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Le suspense durera donc jusque dans les derniers instants de la 38ème journée de Premier League. Manchester United avait repris ses distances samedi en étrillant West Ham (4-1), mais Chelsea est revenu à hauteur des Red Devils en s'imposant sur la pelouse de Newcastle (2-0). Tout se décidera donc dimanche entre 16h et 18h dans un final à couper le souffle. Samedi : Ronaldo showCouronné logiquement par ses pairs et la presse anglaise Joueur de l'année en Angleterre, Cristiano Ronaldo avait semble t'il à cœur de fêter sa double récompense en style. Et le Portugais y est parvenu, enflammant une fois de plus Old Trafford avec un doublé. Ses 29 et 30ème but en championnat, portant à 40 son total toutes compétitions confondues ! Les Red Devils étaient pourtant attendus de pied ferme par une équipe qui les avait battus lors de leurs trois dernières confrontations en championnat. Mais dans la foulée du doublé de Ronaldo, Carlos Tevez y allait de son petit but d'une frappe superbe, pliant ainsi le match. L'expulsion de Nani pour un coup de tête sur Lucas Neill (37'), si elle contraria les envies d'envolées offensives des Mancuniens, ne changea rien à l'issue du match. A cet instant-là, Dean Ashton avait déjà lavé l'honneur des Hammers d'un splendide retourné. En seconde période, Michael Carrick se chargeait de clore le spectacle d'un tir lointain. Lundi : Chelsea revientC'est donc dans leur canapé que les joueurs de Man U pouvaient être sacrés. Pour cela, il fallait que Newcastle, dans son antre de St James Park, fasse trébucher Chelsea. Les Magpies auraient pu. Comme sur cette occasion de Michael Owen, sauvé sur sa ligne par John Terry (28'). Ou encore sur ce subtil lob tenté par l'ancien enfant chéri d'Anfield (6'). Mais Chelsea, comme à son habitude, a fait le dos rond avant de faire la différence. Elle est venue de Michael Ballack, buteur de la tête sur un coup franc parfait de Didier Drogba (60'). Florent Malouda assurait en fin de match la récolte des trois points pour les Blues (82'), ménageant ainsi une dernière journée de folie. Lors de cette 38ème et dernière journée, Manchester United se déplacera à Wigan tandis que Chelsea recevra Bolton, sachant que, grâce à une différence de buts largement supérieure, Man U abordera cette dernière ligne droite avec les cartes en main. Vivement dimanche!


On radote, on radote, mais Franck Ribéry est définitivement énorme sous le maillot du Bayern Munich. Préservé ce week-end en vue de la demi-finale retour de Coupe de l’UEFA face au Zenith St-Pétersbourg, le Français a trouvé le moyen d’inscrire un doublé magnifique lors de son entrée en jeu à la 58e minute face à Stuttgart (4-1) : une frappe flottante de 25 mètres dans la lucarne (75e) et une action individuelle conclue par un crochet du droit frappe du gauche dans la surface (76e). La grande classe.
Même si le Bayern menait déjà au score (2-1), la prestation de Kaiser Franck a encore émerveillé l’Allianz Arena et le manager général Uli Hoeness. "Ce que Ribéry a fait sur le troisième but était surprenant, vraiment incroyable." A nouveau aligner comme milieu offensif droit, Willy Sagnol a en revanche connu une après-midi plus difficile et ouvertement critiqué son coach, Ottmar Hitzfled après être sorti sous les sifflets. Avec 12 points d’avance sur le Werder et Schalke à quatre journées de la fin et une différence de buts largement supérieure, le club bavarois est en tout cas assuré de terminer champion à moins d’un tremblement de terre.
Les deux buts de Franck Ribéry :
Fighting Evra
Alors que Chelsea a empoché samedi une victoire (2-1) qui lui permet revenir à hauteur de Manchester United au classement, l’attention des médias anglais est accaparée ce lundi par la bagarre qui a opposé après le match des joueurs de MU à des membres du staff des Blues. Une rixe qui a dont la star n’est autre que Patrice Evra, frappé au visage à la une de presque tous les tabloïds outre-manche. Alors que les remplaçants non utilisés par Sir Alex Ferguson effectuait un décrassage sur la pelouse de Stamford Bridge, le ton serait monté rapidement avec les employés chargés de l’entretien du terrain. Certains médias ont même évoqué une insulte raciste prononcée à l’encontre d’Evra, mais l’intéressé n’a lui-même fait aucun commentaire en ce sens. Les images de sécurité du stade seront examinés cette semaine par la Fédération Anglaise qui pourrait éventuellement prendre des sanctions contre les joueurs impliqués. Trez en C1
Du côté de la Juventus, David Trezeguet continue à se tirer la bourre avec Alessandro Del Piero pour le titre de meilleur buteur de la Serie A. Rejoint par Ale qui inscrivait son 18e but de la saison à la 32e, Trezegol a planté son 19e pion dans la foulée (33e) pour rejoindre Boriello dans la course au Capocannoniere. A noter qu’avec ce large succès devant la Lazio (5-2), la Vieille Dame est désormais assurée de terminer dans les quatre premiers et de participer au tour préliminaire de la C1.


Coincée entre les demi-finale aller et retour de Ligue des champions, la rencontre Chelsea - Manchester pourrait décider du titre de champion d'Angleterre si les Red Devils parviennent à s'imposer à Stamford Bridge. Mais même en cas de défaite, les hommes d'Alex Ferguson, qui compte pour l'instant trois points d'avance, auraient encore les cartes en main grâce à une différence de but avantageuse (+54 contre +36). Suivez et commentez les meilleures actions de la rencontre en direct sur Flu (pensez à rafraîchir la page avec F5). Chelsea - Man U, c'est parti.
Les buts : 1-0, Michael Ballack (45e+1); 1-1, Wayne Rooney (56e); 2-1 Michael Ballack (86e)
Composition des équipes : Man Utd : Van der Sar - Brown, Ferdinand, Vidic (Hargreaves, 14e), Silvestre - Nani, Fletcher, Carrick, Anderson (O'Shea, 65e), Giggs - Rooney (C. Ronaldo, 64e). Remplaçants : Kuszczak, O'Shea, Hargreaves, Tevez, Ronaldo
Chelsea : Cech - Ferreira (Anelka, 66e), Carvalho, Terry, A Cole - Essien, Mikel, Ballack - J Cole (Makelele, 87e), Kalou, Drogba. Remplaçants : Hilario, Belletti, Makelele, Shevchenko, Anelka
Beaucoup de changements dans le onze de départ de Man U concocté par Sir Alex Ferguson avec Patrice Evra, Paul Scholes et Cristiano Ronaldo laissés au repos. Absent contre Barcelone, Nemandja Vidic fait en revanche son retour en défense centrale.
Du côté des Blues, Avram Grant doit se passer de Frank Lampard, endueillé par le décès de sa mère. Claude Makelele prend lui place sur le banc avec Nicolas Anelka, tandis que Florent Malouda ne figure même pas sur la feuille de match.
1e : Erreur de Wes Brown qui réalise une passe en retrait de la tête périlleuse vers Edwin van Der Sar qui s'est fait une petite frayeur.
2e : Promenade de Kalou dans la défense mancunienne, le ballon revient sur Michael Essien dont la reprise du gauche trop peu appuyée n'inquiète pas VDS.
6e : Bonne défense de Kalou qui stoppe Nani sans problème. Les joueurs de Chelsea sont bien rentrés dans le match.
Chelsea n'a plus perdu en championnat à Stamford Bridge depuis le 21 février 2004 (1-2 contre Arsenal). Autant dire que les Red Devils vont devoir se donner à fond pour briser ce record.
14e : Vidic ne se remet pas d'un coup de genou reçu au visage de la part de Didier Drogba. Owen Hargreaves entre en jeu pour prendre le côté droit de la défense, Brown glisse dans l'axe.
15e : Contre de Nani qui oublie Rooney et envoie un missile en tribune. Schrek n'est pas content.
Chelsea réalise un très bon premier quart d'heure en pratiquant, une fois n'est pas coutume, un jeu de passe au sol qui nous change des longs ballons vers Drogba.
21e : Joe Cole tergiverse en contre attaque et bute sur la défense mancunienne, mais le ballon revient sur l'Anglais qui expédie une reprise puissante sur la barre de van der Sar.
26e : Kalou lance Joe Cole à l'entrée de la surface, qui tricote bien mais pousse un peu trop son ballon, récupéré par van der Sar.
28e : Frappe de Drogba contrée par Ferdinand. Les attaquants de Chelsea ont quand même tendance à s'oublier dans les 25 derniers mètres, gâchant ainsi quelques situations intéressantes.
37e : Second hors-jeu concésutif sifflé contre les Red Devils (Rooney et Giggs), chaque fois de peu. Chelsea n'est pas à l'abris d'une contre assassin.
41e : 60 % de possession de balle pour Chelsea selon la télévision anglaise. Man U laisse le ballon à l'adversaire comme à son habitude à l'extérieur.
46e : Chelsea ouvre le score dans les arrêts de jeu ! Bon travail de Didier Drogba dos au but qui résiste aux défenseurs mancuniens et centre au second poteau pour la tête de Michael Ballack, spécialiste de l'exercice et complètement démarqué, qui bat van der Sar d'un tir croisé.
Bonne première période de Chelsea qui s'est créé quelques occasions de buts, dont une reprise sur les montants de Joe Cole, avant de trouver la faille grâce à un coup de tête de Ballack dans les arrêts de jeu. Un but ramène virtuellement les Blues à hauteur de Manchester au classement. Sir Alex va devoir opéré des changements en deuxième mi-temps (Tevez ? Ronaldo ?) pour changer la donne.
56e : Grosse erreur de Paulo Ferreira qui relance dans l'axe sur Wayne Rooney à 25 mètres des buts. Le Rouquin croise sa course et ajuste Petr Cech avec l'aide du poteau. Le K0 parfait pour Manchester qui reprend ses trois points d'avance sur Chelsea dans la course au titre.
63e : Frappe flottante de Giggs qui oblige Cech à un arrêt avec le tibia.
64e : Sir Alex joue son va-tout en lançant Cristiano Ronaldo à la place de Rooney. En cas de victoire, le titre serait carrément joué avec 6 points d'avance pour Man U à deux journées de la fin.
65e : Dans la foulée, Anderson cède sa place à O'Shea; ce qui va permettre à Hagreaves de se positionner au milieu du terrain.
66e : Réponse de Grant, Nicolas Anelka remplace un Ferreira en grande difficulté cet après-midi.
72e : Embrouille Ballack - Drogba pour savoir qui va tirer un coup franc très intéressant pour Chelsea à l'entrée de la surface. L'Ivoirien s'impose et cadre côté gardien mais van der Sar se détend bien.
76e : Deuxième ballon pour Carvalho après un centre de Joe Cole repoussée par la défense des Red Devils, mais le Portugais envoie sa reprise largement au dessus.
78e : Coup franc un peu lointain tenté directement par C. Ronaldo. Le Portugais cadre mais dans les bras de Cech.
79e : Dégagement de Fletcher dans les bijoux de famille d'Hargreaves. L'Anglo-canadien souffre au sol et se fait en plus chambrer par Rio Ferdinand qui lui met des petits coup de pied.
81e : Andriy Shevchenko sort du placard pour les dix dernières minutes à la place de Kalou. Chelsea va finir le match avec trois buteurs (Anelka, Drogba, Sheva). C'est maintenant ou jamais pour croire encore au titre.
82e : Action confuse dans la défense de Man U sur un contrôle de la poitrine de Drogba. L'Ivoirien réclame une main de Brown mais il a touché le ballon du bras en premier.
84e : Centre de de Michael Essien déviée de la main par Carrick à la limite de la surface de réparation. Les arbitres se concertent et accordent le penalty.
86e : Michael Ballack se présente face à van der Sar et ne tremble pas. Contre pied parfait de l'Allemand qui frappe croisé sur la droite du portier néerlandais. But ultra important qui réconcilie Drogba et Ballack.
89e : Centre en retrait de Nani qui file sur Cristiano Ronaldo. La frappe du Portugais est sauvée sur sa ligne par Ashley Cole. Il y avait peut-être penalty sur Hagreaves...
91e : Centre de Ryan Giggs au second poteau remis de la tête par Ferdinand pour un coup de boule de Fletcher sauvé sur sa ligne par Shevchenko. L'Ukrainien ne sera pas rentré pour rien !
93e : Show de Drogba qui se joue de trois mancuniens et obtient un corner qui va fait perdre une minute à Man U.
96e : Belle tentative lointaine d'Anelka bien captée par van der Sar, Chelsea conserve bien le ballon. L'arbitre siffle la fin du match.
Grosse performance de Chelsea qui fait tomber Man U à Stamford Bridge et revient à hauteur du leader de la Premier League. Malgré l'égalisation de Wayne Rooney en seconde période suite à une erreur de Ferreira, les Blues ont mieux finit le match et logiquement repris l'avantage grâce à un second but de Michael Ballack, sur penalty. Manchester conserve malgré tout la tête du championnat à la différence de buts et reste maître de son destin. Chelsea, qui se rendra à Newcastle et recevra Bolton, devra attendre un faux de pas de son rival face à West Ham ou Wigan.


 En peu moins de 24 heures, la course au titre de champion d'Angleterre semble s'être décidée avec le succès de Man U devant Arsenal (2-1), dimanche, et le nul concédé par Chelsea face à Wigan (1-1), lundi. Sir Alex Ferguson peut mettre le champagne au frais pour fêter son dixième sacre domestique sur le banc des Red Devils. Signé HeskeyAuteur du but de l'égalisation des Latics sur la pelouse de Stamford Bridge, lundi en match décalé de la 34e journée de Premier League, Emile Heskey a sans doute mis un terme au suspens du championnat anglais. On jouait alors les arrêts de jeu d'une rencontre plutôt dominée par les Blues, qui auraient pris le large au tableau d'affichage sans un énorme Chris Kirkland, lorsque l'ancien de Liverpool repris un centre de Koumas au second poteau dans les arrêts de jeu. Michael Essien, qui avait ouvert le score pour Chelsea à la 55e sur un ballon de Nicolas Anelka, venait de manquer une nouvelle offrande du Français. Avec désormais 5 points de retard (6 avec la différence de buts largement favorable à Manchester United) et quatre journées à disputer, les Londoniens ne sont plus maîtres de leur destin et devront remporter tous leurs matchs (y compris face aux Red Devils, le 26), tout en comptant sur un faux pas des Mancuniens devant Blackburn, West Ham ou Wigan. Grant, pourtant, ne veut pas baisser les bras : " Nous sommes toujours en course et nous allons continuer à nous battre." Pas un observateur ne semble pour prêt à mettre un penny sur ce scénario. Et de 10 pour SAF Après avoir disposé d'Arsenal à Old Trafford (2-1), dimanche, grâce à deux coups de pieds arrêtés de Cristiano Ronaldo et Owen Hargreaves, Sir Alex Ferguson a donc vu son autre rival s'écrouler à l'approche de la ligne d'arrivée. Ce qui devrait permettre à l'Ecossais de célébrer prochainement son 10e titre de champion d'Angleterre en 22 de règne à Manchester, le 17e de l'histoire du club qui se rapproche dangereusement du record de Liverpool (18). Emile Heskey aurait pu y penser avant de marquer.
PS : Si Avram Grant avait décidé de se passer de Claude Makelele pour cette rencontre pourtant capitale, Florent Malouda était lui bien dans le onze de départ. Le temps de errer une mi-temps sur la pelouse, d'être remplacé à la pause par Joe Cole (l'homme du match) et d'écoper de la pire note du match dans presse anglaise. Black day pour Flo...


 Si Eric Abidal devrait démarrer l' Euro 2008 comme titulaire au poste d'arrière gauche, les prestations de Patrice Evra sous le maillot de Manchester United n'en finissent plus de relancer le débat. Pour la réception d' Arsenal (2-1), dimanche à Old Trafford, l'ancien monégasque a encore été stratosphérique, tant en phase défensive qu'offensive, et provoqué le coup franc victorieux d' Owen Hargreaves en passant un coup du sombrero sur Gilberto Silva à l'entrée de la surface des Gunners. En face, son alter ego Gaël Clichy a également sorti un gros match, en affichant une générosité dans l'effort qui fait plaisir à voir. Son capitaine William Gallas s'est lui illustré en commettant une faute de main dans la surface aussi inutile que lourde de conséquence, offrant à Cristiano Ronaldo l'opportunité d'égaliser deux minutes après l'ouverture du score d'Adebayor. Preuve qu'à Arsenal, ce ne sont pas forcément les joueurs inexpérimentés qui commettent des erreurs de jeunesse. Vieira revit Chaque semaine, ça se confirme : Patrick Vieira est en train de retrouver peu à peu son tout meilleur niveau à l'approche de l'Euro 2008. Ce dimanche, il a encore été un des meilleurs nerazzurro lors de l'importante victoire de l'Inter sur la Fiorentina (2-0). Sans un grand Sébastien Frey, qui aura repoussé l'échéance en première période, Pat aurait pu ouvrir le score lui-même de la tête. Mais il dû attendre la 55e pour servir Cambiasso en retrait dans la surface, après un grand pont sur un défenseur de la Viola.
Giuly buteur Pas toujours titulaire au sein du onze de la Roma (17 fois sur ses 28 apparitions en Série A), Ludovic Giuly a bien mis à profit la demi-heure que lui a accordé Luciano Spalletti pour inscrire le troisième but des Giallorosso sur la pelouse de l'Udinese (3-1) d'un tir du droit croisé. Son sixième de la saison en championnat. En défense centrale, Philippe Mexès a comme à son habitude livré un match solide, et dû s'interposer pour mettre un terme à une vive discussion entre Panucci et Doni, après le but de Di Natale.
Sagnol le retour Victime d'une rechute qui l'a écarté du onze de départ du Bayern au mois de mars, Willy Sagnol était titularisé ce week-end au poste de milieu offensif lors de l'explosion du Borussia Dortmund (5-0). Dans cette position inhabituelle, le Français s'en est bien tiré et a même servi Luca Toni de la tête sur le premier but de l'Italien. Touché face à Getafe, Franck Ribéry avait lui été laissé au repos.


 Régulièrement chargé dans la presse par l'ex portier numéro 1 des Gunners, Jens Lehmann, le discret Manuel Almunia a finalement livré son sentiment au Guardian sur la guerre des goals qui sévit à Arsenal. Le Teuton flingueur
" J'ai lu qu'Almunia avait déclaré qu'il méritait d'être le numéro 1, mais jusqu'à aujourd'hui, il n'a pas gagné le moindre match important", (Septembre 2007). " Je voudrais dire à mon cher coach qu'il ne faut pas humilié un joueur trop longtemps. Je suis un joueur d'Arsenal et je ne m'effacerais pas en silence", (Octobre 2007). " C'est très frustrant. Quand je vois ses performances sur le terrain, je suis énervé et je dois ranger mon poing dans la poche", (décembre 2007). Depuis qu'il a perdu sa place de taulier dans les buts d'Arsenal, après une série de boulettes et de blessures en début de saison, Jens Lehmann ne peut pas s'empêcher d'étaler son aigreur dans les médias. Suite à l'élimination des Gunners en quart de finale de la C1 face à Liverpool (1-1, 2-4), l'international allemand en a donc rajouté une couche sur son coéquipier espagnol : " Je ne trouve pas ça très drôle d'être obligé de m'asseoir sur le banc pour quelqu'un qui a commencé à joué à 30 ans. Je suis très en colère", s'est-il lamenté dans Kicker. La revanche d'une blondeLa patience de l'Ibère ayant des limites, Almunia a répondu aux attaques de son aîné dans une interview publiée ce samedi par le Guardian : " Je sais qu'il me déteste. Chaque matin, je me lève et je sais que ça va être encore la même chose. Je dois faire avec chaque jour depuis qu'il est sorti du onze, et même avant. Mais je ne fais plus attention à lui. Il peut dire ce qu'il veut. Je viens à l'entraînement et je travail avec Lukasz Fabianski et Vito Mannone [jeune gardien italien de la réserve d'Arsenal]. Ce sont de meilleurs gardiens de but que lui de toute manière." A défaut d'être impeccable entre les poteaux, Almunia bénéficie d'une forte cote de popularité au sein du vestiaire et vient de prolonger son contrat chez les Canonniers. Celui de Lehmann, 38 ans, expire dans quelques semaines et ne sera évidemment pas reconduit. Lot de consolation pour le portier allemand, le sélectionneur Joachim Low lui fait toujours confiance pour garder les cages de la Mannschaft lors de l' Euro 2008.


 Blessé au genou en janvier, Tomas Rosicky ne devrait pas pouvoir reprendre la compétition avec Arsenal d'ici à la fin de la saison. Du côté des médecins de la sélection tchèque, on se demande même si "Little Mozart" sera rétabli pour l' Euro Austro-Suisse. Maudit genou Depuis son opération du genou consécutive à une blessure au tendon subie face à Newcastle, le 26 janvier dernier, Tomas Rosicky n'aura cessé de voir son retour dans le groupe des Gunners repoussé. Après avoir déjà dû manquer les huitièmes et quarts de finale de Ligue des champions face à Milan et Liverpool, le milieu offensif tchèque doit aujourd'hui faire une croix sur sa fin de saison avec Arsenal. Et personne ne sait aujourd'hui s'il sera en condition de défendre les couleurs de son pays lors de l'Euro.
"Il est possible que le problème soit réglé en deux semaines. Mais il pourrait aussi continuer encore trois mois", a confié le docteur de l'équipe de République Tchèque, Petr Krejci, à la presse locale. "Il peut courir, mais lorsqu'il le fait trop longtemps, la douleur revient. Il a peur de sprinter pour le moment et n'est pas encore en état de reprendre l'entraînement à fond. On ne peut pas prendre de risque avec l'Euro 2008 qui approche. Il a déjà renoncé au reste de la saison en premier League, et sa priorité est maintenant de participer au championnat d'Europe." Nedved à la rescousse ? La situation est en tout cas devenue très compliqué pour "Little Mozart" qui, même en cas de rétablissement, aura du mal à retrouver une condition physique optimum comme l'a concédé Vlastimil Kostal, le boss de la Fédération tchèque : "Pour être honnête, j'ai peur qu'il ne soit pas totalement remis pour l'Euro 2008. Si on considère qu'il n'aura pas eu l'occasion de s'entraîner suffisamment, il n'est pas certain qu'il arrive bien préparé." Un argument qui pourrait enfin décider Pavel Nedved à sortir de sa retraite internationale pour filer un dernier coup de main à la sélection nationale, comme le réclame à corps et à cris les médias tchèques depuis un moment.
Après le forfait de l'attaquant croate d'Arsenal Eduardo da Silva, le championnat d'Europe risque donc de perdre une nouvelle étoile. En attendant d'en savoir plus sur la blessure de Jérémy Toulalan, victime d'une entorse au genou contre Marseille, dimanche.


Auteur de l'unique but du match, synonyme de victoire pour le Recreativo Huelva sur la pelouse d'Osasuna (1-0), Florent Sinama-Pongolle est peut-être en train de sauver le club andalou, qui sort de la zone rouge grâce à ses trois points et un arbitrage très douteux. Lancé par un long ballon de Quique Alvarez, FSP a fait parler sa vitesse et glissé le ballon entre les jambes du portier adverse, inscrivant là son 9e but de la saison, avant de célébrer son but en chantant avec le piquet de corner en guise de micro. De quoi postuler à une place de réserviste dans la sélection élargie que Raymond Domenech devrait communiquer le 18 mai prochain.
Gallas hélas Alors que se profile un déplacement importantissime à Anfield, mardi, en quart de finale retour de la Ligue des champions, Arsenal a encore été incapable de dominer Liverpool sur son terrain et a concédé son onzième nul de la saison (1-1). Comme trop souvent ses dernières semaines, William Gallas a été en difficulté au sein de la défense centrale des Gunnners, laissant Peter Crouch crocheter et frapper à sa guise sur l'ouverture du score des Reds. Mathieu Flamini s'est lui montré solide au milieu de terrain, tandis que le tout jeune Armand Traoré (18 ans), qui soulage habituellement Clichy dans les Coupes, célébrait sa première titularisation en Premier League.
Qui vivra Vieira Le grand Pat est-il en train de nous refaire le coup de 2006 ? Lentement mais sûrement, le Nerrazzuro revient en tout cas à son meilleur niveau, comme on a pu le voir ce week-end lors de la victoire de l'Inter sur l'Atalanta Bergame (2-0), où Vieira a signé l'ouverture du score d'une tête puissante. Même si une faute aurait pu être sifflé à l'encontre du Français.
Ribéry se reprend Malgré deux grosses occasions manqués en première période, Franck Ribéry n'a pas tremblé à l'heure de convertir un penalty décisif pour le Bayern (74e), alors tenu en échec par Bochum (1-1). Finalement vainqueur 3-1, le club bavarois se rapproche tranquillement d'un nouveau titre de champion d'Allemagne avec 9 points d'avance sur Schalke.
Forçat Barça Du côté de la Liga, le cauchemar continue pour les Français du Barça, tenus en échec à Getafe avec trois tirs sur les poteaux adverses (0-0), qui ont pu assister à leur première pañolada (bronca à coup de mouchoirs blancs) au Nou Camp. Seul Bleugrana titulaire, Thierry Henry a encore été peu en vue. Eric Abidal et Lilian Thuram, aux quels Frank Rijkaard a préféré Sylvinho et Milito, sont eux restés sur le banc de touche.


Il devait faire son retour contre Aston Villa ce week-end. Une nouvelle fois, Louis Saha n'était pas sur la feuille de match et Sir Alex Ferguson a d'ores et déjà annoncé le forfait de son attaquant pour le quart de finale de Ligue des Champions face à la Roma. La patience de l'Ecossais a ses limites et les fréquentes indisponibilités de Saha risquent fort de le pousser vers la sortie.
Dimitar Berbatov, Mirko Vucinic, Karim Benzema. Ces 3 noms reviennent régulièrement alimenter la rubrique transfert côté Manchester United. Pourtant, avec Wayne Rooney et Carlos Tevez, Ferguson possède une des plus belles attaques du monde. Alors pourquoi ? Derrière ces deux grands joueurs se trouve le français Louis Saha. Au club depuis janvier 2004, le Bleu fait partie des meubles chez les Red Devils et est l'un des chouchous de son coach. Van Gol out, Saha out Sauf que l'ancien buteur de Metz passe plus de temps à l'infirmerie que sur le terrain et lui qui avait poussé Ruud van Nistelrooy à partir chercher du temps de jeu ailleurs est devenu un joueur fantôme. Il n'a jamais effectué une saison pleine avec les Red Devils. Arrivé comme joker, parti pour être remplaçant, il avait profité lors de la saison 2004/2005 de la blessure de Van Gol pour s'illustrer et acquérir une notoriété à Old Trafford. L'année suivante, c'est le Hollandais qui profitait des absences du gaucher, devenu titulaire. A 100 % de ses moyens physiques, Saha a tout du buteur fait pour la Premier League. Vitesse et puissance sont la base de son jeu. Mais voilà, le natif de Paris accumule les pépins physiques. Genou, cuisse, tout y passe et le service médical du club n'a plus aucun secret pour lui. Son absence force aussi Ferguson à jongler entre ses deux uniques attaquants et à délaisser son 4-4-2 pour un 4-5-1 plus adapté, avec Tevez sur le banc.
Saha : aux soins! La fragilité physique de Saha, surnommé "l'homme de balsa" en référence au bois très léger et cassant, est d'autant plus frustrante qu'il a la place pour s'imposer à Man U. Là où d'autres auraient recruté à la hâte, les dirigeants mancuniens ont toujours gardé foi en leur buteur, soulignant à chacun de ses retours leur plaisir. En février dernier, l'ancien buteur de Fulham fêtait son comeback par un but contre Newcastle et recevait les compliments de son entraîneur. "Le retour de Saha est un grand bonus pour nous", déclarait Fergie sur MUTV. "Il nous apporte plus de puissance et de profondeur, sans oublier qu'il est différent des autres. Cela fait du bien de le voir entrer et marquer." Il s'imaginait alors pouvoir enfin compter sur lui jusqu'à la fin de saison. Encore raté.
Victime d'une contracture à une cuisse selon le club lors d'un entraînement, Saha est indisponible pour une durée indéterminée. Comme un refrain entêtant. Et les rumeurs incessantes sur l'acquisition d'un nouvel élément offensif pour la saison prochaine laissent planer un parfum de fin de parcours pour lui à Old Trafford. Déjà mis à l'écart du débat sur le 4e attaquant bleu à l'Euro (Cissé ou Trezeguet), Saha pourrait se voir indiquer la porte de sortie. A son tour.


 Auteur des deux buts de la victoire de Manchester United face à Bolton (2-0), Cristiano Ronaldo a dépassé le record de buts marqués par un ailier sous le maillot des Red Devils, jusque-là détenu par George Best, et offert une précieuse victoire à son équipe dans la course au titre. Dites 33 A deux mois d'une fin de saison qui s'annonce des plus existantes pour Man United, qui compte désormais trois points d'avance sur Arsenal en Premier League et doit affronter la Roma en quart de finale de la C1, Cristiano Ronaldo est déjà rentré dans les annales des Diables Rouges. Les 32 buts marqués par Georgie Best lors de l'exercice 1967-68 auront donc tenu pile-poil 40 ans. Cette année-là, MU avait soulevé sa première Coupe des clubs champions.
En poussant C. Ronaldo à laisser tomber son numéro 28 du Sporting pour vêtir le célèbre 7 porté avant lui par Best, Cantona ou Beckham, Sir Alex Ferguson avait eu du flair. Son prodige portugais ne l'a pas fait mentir. Mieux, il a dépassé les espérances du manager écossais qui ne cesse de s'émerveiller des performances de son poulain. "Personne au monde ne pourrait faire ce que Cristiano a réalisé", s'extasie SAF. "J'ai dit l'an passé qu'il était le meilleur joueur, mais il n'a pas gagné parce que Kaka a remporté la Ligue des champions."
Auteur de son 7e doublé de la saison en Premier League, plus un triple face à Newcastle, Ronaldo s'est en prime illustré en inscrivant un nouveau but sur coup franc avec une trajectoire de balle dont il a le secret, la "Ronaldo Rocket". En l'absence de Wayne Rooney, Paul Scholes et Ryan Giggs, laissés au repos en vue choc de dimanche face à Liverpool, Sir Alex lui avait en prime confié le brassard de capitaine. "Je n'étais pas au courant. C'est bien sûr un honneur et un plaisir d'être capitaine d'un club aussi massif", s'est réjoui le Portugais.


S'il éprouve encore quelques difficultés à s'imposer comme un titulaire indiscutable au sein de l'effectif de l' AS Roma, Ludovic Giuly a été un remplaçant efficace face au Milan AC, samedi dans le grand choc de la Série A (2-1). Entrée en jeu pour la dernière demi-heure, le Français a remis les deux équipes à égalité après l'ouverture du score de Kakà, en reprenant, certes avec réussite, un centre de Perrotta, avant que Mirko Vucinic ne donne la victoire aux Giallorossi.
Vieira sur la voie Malheureusement pour Giuly et les Romains, l'Inter Milan, éliminé cette semaine de la C1 par Liverpool, n'a pas flanché face à Palerme (2-1). Et ce grâce à un Patrick Vieira énorme, qui a livré son premier gros match de la saison. Très actif, il a ouvert le score de la tête après un une-deux avec Ibrahimovic et manqué le doublé sur une frappe venue percuter la barre du portier adverse.
"Viera a été absent pendant près d'un an. Ce n'est pas facile pour un joueur de son gabarit de retrouver pleinement sa condition, mais il s'améliore de match en match. Il a très bien joué aujourd'hui, il a été décisif, comme le champion qu'il est", s'est félicité le coach nerazzurro Roberto Mancini après la rencontre.
Frey comme un gardon Alors que l'AC Milan chutait au Stadio Olimpico, la Fiorentina en a profiter pour conforter sa 4e place en dominant le Genoa (3-1) avec un très bon Sébastien Frey qui, contrairement à Landreau, s'est parfaitement remis de sa boulette en équipe de France. Déjà décisif dans la semaine en Coupe de l'UEFA face à Everton, Frey a signé une "prestation retentissante", dixit la Gazzetta dello Sport qui dénombre cinq arrêts de grande classe de la part du Français.
Sinama "mets but" Après s'être éteint entre la 2e et la 18e journée de la Liga, le bien nommé Florent Sinama-Pongolle ("Pon gol" pourrait se traduire par mets but en espagnol) n'en finit plus de planter depuis quelques semaines. Une bénédiction pour son club du Recreativo Huelva, en lutte pour le maintien et qui a ainsi pu disposé du Murcie, samedi (4-2), avec un doublé de son attaquant français, qualifié de "crack de la rencontre" par le quotidien AS. Le club andalou, qui restait sur un lourde claque reçue à Majorque (1-7), en avait bien besoin.
Henry remplaçant Toujours dans le championnat d'Espagne, Thierry Henry a enduré le supplice d'une relégation sur le banc de touche malgré les absences conjuguées de Ronaldinho et Messi en attaque. Lancé à la 53e par Frank Rijkaard, TH n'en a pas moins réalisé une belle seconde mi-temps sur son aile gauche, offrant même le but du 2-1 à Samuel Eto'o au terme d'un joli débordement. Mais pas suffisant pour donner la victoire à un Barça alternatif qui a fini par concéder le nul sur la pelouse d'Almeria. Eric Abidal était lui titulaire, tout comme Lilian Thuram, trop court sur le corner repris victorieusement de la tête par Pulido.
Aliadière mange froid Preuve qu'il n'y a pas que les ex-joueurs du PSG qui marque contre leur ancienne équipe, Jérémy Aliadière, attaquant arrivé à Arsenal à l'âge de 16 ans mais qui n'a jamais pu s'imposer en équipe première, a ouvert le score pour Middlesbrough sur la pelouse de l'Emirates Stadium. Un but qui fait très mal aux Gunners, même si Kolo Touré est parvenu à égaliser en fin de rencontre (1-1). Auteur de son 4e pion de la saison avec Boro, Aliadière n'en avait marqué qu'un en 29 matchs de Premier League avec le club londonien.


S'il fallait citer un nom se référant à Chelsea, celui de Frank Lampard serait le premier à sortir. Fidèle parmi les fidèles, souvent le meilleur sur le pré, le milieu de terrain anglais attend pourtant toujours une nouvelle proposition de contrat. Et les clubs européens sont à l'affût. Barcelone notamment a déclaré à maintes reprises son intérêt pour l'Anglais. Qui ne serait pas intéressé ? Le bonhomme sait tout faire. Récupérer, donner des caviars et marquer. La preuve avec son quadruplé inscrit dimanche face il est vrai à la lanterne rouge Derby Country. 4 buts pour un milieu de terrain, c'est malgré tout une première en Grande-Bretagne.
Blues lover Lampard a beau enchaîné les bonnes prestations, son club ne s'en formalise pas. Lui dont le contrat actuel expire en juin 2009 ne voit arriver aucune offre de prolongation. A son plus grand étonnement. "Le club m'a affirmé plusieurs fois qu'il allait me proposer un nouveau contrat, mais rien n'a été fait.", a-t-il confié au London Evening Standard. Dure de croire à un réel étonnement, plutôt une tentative de presser un peu ses dirigeants. Le joueur semble pourtant sincère dans sa démarche. "Ils n'ont pas arrêter de me dire que quelque chose allait venir mais si rien n'arrive avant l'été, je me retrouverai dans ma dernière année de contrat. Je n'ai pas envie de me retrouver dans cette position". Une situation qui lui permettrait de décider seul de son avenir. Conformément à la loi de la FIFA, il serait en effet autorisé à quitter sa formation en rachetant sa dernière année de contrat, soit environ 7 millions d'euros. Un montant ridicule pour les cadors européens. Mais Lampard semble heureux à Chelsea. "J'ai dit très clairement que je voulais rester ici. J'adore jouer pour ce club. Je vis les meilleures années de ma carrière." Mais voilà, le club londonien se prépare à une grande lessive l'été prochain et l'international anglais fait partie des joueurs cités (parmi lesquels Drogba, Shevchenko, Pizarro, Malouda). Certains journaux font état de prétentions salariales mirobolantes de la part du numéro 8, qui souhaiterait en réalité toucher le même salaire que Ballack. Au club depuis 7 ans, son départ serait très mal vécu par les supporters de Stamford Bridge. D'où peut-être la lenteur de la réflexion des dirigeants. "Ca s'éternise et ce n'est pas l'idéal pour moi", confie Lampard. Avec son quadruplé du week-end dernier, il vient en tout cas d'accentuer la pression.


Malgré un nouveau parcours chaotique en Premier League et les rumeurs évoquant un possible rachat d'une partie du club, une rayon de soleil aura illuminé la saison de Liverpool, l'attaquant espagnol Fernando Torres, déjà auteur de 25 buts sous le maillot des Reds, et complément parfait du capitaine Steven Gerrard. Non content d'avoir inscrit deux triplés consécutifs à Anfield face à Middlesbrough (3-2) et West Ham (4-0), ce qui n'était plus arrivé depuis Jackie Balmer en 1946, Fernando Torres a encore régalé le KOP ce week-end en marquant face à Newcastle après avoir réalisé la feinte du siècle tenté par Pelé contre le Mexique, lors du Mondial 1970. Actuellement dans une forme olympique, le Niño de l'Atletico Madrid est définitivement devenu grand sur les bords de la Mersey.
Record en vue 19 buts en Premier League, 3 en Ligue des champions et autant en Carling Cup, Torres a prouvé en quelques mois qu'il ne faisait pas hurler que les jeunes filles, mais aussi les statistiques. Avec 11 journées à disputer, l'international espagnol a déjà égalé son meilleur total en championnat (qui date de la saison 2003/2004) et rejoint Emmanuel Adebayor à la seconde place du classement des topscorers, à deux longueurs de Cristiano Ronaldo.
Une adaptation fulgurante qui surprend jusqu'à son manager et compatriote, Rafael Benitez : "Lorsqu'on a signé Fernando, on savait qu'il avait des qualités, de la vitesse, de la puissance. Mais je suis un peu surpris de le voir marquer avec une telle régularité. Ce n'est pas facile pour quelqu'un qui vit sa première année en Angleterre." Et ce dernier le voit maintenant battre le record du plus grand nombre de buts marqués par étranger lors de sa première saison en Angleterre, détenu par Ruud van Nistelrooy avec 23 réalisations.
Torres - Stevie, amis pour la vie Buteur dès son premier match face à Chelsea (1-1), nommé joueur du mois de février en Premier League, Torres préfère lui souligner sa superbe entente avec Steven Gerrard, qui a permi à Liverpool de ravir la 4e place à Everton. "Je suis très content de mon association avec Stevie, et c'est réciproque. Il faut qu'on joue comme ça pendant encore longtemps. Chacun sait quelle course l'autre va faire, où il se trouve. Je marque, Stevie marque, et l'équipe gagne. C'est qu'il y a de plus important."
Le capitaine des Reds a également fait l'éloge de son coéquipier, avec en perspective le huitième de finale retour de C1 face à l'Inter. "Le mec qui va remplacer Materazzi ne doit pas être impatient de jouer 90 minutes contre Fernando. On va essayer de les prendre en contre, et dans ce secteur de jeu, Torres est le meilleur. [...] Je ne l'échangerai contre aucun attaquant au monde. Il est dangereux à chaque match, il peut jouer à deux devant ou tout seul, et s'adapte parfaitement. Quand on voit l'impact qu'il a ici en juste quelques mois, je crois que plus personne ne peut brandir le temps d'adaptation comme excuse." Shevchenko, si tu entends ?


 Au risque de rendre cette rubrique redondante, nous sommes dans l'obligation de vous compter une nouvelle fois les exploits de Franck Ribéry, buteur ce week-end lors de la victoire du Bayern devant Karlsruhe (2-0). Au terme d'une chevauchée dans la défense du promu, Francky a signé sa 6e réalisation de la saison en Bundesliga, confirmant son excellente forme en ce début d'année 2008 (3 buts et 7 passes décisives). Et Oliver Kahn de comparer son coéquipier à Zinedine Zidane, pour " le rythme qu'il instille à la partie et par les choses qu'il fait sur le terrain." "Ribéry a été au dessus du lot aujourd'hui, il était partout", a également reconnu le capitaine de Karlsruhe, Maik Franz. Les éloges ne sont pas prêtes de tarir pour celui qui avait gagné jeudi dernier un pari de 100 euros avec Mark van Bommel, en transformant un coup franc face à Anderlecht en Coupe de l'UEFA (5-0). Trezeguet rit Condamné à briller pour entretenir l'espoir d'une sélection dans le groupe France pour l'Euro 2008, David Trezeguet a retrouvé le chemin des filets avec la Juventus de Turin, dimanche sur le terrain de la Genoa, (2-0), 40 jours après son doublé à Livourne. Il rejoint ainsi Boriello, qui avait profité de son passage à vide, en tête du classement des buteurs avec 16 réalisations.
Malouda Blues De plus en souvent relégué sur le banc ou en tribune, Florent Malouda n'a pas profité de sa titularisation en FA Cup face à Barnsley (D2) pour défendre sa cause personnelle. Sorti au bout d'une heure de jeu, il n'a pu empêcher la défaite surprise de Chelsea (0-1), pas plus que Nicolas Anelka, a peine plus actif.
Lass but not least Décrié pour son depart d'Arsenal en direction de Portsmouth, cet hiver, Lassana Diarra a encore démontré ce week-end que son choix sportif n'était pas si saugrenu. Avec ses partenaires, le joueur formé au Havre a créé la surprise sur la pelouse de Manchester United (1-0), en quart de finale de la FA Cup, et signé un gros match, tout comme son coéquipier Sylvain Distin. Dans le camp adverse, Patrice Evra a été un des meilleurs Mancuniens, mais a vu sa violente frappe du gauche sauvée David James.
En bref Les French Gunners d'Arsenal (Gallas, Sagna, Clichy, Flamini) ont encore lâché des points en Premier League en ne parvenant pas à vaincre Wigans sur son terrain (0-0) ; Du côté de Barcelone, Abidal, Thuram et Henry ont perdu à domicile devant le Villarreal de Robert Pires (1-2) et voient le titre s'échapper en Liga ; Vieira a joué 72 minutes lors de la victoire de l'Inter contre la Reggina (2-0) ; Mexès a livré une très bonne prestation au cours de la victoire de l'AS Rome à Naples (2-0) mais s'est blessé à la hanche en fin de match.


 Si nos expatriés ont été assez peu en vue ce week-end (aucun bleu n'a fait tremblé les filets d'un grand championnat européen), Franck "Kaiser" Ribéry n'a pas manqué de se montrer une nouvelle décisif pour le Bayern Munich, qui se déplaçait sur le terrain de Schalke 04. Titulaire, le Französe comme d'habitude été très actif sur le front de l'attaque bavaroise et a offert un caviar à Mirolav Klose pour l'unique but de la rencontre.
Au terme d'un joli mouvement des Munichois, Rib', collé à la ligne des 6 mètres, feintait du regard le centre en retrait avant de "viser" Klose au premier poteau avec l'adresse d'un joueur de billard français. Une passe on ne peut plus décisive fêter comme un but par l'ex-Marseillais qui est sans doute l'international français le plus chaud de ce début 2008.
Anelka passeur... Un but, c'est ce qu'aurait dû célébrer Nicolas Anelka lors de la promenade de Chelsea à West Ham (4-0), si l'arbitre n'avait imaginer un hors-jeu. Qu'à cela ne tienne, Nico a été l'origine de deux buts de son équipe, dont une passe décisive pour Joe Cole, et signé une de ses meilleurs prestations sous le maillot des Blues. En face, Julien Faubert n'a pu que constater les dégâts.
... Henry à l'ouest Alors que le débat fait rage à Lyon sur l'utilisation de Karim Benzema sur l'aile gauche, Thierry Henry a lui aussi subit ce traitement pour le déplacement du Barça à l'Atletico Madrid (2-4). Une expérience qui ne réussit pas vraiment à Titi, auteur d'un non match. Son compatriote Eric Abidal a lui souffert devant le talent de Sergio Agüero (deux buts, une passe), l'autre futur crack du football européen. Lilian Thuram est resté sur le banc.
En vrac Muet depuis son doublé à Livourne, fin janvier, David Trezeguet a encore été peu en vue avec la Juventus, qui s'est inclinée devant la Fiorentina du très bon Sébastien Frey (2-3). Les Français d'Arsenal ont peiné face à Aston Villa avant d'arracher le nul dans les arrêts de jeu sur un centre Gaël Clichy remis de la tête par Adebayor pour Bendtner (1-1). Ceux de Tottenham (Kaboul, Chimbonda, Malbranque) ont déchanté à Birmingham (4-1) après leur succès en Carling Cup. Patrice Evra, enfin, a fait le boutot lors de la victoire facile de Manchester United à Fulham (3-0).


Réclamée à corps et à cris par les fans d'Arsenal, la prolongation du contrat de Mathieu Flamini, qui s'expire en juin, tarde à venir. Le milieu de terrain français songerait-il à changer d'air ?
Maxi Flamini A deux doigt de quitter l'Emirates Stadium cet été, Flamini est finalement resté à Londres et a renoncé à un départ pour Birmingham. Bien lui en a pris, car le Frenchie a relégué Gilberto Silva sur le banc des remplaçant pour former une des plus redoutables paires de milieux centraux du continent au côté de Cesc Fabregas. Elément clé de l'excellente saison des Gunners, Flamini a même convaincu le nouvel arrivant Lassana Diarra d'aller chercher du temps de jeu à Portsmouth et commencé à figurer dans les convocations de l'équipe de France.
Tout naturellement, Arsène Wenger a proposé au natif de Marseille de signer avec Arsenal pour cinq nouvelle saisons et un salaire passant de 20 000 à 50 000 livres par semaine, selon la presse anglaise. "Des discussions sont en cours et j'espère que tout se passera bien car je suis heureux ici. J'aime le football anglais et j'aime Arsenal", déclarait encore Flamini le 10 février, laissant entendre que sa prolongation de contrat n'était qu'une formalité. Pourtant, on attend toujours son officialisation.
La rumeur Juventus Flamster, comme le surnomme les supporters d'Arsenal, étant théoriquement libre de s'engager dès maintenant avec n'importe quelle équipe pour la saison prochaine, les rumeurs, fondées ou non, commencent bien sûr à fleurir. Le Daily Mail a ainsi allumé la mèche cette semaine en annonçant un accord entre Mahtieu et la Juventus de Turin. Information démentie par le directeur sportif bianconero, Alessio Secco : "C'est faux de dire que nous sommes intéressés par Flamini. Néanmoins, c'est un excellent joueur, mais nous n'avons jamais essayé de l'enrôler. Jeudi matin, notre directeur général, Jean-Claude Blanc, a contacté Arsenal pour les rassurer."
Alors ? Flamini veut-il rejoindre un autre grand club européen librement, comme il l'avait fait en quittant l'OM pour Arsenal en 2004 ? Ou bien souhaite-t-il tout simplement mettre la pression sur Wenger pour obtenir un salaire équivalent aux autres stars du club ? Vu l'importance prise par le Français dans le jeu des Gunners, il serait très dommageable pour Arsenal de laisser partir gratuitement son poumon.


Fin de saison - de carrière pour les pessimistes - pour Eduardo da Silva, 3 matches de suspension pour Martin Taylor. Deux poids, deux mesures. Les Anglais poussent loin leur vision du football et posent comme d'habitude l'engagement physique en héraut de leur championnat. Amis bouchers, bienvenue en Angleterre ! Bon, il faut reconnaître que le défenseur de Birmingham Martin Taylor n'a pas exactement commis le pire attentat jamais vu. Une semelle bien sentie lui a suffi pour briser la jambe du Croate en deux.
Une suspension bien légère au vue du préjudice subie par Eduardo. D'autant plus surprenant que la même commission a infligé à l'attaquant français de Middlesbrough, Jérémie Aliadière une peine de quatre matches pour avoir giflé Javier Mascherano, le milieu de terrain argentin de Liverpool... On se rappelle qu'en France, la saison dernière, le parisien Pierre-Alain Frau avait écopé de deux mois de suspension pour avoir blessé gravement (rupture des ligaments du genou) le sedanais Stéphane Noro. Le geste était condamnable mais le joueur n'avait aucune intention de faire mal. Apparemment, la Premier League n'avait pas envie de se passer longtemps des services de Taylor...


Si les bons résultats enregistrés après le départ de José Mourinho ont pu faire illusion, la défaite de Chelsea en finale de la Carling Cup face à Tottenham (1-2) a rappelé qu'Avram Grant était loin d'arriver à la cheville du "Special One".
La Grant supercherie L'harmonie apparente qui régnait ses derniers mois à Stamford Bridge a volé en éclat, ce dimanche à Wembley. Opposés à Tottenham en finale de la Coupe de la Ligue anglaise, les Blues de Chelsea avaient pourtant ouvert le score par Didier Drogba en première période. Mais une égalisation de Dimitar Berbatov, sur penalty (70e), et une tête plongeante de Jonathan Woodgate en prolongations (94e) sont venus les ramener à la réalité. Malgré toutes les stars du monde, Chelsea n'arrivera à rien avec un coach du niveau d'Avram Grant aux commandes. Nommé à la surprise générale en remplacement de José Mourinho, en septembre dernier, le technicien israélien a donc fini par montrer ses limites après une série de résultats positifs. Qualifié pour les huitièmes de finale de la C1, pas totalement distancé dans la course au titre et toujours en course dans les deux coupes nationales, Grant avait plutôt bien passé l'hiver malgré un effectif décimé par les blessures et la Coupe d'Afrique des Nations. Au point que la direction prolonge son contrat de quatre ans et que l'ancien sélectionneur de l'équipe d'Israël commence à s'y croire vraiment.
Meilleur football ??? "Depuis que nous avons battu Valence (en octobre), nous avons gagné beaucoup de matchs et pratiqué un meilleur football, même avec de nombreux joueurs blessés", osa Grant avant d'aller chuter à l'Emirates face à Arsenal, en décembre. "Cela montre le caractère de l'équipe. Regardez Arsenal qui a eu des blessés et ce qui leur est arrivé dans leurs derniers matchs. Ils s'est passé la même chose pour Manchester United à Bolton sans Wayne Rooney. Même Liverpool, sans Yossi Benayoun, a perdu à Reading."
En dépit de cet exercice d'auto-congratulation, la poupée russe d'Abramovich n'a pas remporté un seul de ses big crunch en Premier League contre Man U (0-2), Arsenal (0-1) et Liverpool (0-0 à Stamford Bridge), exercice favori de José Mourinho. Pas plus qu'il n'a rendu plus sexy le jeu des Blues, 7e attaque du championnat anglais et toujours aussi chiants à regarder. Et si la direction du club se félicite de ne plus avoir à subir les frasques du "Special One", le management de Grant a totalement failli depuis que le retour des blessés et des Africains lui impose de devoir trancher dans un groupe pléthorique pour aligner son onze de départ. Le boulot de base quand on coache une équipe aussi ambitieuse que Chelsea.
Feu sur la maison Blue Depuis dimanche, la maison Blue se fissure de partout. On évoque une vive altercation entre le capitaine John Terry et un des adjoints, Henk Ten Cate, le lendemain. Les joueurs écartés face à Tottenham poussent leur gueulante dans la presse. Mais s'est surtout Grant qui cristallise toutes les critiques, pour avoir caché sa composition aux joueurs jusqu'au dernier moment et aligné un 4-3-3 bancal avec Nicolas Anelka ailier gauche, Florent Malouda et Claude Makelele en tribune, Michael Ballack et Joe Cole sur le banc. Ainsi que d'avoir pris une leçon de coaching de la part de Juande Ramos et laissé Terry re-motiver seul les troupes avant le début de la prolongation. Avec une seule victoire, contre Huddersfield en FA Cup (3-1), pour une défaite, trois nuls et seulement deux buts marqués, Chelsea est donc passé complètement à côté de son mois de février. Les Blues voient le titre s'éloigner (9 points de retard sur Arsenal) et n'auront pas le droit à l'erreur en C1 après le 0-0 insipide ramené de l'Olympiakos. L'ancien marseillais consultant pour la télé anglaise Tony Cascarino a lui parfaitement résumé le sentiment général des observateurs et des fans au micro de Sky Sports : "Je ne suis pas convaincu qu'il soit encore là au coup d'envoi de la prochaine saison. Si des gars comme Michael Ballack, Joe Cole, Nicolas Anelka et Didier Drogba n'arrivent pas à faire du jeu, alors il y a un sérieux problème à Chelsea. Mais les joueurs ne suffisent pas, il leur faut un leadership." Tout est dit.


 Malgré les deux victoires consécutives de Liverpool face à l'Inter, en Ligue des champions, et Middlesbrough, en Premier League, l'animosité des fans des Reds à l'encontre des propriétaires américains du club ne faiblit pas. Le fils de Tom Hicks l'a appris à ses dépends ce week-end en se rendant samedi dans un pub proche d'Anfield. Thanks but no Yanks Depuis la prise de contrôle de Liverpool par les milliardaires américains George Gillett et Tom Hicks, en février 2007, le front anti-US fait rage sur les bords de la Mersey. Opposés par principe à ce que leur club chéri tombe aux mains des Yankees, les Scousers n'ont pas accepté que le duo remette en cause le manager espagnol Rafael Benitez après les mauvais résultats enregistrés à l'automne. Dès lors, les chants et banderoles hostiles aux nouveaux proprios, dont le fameux "Thanks but no Yanks" (merci mais pas de Yankees), se sont multipliés dans les travers d'Anfield. Et certains supporters ont même fondé le Share Liverpool FC dans l'espoir (un peu fou) de prendre le contrôle du club sur le mode des socios du FC Barcelone. Le fils de Tom Hicks, Tom Hicks Jr (original, non ?), semble pourtant avoir mal compris le message. Très mal. Après le succès des Reds sur Middlesbrough (3-2) grâce à un triplé de Fernando Torres, samedi, le malheureux est allé à la rencontre des supporters au Sandon public house, pub mythique qui vu naître Everton et le Liverpool FC, rapporte la presse anglaise. Alors qu'il avait commencé à discuter de la situation du club autour d'un verre avec quelques fans, la rumeur de sa présence a vite fait le tour du bar. Et le fiston de se faire cracher dessus par un supporteur, avant de recevoir une douche à la bière et de déguerpir sous la protection de ses gardes du corps.
Après avoir pris conscience de l'inopportunité de sa visite, Tommy a préféré minimiser l'incident sur le site du Liverpool Echo : "Je suis allé au Sandon avec quelques amis parce que je voulais me rendre depuis longtemps dans l'endroit qui a vu naître le club. Je voulais aussi avoir un discussion directe avec des supporters. Je respecte le fait que certains soient en désaccord avec nous. J'ai pu avoir des conversations constructives durant ma courte visite et je suis impatient de pouvoir les poursuivre la prochaine fois que je serais à Liverpool." Les clients du Sandon aussi...


Pas d'exploit pour nos Français de l'étranger cette semaine mais un titre glané pour trois d'entre eux. La Carling Cup, équivalent de la Coupe de la Ligue en Angleterre, a été remportée par Tottenham où évoluent Steed Malbranque, Younes Kaboul et Pascal Chimbonda. Congratulations Et les Spurs ont du se défaire de Chelsea après prolongation pour soulever la coupe. Steed Malbranque, au club depuis 2006, ajoute enfin une ligne à son palmarès, lui qui joue en Angleterre depuis 7 années maintenant. "A titre personnel, ce trophée est aussi la preuve que j'existe toujours, car j'ai l'impression que la France m'a oublié... ", a-t-il déclaré après la rencontre. Younes Kaboul, arrivé cet été en provenance d'Auxerre, est rentré en fin de match pour préserver l'avance prise au tableau d'affichage (2-1). L'international espoir, titulaire en début de saison mais désormais sur le banc depuis que Juande Ramos a pris les rênes de l'équipe, a donc participé à la fête. Tout comme Pascal Chimbonda, qui est aligné régulièrement à gauche de la défense des Spurs. L'ancien bastiais aurait même pu ouvrir le score dès la 9e minute mais la barre transversale se chargeait de repousser sa tête.
3 Frenchies du côté des vainqueurs et un malheureux à Chelsea. Nicolas Anelka, aligné d'entrée mais sur l'aile gauche, n'a jamais pu briller au cours du match et a payé le manque de jeu de son équipe. Nico était le seul Bleu des Blues. Avram Grant avait en effet choisi de se passer des services de Florent Malouda et Claude Makelele, tous deux en tribune. Saha marque On jouait aussi en Premier League ce week-end. On ne s'arrête pas pour la Carling Cup ! Et Arsenal a concédé le nulà la dernière minute face à Birmingham suite à un penalty sanctionnant une grosse bourde de Gaël Clichy. Mathieu Flamini, William Gallas et Bacary Sagna ont tous trois participé au match, marqué par la blessure choc du croate Eduardo da Silva. Patrice Evra n'a lui joué qu'une mi-temps lors de la victoire de Manchester United à Newcastle (5-1), sortant pour cause de fièvre. Louis Saha a remplacé Cristiano Ronaldo en fin de match et a eu le temps de marquer le dernier but mancunien. Gourcuff décisif En Italie, peu de choses à se mettre sous la dent pour nos Français. Patrick Vieira a fait des siennes avec l'Inter Milan, David Trezeguet n'a pas joué lors de la défaite de la Juventus face à la Reggina. Seuls motifs de satisfaction : les bons matches de Ludovic Giuly et Philippe Mexès avec la Roma contre la Fiorentina de Sébastien Frey (1-0), le tout sous l'œil de Bruno Martini, adjoint de Raymond Domenech. Yoann Gourcuff s'est signalé en offrant une passe décisive à Filippo Inzaghi pour le but de la victoire milanaise contre Palerme. De quoi lui redonner un peu le sourire.
Thuram bien seul Pas de Thierry Henry ni d'Eric Abidal côté barcelonais lors de la victoire éclatante contre Levante (5-1) et c'est bien dommage car les blaugrana ont livré une grande prestation. Franck Rijkaard les a laissés au repos dans l'optique du match de Coupe du Roi face à Valence mardi. Lilian Thuram est lui entré en jeu à la 66e minute. Robert Pires n'a pas participé au succès de Villarreal à Bilbao tandis que Florent Sinama-Pongolle est resté muet avec Huelva à Valence. Enfin le FC Séville de Julien Escudé a collé un 5-0 à Saragosse. Francky de retour Un petit tour en Allemagne et au Bayern Munich plus précisément où Franck Ribéry a fait son retour. Il a remplacé Bastian Schweinsteiger à l'heure de jeu. 30 minutes qui lui ont permis d'adresser une passe décisive à l'attention de Zé Roberto pour l'égalisation du Bayern. Willy Sagnol a suivi le match des tribunes, laissé au repos par Omar Hitzfeld.


 Samedi, à Old Trafford, huitième de finale de la FA Cup entre Manchester United et Arsenal. Les Gunners sont en train de prendre une fessée (0-4) sur la pelouse de leur rival, quand le jeune Red Devil Luis Nani se lance dans une série de jongles devant Justin Hoyte qui finit le nez dans la pelouse et se relève pour mettre un petit taquet au Portugais qui avait écœuré la défense londonienne avec deux passes décisives et un but personnel. Venu à la rescousse pour découper l'énergumène, Mathieu Flamini manque sa cible. Pas William Gallas, qui lui réglera son compte deux minutes plus tard. Sus au Nani S'en suivit une passe d'arme dans la presse entre les managers des deux clubs. Selon Sir Alex Ferguson, "Gallas aurait dû être expulsé. L'arbitre doit regarder à nouveau les images. Il a frappé Nani par derrière. Il aurait dû être expulsé." Pour Wenger, bien sûr, "Nani a été très bon mais n'avait pas besoin de jongler avec le ballon. C'est un jeune joueur et il veut montrer ce qu'il sait faire. Peut-être qu'il retiendra la leçon." Un point sur lequel il fut rejoint par SAF : "Je ne crois qu'il doive faire ça, il n'en a pas besoin." En septembre dernier, nous avions déjà évoqué sur ce blog le cas du brésilien Kerlon, victime d'un coup de coude dans le championnat brésilien pour avoir réalisé son dribble de la Foquina (série de jonglage de la tête où le défenseur ne peut pas vraiment intervenir) aux abords de la surface adverse. L'agresseur avait écopé d'une amende ainsi que de cinq matchs de suspension. Coupable d'un geste moins violent, Gallas a lui été épargné par la Ligue anglaise. Mais une question persiste : peut-on encore chambrer sur un terrain de football professionnel ? Règle implicite Gestes courants jusque dans les années 70, voire 80, les dribbles d'humiliation semblent aujourd'hui bannis des terrains, comme si une règle implicite interdisait aux joueurs doués de tenter un geste technique dans l'unique but de foutre les glandes à son vis à vis. On a ainsi vu le Bordelais Franck Jurietti vertement tancer les Caennais, accusés de s'être pris "pour des Maradona" lors de leur net succès sur les Girondins (5-0). "Ils nous ont pris pour des cons, et je les attends au match retour", menaçait même le défenseur.
L'ancien attaquant anglais Duncan McKenzie, coutumier du fait dans les années 70, a donné sa vision des faits au Guardian. "J'ai bien ri. Je trouve que ce que Nani a fait était très plaisant à regarder. Ça fait plaisir de voir un peu de technique individuelle. Mais je peux aussi comprendre le point de vue de Ferguson et Wenger, pour être honnête. Le monde a changé et ce genre de truc n'est plus aussi prévalant que dans les 70's. A l'époque, les défenseurs nous mettaient la misère et ils méritaient largement qu'on leur rende la pareille de temps en temps. C'était notre revanche. Mais aujourd'hui, tous les matchs sont des gros matchs." Si on peut comprendre qu'un footballeur n'apprécie que modérément de se faire mettre en boîte par un adversaire, justifier le recours à des gestes violents pour punir les contrevenants n'est pas pour autant tolérable. D'autant qu'il y a bien d'autres fléau - comme les simulations, les coups de coudes ou les contestations - autrement plus importants à traiter dans ce sport. Le show de Nani : Le coup de sang de Gallas :


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