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Real Madrid : Benzema toujours dans le viseur Probablement inspiré par le dossier de L'Equipe consacré mercredi à notre Karim Benzema national, le quotidien espagnol AS a consacré sa une de jeudi à l'international français de l'Olympique Lyonnais, présenté comme la nouvelle priorité du Real Madrid pour le prochain mercato d'été.Une question de temps Depuis l'émergence du phénomène Benzema, meilleur buteur de L1 la saison dernière et auteur de grosses prestations en Ligue des champions, la presse espagnole ne cesse d'évoquer l'intérêt du Real pour la perle lyonnaise. Cet été, Benz n'était pas encore disposé à quitter son cocon de l'OL et le club Merengue était de son côté obnubilé par le transfert de Cristiano Ronaldo. La star portugaise étant finalement resté à Manchester United, la Maison Blanche pourrait donc relancer la piste Benzema en 2009. Selon AS, le Real suivrait de près l'évolution du Français depuis deux saisons. Considéré comme "un des attaquants d'avenir", il ferait l'unanimité au sein du club qui aurait déjà "contacté l'entourage du jeune homme pour connaître sa prédisposition à signer pour l'équipe madrilène". "S'ils arrivent à convaincre mon président, joueur à Madrid serait un rêve", aurait répondu KB, qui évoquait déjà son attirance pour le maillot blanc l'an passé dans l'émission C José : "S'il y a un club où je veux aller, c'est celui-là". Après avoir déjà déboursé 26 millions pour le transfert de Mahamadou Diarra, le Real sait qu'il devra toutefois faire face à un "des dirigeants les plus durs en négociations du football européen" en la personne de Jean-Michel Aulas. Le président lyonnais a fixé récemment la valeur de son joyau à 100 millions d'euros. Mais une indemnité de 50 millions suffirait probablement à conclure la transaction. Un tarif tout à fait dans les cordes du Real qui était prêt à en mettre 80 sur la tête de Cristiano Ronaldo cet été. L1 - 8e j : Lyon chute à Rennes, Toulouse enchaîne
C1 : Bayern 1-1 Lyon : Un OL à deux vitesses
Bayern : Rensing - Oddo, Breno, Lucio, Lahm - Schweinsteinger, Demichelis, Zé Roberto, Ribéry (Borowski, 82e) - Toni, Klose Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Bodmer, Mensah - Toulalan, Makoun, Juninho (Boumsong, 87e) - Govou (Ederson, 37e), Fred (Mounier, 74e), Benzema Buts : Demichelis (25e csc), Ze Roberto (52e) Cartons jaunes : Mensah (20e), Demichelis (48e), Klose (59e), Juninho (59e), Makoun (61e), Cris (77e) C1 : Lyon face au mystère bavarois
L1 - 7e j : Lyon prend tout Les saisons se suivent et se ressemblent dans un championnat de France irrémédiablement dominé par Lyon, qui a enregistré ce week-end son 6e succès en 7 journées devant Nancy (2-1). Derrière, ses concurrents naturels calent (matchs nuls de Bordeaux devant Sainté, et de l'OM au Mans), et plusieurs équipes surprises se glissent dans le peloton de tête, notamment Toulouse qui occupe le fauteuil de dauphin après sa victoire à Valenciennes (1-0).La force du champion Leader du de la Ligue 1 avec 5 longueurs d'avance sur son second, deuxième meilleure attaque (12), meilleure défense (3), l'OL de Karim Benzema, qui occupe lui la tête du classement des réalisateurs avec 6 buts, est déjà en train d'éteindre les espoirs de ceux qui prédisaient le retour du suspens pour ce cru 2008/2009, avec le retour au premier plan de Marseille et Bordeaux. Ces derniers ont encore trébuché dans cette 7e journée. Le premier en ne convertissant pas sa domination au Mans (1-1). Le second en ne jouant qu'une mi-temps face à Saint-Etienne (1-1). L'heure du passage de témoin n'est donc pas pour tout de suite. Sans réaliser un grand match (11 tirs cadrés tout de même), Lyon a encore fait le nécessaire pour venir à bout de Nancy (2-1). Ce malgré les absences de Juninho, Fabio Grosso, François Clerc (blessés) et Sidney Govou (suspendu). Doté d'un effectif plus fourni que ses concurrents, le septuple champion de France peut en prime compter sur l'explosion régulière de jeunes issus de son centre de formation. Hier Benzema, qui a ouvert le score face à l'ASNL. Aujourd'hui Anthony Mounier, auteur d'une grosse prestation ponctuée deux buts passes décisives. Demain, peut-être, Yannis Tafer ou Clément Grenier, deux prodiges qui évoluent pour l'instant avec la réserve lyonnaise. Avance record 5 points d'avance après 7 journées. L'OL n'avait jamais connu telle avance sur ses poursuivants à ce stade de la saison. Le risque étant que la résignation gagne à nouveau la Ligue 1. Une attitude que l'entraîneur marseillais Eric Gerets tente de combattre : "Si on dit que c'est fini, je prends mes valises et je repars en Belgique. Si la différence était vraiment trop grande dans le jeu, je dirais qu'ils sont trop forts mais ce n'est pas le cas. Lyon n'est pas plus fort que nous." Laurent Blanc, son homologue bordelais, est lui plus préoccupé par le rendement de son équipe : "On n'arrive pas à aligner un match plein, à domicile ou à l'extérieur, malgré ce qu'on sait faire. Et tant que ce sera le cas, on ne méritera pas d'entrer dans les trois premiers, si on y accède un jour". Pendant ce temps, d'autres équipes inattendues en profitent pour se faire une place au soleil. A commencer par Toulouse, surprenant 2e qui a réalisé le hold up à Valenciennes (1-0) grâce à un but de Gignac dans les arrêts de jeu (90e+1). Après le départ d'Elie Baup et de joueurs majeurs comme Battles, Elmander, Emana ou Dieuze, personne n'attendait le TFC à ce niveau. Y compris l'entraîneur Alain Casanova, qui n'avait jamais dirigé d'équipe première : "Ce qui est sûr, c'est que nous sommes sur une bonne dynamique et que nous avons une très grosse marge de progression. On prend les points comme ils viennent. Mais nous devons rester solidaires et garder la confiance. Si nous parvenons à nous libérer, nous avons les qualités pour faire de belles choses." En bref Présenté un peu vite comme un prétendant au podium par la presse, le PSG est rentré dans le rang en chutant au Parc devant Grenoble (0-1), qui prend la 4e place du classement. Nantes a poursuivi son calvaire sur la pelouse de Caen (0-3), plombé par une "première période [...] vraiment ridicule" dixit Elie Baup. Mais c'est toujours Sochaux, seule équipe à ne pas avoir gagné le moindre match en L1, qui ferme la marche après son nul à domicile contre Lorient (1-1). Les résultats de la 7e journée Samedi : L1 - 6e journée : Lyon distance l'OM Peu de buts (19), cinq expulsions et des coups de sang. Le cocktail de cette 6e journée du championnat de France n'aura pas vraiment ravi les amateurs de beau jeu. Un week-end rugueux qui n'a pas empêché Lyon et Bordeaux, vainqueurs au Havre et à Grenoble (1-0), d'enregistrer des succès précieux. Tout comme Saint-Etienne, qui a fait tomber Paris (1-0) et sort de la rouge, où le FC Nantes, qui s'impose pour la première fois de la saison face à Valenciennes (2-0).Petit grand match Après l'insipide derby Sainté - OL (0-1) et le non moins soporifique PSG - Nantes (1-0), le "grand match" diffusé dimanche soir sur Canal Plus a encore offert un piètre spectacle aux amateurs de foot hexagonal. Marseille - Monaco ne s'était jamais terminé sur un score vierge, rassurait pourtant la chaîne cryptée dans son avant match. C'était sans compter Ricardo et ses choix tactiques destructeurs. 30 fautes, 0 tir cadré. L'ASM a ramené du Vélodrome ce qu'il était venu chercher : un point. "Un match référence", selon le capitaine monégasque François Modesto. L'OM, qui avait jusque-là marqué au moins un goal à chaque rencontre, a de son côté manqué d'inspiration et laisse Lyon prendre le large. "J'espérais plus de construction dans le jeu à la place de longs ballons non adaptés à nos petits gabarits. Certains joueurs n'étaient pas dans un grand jour", a commenté Eric Gerets. "Bordeaux et Lyon n'étaient pas meilleurs que nous hier, mais eux, ils ont pris les trois points. Avec quatre points derrière Lyon, ça commence à faire loin." Autre source d'inquiétude pour le coach belge, son effectif regorge de milieux offensifs et d'ailiers mais manque cruellement de variétés et de solutions en pointe avec le seul Mamadou Samassa pour suppléer Mamadou Niang. La L1 voit rouge Ce derby du Sud aura conclu fidèlement une journée qui a vu la Ligue 1 retomber dans ses travers frileux avec un petit total de 19 buts, dont 1 en trois matchs dimanche. Un chiffre qui va de pair avec celui des exclusions (5, record de la saison en cours). Sidney Govou a ainsi écopé de deux biscottes face au Havre (55e, 66e) alors que l'OL menait au score sur un penalty d'Ederson (1-0, 44e). Alou Diarra (deux jaunes lui aussi) et Wendel (attentat sur le genou de Banning) ont eux laissé Bordeaux terminer à neuf. Ce qui n'a pas empêché le revenant Jussiê (1-0, 80e) d'arracher les trois points dans un match sanglant où Robin s'essuyait les crampons sur l'arcade de Gourcuff (89e). Du côté de la Beaujoire, où Nantes a enregistré son premier succès de la saison devant Valenciennes (2-0, doublé de Bagaoyoko), c'est surtout en dehors du rectangle vert que les esprits se sont échauffés. En l'occurrence entre Pascal Praud et le sanguin coach de Valenciennes Antointe Kombouaré, qui reprochait au directeur général délégué des Canaris d'avoir qualifié son équipe de "pompe à vélo" (ou de "trompettes", selon les sources). "Je n'aime pas les menteurs, les hypocrites, les faux-culs, les mielleux", explique "Casque d'Or" ce lundi dans L'Equipe. "Je suis respectueux avec les gens respectueux et con avec les cons !" En bref Deux rencontres sont heureusement venues égayer ce tableau un peu morne. Le choc de haut tableau entre Nice et Le Mans, qui ont partagé les points (2-2) mais produit du jeu, des buts et du suspens. Ainsi que le débridé Lille - Auxerre (3-2). On retiendra aussi la victoire précieuse de Saint-Etienne sur le PSG (1-0), qui permet aux Verts de sortir de la zone rouge, et celle de Toulouse qui récupère la troisième place en enfonçant Sochaux (2-1), la nouvelle lanterne rouge. Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa) C1 : Lyon évite l'accident Un an après avoir pris le bouillon à Gerland face aux Glasgow Rangers (0-3), l'OL est encore passé tout prêt de la correctionnelle pour sa première sortie européenne à domicile face à la Fiorentina (2-2). Menés 2-0 à la pause sur deux têtes de Gilardino (11e, 42e), les hommes de Claude Puel ont heureusement pu changer le scénario en revenant au score par Piquionne (73e) et Benzema (86e). Mais le maillot jaune fluo des lyonnais ne les sauvera pas à chaque fois de l'accident.Comeback houleux Un point sur neuf. Tel est le maigre bilan des clubs français dans cette première journée de la Ligue des champions. Un point pris par l'OL, mais chez lui et face à un adversaire théoriquement à sa portée. Pas de quoi pavoiser, donc, pour le représentant de la L1 le plus expérimenté face à une formation qui participe pour la seconde fois seulement à la reine des compétitions européennes. Même si les circonstances de la rencontre, qui a vu la Viola réaliser le hold up parfait en première période, nous amènent à considérer ce nul avec bienveillance après les défaites de Marseille et Bordeaux, mercredi. Comme face à Nice (3-2), samedi en championnat, Lyon a encore réussi à relever la tête après avoir été mené de deux buts, prouvant la capacité de réaction du groupe dirigé par Claude Puel. Mais ce fut une nouvelle fois laborieux, à l'image de la réduction du score signée Piquionne sur un service de Benzema (1-2, 73e). Un but légitime mais pas très éthique, Benz étant couvert par un joueur florentin sonné suite à un choc de tête avec Makoun, qui déclenchait même un début de bagarre. On préféra retenir le coup franc joué malicieusement par Juninho pour ce même Benzema, dont le tir dévié trompait Sébastien Frey et permettait à l'OL d'éviter le pire (2-2, 86e). Une défense à revoirSi les Gones ne manquent pas d'orgueil, ils vont surtout devoir se trouver une rigueur défensive pour espérer aller loin dans l'épreuve. Venu chercher le hold up, la Fiorentina a su mettre à profit cette lacune sur deux centres repris de la tête par Gilardino, qui prenait à chaque le meilleur sur Bodmer. Sans parler des errements de Boumsong, qui ne respire pas non plus la sérénité alors que Cris accuse une baisse de forme. Il faut dire qu'avec Källström arrière gauche et Bodmer stoppeur, la moitié de la défense lyonnaise ne jouait pas à son poste. Paradoxe d'un effectif surchargé en milieux axiaux mais pauvre en solutions de rechange derrière. Cette fébrilité de l'arrière garde est d'autant plus inquiétante qu'elle finit par déteindre sur tout le jeu de l'OL. Après avoir dominé l'entame de match et s'être procuré les meilleures occasions, sous l'impulsion d'un Juninho en pleine bourre, les Français ont ainsi vu leur circulation de balle se déliter une fois le tableau d'affichage en leur défaveur. Notamment Toulalan et Makoun, qui n'ont pas eu leur rayonnement habituel au sein du trident maison. Claude Puel ne manquera donc pas d'inspiration pour ces prochaines causeries et devra corriger le tir avant de rendre visite au Bayern Munich dans quinze jours. Les résultats : Groupe E : Celtic (Ecosse) - Aalborg (Danemark) 0-0 ; Manchester United (Angleterre) - Villarreal (Espagne) 0-0 Groupe F : Lyon (France) - Fiorentina (Italie) 2-2 ; Steaua Bucharest (Roumanie) - Bayern Munich (Allemagne) 0-1 Groupe G : Dynamo Kiev (Ukraine) - Arsenal (Angleterre) 1-1 ; FC Porto (Poertugal) - Fenerbahçe (Turquie) 3-1 Groupe H : Juventus (Italie) - Zénith Saint-Pétersbourg (Russie) 1-0 ; Real Madrid (Espagne)- BATE Borisov (Belarus) 2-0 Illustration : Benzema pris à partie après la confuse réduction du score lyonnaise (Sipa); Habituellement maudit en C1, Gilardino s'est fait plaisir avec la défense lyonnaise (Sipa) C1 : Lyon ou l'éternelle ambition Leader en championnat, l'Olympique Lyonnais version Claude Puel passe ce mercredi son premier test européen avec la réception de la Fiorentina à Gerland. Une entrée matière à ne pas manquer, face à une formation italienne peu habituée de la compétition mais tactiquement redoutable, dans un groupe piège où les Gones devront assumer leur statut de favori objectif.L'OL a l'habitude Entré pour la première fois dans le cercle fermé des têtes de série de la Ligue des champions, l'OL aurait pu espérer un tirage plus favorable. Le menu du septuple champion de France - la Fiorentina, le Bayern et le Steaua Bucarest - n'est toutefois pas insurmontable pour un club qui s'est extirpé des phases de poule lors des cinq dernières éditions de l'épreuve. A quatre reprises, il terminait même en tête de son groupe, devant le Bayern, Manchester United et le Real Madrid, par deux fois. Aucune raison, a priori, de s'inquiéter. Avant d'aller affronter le Bayern à Munich dans quinze jours, l'OL accueille donc ce soir la Fiorentina. Equipe qui monte en puissance depuis quelques saisons et s'est bien relevé de son implication dans le scandale du Calcio pour terminer quatrième de la Série A l'an dernier, au détriment du Milan AC. Le retour de la Viola en C1 n'est pas une surprise, avec à sa tête un entraîneur reconnu (Cesare Prandelli) et quelques joueurs d'exception comme Sébastien Frey, Adrian Mutu, le néo-international italien Riccardo Montolivo ou Alberto Gilardino, qui a retrouvé des couleurs depuis son départ du Milan. Auteur d'un nul devant la Juventus (1-1) et défait à Naples (1-2) lors deux premières journées de Série A, la Fio demeure toutefois à la portée des hommes de Claude Puel, qui plus est à domicile. L'ex-entraîneur lillois a déjà permis à l'OL de retrouver sa solidité défensive (seulement deux buts encaissés cette saison), ce qui devrait éviter aux Lyonnais de connaître un début de compétition aussi calamiteux que l'an dernier (0-3 contre le Barça et les Rangers). Attention tout de même à ne pas perpétuer la mauvaise série du club face aux formations italiennes. Les équipes probables : Lyon: Lloris - Réveillère, Cris, Bodmer, Mensah - Makoun, Toulalan, Juninho - Govou, Benzema, Ederson ou Fred. Fiorentina: Frey - Zauri, Kroldrup, Dainelli, Vargas, - Kuzmanovic, Melo, Montolivo, Santana ou Almirion - Gilardino, Mutu. Choc Juve - Zenith Outre ce Lyon - Fiorentina, le programme de ce mercredi nous réserve quelques duels alléchants, avec notamment le retour en Ligue des champions de Villarreal, demi-finaliste en 2006, qui se rend chez le tenant du titre, Manchester United. Mais on suivra tout particulièrement les débuts dans l'épreuve du Zenith St-Peterbourg de Sébastien Puygrenier, brillant vainqueur de la Coupe de l'UEFA 2008, qui va pouvoir se mesurer à un grand d'Europe, la Juventus de Turin, de retour en C1 après deux ans d'absence. Programme (tous les matches à 20h45 heure française): L1 - 5e j : Erreurs d'arbitrages à tous les étagesVainqueur du FC Nantes (1-0) dimanche, certes sans briller, le PSG occupe la troisième place du classement derrière Lyon, qui a battu Nice (3-2), et l'OM, revenu de Bordeaux avec un point (1-1). Une sensation quelque peu atténuée par les nombreuses décisions litigieuses qui ont émaillé ce week-end de championnat.
Paris sur le podiumMalgré un départ raté à Monaco (0-1), la saison 2008-2009 semble donc confirmer le renouveau du Paris Saint-Germain. Trois succès en quatre matchs, dont deux dans un Parc des Princes qui n'est plus l'enceinte maudite de l'exercice précédent. Tel est le bilan flatteur qui permet aujourd'hui aux hommes de Paul Le Guen de s'asseoir sur le podium de la Ligue 1. Position que le club de la capitale n'avait plus connu depuis le 4 janvier 2006, juste après l'éviction de Laurent Fournier. Mais l'heure n'est pas encore à la fanfaronnade pour une formation encore en rodage. Certes privé de Claude Makelele, dont l'influence sur le groupe parisien est indéniable depuis le début de saison, le PSG n'a pas vraiment impressionné lors de sa victoire face à un FC Nantes trop convalescent pour bénéficier de l'effet Elie Baup. En dehors d'une grosse entame de match, les Parisiens auront surtout géré l'avantage donné par Mateja Kezman sur penalty, dès la 7e minute. Penalty qui plus est accordé sur une action confuse, où N'Daw se rendait coupable d'une faute inutile sur Guillaume Hoarau, qui venait de manquer son contrôle dans la surface. "Il y a beaucoup d'endroits en France, à commencer par Nantes, où il n'aurait pas été sifflé", regrettait l'ancien parisien Jérôme Alonso après la rencontre. Lyon favorisé ? D'autres coups de sifflets auront porté à discussion au cours de 5e journée. A commencer par ceux donnés par Jean-Charles Cayeux lors de la rencontre OL-Nice (3-2), qui a vu le leader s'imposer dans les arrêts de jeu et la controverse. Notamment sur le premier but lyonnais, inscrit par Juninho sur coup-franc, où l'homme en noir se clairement fait abuser par le Brésilien. Et celui de la victoire, où il suit son assistant en sanctionnant d'un penalty une main involontaire de Vincent Hognon au bout du temps additionnel. Tandis que le second but des Gones a été validé dans la confusion, l'assistant ayant levé puis baissé son drapeau pour signaler un hors-jeu de Frederic Piquionne qui s'est révélé finalement inexistant au ralenti. Du côté de l'OGC Nice, on préfère ne pas en rajouter pour ne pas "être à nouveau traité de parano" (Antonetti). Mais on n'en pense pas moins. Notons que M. Cailleux a au moins eu le mérite de faire son mea culpa dimanche sur RTL ("le penalty ne s'imposait pas"), même s'il estime ne pas avoir fait d'erreur sur le coup franc accordé à Juninho. Ce qui n'empêche pas les internautes de lequipe.fr d'avoir répondu massivement "oui" (à 73%) à la question "les arbitres de Ligue 1 favorisent-ils l'Olympique Lyonnais ?". Un débat récurrent depuis quelques saisons. Verts de rage Si Nice manque l'occasion de monter sur le podium, les erreurs commises lors de Caen-Saint-Etienne (2-0) maintiennent elles les Verts dans la zone de relégation. Mené d'un seul but avant que Nivet ne fasse le break dans les arrêts de jeu (90e +2), les Stéphanois se sont vus refuser deux fois l'égalisation pour des positions de hors-jeu imaginaires de Bafetimbi Gomis. Fâcheux pour une formation qui s'était déjà incliné trois fois depuis le début de saison et peine à confirmer sa cinquième place de la saison dernière avant de retrouver l'Europe ce jeudi en Coupe de l'UEFA sur le terrain de l'Hapoël Tel-Aviv. Le coach de l'ASSE Laurent Roussey en à au moins profiter pour dédouaner ses troupes : "On va peut-être accabler Bafé Gomis de son nouveau statut mais s'il faut qu'il marque quatre buts pour en valider un...ça pose problème. A Valenciennes, il y avait déjà eu un penalty litigieux. En début de saison, j'ai participé à une réunion où toutes les parties devaient faire des efforts. Moi, j'essaye d'être calme sur le banc mais avouez, à un moment donné, que cela devient compliqué." Après quatre journées tranquille, où les arbitres auront plutôt bien fait leur boulot, et donc très peu fait parler d'eux, le temps des polémiques semble revenu sur la Ligue 1. Bordeaux - OM dos à dos Avec toutes ses prises de bec, on n'en oublierait presque que le premier vrai choc du championnat (Bordeaux - PSG et Lyon-Sainté c'était quand même pas trop ça) entre Bordeaux et l'OM aura livré un beau spectable, loin des clichés sur une L1 supposée chiante comme la pluie. Plutôt inspirés, les Phocéens regretteront de ne pas être reparti du stade Chaban-Delmas avec une victoire après avoir ouvert le score par Bakari Koné d'entrée (2e) et réalisé une première période de haut niveau. Mais il n'y avait rien faire sur le superbe mouvement bordelais conclu par Marouane Chamakh (24e). "Le but de Bordeaux, c'est une action de rêve. Quand tu prends un goal d'une telle beauté, tu peux accepter, tu dois respecter", comme l'a reconnu Eric Gerets, beau joueur. Le but de Chamakh :Les résultats complets de la 5e journée : Samedi : L1 - 4e j : Lyon toujours costaud En remportant le derby à Saint-Etienne grâce à un but de Karim Benzema (1-0, 56e), l'Olympique Lyonnais reste dans la roue de Marseille, qui s'est imposé dans la douleur devant Sochaux (2-1). Bordeaux perd en revanche du terrain en concédant son second revers de la saison, à Lille (1-2). Les deux prétendants à la succession des Gones ont encore du boulot s'ils veulent transformer leurs rêves en réalité.Sainté sans réponse 14 ans que ça dure. Depuis le 3-0 infligé en 1994 à Geoffroy Guichard, l'ASSE n'a plus fait chuter son rival local dans leur double rendez-vous annuel, certes interrompu par les descentes en D2 des Verts. Comme l'an passé, où il avait arraché le nul dans les dernières minutes en inscrivant un superbe coup franc, Benzema a donc été le bourreau de Sainté. A la réception d'un centre d'Ederson, le déjà meilleur buteur de la L1 (4 réalisations) a ajusté Viviani. Sans élan mais avec classe. 1-0 et c'était plié. "On a lâché. En fait, pour nous, le match s'est arrêté au moment où on a pris ce but", analysait froidement Laurent Roussey après la rencontre. Son équipe est relégable. Et pour deux semaines minimum, en raison de la trêve internationale. Comme l'a remarqué Roussey, ce Lyon est "à la mode de Claude (Puel)". Solide, ne concédant que très peu d'occasions, dangereux sur coups de pieds arrêtés. Mais pas très généreux offensivement. Ceux qui souhaitent que la Ligue 1 s'inspire de la prolifique moyenne de buts de la Bundesliga en seront pour leurs frais. Dans le contexte d'un derby, la tactique appliquée était sûrement la meilleure. Et en dehors d'un départ de Bafetimbi Gomis dans le dos de Boumsong, qui butait sur Hugo Lloris en frappant trop précipitamment, la défense des septuples champions de France n'a pas tremblé. Du tout bon avant d'attaquer les phases de poule de la C1. Du grand MandandaTout leader qu'il soit, grâce à un plus grand nombre de buts marqués, l'OM ne peut pas se targuer d'une telle rigueur défensive. Sans un grand Steve Mandanda, les Phocéens n'auraient sans doute pas pris les trois points devant Sochaux (2-1). A 2-0 (buts de Ziani et Kone), la partie semblait pourtant en poche. Mais un vent de panique a soufflé dans les rangs olympiens après la réduction du score de Erding (73e), il est vrai entachée d'une position de hors-jeu. Et une vilaine passe en retrait de Zenden, titularisé après s'être plaint de son temps de jeu dans la semaine, failli leur coûter très cher. Heureusement pour l'OM, Steve 'Austin' Mandanda n'a donc perdu qu'un seul duel face à l'attaquant turc. Sur la dite passe en retrait, il stoppait le tir croisé du Sochalien d'un réflexe du pied (83e). Puis se jetait au sol pour sortir sa tête piquée à bout portant, dans les arrêts de jeu (90e+3). Au final, les Doubistes auront cadré 7 fois dans le match, contre deux côté Marseillais, et mis en lumière la fébrilité de l'actuel leader de la L1. "Cela signifie que nous ne sommes pas encore Lyon", tranchait Eric Gerets, lucide. Avec 10 points pris sur 12 en championnat et un billet validé pour la C1, on a quand même connu des rodages plus difficiles. Bordeaux cale, Paris décolle Malgré une jolie ouverture du score signée Fernando Cavenaghi, Bordeaux a lui vu ses errements sanctionnés à Lille, qui empoche sa première victoire de la saison (2-1) grâce à des buts de Bastos et Obraniak. "Autant sur le match du PSG, la défaite avait été frustrante mais aujourd'hui, ce qui me déçoit, ce n'est pas tellement le score, c'est la manière dont nous avons évolué", a regretté Laurent Blanc, agacé par l'absence de fond de jeu de son équipe, alors que "le LOSC avait la pression du résultat". Désormais 7e, les Girondins voient même Paris leur passer devant pour un point. Vainqueur à Caen (1-0), le club de la capitale réussit son meilleur départ depuis trois saisons. Pas mal pour une équipe présidée par un mec qui ne connaît rien au ballon. L'effet Makelele-Giuly est indéniable, mais c'est encore Guillaume Hoarau qui a trouvé la faille devant, en gâchant aussi pas mal d'occasions, tandis que Mickaël Landreau confirme de match en match qu'il peut être le grand gardien dont le PSG a besoin. C1 - tirage au sort : Du lourd pour les Français
C1 : Marseille devra faire mieux Comme prévu, l'OM s'est qualifié au détriment de Brann Bergen en s'imposant devant son public grâce à un doublé de Niang (2-1). Mais que ce fut dur pour les Phocéens qui devront montrer autre chose dans la phase de poule de la Ligue des champions dont le tirage au sort se déroule ce jeudi (18h).Grosse frayeur En football, il n'y a donc vraiment pas de formalités. C'est ce qu'on pu constater les joueurs et le public marseillais, qui se sont fait une grosse frayeur après l'égalisation norvégienne signée de la tête par Sigursson, suite à un coup franc concédé par Taiwo (1-1, 75e). Comme ils avaient flippé en début de match sur une incursion du remuant Solli, qui voyait son tir repoussé par Steve Mandanda (7e). "Tactiquement, on a mal joué en première période", expliquera après le match Eric Gerets, soulignant que le nouvel hommage aux supporters décédés avaient pu perturber ses troupes. Toujours est-il qu'il fallu attendre deux grossière erreurs de la défense de Brann, sur un long ballon de Taiwo et une remise de la tête pour son gardien trop molle du même Sigursson, pour permettre à Mamadou Niang d'ouvrir puis de sceller la marque (66e, 90e+1). Taiwo aurait certes pu trouver la faille en première période si son tir violent n'avait pas été repoussé par le poteau. Mais cela reste un avertissement sans frais pour l'OM, qui va maintenant croiser les doigts pour ne pas tomber dans une groupe de la mort. L'Atletico y sera Outre la qualification du club chypriote de Anorthosis Famagouste devant l'Olympiakos, ou celle des Biélorusses de BATE Borisov, il n'y aura donc eu guère de surprises dans ce troisième tour préliminaire, qui a vu tous les cadors européens valider leur billet. Y compris Liverpool, qui a tout de même dû attendre les prolongations pour venir à bout du Standard de Liège (0-0, 1-0). L'Atletico Madrid retrouvera lui la coupe aux grandes oreilles après 11 ans d'absence après avoir cartonné les Allemands de Schalke 04 (4-0), qui s'étaient pourtant imposés à l'aller (0-1). Pour Marseille et Bordeaux, qui se retrouvent dans le troisième chapeau, le tirage au sort des phases de poule sera donc placé sous le signe de l'angoisse, avec la perspective de tomber sur au moins deux grosses équipes (voir la liste ci-dessous). Au moins, car le quatrième chapeau comporte lui aussi quelques ecueils, comme l'Atletico, la Fiorentina, le Dynamo Kiev ou le Shakhtar Donetsk. Tête de série, Lyon priera de son côté pour éviter le Zenith et Fenerbahçe, les deux gros poissons du troisième chapeau. A ce soir pour le verdict du tirage au sort. Chapeau 1: Chelsea Liverpool FC Barcelone Arsenal Manchester United Lyon Inter Milan Real Madrid Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4: L1 - 3e j. : Der Zakarian, première victime ? Déjà fragilisée, la position de Michel Der Zakarian au poste d'entraîneur du FC Nantes devient carrément critique après la défaite des Canaris à Bordeaux (0-2), dimanche. Les Girondins retrouvent eux leur place sur le podium derrière Marseille et Lyon, qui se sont imposés samedi, respectivement face au Havre (1-0) et Grenoble (2-0). hiérarchieNantes pique sa crise Enigme technique depuis son arrivée sur le banc de touche nantais, à la fin de saison 2006-2007, Der Zak' n'avait pu empêcher la descente en L2 du club 8 fois champion de France malgré ses petits pulls saumons et l'aide de son partenaire de galère, Japhet N'doram. Maintenu à son poste faute de mieux, l'ancien joueur de la maison jaune a fait remonter le club directement. Et le président Waldemar Kita de lui promettre qu'il garderait ses fonctions en guise de remerciement. Der Zakarian semble pourtant n'avoir jamais eu la confiance de son boss qui, après deux journées et 1 point récolté, lui a donné un ultimatum pur et simple : gagner à Bordeaux ou prendre la porte. Comme si un promu, aussi historique soit-il, pouvait aller gagner chez le dauphin de l'OL en claquant des doigts. Autant dire que le Franco-Arménien avançait sur une planche savonneuse, sous la pression d'un président ambitieux qui pourrait le remplacer très rapidement par Alain Perrin. "Il faut bouger, sinon on court à la catastrophe", a prévenu Kita juste après le match. "Quand on voit certaines choses, cela me laisse perplexe. Je suis déçu car j'ai respecté ma parole. De l'autre côté, on m'a promis qu'on allait gagner des matchs..." Rien d'étonnant de la part de celui qui avait choqué l'UNECATEF en déclarant en mai dernier : "Je n'aurai jamais confiance en un coach. [...] De manière générale, les entraîneurs ne savent pas s'adapter vite et bien. Je suis surpris par la faiblesse d'analyse de certains coaches à la fin des matches." Ménage à trois Si Nantes pique sa crise, Bordeaux en a profité pour remonter à la troisième place après sa défaite au Parc des Princes (0-1) lors de la journée précédente. Les hommes de Laurent Blanc n'ont pas particulièrement brillé, mais un penalty de Fernando Cavenaghi (6e) et un corner joliment repris par Fernando (86e) ont suffi à faire la différence. Ils ont encore trois semaines pour être au top avant le début des phases de poule de la Ligue des champions. Même constat pour Lyon, qui a disposé de Grenoble sur des buts de Jean II Makoun et Karim Benzema (2-0), et Marseille qui a fait la différence devant Le Havre grâce à un nouveau coup franc direct de Zenden (1-0). Le trio qui a fini en tête l'an passé a donc déjà repris les commandes. Mais en dominant chacun un promu avec des buts uniquement marqués sur coups de pieds arrêtés, ils n'ont pas encore montré leur pleine mesure. En bref Paris continue son petit bonhomme de chemin avec un nul glané à Sochaux (1-1) grâce à une belle égalisation de Stéphane Sessegnon et une entrée intéressante de la recrue Mateja Kezman. Rennes a empoché sa première victoire en inscrivant deux pions dans les arrêts de jeu à Lille (2-1), qui ferme la marche de la Ligue 1. Monaco a partagé les points face à Caen (1-1) malgré l'ouverture du score du néo-international espoir Nimani, révélation de ce début de saison. Zenden (Le Havre 0-1 Marseille) : Sessegnon (Sochaux 1-1 Paris) : L1 - 2e j : La sensation Grenoble Alors que la France du foot se demande, comme chaque année à cette époque, qui va bien pouvoir détrôner le roi Lyon au sommet du championnat de France, le rôle de trublion a été endossé ce week-end par le promu Grenoble. Equipe promise à la re-descente immédiate, le GF38 s'est offert le scalp de Rennes (1-0), dimanche pendant que l'OL partageait les points à Lorient (0-0), après celui de Sochaux lors de la première journée (2-1). Autant dire qu'un choc de titan se profile samedi prochain à Gerland entre le leader et son "dauphin".Le chef d'œuvre d'Akrour Si Le Mans, Lorient puis Nancy avaient fait sensation l'an passé en occupant la première place du championnat en début de saison, la Ligue 1 Orange fait donc encore plus fort en 2008-2009 en confiant sa tête au Grenoble Foot 38. Club qui a retrouvé sa place dans l'élite après 45 ans d'absence en arrachant la troisième place de la L2, encore fragile financièrement malgré ses capitaux japonais, le GF38 ne pouvait pas mieux célébrer l'érection de sa nouvelle enceinte, le très moderne stade des Alpes, inauguré le 15 février dernier, dans lequel il est toujours invaincu malgré la visite d'une équipe "européenne" comme Rennes, dimanche. Pour ne rien gâcher, Grenoble s'est imposé sur un but de fou - un lob de 25 m d'Akrour sur Douchez -, s'est payé le luxe de manquer un penalty et a su faire le dos rond pour contenir des assauts bretons certes désordonnés. Même s'il reste encore à prendre "trente-six points pour se maintenir" (Grégory Wimbée) et que ce classement est "anecdotique", comme l'a rappelé le placide entraîneur Mehmed Bazdarevic, voilà un sympathique coup de pub pour ce club plein d'ambition. D'un autre côté, ses futurs adversaires sont déjà prévenus. Dépasser le stade de l'effet de surprise pour ne pas se contenter d'être un tube de l'été, telle sera la mission du club isérois dans les semaines qui viennent. L'OM régale, Bordeaux cale Malgré cette sensation, la journée de dimanche aura surtout été marqué par les quatre buts passés par Marseille à Auxerre (4-0), cette fois sans en encaisser un seul, dans un stade Vélodrome conquis. Le score est lourd pour Auxerre, qui a eu l'opportunité de revenir dans le match, alors que l'OM a fait preuve de pas mal de réussite, comme l'a concédé Eric Gerets. Mais le talent offensif des ciel et blanc est indéniable, sur le terrain comme sur le banc de touche, d'où deux buteurs sont sortis (Grandin et Zenden). Avec 4 points en deux matchs, les Olympiens reviennent donc à hauteur de Lyon, qui a réalisé un match solide à Lorient sans toutefois concrétiser ses occasions (0-0). Bordeaux n'a lui pas confirmé sa victoire initiale contre Caen (2-1) en chutant au Parc des Princes contre un PSG laborieux mais réaliste, à l'image du buteur Guillaume Hoarau, qui a mis au fond un des deux seuls tirs cadrés parisiens (contre 10 aux Girondins). "Je ne pense pas que Paris a mérité sa victoire", a même lâché un Laurent Blanc déçu que la générosité offensive de son équipe n'ait pas été récompensée. "Mais elle le sera sur le long terme", a assuré le "Président" qui ne compte pas se mettre à bétonner pour autant. Paris savoure lui son premier succès à domicile, aussi étriqué soit-il, après avoir attendu la 20e journée pour s'imposer devant son public la saison dernière. En bref Dans ce week-end encore prolifique (25 buts après les 24 de la première journée), les acteurs de la L1 nous auront offert du spectacle. Outre le joli but d'Akrour, les Marseillais Grandin et Zenden ont signé chacun un bijou, le premier en dribblant deux Auxerrois dans la surface avant de piquer son ballon devant Riou, le second sur un maître coup franc, aussi puissant que placé. On notera également le match de mamouth de Steve Savidan (deux passes, un but) pour Caen contre ses anciens partenaires de Valenciennes (3-1). Ainsi qu'un autre lob magistral, signé lui Perquis mais qui n'a pas empêché Sochaux de s'incliner à Saint-Etienne (1-2). Le but du week-end : Nassim Akrour Ligue 1 : Lyon démarre fort L'OL en tête du classement, Karim Benzema déjà meilleur buteur, Bordeaux en haut de tableau, Lille et Rennes dans le ventre mou, Toulouse et Paris en queue de peloton. Si les conclusions tirées d'une première journée sont rarement pertinentes, l'ouverture de la nouvelle de saison de Ligue 1 n'a pas vraiment bousculé la hiérarchie du championnat de France. Le rêve de Jose Anigo (et de bien d'autres) de voir "Lyon se casser la gueule" est encore loin de prendre forme.Benzema voit double Le septuple champion de France était-il trop fort, où le TFC trop limité ? Toujours est-il que le match décalé de dimanche opposant l'OL au club de la Ville Rose a vite tourné à l'avantage des premiers, mieux en place collectivement, plus efficaces et talentueux individuellement, les Gones ont fait dans le cynique : 4 tirs cadrés, 3 buts, dont deux inscrits sur des coup de pieds arrêtés de Juninho par Jean II Makoun et Karim Benzema (qui s'offre en plus un doublé). Tout ça avec un Cris en tribune pour cause de genou à renforcer, suppléé par le couteau suisse Bodmer, et en attendant que John Mensah soit lui aussi opérationnel. Pour annoncer qu c'est le meilleur Lyon qu'il ait jamais eu sous sa présidence, Jean-Michel Aulas attendra sans doute un peu. La L1 n'est elle sûrement pas surprise de cette entame, même si les médias ont bien sûr voulu mettre la pression sur l'OL suite la défaite du Trophée des champions. JMA n'a d'ailleurs pas pu résister à y faire référence après le succès probant de ses troupes : "Etre premiers ce soir alors que tout le monde nous annonçait surclassés et en difficulté, est un petit clin d'œil qui me fait très plaisir." Bordeaux dans la roue, Marseille dans le flou Recrue phare du mercato girondins, Yoann Gourcuff n'a lui pas tardé à prouver qu'il valait mieux que son statut de remplaçant au Milan AC en se montrant décisif sur les deux buts qui ont permis à Bordeaux de s'imposer face à Caen (2-1) après avoir été mené au score. Un tir dévié par le dos de Sorbon, un coup franc frappé fort devant le but et dévié intelligemment par ce renard de Fernando Cavenaghi, le Breton a fait fort. La prestation globale des hommes de Laurent Blanc n'a toutefois pas été époustouflante, mais cette victoire leur permettra de travailler dans la sérénité. Le troisième larron du podium 2007-2008, Marseille, a lui laissé échapper les trois points à Rennes (4-4), trahi par une défense centrale dans les choux. Si le potentiel offensif de l'OM est énorme (Ben Arfa et Koné ont notamment fait forte impression), Eric Gerets va devoir rapidement trouvé les ajustements nécessaires avant d'affronter Brann Bergen en tour préliminaire de la Ligue des champions, mercredi, rendez-vous capital pour le club phocéen qui ne veut pas rater le train de la C1. En bref S'il est un peu tôt pour tirer des enseignements de ces résultats, cela est aussi vrai pour les prestations du PSG, qui a encore perdu son premier match de la saison à Monaco (0-1), ou de Saint-Etienne, qui s'est incliné à Valenciennes (0-1) sur un penalty inexistant. Les victoires des promus Grenoble et Le Havre, respectivement aux dépens de Sochaux (2-1) et Nice (1-0), sont elles aussi loin d'être synonymes de maintien. Pas plus que Nantes n'ait condamné pour avoir chuté à Auxerre (2-1). Chacun a encore 37 occasions de se refaire. Ou de s'enfoncer. Le temps de la prospective affinée n'est donc pas pour tout de suite. Bordeaux - Lyon : La chasse a commencé En attendant la reprise du championnat de France, qui démarre samedi avec un mutliplex, le Trophée des Champions nous a offert un avant-goût de la lutte qui devrait opposer le septuple champion de France lyonnais et son dauphin bordelais, qui s'est imposé aux tirs au but (0-0, 5 tab à 4) en dévoilant ses ambitions pour la saison à venir.L'OL diminué Certains y verront un signe avant-coureur. Pour la première depuis le début de son règne implacable sur la Ligue 1, l'OL ne s'est pas imposé dans le match de pré-saison qui oppose habituellement le champion de France au vainqueur de la Coupe de France. Le club rodhanien était en l'occurrence détenteur des deux trophées, et s'est vu attribué comme adversaire le second du championnat, Bordeaux, plutôt que le finaliste de la Coupe (le PSG). Choix discutable, mais qui nous a donc permis de jauger deux des prétendants au titre dans une confrontation directe. Si ce trophée des champions est à l'image du championnat 2008-2009, autant dire que ce dernier s'annonce serré. Malgré le manque de rythme habituel à ce stade de la préparation et les nombreux absents côtés lyonnais (Ederson, Fred, Juninho, Keita , Mensah, Piquionne), Girondins et Gones ont livré une prestation pleine d'engagement, avec des séquences déjà digne d'un match de haut niveau. Et on pu notamment apprécié le jeu bordelais en première période, avec un milieu losange à la pointe duquel Yoann Gourcuff (Johan Michoud avec 10 ans de moins) a vite trouvé ses marques. Chamakh - LLoris au top Le meilleur élément de l'équipe au scapulaire fut pourtant Marouane Chamakh. Symbole d'un effectif qui a fait ses preuves l'an passé et que Laurent Blanc n'a pas souhaité bouleverser, mais simplement renforcé. Pour le "Président", pas question, toutefois, de s'enflammer avant l'heure : "Je sais que vous, la presse, vous chargerez de trouver d'autres significations à cette victoire. Mais comme je l'ai dit aux joueurs, ce match-là, pas plus que la saison dernière, ne nous donne aucun droit pour le championnat. J'ai dit et je répète que Lyon reste favori à sa succession, et j'espère que cette année, il y aura non pas une seule, comme l'an dernier, mais trois, quatre ou cinq équipes qui rivaliseront avec Lyon, et que Bordeaux en sera." Parler de passation de pouvoir après ce résultat serait en effet prématuré. On le répète, l'OL était handicapé de plusieurs absences majeures et doit encore digérer l'intégration de ses nouvelles recrues. Hugo Lloris a en tout cas déjà trouvé ses marques dans les buts lyonnais, réalisant plusieurs parades décisives, notamment sur une frappe enroulée de Chamakh où son anticipation et sa claquette furent impeccables. Claude Puel a lui aussi besoin d'un peu temps pour imposer son style au club septuple champion de France, qui a démontré en seconde période qu'il ne manquait pas de ressources. Samedi prochain, les choses sérieuses commenceront. Illustration : Premier match "officiel" et première défaite sans conséquences pour le nouvel entraîneur lyonnais Claude Puel (Sipa) Le programme de la 1e journée : Samedi, 21h : Lyon : L'éternel recommencement A deux jours du Trophée des Champions qui l'oppose samedi à son dauphin de la saison dernière, Bordeaux, l'Olympique Lyonnais a quasiment bouclé son recrutement avec l'arrivée de Frederic Piquionne, en provenance de Monaco, qui sera présenté ce jeudi à 18h en direct sur OL TV. Point d'orgue d'un marché des transferts où le septuple champion de France aura encore fait ses courses en Ligue 1, sans s'offrir une signature à la hauteur de ses ambitions européennes.Où sont les stars ? Hugo Lloris (8,5 millions d'euros), John Mensah (8,4 ), Ederson (14), Jean II Makoun (15), Miralem Pjanic (7,5) et maintenant Frédéric Piquionne (5). On ne pourra reprocher à l'OL d'avoir eu des oursins dans les poches au cours de ce mercato estival. Avant même la nomination de Claude Puel comme entraîneur à la place d'Alain Perrin, le club rhodanien avait débuté des emplettes qui s'élèvent donc à environ 48 millions d'euros. Du lourd pour une formation de Ligue 1 qui s'est dans le même temps séparé de trois éléments, Hatem Ben Arfa, Grégory Coupet et Sebastien Squillaci, pour un total approchant les 22 millions d'euros. Malgré ces dépenses, la dernière acquisition lyonnaise a tout de même jeté le trouble autour du projet aulassien. Courtisé il y a un demi par l'OL, Piquionne est un peu en perte de vitesse après on passage à Monaco et devrait partir avec le statut de doublure de Benzema. Curieux choix alors que JMA déclarait il y a quelques jours être prêt à s'offrir Samuel Eto'o : "Tout dépendra de Claude [Puel]. S'il nous dit que demain, pour gagner la Ligue des champions, il lui faut Eto'o ou Drogba, on essaiera de les faire venir, même si on vivra un peu au dessus de nos moyens." Du rêve à la réalitéComme lors des précédentes intersaisons où les rumeurs Anelka, Trezeguet ou Drogba étaient restées lettres mortes, Lyon a donc dû se contenter d'un renfort made in L1 autrement moins coûteux. Car si l'OL a sans doute les moyens de se payer le transfert d'Eto'o, la question du salaire est une autre paire de manche. Le Camerounais qui émarge déjà à six millions d'euros annuels en réclamerait d'ailleurs dix aux clubs qui souhaitent l'engager. Un appétit qui a rebuté les grosses écuries européennes. Si on ne peut pas reprocher à Lyon ses limites financières, les supporters lyonnais commencent eux-mêmes à s'agacer du double jeu du club. Le site Olympique et Lyonnais, numéro des blog consacrés à l'OL, posait d'ailleurs ouvertement la question cette semaine lorsque la piste Piquionne, présenté comme un "nouveau Fred", était sur le point de se concrétiser : "A la recherche d'un attaquant de pointe supplémentaire et après avoir fait courir les rumeurs les plus folles, Lyon va-t-il encore faire du Lyon ? A savoir recruter un bon attaquant de ligue 1 et prétendre jouer la ligue des champions ?" La C1 d'ici 2012 "J'ai parlé d'un projet sur quatre ans, la durée du contrat de l'entraîneur général", bottait en touche Aulas, interrogé sur la question lors de sa dernière mise au point. "Je ne veux pas lui mettre de pression. Il connaît l'objectif : gagner la Ligue des champions d'ici à 2012. Ce n'est pas simple d'y parvenir. Même Abramovitch a du mal, malgré ses investissements considérables. Arsenal, qui est un modèle que j'ai suivi, n'y est pas parvenu non plus." Soit. D'ici au tirage au sort de la C1, fin août, Lyon devra encore boucler son mercato avec la venue d'un latéral gauche en doublure de Fabio Grosso. Et surtout dégraisser un effectif pléthorique, notamment au milieu de terrain et en attaque, sous peine de voir des tensions réapparaître dans le vestiaire. Principal indésirable, l'international tchèque Milan Baros pourrait ainsi croiser la route de Piquionne en s'engageant avec l'AS Monaco... Illustrations : 1- Déjà courtisé par l'OL il y a un an et demi, Fred Piquionne rejoint finalement les septuples champions de France. 2- Le nouvel entraîneur Claude Puel a pour mission de remporter la Ligue des champions d'ici 2012 (Sipa) Ben Arfa et l'axe d'élite OL-OM... En dépit du bras de fer initié par Jean-Michel Aulas, le transfert d'Hatem Ben Arfa de Lyon à Marseille a donc été validé mardi soir. Réunies par la Ligue, les trois parties ont trouvé un terrain d'entente. Le club phocéen déboursera finalement 12 millions d'euros. Plus "un bonus d'un millions d'euros en cas de qualification de l'Olympique de Marseille pour la Ligue de Champions à l'issue de 3ème tour d'août prochain" et "un intéressement de 20 % sur la plus-value d'un éventuel futur transfert du joueur", précise le site officiel de l'OL.Ben Arfa a "tué le père" Même avec les bonus, la transaction rapporterait par exemple 16, 4 millions d'euros à l'OL, si l'OM se qualifie pour la C1 et revend plus tard le prodige pour 30 millions. Un chiffre qui peut paraître dérisoire par rapport à ce qui se pratique sur le marche et au potentiel de Ben Arfa. Ce qui est peut-être à l'origine du flou constaté chez le septuple champion de France ses derniers jours. "Il y a eu comme une grogne en interne à Lyon qui était menée par certains collaborateurs de Jean-Michel Aulas lui reprochant de s'être séparé d'un joyau", avait d'ailleurs commenté Pape Diouf il y a quelques jours. Le président lyonnais se serait-il mordu les doigts après avoir reçu une offre supérieure en provenance du Real Madrid, comme l'annonçait France Football dans son édition de mardi ? Tout n'est que supputations. Une chose est sûre, en tout cas, Ben Arfa voulait vraiment rejoindre l'OM et a sacrifié un tiers des 1, 5 millions d'euros que devait lui verser l'OL. Les deux autres tiers étant pris en charge. "Votre fils, vous le traiteriez comme ça ?", aurait même lâché Hatem lors de la réunion, selon L'Equipe, en référence aux propos que "Papa Aulas" lui aurait tenu lorsqu'il a signé son premier contrat à Lyon. JMA avait beau jeu d'évoquer ensuite l'"axe d'élite" désormais formé entre Lyon et Marseille, deux clubs qui s'étaient déjà étripés concernant François Clerc, avec un sourire de circonstance. Vainqueur de la seconde manche, Pape Diouf ne semblait pas dupe. Mais la vraie bonne nouvelle de cette histoire, c'est que le championnat de France conserve une de ses perles. Le Aulas – Diouf show : Les pétards mouillés du Mercato Si la période du marché des transferts transporte toujours son lot de fausses annonces et rebondissements en tous genres, le cru 2008 démarre très fort. Surtout en Ligue 1, où les affaires Ben Arfa, Thuram ou Nasri alimentent les gazettes. Petit tour d'horizon.Hatem, moi non plus Annoncé mercredi dernier par Pape Diouf en personne, le transfert d'Hatem Ben Arfa de Lyon à Marseille a pris du plomb dans l'aile. Samedi, l'OL annonçait via son site officiel que la transaction n'avait "pu finalement se concrétiser, aucun élément conforme aux demandes de l'O.L. n'étant intervenu, rendant impossible tout enregistrement postal à destination de la L.F.P. avant le 30 juin, date butoir signifié lors des négociations." L'OM jure pourtant être dans son bon droit. Et Hatem Ben Arfa est rentré dans une ligne dure en accordant une interview hallucinante à l'OM TV : "J'ai signé à l'Olympique de Marseille et je suis très content d'avoir signé ici. Ma position est claire : je sais que, quoiqu'il arrive, je resterai ici à l'OM et je ne rentrerai pas à Lyon. Quoiqu'il puisse se dire, je suis ici." La commission juridique de la LFP va devoir déterminer ce mardi si Ben Arfa est néo-Marseillais ou encore Lyonnais. Thuram à contre-coeur Alors que l'officialisation de la signature de Lilian Thuram au PSG ne semblait qu'une simple formalité après l'accord trouvé entre les deux parties mercredi, la visite médicale a révélé que recordman des sélections en équipe de France souffrait d'une malformation cardiaque. Une hypertrophie qui serait passé au travers des tests réalisées par l'encadrement médical et lors des transferts du joueur de 36 ans de Monaco à Parme, puis à la Juventus et efin Barcelone ! "Si je dois arrêter, cela voudra dire que j'ai eu de la chance qu'on découvre cela à ce moment-là. S'ils me disent qu'il n'y a pas de problème, alors je rejouerai", a déclaré Thuram, dont le frère est décédé d'une crise cardiaque en jouant au basket-ball. Le professeur Eric Rolland, directeur médical du PSG, devra donner son verdict définitif d'ici au 30 juillet. Greg le millionaire Autre mouvement qui semblait couler dans le bronze, le départ de Grégory Coupet a lui aussi capoté en fin de semaine. Tout les conditions sont pourtant réunies : l'Atletico Madrid veut Coupet, le joueur souhaite partir et l'OL a déjà trouvé son remplaçant (Lloris). Problème, le club rhodanien ne compte rien lâcher sur l'indemnité de transfert de 3 millions d'euros fixée lors de la dernière prolongation Greg. Mais pour un gardien de 35 ans, les dirigeants espagnols trouvent ça un peu cher. Digard perd patience Cas encore plus surprenant, celui du Parisien Didier Digard, en partance pour Middlesborough. Un accord a été trouvé il y a une dizaine de jours pour un montant de 5 millions d'euros. Mais le joueur devait se rendre ce matin au Camp des Loges pour la reprise de l'entraînement. Une situation qui l'a fait sortir d |