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Guillaume le conquérant Il faut le dire, Guillaume Hoarau en étonne plus d'un. Vierge de toute expérience en Ligue 1 avant le début de saison à déjà 24 ans (autant dire un vieillard de la planète foot), Hoarau à vite passé « le cut » de l'élite. 34 matchs et 15 buts après son dépucelage, Guillaume est déjà l'arme létale du PSG, celui qui débloque les situations, affole les défenses adverses et ravit les fans parisiens. Le rookie de l'année Un tueur des surfaces Bientôt le grand bleu ? Mais où s'arrêtera Yoann Gourcuff ?Auteur d'une superbe prestation, ponctuée d'un but splendide, lors de la victoire du Bordeaux sur le PSG (4-0), Yoann Gourcuff entame 2009 comme il avait terminé 2008. Sur les chapeaux de roue.
![]() L'inévitable comparaison avec qui vous savez Si Karim Benzema s'est imposé la saison dernière comme LA révélation du football français, l'attaquant Lyonnais doit aujourd'hui partager la vedette avec son collègue des Girondins de Bordeaux. Sur la lancée de sa première moitié de championnat, qui lui a permis d'intégrer l'équipe de France, Yohan Gourcuff évolue en effet un cran au dessus de tout le monde. En témoigne sa dernière sortie, dimanche face à Paris, où le jeune Breton aura encore livré un gros match, s'offrant même un but d'anthologie sur le 3-0, avec deux doubles contacts à l'entrée de la surface parisienne et une frappe imparable du pointu hors de portée pour Mickael Landreau. La grande classe. Les comparaisons au Dieu Zinedine Zidane relèvent évidemment du cliché. Elles n'en sont pas moins inévitables. Bien des nouveaux Zizou ont été mis en avant ses dernières années, de Camel Meriem en passant par Samir Nasri ou Karim Benzema. Des parallèles plus souvent dus à l'origine ethnique des intéressés qu'à une vraie filiation dans le jeu. Mais s'il ne devait il n'y a voir qu'un seul successeur de ZZ, ce serait donc Gourcuff. De la même manière que Kobe Bryant s'est imposé comme le seul descendant de Mickael Jordan digne de ce nom dans la NBA. "Je concède une similitude sur des gestes précis. (...) J'ai conscience que certains de mes contrôles évoquent Zizou. Mais je ne fais rien pour, c'est naturel", avait d'ailleurs concédé Gourcuff, dimanche dans le JDD. Gourcuff, c'est cadeau Plus le temps passe, et plus les 15 millions d'euros de clause libératoire fixé par le Milan AC dans le cadre du prêt de l'ancien rennais semblent dérisoires. Bordeaux devrait être disposé à s'en acquitter les yeux fermés. Reste à savoir si le principal intéressé sera d'accord pour continuer son aventure en Gironde. En cas de qualifications des hommes de Laurent Blanc pour la prochaine Ligue des champions, on peut imaginer que la réponse sera positive. Surtout dans une année de Coupe du Monde où il est dangereux de risquer de perdre sa place de titulaire. Du côté du Milan, où Yoann est sous contrat jusqu'en 2012, on suit de prêt l'évolution du Français tout en se montrant évasif sur son éventuel retour en Lombardie. "J'ai reçu des textos de bonne année de la part de dirigeants et de Massimo Ambrosini, avec qui je suis en contact régulier", confiait d'ailleurs Gourcuff, toujours dans le JDD. "Ensemble, on parle de tout et de rien, jamais d'un possible retour à Milan. Mais je n'ai rien reçu de la part d'Ancelotti (l'entraîneur)." Avec de telles prestations, le Mister du Milan va peut-être finir par changer d'avis... Le but de Gourcuff face au PSG : OL : Un coup de pompe passager ?Deux points sur douze possibles, tel est le maigre bilan enregistré par Lyon lors des quatre dernières journées. Tenu en échec (0-0) par Marseille, dimanche soir à Gerland, malgré les retours dans le onze de Karim Benzema et Juninho, le champion en titre n'a plus gagné depuis un mois et son succès face à Bordeaux (2-1), le 16 novembre. Simple passage à vide ou baisse de régime durable ?
![]() Sevré de ballon à la pointe de l'attaque lyonnaise, Karim Benzema n'a pu faire basculer le choc de la Ligue 1 face à Marseille (Sipa) Sommet de l'ennui Le grand choc annoncé cette 18e journée de Ligue 1 n'a donc pas tenu ses promesses. L'OL avait pourtant l'occasion de reléguer un concurrent direct à six longueurs. L'OM de prendre la tête du classement à la différence de buts. Mais aucune des deux équipes n'aura pris les risques nécessaires pour faire basculer le match en sa faveur. Résultat, les près de 40 000 spectateurs qui s'étaient massés dans les tribunes de Gerland ont vu à peu près autant de cartons jaunes (5) que de tirs cadrés (3 à 7 selon les sources). Le "niveau Ligue des champions" attendu pour cette rencontre ne se voyant que dans l'intensité des duels et le nombre de fautes (40). Alors que Marseille évoluait sans son meilleur attaquant, Mamadou Niang, et son meilleur milieu de terrain, Benoît Cheyrou, Lyon était lui quasiment au complet, avec les retours notables de Benzema et Juninho, suspendu pour les trois derniers matchs. Si on a souvent mis en corrélation les contre-performances lyonnaises avec l'absence de ses deux pièces maîtresses, il faut donc cette fois chercher une autre explication. Coup de pompe physique ou trop grande frilosité tactique de Claude Puel ? Chacun jugera mais l'OL a rarement produit aussi peu de jeu dans ce type de rencontre face à un adversaire pour la course au titre. Derrière, ça pousse Le septuple champion de France va devoir se ressaisir pour conserver sa couronne en mai prochain. D'autant qu'il compte désormais trois poursuivants à trois longueurs, Marseille, Bordeaux et Paris, plus Rennes qui pointe lui à quatre unités. Une situation quasi inédite, après des années de domination écrasante. Comme en atteste les chiffres des trois dernières saisons au même stade de la compétition : 2007-2008 : 38 points, 4 points d'avance sur Nancy, 8 sur Bordeaux et Le Mans 2006-2007 : 49 points, 17 d'avance sur Lens, 18 sur Saint-Etienne, 19 sur Lille et Sochaux 2005-2006 : 44 points, 12 d'avance sur Auxerre, 13 sur Bordeaux, 14 sur Paris Plutôt que la bonne forme de la concurrence, qui ne fait pas mieux cette saison que les précédentes, on peut constater que c'est surtout l'OL qui accuse une baisse de rythme. Avec 35 points en 18 journées, les Gones passent juste en dessous de la symbolique moyenne de deux points pris par match. Ce qui ne leur était plus arrivé à mi-saison depuis l'exercice 2002-2003. Au final, ils avaient tout de même sacré, mais avec un total de points maigrelet (68) qui pourrait cette fois ne pas suffire. L'OM domine les requêtes Google Marseille et Paris devant l'OL au classement des recherches Google concernant le sport. Voilà un chiffre qui va faire plaisir au septuple champion de France.Cette année encore, Lyon sera le seule représentant français en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Normal pour une formation qui écrase tout sur son passage en Ligue 1. Tout, sauf le Google Zeitgeist (l'esprit du temps), classement publié chaque année qui énumère les requêtes les tapés dans le célèbre moteur de recherche. A ce petit jeu, l'OM et le PSG conservent donc encore un peu d'avance sur le club de Jean-Michel Aulas. Le premier n'a pourtant pas gagné le moindre titre depuis 14 ans, et le second jouait le maintien en championnat il y a encore quelques mois. Attention, toutefois, à ne pas tirer de conclusions trop hâtives de ce palmarès, car c'est un vrai travail de fond qu'a réalisé l'OL ces dernières années en s'imposant comme LE club français des années 2000. Très populaire chez les plus jeunes, dont certains ne doivent même pas savoir qu'une autre équipe a un jour remporté le championnat de France, le club rhodanien en tirera un jour ou l'autre les bénéfices. Reste qu'il gagnerait aussi à offrir une image plus humaine au public, qui ne goûte pas forcément le délire megalo-parano de son président, pour définitivement rentrer dans le cœur des Français. L1 - 15e j : Paris aime la pêche au gros Après Bordeaux et Marseille, le PSG a ajouté Lyon à son tableau de chasse, samedi au Parc des Princes (1-0). Soit trois victoires en trois matchs face aux équipes qui composaient le podium de la saison dernière.Une tendance à confirmer Si battre systématiquement les formations qui vous sont inférieures sur le papier reste le moyen le plus efficace de bien figurer dans un championnat, le PSG version 2008-2009 semble se faire une spécialité des gros coups. Dominer les grosses cylindrées ne rapporte certes pas plus de points au compteur. Mais cette tendance, qui demande à être confirmée notamment en Coupe de l'UEFA, démontre peut-être le renouveau que vit le club de la capitale depuis le début de saison, la pertinence de son mercato estival et des choix tactiques de Paul Le Guen. Déjà tombeurs des Girondins au Parc sur un but de Guillaume Hoarau (1-0), en promenade au Vélodrome face à l'OM (4-2), Paris a donc réalisé la passe de trois en faisant chuter l'OL sur un but de la tête de Ludovic Giuly, empochant du coup son troisième succès consécutif en Ligue 1 (quatre si l'on ajoute celle face à Nancy en Coupe de la Ligue). On pourra arguer que le Bordeaux de la 2e journée n'était pas encore au top, que Marseille est surcoté ou que Lyon avait la tête à son déplacement de mardi à la Fiorentina. Toujours est-il que cette équipe moribonde il y a encore quelques mois revit cette saison à travers les grands chocs du championnat. Les fruits du mercato Face à ce même trio, le PSG n'avait pris l'an passé qu'un petit point sur dix-huit possibles (contre l'OM). Il n'y avait pas encore Claude Makelele, sa hargne et son expérience de la faute utile pour épauler Jérémy Clément. Ni Stéphane Sessegnon et sa capacité d'élimination par le dribble, Giuly et son envie de revanche après une saison obscure à l'AS Rome ou le grand Hoarau, qui sert à la fois de point d'appui pour faire remonter l'équipe, de buteur et de rempart défensif face aux coups de pieds arrêtés adverses. Sans parler du niveau de jeu retrouvé de Mickaël Landreau et Peguy Luyindula (quand il joue), de l'explosion de Ceara ou du retour de Sammy Traoré, après une saison de prêt à Auxerre. Sans être à l'abris d'une rechute, Paris est bel et bien sur la voie de guérison. Et le docteur Le Guen a enfin trouvé le système adéquat pour tirer le meilleure de son équipe, notamment avec le recentrage de Giuly, qui s'épuise mois que sur un côté, et le retour de Clément dans le onze au côté de Make, ou le repositionnement de Sessegnon, plus utile près de la surface adverse qu'à la récupération. En bémol, on précisera que ce PSG-là joue surtout très bien le contre, parfois à l'excès comme face à Lille à domicile (1-0), ce qui explique qu'il réussisse ainsi face aux gros du championnat. Mais à voir l'énervement des Lyonnais samedi, et surtout de Juninho expulsé pour un mauvais geste sur Armand, et les opportunités que sont procurés les Parisiens devant le but d'Hugo Lloris, il serait bête de ne pas continuer sur cette voie. L1 - 14e j : Lyon intraitable L'OL a remporté le choc du week-end face à Bordeaux (2-1), reléguant les Girondins à neuf longueurs, et Marseille, battu par Lorient (2-3), à sept. Le réalisme des septuples champions de France et le talent de sa star, Karim Benzema, ont encore frappé. Rennes, Nice et Toulouse ont eux confirmé leur position dans la course aux places européennes.Benz de luxe Dominé, bousculé, malmené, Lyon n'en est pas moins sorti vainqueur du choc de cette 14e journée de championnat. On aura pourtant rarement vu les Gones autant ballottés devant leur public de Gerland face des Girondins qui ont monopolisé le ballon (65% de possession) et multiplié les tirs (23 dont 10 cadrés). Pis, selon les stats de L'Equipe, l'OL a même terminé la rencontre avec le pourcentage de passes réussies le plus faible enregistrée par une formation de L1 cette saison (54%). Mais il a fini par s'imposer, faisant à nouveau parler son expérience des grands rendez-vous. Et, dans quelques mois, on se souviendra sûrement de ce week-end comme celui qui a fait basculer la course au titre. Bien plus que de la manière avec laquelle les hommes de Claude Puel ont fait chuté ceux de Laurent Blanc. De fait, Lyon aura surtout souffert au cours de la première demi-heure, aligné dans un 4-4-2 qui n'était pas approprié au défi proposé par les Bordelais dans l'entre jeu. Encore eut-il fallu que ces derniers mettent à profit ce temps fort. Ce ne fut pas le cas et la punition est donc venue, d'abord sur une deux Fred - Benzema, qui débloquait la situation (33e). Puis sur une frappe déviée de Kim Källström, qui trompait Valverde cinq minutes plus tard (38e). Talent et réussite, un cocktail qui a fait tourner la tête des partenaires d'Alou Diarra, qui doivent se demander ce qu'ils pouvaient faire de plus pour s'offrir le scalp du leader. "S'il n'y avait pas cette erreur d'inattention sur le but de Benzema, je n'aurais aucun reproche à faire à mes joueurs au terme de la rencontre", constatait Blanc après le match. Le président a beau déclaré que "l'écart n'est pas insurmontable", les neuf points qui séparent maintenant son équipe de l'OL vont être extrêmement durs à combler. Ce qui vaut aussi pour les sept unités de retard de l'OM, battu chez lui à Lorient (2-3) en encaissant trois buts dans le dernier quart d'heure. "Une tragédie", dixit Eric Gerets, dont les Marseillais vont devoir se remettre avant d'entamer une série dingue avec Lille, Toulouse, Nice et Lyon au menu en championnat, plus Liverpool et l'Atletico en Ligue des champions. Soit six matchs de haut ou très haut niveau à négocier en trois semaines. Fini le top 3 ? L'idée d'un top 3 français composé par Lyon, Marseille et Bordeaux a donc peut-être volé en éclat. Rennes, Nice et Toulouse ont tous gagné ce week-end, reléguant les Girondins à la 6e place. Lille et Paris en ont fait de même et se replacent dans la course à l'Europe. Derrière les Gones, sept équipes se tiennent désormais en trois points. Ce qui nous ramène à la bonne vieille rengaine d'une Ligue 1 où il y a l'OL et les autres. Ça fait sept ans que ça dure et on voit mal ce qui privera Juninho et Sidney Govou d'un 8e titre consécutif en mai prochain, même si beaucoup de choses peuvent encore changer d'ici là.
A suivre ce week-end : Lyon - Bordeaux, le derby romain, Madrid en péril et Man U vs Rory Delap La Ligue 1 pourrait connaître un premier tournant dimanche avec la visite des Girondins à Gerland qui pourrait voir l'OL prendre neuf longueurs d'avance sur son dauphin de la saison dernière en cas de succès. En Série A, la Roma accueille son voisin et ennemi de la Lazio la peur au ventre. Du côté de la Liga, le Real Madrid de Bernd Schuster joue lui très gros en déplacement à Valladollid. Outre-Manche, Manchester United, qui reçoit Stoke City, tentera de résister aux redoutables touches longues de Rory Delap.Bordeaux pour rester en course Après le Bordeaux - Marseille (1-1) de la 5e journée, le championnat de France s'offre ce week-end un deuxième choc entre les plus sérieux prétendants au titre (dimanche 21h sur Canal Plus). Avec quatre et six points d'avance sur les Olympiens et les Girondins, Lyon a l'occasion de frapper un grand coup en s'imposant face à un concurrent. Certes, les hommes de Laurent Blanc ne seraient pas hors course en cas de défaite. Mais un retard de neuf points commencerait à faire beaucoup. L'an passé, le titre s'était d'ailleurs joué en grande partie dans les confrontations directes, Bordeaux ayant perdu deux fois face à l'OL pour terminer à quatre unités du septuple champion de France au classement final. 11e équipe à l'extérieur, Bordeaux va donc devoir sortir le grand jeu pour déjouer les pronostics et gratter au moins le nul sur la pelouse de Gerland, objectif reconnu cette semaine par Marouane Chamakh : "Même prendre un point chez eux ce serait bien, il ne faut pas les laisser partir devant au classement." Pour lancer les hostilités, le président lyonnais Jean-Michel Aulas a de son côté fait de part de son intérêt pour la perle bordelaise Yoann Gourcuff, prêté par le Milan AC : "Evidemment, c'est un joueur qui intéresse l'Olympique Lyonnais, je dirais quel que soit le prix. C'est vraiment un joueur de grand talent et qui a son avenir devant lui. Je ne dis pas ça pour concurrencer Bordeaux. N'importe quel grand club serait intéressé." Totti privé de derby ? Chaud par définition, le derby Roma - Lazio programmé dimanche (21h sur Canal Plus Sport) prend une tournure encore plus dramatique avec la situation périlleuse de la Louve, 17e avec un petit point d'avance sur la zone de relégation. Déjà privés de Aquilani, Montella (blessés) et Pizarro (suspendu), le coach Luciano Spalletti risque en plus de devoir se passer de son capitaine Francesco Totti, qui a dû quitter l'entraînement vendredi en raison de douleurs au genou. Rien de très rassurant à l'heure d'affronter une Lazio qui réalise une entame de championnat canon (5e à deux longueurs des leaders). Le Real en quête de rachatSale temps pour le Real Madrid. Battus deux fois par la Juve en C1, éliminés de la Coupe du Roi par un club de D3 (Real Union), peu convaincants en championnat et abonnés à l'infirmerie (Pepe, Metzelder, Diarra, De la Red, Robben), les Merengue ont en prime enregistré le forfait de Ruud van Nistelrooy pour le reste de la saison. L'entraîneur allemand Bernd Schuster sera-t-il démis de ses fonctions en cas de défaite à Valladollid (samedi 20h25 sur Canal Plus Sport), comme l'a affirmé la presse espagnole cette semaine ? Les réunions de crise se sont en tout cas multipliées. Et les joueurs devront montrer sur le terrain que le soutien affiché à "Bernardo" dans les journaux n'est pas que de façade. Man U attend Delap Nouvelle terreur de la Premier League avec ses touches longues de quarante mètres qui ont été à l'origine de 7 des 13 buts de Stoke City, Rory Delap fera trembler ce week-end le public d'Old Trafford (samedi 15h). Les joueurs de Manchester United se sont donc préparés à répondre à la menace. "On a travaillé là-dessus, bien sûr, et on a une ou deux idées", a expliqué Edwin van der Sar. "Il faut toujours se concentrer sur les coups de pieds arrêtés adverses, normalement les corners et les coups francs. Mais là ce sont des touches longues, donc c'est une différente approche." Perrin croit en Saint-Etienne Suite au limogeage de Laurent Roussey, victime d'une série de 5 défaites consécutives en L1, Alain Perrin a été officiellement intronisé nouveau coach de l'ASSE ce mercredi. Premier entraîneur à avoir mené l'OL au doublé coupe-championnat, le Nancéen a accepté le challenge stéphanois, contrairement à celui du FC Nantes qu'il avait décliné quelques semaines plus tôt. Reste à trouver les mots pour relancer une équipe actuellement 18e et première relégable.Roussey n'avait plus la foi En septembre dernier, lorsque Waldemar Kita s'est séparé de Michel Der Zakarian, son premier choix se nommait Alain Perrin. Ce dernier avait refusé la proposition, laissant le champ libre à Elie Baup. Apparemment, il ne croyait pas au groupe nantais et à ses chances de se maintenir dans l'élite, préférant poursuivre tranquillement son job de consultant sur Canal Plus en attendant mieux. Et le mieux a fini par arriver avec limogeage de Laurent Roussey, dont le bail chez les Verts n'aura donc duré qu'un peu plus d'une saison. Perrin remplace donc un coach qui avait lui perdu la foi, si l'on croit le président Bernard Caïazzo : "Pour tout vous dire, j'ai vraiment eu l'impression que Laurent Roussey ne croyait plus beaucoup en ce groupe. Quand il me dit qu'il ne voit pas comment faire mieux avec ce groupe-là, alors que des joueurs comme Grax, Mirallas ou Monsoreau sont sur le banc, comment voulez-vous qu'on le laisse en poste ?" Passé notamment par Marseille et Lyon, où il a pu goûter à la Champions League, et détenteur de trois titres nationaux (deux Coupes de France et championnat avec Sochaux et l'OL), Perrin possède une plus grande expérience qui lui permettra sans doute de mieux gérer un groupe élargi où certains joueurs semblent en effet avoir été mis de côté de manière inexplicable. Romeyer prochaine victime ? Jamais titularisé depuis son arrivée à Saint-Etienne en provenance de Sochaux, Sébastien Grax a ainsi accueilli avec soulagement - et rancune - le départ de Roussey : "Il avait du mal à gérer son groupe et son discours ne passait plus. Il aurait fallu changer plus tôt. Il m'a souvent dit que je serais titulaire alors que je n'ai jamais joué." Rien ne permet d'affirmer que ce désaveu était partagé par la majeure partie du vestiaire stéphanois. Mais la dernière prestation de l'ASSE à domicile face à Rennes (0-3) a au moins démontré que le message de Roussey ne fonctionnait plus et qu'il fallait changer quelque chose. Pour un coach qui avait mené Sainté à première qualification européenne depuis 26 ans, la fin de l'histoire est aussi cruelle qu'elle était inéluctable. Roussey n'est pourtant pas le seul coupable. Et les joueurs ne pourront faire l'économie de leur auto-critique. Tout comme la direction du club à deux têtes, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, qui a montré ses limites à plusieurs reprises. Le départ du second, en retrait depuis quelques jours, permettrait de clarifier un peu plus la situation. L1 - 13e j : Sainté au bord du gouffre Pendant que le trio Lyon-Marseille-Bordeaux se neutralisait ce week-end en tête du classement, l'ASSE s'est enfoncé un peu plus dans la crise en concédant sa 5e défaite consécutive en championnat face à Rennes (0-3). Une nouvelle gifle qui relègue Sainté dans la zone rouge, et place l'entraîneur Laurent Roussey, dont le sort doit être décidé ce lundi, sur un siège éjectable.Comolli nouveau directeur sportif Omar Da Fonseca viré. Damien Comolli, récemment remercié par Tottenham, promu nouveau directeur sportif. Roussey en sursis. La doublette présidentielle n'aura pas tardé à réagir, dimanche, après l'énième claque reçue par Saint-Etienne. Des effets d'annonce qui ne serviront pas à grand chose si rien ne change sur le terrain. Pour la réception de Rennes, les joueurs stéphanois ont été totalement insipides. Comme s'ils souhaitaient abréger les souffrances de leur entraîneur. A moins que ce groupe démontre simplement ses limites physiques et mentales, ne parvenant pas à enchaîner trois jours après un match de Coupe d'Europe (gagné 3-0 devant Rosenborg), ni à gérer la pression qui repose désormais sur ses épaules en L1, où l'ASSE occupe désormais la position de premier relégable. Neuf défaites en treize journées (pour trois victoires). Plus mauvais attaque ex-aequo avec Valenciennes (8 buts), deuxième défense la plus poreuse avec Nantes (-20). Les Verts sont dans une situation critique. Leur dernier succès remonte au 5 octobre (2-0 contre Monaco). Depuis, ils ont encaissé treize pions contre seulement deux marqués en cinq matchs. Un bilan ignoble qui risque de coûter sa place au coach qui a pourtant ramené le club en Coupe d'Europe en terminant à la 5e place du dernier championnat. Les excuses présentées depuis plusieurs semaines (départ rocambolesque de Feindouno, blessures à répétitions, calendrier chargée) ne pouvant pas expliquer l'ampleur du mal qui frappe Sainté. "Nous avions donné un ultimatum pour que l'ensemble du staff et des joueurs réagissent", a confirmé Roland Romeyer dimanche, sans en dire plus sur le sort de Laurent Roussey, qui a appris à l'issue du match l'arrivée de Comolli. "L'avenir du coach reste en suspens", a ajouté Bernard Caïazzo. "Nous aurons une réunion, ce lundi, avec Damien Comolli, Roland Romeyer, Vincent Tong-Cuong et moi. Nous écouterons le coach dans ce qu'il a à nous dire sur la situation. A partir de là, nous prendrons les décisions concernant l'évolution de notre staff technique." Alain Perrin, Luis Fernandez et Frédéric Hantz sont cités dans la presse. Jacques Santini s'est lui déclaré intéressé sur l'antenne de Canal Plus. En bref Derrière le trio de tête qui a fait 100% samedi, notons les victoires de Nice (1-0 à Lorient) et, donc, Rennes (3-0 à Geoffroy-Guichard) qui confirment leur retour en forme. Lille n'a en revanche pas réussi à poursuivre sa série lors de son déplacement à Paris, dimanche. En abandonnant la possession de balle au LOSC (60%) et en bénéficiant d'une mésentente de la défense nordiste pour marquer l'unique but du match par Giuly (1-0), le PSG a réalisé le coup tactique. Au détriment du public du Parc des Princes et des téléspectateurs de Canal qui se seront bien fait chier.
L1 - 12e j : Lyon fait le yoyo
Qui veut confirmer ? Problème, aucune équipe ne possède aujourd'hui la régularité pour profiter des petits passages à vides lyonnais. Marseille s'est bien réveillé face à Saint-Etienne (3-1), avec un Hatem Ben Arfa qui avait besoin de se réconcilier avec le Vélodrome. Mais c'était après une défaite à domicile dans le clasico (2-4) et un nul peu glorieux à Nantes (1-1). Bordeaux a lui replongé à Nancy (1-0) face à la muraille dressée par Pablo Correa, gâchant quelque peu la bonne série (4 victoires et 3 nuls en 7 matchs) qui lui avait permis de retrouver la deuxième place du classement. De nouveau à six longueurs de l'OL, les hommes de Laurent Blanc doivent afficher une plus grande régularité et éviter de perdre à Gerland, dans quinze jours, pour maintenir le suspens. Il faut dire que cette incapacité à confirmer est un peu le lot de toutes les formation de L1. Equipe surprise du premier tiers de la saison, Toulouse a chuté à la maison contre Caen et risque de bientôt rentrer dans le rang. Tout comme Le Mans, qui était sur le podium il y a encore une semaine et occupe désormais la 9e place. Ou encore le PSG, 6e après sa performance au Vélodrome (4-2), qui vient perdre deux matchs et se voit relégué en seconde partie de tableau (11e). Avec quatre revers de rang, Saint-Etienne est finalement l'équipe la plus constante de cet automne au calendrier un peu dingue où l'on joue tous les trois jours, entre L1, coupes d'Europe et coupes nationales. Pas sûr que ça fasse le bonheur de Laurent Roussey, qu'on annonce sur un siège éjectable sous la pression de supporters stéphanois à fleur de peau. Les résultats de la 12e journée : Samedi Lille (5e) - Nantes (16e) : 2-0 Nancy (15e) - Bordeaux (3e) : 1-0 Nice (7e) - Paris SG (11e) : 1-0 Toulouse (4e) - Caen (10e) : 0-1 Lorient (13e) - Grenoble (19e) : 1-1 Auxerre (16e) - Valenciennes (9e) : 0-0 Marseille (3e) - Saint-Etienne (17e) : 3-1 Dimanche Rennes (6e) - Sochaux (20e) : 1-0 Le Havre (19e) - Monaco (13e) : 2-3 Lyon (1er) - Le Mans (9e) : 2-0
L1 - 11è j : Lyon reprend le largeQu'on se le dise, en Ligue 1, c'est toujours la même histoire. Quand Lyon va moins bien, comme lors des trois matchs ayant précédé cette 11ème journée pendant lesquels les Gones n'avaient pris que deux points sur neuf possibles, ces adversaires n'en profitent pas. Et quand Lyon ré-enclenche la marche avant, ces mêmes adversaires restent scotchés derrière.
Le FC BenzemaIllustration mercredi soir. En déplacement à Sochaux, le septuple champion de France, pourtant en configuration limite expérimentale - 4-4-2, première apparition pour Gassama en L1, Reveillère milieu droit,Juninho resté à Lyon - a assuré l'essentiel. A savoir les trois points avec une victoire 2-0, conquise d'abord grâce (bien sûr) à un nouveau chef d'oeuvre signé Karim Benzema peu après l'heure de jeu, puis à un second but de l'Argentin Delgado dans les arrêts de jeu, son premier en championant depuis son arrivée à Lyon en janvier dernier. Chaleureusement félicité par tous ses coéaquipiers, l'ancien pensionnaire de Cruz Azul n'oublia pas de remercier ce diable de Benzema, auteur du caviar au terme d'une chevauchée solitaire. Ce Karim fait décidément la pluie et le beau temps entre Rhône et Saône. Le but de Benzema: L'OM lâche encore des points Bref, Lyon n'a pas convaincu, loin de là, mais qu'importe. Et les autres pendant ce temps-là? Et bien Marseille, sonné par sa défaite face au PSG à domicile dimanche dernier (2-4), se déplaçait à Nantes. Dominateurs pendant toute la partie, les hommes de Gerets ont néanmoins dû se résoudre à concéder le point du match nul (1-1). La faute à un but "abracadabrantesque" du latéral jaune Rémi Maréval; une frappe sans contrôle de 35 mètres dans la lucarne de Mandanda (1-0, 44e). Koné a ramené les siens à hauteur d'une belle frappe à douze minutes du terme, mais c'est bien l'OM qui a laissé filer deux points. Soit trois unités concédés à Lyon en trois jours. Le but de Maréval: Bordeaux se place Finalement, outre Lyon, la bonne affaire de cette dixième journée est pour les Girondins de Bordeaux. Vainqueurs tranquilles du Havre mardi soir en match avancé (4-0), les ouailles de Laurent Blanc ont même été leaders pendant vingt-quatre heures. Juste le temps pour l'OL de récupérer sa place fétiche. Dans le sillage d'un Bellion retrouvé (2 buts), les Bordelais se sont donc offerts une petite balade de santé, et s'il pointe aujourd'hui à trois points du leader, ils s'affirment clairement semaine après semaine comme le candidat le plus sérieux pour... la deuxième place. Paris rechute, en toute logiqueLa place de dauphin des Gones, le PSG et ses supporters en ont sans doute rêvé. Mais trois jours pas plus. Le temps de savourer le triomphe en terre marseillaise, et puis le soufflet est retombé. Logiquement d'ailleurs. Car si les observateurs ont eu une fâcheuse tendance à l'oublier pendant les 72 heures qui ont précédé la rencontre face au TFC, Paris n'est bien qu'une équipe de contre. En clair, Paris joue comme l'année dernière, mais avec un poil plus de talent et de réussite, d'où une légère amélioration des résultats. Mais Paris ne sait toujours pas faire le jeu. Alors face à un équipe de Toulouse parfaitement organisée, ça donne une victoire occitane amplement méritée (1-0), une nouvelle bourde des duettistes Landreau et Camara, et la réalité qui saute une nouvelle fois au visage. Aïe... En bref A noter également dans cette 11ème journée, le réveil de Monaco. Si, si il y a bien une équipe sur le Rocher. Elle a même glané son premier succès en six matchs. Une victoire 3-1, nette et sans bavure, sur un Nancy bien pauvre et qui a laissé le boss lorrain Pablo Correa implorer sa direction de recruter au prochain mercato. C'est vrai qu'à ce rythme-là, Nancy va tout droit en Ligue 2. Saint-Etienne aussi d'ailleurs. Fessés 4-1 par Lorient à domicile, les Stéphanois se retrouvent seizièmes, un petit point devant l'ASNL et deux devant Valenciennes, premier relégable. Y a t'il un pilote dans l'avion vert? Enfin, palme de la purge de cette onzième journée pour la rencontre Grenoble-Lille (0-0), ou pourquoi deux équipes qui visent le match nul se donnent quand même la peine de rentrer sur le terrain ? Vaudrez peut-être mieux qu'elles s'arrangent avant, non? Tous les résultats de la 11ème journée: Mardi: Bordeaux 4-0 Le Havre Monaco 3-1 Nancy Paris-SG 0-1 Toulouse Valenciennes 0-0 Rennes Sochaux 0-2 Lyon Grenoble 0-0 Lille Caen 1-1 Nice Le Mans 0-2 Auxerre Saint-Etienne 1-4 Lorient L1 - 10è j. : Paris coule l'OM, et c'est Lyon qui rit...Battu 4-2 dans son Stade Vélodrome par le rival honni, le Paris-Saint-Germain, l'Olympique de Marseille a laissé passer dimanche soir une occasion unique de prendre la tête du championnat. Pire, quatre jours après le naufrage à Eindhoven (2-0), ce nouveau revers plonge le club phocéen dans une mini-crise qu'il conviendra d'éteindre au plus vite lors du déplacement à Nantes mercredi. Pour le PSG en revanche, ce succès inattendu, qui valide le choix de Paul Le Guen d'aligner son équipe bis à Schalke en semaine, permet au club de la capitale de faire un bond au classement (6ème) et d'éloigner les nuages qui pointaient au dessus de la tête de son entraîneur.
Friable OML'OM risque de s'en mordre longtemps les doigts. Alors que les Olympiens avaient le match en main, menaient au score 2-1 à la mi-temps, et semblaient en mesure de s'adjuger les trois points de la victoire et le leadership de la Ligue 1; trois buts encaissés en deuxième période ont enterrés leurs ambitions. A qui la faute?
Bordeaux volé, Lyon chahuté
L1 - 9e j : Marseille et Bordeaux relancés ? Corrigé à Rennes (0-3) il y a quinze jours, Lyon a encore lâché des points ce week-end en concédant le nul à domicile devant Lille (2-2). Marseille, vainqueur de Valenciennes (3-1), n'est du coup plus qu'à un point du leader. Bordeaux, tombeur de Toulouse, reste lui sur 5 matchs sans défaite en L1 et pointe à trois longueurs. De quoi relancer un championnat qu'on a annoncé plié un peu trop vite.Lyon trébuche Au soir de la 7e journée de Ligue 1, l'OL comptait six victoires, aucune défaite et cinq points d'avance sur un dauphin surprise, Toulouse. Et la presse de clamer, déjà, la fin du suspens. Pas plus hier qu'aujourd'hui, on ne peut dire si les Gones empocheront en mai prochain leur 8e titre consécutif. Mais une chose est sûre, il est bien trop tôt pour se lancer dans des conclusions définitives. Surtout quand on voit comment la défense lyonnaise, si solide lors des quatre premières journées (0 but encaissé), inquiète aujourd'hui (8 encaissés de la 5e à la 9e). Pour son millième match à la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas espérait mieux. Très discret depuis le début de saison, il n'a cette fois pu s'empêcher de faire passer son message : "Je suis un peu déçu. Un penalty a été oublié mais je regrette surtout les multiples agressions dont ont été victime les joueurs. Cela n'enlève rien au bon match des Lillois mais l'arbitre n'a pas protégé l'intégrité physique des joueurs." Et encore : "Je ne fais pas du Caliméro, c'est une analyse sereine. Je n'ai pas demandé à parler, je réponds simplement parce que vous m'interrogez. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais et je dis ce que je pense !" Ça pousse derrière Cette sortie de JMA, la première depuis l'arrivée de Claude Puel, montre en tout cas que le septuple champion de France a perdu un peu de sa marge de manœuvre. Même s'il n'y a pas le feu au lac, Lyon n'a pris qu'un point sur les deux derniers matchs et a vu son avance fondre, Marseille et Bordeaux empochant de leur côté deux succès consécutifs. L'OM a ainsi confirmé son retour en forme en s'imposant à Valenciennes (3-1). Les Girondins ont eux mis un terme à la bonne série toulousaine en dominant le TFC à Chaban-Delmas (2-1). "Il y a deux semaines, beaucoup de journaux annonçaient que le championnat était fini. Il ne l'est pas encore", s'est félicité Eric Gerets. Mais le technicien belge reste conscient des limites de son équipe ("si défensivement, on joue comme ça contre le PSV, on va se faire manger"), d'autant que l'opposition valenciennoise n'était pas des plus redoutables. "L'OM a battu le plus faible adversaire qu'il ait rencontré cette saison", note d'ailleurs La Provence. Après le déplacement à Eindhoven, mercredi, la réception du PSG dimanche prochain en dira plus sur la vraie valeur de phocéens. A force d'entendre Laurent Blanc se plaindre des prestations de son équipe, on commençait également à douter de la capacité de Bordeaux à se relancer après son départ poussif en championnat. Avec trois victoires et deux nuls sur leurs cinq derniers matchs de L1, les Girondins sont en train de faire mentir leur entraîneur (qui n'attendait que ça). Et si Yoann Gourcuff, en pleine confiance à l'image du geste technique qu'il réalise sur l'ouverture du score, continue sur sa lancée, tout est permis pour la formation au maillot scapulaire. Mais le Président gardien bien sûr la tête froide : "Je dirais qu'on a fait 70 à 75 minutes de bonne facture avant de se compliquer la vie. On n'a pas gommé tout le négatif en un seul match." Le but de Yoann Gourcuff : Les résultats de la 9e journée Samedi: L1 : Pas de grève pour OM-PSG Tout ça pour ça ? Le conflit opposant les présidents de club aux autre "familles du football" (joueurs, entraîneurs, arbitres...), a pris fin jeudi soir, au terme d'une réunion où les différentes parties ont pu trouver un compromis. La "grève des millionnaires", raillée par le président girondin Jean-Louis Triaud, n'empêchera donc pas la tenue de la 10e journée de la Ligue 1 et du clasico entre Marseille et le PSG, le 26 octobre.Beaucoup de bruit pour rien Au final, tout le monde est content. La composition du Conseil d'administration de la LFP ne bouge pas, selon la volonté des joueurs qui ne souhaitaient pas voir les présidents prendre la majorité (aujourd'hui 12 sur 25). Ces derniers auront en revanche "les mains libres", dixit le coprésident de l'UNFP Philippe Piat, sur les questions économiques. Ce qui était en fait la principale revendication de l'UCPF, le syndicat des présidents (sic). Après des semaines de petites phrases et d'invectives par presse interposée, il n'aura donc fallu que deux petites heures de discussion dans un hôtel proche du Trocadero, à Paris, pour parvenir à un accord qui sera entériné le 14 novembre lors de l'assemblée générale extraordinaire de la LFP. "On s'est aperçu qu'on n'était pas si opposés", a expliqué le vice-président de l'UCPF, Bernard Caïazzo (Saint-Etienne). Lui qui déclarait début octobre : "On va faire rire ou pleurer toute la France au moment où les gens sont touchés dans leur pouvoir d'achat. On peut aussi faire la grève des 2000 plus grandes fortunes de France, celle des patrons du CAC 40..." Sans l'attitude d'une partie des dirigeants qui ont, dans un premier temps, sous-estimer la menace et parfois semblé prendre les footballeurs pour des abrutis ("Certains d'entre eux ne savent même pas de quoi il s'agit", Pape Diouf), l'affaire se serait probablement réglée tranquillement. Tactiquement, l'UNFP avait de toute manière un coup d'avance, les présidents n'ayant sans doute pas envie d'assumer les conséquences, notamment économiques, d'une grève des joueurs. Qui plus est le week-end où se dispute le très médiatique Marseille - PSG. Illustration : Sylvain Kastendeuch, coprésident de l'UNFP, lors de la dernière cérémonie des Trophées UNFP (Sipa) L1 - 8e j : Lyon chute à Rennes, Toulouse enchaîne
L1 - 7e j : Lyon prend tout Les saisons se suivent et se ressemblent dans un championnat de France irrémédiablement dominé par Lyon, qui a enregistré ce week-end son 6e succès en 7 journées devant Nancy (2-1). Derrière, ses concurrents naturels calent (matchs nuls de Bordeaux devant Sainté, et de l'OM au Mans), et plusieurs équipes surprises se glissent dans le peloton de tête, notamment Toulouse qui occupe le fauteuil de dauphin après sa victoire à Valenciennes (1-0).La force du champion Leader du de la Ligue 1 avec 5 longueurs d'avance sur son second, deuxième meilleure attaque (12), meilleure défense (3), l'OL de Karim Benzema, qui occupe lui la tête du classement des réalisateurs avec 6 buts, est déjà en train d'éteindre les espoirs de ceux qui prédisaient le retour du suspens pour ce cru 2008/2009, avec le retour au premier plan de Marseille et Bordeaux. Ces derniers ont encore trébuché dans cette 7e journée. Le premier en ne convertissant pas sa domination au Mans (1-1). Le second en ne jouant qu'une mi-temps face à Saint-Etienne (1-1). L'heure du passage de témoin n'est donc pas pour tout de suite. Sans réaliser un grand match (11 tirs cadrés tout de même), Lyon a encore fait le nécessaire pour venir à bout de Nancy (2-1). Ce malgré les absences de Juninho, Fabio Grosso, François Clerc (blessés) et Sidney Govou (suspendu). Doté d'un effectif plus fourni que ses concurrents, le septuple champion de France peut en prime compter sur l'explosion régulière de jeunes issus de son centre de formation. Hier Benzema, qui a ouvert le score face à l'ASNL. Aujourd'hui Anthony Mounier, auteur d'une grosse prestation ponctuée deux buts passes décisives. Demain, peut-être, Yannis Tafer ou Clément Grenier, deux prodiges qui évoluent pour l'instant avec la réserve lyonnaise. Avance record 5 points d'avance après 7 journées. L'OL n'avait jamais connu telle avance sur ses poursuivants à ce stade de la saison. Le risque étant que la résignation gagne à nouveau la Ligue 1. Une attitude que l'entraîneur marseillais Eric Gerets tente de combattre : "Si on dit que c'est fini, je prends mes valises et je repars en Belgique. Si la différence était vraiment trop grande dans le jeu, je dirais qu'ils sont trop forts mais ce n'est pas le cas. Lyon n'est pas plus fort que nous." Laurent Blanc, son homologue bordelais, est lui plus préoccupé par le rendement de son équipe : "On n'arrive pas à aligner un match plein, à domicile ou à l'extérieur, malgré ce qu'on sait faire. Et tant que ce sera le cas, on ne méritera pas d'entrer dans les trois premiers, si on y accède un jour". Pendant ce temps, d'autres équipes inattendues en profitent pour se faire une place au soleil. A commencer par Toulouse, surprenant 2e qui a réalisé le hold up à Valenciennes (1-0) grâce à un but de Gignac dans les arrêts de jeu (90e+1). Après le départ d'Elie Baup et de joueurs majeurs comme Battles, Elmander, Emana ou Dieuze, personne n'attendait le TFC à ce niveau. Y compris l'entraîneur Alain Casanova, qui n'avait jamais dirigé d'équipe première : "Ce qui est sûr, c'est que nous sommes sur une bonne dynamique et que nous avons une très grosse marge de progression. On prend les points comme ils viennent. Mais nous devons rester solidaires et garder la confiance. Si nous parvenons à nous libérer, nous avons les qualités pour faire de belles choses." En bref Présenté un peu vite comme un prétendant au podium par la presse, le PSG est rentré dans le rang en chutant au Parc devant Grenoble (0-1), qui prend la 4e place du classement. Nantes a poursuivi son calvaire sur la pelouse de Caen (0-3), plombé par une "première période vraiment ridicule" dixit Elie Baup. Mais c'est toujours Sochaux, seule équipe à ne pas avoir gagné le moindre match en L1, qui ferme la marche après son nul à domicile contre Lorient (1-1). Les résultats de la 7e journée Samedi : L1 - 7e j : Marseille à l'épreuve du Mans
L1 - 6e journée : Lyon distance l'OM Peu de buts (19), cinq expulsions et des coups de sang. Le cocktail de cette 6e journée du championnat de France n'aura pas vraiment ravi les amateurs de beau jeu. Un week-end rugueux qui n'a pas empêché Lyon et Bordeaux, vainqueurs au Havre et à Grenoble (1-0), d'enregistrer des succès précieux. Tout comme Saint-Etienne, qui a fait tomber Paris (1-0) et sort de la rouge, où le FC Nantes, qui s'impose pour la première fois de la saison face à Valenciennes (2-0).Petit grand match Après l'insipide derby Sainté - OL (0-1) et le non moins soporifique PSG - Nantes (1-0), le "grand match" diffusé dimanche soir sur Canal Plus a encore offert un piètre spectacle aux amateurs de foot hexagonal. Marseille - Monaco ne s'était jamais terminé sur un score vierge, rassurait pourtant la chaîne cryptée dans son avant match. C'était sans compter Ricardo et ses choix tactiques destructeurs. 30 fautes, 0 tir cadré. L'ASM a ramené du Vélodrome ce qu'il était venu chercher : un point. "Un match référence", selon le capitaine monégasque François Modesto. L'OM, qui avait jusque-là marqué au moins un goal à chaque rencontre, a de son côté manqué d'inspiration et laisse Lyon prendre le large. "J'espérais plus de construction dans le jeu à la place de longs ballons non adaptés à nos petits gabarits. Certains joueurs n'étaient pas dans un grand jour", a commenté Eric Gerets. "Bordeaux et Lyon n'étaient pas meilleurs que nous hier, mais eux, ils ont pris les trois points. Avec quatre points derrière Lyon, ça commence à faire loin." Autre source d'inquiétude pour le coach belge, son effectif regorge de milieux offensifs et d'ailiers mais manque cruellement de variétés et de solutions en pointe avec le seul Mamadou Samassa pour suppléer Mamadou Niang. La L1 voit rouge Ce derby du Sud aura conclu fidèlement une journée qui a vu la Ligue 1 retomber dans ses travers frileux avec un petit total de 19 buts, dont 1 en trois matchs dimanche. Un chiffre qui va de pair avec celui des exclusions (5, record de la saison en cours). Sidney Govou a ainsi écopé de deux biscottes face au Havre (55e, 66e) alors que l'OL menait au score sur un penalty d'Ederson (1-0, 44e). Alou Diarra (deux jaunes lui aussi) et Wendel (attentat sur le genou de Banning) ont eux laissé Bordeaux terminer à neuf. Ce qui n'a pas empêché le revenant Jussiê (1-0, 80e) d'arracher les trois points dans un match sanglant où Robin s'essuyait les crampons sur l'arcade de Gourcuff (89e). Du côté de la Beaujoire, où Nantes a enregistré son premier succès de la saison devant Valenciennes (2-0, doublé de Bagaoyoko), c'est surtout en dehors du rectangle vert que les esprits se sont échauffés. En l'occurrence entre Pascal Praud et le sanguin coach de Valenciennes Antointe Kombouaré, qui reprochait au directeur général délégué des Canaris d'avoir qualifié son équipe de "pompe à vélo" (ou de "trompettes", selon les sources). "Je n'aime pas les menteurs, les hypocrites, les faux-culs, les mielleux", explique "Casque d'Or" ce lundi dans L'Equipe. "Je suis respectueux avec les gens respectueux et con avec les cons !" En bref Deux rencontres sont heureusement venues égayer ce tableau un peu morne. Le choc de haut tableau entre Nice et Le Mans, qui ont partagé les points (2-2) mais produit du jeu, des buts et du suspens. Ainsi que le débridé Lille - Auxerre (3-2). On retiendra aussi la victoire précieuse de Saint-Etienne sur le PSG (1-0), qui permet aux Verts de sortir de la zone rouge, et celle de Toulouse qui récupère la troisième place en enfonçant Sochaux (2-1), la nouvelle lanterne rouge. Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa) L1 - 6e journée : Bordeaux doit réagir Auteurs d'un début de saison poussif en L1 et balayés à Chelsea (0-4) pour leur première sortie en Ligue des champions, les Girondins vont tenter de se relancer à Grenoble, samedi. Tant psychologiquement que sur le plan comptable, un premier succès à l'extérieur ferait un bien fou aux hommes de Laurent Blanc.La tête et les jambes Touchés moralement par leur sévère déroute sur la pelouse de Stamford Bridge, les Bordelais ont passé une fin de semaine bien terne, entre aveux d'impuissance, mea culpa et appels à la re-mobilisation. Marc Planus a ainsi évoqué la "honte" ressentie par le groupe suite à la claque de mardi. Geraldo Wendel a reconnu que l'équipe n'avait jusqu'ici "rien fait, tant en championnat qu'en Ligue des Champions". Et Laurent Blanc a lui diagnostiqué que le problème se trouvait "dans la tête", tandis que le président Jean-Louis Triaud est venu recadrer tout ce petit monde, mercredi. Reste maintenant à mettre ses discours en pratique. Considéré comme un outsider la saison dernière, Bordeaux paie probablement son statut de favori à la course au titre (ou du moins à une place sur le podium). Mais il va bien lui falloir apprendre à vivre avec cette pression pour ne pas sombrer dans une spirale négative. Tenus en échec à Chaban-Delmas par l'OM (1-1) lors de la dernière journée, battus deux fois à l'extérieur, les joueurs au maillot scapulaire ont besoin d'engranger des points à l'extérieur. Si possible trois face à un promu grenoblois qui réalise certes un début de saison surprenant (4e avec 10 points) mais sera privé de son maître à jouer Laurent Battles, suspendu. "Il ne faudrait pas laisser le doute s'installer définitivement et rebondir après la rencontre délicate contre Chelsea en Ligue des Champions", prévient Marius Tresor, consultant sur le site officiel du club. "Tout Bordeaux attend une réaction des Girondins et cela passe par bon résultat à Grenoble. Les Bordelais n'ont plus beaucoup de joker dans ce début de championnat s'ils souhaitent recoller au peloton de tête." Mais enchaîner sur un succès après une journée de Ligue des champions n'est jamais chose aisée. Marseille, qui avait pris 5 points sur 18 possibles dans ces conditions l'an passé, peut en témoigner. A moins que la défaite face à Chelsea ne provoque un électrochoc salutaire dans les rangs bordelais, comme après la gifle reçue à Caen la saison dernière... En bref Alors que les faibles audiences enregistrés par Orange Foot, qui ne communique pas officiellement sur ces dernières, commencent à faire jaser du côté des présidents de L1 (lire notre article sur la nouvelle donne télévisuelle du championnat), c'est donc Nice - Le Mans qui aura ce week-end les honneurs du grand match décalé du samedi soir. Une rencontre entre le 6e et le 5e classement qui s'impose comme le seul vrai choc du jour, l'OL se déplaçant au Havre. Tandis que les équipes engagés en Coupe de l'UEFA joueront entre elles dimanche après midi, avant l'affiche Marseille - Monaco. Un hasard du calendrier qui évitera aux uns et aux autres d'utiliser la C3 comme bouc émissaire en cas de déconvenue. Les rencontres: Samedi 19h : Toulouse (8e) - Sochaux (19e) Grenoble (4e) - Bordeaux (10e) Le Havre (16e) - Lyon (1e) Lorient (17e) - Caen (9e) Nantes (20e) - Valenciennes (11e) Lille (15e) - Auxerre (12e) 21h : Nice (6e) - Le Mans (5e) Dimanche 17h : Nancy (14e) - Rennes (13e) Saint-Etienne (18e) - Paris SG (3e) 21h : Marseille (2e) - Monaco (7e) L1 - 5e j : Erreurs d'arbitrages à tous les étagesVainqueur du FC Nantes (1-0) dimanche, certes sans briller, le PSG occupe la troisième place du classement derrière Lyon, qui a battu Nice (3-2), et l'OM, revenu de Bordeaux avec un point (1-1). Une sensation quelque peu atténuée par les nombreuses décisions litigieuses qui ont émaillé ce week-end de championnat.
Paris sur le podiumMalgré un départ raté à Monaco (0-1), la saison 2008-2009 semble donc confirmer le renouveau du Paris Saint-Germain. Trois succès en quatre matchs, dont deux dans un Parc des Princes qui n'est plus l'enceinte maudite de l'exercice précédent. Tel est le bilan flatteur qui permet aujourd'hui aux hommes de Paul Le Guen de s'asseoir sur le podium de la Ligue 1. Position que le club de la capitale n'avait plus connu depuis le 4 janvier 2006, juste après l'éviction de Laurent Fournier. Mais l'heure n'est pas encore à la fanfaronnade pour une formation encore en rodage. Certes privé de Claude Makelele, dont l'influence sur le groupe parisien est indéniable depuis le début de saison, le PSG n'a pas vraiment impressionné lors de sa victoire face à un FC Nantes trop convalescent pour bénéficier de l'effet Elie Baup. En dehors d'une grosse entame de match, les Parisiens auront surtout géré l'avantage donné par Mateja Kezman sur penalty, dès la 7e minute. Penalty qui plus est accordé sur une action confuse, où N'Daw se rendait coupable d'une faute inutile sur Guillaume Hoarau, qui venait de manquer son contrôle dans la surface. "Il y a beaucoup d'endroits en France, à commencer par Nantes, où il n'aurait pas été sifflé", regrettait l'ancien parisien Jérôme Alonso après la rencontre. Lyon favorisé ? D'autres coups de sifflets auront porté à discussion au cours de 5e journée. A commencer par ceux donnés par Jean-Charles Cayeux lors de la rencontre OL-Nice (3-2), qui a vu le leader s'imposer dans les arrêts de jeu et la controverse. Notamment sur le premier but lyonnais, inscrit par Juninho sur coup-franc, où l'homme en noir se clairement fait abuser par le Brésilien. Et celui de la victoire, où il suit son assistant en sanctionnant d'un penalty une main involontaire de Vincent Hognon au bout du temps additionnel. Tandis que le second but des Gones a été validé dans la confusion, l'assistant ayant levé puis baissé son drapeau pour signaler un hors-jeu de Fredéric Piquionne qui s'est révélé finalement inexistant au ralenti. Du côté de l'OGC Nice, on préfère ne pas en rajouter pour ne pas "être à nouveau traité de parano" (Antonetti). Mais on n'en pense pas moins. Notons que M. Cailleux a au moins eu le mérite de faire son mea culpa dimanche sur RTL ("le penalty ne s'imposait pas"), même s'il estime ne pas avoir fait d'erreur sur le coup franc accordé à Juninho. Ce qui n'empêche pas les internautes de lequipe.fr d'avoir répondu massivement "oui" (à 73%) à la question "les arbitres de Ligue 1 favorisent-ils l'Olympique Lyonnais ?". Un débat récurrent depuis quelques saisons. Verts de rage Si Nice manque l'occasion de monter sur le podium, les erreurs commises lors de Caen-Saint-Etienne (2-0) maintiennent elles les Verts dans la zone de relégation. Mené d'un seul but avant que Nivet ne fasse le break dans les arrêts de jeu (90e +2), les Stéphanois se sont vus refuser deux fois l'égalisation pour des positions de hors-jeu imaginaires de Bafetimbi Gomis. Fâcheux pour une formation qui s'était déjà incliné trois fois depuis le début de saison et peine à confirmer sa cinquième place de la saison dernière avant de retrouver l'Europe ce jeudi en Coupe de l'UEFA sur le terrain de l'Hapoël Tel-Aviv. Le coach de l'ASSE Laurent Roussey en à au moins profiter pour dédouaner ses troupes : "On va peut-être accabler Bafé Gomis de son nouveau statut mais s'il faut qu'il marque quatre buts pour en valider un...ça pose problème. A Valenciennes, il y avait déjà eu un penalty litigieux. En début de saison, j'ai participé à une réunion où toutes les parties devaient faire des efforts. Moi, j'essaye d'être calme sur le banc mais avouez, à un moment donné, que cela devient compliqué." Après quatre journées tranquille, où les arbitres auront plutôt bien fait leur boulot, et donc très peu fait parler d'eux, le temps des polémiques semble revenu sur la Ligue 1. Bordeaux - OM dos à dos Avec toutes ses prises de bec, on n'en oublierait presque que le premier vrai choc du championnat (Bordeaux - PSG et Lyon-Sainté c'était quand même pas trop ça) entre Bordeaux et l'OM aura livré un beau spectable, loin des clichés sur une L1 supposée chiante comme la pluie. Plutôt inspirés, les Phocéens regretteront de ne pas être reparti du stade Chaban-Delmas avec une victoire après avoir ouvert le score par Bakari Kone d'entrée (2e) et réalisé une première période de haut niveau. Mais il n'y avait rien faire sur le superbe mouvement bordelais conclu par Marouane Chamakh (24e). "Le but de Bordeaux, c'est une action de rêve. Quand tu prends un goal d'une telle beauté, tu peux accepter, tu dois respecter", comme l'a reconnu Eric Gerets, beau joueur. Le but de Chamakh :Les résultats complets de la 5e journée : Samedi : FC Nantes : Elie Baup ou la mission impossible Une semaine après le limogeage de Michel Der Zakarian, le FC Nantes s'est trouvé un nouvel entraîneur en la personne d'Elie Baup. Lanterne rouge après quatre journées, le club huit fois champion de France pourra-t-il redresser la barre sous la direction du coach à la casquette ? Vu la démission des joueurs lors de la déroute à domicile face au Mans (1-4), ce n'est pas gagné.Un truc de maso Entraîner le FC Nantes, c'est un truc de maso. Approché pour prendre la succession du condamné Der Zak', Alain Perrin a ainsi préféré resté au chômdu plutôt que de se lancer dans une telle galère. Remercié après une saison noire à Toulouse, qui s'est toutefois maintenu dans l'élite, Baup était semble-t-il plus disposé à souffrir que son homologue. Et puis, un mec qui a amené le TFC au tour préliminaire de la C1 doit se dire qu'il peut bien sauver le FCN. Non ? Premier coach à n'avoir pas joué au club depuis le bail de Blazevic (1988-1991), l'ancien entraîneur de Saint-Etienne (1994-1996 et 2004-2006) et Bordeaux (1997-2003), reconnu pour avoir atteint les places européennes 7 fois sur les 10 dernières saisons, aura cette fois une mission moins prestigieuse mais tout aussi ardue à accomplir. Car si le propriétaire Waldemar Kita aspire à ramener Nantes dans la première moitié de tableau à moyen terme, l'urgence est aujourd'hui d'enrayer une nouvelle descente en Ligue 2 qui lui pend déjà au nez. L'erreur de Kita En ayant maintenu Der Zakarian en place pour mieux le virer à la première occasion, Kita n'a pas rendu service au club et à son nouveau technicien. Baup récupère un effectif déjà meurtri par un début de saison raté et qu'il ne pourra pas remanier, en dehors d'un joker ou de joueurs libres, le marché des transferts estival étant clos depuis lundi soir. Le bon Elie devra donc faire avec les moyens du bord, en tentant par exemple de relancer des joueurs étrangement écartés du groupe comme Marek Heinz, Eric Cubiller, Olivier Thomas ou Mamadou Bagayoko, qui n'a finalement pas rejoint Le Havre. Malgré une remontée directe en L1, la Maison Jaune est donc loin d'avoir guérie des maux qui l'ont conduit à la descente en 2007. La saison en L2 du FCN a été laborieuse, et le recrutement réalisé à l'intersaison trop bancal. L'international croate Ivan Klasnic atteint ainsi un bon ballon depuis 4 matchs au sein d'une équipe qui manque cruellement d'un animateur et dont le joueur le mieux noté par L'Equipe et France Football est... David de Freitas (5,50), un footballeur de 28 ans qui découvre cette année l'élite. Alors que la formation et le jeu à la nantaise ne sont plus que des lointaines légendes contées les soirs de veillée chez papy Suaudeau ou tonton Denoueix, Elie Baup va devoir profiter à fond de la trêve internationale pour prendre le pouls de l'équipe et trouver le remède adéquat à la jaunisse du FCN. Surtout que le calendrier réserve aux Canaris un déplacement périlleux au Parc des Princes, lors de la prochaine journée. Rencontre qui sera en plus diffusé en direct sur Canal Plus, dimanche soir. Les abonnés vont être contents. L1 - 4e j : Lyon toujours costaud En remportant le derby à Saint-Etienne grâce à un but de Karim Benzema (1-0, 56e), l'Olympique Lyonnais reste dans la roue de Marseille, qui s'est imposé dans la douleur devant Sochaux (2-1). Bordeaux perd en revanche du terrain en concédant son second revers de la saison, à Lille (1-2). Les deux prétendants à la succession des Gones ont encore du boulot s'ils veulent transformer leurs rêves en réalité.Sainté sans réponse 14 ans que ça dure. Depuis le 3-0 infligé en 1994 à Geoffroy Guichard, l'ASSE n'a plus fait chuter son rival local dans leur double rendez-vous annuel, certes interrompu par les descentes en D2 des Verts. Comme l'an passé, où il avait arraché le nul dans les dernières minutes en inscrivant un superbe coup franc, Benzema a donc été le bourreau de Sainté. A la réception d'un centre d'Ederson, le déjà meilleur buteur de la L1 (4 réalisations) a ajusté Viviani. Sans élan mais avec classe. 1-0 et c'était plié. "On a lâché. En fait, pour nous, le match s'est arrêté au moment où on a pris ce but", analysait froidement Laurent Roussey après la rencontre. Son équipe est relégable. Et pour deux semaines minimum, en raison de la trêve internationale. Comme l'a remarqué Roussey, ce Lyon est "à la mode de Claude (Puel)". Solide, ne concédant que très peu d'occasions, dangereux sur coups de pieds arrêtés. Mais pas très généreux offensivement. Ceux qui souhaitent que la Ligue 1 s'inspire de la prolifique moyenne de buts de la Bundesliga en seront pour leurs frais. Dans le contexte d'un derby, la tactique appliquée était sûrement la meilleure. Et en dehors d'un départ de Bafetimbi Gomis dans le dos de Boumsong, qui butait sur Hugo Lloris en frappant trop précipitamment, la défense des septuples champions de France n'a pas tremblé. Du tout bon avant d'attaquer les phases de poule de la C1. Du grand MandandaTout leader qu'il soit, grâce à un plus grand nombre de buts marqués, l'OM ne peut pas se targuer d'une telle rigueur défensive. Sans un grand Steve Mandanda, les Phocéens n'auraient sans doute pas pris les trois points devant Sochaux (2-1). A 2-0 (buts de Ziani et Kone), la partie semblait pourtant en poche. Mais un vent de panique a soufflé dans les rangs olympiens après la réduction du score de Erding (73e), il est vrai entachée d'une position de hors-jeu. Et une vilaine passe en retrait de Zenden, titularisé après s'être plaint de son temps de jeu dans la semaine, failli leur coûter très cher. Heureusement pour l'OM, Steve 'Austin' Mandanda n'a donc perdu qu'un seul duel face à l'attaquant turc. Sur la dite passe en retrait, il stoppait le tir croisé du Sochalien d'un réflexe du pied (83e). Puis se jetait au sol pour sortir sa tête piquée à bout portant, dans les arrêts de jeu (90e+3). Au final, les Doubistes auront cadré 7 fois dans le match, contre deux côté Marseillais, et mis en lumière la fébrilité de l'actuel leader de la L1. "Cela signifie que nous ne sommes pas encore Lyon", tranchait Eric Gerets, lucide. Avec 10 points pris sur 12 en championnat et un billet validé pour la C1, on a quand même connu des rodages plus difficiles. Bordeaux cale, Paris décolle Malgré une jolie ouverture du score signée Fernando Cavenaghi, Bordeaux a lui vu ses errements sanctionnés à Lille, qui empoche sa première victoire de la saison (2-1) grâce à des buts de Bastos et Obraniak. "Autant sur le match du PSG, la défaite avait été frustrante mais aujourd'hui, ce qui me déçoit, ce n'est pas tellement le score, c'est la manière dont nous avons évolué", a regretté Laurent Blanc, agacé par l'absence de fond de jeu de son équipe, alors que "le LOSC avait la pression du résultat". Désormais 7e, les Girondins voient même Paris leur passer devant pour un point. Vainqueur à Caen (1-0), le club de la capitale réussit son meilleur départ depuis trois saisons. Pas mal pour une équipe présidée par un mec qui ne connaît rien au ballon. L'effet Makelele-Giuly est indéniable, mais c'est encore Guillaume Hoarau qui a trouvé la faille devant, en gâchant aussi pas mal d'occasions, tandis que Mickael Landreau confirme de match en match qu'il peut être le grand gardien dont le PSG a besoin. L1 - 3e j. : Der Zakarian, première victime ? Déjà fragilisée, la position de Michel Der Zakarian au poste d'entraîneur du FC Nantes devient carrément critique après la défaite des Canaris à Bordeaux (0-2), dimanche. Les Girondins retrouvent eux leur place sur le podium derrière Marseille et Lyon, qui se sont imposés samedi, respectivement face au Havre (1-0) et Grenoble (2-0). hiérarchieNantes pique sa crise Enigme technique depuis son arrivée sur le banc de touche nantais, à la fin de saison 2006-2007, Der Zak' n'avait pu empêcher la descente en L2 du club 8 fois champion de France malgré ses petits pulls saumons et l'aide de son partenaire de galère, Japhet N'doram. Maintenu à son poste faute de mieux, l'ancien joueur de la maison jaune a fait remonter le club directement. Et le président Waldemar Kita de lui promettre qu'il garderait ses fonctions en guise de remerciement. Der Zakarian semble pourtant n'avoir jamais eu la confiance de son boss qui, après deux journées et 1 point récolté, lui a donné un ultimatum pur et simple : gagner à Bordeaux ou prendre la porte. Comme si un promu, aussi historique soit-il, pouvait aller gagner chez le dauphin de l'OL en claquant des doigts. Autant dire que le Franco-Arménien avançait sur une planche savonneuse, sous la pression d'un président ambitieux qui pourrait le remplacer très rapidement par Alain Perrin. "Il faut bouger, sinon on court à la catastrophe", a prévenu Kita juste après le match. "Quand on voit certaines choses, cela me laisse perplexe. Je suis déçu car j'ai respecté ma parole. De l'autre côté, on m'a promis qu'on allait gagner des matchs..." Rien d'étonnant de la part de celui qui avait choqué l'UNECATEF en déclarant en mai dernier : "Je n'aurai jamais confiance en un coach. (...) De manière générale, les entraîneurs ne savent pas s'adapter vite et bien. Je suis surpris par la faiblesse d'analyse de certains coaches à la fin des matches." Ménage à trois Si Nantes pique sa crise, Bordeaux en a profité pour remonter à la troisième place après sa défaite au Parc des Princes (0-1) lors de la journée précédente. Les hommes de Laurent Blanc n'ont pas particulièrement brillé, mais un penalty de Fernando Cavenaghi (6e) et un corner joliment repris par Fernando (86e) ont suffi à faire la différence. Ils ont encore trois semaines pour être au top avant le début des phases de poule de la Ligue des champions. Même constat pour Lyon, qui a disposé de Grenoble sur des buts de Jean II Makoun et Karim Benzema (2-0), et Marseille qui a fait la différence devant Le Havre grâce à un nouveau coup franc direct de Zenden (1-0). Le trio qui a fini en tête l'an passé a donc déjà repris les commandes. Mais en dominant chacun un promu avec des buts uniquement marqués sur coups de pieds arrêtés, ils n'ont pas encore montré leur pleine mesure. En bref Paris continue son petit bonhomme de chemin avec un nul glané à Sochaux (1-1) grâce à une belle égalisation de Stéphane Sessegnon et une entrée intéressante de la recrue Mateja Kezman. Rennes a empoché sa première victoire en inscrivant deux pions dans les arrêts de jeu à Lille (2-1), qui ferme la marche de la Ligue 1. Monaco a partagé les points face à Caen (1-1) malgré l'ouverture du score du néo-international espoir Nimani, révélation de ce début de saison. Zenden (Le Havre 0-1 Marseille) : Sessegnon (Sochaux 1-1 Paris) : L1 - 2e j : La sensation Grenoble Alors que la France du foot se demande, comme chaque année à cette époque, qui va bien pouvoir détrôner le roi Lyon au sommet du championnat de France, le rôle de trublion a été endossé ce week-end par le promu Grenoble. Equipe promise à la re-descente immédiate, le GF38 s'est offert le scalp de Rennes (1-0), dimanche pendant que l'OL partageait les points à Lorient (0-0), après celui de Sochaux lors de la première journée (2-1). Autant dire qu'un choc de titan se profile samedi prochain à Gerland entre le leader et son "dauphin".Le chef d'œuvre d'Akrour Si Le Mans, Lorient puis Nancy avaient fait sensation l'an passé en occupant la première place du championnat en début de saison, la Ligue 1 Orange fait donc encore plus fort en 2008-2009 en confiant sa tête au Grenoble Foot 38. Club qui a retrouvé sa place dans l'élite après 45 ans d'absence en arrachant la troisième place de la L2, encore fragile financièrement malgré ses capitaux japonais, le GF38 ne pouvait pas mieux célébrer l'érection de sa nouvelle enceinte, le très moderne stade des Alpes, inauguré le 15 février dernier, dans lequel il est toujours invaincu malgré la visite d'une équipe "européenne" comme Rennes, dimanche. Pour ne rien gâcher, Grenoble s'est imposé sur un but de fou - un lob de 25 m d'Akrour sur Douchez -, s'est payé le luxe de manquer un penalty et a su faire le dos rond pour contenir des assauts bretons certes désordonnés. Même s'il reste encore à prendre "trente-six points pour se maintenir" (Grégory Wimbée) et que ce classement est "anecdotique", comme l'a rappelé le placide entraîneur Mehmed Bazdarevic, voilà un sympathique coup de pub pour ce club plein d'ambition. D'un autre côté, ses futurs adversaires sont déjà prévenus. Dépasser le stade de l'effet de surprise pour ne pas se contenter d'être un tube de l'été, telle sera la mission du club isérois dans les semaines qui viennent. L'OM régale, Bordeaux cale Malgré cette sensation, la journée de dimanche aura surtout été marqué par les quatre buts passés par Marseille à Auxerre (4-0), cette fois sans en encaisser un seul, dans un stade Vélodrome conquis. Le score est lourd pour Auxerre, qui a eu l'opportunité de revenir dans le match, alors que l'OM a fait preuve de pas mal de réussite, comme l'a concédé Eric Gerets. Mais le talent offensif des ciel et blanc est indéniable, sur le terrain comme sur le banc de touche, d'où deux buteurs sont sortis (Grandin et Zenden). Avec 4 points en deux matchs, les Olympiens reviennent donc à hauteur de Lyon, qui a réalisé un match solide à Lorient sans toutefois concrétiser ses occasions (0-0). Bordeaux n'a lui pas confirmé sa victoire initiale contre Caen (2-1) en chutant au Parc des Princes contre un PSG laborieux mais réaliste, à l'image du buteur Guillaume Hoarau, qui a mis au fond un des deux seuls tirs cadrés parisiens (contre 10 aux Girondins). "Je ne pense pas que Paris a mérité sa victoire", a même lâché un Laurent Blanc déçu que la générosité offensive de son équipe n'ait pas été récompensée. "Mais elle le sera sur le long terme", a assuré le "Président" qui ne compte pas se mettre à bétonner pour autant. Paris savoure lui son premier succès à domicile, aussi étriqué soit-il, après avoir attendu la 20e journée pour s'imposer devant son public la saison dernière. En bref Dans ce week-end encore prolifique (25 buts après les 24 de la première journée), les acteurs de la L1 nous auront offert du spectacle. Outre le joli but d'Akrour, les Marseillais Grandin et Zenden ont signé chacun un bijou, le premier en dribblant deux Auxerrois dans la surface avant de piquer son ballon devant Riou, le second sur un maître coup franc, aussi puissant que placé. On notera également le match de mamouth de Steve Savidan (deux passes, un but) pour Caen contre ses anciens partenaires de Valenciennes (3-1). Ainsi qu'un autre lob magistral, signé lui Perquis mais qui n'a pas empêché Sochaux de s'incliner à Saint-Etienne (1-2). Le but du week-end : Nassim Akrour PSG : Des supporters sous surveillance Avec la reprise de la saison de Ligue 1, la préfecture de police de Paris se prépare elle aussi à retourner au charbon en vue du premier match à domicile du PSG, samedi face à Bordeaux. Entre IDS (interdictions de stade), encadrement des abords du Parc des Princes, escorte des équipes visiteuses et poursuites judiciaires à l'encontre des personnes coupables de violences, de racisme ou d'utilisation de fumigènes dans l'enceinte du stade.212 IDS en 2007-2008 Dans sa revue hebdomadaire Pprma, la Préfecture revient ainsi sur son action l'an passé, qui a abouti à 212 IDS, "soit 187 mesures d'interdiction administratives prises par le préfet de police (dont 53 arrêtés d'urgence et 134 arrêtés longue durée) et 25 mesures d'interdictions judiciaires". Cette dernière peut être établie pour une durée de 5 ans, un tarif plus dissuasif que les trois mois prévus pour les IDS administratives qui sont prononcées par le Préfet, mais uniquement au terme d'une condamnation judiciaire. Ce qui explique leur rareté. "A la veille du match PSG/Bordeaux, il est à noter que 40 interdictions administratives et 49 interdictions judiciaires sont en cours de validité", précise par ailleurs l'hebdo de la PP. Douce perspective pour les intéressés qui devront se présenter au commissariat ou à la gendarmerie durant la rencontre. Ce qui n'est pas pire que d'assister à la prestation des hommes de Paul Le Guen, noteront les mauvaises langues. Chasse aux fumis A la lecture de ce "panorama hebdomadaire de la préfecture de police", on constate que si l'accent est mis sur les phénomènes de violences en tout genre, la lutte contre le racisme demeure difficilement quantifiable. La Cellule Opérationnelle du Parc des Princes (COPP), a ainsi interpellé 171 personnes qui contrevenaient au code du sport et/ou au code pénal à l'intérieur du stade, et notamment "l'introduction d'engins pyrotechniques, l'exhibition de signes rappelant une idéologie raciste ou xénophobe, ou encore le non respect d'une interdiction de stade." Mais le document se gargarise uniquement sur les 19 supporters arrêtées par la COPP au cours de la saison 2007-2008 pour fumigènes, sans donner plus de précision sur les autres types d'infractions répertoriées. Les clubs, dont la responsabilité pénale vis à vis du comportement de leurs supporters a été renforcée par l'exclusion du PSG de la Coupe de la Ligue suite à l'affaire de la banderolle anti-Ch'tis ou les sanctions prise à l'encontre de Metz et Bastia, semblent donc une nouvelle fois seuls pour lutter face à un fléau persistant qui ne concerne pas que la Russie, l'Italie ou les Pays-Bas et ce serait arrêté miraculeusement à la frontière de l'Hexagone tel le nuage de Tchernobyl. Menacer de "3 ans d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende" un lanceur de fumi, c'est bien. Lutter efficacement contre les auteurs de cris de singe, saluts nazis et autres manifestations racistes (pas seulement au Parc, d'ailleurs), c'est mieux. PS : Rappelons tout de même que malgré deux dernières saisons particulièrement calamiteusement sur le plan sportif, les incidents imputables aux supporters parisiens sont en nette baisse. Selon un rapport du Sénat publié en octobre 2007, ils avaient même réduits de moitié en deux ans (69 contre 112). Les rapporteurs soulignaient au passage que la question de l'insécurité dans les stades étai "diffusée de manière alarmiste dans les médias contemporains . Le hooliganisme fait couler plus d'encre que de sang, plus de salive que de larmes." Tout ne va donc pas si mal... |
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