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Arsenal : Quel avenir pour William Gallas ? Ecarté de l'équipe le week-end dernier et déchu de son statut de capitaine du club au profit de Cesc Fabregas suite aux querelles de vestiaires rendues publiques dans son autobiographie, William Gallas devrait réintégrer le onze de départ d'Arsenal, ce mardi en Ligue des champions. Mais l'avenir du Français, pris en grippe par la presse anglaise, demeure remplit d'incertitudes.Le point de rupture Birmingham, en février dernier. Un peu plus tôt dans le match, l'attaquant croate Eduardo da Silva s'est fait briser la jambe par un certain Martin Taylor. Les Gunners sont sous le choc. Gaël Clichy concède un penalty. Gallas, lui, pète une durite et va s'asseoir au milieu de terrain (voir photo) pendant que le tir de réparation est exécuté. Une attitude qui lui n'aura jamais vraiment été pardonné par la presse, les supporters d'Arsenal et, dit-on, une partie du vestiaire. Depuis ce jour, Gallas est en sursis. Plus rien ne lui ait passé. Et c'est sans surprise que la cocote minute a explosé en ce mois de novembre, suite aux propos tenus par le joueur à l'encontre de certains de ses coéquipiers. Mis en cause sans être cités mais reconnu par tous, Robin van Persie et Samir Nasri en ont donc pris pour leur grade dans l'autobiographie de Willy. Rien de bien méchant, me direz-vous. Une sincérité même louable dans un monde aseptisé où on se plaint assez souvent de la langue de bois. Sauf que l'international français est tout sauf irréprochable sur le terrain, et que la mentalité anglaise ne tolère pas qu'un capitaine digne de ce nom lave son linge sale en public alors que son club traverse une période difficile. Arsène Wenger n'a donc eu d'autre choix de que d'écarter Gallas le week-end dernier. Et Arsenal a chuté lourdement à Manchester City (0-3). En l'absence de Kolo Touré, Wenger a annoncé que Gallas retrouverait sa place ce soir face au Dynamo Kiev. "William est un joueur et un homme que je considère. J'ai un grand respect pour lui et je l'apprécie personnellement. Il travaillait en tant que capitaine sous une pression considérable. Et à un certain moment, vous ne voulez pas que cette pression l'affecte, lui ou l'équipe", a déclaré le manager français, espérant que le fait de perdre le brassard et les responsabilités qui vont avec pourraient marquer un "nouveau départ" pour l'ancien joueur de Chelsea. Reste à savoir si ce dernier résistera à la foudre des tabloïds, qui risque de ne plus le lâcher. Le week-end des Français de l'étranger : Anelka marche sur l'eau
A suivre ce week-end : Lyon - Bordeaux, le derby romain, Madrid en péril et Man U vs Rory Delap La Ligue 1 pourrait connaître un premier tournant dimanche avec la visite des Girondins à Gerland qui pourrait voir l'OL prendre neuf longueurs d'avance sur son dauphin de la saison dernière en cas de succès. En Série A, la Roma accueille son voisin et ennemi de la Lazio la peur au ventre. Du côté de la Liga, le Real Madrid de Bernd Schuster joue lui très gros en déplacement à Valladollid. Outre-Manche, Manchester United, qui reçoit Stoke City, tentera de résister aux redoutables touches longues de Rory Delap.Bordeaux pour rester en course Après le Bordeaux - Marseille (1-1) de la 5e journée, le championnat de France s'offre ce week-end un deuxième choc entre les plus sérieux prétendants au titre (dimanche 21h sur Canal Plus). Avec quatre et six points d'avance sur les Olympiens et les Girondins, Lyon a l'occasion de frapper un grand coup en s'imposant face à un concurrent. Certes, les hommes de Laurent Blanc ne seraient pas hors course en cas de défaite. Mais un retard de neuf points commencerait à faire beaucoup. L'an passé, le titre s'était d'ailleurs joué en grande partie dans les confrontations directes, Bordeaux ayant perdu deux fois face à l'OL pour terminer à quatre unités du septuple champion de France au classement final. 11e équipe à l'extérieur, Bordeaux va donc devoir sortir le grand jeu pour déjouer les pronostics et gratter au moins le nul sur la pelouse de Gerland, objectif reconnu cette semaine par Marouane Chamakh : "Même prendre un point chez eux ce serait bien, il ne faut pas les laisser partir devant au classement." Pour lancer les hostilités, le président lyonnais Jean-Michel Aulas a de son côté fait de part de son intérêt pour la perle bordelaise Yoann Gourcuff, prêté par le Milan AC : "Evidemment, c'est un joueur qui intéresse l'Olympique Lyonnais, je dirais quel que soit le prix. C'est vraiment un joueur de grand talent et qui a son avenir devant lui. Je ne dis pas ça pour concurrencer Bordeaux. N'importe quel grand club serait intéressé." Totti privé de derby ? Chaud par définition, le derby Roma - Lazio programmé dimanche (21h sur Canal Plus Sport) prend une tournure encore plus dramatique avec la situation périlleuse de la Louve, 17e avec un petit point d'avance sur la zone de relégation. Déjà privés de Aquilani, Montella (blessés) et Pizarro (suspendu), le coach Luciano Spalletti risque en plus de devoir se passer de son capitaine Francesco Totti, qui a dû quitter l'entraînement vendredi en raison de douleurs au genou. Rien de très rassurant à l'heure d'affronter une Lazio qui réalise une entame de championnat canon (5e à deux longueurs des leaders). Le Real en quête de rachatSale temps pour le Real Madrid. Battus deux fois par la Juve en C1, éliminés de la Coupe du Roi par un club de D3 (Real Union), peu convaincants en championnat et abonnés à l'infirmerie (Pepe, Metzelder, Diarra, De la Red, Robben), les Merengue ont en prime enregistré le forfait de Ruud van Nistelrooy pour le reste de la saison. L'entraîneur allemand Bernd Schuster sera-t-il démis de ses fonctions en cas de défaite à Valladollid (samedi 20h25 sur Canal Plus Sport), comme l'a affirmé la presse espagnole cette semaine ? Les réunions de crise se sont en tout cas multipliées. Et les joueurs devront montrer sur le terrain que le soutien affiché à "Bernardo" dans les journaux n'est pas que de façade. Man U attend Delap Nouvelle terreur de la Premier League avec ses touches longues de quarante mètres qui ont été à l'origine de 7 des 13 buts de Stoke City, Rory Delap fera trembler ce week-end le public d'Old Trafford (samedi 15h). Les joueurs de Manchester United se sont donc préparés à répondre à la menace. "On a travaillé là-dessus, bien sûr, et on a une ou deux idées", a expliqué Edwin van der Sar. "Il faut toujours se concentrer sur les coups de pieds arrêtés adverses, normalement les corners et les coups francs. Mais là ce sont des touches longues, donc c'est une différente approche." Rory Delap, le roi de la touche longue A l'origine de 7 des 13 buts inscrits par Stoke City en Premier League, l'obscur Rory Delap est devenu la nouvelle terreur des défenses du championnat d'Angleterre. Dernière victime en date, Arsenal, battu (1-2) sur deux long throws de l'international irlandais, peut en témoigner. Le début d'une nouvelle tendance ?Si on évoque souvent l'importance des coups de pieds arrêtés dans le football moderne, que dire des touches longues de Rory Delap. Capable d'envoyer le ballon à près de 60 km/h sur une distance de 40 mètres, avec une trajectoire tendue qui complique la tâche du gardien de but, ce joueur de 32 ans jusque-là inconnu du plus grand public est devenu en quelques semaines une star du web, où les vidéos qui lui sont dédiées explosent les compteurs de visites, ainsi qu'un véritable casse-tête pour les adversaires. "Je pense qu'il envoie le ballon mieux avec ses mains qu'avec son pied, c'est fantastique. Je n'ai jamais rien vu de tel, 10 mètre après le milieu de terrain, ce gars envoie le ballon dans la surface. Ce n'est peut-être pas du beau football, mais c'est efficace", a reconnu le manager de Chelsea Luiz Felipe Scolari, qui a lui échappé au facteur Delap, forfait face aux Blues. Ancien lanceur de javelot, ce "Juninho de la touche longue" va sans doute faire des émules. Encore faut-il trouver des gaillards possédant les caractères physiques pour réaliser de telles prouesses. Tottenham se remet à l'heure anglaisePosté par Aurélien le 28.10.08 à 15:29 | tags : premier league
Welcome Harry Redknapp! C'est avec soulagement que les fans de Tottenham ont appris l'arrivée au club de l'expérimenté entraineur britannique il y a trois jours. Victorieux pour la première fois de la saison dès le lendemain de l'éviction de Juande Ramos, les Spurs ont validé ce choix sur le terrain. Avant de le commenter en coulisses
Fini l'ouverture à l'ouest et les expériences espagnoles, place à la bonne vieille méthode anglaise et à son représentant le plus fidèle, Harry Redknapp, débauché à Portsmouth. Forte tête, rusé et souvent vulgaire, le manager de 62 ans est capable de gérer des gaillards tels que Paolo Di Canio ou de découvrir des talents comme Franck Lampard, Rio Ferdinand ou Joe Cole (époque West Ham). Bien calé dans la roue des 5 premiers avec son équipe de Portsmouth, Harry lâche la course en route et prend un dernier pari dans sa carrière. Tout cela sans s'attirer les foudres des supporters ni de son désormais ex-président, c'est dire l'aura du bonhomme.
Malgré tout, le manager aime bien rameuter auprès de lui quelques uns de ses chouchous.A peine deux jours après son arrivée aux manettes du club, les rumeurs de transferts de Lassana Diarra, son disciple à Portsmouth, Sylvain Distin ou encore David Beckham affluaient de toutes parts. Redknapp tisse des liens forts avec ses joueurs. Distin en convenait facilement l'été dernier lors de son transfert à Pompey. "Je suis venu pour lui. J'aime sa façon de nous responsabiliser et de nous prendre pour des grands garçons". Avec Harry, la motivation et l'esprit guerrier prend largement le pas sur l'aspect tactique et le suivi alimentaire des joueurs. Au plus grand plaisir du capitaine King, repris par le Daily Star. "Harry nous a donné confiance. Il a dit qu'il y avait des joueurs brillants dans l'équipe, qu'il croyait en nous. C'est comme s'il avait enlevé la pression de nos épaules. Et on a joué avec plus de liberté (contre Bolton). On aurait dit du bon vieux Tottenham". C'est exactement le but de la manoeuvre. Welcome Harry Redknapp! Tottenham : Mieux vaut en rire... Bon dernier de la Premier League avec 2 points au compteur, Tottenham est toujours à la recherche de sa première victoire en championnat. Battue coup sur coup par deux promus (Hull et Stoke), la formation dirigée par Juande Ramos réalise un début de saison chaotique qui devient franchement risible pour un des clubs les plus actifs du marché des transferts estival. Une situation qui a inspiré la rubrique football du Guardian, qui a compilé les 25 blagues raillant les Spurs. En voici quelques unes :"Je jouais au Scrabble et j'ai eu assez de lettres pour placer 'Tottenham Hotspur Football Club'. J'étais dégoûté quand je me suis rendu compte que ça ne rapportait que deux points." "J'ai rencontré un fille vraiment vicieuse la nuit dernière. 'Humilie-moi', m'a-t-elle dit... Du coup, je lui ai acheté un maillot de Tottenham." "Je reviens tout juste du kiosque à journaux où j'ai acheté le magazine de Tottenham Hotspur. Dieu soit loué, ils avaient des mags porno pour le cacher à l'intérieur." "Lorsque Vedran Corluka a repris conscience dans l'ambulance en quittant le Britannia Stadium (de Stoke City) dimanche, il ne savait plus qui il était. Lorsque un médecin lui a dit qu'il jouait pour Tottenham, il est tombé dans le coma." "Quelle est la différence entre le Yeti et la défense des Spurs ? Le Yeti a été aperçu à plusieurs reprises." "Après qu'il a quitté San Siro, on a demandé à José Mourinho s'il allait les Spurs à sortir de la crise. Il s'est retourné et a déclaré : ‘Impossible, je ne suis pas aussi spécial que ça'." Pour nos amis anglophones, la suite sur le site du Guardian Le week-end des Français de l'étranger : Le cauchemar de CoupetPosté par Edouard le 06.10.08 à 16:29 | tags : arsenal, atletico, chelsea, fc barcelone, les français de l'étranger, liga, premier league, série a
Titulaire samedi lors du choc de la 6e journée de la Liga entre le FC Barcelone et l'Atletico Madrid, Grégory Coupet gardera un souvenir atroce du Nou Camp. Six buts encaissés, dont les trois premiers en cinq minutes, l'ancien lyonnais était aux premières loges pour assister à leçon donné par les Blaugrana à l'équipe sensation de ce début de saison. Sans être considéré comme le coupable principal du naufrage des Rojiblancos, Coupet, comparé par Marca à un "arbitre de tennis qui suit la balle du regard" sur le but de Gudjohnsen, n'a pas gagné des points dans son duel avec Leo Franco, le portier avec qui il partage le poste de titulaire.Son partenaire et compatriote Florent Sinama-Pongolle s'est lui battu tout seul à la pointe de l'attaque dans ce match à sens unique. Dans le camp adverse, Eric Abidal en a profité pour livrer une prestation solide, et Thierry Henry, entré en cours de jeu, y est allé de son but à la conclusion d'un joli mouvement catalan. "C'est la première fois que je vois une telle communion entre les joueurs et entre le public et l'équipe. Tout le monde était content", s'est même félicité Titi, plutôt habitué aux sifflets et autres mouchoirs blanc depuis son arrivée au Barça. Anelka - Malouda, tout va De nouveau titulaire grâce à la blessure de Didier Drogba, Nicolas Anelka n'a pas loupé l'occasion d'ajouter une unité à son compteur but avec Chelsea contre Aston Villa (2-0) . Très actif avant de sortir à la pause, il aurait également pu marquer sur une frappe repoussée par la barre de Friedel. Tout comme Florent Malouda, qui s'est signalé d'une belle tentative de demi-volée et enchaîne les performances sous le maillot des Blues. Arsenal et les chats noirs En déplacement chez les Black Cats de Sunderland, les french gunners n'ont pas réussi à effacer la défaite subie la semaine passée devant Hull City (1-2). Dans ce match où sept français ont foulé la pelouse (dont six en tant que titulaires), on notera le bon match de Malbranque, un Djibril Cissé esseulé en pointe et un Sagna pas au top côté Arsenal, qui fait du surplace au classement avec ce match nul (1-1). Traoré déjà mûr Armand Traoré, le jeune arrière gauche français prêté à Portsmouth par Arsenal, a realisé un match énorme lors de la victoire de Pompey sur Stoke (2-1). Qualifié d'homme du match par la plupart des médias anglais, le joueur âgé de 18 ans a "terrorisé le côté droit de Stoke avec une série de raids", dixit le site internet de Skysports. Avec Abidal, Evra, Clichy, Mathieu et, donc, Traoré, la France ne manque pas de solutions pour le flanc gauche de sa défense pour les années à venir. En bref Jérémy Aliadière a offert la victoire à Middlesrough sur la pelouse de Wigan (0-1), en marquant sur une action initiée par Didier Digard. Bonnes nouvelles pour l'équipe de France : Patrick Vieira et Franck Ribéry étaient tout deux titulaires ce week-end. Philippe Mexès aussi, sauf que le Romain est retombé dans ses vieux travers en se faisant expulser pour deux cartons jaunes. Le week-end des français de l'étranger : Henry buteur polémiquePosté par Edouard le 29.09.08 à 14:57 | tags : arsenal, chelsea, fc barcelone, les français de l'étranger, liga, premier league
Enfin titulaire, qui plus est dans l'axe de l'attaque barcelonaise, après une série de matchs sur le banc, Thierry Henry a inscrit son premier but de la saison en championnat lors du derby face à l'Espanyol qui se disputait samedi à Montjuic (2-1). Un but (79e) un peu chanceux, le Français bénéficiant d'un contre favorable sur une sortie de Kameni, et surtout hyper important pour le Barça qui était mené au score par son rival local depuis la 19e minute.Problème, TH se retrouve au cœur d'une polémique, avec d'autres joueurs, pour avoir fêté intempestivement leurs buts devant les supporters blaugrana. Dont certains, les encombrants Boixos Nois, avaient un peu plus tôt jeté des fumigènes en direction du public de l'Espanyol, provoquant l'interruption du match. "C'était un derby. Et j'ai célébré mon but avec la même rage qu'à Arsenal", s'est justifié un Henry décidément pas verni depuis son arrivée en Catalogne. Arsenal a mal au Hull Euphoriques depuis quelques semaines, les Gunners d'Arsenal sont redescendus sur terre ce week-end en chutant à domicile devant Hull City (1-2). Les Londoniens menaient pourtant au score, mais ont laissé les promus revenir par Geovanni, puis prendre l'avantage sur un coup de boule de Daniel Cousin, sur corner. Battu sur l'action, William Gallas en prend encore pour son grade dans la presse anglaise, même si la déroute des Canonniers fut collective. Malouda en confiance Egalement opposé à un promu, Chelsea n'a en revanche pas tremblé face à Stoke City (2-0), avec un Florent Malouda titulaire et à créditer d'une bonne prestation et à deux doigt de trouver le chemin des filets sur une frappe déviée sur la barre par Thomas Sorensen. Nicolas Anelka, entré en cours de jeu, a de son côté inscrit son 3e but de la saison. Les Blues récupèrent du coup le fauteuil de leader de la Premier League. En bref Djibril Cissé a ouvert le score pour Sunderland, battu à Aston Villa (1-2), sur une ouverture de Steed Malbranque. Les français de Portsmouth ont fait bonne figure face à Tottenham, notamment Lassana Diarra, énorme jusqu'à son exclusion, et le jeune Armand Traoré, dont une frappe repoussée par Gomes est à l'origine du but de Peter Crouch. Philippe Mexès a effectué un retour convaincant sous le maillot de l'AS Rome, qui a regoûté à la victoire devant l'Atalanta (2-0). Stamford Bridge plie mais ne rompt pas Manchester United et son Coréen Ji-Sung Park ont bien failli mettre un terme, ce dimanche, au record d'invincibilité de Chelsea à domicile en Premier League. Jusqu'à ce qu'un coup de tête de Salomon Kalou ne vienne remettre les deux équipes à égalité (1-1) à 11 minutes du terme de la rencontre.L'héritage de Mourinho Cela fait donc désormais 85 matchs que les Blues n'ont pas chuté devant leur public de Stamford Bridge. Un série démarrée il y a plus de quatre ans, le 20 mars 2004, et entretenue par quatre entraîneurs : Claudio Ranieri, Jose Mourinho, Avram Grant et aujourd'hui Luiz Felipe Scolari. Mais c'est bien sûr au coach Portugais que revient la majeure partie du mérite. Sous son règne, Chelsea a d'ailleurs empilé toutes sortes de records en Angleterre. Du maximum de points pris sur une saison (95), au plus petit nombre de buts concédés (15), en passant par le plus grand nombre de victoires (29) ou de clean sheets (25), ces matchs sans but encaissé qui font la fierté des gardiens. Avant de prendre en main les Blues, le "Special One" était déjà invaincu à domicile depuis deux ans avec le FC Porto. Et il n'a pas encore connu de revers à San Siro à la tête de l'Inter Milan. La dernière défaite à la maison du Lusitanien en championnat remonte ainsi à février 2002, lors d'un match où Porto s'était incliné face à Beira Mar (2-3). "Nous avions terminé à neuf, Carvalho et Deco avaient des cartons rouges", racontera plus tard Mourinho à la presse anglaise. "Nous avions perdu parce que nous voulions gagner." Man U n'était pas loin Pour établir un tel record, qui relègue bien loin les 63 matchs établis par Liverpool entre 1978 et 1980, il faut bien sûr du talent, une grande force mentale et pas mal de chance, dans un sport aussi incertain que le football, où un exploit, une erreur individuelle, un coup de sifflet malencontreux ou une motte de terre suffisent parfois à faire basculer un match. Mais la réussite est toujours resté du côté des Blues, comme lors du Chelsea - Middlesbrough (1-0) du 30 mars dernier où les montants de Carlo Cudicini tremblèrent à trois reprises. Dimanche, il aura également fallu le concours d'une équipe de Manchester United encore une fois inconsistante en seconde période pour empêcher que la forteresse ne tombe enfin. Récoltant 5 de leurs 7 cartons jaunes après la pause, les hommes de Sir Alex Ferguson ont gâché le travail réalisé en première mi-temps, comme face à Liverpool (1-2) une semaine plus tôt. Les "Invincibles" d'Arsenal restent donc la dernière formation à s'être imposée à Stamford Bridge, le 21 février 2004 (2-1). Prenons donc les paris : quelle équipe mettra un terme à la série d'invincibilité de Chelsea ? Le calendrier de Chelsea à domicile en Premier League : Rosicky pas encore à la retraite Eloigné des terrains depuis le mois de janvier, le milieu d'Arsenal Tomas Rosicky tarde à se remettre d'une vilaine blessure au genou qui l'a privé de l'Euro 2008. Si l'intéressé a démenti les rumeurs annonçant la fin prématurée de sa carrière de footballeur, Arsène Wenger a concédé que "Little Mozart" pourrait rester sur la touche encore quelques mois.Mou du genou "Il est encore loin de pouvoir rejouer. Il n'y a pas eu de vraie rechute, mais l'évolution (de sa blessure) est très lente", a reconnu le boss des Gunners sur le site officiel du club. "Il n'y a rien d'inquiétant, mais la durée de son absence sera plus longue que prévue. Il est très difficile de prédire à la semaine près combien de temps ça prendra. Mais j'ai bon espoir qu'il retrouve la forme d'ici Noël." Un cadeau qui ne serait pas superflu vu le manque d'épaisseur de l'effectif d'Arsenal, qui a s'est tout de même imposé ce week-end à Bolton (3-1) sans Samir Nasri, Abou Diaby et Michael Silvestre. Interrogé par la presse tchèque, qui commence à sérieusement s'inquiéter de l'avenir de la star de la sélection, Rosicky a lui aussi voulu se montrer rassurant. "Je peux soulever des poids et faire d'autres exercices. Quand j'ai commencé à retoucher le ballon et à faire des changements de direction, le genou a mal réagit. (...) Ça ne veut pas dire pour autant que je dois mettre un terme à ma carrière. Je ne sais pas comment on a pu écrire ça. Je ne l'ai évoqué avec personne. Cette info vient probablement du fait que je devais faire mon retour en septembre, ce qui a échoué." Une bonne nouvelle, tout de même, pour le club londonien, le buteur Croate Eduardo Silva n'a lui pas rencontré de soucis dans son travail de reprise. "Il est sur la bonne voie, et on pourrait avoir une très bonne surprise car il est en avance sur son planning", s'est réjoui Wenger. Illustration : Privé d'Euro 2008, Rosicky devrait encore être éloigné des terrains pour quelques moins (Sipa) Premier League : Le bonnet d'âne pour TottenhamPosté par Edouard le 16.09.08 à 18:32 | tags : premier league
Un point en quatre matchs. Tel est le triste bilan des éperons chauds (hotspurs) de Tottenham, qui ferment la marche en championnat d'Angleterre après leur dernière défaite à domicile devant Aston Villa (1-2), lundi. Une entame guère brillante pour l'entraîneur espagnol Juande Ramos, chargé de hisser le club londonien dans le big four de la Premier League mais qui a vu ses deux buteurs (Berbatov et Keane) rejoindre cet été la concurrence.Ramos rame Arrivé il y a un an à peine en remplacement de Martin Jol, alors victime d'un début de saison catastrophique, Juande Ramos aurait pu être le Eric Gerets de Tottenham. Sans parvenir à redresser totalement la barre en championnat, celui qui avait mené le FC Séville au doublé en Coupe de l'UEFA terminait la saison avec une Coupe de la Ligue en poche, remportée qui plus est face à Chelsea (2-1). Bref, tout semblait annoncer un exercice 2008-2009 radieux pour les Spurs. Oui mais voilà, il aura donc suffit de quelques journées de championnat pour que le beau projet de Ramos vole en éclat. Le temps d'enchaîner trois défaites (Middlesbrough, Sunederland et, donc, Aston Villa) contre un nul face à Chelsea (1-1). Le pire départ du club depuis 30 ans. Dur retour à la réalité pour un club qui fanfaronnait après avoir étrillé le Borussia Dortmund (3-0) ou l'AS Rome (5-0) en matchs de préparation. Et s'est montré très actif sur le marché des transferts avec les renforts de Luka Modric, Giovani Dos Santos, Roman Pavlyuchenko, Vedran Corluka ou Gomes. Un curieux mercato Si Juande Ramos a dans le même temps liquidé ceux qu'ils considéraient comme les brebis galeuses du groupe (Younes Kaboul, Pascal Chimbonda ou Paul Robinson), le technicien ibère n'avait en revanche peut-être pas prévu de perdre Robbie Keane ET Dimitar Berbatov. Deux joueurs qui ont inscrit 30 buts à eux deux en championnat l'an passé. Tottenham se retrouve du coup avec des caisses pleines (la vente du duo a rapporté 78 millions d'euros). Mais il y a comme un problème de stratégie dans les choix de la direction. Ramos demande lui un peu de patience. "Cela ne fait que quatre matchs. C'est encore le début. Nous avons eu peu de temps pour nous préparer. Corluka, Pavlyuchenko et Campbell sont arrivés le jour de la clôture du marché des transferts. Nous avons une jeune équipe pleine de qualité. Il nous faut un résultat positif pour nous relancer." Ce sera peut-être ce jeudi en Coupe de l'UEFA face au Wisla Cracovie. Ou jamais. Illustration : Juande Ramos (à gauche) battu par Martin O'Neill, rien na va plus pour les coaches en costard (Sipa) Liverpool 2-1 Manchester United : Benitez tape enfin Fergie Premier gros choc de l'édition 2008-2009 de la Premier League, le duel entre les deux pires ennemis d'Angleterre n'aura comme souvent pas accouché d'un grand match. Toujours est-il qu'on a assisté à un petit événement, la première victoire de Liverpool face à Manchester United depuis 2004. Un succès arraché en seconde période par Ryan Babbel (77e) qui permet aux Reds d'occuper la tête du classement et de compter 6 points d'avance sur leur grand rival avant d'affronter l'OM, mardi en Ligue des champions. La première de Berbatov A chaque début de saison, les fans de Liverpool se posent deux questions : leur équipe va-t-elle enfin jouer le titre en championnat, 18 ans après son dernier sacre, et battre son grand rival de Manchester United, ce qu'elle n'a plus fait à Anfield en Premier League depuis 2001 (3-1) ? Il est un peu tôt pour répondre à la première, même si les chances des Reds seront encore minces cette année. Mais son entraîneur espagnol, décrié pour ses résultats médiocres contre les autres membres du big four, pourra désormais se targuer d'avoir battu au moins une fois Sir Alex Ferguson en championnat. Au vu de la première période, on ne donnait pourtant pas cher de la peau des Scousers. Rétablis mais pas en état de débuter, Steven Gerrard et Fernando Torres voyaient leurs partenaires plier dès la 3e minute de jeu sur un but de Carlos Tevez, servi en retrait par la nouvelle recrue de MU, Dimitar Berbatov, dont la technique et le jeu dos au but amènent une vraie plus value aux Red Devils. Un joueur d'un autre calibre que son ancien partenaire de Tottenham, Robbie Keane, plus gros transfert des Reds à l'intersaison (30 millions d'euros), attaquant méritant mais sans génie. Babbel brise la malédiction Battu sans marquer le moindre but lors de ses cinq dernières confrontations avec son grand rival du nord de l'Angleterre, Liverpool a donc du se sortir les tripes pour démentir la résignation qui gagne le Kop au fil des ans. Faute de pouvoir faire la différence dans le jeu, les Reds se sont battus et ont mis à profit les erreurs de l'adversaires, comme ce corner relâché par Edwin van der Sar que Dirk Kuyt n'arrivait pas à convertir à bout portant (12e), ou ce tir contré de Xabi Alonso que le portier néerlandais repoussait sur le genou de Wesley Brown, qui marquait contre son camp (1-1, 26e). En seconde période, la formation de Benitez domina en revanche les débats face à des Mancuniens étrangement apathiques. Mais c'est encore une erreur de la défense de MU qui permis à Kuyt de récupérer un ballon dans la surface, après une percée de Javier Mascherano, pour offrir le but de la victoire à Ryan Babbel, entré en cours de jeu, qui fusillait van der Sar (77e). Plus entreprenant, Liverpool n'aura toutefois pas volé sa victoire, avec 7 tirs cadrés contre 2 à Manchester, qui n'aura inquiété Reina après la pause que sur une tentative de lob de 35 m de Ryan Giggs (70e). MU est encore en rodage, et le retour dans le groupe de Cristiano Ronaldo, mercredi en Ligue des champions, ne sera pas du luxe. Illustration : Perdre contre Betinez, Ferguson préfère ne pas voir ça (Sipa) Premier League : Des managers sous pression
Le week-end des Français de l'étranger : Nasri à l'heure anglaise Les Frenchies d'Arsenal se sont encore montrés à leur avantage lors de leur nette victoire face à Newcastle (3-0), samedi. Très actif au milieu de terrain, Samir Nasri a en prime fait la connaissance de Joey Barton. Tout juste sorti de prison, l'agresseur d'Ousmane Dabo a mis une énorme tacle, physique mais licite, à l'ex-marseillais dès son entrée en jeu. Mais Nasri ne s'est pas laissé impressionner par le rictus de Barton et s'est fait vengeance dans la foulée en lui adressant un croche-patte volontaire.Si Kevin Keegan, le manager de Newcastle, et son homologue Arsène Wenger n'ont pas apprécié l'attitude du Français, sanctionnée d'un carton jaune, sa réaction démontre qu'il a déjà pris la mesure de l'engagement propre au football anglais. Et elle a ravi les fans d'Arsenal, qui voient en lui le nouveau Robert Pires. "On connaît le gars", a résumé son partenaire Gaël Clichy au sujet de l'incident. "Il a voulu faire quelque chose pour son match de reprise, et je ne veux pas en parler. Mais Samir a bien fait et je suis fier de lui." Il devra tout de même faire attention à ses jambes au match retour. Pour le reste des Français évoluant en Premier League, pas grand chose à signaler. Nicolas Anelka a livré une prestation moyenne avec Chelsea contre Tottenham (1-1), alors que Florent Malouda est resté sur le banc. Djibril Cissé a connu un match difficile avec Sunderland face à Manchester City (0-3). Bernard Mendy est entré en cours de match lors de la déroute de Hull City devant Wigan (0-5). Younes Kaboul, Sylvain Distin et Lassana Diarra ont eux été plus heureux avec Portsmouth, qui s'est imposé sur la pelouse d'Everton (3-0). A noter, la titularisation du jeune arrière gauche français prêté à Pompey par Arsenal, Armand Traoré. Première pour Coupet Du côté de la Liga, qui reprenait ce week-end, Grégory Coupet a enfin pu débuter un match officiel dans les cages de l'Atletico Madrid, gardés par Leo Franco lors du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions. L'ancien lyonnais n'aura pas eu beaucoup de boulot mais a gardé sa cage inviolé pendant que ses partenaires mettaient à mal la défense de Malaga (4-0), avec notamment un but de Florent Sinama-Pongolle, entré à la place d'Agüero. Le Barça a lui chuté chez un promu, Numancia (0-1), pour sa première sortie de la saison. Coupable sur le but, comme le reste de la défense blaugrana, Eric Abidal évite au moins les critiques de la presse catalane adressées à Thierry Henry, qui n'a pas montré grand chose sur son côté gauche jusqu'à son remplacement à l'heure de jeu par Bojan Krkic. En Italie, la reprise a également été calme. Privée de Trezeguet, la Juve a dû concédé le nul face à la Fiorentina (1-1), notamment à cause d'un Sébastien Frey vigilant. Auteur d'un bon match, Mathieu Flamini n'a lui pu empêcher la défaite du Milan AC face au promu Bologne (1-2). Enfin, Philippe Mexès était bien sûr titulaire au sein de la défense de l'AS Roma, qui aurait pu s'imposer devant Naples (1-1) si la nouvelle recrue Jérémy Menez, entré à la place de Cicinho, avait eu plus de réussite devant le but. Vidic : "Bienvenue chez les Rosbeefs" Jouer en Premier League, c'est le top. L'argent coule à flot, les stades sont pleins à craquer, le niveau de jeu élevé, les fans plutôt fidèles et respectueux envers les joueurs de leur équipe. Bref, un paradis pour footballeur. Sauf si on commence à faire une fixette sur les particularités de la vie anglaise. Ce qui semble être le cas du défenseur serbe de Manchester United Nemanja Vidic, qui s'est complètement lâché dans une interview accordée au magazine russe Football Weekly qui a vite fait le tour des médias anglais.La ville de la pluie "Je ne resterai jamais vivre en Angleterre, c'est certain", a expliqué le partenaire de Rio Ferdinand au sein de la charnière centrale des Red Devils. "Le climat est spécial ici. Tu as seulement droit à un petite éclaircie avant que les nuages reviennent. Les hivers sont doux, mais l'été les températures moyennes dépassent à peine les 20 degrés, et il pleut, pleut, pleut." "En Angleterre, on dit que Manchester est la ville de la pluie", poursuit celui qui a passé 18 mois au Spartak Moscou avant de rejoindre MU. "Son attraction principale est le panneau d'horaire de la gare, où les trains partent pour d'autres villes moins pluvieuses." Mais au delà du sale temps, ce qui gonfle Vidic, c'est aussi la mentalité locale. "Les gens ne prennent pas le temps de profiter de la vie. Ils travaillent dur toute la semaine. Ils ne parlent que durant leur pause déjeuner. Ensuite, le soir ils rentrent à la maison et regarde la télé, comme ça ils peuvent se lever tôt pour travailler le lendemain." Le rêve espagnol A peine dépatouillé du cas Cristiano Ronaldo, qui ne cache pas non plus son désamour pour la vie en Angleterre, Sir Alex Ferguso va donc devoir gérer le raz le bol d'un des autres éléments clés de l'équipe. Même s'il est très peu probable que les velléités de départ de Vidic se concrétise dès cet été. "Dans le futur, je voudrais découvrir un autre grand championnat. Je pense à l'Espagne", a précisé le Serbe. "Au moins, je ne pourrais de raisons de me plaindre du temps." Et encore, Nemanja a eu la décence de ne pas faire de commentaire sur la gent féminie locale, comme l'ancien joueur de Barnsley (1997-2000) Georgi Hristov qui, rappelle le Times, avait déclaré en son temps : "Les filles d'ici sont bien plus moches que celle de Belgrade ou Skopje, la capitale de la Macédoine dont je suis originaire. Nos femmes sont bien plus belles, elles ne boivent pas autant de bières que les filles de Barnsley, ce que je n'apprécie pas du tout." La classe. Le week-end des français de l'étranger : Cissé revitPosté par Edouard le 25.08.08 à 16:42 | tags : arsenal, chelsea, les français de l'étranger, premier league
Barré au sein de l'attaque marseillaise par Mamadou Niang et Bakari Kone, malgré six buts inscrits en matchs de préparation, Djibril Cissé n'a pas manqué ses débuts sous le maillot de Sunderland, qui se déplaçait samedi à Tottenham. Entré en jeu à la 66e, le Français a donné la victoire aux Black Cats d'un coup de boule smashé (83e), signant là le premier succès du club à White Heart Lane en championnat depuis 30 ans. Que demandez de plus."Je veux faire de mon mieux pour que ce prêt devienne un transfert définitif", s'est empressé de déclarer Cissé, ravi de travailler sous les ordres de l'ancien aboyeur de Manchester United, Roy Keane. "J'avais quelque options mais j'ai choisi Sunderland à cause du manager. Le club a de grandes ambitions et de vrais bons joueurs." A noter que Steed Malbranque, qui a lui quitté Tottenham pour rejoindre Sunderland, s'est également illustré dans cette rencontre. Arsenal pédale Conforté dans son rôle de capitaine par Arsène Wenger, malgré la pression médiatique, William Gallas n'a pas été à la fête lors de la défaite sans gloire d'Arsenal à Fulham (0-1). A la faute sur le but d'Hangeland, l'international s'est encore fait laminé par la presse anglaise, mais aussi par son boss : "Le genre d'erreur que nous avons faite sur le corner n'est pas pardonnable. Tu peux être battu sur un ballon dans les airs par quelqu'un qui saute plus hut que toi, mais on ne peut pas concéder un but au milieu des cages, sur la ligne des six mètres. C'est là que nous sommes coupable." Seule satisfaction pour nos french gunners, une prestation encore très solide de Bacary Sagna au poste d'arrière droit. Anelka seul au monde Les français de Chelsea sont eux repartis de Wigan avec une victoire (1-0), mais n'ont pas eu l'occasion de se mettre en valeur, que ce soit Nicolas Anelka, qui a erré à la pointe de l'attaque sans être jamais servi dans les bonnes conditions, ou Florent Malouda, qui l'a remplacé à la 89e et n'a guère eu le temps de s'exprimer. En face, Oliver Kapo a été à deux doigts d'égaliser pour les Latics mais est tombé sur un Petr Cech vigilant. La Premier League fait raquer les pubs
Fin de la saga Cristiano Ronaldo
Rooney privé de début de saison ? Bien que l'hypothèse d'un départ de Cristiano Ronaldo au Real Madrid s'amenuise au fil des jours, l'ambiance n'est pas à la fête du côté de Manchester United qui va devoir faire face à une pénurie d'attaquants pour le coup d'envoi de la saison. Dernier coup dur pour le club champion d'Angleterre, le virus contracté par Wayne Rooney lors de la tournée africaine des Red Devils.Privé quoiqu'il arrive de sa star portugaise jusqu'au mois d'octobre, Sir Alex Ferguson risque d'être privé de son autre joueur phare pour le Community Shield (dimanche contre Portsmouth), et la première journée de la Premier League qui voit Man U accueillir Newcastle le 17 août. "Je commence à me demander si on aura une équipe prête pour le début de saison", s'inquiète le manager écossais. "Nani est suspendu, Anderson aux Jeux Olimpiques et je doute que Rooney soit rétabli avec le virus qu'il a." "Il l'a attrapé au Nigéria et il est plutôt sérieux. La saison démarre dans douze jours et il n'est toujours pas en état de s'entraîner." Sans préciser de quel virus il s'agissait, Fergie a toutefois démenti que ce soit la malaria, expliquant que tout l'effectif avait bien sûr subi un traitement préventif avant de se rendre sur le continent noir. Juste une grosse courante alors ? Pour ne rien arranger, Louis Saha, par ailleurs annoncé sur le départ, n'a toujours pas retrouvé sa condition physique et Fergie a dû abandonner (pour l'instant) la piste Dimitar Berbatov pour renforcer son attaque. Résultat, le jeune espoir Fraize Campbell ne sera pas prêté cette saison annoncél club qui a fait une nouvelle demande de permis de travail pour l'Angolais Manucho, révélation de la dernière CAN et prêté la saison dernière au Panathinaikos. Désireux de finir sur une bonne note, SAF a tout même tenu à réitérer devant la presse que Ronaldo ne rejoindrait pas le Real Madrid cet été. "Le sujet est clos", a déclaré Ferguson à Sky Sports News. "C'est un joueur de Manchester United, c'est terminé. Il va jouer ici, vous pouvez me croire." Illustration : Victime d'un virus contracté en Afrique, Wayne Rooney est incertain pour le coup d'envoi de la saison de Manchester United (Sipa) Chelsea : Nouveau départ pour Anelka et MaloudaPosté par Edouard le 31.07.08 à 12:06 | tags : chelsea, les bleus, les français de l'étranger, premier league
Alors que Avram Grant, toujours en conflit avec Chelsea sur les conditions de son licenciement, a souhaité bonne chance au nouveau coach Luiz Felipe Scolari, on ne peut pas dire que le vestiaire des Blues se montrent aussi reconnaissant avec le technicien israélien. Dernier joueur à revenir sur la saison qui a vu le club londonien échoué de peu dans trois compétitions (Carling Cup, Premier League, Ligue des champions), Nicolas Anelka est sans doute le plus rancunier. ![]() La finale de la Ligue des champions perdue par Chelsea face à Manchester United est aujourd'hui digérée pour Nicolas Anelka (Sipa) Seule recrue du mercato d'hiver, le Français ne pensait pas qu'on avait mis 15 millions de livre sur sa tête pour squatter le banc ou jouer sur les côtés. C'est pourtant le traitement qu'il a dû subir. "Je n'avais jamais joué à droite ou à gauche depuis mon arrivée en Angleterre, et c'était nouveau pour moi. C'était difficile parce que quand tu arrives dans un nouveau club, tu veux joueur dans ta position préférée et tu veux à tout prix réussir. Peut-être que le nouveau manager me comprendra mieux."
Zaki show à Wigan Six mois après la victoire de l'Egypte en finale de la Coupe d'Afrique des Nations, un club européen a enfin réussi à attirer un Pharaon dans ses filets : l'attaquant Amr Zaki, qui évoluera la saison prochaine en Premier League à Wigan. Une seconde chance méritée pour la révélation de la CAN 2008 qui avait joué les touristes au Lokomotiv Moscou (0 matchs) il y a deux ans.Avec Mohamed Zidan (Hambourg), Essam El-Hadary (FC Sion) et Mohamed Shawky (Middlesbrough), Zaki sera donc seulement le quatrième champion d'Afrique à évoluer en Europe. Il faut dire que quitter le championnat égyptien n'est pas une mince affaire. Un consultant d'Eurosport racontait d'ailleurs pendant la retransmission de la dernière CAN que les joueurs professionnels égyptiens étaient exemptés de service militaire... jusqu'à ce qu'ils émettent des velléités de départ en Europe. Suite à l'annonce d'un premier accord entre Wigan et son club de Zamalek, début juillet, Zaki a lui dû faire face au courroux du président Mamdouh Abbas, qui a tenté de le retenir coût que coût. "J'ai été surpris qu'il me dise que le club n'allait me laisser partir sous aucun pretexte", rapportait à l'époque Zaki. "Il s'est mis en colère et m'a crié dessus. Les choses ont ensuite empiré quand ses gardes du corps ont failli me tabasser." Ambiance. Après avoir tenté de faire casser son contrat pour non-paiement de salaire, le joueur aux 27 buts en 48 sélections a finalement dû prolonger son contrat avec Zamalek avant d'être prêté aux Latics avec option d'achat. Un recrue qui excite le manager Steve Bruce : "Les négociations ont été extrêmement dures à conclure, c'est clair. Mais je suis ravi qu'il nous rejoigne. Tout joueur qui met au moins un but tous les deux matchs après 50 rencontres internationales sait où se trouve le fond des filets". Souhaitons à Zaki qu'il réussisse mieux que ses compatriotes, dont les expériences européennes ont souvent capoté. Illustration : Amr Zaki fut l'un des grands artisans de la victoire de l'Egypte lors de la CAN 2008 (Sipa) Ferguson les cloches de Chelsea Alors que le championnat anglais ne reprend que le 16 août prochain, Alex Ferguson a déjà lancé les hostilités en adressant un pic à destination de Chelsea, dauphin de Manchester United en Premier League et en Ligue des champions. Selon le manager écossais, les Blues risquent de pâtir du manque de jeunesse de leur effectif."C'est un groupe expérimenté. Je ne dis pas qu'ils sont vieux car avec les méthodes d'entraînements modernes on peut jouer à plus de trente ans. Ce que je dis, c'est que je ne vois pas une équipe de trentenaires réaliser des progrès marquants. Je ne suis pas préoccupé par Chelsea. Avram Grant a fait du bon boulot et Mourinho a gagné le titre deux ans de suite et nous a battu en finale de la FA Cup. Il n'y a donc personne qui puisse vraiment faire mieux que Mourinho. Il faudrait dépasser la performance de Mourinho pour nous inquiéter et ce sera un challenge vu les joueurs qu'ils ont et les joueurs qui sont arrivés." Selon le Guardian, le onze de départ des deux formations afficherait pourtant une moyenne d'âge identique (28 ans). Un chiffre à nuancer puisque le quotidien anglais voit le vétéran Gary Neville (33 ans) titulaire à la place de Wes Brown (28 ans) et que le portier néerlandais Edwin van der Sar (37 ans) alourdit forcément la note avec ses 37 ans (contre 26 à Petr Cech), à un poste où l'âge pose moins de problèmes. A côté de ça, Ferguson se montre plus élogieux à l'égard d'un de ses autres rivaux du Big Four, Arsenal, qui a longtemps mené les débats en Premier League la saison dernière. "Arsenal a realisé un bon départ et est resté sur sa lancée jusqu'à ce qu'ils soient touchés par quelques blessures. On a sous-estimé ce qu'Arsenal a accompli l'an passé parce qu'ils ont eux des blessés au mauvais moment. En février, ils ont perdu la plupart de leur milieu de terrain, ils ont perdu Rosicky, ils ont perdu Hleb pendant un moment, et ensuite Eduardo. Qui dit que ça n'aurait pas été plus serré si Arsène Wenger avait eu tout ses joueurs en forme ?" Mais où est passé le bon vieux temps de la rivalité Fergie - Arsène ? Wenger se fout de notre gueule C'est bien connu, Arsène Wenger ne craint pas les contradictions. Au point que le manager d'Arsenal soit capable de dénoncer des pratiques dont il se rend lui même coupable. L'Alsacien a lâché dans les colonnes du magazine officiel des Gunners une diatribe contre l'attitude des grands clubs en matière de transfert, pointant du doigt le cas du Real Madrid qui tente désespérément d'arracher Cristiano Ronaldo à Manchester United."Si on ne montre pas de respect aux autres clubs, je pense que le football va dans la mauvaise direction. Tu ne peux pas te comporter comme l'a fait Calderon au Real Madrid avec Manchester United et leur dire qu'on ne peut pas empêcher un joueur de partir. On peut déstabiliser n'importe quel joueur au monde. C'est irresponsable. Ces grands clubs devraient montrer l'exemple aux autres. Je crois maintenant que le football, en tant que sport mondial, et les grands clubs devraient adopter des valeurs et une vision, ainsi que donner l'exemple." Défense de rire... En soit, l'analyse est plutôt juste. Les grosses cylindrées européennes ont en effet tendance à approcher directement les joueurs qu'elles convoitent afin qu'ils mettent ensuite la pression sur leur club pour obtenir un bon de sortie. C'est mal et les instances du football devraient sévir un peu plus pour freiner le mouvement. Oui mais voilà, quand le donneur de leçon se nomme Arsène Wenger, on se doit de recadrer le débat afin que le lecteur ne soit pas trompé. Le pauvre Arsène, c'est vrai qu'il entraîne une petite équipe londonienne, à peine 5e au classement Deloitte des clubs les plus riches du monde. Question morale et éthique, il se pose-là avec ses onzes de départ le plus souvent 0% anglais. Sans parler de SA technique de recrutement : aller chercher des gamins de 15 ans dans leur centre de formation (Fabregas, Clichy, Sunu, Traoré, etc...) pour une bouchée de pain en leur faisant miroiter monts et merveille alors que si un sur dix intègre l'équipe première, c'est déjà le pérou. Grand entraîneur, référence en matière de recrutement et de post formation, etc., Wenger le technicien n'est pas à remettre en question. Mais lorsqu'il se la joue Robin des Bois en guerre contre le foot business, on ne suit plus. Chelsea : Scolari va faire le ménage Nouvel entraîneur de Chelsea depuis le 1er juillet, Luiz Felipe Scolari a donné mardi sa première conférence de presse (et en anglais, s'il vous plait). L'occasion pour l'ancien sélectionneur du Brésil et du Portugal de donner un aperçu de sa personnalité et d'annoncer le départ d'au minimum cinq joueurs de l'effectif. Charrette dont Frank Lampard, courtisé par l'Inter Milan, ne fait pas officiellement parti.Garder les cadres ? Alors que le club londonien a rejeté une première offre de 10 millions d'euros émanant de l'Inter Milan, "Big Phil*" a ainsi assuré à l'assistance que "Lamps" n'allait pas bouger cet été. "Il m'a dit : 'Boss, on dit des choses mais je veux rester'. Je lui ait répondu : 'Je te veux ici et heureux', et il m'a dit ‘Je reste et je suis heureux.' Maintenant, c'est une décision financière pour Lampard et le club. Il lui reste un an avec nous." Pour ce qui est de sa prolongation de contrat, l'agent du joueur affirme que le club n'est toujours pas prêt à répondre à ses exigences : un nouveau contrat de 5 ans et un salaire aligné sur celui de John Terry (135 000 livres par semaine contre 105 aujourd'hui). Autre joueur annoncé sur le départ et susceptible de retrouver José Mourinho à l'Inter, Didier Drogba serait également une priorité pour Scolari : "Je ne suis pas à 100% avec lui, mais à 200%. Il y a deux ans j'avais voté pour Drogba pour le titre de meilleur joueur du monde." 25 joueurs maximum Si Scolari souhaite conserver les cadres de l'équipe, il compte bien réduire sensiblement la taille de l'effectif pléthorique des Blues. "J'ai 32 joueurs mais il est temps de changer les joueurs. Ils le savent parce que je leur ai dit que je ne garderai que 23, 24, maximum 25 joueurs lorsqu'on a parlé. Ils ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas au courant". Première victime de cet écremage, Steve Sidwell, arrivé l'an dernier en provenance de Reading, s'apprête à rejoindre Aston Villa. La saignée devrait se poursuivre au milieu de terrain, où Deco est venu grossir un secteur de jeu déjà saturé (Claude Makelele, Obi Mikel, Michael Essien, Michael Ballack et donc Lampard). L'embouteillage qui sévit également dans les postes offensifs fermerait par ailleurs la piste Ronaldinho. "Nous avons quelques joueurs qui évoluent dans cette position", a déclaré Scolari. "Je crois que Ronaldinho va aller dans une autre club anglais." Le temps de la folie grandeur serait donc révolu du côté de Chelski ? * Le surnom de Scolari au Brésil est "Felipao" (le grand Philippe), ce qui donne donc "Big Phil" en Anglais. Illustration : Luiz Felipe Scolari tout sourire lors de sa présentation comme nouveau coach de Chelsea (crédit : Sipa) Mercato : Ferguson à l'économie ? Après un mercato 2007 particulièrement dépensier pour Manchester United (70 millions d'euros pour le trio Anderson - Hargreaves - Nani, plus Carlos Tevez*), Sir Alex Ferguson a annoncé que le champion d'Angleterre et d'Europe en titre se monterait plus discret cet été sur le marché des transferts.Une seule recrue pour MU ? "Il ne se passe rien de concret pendant le championnat d'Europe", a expliqué le technicien écossais. "Maintenant que c'est terminé, les choses vont se mettre en place. Les managers sont de retour dans leurs clubs, l'entraînement a repris et on peut avoir des interlocuteurs si on est intéressé par quelqu'un. Mais je ne pense pas qu'on signera plus d'un joueur." Les pistes avancées par la presse anglaise mènent pour l'instant à Dimitar Berbatov et Roque Santa Cruz. Avec un groupe riche en jeunes joueurs qui possèdent encore une bonne marge de progression, le but de SAF est donc de conserver tout le monde en bénéficiant de l'expérience acquise. "Certains de nos jeunes ont eu de très bonnes périodes la saison dernière, et à d'autres moments ils ont montré leur manque de maturité en étant irréguliers. Après avoir remporté le championnat et la Ligue des champions, des joueurs comme Anderson, Nani, Rooney, Ronaldo vont encore franchir un palier et devenir des éléments indispensables pour nous." Cristiano Ronaldo, justement, est le sujet qui fâche Sir Alex depuis quelques semaines. Malgré l'intérêt du Real Madrid et le désir exprimé par la star Portugaise, le manager de MU assure qu'il sera encore un Red Devil la saison prochaine. Dans le cas contraire, sûr que le mercato mancunien sera un peu plus animé que prévu... * En gros, Carlos Tevez appartient à une société, MSI, et non à un club. Ce qui a contraint Man U à engager le joueur sous la forme d'un prêt de deux ans pour ne pas enfreindre la législation anglaise. Un transfert définitif de l'Argentin est estimé à 25 millions de livre... |
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