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Ligue 1 - 37e journée : Quel suspens

Posté par Aurélien le 09.05.08 à 13:12 | tags : bordeaux, nancy, om, ol, psg, ligue 1

Nous y voilà. L'avant-dernière journée de Ligue 1 peut s'avérer décisive dans toutes les parties du tableau. Entre un Bordeaux diminué qui joue le titre, un derby du Nord plein de promesses et la der de Pauleta au Parc des Princes pour sauver une nouvelle fois le PSG, ce samedi soir est plus qu'excitant.



Lyon a les cartes en main
Mais les regards seront tournés de prime abord vers la performance lyonnaise. Les Gones ont les moyens de conquérir leur 7e titre de champion en cas de victoire et de contre-performance bordelaise. Pour cela, Lyon devra venir à bout de Nancy, 3e, qui bataille pour garder son accès à la Ligue des Champions. La tension se fait sentir à Gerland, et la qualification en finale de la Coupe de France n'a en rien altéré la pression qui pèse sur les épaules d'Alain Perrin à l'aube de ce match décisif. Jouer les Lorrains n'est jamais une partie de plaisir, encore moins avec obligation de victoire. Bref, l'occasion rêvée pour les lyonnais de se montrer au niveau des saisons précédentes.


Car un succès rendrait un retour de Bordeaux improbable. Les Girondins, qui reçoivent Sochaux à Chaban-Delmas, doivent impérativement s'imposer pour croire au titre. Face à des sochaliens en pente douce depuis le maintien assuré, cela paraît jouable. Sauf queLaurent Blanc déplore de nombreux blessés et suspendus : Fernando Cavenaghi, Alejandro Alonso, Johan Micoud (tous trois buteurs lors des dernières confrontations avec Sochaux) voire Ulrich Ramé seront sur le flanc. Des absents de marque donc, loin d'être idéal dans le sprint pour le titre. Le coach à la touillette pourra néanmoins enregistrer le retour de Fernando au milieu de terrain. Un renfort de poids, suffisant pour continuer à mettre la pression sur Lyon ?


La der de Pauleta
Autres points névralgiques de la Ligue 1 : la qualification en Coupe de l'UEFA et le maintien, étroitement liés par le hasard du calendrier. Grâce à la finale Lyon-PSG en Coupe de France (tous deux déjà qualifiés pour l'Europe), la 5e place du championnat offre une place en C3. Les forces en présence, Saint-Etienne, Lille et Rennes affrontent respectivement le PSG, Lens et Toulouse. Ces duels s'annoncent croustillants. Au Parc des Princes, Paris reçoit donc l'ASSE, qui l'avait battu l'année dernière grâce à un magnifique ciseau d'Ilan. Cette fois-ci, le revers sera interdit pour le club de la capitale qui fêtera pour la dernière fois dans son antre le Portugais Pedro Miguel Pauleta. En fin de contrat, le buteur avaint annoncé son départ en début de saison. Véritable idole du Parc, meilleur buteur de l'histoire du club (109 buts), l'Aigle des Açores aura droit à une ovation méritée tant son talent aura aidé/sauvé Paris tout au long de son passage. Les Stéphanois devront se méfier encore plus de celui qui aura à coeur d'offrir une dernière victoire salvatrice à son club.


Derby et revanche
Un buteur. C'est ce que cherche désespérément Lens. La grave blessure d'Aruna Dindane rétrécit le champ des possibilités à la pointe de l'attaque. Toifilou Maoulida aura donc la lourde charge d'inscrire au moins un but face à Lille. Les Sang et Or n'ont d'autre choix que d'aller s'imposer sur la pelouse de son voisin nordiste pour arracher le maintien. Pas une mince affaire vu la bonne dynamique lilloise. Le LOSC, au fond du trou il y a quelques semaines, se bat pour l'UEFA. Une qualification serait dans les normes de ces dernières années pourClaude Puel. Rendez-vous compliqué donc pour Lens. L'occasion de voirGervais Martel fumer une cartouche entière de cigarettes...


L'état nerveux d'Olivier Sadran sera-t-il lui préservé ? En déplacement à Rennes, Toulouse devra bonifier le point arraché samedi dernier face au PSG. Mais les Bretons ne paraissent pas être l'adversaire idéal. S'ils s'en défendent en public, difficile pour les Rennais de nier que la rocambolesque qualification toulousaine en C1 à leur dépens ne leur est pas restée en travers de la gorge. Cette saison, les Rouge et Noir se satisferont pleinement de l'UEFA, pour laquelle ils devront terminer en trombe. Nul doute que face à Toulouse, il y aura un regain de motivation...


Dernier club à pouvoir arracher la 5e place, Le Mans, auteur d'une remarquable saison, reçoit l'Olympique de Marseille. Une affiche à enjeux que ne jouera pas Djibril Cissé, suspendu. Les phocéens, plus performants à l'extérieur qu'à domicile en ce moment, pourraient dépasser les Nancéens à la faveur d'une victoire conjuguée à une contre-peformance à Gerland. La radio risque de beaucoup marcher sur les bancs de touche ce samedi...


En bref
Les autres rencontres, à défaut d'enjeux, pourraient offrir des avalanches de buts. Valenciennes accueille Nice, Strasbourg reçoit Caen, Lorient se déplace à Metz et Auxerre à Monaco.



L1 - 36e journée : Rien n'est joué

Posté par Aurélien le 05.05.08 à 18:08 | tags : psg, nancy, ol, bordeaux, ligue 1

Pauvre en buts, la 36e journée de Ligue 1 nous offre un suspens que l'on n'a pas connu depuis longtemps. Lutte pour le titre, bataille acharnée pour la Ligue des Champions et la Coupe de l'UEFA, et tensions en bas de tableau, rien n'est joué à deux semaines de la fin du championnat.


Teigneux Girondins

Et tout Bordeaux peut remercier Pierre Ducasse. Sa frappe limpide dans les arrêts de jeu au Vélodrome autorise les Girondins à croire au titre. L'occasion loupée de la semaine dernière a bien été digérée. Les hommes de Laurent Blanc ont saisi cette fois leur chance sur un terrain difficile. Mal partis en première mi-temps et avec un but de retard à la pause suite à une bourde d'Ulrich Ramé, ils sont parvenus à refaire leur retard en fin de match grâce à Geraldo Wendel (80e) avant de prendre l'avantage par Ducasse (91e). Deux points séparent désormais lyonnais et bordelais. Le titre de champion se jouera vraisemblablement samedi prochain. Comme le craignait Jean-Michel Aulas, le match face à Nancy s'annonce décisif dans la conquête d'une septième couronne consécutive.

 

Mais l'OL ne peut s'en prendre qu'à lui-même, ne parvenant pas à se défaire de vaillants niçois (0-0). Les Gones marchent au ralenti actuellement et semblent étonnament fébriles dans la dernière ligne droite, chose inhabituelle pour eux. La venue de l'ASNL samedi ne tombe pas au meilleur moment. Et vu l'état de forme des lorrains, celle-ci est loin d'être gagnée. Les Nancéens sont venus facilement à bout de faibles strasbourgeois (3-0), dont la descente en L2 apparaît comme inéluctable. Les hommes de Pablo Correa retrouvent le podium et soignent leur goal-average, supérieur à celui des olympiens. Là aussi, la prochaine journée sera déterminante pour la course à la C1.

 

Lens, Toulouse, Paris : amis pour la vie ?
Et si le suspens régit le haut de tableau, la lutte pour le maintien reste toujours aussi tendue. Le "sommet" Toulouse-PSG a donc accouché d'un match nul équitable (1-1). Les Parisiens avaient ouvert la marque par Bernard Mendy, qui prend des allures de sauveur depuis la finale de la Coupe de la Ligue, avant de craquer en toute fin de rencontre suite à une frappe de Fofana. Nervosité ambiante, bancs de touche survoltés, retournement de situation et retours aux vestiaires agités, tout y était. Les deux équipes se retrouvent à nouveau dos à dos, avec 39 points.

 

Lens n'a pas profité de l'affrontement direct entre ses deux rivaux pour s'éloigner. La réception de Monaco a abouti à un 0-0 encore rageant pour des Nordistes dominateurs mais tellement inefficaces. Jean-Pierre Papin n'a pas réussi à transmettre à ses attaquants le réalisme qui était le sien. Et Lens de ruminer ces deux points perdus à Bollaert. Car le calendrier lensois est particulièrement compliqué (déplacement à Lille, réception de Bordeaux).

 

En bref
Dans la famille 0-0, je demande Lorient-Le Mans, Sochaux-Metz et Saint-Etienne-Lille. Auxerre l'a emporté face à Valenciennes (2-0) et pousse un ouf de soulagement. Caen a cru tenir les 3 points face à Rennes avant l'égalisation tardive de Jimmy Briand (2-2).


Le miracle Mirallas

Posté par Aurélien le 30.04.08 à 16:19 | tags : lille, ligue 1
L'attaquant belge Kevin Mirallas, au rendement famélique depuis deux ans, s'est mué en trois semaines en redoutable buteur. 5 buts en 3 matches, dont deux doublés, des statistiques à faire pâlir Frau et Kluivert. Pour le plus grand plaisir de Claude Puel qui rêve à nouveau d'Europe.

 

Repêché par Puel 
"Avec un entraîneur qui prône une tactique défensive, ce n'est pas évident, pour les joueurs offensifs, de prendre du plaisir". Il y a deux mois, les relations entre Puel et Mirallas n'étaient au beau fixe, en témoigne cette déclaration de l'international belge alors en proie aux doutes. Avant-centre le plus utilisé, il ne comptait qu'un but à son actif et voyait comme un désaveu l'arrivée de Pierre-Alain Frau. Lille bataillait dans les bas-fond du classement et n'imaginait pas un tel retour en forme.

 

Car le LOSC joue désormais l'Europe. Trois victoires consécutives marquées par l'efficacité (re)trouvée du jeune Belge. Un but face à Nancy puis deux doublés au Vélodrome et contre Toulouse : une petite révolution pour l'international belge. Contrairement à Nicolas Fauvergue, mis à l'écart par Claude Puel après ses déclarations fracassantes, Mirallas a bénéficié de la mansuétude de son intransigeant coach. Preuve peut-être que Puel souhaite s'appuyer sur ce joueur dans l'avenir.

 

Place au nouveau Mirallas 
Lundi soir, au cours de l'émission "Les spécialistes", l'ancien entraîneur de Monaco a confié que le faible rendement de son buteur ne provenait pas d'un manque d'adesse devant le but mais de mauvais déplacements dans le jeu. Une carence dont il aurait longuement parlé avec lui il y a quelques semaines. Un entretien en guise de déclic. Toujours est-il que Mirallas s'est transformé en 3 journées. Bien placé pour reprendre les ballons qui traînaient lors d'OM-Lille et auteur d'une splendide demi-volée face à Toulouse, l'international belge semble avoir appliqué les conseils de son entraîneur.

 

Surtout, Mirallas prend du plaisir sur le terrain, même seul à la pointe de l'attaque. Le trident Cabaye-Mavuba-Makoun au milieu de terrain le pourvoit en bons ballons et le jeu lillois ressemble enfin à quelque chose. Le nouveau buteur a donc 3 journées pour gonfler ses statistiques et définitivement conquérir la place de numéro un. Pendant ce temps-là, Kluivert, Frau et Fauvergue attendent leur miracle...


L1 - 35e journée : Marseille retrouve le podium, Bordeaux rate le coche

Posté par Edouard le 28.04.08 à 11:49 | tags : psg, bordeaux, ol, om, ligue 1
De la joie mais pas trop après la victoire de l'OM sur MonacoVainqueur de Monaco (3-2) dimanche soir, l'OM a bien profité du nul concédé par Nancy à Valenciennes et reprend pour un point la troisième place du classement. Bordeaux a lui manqué une belle occasion de revenir sur Lyon (2-2 face à Caen) en partageant les points avec des Niçois réduits à dix. Dans la course au maintien, seul le PSG s'est imposé (3-1) devant Auxerre.

L'OM au finish
A trois journées du terme du championnat, Marseille et Nancy poursuivent leur yo-yo derrière les inamovibles Lyon et Bordeaux. Devenue propriété phocéenne il y a quinze jours, repassée aux mains des Nancéens la semaine dernière, la troisième place synonyme de tour préliminaire de la C1 revient ce week-end à la formation d'Eric Gerets, qui ce sera tout de même fait peur lors de ce derby du Sud remporté sur le fil grâce à un but de Djibril Cissé (82e).

Rejoint au score par deux fois, l'OM aura tout de même eu pas mal de réussite dans cette rencontre, notamment sur quelques coups de sifflets, ou non-coup de sifflet, comme sur le dernier but où Sylvain Monsoreau est bousculé dans sa surface et empêché d'intervenir par Kanga Akalé. "Il y a faute sur moi", a pesté l'ancien lyonnais. "Perdre là-dessus est frustrant." Côté marseillais, en revanche, on savoure cette victoire cruciale avant de recevoir Bordeaux samedi prochain.

Benzema a sauvé la mise pour Lyon en inscrivant un doubléLyon et Bordeaux en C1
Si la course au titre n'est pas encore mathématiquement pliée, un fait est aujourd'hui acquis : le leader et son dauphin sont assurés de disputer la Ligue des champions la saison prochaine sans passer par le tour préliminaire. Mais les Girondins ont sans doute en travers de la gorge leur match nul et vierge face à un OGC Nice réduit à dix plus d'une heure suite à l'expulsion de Jeunechamp (29e). Malgré leur 19 tirs, les attaquants bordelais auront peu cadrés (6 fois) et sont tombés sur un Hugo Lloris en feu.

Avec ce résultat de leur concurrent, l'OL pouvait donc célébrer son nul face à Caen (2-2) comme une victoire. Bien qu'ayant ouvert le score, les Gones ont en effet beaucoup souffert face à des Normands survoltés qui repassaient devant grâce à Eluchans et Compan, ainsi qu'un grand Gouffran. Et il a fallut un doublé de Karim Benzema pour éviter une défaite à domicile qui aurait fait tâche dans la dernière ligne droite. En prenant 5 points lors des trois dernières journées, Lyon sera quoiqu'il arrive champion pour la 7e fois consécutive.

Si Paris gagne, c'est forcément qu'il y a un complot derrièreSOS PSG
Rien ne va plus à l'autre bout du classement. Toutes les équipes concernées par la lutte au maintien ont perdu ce week-end, sauf le PSG qui a dominé une équipe d'Auxerre (3-1) qui se retrouve désormais en danger. Pour ceux qui en déduiront que l'AJA, ou au moins Sammy Traoré, n'ont pas laissé filer ce match par hasard, on rappellera que les Bourguignons n'ont pas attendu ce match pour étaler leur nullité (1 points pris sur leur 4 derniers matchs... face à Metz).

Il faut dire que la parano sur la soi-disant aide dont bénéficierait le PSG tourne à plein régime. Après Frédéric Antonetti, le Toulousain Nicolas Dieuze, furieux que son équipe n'ait pas pu tirer un corner en fin de match face à Lille (3-2) a ainsi fustigé l'opération "SOS PSG" lancé par la radio RMC. Le Lens de JPP, battu sur le même score au Mans, n'en pense pas moins. Mais les deux clubs auront l'avantage de recevoir deux fois lors des trois journées, à l'inverse des joueurs de la capitale. Strasbourg, qui a enchaîné samedi sa 8e défaite d'affilée à Rennes (3-0), semble définitivement parti en saucisse.

Le classement de la Ligue 1 et le calendrier.


Mieux vaut être Ch'ti que "Macaroni"

Posté par Edouard le 22.04.08 à 17:58 | tags : ligue 1
Samedi, lors de la défaite de Strasbourg devant Lyon (1-2), l'entraîneur alsacien Jean-Marc Furlan a traité Fabio Grosso de "macaroni de merde" sur son banc de touche, avant d'expliquer en conférence de presse que "l'Italie n'a(vait) pas renié ses gênes ou sa race." Mais le plus grave, c'est que les médias français ne semblent pas tellement s'en offusquer.

Indignation parcimonieuse
Après la déferlante médiatique qui avait suivi l'affaire de la banderole déployée lors de la finale de Coupe de la Ligue entre Lens et le PSG, on aurait pu penser que la sortie de Furlan fasse quelques remous dans la presse. C'était oublier que nous autres journalistes utilisons notre capacité d'indignation avec parcimonie. Et que lorsque le mouton de tête s'abstient de bêler au scandale, la meute se tait bien sagement.

Alors, me direz-vous, pourquoi le blog foot de Flu ne s'est-il pas saisi de l'affaire plus tôt pour donner l'alerte ? D'abord parce que nous sommes conscients de ne pas être un média leader d'opinion. Ensuite parce que nous privilégions le plus souvent l'analyse au traitement à chaud. Et qu'il est effectivement intéressant de décortiquer la façon dont les grands médias ont traité les propos de Furlan, 72 heures après les faits.

Motus et bouches cousues
Non, le dérapage du coach strasbourgeois n'a pas fait la une des JT, pas plus qu'il n'a été relevé par Jour de Foot ou France 2 Foot, ni n'a fait l'objet d'un communiqué de Frédéric Thiriez sur le site de la LFP. Même L'Equipe s'est contentée, dimanche, de reprendre sa déclaration en conférence de presse sans souligner son caractère odieux. Et il fallut attendre le coup de gueule nocturne de Pierre Menès dans 100% Foot ainsi que quelques bloggueurs réactifs pour que le plus grand nombre ait vent d'un incident d'autant plus grave qu'il a été commis par un éducateur et non par un ou plusieurs supporters, avinés ou pas, venus déverser leur haine à l'occasion d'un évènement sportif.

Depuis ? Pas grand chose. Lundi, L'Equipe a évoqué discrètement l'affaire dans un court article intitulé "Aulas et Ginestet refont le match". Puis, dans son édition de mardi, a publié les excuses de Furlan, après que la Licra soit montée au créneau en déplorant que "la théorie fausse du "racialisme" continue à faire son chemin" et en révélant enfin que Furlan aurait "selon certaines sources [...] également prononcé l'injure raciste 'macaroni de merde'". Insulte qui fait le tour des sites de partages et que Furlan n'a pas proféré dans le feu de l'action suite à l'expulsion (par ailleurs justifiée) de Moulongui, mais à la 75e, quelques minutes après le but victorieux pour l'OL de Grosso (2-1, 69e).

Excuses tardives
"Je tiens à souligner que les propos à l'encontre du joueur Fabio Grosso ont été complètement sortis de leur contexte", se défend Furlan dans son communiqué, rappelant qu'il est le citoyen d'honneur de la ville de Cinto-Camagione en Italie et a été élevé par une famille paternelle italienne. "J'éprouve le plus grand respect et une réelle admiration pour cette nation. Je tiens à présenter mes excuses auprès du joueur Fabio Grosso si ces propos l'ont blessé." Un peu tard, car le mal est fait et la presse italienne, dont la Gazetta dello Sport, n'a bien sûr pas manqué de relayer l'affaire à ses lecteurs.

Que Jean-Marc Furlan ne soit pas raciste, on veut bien le croire. Mais à deux mois des retrouvailles entre l'équipe de France et son homologue italienne au premier tour de l'Euro, l'entraîneur du Racing aurait pu éviter de réveiller ainsi une querelle déjà ravivée par Raymond Domenech avant le match retour des éliminatoires disputé en septembre dernier à San Siro. Mais le peu d'intérêt donné à l'affaire par les médias français semblent malheureusement lui donner raison. Taper sur les Macaroni, c'est moins dangereux que s'attaquer aux Ch'tis.




34e journée : Capitale cherche club à la hauteur

Posté par Edouard le 21.04.08 à 12:12 | tags : ligue 1, psg
Prise de tête à la direction du clubChaque semaine, on pense que le PSG a touché le fond. Le club de la capitale est pourtant parvenu à s'enfoncer un peu plus ce week-end suite à sa lourde défaite à Caen (0-3). Entre colère des supporters et réunions de crise, Paris a-t-il la capacité de relever la tête lors des quatre derniers matchs ?

[MAJ 15h45 : Première conséquence de l'énième défaite de Paris, Alain Cayzac a proposé sa démission aux actionnaires du club, ce lundi. Démission qui a été accepté, apprend-on sur lequipe.fr. Aucun commentaire n'accompagne pour l'instant cette annonce, mais quelque chose me dit que le feuilleton PSG va encore évoluer dans la journée.]


Frileux et fébriles
Malheureux face à Nice (2-3), pas gâté par l'arbitrage contre Nancy (0-1), le PSG a cette fois sombré tout seul sur la pelouse du Stade d'Ornano. Une défaite qui ne souffre aucune discussion et en dit long sur le malaise qui frappe désormais les joueurs parisiens. Face à eux, samedi, les Normands avaient effectivement des airs de Maradona, et ont en toute logique concrétisé leur domination en mettant trois pions par Deroin (52e), Lemaître (75e) et Gouffran (89e), l'homme qui devait rejoindre le Parc des Princes cet hiver avant de se rétracter.

Avant la rencontre, Paul Le Guen avait pourtant évoquer l'importance de ce rendez-vous, qualifié de "match le plus important de l'histoire du PSG". Les mémoires retiendront surtout que le coach breton a aligné une équipe de bétonneur, digne des compos d'Halilhodzic à Lille, avec un milieu de terrain formé par Clément et Bourillon, dans l'axe, Armand et Chantôme sur les côtés. Certes, en l'absence de Rothen, Santos et Diané, PLG ne croulait pas sous les solutions offensives. Mais Paris n'est pas aujourd'hui en mesure de ramener un 0-0 d'où que ce soit. Et quand on demande à une équipe fébrile de défendre pendant une heure et demi, faut-il s'étonner qu'elle craque, même face à un promu ?

La pression des supporters a pris un nouvelle tournure ce week-endLe Guen sur la sellette
Après avoir longtemps bénéficié de la mansuétude des supporters et du soutient invétéré de la direction (partant du principe que si lui n'y arrivait pas...), Paul Le Guen se retrouve donc aujourd'hui au pied du mur. A quatre journées de la fin, il semble toutefois peu probable qu'il soit prié d'abandonner le banc de touche, en dépit de la réunion de quatre heures qui s'est tenue dimanche soir au Parc et que Le Guen a quitté une heure avant tout le monde. La nomination d'un chaperon paraît en revanche plus envisageable, histoire de sauver ce qui peut encore l'être. Il sera ensuite de temps de songer à changer les choses, selon le maintien ou non du club dans l'élite.

Du lecteur lambda de L'Equipe au consultant avisé, le constat est le même : Paris file tout droit vers la Ligue 2. L'an dernier, le club s'était sauvé, bien sûr. Mais en terminant le sprint final avec un rythme de champion (20 points pris sur les 9 derniers matchs). Aujourd'hui, il reste sur 4 défaites en 5 matchs et n'a plus que 4 rencontres pour gratter les points nécessaires au maintien. Sur les cinq dernières saisons, il en avait fallu 43 à Valenciennes et Nantes pour se sauver, et 39 à Troyes, Bastia et Ajaccio. Paris en compte lui 35 mais doit surtout rattraper Lens et Toulouse (38 points) pour quitter la zone de relégation. "Cette angoisse, il va falloir la faire disparaître, sinon on y va tout droit (en L2)", résumait Alain Cayzac samedi soir. "Ce serait la honte, la honte absolue." "Si vous descendez, on vous descend", on écrit de leur côté les ultras venus vandaliser le Camp des Loges à leur retour de Caen.


Le calendrier de la course au maintien :

35e journée : PSG - Auxerre ; Le Mans - Lens ; Lille - Toulouse ; Rennes - Strasbourg
36e journée : Toulouse - PSG ; Lens - Monaco ; Nancy - Strasbourg
37e journée : PSG - Saint-Étienne ; Rennes - Toulouse ; Lille - Lens ; Strasbourg - Caen
38e journée : Sochaux - PSG ; Marseille - Strasbourg ; Toulouse - Valenciennes ; Lens - Bordeaux


L1 - 33e journée : Paris s'enlise, Bordeaux et Marseille reviennent

Posté par Edouard le 14.04.08 à 12:35 | tags : ligue 1, bordeaux, ol, om, psg, nancy
Le Guen impuissant face à la spirale négative du PSGBattu par Nice au Parc (2-3) après avoir mené 2-1 à un quart d'heure de la fin, le PSG n'a pu profiter des défaites de Lens et Strasbourg et stagne dans dangereusement la zone rouge. Bordeaux, vainqueur de Caen (2-1), revient de son côté à 4 points de l'OL, tenu en échec par Rennes. Et Nancy abandonne de justesse la 3e place au profit de Marseille.

Peine capitale
Incorrigibles parisiens. Même lorsqu'ils semblent avoir fait le plus dur, à savoir reprendre l'avantage sur des Niçois qui avait ouvert le score, les joueurs de la capitale ne sont jamais bien loin du naufrage. Fluctuat nec mergitur, dit pourtant la devise du club : "Elle tangue mais ne sombre pas". Devant les coups de reins de Bakari Koné (36e, 83e) et Ederson (86e), l'équipe parisienne a pourtant bel et bien pris l'eau et encaissé deux buts meurtriers où la médiocrité de sa défense n'a eu d'égale que la réussite des attaquants adverses, qui ont respectivement passé Armand et Yepes grâce à un contre favorable avant d'ajuster Mickaël "l'Epouvantail" Landreau.

Le grand match livré par Pauleta, auteur du but du 2-1 (77e) et à l'origine de l'égalisation de Luyindula (50e), n'aura donc servi à rien. Sorti de la zone de relégation à la faveur des défaites Lens (0-1 à Lorient) et Strasbourg (0-2 à Valenciennes), le PSG y retombe aussi sec à la différence de buts avec un scénario qui plombe un peu plus le moral d'un vestiaire de plus en plus abattu. "Il faut montrer maintenant qu'on est costauds, montrer qu'on en a", a exhorté un Alain Cayzac dépité après la rencontre.

Bordeaux à l'affût
Un peu plus tôt dans l'après-midi, le Stade Chaban-Delmas était lui à la fête suite au succès de Bordeaux face à Caen (2-1). Dans le plus pur style girondin : deux buts sur coups de pied arrêtés signés Fernando Cavenaghi, le premier sur un coup franc de Wendel, le second sur penalty. Relégué à 9 points de Lyon il y a de cela trois journées, Bordeaux a réduit son retard à quatre unités en enchaînant 4 victoires en 5 matchs depuis sa défaite à Gerland (2-4) et peut à nouveau rêver au titre. Après 6 succès consécutifs, l'OL a lui confirmé la petite baisse de régime aperçue à Marseille (1-3) en partageant les points avec Rennes (1-1) devant son public.

Nasri et l'OM prennent place sur le podiumMarseille dépasse Nancy
Mais l'autre évènement de cette 33e journée nous vient assurément de la course à la troisième place, qui a vu l'ASNL lâcher prise pour la première fois de la saison suite à sa défaite à Lille (2-1). En déplacement à Metz, l'OM a fait l'essentiel à défaut de briller en s'imposant grâce à des buts de Cissé et Nasri (2-1). A cinq journées de la fin du championnat, le timing est intéressant, même si les Phocéens ne dépassent les Nancéens qu'à la différence de buts et que la réception de LOSC, la semaine prochaine, ne sera pas une partie de plaisir. En haut comme en bas, le suspens reste en tout cas entier dans cette Ligue 1.

Voir les résultats complets de la 33e journée et le classement de la Ligue 1.

Kombouaré prend le tarif

Posté par Edouard le 11.04.08 à 17:45 | tags : ligue 1

Kombouaré, toujours à la limite... de sa zone techniqueExclu pour la troisième fois un peu plus d'un an, lors de la rencontre Valenciennes - Lyon (1-2), Antoine Kombouaré n'a pas été épargné par la comission de discipline de la Ligue qui lui a infligé une suspension de banc de touche et de vestiaire de quatre matchs. Une sanction bien sévère pour le certes volubile entraîneur de VA.

Tempérament volcanique
En à peine deux saisons dans l'élite, l'ancien "Casque d'Or" du PSG ce sera forgé une réputation d'entraîneur à grande gueule sur le banc de Valenciennes. Champion de Ligue 2 en 2006, il a su tirer le meilleur de son modeste groupe pour maintenir les Nordistes en L1 l'an passé et semble parti pour en faire de même cette saison. Mais si la force de caractère de Kombouaré peu transcender des Filip Sebo ou des Geoffrey Doumeng, il semble que le corps arbitral ne goûte guère son tempérament volcanique.

Le 30 mars, face au leader lyonnais, le coach de VA a ainsi été renvoyé de son banc de touche. Comme un malpropre. Au prise avec le 4e arbitre qui lui reprochait d'avoir légèrement quitté sa zone technique pour donner des conseils à ses joueurs, il a été prié d'aller finir le match dans les tribunes du Nungesser par l'arbitre central. Ce dernier lui reprochant de ne pas l'avoir écouté. Ulcéré, Kombouaré a aggravé son cas à la fin du match en qualifiant les arbitres de "bande de connards" et leur reprochant de se "chier dessus parce que c'est Lyon en face", a-t-il lui même reconnu.

Récidiviste
Déjà expulsé deux fois en un peu plus d'un an, pour un échange verbal avec Frédéric Antonetti, en février 2007, et s'être déjà "trop souvent levé" lors d'une rencontre face au PSG, en octobre dernier, Kombouaré a donc été épinglé bien comme il faut par la commission de discipline, qui n'a semble-t-il pas daigné regarder le montage vidéo produit par le natif de Nouméa et lui a infligé 4 matchs de suspension. "J'ai eu affaire à des gens malhonnêtes", explique-t-il dans L'Equipe, ce vendredi. "Les dés étaient pipés. Ils avaient déjà décidé de mon sort. Je n'ai plus de respect pour les gens de la Commission. Je suis scandalisé !"

Bien que récidiviste, le sulfureux Kombouaré méritait-il une telle sanction ? L'intéressé s'étonne en tout cas qu'une tricherie avérée de Johan Micoud débouche sur une suspension d'un match. "On peut tout faire dans le foot, tricher, casser des jambes, tacler par-derrière, mais il ne faut surtout pas toucher aux arbitres." Sans regrets, sans remords, le Tonio. ne fera toutefois pas appel de la décision, a-t-il déclaré ce vendredi, et jure qu'on ne l'y reprendra plus : "Comme je dois me tenir à carreau auprès des arbitres, je me suis promis, en concertation avec mon président Francis Decourrière de ne plus leur adresser la parole, avant le match, pendant de la match et après le match."


Toulalan out quatre semaines

Posté par Edouard le 07.04.08 à 17:04 | tags : ligue 1, les bleus, infirmerie, ol, actu de l'euro 2008
Repos forcé pour le Marathon Man lyonnaisTouché au genou dans un choc avec Nasri lors de l'affiche OM - OL, dimanche, Jérémy Toulalan a passé ce lundi une IRM qui a révélé une entorse. Verdict : un minium de quatre semaines d'arrêt pour l'international français.


Distandu mais pas rompu
Doublure attitré, avec Lassana Diarra, du duo Makelele - Vieira en équipe de France, le Lyonnais Toulalan devrait a priori être rétabli pour le stage de préparation à l'Euro prévu du 21 au 27 mai à Tignes. En effet, les examens pratiqués sur le genou gauche de l'infatigable récupérateur se sont révélés plutôt "rassurants", comme l'explique le docteur Amprino sur le site officiel de l'OL : "On a pu noter une distension de ce ligament sans rupture mais avec une belle inflammation." Egalement sorti sur blessure, Fred s'en tirera lui avec 4 à 8 jours de repos.


Ce premier diagnostic implique donc une indisponibilité de 4 semaines pour l'homme aux tempes grises. Mais une nouvelle IRM programmée la semaine prochaine permettra de réévaluer la situation. Dans le meilleur des cas, Toulalan serait donc rétabli pour les deux dernières journées de championnat de France. Mais une blessure au genou, on sait quand ça commence, pas quand ça finit. Tomas Rosicky en sait quelque chose...


OM 3 – 1 OL : Marseille en mode C1

Posté par Edouard le 07.04.08 à 01:43 | tags : ol, om, ligue 1
Dos au mur après le succès de Nancy sur le PSG (2-1), en fin d'après-midi, l'OM a répondu présent de la plus belle des manières en dominant le sextuple champion de France devant son public (3-1) grâce à un but de Djibril Cissé (25e) et un doublé de Mamadou Niang (27e, 54e). A trois points de Nancy, les Phocéens restent en course pour une place en Ligue des champions . Diminués par les blessures et pris à la gorge, Lyon n'a lui pu renverser la situation malgré un but contre son camp de Lorik Cana avant la pause (45e+1) et voit Bordeaux revenir à six longueurs. >>> Lire la suite



Samir Nasri, entouré de Cheyrou et Cissé, exhibe le scalp des Gones [crédits : AP/SIPA]

L1 - 32e journée : OM - OL, le match en direct

Posté par Edouard le 06.04.08 à 21:41 | tags : ligue 1, om, ol

Les deux meilleures équipes français de ce début d'année 2008 se retrouvent ce soir au Vélodrome pour une affiche qui promet. Après la victoire de Nancy sur le PSG (1-0), Marseille est dans l'obligation de s'imposer pour continuer à rêver à une place sur le podium. Lyon va chercher de son côté à reprendre son avance sur Bordeaux, vainqueur de Rennes samedi, et a une revanche à prendre après sa défaite à Gerland lors du match aller (1-2).


Composition des équipes :

Marseille : Mandanda - Bonnart, Cana, Rodroguez, Taiwo - Nasri, M'Bami, Cheyrou, Akalé - Niang, Cissé

Lyon : Coupet - Clerc, Squilacci, Boumsong, Grosso - Toulalan, Bodmer, Juninho - Keita, Fred, Govou

De retour d'une blessure à la cheville, Gaël Givet a été menagé par Eric Gerets et c'est donc Lorik Cana qui tient encore sa place dans la défense centrale marseillaise. Touché par une grippe, Cris a finalement déclaré forfait côté lyonnais, tandis qu'Alain Perrin n'a bien sûr pas pris de risque avec Karim Benzema, trop juste.

7e : Premier coup dur avec la probable sortie sur blessure de Jérémy Toulalan, touché au genou sur un contact avec Nasri. Le milieu de terrain lyonnais semble souffrir. Souhaitons que ce ne soit pas trop grave.

11e : Kim Källström remplace Toulalan. Mathieu Bodmer recule d'un cran pour se poster devant la défense.

12e : Sauvetage de Squillaci devant Mamadou Niang, bien lancé par Nasri, qui allait se présenter face à Coupet.

14e : Enorme loupé de Nasri qui manque le but quasi-vide à la conclusion d'un contre marseillais. Akalé avait bien travaillé sur le côté droit et donné un superbe ballon en retrait à son partenaire. Le premier quart d'heure est en tout cas à l'avantage de l'OM, surtout depuis la sortie de Toulalan.

23e : Premier jaune de la rencontre pour Cana pour une faute d'anti-jeu sur Fred qui interrompt un bon contre lyonnais. Auteur de 8 parades à l'aller, Steve Mandanda n'a pas encore été inquuiété.

25e : Djibril Cissé ouvre le score ! Suite à une circulation de balle marseillaise, Nasri récupère le ballon sur le côté droit de la surface et sert Cissé qui décoche une grosse frappe sans élan imparable pour Coupet.

27e : Pas le temps de souffler pour l'OL qui encaisse un second but signé Niang. Après un tentative contrée de Cissé, lancé par Akalé, le Sénégalais surgit pour pousser le ballon au second poteau.

31e : Coup de massue pour Lyon qui jouait à dix avec la sortie de Fred. Hatem Ben Arfa le remplace.

Déjà 12 centres côté marseillais d'après les stats de Canal Plus.

36e : Coup franc puissant de Juninho qui passe à un petit mètre des buts de Mandanda.

45e + 1 : But contre son camp de Lorik Cana, à la lutte dans les airs avec Boumsong, sur un coup franc dans la boîte de Juninho ! La belle réaction lyonnaise dans ce dernier quart d'heure de la seconde période est récompensée.

45e+3 : Steve Mandanda sauve les meubles avec deux arrêts sur un coup franc de Juninho et une tête décroisée de Bodmer.

Auteur d'une grosse première demi-heure, à l'image d'un Akalé en grande forme, l'OM a pris à la gorge l'OL et bien profité des sorties de Toulalan et Fred pour prendre un avantage de deux buts grâce à Cissé et Niang. Mais il ne faut jamais sous-estimer la capacité de réaction du champion, même s'il a fallut l'aide du crâne de Lorik Cana sur un coup franc de Juninho pour faire trembler les filets de Mandanda. Avec ce but, rien n'est encore joué.

46e : Bel enchaînement crochet frappe du gauche d'Akalé, mais Coupet veille au grain et capte le ballon proprement.

48e : Sortie décisive de Mandanda dans les pieds de Ben Arfa, qui était rentré dans la surface après une combinaison avec Juninho.

L'entrée de Ben Arfa pourrait faire la différence en seconde période. Le banni est en train de mettre la misère à la défense marseillaise.

54e : Niang inscrit le
3e but marseillais ! Après avoir obtenu le corner sur une frappe contrée par Boumsong, il reprend de la tête le ballon de Cheyrou et trompe Coupet d'un tir décroisée.

63e : Enorme occasion pour l'OL. Bodmer, servi en retrait par Govou, voit sa frappe contrée par la défense marseillaise. Keita se retrouve en situation de reprendre à bout portant mais Bonnart s'interpose devant l'Ivoirien qui manque le cadre.


77e : Ouverture de 40 mètres de Grosso pour Govou qui contrôle à l'entrée de la surface mais ne parvient pas à trouver le cadre de Mandanda. Dans la foulée, Cissé est remplacé par Zendend.

86e : Lyon tente de réduire le score mais c'est Cheyrou qui est à deux doigts de trouver le cadre sur une frappe croisée à raz de terre.

88e : Double occasion pour Govou qui voit son tir repoussé par Mandanda dans les 16 mètres et envoie sa reprise dans les gradins.

Joli coup pour l'OM qui signe son deuxième succès de la saison face au leader lyonnais (3-1) et revient à trois points du podium. Après leur victoire sur Lorient (2-1), le week-end dernier, les hommes d'Eric Gerets ont définitivement mis un terme à leur mauvaise passe du mois de mars. Déjà privé de Benzema et Cris, l'OL n'aura de son côté pas résisté aux sorties de Toulalan et Fred en première période et devra se reprendre pour éviter que Bordeaux, qui revient à six points, se remette à y croire.


L1 - 32e journée : Pour le plaisir

Posté par Aurélien le 04.04.08 à 16:41 | tags : psg, nancy, om, ol, ligue 1

Un choc de premier ordre, deux affrontements directs entre candidats à la relégation et un podium à défendre, voilà ce qui nous attend ce week-end. En espérant aussi que le climat tendu qui règne autour de l'arbitrage s'apaise.

 

Revanche contre revanche
"Lyon n'a pas de rival", a lâché Pape Diouf à Eurosport. A croire qu'il a écouté les conseils d'Eric Gerets qui lui avait demandé d'éviter les déclarations guerrières. Pour mieux surprendre les Lyonnais ? Toujours est-il que l'OM est le seul club français à avoir gagné à Gerland cette saison. Suffisant pour que les Gones se méfient de leur adversaire, mais restent confiant à l'image de Sidney Govou qui confie à lequipe.fr : "Gagner au Vélodrome remettrait les choses à leur place". Ce match reste malgré tout bien plus important pour les Olympiens, qui, après être revenus à 3 points de Nancy le week-end dernier, doivent gagner leurs matches à domicile pour espérer monter sur la 3e marche du podium. De plus, les Marseillais auront à cœur d'effacer la lourde défaite de l'année dernière (1-4).

 

Pour cela, ils devront une nouvelle fois faire sans Mathieu Valbuena, forfait à cause de sa blessure aux adducteurs. Mais pourront compter sur Mamadou Niang. Côté lyonnais, Alain Perrin aura l'embarras du choix. Mathieu Bodmer et Kader Keita, les hommes en forme du moment, devraient être titularisés. Karim Benzema a lui réintégré le groupe à l'entraînement et pourrait postuler à une place dans le onze de départ.

 

Nancy, qui jouera 3 heures avant l'OM, reçoit le PSG, en léger regain de forme. Les Nancéens, malheureux le week-end dernier, auront à cœur de récupérer les points perdus face à Bordeaux et de mettre la pression sur les phocéens. Quant à Paris, la victoire face à Strasbourg l'a sorti de la zone rouge. Une défaite en Lorraine les replongerait dans le doute au plus mauvais moment. Les Parisiens, impériaux loin de leurs bases jusqu'à la trêve, n'ont plus gagné à l'extérieur depuis décembre et ont enchaîné 3 défaites consécutives. Leur performance de la saison dernière à Nancy (succès 3-0) sera difficile à rééditer. Paul Le Guen peut néanmoins se rassurer à la vue des deux affrontements entre des adersaires directs, qui évitera de se faire décrocher.

 

Maintien, voilà du boudin
En effet, Monaco se déplace à Strasbourg et Auxerre reçoit Sochaux. Soit le 15e contre le 16e et le 13e contre le 14e de Ligue 1. Matches à enjeux et à haute tension. Les Monégasques, occupés à se plaindre de l'arbitrage ces derniers jours, devront surtout retrouver un semblant de fonds de jeu s'ils veulent venir à bout des Alsaciens. Et à nouveau goûter à la victoire, qui leur échappe depuis le 26 janvier dernier, soit 9 matches. Une éternité pour un club de ce standing. La situation strasbourgeoise est tout aussi inquiétante. Les promus, auteurs d'une belle première moitié de saison, viennent d'enchaîner 4 défaites consécutives. Malheur donc au perdant de cette rencontre.

 

Juste devant, les Auxerrois et les Sochaliens ne sont pas sortis d'affaire. A portée de tir des clubs mal en point, le vainqueur de ce duel pourra mieux respirer. Les Doubistes, en pleine forme, ont si bien redressé la barre qu'il semble désormais inconcevable de les voir retomber en enfer. Pour les hommes de Jean Fernandez, bien que mieux classés, la situation paraît paradoxalement plus complexe. Leurs résultats sont dignes d'un yo-yo. Capables de gagner à Lille mais de perdre à domicile face à Saint-Etienne, ils sont pour le moins imprévisibles.

 

Enfin, pour Lens et Toulouse, le succès sera impératif dans leurs antres respectives. Metz n'est pas un obstacle insurmontable pour des Nordistes dont on verra s'ils ont réussi à digérer la défaite en finale de la Coupe de la Ligue. Le TFC accueille lui Lorient et veut capitaliser sur sa victoire en terre messine. Sous peine de déprime générale.

 

En bref
Rennes reçoit Bordeaux. Auteur d'une remontée spectaculaire au classement, les Bretons jouent désormais pour arracher une qualification européenne. Les Girondins, eux, n'ont plus qu'à défendre leur 2e place. Le Mans se déplace dans le chaudron stéphanois. Caen accueille Valenciennes tandis que Lille se rend à Nice. A vos pronostics.


L1 - 31e journée : Paris respire mieux

Posté par Aurélien le 03.04.08 à 12:05 | tags : psg, ligue 1

Ouf ! Voilà le cri de soulagement qu'ont du pousser les supporters parisiens à la sortie du Parc des Princes. La victoire, courte mais méritée, (1-0) obtenue aux dépens de Strasbourg permet au club de la capitale de sortir de la zone rouge, en comptant un match de plus que Lens.

 

Mendy se sent pousser des ailes en ce moment. Ca a l'air de faire mal...Dis moi oui, Mendy
Et si Bernard Mendy s'avérait être le sauveur du PSG en cette fin de saison houleuse ? Surprenant tireur de penalty samedi soir dernier, il s'est mué en passeur décisif hier suite à un déboulé côté droit. Au-delà de la déception de ne plus pouvoir taquiner le Nanard en raison de ses bonnes performances, on peut se dire que le latéral-milieu droit est en train de prendre une revanche sur Paul Le Guen, qui lui préfère le pourtant contestable Ceara. Néanmoins, l'heure n'est pas à l'individualisme côté parisien mais bien à la communion, à l'instar d'un public uni derrière son équipe durant tout le match. La polémique de la banderole oubliée pendant 90 minutes, le Parc a affiché un soutien constant, pour l'une des première fois de la saison. Histoire de redorer son image sérieusement écornée et de remercier ses chouchous pour la victoire en Coupe de la Ligue.

 

Il faut dire que les Parisiens ont mérité cet appui sans faille en entamant la rencontre comme il se devait : tambour battant, avec une grosse volonté. Oui, Paris est encore en vie et le trophée récolté le week-end dernier aurait débloqué quelques joueurs comme le confiait Amara Diané, buteur providentiel, après la rencontre. "Depuis la victoire en Coupe de la Ligue, on a compris pas mal de choses. Notamment qu'avec un tel trophée, on n'avait pas le droit de descendre". Le conseil du jour de l'Ivoirien à toutes les équipes en difficulté : gagnez une Coupe!

 

Jérôme Rothen, grand fan d'Amel BentUn peu d'espoir
Revenons en au match. Comme toujours, c'est par le côté gauche que le PSG s'est montré menaçant, grâce à la précision chirurgicale des centres de Jérôme Rothen. Une qualité qui ne ferait pas tâche au sein de l'équipe de France pour l'Euro. Et le milieu gaucher aurait pu ajouter une passe décisive à son compteur si l'arbitre n'avait pas (à tort) signalé Pauleta hors-jeu. Paris a donc poussé, mais Strasbourg a cherché à jouer. Par 3 fois, le club alsacien aurait pu marquer mais Mickaël Landreau a montré que sa période noire était révolue en sortant 3 beaux arrêts. A la 73e minute, Diané délivrait le Parc sur un caviar de Mendy. Coaching gagnant pour Le Guen, qui n'en a pas connu beaucoup cette saison.

 

Scènes de joie, ferveur du public, on se croirait dans une ambiance européenne. Avec cette victoire, le PSG passe 17e. Sa peau est loin d'être sauvée malgré ce succès porteur d'espoir. Plus qu'un éloignement relatif de la zone de relégation, Paris se rapproche du peloton constitué de Sochaux et Monaco (38 points), voire d'Auxerre et Caen (40 points). Strasbourg lui reste devant à la faveur du nombre de buts marqués mais Strasbourg inquiète. Car coule dans le money-time. Quand en plus son entraîneur est un apôtre du beau jeu qui mène en Ligue 2, ça devient problématique. Jusqu'au bout il faudra se battre. De l'Alsace au Rocher, de la Normandie à la ville rose en passant par la capitale, le suspense s'annonce haletant.


Affaire Micoud : Sus aux tricheurs

Posté par Edouard le 02.04.08 à 18:13 | tags : ligue 1, nancy, bordeaux
Micoud a-t-il la conscience tranquille ?Passé le lynchage médiatique de M. Poulat, auteur de plusieurs coups de sifflets désastreux lors de la rencontre Bordeaux - Nancy (2-1), Johan Micoud, épinglé dans le rapport envoyé par l'arbitre à la Ligue, se retrouve désormais sous le feu des projecteurs pour son odieuse simulation qui a offert le penalty de la victoire aux Girondins.


Deux poids, deux mesures
Si les hommes en noir sont une cible facile pour les journalistes sportifs et les analystes du ballon rond, parfois à juste titre, l'affaire Micoud nous donne l'occasion de recadrer le débat sur la responsabilité des footballeurs qui font usage de la tromperie. Pendant que les premiers sont cloués au pilori et voient leur erreurs disséqués en boucle dans Les Spécialistes, 100% Foot ou On Refait Le Match, les seconds jouissent trop souvent d'une impunité confondante. Quand ils ne sont pas carrément félicités pour avoir fait parler leur "métier".

Rappel des faits. Alors que Nancy mène 1-0 sur la pelouse de Bordeaux, Eric Poulat entame une série de boulettes qui vont renverser le cours de la rencontre. A l'origine de l'égalisation girondines, tout d'abord, un six mètres transformé en corner et converti par Fernando Cavenaghi (1-1, 53e). Puis, une minute plus tard, le Nancéen Nicolas Brison se voit sanctionné d'un second carton jaune pour une faute peu évidente sur Chalmé, laissant ses partenaires à dix pour plus d'une demi-heure. Et, enfin, le pompon : auto ceinturage de Johan Micoud avec le bras de Chris Malonga dans la surface lorraine, penalty et victoire des hommes de Laurent Blanc.


M. Poulat avait déjà craqué en expulsant sévèrement Brison Poulat charge Micoud
Dans son rapport, M. Poulat a donc reconnu ses torts. Mais n'a pas hésité à dénoncé l'attitude du Bordelais, comme on peut le lire dans L'Equipe de mercredi : "À la vue des images (...), il apparaît que le joueur a commis un acte de tricherie délibéré (...) dans le seul but de me tromper. Je considère donc cette tricherie comme extrêmement grave et je trouve inadmissible qu'un joueur professionnel (...) ait pu avoir une attitude aussi abjecte et dépourvue de moralité." De quoi assurer au vétéran bordelais le même sort qu'au Lensois Hilton, sanctionné de deux matchs de suspension, dont un avec sursis, pour une action similaire lors du Lens - Marseille du 15 octobre 2006 (1-1).


Si le grave préjudice causé aux Nancéens, qui ont vu l'OM revenir à trois points, ne saurait être réparé par une sanction infligée à Johan Micoud, il apparaît primordial de ne pas laisser ce genre de geste impunis afin de faire réfléchir les petits malins qui tentent chaque week-end de tromper les arbitres. A défaut de pouvoir être utilisé en direct, le recours à la vidéo a posteriori pourrait ainsi faciliter la tâche des arbitres en cours de match, et "garantir un avenir plus respectueux de l'éthique à notre football professionnel", comme conclut M. Poulat dans son rapport. Encore faut-il que l'examen des cas de simulations deviennent systématiques. A moins que personne n'ait triché sur un terrain de L1 entre les affaires Hilton et Micoud...


Monaco plonge

Posté par Aurélien le 01.04.08 à 12:06 | tags : ligue 1, monaco

Partis avec l'ambition de jouer l'Europe, les Monégasques se morfondent aujourd'hui à une inquiétante 15e place. La nouvelle défaite subie hier soir à Louis II contre Rennes (1-2) dans les arrêts de jeu est symptomatique d'une équipe mal en point. Un regain de justesse dans le jeu mais un revers au final. Et si le relégué de renom se nommait ASM ?

 

Meriem ne rit pas aux blagues de Piq qui ne sait plus quoi faire pour dérider son coéquipierUn Rocher en toc
"Désormais on parle de maintien". Voilà c'est dit, Ricardo a enlevé les œillères qui l'accompagnaient depuis quelques semaines. Monaco en chiffres, c'est vertigineux : 6 défaites et 3 nuls en 9 matches de Ligue 1, 3 buts marqués pour 17 encaissés dans cette même période. Ajoutez à cela un onze de départ perpétuellement modifié et vous obtenez la soupe indigeste que représente le Rocher ces dernier temps. Temps qui durent un peu trop au goût des supporters (si, si) qui l'ont fait savoir au cours de la dernière semaine.

 

Venus à la Turbie, le centre d'entraînement monégasque, ils ont été reçus par Ricardo qui a tenté de les calmer. Une victoire face aux Rennais aurait été du meilleur effet mais le club princier a une nouvelle fois étalé sa fébrilité dans les dernières secondes, avec Mickaël Pagis dans le rôle du bourreau. Que faire pour sortir de cette spirale infernale ?

 

Ricardo, entraîneur a priori défensif, avait voulu tordre le cou à cette réputation en annonçant un jeu offensif en début de saison. On allait voir ce qu'on allait voir. Un 4-4-2 des familles avec, pour le côté offensif, deux joueurs de couloirs limites attaquants (Menez, Nenê). Une première série de 4 victoires avait mené l'ASM à la 2e place en début de saison. S'ensuivait une période plus compliquée avant de repartir sur le bon pied et d'entamer à nouveau 4 succès consécutifs au retour de la trêve hivernale. L'espoir de voir la machine redémarrer existe bel et bien.

 

Nenê est impuissant devant les rails de coke que s'enfile Almiron en plein matchUn prince à Libourne ?
5e fin janvier, 15e aujourd'hui, Monaco a été porté par ses individualités et en aucun cas par son fonds de jeu, inexistant. L'accumulation de sud-américains et de tripoteurs de ballons n a rien donné et le club du Rocher ressemble à un Inter de Milan aux résultats catastrophiques. Pour preuve, les 3 buts inscrits en 9 rencontres ne proviennent que de coups-francs. Sambou, le jeune défenseur est le meilleur buteur du club en 2008. On croirait parler du PSG...

 

Et comme toujours, l'équipe en proie aux doutes joue de malchance et de décisions contraires. "On n'arrive pas à marquer et en face, l'adversaire n'a pas besoin de beaucoup d'occasion pour y arriver", expose avec justesse Ricardo qui "ne s'explique pas la mauvaise période que l'on traverse". Il va devoir pourtant vite trouver des solutions car le calendrier est loin d'être simple. Avec pour commencer deux adversaires directs (Strasbourg et Toulouse) dans la nouvelle bataille monégasque : celle du maintien.


L1 – 31e journée : la bonne opération marseillaise

Posté par Aurélien le 31.03.08 à 12:40 | tags : bordeaux, nancy, om, ligue 1

Vainqueurs à Lorient, les Olympiens se sont rapprochés de Nancy et reste donc dans la course à la Ligue des Champions. En bas du classement, tous les clubs menacés ont gagné. Ca promet pour la suite.

 

L'OM rit, Nancy pleure
Eric Gerets avait prévenu. Une défaite en Bretagne et la C1 s'envolait. Ses joueurs l'ont entendu et lui donnent des raisons d'espérer. Marseille s'est sorti du piège lorientais (2-1) grâce à un but de Mamadou Niang, véritable porte-bonheur. Absent depuis plusieurs matches, l'attaquant sénégalais a montré qu'il était indispensable à son équipe. Gerets avait aligné une formation surprenante, dans la lignée de ses déclarations ("Certains joueurs n'ont pas encore compris"). Si la charnière centrale composée de Lorik Cana et Ronald Zubar n'a pas été impériale, elle a suffi à contenir la peu prolixe attaque lorientaise. Mené 1 à 0 à la pause, Marseille a tout changé : organisation de jeu et sortie de Kaboré pour Cissé. Pour le résultat que l'on sait. L'OM profite donc à plein de la défaite nancéenne à Bordeaux et creuse par la même occasion l'écart sur Le Mans.

 

La pilule est donc encore plus dure à avaler pour Nancy, abusé par l'arbitre en Gironde (2-1). Ce n'est pas un but que Mr Poulat a offert aux Bordelais mais bien le match. Rappel des faits : alors que l'ASN mène depuis la première mi-temps, l'homme en rouge donne un corner imaginaire qui amène le but égalisateur. 1 minute plus tard, il expulse Brison sans que cela ne soit justifié avant d'accorder un penalty en fin de match pour une faute de Malonga, victime d'une énorme simulation de Johan Micoud. Un acharnement involontaire bien sûr mais terriblement douloureux pour des Lorrains qui comptent déjà pas mal de décisions litigieuses à leur encontre. Même les Girondins ont admis l'influence de l'arbitre sur le résultat, c'est dire... Les Nancéens devront vite oublier leur désarroi et se reconcentrer sur la suite du championnat. En espérant que ces 3 points ne leur manqueront pas à la fin.

 

Y'a d'la vie
3 points que Toulouse a enfin réussi à décrocher cette année. Sur la pelouse du FC Metz a ouvert la marque avant de la doubler 120 secondes plus tard. Très bonne affaire pour le TFC qui n'est dévancé par Lens (un match en moins) que par la différence de buts. Autres motifs de satisfaction pour Elie Baup : le grand match de , rien n'a pourtant été facile. Et ce n'est qu'à 10 minutes de la fin qu'Achille EmanaNicolas Douchez et avoir réussi à gagner sans Johan Elmander. Toulouse ajoute donc un peu plus de pression sur le PSG, désormais 19e, avant que ce dernier n'accueille Strasbourg.

 

Sochaux a de son côté confirmé sa bonne forme actuelle en s'imposant sur le fil face à Nice, grâce à une frappe de Romain Pitau (1-0). Typiquement le genre de rencontre qui échappait aux Doubistes en début de saison face à un adversaire bien regroupé et dangereux en contre. Avec ce deuxième succès consécutif, Sochaux respire encore mieux et prend 4 points d'avance sur le 18e. Impensable il y a quelques mois, quand le club comptait 5 longueurs de retard sur le premier non-relégable.

 

En bref
Caen a poursuivi son opération "on arrête de se prendre des pilules" en allant chercher le nul (1-1) au Mans. Les Sarthois ont clairement ralenti leur rythme, et en sont à 4 matches nuls d'affilée. Lyon est parti s'imposer (2-1) là où Bordeaux avait chuté, à Valenciennes, grâce à un Kader Keita en grande forme (un but, une passe décisive). Lille a stoppé son embellie en perdant à domicile face à Auxerre. Victoire capitale pour les hommes de Jean Fernandez dans l'optique du maintien. Maintien qui devient la priorité monégasque avant le Monaco-Rennes de ce soir (19h).

 

Voir le classement de la Ligue 1 


L1 – 31e journée : tiens, si on parlait maintien ?

Posté par Aurélien le 28.03.08 à 16:59 | tags : ligue 1

La finale de la Coupe de la Ligue a éparpillé la 31e journée de Ligue 1 un peu partout dans le calendrier. Le seul vrai choc, Bordeaux - Nancy, se joue en prélude du Lens - PSG demain après-midi. L'unique match à enjeu pour le haut du tableau ne respire pas le football champagne mais s'il n'y a que cela. Pendant ce temps-là, en bas du classement...

 

Haut les maintiens!
Toulouse se déplace dimanche à Metz. Pas vraiment un voyage facile pour les hommes d'Elie Baup dans les conditions actuelles. Les Grenats observent actuellement un regain de forme, illustré surtout en Coupe de France. De plus, la lanterne rouge vient de se faire retirer un point suite à l'affaire Ouaddou. Une sanction sportive sensée marquer le coup, mais absurde pour une équipe déjà condamnée. Si le match à huit clos se justifie parfaitement, le retrait de point ressemble à de l'acharnement. Nul doute donc que le TFC aura fort à faire face à des Messins révoltés et un public déchaîné. Elie Baup devra en outre se passer des services de Johan Elmander, il est vrai moins performant dans ces temps de crise, mais malgré tout indispensable. André-Pierre Gignac serait inspiré de marquer à nouveau dimanche pour maintenir Toulouse en vie. Rappelons que le Téfécé n'a toujours pas gagné une rencontre en 2008...

 

Victoire impérative, d'autant plus que Sochaux évolue à domicile, face à une équipe en méforme, Nice. Les Sochaliens traversent une excellente période et sont sortis de la zone rouge. Un succès leur permettrait de souffler un bon coup. Si Francis Gillot ne pourra toujours pas compter sur Jérémie Bréchet en défense, il aura à sa disposition tout le reste du groupe. Le maintien semble en tout cas sur la bonne voie. Pour Nice, la Coupe de l'UEFA s'échappe, ce qui n'est pas pour déplaire à Frédéric Antonetti, véritable eurosceptique.

 

Le PSG ne jouera que mercredi mais a déjà Strasbourg en tête. Ou quand le maintien occulte presque la perspective d'un titre. Les 3 points seront obligatoires pour sortir la tête de l'eau et enfoncer celle des Alsaciens, qui chutent dangereusement. Autres clubs à voir le suspens de la relégation pointer son nez, Auxerre et Monaco. Le club princier vit un cauchemar actuellement. Pas de buts, pas de jeu, une ambiance délétère, un entraîneur sans ressorts, des joueurs individualistes et le meilleur d'entre eux blessé (Jérémy Menez). Dans ces conditions, Rennes peut se déplacer sur le Rocher (lundi soir) avec des ambitions de victoire, qui plongerait encore plus les Monégasques dans le doute. Quant à Auxerre, le déplacement à Lille, l'équipe en forme, s'annonce plus que périlleux. Il faut encore 5 ou 6 points à l'AJA pour se maintenir. Bref, la bataille du maintien, y'a pas à dire, c'est passionnant.

 

Podium
Nettement moins séduisant, la lutte pour la C1 bien sûr. Ce week-end offrira peut-être à Marseille l'occasion de recoller sur Nancy, qui se rend à Chaban-Delams. Les Girondins ont fait une croix sur le titre mais veulent consolider leur deuxième place. Car les Nancéens ont profité pleinement du revers bordelais à Valenciennes et pointent désormais à 3 longueurs du dauphin. Les Lorrains, dans leur style caractéristique (défense regroupée, buts sur coups de pied arrêtés), ont donc la possibilité de recoller à 8 journées de la fin. Et si Bordeaux, après son revers à Lyon, avait perdu plus que le titre ? Laurent Blanc pourra compter sur tous ses attaquants hormis Jussiê mais devra se passer une nouvelle fois de Marc Planus tandis que Nancy se présente sans Issar Dia ni Mickaël Chrétien.

 

Les Marseillais regarderont avec grande attention cette rencontre. La victoire à Lorient sera de toute manière impérative pour rester à distance raisonnable des Lorrains. Sauf que l'OM connaît un sérieux coup d'arrêt depuis l'élimination en Coupe de l'UEFA. Et les forfaits de Mathieu Valbuena et Benoît Cheyrou, joueurs clés, n'arrangent pas les affaires d'Eric Gerets qui alignera probablement un milieu de terrain M'Bami-Kaboré. Le côté droit devrait être occupé par Elliot Grandin, Karim Ziani toujours mis à pied. Si l'OM veut accrocher la C1, il se doit d'aller gagner au Moustoir dimanche soir.

 

En bref
Lyon continue son tour de France victorieux et s'arrête cette semaine à Valenciennes, qui après avoir tomber le second, tentera d'obtenir le scalp du premier. Le Mans accueille Caen qui a stoppé sa série noire le week-end dernier. Saint-Etienne - Lens se jouera le 9 avril.


L1 - 30e journée : Lyon peut s'echapper

Posté par Aurélien le 21.03.08 à 12:34 | tags : nancy, psg, om, ol, bordeaux, ligue 1

Faut-il se passionner encore pour le titre ou pour le maintien ? Cette 30e journée de Ligue 1 devrait nous aider à répondre à cette question. Car Lyon reçoit un PSG mal en point, et Bordeaux effectue un déplacement périlleux à Valenciennes. L'occasion pour les Rhodaniens de prendre définitivement le large.

 

A la pousuite d'Alonso. C'est pas drôle, son écurie est vachement mieux que la nôtreBordeaux joue son VA tout
Se déplacer à Nungesser n'est jamais une partie de plaisir. Les Valenciennois s'y sont imposés 9 fois, pour 2 défaites. Une belle statistique pour les hommes d'Antoine Kombouaré. Mais les temps sont durs dans le Nord actuellement : 3 matches nuls consécutifs, 1 victoire sur les 9 dernières rencontres de Ligue 1. Au classement, les conséquences ne sont pas catastrophiques puisque VA est 9e. Respectable. Pour Bordeaux, il s'agit de continuer sur sa lancée. Les Girondins se sont bien remis de la défaite à Gerland et ont enchaîné par deux victoires. Si le résultat était positif, la manière était beaucoup moins satisfaisante. Un peu à bout de souffle, à court d'idées, Bordeaux passe donc samedi un bon test à l'extérieur pour voir s'il peut encore rivaliser avec Lyon et rendre la fin de championnat palpitante. Laurent Blanc peut compter sur le retour de Geraldo Wendel, remis du tacle assassin de Réveillère, pour mettre un peu de pression sur les Gones, qui jouent dimanche soir.

 

Et face à un adversaire en difficulté, il parait fantaisiste d'imaginer autre chose qu'une victoire à Gerland. Lyon a retrouvé son mordant, Cris son leadership, les "remplaçants" apportent enfin leur pleine mesure à l'image de Kader Keita et les égos semblent avoir été apaisés (notamment Karim Benzema). La qualification en Coupe de France leur permet de rêver à ce doublé tant espéré. Bref, tout va pour le mieux pour l'OL, au contraire du PSG, plus que jamais dans une situation inconfortable.

 

Une photo qui fait frissonner de peur tous les supporters parisiens Maintien vaut mieux que...
Une défaite, et le PSG pourrait atterrir dans la zone rouge, qui lui tend les bras depuis de nombreuses semaines. Paul Le Guen croit en tout cas à un bon résultat chez le champion, c'est du moins ce que laisse penser sa décision d'avoir mis au repos tous ses cadres face à Bastia en Coupe de France. Les Parisiens seront donc frais dimanche soir. Mais la fraîcheur sera-t-elle suffisante pour contrer les ardeurs lyonnaises. Le PSG vient sûrement avec pour première ambition de défendre le point du match nul. Les deux revers subis dernièrement à l'extérieur montrent pourtant que Paris n'est plus si solide qu'en début de saison. Tout comme les nerfs de Paul Le Guen.

 

Autant la position de Toulouse semblait critique avant le week-end dernier (déplacement à Saint-Etienne, tandis que Paris et Sochaux recevaient), autant le calendrier de ce week-end lui semble favorable en vue du maintien. Le TFC accueille Le Mans, une opportunité à saisir, à 8 journées de la fin. L'historique des confrontations n'est par contre pas en faveur des toulousains : pas une victoire face aux manceaux en Ligue 1 ! Surtout, Elie Baup devra trouver la solution devant. Ses joueurs n'ont marqué que deux buts lors des 6 dernières rencontres, une misère. Du côté des supporters, on prie pour le réveil de Johan Elmander...

 

Caen-Monaco : 0-0 ou 5-5 ?Côté sochalien, on prie plus pour une somnolence passagère de Mathieu Valbuena, qui sera aligné d'entrée samedi au Vélodrome. Un déplacement périlleux pour les Lionceaux, surtout dans le contexte olympien actuel. A savoir deux éliminations en une semaine, deux prestations indigentes qui ont attisé la colère de Pape Diouf et Eric Gerets et une altercation à la mi-temps du match de Coupe de France entre le coach belge et Karim Ziani. L'année 2008 s'est donc assombrie à la Commanderie en l'espace de sept jours. La Ligue 1 et le passeport pour la Ligue des Champions sont désormais le seul objectif des phocéens. L'enfer est donc promis à des Sochaliens qui en plus doivent se passer de leur capitaine et pilier de la défense Jérémie Bréchet.

 

En bref
Rennes reçoit Lens, toujours pas sauvé. Lille, l'équipe en forme, se déplace à Strasbourg, en grosse perte de vitesse. Nice accueille Lorient, Saint-Etienne rend visite à Auxerre et Nancy défendra encore sa 3e place face à des Messins revigorés. Enfin mention spéciale à la rencontre des équipes en pleine déprime aka le match des sado-masos (SM Caen vs ASM) : Caen (10 matches sans victoires, dont 5 défaites et 22 buts encaissés) tentera de se soigner face au grand malade Monaco ( 7 matches sans victoire, dont 5 défaites, 16 buts encaissés). Ca promet.


Joyeux anniversaire Santos

Posté par Aurélien le 20.03.08 à 16:17 | tags : ligue 1

Au club depuis 2005, le Tunisien d'origine brésilienne Santos ne s'est jamais imposé à Toulouse, la faute à une première année décevante. Pratiquement jamais utilisé cette saison par Elie Baup, l'attaquant a eu le malheur d'exprimer dans la presse son mécontentement, ce qui lui vaut d'être écarté du groupe professionnel aujourd'hui, jour de ses 29 ans.

 

Ecarté ²
Francileudo Santos a connu de meilleurs cadeaux pour son anniversaire. Elie Baup lui a offert une mise à l'écart du groupe pro. "On a pas besoin de gens qui font état de leur ego. C'est un rappel à l'ordre, rien d'autre", s'est justifié le coach à la casquette au terme de la séance d'entraînement que le Tunisien a quitté précipitamment. Ou comment mettre au placard un joueur qui squatte déjà le banc. La raison du courroux de Baup est une interview donnée par le joueur mardi au site football365.fr, durant laquelle l'international a confié ses états d'âme (justifiés).

 

"Dans ma tête, je sais que je ne vais plus joueur jusqu'au terme de la saison. Ce n'est pas facile à vivre. Je voudrais aider le club qui traverse une période délicate mais je n'en ai pas la possibilité. C'est dommage. Pas pour le président ou l'entraîneur mais pour les supporters qui m'ont toujours soutenu malgré les moments difficiles. Je pense faire de bons entraînements. Mais je ne joue jamais. Il m'arrive d'être dans le groupe de temps en temps mais sans plus. Je suis payé à ne rien faire, juste pour m'entraîner. Ce n'est pas correct. Je ne comprends pas", expliquait donc Santos. Arrivé dans la Ville Rose à l'été 2005, l'attaquant réalise une première saison décevante (25 matches, 5 buts) qui va le pénaliser pour la suite. L'année suivante, il ne dispute que 4 matches de Ligue 1, barré notamment par Elmander. Et pourtant à l'intersaison dernière, Toulouse bloque un éventuel transfert.

 

Grosse fatigue
"Au départ, le club ne voulait même pas me laisser partir malgré la situation. Toulouse est vraiment un club bizarre", poursuit-il. Le joueur a cru un temps que sa bonne Coupe d'Afrique des Nations avec la Tunisie pourrait le faire revenir en odeur de sainteté auprès d'Elie Baup, surtout au sein d'une équipe en difficulté offensivement. Mais rien n'y a fait. "Ça fait trois mois que le club n'a rien gagné, et le coach n'est pas menacé. Pourtant, il ne fait rien pour changer les choses. C'est toujours la même équipe. A Saint-Etienne, l'équipe s'est contentée de défendre. On a vu qu'une seule frappe cadrée de la partie. On va sûrement se maintenir avec que des matchs nuls jusqu'à la fin de la saison. Mais pour prendre des points, il faut marquer. Et ce n'est pas avec le seul Elmander en attaque que ça va marcher. Il est très fort mais il a besoin de soutien." Ce sont ces paroles qui ont fortement déplu à Baup, mécontent d'être ainsi jugé par Santos.

 

Pourtant, le Tunisien n'a pas vraiment tort. En dehors du Suédois, Toulouse ne dispose pas d'un attaquant de supplément indiscutable, Pierre-André Gignac étant très décevant. Et pourtant Santos n'a pas eu sa chance, quitte à avoir des explications surprenantes quant à ses non convocations, comme face à Saint-Etienne le week-end dernier. "Le coach a dit que j'avais besoin de me reposer (sourire). Comme si j'avais trop joué cette saison ( ndlr :une seule titularisation en L1)... Je ne suis même pas allé en CFA. On m'a juste dit d'en profiter pour souffler. Je ne comprends pas trop." Privé d'entraînement désormais, Santos va pouvoir souffler... ses 29 bougies tranquillement à la maison.


La révélation Gervinho

Posté par Aurélien le 18.03.08 à 12:13 | tags : a surveiller, ligue 1

Au Mans, on parle souvent de la colonne vertébrale Pelé-Basa-Romaric-De Melo. Mais la bonne saison du MUC doit aussi à l'émergence de l'ivoirien Gervinho. Sorti de l'Académie de Jean-Marc Guillou, l'attaquant éclate au grand jour et rafraîchit la Ligue 1.

 

Les références sont bonnes : même formation que Kolo Touré, Salomon Kalou, Didier Zokora et beaucoup d'autres, même premier club français que Didier Drogba. Gervais Yao Kouassi, dit Gervinho (20 ans), suit à la trace le parcours de quelques glorieux aînés. Et la Côte d'Ivoire se révèle être devenu un filon inépuisable de talents. Arrivé en 1998 au sein du complexe sportif Sol Béni, le centre d'entraînement de l'ASEC Mimosas, le jeune Ivoirien laisse le souvenir d'un joueur "malin, entreprenant, allant vite tout en étant endurant" à Jean-Marc Guillou, qui ne l'a pourtant jamais eu sous ses ordres, à la différence de Romaric, son coéquipier manceau.

 

Direction Beveren
Sa formation à Abidjan laisse entrevoir ses qualités physiques et surtout son habileté balle au pied. "Gervinho, a toujours eu le même genre de corpulence. Il n'a pas cédé son poste d'attaquant pour un autre. Il ne lui manque qu'un brin d'efficacité qu'il peut sans doute acquérir au fil des ans", témoigne alors Guillou, qui n'hésite pas à envoyer son élève en 2005 à Beveren, club belge en partenariat avec l'Académie. Il y retrouve Romaric, pour quelques semaines seulement, le milieu étant engagé par ... Le Mans. Beveren, un passage souvent emprunté par les académiciens et un bon test post-formation pour les Ivoiriens.


Mais c'est grâce à la sélection espoir que Gervinho va véritablement prendre son envol. Intronisé capitaine par Gérard Gili, l'attaquant contribue à qualifier la Côte d'Ivoire pour les JO de Pekin 2008 à la faveur de quelques matches de haut vol. Il est alors l'une des têtes d'affiche de son équipe tant son adaptation en Belgique se déroule bien. 32 matches la première saison pour 6 buts inscrits, 29 matches et 8 buts lors de la seconde. Mais la Jupiler League ne se boit pas jusqu'à la lie.



Le flair du Mans
Ses prestations encourageantes attirent l'œil de clubs plus huppés (Monaco, Auxerre) voire prestigieux (Arsenal, Juventus). La tête sur les épaules, Gervinho ne veut pas brûler les étapes. "Ma priorité va toujours à la Ligue 1", déclare-t-il alors. Son transfert au Mans, club qu'il a choisi (retrouver Romaric a été un élément de poids dans sa décision), s'acquiert toutefois dans la douleur. Lui s'assurait libre tandis que Beveren faisait état d'une dernière année de contrat. Un chèque de 2 millions d'euros plus tard, l'Ivoirien pose ses bagages dans la Sarthe.



Speedy Gervinho, trop rapide pour les défenseursEt le résultant est probant. Titulaire sur le flanc droit de l'attaque mancelle, Gervais fait des étincelles et a conquis le stade Léon Bollée qu'il gratifie de superbes gestes techniques. Pas vraiment buteur (2 buts en 19 rencontres de Ligue 1), Gervinho est d'abord un joueur spectaculaire et doté d'un gros potentiel. Ses défauts témoignent de sa jeunesse : une propension à s'éparpiller sur tout le terrain et un manque de lucidité dans la dernière passe. Des lacunes aperçues notamment durant le mythique Le Mans-Lens, où un Gervinho ultra remuant donnait le tournis aux Nordistes sans parvenir à conclure. Auteur quand même d'un but et d'une passe décisive ce soir là, il a exposé son talent à la face de commentateurs de France