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Barça - OL : Trois scénarios pour un exploit lyonnaisTenu en échec sur sa pelouse au match aller, l'Olympique Lyonnais va devoir réaliser un gros coup au Camp Nou pour venir à bout du Barça et atteindre les quarts de finale de la Ligue des champions. Flu passe en revue les scénarios qui peuvent mener les partenaires de Karim Benzema à la qualification. ![]()
25 ans après, profiter des carences défensives et de l'éventuel complexe de supériorité du Barça seront encore les clés du match pour les partenaires de Juninho. Avec l'absence de Puyol et la forme alléatoire de Valdes, une victoire lyonnaise est possible. Mais il faudra faire mentir la statistique qui nous rappelle que l'OL n'a jamais battu Barcelone en cinq confrontations. Probabilité : 25% Un partout, prolongations et tirs aux but
Reste que les tirs au but ne seraient pas forcément un cadeau pour les Lyonnais. Car si Hugo Lloris évolue un cran au dessus du fébrile Valdès, ce dernier n'a rien à envier au Français dans cet exercice spécifique. Par ailleurs, si Lyon possède des bons tireurs, le niveau technique moyen du Barça lui donne un longueur d'avance avec des spécialistes à la pelle qui tire les pénos dans leurs sélections respectives (Henry, Messi, Eto'o, Xavi, Marquez). Probabilité : 25%
Un nul prolifique (2-2, 3-2, etc.) C'est le pronostic de Zinedine Zidane, qui déclarait mardi sur Canal Plus croire aux chances du club français : "Ils sont capables de le faire (...) oui, je les vois passer contre Barcelone (...) le résultat ? Deux partout ! (...) je suis convaincu qu'ils se qualifieront". Un pari qui a bien fait rire son acolyte Christophe Dugarry, mais pas idiot si l'on tient compte du fait que les deux équipes vont attaquer et que la défense barcelonaise a des absences.
Marquer deux fois (ou plus) au Nou Camp n'est pas totalement inimaginable. L'Espanyol y est parvenu le mois dernier en remportant le derby (2-1). En Ligue des champions, le Shaktar Donetsk était lui allé s'y imposer en faisant trembler les filets à trois reprises (3-2). Mais c'était lors de la dernière journée des phases de poule et un match sans enjeu pour le Barça... Probabilité : 50%
Et vous, vous misez sur quel scénario pour une éventuelle qualification de l'OL ?
A lire aussi : Lyon ou l'exploit impossibleChampion de la régularité en Ligue 1, où il est bien parti pour remporter son huitième titre consécutif, l'OL a une nouvelle fois loupé l'occasion face à Barcelone de signer la grosse perf européenne qui manque à son tableau de chasse. Pourra-t-il y parvenir dans quinze jours au Nou Camp ?
Mêmes causes, mêmes effets S'il n'y a évidemment rien de déshonorant à tomber face à des adversaires de ce calibre, la répétition de ces échecs commence tout de même à devenir problématique pour une formation qui ambitionne de remporter à terme la mythique C1. Dans un sport comme le football, où la logique est souvent démentie sur le terrain, cette constance est même étonnante. Des équipes moins bien armées réalisent régulièrement de tels exploits, qui plus est en coupe. Alors pourquoi Lyon n'y arriverait pas ?
L'heure de changer de statut Pourtant, tout n'est pas encore perdu. Il reste 90 minutes (ou plus) aux troupes de Claude Puel pour faire mentir les commentateurs et passer du statut d'équipe respectable à celui d'équipe qui se fait respecter. 90 minutes pour enlever le frein à main et se sublimer devant les 90 000 spectateurs du temple barcelonais. 90 minutes pour convaincre Benzema qu'il a une chance de soulever un jour la coupe aux grandes oreilles sous le maillot lyonnais et éviter une nouvelle fuite des talents. Autant dire que ce Barcelone - Lyon du 11 mars sera bien plus qu'un simple match de football. C1 : Lyon n'a plus qu'à prier face au BarçaL'Olympique Lyonnais affrontera le FC Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Soit le pire tirage dont pouvait hérité les septuples de champion de France.
Messi & co Un an après avoir affronté Manchester United, futur vainqueur de la compétition, Lyon n'a encore pas été verni par les petites boules de l'UEFA. Certes, en dehors du Panathinaïkos voire du FC Porto, il n'y avait que du lourd au programme, entre Man U, Liverpool ou la Juve. Mais avec le Barça, les hommes de Claude Puel ont carrément décroché le pompon. Meilleure attaque européenne avec plus trois buts inscrits par match depuis le début de la saison, porté par des stars planétaires comme Lionel Messi ou Samuel Eto'o, le tout en pratiquant un jeu collectif sans égal, le club catalan fait en effet figure d'épouvantail de la compétition. ![]() Le Lyonnais Fabio Grosso va encore avoir du boulot face à l'intenable barcelonais Lionel Messi (Sipa) "On n'est pas inquiet du tout", a d'abord ironisé Bernard Lacombe, le conseiller de Jean-Michel Aulas, avant de livrer son sentiment : "C'était la pire des choses. Le Barça, c'est aujourd'hui en Europe ce qui se fait de mieux dans la qualité du jeu. Guardiola construit l'équipe à son image. C'est la plus redoutée des équipes européennes. Il restait Rome, on aurait bien aimé les jouer car on avait une revanche à prendre. Barcelone, on les a joués quatre fois. On n'a jamais réussi à les battre. Si on sort rapidement, on pourra se concentrer sur le gain d'un huitième titre de champion de France." Avec son statut évident d'outsider, d'autant que le match retour se disputera au Nou Camp, Lyon peut toutefois se dire qu'il n'aura rien à perdre dans cette double opposition. Une élimination serait logique. Une qualification historique. Et l'issue sera quoiqu'il arrive moins douloureuse que lors des confrontations perdues les années précédentes face au PSV Eindhoven, Porto ou l'AS Rome, autant de clubs qui paraissaient à la portée des Lyonnais. Sur le papier. Des affiches à la pelle Ces huitièmes de finale, qui promettaient d'être relevés vu la qualité des équipes présentes dans le chapeau deux, ont donc accouchés de quelques affiches de très haut niveau, dont les alléchants Inter - Man U, Chelsea - Juventus et Real - Liverpool. Sans parler des rencontres Arsenal - AS Rome et Atletico - Porto, qui promettent elles aussi de valoir leur pesant de cacahouètes. Le programme des huitièmes de finale (aller les 24 et 25 février, retour les 10 et 11 mars) : Chelsea (Ang) - Juventus Turin (Ita) Villarreal (Esp) - Panathinaïkos (Gre) Sporting Portugal (Por) - Bayern Munich (All) Arsenal (Ang) - AS Roma (Ita) Atletico Madrid (Esp) - FC Porto (Por) Olympique Lyonnais (Fra) - FC Barcelone (Esp) Inter Milan (Ita) - Manchester United (Ang) Real Madrid (Esp) - Liverpool (Ang) OL : Un coup de pompe passager ?Deux points sur douze possibles, tel est le maigre bilan enregistré par Lyon lors des quatre dernières journées. Tenu en échec (0-0) par Marseille, dimanche soir à Gerland, malgré les retours dans le onze de Karim Benzema et Juninho, le champion en titre n'a plus gagné depuis un mois et son succès face à Bordeaux (2-1), le 16 novembre. Simple passage à vide ou baisse de régime durable ?
![]() Sevré de ballon à la pointe de l'attaque lyonnaise, Karim Benzema n'a pu faire basculer le choc de la Ligue 1 face à Marseille (Sipa) Sommet de l'ennui Le grand choc annoncé cette 18e journée de Ligue 1 n'a donc pas tenu ses promesses. L'OL avait pourtant l'occasion de reléguer un concurrent direct à six longueurs. L'OM de prendre la tête du classement à la différence de buts. Mais aucune des deux équipes n'aura pris les risques nécessaires pour faire basculer le match en sa faveur. Résultat, les près de 40 000 spectateurs qui s'étaient massés dans les tribunes de Gerland ont vu à peu près autant de cartons jaunes (5) que de tirs cadrés (3 à 7 selon les sources). Le "niveau Ligue des champions" attendu pour cette rencontre ne se voyant que dans l'intensité des duels et le nombre de fautes (40). Alors que Marseille évoluait sans son meilleur attaquant, Mamadou Niang, et son meilleur milieu de terrain, Benoît Cheyrou, Lyon était lui quasiment au complet, avec les retours notables de Benzema et Juninho, suspendu pour les trois derniers matchs. Si on a souvent mis en corrélation les contre-performances lyonnaises avec l'absence de ses deux pièces maîtresses, il faut donc cette fois chercher une autre explication. Coup de pompe physique ou trop grande frilosité tactique de Claude Puel ? Chacun jugera mais l'OL a rarement produit aussi peu de jeu dans ce type de rencontre face à un adversaire pour la course au titre. Derrière, ça pousse Le septuple champion de France va devoir se ressaisir pour conserver sa couronne en mai prochain. D'autant qu'il compte désormais trois poursuivants à trois longueurs, Marseille, Bordeaux et Paris, plus Rennes qui pointe lui à quatre unités. Une situation quasi inédite, après des années de domination écrasante. Comme en atteste les chiffres des trois dernières saisons au même stade de la compétition : 2007-2008 : 38 points, 4 points d'avance sur Nancy, 8 sur Bordeaux et Le Mans 2006-2007 : 49 points, 17 d'avance sur Lens, 18 sur Saint-Etienne, 19 sur Lille et Sochaux 2005-2006 : 44 points, 12 d'avance sur Auxerre, 13 sur Bordeaux, 14 sur Paris Plutôt que la bonne forme de la concurrence, qui ne fait pas mieux cette saison que les précédentes, on peut constater que c'est surtout l'OL qui accuse une baisse de rythme. Avec 35 points en 18 journées, les Gones passent juste en dessous de la symbolique moyenne de deux points pris par match. Ce qui ne leur était plus arrivé à mi-saison depuis l'exercice 2002-2003. Au final, ils avaient tout de même sacré, mais avec un total de points maigrelet (68) qui pourrait cette fois ne pas suffire. L'OM domine les requêtes Google Marseille et Paris devant l'OL au classement des recherches Google concernant le sport. Voilà un chiffre qui va faire plaisir au septuple champion de France.Cette année encore, Lyon sera le seule représentant français en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Normal pour une formation qui écrase tout sur son passage en Ligue 1. Tout, sauf le Google Zeitgeist (l'esprit du temps), classement publié chaque année qui énumère les requêtes les tapés dans le célèbre moteur de recherche. A ce petit jeu, l'OM et le PSG conservent donc encore un peu d'avance sur le club de Jean-Michel Aulas. Le premier n'a pourtant pas gagné le moindre titre depuis 14 ans, et le second jouait le maintien en championnat il y a encore quelques mois. Attention, toutefois, à ne pas tirer de conclusions trop hâtives de ce palmarès, car c'est un vrai travail de fond qu'a réalisé l'OL ces dernières années en s'imposant comme LE club français des années 2000. Très populaire chez les plus jeunes, dont certains ne doivent même pas savoir qu'une autre équipe a un jour remporté le championnat de France, le club rhodanien en tirera un jour ou l'autre les bénéfices. Reste qu'il gagnerait aussi à offrir une image plus humaine au public, qui ne goûte pas forcément le délire megalo-parano de son président, pour définitivement rentrer dans le cœur des Français. Quand la Ligue des champions marche sur la têteEn s'inclinant à Gerland face au Bayern Munich (2-3), l'OL a manqué l'occasion de terminer en tête de son groupe lors de la dernière journée des phases de poule de la Ligue des champions. Mais que les Lyonnais se rassurent, ils éviteront Arsenal, le Real Madrid, l'Inter et Chelsea qui en ont fait de même. De quoi nous réserver quelques huitièmes de finale de très haut niveau lors du tirage au sort du 19 décembre.
![]() Karim Benzema marche sur la tête, un peu comme les grands d'Europe dans cette dernière journée de la phase de poule de la Ligue des champions (Sipa) Les premières places de groupe n'ont plus la cote Dans la jeune histoire de la Ligue des champions, on aura rarement vu telle gabegie de la part des grosses cylindrées européennes. A croire que la Coupe aux grandes oreilles, compétition de clubs la plus prestigieuse sur le marché, n'excitait pas vraiment les cadors continentaux à l'approche des fêtes de fin d'année. Terminer premier de sa poule assure pourtant de jouer son huitième de finale retour à la maison et de choper un deuxième, donc une formation théoriquement moins cotée. Tout sauf négligeable quand on sait que moins d'un tiers (32,5%) des dits deuxièmes n'atteignent pas les quarts de finale. Si Lyon s'est battu comme un beau diable en seconde période face au Bayern pour tenter de remonter le retard de trois buts accumulés avant la pause, les Gones s'étaient déjà tirer une balle dans le pied avec les cartons jaunes pris volontairement par Juninho et Cris contre la Fiorentina. Les deux brésiliens souhaitant arrivés "vierges" de biscotte pour les matchs à élimination directe, ce qui leur d'ailleurs valu une amende de 15 000 et 10 000 € de la part de l'UEFA. Les gesticulations de Jean-Michel Aulas sur la rencontre OL-Nantes, prévue dimanche dernier et finalement avancée au samedi, n'ont donc pu masquer une certaine contradiction. Lyon voulait terminer premier, mais pas à tout prix. Il a donc fini deuxième. Une formule en question ? Du côté d'Arsenal, on a balancé encore plus clairement la tête du groupe. Arsène Wenger avait en effet sorti les gamins qui jouent habituellement la Carling Cup pour le déplacement à Porto. Résultat, une défaite nette et sans bavure (0-2) pour les jeunes Gunners qui n'ont pas touché une bille. Scénario similaire pour l'Inter qui a trouvé le moyen de s'incliner à Brême (1-2), laissant le Panathinaïkos lui ravir la place de leader. Manchester United a bien essayé d'en faire de même en faisant nul face à Aalborg à Old Trafoord (2-2), mais Villarreal s'est déchiré sur la pelouse du Celtic (0-2). Le Real Madrid et Chelsea avait eu loupé le coche lors des précédents journées et n'ont pu revenir sur la Juventus et la Roma lors de la dernière journée. Pour expliquer ce manque d'enthousiasme pour la seconde place, Wenger a argué que le match de championnat d'Arsenal programmé samedi midi (moins de 72 heures après la visite de Porto) était prioritaire vu les pépins physiques et les difficultés de son équipe en Premier League. Le coach intériste Jose Mourinho l'a joué plus frondeur en assurant que "la vraie mauvaise nouvelle est pour l'équipe qui terminera première de son groupe et qui devra affronter une grosse formation comme la nôtre". Imparable. Cette dernière journée bien terne, pour ne pas dire pourrie, de la phase de poule de la Ligue des champions aura en tout cas donné du grain à moudre aux tenants d'un retour à une formule intégralement disputée en matchs à élimination directe. La seule qui garantie de ne pas attendre le mois de février pour du vrai football sans calcul. Les qualifiés pour les huitièmes de finale : Premiers de poule : AS Rome, Panathinaïkos, FC Barcelone, Liverpool, Manchester United, Bayern Munich, FC Porto, Juventus Turin Seconds de poule : Lyon, Chelsea, Inter Milan, Sporting Portugal, Atletico Madrid, Arsenal, Villarreal, Real Madrid. Deux équipes issues du même groupe ou de même nationalité ne peuvent se rencontrer. C1 : Benzema parmi les grands Auteur d'un but superbe lors de la victoire de l'OL face à la Fiorentina (2-1), en plus de sa passe décisive sur l'ouverture du score de Jean II Makoun, Karim Benzema a rejoint la tête du classement des scoreurs de la Ligue des champions avec quatre réalisations. Ce qui porte son total de buts en C1 à 11 unités en 16 matchs. Un rythme d'enfer qui le place parmi les meilleurs spécialistes du genre.Un ratio impressionnant Si l'increvable Raul et ses 62 buts en Ligue des champions (64 si on rajoute ceux inscrits en Coupe des clubs champions) sont encore loin, le jeune buteur lyonnais affiche déjà un ratio impressionnant de 0,69 buts par match dans la compétition. Bien mieux que l'idole du Real Madrid (0,52), qui a disputé 120 rencontres de C1. Mais un poil en dessous du buteur européen le plus efficace, Ruud van Nistelrooy, qui compte 60 pions en 80 sorties (0,75). Non content d'avoir validé la qualification de l'OL pour les huitièmes de finale, Benzema partage donc la tête du classement des buteurs de l'édition 2008-2009 aux côtés de Lionel Messi (FC Barcelone), Dimitar Berbatov, Alessandro Del Piero (Juventus) et Steven Gerrard (Liverpool). Rien d'étonnant pour un joueur qui a inscrit le premier but officiel de sa jeune carrière en Ligue des champions, le 6 décembre 2005 face à Rosenborg. Il n'avait alors que 17 ans. Pour ne rien gâcher, "Benzebut" prend la peine de planter des buts de grande classe quand vient l'heure de la Coupe aux grandes oreilles. Comme en témoigne ce top 3 subjectif : Benzema – Manchester United : L1 - 15e j : Paris aime la pêche au gros Après Bordeaux et Marseille, le PSG a ajouté Lyon à son tableau de chasse, samedi au Parc des Princes (1-0). Soit trois victoires en trois matchs face aux équipes qui composaient le podium de la saison dernière.Une tendance à confirmer Si battre systématiquement les formations qui vous sont inférieures sur le papier reste le moyen le plus efficace de bien figurer dans un championnat, le PSG version 2008-2009 semble se faire une spécialité des gros coups. Dominer les grosses cylindrées ne rapporte certes pas plus de points au compteur. Mais cette tendance, qui demande à être confirmée notamment en Coupe de l'UEFA, démontre peut-être le renouveau que vit le club de la capitale depuis le début de saison, la pertinence de son mercato estival et des choix tactiques de Paul Le Guen. Déjà tombeurs des Girondins au Parc sur un but de Guillaume Hoarau (1-0), en promenade au Vélodrome face à l'OM (4-2), Paris a donc réalisé la passe de trois en faisant chuter l'OL sur un but de la tête de Ludovic Giuly, empochant du coup son troisième succès consécutif en Ligue 1 (quatre si l'on ajoute celle face à Nancy en Coupe de la Ligue). On pourra arguer que le Bordeaux de la 2e journée n'était pas encore au top, que Marseille est surcoté ou que Lyon avait la tête à son déplacement de mardi à la Fiorentina. Toujours est-il que cette équipe moribonde il y a encore quelques mois revit cette saison à travers les grands chocs du championnat. Les fruits du mercato Face à ce même trio, le PSG n'avait pris l'an passé qu'un petit point sur dix-huit possibles (contre l'OM). Il n'y avait pas encore Claude Makelele, sa hargne et son expérience de la faute utile pour épauler Jérémy Clément. Ni Stéphane Sessegnon et sa capacité d'élimination par le dribble, Giuly et son envie de revanche après une saison obscure à l'AS Rome ou le grand Hoarau, qui sert à la fois de point d'appui pour faire remonter l'équipe, de buteur et de rempart défensif face aux coups de pieds arrêtés adverses. Sans parler du niveau de jeu retrouvé de Mickaël Landreau et Peguy Luyindula (quand il joue), de l'explosion de Ceara ou du retour de Sammy Traoré, après une saison de prêt à Auxerre. Sans être à l'abris d'une rechute, Paris est bel et bien sur la voie de guérison. Et le docteur Le Guen a enfin trouvé le système adéquat pour tirer le meilleure de son équipe, notamment avec le recentrage de Giuly, qui s'épuise mois que sur un côté, et le retour de Clément dans le onze au côté de Make, ou le repositionnement de Sessegnon, plus utile près de la surface adverse qu'à la récupération. En bémol, on précisera que ce PSG-là joue surtout très bien le contre, parfois à l'excès comme face à Lille à domicile (1-0), ce qui explique qu'il réussisse ainsi face aux gros du championnat. Mais à voir l'énervement des Lyonnais samedi, et surtout de Juninho expulsé pour un mauvais geste sur Armand, et les opportunités que sont procurés les Parisiens devant le but d'Hugo Lloris, il serait bête de ne pas continuer sur cette voie. L1 - 14e j : Lyon intraitable L'OL a remporté le choc du week-end face à Bordeaux (2-1), reléguant les Girondins à neuf longueurs, et Marseille, battu par Lorient (2-3), à sept. Le réalisme des septuples champions de France et le talent de sa star, Karim Benzema, ont encore frappé. Rennes, Nice et Toulouse ont eux confirmé leur position dans la course aux places européennes.Benz de luxe Dominé, bousculé, malmené, Lyon n'en est pas moins sorti vainqueur du choc de cette 14e journée de championnat. On aura pourtant rarement vu les Gones autant ballottés devant leur public de Gerland face des Girondins qui ont monopolisé le ballon (65% de possession) et multiplié les tirs (23 dont 10 cadrés). Pis, selon les stats de L'Equipe, l'OL a même terminé la rencontre avec le pourcentage de passes réussies le plus faible enregistrée par une formation de L1 cette saison (54%). Mais il a fini par s'imposer, faisant à nouveau parler son expérience des grands rendez-vous. Et, dans quelques mois, on se souviendra sûrement de ce week-end comme celui qui a fait basculer la course au titre. Bien plus que de la manière avec laquelle les hommes de Claude Puel ont fait chuté ceux de Laurent Blanc. De fait, Lyon aura surtout souffert au cours de la première demi-heure, aligné dans un 4-4-2 qui n'était pas approprié au défi proposé par les Bordelais dans l'entre jeu. Encore eut-il fallu que ces derniers mettent à profit ce temps fort. Ce ne fut pas le cas et la punition est donc venue, d'abord sur une deux Fred - Benzema, qui débloquait la situation (33e). Puis sur une frappe déviée de Kim Källström, qui trompait Valverde cinq minutes plus tard (38e). Talent et réussite, un cocktail qui a fait tourner la tête des partenaires d'Alou Diarra, qui doivent se demander ce qu'ils pouvaient faire de plus pour s'offrir le scalp du leader. "S'il n'y avait pas cette erreur d'inattention sur le but de Benzema, je n'aurais aucun reproche à faire à mes joueurs au terme de la rencontre", constatait Blanc après le match. Le président a beau déclaré que "l'écart n'est pas insurmontable", les neuf points qui séparent maintenant son équipe de l'OL vont être extrêmement durs à combler. Ce qui vaut aussi pour les sept unités de retard de l'OM, battu chez lui à Lorient (2-3) en encaissant trois buts dans le dernier quart d'heure. "Une tragédie", dixit Eric Gerets, dont les Marseillais vont devoir se remettre avant d'entamer une série dingue avec Lille, Toulouse, Nice et Lyon au menu en championnat, plus Liverpool et l'Atletico en Ligue des champions. Soit six matchs de haut ou très haut niveau à négocier en trois semaines. Fini le top 3 ? L'idée d'un top 3 français composé par Lyon, Marseille et Bordeaux a donc peut-être volé en éclat. Rennes, Nice et Toulouse ont tous gagné ce week-end, reléguant les Girondins à la 6e place. Lille et Paris en ont fait de même et se replacent dans la course à l'Europe. Derrière les Gones, sept équipes se tiennent désormais en trois points. Ce qui nous ramène à la bonne vieille rengaine d'une Ligue 1 où il y a l'OL et les autres. Ça fait sept ans que ça dure et on voit mal ce qui privera Juninho et Sidney Govou d'un 8e titre consécutif en mai prochain, même si beaucoup de choses peuvent encore changer d'ici là.
Coupe de la Ligue : Metz se paie l'OL Coup de tonnerre dans la compétition : le septuple champion de France est tombé à domicile face au 4e de L2, Metz, première formation à s'imposer à Gerland depuis un an. Dure soirée pour la Ligue 1 puisque Auxerre a chuté à Vannes (0-2) et que Lens s'est imposé à Sochaux (1-0). Ce mercredi, le PSG reçoit Nancy et Rennes se déplace au Havre.La Ligue 2 domine En toute logique, l'OL aurait dû affronter Auxerre en quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Exempté de 16es de finale comme Bordeaux, protégé par son statut de tête de série, l'ogre de la L1 ne devait faire qu'une bouchée des Lorrains et rencontrer ensuite l'AJA, théoriquement favori face à Vannes. Oui, mais voilà, les deux représentants de l'élite se sont pris les pieds dans le tapis, confirmant la tendance aperçue au tour précédent. Et c'est un quart de finale 100% Ligue 2 entre Metz et Vannes qui se profile. N'en déplaisent à la LFP et à France Télévisions, qui espéraient sans doute une autre affiche pour booster une audience en berne. Le FC Metz a donc joliment déjoué les pronostics, un an jour pour jour après la dernière défaite à domicile des Gones, le 11 novembre 2007 face à Marseille. Juste récompense pour une équipe qui a tout donné sur le terrain et n'a pas volé sa victoire. Claude Puel doit lui s'interroger sur le manque de volonté affiché par ses joueurs. Car même si la Coupe de la Ligue n'est que le 4e objectif du club, perdre ainsi devant son public n'était sûrement pas des les plans de l'ancien coach lillois. "Si des joueurs qui n'ont pas beaucoup de temps de jeu ont la possibilité de le faire et ne saisissent pas les opportunités, à ce moment là ça devient très embêtant", a déploré de son côté Jean-Michel Aulas alors que se profile la réception de Bordeaux, dimanche. Si Puel avait aligné un onze remanié avec Rémy Vercoutre (très décevant et fautif sur le troisième but messin) dans les buts, ainsi que les jeunes Gassama et Faure en défense, Metz n'a pas battu une équipe bis de l'OL. Mais ni Juninho, ni Källström, Grosso, Ederson ou Keita n'ont été au niveau. Pas plus que Piquionne, dont le faible temps de jeu risque de ne pas grossir avec de telles prestations. Un rappel à l'ordre pour le leader de la Ligue 1 qui aura vite oublié cette déception en cas de victoire face aux Girondins ce week-end. Le véritable rendez-vous de la semaine pour les joueurs lyonnais. Les huitièmes de finale de Coupe de la Ligue Mardi : Lyon 2-0 Steaua : L'OL prend la tête Quinze jours après la furie offensive du match aller (5-3) à Bucarest, l'OL a signé une seconde victoire nettement plus sobre face au Steaua (2-0) sur des buts de Juninho (44e) et Réveillère (89e). Un succès qui confirme un peu la sérénité retrouvée de la défense axiale Cris - Boumsong, inviolée pour la quatrième fois consécutive, et permet au boss de la Ligue 1 de prendre la tête de son groupe, ex-aequo avec le Bayern Munich qui a ramené un point de son déplacement à la Fiorentina (1-1).Logique respectée Passé un démarrage poussif, avec deux nuls pas dégueus mais improductifs, face à la Fiorentina (2-2) et au Bayern Munich (1-1), Lyon a donc remis les choses en place dans cette phase de poule de la Ligue des champions. Favori objectif du groupe F, entre des Italiens qui n'avaient plus connu la C1 depuis 1999 et des Allemands qui retrouvaient la compétition après une saison de purgatoire en Coupe de l'UEFA, le septuple champion de France a pris les commandes en faisant carton plein face à la formation supposée la plus faible de la poule. Une performance qui n'est pas toujours aussi aisée qu'il n'y paraît. A défaut de jouer avec les nerfs des spectateurs en alignant les bourdes défensives et les exploits offensifs, l'OL l'a joué cette fois sérieux devant son public de Gerland. Il faut dire que les Roumains n'étaient pas venus pour donner des espaces aux hommes de Claude Puel. Un positionnement bas qui empêcha les Lyonnais de se procurer beaucoup d'occasions mais ôta au Steaua, étouffé par le pressing dirigé par le trio Juninho - Makoun - Toulalan toute chance d'inquiéter Hugo Lloris. Les Gones durent eux attendre un coup franc provoqué au métier et transformé par Juni pour prendre enfin l'avantage (44e). Lyon ne s'est pas foulé Avec un portier du niveau de Zapata, qui préfère rester le plus souvent figé sur sa ligne sur les centres tant ses sorties aériennes sont hasardeuses, il faut dire que jouer l'autobus n'est pas forcément la meilleure option. Sur le coup franc de Juninho pourtant tiré quasiment plein centre, l'homonyme du révolutionnaire mexicain anticipait côté mur (à quoi sert-il alors ?) laissant la moitié de son but vide pour l'artilleur brésilien qui n'en demandait pas tant. Mais l'OL n'était apparemment pas décidé à trop le solliciter, et il fallut attendre la fin de match pour voir Réveillère réaliser le break sur une frappe du gauche sous la barre - casquette comme on dit en Handball - au terme d'un joliment mouvement collectif. Pépère tranquille, Lyon n'avait pas envie de se fouler pour mettre un déculottée à une formation de second rang. Fini le temps où le novice européen avait des choses à prouver contre ce genre d'équipe. Il s'agissait de se préserver pour les prochaines échéances en championnat et les chocs à venir en C1 à la Fiorentina et face au Bayern. Deux tests de plus grande envergure qui décideront en prime de la qualification pour les huitièmes de finale, si possible comme tête de série. L'OL de Puel veut voyager loin, il doit ménager sa monture. Les équipes : Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun, Juninho (cap.) - Ab. Keita (Delgado, 70e), Ederson (Källström, 70e) - Benzema (Piquionne, 83e). Steaua : Zapata - Ogararu, Goian, Ghinoa, P. Marin - Radoi (cap.), Székely (Semedo, 46e; Semedo, Arthuro), Nicolita, Tiago - Kapetanos, Stancu (Moreno, 58e). Buts : Juninho (44e), Réveillère (89e) Cartons jaunes : Cris (31e), Kapetanos (31e), Stancu (34e) ; Ogararu (58e), Juninho (78e) C1 : Lyon peut prendre une option Vainqueur de la première manche au terme d'un scénario complètement dingue (5-3), l'OL retrouve ce soir le Steaua Bucarest pour une rencontre qui pourrait s'annoncer décisive dans la course aux huitièmes de finale. En cas de succès face aux Roumains et de défaite de la Fiorentina, qui reçoit le Bayern Munich, les hommes de Claude Puel feraient en effet un grand pas vers la qualification.Victoire attendue Formation la plus expérimentée des trois représentants français en Ligue des champions, Lyon est logiquement la mieux placée pour passer le premier tour de la reine des compétitions européennes, comme il l'a fait lors des cinq dernières éditions. Ce qui constitue évidemment un record pour un club de Ligue 1. Autant dire que ce soir, on attend un second succès consécutif des Gones face au Steaua avec autant de certitude que le sacre de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine la nuit dernière. A condition que l'OL évite l'"effet Boumsong" comme le candidat métis a pu éviter l'"effet Bradley". Malgré les changements d'entraîneur et d'effectif, la machine lyonnaise ne connaît pas de raté à ce stade de l'épreuve. L'an passé, après deux défaites initiales sur le score de 0-3, l'OL d'Alain Perrin s'était qualifié sur le fil. Après deux nuls face à la Fiorentina (2-2) et au Bayern (1-1), celui de Claude Puel se doit donc d'en faire autant. Mais pour confirmer qu'il peut aller plus loin, il serait inspiré de ne pas concéder l'ouverture du score pour la quatrième fois en quatre sorties en C1. Même si remonter un déficit de deux buts pour finalement s'imposer 5-3, comme ce fut le cas à Bucarest il y a deux semaines, fait le bonheur des (télé)spectateurs. Lyon, qui reste sur deux succès solides en L1 marqués par deux buts superbes de Karim Benzema, peut-il replonger face au Steaua ? Cette perspective improbable doit pourtant être présente à l'esprit des partenaires de Juninho, afin d'éviter tout relâchement pour qui pourrait se payer cher. Rassérénés par leur nouveau coach Dorinel Munteanu, qui a pris la succession de Marius Lacatus, victime collatérale du match aller, les Roumains ne viendront pas en touriste à Gerland. Et il faudra un minimum de sérieux aux Lyonnais pour signer un second succès qui les placerait en bonne position dans ce groupe F pour l'heure dominé par le Bayern, et où la Fiorentina n'a pas dit son dernier mot. Le programme de mercedi : Aalborg - Villarreal Arsenal - Fenerbahce BATE Borisov - Zenit St Petersbourg Celtic - Manchester United Dynamo Kiev - FC Porto Fiorentina - Bayern Munich Lyon - Steaua Bucurest Real Madrid - Juventus L1 - 12e j : Lyon fait le yoyo
Qui veut confirmer ? Problème, aucune équipe ne possède aujourd'hui la régularité pour profiter des petits passages à vides lyonnais. Marseille s'est bien réveillé face à Saint-Etienne (3-1), avec un Hatem Ben Arfa qui avait besoin de se réconcilier avec le Vélodrome. Mais c'était après une défaite à domicile dans le clasico (2-4) et un nul peu glorieux à Nantes (1-1). Bordeaux a lui replongé à Nancy (1-0) face à la muraille dressée par Pablo Correa, gâchant quelque peu la bonne série (4 victoires et 3 nuls en 7 matchs) qui lui avait permis de retrouver la deuxième place du classement. De nouveau à six longueurs de l'OL, les hommes de Laurent Blanc doivent afficher une plus grande régularité et éviter de perdre à Gerland, dans quinze jours, pour maintenir le suspens. Il faut dire que cette incapacité à confirmer est un peu le lot de toutes les formation de L1. Equipe surprise du premier tiers de la saison, Toulouse a chuté à la maison contre Caen et risque de bientôt rentrer dans le rang. Tout comme Le Mans, qui était sur le podium il y a encore une semaine et occupe désormais la 9e place. Ou encore le PSG, 6e après sa performance au Vélodrome (4-2), qui vient perdre deux matchs et se voit relégué en seconde partie de tableau (11e). Avec quatre revers de rang, Saint-Etienne est finalement l'équipe la plus constante de cet automne au calendrier un peu dingue où l'on joue tous les trois jours, entre L1, coupes d'Europe et coupes nationales. Pas sûr que ça fasse le bonheur de Laurent Roussey, qu'on annonce sur un siège éjectable sous la pression de supporters stéphanois à fleur de peau. Les résultats de la 12e journée : Samedi Lille (5e) - Nantes (16e) : 2-0 Nancy (15e) - Bordeaux (3e) : 1-0 Nice (7e) - Paris SG (11e) : 1-0 Toulouse (4e) - Caen (10e) : 0-1 Lorient (13e) - Grenoble (19e) : 1-1 Auxerre (16e) - Valenciennes (9e) : 0-0 Marseille (3e) - Saint-Etienne (17e) : 3-1 Dimanche Rennes (6e) - Sochaux (20e) : 1-0 Le Havre (19e) - Monaco (13e) : 2-3 Lyon (1er) - Le Mans (9e) : 2-0
L1 - 11è j : Lyon reprend le largeQu'on se le dise, en Ligue 1, c'est toujours la même histoire. Quand Lyon va moins bien, comme lors des trois matchs ayant précédé cette 11ème journée pendant lesquels les Gones n'avaient pris que deux points sur neuf possibles, ces adversaires n'en profitent pas. Et quand Lyon ré-enclenche la marche avant, ces mêmes adversaires restent scotchés derrière.
Le FC BenzemaIllustration mercredi soir. En déplacement à Sochaux, le septuple champion de France, pourtant en configuration limite expérimentale - 4-4-2, première apparition pour Gassama en L1, Reveillère milieu droit,Juninho resté à Lyon - a assuré l'essentiel. A savoir les trois points avec une victoire 2-0, conquise d'abord grâce (bien sûr) à un nouveau chef d'oeuvre signé Karim Benzema peu après l'heure de jeu, puis à un second but de l'Argentin Delgado dans les arrêts de jeu, son premier en championant depuis son arrivée à Lyon en janvier dernier. Chaleureusement félicité par tous ses coéaquipiers, l'ancien pensionnaire de Cruz Azul n'oublia pas de remercier ce diable de Benzema, auteur du caviar au terme d'une chevauchée solitaire. Ce Karim fait décidément la pluie et le beau temps entre Rhône et Saône. Le but de Benzema: L'OM lâche encore des points Bref, Lyon n'a pas convaincu, loin de là, mais qu'importe. Et les autres pendant ce temps-là? Et bien Marseille, sonné par sa défaite face au PSG à domicile dimanche dernier (2-4), se déplaçait à Nantes. Dominateurs pendant toute la partie, les hommes de Gerets ont néanmoins dû se résoudre à concéder le point du match nul (1-1). La faute à un but "abracadabrantesque" du latéral jaune Rémi Maréval; une frappe sans contrôle de 35 mètres dans la lucarne de Mandanda (1-0, 44e). Koné a ramené les siens à hauteur d'une belle frappe à douze minutes du terme, mais c'est bien l'OM qui a laissé filer deux points. Soit trois unités concédés à Lyon en trois jours. Le but de Maréval: Bordeaux se place Finalement, outre Lyon, la bonne affaire de cette dixième journée est pour les Girondins de Bordeaux. Vainqueurs tranquilles du Havre mardi soir en match avancé (4-0), les ouailles de Laurent Blanc ont même été leaders pendant vingt-quatre heures. Juste le temps pour l'OL de récupérer sa place fétiche. Dans le sillage d'un Bellion retrouvé (2 buts), les Bordelais se sont donc offerts une petite balade de santé, et s'il pointe aujourd'hui à trois points du leader, ils s'affirment clairement semaine après semaine comme le candidat le plus sérieux pour... la deuxième place. Paris rechute, en toute logiqueLa place de dauphin des Gones, le PSG et ses supporters en ont sans doute rêvé. Mais trois jours pas plus. Le temps de savourer le triomphe en terre marseillaise, et puis le soufflet est retombé. Logiquement d'ailleurs. Car si les observateurs ont eu une fâcheuse tendance à l'oublier pendant les 72 heures qui ont précédé la rencontre face au TFC, Paris n'est bien qu'une équipe de contre. En clair, Paris joue comme l'année dernière, mais avec un poil plus de talent et de réussite, d'où une légère amélioration des résultats. Mais Paris ne sait toujours pas faire le jeu. Alors face à un équipe de Toulouse parfaitement organisée, ça donne une victoire occitane amplement méritée (1-0), une nouvelle bourde des duettistes Landreau et Camara, et la réalité qui saute une nouvelle fois au visage. Aïe... En bref A noter également dans cette 11ème journée, le réveil de Monaco. Si, si il y a bien une équipe sur le Rocher. Elle a même glané son premier succès en six matchs. Une victoire 3-1, nette et sans bavure, sur un Nancy bien pauvre et qui a laissé le boss lorrain Pablo Correa implorer sa direction de recruter au prochain mercato. C'est vrai qu'à ce rythme-là, Nancy va tout droit en Ligue 2. Saint-Etienne aussi d'ailleurs. Fessés 4-1 par Lorient à domicile, les Stéphanois se retrouvent seizièmes, un petit point devant l'ASNL et deux devant Valenciennes, premier relégable. Y a t'il un pilote dans l'avion vert? Enfin, palme de la purge de cette onzième journée pour la rencontre Grenoble-Lille (0-0), ou pourquoi deux équipes qui visent le match nul se donnent quand même la peine de rentrer sur le terrain ? Vaudrez peut-être mieux qu'elles s'arrangent avant, non? Tous les résultats de la 11ème journée: Mardi: Bordeaux 4-0 Le Havre Monaco 3-1 Nancy Paris-SG 0-1 Toulouse Valenciennes 0-0 Rennes Sochaux 0-2 Lyon Grenoble 0-0 Lille Caen 1-1 Nice Le Mans 0-2 Auxerre Saint-Etienne 1-4 Lorient L1 - 10è j. : Paris coule l'OM, et c'est Lyon qui rit...Battu 4-2 dans son Stade Vélodrome par le rival honni, le Paris-Saint-Germain, l'Olympique de Marseille a laissé passer dimanche soir une occasion unique de prendre la tête du championnat. Pire, quatre jours après le naufrage à Eindhoven (2-0), ce nouveau revers plonge le club phocéen dans une mini-crise qu'il conviendra d'éteindre au plus vite lors du déplacement à Nantes mercredi. Pour le PSG en revanche, ce succès inattendu, qui valide le choix de Paul Le Guen d'aligner son équipe bis à Schalke en semaine, permet au club de la capitale de faire un bond au classement (6ème) et d'éloigner les nuages qui pointaient au dessus de la tête de son entraîneur.
Friable OML'OM risque de s'en mordre longtemps les doigts. Alors que les Olympiens avaient le match en main, menaient au score 2-1 à la mi-temps, et semblaient en mesure de s'adjuger les trois points de la victoire et le leadership de la Ligue 1; trois buts encaissés en deuxième période ont enterrés leurs ambitions. A qui la faute?
Bordeaux volé, Lyon chahuté
Steaua 3-5 Lyon : Un OL à quitte ou double Match de fou à Bucarest. Mené 2-0 après onze minutes de jeu, puis 3-2 à la pause, l'Olympique Lyonnais a arraché un succès précieux (5-3) en Roumanie grâce à un but de Keita et deux doublés de Benzema et Fred. Coupables d'erreurs de marquages calamiteuses, les hommes de Claude Puel ont pu compenser leurs lacunes défensives face à un Steaua tout de même limité. Une soirée qui aura ravi les fans de football champagne mais a rappelé à l'OL que le manque de rigueur peut se payer très cher en Ligue des champions. Avec la défaite de la Fiorentina sur la pelouse du Bayern (0-3), le leader de la L1 reprend en tout cas la seconde place de son groupe avec trois points d'avance sur les Italiens.Le Werder de Lyon Si on compare souvent sa stratégie à celle du Bayern Munich, pour sa domination domestique notamment basée sur le pillage des meilleurs joueurs locaux, le jeu de l'OL face au Steaua s'est plutôt apparenté à celui d'une autre formation de Bundesliga, le Werder de Brême, dont la furie offensive n'a d'égal que les largesses défensives. Une philosophie qui n'est pas vraiment productive en terme de titres, mais peut donner lieu à des soirées complètement dingues, telle que celle qu'a vécu le stade Ghencea de Bucarest, peu garni pour la réception du septuple champion de France. 8 buts en un match, des renversements de situation, des cagades et des exploits. Bref, du foot comme on aime. A moins d'être entraîneur et de friser la crise cardiaque depuis le banc de touche. Connu pour ses préceptes défensifs, son goût pour le bloc équipe, le jeu en contre et l'efficacité dans les deux surfaces du temps où il dirigeait Lille, Puel est pourtant bel et bien le coach de ce Lyon. Une équipe déjantée qui offre des buts au premier venu mais est également capable de marquer à tout moment. Une équipe qui a tout de même une fâcheuse tendance à laisser son adversaire ouvrir la marque cette saison. Le Steaua a su en profiter, plantant deux pions à trois minutes d'intervalle sur des têtes d'Arthuro (8e) et Goian (11e). Une remake de Roumanie - France (2-2) où Jean-Alain Boumsong, sans être l'unique fautif, tenait encore les premiers rôles. Gêné par un geste de Petre, Hugo Lloris n'aura pas été non plus impérial sur le coup de casque de Goian qui lui filait sous le ventre. Puel exulteFidèle à la comparaison avec l'équipe de France, l'OL revenait donc au score grâce à une jolie reprise de volée de Keita (23e), puis une tête de Benzema sur un centre déposé de Grosso (33e). Réaction superbe malheureusement gâchée par un nouveau but roumain, encore de la tête, Petre prenant le dessus sur Makoun sur corner juste avant la pause (45e). Pas de quoi effacer pour autant la différence de niveau séparant les Français des Roumains, qui allaient s'effondrer en seconde période. L'occasion pour Benzema d'inscrire son 10e but en 14 matchs de Ligue des champions sur un coup-franc de Juninho (71e), et pour Fred de claquer un doublé (71e, 90e +2) qui devrait le négocier avec le public de Gerland. Après tant d'émotions, l'euphorie se mêle forcément à l'inquiétude. Remonter deux buts à l'extérieur, en encaisser un troisième et finalement s'imposer 5-3 démontre une force mentale et un potentiel offensif qui laissent songeur. Mais comment ne pas souligner que face à une autre opposition, le rêve aurait probablement viré au cauchemar ? Claude Puel voulait lui voir le verre à moitié plein au micro de Canal Plus : "On s'est mis à la peine, mais ensuite, on a été héroïques. On a besoin de matches comme ça pour faire apprécier Lyon à tous les supporters. Vous vouliez des buts, vous en avez. C'était un match magnifique." Personne ne dira le contraire. Les équipes : Steaua Bucarest : Zapata - Ogararu, Radoi, Goian, P. Marin - Nicolité, D. Petre (Ghionea, 57e), Dayro Moreno, Lovin (Kapetanos, 82e), Semedo (Toja Vega, 65e) - Arthuro. Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun, Juninho (Kallstrom, 86e) - Keita (Fred, 67e), Ederson, Benzema. Buts : Arthuro (8e), Goian (11e), Keita (22e), Benzema (33e), Petre (45e), Fred (70e), Benzema (71e), Fred (90e) Cartons jaunes : Nicolita (19e), Toulalan (28e) Illustrations : Karim Benzema a inscrit ses 9e et 10e buts en 14 rencontres de Ligue des champions (Sipa); Puel se lâche après le cinquième but lyonnais marqué par Fred (Sipa) Steaua - Lyon : Plus de temps à perdre Auteur de deux nuls lors des deux premières journées, l'OL doit passer à la vitesse supérieure à l'occasion de son déplacement à Bucarest. L'occasion pour les leader de la Ligue 1 de faire le plein de points, pendant que le Bayern et la Fiorentina s'affrontent à Munich, et de retrouver une assise défensive capable de répondre aux exigences de la Ligue des champions.La victoire bienvenue Si le match nul (2-2) ramené de Roumanie par l'équipe de France a semble-t-il permis à Raymond Domenech de se maintenir au poste de sélectionneur national, Claude Puel ne jouera pas sa tête, ce mardi au stade Ghencea de Bucarest. Toujours est-il que résultat de la rencontre sera crucial pour le nouvel entraîneur de Lyon, chargé comme ses prédécesseurs de réaliser un coup en C1. Un point n'hypothéquerait pas les chances de qualifications de l'OL, surtout si la Fiorentina ne gagne pas à Munich. Mais après deux matchs nuls contre les deux gros poissons du groupe, une première victoire face à l'outsider semble s'imposer. Avant de songer à réaliser le carton plein avec le retour à Gerland prévu le 5 novembre prochain. Lyon, qui reste sur une défaite (0-3 à Rennes) et un nul (2-2 devant Lille) en championnat, doit donc démentir ce soir les oiseaux de mauvais augure qui lui prédisent le pire depuis que sa défense prend l'eau. L'OL sera-t-il encore une fois mené au score, comme cela lui est arrivé quatre fois cette saison (3 en championnat, 1 en Ligue des champions ) ? Puel commence à être fatigué par la question : "Arrêtons de parler de la défense. Ces problèmes sont l'affaire de tous. Il y a des absents mais le groupe est de qualité. Jouons notre match. Les blessures font parties de la saison. Ceux qui jouent voudront montrer leur potentiel." Reste qu'avec la blessure contractée par John Mensah samedi face à Lille, le Claude va encore devoir modifier une arrière garde qui enregistre tout juste le retour précieux de Fabio Grosso, très bon ce week-end. Et donc relancer Jean-Alain Boumsong, le mec qui joue en équipe de France mais chauffe le banc à Lyon. On en parle moins, mais l'absence de Sidney Govou souligne elle un manque cruel d'ailiers digne de ce nom, Ederson étant au départ un joueur axial et Keita évoluant à des kilomètres de son meilleur niveau. Ce qui pourrait pousser Puel à lancer le jeune Anthony Mounier. Les équipes probables : Steaua : Zapata - Ogararu, Goian, Ghionea, P. Marin - Radoi, Lovin - Nicolita, Dayro Moreno, Semedo - Arthuro Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Boumsong, Grosso - Toulalan, Makoun - Ederson, Juninho, Mounier - Benzema La Juve sous pression Dans les autres rencontres de la soirée, on suivra bien sûr l'autre rencontre du groupe de Lyon entre le Bayern Munich, qui sera probablement privé de Luca Toni, et la Fiorentina. Mais le plus gros choc au programme se situe du côté de Madrid, où le Real reçoit une Juventus à la peine en championnat et qui devra se passer de plusieurs joueurs, dont Gianluigi Buffon remplacé dans les buts par Manninger. L'entraîneur Claudio Ranieri pourrait même sauter en cas de déroute. Reste à savoir si la Juve va-t-elle s'effondrer ou au contraire avoir une réaction d'orgueil. Les autres rencontres de mardi : L1 - 9e j : Marseille et Bordeaux relancés ? Corrigé à Rennes (0-3) il y a quinze jours, Lyon a encore lâché des points ce week-end en concédant le nul à domicile devant Lille (2-2). Marseille, vainqueur de Valenciennes (3-1), n'est du coup plus qu'à un point du leader. Bordeaux, tombeur de Toulouse, reste lui sur 5 matchs sans défaite en L1 et pointe à trois longueurs. De quoi relancer un championnat qu'on a annoncé plié un peu trop vite.Lyon trébuche Au soir de la 7e journée de Ligue 1, l'OL comptait six victoires, aucune défaite et cinq points d'avance sur un dauphin surprise, Toulouse. Et la presse de clamer, déjà, la fin du suspens. Pas plus hier qu'aujourd'hui, on ne peut dire si les Gones empocheront en mai prochain leur 8e titre consécutif. Mais une chose est sûre, il est bien trop tôt pour se lancer dans des conclusions définitives. Surtout quand on voit comment la défense lyonnaise, si solide lors des quatre premières journées (0 but encaissé), inquiète aujourd'hui (8 encaissés de la 5e à la 9e). Pour son millième match à la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas espérait mieux. Très discret depuis le début de saison, il n'a cette fois pu s'empêcher de faire passer son message : "Je suis un peu déçu. Un penalty a été oublié mais je regrette surtout les multiples agressions dont ont été victime les joueurs. Cela n'enlève rien au bon match des Lillois mais l'arbitre n'a pas protégé l'intégrité physique des joueurs." Et encore : "Je ne fais pas du Caliméro, c'est une analyse sereine. Je n'ai pas demandé à parler, je réponds simplement parce que vous m'interrogez. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais et je dis ce que je pense !" Ça pousse derrière Cette sortie de JMA, la première depuis l'arrivée de Claude Puel, montre en tout cas que le septuple champion de France a perdu un peu de sa marge de manœuvre. Même s'il n'y a pas le feu au lac, Lyon n'a pris qu'un point sur les deux derniers matchs et a vu son avance fondre, Marseille et Bordeaux empochant de leur côté deux succès consécutifs. L'OM a ainsi confirmé son retour en forme en s'imposant à Valenciennes (3-1). Les Girondins ont eux mis un terme à la bonne série toulousaine en dominant le TFC à Chaban-Delmas (2-1). "Il y a deux semaines, beaucoup de journaux annonçaient que le championnat était fini. Il ne l'est pas encore", s'est félicité Eric Gerets. Mais le technicien belge reste conscient des limites de son équipe ("si défensivement, on joue comme ça contre le PSV, on va se faire manger"), d'autant que l'opposition valenciennoise n'était pas des plus redoutables. "L'OM a battu le plus faible adversaire qu'il ait rencontré cette saison", note d'ailleurs La Provence. Après le déplacement à Eindhoven, mercredi, la réception du PSG dimanche prochain en dira plus sur la vraie valeur de phocéens. A force d'entendre Laurent Blanc se plaindre des prestations de son équipe, on commençait également à douter de la capacité de Bordeaux à se relancer après son départ poussif en championnat. Avec trois victoires et deux nuls sur leurs cinq derniers matchs de L1, les Girondins sont en train de faire mentir leur entraîneur (qui n'attendait que ça). Et si Yoann Gourcuff, en pleine confiance à l'image du geste technique qu'il réalise sur l'ouverture du score, continue sur sa lancée, tout est permis pour la formation au maillot scapulaire. Mais le Président gardien bien sûr la tête froide : "Je dirais qu'on a fait 70 à 75 minutes de bonne facture avant de se compliquer la vie. On n'a pas gommé tout le négatif en un seul match." Le but de Yoann Gourcuff : Les résultats de la 9e journée Samedi: Real Madrid : Benzema toujours dans le viseur Probablement inspiré par le dossier de L'Equipe consacré mercredi à notre Karim Benzema national, le quotidien espagnol AS a consacré sa une de jeudi à l'international français de l'Olympique Lyonnais, présenté comme la nouvelle priorité du Real Madrid pour le prochain mercato d'été.Une question de temps Depuis l'émergence du phénomène Benzema, meilleur buteur de L1 la saison dernière et auteur de grosses prestations en Ligue des champions, la presse espagnole ne cesse d'évoquer l'intérêt du Real pour la perle lyonnaise. Cet été, Benz n'était pas encore disposé à quitter son cocon de l'OL et le club Merengue était de son côté obnubilé par le transfert de Cristiano Ronaldo. La star portugaise étant finalement resté à Manchester United, la Maison Blanche pourrait donc relancer la piste Benzema en 2009. Selon AS, le Real suivrait de près l'évolution du Français depuis deux saisons. Considéré comme "un des attaquants d'avenir", il ferait l'unanimité au sein du club qui aurait déjà "contacté l'entourage du jeune homme pour connaître sa prédisposition à signer pour l'équipe madrilène". "S'ils arrivent à convaincre mon président, joueur à Madrid serait un rêve", aurait répondu KB, qui évoquait déjà son attirance pour le maillot blanc l'an passé dans l'émission C José : "S'il y a un club où je veux aller, c'est celui-là". Après avoir déjà déboursé 26 millions pour le transfert de Mahamadou Diarra, le Real sait qu'il devra toutefois faire face à un "des dirigeants les plus durs en négociations du football européen" en la personne de Jean-Michel Aulas. Le président lyonnais a fixé récemment la valeur de son joyau à 100 millions d'euros. Mais une indemnité de 50 millions suffirait probablement à conclure la transaction. Un tarif tout à fait dans les cordes du Real qui était prêt à en mettre 80 sur la tête de Cristiano Ronaldo cet été. L1 - 8e j : Lyon chute à Rennes, Toulouse enchaîne
C1 : Bayern 1-1 Lyon : Un OL à deux vitesses
Bayern : Rensing - Oddo, Breno, Lucio, Lahm - Schweinsteinger, Demichelis, Zé Roberto, Ribéry (Borowski, 82e) - Toni, Klose Lyon : Lloris - Réveillère, Cris, Bodmer, Mensah - Toulalan, Makoun, Juninho (Boumsong, 87e) - Govou (Ederson, 37e), Fred (Mounier, 74e), Benzema Buts : Demichelis (25e csc), Ze Roberto (52e) Cartons jaunes : Mensah (20e), Demichelis (48e), Klose (59e), Juninho (59e), Makoun (61e), Cris (77e) C1 : Lyon face au mystère bavarois
L1 - 7e j : Lyon prend tout Les saisons se suivent et se ressemblent dans un championnat de France irrémédiablement dominé par Lyon, qui a enregistré ce week-end son 6e succès en 7 journées devant Nancy (2-1). Derrière, ses concurrents naturels calent (matchs nuls de Bordeaux devant Sainté, et de l'OM au Mans), et plusieurs équipes surprises se glissent dans le peloton de tête, notamment Toulouse qui occupe le fauteuil de dauphin après sa victoire à Valenciennes (1-0).La force du champion Leader du de la Ligue 1 avec 5 longueurs d'avance sur son second, deuxième meilleure attaque (12), meilleure défense (3), l'OL de Karim Benzema, qui occupe lui la tête du classement des réalisateurs avec 6 buts, est déjà en train d'éteindre les espoirs de ceux qui prédisaient le retour du suspens pour ce cru 2008/2009, avec le retour au premier plan de Marseille et Bordeaux. Ces derniers ont encore trébuché dans cette 7e journée. Le premier en ne convertissant pas sa domination au Mans (1-1). Le second en ne jouant qu'une mi-temps face à Saint-Etienne (1-1). L'heure du passage de témoin n'est donc pas pour tout de suite. Sans réaliser un grand match (11 tirs cadrés tout de même), Lyon a encore fait le nécessaire pour venir à bout de Nancy (2-1). Ce malgré les absences de Juninho, Fabio Grosso, François Clerc (blessés) et Sidney Govou (suspendu). Doté d'un effectif plus fourni que ses concurrents, le septuple champion de France peut en prime compter sur l'explosion régulière de jeunes issus de son centre de formation. Hier Benzema, qui a ouvert le score face à l'ASNL. Aujourd'hui Anthony Mounier, auteur d'une grosse prestation ponctuée deux buts passes décisives. Demain, peut-être, Yannis Tafer ou Clément Grenier, deux prodiges qui évoluent pour l'instant avec la réserve lyonnaise. Avance record 5 points d'avance après 7 journées. L'OL n'avait jamais connu telle avance sur ses poursuivants à ce stade de la saison. Le risque étant que la résignation gagne à nouveau la Ligue 1. Une attitude que l'entraîneur marseillais Eric Gerets tente de combattre : "Si on dit que c'est fini, je prends mes valises et je repars en Belgique. Si la différence était vraiment trop grande dans le jeu, je dirais qu'ils sont trop forts mais ce n'est pas le cas. Lyon n'est pas plus fort que nous." Laurent Blanc, son homologue bordelais, est lui plus préoccupé par le rendement de son équipe : "On n'arrive pas à aligner un match plein, à domicile ou à l'extérieur, malgré ce qu'on sait faire. Et tant que ce sera le cas, on ne méritera pas d'entrer dans les trois premiers, si on y accède un jour". Pendant ce temps, d'autres équipes inattendues en profitent pour se faire une place au soleil. A commencer par Toulouse, surprenant 2e qui a réalisé le hold up à Valenciennes (1-0) grâce à un but de Gignac dans les arrêts de jeu (90e+1). Après le départ d'Elie Baup et de joueurs majeurs comme Battles, Elmander, Emana ou Dieuze, personne n'attendait le TFC à ce niveau. Y compris l'entraîneur Alain Casanova, qui n'avait jamais dirigé d'équipe première : "Ce qui est sûr, c'est que nous sommes sur une bonne dynamique et que nous avons une très grosse marge de progression. On prend les points comme ils viennent. Mais nous devons rester solidaires et garder la confiance. Si nous parvenons à nous libérer, nous avons les qualités pour faire de belles choses." En bref Présenté un peu vite comme un prétendant au podium par la presse, le PSG est rentré dans le rang en chutant au Parc devant Grenoble (0-1), qui prend la 4e place du classement. Nantes a poursuivi son calvaire sur la pelouse de Caen (0-3), plombé par une "première période vraiment ridicule" dixit Elie Baup. Mais c'est toujours Sochaux, seule équipe à ne pas avoir gagné le moindre match en L1, qui ferme la marche après son nul à domicile contre Lorient (1-1). Les résultats de la 7e journée Samedi : L1 - 6e journée : Lyon distance l'OM Peu de buts (19), cinq expulsions et des coups de sang. Le cocktail de cette 6e journée du championnat de France n'aura pas vraiment ravi les amateurs de beau jeu. Un week-end rugueux qui n'a pas empêché Lyon et Bordeaux, vainqueurs au Havre et à Grenoble (1-0), d'enregistrer des succès précieux. Tout comme Saint-Etienne, qui a fait tomber Paris (1-0) et sort de la rouge, où le FC Nantes, qui s'impose pour la première fois de la saison face à Valenciennes (2-0).Petit grand match Après l'insipide derby Sainté - OL (0-1) et le non moins soporifique PSG - Nantes (1-0), le "grand match" diffusé dimanche soir sur Canal Plus a encore offert un piètre spectacle aux amateurs de foot hexagonal. Marseille - Monaco ne s'était jamais terminé sur un score vierge, rassurait pourtant la chaîne cryptée dans son avant match. C'était sans compter Ricardo et ses choix tactiques destructeurs. 30 fautes, 0 tir cadré. L'ASM a ramené du Vélodrome ce qu'il était venu chercher : un point. "Un match référence", selon le capitaine monégasque François Modesto. L'OM, qui avait jusque-là marqué au moins un goal à chaque rencontre, a de son côté manqué d'inspiration et laisse Lyon prendre le large. "J'espérais plus de construction dans le jeu à la place de longs ballons non adaptés à nos petits gabarits. Certains joueurs n'étaient pas dans un grand jour", a commenté Eric Gerets. "Bordeaux et Lyon n'étaient pas meilleurs que nous hier, mais eux, ils ont pris les trois points. Avec quatre points derrière Lyon, ça commence à faire loin." Autre source d'inquiétude pour le coach belge, son effectif regorge de milieux offensifs et d'ailiers mais manque cruellement de variétés et de solutions en pointe avec le seul Mamadou Samassa pour suppléer Mamadou Niang. La L1 voit rouge Ce derby du Sud aura conclu fidèlement une journée qui a vu la Ligue 1 retomber dans ses travers frileux avec un petit total de 19 buts, dont 1 en trois matchs dimanche. Un chiffre qui va de pair avec celui des exclusions (5, record de la saison en cours). Sidney Govou a ainsi écopé de deux biscottes face au Havre (55e, 66e) alors que l'OL menait au score sur un penalty d'Ederson (1-0, 44e). Alou Diarra (deux jaunes lui aussi) et Wendel (attentat sur le genou de Banning) ont eux laissé Bordeaux terminer à neuf. Ce qui n'a pas empêché le revenant Jussiê (1-0, 80e) d'arracher les trois points dans un match sanglant où Robin s'essuyait les crampons sur l'arcade de Gourcuff (89e). Du côté de la Beaujoire, où Nantes a enregistré son premier succès de la saison devant Valenciennes (2-0, doublé de Bagaoyoko), c'est surtout en dehors du rectangle vert que les esprits se sont échauffés. En l'occurrence entre Pascal Praud et le sanguin coach de Valenciennes Antointe Kombouaré, qui reprochait au directeur général délégué des Canaris d'avoir qualifié son équipe de "pompe à vélo" (ou de "trompettes", selon les sources). "Je n'aime pas les menteurs, les hypocrites, les faux-culs, les mielleux", explique "Casque d'Or" ce lundi dans L'Equipe. "Je suis respectueux avec les gens respectueux et con avec les cons !" En bref Deux rencontres sont heureusement venues égayer ce tableau un peu morne. Le choc de haut tableau entre Nice et Le Mans, qui ont partagé les points (2-2) mais produit du jeu, des buts et du suspens. Ainsi que le débridé Lille - Auxerre (3-2). On retiendra aussi la victoire précieuse de Saint-Etienne sur le PSG (1-0), qui permet aux Verts de sortir de la zone rouge, et celle de Toulouse qui récupère la troisième place en enfonçant Sochaux (2-1), la nouvelle lanterne rouge. Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa) C1 : Lyon évite l'accident Un an après avoir pris le bouillon à Gerland face aux Glasgow Rangers (0-3), l'OL est encore passé tout prêt de la correctionnelle pour sa première sortie européenne à domicile face à la Fiorentina (2-2). Menés 2-0 à la pause sur deux têtes de Gilardino (11e, 42e), les hommes de Claude Puel ont heureusement pu changer le scénario en revenant au score par Piquionne (73e) et Benzema (86e). Mais le maillot jaune fluo des lyonnais ne les sauvera pas à chaque fois de l'accident.Comeback houleux Un point sur neuf. Tel est le maigre bilan des clubs français dans cette première journée de la Ligue des champions. Un point pris par l'OL, mais chez lui et face à un adversaire théoriquement à sa portée. Pas de quoi pavoiser, donc, pour le représentant de la L1 le plus expérimenté face à une formation qui participe pour la seconde fois seulement à la reine des compétitions européennes. Même si les circonstances de la rencontre, qui a vu la Viola réaliser le hold up parfait en première période, nous amènent à considérer ce nul avec bienveillance après les défaites de Marseille et Bordeaux, mercredi. Comme face à Nice (3-2), samedi en championnat, Lyon a encore réussi à relever la tête après avoir été mené de deux buts, prouvant la capacité de réaction du groupe dirigé par Claude Puel. Mais ce fut une nouvelle fois laborieux, à l'image de la réduction du score signée Piquionne sur un service de Benzema (1-2, 73e). Un but légitime mais pas très éthique, Benz étant couvert par un joueur florentin sonné suite à un choc de tête avec Makoun, qui déclenchait même un début de bagarre. On préféra retenir le coup franc joué malicieusement par Juninho pour ce même Benzema, dont le tir dévié trompait Sébastien Frey et permettait à l'OL d'éviter le pire (2-2, 86e). Une défense à revoirSi les Gones ne manquent pas d'orgueil, ils vont surtout devoir se trouver une rigueur défensive pour espérer aller loin dans l'épreuve. Venu chercher le hold up, la Fiorentina a su mettre à profit cette lacune sur deux centres repris de la tête par Gilardino, qui prenait à chaque le meilleur sur Bodmer. Sans parler des errements de Boumsong, qui ne respire pas non plus la sérénité alors que Cris accuse une baisse de forme. Il faut dire qu'avec Källström arrière gauche et Bodmer stoppeur, la moitié de la défense lyonnaise ne jouait pas à son poste. Paradoxe d'un effectif surchargé en milieux axiaux mais pauvre en solutions de rechange derrière. Cette fébrilité de l'arrière garde est d'autant plus inquiétante qu'elle finit par déteindre sur tout le jeu de l'OL. Après avoir dominé l'entame de match et s'être procuré les meilleures occasions, sous l'impulsion d'un Juninho en pleine bourre, les Français ont ainsi vu leur circulation de balle se déliter une fois le tableau d'affichage en leur défaveur. Notamment Toulalan et Makoun, qui n'ont pas eu leur rayonnement habituel au sein du trident maison. Claude Puel ne manquera donc pas d'inspiration pour ces prochaines causeries et devra corriger le tir avant de rendre visite au Bayern Munich dans quinze jours. Les résultats : Groupe E : Celtic (Ecosse) - Aalborg (Danemark) 0-0 ; Manchester United (Angleterre) - Villarreal (Espagne) 0-0 Groupe F : Lyon (France) - Fiorentina (Italie) 2-2 ; Steaua Bucharest (Roumanie) - Bayern Munich (Allemagne) 0-1 Groupe G : Dynamo Kiev (Ukraine) - Arsenal (Angleterre) 1-1 ; FC Porto (Poertugal) - Fenerbahçe (Turquie) 3-1 Groupe H : Juventus (Italie) - Zénith Saint-Pétersbourg (Russie) 1-0 ; Real Madrid (Espagne)- BATE Borisov (Belarus) 2-0 Illustration : Benzema pris à partie après la confuse réduction du score lyonnaise (Sipa); Habituellement maudit en C1, Gilardino s'est fait plaisir avec la défense lyonnaise (Sipa) |
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