La rumeur était dans l'air depuis quelques semaines. D'après France Football, c'est désormais une certitude, Claude Puel entraînera la saison prochaine l'Olympique Lyonnais. Premier tremblement de terre donc en Ligue 1, qui risque de provoquer un jeu de chaises musicales sur beaucoup de bancs de touches.
Après Monaco et Lille, Claude Puel sera aux commandes de l'OL dès juillet prochain. Un poste qui colle bien sûr avec les ambitions de l'ancien coach lillois. Lui qui a attendu en vain une politique ambitieuse au sein du LOSC a cette fois-ci cédé aux sirènes des grosses écuries. Après avoir refusé Porto en 2004, il rejoint donc la team Aulas avec des fonctions élargies par rapport à son prédécesseur. Puel aura plus de liberté et un rôle de manager à l'anglaise. Bernard Lacombe sera-t-il donc moins présent et n'imposera plus personne à l'entraîneur ? On attend de voir le nouveau mode de fonctionnement avec impatience. La venue de Puel dans le Rhône pourrait avoir comme première conséquence l'arrivée de Jean II Makoun, partant certain du LOSC.
Lille perd donc son coach emblématique. Son remplaçant est déjà trouvé en la personne de Rudi Garcia. Auteur d'une très belle saison avec Le Mans, il semble avoir le profil idéal pour le LOSC. Henri Legarda, le président manceau, voit donc la saignée attendue de son effectif débuter par le débauchage de son entraîneur. Le PSG a transmis des offres pour Marko Basa et Stéphane Sessegnon, qui s'élèveraint au total à 10 millions d'euros. Trop peu pour ces deux joueurs clés de l'éffectif sarthois.
Les dossiers de l'OM
L'OM se montre très actif depuis le dbut du mercato et a enregistré hier la sgnature de Vitorino Hilton, l'ancien capitaine lensois, âgé de 30 ans. Un transfert qui correspond aux exigences d'Eric Gerets qui voit là sa défense renforcée. La venue de Kim semble aussi toute proche et accrédite fortement l'hypothèse d'un départ vers l'Angleterre de Djibril Cissé. La piste Bakary Koné est également toujours d'actualité.
Et Lens continue de voir ses meilleurs éléments partir. Adama Coulibaly, fidèle parmi les fidèles, a signé aujourd'hui un contrat de quatre ans avec l'AJ Auxerre. Le transfert s'est conclu autour de deux millions d'euros. Les Sang et Or a donc perdu sa charnière centrale de la saison dernière (mais est-ce une mauvaise nouvelle ?). Romain Sartre, de Sedan, et Eric Chelle, de Valenciennes, sont déjà arrivés pour compenser ces départs.
A l'étranger, les arrivées de Jose Mourinho et de Luiz Felipe Scolari à la tête de l'Inter Milan et de Chelsea font fantasmer les tabloids. Le Portugais aurait fait de Ricardo Quaresma l'une de ses priorités tandis que Deco est pressenti chez les Blues.Didier Drogba et Samuel Eto'o sont quant à eux toujours fortement courtisés par le Milan AC. L'après Euro risque d'être bien agité.
Repêché par Puel
"Avec un entraîneur qui prône une tactique défensive, ce n'est pas évident, pour les joueurs offensifs, de prendre du plaisir". Il y a deux mois, les relations entre Puel et Mirallas n'étaient au beau fixe, en témoigne cette déclaration de l'international belge alors en proie aux doutes. Avant-centre le plus utilisé, il ne comptait qu'un but à son actif et voyait comme un désaveu l'arrivée de Pierre-Alain Frau. Lille bataillait dans les bas-fond du classement et n'imaginait pas un tel retour en forme.
Car le LOSC joue désormais l'Europe. Trois victoires consécutives marquées par l'efficacité (re)trouvée du jeune Belge. Un but face à Nancy puis deux doublés au Vélodrome et contre Toulouse : une petite révolution pour l'international belge. Contrairement à Nicolas Fauvergue, mis à l'écart par Claude Puel après ses déclarations fracassantes, Mirallas a bénéficié de la mansuétude de son intransigeant coach. Preuve peut-être que Puel souhaite s'appuyer sur ce joueur dans l'avenir.
Place au nouveau Mirallas
Lundi soir, au cours de l'émission "Les spécialistes", l'ancien entraîneur de Monaco a confié que le faible rendement de son buteur ne provenait pas d'un manque d'adesse devant le but mais de mauvais déplacements dans le jeu. Une carence dont il aurait longuement parlé avec lui il y a quelques semaines. Un entretien en guise de déclic. Toujours est-il que Mirallas s'est transformé en 3 journées. Bien placé pour reprendre les ballons qui traînaient lors d'OM-Lille et auteur d'une splendide demi-volée face à Toulouse, l'international belge semble avoir appliqué les conseils de son entraîneur.
Surtout, Mirallas prend du plaisir sur le terrain, même seul à la pointe de l'attaque. Le trident Cabaye-Mavuba-Makoun au milieu de terrain le pourvoit en bons ballons et le jeu lillois ressemble enfin à quelque chose. Le nouveau buteur a donc 3 journées pour gonfler ses statistiques et définitivement conquérir la place de numéro un. Pendant ce temps-là, Kluivert, Frau et Fauvergue attendent leur miracle...
Lens à deux visages
Menés 2-0 après une-demi heure face à l'OM, les Sang et Or ont été tout près d'arracher un succès de prestige grâce à une seconde période de folie, coïncidant avec l'entrée en jeu d'Eric Carrière. Mais les buts de Maoulida, Mangane et Rémy n'auront pas suffit à ramener trois points dans l'escarcelle du club nordiste, retombé dans ses travers en fin de match sur l'égalisation de Djibrill Cissé, un peu oublié dans la surface (89e). Du coup, Paris et Sochaux restent à deux longueurs du RC Lens.
Avec les deux buts inscrits en 5 minutes par Samir Nasri (24e), qui a semblé faire signe à Pape Diouf de fermer sa bouche, et Benoit Cheyrou (29e), l'OM pensait lui avoir fait le plus dur et profité du nul de Nancy à Sochaux (1-1). Et au final, ni Eric Gerets ("On a bien commencé et bien terminé. Entre-temps, on a dormi"), ni Jean-Pierre Papin ("On est capables de faire des grandes choses, mais aussi des choses inadmissibles") ne pouvaient se satisfaire du résultat. Le (télé)spectateur, si. Ce qui est déjà pas mal.
Bordeaux suit Lyon
Si les performances peu brillantes de l'OL en déplacement pouvaient donne un peu d'espoir aux Bordelais, la victoire sans appel du leader de la L1 à Monaco (3-0) a confirmé qu'il allait répondre présent dans ce sprint final. Les Girondins ont bien pris les trois points devant Strasbourg grâce à un doublé de la tête d'Henrique et un pion de Fernando Cavenaghi. Mais avec une manière plus douteuse, les Alsaciens s'étant vu refusé un penalty pour une main de Chamakh à 1-0. Interrogé après la rencontre, Laurent Blanc n'était d'ailleurs pas dupe : "On a été très efficaces à défaut d'être brillants On doit une fière chandelle à notre gardien, qui nous a permis de rester dans le match." Pour Strasbourg, qui plonge à la 15e place avec trois points d'avance sur Sochaux, l'addition est salée.
Lille étripe Caen
Autre équipe à s'effondrer au classement, le bien nommé SM Caen a réussi l'exploit d'encaisser 5 pions à Lille, équipe décriée pour son manque de panache mais qui a bien profité des errances défensives des Normands. Avec désormais 25 buts encaissés en 2008 toutes compétitions confondues, le Stade Malherbes affiche un profil de candidat à la relégation (4 points d'avance sur Sochaux et le PSG). A l'inverse, le LOSC, déjà vainqueur à Bollaert cette semaine dans eul derby du ch'Nord (2-1), réalise un énorme bond au classement (7e) et pointe désormais à 4 longueurs de Nice, 4e et vainqueur à Metz (2-1).
Voir les résultats complets de la 29e journée et le classement de la Ligue 1.
Vainqueur de son voisin lensois à Bollaert, et pour la première fois depuis 2001, le LOSC s'éloigne sensiblement de la zone rouge et atterrit à une flatteuse 11e place. Pour Lens, cette contre-performance rend plus tendue la réception de l'OM dimanche.
Le poids des absents
Claude Puel a révélé hier au grand jour toute la finesse de sa tactique mise en place depuis le début de la saison : enchaîner les nuls et les matches fades pour surprendre à 10 journées de la fin son rival lensois en attaquant à tout bout de champ. Et oui, les Dogues ont poussé, attaqué et même marqué dès le début de la rencontre. Cela faisait 3 matches que les lillois n'avaient pas inscrit le moindre but. Alors en planter deux était synonyme de véritable orgie pour les supporters.
Trêve de railleries. Lille a su se montrer mieux organisé, plus volontaire qu'un Lens brouillon et finalement trop dépendant de ses recrues hivernales. Boukari n'a pas fait oublier Loïc Rémy, et Laurenti, arrière droit de formation, n'a pas le même talent que Nadir Belhadj. Quant à Aruna Dindane, ses manques à la finition ont fait regretter Toifilou Maoulida. Côté lillois, les absences de Pierre-Alain Frau et Rio Mavuba sont passées inaperçues. Avec Makoun, Cabaye et Dumont, Lille possède une armada de milieux défensifs de grande qualité.
Lille respire, Lens retient son souffle
S'il ne possède toujours pas d'attaquant régulier, Puel peut malgré tout compter sur son milieu gauche Bastos, auteur du premier but hier, et qui est capable de déstabiliser n'importe quelle défense lorsqu'il est en forme. Un peu le Wendel lillois : beaucoup de mouvements et une grosse frappe du gauche. Le LOSC peut envisager l'avenir plus sereinement. Le maintien n'est certes pas acquis mais Puel dispose d'une marge de manœuvre confortable.
Par contre, tout est envisageable à Lens. Après son bon mois de février, Lens semblait enfin guéri de sa première moitié de saison catastrophique. Le match d'hier démontre que l'équilibre reste fragile et qu'il faudra batailler jusqu'au bout. Les Sang et Or sont à portée du PSG et de Sochaux (2 points d'écart). Une victoire de ces deux clubs conjuguée à une contre-performance face à Marseille et Lens se retrouverait relégable. Avec les 3 recrues de retour, le tandem JPP-Leclercq n'aura plus d'excuses.
Match reporté de la 19e journée, Lens-Lille, le grand derby du Nord, tombe en pleine ch'timania. Après le film, le duel des deux grandes forces footballistiques attirera-t-il autant de monde ? La fête aura en tout cas bien lieu ce soir à Bollaert.
Sans les recrues
Prévue le 23 décembre, la rencontre avait été annulée pour cause de gel du terrain. A cette époque, Lens était 18e et relégable, avec un point de retard sur Lille, 17e. Pas fameux. La donne n'est que légèrement différente aujourd'hui. Les deux clubs ne sont pas à l'abri de la relégation et le match de ce soir représentera une véritable bouffée d'oxygène en cas de victoire. Et dire que l'année dernière, Lille et Lens bataillaient dans le haut du tableau.
Le match n'en garde pas moins sa saveur, notamment pour toute une région qui s'est trouvé un nouveau leader avec Valenciennes. Il va aussi permettre de juger le comportement de ces deux clubs sans leurs recrues de l'hiver (qui n'étaient pas arrivées au moment auquel devait se jouer le match). Lens s'est véritablement transformé avec les arrivées de Toifilou Maouilda, Nadir Belhadj et Loïc Rémy. Vont-ils retomber dans leurs travers sans eux ? Les Sang et Or pourront néanmoins compter sur leur leader Hilton et leur international ivoirien Aruna Dindane.
Seydoux est dur à la fois
C'est d'ailleurs ce qui fait tiquer Claude Puel. Le 23 décembre dernier, le Brésilien était de retour de blessure après trois mois d'absence et le buteur suspendu. Lens s'avançait donc sans ses deux meilleurs éléments et en situation de crise sportive avancée. De quoi faire réagir Michel Seydoux, président du LOSC, voyant dans l'annulation la touche de Gervais Martel, "un monsieur, dans le Nord, qui oublie de mettre le chauffage quand il gèle parce que son équipe ne va pas bien."
Une petite pique qui n'a pas déclenché de polémique mais qui ajoute un peu de piment à cette rencontre entre le 15e et le 16e de Ligue 1. Sans le poids offensif habituel lensois et avec la formation lilloise bien regroupée autour de 3 milieux défensifs axiaux, on peut s'attendre à un match nul, spécialité des Dogues cette saison (15 nuls). Une victoire d'un camp comme de l'autre les ramènerait à 3 points des Valenciennois. Histoire de batailler au moins pour le leadership régional.
A Lille, Nicolas Fauvergue et Kevin Mirallas sont plus complémentaires dans leurs déclarations que sur le terrain. Après les critiques de l'attaquant français samedi dernier suite à la défaite face à Lyon, c'est le buteur ( ?) belge qui a remis en cause les choix tactiques "frileux" de Claude Puel dans des propos accordés à la RTBF.
"Lille vit une saison difficile. Avec un entraîneur qui prône une tactique défensive, ce n'est pas évident, pour les joueurs offensifs, de prendre du plaisir", a-t-il lâché à Bruxelles alors qu'il assistait au match Anderlecht-Bayern Munich. Une déclaration qui rappelle donc celle de Fauvergue samedi dernier, qui avait critiqué le système de jeu à un attaquant, mis en place ce jour là par Claude Puel.
1 but en 24 matches
Ce dernier, réputé pour son intransigeance, avait de suite réprimandé son attaquant, l'écartant du groupe. "Pour moi ça reste un épiphénomène. Je ne veux pas donner plus d'importance que cela n'en mérite à cela", avait déclaré le coach lillois, en froid depuis longtemps avec son joueur. "C'est une grosse sortie de route qui n'est pas la première et qui, malheureusement, ne sera pas la dernière." La sanction infligée à Fauvergue n'a pas refroidi Mirallas qui s'y est donné à cœur joie. Cela fait écho à ce que disait son coéquipier, arguant que nombre de lillois étaient de son avis, avant que Makoun et Obraniak ne démentent.
Kevin Mirallas, l'attaquant le plus utilisé par Puel cette saison, s'expose donc à la colère de son entraîneur et à une mise à l'écart. Et pourtant, le jeune Belge est actuellement en pourparlers avec son club pour une prolongation, apparemment difficile. "Le club et moi négocions un nouveau contrat mais je ne suis pas d'accord (avec tout) ce qu'on me propose. Il y a un différend avec le coach". Le différend a désormais pris plus d'ampleur. Et on ne peut que souligner les statistiques faméliques de Mirallas : 1 but en 24 matches de Ligue 1. Mais ça c'est de la faute à Puel...
Le Stade de France accueille donc Lille-Lyon samedi à 17h. Cette opération fait partie des festivités organisées dans le cadre de son dixième anniversaire. Et en amenant la Ligue des Champions au SdF, Lille s'est associé à son histoire. Voilà pour les raisons de cette délocalisation, qui ne plait que moyennement à des joueurs lillois en manque total de repères sur cette pelouse. Plutôt ballot pour un match à domicile. Le stade devrait faire le plein et offrir une belle pub pour la Ligue 1. Pour le LOSC, ce match est surtout l'occasion de s'éloigner encore de la zone rouge, toujours un peu trop proche. Les nordistes forment en tout cas une équipe qui posent souvent des problèmes à l'OL, par sa rigueur défensive notamment.
A la chasse au Lyon
Les lyonnais aimeraient conserver leur marge de 3 points sur des bordelais décidément menaçants et qui ont l'avantage de jouer à domicile dimanche face au PSG. Les Girondins ont quelque peu faibli ces derniers temps, éliminés de la Coupe UEFA puis auteur d'un triste 0-0 face à Lille à Chaban-Delmas. Les Parisiens sont dans une situation autrement délicate. Pas de victoire en L1 depuis 4 matches et la zone rouge à seulement 3 points. Autant dire que le déplacement en Gironde est capital (preview et résumé à venir sur fluctuat).
Le troisième, Nancy, se déplace à Lorient, voyage souvent difficile tant les Bretons impriment un rythme de folie au stade du Moustoir. Les Lorrains ont stoppé leur série de mauvais résultats en gagnant face à Lens et cherchent uniquement à consolider leur 3e place et endiguer les retours du Mans et de Marseille. Des Olympiens qui reçoivent Auxerre et des Sarthois qui accueillent Strasbourg. Les deux formations tablent donc sur 3 points ce week-end.
Un bas de classement en fusion
Niveau confrontation directe, c'est dans le bas de tableau qu'il faut aller chercher les matches à haute tension. Deux exactement. Un Lens-Toulouse, soit le 16e contre le 17e, décisif pour l'avenir des hommes d'Elie Baup et un Sochaux-Rennes, synonyme de dernière chance pour les Doubistes. Une victoire du Téfécé et des Lionceaux rendrait la course au maintien encore plus serrée. Les sochaliens ont effectué une remarquable remontée et ne sont toujours pas condamnés. S'ils ont réussi à rattraper le wagon toulousain, une défaite à domicile les décrocherait à nouveau.
En bref
Pour le reste, quelques matches "neutres" à l'image de Monaco-Valenciennes, Metz-Caen ou Saint-Etienne-Nice. Les Aiglons pourraient néanmoins reprendre une éventuelle 4e place. Pour cela il faudra aller gagner dans le chaudron, toujours bien tenu par des Verts revigorés qui ont gagné leurs deux derniers matches. Monaco se doit d'interrompre une série de 4 rencontres sans victoire en championnat face à une équipe valenciennoise elle aussi mal en point.
Comment allait réagir Lyon ? Voilà la question que se posaient les spectateurs d'une Ligue 1 en quête de suspens. Une nouvelle fois, l'OL a montré sa capacité de réaction, mettant ainsi la pression sur ses dauphins bordelais.
L'OL reprend sa marche en avant
Et c'est par ses deux petits génies Benzema-Ben Arfa que le sextuple champion de France a rassuré Alain Perrin et satisfait Gerland. Toutefois, Lorient aurait pu ouvrir la marque avant le quart d'heure de jeu suite à un ballon perdu au milieu de terrain par Karim Benzema qui a abouti au face à face entre Rafik Saïfi et Grégory Coupet remporté par le portier lyonnais. Une frayeur vite oubliée lorsqu'à la 29e minute, Hatem Ben Arfa reprenait victorieusement une remise de Fred, titulaire surprise à la pointe de l'attaque gone. C'en était fini pour l'équipe de Christian Gourcuff, dominée pendant toute la partie. Karim Benzema aggravait le score à la 74e minute, bien servi par Kim Källström, fêtant ainsi son 14e but de la saison en championnat. Une victoire qui repousse les Bordelais à 6 points avant leur rencontre de ce soir face à Saint-Etienne. Surtout, les lyonnais ont retrouvé un fonds de jeu perdu depuis deux matches ainsi qu'une solidité défensive.
Les voisins du Nord se donnent de l'air
C'est ce que pensent aussi lillois et lensois, respectivement venus à bout du Mans et de Valenciennes. Les hommes de Claude Puel, avec la recrue Rio Mavuba alignée d'entrée, ont fourni une bonne prestation devant leur public, avec une efficacité offensive enfin présente. Kevin Mirallas a inscrit son premier but en Ligue 1 cette saison, Yohan Cabaye a retrouvé sa technique tandis que Patrick Kluivert continue d'éplucher les oranges sur le banc de touche. Pour Le Mans, la CAN produit les effets dévastateurs que Rudi Garcia craignait. Sans Sessegnon, Romaric et Gervinho, cette équipe rame. Lille s'éloigne donc de la zone rouge, Lens s'en extirpe. En infligeant à Valenciennes sa première défaite à domicile, les Sang et Or ont réalisé le bon coup de la soirée. Malgré l'ouverture du score de l'inévitable Steve Savidan, les lensois n'ont pas paniqué et grâce au brésilien Vitorino Hilton, décisif depuis son retour au sein de la défense, et au jeune Kevin Monnet-Paquet, ils ont fait tomber la forteresse de Nungesser. Le tandem JPP - Leclercq ne fait plus rire personne.
Nancy n'y arrive plus
L'autre choc de la journée opposait Nancy à l'OM. Ce match sentait le résultat nul, impression confirmée. 1 à 1 donc, au terme d'une rencontre dominé par les Lorrains en première mi-temps avant que Marseille ne se réveille. But de Jonathan Brison suite à un coup franc litigieux accordé aux nancéens à la 47e minute et égalisation marseillaise à la 87e minute de Samir Nasri, peu en vue durant le match. Résultat qui n'arrange personne. L'ASNL n'a toujours pas gagné en 2008 et Marseille a raté une occasion de se détacher pour de bon du ventre mou du classement.
En bref
Le PSG a rectifié le tir au Parc des Princes après sa défaite lorientaise samedi dernier. Face à une équipe messine au fond du gouffre, les parisiens se sont imposés 3-0 dans un stade redevenu imprenable. A signaler le magnifique but de Jérôme Rothen d'une frappe magistrale. Toulouse inquiète de plus en plus. Battus à Strasbourg (2-0), les hommes d'Elie Baup ne possèdent qu'un point d'avance sur le premier relégable, Auxerre, qui est allé chercher le nul à Caen (0-0). Rennes et Nice se sont séparés sur le score de 1-1 tandis que Monaco a gagné difficilement face à Sochaux (1-0). Des sochaliens qui ont désormais 6 points de retard sur le 17e et premier non relégable.
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