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Toute l'actu de l'Olympique de Marseille, le seul club français à avoir soulevé la mythique Coupe des clubs champions. Voir aussi la fiche de l'Olympique de Marseille

OL : Un coup de pompe passager ?

Posté par Edouard le 15.12.08 à 13:36 | tags : ligue 1, ol, om
Deux points sur douze possibles, tel est le maigre bilan enregistré par Lyon lors des quatre dernières journées. Tenu en échec (0-0) par Marseille, dimanche soir à Gerland, malgré les retours dans le onze de Karim Benzema et Juninho, le champion en titre n'a plus gagné depuis un mois et son succès face à Bordeaux (2-1), le 16 novembre. Simple passage à vide ou baisse de régime durable ?

Sevré de ballon à la pointe de l'attaque lyonnaise, Karim Benzema n'a pu faire basculer le choc de la Ligue 1 face à Marseille (Sipa)

Sommet de l'ennui
Le grand choc annoncé cette 18e journée de Ligue 1 n'a donc pas tenu ses promesses. L'OL avait pourtant l'occasion de reléguer un concurrent direct à six longueurs. L'OM de prendre la tête du classement à la différence de buts. Mais aucune des deux équipes n'aura pris les risques nécessaires pour faire basculer le match en sa faveur. Résultat, les près de 40 000 spectateurs qui s'étaient massés dans les tribunes de Gerland ont vu à peu près autant de cartons jaunes (5) que de tirs cadrés (3 à 7 selon les sources). Le "niveau Ligue des champions" attendu pour cette rencontre ne se voyant que dans l'intensité des duels et le nombre de fautes (40).

Alors que Marseille évoluait sans son meilleur attaquant, Mamadou Niang, et son meilleur milieu de terrain, Benoît Cheyrou, Lyon était lui quasiment au complet, avec les retours notables de Benzema et Juninho, suspendu pour les trois derniers matchs. Si on a souvent mis en corrélation les contre-performances lyonnaises avec l'absence de ses deux pièces maîtresses, il faut donc cette fois chercher une autre explication. Coup de pompe physique ou trop grande frilosité tactique de Claude Puel ? Chacun jugera mais l'OL a rarement produit aussi peu de jeu dans ce type de rencontre face à un adversaire pour la course au titre.

Derrière, ça pousse

Le septuple champion de France va devoir se ressaisir pour conserver sa couronne en mai prochain. D'autant qu'il compte désormais trois poursuivants à trois longueurs, Marseille, Bordeaux et Paris, plus Rennes qui pointe lui à quatre unités. Une situation quasi inédite, après des années de domination écrasante. Comme en atteste les chiffres des trois dernières saisons au même stade de la compétition :

2007-2008 : 38 points, 4 points d'avance sur Nancy, 8 sur Bordeaux et Le Mans
2006-2007 : 49 points, 17 d'avance sur Lens, 18 sur Saint-Etienne, 19 sur Lille et Sochaux
2005-2006 : 44 points, 12 d'avance sur Auxerre, 13 sur Bordeaux, 14 sur Paris

Plutôt que la bonne forme de la concurrence, qui ne fait pas mieux cette saison que les précédentes, on peut constater que c'est surtout l'OL qui accuse une baisse de rythme. Avec 35 points en 18 journées, les Gones passent juste en dessous de la symbolique moyenne de deux points pris par match. Ce qui ne leur était plus arrivé à mi-saison depuis l'exercice 2002-2003. Au final, ils avaient tout de même sacré, mais avec un total de points maigrelet (68) qui pourrait cette fois ne pas suffire.



L'OM domine les requêtes Google

Posté par Edouard le 12.12.08 à 10:38 | tags : ol, om, psg, ligue 1
Marseille et Paris devant l'OL au classement des recherches Google concernant le sport. Voilà un chiffre qui va faire plaisir au septuple champion de France.

Cette année encore, Lyon sera le seule représentant français en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Normal pour une formation qui écrase tout sur son passage en Ligue 1. Tout, sauf le Google Zeitgeist (l'esprit du temps), classement publié chaque année qui énumère les requêtes les tapés dans le célèbre moteur de recherche. A ce petit jeu, l'OM et le PSG conservent donc encore un peu d'avance sur le club de Jean-Michel Aulas. Le premier n'a pourtant pas gagné le moindre titre depuis 14 ans, et le second jouait le maintien en championnat il y a encore quelques mois.

Attention, toutefois, à ne pas tirer de conclusions trop hâtives de ce palmarès, car c'est un vrai travail de fond qu'a réalisé l'OL ces dernières années en s'imposant comme LE club français des années 2000. Très populaire chez les plus jeunes, dont certains ne doivent même pas savoir qu'une autre équipe a un jour remporté le championnat de France, le club rhodanien en tirera un jour ou l'autre les bénéfices. Reste qu'il gagnerait aussi à offrir une image plus humaine au public, qui ne goûte pas forcément le délire megalo-parano de son président, pour définitivement rentrer dans le cœur des Français.






Marseille doublement soulagé

Posté par Edouard le 10.12.08 à 11:34 | tags : ligue des champions, om, atletico
Santos Mirasierra libéré sous caution, un match nul (0-0) qui permet à l'OM de rester en Europe via la Coupe de l'UEFA et une ambiance de fête au Vélodrome. La venue de l'Atletico Madrid s'est finalement déroulée comme dans un rêve pour la cité phocéenne, qui attend maintenant le retour au bercail de son supporter.

Le Vélodrome a retrouvé des couleurs suite à l'annonce de la libération sous caution de Santos (Sipa)

Tirage de la C3 dans dix jours

Le hasard a beau faire bien les choses, l'annonce de la libération de Santos à quelques heures du coup d'envoi de la rencontre OM - Atletico paraît trop belle pour être vraie. Toujours est-il que cette décision, qui prend effet ce mercredi, a permis d'apaiser un climat hyper tendu qui aurait pu découler sur des incidents lourds de conséquences. Une partie des supporters de l'OM était décidée à boycotter le match, tous voulaient témoigner leur indignation. Certains risquaient de déraper sous le coup de la colère et du ressentiment. Mais tout s'est finalement passé pour le mieux, et le Vélodrome a pu exprimer sa joie, tandis que les joueurs marseillais obtenaient un match nul peu glorieux mais suffisant pour rester devant le PSV Eindhoven, battu de son côté par Liverpool (1-2).

L'OM va donc poursuivre son aventure européenne à un échelon inférieur, retrouvant une Coupe de l'UEFA qu'il connaît bien et dont il a atteint par deux fois la finale, en 1999 et en 2004. Une compétition souvent négligée par les clubs français mais qui aiguise l'appetit continentale du peuple marseillais, Eric Gerets compris : "Contrairement à d'autres clubs, l'UEFA reste pour nous un trophée prestigieux, convoité. On va essayer d'aller le plus loin possible, même s'il y a des adversaires de taille". Le tirage au sort des 16es de finale, qui s'effectuera le vendredi 19 décembre, devrait en effet avoir de la gueule avec la présence probables de gros poissons comme le Milan AC ou Valence.

Santos toujours coupable
Malgré les scènes de liesse un peu démesurée qui se sont déroulés mardi aux abords du stade et dans les tribunes du Vélodrome, la situation de Santos Mirasierra est toutefois loin d'être réglée. Simplement libéré sous caution, le membre des Ultras marseillais, qui aurait appris la nouvelle en regardant la télé raconte La Provence, n'en a pas fini avec la justice espagnole qui l'a condamné à trois ans et demi de prison vendredi dernier. Rapatrié à Marseille par un vol spécialement affrété par le club, "Santi" devra se soumettre à un contrôle judiciaire avant d'être jugé en appel.



OM - Atletico : "L'ambiance sera électrique"

Posté par Edouard le 09.12.08 à 15:59 | tags : ligue des champions, atletico, om
Ce soir à Marseille, l'OM ne joue pas qu'une troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA face à l'Atletico Madrid. Toutes les pensées seront évidemment tournées en direction de Santos Mirasierra, condamné à trois ans et demi de prison par la justice espagnole.

Si les Ultras, le groupe dont Santos fait partie, a lancé un appel au boycott du match, nombre de supporters ne s'associeront pas à cette grève des encouragements, défendant plutôt la thèse de l'entraîneur Eric Gerets qui a expliqué qu'une qualification en C3 serait le plus bel hommage que l'OM puisse offrir à Santos. Ysae, rappeur au sein du groupe marseillais Karkan et membre des Fanatics répond aux questions de Fluctuat.net :

Qu'en est-il des signes de protestation prévus pour le match de ce soir ?
Les Ultras ont donné comme consigne de ne pas rentrer dans le stade. Comme un membre de leur "famille" n'est pas présent, ils veulent boycotter le match. Ils vont mettre une grande banderole de soutien pour montrer qu'ils sont pacifistes, qu'ils ne sont pas là pour casser. Le but est d'éviter que la peine de Santos ne soit aggravée en cas d'incidents. Après, je sais que Eric Gerets doit voir les représentants des Ultras pour les convaincre de venir quand même encourager l'équipe, comme Santos l'aurait voulu. Donc il se peut que le mot d'ordre soit modifiée d'ici ce soir.

Qu'en pensent les autres groupes de supporters ?
D'autres groupes vont sans doute aussi boycotter le début du match, mais ensuite il y aura des encouragements. Il y a une place en UEFA à jouer. Le mot d'ordre, c'est surtout de ne pas commettre d'actes de violence, parce que ça risquerait de se retourner contre nous. On ferait l'amalgame en nous présentant comme des hooligans, et donc Santos aussi par conséquence. S'il se passe quelque chose, c'est lui qui risque de prendre. Même les forces de l'ordre vont faire de la prévention avant le match, parce que si ça part avec la police, ça va être un carnage, vu la tension qu'il y aussi vis à vis des brutalités policières qui sont souvent commises pendant les matchs, et qui sont à l'origine de l'incarcération de Santos. Tout le monde veut calmer le jeu, le Préfet a aussi fait passer un message aux supporters pour leur dire qu'il n'y aura pas de soucis. Mais on n'est jamais l'abris, il suffit d'un ou deux meneurs pour qu'une embrouille démarre. L'ambiance sera électrique ce soir.

Heureusement que les supporters de l'Atletico ont renoncé à faire le déplacement, ça aurait pu mal tourner...
Effectivement, surtout qu'il y a beaucoup de racistes chez les supporters de l'Atletico, et qu'à Marseille tu dois avoir 60% d'arabes et de noirs au stade. Il ne faut pas oublier qu'à l'aller les Zubar et compagnie ont été maltraités pendant tout le match. C'est pour ça que, personnellement, je garde beaucoup de rancœur par rapport ça.

On dit que Santos a plutôt une bonne réputation. Tu le connais personnellement ?
Je ne fréquente pas le mouvement ultra, mais je le connais par rapport aux déplacements. En tant que Capo, c'est le mec qui harangue les foules, qui réunit un peu tout le monde. Quand il prend la parole, il est respecté. Tu donnes pas le micro à n'importe qui. C'est pas le mec qui s'embrouille, c'est un ultra dans le sens où il supporte son équipe, se déplace partout, prend des jours de congés pour suivre l'OM. C'est malheureux que ça arrive à un mec comme lui. Avec d'autres qui cherchent l'embrouille ça aurait été compréhensible, mais Santos lui est un mec tranquille. D'où le sentiment d'injustice. C'est pour ça que je ne peux pas dire qu'il ne va rien se passer, qu'on va faire les anges. Il y a une vraie tension qui est palpable.

A qui seront destinées les banderoles Vélodrome ce soir, à la justice et la police espagnole ?
Oui mais aussi contre l'Etat français. A Marseille, on dit que si Sarkozy s'est occupé des infirmières bulgares, il peut aussi s'occuper de Santos. Le problème c'est qu'il a la double nationalité. Il est un peu vu comme un traître en Espagne. Il y aura une grosse communication autour du match, donc on veut profiter pour sensibiliser les gens parce qu'on sait qu'après le match ça va retomber. Tout le monde attend que ça explose, il y a des journalistes partout. Moi j'espère surtout qu'on va gagner le match.



OM - Atletico : La tension monte

Posté par Edouard le 28.11.08 à 11:24 | tags : atletico, ligue des champions, om
A l'approche des retrouvailles entre les deux clubs, les polémiques se multiplient dans la presse espagnole, tandis que les supporters marseillais attendent de pied ferme la venue de l'Atletico Madrid au Vélodrome, le 9 décembre.

E-mails de menace
Rencontre décisive pour l'OM dans la course à la troisième place du groupe D, qui lui permettrait de poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, la réception de l'Atletico se joue déjà en dehors du terrain depuis quelques semaines. D'un côté, des Phocéens remontés par l'incarcération depuis le 1er octobre d'un des leurs, Santos Mirasierra, dont le jugement a enfin été programmé pour le 3 décembre. De l'autre, un public et une presse espagnole qui n'ont pas digéré la sanction de l'UEFA (pourtant réduite à un match à huis clos remporté mercredi face au PSV) et se croient victimes d'un complot orchestré par Michel Platini.

En pleine parano, Marca et AS, les deux quotidiens sportifs madrilènes, voyaient même la main du président de l'UEFA derrière le penalty généreusement accordé à Steven Gerrard lors de Liverpool - Atletico (1-1). Cette semaine, ils en ont remis une couche en condamnant le comportement des supporters olympiens, dont l'un d'eux a eu la fâcheuse idée de lancer un briquet sur ce même Stevie G. lors du déplacement de l'OM à Anfield (0-1), incident qui fera l'objet d'une enquête de la part de l'UEFA. Pour couronner le tout, les dirigeants de l'Atleti ont déclaré avoir reçu 200 e-mails de menace. Mercredi, c'est le stade du Vicente Calderon qui avait été recouvert de tags (voir photo) réclamant la libération de Santos. Tags qui seraient l'œuvre de "Bukaneros", "autrement dit des supporters du Rayo Vallecano, assez proches de ceux de l'OM", dixit La Provence.

Dans ce contexte houleux, l'Atletico a donc à nouveau déconseillé à ses socios de £ faire le déplacement à Marseille. Les joueurs espagnols ont eux annoncé qu'ils rendraient au Vélodrome pour gagner. Espérons surtout que ce ne soit pas le football qui en ressorte perdant.

PS : TF1 ayant choisi de diffuser AS Roma - Bordeaux, le mardi 9 décembre, la rencontre OM - Atlético ne sera malheureusement visible que sur Foot+.



C1 : L'apprentissage continue pour Bordeaux et Marseille

Posté par Edouard le 27.11.08 à 11:13 | tags : bordeaux, ligue des champions, om
Balayés à Stamford Bridge deux mois plus tôt, les Girondins ont cette fois tenu tête à Chelsea (1-1) et peuvent encore se qualifier pour les huitièmes de finale en cas de victoire à Rome lors de la dernière journée. L'OM a lui chuté à Liverpool, mais garde la tête haute et son destin entre les mains pour être reversé en Coupe de l'UEFA. Quoiqu'il se passe dans quinze jours, les deux clubs français auront beaucoup appris dans cette phase de groupe de la Ligue des champions.

L'exemple lyonnais
Si Bordeaux et Marseille sont encore loin de Lyon, seule équipe avec Arsenal et le Real Madrid à avoir atteint les huitièmes de finale des 6 dernières éditions de la C1, ils ne repartiront, quoiqu'il arrive, pas bredouille de la grande épreuve européenne. L'OL n'a pas construit sa culture européenne en un jour. Lui aussi en a bavé, est sorti perdant de matchs qu'il pensait pouvoir gagner, a ruminé les petits détails qui font toute la différence à ce niveau. Avant de savoir lui-même comment aborder ces rencontres où la gestion des temps forts est primordiale, et l'expérience souvent irremplaçable.

Des deux apprentis, les Girondins semblent donc être ceux qui ont le plus progressé. Initialement étrillés à Chelsea (0-4), puis battu à Chaban-Delmas par la Roma (1-3) alors qu'ils avaient dominé jusqu'à l'expulsion d'Henrique, les hommes de Laurent Blanc se sont appliqués à battre deux fois Cluj. Ce mercredi, pour leur second rendez-vous avec les Blues, ils auraient même pu s'imposer avec un peu plus d'efficacité. Et sans l'erreur qui permis à Nicolas Anelka de se présenter en duel face au tendre Valverde (1-0, 60e), l'issue aurait pu être tout autre. Car c'est bien Bordeaux qui s'est montré le plus entreprenant (14 tirs à 4), porté par un Gourcuff flamboyant qui s'offrait un enchaînement roulette frappe du gauche digne de qui vous savez (27e), après avoir chauffé le crane de John Terry avec ses tricotages (22e, jaune pour le capitaine des Blues).

Capitaliser l'expérience
De fait, la nervosité était du côté des Londoniens, qui avaient besoin de s'imposer pour valider leur qualification après avoir loupé le coche lors de la précédente journée face à la Roma (1-3). Les Bordelais n'ont eux pas baissé les bras malgré l'ouverture du score d'Anelka. Et Alou Diarra arrachait le nul en reprennent un corner de la tête (1-1, 83e). Avant que Frank Lampard ne récolte son second jaune de la soirée (86e). "On s'est fait respecter, on les a bien pressés", appréciait d'ailleurs Laurent Blanc après le match. "Les joueurs ont fait beaucoup d'efforts. Il fallait des qualités physiques et mentales pour rivaliser avec une formation comme Chelsea. Dans ce domaine, je suis très satisfait. Nous avons réalisé le match presque parfait."

Pour l'OM, le constat est à peu près similaire, même si les joueurs d'Eric Gerets n'ont au final récolté que trois petits points en cinq matchs. "Globalement, à part le match au PSV, qui était un scandale, lors de tous les autres matches de Champions League, on méritait à chaque fois au moins un point", juge le coach belge. A Anfield, son équipe a effectivement eu plus de bonnes situations que son adversaire. Sauf que le vécu de Liverpool et le talent de son de emblème, Steven Gerrard, ont fait la différence. Marseille se battra donc dans quinze jours pour conserver sa troisième place et poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, où il pourra continuer à se faire la main.

Que manque-t-il donc à Bordeaux et Marseille pour franchir un palier et rejoindre l'OL dans la cour des presque grands d'Europe ? Du temps, donc. Mais aussi (surtout ?) un minimum de continuité dans le groupe et le projet sportif. Conditions sine qua non pour ne pas réitérer chaque année les mêmes erreurs. Bordeaux l'a déjà compris, et possède une équipe jeune qui ne demande qu'à progresser. Habitué à chambouler son effectif plus que de raison, l'OM serait inspiré d'en faire de même pour capitaliser l'expérience accumulée lors de ses deux campagnes de Ligue des champions consécutives.



Incidents Atletico - OM : 8 ans fermes requis contre Santos Mirasierra

Posté par Edouard le 06.11.08 à 18:02 | tags : atletico, om

Détenu en Espagne depuis 36 jours, Santos Mirasierra connaît son nouveau chef d'inculpation : "trouble de l'ordre public et attentat contre l'autorité public". D'abord soupçonné d'avoir jeté un siège sur un policier espagnol, le supporter marseillais serait désormais accusé d'avoir bousculé un membre des forces de l'ordre ainsi que de leur avoir lancé une bouteille lors de son interpellation.

 Santos Mirasierra (à gauche entre les deux policiers) lors des incidents qui ont émaillés la rencontre Atletico - Marseille (Sipa)


Contradictions policières

Suite aux incidents qui ont émaillés la rencontre de Ligue des champions entre l'Atletico Madrid et l'Olympique de Marseille, le 1er octobre dernier, ce membre du Commando Ultra 84 a été l'unique personne arrêtée par la police locale. Le voilà aujourd'hui passible d'une peine de 8 ans de prison (quatre ans pour chaque chef d'inculpation). Une peine qui paraît évidemment démesuré vu les faits qui sont reprochés au Franco-Espagnol.

Son avocat, Erlantz Ibarrondo Merino, dénonçait dans El Pais du 1er novembre les contradictions de la police espagnole : "Sur les images, on ne voit pas Santos jeter de siège sur l'agent. En plus, ils ont parlé d'un siège rouge alors qu'il était blanc. Dans ces conditions, nous en concluons que Mirasierra doit au minimum bénéficier de la présomption d'innocence." La peine requise par le Procureur de Madrid semble toutefois écarter toute chance de libération sous caution pour le moment.

Selon El Pais, qui prend l'affaire moins à cœur que ses confrères de la presse sportive, les images de sécurité du stade Vicente Calderon montreraient donc Santos "pousser un policier dans le dos au milieu du vacarme", "pour protéger une fille", précise son avocat. Un policier interrogé par le quotidien espagnol se montre lui moins magnanime : "Il ne fait pas honneur à son nom (Santos signifie saint en espagnol). Saint de rien du tout. Quand mes collègues l'ont fait descendre de l'autobus des supporters, il leur a lancé une bouteille."

Sur cette vidéo, on peut effectivement voir à partir de 1 :10 Santos (casquette, cheveux longs et écharpe de l'OM autour du cou) tenter de parlementer avec les forces de l'ordre puis bousculer l'un d'eux.



Du côté des supporters et des joueurs de l’OM, on se mobilise pour obtenir la libération de Mirasierra. Le Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a lui été interpellé par le député UMP Bernard Depierre "dans l'optique du match retour à Marseille", le 9 décembre, qui s’annonce chaud bouillant. Dans ce contexte, le président de l’Atletico Enrique Cerezo a demandé à ses supporters de ne pas faire le déplacement à Marseille. "Et encore moins avec des signes distinctifs de l'Atletico".

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C1 : Marseille n'est pas mort

Posté par Edouard le 05.11.08 à 11:08 | tags : ligue des champions, om
Mamadou Niang a encore été décisif en Coupe d'Europe pour l'OM (Sipa)Soirée idéale pour l'OM. En signant leur première victoire face à Eindhoven (3-0, but de Koné et doublé de Niang) dans cette phase de poule de la Ligue des champions, les troupes d'Eric Gerets reprennent la troisième place de leur groupe et peuvent encore espérer une miraculeuse qualification pour les huitièmes de finale. La réaction d'orgueil attendue après les trois défaites consécutives des matchs allers est arrivée à point nommée.

Niang l'européen
Et dire que ce Marseille - PSV a failli ne pas avoir lieu. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la cité phocéenne mardi n'ont finalement pas abouti au report de la rencontre. Merci la Bonne-Mère. Car le public du Stade Vélodrome a enfin pu assister à une prestation de son équipe à la hauteur des exigences de la C1, avec trois beaux buts inscrits par sa doublette d'attaquants et une défense pas trop poreuse devant un Mandanda des grands soirs. Même si on se souviendra que les occasions loupées par les Néerlandais en première période, dont une reprise manquée de Koevermans (16e) dans la surface et une tête sur le poteau de Mendez (38e), auraient pu donner une autre tournure à la prestation des locaux.

Coupables d'un manque d'engagement rédhibitoire quinze jours plus tôt, l'OM a donc cette fois répondu présent. Le 4-4-2 en losange prisé par Gerets trouvant tout son sens avec un Hatem Ben Arfa placé dans l'axe derrière Mamadou Niang et Bakari Koné. Un trio qui a mis le feu à la défense batave, notamment mise hors course sur deux ouvertures lumineuses de Ben Arfa pour Koné (30e) et Niang (71e). Entre les deux, Baky trouvait son pote d'attaque complètement démarqué qui reprenait du gauche (63e). Auteur de ses 16e et 17e buts en 35 matchs de Coupe d'Europe sous le maillot marseillais, Niang peut être le tueur de surface réclamé par le coach belge récemment.

En bonne position pour se voir reverser en Coupe de l'UEFA, Marseille va maintenant se prendre à rêver à nouveau d'une deuxième place qui paraissait très loin quelques heures plus tôt. Ainsi en va-t-il de la C1, où les illusions succèdent aux espoirs déchues. Reste qu'aller s'imposer à Liverpool, la prochaine étape qui attend les Olympiens, sera une autre paire de manche. Sauf si le petit Valbuena, relégué hier sur le banc, nous refait son coup d'Anfield.

Famagouste, la sensation
Pendant ce temps, la grande sensation de la soirée se jouait du côté de Nicosie, où l'Anorthosis Famagouste a été à deux doigts de s'offrir le scalp de l'Inter Milan (3-3). Les Nerrazzuro menaient pourtant 2-0, avant d'encaisser trois pions des partenaires des Français Vincent Laban et Cédric Bardon, qui se trouvaient donc devant au tableau d'affichage à dix minutes de la fin face au triple champion d'Italie en titre. Jusqu'à ce Julio Cruz remette les deux équipes à égalité. Pas de quoi empêcher Jose Mourinho de souffler dans les bronches de ses joueurs : "On ne peut pas parler de tactique ce soir parce que ça a été un match incroyable. On les a laissés marqués des buts comme des enfants, et ce ne devrait pas arriver à ce niveau. On aurait dû gagner facilement, je ne peux rien dire de plus."

Les résultats de mardi :

Poule A:
Cluj (4e) - Bordeaux (3e) : 1-2
AS Rome (2e) - Chelsea (1er) : 3-1
Poule B:
Anorthosis (2e) - Inter Milan (1er): 3-3
Werder Brême (4e) - Panathinaïkos (3e) : 0-3
Poule C:
FC Barcelone (1er) - FC Bâle (4e) : 1-1
Sporting Portugal (2e) - Chakhtior Donetsk (3e) : 1-0
Poule D:
Liverpool (2e) - Atletico Madrid (1er) : 1-1
Marseille (3e) - PSV Eindhoven (4e) : 3-0

Le FC Barcelone et le Sporting Portugal sont les premiers qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.




C1 : L'heure de vérité pour Bordeaux et Marseille

Posté par Edouard le 04.11.08 à 12:34 | tags : bordeaux, ligue des champions, om
Derniers de leur groupe respectifs, Girondins et Olympiens sont pourtant loin de pouvoir nourrir les mêmes ambitions à leur d'entamer les matchs retour de la phase de poule de la Ligue des champions. Bordeaux, qui se déplace à Cluj, n'a qu'un point de retard sur les Roumains, surprenants seconds, et donc un vrai coup à jouer pendant qu'une Roma à la dérive accueille l'ogre Chelsea. Pour Marseille, qui accueille le PSV au Vélodrome, ne peut en revanche plus rêver qu'à un reversement en Coupe de l'UEFA loin d'être gagné.

Gourcuff en prime time
Pour la première fois dans cette édition 2008-2009 de la C1, Laurent Blanc et ses hommes vont avoir les honneurs d'une diffusion en direct, qui plus est hertzienne. Jusque-là boudés par TF1 et Canal Plus, car programmé le même soir que l'OM, les Bordelais bénéficient du parcours chaotique des Phocéens. Sans être mathématiquement éliminés de la course aux huitièmes de finales, ces derniers ont besoin de battre le PSV par trois buts d'écarts pour ne serait-ce qu'accrocher la troisième place de leur groupe, dominé par Liverpool et l'Atletico. Un contexte difficile qui pousse TF1 à envoyer Jean-Michel Larqué et Christian Jean-Pierre en visite au Stade Constantin Radulescu de Cluj. Choix tout de même curieux vu que Lyon reçoit le Steaua à Gerland, mercredi, et que la première chaîne avait dédaigné les rencontres Chelsea - Bordeaux et Bordeaux - Roma.

Passées ces considérations télévisuelles, il sera en tout cas intéressant de voir si les joueurs au maillot scapulaire ont la capacité d'enchaîner, après une semaine marquée par trois rencontres de L1, et de confirmer leur petite victoire obtenue lors de la première manche à Chaban-Delmas (1-0). Ils n'avaient alors pu concrétiser leur domination que part un but contre son camp roumain, suite à un centre anodin de Yoann Gourcuff. Bordeaux doit faire mieux pour se hisser au niveau d'exigence que requiert la Ligue des champions. D'autant qu'il serait dommage de ne pas profiter de la mauvaise passe de la Roma, 17e de Série A et qui affronte de son côté Chelsea au Stadio Olimpico, pour récupérer une deuxième place qui semblait inespérée après la déculottée reçue à Stamford Bridge (4-0) et la défaite cruelle subie face à ses mêmes Romains (1-3).

Marseille pour l'honneur
Sur une série de trois revers consécutifs, l'OM s'est vu lui relégué au rang de mauvais élèves des représentants français en C1. La faute à pas de chance, disait-on après les défaites contre Liverpool et l'Atletico. Contre le PSV, il y a quinze jours, la déroute olympienne ne devait pourtant rien au sort. Les troupes d'Eric Gerets avaient paru baisser les bras, incapables de répondre au défi physique des Néerlandais, symbolisé par la domination aérienne de Danny Koevermans, auteur de deux buts de la tête. Fébriles derrières, manquant d'impact devant, Marseille traîne des défauts qui ont de grandes conséquences au niveau européen. Au point que tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que le prêt de Djibril Cissé à Sunderland a été la grosse boulette du mercato olympien. Ce qui était prévisible.

Devant son public, l'OM va devoir cette fois mouiller maillot, comme le réclame traditionnellement les travée du Vel, et faire preuve d'orgueil pour tenter de renverser une situation qui paraît inextricable. En encaissant un second but à Eindhoven, les Marseillais ont en effet aggravé leur cas. Il faudra en faire au moins autant chez eux pour revenir à hauteur de leur adversaire, avant d'essayer de le dépasser dans un duel à distance face à Liverpool puis l'Atletico Madrid lors des deux dernières journées. Des matchs au couteau qui vont encore pomper beaucoup d'énergie pour un objectif (la C3) pas franchement bandant.

Le programme de mardi :
Famagouste - Inter Milan
Barcelone - Bâle
CFR Cluj - Bordeaux
Liverpool - Atletico Madrid
Marseille - PSV
Roma - Chelsea
Sporting - Shakhtar Donetsk
Werder Bremen - Panathinaikos



L1 - 12e j : Lyon fait le yoyo

Posté par Edouard le 03.11.08 à 11:58 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om

Juninho et Benzema ont encore été décisifs pour l'OL (Sipa)Après une série de trois matchs sans victoire, qui avait redonné espoir à tous ceux qui rêvent de voir l'OL "se casser la gueule", le champion en titre a signé son deuxième succès consécutif face au Mans (2-0), dimanche, sans vraiment forcer son talent. Bordeaux et Toulouse ayant chuté samedi contre Nice et Caen (0-1), les Gones comptent désormais quatre points d'avance sur l'OM. L'heure de la passation de pouvoir n'a pas encore sonné.

L'inertie du champion
Détrôné virtuellement de son fauteuil de leader en milieu de semaine dernière, suite au carton de Bordeaux sur Le Havre (4-0), Lyon a donc repris ses aises en tête du championnat de France. Juste le temps de disposer d'un Sochaux moribond (2-0), mercredi, et de confirmer ce week-end contre Le Mans. A trois jours d'affronter le Steaua en Ligue des champions, la bande de Claude Puel, aligné dans un 4-4-2 rare avec Juninho en deuxième récupérateur, ne jouait pourtant pas à fond. Mais les Sarthois ont "beaucoup trop respecté Lyon", reconnaissait le Norvégien Fredrik Stromstad après la rencontre, et plié sur un exploit individuel de Karim Benzema (22e), également à l'origine du second but inscrit par Juni (55e).

Comme le rappellent souvent les commentateurs, Lyon semble rester le principal adversaire de... Lyon. Et il ne tient qu'au club de Jean-Michel Aulas de continuer à dominer la L1 comme il le fait depuis sept ans. A moins d'une baisse de régime prolongée des Rhodaniens (ou d'une blessure longue durée de Benzema et/ ou Juninho), ni Marseille ni Bordeaux n'arriveront sans doute pas à tenir le rythme nécessaire pour bousculer une formation qui tourne pour la sixième saison consécutive à une moyenne de plus de deux points par match (2,25 actuellement). Avec respectivement 76 et 75 points, le PSG 2003-2004 et le Bordeaux 2007-2008 avaient dû se contenter de la place du dauphin. La concurrence est prévenue, pour espérer remporter le championnat il faut être à fond d'août à mai.

Le but de Benzema :



Qui veut confirmer ?
Problème, aucune équipe ne possède aujourd'hui la régularité pour profiter des petits passages à vides lyonnais. Marseille s'est bien réveillé face à Saint-Etienne (3-1), avec un Hatem Ben Arfa qui avait besoin de se réconcilier avec le Vélodrome. Mais c'était après une défaite à domicile dans le clasico (2-4) et un nul peu glorieux à Nantes (1-1). Bordeaux a lui replongé à Nancy (1-0) face à la muraille dressée par Pablo Correa, gâchant quelque peu la bonne série (4 victoires et 3 nuls en 7 matchs) qui lui avait permis de retrouver la deuxième place du classement. De nouveau à six longueurs de l'OL, les hommes de Laurent Blanc doivent afficher une plus grande régularité et éviter de perdre à Gerland, dans quinze jours, pour maintenir le suspens.

Il faut dire que cette incapacité à confirmer est un peu le lot de toutes les formation de L1. Equipe surprise du premier tiers de la saison, Toulouse a chuté à la maison contre Caen et risque de bientôt rentrer dans le rang. Tout comme Le Mans, qui était sur le podium il y a encore une semaine et occupe désormais la 9e place. Ou encore le PSG, 6e après sa performance au Vélodrome (4-2), qui vient perdre deux matchs et se voit relégué en seconde partie de tableau (11e). Avec quatre revers de rang, Saint-Etienne est finalement l'équipe la plus constante de cet automne au calendrier un peu dingue où l'on joue tous les trois jours, entre L1, coupes d'Europe et coupes nationales. Pas sûr que ça fasse le bonheur de Laurent Roussey, qu'on annonce sur un siège éjectable sous la pression de supporters stéphanois à fleur de peau.

Les résultats de la 12e journée :
Samedi
Lille (5e) - Nantes (16e) : 2-0
Nancy (15e) - Bordeaux (3e) : 1-0
Nice (7e) - Paris SG (11e) : 1-0
Toulouse (4e) - Caen (10e) : 0-1
Lorient (13e) - Grenoble (19e) : 1-1
Auxerre (16e) - Valenciennes (9e) : 0-0
Marseille (3e) - Saint-Etienne (17e) : 3-1
Dimanche
Rennes (6e) - Sochaux (20e) : 1-0
Le Havre (19e) - Monaco (13e) : 2-3
Lyon (1er) - Le Mans (9e) : 2-0

 




L1 - 11è j : Lyon reprend le large

Posté par Louis Laffitte le 30.10.08 à 13:27 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om, psg
Qu'on se le dise, en Ligue 1, c'est toujours la même histoire. Quand Lyon va moins bien, comme lors des trois matchs ayant précédé cette 11ème journée pendant lesquels les Gones n'avaient pris que deux points sur neuf possibles, ces adversaires n'en profitent pas. Et quand Lyon ré-enclenche la marche avant, ces mêmes adversaires restent scotchés derrière.

Septième but de la saison pour Benzema, meilleur buteur de L1 - Crédits: SIPALe FC Benzema
Illustration mercredi soir. En déplacement à Sochaux, le septuple champion de France, pourtant en configuration limite expérimentale - 4-4-2, première apparition pour Gassama en L1, Reveillère milieu droit,Juninho resté à Lyon - a assuré l'essentiel. A savoir les trois points avec une victoire 2-0, conquise d'abord grâce (bien sûr) à un nouveau chef d'oeuvre signé Karim Benzema peu après l'heure de jeu, puis à un second but de l'Argentin Delgado dans les arrêts de jeu, son premier en championant depuis son arrivée à Lyon en janvier dernier. Chaleureusement félicité par tous ses coéaquipiers, l'ancien pensionnaire de Cruz Azul n'oublia pas de remercier ce diable de Benzema, auteur du caviar au terme d'une chevauchée solitaire. Ce Karim fait décidément la pluie et le beau temps entre Rhône et Saône.

Le but de Benzema:


L'OM lâche encore des points
Bref, Lyon n'a pas convaincu, loin de là, mais qu'importe. Et les autres pendant ce temps-là? Et bien Marseille, sonné par sa défaite face au PSG à domicile dimanche dernier (2-4), se déplaçait à Nantes. Dominateurs pendant toute la partie, les hommes de Gerets ont néanmoins dû se résoudre à concéder le point du match nul (1-1). La faute à un but "abracadabrantesque" du latéral jaune Rémi Maréval; une frappe sans contrôle de 35 mètres dans la lucarne de Mandanda (1-0, 44e). Koné a ramené les siens à hauteur d'une belle frappe à douze minutes du terme, mais c'est bien l'OM qui a laissé filer deux points. Soit trois unités concédés à Lyon en trois jours.

Le but de Maréval:


Bordeaux se place
Finalement, outre Lyon, la bonne affaire de cette dixième journée est pour les Girondins de Bordeaux. Vainqueurs tranquilles du Havre mardi soir en match avancé (4-0), les ouailles de Laurent Blanc ont même été leaders pendant vingt-quatre heures. Juste le temps pour l'OL de récupérer sa place fétiche. Dans le sillage d'un Bellion retrouvé (2 buts), les Bordelais se sont donc offerts une petite balade de santé, et s'il pointe aujourd'hui à trois points du leader, ils s'affirment clairement semaine après semaine comme le candidat le plus sérieux pour... la deuxième place.

Toute la détresse du monde sur le visage de Camara, auteur d'un CSC qui coûte cher - Crédits: SIPAParis rechute, en toute logique
La place de dauphin des Gones, le PSG et ses supporters en ont sans doute rêvé. Mais trois jours pas plus. Le temps de savourer le triomphe en terre marseillaise, et puis le soufflet est retombé. Logiquement d'ailleurs. Car si les observateurs ont eu une fâcheuse tendance à l'oublier pendant les 72 heures qui ont précédé la rencontre face au TFC, Paris n'est bien qu'une équipe de contre. En clair, Paris joue comme l'année dernière, mais avec un poil plus de talent et de réussite, d'où une légère amélioration des résultats. Mais Paris ne sait toujours pas faire le jeu. Alors face à un équipe de Toulouse parfaitement organisée, ça donne une victoire occitane amplement méritée (1-0), une nouvelle bourde des duettistes Landreau et Camara, et la réalité qui saute une nouvelle fois au visage. Aïe...

En bref
A noter également dans cette 11ème journée, le réveil de Monaco. Si, si il y a bien une équipe sur le Rocher. Elle a même glané son premier succès en six matchs. Une victoire 3-1, nette et sans bavure, sur un Nancy bien pauvre et qui a laissé le boss lorrain Pablo Correa implorer sa direction de recruter au prochain mercato. C'est vrai qu'à ce rythme-là, Nancy va tout droit en Ligue 2.

Saint-Etienne aussi d'ailleurs. Fessés 4-1 par Lorient à domicile, les Stéphanois se retrouvent seizièmes, un petit point devant l'ASNL et deux devant Valenciennes, premier relégable. Y a t'il un pilote dans l'avion vert?

Enfin, palme de la purge de cette onzième journée pour la rencontre Grenoble-Lille (0-0), ou pourquoi deux équipes qui visent le match nul se donnent quand même la peine de rentrer sur le terrain ? Vaudrez peut-être mieux qu'elles s'arrangent avant, non?

Tous les résultats de la 11ème journée:
Mardi:
Bordeaux 4-0 Le Havre
Monaco 3-1 Nancy
Paris-SG 0-1 Toulouse
Valenciennes 0-0 Rennes
Sochaux 0-2 Lyon
Grenoble 0-0 Lille
Caen 1-1 Nice
Le Mans 0-2 Auxerre
Saint-Etienne 1-4 Lorient



L1 - 10è j. : Paris coule l'OM, et c'est Lyon qui rit...

Posté par Louis Laffitte le 27.10.08 à 14:59 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om, psg
Battu 4-2 dans son Stade Vélodrome par le rival honni, le Paris-Saint-Germain, l'Olympique de Marseille a laissé passer dimanche soir une occasion unique de prendre la tête du championnat. Pire, quatre jours après le naufrage à Eindhoven (2-0), ce nouveau revers plonge le club phocéen dans une mini-crise qu'il conviendra d'éteindre au plus vite lors du déplacement à Nantes mercredi. Pour le PSG en revanche, ce succès inattendu, qui valide le choix de Paul Le Guen d'aligner son équipe bis à Schalke en semaine, permet au club de la capitale de faire un bond au classement (6ème) et d'éloigner les nuages qui pointaient au dessus de la tête de son entraîneur.

Guillaume Hoarau (au centre), félicité par ses coéquipiers, aura été le grand bonhomme du match - Crédits: SIPAFriable OM
L'OM risque de s'en mordre longtemps les doigts. Alors que les Olympiens avaient le match en main, menaient au score 2-1 à la mi-temps, et semblaient en mesure de s'adjuger les trois points de la victoire et le leadership de la Ligue 1; trois buts encaissés en deuxième période ont enterrés leurs ambitions. A qui la faute?


Sans doute d'abord à la faillite du trio Hilton-Cana-Mandanda. Les deux premiers, associés pour la première fois en charnière centrale cette saison, ont connu toutes les peines du monde pour museler Guillaume Hoarau - auteur d'un doublé et assurément l'homme du match - et ses compères, tandis que le gardien international, coupable sur le troisième but parisien, a une nouvelle fois démontré que sa crise de confiance était bien réelle.


L'attaque, elle, aura fait son job. Le positionnement de Valbuena en meneur de jeu et les mouvements de Koné et Niang auront beaucoup perturbé la défense parisienne, et si la volée de Bruno Cheyrou était rentrée au lieu de percuter la barre à 2-1 (70e), l'issue aurait sans doute été toute autre.


Eric Gerets ne disait d'ailleurs pas autre chose à l'issue du match: "Ca fait mal et nous sommes surtout déçus de terminer avec la certitude que ce match aurait pu tourner en notre faveur." Alors certes, le PSG aura fait preuve d'un réalisme insolent (4 occasions = 4 buts), mais la faillite défensive marseillaise n'en reste pas moins palpable.


Paris de retour?
Cependant, il convient également de rendre grâce aux joueurs parisiens et à leur entraîneur, qui auront ainsi été les premiers à faire chuter les Marseillais en championnat cette saison. Car cette victoire doit autant à leurs mérites qu'aux errances phocéennes. D'abord parce que l'option offensive prise par Le Guen avec le seul Makelele à la récupération, et le duo Rothen-Sessegnon en soutien du trident Luyindula-Hoarau-Pancrate, si elle était risquée, s'est révélée payante.


Ensuite parce que les Parisiens auront fait preuve d'une belle force de caractère, une semaine après être également revenus au score face à Lorient au Parc avant de l'emporter (3-2). Enfin, parce que cette victoire en terre ennemie, la première depuis novembre 2004, parachève le meilleur début de saison du club de la capitale depuis trois ans.


Remonté à la sixième place du classement, à quatre points de Lyon, Paris peut même se permettre de rêver de la course au titre, même si Le Guen se charge de garder les pieds de ses troupes sur terre: "Il faut quand même rester tranquille et ne pas oublier que les circonstances nous ont été favorables ce soir. Il faut garder le recul nécessaire et mettre les choses à leur place." Une prudence, rituelle chez le Breton, qui n'empêchera cependant pas les supporters parisiens de se réjouir du retour de leur club préféré dans les hauteurs du classement.

Les buts de OM-PSG:



Bordeaux volé, Lyon chahuté
Histoire de remuer le carambar dans la carie, les Marseillais pourront toujours se rappeler que les résultats de samedi les avaient placés dans une position idéale avant d'affronter le PSG. Rivaux désignés pour le titre, Lyon et Bordeaux avaient tous les deux concéder un nul qui aurait pu leur coûter cher.


Surtout à Lyon, ballotté à Auxerre et tout heureux de s'en sortir avec un point (0-0). Sans une succession de maladresses de l'Auxerrois Jelen, les hommes de Claude Puel auraient pu repartir avec une défaite qui aurait fait désordre et définitivement entérinée les difficultés du septuple champion de France.


Qu'on se le dise, Lyon marque sérieusement le pas (2 points pris sur les 3 derniers matchs), mais comme ses rivaux n'en profitent pas, les Gones restent leaders et comptent même un point d'avance de plus sur le deuxième après cette neuvième journée.


Si Marseille ne peut s'en prendre qu'à lui-même, les Girondins ont, eux, toutes les raisons du monde d'en vouloir à l'arbitre de leur rencontre à Nice (2-2), Mr Chapron. Alors qu'ils menaient tranquillement 2-0 grâce à un coup franc de Wendel et un penalty de Cavenaghi, les troupes de Laurent Blanc se sont faites rejoindre en fin de rencontre sur deux buts plus que contestables. Le premier inscrit par Mouloungui est entaché d'une position de hors-jeu évidente, tandis que le second est consécutif à un penalty très très sévère sifflé pour une main involontaire de Ducasse et transformé par Rémy dans les derniers instants.


Bref, un vol en bonne et due forme pour des Girondins qui, en cas de succés, seraient revenus à un point de Lyon. Il paraît que ça s'équilibre. On attend de voir ça. En attendant, Lyon est toujours leader et on est encore loin de connaître l'identité de celui qui le fera chuter de son piedestal, fusse cette année ou dans dix ans...

Les résultats de la 10ème journée:
Samedi:
Auxerre 0-0 Lyon
Lille 2-2 Caen
Rennes 2-2 Le Mans
Nice 2-2 Bordeaux
Lorient 3-0 Nantes
Le Havre 2-1 Valenciennes
Dimanche:
Nancy 1-1 Sochaux
St Etienne 0-2 Grenoble
Marseille 2-4 Paris-SG




PSV 2-0 Marseille : L'OM à la dérive

Posté par Edouard le 22.10.08 à 23:56 | tags : bordeaux, ligue des champions, om
Mandanda n'a pu que retarder l'échéance face aux assauts du PSV (Sipa)A court de jambes et d'imagination, l'Olympique de Marseille a encaissé son troisième revers consécutif en Ligue des champions face au PSV Eindhoven (0-2) sur un doublé de Koevermans (70e, 85e). Une défaite qui n'a pas le panache de celles concédées contre l'Atletico Madrid (1-2) et Liverpool (1-2), et aurait pu être bien plus lourde sans la maladresse des attaquants néerlandais. La course aux huitièmes de finales s'éloigne quasi définitivement pour les hommes d'Eric Gerets, impuissant devant la déroute de ses troupes.

Le gouffre de la C1
"Si défensivement, on joue comme ça contre le PSV, on va se faire manger", avait pourtant prévenu le Lion de Rekem au lendemain de la victoire de l'OM à Valenciennes (1-3). Succès en trompe l'œil qui ne pouvait masquer les carences phocéennes. Invaincus en championnat, les Marseillais n'ont pas réussi à se hisser au niveau de la reine des compétitions européennes. Surtout défensivement, où la charnière Zubar - Hilton offre trop souvent l'occasion à Steve Mandanda de briller face aux attaquants adverses. Il l'a encore fait ce soir, mais a fini par craquer logiquement sur deux coups de boules de Danny Koevermans, principale menace côté Eindhoven, qui convertissait un corner de Wuytens (70e) et un centre de l'intenable Mendez.

Vu le nombre d'occasions que s'était procuré le PSV jusque-là, le 0-0 tenait de toute manière du miracle. Les reprises dévissées de Wuytens (6e, 49e) ou Afellay (46e), qui loupait un but tout cuit, auraient pu ou dû faire mouche. Les tentatives de Bakkal (25e), Afellay encore (51e) et Koevermans (59e) tombaient elles sur un grand Mandanda. En cruel manque de jus et de lucidité dans les zones de vérité, Marseille ne parvenait pas à répondre. Et le coaching de Gerets en seconde période n'y pouvait rien changer. Ce PSV n'est pourtant pas un monstre européen. Encore fallait-il le bousculer avec un peu plus de conviction.

En dehors de quelques situations dangereuses, le trio Niang-Kone-Ben Arfa aura malheureusement été la grosse déception de la soirée. Les pertes de balles du dernier, peu décisif dans ses dribbles, symbolisant le jeu stéréotypé d'une équipe qui évolue avec quatre joueurs offensifs axiaux (Ziani complétait le quatuor) mais aucun véritable joueur de surface, prêt à répondre au défi physique de la C1 et à la mettre au fond. En sera-t-il autrement en C3 ? Pas sûr que ce groupe ait l'occasion de nous donner la réponse. "Avec zéro point après trois matches, c'est difficile de dire qu'on va continuer en C1", concédait Gerets après le match. "Il faut maintenant essayer de gagner avec plus de deux buts d'écart contre le PSV au match retour pour être troisième et jouer la Coupe de l'UEFA." Tout un programme.

Les équipes :
PSV :
Isaksson - Rodriguez, Marcellis, Salcido, Bréchet - Simons, Wuytens (B.Dzsudzsák, 79e), Afellay, Bakkal (Culina, 76e)- Mendez, Koevermans.
Marseille : Mandanda - Taiwo, Hilton, Zubar, Bonnart - Cheyrou (Zenden, 82e), Cana, Ziani (Kabore, 62e), Ben Arfa (Valbuena, 72e) - Koné, Niang.

Buts : Koevermans (70e, 85e)
Cartons jaunes : Koevermans (31e), Mendez (51e)

Bordeaux fait le minimum
Du côté des Girondins, la soirée pas été beaucoup plus folichonne face à Cluj. Mais le résultat (1-0) est au moins là. Yoann Gourcuff a une nouvelle été décisif, indirectement, son centre côté gauche ayant été généreusement détourné par Radu, qui trompait Stancioiu. Toujours est-il que ce succès est mérité pour des Bordelais qui ont plutôt dominé les débats (6 tirs cadrés à 1) et reviennent à hauteur de la Roma, battue à Chelsea (0-1), et à un point de leur adversaire du soir.




C1 : Marseille et Bordeaux doivent se lâcher

Posté par Edouard le 22.10.08 à 15:28 | tags : bordeaux, ligue des champions, om
Toujours bredouilles dans cette phase de poules de la Ligue des champions, Olympiens et Girondins sont dans l'obligation de réagir face à Eindhoven et Cluj, les deux adversaires les plus prenables de leurs groupes respectifs, pour au moins espérer décrocher la troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA.

Gerets sur ses terres
Battu lors de ses deux premières sorties, contre Liverpool (1-2) et l'Atletico Madrid (2-1), Marseille n'a plus grand chose à perdre dans cette troisième journée de la C1. Face à un PSV Eindhoven qui n'est plus que l'ombre du demi-finaliste de l'édition 2004-2005, l'ambition est permise. D'autant que la formation néerlandaise n'est "que" 4e du championnat des Pays-Bas et n'a pas existé lors de ses deux défaites face aux leaders du groupe, là où l'OM avait au moins perdu avec panache.

L'entraîneur phocéen Eric Gerets, qui connaît bien la maison pour y avoir exercé comme joueur et coach, a ainsi prédit un match enlevé entre deux formations qui jouent ce soir leur dernière chance. "En général, à l'extérieur, tu viens pour défendre un peu plus car prendre un point à l'extérieur, en principe, est positif. Mais pour avoir encore une petite chance, il faut jouer pour avoir les trois points. Ce sera du tout ou rien." Marseille, qui enregistre le retour de Lorik Cana, devrait donc se présenter au Philips Stadion avec son quatuor offensif au complet.

Les équipes probables
PSV : Isaksson - Rodriguez, Marcellis, Bréchet, Salcido - Mendez, Simons, Afellay, Wuytens (ou Culina) - Amrabat, Lazovic.
Marseille : Mandanda - Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo - Cana, Cheyrou - Valbuena (ou Ziani), Ben Arfa, Koné - Niang.


Enfoncer le Cluj

Pour Bordeaux, c'est un peu la même chanson. Sauf que les Girondins reçoivent une équipe de Cluj déjà nantie de quatre points et qui viendra probablement à Chaban-Delmas pour défendre. Lors de la réception de Chelsea, les Roumains avaient tenu le 0-0 avec bravoure. A Rome (2-1), on avait pu constater leur capacité à contrer et leur efficacité devant le but. Pour Laurent Blanc, il ne s'agira donc pas de partir la fleur au fusil :

"Si vous jouez tout pour l'attaque et que sur chaque action adverse vous prenez un but, vous ne pouvez pas gagner. D'autant plus en Ligue des champions, où la base défensive est un élément déterminant pour faire un résultat. Après nos deux premiers matches, où on est en déficit après avoir encaissé 7 buts et marqué un seul but, si on veut espérer quelque chose, ce sera certainement avec une animation à la hauteur mais aussi une base défensive à la hauteur." Tout autre résultat qu'une victoire serait pourtant quasi-rédhibitoire pour le club français.

Les équipes probables :
Bordeaux : Ramé - Chalmé, Planus, Diawara, Jurietti - Fernando, Diarra - Obertan (ou Gouffran), Gourcuff, Wendel - Chamakh.
Cluj : Stancioiu - Tony, Cadu, Galiassi, Panin - Dani, Muresan - Dubarbier, Trica, Culio - Koné.

Les autres rencontres de mercredi :
Atletico Madrid - Liverpool
Basle - Barcelona
Chelsea - Roma
Inter Milan - Anorthosis Famagusta
Panathinaikos - Werder Bremen
Shakhtar Donetsk - Sporting




L1 - 9e j : Marseille et Bordeaux relancés ?

Posté par Edouard le 20.10.08 à 12:15 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om
Corrigé à Rennes (0-3) il y a quinze jours, Lyon a encore lâché des points ce week-end en concédant le nul à domicile devant Lille (2-2). Marseille, vainqueur de Valenciennes (3-1), n'est du coup plus qu'à un point du leader. Bordeaux, tombeur de Toulouse, reste lui sur 5 matchs sans défaite en L1 et pointe à trois longueurs. De quoi relancer un championnat qu'on a annoncé plié un peu trop vite.

Lyon trébuche
Au soir de la 7e journée de Ligue 1, l'OL comptait six victoires, aucune défaite et cinq points d'avance sur un dauphin surprise, Toulouse. Et la presse de clamer, déjà, la fin du suspens. Pas plus hier qu'aujourd'hui, on ne peut dire si les Gones empocheront en mai prochain leur 8e titre consécutif. Mais une chose est sûre, il est bien trop tôt pour se lancer dans des conclusions définitives. Surtout quand on voit comment la défense lyonnaise, si solide lors des quatre premières journées (0 but encaissé), inquiète aujourd'hui (8 encaissés de la 5e à la 9e).

Pour son millième match à la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas espérait mieux. Très discret depuis le début de saison, il n'a cette fois pu s'empêcher de faire passer son message : "Je suis un peu déçu. Un penalty a été oublié mais je regrette surtout les multiples agressions dont ont été victime les joueurs. Cela n'enlève rien au bon match des Lillois mais l'arbitre n'a pas protégé l'intégrité physique des joueurs." Et encore : "Je ne fais pas du Caliméro, c'est une analyse sereine. Je n'ai pas demandé à parler, je réponds simplement parce que vous m'interrogez. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais et je dis ce que je pense !"

Ça pousse derrière
Cette sortie de JMA, la première depuis l'arrivée de Claude Puel, montre en tout cas que le septuple champion de France a perdu un peu de sa marge de manœuvre. Même s'il n'y a pas le feu au lac, Lyon n'a pris qu'un point sur les deux derniers matchs et a vu son avance fondre, Marseille et Bordeaux empochant de leur côté deux succès consécutifs. L'OM a ainsi confirmé son retour en forme en s'imposant à Valenciennes (3-1). Les Girondins ont eux mis un terme à la bonne série toulousaine en dominant le TFC à Chaban-Delmas (2-1).

"Il y a deux semaines, beaucoup de journaux annonçaient que le championnat était fini. Il ne l'est pas encore", s'est félicité Eric Gerets. Mais le technicien belge reste conscient des limites de son équipe ("si défensivement, on joue comme ça contre le PSV, on va se faire manger"), d'autant que l'opposition valenciennoise n'était pas des plus redoutables. "L'OM a battu le plus faible adversaire qu'il ait rencontré cette saison", note d'ailleurs La Provence. Après le déplacement à Eindhoven, mercredi, la réception du PSG dimanche prochain en dira plus sur la vraie valeur de phocéens.

A force d'entendre Laurent Blanc se plaindre des prestations de son équipe, on commençait également à douter de la capacité de Bordeaux à se relancer après son départ poussif en championnat. Avec trois victoires et deux nuls sur leurs cinq derniers matchs de L1, les Girondins sont en train de faire mentir leur entraîneur (qui n'attendait que ça). Et si Yoann Gourcuff, en pleine confiance à l'image du geste technique qu'il réalise sur l'ouverture du score, continue sur sa lancée, tout est permis pour la formation au maillot scapulaire. Mais le Président gardien bien sûr la tête froide : "Je dirais qu'on a fait 70 à 75 minutes de bonne facture avant de se compliquer la vie. On n'a pas gommé tout le négatif en un seul match."

Le but de Yoann Gourcuff :

Les résultats de la 9e journée

Samedi:
Paris-SG - Lorient : 3-2
Bordeaux Toulouse : 2-1
Sochaux - Le Havre : 1-1
Nantes - Saint-Etienne : 1-0
Monaco - Nice : 1-2
Caen - Grenoble 2-2
Lyon - Lille :2-2
Dimanche:
Le Mans - Nancy : 2-0
Auxerre - Rennes 0-0
Valenciennes - Marseille : 1-3




Incidents Atletico - OM : L'Espagne contre-attaque

Posté par Edouard le 15.10.08 à 16:24 | tags : atletico, ligue des champions, om
Sévèrement allumé par l'UEFA, l'Atletico Madrid a décidé de faire appel des sanctions qui lui ont été infligées. Au diapason, la presse ibère dénonce la collusion du président de la Fédération européenne Michel Platini, accusé de rouler à nouveau l'Espagne, "24 ans après son but contre Arconada" (voir la une de Marca) en finale de l'Euro 1984. Et démontre, vidéo à l'appui, que les supporters marseillais ont également agressé les stadiers et la police locale.

Complot franco-anglais
Le stade Vicente Calderon et l'entraîneur Javier Aguirre suspendus pour deux rencontres, une amende de 150 000 euros et des accusations de racisme à l'encontre des socios rojiblancos. Il n'en fallait pas plus pour que les dirigeants de l'Atletico et les quotidiens espagnols crient au complot franco-anglais. Lundi, en effet, l'Angleterre avait déjà refusé d'affronter l'équipe nationale à Madrid, en raison des insultes racistes proférés à l'encontre de ses joueurs de couleurs lors de leur précédente visite en 2004. La concomitance des deux affaires a donc créé un malaise profond chez nos voisins d'outre-Pyrénées.

"L'Atletico est un club sensible à tous types de discriminations. Ni les délégués de l'UEFA ni l'arbitrage n'ont fait écho de la moindre attitude raciste", a martelé le président Enrique Cerezo. Concernant la banderole des C.U. 84 : "Une circulaire de l'UEFA stipule que c'est un symbole prohibé et Platini lui-même prône la tolérance zéro sur ces questions. La police a agit en conséquences. Sinon, on nous aurait sanctionné pour l'avoir permise." Et les supposés cris de singes entendus par plusieurs joueurs marseillais, dont Mamadou Niang, auraient été confondus avec les "Kun, Kun, Kun" scandés par le public du Calderon en hommage à Sergio Agüero.

Affaire d'état
Une vidéo diffusée sur internet montre même des scènes d'affrontements entre des supporters marseillais et les forces de l'ordre. On y voit notamment un policier recevoir un projectile (apparemment un siège arraché) en plein front. Autant de pièces qui seront soumises à l'UEFA dans le cadre de l'appel interjeté par l'Atletico Madrid, qui a reçu le soutien du gouvernement espagnol par la voix du ministre de l'Intérieur : "Je vais défendre le comportement de la police espagnole et nous mettrons à disposition de l'Atletico tout le en notre possession". On friserait presque l'affaire d'état.

Même si on rappelle volontiers que la France n'est pas forcément un exemple en matière de racisme (remember Le Pen 2002), certains éditorialistes tentent d'apporter un point de vue plus mesuré. "Si nous nous sentons offensés dans un premier temps, nous devrions mener notre réflexion dans un deuxième", avance ainsi Alfredo Relaño de Marca. "Peut-être sommes-nous racistes sans le savoir, comme ce personnage de Molière qui parle en prose sans en être conscient ?" "Il est probable que la majorité ait chanté ‘Kun Kun Kun' et non ‘Uh Uh Uh', mais on ne peut nier, malheureusement, qu'il y a des racistes", juge de son côté Fernando Carreño de AS. "En vérité, les excuses peuvent parfois sonner comme des blagues. Comme quand les ultras criaient 'Franco, Franco, Franco' et disaient qu'ils parlaient de Leo Franco". Un chant à l'honneur du dictateur espagnol adapté au portier argentin par les ultras du Frente Atletico.

Quant à Santos Mirasierra, le supporter olympien détenu en Espagne, il risque de rester en prison "jusqu'à la fin de l'enquête".




C1 : L'UEFA charge l'Atletico

Posté par Edouard le 14.10.08 à 11:35 | tags : atletico, ligue des champions, om
Un supporter marseillais en sang après la charge de la police espagnole (Sipa)Selon des informations relayés par une partie de la presse espagnole (Marca et El Mundo Deportivo) et confirmées officiellement ce mardi matin, l'UEFA a décidé de punir sévèrement l'Atletico Madrid suite aux incidents survenus lors de la réception de Marseille au stade Vicente Calderon, où des supporters olympiens avaient été durement chargés par la police espagnole. Les Rojiblancos devront notamment jouer leurs deux prochains matchs de Ligue des champions sur terrain neutre et à au moins 300 km de la capitale espagnole.

Aguirre épinglé
Fernando Torres ne refoulera donc pas la pelouse de son ancienne équipe, le 22 octobre avec Liverpool, tandis que la réception du PSV Eindhoven, le 26 novembre, devra elle aussi se jouer loin du Calderon. Un autre match avec sursis menace lui l'éventuel huitième de finale que disputerait l'Atletico. En prime, l'entraîneur Javier Aguirre, qui avait notamment insulté le Marseillais Valbuena, sera privé de banc de touche pour deux matchs. Et le club devra s'acquitter d'une amende de 150.000 euros pour les insultes racistes proférées par une partie du public de l'Atletico.

De l'autre côté des Pyrénées, la nouvelle est forcément mal accueillie et on s'attend à ce que l'Atletico fasse appel des sanctions de l'UEFA, qui dénonce le "manque d'organisation" du club espagnol. A l'origine des incidents, une banderole déployée par les CU84, présenté par El Mundo Deportivo comme un des groupes d'ultras "les plus violents d'Europe", qui a débouché sur la charge de la police locale. "L'image du supporter de Marseille ensanglanté et la campagne anti-Atleti mené par la formation française après sa défaite au Calderon ont aggravé la décision des responsables de l'UEFA", ose même l'éditorialiste du Mundo Deportivo.

Avec le Français Michel Platini à la tête de la Fédération européenne, la parano va en plus tourner à plein à régime d'ici au match retour entre l'Atletico et l'OM, le 9 décembre au Vélodrome. Souhaitons que les esprits se soient calmés d'ici là.

Illustration : Un supporter marseillais en sang après la charge de la police espagnole (Sipa)



L1 - 8e j : Lyon chute à Rennes, Toulouse enchaîne

Posté par Edouard le 06.10.08 à 12:18 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om

Mickaël Pagis, 35 ans et encore de beaux restes, a fait mal à Lyon ce week-end (Sipa)Auteur d'un début de saison tonitruant, l'OL a encaissé son premier revers de la saison sur la pelouse de Rennes (0-3), puni par un Mickaël Pagis sur un nuage qui s'est offert un magnifique triplé. Une bonne affaire pour le TFC, vainqueur d'Auxerre (1-0), ainsi que Marseille et Bordeaux qui se sont imposés difficilement face à Caen et Lorient.

Pagis en feu
Plutôt discret jusque-là, Pagis s'est rappelé ce dimanche au bon souvenir des suiveurs du championnat de France. Après avoir traversé neuf rencontres (L1 et C3 confondues) sans trouver le chemin des filets, le vétéran (35 ans) a ressorti son costume de super héros pour la réception du septuple champion de France. Comme à ses plus belles heures, le fin technicien a écœuré la défense lyonnaise. Deux frappes sans contrôle, du droit (17e) et du gauche (56e), (67e), sur des centres en retrait. Un enchaînement contrôle poitrine-reprise de volée dans la lucarne de Lloris. "Pagistral", comme on dit.

Sonnés par leur élimination en Coupe de l'UEFA, jeudi, et privés de Jérôme Leroy pour la réception des Gones, les Rennais ont en tout cas rappelé qu'il faudrait encore compter avec eux cette année. Et que l'OL demeurait une équipe prenable, malgré l'impression de supériorité qu'elle peut parfois dégager par rapport à ses adversaires. "On s'est vraiment fait bouger, on a gagné aucun duel. On s'est fait démonter, je crois que c'est le mot approprié", a crûment résumé Frédéric Piquionne. Faillite du 4-4-2 aligné pendant que Juninho débutait sur le banc ? Défaite à mettre sur le compte du côté gauche de la défense lyonnaise, occupé cette fois par Källström ? Claude Puel va pouvoir y réfléchir pendant la trêve internationale.

Toulouse confirme
Raillé pour son style de jeu primaire, notamment après sa victoire étriquée à Valenciennes, le TFC a montré devant Auxerre (1-0) qu'il savait faire autre chose que défendre à dix en attendant une erreur de l'adversaire et revient à deux points de Lyon avec ce 4e succès consécutif. Même si Gignac n'a pu convertir qu'une seule des nombreuses occasions toulousaines.

"Il y a un regard surprenant sur notre équipe", a commenté l'entraîneur Alain Casanova. "J'ai pourtant plusieurs fois répété que nous avions un groupe de grande qualité. Nous ne sommes pas insensibles à ce qui se dit, surtout les joueurs qui sont parfois un peu déçus de ces propos. Ici, personne ne se prend au sérieux, ni le président, ni le directeur sportif, personne. Les joueurs sont d'une grande humilité. Nous allons savourer cette seconde place."

Marseille et Bordeaux recollent

Autres équipes à profiter du faux pas lyonnais, l'OM et Bordeaux ont renoué avec la victoire samedi. Mais sans convaincre pour autant. Tombeur de Caen (2-1) malgré une boulette de Mandanda qui permis à Savidan d'égaliser, Marseille a encore été fébrile en défense. Et Karim Ziani a été expulsé après deux cartons jaunes reçus en trois minutes (66e, 69e). Menés au score à Lorient, les Girondins ont encore attendu une mi-temps avant de faire la différence dans la dernière demi-heure grâce à un doublé de Fernando (67e, 69e) qui permet aux hommes de Laurent Blanc de remonter à la 4e place.

En bref
Nantes sort de la zone de relégation avec son succès à Grenoble (1-0). Pas Sochaux, tenu en échec à Nice (1-1) qui a l'étrange particularité de marquer à chacune de ses sorties sans avoir remporté le moindre match. Le PSG s'est lui rassuré en ramenant un point de Nancy (1-1) où il se déplaçait sans Rothen, Giuly et Makelele. Saint-Etienne poursuit de son côté sa remontée avec son succès net et sans bavures devant Monaco (2-0).

Les résultats de la 8e journée :
Samedi :
Toulouse - Auxerre : 1-0
Marseille - Caen : 2-1
Grenoble - Nantes : 0-1
Le Havre - Le Mans : 1-2
Lorient - Bordeaux : 1-2
Nice - Sochaux : 1-1
Lille - Valenciennes : 1-0
Dimanche:
Rennes - Lyon : 3-0
Saint-Etienne - Monaco : 2-0
Nancy - Paris-SG : 1-1

Illustration : Mickaël Pagis, 35 ans et encore de beaux restes, a fait mal à Lyon ce week-end (Sipa)




Atletico 2-1 Marseille : L'OM passe à côté

Posté par Edouard le 02.10.08 à 00:05 | tags : atletico, ligue des champions, om
L'intenable Agüero aura fait beaucoup de mal à la défense marseille (Sipa)Défaits au Vélodrome par Liverpool (1-2), les hommes d'Eric Gerets se devaient de ramener quelque chose de leur déplacement au Vicente Calderon. La malice du Kun Agüero (4e) et un coup franc détourné au premier poteau par Raul Garcia auront malheureusement eu raison des velléités phocéennes. L'égalisation de Niang (16e) avait pourtant redonné espoir aux Marseillais. Mais des erreurs défensives coupables ont scellé le sort de la rencontre. Et Liverpool ayant dominé le PSV (3-1), les chance de qualification de l'OM se trouvent fortement compromises.

Un bourreau nommé Agüero
Comme lors de la première journée, Marseille a réalisé une bonne prestation, tenant tête à un adversaire de qualité, mais terminant le match avec zéro point dans sa besace. Présents dans l'engagement et plutôt inspirés dans l'animation du jeu, les Phocéens ont donc encore péché sur des fautes de concentration. Face à Liverpool, on avait stigmatisé la perte de balle de M'Bami ou le penalty concédé par Zubar. Contre l'Atletico, c'est un tacle aussi inutile de Taiwo sur Agüero près de la ligne de touche qui aura illustré ce mal français en Coupe d'Europe. Le coup franc frappé par Pernia étant coupé au premier poteau par Raul Garcia sans réelle opposition (2-1, 42e).

Il faut dire que face à un phénomène du niveau de Sergio Agüero, la naïveté défensive se paie cher. Le petit argentin aux jambes de feu a fait mal à la charnière Hilton - Erbate. Trouvant la faille dès la 4e minute sur un ballon piqué de Maxi Rodriguez qu'il contrôlait superbement avant d'ajuster Mandanda. Combinaison qui aurait pu marcher une seconde fois sans la vigilance du portier de l'équipe de France qui restait debout pour capter le lob du gendre de Maradona (5e). Et c'est encore ce diable de Kun - alliage rare de technique, de hargne et de sens du but - qui mettait Sinama-Pongolle en position de frappe après une deux, obligeant Mandanda à la parade (62e).

Encore des regrets
De son côté, Marseille ce sera procuré un nombre de situations offensives plus que satisfaisant à l'extérieur. L'action qui amène le but de la tête Niang (détente énorme sur un centre de Bonnart lancé à droite par Valbuena) est magnifique. Mais le Sénégalais n'eut pas la même réussite sur sa tentative de lob bien claquée par Leo Franco (40e) et son tir du gauche qui rasa le poteau du collègue de Grégory Coupet en fin de match (89e). Idem pour la frappe en pivot de Valbuena (68e), qui termina hors cadre comme la plupart des tentatives olympiennes. Un déficit d'efficacité qui dure depuis quelques matchs et doit être résolu au plus vite.

L'OM aurait également pu mieux utiliser sa possession s'il ne s'était pas entêté à percuter dans l'axe avec son trio Valbuena - Ben Arfa - Ziani. Ce que les consignes d'Eric Gerets n'ont pas vraiment réussi à corriger après la pause. Mais il est aussi tombé sur une équipe au vice très sud-américain qui a su casser le rythme et mettre des coups plus discrets (1 carton jaune contre 3). Valbuena, victimes de plusieurs taquets, ou Hatem Ben Arfa, qui dû quitter ses coéquipiers après un vilain croche pied, peuvent en témoigner.

Atletico Madrid : Franco - Perea, Heitinga, Ufjalusi, A. Lopez - Maxi Rodriguez (Ever Banega, 82e)), Raul Garcia, Assunçao, Miguel de las Cuevas (Luis Garcia, 82e) - Agüero, Sinama-Pongolle (Maniche, 67e).

Marseille : Mandanda - Bonnart, Erbate (Zubar, 46e), Hilton, Taiwo (21e) - Ziani, Cana, Cheyrou - Ben Arfa (Zenden, 52e) - Valbuena (Kone, 76e), Niang.

Buts : Agüero (4e), Niang (16e), Raul Garcia (42e)

Cartons jaunes : Ben Arfa (13e), Taiwo (21e), Pernia (43e)

Illustration : L'intenable Agüero aura fait beaucoup de mal à la défense marseille (Sipa)



C1 : Marseille et Bordeaux face à leur destin

Posté par Edouard le 01.10.08 à 12:02 | tags : as roma, atletico, bordeaux, ligue des champions, om

Défaite quasi-interdite pour l'OM qui se rend mercredi à l'Atletico Madrid (Sipa)Battus lors de la première journée, respectivement par Liverpool au Vélodrome (1-2) et Chelsea à Stamford Bridge (0-4), Marseillais et Girondins ont l'occasion de se ressaisir face à deux équipes - L'Atletico Madrid et l'AS Roma - quelques peu diminuées. Encore faudra-t-il livrer un match probant pour en profiter.

Des adversaires prenables ?
Le tirage au sort des phases de poules de la Ligue des champions effectué en août dernier n'a pas été tendre avec les représentants français. Dans leur malheur, ils ont tout de même la chance que certains de leurs adversaires ne soient pas actuellement au top de leur forme. C'était le cas du Bayern, bousculé par l'OL (1-1) mardi. Ce sera encore celui de l'Atletico, qui a stoppé sa bonne série en tombant à domicile face au FC Séville ce week-end (0-1) et sera privé de Forlan, Simão, Maniche, Seitaridis et Pablo Ibáñez pour la réception de l'OM. Tandis que le prodige Agüero souffre des adducteurs. Dixième de la Série A et surprise par Cluj il y a deux semaines (1-2), la Roma est également dans le flou malgré son succès devant Bergame, dimanche (2-0). Elle devra se passer de Totti, Cassetti, Tonetto, Juan et Pizarro à Chaban-Demas.

Si la tache de Marseille et de Bordeaux ne sera pas aisée pour autant, il y a donc quelque chose à faire dans cette deuxième journée de Ligue des champions. De toute manière, ils n'ont plus vraiment le choix. Surtout les Olympiens pour qui toute défaite serait rédhibitoire. En cas de victoire des Colchoneros et de Liverpool qui reçoit le PSV, l'OM se retrouverait avec zéro point, à six longueurs des deux co-leaders. Un scénario qui plomberait déjà les espoirs de qualifications de la cité phocéenne. En reconduisant le 4-4-2 losange aligné au Mans (1-1), avec Ben Arfa derrière Valbuena et Niang, Eric Gerets ne s'interdit pas non plus de ramener les trois points du Vicente Calderon. "Ce qui m'intéresse c'est de voir une équipe qui n'a pas peur, qui cherche à jouer son jeu, sans tenir trop compte de l'adversaire", a expliqué le technicien belge, ajoutant que la force de l'Atletico "pourrait être aussi une force pour nous".

Les équipes probables :
Atletico Madrid : Franco - Perea, Heitinga, Ufjalusi, A. Lopez - Maxi Rodriguez, Raul Garcia, Assunçao, Miguel de las Cuevas - Agüero, Sinama-Pongolle.
Marseille : Mandanda - Bonnart, Zubar (ou Erbate), Hilton, Taiwo - Cana, Cheyrou - Ben Arfa, Ziani, Valbuena (ou Koné) - Niang

Méfiance pour Bordeaux
Bien qu'étrillés à Chelsea (0-4) pour leur entrée dans la compétition, les Girondins se retrouvent paradoxalement dans une bonne position grâce au faux pas initial de l'AS Rome. A condition bien sûr de s'imposer à domicile face aux Italiens, le minimum requis en Ligue des champions. Vu les dernières prestations des joueurs au maillot scapulaire, qui ont du mal enchaîner deux bonnes mi-temps et pêchent devant le but (8 buts en 9 matchs), on aurait tendance à se montrer sceptique. Mais la crise de confiance que traverse Bordeaux peut aussi très vite s'évanouir, car le talent est là.

Préoccupé par les prestations de son équipe, Laurent Blanc reste lui réaliste et devrait opter pour un milieu à cinq ("On n'est pas des rêveurs. Il nous faut prendre en compte les qualités de la Roma."). D'autant que la Louve, qui était repartie ravie de son dernier séjour en France, a l'ambition de faire un résultat à Chaban Delmas, malgré les déclarations d'usage de Luciano Spalletti sur le "grand potentiel" de Bordeaux. "Nous avons une équipe qui peut gagner ici", a prévenu le coach romain. "Nous avons perdu pas mal de joueurs depuis notre victoire à Lyon mais on les a tous remplacés et on est aussi fort aujourd'hui".

Les équipes probables :
Bordeaux : Valverde - Chalmé, Henrique, Diawara, Jurietti - Diarra - Fernando, Gourcuff, Cavenaghi (ou Jussiê), Wendel - Chamakh
AS Rome : Doni, Cicinho, Mexes, Panucci, Riise - De Rossi - Taddei, Perrotta, Aquilani, Menez - Vucinic.

Les autres rencontres de mercredi :
Anorthosis Famaguste - Panathinaikos
CFR Cluj-Napoca vs Chelsea
Inter Milan - Werder Bremen
Liverpool - PSV
Shakhtar Donetsk - Barcelona
Sporting - Basle




Domenech pré-convoque Givet et se fait tacler par Coupet

Posté par Edouard le 30.09.08 à 16:45 | tags : les bleus, om
Givet pré-convoqué en équipe de France ! Et pourquoi pas Fabrice Fiorèse ? (Sipa)Gaël Givet, zéro minute disputée avec l'Olympique de Marseille depuis le début de la saison, aurait reçu une pré-convocation pour les prochains matchs de l'équipe de France qui se rend en Roumanie le 11 octobre et affronte la Tunisie en amical le 14. Une info balancée par La Provence qui jette un peu plus le trouble sur le sélectionneur Raymond Domenech, durement critiqué par Grégory Coupet dans France Football.

Givet oui, Cheyrou non

A l'approche de chaque rassemblement des Bleus, une cinquantaine de joueurs sont prévenus par un courrier adressé à leur club de leur éventuelle sélection. Non-publique, la pré-convocation ne garantit donc pas d'être appelé. Mais elle n'est pas dénuée de sens pour autant. Elle peut notamment influencer un joueur courtisé par une autre équipe nationale (Adil Rami). Signifier à un autre qu'il est dans l'antichambre de l'équipe de France (Mandanda début 2008). Ou que se retraite internationale peut être remise en cause. "Makelele a reçu sa pré-convocation, s'il est bon, il n'y a aucune raison que je l'écarte", déclarait ainsi Domenech en août dernier.

Dans le cas de Gaël Givet, on a beau se creuser les méninges, on ne trouve pas d'explications plausibles. A moins que Raymond Domenech ne cherche à apporter un soutien moral à un international en perdition qui ne figure même pas dans le groupe de l'OM pour le déplacement à l'Atletico Madrid ? Ou qu'il veuille tout simplement lancer une nouvelle polémique pour détourner l'attention de la presse ? Toujours est-il que pendant ce temps, des joueurs méritants n'ont pas la chance de faire partie des pré-convoqués. Comme un autre marseillais, l'excellent Benoît Cheyrou, qui semble "condamné à inscrire un quadruplé, mercredi, à Vicente-Calderon pour éveiller l'intérêt de Raymond Domenech", ironise La Provence.

Coupet envoie du lourd
Certes anecodtique, cette incohérence vient corroborer la sortie médiatique de Grégory Coupet, qui a vidé son sac concernant le sélectionneur dans le France Football de mardi. Dénonçant la "dictature qui est mise en place" en équipe de France, le portier de l'Atletico Madrid y déplore notamment la communication de Domenech sur son éviction des Bleus, officiellement pour manque de temps de jeu : "Celle-ci s'apparente en réalité à un jeu malsain de sa part. S'il était mieux renseigné, il saurait que j'ai joué trois matches au Mexique en juillet, ajoutés aux trois autres à l'Euro."

Coupet n'oublie pas non plus de prendre la défense de Sébastien Frey, écarté pour le même faux prétexte alors qu'il avait disputé le tour préliminaire de la C1 avec la Fiorentina. "C'était moi le numéro 1, je n'y suis plus, OK, j'ai trente cinq ans mais Frey n'en a pas trente... En quelques semaines, il n'existe donc plus..." Et à ceux qui se demandent pourquoi les critiques viennent seulent de joueurs qui ne sont plus convoqués : "Malouda s'est exprime sur son mal-être Résultat ? Il n'a joué ni contre l'Autriche, ni contre la Serbie." Bonjour l'ambiance en équipe de France...

* Pour expliquer la non sélection de Coupet et Frey pour Suède - France, Domenech avait déclaré ceci : "Pour les gardiens, c'est particulier, c'est une reprise. Il y en a un à Marseille (Mandanda) et un à Lyon (Lloris) qui ont repris le Championnat, les deux autres (Frey, Coupet) sont en retard et n'ont pas repris."



L1 - 7e j : Lyon prend tout

Posté par Edouard le 29.09.08 à 11:37 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om
Anthony Mounier, la dernière perle issue du centre de formation lyonnais (Sipa)Les saisons se suivent et se ressemblent dans un championnat de France irrémédiablement dominé par Lyon, qui a enregistré ce week-end son 6e succès en 7 journées devant Nancy (2-1). Derrière, ses concurrents naturels calent (matchs nuls de Bordeaux devant Sainté, et de l'OM au Mans), et plusieurs équipes surprises se glissent dans le peloton de tête, notamment Toulouse qui occupe le fauteuil de dauphin après sa victoire à Valenciennes (1-0).

La force du champion
Leader du de la Ligue 1 avec 5 longueurs d'avance sur son second, deuxième meilleure attaque (12), meilleure défense (3), l'OL de Karim Benzema, qui occupe lui la tête du classement des réalisateurs avec 6 buts, est déjà en train d'éteindre les espoirs de ceux qui prédisaient le retour du suspens pour ce cru 2008/2009, avec le retour au premier plan de Marseille et Bordeaux. Ces derniers ont encore trébuché dans cette 7e journée. Le premier en ne convertissant pas sa domination au Mans (1-1). Le second en ne jouant qu'une mi-temps face à Saint-Etienne (1-1). L'heure du passage de témoin n'est donc pas pour tout de suite.

Sans réaliser un grand match (11 tirs cadrés tout de même), Lyon a encore fait le nécessaire pour venir à bout de Nancy (2-1). Ce malgré les absences de Juninho, Fabio Grosso, François Clerc (blessés) et Sidney Govou (suspendu). Doté d'un effectif plus fourni que ses concurrents, le septuple champion de France peut en prime compter sur l'explosion régulière de jeunes issus de son centre de formation. Hier Benzema, qui a ouvert le score face à l'ASNL. Aujourd'hui Anthony Mounier, auteur d'une grosse prestation ponctuée deux buts passes décisives. Demain, peut-être, Yannis Tafer ou Clément Grenier, deux prodiges qui évoluent pour l'instant avec la réserve lyonnaise.

Avance record

5 points d'avance après 7 journées. L'OL n'avait jamais connu telle avance sur ses poursuivants à ce stade de la saison. Le risque étant que la résignation gagne à nouveau la Ligue 1. Une attitude que l'entraîneur marseillais Eric Gerets tente de combattre : "Si on dit que c'est fini, je prends mes valises et je repars en Belgique. Si la différence était vraiment trop grande dans le jeu, je dirais qu'ils sont trop forts mais ce n'est pas le cas. Lyon n'est pas plus fort que nous." Laurent Blanc, son homologue bordelais, est lui plus préoccupé par le rendement de son équipe : "On n'arrive pas à aligner un match plein, à domicile ou à l'extérieur, malgré ce qu'on sait faire. Et tant que ce sera le cas, on ne méritera pas d'entrer dans les trois premiers, si on y accède un jour".

Pendant ce temps, d'autres équipes inattendues en profitent pour se faire une place au soleil. A commencer par Toulouse, surprenant 2e qui a réalisé le hold up à Valenciennes (1-0) grâce à un but de Gignac dans les arrêts de jeu (90e+1). Après le départ d'Elie Baup et de joueurs majeurs comme Battles, Elmander, Emana ou Dieuze, personne n'attendait le TFC à ce niveau. Y compris l'entraîneur Alain Casanova, qui n'avait jamais dirigé d'équipe première : "Ce qui est sûr, c'est que nous sommes sur une bonne dynamique et que nous avons une très grosse marge de progression. On prend les points comme ils viennent. Mais nous devons rester solidaires et garder la confiance. Si nous parvenons à nous libérer, nous avons les qualités pour faire de belles choses."

En bref
Présenté un peu vite comme un prétendant au podium par la presse, le PSG est rentré dans le rang en chutant au Parc devant Grenoble (0-1), qui prend la 4e place du classement. Nantes a poursuivi son calvaire sur la pelouse de Caen (0-3), plombé par une "première période vraiment ridicule" dixit Elie Baup. Mais c'est toujours Sochaux, seule équipe à ne pas avoir gagné le moindre match en L1, qui ferme la marche après son nul à domicile contre Lorient (1-1).

Les résultats de la 7e journée

Samedi :
Lyon (1er) - Nancy (14e) : 2-1
Le Mans (6e) - Marseille (3e) : 1-1
Rennes (10e) - Nice (9e) : 1-0
Caen (5e) - Nantes (19e) 3-0
Auxerre (11e) - Le Havre (18e) : 3-0
Sochaux (20e) - Lorient (17e) 1-1
Paris-SG (12e) - Grenoble (4e) : 0-1
Dimanche :
Valenciennes (16e) - Toulouse (2e) : 0-1
Monaco (13e) - Lille (8e) : 0-2
Bordeaux (7e) - Saint-Etienne (15e) : 1-1

Illustration : Anthony Mounier, la dernière perle issue du centre de formation lyonnais (Sipa)




L1 - 7e j : Marseille à l'épreuve du Mans

Posté par Edouard le 26.09.08 à 12:12 | tags : ligue 1, om

Steve Mandanda sera-t-il une nouvelle fois l'Olympien du match, samedi face au Mans (Sipa)Deux nuls en championnat, contre Bordeaux (1-1) et Monaco (0-0), deux revers en Coupes, contre Liverpool en C1 (1-2) et Sochaux en Coupe de la Ligue (0-1), l'Olympique de Marseille traverse une zone de turbulence qui gâche le bon début de saison réalisé par le club. Pape Diouf et Eric Gerets ont poussé leur gueulante, mais sur la pelouse du Mans, qui occupe une 4e place pas si surprenante, il faudra plus que des mots pour ne pas laisser le leader lyonnais creuser l'écart.

Le recadrage de Diouf
Avec trois victoires pour autant de nuls et aucune défaite, l'OM n'a pas à rougir de son bilan provisoire en Ligue 1. Personne en France ne fait mieux. A part Lyon, bien sûr, qui a pris de son côté 16 points sur 18 possibles et compte déjà une avance de quatre points inédite à ce stade de la saison. Pour l'ambitieuse formation phocéenne, faire bien ne suffit donc pas. Il faut tout donner, quelque soit le match, suivre les consignes et ne pas se contenter de jouer sur son talent. Quelques vérités simples qui ont dû être rappelées au vestiaire marseillais après l'élimination en Coupe de la Ligue, mercredi à Sochaux (0-1). Equipe qui ne réussit pas à l'OM, d'accord, mais qui n'avait pas encore gagné le moindre match cette saison.

Si Gerets a souligné le manque de discipline dont ont pu faire preuve ses joueurs à Bonal ("Si tout le monde veut jouer comme il en a envie, ce n'est pas bon pour l'équipe") tout en se gardant de dramatiser la situation, le président Diouf a lui, comme souvent, tenté de titiller l'orgueil du groupe : "Je pense que, quelque part, nous avons cherché la défaite subie ce soir (mercredi) et nous l'avons trouvée puisqu'il n'y a rien à redire sur la victoire de l'adversaire. Il nous a manqué la volonté et ce caractère qui nous aurait amené à vaincre cette équipe de Sochaux qui était dans le doute." Un rappel à l'ordre d'autant plus urgent que Marseille se rend à l'Atletico Madrid mercredi en Ligue des champions.

Le Mans est coriace

L'OM tentera donc de se relancer en L1 samedi au Mans. Une équipe dont on parle peu mais qui réalise une très bonne entame de championnat (3 victoires, 2 défaites, 1 nul). Après les départs du coach Rudi Garcia, qui a pris la succession de Claude Puel à Lille, et de joueurs majeurs comme Stéphane Sessegnon (PSG), Romaric (FC Séville) ou Tulio De Melo (Palerme puis Lille), le club sarthois aurait dû renter dans le rang. Le voilà qui confirme au contraire les promesses de la saison dernière, où il avait terminé 9e après avoir longtemps flirté avec les places européennes.

Après Frédric Hantz et Rudi Garcia, la nomination de Yves Bertucci, en charge jusque-là de la réserve mancelle, semblait pourtant marqué une certaine régression pour ce jeune club. Mais ce technicien inconnu tient pour l'instant la baraque, tandis que la cellule de recrutement du MUC a encore fait des merveilles. En témoignent les deux trouvailles norvégiennes Fredrik Stromstad et Thorstein Helstad, le second ayant déjà marqué trois fois sur trois passes décisives du premier. Résultat, malgré deux défaites à domicile contre Lorient (0-1) et Toulouse (1-2), Le Mans occupe la 4e place du classement et pourrait même passer devant Marseille en cas de victoire samedi. Pour l'OM, ce sera donc tout sauf une partie de plaisir.

Le programme de la 6e journée :
Samedi 19h :
Auxerre - Le Havre AC
Caen - Nantes
Le Mans - Marseille
Lyon - Nancy
Rennes - Nice
Sochaux - Lorient
21h :
PSG - Grenoble
Dimanche 17h :
Monaco - Lille
Valenciennes - Toulouse
21h :
Bordeaux - Saint-Etienne




L1 - 6e journée : Lyon distance l'OM

Posté par Edouard le 22.09.08 à 11:48 | tags : bordeaux, ligue 1, monaco, ol, om
Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa)Peu de buts (19), cinq expulsions et des coups de sang. Le cocktail de cette 6e journée du championnat de France n'aura pas vraiment ravi les amateurs de beau jeu. Un week-end rugueux qui n'a pas empêché Lyon et Bordeaux, vainqueurs au Havre et à Grenoble (1-0), d'enregistrer des succès précieux. Tout comme Saint-Etienne, qui a fait tomber Paris (1-0) et sort de la rouge, où le FC Nantes, qui s'impose pour la première fois de la saison face à Valenciennes (2-0).

Petit grand match
Après l'insipide derby Sainté - OL (0-1) et le non moins soporifique PSG - Nantes (1-0), le "grand match" diffusé dimanche soir sur Canal Plus a encore offert un piètre spectacle aux amateurs de foot hexagonal. Marseille - Monaco ne s'était jamais terminé sur un score vierge, rassurait pourtant la chaîne cryptée dans son avant match. C'était sans compter Ricardo et ses choix tactiques destructeurs. 30 fautes, 0 tir cadré. L'ASM a ramené du Vélodrome ce qu'il était venu chercher : un point. "Un match référence", selon le capitaine monégasque François Modesto. L'OM, qui avait jusque-là marqué au moins un goal à chaque rencontre, a de son côté manqué d'inspiration et laisse Lyon prendre le large.

"J'espérais plus de construction dans le jeu à la place de longs ballons non adaptés à nos petits gabarits. Certains joueurs n'étaient pas dans un grand jour", a commenté Eric Gerets. "Bordeaux et Lyon n'étaient pas meilleurs que nous hier, mais eux, ils ont pris les trois points. Avec quatre points derrière Lyon, ça commence à faire loin." Autre source d'inquiétude pour le coach belge, son effectif regorge de milieux offensifs et d'ailiers mais manque cruellement de variétés et de solutions en pointe avec le seul Mamadou Samassa pour suppléer Mamadou Niang.

La L1 voit rouge
Ce derby du Sud aura conclu fidèlement une journée qui a vu la Ligue 1 retomber dans ses travers frileux avec un petit total de 19 buts, dont 1 en trois matchs dimanche. Un chiffre qui va de pair avec celui des exclusions (5, record de la saison en cours). Sidney Govou a ainsi écopé de deux biscottes face au Havre (55e, 66e) alors que l'OL menait au score sur un penalty d'Ederson (1-0, 44e). Alou Diarra (deux jaunes lui aussi) et Wendel (attentat sur le genou de Banning) ont eux laissé Bordeaux terminer à neuf. Ce qui n'a pas empêché le revenant Jussiê (1-0, 80e) d'arracher les trois points dans un match sanglant où Robin s'essuyait les crampons sur l'arcade de Gourcuff (89e).

Du côté de la Beaujoire, où Nantes a enregistré son premier succès de la saison devant Valenciennes (2-0, doublé de Bagaoyoko), c'est surtout en dehors du rectangle vert que les esprits se sont échauffés. En l'occurrence entre Pascal Praud et le sanguin coach de Valenciennes Antointe Kombouaré, qui reprochait au directeur général délégué des Canaris d'avoir qualifié son équipe de "pompe à vélo" (ou de "trompettes", selon les sources). "Je n'aime pas les menteurs, les hypocrites, les faux-culs, les mielleux", explique "Casque d'Or" ce lundi dans L'Equipe. "Je suis respectueux avec les gens respectueux et con avec les cons !"

En bref
Deux rencontres sont heureusement venues égayer ce tableau un peu morne. Le choc de haut tableau entre Nice et Le Mans, qui ont partagé les points (2-2) mais produit du jeu, des buts et du suspens. Ainsi que le débridé Lille - Auxerre (3-2). On retiendra aussi la victoire précieuse de Saint-Etienne sur le PSG (1-0), qui permet aux Verts de sortir de la zone rouge, et celle de Toulouse qui récupère la troisième place en enfonçant Sochaux (2-1), la nouvelle lanterne rouge.

Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa)



C1 : Marseille battu, Bordeaux abattu

Posté par Edouard le 17.09.08 à 01:00 | tags : bordeaux, chelsea, ligue des champions, liverpool, om

Eric Gerets déçu de ne pas avoir Steven Gerrard dans son équipe (Sipa)Dure soirée pour les clubs français. Malgré une prestation intéressante et une ouverture du score signée Lorik Cana (23e), l'OM s'est incliné à domicile (1-2) devant un Liverpool qui a fait parler son expérience du haut niveau européen grâce à un doublé de Steven Gerrard (26e, 31e). Les Girondins n'ont en revanche pas existé à Stamford Brige face à la machine de Chelsea (0-4) et devront se ressaisir pour répondre aux exigences de la Ligue des Champions.

Liverpool au métier
Tombé dans un groupe à la fois ouvert et relevé, avec le PSV Eindhoven et l'Atletico Madrid, Marseille savait qu'une victoire au Vélodrome face à Liverpool serait la bienvenue avant d'enchaîner deux déplacements. Les hommes d'Eric Gerets y ont cru en débloquant la marque sur un ballon dans le dos de la défense de Benoît Cheyrou pour Lorik Cana qui trompait tranquillement Pepe Reina (1-0, 23e). C'était sans compter le réalisme des partenaires de Steven Gerrard, qui allait crucifier Steve Mandanda par deux fois. D'abord sur une frappe en rupture incroyable qui lobait le portier phocéen, suite à un ballon perdu bêtement par M'Bami. Puis sur un penalty obtenu par Ryan Babel face à Ronald Zubar que le capitaine des Reds transformait à deux reprises du même côté, Dirk Kuyt étant entré dans la surface sur la première tentative.

Au cours d'une entame de match partie sur un rythme endiablée, l'OM aura pourtant répondu présent, tant dans les duels que sur les initiatives offensives. La défense de Liverpool semblait d'ailleurs gênée par la vitesse de Mamadou Niang et Bakari Kone. Mais une fois le tableau d'affichage en leur faveur, les Anglais se décidaient à fermer la boutique. Même si quelques situations chaudes auraient mérité meilleur sort pour les Marseillais, comme cette frappe de Niang, après une remise de la tête de Samassa, bien repoussée par Reina dans les arrêts de jeu (90e +3). Les voilà désormais obligés d'aller rattraper ses points perdus sur le terrain de l'Atletico Madrid, le 1er octobre, qui s'est de son côté baladé à Eindhoven (3-0).

Marseille : Mandanda - Bonnart, Hilton, Zubar, Taiwo - M'Bami (Valbuena, 42e), Cana, Cheyrou- Ben Arfa (Ziani, 57e) - Koné (Samassa, 75e), Niang.
Liverpool : Reina - Arbeloa, Skrtel, Carragher, Dossena - Gerrard ( 70e), Mascherano, Lucas - Kuyt (R. Keane, 86e), Babel - F. Torres (Riera, 65e).
Buts : Cana (23e), Gerrard (26e, 31e)
Cartons jaunes : Skrtel (21e), Zubar (31e), Lucas (41e)

Bordeaux n'a pas fait le poids face à l'armada de Chelsea (Sipa)Bordeaux dépassé
Si la défaite de l'OM se sera donc joué sur des détails, celle de Bordeaux à Chelsea a elle reflété l'énorme écart qui pouvait encore séparer la formation de Laurent Blanc des cadors européens. Balayés 4-0, les Girondins auront conservé leur cage inviolée moins d'un quart d'heure. Jusqu'à un mouvement impeccable conclu par un tête de Frank Lampard (13e). Début d'un festival où Joe Cole (30e), Florent Malouda (82e) et Nicolas Anelka (90e+2) y allaient chacun de leur numéro. Tandis que Petr Cech pouvait compter les paquerettes avec zéro tir cadré côté girondin.

Au déficit d'expérience et de technique des Français, s'est ajouté un manque d'engagement dans les duels, notamment sur la tête décroisée de Cole sur corner, rédhibitoire dans une compétition telle que la Ligue des champions. Seul point positif par rapport à leurs compatriotes marseillais, les Bordelais ont concédé un revers logique à l'extérieur face au favori du groupe et gardent toutes leurs chances de qualification. Reste à savoir si la défaite surprise de la Roma, qui se rend à Chaban-Delmas dans quinze jours, face à Cluj (1-2) est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les joueurs au scapulaire.

Bordeaux : Ramé - Jurietti, Diawara, Planus, Placente - Gouffran, Fernando, Diarra, Gourcuff, Wendel - Chamakh.
Chelsea : Cech - Bosingwa, Carvalho, Terry, A. Cole - Lampard, Obi Mickel, Deco - J. Cole, Malouda - Anelka.
Buts : Lampard (14e), J.Cole (30e), Malouda (82e), Anelka (90e+2)
Cartons jaunes : Deco (58e)

Les autres résulats :
Groupe B : Panathinaïkos (GRE) - Inter Milan (ITA) 0-2; Werder Brême (GER) - Anorthosis (CYP) 0-0
Groupe C : Bâle (SUI) - Shakhtar Donetsk (UKR) 1-2; Barcelone (ESP) - Sporting Portugal (POR) 3-1






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