, Il faut y être préparé. Notre objectif est de tirer le meilleur de Nic tant qu'il est là. S'il reste avec nous encore longtemps, ce sera parfait. Sinon, nous devons nous assurer que son départ rende le club encore plus fort." Si Megson n'a pas dévoilé publiquement ses intentions, le Daily Mirror avance que le boss de Bolton aurait des vues sur le Danois John Dal Tomasson, victime de la forte concurrence qui règne dans l'attaque de Villarreal (Nihat, Franco, Rossi). Reste maintenant à savoir si les clubs intéressés par Anelka (Chelsea, Manchester City) se montreront plus déterminés que lors du dernier mercato estival où il fut annoncé partout mais n'atterrit nulle part.


 La rencontre Reading - Arsenal ayant été décalé au lundi soir, ça valait le coup d'attendre un peu pour faire le point sur les performances de nos Français de l'étranger. D'autant que c'est un des quatre frenchies habituellement titulaires, Mathieu Flamini, qui a ouvert le score pour les Gunners à la suite d'un joli mouvement entre Adebayor et Rosicky. En défense, William Gallas et Bacary Sagna ont fait leur match et Gaël Clichy a en prime eu un apport offensif intéressant. Lassana Diarra, entrée en jeu à la 79e, a lui manqué de temps pour s'exprimer. Au final, Arsenal s'impose 3-1 et reprend la tête de la Premier League. Evra n'arrête pas Dimanche, Manchester United avait mis la pression sur les londoniens en dominant Blackburn (2-0), avec notamment une belle prestation de Patrice Evra, toujours aussi généreux dans l'effort et actif dans le camp adverse. Moins en vue, Louis Saha a lui provoqué le second jaune de David Dunn pour sa première titularisation en championnat avec les Red Devils.
L'autre Malonga Alors qu'on a découvert à Nancy le jeune Chris Malonga, auteur de deux buts depuis le début de la saison, un autre Malonga, prénommé Dominique, s'est lui illustré ce week-end en inscrivant son premier but en Série A pour le compte du Torino. Le jeune attaquant de 18 ans formé à l'AS Monaco et un temps convointé par le PSG poursuit donc tranquillement son apprentissage. En bref... Franck Ribéry n'a pu empêcher le Bayern de sombrer à Stuttgart (1-3) ; Les Français de Tottenham (Chimbonda, Kaboul et Malbranque) reprennent goût à la victoire (4-0 contre Wigan) ; David Trezeguet n'a pas réussi à marquer son 11e but en Série A lors du nul entre Parme et la Juventus (2-2) ; Le Villarreal de Robert Pires a lui dominé le FC Séville (3-2) et occupe la seconde place de la Liga.


Après sept ans de bons et loyaux services, notamment marqués par une Ligue des champions, une Coupe intercontinentale et quatre titres de champion d'Allemagne, Willy Sagnol pensait bénéficier d'un statut particulier au Bayern Munich. Au cours de sa longue convalescence, consécutive à une blessure au genou contractée en avril dernier, l'international français assure pourtant avoir été "oublié" par son club, comme il l'a rapporté à L'Equipe dans un long entretien paru dimanche.
Donner sans retour "La personne qui a été la plus proche de moi a été Hoeness, voilà. Autrement, oui, au club j'ai été un peu oublié ", lâche un Sagnol apparemment amer. "Certaines personnes ont fait des réflexions désobligeantes. C'est passé mais c'est quelque chose que je n'oublierai pas. [...] Un jour une blessure arrive et tu te rends compte que les choses que tu donnes n'ont pas toujours de retour." Sagnol, qui reconnaît avoir craint pour la suite de sa carrière, assure même avoir reçu clairement "bien plus de soutien côté français que côté Bayern" et attend toujours son retour dans le groupe bavarois. "C'est M. hitzfled qui prend les décisions. Ça fait déjà trois semaines que j'ai le feu vert médical. Bien sûr j'aurais aimé revenir plus vite, mais ça a été un choix du club et je le respecte, je n'ai pas à le commenter. " Langue de bois, quand tu nous tiens. De là à en conclure que ce coup de gueule valide la rumeur qui l'envoie à Manchester United dès cet hiver, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne. Très attaché au Bayern, Willy avait notamment repoussé l'an passé une offre de la Juventus et songe plutôt à prendre un rôle au sein du club après avoir raccroché les crampons. Sir Alex Ferguson risque donc de devoir trouver une autre solution pour remplacer un Gary Neville au bout du rouleau et qui n'a pas joué de la saison.


Alors que le débat "Barcelone doit-il s'adapter à Henry" ou "Henry doit-il s'adapter à Barcelone " fait rage en Catalogne, le Français a eu la bonne idée d'ouvrir le score face au Betis Séville (3-0) sur... un service en profondeur d'Iniesta dans l'axe qui l'envoyait en duel avec le gardien. Preuve que le Barça peut mettre des ballons à Titi sans faire 36 000 passes au préalable. Avec 5 occasions de buts, l'ancien Gunner aurait toutefois pu soigner ses stats, notamment sur une frappe violente qui heurtait le premier poteau. Un brin poissard, c'est déjà la quatrième fois qu'il touche du bois en Liga cette saison.
Le calot de Pamarot Un peu oublié à Portsmouth, Noé Pamarot s'est rappelé à notre bon souvenir en ouvrant le score à Newcastle d'une mine de 30 mètres, pour une victoire finale des siens 4 buts à 1. Avec également un Sylvain Distin intraitable en défense, Pompey occupe désormais la 4e place de la Premier League. So French Les Français étaient à l'honneur samedi dans le choc de la Premier League qui opposait Arsenal à Manchester United (2-2). Outre le but égalisateur de William Gallas dans les arrêts de jeu, Bakari Sagna s'est illustré comme passeur décisif sur celui de Cesc Fabregas pour les Gunners. Côté Chelsea, Patrice Evra et Louis Saha, entré en cours de jeu, ont bien combiné sur le second pion des Blues, inscrit par Cristiano Ronaldo. Gaël Clichy a d'ailleurs livré un beau duel avec le Portugais. Le tout sous le regard de Raymond Domenech qui n'a en revanche pas vu Lassana Diarra, resté sur le banc.
Kapo surnage Auteur d'un doublé la semaine dernière, Olivier Kapo a inscrit son cinquième but de la saison, de la tête, en égalisant à un partout sur la pelouse d'Everton. Mais l'ancien Auxerrois n'a pu empêcher la déroute de son équipe qui encaissa deux buts en toute fin de match (1-3) et occupe la 14e place du classement. Giuly marque mais ne gagne pas Pour sa 7e titularisation en championnat avec l'AS Rome, Ludovic Giuly a répondu présent en ouvrant le score à Empoli sur un joli mouvement de la Louve. Mais ce 3e pion de la saison du lutin n'a pas suffit, la Roma, largement remaniée par Luciano Spalletti, laissant le club toscan revenir à 2-2 après avoir mené 2-0.


Henry le renard Défendu cette semaine par son entraîneur, Frank Rijkaard, qui a réclamé à son équipe de mieux profiter des appels du Français, Thierry Henry a retrouvé le chemin des filets contre le promu Almeria (2-0). Ce n'est pourtant pas sur un ballon en profondeur conclut d'un plat du pied que Titi a inscrit son 4e pion en championnat, mais une nouvelle fois sur un bon vieux but de raccroc, consécutif à duel entre Giovani dos Santos et le portier adverse. En attendant d'affiner son entente avec ses coéquipiers, l'ex-Gunner reprend en tout cas un peu de confiance et a brillé en fin de rencontre après l'entrée de Lionel Messi, son partenaire privilégié au sein du Barça.
Kapo doublé Baladé de clubs en clubs depuis son passage peu concluant à la Juventus, Olivier Kapo semble avoir trouvé ses marques à Birmingham. L'ex-Auxerrois a claqué un doublé décisif, samedi face à Wigan (3-2), offrant un succès précieux aux Blues. Après avoir ouvert la marque sur penalty (26e), l'international français a clos les débats à dix minutes de la fin du match d'une frappe puissante et totalise désormais 4 buts en 11 titularisations cette saison. Les french gunners y croient Attendue hait tournant pour son premier choc domestique de la saison, Arsenal a ramené un bon point de Liverpool (1-1), manquant de peu la victoire avec deux frappes sur les poteaux d'Almunia. La colonie des french gunners a encore fait bonne figure, notamment William Gallas dont les doutes d'avant saison sont désormais dissipés. Clichy, Flamini et Sagna étaient également titulaires, contrairement à Lassana Diarra qui demeure abonné au banc de touche depuis son arrivée au club.
Anelka, encore pour rien Malgré l'arrivée d'un nouvel entraîneur, Gary Megson, et le 6e but de son attaquant vedette, la victoire continue à fuir Bolton, rattrapé au score par Aston Villa ce dimanche (1-1). Une sale habitude pour les Wanderers qui n'ont remporté qu'un seul de leur 11 matchs de championnat. 19e en Premier League, Nicolas Anelka peut juste se consoler d'avoir inscrit un superbe coup-franc et prier qu'un grand club sorte le chéquier cet hiver pour le sortir de ce bourbier. Pires sauve l'honneur Adepte du tout ou rien, le Villarreal de Robert Pires a explosé sur la pelouse de Saragosse (4-1), une semaine après s'être joué du Barça (3-1). Un relâchement déjà vécu en début de saison avec la claque reçue face au Real (0-5), consécutive à un succès initial à Valence (3-0). A nouveau titulaire, Pires a réduit la marque en fin de match (82e) tandis que Rio Mavuba a pu disputer ses 20 premières minutes en Liga sous le maillot du sous-marin jaune. En bref Seul français titulaire lors du choc AS Rome - Milan AC (1-0), Philippe Mexès a plutôt fait bonne figure pour le compte de la louve, Ludoviv Giuly entré en jeu a failli tromper Dida en angle fermé, Yoann Gourcuff n'est en revanche pas entré en jeu au sein d'une équipe du Milan en grande difficulté en championnat. Jérémie Aliadière, banni d'Arsenal à l'intersaison, a enfin inscrit un but pour Middlesbourgh, ce qui n'a pas empêché Manchester United de dérouler (4-1) sur son terrain.


Pires, bourreau du Barça Blessé sept mois la saison passée, sa première à Villarreal, Robert Pires est depuis devenu le leader et l'homme de base du système du sous-marin jaune. Grand artisan de la victoire des siens samedi dernier face au FC Barcelone (3-1), la première défaite du géant catalan de la saison, l'ancien Gunner impressionne en Espagne. Auteur d'un match énorme au cours duquel il a provoqué deux penalties et donné le tournis à la défense catalane, Pires est aujourd'hui épanoui.
A bientôt trente-quatre ans, celui qui vient d'être repositionné dans l'axe derrière l'attaquant de pointe, se rappelle ainsi au bon souvenir du sélectionneur français Raymond Domenech.
"A la question "avez-vous votre place ?", ma réponse est oui," confie même le numéro 7 au journal L'Equipe de ce lundi. S'il avoue lui-même ne rien revendiquer, et reconnaît qu'on "ne l'appellera plus", la vie est belle pour l'ancien joueur du FC Metz, qui entend bien troubler avec Villarreal la lutte pour le titre entre le Real Madrid, le Barça et le FC Séville.
Le résumé de Villarreal-FC Barcelone: Franck plus que jamais Kaiser Franck Ribéry n'en finit plus d'enchanter la Bundesliga. En déplacement avec le Bayern Munich à Bochum, le Français, qui a pris la place de Pires en bleu justement, a une nouvelle fois été très bon. L'ancien Marseillais s'est même permis le luxe d'inscrire le but de l'égalisation de son équipe sur une talonnade à la Madjer. Le Bayern a finalement remporté le match 2-1.
Le résumé de Bochum-Bayern: En brefLes Frenchies d'Arsenal continuent leur marche triomphale en tête de la Premiership. Avec Gallas, Clichy, Flamini et Sagna titulaires et Diaby rentré en cours de jeu, les Gunners ont dominé Bolton, privé d' Anelka, 2-1 à l'Emirates Stadium grâce à des buts de Kolo Touré et Tomas Rosicky. Arsène Wenger, lui, a été honoré pour son exceptionnelle décennie de travail au club par la fabrication d'un buste qui sera placé dans l'entrée du stade. Quant à Yoann Gourcuff, en difficultés au Milan AC cette saison, il a remplacé Pippo Inzaghi face à Empoli à San Siro, mais n'a pu empêcher la défaite des Rossoneri 1-0. Les buts d'Arsenal-Bolton:


 Dans la foulée d'une première année pleine de promesses, la saison 2007/08 devait être celle de la confirmation pour Yoann Gourcuff. Prolongation de contrat, assurance d'un temps de jeu plus conséquent, le Milan AC semblait vouloir mettre son jeune français dans les meilleurs conditions pour poursuivre son développement. Après un peu moins de deux mois de compétition, la situation du breton ne s'est pourtant pas améliorée. Loin de là. Si bien que l'ancien Rennais commence à se poser des questions sur son avenir en rouge et noir. On m'aurait menti ? "Il est vraiment important pour mon avenir que j'ai plus d'occasions de jouer. Si je jouais dans une équipe moins prestigieuse que Milan, peut-être que ce serait différent, mais je suis très heureux de jouer dans ce que je considère la plus forte équipe du monde", a déclaré Gourcuff ce week-end après un match amical disputé face l'Athletic Bilbao. "Comparé à ce que j'attendais cet été, je ne joue pas beaucoup, mais j'espère gagner du temps au cours de la saison." Informé des états d'âmes du Francese, Adriano Gallianni, l'administrateur délégué du Milan, a tenu à recadrer le joueur tout en le rassurant sur les espoirs placés en lui. "Gourcuff a en partie raison lorsqu'il dit qu'il espérait obtenir plus de temps de jeu, parce que c'est ce dont on avait convenu avec le coach cet été. Mais c'était avant qu'on ait l'opportunité de signer Emerson. Gourcuff doit toutefois comprendre qu'il a la chance d'évoluer dans l'équipe qui a remporté le plus de trophées au monde, et s'il est vraiment aussi bon que ça, il doit être capable de se faire sa place. Quoiqu'il en soit, je comprends sa situation et je ne lui en veux pas pour ce qu'il a dit." Une concurrence accrue A l'occasion d'un vidéochat organisé ce mardi par la Gazzetta dello Sport, Silvio Berlusconi y est lui aussi allé de son petit message à destination du Français alors qu'on l'interrogeait sur le jeune brésilien Pato : "N'oubliez pas Gourcuff, c'est définitivement un joueur d'avenir." Mais c'est là le problème du Français, pas encore assez mature pour affronter la concurrence des Pirlo, Gattuso, Ambrosini, Brocchi, Kaka, Emerson et Seedorf. Avec une petite titularisation depuis le début la saison (sur quatre apparitions), Yoann ne totalise pour l'heure que 156 minutes de jeu et a du coup perdu sa place au sein de l'équipe de France espoirs alors que Hatem Ben Arfa vient lui de passer chez les A. "La saison passée, j'étais très proche de lui mais à présent, il doit être bon, tout seul, et il doit démontrer sa valeur pour assurer le présent et le futur du Milan AC", déclarait il y a quelques semaines Clarence Seedorf. Le message est clair, maintenant c'est à lui de jouer.


 En attendant la liste des 50 joueurs retenus pour le Ballon d'Or, qui sera connue le 23 octobre, la FIFA a dévoilé ce mercredi l'identité des 30 joueurs nommés pour le titre de joueur de l'année (FIFA World Player) décerné le 17 décembre prochain à Zurich. Derrière Kakà, annoncé comme le grand favori pour succéder à Fabio Cannavaro, la bataille sera rude pour les places d'honneur. Par rapport à la présélection de l'an passé, sept changements sont à noter. Les intermittents Adriano et Michael Ballack en sont exclus. Tout comme Luis Figo, Jens Lehmann, Tomas Rosicky, Andriy Shevchenko et, bien sûr, le retraité Zinedine Zidane. Un turnover qui profite à Juninho, Messi, Marquez, Terry, Tevez, van Nistelrooy et Fernando Torres. Forza Italia Les champions du monde italiens sont les mieux représentés avec cinq joueurs retenus. Les même qu'en 2006 : Buffon, Cannavaro, Gattuso, Pirlo et Nesta. Suivent les Français (Henry, Ribéry, Thuram, Vieira) et les Anglais (Gerrard, Lampard, Rooney, Terry) avec quatre candidats chacun. L'Argentine et le Brésil se contentent eux de trois petits représentants. L'Allemagne de deux. Torres sauve l'honneur Absente du cru 2006, l'Espagne compte un jouer nommé cette année, le néo-Red Fernando Torres. Ou comment un mec qui a raté six penaltys la saison dernière chipe la place d'Iniesta, Cesc Fabregas ou Xavi. Chez le voisin portugais, Figo ayant été écarté, Deco et Cristiano Ronaldo défendront les couleurs lusitaniennes. Avec de sérieuses chance de podium pour le second.
Le Barça en force Du point de vue des clubs, Barcelone décroche le pompon avec pas moins de sept culés retenus dans la liste (Ronaldinho, Messi, Henry, Deco, Márquez, Etoo et Thuram), suivi par Chelsea (5) et le Milan AC (4). Si l'on considère les championnats, La Liga et la Premier League mènent la danse avec dix représentants, devant la Serie A (6), la Bundesliga (3) et la Ligue 1 qui compte elle... un candidat, en la personne de Juninho, auteur comme chacun le sait d'une grande année 2007. Mais où est le communiqué de Frédéric Thiriez ? Les grands absents Si Robinho aurait éventuellement pu apparaître dans les 30 pour sa prestation lors de la Copa America remportée par le Brésil, les deux grands absents sont sans aucun doute Zlatan Ibrahimovic et Francesco Totti. Champion d'Italie l'an passé avec l'Inter, actuel co-meilleur buteur de la Série avec Trezeguet (7 buts en 7 matchs), Ibra a quitté son costume de boudeur égoïste pour enfin mettre tout son talent au service du jeu et méritait largement de figurer dans cette liste. Sûr que s'il était brésilien... Totti, lui, est juste Soulier d'Or européen en titre. Trois fois rien.
Les 30 joueurs : Italie (5) : Gianluigi Buffon, Fabio Cannavaro, Gennaro Gattuso, Alessandro Nesta, Andrea Pirlo Angleterre (4) : Frank Lampard, Wayne Rooney, John Terry, Steven Gerrard France (4) : Thierry Henry, Franck Ribéry, Lilian Thuram, Patrick Vieira Argentine (3) : Lionel Messi, Juan Roman Riquelme, Carlos Tevez Brésil (3) : Juninho, Kakà, Ronaldinho Allemagne (2) : Miroslav Klose, Philipp Lahm Portugal (2) : Cristiano Ronaldo, Deco Cameroun : Samuel Eto'o Côte d'Ivoire : Didier Drogba Espagne : Fernando Torres Ghana : Michael Essien Mexique : Rafael Márquez Álvarez Pays-Bas : Ruud van Nistelrooy République tchèque : Petr Cech


Muet lors de ses cinq premières apparitions en championnat, Thierry Henry a débloqué son compteur but avec un triplé (dont sa spéciale enroulée du droit) à l'occasion du déplacement du Barça à Levante (1-4), bonnet d'âne de la Liga. Si l'opposition n'était donc pas d'un niveau époustouflant, ce show du Français confirme sa montée puissance déjà entre-aperçue cette semaine face à Saragosse. TH a démontré par ailleurs une belle entente avec l'homme en forme des Blaugranas, Lionel Messi. "Henry avait besoin de marquer des buts", a déclaré Johan Nesskens, l'entraîneur adjoint du Barça. "Il jouait très bien et il lui manquait de vivre une soirée comme celle-là. Henry retrouve le niveau qu'il avait Arsenal." Trezeguet, ce renard David Trezeguet n'en finit plus de marquer avec la Juventus. Pour le retour du derby de Turin face au Torino, le co-meilleur buteur de la Série A a débloqué la situation dans les derniers instants de la rencontre, profitant d'un moment de flottement dans la défense adverse pour placer une reprise de volée décisive (1-0, 90+4). Un but litigieux mais valable selon la Gazetta dello Sport qui retient que c'est le défenseur du Toro qui remet en jeu Trezegol... Giuly expulsé Pour Ludovic Giuly, buteur cette semaine face à la Fiorentina, le choc face à l'Inter a plutôt ressemblé à un cauchemar. Sur un contre intériste consécutif à un corner de l' AS Roma, le lutin se retrouvait sur sa ligne en position de dernier défenseur et réalisait une claquette pour empêcher l'ouverture du score des Nerazzurro. Un réflexe coûteux pour la Louve, réduite à dix et menée 1-0 au bout d'une demie-heure de jeu et qui s'est finalement inclinée 4 buts à 1. Anelka, pour rien A Bolton, les week-ends de Nicolas Anelka se suivent et se ressemblent. Souvent buteur, l'international français voit rarement son équipe s'imposer (1 seule victoire en 8 matchs). Ce fut encore le cas samedi sur le terrain de la lanterne |