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Toute l'actu de l'Olympique de Marseille, le seul club français à avoir soulevé la mythique Coupe des clubs champions. Voir aussi la fiche de l'Olympique de Marseille
OL : Un coup de pompe passager ?Deux points sur douze possibles, tel est le maigre bilan enregistré par Lyon lors des quatre dernières journées. Tenu en échec (0-0) par Marseille, dimanche soir à Gerland, malgré les retours dans le onze de Karim Benzema et Juninho, le champion en titre n'a plus gagné depuis un mois et son succès face à Bordeaux (2-1), le 16 novembre. Simple passage à vide ou baisse de régime durable ?
![]() Sevré de ballon à la pointe de l'attaque lyonnaise, Karim Benzema n'a pu faire basculer le choc de la Ligue 1 face à Marseille (Sipa) Sommet de l'ennui Le grand choc annoncé cette 18e journée de Ligue 1 n'a donc pas tenu ses promesses. L'OL avait pourtant l'occasion de reléguer un concurrent direct à six longueurs. L'OM de prendre la tête du classement à la différence de buts. Mais aucune des deux équipes n'aura pris les risques nécessaires pour faire basculer le match en sa faveur. Résultat, les près de 40 000 spectateurs qui s'étaient massés dans les tribunes de Gerland ont vu à peu près autant de cartons jaunes (5) que de tirs cadrés (3 à 7 selon les sources). Le "niveau Ligue des champions" attendu pour cette rencontre ne se voyant que dans l'intensité des duels et le nombre de fautes (40). Alors que Marseille évoluait sans son meilleur attaquant, Mamadou Niang, et son meilleur milieu de terrain, Benoît Cheyrou, Lyon était lui quasiment au complet, avec les retours notables de Benzema et Juninho, suspendu pour les trois derniers matchs. Si on a souvent mis en corrélation les contre-performances lyonnaises avec l'absence de ses deux pièces maîtresses, il faut donc cette fois chercher une autre explication. Coup de pompe physique ou trop grande frilosité tactique de Claude Puel ? Chacun jugera mais l'OL a rarement produit aussi peu de jeu dans ce type de rencontre face à un adversaire pour la course au titre. Derrière, ça pousse Le septuple champion de France va devoir se ressaisir pour conserver sa couronne en mai prochain. D'autant qu'il compte désormais trois poursuivants à trois longueurs, Marseille, Bordeaux et Paris, plus Rennes qui pointe lui à quatre unités. Une situation quasi inédite, après des années de domination écrasante. Comme en atteste les chiffres des trois dernières saisons au même stade de la compétition : 2007-2008 : 38 points, 4 points d'avance sur Nancy, 8 sur Bordeaux et Le Mans 2006-2007 : 49 points, 17 d'avance sur Lens, 18 sur Saint-Etienne, 19 sur Lille et Sochaux 2005-2006 : 44 points, 12 d'avance sur Auxerre, 13 sur Bordeaux, 14 sur Paris Plutôt que la bonne forme de la concurrence, qui ne fait pas mieux cette saison que les précédentes, on peut constater que c'est surtout l'OL qui accuse une baisse de rythme. Avec 35 points en 18 journées, les Gones passent juste en dessous de la symbolique moyenne de deux points pris par match. Ce qui ne leur était plus arrivé à mi-saison depuis l'exercice 2002-2003. Au final, ils avaient tout de même sacré, mais avec un total de points maigrelet (68) qui pourrait cette fois ne pas suffire. L'OM domine les requêtes Google Marseille et Paris devant l'OL au classement des recherches Google concernant le sport. Voilà un chiffre qui va faire plaisir au septuple champion de France.Cette année encore, Lyon sera le seule représentant français en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Normal pour une formation qui écrase tout sur son passage en Ligue 1. Tout, sauf le Google Zeitgeist (l'esprit du temps), classement publié chaque année qui énumère les requêtes les tapés dans le célèbre moteur de recherche. A ce petit jeu, l'OM et le PSG conservent donc encore un peu d'avance sur le club de Jean-Michel Aulas. Le premier n'a pourtant pas gagné le moindre titre depuis 14 ans, et le second jouait le maintien en championnat il y a encore quelques mois. Attention, toutefois, à ne pas tirer de conclusions trop hâtives de ce palmarès, car c'est un vrai travail de fond qu'a réalisé l'OL ces dernières années en s'imposant comme LE club français des années 2000. Très populaire chez les plus jeunes, dont certains ne doivent même pas savoir qu'une autre équipe a un jour remporté le championnat de France, le club rhodanien en tirera un jour ou l'autre les bénéfices. Reste qu'il gagnerait aussi à offrir une image plus humaine au public, qui ne goûte pas forcément le délire megalo-parano de son président, pour définitivement rentrer dans le cœur des Français. Marseille doublement soulagéSantos Mirasierra libéré sous caution, un match nul (0-0) qui permet à l'OM de rester en Europe via la Coupe de l'UEFA et une ambiance de fête au Vélodrome. La venue de l'Atletico Madrid s'est finalement déroulée comme dans un rêve pour la cité phocéenne, qui attend maintenant le retour au bercail de son supporter.
![]() Le Vélodrome a retrouvé des couleurs suite à l'annonce de la libération sous caution de Santos (Sipa) Tirage de la C3 dans dix jours Le hasard a beau faire bien les choses, l'annonce de la libération de Santos à quelques heures du coup d'envoi de la rencontre OM - Atletico paraît trop belle pour être vraie. Toujours est-il que cette décision, qui prend effet ce mercredi, a permis d'apaiser un climat hyper tendu qui aurait pu découler sur des incidents lourds de conséquences. Une partie des supporters de l'OM était décidée à boycotter le match, tous voulaient témoigner leur indignation. Certains risquaient de déraper sous le coup de la colère et du ressentiment. Mais tout s'est finalement passé pour le mieux, et le Vélodrome a pu exprimer sa joie, tandis que les joueurs marseillais obtenaient un match nul peu glorieux mais suffisant pour rester devant le PSV Eindhoven, battu de son côté par Liverpool (1-2). L'OM va donc poursuivre son aventure européenne à un échelon inférieur, retrouvant une Coupe de l'UEFA qu'il connaît bien et dont il a atteint par deux fois la finale, en 1999 et en 2004. Une compétition souvent négligée par les clubs français mais qui aiguise l'appetit continentale du peuple marseillais, Eric Gerets compris : "Contrairement à d'autres clubs, l'UEFA reste pour nous un trophée prestigieux, convoité. On va essayer d'aller le plus loin possible, même s'il y a des adversaires de taille". Le tirage au sort des 16es de finale, qui s'effectuera le vendredi 19 décembre, devrait en effet avoir de la gueule avec la présence probables de gros poissons comme le Milan AC ou Valence. Santos toujours coupable Malgré les scènes de liesse un peu démesurée qui se sont déroulés mardi aux abords du stade et dans les tribunes du Vélodrome, la situation de Santos Mirasierra est toutefois loin d'être réglée. Simplement libéré sous caution, le membre des Ultras marseillais, qui aurait appris la nouvelle en regardant la télé raconte La Provence, n'en a pas fini avec la justice espagnole qui l'a condamné à trois ans et demi de prison vendredi dernier. Rapatrié à Marseille par un vol spécialement affrété par le club, "Santi" devra se soumettre à un contrôle judiciaire avant d'être jugé en appel. OM - Atletico : "L'ambiance sera électrique" Ce soir à Marseille, l'OM ne joue pas qu'une troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA face à l'Atletico Madrid. Toutes les pensées seront évidemment tournées en direction de Santos Mirasierra, condamné à trois ans et demi de prison par la justice espagnole.Si les Ultras, le groupe dont Santos fait partie, a lancé un appel au boycott du match, nombre de supporters ne s'associeront pas à cette grève des encouragements, défendant plutôt la thèse de l'entraîneur Eric Gerets qui a expliqué qu'une qualification en C3 serait le plus bel hommage que l'OM puisse offrir à Santos. Ysae, rappeur au sein du groupe marseillais Karkan et membre des Fanatics répond aux questions de Fluctuat.net : Qu'en est-il des signes de protestation prévus pour le match de ce soir ? Les Ultras ont donné comme consigne de ne pas rentrer dans le stade. Comme un membre de leur "famille" n'est pas présent, ils veulent boycotter le match. Ils vont mettre une grande banderole de soutien pour montrer qu'ils sont pacifistes, qu'ils ne sont pas là pour casser. Le but est d'éviter que la peine de Santos ne soit aggravée en cas d'incidents. Après, je sais que Eric Gerets doit voir les représentants des Ultras pour les convaincre de venir quand même encourager l'équipe, comme Santos l'aurait voulu. Donc il se peut que le mot d'ordre soit modifiée d'ici ce soir. Qu'en pensent les autres groupes de supporters ? D'autres groupes vont sans doute aussi boycotter le début du match, mais ensuite il y aura des encouragements. Il y a une place en UEFA à jouer. Le mot d'ordre, c'est surtout de ne pas commettre d'actes de violence, parce que ça risquerait de se retourner contre nous. On ferait l'amalgame en nous présentant comme des hooligans, et donc Santos aussi par conséquence. S'il se passe quelque chose, c'est lui qui risque de prendre. Même les forces de l'ordre vont faire de la prévention avant le match, parce que si ça part avec la police, ça va être un carnage, vu la tension qu'il y aussi vis à vis des brutalités policières qui sont souvent commises pendant les matchs, et qui sont à l'origine de l'incarcération de Santos. Tout le monde veut calmer le jeu, le Préfet a aussi fait passer un message aux supporters pour leur dire qu'il n'y aura pas de soucis. Mais on n'est jamais l'abris, il suffit d'un ou deux meneurs pour qu'une embrouille démarre. L'ambiance sera électrique ce soir. Heureusement que les supporters de l'Atletico ont renoncé à faire le déplacement, ça aurait pu mal tourner... Effectivement, surtout qu'il y a beaucoup de racistes chez les supporters de l'Atletico, et qu'à Marseille tu dois avoir 60% d'arabes et de noirs au stade. Il ne faut pas oublier qu'à l'aller les Zubar et compagnie ont été maltraités pendant tout le match. C'est pour ça que, personnellement, je garde beaucoup de rancœur par rapport ça. On dit que Santos a plutôt une bonne réputation. Tu le connais personnellement ? Je ne fréquente pas le mouvement ultra, mais je le connais par rapport aux déplacements. En tant que Capo, c'est le mec qui harangue les foules, qui réunit un peu tout le monde. Quand il prend la parole, il est respecté. Tu donnes pas le micro à n'importe qui. C'est pas le mec qui s'embrouille, c'est un ultra dans le sens où il supporte son équipe, se déplace partout, prend des jours de congés pour suivre l'OM. C'est malheureux que ça arrive à un mec comme lui. Avec d'autres qui cherchent l'embrouille ça aurait été compréhensible, mais Santos lui est un mec tranquille. D'où le sentiment d'injustice. C'est pour ça que je ne peux pas dire qu'il ne va rien se passer, qu'on va faire les anges. Il y a une vraie tension qui est palpable. A qui seront destinées les banderoles Vélodrome ce soir, à la justice et la police espagnole ? Oui mais aussi contre l'Etat français. A Marseille, on dit que si Sarkozy s'est occupé des infirmières bulgares, il peut aussi s'occuper de Santos. Le problème c'est qu'il a la double nationalité. Il est un peu vu comme un traître en Espagne. Il y aura une grosse communication autour du match, donc on veut profiter pour sensibiliser les gens parce qu'on sait qu'après le match ça va retomber. Tout le monde attend que ça explose, il y a des journalistes partout. Moi j'espère surtout qu'on va gagner le match. OM - Atletico : La tension monte A l'approche des retrouvailles entre les deux clubs, les polémiques se multiplient dans la presse espagnole, tandis que les supporters marseillais attendent de pied ferme la venue de l'Atletico Madrid au Vélodrome, le 9 décembre.E-mails de menace Rencontre décisive pour l'OM dans la course à la troisième place du groupe D, qui lui permettrait de poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, la réception de l'Atletico se joue déjà en dehors du terrain depuis quelques semaines. D'un côté, des Phocéens remontés par l'incarcération depuis le 1er octobre d'un des leurs, Santos Mirasierra, dont le jugement a enfin été programmé pour le 3 décembre. De l'autre, un public et une presse espagnole qui n'ont pas digéré la sanction de l'UEFA (pourtant réduite à un match à huis clos remporté mercredi face au PSV) et se croient victimes d'un complot orchestré par Michel Platini. En pleine parano, Marca et AS, les deux quotidiens sportifs madrilènes, voyaient même la main du président de l'UEFA derrière le penalty généreusement accordé à Steven Gerrard lors de Liverpool - Atletico (1-1). Cette semaine, ils en ont remis une couche en condamnant le comportement des supporters olympiens, dont l'un d'eux a eu la fâcheuse idée de lancer un briquet sur ce même Stevie G. lors du déplacement de l'OM à Anfield (0-1), incident qui fera l'objet d'une enquête de la part de l'UEFA. Pour couronner le tout, les dirigeants de l'Atleti ont déclaré avoir reçu 200 e-mails de menace. Mercredi, c'est le stade du Vicente Calderon qui avait été recouvert de tags (voir photo) réclamant la libération de Santos. Tags qui seraient l'œuvre de "Bukaneros", "autrement dit des supporters du Rayo Vallecano, assez proches de ceux de l'OM", dixit La Provence. Dans ce contexte houleux, l'Atletico a donc à nouveau déconseillé à ses socios de £ faire le déplacement à Marseille. Les joueurs espagnols ont eux annoncé qu'ils rendraient au Vélodrome pour gagner. Espérons surtout que ce ne soit pas le football qui en ressorte perdant. PS : TF1 ayant choisi de diffuser AS Roma - Bordeaux, le mardi 9 décembre, la rencontre OM - Atlético ne sera malheureusement visible que sur Foot+. C1 : L'apprentissage continue pour Bordeaux et Marseille Balayés à Stamford Bridge deux mois plus tôt, les Girondins ont cette fois tenu tête à Chelsea (1-1) et peuvent encore se qualifier pour les huitièmes de finale en cas de victoire à Rome lors de la dernière journée. L'OM a lui chuté à Liverpool, mais garde la tête haute et son destin entre les mains pour être reversé en Coupe de l'UEFA. Quoiqu'il se passe dans quinze jours, les deux clubs français auront beaucoup appris dans cette phase de groupe de la Ligue des champions.L'exemple lyonnais Si Bordeaux et Marseille sont encore loin de Lyon, seule équipe avec Arsenal et le Real Madrid à avoir atteint les huitièmes de finale des 6 dernières éditions de la C1, ils ne repartiront, quoiqu'il arrive, pas bredouille de la grande épreuve européenne. L'OL n'a pas construit sa culture européenne en un jour. Lui aussi en a bavé, est sorti perdant de matchs qu'il pensait pouvoir gagner, a ruminé les petits détails qui font toute la différence à ce niveau. Avant de savoir lui-même comment aborder ces rencontres où la gestion des temps forts est primordiale, et l'expérience souvent irremplaçable. Des deux apprentis, les Girondins semblent donc être ceux qui ont le plus progressé. Initialement étrillés à Chelsea (0-4), puis battu à Chaban-Delmas par la Roma (1-3) alors qu'ils avaient dominé jusqu'à l'expulsion d'Henrique, les hommes de Laurent Blanc se sont appliqués à battre deux fois Cluj. Ce mercredi, pour leur second rendez-vous avec les Blues, ils auraient même pu s'imposer avec un peu plus d'efficacité. Et sans l'erreur qui permis à Nicolas Anelka de se présenter en duel face au tendre Valverde (1-0, 60e), l'issue aurait pu être tout autre. Car c'est bien Bordeaux qui s'est montré le plus entreprenant (14 tirs à 4), porté par un Gourcuff flamboyant qui s'offrait un enchaînement roulette frappe du gauche digne de qui vous savez (27e), après avoir chauffé le crane de John Terry avec ses tricotages (22e, jaune pour le capitaine des Blues). Capitaliser l'expérience De fait, la nervosité était du côté des Londoniens, qui avaient besoin de s'imposer pour valider leur qualification après avoir loupé le coche lors de la précédente journée face à la Roma (1-3). Les Bordelais n'ont eux pas baissé les bras malgré l'ouverture du score d'Anelka. Et Alou Diarra arrachait le nul en reprennent un corner de la tête (1-1, 83e). Avant que Frank Lampard ne récolte son second jaune de la soirée (86e). "On s'est fait respecter, on les a bien pressés", appréciait d'ailleurs Laurent Blanc après le match. "Les joueurs ont fait beaucoup d'efforts. Il fallait des qualités physiques et mentales pour rivaliser avec une formation comme Chelsea. Dans ce domaine, je suis très satisfait. Nous avons réalisé le match presque parfait." Pour l'OM, le constat est à peu près similaire, même si les joueurs d'Eric Gerets n'ont au final récolté que trois petits points en cinq matchs. "Globalement, à part le match au PSV, qui était un scandale, lors de tous les autres matches de Champions League, on méritait à chaque fois au moins un point", juge le coach belge. A Anfield, son équipe a effectivement eu plus de bonnes situations que son adversaire. Sauf que le vécu de Liverpool et le talent de son de emblème, Steven Gerrard, ont fait la différence. Marseille se battra donc dans quinze jours pour conserver sa troisième place et poursuivre sa saison européenne en Coupe de l'UEFA, où il pourra continuer à se faire la main. Que manque-t-il donc à Bordeaux et Marseille pour franchir un palier et rejoindre l'OL dans la cour des presque grands d'Europe ? Du temps, donc. Mais aussi (surtout ?) un minimum de continuité dans le groupe et le projet sportif. Conditions sine qua non pour ne pas réitérer chaque année les mêmes erreurs. Bordeaux l'a déjà compris, et possède une équipe jeune qui ne demande qu'à progresser. Habitué à chambouler son effectif plus que de raison, l'OM serait inspiré d'en faire de même pour capitaliser l'expérience accumulée lors de ses deux campagnes de Ligue des champions consécutives. Incidents Atletico - OM : 8 ans fermes requis contre Santos MirasierraDétenu en Espagne depuis 36 jours, Santos Mirasierra connaît son nouveau chef d'inculpation : "trouble de l'ordre public et attentat contre l'autorité public". D'abord soupçonné d'avoir jeté un siège sur un policier espagnol, le supporter marseillais serait désormais accusé d'avoir bousculé un membre des forces de l'ordre ainsi que de leur avoir lancé une bouteille lors de son interpellation. ![]() Santos Mirasierra (à gauche entre les deux policiers) lors des incidents qui ont émaillés la rencontre Atletico - Marseille (Sipa)
Du côté des supporters et des joueurs de l’OM, on se mobilise pour obtenir la libération de Mirasierra. Le Ministre des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a lui été interpellé par le député UMP Bernard Depierre "dans l'optique du match retour à Marseille", le 9 décembre, qui s’annonce chaud bouillant. Dans ce contexte, le président de l’Atletico Enrique Cerezo a demandé à ses supporters de ne pas faire le déplacement à Marseille. "Et encore moins avec des signes distinctifs de l'Atletico". Articles liés : Marca en guerre contre Platini (pour comprendre le ressentiment de la presse espagnole vis à vis de la France) Incidents Atletico - OM : L'Espagne contre-attaque (le point de vue espagnol sur les événements du 1er octobre) C1 : Marseille n'est pas mort Soirée idéale pour l'OM. En signant leur première victoire face à Eindhoven (3-0, but de Koné et doublé de Niang) dans cette phase de poule de la Ligue des champions, les troupes d'Eric Gerets reprennent la troisième place de leur groupe et peuvent encore espérer une miraculeuse qualification pour les huitièmes de finale. La réaction d'orgueil attendue après les trois défaites consécutives des matchs allers est arrivée à point nommée.Niang l'européen Et dire que ce Marseille - PSV a failli ne pas avoir lieu. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la cité phocéenne mardi n'ont finalement pas abouti au report de la rencontre. Merci la Bonne-Mère. Car le public du Stade Vélodrome a enfin pu assister à une prestation de son équipe à la hauteur des exigences de la C1, avec trois beaux buts inscrits par sa doublette d'attaquants et une défense pas trop poreuse devant un Mandanda des grands soirs. Même si on se souviendra que les occasions loupées par les Néerlandais en première période, dont une reprise manquée de Koevermans (16e) dans la surface et une tête sur le poteau de Mendez (38e), auraient pu donner une autre tournure à la prestation des locaux. Coupables d'un manque d'engagement rédhibitoire quinze jours plus tôt, l'OM a donc cette fois répondu présent. Le 4-4-2 en losange prisé par Gerets trouvant tout son sens avec un Hatem Ben Arfa placé dans l'axe derrière Mamadou Niang et Bakari Koné. Un trio qui a mis le feu à la défense batave, notamment mise hors course sur deux ouvertures lumineuses de Ben Arfa pour Koné (30e) et Niang (71e). Entre les deux, Baky trouvait son pote d'attaque complètement démarqué qui reprenait du gauche (63e). Auteur de ses 16e et 17e buts en 35 matchs de Coupe d'Europe sous le maillot marseillais, Niang peut être le tueur de surface réclamé par le coach belge récemment. En bonne position pour se voir reverser en Coupe de l'UEFA, Marseille va maintenant se prendre à rêver à nouveau d'une deuxième place qui paraissait très loin quelques heures plus tôt. Ainsi en va-t-il de la C1, où les illusions succèdent aux espoirs déchues. Reste qu'aller s'imposer à Liverpool, la prochaine étape qui attend les Olympiens, sera une autre paire de manche. Sauf si le petit Valbuena, relégué hier sur le banc, nous refait son coup d'Anfield. Famagouste, la sensation Pendant ce temps, la grande sensation de la soirée se jouait du côté de Nicosie, où l'Anorthosis Famagouste a été à deux doigts de s'offrir le scalp de l'Inter Milan (3-3). Les Nerrazzuro menaient pourtant 2-0, avant d'encaisser trois pions des partenaires des Français Vincent Laban et Cédric Bardon, qui se trouvaient donc devant au tableau d'affichage à dix minutes de la fin face au triple champion d'Italie en titre. Jusqu'à ce Julio Cruz remette les deux équipes à égalité. Pas de quoi empêcher Jose Mourinho de souffler dans les bronches de ses joueurs : "On ne peut pas parler de tactique ce soir parce que ça a été un match incroyable. On les a laissés marqués des buts comme des enfants, et ce ne devrait pas arriver à ce niveau. On aurait dû gagner facilement, je ne peux rien dire de plus." Les résultats de mardi : Poule A: Le FC Barcelone et le Sporting Portugal sont les premiers qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. C1 : L'heure de vérité pour Bordeaux et Marseille Derniers de leur groupe respectifs, Girondins et Olympiens sont pourtant loin de pouvoir nourrir les mêmes ambitions à leur d'entamer les matchs retour de la phase de poule de la Ligue des champions. Bordeaux, qui se déplace à Cluj, n'a qu'un point de retard sur les Roumains, surprenants seconds, et donc un vrai coup à jouer pendant qu'une Roma à la dérive accueille l'ogre Chelsea. Pour Marseille, qui accueille le PSV au Vélodrome, ne peut en revanche plus rêver qu'à un reversement en Coupe de l'UEFA loin d'être gagné.Gourcuff en prime time Pour la première fois dans cette édition 2008-2009 de la C1, Laurent Blanc et ses hommes vont avoir les honneurs d'une diffusion en direct, qui plus est hertzienne. Jusque-là boudés par TF1 et Canal Plus, car programmé le même soir que l'OM, les Bordelais bénéficient du parcours chaotique des Phocéens. Sans être mathématiquement éliminés de la course aux huitièmes de finales, ces derniers ont besoin de battre le PSV par trois buts d'écarts pour ne serait-ce qu'accrocher la troisième place de leur groupe, dominé par Liverpool et l'Atletico. Un contexte difficile qui pousse TF1 à envoyer Jean-Michel Larqué et Christian Jean-Pierre en visite au Stade Constantin Radulescu de Cluj. Choix tout de même curieux vu que Lyon reçoit le Steaua à Gerland, mercredi, et que la première chaîne avait dédaigné les rencontres Chelsea - Bordeaux et Bordeaux - Roma. Passées ces considérations télévisuelles, il sera en tout cas intéressant de voir si les joueurs au maillot scapulaire ont la capacité d'enchaîner, après une semaine marquée par trois rencontres de L1, et de confirmer leur petite victoire obtenue lors de la première manche à Chaban-Delmas (1-0). Ils n'avaient alors pu concrétiser leur domination que part un but contre son camp roumain, suite à un centre anodin de Yoann Gourcuff. Bordeaux doit faire mieux pour se hisser au niveau d'exigence que requiert la Ligue des champions. D'autant qu'il serait dommage de ne pas profiter de la mauvaise passe de la Roma, 17e de Série A et qui affronte de son côté Chelsea au Stadio Olimpico, pour récupérer une deuxième place qui semblait inespérée après la déculottée reçue à Stamford Bridge (4-0) et la défaite cruelle subie face à ses mêmes Romains (1-3). Marseille pour l'honneur Sur une série de trois revers consécutifs, l'OM s'est vu lui relégué au rang de mauvais élèves des représentants français en C1. La faute à pas de chance, disait-on après les défaites contre Liverpool et l'Atletico. Contre le PSV, il y a quinze jours, la déroute olympienne ne devait pourtant rien au sort. Les troupes d'Eric Gerets avaient paru baisser les bras, incapables de répondre au défi physique des Néerlandais, symbolisé par la domination aérienne de Danny Koevermans, auteur de deux buts de la tête. Fébriles derrières, manquant d'impact devant, Marseille traîne des défauts qui ont de grandes conséquences au niveau européen. Au point que tout le monde s'accorde à dire aujourd'hui que le prêt de Djibril Cissé à Sunderland a été la grosse boulette du mercato olympien. Ce qui était prévisible. Devant son public, l'OM va devoir cette fois mouiller maillot, comme le réclame traditionnellement les travée du Vel, et faire preuve d'orgueil pour tenter de renverser une situation qui paraît inextricable. En encaissant un second but à Eindhoven, les Marseillais ont en effet aggravé leur cas. Il faudra en faire au moins autant chez eux pour revenir à hauteur de leur adversaire, avant d'essayer de le dépasser dans un duel à distance face à Liverpool puis l'Atletico Madrid lors des deux dernières journées. Des matchs au couteau qui vont encore pomper beaucoup d'énergie pour un objectif (la C3) pas franchement bandant. Le programme de mardi : Famagouste - Inter Milan Barcelone - Bâle CFR Cluj - Bordeaux Liverpool - Atletico Madrid Marseille - PSV Roma - Chelsea Sporting - Shakhtar Donetsk Werder Bremen - Panathinaikos L1 - 12e j : Lyon fait le yoyo
Qui veut confirmer ? Problème, aucune équipe ne possède aujourd'hui la régularité pour profiter des petits passages à vides lyonnais. Marseille s'est bien réveillé face à Saint-Etienne (3-1), avec un Hatem Ben Arfa qui avait besoin de se réconcilier avec le Vélodrome. Mais c'était après une défaite à domicile dans le clasico (2-4) et un nul peu glorieux à Nantes (1-1). Bordeaux a lui replongé à Nancy (1-0) face à la muraille dressée par Pablo Correa, gâchant quelque peu la bonne série (4 victoires et 3 nuls en 7 matchs) qui lui avait permis de retrouver la deuxième place du classement. De nouveau à six longueurs de l'OL, les hommes de Laurent Blanc doivent afficher une plus grande régularité et éviter de perdre à Gerland, dans quinze jours, pour maintenir le suspens. Il faut dire que cette incapacité à confirmer est un peu le lot de toutes les formation de L1. Equipe surprise du premier tiers de la saison, Toulouse a chuté à la maison contre Caen et risque de bientôt rentrer dans le rang. Tout comme Le Mans, qui était sur le podium il y a encore une semaine et occupe désormais la 9e place. Ou encore le PSG, 6e après sa performance au Vélodrome (4-2), qui vient perdre deux matchs et se voit relégué en seconde partie de tableau (11e). Avec quatre revers de rang, Saint-Etienne est finalement l'équipe la plus constante de cet automne au calendrier un peu dingue où l'on joue tous les trois jours, entre L1, coupes d'Europe et coupes nationales. Pas sûr que ça fasse le bonheur de Laurent Roussey, qu'on annonce sur un siège éjectable sous la pression de supporters stéphanois à fleur de peau. Les résultats de la 12e journée : Samedi Lille (5e) - Nantes (16e) : 2-0 Nancy (15e) - Bordeaux (3e) : 1-0 Nice (7e) - Paris SG (11e) : 1-0 Toulouse (4e) - Caen (10e) : 0-1 Lorient (13e) - Grenoble (19e) : 1-1 Auxerre (16e) - Valenciennes (9e) : 0-0 Marseille (3e) - Saint-Etienne (17e) : 3-1 Dimanche Rennes (6e) - Sochaux (20e) : 1-0 Le Havre (19e) - Monaco (13e) : 2-3 Lyon (1er) - Le Mans (9e) : 2-0
L1 - 11è j : Lyon reprend le largeQu'on se le dise, en Ligue 1, c'est toujours la même histoire. Quand Lyon va moins bien, comme lors des trois matchs ayant précédé cette 11ème journée pendant lesquels les Gones n'avaient pris que deux points sur neuf possibles, ces adversaires n'en profitent pas. Et quand Lyon ré-enclenche la marche avant, ces mêmes adversaires restent scotchés derrière.
Le FC BenzemaIllustration mercredi soir. En déplacement à Sochaux, le septuple champion de France, pourtant en configuration limite expérimentale - 4-4-2, première apparition pour Gassama en L1, Reveillère milieu droit,Juninho resté à Lyon - a assuré l'essentiel. A savoir les trois points avec une victoire 2-0, conquise d'abord grâce (bien sûr) à un nouveau chef d'oeuvre signé Karim Benzema peu après l'heure de jeu, puis à un second but de l'Argentin Delgado dans les arrêts de jeu, son premier en championant depuis son arrivée à Lyon en janvier dernier. Chaleureusement félicité par tous ses coéaquipiers, l'ancien pensionnaire de Cruz Azul n'oublia pas de remercier ce diable de Benzema, auteur du caviar au terme d'une chevauchée solitaire. Ce Karim fait décidément la pluie et le beau temps entre Rhône et Saône. Le but de Benzema: L'OM lâche encore des points Bref, Lyon n'a pas convaincu, loin de là, mais qu'importe. Et les autres pendant ce temps-là? Et bien Marseille, sonné par sa défaite face au PSG à domicile dimanche dernier (2-4), se déplaçait à Nantes. Dominateurs pendant toute la partie, les hommes de Gerets ont néanmoins dû se résoudre à concéder le point du match nul (1-1). La faute à un but "abracadabrantesque" du latéral jaune Rémi Maréval; une frappe sans contrôle de 35 mètres dans la lucarne de Mandanda (1-0, 44e). Koné a ramené les siens à hauteur d'une belle frappe à douze minutes du terme, mais c'est bien l'OM qui a laissé filer deux points. Soit trois unités concédés à Lyon en trois jours. Le but de Maréval: Bordeaux se place Finalement, outre Lyon, la bonne affaire de cette dixième journée est pour les Girondins de Bordeaux. Vainqueurs tranquilles du Havre mardi soir en match avancé (4-0), les ouailles de Laurent Blanc ont même été leaders pendant vingt-quatre heures. Juste le temps pour l'OL de récupérer sa place fétiche. Dans le sillage d'un Bellion retrouvé (2 buts), les Bordelais se sont donc offerts une petite balade de santé, et s'il pointe aujourd'hui à trois points du leader, ils s'affirment clairement semaine après semaine comme le candidat le plus sérieux pour... la deuxième place. Paris rechute, en toute logiqueLa place de dauphin des Gones, le PSG et ses supporters en ont sans doute rêvé. Mais trois jours pas plus. Le temps de savourer le triomphe en terre marseillaise, et puis le soufflet est retombé. Logiquement d'ailleurs. Car si les observateurs ont eu une fâcheuse tendance à l'oublier pendant les 72 heures qui ont précédé la rencontre face au TFC, Paris n'est bien qu'une équipe de contre. En clair, Paris joue comme l'année dernière, mais avec un poil plus de talent et de réussite, d'où une légère amélioration des résultats. Mais Paris ne sait toujours pas faire le jeu. Alors face à un équipe de Toulouse parfaitement organisée, ça donne une victoire occitane amplement méritée (1-0), une nouvelle bourde des duettistes Landreau et Camara, et la réalité qui saute une nouvelle fois au visage. Aïe... En bref A noter également dans cette 11ème journée, le réveil de Monaco. Si, si il y a bien une équipe sur le Rocher. Elle a même glané son premier succès en six matchs. Une victoire 3-1, nette et sans bavure, sur un Nancy bien pauvre et qui a laissé le boss lorrain Pablo Correa implorer sa direction de recruter au prochain mercato. C'est vrai qu'à ce rythme-là, Nancy va tout droit en Ligue 2. Saint-Etienne aussi d'ailleurs. Fessés 4-1 par Lorient à domicile, les Stéphanois se retrouvent seizièmes, un petit point devant l'ASNL et deux devant Valenciennes, premier relégable. Y a t'il un pilote dans l'avion vert? Enfin, palme de la purge de cette onzième journée pour la rencontre Grenoble-Lille (0-0), ou pourquoi deux équipes qui visent le match nul se donnent quand même la peine de rentrer sur le terrain ? Vaudrez peut-être mieux qu'elles s'arrangent avant, non? Tous les résultats de la 11ème journée: Mardi: Bordeaux 4-0 Le Havre Monaco 3-1 Nancy Paris-SG 0-1 Toulouse Valenciennes 0-0 Rennes Sochaux 0-2 Lyon Grenoble 0-0 Lille Caen 1-1 Nice Le Mans 0-2 Auxerre Saint-Etienne 1-4 Lorient L1 - 10è j. : Paris coule l'OM, et c'est Lyon qui rit...Battu 4-2 dans son Stade Vélodrome par le rival honni, le Paris-Saint-Germain, l'Olympique de Marseille a laissé passer dimanche soir une occasion unique de prendre la tête du championnat. Pire, quatre jours après le naufrage à Eindhoven (2-0), ce nouveau revers plonge le club phocéen dans une mini-crise qu'il conviendra d'éteindre au plus vite lors du déplacement à Nantes mercredi. Pour le PSG en revanche, ce succès inattendu, qui valide le choix de Paul Le Guen d'aligner son équipe bis à Schalke en semaine, permet au club de la capitale de faire un bond au classement (6ème) et d'éloigner les nuages qui pointaient au dessus de la tête de son entraîneur.
Friable OML'OM risque de s'en mordre longtemps les doigts. Alors que les Olympiens avaient le match en main, menaient au score 2-1 à la mi-temps, et semblaient en mesure de s'adjuger les trois points de la victoire et le leadership de la Ligue 1; trois buts encaissés en deuxième période ont enterrés leurs ambitions. A qui la faute?
Bordeaux volé, Lyon chahuté
PSV 2-0 Marseille : L'OM à la dérive A court de jambes et d'imagination, l'Olympique de Marseille a encaissé son troisième revers consécutif en Ligue des champions face au PSV Eindhoven (0-2) sur un doublé de Koevermans (70e, 85e). Une défaite qui n'a pas le panache de celles concédées contre l'Atletico Madrid (1-2) et Liverpool (1-2), et aurait pu être bien plus lourde sans la maladresse des attaquants néerlandais. La course aux huitièmes de finales s'éloigne quasi définitivement pour les hommes d'Eric Gerets, impuissant devant la déroute de ses troupes. Le gouffre de la C1 C1 : Marseille et Bordeaux doivent se lâcher Toujours bredouilles dans cette phase de poules de la Ligue des champions, Olympiens et Girondins sont dans l'obligation de réagir face à Eindhoven et Cluj, les deux adversaires les plus prenables de leurs groupes respectifs, pour au moins espérer décrocher la troisième place synonyme de repêchage en Coupe de l'UEFA.Gerets sur ses terres Battu lors de ses deux premières sorties, contre Liverpool (1-2) et l'Atletico Madrid (2-1), Marseille n'a plus grand chose à perdre dans cette troisième journée de la C1. Face à un PSV Eindhoven qui n'est plus que l'ombre du demi-finaliste de l'édition 2004-2005, l'ambition est permise. D'autant que la formation néerlandaise n'est "que" 4e du championnat des Pays-Bas et n'a pas existé lors de ses deux défaites face aux leaders du groupe, là où l'OM avait au moins perdu avec panache. L'entraîneur phocéen Eric Gerets, qui connaît bien la maison pour y avoir exercé comme joueur et coach, a ainsi prédit un match enlevé entre deux formations qui jouent ce soir leur dernière chance. "En général, à l'extérieur, tu viens pour défendre un peu plus car prendre un point à l'extérieur, en principe, est positif. Mais pour avoir encore une petite chance, il faut jouer pour avoir les trois points. Ce sera du tout ou rien." Marseille, qui enregistre le retour de Lorik Cana, devrait donc se présenter au Philips Stadion avec son quatuor offensif au complet. Les équipes probables PSV : Isaksson - Rodriguez, Marcellis, Bréchet, Salcido - Mendez, Simons, Afellay, Wuytens (ou Culina) - Amrabat, Lazovic. Marseille : Mandanda - Bonnart, Zubar, Hilton, Taiwo - Cana, Cheyrou - Valbuena (ou Ziani), Ben Arfa, Koné - Niang.
L1 - 9e j : Marseille et Bordeaux relancés ? Corrigé à Rennes (0-3) il y a quinze jours, Lyon a encore lâché des points ce week-end en concédant le nul à domicile devant Lille (2-2). Marseille, vainqueur de Valenciennes (3-1), n'est du coup plus qu'à un point du leader. Bordeaux, tombeur de Toulouse, reste lui sur 5 matchs sans défaite en L1 et pointe à trois longueurs. De quoi relancer un championnat qu'on a annoncé plié un peu trop vite.Lyon trébuche Au soir de la 7e journée de Ligue 1, l'OL comptait six victoires, aucune défaite et cinq points d'avance sur un dauphin surprise, Toulouse. Et la presse de clamer, déjà, la fin du suspens. Pas plus hier qu'aujourd'hui, on ne peut dire si les Gones empocheront en mai prochain leur 8e titre consécutif. Mais une chose est sûre, il est bien trop tôt pour se lancer dans des conclusions définitives. Surtout quand on voit comment la défense lyonnaise, si solide lors des quatre premières journées (0 but encaissé), inquiète aujourd'hui (8 encaissés de la 5e à la 9e). Pour son millième match à la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas espérait mieux. Très discret depuis le début de saison, il n'a cette fois pu s'empêcher de faire passer son message : "Je suis un peu déçu. Un penalty a été oublié mais je regrette surtout les multiples agressions dont ont été victime les joueurs. Cela n'enlève rien au bon match des Lillois mais l'arbitre n'a pas protégé l'intégrité physique des joueurs." Et encore : "Je ne fais pas du Caliméro, c'est une analyse sereine. Je n'ai pas demandé à parler, je réponds simplement parce que vous m'interrogez. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais et je dis ce que je pense !" Ça pousse derrière Cette sortie de JMA, la première depuis l'arrivée de Claude Puel, montre en tout cas que le septuple champion de France a perdu un peu de sa marge de manœuvre. Même s'il n'y a pas le feu au lac, Lyon n'a pris qu'un point sur les deux derniers matchs et a vu son avance fondre, Marseille et Bordeaux empochant de leur côté deux succès consécutifs. L'OM a ainsi confirmé son retour en forme en s'imposant à Valenciennes (3-1). Les Girondins ont eux mis un terme à la bonne série toulousaine en dominant le TFC à Chaban-Delmas (2-1). "Il y a deux semaines, beaucoup de journaux annonçaient que le championnat était fini. Il ne l'est pas encore", s'est félicité Eric Gerets. Mais le technicien belge reste conscient des limites de son équipe ("si défensivement, on joue comme ça contre le PSV, on va se faire manger"), d'autant que l'opposition valenciennoise n'était pas des plus redoutables. "L'OM a battu le plus faible adversaire qu'il ait rencontré cette saison", note d'ailleurs La Provence. Après le déplacement à Eindhoven, mercredi, la réception du PSG dimanche prochain en dira plus sur la vraie valeur de phocéens. A force d'entendre Laurent Blanc se plaindre des prestations de son équipe, on commençait également à douter de la capacité de Bordeaux à se relancer après son départ poussif en championnat. Avec trois victoires et deux nuls sur leurs cinq derniers matchs de L1, les Girondins sont en train de faire mentir leur entraîneur (qui n'attendait que ça). Et si Yoann Gourcuff, en pleine confiance à l'image du geste technique qu'il réalise sur l'ouverture du score, continue sur sa lancée, tout est permis pour la formation au maillot scapulaire. Mais le Président gardien bien sûr la tête froide : "Je dirais qu'on a fait 70 à 75 minutes de bonne facture avant de se compliquer la vie. On n'a pas gommé tout le négatif en un seul match." Le but de Yoann Gourcuff : Les résultats de la 9e journée Samedi: Incidents Atletico - OM : L'Espagne contre-attaque Sévèrement allumé par l'UEFA, l'Atletico Madrid a décidé de faire appel des sanctions qui lui ont été infligées. Au diapason, la presse ibère dénonce la collusion du président de la Fédération européenne Michel Platini, accusé de rouler à nouveau l'Espagne, "24 ans après son but contre Arconada" (voir la une de Marca) en finale de l'Euro 1984. Et démontre, vidéo à l'appui, que les supporters marseillais ont également agressé les stadiers et la police locale.Complot franco-anglais Le stade Vicente Calderon et l'entraîneur Javier Aguirre suspendus pour deux rencontres, une amende de 150 000 euros et des accusations de racisme à l'encontre des socios rojiblancos. Il n'en fallait pas plus pour que les dirigeants de l'Atletico et les quotidiens espagnols crient au complot franco-anglais. Lundi, en effet, l'Angleterre avait déjà refusé d'affronter l'équipe nationale à Madrid, en raison des insultes racistes proférés à l'encontre de ses joueurs de couleurs lors de leur précédente visite en 2004. La concomitance des deux affaires a donc créé un malaise profond chez nos voisins d'outre-Pyrénées. "L'Atletico est un club sensible à tous types de discriminations. Ni les délégués de l'UEFA ni l'arbitrage n'ont fait écho de la moindre attitude raciste", a martelé le président Enrique Cerezo. Concernant la banderole des C.U. 84 : "Une circulaire de l'UEFA stipule que c'est un symbole prohibé et Platini lui-même prône la tolérance zéro sur ces questions. La police a agit en conséquences. Sinon, on nous aurait sanctionné pour l'avoir permise." Et les supposés cris de singes entendus par plusieurs joueurs marseillais, dont Mamadou Niang, auraient été confondus avec les "Kun, Kun, Kun" scandés par le public du Calderon en hommage à Sergio Agüero. C1 : L'UEFA charge l'Atletico Selon des informations relayés par une partie de la presse espagnole (Marca et El Mundo Deportivo) et confirmées officiellement ce mardi matin, l'UEFA a décidé de punir sévèrement l'Atletico Madrid suite aux incidents survenus lors de la réception de Marseille au stade Vicente Calderon, où des supporters olympiens avaient été durement chargés par la police espagnole. Les Rojiblancos devront notamment jouer leurs deux prochains matchs de Ligue des champions sur terrain neutre et à au moins 300 km de la capitale espagnole.Aguirre épinglé Fernando Torres ne refoulera donc pas la pelouse de son ancienne équipe, le 22 octobre avec Liverpool, tandis que la réception du PSV Eindhoven, le 26 novembre, devra elle aussi se jouer loin du Calderon. Un autre match avec sursis menace lui l'éventuel huitième de finale que disputerait l'Atletico. En prime, l'entraîneur Javier Aguirre, qui avait notamment insulté le Marseillais Valbuena, sera privé de banc de touche pour deux matchs. Et le club devra s'acquitter d'une amende de 150.000 euros pour les insultes racistes proférées par une partie du public de l'Atletico. De l'autre côté des Pyrénées, la nouvelle est forcément mal accueillie et on s'attend à ce que l'Atletico fasse appel des sanctions de l'UEFA, qui dénonce le "manque d'organisation" du club espagnol. A l'origine des incidents, une banderole déployée par les CU84, présenté par El Mundo Deportivo comme un des groupes d'ultras "les plus violents d'Europe", qui a débouché sur la charge de la police locale. "L'image du supporter de Marseille ensanglanté et la campagne anti-Atleti mené par la formation française après sa défaite au Calderon ont aggravé la décision des responsables de l'UEFA", ose même l'éditorialiste du Mundo Deportivo. Avec le Français Michel Platini à la tête de la Fédération européenne, la parano va en plus tourner à plein à régime d'ici au match retour entre l'Atletico et l'OM, le 9 décembre au Vélodrome. Souhaitons que les esprits se soient calmés d'ici là. Illustration : Un supporter marseillais en sang après la charge de la police espagnole (Sipa) L1 - 8e j : Lyon chute à Rennes, Toulouse enchaîne
Atletico 2-1 Marseille : L'OM passe à côté Défaits au Vélodrome par Liverpool (1-2), les hommes d'Eric Gerets se devaient de ramener quelque chose de leur déplacement au Vicente Calderon. La malice du Kun Agüero (4e) et un coup franc détourné au premier poteau par Raul Garcia auront malheureusement eu raison des velléités phocéennes. L'égalisation de Niang (16e) avait pourtant redonné espoir aux Marseillais. Mais des erreurs défensives coupables ont scellé le sort de la rencontre. Et Liverpool ayant dominé le PSV (3-1), les chance de qualification de l'OM se trouvent fortement compromises.Un bourreau nommé Agüero Comme lors de la première journée, Marseille a réalisé une bonne prestation, tenant tête à un adversaire de qualité, mais terminant le match avec zéro point dans sa besace. Présents dans l'engagement et plutôt inspirés dans l'animation du jeu, les Phocéens ont donc encore péché sur des fautes de concentration. Face à Liverpool, on avait stigmatisé la perte de balle de M'Bami ou le penalty concédé par Zubar. Contre l'Atletico, c'est un tacle aussi inutile de Taiwo sur Agüero près de la ligne de touche qui aura illustré ce mal français en Coupe d'Europe. Le coup franc frappé par Pernia étant coupé au premier poteau par Raul Garcia sans réelle opposition (2-1, 42e). Il faut dire que face à un phénomène du niveau de Sergio Agüero, la naïveté défensive se paie cher. Le petit argentin aux jambes de feu a fait mal à la charnière Hilton - Erbate. Trouvant la faille dès la 4e minute sur un ballon piqué de Maxi Rodriguez qu'il contrôlait superbement avant d'ajuster Mandanda. Combinaison qui aurait pu marcher une seconde fois sans la vigilance du portier de l'équipe de France qui restait debout pour capter le lob du gendre de Maradona (5e). Et c'est encore ce diable de Kun - alliage rare de technique, de hargne et de sens du but - qui mettait Sinama-Pongolle en position de frappe après une deux, obligeant Mandanda à la parade (62e). Encore des regrets De son côté, Marseille ce sera procuré un nombre de situations offensives plus que satisfaisant à l'extérieur. L'action qui amène le but de la tête Niang (détente énorme sur un centre de Bonnart lancé à droite par Valbuena) est magnifique. Mais le Sénégalais n'eut pas la même réussite sur sa tentative de lob bien claquée par Leo Franco (40e) et son tir du gauche qui rasa le poteau du collègue de Grégory Coupet en fin de match (89e). Idem pour la frappe en pivot de Valbuena (68e), qui termina hors cadre comme la plupart des tentatives olympiennes. Un déficit d'efficacité qui dure depuis quelques matchs et doit être résolu au plus vite. L'OM aurait également pu mieux utiliser sa possession s'il ne s'était pas entêté à percuter dans l'axe avec son trio Valbuena - Ben Arfa - Ziani. Ce que les consignes d'Eric Gerets n'ont pas vraiment réussi à corriger après la pause. Mais il est aussi tombé sur une équipe au vice très sud-américain qui a su casser le rythme et mettre des coups plus discrets (1 carton jaune contre 3). Valbuena, victimes de plusieurs taquets, ou Hatem Ben Arfa, qui dû quitter ses coéquipiers après un vilain croche pied, peuvent en témoigner. Atletico Madrid : Franco - Perea, Heitinga, Ufjalusi, A. Lopez - Maxi Rodriguez (Ever Banega, 82e)), Raul Garcia, Assunçao, Miguel de las Cuevas (Luis Garcia, 82e) - Agüero, Sinama-Pongolle (Maniche, 67e). Marseille : Mandanda - Bonnart, Erbate (Zubar, 46e), Hilton, Taiwo (21e) - Ziani, Cana, Cheyrou - Ben Arfa (Zenden, 52e) - Valbuena (Kone, 76e), Niang. Buts : Agüero (4e), Niang (16e), Raul Garcia (42e) Cartons jaunes : Ben Arfa (13e), Taiwo (21e), Pernia (43e) Illustration : L'intenable Agüero aura fait beaucoup de mal à la défense marseille (Sipa) C1 : Marseille et Bordeaux face à leur destin
Domenech pré-convoque Givet et se fait tacler par Coupet Gaël Givet, zéro minute disputée avec l'Olympique de Marseille depuis le début de la saison, aurait reçu une pré-convocation pour les prochains matchs de l'équipe de France qui se rend en Roumanie le 11 octobre et affronte la Tunisie en amical le 14. Une info balancée par La Provence qui jette un peu plus le trouble sur le sélectionneur Raymond Domenech, durement critiqué par Grégory Coupet dans France Football.Givet oui, Cheyrou non A l'approche de chaque rassemblement des Bleus, une cinquantaine de joueurs sont prévenus par un courrier adressé à leur club de leur éventuelle sélection. Non-publique, la pré-convocation ne garantit donc pas d'être appelé. Mais elle n'est pas dénuée de sens pour autant. Elle peut notamment influencer un joueur courtisé par une autre équipe nationale (Adil Rami). Signifier à un autre qu'il est dans l'antichambre de l'équipe de France (Mandanda début 2008). Ou que se retraite internationale peut être remise en cause. "Makelele a reçu sa pré-convocation, s'il est bon, il n'y a aucune raison que je l'écarte", déclarait ainsi Domenech en août dernier. Dans le cas de Gaël Givet, on a beau se creuser les méninges, on ne trouve pas d'explications plausibles. A moins que Raymond Domenech ne cherche à apporter un soutien moral à un international en perdition qui ne figure même pas dans le groupe de l'OM pour le déplacement à l'Atletico Madrid ? Ou qu'il veuille tout simplement lancer une nouvelle polémique pour détourner l'attention de la presse ? Toujours est-il que pendant ce temps, des joueurs méritants n'ont pas la chance de faire partie des pré-convoqués. Comme un autre marseillais, l'excellent Benoît Cheyrou, qui semble "condamné à inscrire un quadruplé, mercredi, à Vicente-Calderon pour éveiller l'intérêt de Raymond Domenech", ironise La Provence. Coupet envoie du lourd Certes anecodtique, cette incohérence vient corroborer la sortie médiatique de Grégory Coupet, qui a vidé son sac concernant le sélectionneur dans le France Football de mardi. Dénonçant la "dictature qui est mise en place" en équipe de France, le portier de l'Atletico Madrid y déplore notamment la communication de Domenech sur son éviction des Bleus, officiellement pour manque de temps de jeu : "Celle-ci s'apparente en réalité à un jeu malsain de sa part. S'il était mieux renseigné, il saurait que j'ai joué trois matches au Mexique en juillet, ajoutés aux trois autres à l'Euro." Coupet n'oublie pas non plus de prendre la défense de Sébastien Frey, écarté pour le même faux prétexte alors qu'il avait disputé le tour préliminaire de la C1 avec la Fiorentina. "C'était moi le numéro 1, je n'y suis plus, OK, j'ai trente cinq ans mais Frey n'en a pas trente... En quelques semaines, il n'existe donc plus..." Et à ceux qui se demandent pourquoi les critiques viennent seulent de joueurs qui ne sont plus convoqués : "Malouda s'est exprime sur son mal-être Résultat ? Il n'a joué ni contre l'Autriche, ni contre la Serbie." Bonjour l'ambiance en équipe de France... * Pour expliquer la non sélection de Coupet et Frey pour Suède - France, Domenech avait déclaré ceci : "Pour les gardiens, c'est particulier, c'est une reprise. Il y en a un à Marseille (Mandanda) et un à Lyon (Lloris) qui ont repris le Championnat, les deux autres (Frey, Coupet) sont en retard et n'ont pas repris." L1 - 7e j : Lyon prend tout Les saisons se suivent et se ressemblent dans un championnat de France irrémédiablement dominé par Lyon, qui a enregistré ce week-end son 6e succès en 7 journées devant Nancy (2-1). Derrière, ses concurrents naturels calent (matchs nuls de Bordeaux devant Sainté, et de l'OM au Mans), et plusieurs équipes surprises se glissent dans le peloton de tête, notamment Toulouse qui occupe le fauteuil de dauphin après sa victoire à Valenciennes (1-0).La force du champion Leader du de la Ligue 1 avec 5 longueurs d'avance sur son second, deuxième meilleure attaque (12), meilleure défense (3), l'OL de Karim Benzema, qui occupe lui la tête du classement des réalisateurs avec 6 buts, est déjà en train d'éteindre les espoirs de ceux qui prédisaient le retour du suspens pour ce cru 2008/2009, avec le retour au premier plan de Marseille et Bordeaux. Ces derniers ont encore trébuché dans cette 7e journée. Le premier en ne convertissant pas sa domination au Mans (1-1). Le second en ne jouant qu'une mi-temps face à Saint-Etienne (1-1). L'heure du passage de témoin n'est donc pas pour tout de suite. Sans réaliser un grand match (11 tirs cadrés tout de même), Lyon a encore fait le nécessaire pour venir à bout de Nancy (2-1). Ce malgré les absences de Juninho, Fabio Grosso, François Clerc (blessés) et Sidney Govou (suspendu). Doté d'un effectif plus fourni que ses concurrents, le septuple champion de France peut en prime compter sur l'explosion régulière de jeunes issus de son centre de formation. Hier Benzema, qui a ouvert le score face à l'ASNL. Aujourd'hui Anthony Mounier, auteur d'une grosse prestation ponctuée deux buts passes décisives. Demain, peut-être, Yannis Tafer ou Clément Grenier, deux prodiges qui évoluent pour l'instant avec la réserve lyonnaise. Avance record 5 points d'avance après 7 journées. L'OL n'avait jamais connu telle avance sur ses poursuivants à ce stade de la saison. Le risque étant que la résignation gagne à nouveau la Ligue 1. Une attitude que l'entraîneur marseillais Eric Gerets tente de combattre : "Si on dit que c'est fini, je prends mes valises et je repars en Belgique. Si la différence était vraiment trop grande dans le jeu, je dirais qu'ils sont trop forts mais ce n'est pas le cas. Lyon n'est pas plus fort que nous." Laurent Blanc, son homologue bordelais, est lui plus préoccupé par le rendement de son équipe : "On n'arrive pas à aligner un match plein, à domicile ou à l'extérieur, malgré ce qu'on sait faire. Et tant que ce sera le cas, on ne méritera pas d'entrer dans les trois premiers, si on y accède un jour". Pendant ce temps, d'autres équipes inattendues en profitent pour se faire une place au soleil. A commencer par Toulouse, surprenant 2e qui a réalisé le hold up à Valenciennes (1-0) grâce à un but de Gignac dans les arrêts de jeu (90e+1). Après le départ d'Elie Baup et de joueurs majeurs comme Battles, Elmander, Emana ou Dieuze, personne n'attendait le TFC à ce niveau. Y compris l'entraîneur Alain Casanova, qui n'avait jamais dirigé d'équipe première : "Ce qui est sûr, c'est que nous sommes sur une bonne dynamique et que nous avons une très grosse marge de progression. On prend les points comme ils viennent. Mais nous devons rester solidaires et garder la confiance. Si nous parvenons à nous libérer, nous avons les qualités pour faire de belles choses." En bref Présenté un peu vite comme un prétendant au podium par la presse, le PSG est rentré dans le rang en chutant au Parc devant Grenoble (0-1), qui prend la 4e place du classement. Nantes a poursuivi son calvaire sur la pelouse de Caen (0-3), plombé par une "première période vraiment ridicule" dixit Elie Baup. Mais c'est toujours Sochaux, seule équipe à ne pas avoir gagné le moindre match en L1, qui ferme la marche après son nul à domicile contre Lorient (1-1). Les résultats de la 7e journée Samedi : L1 - 7e j : Marseille à l'épreuve du Mans
L1 - 6e journée : Lyon distance l'OM Peu de buts (19), cinq expulsions et des coups de sang. Le cocktail de cette 6e journée du championnat de France n'aura pas vraiment ravi les amateurs de beau jeu. Un week-end rugueux qui n'a pas empêché Lyon et Bordeaux, vainqueurs au Havre et à Grenoble (1-0), d'enregistrer des succès précieux. Tout comme Saint-Etienne, qui a fait tomber Paris (1-0) et sort de la rouge, où le FC Nantes, qui s'impose pour la première fois de la saison face à Valenciennes (2-0).Petit grand match Après l'insipide derby Sainté - OL (0-1) et le non moins soporifique PSG - Nantes (1-0), le "grand match" diffusé dimanche soir sur Canal Plus a encore offert un piètre spectacle aux amateurs de foot hexagonal. Marseille - Monaco ne s'était jamais terminé sur un score vierge, rassurait pourtant la chaîne cryptée dans son avant match. C'était sans compter Ricardo et ses choix tactiques destructeurs. 30 fautes, 0 tir cadré. L'ASM a ramené du Vélodrome ce qu'il était venu chercher : un point. "Un match référence", selon le capitaine monégasque François Modesto. L'OM, qui avait jusque-là marqué au moins un goal à chaque rencontre, a de son côté manqué d'inspiration et laisse Lyon prendre le large. "J'espérais plus de construction dans le jeu à la place de longs ballons non adaptés à nos petits gabarits. Certains joueurs n'étaient pas dans un grand jour", a commenté Eric Gerets. "Bordeaux et Lyon n'étaient pas meilleurs que nous hier, mais eux, ils ont pris les trois points. Avec quatre points derrière Lyon, ça commence à faire loin." Autre source d'inquiétude pour le coach belge, son effectif regorge de milieux offensifs et d'ailiers mais manque cruellement de variétés et de solutions en pointe avec le seul Mamadou Samassa pour suppléer Mamadou Niang. La L1 voit rouge Ce derby du Sud aura conclu fidèlement une journée qui a vu la Ligue 1 retomber dans ses travers frileux avec un petit total de 19 buts, dont 1 en trois matchs dimanche. Un chiffre qui va de pair avec celui des exclusions (5, record de la saison en cours). Sidney Govou a ainsi écopé de deux biscottes face au Havre (55e, 66e) alors que l'OL menait au score sur un penalty d'Ederson (1-0, 44e). Alou Diarra (deux jaunes lui aussi) et Wendel (attentat sur le genou de Banning) ont eux laissé Bordeaux terminer à neuf. Ce qui n'a pas empêché le revenant Jussiê (1-0, 80e) d'arracher les trois points dans un match sanglant où Robin s'essuyait les crampons sur l'arcade de Gourcuff (89e). Du côté de la Beaujoire, où Nantes a enregistré son premier succès de la saison devant Valenciennes (2-0, doublé de Bagaoyoko), c'est surtout en dehors du rectangle vert que les esprits se sont échauffés. En l'occurrence entre Pascal Praud et le sanguin coach de Valenciennes Antointe Kombouaré, qui reprochait au directeur général délégué des Canaris d'avoir qualifié son équipe de "pompe à vélo" (ou de "trompettes", selon les sources). "Je n'aime pas les menteurs, les hypocrites, les faux-culs, les mielleux", explique "Casque d'Or" ce lundi dans L'Equipe. "Je suis respectueux avec les gens respectueux et con avec les cons !" En bref Deux rencontres sont heureusement venues égayer ce tableau un peu morne. Le choc de haut tableau entre Nice et Le Mans, qui ont partagé les points (2-2) mais produit du jeu, des buts et du suspens. Ainsi que le débridé Lille - Auxerre (3-2). On retiendra aussi la victoire précieuse de Saint-Etienne sur le PSG (1-0), qui permet aux Verts de sortir de la zone rouge, et celle de Toulouse qui récupère la troisième place en enfonçant Sochaux (2-1), la nouvelle lanterne rouge. Mamadou Niang et les Marseillais n'ont pas su répondre à l'engagement monégasque (Sipa) C1 : Marseille battu, Bordeaux abattuPosté par Edouard le 17.09.08 à 01:00 | tags : bordeaux, chelsea, ligue des champions, liverpool, om
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