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Barça - OL : Trois scénarios pour un exploit lyonnaisTenu en échec sur sa pelouse au match aller, l'Olympique Lyonnais va devoir réaliser un gros coup au Camp Nou pour venir à bout du Barça et atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions. Flu passe en revue les scénarios qui peuvent mener les partenaires de Karim Benzema à la qualification. ![]()
25 ans après, profiter des carences défensives et de l'éventuel complexe de supériorité du Barça seront encore les clés du match pour les partenaires de Juninho. Avec l'absence de Puyol et la forme alléatoire de Valdes, une victoire lyonnaise est possible. Mais il faudra faire mentir la statistique qui nous rappelle que l'OL n'a jamais battu Barcelone en cinq confrontations. Probabilité : 25% Un partout, prolongations et tirs aux but
Reste que les tirs au but ne seraient pas forcément un cadeau pour les Lyonnais. Car si Hugo Lloris évolue un cran au dessus du fébrile Valdès, ce dernier n'a rien à envier au Français dans cet exercice spécifique. Par ailleurs, si Lyon possède des bons tireurs, le niveau technique moyen du Barça lui donne un longueur d'avance avec des spécialistes à la pelle qui tire les pénos dans leurs sélections respectives (Henry, Messi, Eto'o, Xavi, Marquez). Probabilité : 25%
Un nul prolifique (2-2, 3-2, etc.) C'est le pronostic de Zinedine Zidane, qui déclarait mardi sur Canal Plus croire aux chances du club français : "Ils sont capables de le faire (...) oui, je les vois passer contre Barcelone (...) le résultat ? Deux partout ! (...) je suis convaincu qu'ils se qualifieront". Un pari qui a bien fait rire son acolyte Christophe Dugarry, mais pas idiot si l'on tient compte du fait que les deux équipes vont attaquer et que la défense barcelonaise a des absences.
Marquer deux fois (ou plus) au Nou Camp n'est pas totalement inimaginable. L'Espanyol y est parvenu le mois dernier en remportant le derby (2-1). En Ligue des champions, le Shaktar Donetsk était lui allé s'y imposer en faisant trembler les filets à trois reprises (3-2). Mais c'était lors de la dernière journée des phases de poule et un match sans enjeu pour le Barça... Probabilité : 50%
Et vous, vous misez sur quel scénario pour une éventuelle qualification de l'OL ?
A lire aussi : Lyon ou l'exploit impossibleChampion de la régularité en Ligue 1, où il est bien parti pour remporter son huitième titre consécutif, l'OL a une nouvelle fois loupé l'occasion face à Barcelone de signer la grosse perf européenne qui manque à son tableau de chasse. Pourra-t-il y parvenir dans quinze jours au Nou Camp ?
Mêmes causes, mêmes effets S'il n'y a évidemment rien de déshonorant à tomber face à des adversaires de ce calibre, la répétition de ces échecs commence tout de même à devenir problématique pour une formation qui ambitionne de remporter à terme la mythique C1. Dans un sport comme le football, où la logique est souvent démentie sur le terrain, cette constance est même étonnante. Des équipes moins bien armées réalisent régulièrement de tels exploits, qui plus est en coupe. Alors pourquoi Lyon n'y arriverait pas ?
L'heure de changer de statut Pourtant, tout n'est pas encore perdu. Il reste 90 minutes (ou plus) aux troupes de Claude Puel pour faire mentir les commentateurs et passer du statut d'équipe respectable à celui d'équipe qui se fait respecter. 90 minutes pour enlever le frein à main et se sublimer devant les 90 000 spectateurs du temple barcelonais. 90 minutes pour convaincre Benzema qu'il a une chance de soulever un jour la coupe aux grandes oreilles sous le maillot lyonnais et éviter une nouvelle fuite des talents. Autant dire que ce Barcelone - Lyon du 11 mars sera bien plus qu'un simple match de football. Real Madrid : Lassana Diarra jouera la C1Posté par Edouard le 27.01.09 à 16:39 | tags : real madrid, ligue des champions, les français de l'étranger
Le club madrilène aurait abandonné son recours auprès du TAS et décidé d'incorporer Lass à la liste des joueurs qualifiés pour la Ligue des champions, plutôt que Klaas Jan Huntelaar, affirme la presse espagnole. ![]() Lassana Diarra devrait être à coup sûr titulaire le 25 février prochain lors du huitième de finale aller de la C1 entre le Real Madrid et Liverpool. Devenu rapidement un chouchou du nouvel entraîneur Juande Ramos, ainsi que du public du Santiago Bernabeu, la recrue française arrivée cet hiver de Portsmouth a en effet fait pencher la balance avec ses prestations remarquées sous le maillot blanc. Chargé d'executer les basses œuvres défensives, Lass s'était même signalé ce week-end avec un centre décisif pour Raul sur l'unique but de la victoire face à La Corogne (1-0). Dès lors, la messe était dite. L'international français va ainsi brûler la politesse à l'attaquant Néerlandais Huntelaar, lui en provenance lui de l'Ajax, et intégrer le groupe retenu pour disputer la plus prestigieuse des Coupes d'Europe. Les deux joueurs avaient disputé la Coupe de l'UEFA avec leurs clubs respectifs. Or, l'UEFA n'autorise qu'une seule dérogation par équipe dans ce type de cas. D'après les quotidiens sportifs Marca et AS, le Real devrait officialiser la nouvelle dans l'après-midi et retirer l'appel qu'il avait interjeté auprès du Tribunal Arbitral du Sport. Cette annonce n'est plus vraiment une surprise, tant Lass avait prouvé à Juande Ramos et aux socios du Real qu'il était le joueur qui manquait à l'effectif merengue. Arrivé avec un déficit de notoriété vis à vis du buteur batave, il dominait les derniers sondages en ligne réalisés par la presse ibère avec plus de deux tiers des voix en sa faveur. C1 : Lyon n'a plus qu'à prier face au BarçaL'Olympique Lyonnais affrontera le FC Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Soit le pire tirage dont pouvait hérité les septuples de champion de France.
Messi & co Un an après avoir affronté Manchester United, futur vainqueur de la compétition, Lyon n'a encore pas été verni par les petites boules de l'UEFA. Certes, en dehors du Panathinaïkos voire du FC Porto, il n'y avait que du lourd au programme, entre Man U, Liverpool ou la Juve. Mais avec le Barça, les hommes de Claude Puel ont carrément décroché le pompon. Meilleure attaque européenne avec plus trois buts inscrits par match depuis le début de la saison, porté par des stars planétaires comme Lionel Messi ou Samuel Eto'o, le tout en pratiquant un jeu collectif sans égal, le club catalan fait en effet figure d'épouvantail de la compétition. ![]() Le Lyonnais Fabio Grosso va encore avoir du boulot face à l'intenable barcelonais Lionel Messi (Sipa) "On n'est pas inquiet du tout", a d'abord ironisé Bernard Lacombe, le conseiller de Jean-Michel Aulas, avant de livrer son sentiment : "C'était la pire des choses. Le Barça, c'est aujourd'hui en Europe ce qui se fait de mieux dans la qualité du jeu. Guardiola construit l'équipe à son image. C'est la plus redoutée des équipes européennes. Il restait Rome, on aurait bien aimé les jouer car on avait une revanche à prendre. Barcelone, on les a joués quatre fois. On n'a jamais réussi à les battre. Si on sort rapidement, on pourra se concentrer sur le gain d'un huitième titre de champion de France." Avec son statut évident d'outsider, d'autant que le match retour se disputera au Nou Camp, Lyon peut toutefois se dire qu'il n'aura rien à perdre dans cette double opposition. Une élimination serait logique. Une qualification historique. Et l'issue sera quoiqu'il arrive moins douloureuse que lors des confrontations perdues les années précédentes face au PSV Eindhoven, Porto ou l'AS Rome, autant de clubs qui paraissaient à la portée des Lyonnais. Sur le papier. Des affiches à la pelle Ces huitièmes de finale, qui promettaient d'être relevés vu la qualité des équipes présentes dans le chapeau deux, ont donc accouchés de quelques affiches de très haut niveau, dont les alléchants Inter - Man U, Chelsea - Juventus et Real - Liverpool. Sans parler des rencontres Arsenal - AS Rome et Atletico - Porto, qui promettent elles aussi de valoir leur pesant de cacahouètes. Le programme des huitièmes de finale (aller les 24 et 25 février, retour les 10 et 11 mars) : Chelsea (Ang) - Juventus Turin (Ita) Villarreal (Esp) - Panathinaïkos (Gre) Sporting Portugal (Por) - Bayern Munich (All) Arsenal (Ang) - AS Roma (Ita) Atletico Madrid (Esp) - FC Porto (Por) Olympique Lyonnais (Fra) - FC Barcelone (Esp) Inter Milan (Ita) - Manchester United (Ang) Real Madrid (Esp) - Liverpool (Ang) Quand la Ligue des champions marche sur la têteEn s'inclinant à Gerland face au Bayern Munich (2-3), l'OL a manqué l'occasion de terminer en tête de son groupe lors de la dernière journée des phases de poule de la Ligue des champions. Mais que les Lyonnais se rassurent, ils éviteront Arsenal, le Real Madrid, l'Inter et Chelsea qui en ont fait de même. De quoi nous réserver quelques huitièmes de finale de très haut niveau lors du tirage au sort du 19 décembre.
![]() Karim Benzema marche sur la tête, un peu comme les grands d'Europe dans cette dernière journée de la phase de poule de la Ligue des champions (Sipa) Les premières places de groupe n'ont plus la cote Dans la jeune histoire de la Ligue des champions, on aura rarement vu telle gabegie de la part des grosses cylindrées européennes. A croire que la Coupe aux grandes oreilles, compétition de clubs la plus prestigieuse sur le marché, n'excitait pas vraiment les cadors continentaux à l'approche des fêtes de fin d'année. Terminer premier de sa poule assure pourtant de jouer son huitième de finale retour à la maison et de choper un deuxième, donc une formation théoriquement moins cotée. Tout sauf négligeable quand on sait que moins d'un tiers (32,5%) des dits deuxièmes n'atteignent pas les quarts de finale. Si Lyon s'est battu comme un beau diable en seconde période face au Bayern pour tenter de remonter le retard de trois buts accumulés avant la pause, les Gones s'étaient déjà tirer une balle dans le pied avec les cartons jaunes pris volontairement par Juninho et Cris contre la Fiorentina. Les deux brésiliens souhaitant arrivés "vierges" de biscotte pour les matchs à élimination directe, ce qui leur d'ailleurs valu une amende de 15 000 et 10 000 € de la part de l'UEFA. Les gesticulations de Jean-Michel Aulas sur la rencontre OL-Nantes, prévue dimanche dernier et finalement avancée au samedi, n'ont donc pu masquer une certaine contradiction. Lyon voulait terminer premier, mais pas à tout prix. Il a donc fini deuxième. Une formule en question ? Du côté d'Arsenal, on a balancé encore plus clairement la tête du groupe. Arsène Wenger avait en effet sorti les gamins qui jouent habituellement la Carling Cup pour le déplacement à Porto. Résultat, une défaite nette et sans bavure (0-2) pour les jeunes Gunners qui n'ont pas touché une bille. Scénario similaire pour l'Inter qui a trouvé le moyen de s'incliner à Brême (1-2), laissant le Panathinaïkos lui ravir la place de leader. Manchester United a bien essayé d'en faire de même en faisant nul face à Aalborg à Old Trafoord (2-2), mais Villarreal s'est déchiré sur la pelouse du Celtic (0-2). Le Real Madrid et Chelsea avait eu loupé le coche lors des précédents journées et n'ont pu revenir sur la Juventus et la Roma lors de la dernière journée. Pour expliquer ce manque d'enthousiasme pour la seconde place, Wenger a argué que le match de championnat d'Arsenal programmé samedi midi (moins de 72 heures après la visite de Porto) était prioritaire vu les pépins physiques et les difficultés de son équipe en Premier League. Le coach intériste Jose Mourinho l'a joué plus frondeur en assurant que "la vraie mauvaise nouvelle est pour l'équipe qui terminera première de son groupe et qui devra affronter une grosse formation comme la nôtre". Imparable. Cette dernière journée bien terne, pour ne pas dire pourrie, de la phase de poule de la Ligue des champions aura en tout cas donné du grain à moudre aux tenants d'un retour à une formule intégralement disputée en matchs à élimination directe. La seule qui garantie de ne pas attendre le mois de février pour du vrai football sans calcul. Les qualifiés pour les huitièmes de finale : Premiers de poule : AS Rome, Panathinaïkos, FC Barcelone, Liverpool, Manchester United, Bayern Munich, FC Porto, Juventus Turin Seconds de poule : Lyon, Chelsea, Inter Milan, Sporting Portugal, Atletico Madrid, Arsenal, Villarreal, Real Madrid. Deux équipes issues du même groupe ou de même nationalité ne peuvent se rencontrer. Marseille doublement soulagéSantos Mirasierra libéré sous caution, un match nul (0-0) qui permet à l'OM de rester en Europe via la Coupe de l'UEFA et une ambiance de fête au Vélodrome. La venue de l'Atletico Madrid s'est finalement déroulée comme dans un rêve pour la cité phocéenne, qui attend maintenant le retour au bercail de son supporter.
![]() Le Vélodrome a retrouvé des couleurs suite à l'annonce de la libération sous caution de Santos (Sipa) Tirage de la C3 dans dix jours Le hasard a beau faire bien les choses, l'annonce de la libération de Santos à quelques heures du coup d'envoi de la rencontre OM - Atletico paraît trop belle pour être vraie. Toujours est-il que cette décision, qui prend effet ce mercredi, a permis d'apaiser un climat hyper tendu qui aurait pu découler sur des incidents lourds de conséquences. Une partie des supporters de l'OM était décidée à boycotter le match, tous voulaient témoigner leur indignation. Certains risquaient de déraper sous le coup de la colère et du ressentiment. Mais tout s'est finalement passé pour le mieux, et le Vélodrome a pu exprimer sa joie, tandis que les joueurs marseillais obtenaient un match nul peu glorieux mais suffisant pour rester devant le PSV Eindhoven, battu de son côté par Liverpool (1-2). L'OM va donc poursuivre son aventure européenne à un échelon inférieur, retrouvant une Coupe de l'UEFA qu'il connaît bien et dont il a atteint par deux fois la finale, en 1999 et en 2004. Une compétition souvent négligée par les clubs français mais qui aiguise l'appetit continentale du peuple marseillais, Eric Gerets compris : "Contrairement à d'autres clubs, l'UEFA reste pour nous un trophée prestigieux, convoité. On va essayer d'aller le plus loin possible, même s'il y a des adversaires de taille". Le tirage au sort des 16es de finale, qui s'effectuera le vendredi 19 décembre, devrait en effet avoir de la gueule avec la présence probables de gros poissons comme le Milan AC ou Valence. Santos toujours coupable Malgré les scènes de liesse un peu démesurée qui se sont déroulés mardi aux abords du stade et dans les tribunes du Vélodrome, la situation de Santos Mirasierra est toutefois loin d'être réglée. Simplement libéré sous caution, le membre des Ultras marseillais, qui aurait appris la nouvelle en regardant la télé raconte La Provence, n'en a pas fini avec la justice espagnole qui l'a condamné à trois ans et demi de prison vendredi dernier. Rapatrié à Marseille par un vol spécialement affrété par le club, "Santi" devra se soumettre à un contrôle judiciaire avant d'être jugé en appel. OM - Atletico : "L'ambiance sera électrique" Ce soir à Marseille, l'OM ne joue pas qu'une troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA face à l'Atletico Madrid. Toutes les pensées seront évidemment tournées en direction de Santos Mirasierra, condamné à trois ans et demi de prison par la justice espagnole.Si les Ultras, le groupe dont Santos fait partie, a lancé un appel au boycott du match, nombre de supporters ne s'associeront pas à cette grève des encouragements, défendant plutôt la thèse de l'entraîneur Eric Gerets qui a expliqué qu'une qualification en C3 serait le plus bel hommage que l'OM puisse offrir à Santos. Ysae, rappeur au sein du groupe marseillais Karkan et membre des Fanatics répond aux questions de Fluctuat.net : Qu'en est-il des signes de protestation prévus pour le match de ce soir ? Les Ultras ont donné comme consigne de ne pas rentrer dans le stade. Comme un membre de leur "famille" n'est pas présent, ils veulent boycotter le match. Ils vont mettre une grande banderole de soutien pour montrer qu'ils sont pacifistes, qu'ils ne sont pas là pour casser. Le but est d'éviter que la peine de Santos ne soit aggravée en cas d'incidents. Après, je sais que Eric Gerets doit voir les représentants des Ultras pour les convaincre de venir quand même encourager l'équipe, comme Santos l'aurait voulu. Donc il se peut que le mot d'ordre soit modifiée d'ici ce soir. Qu'en pensent les autres groupes de supporters ? D'autres groupes vont sans doute aussi boycotter le début du match, mais ensuite il y aura des encouragements. Il y a une place en UEFA à jouer. Le mot d'ordre, c'est surtout de ne pas commettre d'actes de violence, parce que ça risquerait de se retourner contre nous. On ferait l'amalgame en nous présentant comme des hooligans, et donc Santos aussi par conséquence. S'il se passe quelque chose, c'est lui qui risque de prendre. Même les forces de l'ordre vont faire de la prévention avant le match, parce que si ça part avec la police, ça va être un carnage, vu la tension qu'il y aussi vis à vis des brutalités policières qui sont souvent commises pendant les matchs, et qui sont à l'origine de l'incarcération de Santos. Tout le monde veut calmer le jeu, le Préfet a aussi fait passer un message aux supporters pour leur dire qu'il n'y aura pas de soucis. Mais on n'est jamais l'abris, il suffit d'un ou deux meneurs pour qu'une embrouille démarre. L'ambiance sera électrique ce soir. Heureusement que les supporters de l'Atletico ont renoncé à faire le déplacement, ça aurait pu mal tourner... Effectivement, surtout qu'il y a beaucoup de racistes chez les supporters de l'Atletico, et qu'à Marseille tu dois avoir 60% d'arabes et de noirs au stade. Il ne faut pas oublier qu'à l'aller les Zubar et compagnie ont été maltraités pendant tout le match. C'est pour ça que, personnellement, je garde beaucoup de rancœur par rapport ça. On dit que Santos a plutôt une bonne réputation. Tu le connais personnellement ? Je ne fréquente pas le mouvement ultra, mais je le connais par rapport aux déplacements. En tant que Capo, c'est le mec qui harangue les foules, qui réunit un peu tout le monde. Quand il prend la parole, il est respecté. Tu donnes pas le micro à n'importe qui. C'est pas le mec qui s'embrouille, c'est un ultra dans le sens où il supporte son équipe, se déplace partout, prend des jours de congés pour suivre l'OM. C'est malheureux que ça arrive à un mec comme lui. Avec d'autres qui cherchent l'embrouille ça aurait été compréhensible, mais Santos lui est un mec tranquille. D'où le sentiment d'injustice. C'est pour ça que je ne peux pas dire qu'il ne va rien se passer, qu'on va faire les anges. Il y a une vraie tension qui est palpable. A qui seront destinées les banderoles Vélodrome ce soir, à la justice et la police espagnole ? Oui mais aussi contre l'Etat français. A Marseille, on dit que si Sarkozy s'est occupé des infirmières bulgares, il peut aussi s'occuper de Santos. Le problème c'est qu'il a la double nationalité. Il est un peu vu comme un traître en Espagne. Il y aura une grosse communication autour du match, donc on veut profiter pour sensibiliser les gens parce qu'on sait qu'après le match ça va retomber. Tout le monde attend que ça explose, il y a des journalistes partout. Moi j'espère surtout qu'on va gagner le match. C1 : Bordeaux a rendez-vous Déjà assurés de disputer la Coupe de l'UEFA, les Girondins sont toujours en course pour une qualification en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Pour cela, il faudra tout de même battre l'AS Rome de Totti, qui carbure à nouveau et jouera de son côté la première place du groupe pendant que Chelsea accueille Cluj.Un exploit sinon rien Bordeaux n'a plus le choix. C'est vaincre la Roma ou adieu à la C1 et sa musique qui file des frissons. Pas une mince affaire, si l'on considère que la Louve est sortie de sa crise de début de saison et évoluera devant son public du Stadio Olimpico. Etre encore maîtres de leur destin à l'approche de la dernière journée de la phase de poule reste quoiqu'il arrive une belle performance pour les hommes de Laurent Blanc, dont on ne donnait pas cher de la peau après le tirage au sort. Autant de raison de tout donner ce soir en espérant que le brin de réussite qui a fui jusque-là les joueurs au maillot scapulaire soit cette fois de leur côté. Pour se donner du baume au cœur, les Bordelais peuvent se rappeler du match aller (1-3), où ils avaient dominé les Italiens avant de sombrer suite à l'expulsion aussi bête que sévère de Henrique. Mais il faudra aussi s'attendre à une Roma moins prenable qu'à Chaban-Delmas et qui a enregistré le retour de son capitaine et maître à jouer Francesco Totti. Comme a prévenu Laurent Blanc, il ne faudra donc pas s'attendre à du football champagne de la part des Girondins : "Cela ne sert à rien de se jeter dans la gueule du loup pour prendre un contre et un but. Ce serait catastrophique. Il va falloir oser mais aussi éviter de se jeter à corps perdu pour marquer ce but. Le temps jouera pour nous si on arrive à rester à 0-0." Message reçu. Les équipes probables : Rome : Doni - Cassetti (ou Cicinho), Juan, Mexès, Riise (ou Panucci) - Taddei, De Rossi, Brighi (ou Perrotta)- Baptista, Vucinic (ou Menez) - Totti. Bordeaux : Ramé - Chalmé, Planus, S. Diawara, Jurietti - Fernando, A. Diarra - Gouffran (ou Obertan), Gourcuff, Wendel - Chamakh. OM - Atletico : La tension monte A l'approche des retrouvailles entre les deux clubs, les polémiques se multiplient dans la presse espagnole, tandis que les supporters marseillais attendent de pied ferme la venue de l'Atletico Madrid au Vélodrome, le 9 décembre.E-mails de menace Rencontre décisive pour l'OM dans la course à la troisième place du groupe D, qui lui permettrait de poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, la réception de l'Atletico se joue déjà en dehors du terrain depuis quelques semaines. D'un côté, des Phocéens remontés par l'incarcération depuis le 1er octobre d'un des leurs, Santos Mirasierra, dont le jugement a enfin été programmé pour le 3 décembre. De l'autre, un public et une presse espagnole qui n'ont pas digéré la sanction de l'UEFA (pourtant réduite à un match à huis clos remporté mercredi face au PSV) et se croient victimes d'un complot orchestré par Michel Platini. En pleine parano, Marca et AS, les deux quotidiens sportifs madrilènes, voyaient même la main du président de l'UEFA derrière le penalty généreusement accordé à Steven Gerrard lors de Liverpool - Atletico (1-1). Cette semaine, ils en ont remis une couche en condamnant le comportement des supporters olympiens, dont l'un d'eux a eu la fâcheuse idée de lancer un briquet sur ce même Stevie G. lors du déplacement de l'OM à Anfield (0-1), incident qui fera l'objet d'une enquête de la part de l'UEFA. Pour couronner le tout, les dirigeants de l'Atleti ont déclaré avoir reçu 200 e-mails de menace. Mercredi, c'est le stade du Vicente Calderon qui avait été recouvert de tags (voir photo) réclamant la libération de Santos. Tags qui seraient l'œuvre de "Bukaneros", "autrement dit des supporters du Rayo Vallecano, assez proches de ceux de l'OM", dixit La Provence. Dans ce contexte houleux, l'Atletico a donc à nouveau déconseillé à ses socios de £ faire le déplacement à Marseille. Les joueurs espagnols ont eux annoncé qu'ils rendraient au Vélodrome pour gagner. Espérons surtout que ce ne soit pas le football qui en ressorte perdant. PS : TF1 ayant choisi de diffuser AS Roma - Bordeaux, le mardi 9 décembre, la rencontre OM - Atlético ne sera malheureusement visible que sur Foot+. C1 : L'apprentissage continue pour Bordeaux et Marseille Balayés à Stamford Bridge deux mois plus tôt, les Girondins ont cette fois tenu tête à Chelsea (1-1) et peuvent encore se qualifier pour les huitièmes de finale en cas de victoire à Rome lors de la dernière journée. L'OM a lui chuté à Liverpool, mais garde la tête haute et son destin entre les mains pour être reversé en Coupe de l'UEFA. Quoiqu'il se passe dans quinze jours, les deux clubs français auront beaucoup appris dans cette phase de groupe de la Ligue des champions.L'exemple lyonnais Si Bordeaux et Marseille sont encore loin de Lyon, seule équipe avec Arsenal et le Real Madrid à avoir atteint les huitièmes de finale des 6 dernières éditions de la C1, ils ne repartiront, quoiqu'il arrive, pas bredouille de la grande épreuve européenne. L'OL n'a pas construit sa culture européenne en un jour. Lui aussi en a bavé, est sorti perdant de matchs qu'il pensait pouvoir gagner, a ruminé les petits détails qui font toute la différence à ce niveau. Avant de savoir lui-même comment aborder ces rencontres où la gestion des temps forts est primordiale, et l'expérience souvent irremplaçable. Des deux apprentis, les Girondins semblent donc être ceux qui ont le plus progressé. Initialement étrillés à Chelsea (0-4), puis battu à Chaban-Delmas par la Roma (1-3) alors qu'ils avaient dominé jusqu'à l'expulsion d'Henrique, les hommes de Laurent Blanc se sont appliqués à battre deux fois Cluj. Ce mercredi, pour leur second rendez-vous avec les Blues, ils auraient même pu s'imposer avec un peu plus d'efficacité. Et sans l'erreur qui permis à Nicolas Anelka de se présenter en duel face au tendre Valverde (1-0, 60e), l'issue aurait pu être tout autre. Car c'est bien Bordeaux qui s'est montré le plus entreprenant (14 tirs à 4), porté par un Gourcuff flamboyant qui s'offrait un enchaînement roulette frappe du gauche digne de qui vous savez (27e), après avoir chauffé le crane de John Terry avec ses tricotages (22e, jaune pour le capitaine des Blues). Capitaliser l'expérience De fait, la nervosité était du côté des Londoniens, qui avaient besoin de s'imposer pour valider leur qualification après avoir loupé le coche lors de la précédente journée face à la Roma (1-3). Les Bordelais n'ont eux pas baissé les bras malgré l'ouverture du score d'Anelka. Et Alou Diarra arrachait le nul en reprennent un corner de la tête (1-1, 83e). Avant que Frank Lampard ne récolte son second jaune de la soirée (86e). "On s'est fait respecter, on les a bien pressés", appréciait d'ailleurs Laurent Blanc après le match. "Les joueurs ont fait beaucoup d'efforts. Il fallait des qualités physiques et mentales pour rivaliser avec une formation comme Chelsea. Dans ce domaine, je suis très satisfait. Nous avons réalisé le match presque parfait." Pour l'OM, le constat est à peu près similaire, même si les joueurs d'Eric Gerets n'ont au final récolté que trois petits points en cinq matchs. "Globalement, à part le match au PSV, qui était un scandale, lors de tous les autres matches de Champions League, on méritait à chaque fois au moins un point", juge le coach belge. A Anfield, son équipe a effectivement eu plus de bonnes situations que son adversaire. Sauf que le vécu de Liverpool et le talent de son de emblème, Steven Gerrard, ont fait la différence. Marseille se battra donc dans quinze jours pour conserver sa troisième place et poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, où il pourra continuer à se faire la main. Que manque-t-il donc à Bordeaux et Marseille pour franchir un palier et rejoindre l'OL dans la cour des presque grands d'Europe ? Du temps, donc. Mais aussi (surtout ?) un minimum de continuité dans le groupe et le projet sportif. Conditions sine qua non pour ne pas réitérer chaque année les mêmes erreurs. Bordeaux l'a déjà compris, et possède une équipe jeune qui ne demande qu'à progresser. Habitué à chambouler son effectif plus que de raison, l'OM serait inspiré d'en faire de même pour capitaliser l'expérience accumulée lors de ses deux campagnes de Ligue des champions consécutives. C1 : Benzema parmi les grands Auteur d'un but superbe lors de la victoire de l'OL face à la Fiorentina (2-1), en plus de sa passe décisive sur l'ouverture du score de Jean II Makoun, Karim Benzema a rejoint la tête du classement des scoreurs de la Ligue des champions avec quatre réalisations. Ce qui porte son total de buts en C1 à 11 unités en 16 matchs. Un rythme d'enfer qui le place parmi les meilleurs spécialistes du genre.Un ratio impressionnant Si l'increvable Raul et ses 62 buts en Ligue des champions (64 si on rajoute ceux inscrits en Coupe des clubs champions) sont encore loin, le jeune buteur lyonnais affiche déjà un ratio impressionnant de 0,69 buts par match dans la compétition. Bien mieux que l'idole du Real Madrid (0,52), qui a disputé 120 rencontres de C1. Mais un poil en dessous du buteur européen le plus efficace, Ruud van Nistelrooy, qui compte 60 pions en 80 sorties (0,75). Non content d'avoir validé la qualification de l'OL pour les huitièmes de finale, Benzema partage donc la tête du classement des buteurs de l'édition 2008-2009 aux côtés de Lionel Messi (FC Barcelone), Dimitar Berbatov, Alessandro Del Piero (Juventus) et Steven Gerrard (Liverpool). Rien d'étonnant pour un joueur qui a inscrit le premier but officiel de sa jeune carrière en Ligue des champions, le 6 décembre 2005 face à Rosenborg. Il n'avait alors que 17 ans. Pour ne rien gâcher, "Benzebut" prend la peine de planter des buts de grande classe quand vient l'heure de la Coupe aux grandes oreilles. Comme en témoigne ce top 3 subjectif : Benzema – Manchester United : C1 : Del Piero flingue le Real (encore)
Les resultants de mercredi : Groupe E: Lyon 2-0 Steaua : L'OL prend la tête Quinze jours après la furie offensive du match aller (5-3) à Bucarest, l'OL a signé une seconde victoire nettement plus sobre face au Steaua (2-0) sur des buts de Juninho (44e) et Réveillère (89e). Un succès qui confirme un peu la sérénité retrouvée de la défense axiale Cris - Boumsong, inviolée pour la quatrième fois consécutive, et permet au boss de la Ligue 1 de prendre la tête de son groupe, ex-aequo avec le Bayern Munich qui a ramené un point de son déplacement à la Fiorentina (1-1).Logique respectée Passé un démarrage poussif, avec deux nuls pas dégueus mais improductifs, face à la Fiorentina (2-2) et au Bayern Munich (1-1), Lyon a donc remis les choses en place dans cette phase de poule de la Ligue des champions. Favori objectif du groupe F, entre des Italiens qui n'avaient plus connu la C1 depuis 1999 et des Allemands qui retrouvaient la compétition après une saison de purgatoire en Coupe de l'UEFA, le septuple champion de France a pris les commandes en faisant carton plein face à la formation supposée la plus faible de la poule. Une performance qui n'est pas toujours aussi aisée qu'il n'y paraît. A défaut de jouer avec les nerfs des spectateurs en alignant les bourdes défensives et les exploits offensifs, l'OL l'a joué cette fois sérieux devant son public de Gerland. Il faut dire que les Roumains n'étaient pas venus pour donner des espaces aux hommes de Claude Puel. Un positionnement bas qui empêcha les Lyonnais de se procurer beaucoup d'occasions mais ôta au Steaua, étouffé par le pressing dirigé par le trio Juninho - Makoun - Toulalan toute chance d'inquiéter Hugo Lloris. Les Gones durent eux attendre un coup franc provoqué au métier et transformé par Juni pour prendre enfin l'avantage (44e). Lyon ne s'est pas foulé Avec un portier du niveau de Zapata, qui préfère rester le plus souvent figé sur sa ligne sur les centres tant ses sorties aériennes sont hasardeuses, il faut dire que jouer l'autobus n'est pas forcément la meilleure option. Sur le coup franc de Juninho pourtant tiré quasiment plein centre, l'homonyme du révolutionnaire mexicain anticipait côté mur (à quoi sert-il alors ?) laissant la moitié de son but vide pour l'artilleur brésilien qui n'en demandait pas tant. Mais l'OL n'était apparemment pas décidé à trop le solliciter, et il fallut attendre la fin de match pour voir Réveillère réaliser le break sur une frappe du gauche sous la barre - casquette comme on dit en Handball - au terme d'un joliment mouvement collectif. Pépère tranquille, Lyon n'avait pas envie de se fouler pour mettre un déculottée à une formation de second rang. Fini le temps où le novice européen avait des choses à prouver contre ce genre d'équipe. Il s'agissait de se préserver pour les prochaines échéances en championnat et les chocs à venir en C1 à la Fiorentina et face au Bayern. Deux tests de plus grande envergure qui décideront en prime de la qualification pour les huitièmes de finale, si possible comme tête de série. L'OL de Puel veut voyager loin, il doit ménager sa monture. Les équipes : Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun, Juninho (cap.) - Ab. Keita (Delgado, 70e), Ederson (Källström, 70e) - Benzema (Piquionne, 83e). Steaua : Zapata - Ogararu, Goian, Ghinoa, P. Marin - Radoi (cap.), Székely (Semedo, 46e; Semedo, Arthuro), Nicolita, Tiago - Kapetanos, Stancu (Moreno, 58e). Buts : Juninho (44e), Réveillère (89e) Cartons jaunes : Cris (31e), Kapetanos (31e), Stancu (34e) ; Ogararu (58e), Juninho (78e) C1 : Lyon peut prendre une option Vainqueur de la première manche au terme d'un scénario complètement dingue (5-3), l'OL retrouve ce soir le Steaua Bucarest pour une rencontre qui pourrait s'annoncer décisive dans la course aux huitièmes de finale. En cas de succès face aux Roumains et de défaite de la Fiorentina, qui reçoit le Bayern Munich, les hommes de Claude Puel feraient en effet un grand pas vers la qualification.Victoire attendue Formation la plus expérimentée des trois représentants français en Ligue des champions, Lyon est logiquement la mieux placée pour passer le premier tour de la reine des compétitions européennes, comme il l'a fait lors des cinq dernières éditions. Ce qui constitue évidemment un record pour un club de Ligue 1. Autant dire que ce soir, on attend un second succès consécutif des Gones face au Steaua avec autant de certitude que le sacre de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine la nuit dernière. A condition que l'OL évite l'"effet Boumsong" comme le candidat métis a pu éviter l'"effet Bradley". Malgré les changements d'entraîneur et d'effectif, la machine lyonnaise ne connaît pas de raté à ce stade de l'épreuve. L'an passé, après deux défaites initiales sur le score de 0-3, l'OL d'Alain Perrin s'était qualifié sur le fil. Après deux nuls face à la Fiorentina (2-2) et au Bayern (1-1), celui de Claude Puel se doit donc d'en faire autant. Mais pour confirmer qu'il peut aller plus loin, il serait inspiré de ne pas concéder l'ouverture du score pour la quatrième fois en quatre sorties en C1. Même si remonter un déficit de deux buts pour finalement s'imposer 5-3, comme ce fut le cas à Bucarest il y a deux semaines, fait le bonheur des (télé)spectateurs. Lyon, qui reste sur deux succès solides en L1 marqués par deux buts superbes de Karim Benzema, peut-il replonger face au Steaua ? Cette perspective improbable doit pourtant être présente à l'esprit des partenaires de Juninho, afin d'éviter tout relâchement pour qui pourrait se payer cher. Rassérénés par leur nouveau coach Dorinel Munteanu, qui a pris la succession de Marius Lacatus, victime collatérale du match aller, les Roumains ne viendront pas en touriste à Gerland. Et il faudra un minimum de sérieux aux Lyonnais pour signer un second succès qui les placerait en bonne position dans ce groupe F pour l'heure dominé par le Bayern, et où la Fiorentina n'a pas dit son dernier mot. Le programme de mercedi : Aalborg - Villarreal Arsenal - Fenerbahce BATE Borisov - Zenit St Petersbourg Celtic - Manchester United Dynamo Kiev - FC Porto Fiorentina - Bayern Munich Lyon - Steaua Bucurest Real Madrid - Juventus C1 : Marseille n'est pas mort Soirée idéale pour l'OM. En signant leur première victoire face à Eindhoven (3-0, but de Koné et doublé de Niang) dans cette phase de poule de la Ligue des champions, les troupes d'Eric Gerets reprennent la troisième place de leur groupe et peuvent encore espérer une miraculeuse qualification pour les huitièmes de finale. La réaction d'orgueil attendue après les trois défaites consécutives des matchs allers est arrivée à point nommée.Niang l'européen Et dire que ce Marseille - PSV a failli ne pas avoir lieu. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la cité phocéenne mardi n'ont finalement pas abouti au report de la rencontre. Merci la Bonne-Mère. Car le public du Stade Vélodrome a enfin pu assister à une prestation de son équipe à la hauteur des exigences de la C1, avec trois beaux buts inscrits par sa doublette d'attaquants et une défense pas trop poreuse devant un Mandanda des grands soirs. Même si on se souviendra que les occasions loupées par les Néerlandais en première période, dont une reprise manquée de Koevermans (16e) dans la surface et une tête sur le poteau de Mendez (38e), auraient pu donner une autre tournure à la prestation des locaux. Coupables d'un manque d'engagement rédhibitoire quinze jours plus tôt, l'OM a donc cette fois répondu présent. Le 4-4-2 en losange prisé par Gerets trouvant tout son sens avec un Hatem Ben Arfa placé dans l'axe derrière Mamadou Niang et Bakari Koné. Un trio qui a mis le feu à la défense batave, notamment mise hors course sur deux ouvertures lumineuses de Ben Arfa pour Koné (30e) et Niang (71e). Entre les deux, Baky trouvait son pote d'attaque complètement démarqué qui reprenait du gauche (63e). Auteur de ses 16e et 17e buts en 35 matchs de Coupe d'Europe sous le maillot marseillais, Niang peut être le tueur de surface réclamé par le coach belge récemment. En bonne position pour se voir reverser en Coupe de l'UEFA, Marseille va maintenant se prendre à rêver à nouveau d'une deuxième place qui paraissait très loin quelques heures plus tôt. Ainsi en va-t-il de la C1, où les illusions succèdent aux espoirs déchues. Reste qu'aller s'imposer à Liverpool, la prochaine étape qui attend les Olympiens, sera une autre paire de manche. Sauf si le petit Valbuena, relégué hier sur le banc, nous refait son coup d'Anfield. Famagouste, la sensation Pendant ce temps, la grande sensation de la soirée se jouait du côté de Nicosie, où l'Anorthosis Famagouste a été à deux doigts de s'offrir le scalp de l'Inter Milan (3-3). Les Nerrazzuro menaient pourtant 2-0, avant d'encaisser trois pions des partenaires des Français Vincent Laban et Cédric Bardon, qui se trouvaient donc devant au tableau d'affichage à dix minutes de la fin face au triple champion d'Italie en titre. Jusqu'à ce Julio Cruz remette les deux équipes à égalité. Pas de quoi empêcher Jose Mourinho de souffler dans les bronches de ses joueurs : "On ne peut pas parler de tactique ce soir parce que ça a été un match incroyable. On les a laissés marqués des buts comme des enfants, et ce ne devrait pas arriver à ce niveau. On aurait dû gagner facilement, je ne peux rien dire de plus." Les résultats de mardi : Poule A: Le FC Barcelone et le Sporting Portugal sont les premiers qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Cluj 1-2 Bordeaux : Les Girondins se relancent
C1 : L'heure de vérité pour Bordeaux et Marseille Derniers de leur groupe respectifs, Girondins et Olympiens sont pourtant loin de pouvoir nourrir les mêmes ambitions à leur d'entamer les matchs retour de la phase de poule de la Ligue des champions. Bordeaux, qui se déplace à Cluj, n'a qu'un point de retard sur les Roumains, surprenants seconds, et donc un vrai coup à jouer pendant qu'une Roma à la dérive accueille l'ogre Chelsea. Pour Marseille, qui accueille le PSV au Vélodrome, ne peut en revanche plus rêver qu'à un reversement en Coupe de l'UEFA loin d'être gagné.Gourcuff en prime time Pour la première fois dans cette édition 2008-2009 de la C1, Laurent Blanc et ses hommes vont avoir les honneurs d'une diffusion en direct, qui plus est hertzienne. Jusque-là boudés par TF1 et Canal Plus, car programmé le même soir que l'OM, les Bordelais bénéficient du parcours chaotique des Phocéens. Sans être mathématiquement éliminés de la course aux huitièmes de finales, ces derniers ont besoin de battre le PSV par trois buts d'écarts pour ne serait-ce qu'accrocher la troisième place de leur groupe, dominé par Liverpool et l'Atletico. Un contexte difficile qui pousse TF1 à envoyer Jean-Michel Larqué et Christian Jean-Pierre en visite au Stade Constantin Radulescu de Cluj. Choix tout de même curieux vu que Lyon reçoit le Steaua à Gerland, mercredi, et que la première chaîne avait dédaigné les rencontres Chelsea - Bordeaux et Bordeaux - Roma. Passées ces considérations télévisuelles, il sera en tout cas intéressant de voir si les joueurs au maillot scapulaire ont la capacité d'enchaîner, après une semaine marquée par trois rencontres de L1, et de confirmer leur petite victoire obtenue lors de la première manche à Chaban-Delmas (1-0). Ils n'avaient alors pu concrétiser leur domination que part un but contre son camp roumain, suite à un centre anodin de Yoann Gourcuff. Bordeaux doit faire mieux pour se hisser au niveau d'exigence que requiert la Ligue des champions. D'autant qu'il serait dommage de ne pas profiter de la mauvaise passe de la Roma, 17e de Série A et qui affronte de son côté Chelsea au Stadio Olimpico, pour récupérer une deuxième place qui semblait inespérée après la déculottée reçue à Stamford Bridge (4-0) et la défaite cruelle subie face à ses mêmes Romains (1-3). Marseille pour l'honneur Sur une série de trois revers consécutifs, l'OM s'est vu lui relégué au rang de mauvais élèves des représentants français en C1. La faute à pas de chance, disait-on après les défaites contre Liverpool et l'Atletico. Contre le PSV, il y a quinze jours, la déroute olympienne ne devait pourtant rien au sort. Les troupes d'Eric Gerets avaient paru baisser les bras, incapables de répondre au défi physique des Néerlandais, symbolisé par la domination aérienne de Danny Koevermans, auteur de deux buts de la tête. Fébriles derrières, manquant d'impact devant, Marseille traîne des défauts qui ont de grandes conséquences au niveau européen. Au point que tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que le prêt de Djibril Cissé à Sunderland a été la grosse boulette du mercato olympien. Ce qui était prévisible. Devant son public, l'OM va devoir cette fois mouiller maillot, comme le réclame traditionnellement les travée du Vel, et faire preuve d'orgueil pour tenter de renverser une situation qui paraît inextricable. En encaissant un second but à Eindhoven, les Marseillais ont en effet aggravé leur cas. Il faudra en faire au moins autant chez eux pour revenir à hauteur de leur adversaire, avant d'essayer de le dépasser dans un duel à distance face à Liverpool puis l'Atletico Madrid lors des deux dernières journées. Des matchs au couteau qui vont encore pomper beaucoup d'énergie pour un objectif (la C3) pas franchement bandant. Le programme de mardi : Famagouste - Inter Milan Barcelone - Bâle CFR Cluj - Bordeaux Liverpool - Atletico Madrid Marseille - PSV Roma - Chelsea Sporting - Shakhtar Donetsk Werder Bremen - Panathinaikos C1 : Barcelone se balade Après le festival de buts de mardi, le soufflet est retombé lors des matchs de Ligue des champions disputés mercredi, où les chocs Atletico - Liverpool (1-1) et Chelsea - Roma (1-0) n'ont pas atteint des sommets. Le FC Barcelone aura tout de même égayé la soirée en laminant le FC Bâle (5-0) avec cinq buts inscrits par des joueurs issus de son centre de formation.Un Barça fait maison L'an passé, l'OL s'était imposé sur la pelouse des Glasgow Rangers (3-0) avec une attaque composée de Hatem Ben Arfa, Sidney Govou et Karim Benzema. La presse avait alors loué les vertus de la formation lyonnaise, d'où proviennent ses trois joueurs, notant la rareté de la situation. Mais que dire alors du Barça, qui alignait à Bâle un onze comportant six joueurs de la Masia (la pouponière blaugrana) : le gardien Victor Valdes, Carles Puyol, Xavi, et les jeunes Sergi Busquets, Lionel Messi et Bojan Krkic. Sans compter Victor Sanchez, entré en cours de jeu, et ceux qui avaient été laissés au repos comme Andres Iniesta et Gérard Piqué (en provenance de Manchester United mais formé au club). A l'image d'Arsenal, qui a explosé Fenerbahçe mardi (5-2), le club espagnol semble donc disposer d'un réservoir de jeunes pousses inépuisables dont le nouvel entraîneur Josep Guardiola (lui aussi du cru) compte bien profiter. Titularisé pour la première fois de la saison, Bojan a ainsi claqué un doublé plein de sang froid. Messi avait lui ouvert la marque. Busquets, qui évoluait en réserve il y a encore quelques mois, et Xavi complétant le tableau. Soit cinq buts signés par des Canteranos (joueurs issus du centre de formation). Une performance remarquable à l'heure des mercenaires et du foot business. Les résultats de mercredi : Bordeaux 1-0 Cluj PSV 2-0 Marseille Atletico Madrid 1-1 Liverpool Bâle 0-5 Barcelona Chelsea 1-0 Roma Inter Milan 1-0 Anorthosis Famagusta Panathinaikos 2-2 Werder Bremen Shakhtar Donetsk 0-1 Sporting Illustration : Puyol, Bojan, Xavi, Busquets et Messi, les joueurs formés au Barça étaient à la fête, mercredi à Bâle (Sipa) PSV 2-0 Marseille : L'OM à la dérive A court de jambes et d'imagination, l'Olympique de Marseille a encaissé son troisième revers consécutif en Ligue des champions face au PSV Eindhoven (0-2) sur un doublé de Koevermans (70e, 85e). Une défaite qui n'a pas le panache de celles concédées contre l'Atletico Madrid (1-2) et Liverpool (1-2), et aurait pu être bien plus lourde sans la maladresse des attaquants néerlandais. La course aux huitièmes de finales s'éloigne quasi définitivement pour les hommes d'Eric Gerets, impuissant devant la déroute de ses troupes. Le gouffre de la C1 C1 : Marseille et Bordeaux doivent se lâcher Toujours bredouilles dans cette phase de poules de la Ligue des champions, Olympiens et Girondins sont dans l'obligation de réagir face à Eindhoven et Cluj, les deux adversaires les plus prenables de leurs groupes respectifs, pour au moins espérer décrocher la troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA.Gerets sur ses terres Battu lors de ses deux premières sorties, contre Liverpool (1-2) et l'Atletico Madrid (2-1), Marseille n'a plus grand chose à perdre dans cette troisième journée de la C1. Face à un PSV Eindhoven qui n'est plus que l'ombre du demi-finaliste de l'édition 2004-2005, l'ambition est permise. D'autant que la formation néerlandaise n'est "que" 4e du championnat des Pays-Bas et n'a pas existé lors de ses deux défaites face aux leaders du groupe, là où l'OM avait au moins perdu avec panache. L'entraîneur phocéen Eric Gerets, qui connaît bien la maison pour y avoir exercé comme joueur et coach, a ainsi prédit un match enlevé entre deux formations qui jouent ce soir leur dernière chance. "En général, à l'extérieur, tu viens pour défendre un peu plus car prendre un point à l'extérieur, en principe, est positif. Mais pour avoir encore une petite chance, il faut jouer pour avoir les trois points. Ce sera du tout ou rien." Marseille, qui enregistre le retour de Lorik Cana, devrait donc se présenter au Philips Stadion avec son quatuor offensif au complet. Les équipes probables PSV : Isaksson - Rodriguez, Marcellis, Bréchet, Salcido - Mendez, Simons, Afellay, Wuytens (ou Culina) - Amrabat, Lazovic. Marseille : Mandanda - Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo - Cana, Cheyrou - Valbuena (ou Ziani), Ben Arfa, Koné - Niang.
C1 : Del Piero est éternel Mal en point en championnat, la Juventus de Turin s'est relancée en Ligue des champions en s'imposant devant le Real Madrid (2-1), avec notamment un but génial de l'increvable Alessandro Del Piero. Point d'orgue d'une soirée de timbré où 36 buts ont été inscrits (soit 4,5 par match), dont 24 en trois rencontres : Steaua Bucarest - Lyon (3-5), Villarreal - Aalborg (6-3) et Fenerbahçce - Arsenal (2-5).Chef d'œuvre Si le talent n'attend pas le nombre des années, il peut aussi résister à l'usure du temps. Tel est le message qu'à fait passer celui qu'on surnomme Pinturicchio, du nom du grand peintre italien de la renaissance. Pour son 110e match européen (tous sous le maillot bianconero, évidemment), Del Piero a ainsi signé une nouvelle œuvre d'art, ajustant Iker Casillas d'une frappe enroulée sublime après un une-deux avec Amauri dès la 5e minute. Pas mal pour un "jeune homme" de bientôt 34 ans qui dément chaque année ceux qui annoncent son déclin. "On joue au football pour disputer ce genre de matchs", a déclaré "Ale" à la fin du match. "Juve-Real Madrid n'est pas un match comme les autres. Il donne des sensations particulières que nous avons été capables de transmettre sur le terrain." Le Real Madrid alignait pourtant sa défense type (Sergio Ramos, Pepe, Cannavaro et Heinze), qualifiée de "meilleure du monde" par Bernd Sschuster. Pas suffisant pour mettre un terme à la malédiction turinoise des Merengue qui dure depuis maintenant 46 ans. Le but de Del Piero :
Steaua 3-5 Lyon : Un OL à quitte ou double Match de fou à Bucarest. Mené 2-0 après onze minutes de jeu, puis 3-2 à la pause, l'Olympique Lyonnais a arraché un succès précieux (5-3) en Roumanie grâce à un but de Keita et deux doublés de Benzema et Fred. Coupables d'erreurs de marquages calamiteuses, les hommes de Claude Puel ont pu compenser leurs lacunes défensives face à un Steaua tout de même limité. Une soirée qui aura ravi les fans de football champagne mais a rappelé à l'OL que le manque de rigueur peut se payer très cher en Ligue des champions. Avec la défaite de la Fiorentina sur la pelouse du Bayern (0-3), le leader de la L1 reprend en tout cas la seconde place de son groupe avec trois points d'avance sur les Italiens.Le Werder de Lyon Si on compare souvent sa stratégie à celle du Bayern Munich, pour sa domination domestique notamment basée sur le pillage des meilleurs joueurs locaux, le jeu de l'OL face au Steaua s'est plutôt apparenté à celui d'une autre formation de Bundesliga, le Werder de Brême, dont la furie offensive n'a d'égal que les largesses défensives. Une philosophie qui n'est pas vraiment productive en terme de titres, mais peut donner lieu à des soirées complètement dingues, telle que celle qu'a vécu le stade Ghencea de Bucarest, peu garni pour la réception du septuple champion de France. 8 buts en un match, des renversements de situation, des cagades et des exploits. Bref, du foot comme on aime. A moins d'être entraîneur et de friser la crise cardiaque depuis le banc de touche. Connu pour ses préceptes défensifs, son goût pour le bloc équipe, le jeu en contre et l'efficacité dans les deux surfaces du temps où il dirigeait Lille, Puel est pourtant bel et bien le coach de ce Lyon. Une équipe déjantée qui offre des buts au premier venu mais est également capable de marquer à tout moment. Une équipe qui a tout de même une fâcheuse tendance à laisser son adversaire ouvrir la marque cette saison. Le Steaua a su en profiter, plantant deux pions à trois minutes d'intervalle sur des têtes d'Arthuro (8e) et Goian (11e). Une remake de Roumanie - France (2-2) où Jean-Alain Boumsong, sans être l'unique fautif, tenait encore les premiers rôles. Gêné par un geste de Petre, Hugo Lloris n'aura pas été non plus impérial sur le coup de casque de Goian qui lui filait sous le ventre. Puel exulteFidèle à la comparaison avec l'équipe de France, l'OL revenait donc au score grâce à une jolie reprise de volée de Keita (23e), puis une tête de Benzema sur un centre déposé de Grosso (33e). Réaction superbe malheureusement gâchée par un nouveau but roumain, encore de la tête, Petre prenant le dessus sur Makoun sur corner juste avant la pause (45e). Pas de quoi effacer pour autant la différence de niveau séparant les Français des Roumains, qui allaient s'effondrer en seconde période. L'occasion pour Benzema d'inscrire son 10e but en 14 matchs de Ligue des champions sur un coup-franc de Juninho (71e), et pour Fred de claquer un doublé (71e, 90e +2) qui devrait le négocier avec le public de Gerland. Après tant d'émotions, l'euphorie se mêle forcément à l'inquiétude. Remonter deux buts à l'extérieur, en encaisser un troisième et finalement s'imposer 5-3 démontre une force mentale et un potentiel offensif qui laissent songeur. Mais comment ne pas souligner que face à une autre opposition, le rêve aurait probablement viré au cauchemar ? Claude Puel voulait lui voir le verre à moitié plein au micro de Canal Plus : "On s'est mis à la peine, mais ensuite, on a été héroïques. On a besoin de matches comme ça pour faire apprécier Lyon à tous les supporters. Vous vouliez des buts, vous en avez. C'était un match magnifique." Personne ne dira le contraire. Les équipes : Steaua Bucarest : Zapata - Ogararu, Radoi, Goian, P. Marin - Nicolité, D. Petre (Ghionea, 57e), Dayro Moreno, Lovin (Kapetanos, 82e), Semedo (Toja Vega, 65e) - Arthuro. Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun, Juninho (Kallstrom, 86e) - Keita (Fred, 67e), Ederson, Benzema. Buts : Arthuro (8e), Goian (11e), Keita (22e), Benzema (33e), Petre (45e), Fred (70e), Benzema (71e), Fred (90e) Cartons jaunes : Nicolita (19e), Toulalan (28e) Illustrations : Karim Benzema a inscrit ses 9e et 10e buts en 14 rencontres de Ligue des champions (Sipa); Puel se lâche après le cinquième but lyonnais marqué par Fred (Sipa) Steaua - Lyon : Plus de temps à perdre Auteur de deux nuls lors des deux premières journées, l'OL doit passer à la vitesse supérieure à l'occasion de son déplacement à Bucarest. L'occasion pour les leader de la Ligue 1 de faire le plein de points, pendant que le Bayern et la Fiorentina s'affrontent à Munich, et de retrouver une assise défensive capable de répondre aux exigences de la Ligue des champions.La victoire bienvenue Si le match nul (2-2) ramené de Roumanie par l'équipe de France a semble-t-il permis à Raymond Domenech de se maintenir au poste de sélectionneur national, Claude Puel ne jouera pas sa tête, ce mardi au stade Ghencea de Bucarest. Toujours est-il que résultat de la rencontre sera crucial pour le nouvel entraîneur de Lyon, chargé comme ses prédécesseurs de réaliser un coup en C1. Un point n'hypothéquerait pas les chances de qualifications de l'OL, surtout si la Fiorentina ne gagne pas à Munich. Mais après deux matchs nuls contre les deux gros poissons du groupe, une première victoire face à l'outsider semble s'imposer. Avant de songer à réaliser le carton plein avec le retour à Gerland prévu le 5 novembre prochain. Lyon, qui reste sur une défaite (0-3 à Rennes) et un nul (2-2 devant Lille) en championnat, doit donc démentir ce soir les oiseaux de mauvais augure qui lui prédisent le pire depuis que sa défense prend l'eau. L'OL sera-t-il encore une fois mené au score, comme cela lui est arrivé quatre fois cette saison (3 en championnat, 1 en Ligue des champions ) ? Puel commence à être fatigué par la question : "Arrêtons de parler de la défense. Ces problèmes sont l'affaire de tous. Il y a des absents mais le groupe est de qualité. Jouons notre match. Les blessures font parties de la saison. Ceux qui jouent voudront montrer leur potentiel." Reste qu'avec la blessure contractée par John Mensah samedi face à Lille, le Claude va encore devoir modifier une arrière garde qui enregistre tout juste le retour précieux de Fabio Grosso, très bon ce week-end. Et donc relancer Jean-Alain Boumsong, le mec qui joue en équipe de France mais chauffe le banc à Lyon. On en parle moins, mais l'absence de Sidney Govou souligne elle un manque cruel d'ailiers digne de ce nom, Ederson étant au départ un joueur axial et Keita évoluant à des kilomètres de son meilleur niveau. Ce qui pourrait pousser Puel à lancer le jeune Anthony Mounier. Les équipes probables : Steaua : Zapata - Ogararu, Goian, Ghionea, P. Marin - Radoi, Lovin - Nicolita, Dayro Moreno, Semedo - Arthuro Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun - Ederson, Juninho, Mounier - Benzema La Juve sous pression Dans les autres rencontres de la soirée, on suivra bien sûr l'autre rencontre du groupe de Lyon entre le Bayern Munich, qui sera probablement privé de Luca Toni, et la Fiorentina. Mais le plus gros choc au programme se situe du côté de Madrid, où le Real reçoit une Juventus à la peine en championnat et qui devra se passer de plusieurs joueurs, dont Gianluigi Buffon remplacé dans les buts par Manninger. L'entraîneur Claudio Ranieri pourrait même sauter en cas de déroute. Reste à savoir si la Juve va-t-elle s'effondrer ou au contraire avoir une réaction d'orgueil. Les autres rencontres de mardi : Incidents Atletico - OM : L'Espagne contre-attaque Sévèrement allumé par l'UEFA, l'Atletico Madrid a décidé de faire appel des sanctions qui lui ont été infligées. Au diapason, la presse ibère dénonce la collusion du président de la Fédération européenne Michel Platini, accusé de rouler à nouveau l'Espagne, "24 ans après son but contre Arconada" (voir la une de Marca) en finale de l'Euro 1984. Et démontre, vidéo à l'appui, que les supporters marseillais ont également agressé les stadiers et la police locale.Complot franco-anglais Le stade Vicente Calderon et l'entraîneur Javier Aguirre suspendus pour deux rencontres, une amende de 150 000 euros et des accusations de racisme à l'encontre des socios rojiblancos. Il n'en fallait pas plus pour que les dirigeants de l'Atletico et les quotidiens espagnols crient au complot franco-anglais. Lundi, en effet, l'Angleterre avait déjà refusé d'affronter l'équipe nationale à Madrid, en raison des insultes racistes proférés à l'encontre de ses joueurs de couleurs lors de leur précédente visite en 2004. La concomitance des deux affaires a donc créé un malaise profond chez nos voisins d'outre-Pyrénées. "L'Atletico est un club sensible à tous types de discriminations. Ni les délégués de l'UEFA ni l'arbitrage n'ont fait écho de la moindre attitude raciste", a martelé le président Enrique Cerezo. Concernant la banderole des C.U. 84 : "Une circulaire de l'UEFA stipule que c'est un symbole prohibé et Platini lui-même prône la tolérance zéro sur ces questions. La police a agit en conséquences. Sinon, on nous aurait sanctionné pour l'avoir permise." Et les supposés cris de singes entendus par plusieurs joueurs marseillais, dont Mamadou Niang, auraient été confondus avec les "Kun, Kun, Kun" scandés par le public du Calderon en hommage à Sergio Agüero. C1 : L'UEFA charge l'Atletico Selon des informations relayés par une partie de la presse espagnole (Marca et El Mundo Deportivo) et confirmées officiellement ce mardi matin, l'UEFA a décidé de punir sévèrement l'Atletico Madrid suite aux incidents survenus lors de la réception de Marseille au stade Vicente Calderon, où des supporters olympiens avaient été durement chargés par la police espagnole. Les Rojiblancos devront notamment jouer leurs deux prochains matchs de Ligue des champions sur terrain neutre et à au moins 300 km de la capitale espagnole.Aguirre épinglé Fernando Torres ne refoulera donc pas la pelouse de son ancienne équipe, le 22 octobre avec Liverpool, tandis que la réception du PSV Eindhoven, le 26 novembre, devra elle aussi se jouer loin du Calderon. Un autre match avec sursis menace lui l'éventuel huitième de finale que disputerait l'Atletico. En prime, l'entraîneur Javier Aguirre, qui avait notamment insulté le Marseillais Valbuena, sera privé de banc de touche pour deux matchs. Et le club devra s'acquitter d'une amende de 150.000 euros pour les insultes racistes proférées par une partie du public de l'Atletico. De l'autre côté des Pyrénées, la nouvelle est forcément mal accueillie et on s'attend à ce que l'Atletico fasse appel des sanctions de l'UEFA, qui dénonce le "manque d'organisation" du club espagnol. A l'origine des incidents, une banderole déployée par les CU84, présenté par El Mundo Deportivo comme un des groupes d'ultras "les plus violents d'Europe", qui a débouché sur la charge de la police locale. "L'image du supporter de Marseille ensanglanté et la campagne anti-Atleti mené par la formation française après sa défaite au Calderon ont aggravé la décision des responsables de l'UEFA", ose même l'éditorialiste du Mundo Deportivo. Avec le Français Michel Platini à la tête de la Fédération européenne, la parano va en plus tourner à plein à régime d'ici au match retour entre l'Atletico et l'OM, le 9 décembre au Vélodrome. Souhaitons que les esprits se soient calmés d'ici là. Illustration : Un supporter marseillais en sang après la charge de la police espagnole (Sipa) |
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