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Perrin croit en Saint-Etienne Suite au limogeage de Laurent Roussey, victime d'une série de 5 défaites consécutives en L1, Alain Perrin a été officiellement intronisé nouveau coach de l'ASSE ce mercredi. Premier entraîneur à avoir mené l'OL au doublé coupe-championnat, le Nancéen a accepté le challenge stéphanois, contrairement à celui du FC Nantes qu'il avait décliné quelques semaines plus tôt. Reste à trouver les mots pour relancer une équipe actuellement 18e et première relégable.Roussey n'avait plus la foi En septembre dernier, lorsque Waldemar Kita s'est séparé de Michel Der Zakarian, son premier choix se nommait Alain Perrin. Ce dernier avait refusé la proposition, laissant le champ libre à Elie Baup. Apparemment, il ne croyait pas au groupe nantais et à ses chances de se maintenir dans l'élite, préférant poursuivre tranquillement son job de consultant sur Canal Plus en attendant mieux. Et le mieux a fini par arriver avec limogeage de Laurent Roussey, dont le bail chez les Verts n'aura donc duré qu'un peu plus d'une saison. Perrin remplace donc un coach qui avait lui perdu la foi, si l'on croit le président Bernard Caïazzo : "Pour tout vous dire, j'ai vraiment eu l'impression que Laurent Roussey ne croyait plus beaucoup en ce groupe. Quand il me dit qu'il ne voit pas comment faire mieux avec ce groupe-là, alors que des joueurs comme Grax, Mirallas ou Monsoreau sont sur le banc, comment voulez-vous qu'on le laisse en poste ?" Passé notamment par Marseille et Lyon, où il a pu goûter à la Champions League, et détenteur de trois titres nationaux (deux Coupes de France et championnat avec Sochaux et l'OL), Perrin possède une plus grande expérience qui lui permettra sans doute de mieux gérer un groupe élargi où certains joueurs semblent en effet avoir été mis de côté de manière inexplicable. Romeyer prochaine victime ? Jamais titularisé depuis son arrivée à Saint-Etienne en provenance de Sochaux, Sébastien Grax a ainsi accueilli avec soulagement - et rancune - le départ de Roussey : "Il avait du mal à gérer son groupe et son discours ne passait plus. Il aurait fallu changer plus tôt. Il m'a souvent dit que je serais titulaire alors que je n'ai jamais joué." Rien ne permet d'affirmer que ce désaveu était partagé par la majeure partie du vestiaire stéphanois. Mais la dernière prestation de l'ASSE à domicile face à Rennes (0-3) a au moins démontré que le message de Roussey ne fonctionnait plus et qu'il fallait changer quelque chose. Pour un coach qui avait mené Sainté à première qualification européenne depuis 26 ans, la fin de l'histoire est aussi cruelle qu'elle était inéluctable. Roussey n'est pourtant pas le seul coupable. Et les joueurs ne pourront faire l'économie de leur auto-critique. Tout comme la direction du club à deux têtes, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, qui a montré ses limites à plusieurs reprises. Le départ du second, en retrait depuis quelques jours, permettrait de clarifier un peu plus la situation. L1 - 13e j : Sainté au bord du gouffre Pendant que le trio Lyon-Marseille-Bordeaux se neutralisait ce week-end en tête du classement, l'ASSE s'est enfoncé un peu plus dans la crise en concédant sa 5e défaite consécutive en championnat face à Rennes (0-3). Une nouvelle gifle qui relègue Sainté dans la zone rouge, et place l'entraîneur Laurent Roussey, dont le sort doit être décidé ce lundi, sur un siège éjectable.Comolli nouveau directeur sportif Omar Da Fonseca viré. Damien Comolli, récemment remercié par Tottenham, promu nouveau directeur sportif. Roussey en sursis. La doublette présidentielle n'aura pas tardé à réagir, dimanche, après l'énième claque reçue par Saint-Etienne. Des effets d'annonce qui ne serviront pas à grand chose si rien ne change sur le terrain. Pour la réception de Rennes, les joueurs stéphanois ont été totalement insipides. Comme s'ils souhaitaient abréger les souffrances de leur entraîneur. A moins que ce groupe démontre simplement ses limites physiques et mentales, ne parvenant pas à enchaîner trois jours après un match de Coupe d'Europe (gagné 3-0 devant Rosenborg), ni à gérer la pression qui repose désormais sur ses épaules en L1, où l'ASSE occupe désormais la position de premier relégable. Neuf défaites en treize journées (pour trois victoires). Plus mauvais attaque ex-aequo avec Valenciennes (8 buts), deuxième défense la plus poreuse avec Nantes (-20). Les Verts sont dans une situation critique. Leur dernier succès remonte au 5 octobre (2-0 contre Monaco). Depuis, ils ont encaissé treize pions contre seulement deux marqués en cinq matchs. Un bilan ignoble qui risque de coûter sa place au coach qui a pourtant ramené le club en Coupe d'Europe en terminant à la 5e place du dernier championnat. Les excuses présentées depuis plusieurs semaines (départ rocambolesque de Feindouno, blessures à répétitions, calendrier chargée) ne pouvant pas expliquer l'ampleur du mal qui frappe Sainté. "Nous avions donné un ultimatum pour que l'ensemble du staff et des joueurs réagissent", a confirmé Roland Romeyer dimanche, sans en dire plus sur le sort de Laurent Roussey, qui a appris à l'issue du match l'arrivée de Comolli. "L'avenir du coach reste en suspens", a ajouté Bernard Caïazzo. "Nous aurons une réunion, ce lundi, avec Damien Comolli, Roland Romeyer, Vincent Tong-Cuong et moi. Nous écouterons le coach dans ce qu'il a à nous dire sur la situation. A partir de là, nous prendrons les décisions concernant l'évolution de notre staff technique." Alain Perrin, Luis Fernandez et Frédéric Hantz sont cités dans la presse. Jacques Santini s'est lui déclaré intéressé sur l'antenne de Canal Plus. En bref Derrière le trio de tête qui a fait 100% samedi, notons les victoires de Nice (1-0 à Lorient) et, donc, Rennes (3-0 à Geoffroy-Guichard) qui confirment leur retour en forme. Lille n'a en revanche pas réussi à poursuivre sa série lors de son déplacement à Paris, dimanche. En abandonnant la possession de balle au LOSC (60%) et en bénéficiant d'une mésentente de la défense nordiste pour marquer l'unique but du match par Giuly (1-0), le PSG a réalisé le coup tactique. Au détriment du public du Parc des Princes et des téléspectateurs de Canal qui se seront bien fait chier.
C3 : Sainté et Nancy confirmentAprès les trois victoires en Ligue des champions de Bordeaux, Marseille et Lyon, la folle semaine européenne des clubs français s'est poursuivie ce jeudi en Coupe de l'UEFA. Saint-Etienne signe face à Rosenborg son deuxième succès 3-0 en deux matchs, même si le score est en l'occurrence flatteur et que le second but de Machado est entaché d'une faute de main. Nancy ramène de son côté un bon nul de Lech Poznan, après être revenu deux fois à la marque grâce à Malonga et Zerka.
Saint-Etienne 3-0 Rosenborg :
Les resultants complets : Coupe de l'UEFA - tirage : Paris a la chair de poule Le tirage au sort des phases de groupe de la C3, qui se déroulent du 23 octobre au 18 décembre, n'ont pas été tendres avec les trois clubs français encore en course. Notamment le PSG qui devra en découdre en autres avec Schalke et Manchester City. Saint-Etienne et Nancy, qui héritent respectivement de Valence et du Deportivo La Corogne, ne sont pas en reste.Du lourd en perspective Représentant de la L1 a priori le plus protégé de par sa présence dans le chapeau 2, Paris a n'a finalement pas été épargné par les petites boules de l'UEFA. S'il évite le Milan AC, épouvantail du chapeau 1, le club de la capitale se retrouve donc aux côtés de Schalke, Manchester City, Santander et Twente dans une poule A où Paul Leguen ne pourra pas se contenter d'aligner son équipe bis pour terminer dans les trois premières places qualificatives. Preuve que la C3 n'est pas une compétition aussi faible qu'on veut bien le dire. Placé de son côté dans le chapeau 4, Nancy a peut-être évité le pire (Milan, Stuttgart, Sampdoria) mais n'aura pas non plus beaucoup de marge de manœuvre derrière le CSKA Moscou et le Deportivo La Corogne. Idem pour Saint-Etienne, qui aura notamment fort à faire contre l'actuel co-leader du championnat d'Espagne, Valence, même si Bruges, Rosenborg et Copenhague semblent des adversaires à sa portée. Groupe A: Coupe UEFA : Rennes loupe le train de l'Europe Après le trois sur cinq de l'an passé, les clubs français ont légèrement amélioré leur bilan dans ce premier tour de la Coupe de l'UEFA édition 2008-2009. Dommage que Rennes, battu sur la pelouse de Twente (1-0, 1-2 à l'aller) n'ait pu compléter le tableau. Paris, Nancy et Saint-Etienne défendront donc les couleurs de la L1 en phase de poule de la C3.Arbitrage douteux La Coupe d'Europe du pauvre a beau ne pas exciter grand monde à ce stade de la compétition, la déception était palpable dans les rangs bretons après la douloureuse défaite essuyée par le Stade Rennais aux Pays-Bas. Le but inscrit par les hommes de Steve McClaren à l'aller, un arbitrage douteux et une absence défensive sur un coup franc joué rapidement par Perez pour N'Kuffo, qui ne laissait aucune chance à Douchez (68e). Cruel pour des Rennais qui se sont vus refuser un but de Jimmy Briand pour un hors-jeu pas évident en première période (23e). "On ne conteste pas le but marqué par Twente qui est valable mais nous avons également marqué un but en 1ère mi-temps qui l'était tout autant", a pesté Pierre Dréossi . "Le match était largement à notre portée mais on a fait une erreur grossière qui nous coûte la qualification. Quand on fait un match de cette qualité on doit passer. Bafe Gomis - que pour la prestation livrée par les troupes de Laurent Roussey face à une opposition limitée qui a réduit le score en fin de match. Mais c'est toujours mieux que le petit 0-0 auquel a assisté le Parc des Princes lors de PSG-Kayserispor. Pour ses trois survivants, l'objectif est désormais de terminer dans les trois premières places des poules de cinq qui débutent le 23 octobre. Le tirage au sort aura lui lieu le 7 octobre et pourrait réserver quelques gros poissons aux équipes de L1, avec la présence du Milan AC, Tottenham, la Sampdoria, Manchester City, Benfica, Valence, Stuttgart, Hambourg ou le Deportivo La Corogne. Les résultats du premier tour de la Coupe de l'UEFA (entre parenthèses le score du match aller, en gras l'équipe qualifiée) : Wisla Krakow - Tottenham : 1-1 (1-2) Feindouno et les mercenaires du footCourtisé depuis plusieurs saisons par des clubs du Golfe Persique, Pascal Feindouno a finalement quitté Saint-Etienne pour rejoindre le championnat du Qatar et l'équipe d'Al-Saad, où il percevra un salaire de 2,5 M€ par an. Retour sur un phénomène qui secoue la planète foot.
>>> Lire la suite sur le mag foot ![]() C3 : Les Français se rebiffent Quatre victoires en quatre matchs. Les clubs de Ligue 1 engagés dans la Coupe de l'UEFA ont réalisé un carton plein dans ce premier tour. Petit bémol, si Saint-Etienne et Paris se sont imposés 2-1 à l'extérieur (sur les terrains de l'Hapoël Tel-Aviv et de Kayserispor), les courtes victoires à domicile de Nancy (1-0 contre Motherwell) et Rennes (2-1 face à Twente) devront être confirmées lors des matchs retour.Thiriez respire Après la claque reçue l'an dernier, avec l'élimination de Lens et Sochaux dès le premier tour (face à Copenhague et Panionios) puis les prestations calamiteuses de Rennes et Toulouse en phase de poule, les formations hexagonales auraient-elle entendu l'alerter de Frédéric Thiriez, qui rappelait en août dernier l'importance du coefficient UEFA de notre cher championnat, sous la menace de l'Allemagne ou de la Russie ? Pas sûr. Mais toujours est-il qu'après deux soirées de Ligue des champions éprouvantes pour les nerfs, le président moustachu de la LFP a dû souffler un bon coup devant sa télé. Si chaque club avait sans doute des raisons particulières de ne pas prendre ce match par dessus la jambe, les bons résultats enregistrés ce jeudi ne tiennent pas du hasard. Le turnover habituel dans ce genre de compétition a été pratiqué intelligemment. C'est à dire avec parcimonie. Sainté s'est rendu en Israël avec Gomis (passeur) et Feindouno (passeur et buteur) titulaires. Nancy alignait également un onze très correct devant les Ecossais de Motherwell. Tout comme Rennes, qui débutait avec Leroy (deux passes décisives), Wiltord et Briand face à Twente. Ou le PSG, avec Armand, Rothen et Kezman (buteur) devant Kayserispor. Signe que tous ont pris la compétition à peu près au sérieux. Ce petit sursaut en C3 n'a pourtant pas empêché Thiriez dans remettre une couche sur l'importance de cette saison européenne pour le football français après les résultats médiocres obtenus lors de la première journée de Ligue des champions. "Le match de Bordeaux m'a inquiété", a-t-il confié au journal 20 minutes. "Il faut dire les choses comme elles le sont. La France est le deuxième pays de l'Union Européenne en population. Le 3e pays par la richesse et on est quatrième à l'indice UEFA. Mais cette place de quatrième, on va la perdre à la fin de la saison si on ne réalise pas un parcours nettement meilleur que l'Allemagne." Le message est clair. Illustration : Bafe Gomis et Saint-Etienne n'ont pas manqué leur retrouvailles avec la Coupe d'Europe (Sipa) L1 - 5e j : Erreurs d'arbitrages à tous les étagesVainqueur du FC Nantes (1-0) dimanche, certes sans briller, le PSG occupe la troisième place du classement derrière Lyon, qui a battu Nice (3-2), et l'OM, revenu de Bordeaux avec un point (1-1). Une sensation quelque peu atténuée par les nombreuses décisions litigieuses qui ont émaillé ce week-end de championnat.
Paris sur le podiumMalgré un départ raté à Monaco (0-1), la saison 2008-2009 semble donc confirmer le renouveau du Paris Saint-Germain. Trois succès en quatre matchs, dont deux dans un Parc des Princes qui n'est plus l'enceinte maudite de l'exercice précédent. Tel est le bilan flatteur qui permet aujourd'hui aux hommes de Paul Le Guen de s'asseoir sur le podium de la Ligue 1. Position que le club de la capitale n'avait plus connu depuis le 4 janvier 2006, juste après l'éviction de Laurent Fournier. Mais l'heure n'est pas encore à la fanfaronnade pour une formation encore en rodage. Certes privé de Claude Makelele, dont l'influence sur le groupe parisien est indéniable depuis le début de saison, le PSG n'a pas vraiment impressionné lors de sa victoire face à un FC Nantes trop convalescent pour bénéficier de l'effet Elie Baup. En dehors d'une grosse entame de match, les Parisiens auront surtout géré l'avantage donné par Mateja Kezman sur penalty, dès la 7e minute. Penalty qui plus est accordé sur une action confuse, où N'Daw se rendait coupable d'une faute inutile sur Guillaume Hoarau, qui venait de manquer son contrôle dans la surface. "Il y a beaucoup d'endroits en France, à commencer par Nantes, où il n'aurait pas été sifflé", regrettait l'ancien parisien Jérôme Alonso après la rencontre. Lyon favorisé ? D'autres coups de sifflets auront porté à discussion au cours de 5e journée. A commencer par ceux donnés par Jean-Charles Cayeux lors de la rencontre OL-Nice (3-2), qui a vu le leader s'imposer dans les arrêts de jeu et la controverse. Notamment sur le premier but lyonnais, inscrit par Juninho sur coup-franc, où l'homme en noir se clairement fait abuser par le Brésilien. Et celui de la victoire, où il suit son assistant en sanctionnant d'un penalty une main involontaire de Vincent Hognon au bout du temps additionnel. Tandis que le second but des Gones a été validé dans la confusion, l'assistant ayant levé puis baissé son drapeau pour signaler un hors-jeu de Fredéric Piquionne qui s'est révélé finalement inexistant au ralenti. Du côté de l'OGC Nice, on préfère ne pas en rajouter pour ne pas "être à nouveau traité de parano" (Antonetti). Mais on n'en pense pas moins. Notons que M. Cailleux a au moins eu le mérite de faire son mea culpa dimanche sur RTL ("le penalty ne s'imposait pas"), même s'il estime ne pas avoir fait d'erreur sur le coup franc accordé à Juninho. Ce qui n'empêche pas les internautes de lequipe.fr d'avoir répondu massivement "oui" (à 73%) à la question "les arbitres de Ligue 1 favorisent-ils l'Olympique Lyonnais ?". Un débat récurrent depuis quelques saisons. Verts de rage Si Nice manque l'occasion de monter sur le podium, les erreurs commises lors de Caen-Saint-Etienne (2-0) maintiennent elles les Verts dans la zone de relégation. Mené d'un seul but avant que Nivet ne fasse le break dans les arrêts de jeu (90e +2), les Stéphanois se sont vus refuser deux fois l'égalisation pour des positions de hors-jeu imaginaires de Bafetimbi Gomis. Fâcheux pour une formation qui s'était déjà incliné trois fois depuis le début de saison et peine à confirmer sa cinquième place de la saison dernière avant de retrouver l'Europe ce jeudi en Coupe de l'UEFA sur le terrain de l'Hapoël Tel-Aviv. Le coach de l'ASSE Laurent Roussey en à au moins profiter pour dédouaner ses troupes : "On va peut-être accabler Bafé Gomis de son nouveau statut mais s'il faut qu'il marque quatre buts pour en valider un...ça pose problème. A Valenciennes, il y avait déjà eu un penalty litigieux. En début de saison, j'ai participé à une réunion où toutes les parties devaient faire des efforts. Moi, j'essaye d'être calme sur le banc mais avouez, à un moment donné, que cela devient compliqué." Après quatre journées tranquille, où les arbitres auront plutôt bien fait leur boulot, et donc très peu fait parler d'eux, le temps des polémiques semble revenu sur la Ligue 1. Bordeaux - OM dos à dos Avec toutes ses prises de bec, on n'en oublierait presque que le premier vrai choc du championnat (Bordeaux - PSG et Lyon-Sainté c'était quand même pas trop ça) entre Bordeaux et l'OM aura livré un beau spectable, loin des clichés sur une L1 supposée chiante comme la pluie. Plutôt inspirés, les Phocéens regretteront de ne pas être reparti du stade Chaban-Delmas avec une victoire après avoir ouvert le score par Bakari Kone d'entrée (2e) et réalisé une première période de haut niveau. Mais il n'y avait rien faire sur le superbe mouvement bordelais conclu par Marouane Chamakh (24e). "Le but de Bordeaux, c'est une action de rêve. Quand tu prends un goal d'une telle beauté, tu peux accepter, tu dois respecter", comme l'a reconnu Eric Gerets, beau joueur. Le but de Chamakh :Les résultats complets de la 5e journée : Samedi : C3 - tirage au sort : Les Français vont voyager Après le tant attendu tirage au sort de groupes de la Ligue des champions, qui se déroulait hier, dur de s'enflammer pour celui du premier tour la Coupe de l'UEFA. Et pourtant, pour les quatre clubs français engagés, Nancy, Paris, Rennes et Saint-Etienne, il va falloir prendre cette coupe d'Europe du pauvre au sérieux. Sous peine de voir le coefficient UEFA du championnat de France dégringoler dangereusement.Caïazzo pas content Une chose est sûre, en tout cas, deux des représentants de la L1 vont voir du pays à l'occasion de cette double confrontation qui précède les phases de poule. Saint-Etienne va ainsi devoir se rendre en Israël affronter l'Hapoël Tel-Aviv. Tandis que le PSG visitera lui la Turquie pour en découdre avec Kayserispor, 5e du championnat turc l'an passé. Rennes et Nancy feront eux moins de kilomètres pour jouer les Néerlandais de Twente et les Ecossais de Motherwell. Rien de bien excitant, mais des matchs pièges en perspectives. Dans les propos du président de Sainté Bernard Caïazzo, on sent déjà que cette Coupe de l'UEFA fait chier les clubs français. "Jamais cela ne nous avait traversé l'esprit que nous pourrions aller jouer en Israël. Aller là-bas, en termes de déplacement, de sécurité, cela veut dire prendre en compte tout un tas de paramètres auxquels nous sommes peu habitués. C'est quand même un voyage de 5 ou 6 heures. Et le week-end d'après, nous devons affronter le PSG en championnat. Il faudra prendre en compte les effets du décalage horaire." Attendons-nous donc à voir les Verts, qui célébraient pourtant leur retour en Coupe d'Europe il y a quelques semaines, aligner une équipe bis en terre sainte. Le coefficient de la L1 en jeu Comme l'a rappelé Frédéric Thiriez cet été, les clubs français ne peuvent pas se permettre de négliger la C3, ce qui ferait plonger le coefficient UEFA national qui détermine le nombre de places en Ligue des champions accordées à la L1. Si on prend en compte les résultats de l'année en cours, la France a déjà chuté d'un rang (5e, derrière l'Allemagne) et ne doit pas descendre au delà de la 6e place, au risque de n'avoir plus que deux clubs qualifiés en LdC (contre trois aujourd'hui). Même d'un point de vue égoïste, soigner son coefficient individuel est primordial pour les formations qui ambitionnent de jouer la C1 à court ou moyen terne, sans se retrouver dans le quatrième chapeau et se retrouver dans une poule de mastodontes. Souhaitons donc que nos représentants français fassent l'effort de bien figurer dans cette compétition jamais remportée par un club de l'Hexagone. Voir notre dossier : Coefficient UEFA - La France en mal d'Europe Lyon au 7e ciel, Lens en L2Au terme d'une 38e journée complètement folle, où 43 buts ont été inscrits (record de la saison), l'OL a assuré son 7e titre à Auxerre (3-1), Marseille arraché la 3e place devant Strasbourg (4-3) et Lens dit adieu à la L1. Retour sur une soirée qui était interdite aux cardiaques.
Lyon n'a pas tremblé24 secondes. Voilà le temps qu'il aura fallu à Karim Benzema pour planter son 20e pion de la saison et mettre fin aux espoirs bordelais. Auxerre n'était pas en mesure de s'opposer à l'insatiable soif de titres des de l'OL, à l'image de Pedretti qui perdait le ballon et laissait Benzema filer au but après un relais avec Fred. Dix minutes plus tard, le Brésilien réalisait le break. Bordeaux, qui a attendu la seconde période pour ouvrir le score à Lens, n'aura donc même pas été champion virtuellement. Des anciens Grégory Coupet, Sidney Govou et Juninho, rescapés du premier titre obtenu en 2002, au jeunot Karim Benzema, déjà sacré quatre fois mais dont c'était le premier titre comme titulaire, en passant bien sûr par Jean-Michel Aulas, tout le monde était à la fête côté lyonnais. Alain Perrin, dont l'avenir demeure flou, un peu moins : "Les sentiments, je préfère les partager avec mes amis. Le mérite de ce titre revient d'abord aux joueurs." "Passera pas l'hiver" a en tout cas tenu jusqu'au printemps et peut réaliser le premier doublé de l'histoire lyonnaise en finale de Coupe de France face au PSG. L'OM coiffe NancyPour le suspens, il fallait donc plutôt se pencher du côté de la lutte pour la troisième place synonyme de tour préliminaire de la C1, finalement arrachée par Marseille. Menés 2-1 par des Strasbourgeois désireux de sortir la tête haute, les hommes d'Eric Gerets seront passés par tous les états avant de s'imposer finalement 4-3 grâce à un doublé de Djibril Cissé, dont un penalty transformé en deux temps, et des buts de Mamadou Niang et Samir Nasri, qui jouait peut-être son dernier match au Vélodrome qui pouvait entonner comme l'an passé son "Pooo polo po po po pooo"... Mais si Marseille était en joie, c'est que Nancy a craqué face à Rennes en concédant sa première défaite de la saison à Marcel Picot (2-3). Cruel conclusion pour un club qui aura occupé le podium 36 journées sur 38 et devra se contenter de la Coupe de l'UEFA la saison prochaine. Les troupes de Pablo Correa, qui en serait venu aux mains avec l'entraîneur-adjoint de Rennes dans le couloir menant au vestiaire, avaient pourtant pris les commandes du match par Malonga (7e)... "On sait très bien qu'il n'y a rien d'écrit dans le football. Mais on va continuer à aller de l'avant, pour que Nancy soit respecté et devienne une place forte du football français", a déclaré un Jacques Rousselot forcément très déçu après la rencontre. L1 - 38e journée : Suspens et gaz à tous les étages Le championnat de France arrive à son terme ce samedi avec une ultime journée riche en suspens. Du titre (Lyon et Bordeaux), à la 3e place (Nancy et Marseille), en passant par l'UEFA (Lille, Saint-Etienne, Rennes) et la relégation (Paris, Toulouse et Lens), l'enjeu sera présent sur presque tous les stades.Lyon, les cartes en main Pour les sextuples champions de France, la donne est simple. S'ils ramènent au moins un point d'Auxerre, ils seront sacrés une septième fois, quelque soit le résultat de Bordeaux qui se rend à Lens. Mais les Gones jurent qu'ils ne calculeront pas. "En jouant le match nul, on se mettrait en danger car on ne sait pas faire", a rappelé Jérémy Toulalan sur le site de l'OL. "On ne gèrera pas le match. On a les cartes en main, ce sera à nous d'être bons." Un faux pas du leader à Auxerre, qui s'est fait fessé samedi dernier par Monaco (3-0), est-il possible ? Dur à imaginer, d'autant que Lyon n'a plus perdu à l'Abbé Deschamps depuis janvier 2000. Et que Bordeaux, privé de Micoud, Alonso, Jussié, Henrique, Marange et peut-être Ramé, ne gagnera pas les doigts dans le nez à Bollaert. "Nous avons peu de chances d'être champion, car il faut être réaliste en football. Mais ce sera d'abord la victoire, même si Lens, qui jouera sa survie en Ligue 1, nous réservera une réception bouillante", a reconnu Laurent Blanc. Nancy tient la corde Du côté de la course à la 3e place, synonyme de tour préliminaire de la C1, Nancy est également maître de son destin mais possède moins de large que l'OL, avec un petit point d'avance sur Marseille, 4e. Et les Lorrains, qui ne pourront compter sur Puygrenier et Hargeaves, reçoivent une équipe de Rennes qui lutte pour une place en Coupe de l'UEFA et reste sur cinq matchs sans défaites. Si l'OM, qui reçoit Strabourg, n'a qu'une chance sur quatre de doubler l'ASNL, dixit Eric Gerets. Benoît Cheyrou, qui avait coiffé Bordeaux sur le poteau en 2001 avec Lille, aborde pourtant ce challenge avec enthousiasme. "Je le vis avec beaucoup d'excitation. Je préfère être à ma place qu'à celle de Paris, Lens ou Toulouse. C'est quelque chose de beau à vivre malgré tout." Trois pour l'UEFA...Avec 56 points au compteur, le LOSC possède une longueur d'avance sur les deux autres prétendants à la 5e place, l'ASSE et le Stade Rennais, et se déplace à Lorient, une équipe solide mais qui n'a plus rien à jouer. 18e au soir de la 17e journée, encore embourbé dans la seconde partie de tableau en avril, le Lille de Claude Puel doit maintenant conclure sa remontée fantastique par une place en Coupe de l'UEFA. "Les joueurs sont mobilisés comme ils se doivent de l'être avec cet objectif européen à remplir. Bien sûr, rien n'est fait. D'ailleurs, St Etienne semble plus en position de force en recevant Monaco qui n'a plus rien à jouer", note toutefois le coach nordiste qui craint également l'adversaire lorientais. Rennes devra lui négocier un déplacement difficile à Nancy. A noter que la 6e place offrira une place en Coupe Intertoto. ... et la L2 Comme pour l'UEFA, la lutte pour le maintient concerne trois formations, dont une compte un point d'avance sur ses poursuivants, le PSG qui a arraché le nul devant Sainté le week-end dernier. Si Lens est la seule à affronter une équipe qui n'est pas en vacance, Bordeaux, les adversaires des Parisiens et des Toulousains se motivent pour jouer à fond leur rôle d'arbitre. Du côté de Sochaux, qui reçoit Paris, les joueurs comptent ainsi offrir un dernier succès de prestige au président Jean-Claude Plessis, qui rend son tablier à l'issue de la saison. Sans parler d'une obscure histoire de prime (7000 euros d'après L'Equipe de jeudi) en cas de victoire face au PSG. Les Valenciennois ont eux peu apprécié une phrase du Toulousain Sirieix ("Si nous ne battons pas Valenciennes, nous n'avons rien à faire en Ligue 1") : "Leur discours me plaît. Il faudra un grand Toulouse pour nous battre", a répondu Kombouaré. "On veut d'abord faire un résultat pour nous et pour nos supporters qui se déplacent et nous voient prendre des claques à l'extérieur." Le calendrier complet de la 38e journée L1 – 28e journée : Le titre et le maintien en ligne de mireNous y voilà enfin. La 28e journée et son Lyon-Bordeaux si important. Cela faisait longtemps qu'une équipe contestait autant la suprématie lyonnaise si près du but. Outre ce choc, la Ligue 1 nous offre quelques belles affiches et notamment un classique Marseille-Saint-Etienne.
"On va jouer le prochain match à Lyon comme une finale. Je pense, tout le monde pense que le championnat se joue la semaine prochaine. Si Lyon gagne, ce sera sans doute fait pour leur septième titre. Si on gagne, on jouera le titre jusqu'au bout." Geraldo Wendel le disait la semaine dernière après la victoire sur le PSG, ce Lyon-Bordeaux a des allures de finale de la Ligue 1. Même si, bien sûr, rien ne sera joué quelque soit le résultat de la rencontre.
L'OM, de son côté, cherchera à poursuivre son excellente série à domicile (10 victoires consécutives). Mais Eric Gerets devra se passer de services de Jacques Faty, touché hier soir, et n'est pas sûr de pouvoir compter sur Mamadou Niang. De toute façon, le Belge a prévenu de faire "tourner pour tenir compte de la fatigue et des petites blessures" de son effectif. L'occasion peut-être de revoir Karim Ziani, Elliot Grandin, Kanga Akalé ou bien Bolo Zenden. Reste à savoir si les joueurs appelés à suppléer les titulaires épouseront la forme du moment.
Le match de la peur et le match qui fait peur
En bref Ligue 1 - 25e journée : Les Africains sont de retourUn clasico (OM - PSG), une revanche de la Coupe de France (Le Mans - Lyon), des chocs entre équipe en danger (Lille - Rennes, Auxerre - Toulouse), une "affiche" de haut de tableau (Monaco - Bordeaux) et le retour des derniers africains partis à la CAN. Programme chargé pour cette 25e journée.
Bordeaux a de son côté perdu cette semaine à Anderlecht et reste en L1 sur une victoire sans brio face à Metz. Mais Laurent Blanc avait fait tourner son effectif en Coupe de l'UEFA et face à leur ancien coach Ricardo, aujourd'hui à la tête de Monaco, ses hommes auront à cœur de livrer une bonne prestation, comme à l'aller (2-1).
Pendant ce temps, Valenciennes se rendra à Metz avec un groupe décimé par les blessures, notamment en défense. Antoine Kombouaré n'avait que 13 joueurs à sa disposition mercredi à l'entraînement et a même du rechausser les crampons pour pouvoir faire une opposition. Samedi, il risque de n'en avoir que 14 à aligner sur la feuille de match. Face aux Messins, il aurait même pu s'auto titulariser sans souci.
Clasico, coco
Saint-Etienne 1–1 OL : Hitchcock n'est pas stéphanoisA la recherche d'un succès dans le derby du Forez depuis 14 ans, l'ASSE attendra encore un peu pour célébrer une victoire contre le rival lyonnais. Les Stéphanois avaient pourtant ouvert le score sur un but opportuniste de Bafe Gomis, consécutif à un mauvais dégagement de Coupet (1-0, 47e), mais ont concédé l'égalisation en toute fin de match sur un coup franc splendide de Karim Benzema (1-1, 92e). Scénario cruel, quoique juste, pour des Gones qui se sont bien battus après la pause et reprennent un point sur Bordeaux, défait à Lorient (0-1).
![]() En l'absence de Juninho, Benzema a pris ses responsabilités en égalisant sur coup franc dans les arrêts de jeu - crédits : Panoramic
Après la leçon reçue l'an passé (3-1) à Geoffroy-Guichard, le peule vert pensait avoir déjà connu le pire face à leur frère ennemi. Plus cruel que les buts PES de Källström, Tiago et Fred lors de leur précédente visite, le coup franc magistral de Benzema inscrit à une poignée de secondes du coup de sifflet final restera probablement comme un des épisodes les plus tragiques de l'histoire des confrontations ASSE - OL. Car même si un derby ne se perd pas, il y a des façons de ne pas le gagner qui font mal.
Le cadeau de Coupet
Au retour des vestiaires, la donne changeait pourtant en faveur des visiteurs. L'OL aurait même pu égaliser dès la 51e, si Hatem Ben Arfa n'avait pas tergiversé devant Jody Viviani, le remplaçant de Jérémie Janot. Mais le jeu lyonnais paraissait bien désordonné en l'absence de Juninho, qui n'était pas non plus là pour tirer les nombreux coup francs concédés par les Stéphanois. Alain Perrin jetait alors toutes ses forces dans la bataille, avec les rentrées de Fred (60e), Delgado (69e) et Remy (81e), sans que personne ne semble savoir si on passait en 4-4-2.
![]() Premier buteur de la rencontre, Bafé Gomis a bien profié d'un mauvais dégagement de Coupet pour marquer - crédits : Panoramic
Benzeminho
Malédiction ou pas, Sainté en est désormais à 17 matchs sans victoires dans le derby et stagne dans le ventre-mou du championnat (13e). Le coaching de Laurent Roussey demeure un mystère que la science percera peut-être un jour. Et Lyon, lui, peut jubiler de ce come-back improbable mais bien réel. Saint-Etienne - OL : Un derby pour confirmerBattu jeudi par les Girondins (0-1), Saint-Etienne va encore arbitrer le duel à distance entre Bordeaux et Lyon, dimanche à l'occasion d'un derby du Forez qu'il n'a plus remporté à Geoffroy-Guichard depuis la saison 1993/1994.
![]() Les Lyonnais étaient venus s'imposer 3-1 à Geoffroy-Guichard la saison dernière - crédits : Panoramic
Chaudron maudit
Si Sainté a jusqu'ici pu compenser son statut de plus mauvaise équipe de L1 à l'extérieur (même Metz fait mieux !) par ses bons résultats à Geoffroy-Guichard, l'identité de son prochain visiteur ne présage rien de bon. Sur les dix dernières réception de l'OL, l'ASSE ne s'est en effet imposé qu'une seule fois, lors de la saison 1993/1994. Pis, depuis la remontée des Verts en L1, les Lyonnais ne perdent plus chez leur rival et restent sur un succès 3-1 obtenu l'an passé dans un climat tendu (échanges de fumigènes entre les supporters des deux camps, banderoles anti-lyonnais tendancieuses) après le feuilleton Piquionne.
![]() Le Chaudron accueillira spivent les Gones avec des banderoles hostiles - crédits : Panoramic
Pour le coach stéphanois, le défi demeure toutefois de taille. Même si Geoffrey Dernis a repris l'entraînement et que Dabo et Ilan vont mieux, Nivaldo sera suspendu pour le derby et Janot reste incertain. Pas de quoi rassurer le peuple vert alors que le frère ennemi pourrait récupérer d'ici là Juninho ("du 50/50", dixit Alain Perrin), Mathieu Bodmer et Sidney Govou, qui a rejoué en amical contre l'équipe olympique de Chine. "Le derby à venir, c'est un peu notre Coupe d'Europe, il y aura j'espère cette envie de se surpasser pour continuer à prendre des points à Geoffroy-Guichard", a commenté Laurent Roussey après la défaite à Bordeaux, reconnaissant implicitement qu'il faudrait un exploit de ses joueurs pour vaincre Lyon.
L1 - 14e journée : Paris cale encore; Le Mans se reprendEn attendant les chocs Bordeaux - Rennes et Lyon - Marseile, ce dimanche, Nancy a conforté sa deuxième place sur la pelouse du PSG (0-0) et Le Mans a repris la quatrième en dominant Saint-Etienne (3-2) à dix contre onze. Dans le bas de tableau, Lens s'est donné de l'air en enfonçant la lanterne rouge, Metz (2-1), à Saint-Symphorien.
Mais après avoir souffert le martyr au Parc contre Bordeaux, Lyon et Rennes, ce point pris devant l'équipe sensation de ce début de saison a inspiré cette analyse à Paul Le Guen : "On avait pris trois buts contre Lyon, contre Rennes. On a essayé d'être le plus sérieux possible. On y est arrivé. On est progrès." Un avis que ne partagait pas le public parisien au coup de sifflet final.
Sans un incroyable loupé de Fortuné, qui manquait sa reprise seul aux six mètres sur une frappe de Kim difficilement repoussée par Mickael Landreau (49e), et un but refusé pour un hors-jeu litigieux de ce même Fortuné (52e), l'ASNL aurait pourtant pu signer son neuvième succès en championnat et se rapprocher de Lyon. A trois points de l'ogre de la L1, qui reçoit ce soir l'OM, le bilan lorrain demeure toutefois impressionnant. "On n'a pris de buts. Et puis, ça fait quatre points en deux matchs", notait d'ailleurs un Correa magnanime.
Réduits à dix (exclusion de Sessegnon à la 27e) et menés 1-2 (Varraut sur corner, 21e, et Gigliotti sur penalty, 42e) alors qu'ils avaient ouvert le score sur un penalty de Tulio De Melo (19e), dont le retourné aurait pu être accordé par l'arbitre, les Manceaux ont du se sortir les tripes pour arracher la victoire grâce à un coup franc de Romaric (43e) et un nouveau penalty de De Melo (70e).
Déjà battus dans des circonstances similaires à Lens (3-2), Sainté a encore étalé ses difficultés à l'extérieur (1 victoire, 1 nul, 6 défaites) et peuvent revoir leurs ambitions à la baisse. "Dès que le match devient un combat, on le perd", regrettait Jérémy Janot. "Parfois, il faut savoir jouer des matchs de Coupe et ne plus parler technique ou tactique." Un constat d'impuissance pour une formation dont le potentiel demeure inexploité.
Monaco enchaîne
En bref
Ligue 1 - 13e journée : Lyon et Nancy rient, Marseille pleure
Avec 25 points pris sur 27 possibles depuis la défaite encaissée à Lorient (1-2), le 18 août, le sextuple champion de France a repris ses allures de rouleau compresseur de la L1. Jean-Michel Aulas peut déjà réfléchir à l'animation qu'il se paiera pour la célébration du 7e titre et l'OM trembler en vue de son déplacement à Gerland, lors de la prochaine journée.
Vélodrame
"Dans l'infortune qui était la mienne (Pape Diouf a été hospitalisé pour une opération au dos), j'ai pu prendre le recul nécessaire et revoir tous les matches depuis mon opération. Et, ce que je peux dire aujourd'hui d'après mes observations, c'est que la part des joueurs est prépondérante dans les échecs d'aujourd'hui." Et le président olympien d'annoncer du mouvement au mercato "si les choses restent en l'état". Et mercredi, il faut faire un résultat à Porto...
"L'équipe sait se remettre en cause. Je suis content de notre niveau de performance", se réjouissait Correa après la rencontre. "On a montré beaucoup de cœur face à un adversaire coriace. On a assuré la partie du spectacle qui nous était demandée pour les 40 ans". Mais par la voix de son adjoint, le club lorrain continue de la jouer profil bas : "C'est super d'avoir retrouvé le chemin de la victoire. Bordeaux fait partie des meilleures équipes de L1. Mais il ne faut pas en déduire qu'on vise plus haut que le maintien. Dans ce championnat, tout est très fragile."
Paris cache-misère
Lens danse la Dindane Au fond du trou à la mi-temps, après deux erreurs défensives mises à profit par Gigliotti (17e) et Landrin (22e), Lens a réalisé un retour spectaculaire face à Saint-Etienne (3 -2) dans un match riche en suspens et en émotions. Recadrés par Jean-Pierre Papion, les Sang et Or ont d'abord égalisé en deux minutes, sur une tête de Coulibaly (63e) et une frappe superbe de Demont (65e), avant qu'Aruna Dindane ne vienne offrir la victoire au public de Bollaërt (85e). L'an passé, Lens était déjà revenu de 0-3 à 3-3.
Victime d'une contracture, l'Ivoirien aurait dû pourtant sortir si Papin n'avait pas ses trois changements. Qu'à cela ne tienne, il s'est battu sur une jambe et demi pour aider ses partenaires en inscrivant son premier but dans le jeu de la saison : coup du sombrero sur Nivaldo et pichenette devant Jérémy Janot. De quoi faire oublier un début de saison cahin-caha pour l'Eléphant qui extirpe Lens de la zone de relégation (17e).
En bref Coupe de la Ligue - 16es de finale : Auxerre enchaîne
Intraitable à domicile mais bien pâle à l'extérieur depuis le début de la saison, l'ASSE aurait peut-être mérité mieux au cours de cette rencontre marquée par quelques coups de sifflet douteux. Laurent Roussey, l'entraîneur stéphanois, a en tout cas apprécié l'attitude de ses joueurs. "Je veux d'abord féliciter mes garçons. Ils ont tout donné et sont allés au bout d'eux-mêmes. Nous avons joué et avons fait ce que nous avions dit. L'expulsion me parait très sévère, certainement imméritée. Je vais revoir les images vidéos avant d'apporter un jugement plus précis." Dans les autres rencontres de la soirée, Nancy n'a pas fait de détail face à Boulogne-sur-mer (3-0, buts de Curbelo, Puygrenier et Dia), Montpellier est allé s'imposé à Brest (1-2) et Niort a dominé Le Havre sur son terrain (3-2). La Coupe de la Ligue à l'heure du net Compétition en mal d'audience et d'intérêt sportif, fragilisée par le projet Platini qui prévoit de donner une place pour le tour préliminaire de la C1 aux vainqueurs des coupes nationales, la Coupe de la Ligue tente tant bien que mal de subsister dans un paysage audiovisuel déjà saturé de ballon rond. Pour l'entrée en lice des équipes de L1, en dehors de Lyon et Marseille déjà qualifiés pour les 8e de finale pour cause de participation à la Ligue des champions, la LFP a pourtant décidé de mettre les petits plats dans les grands en proposant une couverture étendue des 16e de finale qui se disputent de mardi à jeudi.
Faisant uniquement l'impasse sur les rencontres L2 contre L2, France Télévisions va diffuser quasiment tous les matchs mettant au prise au moins une équipe de Ligue 1. Entre France 2, France 3 la reine des décrochages régionaux et France 4, la petite sœur de la TNT, tout le monde devrait donc y trouver son compte. Les téléspectateurs de France 3 Pays de Loire auront ainsi droit à l'énorme affiche Laval - Le Mans, tandis que ceux de France 3 Picardie France 3 Alsace ne manqueront pas l'alléchant Strasbourg - Amiens.
Le service public et la Ligue ont même pensé aux déracinés qui n'ont pas accès à la mosaïque France 3, notamment disponible sur Free, en intensifiant la diffusion de matchs sur ses sites internet, gratuitement et en direct. Exemple, les Girondins résidants à Paris pourront suivre la rencontre Bordeaux - Metz sur France2.fr tandis que la rencontre Nancy - Boulogne sera elle uniquement retransmise sur France3.fr. L'expérience menée l'an passé sur deux huitièmes de finale et deux quarts de finale aurait poussé France Télévisions à remettre ça cette saison.
Petit souci pour la Coupe de la Ligue et son diffuseur, la Coupe du Monde de Rugby ne se contente pas de bouffer l'espace médiatique habituellement accordé au football, il accapare également ses enceintes. Bordeaux, Nantes, Lens et Toulouse évolueront donc dans des stades champêtres (Jean-Antoine Moueix à Libourne, Jean-Bouin à Angers, La Licorne à Amiens et Ernest Wallon à Toulouse). Pas vraiment ce qu'il se fait de mieux en matière d'attractivité.
Mercredi 26 septembre Jeudi 27 septembre Bojan Krkic ne sera pas Stéphanois
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