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Guillaume le conquérant

Posté par Emeric le 14.03.09 à 14:44 | tags : psg, ligue 1
Il faut le dire, Guillaume Hoarau en étonne plus d'un. Vierge de toute expérience en Ligue 1 avant le début de saison à déjà 24 ans (autant dire un vieillard de la planète foot), Hoarau à vite passé « le cut » de l'élite. 34 matchs et 15 buts après son dépucelage, Guillaume est déjà l'arme létale du PSG, celui qui débloque les situations, affole les défenses adverses et ravit les fans parisiens.

Le rookie de l'année
On lui souhaitait pourtant bien du courage à l'ami Hoarau, car nombreux sont les snipers de Ligue 2 qui ont galéré à l'étage supérieur (demandez à son ancien coéquipier Jean-Michel Lesage). Cela allait être d'autant plus dur que sa destination choisie, le Paris-Saint-Germain, avait tout du chausse trappe, de l'étape où l'on galère avant de partir vers d'autres destinations fiscales et sportives plus clémentes. Mais Guillaume à l'âge du mec qui ne peut pas perdre plus de temps, et comme avec lui, le club de la capitale réussi sa meilleure saison depuis 5 ans, 2009 sera-t-elle l'année Hoarau ?

Un tueur des surfaces
Pourtant, Hoarau n'a pas le démarrage de Benzema, ni la vitesse d'exécution d'Henry ou la conduite de balle de Messi. Du haut de son mètre 92, il parait même un peu gauche, trainant sa longue carcasse avec une certaine fragilité. Non Guillaume n'est pas un dragster mais il à d'autres qualités, c'est un vrai tueur des surfaces, un joueur sobre, qui joue juste et se montre diablement efficace. Mieux vaut ne pas laisser trainer de ballon dans les 16 mètres...ses 15 réalisations ont toutes été réussies dans cet espace. Point d'appui naturel de part sa grande taille, la qualité de son jeu de tête lui permet non seulement d'être une menace sur les coups de pieds arrêtés mais aussi de rendre des services important à sa défense. Attaquant polyvalent, il peut marquer de la tête (4 buts) mais aussi des deux pieds (4 buts du droit et 5 buts du gauche) tout en participant au jeu de son équipe (il touche une quarantaine de ballons par match).

Bientôt le grand bleu ?
Une telle réussite alliée à un état d'esprit irréprochable (merci la formation du Havre) ont vite fait monter la cote du garçon. Arrivé à Paname pour la ridicule somme de 400 000 euros, Hoarau serait déjà « estimé » à 16 millions d'euros sur le marché aux bestiaux du ballon rond. Il ne reste plus qu'à ajouter une petite sélection en bleu à ce joli tableau pour assoir définitivement son nouveau statut de petite merveille du foot français. Reste à savoir quand Raymond, notre bien aimé sélectionneur, se laissera tenter par l'option Hoarau. Plus grand que tous les attaquants bleus, possédant un vrai sens du but, Hoarau réussira-t-il à jouer pour l'EDF ? Dans un système à un seul attaquant, beaucoup craignent qu'il ne soit réduit qu'à un point d'ancrage abonné à aller chercher des ballons casse-croûtes. On espère donc que Domenech saura l'utiliser...sans pour autant le cramer...souvenons-nous de Bafé Gomis...




L'OM domine les requêtes Google

Posté par Edouard le 12.12.08 à 10:38 | tags : ol, om, psg, ligue 1
Marseille et Paris devant l'OL au classement des recherches Google concernant le sport. Voilà un chiffre qui va faire plaisir au septuple champion de France.

Cette année encore, Lyon sera le seule représentant français en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Normal pour une formation qui écrase tout sur son passage en Ligue 1. Tout, sauf le Google Zeitgeist (l'esprit du temps), classement publié chaque année qui énumère les requêtes les tapés dans le célèbre moteur de recherche. A ce petit jeu, l'OM et le PSG conservent donc encore un peu d'avance sur le club de Jean-Michel Aulas. Le premier n'a pourtant pas gagné le moindre titre depuis 14 ans, et le second jouait le maintien en championnat il y a encore quelques mois.

Attention, toutefois, à ne pas tirer de conclusions trop hâtives de ce palmarès, car c'est un vrai travail de fond qu'a réalisé l'OL ces dernières années en s'imposant comme LE club français des années 2000. Très populaire chez les plus jeunes, dont certains ne doivent même pas savoir qu'une autre équipe a un jour remporté le championnat de France, le club rhodanien en tirera un jour ou l'autre les bénéfices. Reste qu'il gagnerait aussi à offrir une image plus humaine au public, qui ne goûte pas forcément le délire megalo-parano de son président, pour définitivement rentrer dans le cœur des Français.






L1 - 15e j : Paris aime la pêche au gros

Posté par Edouard le 24.11.08 à 10:51 | tags : ligue 1, ol, psg
Après Bordeaux et Marseille, le PSG a ajouté Lyon à son tableau de chasse, samedi au Parc des Princes (1-0). Soit trois victoires en trois matchs face aux équipes qui composaient le podium de la saison dernière.

Une tendance à confirmer
Si battre systématiquement les formations qui vous sont inférieures sur le papier reste le moyen le plus efficace de bien figurer dans un championnat, le PSG version 2008-2009 semble se faire une spécialité des gros coups. Dominer les grosses cylindrées ne rapporte certes pas plus de points au compteur. Mais cette tendance, qui demande à être confirmée notamment en Coupe de l'UEFA, démontre peut-être le renouveau que vit le club de la capitale depuis le début de saison, la pertinence de son mercato estival et des choix tactiques de Paul Le Guen.

Déjà tombeurs des Girondins au Parc sur un but de Guillaume Hoarau (1-0), en promenade au Vélodrome face à l'OM (4-2), Paris a donc réalisé la passe de trois en faisant chuter l'OL sur un but de la tête de Ludovic Giuly, empochant du coup son troisième succès consécutif en Ligue 1 (quatre si l'on ajoute celle face à Nancy en Coupe de la Ligue). On pourra arguer que le Bordeaux de la 2e journée n'était pas encore au top, que Marseille est surcoté ou que Lyon avait la tête à son déplacement de mardi à la Fiorentina. Toujours est-il que cette équipe moribonde il y a encore quelques mois revit cette saison à travers les grands chocs du championnat.

Les fruits du mercato
Face à ce même trio, le PSG n'avait pris l'an passé qu'un petit point sur dix-huit possibles (contre l'OM). Il n'y avait pas encore Claude Makelele, sa hargne et son expérience de la faute utile pour épauler Jérémy Clément. Ni Stéphane Sessegnon et sa capacité d'élimination par le dribble, Giuly et son envie de revanche après une saison obscure à l'AS Rome ou le grand Hoarau, qui sert à la fois de point d'appui pour faire remonter l'équipe, de buteur et de rempart défensif face aux coups de pieds arrêtés adverses. Sans parler du niveau de jeu retrouvé de Mickaël Landreau et Peguy Luyindula (quand il joue), de l'explosion de Ceara ou du retour de Sammy Traoré, après une saison de prêt à Auxerre.

Sans être à l'abris d'une rechute, Paris est bel et bien sur la voie de guérison. Et le docteur Le Guen a enfin trouvé le système adéquat pour tirer le meilleure de son équipe, notamment avec le recentrage de Giuly, qui s'épuise mois que sur un côté, et le retour de Clément dans le onze au côté de Make, ou le repositionnement de Sessegnon, plus utile près de la surface adverse qu'à la récupération. En bémol, on précisera que ce PSG-là joue surtout très bien le contre, parfois à l'excès comme face à Lille à domicile (1-0), ce qui explique qu'il réussisse ainsi face aux gros du championnat. Mais à voir l'énervement des Lyonnais samedi, et surtout de Juninho expulsé pour un mauvais geste sur Armand, et les opportunités que sont procurés les Parisiens devant le but d'Hugo Lloris, il serait bête de ne pas continuer sur cette voie.



Coupe de la Ligue : PSG - Lens, cache-misère des quarts

Posté par Edouard le 13.11.08 à 12:15 | tags : coupe de la ligue, psg
Vainqueur de Nancy (2-0), mercredi au Parc, le PSG retrouvera donc les Ch'tis lensois au prochain tour pour un remake de la dernière finale, qui avait été marquée par l'affaire de la banderole. La polémique, c'est encore le dernier espoir d'intéresser les gens à une compétition qui vit une édition 2008-2009 aussi morne qu'un dimanche pluvieux à Manchester.

Audiences en berne
Au risque de radoter, la Coupe de la Ligue a encore rappelé cette semaine combien elle demeurait une épreuve de seconde zone dans le paysage footballistique français. Plus relevée, et intéressante financièrement, que notre bonne vieille Coupe de France, la compétition estampillée LFP n'a pas son folklore ni sa portée populaire. Malgré des primes généreuses et une place en Coupe de l'UEFA pour son vainqueur, elle a toujours autant de mal à passionner les grosses écuries de Ligue 1. Equipes bis sur la pelouse, public clairsemé en tribune, programmation inappropriée (bonjour les matchs en semaine à 17h00) et spectacle rarement au rendez-vous, le menu n'est, reconnaissons-le, pas très alléchant.

Mercredi, au Parc des Princes, à peine plus de 15 000 supporters ont fait le déplacement pour voir Peguy Luyindula claquer un doublé face à Nancy dans un match au demeurant ennuyeux. Même derrière les petits écrans, il n'y avait pas foule. Tout juste 2 842 000 téléspectateurs, soit 11.7 % de part de marché et une quatrième place derrière Grey's Anatomy, la série français de France 2 et le magazine 66 minutes. La veille, Lyon - Metz n'avait fait guère mieux avec 2 878 000 zozos et toujours la quatrième position au classement des audiences.

Un tableau peu alléchant
Si France Télévisions tient son rôle de service public, et que la Ligue se félicite des "records d'audience" réalisés la saison dernière (enfin, sur France 4), voilà qui ne pèse quand même pas bien lourd pour la retransmission de ce "sport roi", dixit Daniel Bilalian, le directeur des sports du groupe qui débourse 11,5 millions d'euros par an pour la diffuser. Le contrat arrive à échéance en 2009 et M6 a d'ores et déjà annoncé qu'il ne participerait pas au prochain appel d'offre, en réponse à l'absence du président des Girondins de Bordeaux Nicolas de Tavernost au Conseil d'administration de la Ligue de Football Professionnel.

Pour les quarts de finale, FT n'aura donc qu'une rencontre 100% L1 à se mettre sous la dent, Nice - Le Havre, et un seule véritable "choc" avec le remake de PSG - Lens. Bordeaux, qui affrontera Châteauroux, étant dans la même partie de tableau que Paris, la finale qui se disputera le 25 avril 2009 au Stade de France risque donc d'être une affiche au rabais. En prime, l'avantage donné aux deux clubs qualifiés directement pour la Ligue des champions (cette année Lyon et Bordeaux) agacent les clubs. Ainsi que le principe du tirage au sort qui permet de connaître son adversaire du tour suivant. "Cela enlève un peu de l'attrait de cette compétition", reconnaissait cette semaine Laurent Blanc. "Car quand on parle de Coupe, on dit sanction immédiate après le match, puis attente du tirage au sort. Là, ce n'est pas le cas."


Le programme des quarts de finale
Metz (L2) - Vannes (L2)
Nice - Le Havre
Bordeaux - Chateauroux (L2)
PSG - Lens (L2)

Le tirage au sort déterminant l'ordre des matchs sera effectué le mardi 18 novembre (16h) sur RMC dans l'émission Luis Attaque




L1 - 11è j : Lyon reprend le large

Posté par Louis Laffitte le 30.10.08 à 13:27 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om, psg
Qu'on se le dise, en Ligue 1, c'est toujours la même histoire. Quand Lyon va moins bien, comme lors des trois matchs ayant précédé cette 11ème journée pendant lesquels les Gones n'avaient pris que deux points sur neuf possibles, ces adversaires n'en profitent pas. Et quand Lyon ré-enclenche la marche avant, ces mêmes adversaires restent scotchés derrière.

Septième but de la saison pour Benzema, meilleur buteur de L1 - Crédits: SIPALe FC Benzema
Illustration mercredi soir. En déplacement à Sochaux, le septuple champion de France, pourtant en configuration limite expérimentale - 4-4-2, première apparition pour Gassama en L1, Reveillère milieu droit,Juninho resté à Lyon - a assuré l'essentiel. A savoir les trois points avec une victoire 2-0, conquise d'abord grâce (bien sûr) à un nouveau chef d'oeuvre signé Karim Benzema peu après l'heure de jeu, puis à un second but de l'Argentin Delgado dans les arrêts de jeu, son premier en championant depuis son arrivée à Lyon en janvier dernier. Chaleureusement félicité par tous ses coéaquipiers, l'ancien pensionnaire de Cruz Azul n'oublia pas de remercier ce diable de Benzema, auteur du caviar au terme d'une chevauchée solitaire. Ce Karim fait décidément la pluie et le beau temps entre Rhône et Saône.

Le but de Benzema:


L'OM lâche encore des points
Bref, Lyon n'a pas convaincu, loin de là, mais qu'importe. Et les autres pendant ce temps-là? Et bien Marseille, sonné par sa défaite face au PSG à domicile dimanche dernier (2-4), se déplaçait à Nantes. Dominateurs pendant toute la partie, les hommes de Gerets ont néanmoins dû se résoudre à concéder le point du match nul (1-1). La faute à un but "abracadabrantesque" du latéral jaune Rémi Maréval; une frappe sans contrôle de 35 mètres dans la lucarne de Mandanda (1-0, 44e). Koné a ramené les siens à hauteur d'une belle frappe à douze minutes du terme, mais c'est bien l'OM qui a laissé filer deux points. Soit trois unités concédés à Lyon en trois jours.

Le but de Maréval:


Bordeaux se place
Finalement, outre Lyon, la bonne affaire de cette dixième journée est pour les Girondins de Bordeaux. Vainqueurs tranquilles du Havre mardi soir en match avancé (4-0), les ouailles de Laurent Blanc ont même été leaders pendant vingt-quatre heures. Juste le temps pour l'OL de récupérer sa place fétiche. Dans le sillage d'un Bellion retrouvé (2 buts), les Bordelais se sont donc offerts une petite balade de santé, et s'il pointe aujourd'hui à trois points du leader, ils s'affirment clairement semaine après semaine comme le candidat le plus sérieux pour... la deuxième place.

Toute la détresse du monde sur le visage de Camara, auteur d'un CSC qui coûte cher - Crédits: SIPAParis rechute, en toute logique
La place de dauphin des Gones, le PSG et ses supporters en ont sans doute rêvé. Mais trois jours pas plus. Le temps de savourer le triomphe en terre marseillaise, et puis le soufflet est retombé. Logiquement d'ailleurs. Car si les observateurs ont eu une fâcheuse tendance à l'oublier pendant les 72 heures qui ont précédé la rencontre face au TFC, Paris n'est bien qu'une équipe de contre. En clair, Paris joue comme l'année dernière, mais avec un poil plus de talent et de réussite, d'où une légère amélioration des résultats. Mais Paris ne sait toujours pas faire le jeu. Alors face à un équipe de Toulouse parfaitement organisée, ça donne une victoire occitane amplement méritée (1-0), une nouvelle bourde des duettistes Landreau et Camara, et la réalité qui saute une nouvelle fois au visage. Aïe...

En bref
A noter également dans cette 11ème journée, le réveil de Monaco. Si, si il y a bien une équipe sur le Rocher. Elle a même glané son premier succès en six matchs. Une victoire 3-1, nette et sans bavure, sur un Nancy bien pauvre et qui a laissé le boss lorrain Pablo Correa implorer sa direction de recruter au prochain mercato. C'est vrai qu'à ce rythme-là, Nancy va tout droit en Ligue 2.

Saint-Etienne aussi d'ailleurs. Fessés 4-1 par Lorient à domicile, les Stéphanois se retrouvent seizièmes, un petit point devant l'ASNL et deux devant Valenciennes, premier relégable. Y a t'il un pilote dans l'avion vert?

Enfin, palme de la purge de cette onzième journée pour la rencontre Grenoble-Lille (0-0), ou pourquoi deux équipes qui visent le match nul se donnent quand même la peine de rentrer sur le terrain ? Vaudrez peut-être mieux qu'elles s'arrangent avant, non?

Tous les résultats de la 11ème journée:
Mardi:
Bordeaux 4-0 Le Havre
Monaco 3-1 Nancy
Paris-SG 0-1 Toulouse
Valenciennes 0-0 Rennes
Sochaux 0-2 Lyon
Grenoble 0-0 Lille
Caen 1-1 Nice
Le Mans 0-2 Auxerre
Saint-Etienne 1-4 Lorient



L1 - 10è j. : Paris coule l'OM, et c'est Lyon qui rit...

Posté par Louis Laffitte le 27.10.08 à 14:59 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om, psg
Battu 4-2 dans son Stade Vélodrome par le rival honni, le Paris-Saint-Germain, l'Olympique de Marseille a laissé passer dimanche soir une occasion unique de prendre la tête du championnat. Pire, quatre jours après le naufrage à Eindhoven (2-0), ce nouveau revers plonge le club phocéen dans une mini-crise qu'il conviendra d'éteindre au plus vite lors du déplacement à Nantes mercredi. Pour le PSG en revanche, ce succès inattendu, qui valide le choix de Paul Le Guen d'aligner son équipe bis à Schalke en semaine, permet au club de la capitale de faire un bond au classement (6ème) et d'éloigner les nuages qui pointaient au dessus de la tête de son entraîneur.

Guillaume Hoarau (au centre), félicité par ses coéquipiers, aura été le grand bonhomme du match - Crédits: SIPAFriable OM
L'OM risque de s'en mordre longtemps les doigts. Alors que les Olympiens avaient le match en main, menaient au score 2-1 à la mi-temps, et semblaient en mesure de s'adjuger les trois points de la victoire et le leadership de la Ligue 1; trois buts encaissés en deuxième période ont enterrés leurs ambitions. A qui la faute?


Sans doute d'abord à la faillite du trio Hilton-Cana-Mandanda. Les deux premiers, associés pour la première fois en charnière centrale cette saison, ont connu toutes les peines du monde pour museler Guillaume Hoarau - auteur d'un doublé et assurément l'homme du match - et ses compères, tandis que le gardien international, coupable sur le troisième but parisien, a une nouvelle fois démontré que sa crise de confiance était bien réelle.


L'attaque, elle, aura fait son job. Le positionnement de Valbuena en meneur de jeu et les mouvements de Koné et Niang auront beaucoup perturbé la défense parisienne, et si la volée de Bruno Cheyrou était rentrée au lieu de percuter la barre à 2-1 (70e), l'issue aurait sans doute été toute autre.


Eric Gerets ne disait d'ailleurs pas autre chose à l'issue du match: "Ca fait mal et nous sommes surtout déçus de terminer avec la certitude que ce match aurait pu tourner en notre faveur." Alors certes, le PSG aura fait preuve d'un réalisme insolent (4 occasions = 4 buts), mais la faillite défensive marseillaise n'en reste pas moins palpable.


Paris de retour?
Cependant, il convient également de rendre grâce aux joueurs parisiens et à leur entraîneur, qui auront ainsi été les premiers à faire chuter les Marseillais en championnat cette saison. Car cette victoire doit autant à leurs mérites qu'aux errances phocéennes. D'abord parce que l'option offensive prise par Le Guen avec le seul Makelele à la récupération, et le duo Rothen-Sessegnon en soutien du trident Luyindula-Hoarau-Pancrate, si elle était risquée, s'est révélée payante.


Ensuite parce que les Parisiens auront fait preuve d'une belle force de caractère, une semaine après être également revenus au score face à Lorient au Parc avant de l'emporter (3-2). Enfin, parce que cette victoire en terre ennemie, la première depuis novembre 2004, parachève le meilleur début de saison du club de la capitale depuis trois ans.


Remonté à la sixième place du classement, à quatre points de Lyon, Paris peut même se permettre de rêver de la course au titre, même si Le Guen se charge de garder les pieds de ses troupes sur terre: "Il faut quand même rester tranquille et ne pas oublier que les circonstances nous ont été favorables ce soir. Il faut garder le recul nécessaire et mettre les choses à leur place." Une prudence, rituelle chez le Breton, qui n'empêchera cependant pas les supporters parisiens de se réjouir du retour de leur club préféré dans les hauteurs du classement.

Les buts de OM-PSG:



Bordeaux volé, Lyon chahuté
Histoire de remuer le carambar dans la carie, les Marseillais pourront toujours se rappeler que les résultats de samedi les avaient placés dans une position idéale avant d'affronter le PSG. Rivaux désignés pour le titre, Lyon et Bordeaux avaient tous les deux concéder un nul qui aurait pu leur coûter cher.


Surtout à Lyon, ballotté à Auxerre et tout heureux de s'en sortir avec un point (0-0). Sans une succession de maladresses de l'Auxerrois Jelen, les hommes de Claude Puel auraient pu repartir avec une défaite qui aurait fait désordre et définitivement entérinée les difficultés du septuple champion de France.


Qu'on se le dise, Lyon marque sérieusement le pas (2 points pris sur les 3 derniers matchs), mais comme ses rivaux n'en profitent pas, les Gones restent leaders et comptent même un point d'avance de plus sur le deuxième après cette neuvième journée.


Si Marseille ne peut s'en prendre qu'à lui-même, les Girondins ont, eux, toutes les raisons du monde d'en vouloir à l'arbitre de leur rencontre à Nice (2-2), Mr Chapron. Alors qu'ils menaient tranquillement 2-0 grâce à un coup franc de Wendel et un penalty de Cavenaghi, les troupes de Laurent Blanc se sont faites rejoindre en fin de rencontre sur deux buts plus que contestables. Le premier inscrit par Mouloungui est entaché d'une position de hors-jeu évidente, tandis que le second est consécutif à un penalty très très sévère sifflé pour une main involontaire de Ducasse et transformé par Rémy dans les derniers instants.


Bref, un vol en bonne et due forme pour des Girondins qui, en cas de succés, seraient revenus à un point de Lyon. Il paraît que ça s'équilibre. On attend de voir ça. En attendant, Lyon est toujours leader et on est encore loin de connaître l'identité de celui qui le fera chuter de son piedestal, fusse cette année ou dans dix ans...

Les résultats de la 10ème journée:
Samedi:
Auxerre 0-0 Lyon
Lille 2-2 Caen
Rennes 2-2 Le Mans
Nice 2-2 Bordeaux
Lorient 3-0 Nantes
Le Havre 2-1 Valenciennes
Dimanche:
Nancy 1-1 Sochaux
St Etienne 0-2 Grenoble
Marseille 2-4 Paris-SG




Coupe de l'UEFA - tirage : Paris a la chair de poule

Posté par Edouard le 07.10.08 à 12:55 | tags : coupe uefa, les verts, nancy, psg
Le tirage au sort des phases de groupe de la C3, qui se déroulent du 23 octobre au 18 décembre, n'ont pas été tendres avec les trois clubs français encore en course. Notamment le PSG qui devra en découdre en autres avec Schalke et Manchester City. Saint-Etienne et Nancy, qui héritent respectivement de Valence et du Deportivo La Corogne, ne sont pas en reste.

Du lourd en perspective

Représentant de la L1 a priori le plus protégé de par sa présence dans le chapeau 2, Paris a n'a finalement pas été épargné par les petites boules de l'UEFA. S'il évite le Milan AC, épouvantail du chapeau 1, le club de la capitale se retrouve donc aux côtés de Schalke, Manchester City, Santander et Twente dans une poule A où Paul Leguen ne pourra pas se contenter d'aligner son équipe bis pour terminer dans les trois premières places qualificatives. Preuve que la C3 n'est pas une compétition aussi faible qu'on veut bien le dire.

Placé de son côté dans le chapeau 4, Nancy a peut-être évité le pire (Milan, Stuttgart, Sampdoria) mais n'aura pas non plus beaucoup de marge de manœuvre derrière le CSKA Moscou et le Deportivo La Corogne. Idem pour Saint-Etienne, qui aura notamment fort à faire contre l'actuel co-leader du championnat d'Espagne, Valence, même si Bruges, Rosenborg et Copenhague semblent des adversaires à sa portée.

Groupe A:
Schalke (Allemagne)
Paris Saint-Germain (France)
Manchester City (Angleterre)
Racing Santander (Espagne)
FC Twente (Pays-Bas)

Groupe B:
Benfica (Portugal)
Olympiakos (Grèce)
Galatasaray (Turquie)
Hertha Berlin (Allemagne)
Metalist Kharkiv (Ukraine)

Groupe C:
Séville (Espagne)
VfB Stuttgart (Allemagne)
Sampdoria (Italie)
Partizan Belgrade (Serbie)
Standard de Liège (Belgique)

Groupe D:
Tottenham (Angleterre)
Spartak Moscou (Russie)
Udinese (Italie)
Dinamo Zagreb (Croatie)
NEC Nimègue (Pays-Bas)

Groupe E:
AC Milan (Italie)
SC Heerenveen (Pays-Bas)
Braga (Portugal)
Portsmouth (Angleterre)
Wolfsburg (Allemagne)

Groupe F:
Hambourg (Allemagne)
Ajax (Pays-Bas)
Slavia Prague (Rép. tchèque)
Aston Villa (Angleterre)
MSK Zilina (Slovaquie)

Groupe G:
Valence (Espagne)
FC Bruges (Belgique)
Rosenborg (Norvège)
FC Copenhague (Danemark)
Saint-Etienne (France)

Groupe H:
CSKA Moscou (Russie)
Deportivo La Corogne (Espagne)
Feyenoord (Pays-Bas)
Nancy (France)
Lech Poznan (Pologne)




Coupe UEFA : Rennes loupe le train de l'Europe

Posté par Edouard le 03.10.08 à 12:25 | tags : coupe uefa, les verts, nancy, psg
Le Stade Rennais de Guy Lacombe reste à quai dans cette Coupe de l'UEFA (Sipa)Après le trois sur cinq de l'an passé, les clubs français ont légèrement amélioré leur bilan dans ce premier tour de la Coupe de l'UEFA édition 2008-2009. Dommage que Rennes, battu sur la pelouse de Twente (1-0, 1-2 à l'aller) n'ait pu compléter le tableau. Paris, Nancy et Saint-Etienne défendront donc les couleurs de la L1 en phase de poule de la C3.

Arbitrage douteux
La Coupe d'Europe du pauvre a beau ne pas exciter grand monde à ce stade de la compétition, la déception était palpable dans les rangs bretons après la douloureuse défaite essuyée par le Stade Rennais aux Pays-Bas. Le but inscrit par les hommes de Steve McClaren à l'aller, un arbitrage douteux et une absence défensive sur un coup franc joué rapidement par Perez pour N'Kuffo, qui ne laissait aucune chance à Douchez (68e). Cruel pour des Rennais qui se sont vus refuser un but de Jimmy Briand pour un hors-jeu pas évident en première période (23e).

"On ne conteste pas le but marqué par Twente qui est valable mais nous avons également marqué un but en 1ère mi-temps qui l'était tout autant", a pesté Pierre Dréossi . "Le match était largement à notre portée mais on a fait une erreur grossière qui nous coûte la qualification. Quand on fait un match de cette qualité on doit passer. Bafe Gomis - que pour la prestation livrée par les troupes de Laurent Roussey face à une opposition limitée qui a réduit le score en fin de match. Mais c'est toujours mieux que le petit 0-0 auquel a assisté le Parc des Princes lors de PSG-Kayserispor.

Pour ses trois survivants, l'objectif est désormais de terminer dans les trois premières places des poules de cinq qui débutent le 23 octobre. Le tirage au sort aura lui lieu le 7 octobre et pourrait réserver quelques gros poissons aux équipes de L1, avec la présence du Milan AC, Tottenham, la Sampdoria, Manchester City, Benfica, Valence, Stuttgart, Hambourg ou le Deportivo La Corogne.

Les résultats du premier tour de la Coupe de l'UEFA (entre parenthèses le score du match aller, en gras l'équipe qualifiée) :

Wisla Krakow - Tottenham : 1-1 (1-2)
Rapid Bucarest - Wolfsburg : 1-1 (0-1)
Kaunas - Sampdoria : 1-2 (0-5)
Schalke - Apoel Nicosia : 1-1 (4-1)
Spartak Moscou - Banik Ostrava : 1-1 (1-0)
Stuttgart - Cherno More Varna : 2-2 (2-1)
Unirea Valahorum Urziceni - Hambourg : 0-2 (0-0)
Dinamo Bucarest - NAC Breda : 0-0 (0-1)
Galatasaray - Bellinzona : 2-1 (4-3)
Honka Espoo - Santander : 0-1 (0-1)
Levski Sofia - MSK Zilina : 0-1 (1-1)
Metalist Kharkiv - Besiktas : 4-1 (0-1)
Partizan Belgrade - Politehnica Timisoara : 1-0 (2-1)
Rosenborg - Brondby : 3-2 (2-1)
Saint Etienne - Hapoel Tel Aviv : 2-1 (1-0)
Ajax - Borac : 2-0 (4-1)
Artmedia Petrzalka - Braga : 0-2 (0-4)
Aston Villa - Litex Lovech : 1-1 (3-1)
Benfica - Napoli : 2-0 (2-3)
Club Brugge - Young Boys : 2-0 (2-2)
FC Copenhague - FC Moscow : 1-1 (2-1)
Heerenveen - Vitoria Setubal : 5-2 (1-1)
Kalmar - Feyenoord : 1-2 (1-0)
Lech Poznan - Austria de Vienne : 4-2 a.p. (1-2)
Manchester City - Omonia Nicosia : 2-1 (2-1)
Motherwell - Nancy : 0-2 (0-1)
Olympiakos - FC Nordsjaelland : 5-0 (2-0)
Paris Saint-Germain - Kayserispor : 0-0 (2-1)
Standard Liège - Everton : 2-1 (2-2)
FC Twente - Rennes : 1-0 (1-2)
Udinese - Borussia Dortmund : 0-2 (4-3 t.a.b.) (2-0)
Vaslui - Slavia Prague : 1-1 (0-0)
FC Zurich - AC Milan : 0-1 (1-3)
Deportivo La Corogne - Brann : 2-0 (3-2 t.a.b.) (0-2)
Salzburg - Seville : 0-2 (0-2)
Sparta Prague - Dinamo Zagreb : 3-3 (0-0)
Valence - Maritimo : 2-1 (1-0)
Guimaraes - Portsmouth : 2-2 après prolongations (0-2)




C3 : Les Français se rebiffent

Posté par Edouard le 19.09.08 à 12:45 | tags : coupe uefa, les verts, nancy, psg
Bafe Gomis et Saint-Etienne n'ont pas manqué leur retrouvailles avec la Coupe d'Europe (Sipa)Quatre victoires en quatre matchs. Les clubs de Ligue 1 engagés dans la Coupe de l'UEFA ont réalisé un carton plein dans ce premier tour. Petit bémol, si Saint-Etienne et Paris se sont imposés 2-1 à l'extérieur (sur les terrains de l'Hapoël Tel-Aviv et de Kayserispor), les courtes victoires à domicile de Nancy (1-0 contre Motherwell) et Rennes (2-1 face à Twente) devront être confirmées lors des matchs retour.

Thiriez respire
Après la claque reçue l'an dernier, avec l'élimination de Lens et Sochaux dès le premier tour (face à Copenhague et Panionios) puis les prestations calamiteuses de Rennes et Toulouse en phase de poule, les formations hexagonales auraient-elle entendu l'alerter de Frédéric Thiriez, qui rappelait en août dernier l'importance du coefficient UEFA de notre cher championnat, sous la menace de l'Allemagne ou de la Russie ? Pas sûr. Mais toujours est-il qu'après deux soirées de Ligue des champions éprouvantes pour les nerfs, le président moustachu de la LFP a dû souffler un bon coup devant sa télé.

Si chaque club avait sans doute des raisons particulières de ne pas prendre ce match par dessus la jambe, les bons résultats enregistrés ce jeudi ne tiennent pas du hasard. Le turnover habituel dans ce genre de compétition a été pratiqué intelligemment. C'est à dire avec parcimonie. Sainté s'est rendu en Israël avec Gomis (passeur) et Feindouno (passeur et buteur) titulaires. Nancy alignait également un onze très correct devant les Ecossais de Motherwell. Tout comme Rennes, qui débutait avec Leroy (deux passes décisives), Wiltord et Briand face à Twente. Ou le PSG, avec Armand, Rothen et Kezman (buteur) devant Kayserispor. Signe que tous ont pris la compétition à peu près au sérieux.

Ce petit sursaut en C3 n'a pourtant pas empêché Thiriez dans remettre une couche sur l'importance de cette saison européenne pour le football français après les résultats médiocres obtenus lors de la première journée de Ligue des champions. "Le match de Bordeaux m'a inquiété", a-t-il confié au journal 20 minutes. "Il faut dire les choses comme elles le sont. La France est le deuxième pays de l'Union Européenne en population. Le 3e pays par la richesse et on est quatrième à l'indice UEFA. Mais cette place de quatrième, on va la perdre à la fin de la saison si on ne réalise pas un parcours nettement meilleur que l'Allemagne." Le message est clair.

Illustration : Bafe Gomis et Saint-Etienne n'ont pas manqué leur retrouvailles avec la Coupe d'Europe (Sipa)



L1 - 5e j : Erreurs d'arbitrages à tous les étages

Posté par Edouard le 15.09.08 à 12:56 | tags : les verts, ligue 1, ol, om, psg
Vainqueur du FC Nantes (1-0) dimanche, certes sans briller, le PSG occupe la troisième place du classement derrière Lyon, qui a battu Nice (3-2), et l'OM, revenu de Bordeaux avec un point (1-1). Une sensation quelque peu atténuée par les nombreuses décisions litigieuses qui ont émaillé ce week-end de championnat.

Les Niçois Emerse Faé et Lionel Letizi n'ont pas digéré le penalty accord à l'OL en fin de match (Sipa)Paris sur le podium
Malgré un départ raté à Monaco (0-1), la saison 2008-2009 semble donc confirmer le renouveau du Paris Saint-Germain. Trois succès en quatre matchs, dont deux dans un Parc des Princes qui n'est plus l'enceinte maudite de l'exercice précédent. Tel est le bilan flatteur qui permet aujourd'hui aux hommes de Paul Le Guen de s'asseoir sur le podium de la Ligue 1. Position que le club de la capitale n'avait plus connu depuis le 4 janvier 2006, juste après l'éviction de Laurent Fournier. Mais l'heure n'est pas encore à la fanfaronnade pour une formation encore en rodage.

Certes privé de Claude Makelele, dont l'influence sur le groupe parisien est indéniable depuis le début de saison, le PSG n'a pas vraiment impressionné lors de sa victoire face à un FC Nantes trop convalescent pour bénéficier de l'effet Elie Baup. En dehors d'une grosse entame de match, les Parisiens auront surtout géré l'avantage donné par Mateja Kezman sur penalty, dès la 7e minute. Penalty qui plus est accordé sur une action confuse, où N'Daw se rendait coupable d'une faute inutile sur Guillaume Hoarau, qui venait de manquer son contrôle dans la surface. "Il y a beaucoup d'endroits en France, à commencer par Nantes, où il n'aurait pas été sifflé", regrettait l'ancien parisien Jérôme Alonso après la rencontre.

Lyon favorisé ?
D'autres coups de sifflets auront porté à discussion au cours de 5e journée. A commencer par ceux donnés par Jean-Charles Cayeux lors de la rencontre OL-Nice (3-2), qui a vu le leader s'imposer dans les arrêts de jeu et la controverse. Notamment sur le premier but lyonnais, inscrit par Juninho sur coup-franc, où l'homme en noir se clairement fait abuser par le Brésilien. Et celui de la victoire, où il suit son assistant en sanctionnant d'un penalty une main involontaire de Vincent Hognon au bout du temps additionnel. Tandis que le second but des Gones a été validé dans la confusion, l'assistant ayant levé puis baissé son drapeau pour signaler un hors-jeu de Fredéric Piquionne qui s'est révélé finalement inexistant au ralenti.

Du côté de l'OGC Nice, on préfère ne pas en rajouter pour ne pas "être à nouveau traité de parano" (Antonetti). Mais on n'en pense pas moins. Notons que M. Cailleux a au moins eu le mérite de faire son mea culpa dimanche sur RTL ("le penalty ne s'imposait pas"), même s'il estime ne pas avoir fait d'erreur sur le coup franc accordé à Juninho. Ce qui n'empêche pas les internautes de lequipe.fr d'avoir répondu massivement "oui" (à 73%) à la question "les arbitres de Ligue 1 favorisent-ils l'Olympique Lyonnais ?". Un débat récurrent depuis quelques saisons.

Verts de rage
Si Nice manque l'occasion de monter sur le podium, les erreurs commises lors de Caen-Saint-Etienne (2-0) maintiennent elles les Verts dans la zone de relégation. Mené d'un seul but avant que Nivet ne fasse le break dans les arrêts de jeu (90e +2), les Stéphanois se sont vus refuser deux fois l'égalisation pour des positions de hors-jeu imaginaires de Bafetimbi Gomis. Fâcheux pour une formation qui s'était déjà incliné trois fois depuis le début de saison et peine à confirmer sa cinquième place de la saison dernière avant de retrouver l'Europe ce jeudi en Coupe de l'UEFA sur le terrain de l'Hapoël Tel-Aviv.

Le coach de l'ASSE Laurent Roussey en à au moins profiter pour dédouaner ses troupes : "On va peut-être accabler Bafé Gomis de son nouveau statut mais s'il faut qu'il marque quatre buts pour en valider un...ça pose problème. A Valenciennes, il y avait déjà eu un penalty litigieux. En début de saison, j'ai participé à une réunion où toutes les parties devaient faire des efforts. Moi, j'essaye d'être calme sur le banc mais avouez, à un moment donné, que cela devient compliqué." Après quatre journées tranquille, où les arbitres auront plutôt bien fait leur boulot, et donc très peu fait parler d'eux, le temps des polémiques semble revenu sur la Ligue 1.

Bordeaux - OM dos à dos

Avec toutes ses prises de bec, on n'en oublierait presque que le premier vrai choc du championnat (Bordeaux - PSG et Lyon-Sainté c'était quand même pas trop ça) entre Bordeaux et l'OM aura livré un beau spectable, loin des clichés sur une L1 supposée chiante comme la pluie. Plutôt inspirés, les Phocéens regretteront de ne pas être reparti du stade Chaban-Delmas avec une victoire après avoir ouvert le score par Bakari Kone d'entrée (2e) et réalisé une première période de haut niveau. Mais il n'y avait rien faire sur le superbe mouvement bordelais conclu par Marouane Chamakh (24e). "Le but de Bordeaux, c'est une action de rêve. Quand tu prends un goal d'une telle beauté, tu peux accepter, tu dois respecter", comme l'a reconnu Eric Gerets, beau joueur.

Le but de Chamakh :

Les résultats complets de la 5e journée :

Samedi :
Lyon - Nice : 3-2
Le Mans - Toulouse : 1-2
Valenciennes - Grenoble : 1-1
Rennes - Le Havre : 1-1
Monaco - Lorient : 2-0
Auxerre - Nancy : 1-1
Bordeaux - Marseille : 1-1
Dimanche:
Caen - Saint-Etienne : 2-0
Sochaux - Lille : 1-1
Paris-SG - Nantes : 1-0

Illustration : Les Niçois Emerse Faé et Lionel Letizi n'ont pas digéré le penalty accord à l'OL en fin de match (Sipa)




Coupe de la Ligue - tirage : La L1 entre dans la danse

Posté par Edouard le 11.09.08 à 16:39 | tags : coupe de la ligue, om, psg
Opposés lors de la dernière journée de L1, Marseille et Sochaux se retrouvent en Coupe de la Ligue (Sipa)Après avoir laissé les clubs de Ligue 2 et de National s'étriper lors des premiers tours, la Coupe de la Ligue rentre dans le vif du sujet pour les 16es de finale, dont le tirage au sort organisé mercredi a intégré les clubs de l'élite, exception faite de Lyon et Bordeaux qui attendront le prochain tour. Six duels entre clubs de L1 sont au menu, dont un alléchant Monaco - PSG et un remake de la finale de Coupe de France 2007 entre Sochaux et Marseille.

L'OM et le PSG se déplacent
Les petites boules maniées par Carole Gaessler n'ont donc pas été tendre avec le tenant du titre parisien, à qui le Stade Louis II ne réussit guère (il y a encore perdu 0-1 lors de la 1e journée). Réintégré in extremis dans une énième rebondissement de l'affaire de la banderole, le club de la capitale ne fera pourtant pas la fine bouche. "Ce ne sera donc pas évident d'autant plus qu'il s'agira là de notre 3e déplacement consécutif après Kayserispor et Saint-Etienne", indique Paul Le Guen sur le site du PSG. "Nous aurons forcément envie de réaliser un meilleur résultat que lors de l'ouverture du championnat. Depuis cette rencontre, le PSG a progressé et nous avons d'autres arguments à faire valoir."


Du côté de l'OM, qui retrouvera lui Sochaux deux semaines après une succès étriqué au Vélodrome (2-1) obtenu grâce à un Mandanda impérial, Eric Gerets se montre prudent. "On les a joués il y a peu et on a connu une fin de match difficile même si on s'est un peu compliqué les choses tout seul. Il y aura une belle revanche à prendre chez eux et on a les moyens de se qualifier." Engagé en Ligue des Champions, Marseille ne s'émouvra pas d'une élimination prématurée en Coupe de la Ligue.

Les chocs de L1 opposeront donc Auxerre à Toulouse, Le Havre à Caen, Grenoble à Nancy et Rennes au Mans. Tandis que Lens, finaliste l'an dernier et relégué en L2, se rendra à Lorient auréolé d'un succès probant face à Sedan (4-1) au tour précédent. Les seizièmes de finale de l'épreuve se dérouleront les 23 et 24 septembre prochains, et seront diffusés sur les chaînes du groupe France Télévisions. Denis Balbir et Xavier Gravelaine sont dans les starting blocks.

Le programme des 16es de finale : 
Metz (L2) - Troyes (L2)
Sochaux - Marseille
Lorient - Lens (L2)
Rennes - Le Mans
Vannes (L2) - Valenciennes
Montpellier (L2) - Lille
Grenoble - Nancy
Boulogne (L2) - Nice
Bastia (L2) - Châteauroux (L2)
Guingamp (L2) - Saint-Etienne
Monaco - Paris Saint-Germain
Créteil (National) - Nantes
Auxerre - Toulouse
Le Havre - Caen

Illustration : Opposés lors de la dernière journée de L1, Marseille et Sochaux se retrouvent en Coupe de la Ligue (Sipa)




L1 - 4e j : Lyon toujours costaud

Posté par Edouard le 01.09.08 à 12:06 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om, psg
Comme l'an dernier, Benzema a éteint le chaudron (Sipa)En remportant le derby à Saint-Etienne grâce à un but de Karim Benzema (1-0, 56e), l'Olympique Lyonnais reste dans la roue de Marseille, qui s'est imposé dans la douleur devant Sochaux (2-1). Bordeaux perd en revanche du terrain en concédant son second revers de la saison, à Lille (1-2). Les deux prétendants à la succession des Gones ont encore du boulot s'ils veulent transformer leurs rêves en réalité.

Sainté sans réponse
14 ans que ça dure. Depuis le 3-0 infligé en 1994 à Geoffroy Guichard, l'ASSE n'a plus fait chuter son rival local dans leur double rendez-vous annuel, certes interrompu par les descentes en D2 des Verts. Comme l'an passé, où il avait arraché le nul dans les dernières minutes en inscrivant un superbe coup franc, Benzema a donc été le bourreau de Sainté. A la réception d'un centre d'Ederson, le déjà meilleur buteur de la L1 (4 réalisations) a ajusté Viviani. Sans élan mais avec classe. 1-0 et c'était plié. "On a lâché. En fait, pour nous, le match s'est arrêté au moment où on a pris ce but", analysait froidement Laurent Roussey après la rencontre. Son équipe est relégable. Et pour deux semaines minimum, en raison de la trêve internationale.

Comme l'a remarqué Roussey, ce Lyon est "à la mode de Claude (Puel)". Solide, ne concédant que très peu d'occasions, dangereux sur coups de pieds arrêtés. Mais pas très généreux offensivement. Ceux qui souhaitent que la Ligue 1 s'inspire de la prolifique moyenne de buts de la Bundesliga en seront pour leurs frais. Dans le contexte d'un derby, la tactique appliquée était sûrement la meilleure. Et en dehors d'un départ de Bafetimbi Gomis dans le dos de Boumsong, qui butait sur Hugo Lloris en frappant trop précipitamment, la défense des septuples champions de France n'a pas tremblé. Du tout bon avant d'attaquer les phases de poule de la C1.

Steve Mandanda, l'assurance tout risque de l'OM (Sipa)Du grand Mandanda
Tout leader qu'il soit, grâce à un plus grand nombre de buts marqués, l'OM ne peut pas se targuer d'une telle rigueur défensive. Sans un grand Steve Mandanda, les Phocéens n'auraient sans doute pas pris les trois points devant Sochaux (2-1). A 2-0 (buts de Ziani et Kone), la partie semblait pourtant en poche. Mais un vent de panique a soufflé dans les rangs olympiens après la réduction du score de Erding (73e), il est vrai entachée d'une position de hors-jeu. Et une vilaine passe en retrait de Zenden, titularisé après s'être plaint de son temps de jeu dans la semaine, failli leur coûter très cher.

Heureusement pour l'OM, Steve 'Austin' Mandanda n'a donc perdu qu'un seul duel face à l'attaquant turc. Sur la dite passe en retrait, il stoppait le tir croisé du Sochalien d'un réflexe du pied (83e). Puis se jetait au sol pour sortir sa tête piquée à bout portant, dans les arrêts de jeu (90e+3). Au final, les Doubistes auront cadré 7 fois dans le match, contre deux côté Marseillais, et mis en lumière la fébrilité de l'actuel leader de la L1. "Cela signifie que nous ne sommes pas encore Lyon", tranchait Eric Gerets, lucide. Avec 10 points pris sur 12 en championnat et un billet validé pour la C1, on a quand même connu des rodages plus difficiles.

Bordeaux cale, Paris décolle
Malgré une jolie ouverture du score signée Fernando Cavenaghi, Bordeaux a lui vu ses errements sanctionnés à Lille, qui empoche sa première victoire de la saison (2-1) grâce à des buts de Bastos et Obraniak. "Autant sur le match du PSG, la défaite avait été frustrante mais aujourd'hui, ce qui me déçoit, ce n'est pas tellement le score, c'est la manière dont nous avons évolué", a regretté Laurent Blanc, agacé par l'absence de fond de jeu de son équipe, alors que "le LOSC avait la pression du résultat".

Désormais 7e, les Girondins voient même Paris leur passer devant pour un point. Vainqueur à Caen (1-0), le club de la capitale réussit son meilleur départ depuis trois saisons. Pas mal pour une équipe présidée par un mec qui ne connaît rien au ballon. L'effet Makelele-Giuly est indéniable, mais c'est encore Guillaume Hoarau qui a trouvé la faille devant, en gâchant aussi pas mal d'occasions, tandis que Mickael Landreau confirme de match en match qu'il peut être le grand gardien dont le PSG a besoin.



C3 - tirage au sort : Les Français vont voyager

Posté par Edouard le 29.08.08 à 18:21 | tags : coupe uefa, les verts, nancy, psg
Jimmy Briand et les Rennais devront faire meilleure figure que l'an passé dans la C3 (Sipa)Après le tant attendu tirage au sort de groupes de la Ligue des champions, qui se déroulait hier, dur de s'enflammer pour celui du premier tour la Coupe de l'UEFA. Et pourtant, pour les quatre clubs français engagés, Nancy, Paris, Rennes et Saint-Etienne, il va falloir prendre cette coupe d'Europe du pauvre au sérieux. Sous peine de voir le coefficient UEFA du championnat de France dégringoler dangereusement.

Caïazzo pas content
Une chose est sûre, en tout cas, deux des représentants de la L1 vont voir du pays à l'occasion de cette double confrontation qui précède les phases de poule. Saint-Etienne va ainsi devoir se rendre en Israël affronter l'Hapoël Tel-Aviv. Tandis que le PSG visitera lui la Turquie pour en découdre avec Kayserispor, 5e du championnat turc l'an passé. Rennes et Nancy feront eux moins de kilomètres pour jouer les Néerlandais de Twente et les Ecossais de Motherwell. Rien de bien excitant, mais des matchs pièges en perspectives.

Dans les propos du président de Sainté Bernard Caïazzo, on sent déjà que cette Coupe de l'UEFA fait chier les clubs français. "Jamais cela ne nous avait traversé l'esprit que nous pourrions aller jouer en Israël. Aller là-bas, en termes de déplacement, de sécurité, cela veut dire prendre en compte tout un tas de paramètres auxquels nous sommes peu habitués. C'est quand même un voyage de 5 ou 6 heures. Et le week-end d'après, nous devons affronter le PSG en championnat. Il faudra prendre en compte les effets du décalage horaire." Attendons-nous donc à voir les Verts, qui célébraient pourtant leur retour en Coupe d'Europe il y a quelques semaines, aligner une équipe bis en terre sainte.

Le coefficient de la L1 en jeu
Comme l'a rappelé Frédéric Thiriez cet été, les clubs français ne peuvent pas se permettre de négliger la C3, ce qui ferait plonger le coefficient UEFA national qui détermine le nombre de places en Ligue des champions accordées à la L1. Si on prend en compte les résultats de l'année en cours, la France a déjà chuté d'un rang (5e, derrière l'Allemagne) et ne doit pas descendre au delà de la 6e place, au risque de n'avoir plus que deux clubs qualifiés en LdC (contre trois aujourd'hui).

Même d'un point de vue égoïste, soigner son coefficient individuel est primordial pour les formations qui ambitionnent de jouer la C1 à court ou moyen terne, sans se retrouver dans le quatrième chapeau et se retrouver dans une poule de mastodontes. Souhaitons donc que nos représentants français fassent l'effort de bien figurer dans cette compétition jamais remportée par un club de l'Hexagone.

Voir notre dossier : Coefficient UEFA - La France en mal d'Europe



L1 - 3e j. : Der Zakarian, première victime ?

Posté par Edouard le 25.08.08 à 12:15 | tags : psg, om, ol, ligue 1, bordeaux
Der Zak, un coach déjà en sursis (Sipa)Déjà fragilisée, la position de Michel Der Zakarian au poste d'entraîneur du FC Nantes devient carrément critique après la défaite des Canaris à Bordeaux (0-2), dimanche. Les Girondins retrouvent eux leur place sur le podium derrière Marseille et Lyon, qui se sont imposés samedi, respectivement face au Havre (1-0) et Grenoble (2-0). hiérarchie

Nantes pique sa crise
Enigme technique depuis son arrivée sur le banc de touche nantais, à la fin de saison 2006-2007, Der Zak' n'avait pu empêcher la descente en L2 du club 8 fois champion de France malgré ses petits pulls saumons et l'aide de son partenaire de galère, Japhet N'doram. Maintenu à son poste faute de mieux, l'ancien joueur de la maison jaune a fait remonter le club directement. Et le président Waldemar Kita de lui promettre qu'il garderait ses fonctions en guise de remerciement.

Der Zakarian semble pourtant n'avoir jamais eu la confiance de son boss qui, après deux journées et 1 point récolté, lui a donné un ultimatum pur et simple : gagner à Bordeaux ou prendre la porte. Comme si un promu, aussi historique soit-il, pouvait aller gagner chez le dauphin de l'OL en claquant des doigts. Autant dire que le Franco-Arménien avançait sur une planche savonneuse, sous la pression d'un président ambitieux qui pourrait le remplacer très rapidement par Alain Perrin.

"Il faut bouger, sinon on court à la catastrophe", a prévenu Kita juste après le match. "Quand on voit certaines choses, cela me laisse perplexe. Je suis déçu car j'ai respecté ma parole. De l'autre côté, on m'a promis qu'on allait gagner des matchs..." Rien d'étonnant de la part de celui qui avait choqué l'UNECATEF en déclarant en mai dernier : "Je n'aurai jamais confiance en un coach. (...) De manière générale, les entraîneurs ne savent pas s'adapter vite et bien. Je suis surpris par la faiblesse d'analyse de certains coaches à la fin des matches."

Ménage à trois
Si Nantes pique sa crise, Bordeaux en a profité pour remonter à la troisième place après sa défaite au Parc des Princes (0-1) lors de la journée précédente. Les hommes de Laurent Blanc n'ont pas particulièrement brillé, mais un penalty de Fernando Cavenaghi (6e) et un corner joliment repris par Fernando (86e) ont suffi à faire la différence. Ils ont encore trois semaines pour être au top avant le début des phases de poule de la Ligue des champions.

Même constat pour Lyon, qui a disposé de Grenoble sur des buts de Jean II Makoun et Karim Benzema (2-0), et Marseille qui a fait la différence devant Le Havre grâce à un nouveau coup franc direct de Zenden (1-0). Le trio qui a fini en tête l'an passé a donc déjà repris les commandes. Mais en dominant chacun un promu avec des buts uniquement marqués sur coups de pieds arrêtés, ils n'ont pas encore montré leur pleine mesure.

En bref
Paris continue son petit bonhomme de chemin avec un nul glané à Sochaux (1-1) grâce à une belle égalisation de Stéphane Sessegnon et une entrée intéressante de la recrue Mateja Kezman. Rennes a empoché sa première victoire en inscrivant deux pions dans les arrêts de jeu à Lille (2-1), qui ferme la marche de la Ligue 1. Monaco a partagé les points face à Caen (1-1) malgré l'ouverture du score du néo-international espoir Nimani, révélation de ce début de saison.

Zenden (Le Havre 0-1 Marseille) :


Sessegnon (Sochaux 1-1 Paris) :




L1 - 2e j : La sensation Grenoble

Posté par Edouard le 18.08.08 à 12:26 | tags : bordeaux, ligue 1, ol, om, psg
Les partenaires d'Akrour (numéro 17) célèbrent la 2e victoire de Grenoble en 2 matchsAlors que la France du foot se demande, comme chaque année à cette époque, qui va bien pouvoir détrôner le roi Lyon au sommet du championnat de France, le rôle de trublion a été endossé ce week-end par le promu Grenoble. Equipe promise à la re-descente immédiate, le GF38 s'est offert le scalp de Rennes (1-0), dimanche pendant que l'OL partageait les points à Lorient (0-0), après celui de Sochaux lors de la première journée (2-1). Autant dire qu'un choc de titan se profile samedi prochain à Gerland entre le leader et son "dauphin".

Le chef d'œuvre d'Akrour
Si Le Mans, Lorient puis Nancy avaient fait sensation l'an passé en occupant la première place du championnat en début de saison, la Ligue 1 Orange fait donc encore plus fort en 2008-2009 en confiant sa tête au Grenoble Foot 38. Club qui a retrouvé sa place dans l'élite après 45 ans d'absence en arrachant la troisième place de la L2, encore fragile financièrement malgré ses capitaux japonais, le GF38 ne pouvait pas mieux célébrer l'érection de sa nouvelle enceinte, le très moderne stade des Alpes, inauguré le 15 février dernier, dans lequel il est toujours invaincu malgré la visite d'une équipe "européenne" comme Rennes, dimanche.

Pour ne rien gâcher, Grenoble s'est imposé sur un but de fou - un lob de 25 m d'Akrour sur Douchez -, s'est payé le luxe de manquer un penalty et a su faire le dos rond pour contenir des assauts bretons certes désordonnés. Même s'il reste encore à prendre "trente-six points pour se maintenir" (Grégory Wimbée) et que ce classement est "anecdotique", comme l'a rappelé le placide entraîneur Mehmed Bazdarevic, voilà un sympathique coup de pub pour ce club plein d'ambition. D'un autre côté, ses futurs adversaires sont déjà prévenus. Dépasser le stade de l'effet de surprise pour ne pas se contenter d'être un tube de l'été, telle sera la mission du club isérois dans les semaines qui viennent.

L'OM régale, Bordeaux cale
Malgré cette sensation, la journée de dimanche aura surtout été marqué par les quatre buts passés par Marseille à Auxerre (4-0), cette fois sans en encaisser un seul, dans un stade Vélodrome conquis. Le score est lourd pour Auxerre, qui a eu l'opportunité de revenir dans le match, alors que l'OM a fait preuve de pas mal de réussite, comme l'a concédé Eric Gerets. Mais le talent offensif des ciel et blanc est indéniable, sur le terrain comme sur le banc de touche, d'où deux buteurs sont sortis (Grandin et Zenden). Avec 4 points en deux matchs, les Olympiens reviennent donc à hauteur de Lyon, qui a réalisé un match solide à Lorient sans toutefois concrétiser ses occasions (0-0).

Bordeaux n'a lui pas confirmé sa victoire initiale contre Caen (2-1) en chutant au Parc des Princes contre un PSG laborieux mais réaliste, à l'image du buteur Guillaume Hoarau, qui a mis au fond un des deux seuls tirs cadrés parisiens (contre 10 aux Girondins). "Je ne pense pas que Paris a mérité sa victoire", a même lâché un Laurent Blanc déçu que la générosité offensive de son équipe n'ait pas été récompensée. "Mais elle le sera sur le long terme", a assuré le "Président" qui ne compte pas se mettre à bétonner pour autant. Paris savoure lui son premier succès à domicile, aussi étriqué soit-il, après avoir attendu la 20e journée pour s'imposer devant son public la saison dernière.

En bref
Dans ce week-end encore prolifique (25 buts après les 24 de la première journée), les acteurs de la L1 nous auront offert du spectacle. Outre le joli but d'Akrour, les Marseillais Grandin et Zenden ont signé chacun un bijou, le premier en dribblant deux Auxerrois dans la surface avant de piquer son ballon devant Riou, le second sur un maître coup franc, aussi puissant que placé. On notera également le match de mamouth de Steve Savidan (deux passes, un but) pour Caen contre ses anciens partenaires de Valenciennes (3-1). Ainsi qu'un autre lob magistral, signé lui Perquis mais qui n'a pas empêché Sochaux de s'incliner à Saint-Etienne (1-2).

Le but du week-end : Nassim Akrour



PSG : Des supporters sous surveillance

Posté par Edouard le 13.08.08 à 16:31 | tags : ligue 1, psg
Avec la reprise de la saison de Ligue 1, la préfecture de police de Paris se prépare elle aussi à retourner au charbon en vue du premier match à domicile du PSG, samedi face à Bordeaux. Entre IDS (interdictions de stade), encadrement des abords du Parc des Princes, escorte des équipes visiteuses et poursuites judiciaires à l'encontre des personnes coupables de violences, de racisme ou d'utilisation de fumigènes dans l'enceinte du stade.

212 IDS en 2007-2008
Dans sa revue hebdomadaire Pprma, la Préfecture revient ainsi sur son action l'an passé, qui a abouti à 212 IDS, "soit 187 mesures d'interdiction administratives prises par le préfet de police (dont 53 arrêtés d'urgence et 134 arrêtés longue durée) et 25 mesures d'interdictions judiciaires". Cette dernière peut être établie pour une durée de 5 ans, un tarif plus dissuasif que les trois mois prévus pour les IDS administratives qui sont prononcées par le Préfet, mais uniquement au terme d'une condamnation judiciaire. Ce qui explique leur rareté.

"A la veille du match PSG/Bordeaux, il est à noter que 40 interdictions administratives et 49 interdictions judiciaires sont en cours de validité", précise par ailleurs l'hebdo de la PP. Douce perspective pour les intéressés qui devront se présenter au commissariat ou à la gendarmerie durant la rencontre. Ce qui n'est pas pire que d'assister à la prestation des hommes de Paul Le Guen, noteront les mauvaises langues.

Chasse aux fumis

A la lecture de ce "panorama hebdomadaire de la préfecture de police", on constate que si l'accent est mis sur les phénomènes de violences en tout genre, la lutte contre le racisme demeure difficilement quantifiable. La Cellule Opérationnelle du Parc des Princes (COPP), a ainsi interpellé 171 personnes qui contrevenaient au code du sport et/ou au code pénal à l'intérieur du stade, et notamment "l'introduction d'engins pyrotechniques, l'exhibition de signes rappelant une idéologie raciste ou xénophobe, ou encore le non respect d'une interdiction de stade." Mais le document se gargarise uniquement sur les 19 supporters arrêtées par la COPP au cours de la saison 2007-2008 pour fumigènes, sans donner plus de précision sur les autres types d'infractions répertoriées.

Les clubs, dont la responsabilité pénale vis à vis du comportement de leurs supporters a été renforcée par l'exclusion du PSG de la Coupe de la Ligue suite à l'affaire de la banderolle anti-Ch'tis ou les sanctions prise à l'encontre de Metz et Bastia, semblent donc une nouvelle fois seuls pour lutter face à un fléau persistant qui ne concerne pas que la Russie, l'Italie ou les Pays-Bas et ce serait arrêté miraculeusement à la frontière de l'Hexagone tel le nuage de Tchernobyl. Menacer de "3 ans d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende" un lanceur de fumi, c'est bien. Lutter efficacement contre les auteurs de cris de singe, saluts nazis et autres manifestations racistes (pas seulement au Parc, d'ailleurs), c'est mieux.

PS : Rappelons tout de même que malgré deux dernières saisons particulièrement calamiteusement sur le plan sportif, les incidents imputables aux supporters parisiens sont en nette baisse. Selon un rapport du Sénat publié en octobre 2007, ils avaient même réduits de moitié en deux ans (69 contre 112). Les rapporteurs soulignaient au passage que la question de l'insécurité dans les stades étai "diffusée de manière alarmiste dans les médias contemporains . Le hooliganisme fait couler plus d'encre que de sang, plus de salive que de larmes." Tout ne va donc pas si mal...



Coupe de la Ligue : Sanction confirmée pour le PSG

Posté par Edouard le 29.07.08 à 16:14 | tags : coupe de la ligue, ligue 1, psg
Les supporters et dirigeants parisiens n'auront donc pu rêver que quelques heures. Suite à l'avis du CNOSF qui jugeait lundi soir "trop sévère" l'exclusion du club de la capitale de la Coupe de la Ligue pour l'affaire de la banderole anti-Ch'tis, la FFF a réitéré mardi son intention de rester ferme sur le dossier. C'était le dernier recours possible devant la justice sportive pour le PSG qui ne devrait pas exploiter la voie administrative.

Le CNOSF dans le zef
A vrai dire, on a du mal à être surpris par la décision de la Fédération Française de Football. Rien ne l'obligeait à déjuger la commission de discipline de la LFP en suivant à la lettre la proposition du Comité Olympique. En suggérant de remplacer une sanction "disproportionnée" par une punition inappropriée et trop clémente (1 match de Ligue 1 à huis-clos), ce dernier était de toute manière hors-sujet.

"Il était logique que des faits qui s'étaient produits en Coupe de la Ligue débouchent sur une sanction dans cette compétition", a rappelé le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes ce mardi à l'AFP. "On aurait pu nous reprocher de fausser le championnat si nous avions pris une sanction par rapport au championnat, alors que cela s'est passé dans une autre compétition."

Une question d'uniformité

Cette décision qui confirme la responsabilité des clubs vis à vis du comportement de leurs supporters risque toutefois de faire couler encore beaucoup d'encre si une différence de traitement venait à être constatée dans le futur. Problème, la chasse aux simulateurs nous a déjà montré que l'uniformité n'était pas le fort des instances du football français, qui n'ont sanctionné que deux nouveaux comédiens (Hilton et Micoud) depuis l'"affaire Fiorèse" (2002). Et s'il faut sortir le martinet à chaque fois qu'une banderole douteuse est déployée dans un stade, la commission de discipline n'a pas fini de se réunir...

Il serait en fait bien plus simple et honnête de dire que le PSG a été victime de l'équation "Finale de Coupe de la Ligue + diffusion hertzienne + Nicolas Sarkozy en tribune + Danny Boon", et que ce genre d'insultes n'est tolérable que dans des petites rencontres de L1 retransmise sur Foot+. Mais n'en demandons pas trop à la FFF...

Le tirage au sort de la Coupe de la Ligue aura lieu mercredi 30 juillet à 11h au siège de la LFP.



Le PSG change (encore) de cap

Posté par Edouard le 22.07.08 à 13:12 | tags : ligue 1, mercato, psg
Après deux saisons sportivement catastrophiques, Paris a renoué avec un recrutement ambitieux dans ce mercato estival en recrutant notamment deux internationaux expérimentés, Ludovic Giuly et Claude Makelele, présenté hier officiellement à la presse. Une nouvelle option qui enterre la politique de rajeunissement que devait incarner Paul Le Guen.

Paris navigue à vue
Ainsi va la vie au PSG, club qui a consumé plus de présidents (4) que d'entraîneurs (3) depuis 2005 et le départ du tandem Francis Graille - Vahid Halilhodzic. Dernière victime en date, Alain Cayzac a rendu son tablier le 21 avril 2008, laissant Simon Tahar assurer une interim de quatre journées. Le coach, Paul Le Guen, est lui toujours en place et doit désormais épouser la vision de son nouveau patron, Charles Villeneuve. Un énième changement de cap qui sent un peu le quitte ou double pour le club de la capitale et ses actionnaires.

Quelques mois après son arrivée, en remplacement de Guy Lacombe, PLG avait pourtant mis en place, avec l'accord de sa hiérarchie, une politique qui devait faire belle part aux jeunes. Dans cette optique, le PSG avait misé sur des recrues en devenir comme Amara Diané, Didier Digard, Grégory Bourillon ou Jérémy Clément. Surtout, il semblait enfin prêt à mettre à profit son réservoir des moins de 18 ans, champions en 2006 avec les Sakho, Mulumbu, Chantome, Ngoyi, Boli, Sankhare et autres N'Gog. Autant de joueurs qui ont signé un contrat pro et devaient faire à terme le bonheur de l'équipe première.

Il était une fois les révolutions
En écartant Pauleta, Mario Yepes et Bernard Mendy en début de saison dernière, Le Guen avait fait passer le message clairement. Problème, la révolution a été un peu brutale et Paris s'est enfoncé dans une crise de résultats sans précédent. Et si les anciens ont été rappelé à la rescousse en court de route permettant au club de se sauver in extremis, l'expérience à laisser des séquelles. Résultat, la nouvelle direction a opté pour le recrutement de joueurs d'envergure et de métier. A commencer par Ludovic Giuly et Claude Makelele, arrivés à quelques jours d'intervalle au Camp des Loges, deux tauliers qui possèdent une expérience internationale et un palmarès bien fourni.

Paris n'a certes pas fait une croix sur les jeunes, s'offrant même les services de Stéphane Sessegnon et Guillaume Hoarau (24 ans tous les deux). Mais les joueurs issus du centre de formation, dont bon nombre vont être transféré (N'gog à Liverpool ?) ou prêté, vont eux payer eux les pots cassés. Tout comme Didier Digard, parti à Middlesbrough un an après son arrivée à Paris, ou Amara Diané, meilleur buteur du club en 2007-2008 et qui évoluera l'an prochain qu Qatar. Désavoué mais maintenu, Paul Le Guen va donc devoir mener à bien un projet qui, au départ, n'était pas le sien. C'était ça ou prendre la porte.

Les supporters s'impatientent
Pour le club et le technicien breton, qui espère encore l'arrivée d'un défenseur central et d'un attaquant, la marge d'erreur est désormais nulle. Et il va falloir faire l'amalgame entre des joueurs qui ont tout gagné et gagnent beaucoup (en salaire), et un vestiaire qui sort de deux ans de dépression et ne bénéficie pas de telles émoluments. En attendant, PLG positive : "Ces deux joueurs vont apporter leur expérience, mais surtout leur qualité intrinsèque ce qui va améliorer le niveau de l'équipe. Cette signature place le club dans une nouvelle dynamique."

Depuis les arrivées de Pauleta (en 2003), Bonaventure Kalou et Vikash Dhorasoo (en 2005), le PSG n'avait plus attiré de noms ronflants au cours du mercato. Sans doute parce que ça ne lui avait pas trop réussi. Du coup, les supporters parisiens sont loin d'avoir ranger leur scepticisme. Pas plus qu'ils ne digèrent l'augmentation des abonnements championnat (+ 30 € à 60 €) qui frappe la zone rouge du Parc des Princes, soit les tribunes basses de Boulogne et Auteuil. Après deux saisons à flirter dangereusement avec une relégation en Ligue 2, leur patience a des limites. Forcément.



Kone enfin marseillais, Giuly quasi parisien

Posté par Edouard le 18.07.08 à 11:22 | tags : ligue 1, mercato, om, psg
Le prochain "clasico" du championnat de France, programmé le 26 octobre au Stade Vélodrome, devrait donner lieu à un duel entre deux lutins du ballon rond. Selon La Provence, le transfert de Bakari Koné (1,63 m) de Nice à Marseille aurait en effet été validé jeudi soir. D'après L'Equipe, Ludovic Giuly (1,64 m) serait lui en train de passer une visite médicale avant de s'engager avec le PSG et d'être présenté en début d'après-midi au Parc des Princes.

Après des semaines de bras de fer entre Kone et l'OGC Nice, les négociations ont donc fini par aboutir, rapporte le quotidien marseillais. Alors que les deux clubs avaient convenu d'une indemnité de transfert de 9 M€ (assortie d'un bonus d'un million si l'OM se qualifie au moins une fois en Ligue des champions lors des quatre prochaines saisons), restait à régler le problème de la prime à signature (630 000 €) que Nice rechignait à verser à l'Ivoirien.

Sans pouvoir être affirmatif, La Provence avance que le joueur a fait une croix sur une partie de la somme. Il devrait passer des tests médicaux ce samedi et s'engager officiellement avec le club phocéen qui ne chôme pas dans ce mercato après les arrivées de Hilton, Erbate et Ben Arfa.

Avec Ludovic Giuly, le rival parisien est de son côté en passe de réaliser son premier gros coup du mercato, après le recrutement des moins médiatiques Guillaume Hoarau et Stéphane Sessegnon. Une réponse aux interrogations pressantes des supporters du PSG qui mettent la pression sur la nouvelle direction depuis la reprise de l'entraînement. Suggéré depuis de longues semaines, le transfert de Giuly devrait enfin régler le problème du côté droit qui a hanté Paul Le Guen au cours des deux dernières saisons.

Toujours selon L'Equipe, qui cite une source proche du club, Ludo pourrait être rapidement suivi par Claude Makelele. Des nouvelles qui pourraient calmer les tensions encore apparues hier entre Charles Villeneuve et les supporters au sujet de la hausse du prix des abonnements, rapporte Le Parisien.

Illustration : L'ancien meilleur joueur de Ligue 2 Bakari Kone évoluera l'an prochain sous les couleurs de l'OM (Sipa)



Les pétards mouillés du Mercato

Posté par Edouard le 30.06.08 à 18:37 | tags : atletico, ligue 1, mercato, ol, om, psg
Si la période du marché des transferts transporte toujours son lot de fausses annonces et rebondissements en tous genres, le cru 2008 démarre très fort. Surtout en Ligue 1, où les affaires Ben Arfa, Thuram ou Nasri alimentent les gazettes. Petit tour d'horizon.

Hatem, moi non plus
Annoncé mercredi dernier par Pape Diouf en personne, le transfert d'Hatem Ben Arfa de Lyon à Marseille a pris du plomb dans l'aile. Samedi, l'OL annonçait via son site officiel que la transaction n'avait "pu finalement se concrétiser, aucun élément conforme aux demandes de l'O.L. n'étant intervenu, rendant impossible tout enregistrement postal à destination de la L.F.P. avant le 30 juin, date butoir signifié lors des négociations."

L'OM jure pourtant être dans son bon droit. Et Hatem Ben Arfa est rentré dans une ligne dure en accordant une interview hallucinante à l'OM TV : "J'ai signé à l'Olympique de Marseille et je suis très content d'avoir signé ici. Ma position est claire : je sais que, quoiqu'il arrive, je resterai ici à l'OM et je ne rentrerai pas à Lyon. Quoiqu'il puisse se dire, je suis ici." La commission juridique de la LFP va devoir déterminer ce mardi si Ben Arfa est néo-Marseillais ou encore Lyonnais.

Thuram à contre-coeur
Alors que l'officialisation de la signature de Lilian Thuram au PSG ne semblait qu'une simple formalité après l'accord trouvé entre les deux parties mercredi, la visite médicale a révélé que recordman des sélections en équipe de France souffrait d'une malformation cardiaque. Une hypertrophie qui serait passé au travers des tests réalisées par l'encadrement médical et lors des transferts du joueur de 36 ans de Monaco à Parme, puis à la Juventus et efin Barcelone !

"Si je dois arrêter, cela voudra dire que j'ai eu de la chance qu'on découvre cela à ce moment-là. S'ils me disent qu'il n'y a pas de problème, alors je rejouerai", a déclaré Thuram, dont le frère est décédé d'une crise cardiaque en jouant au basket-ball. Le professeur Eric Rolland, directeur médical du PSG, devra donner son verdict définitif d'ici au 30 juillet.

Greg le millionaire
Autre mouvement qui semblait couler dans le bronze, le départ de Grégory Coupet a lui aussi capoté en fin de semaine. Tout les conditions sont pourtant réunies : l'Atletico Madrid veut Coupet, le joueur souhaite partir et l'OL a déjà trouvé son remplaçant (Lloris). Problème, le club rhodanien ne compte rien lâcher sur l'indemnité de transfert de 3 millions d'euros fixée lors de la dernière prolongation Greg. Mais pour un gardien de 35 ans, les dirigeants espagnols trouvent ça un peu cher.

Digard perd patience
Cas encore plus surprenant, celui du Parisien Didier Digard, en partance pour Middlesborough. Un accord a été trouvé il y a une dizaine de jours pour un montant de 5 millions d'euros. Mais le joueur devait se rendre ce matin au Camp des Loges pour la reprise de l'entraînement. Une situation qui l'a fait sortir de sa réserve dans L'Equipe de lundi : "Normalement un transfert se paye en deux fois. Mais Paris a besoin de liquidités. Paris veut les cinq millions d'euros tout de suite. C'est du jamais vu. sont tout simplement incompétents."

Moralité, méfiez-vous des transferts non-officiels qui pullulent au coeur de l'été...



Le PSG fait du neuf avec du vieux

Posté par Greg K le 26.06.08 à 19:03 | tags : mercato, psg
Très discret sur le marché des transferts, Charles Villeneuve obtient sa première recrue de l'été pour le PSG. Lilian Thuram, le recordman des sélections en équipe de France (142) vient de s'engager avec le club de la capitale pour une saison, plus une année supplémentaire en option. Il s'agit du deuxième renfort pour le Paris-SG après celui de Guillaume Hoarau, recruté l'hiver dernier du Havre. Alors bonne nouvelle ou pas, début d'explication.

Le défenseur central âgé de 36 ans, présent à l'Euro, était libre après son départ de Barcelone où il a passé deux saisons. Douze ans après son départ du Rocher pour Parme, l'ancien Monégasque revient en France pour y défendre les couleurs de son deuxième club de Ligue 1. Alors que les joueurs du PSG vont reprendre l'entraînement lundi prochain, une incertitude demeure quand à la venue de Lilian Thuram. Agé de 36 ans, "Thu thu" reste sur deux saisons plutôt "tranquilles" à Barcelone (seulement 41 matchs joués en Catalogne). L'ancien capitaine des bleus a nettement manqué son Euro avec en souvenir marquant, une prestation désastreuse face aux Pays-Bas. Ses dernières performances sous le maillot tricolore ont même faillit refroidir les ardeurs des dirigeants parisiens qui s'inquiétaient de la réelle condition physique du joueur. Finalement, le champion du Monde et d'Europe qui a pu signer son contrat cet après-midi sera bien présent au parc pour tenir la défense du PSG avec Zoumana Camara.

En attendant le retour de vacance du joueur, d'autres éléments pourraient rejoindre la capitale. On parle surtout de Ludovic Giuly, Jimmy Briand et de Stéphane Sesssegnon. Mais si vous êtes déjà pressé d'aller faire floquer votre nouveau maillot de Paris (il sort samedi), vous pourrez déjà mettre celui de Tu rame, ça à de la gueule, non ?

Illustration:Ronaldinho a surement du donner les meilleurs plans de night club à Thuram (Crédit:Sipa)



Mercato : Diané à la bougeotte

Posté par Greg K le 22.06.08 à 19:04 | tags : ligue 1, mercato, ol, om, psg
Alors que l'on annonce du côté de la Porte d'Auteuil les arrivées certaines de Claude Makelele et deJimmy Briand (source RMC), le PSG a confirmé son souhait de laisser partir Amara Diané. Pour le meilleur buteur du club cette saison (11 réalisations), la coupe est pleine. "Déçu par l'attitude de Paul Le Guen" l'attaquant international ivoirien souhaite quitter le Paris-SG. "C'est la fin avec Paris. Je veux partir dans un club qui me désire", a-t-il déclaré dans Le Parisien daté de vendredi.

L'OM fait ses courses
L'OM continu ses petites emplettes sur le marché des transferts. Son prochain achat pourrait concerner l'attaquant de poche de l'OGC Nice, Bakary Koné. A en croire le président Stéphanois Bernard Caiazzo, sur le site internet des verts. "Plusieurs joueurs sont actuellement sur nos tablettes. Baky Koné, qui s'est engagé avec l'OM, est sorti de la liste." L'OM aurait conclu un accord entre le joueur et son club pour 12 millions d'Euros. Le probable départ de Samir Nasri se précise de jour en jour, il se pourrait bien que le joueur signe son contrat de quatre ans très prochainement pour les Gunners. Pour pallier ce départ, les dirigeants marseillais auraient déjà fait le forcing pour s'attacher les services du lyonnais, Hatem Ben Arfa.

Etienne Didot, banni à Rennes alors qu'il y a quelques mois, il en était le capitaine de l'équipe a signé pour quatre ans au TFC. Un milieu arrive du côté de la Haute-Garonne mais un autre pourrait partir, Achile Emana fortement pressenti au Dynamo Kiev pourrait y rejoindre l'ancien Manceau, Ismaël Bangoura.

Monterrubio aime bien l'orange
Le milieu de terrain du RC Lens, relégué en Ligue 2, Olivier Monterrubio serait très intéressé par une aventure au FC Lorient. L'ancien nantais pourrait y retrouver son ancien coach, Christian Gourcuff qu'il a dirigé lorsqu'il jouait à Rennes.

Enfin, après un Euro tristounet Grégory Coupet a décidé de poursuivre sa carrière footballistique. Annoncé partant du côté de l'Angleterre ou des Etats-Unis, Greg pourrait plutôt rebondir en Espagne à l'Athetico Madrid. Selon les médias ibériques, il se serait rendu jeudi à Madrid, accompagné de son conseiller sportif Jacques Santini, pour discuter avec les dirigeants de l'Atletico. Coupet pourrait donc s'engager avec le quatrième de la Liga à condition que les dirigeants madrilènes versent une indemnité de transfert de 3 millions d'Euros à Lyon.

Illustration : Diané en a marre de faire banquette au PSG (crédit : Sipa)



Merci Pedro !

Posté par Edouard le 20.06.08 à 09:48 | tags : foot en vidéos, ligue 1, portugal, psg, vintage
Le dernier club de Pedro Miguel Carreiro Resendes, dit Pauleta, restera donc le PSG. Malgré l'envie de rempiler une saison, ce qu'on ne lui a pas proposé à Paris, l'Aigle des Açores a donc décidé de se poser définitivement. Pas d'ultime pige au Qatar, en Espagne ou au Portugal. Pour Pedro, l'heure est venu de tirer sa révérence pour le meilleur buteur de l'histoire de la sélection portugaise (47 buts en 88 capes).

"Si cela avait été pour l'argent, je serais resté en France. Mais la dernière saison au PSG m'a vraiment épuisé mentalement. Il me faudrait un réel challenge pour continuer, mais je n'en ai pas", a expliqué Pauleta, jeudi, à la radio portugaise TSF. "Je voulais terminer ma carrière au Portugal. Mais maintenant cette envie n'est plus aussi forte. Je n'ai plus la volonté pour continuer à jouer. J'espère toujours avoir une bonne proposition mais je ne crois pas qu'elle viendra."

Après avoir évité deux ans de suite la relégation avec le club parisien, "Paulette", 35 ans, prend sans doute une sage décision en raccrochant les crampons aujourd'hui. Lors de son dernier match au Parc des Princes, en mai dernier, les supporters lui avaient offert un long et vibrant hommage, à la hauteur du souvenir qu'il a laissé à Paris, mais aussi à Bordeaux, le club qui lui a permis de faire ses débuts en championnat de France après son passage à La Corogne.

Pauleta en chiffres :

174 buts en 358 matchs de D1 (0,49 but par match)
19 buts en 37 matchs de Coupe d'Europe (0,51 but par match)
47 buts en 88 sélections (0,53 but par match)

Illustration : Pauleta en larme pour sa dernière au Parc des Princes, en mai dernier (crédit : Sipa)

Petit best of de Pauleta :


Ses buts préférés :




Jérôme Alonzo descend Le Guen

Posté par Greg K le 19.06.08 à 18:50 | tags : ligue 1, psg
L'ancien gardien de but du PSG, qui vient de s'engager 2 ans pour le FC Nantes, s'en est pris violemment à son ancien entraîneur ce matin dans Le Parisien de jeudi. "Paul Le Guen a décidé de ma mise à mort". "Pour savoir pourquoi, il faut le lui demander", poursuit-il. "Il n'a même pas eu le courage de me le dire quand on s'est croisés au camp des Loges lorsque je suis allé vider mon placard."

Le gardien de 35 ans est également très remonté contre son ancien club qui n'a rien fait pour le retenir. Toujours convaincu qu'il était "la meilleure doublure pour le PSG", il regrette le manque de considération de ses dirigeants alors que le portier tendait des perches depuis des mois dans le vide. Interrogé sur ses relations avec Mickaël Landreau, titulaire dans le but parisien, Alonzo esquive au prétexte que "c'est trop chaud."

Alonzo reviendra au Parc des Princes le 13 septembre pour PSG - Nantes. Comme titulaire ? "Je constate juste que le gars (Tony Heurtebis) a quand même fait monter le club en Ligue 1. Donc que je parte avec une longueur de retard, c'est très possible." Nul doute que les retrouvailles avec son ancien club s'annoncent bouillantes.

Illustration : Jérôme Alonzo et le PSG, encore une histoire d'amour qui finit mal... (crédit : Sipa)



Puel rejoint Lyon

Posté par Aurélien le 12.06.08 à 15:42 | tags : lille, mercato, ol, om, psg

La rumeur était dans l'air depuis quelques semaines. D'après France Football, c'est désormais une certitude, Claude Puel entraînera la saison prochaine l'Olympique Lyonnais. Premier tremblement de terre donc en Ligue 1, qui risque de provoquer un jeu de chaises musicales sur beaucoup de bancs de touches.

 

Après Monaco et Lille, Claude Puel sera aux commandes de l'OL dès juillet prochain. Un poste qui colle bien sûr avec les ambitions de l'ancien coach lillois. Lui qui a attendu en vain une politique ambitieuse au sein du LOSC a cette fois-ci cédé aux sirènes des grosses écuries. Après avoir refusé Porto en 2004, il rejoint donc la team Aulas avec des fonctions élargies par rapport à son prédécesseur. Puel aura plus de liberté et un rôle de manager à l'anglaise. Bernard Lacombe sera-t-il donc moins présent et n'imposera plus personne à l'entraîneur ? On attend de voir le nouveau mode de fonctionnement avec impatience. La venue de Puel dans le Rhône pourrait avoir comme première conséquence l'arrivée de Jean II Makoun, partant certain du LOSC.

 

Lille perd donc son coach emblématique. Son remplaçant est déjà trouvé en la personne de Rudi Garcia. Auteur d'une très belle saison avec Le Mans, il semble avoir le profil idéal pour le LOSC. Henri Legarda, le président manceau, voit donc la saignée attendue de son effectif débuter par le débauchage de son entraîneur. Le PSG a transmis des offres pour Marko Basa et Stéphane Sessegnon, qui s'élèveraint au total à 10 millions d'euros. Trop peu pour ces deux joueurs clés de l'éffectif sarthois.

 

Les dossiers de l'OM
L'OM se montre très actif depuis le dbut du mercato et a enregistré hier la sgnature de Vitorino Hilton, l'ancien capitaine lensois, âgé de 30 ans. Un transfert qui correspond aux exigences d'Eric Gerets qui voit là sa défense renforcée. La venue de Kim semble aussi toute proche et accrédite fortement l'hypothèse d'un départ vers l'Angleterre de Djibril Cissé. La piste Bakary Koné est également toujours d'actualité.

 

Et Lens continue de voir ses meilleurs éléments partir. Adama Coulibaly, fidèle parmi les fidèles, a signé aujourd'hui un contrat de quatre ans avec l'AJ Auxerre. Le transfert s'est conclu autour de deux millions d'euros. Les Sang et Or a donc perdu sa charnière centrale de la saison dernière (mais est-ce une mauvaise nouvelle ?). Romain Sartre, de Sedan, et Eric Chelle, de Valenciennes, sont déjà arrivés pour compenser ces départs.

 

A l'étranger, les arrivées de Jose Mourinho et de Luiz Felipe Scolari à la tête de l'Inter Milan et de Chelsea font fantasmer les tabloids. Le Portugais aurait fait de Ricardo Quaresma l'une de ses priorités tandis que Deco est pressenti chez les Blues.Didier Drogba et Samuel Eto'o sont quant à eux toujours fortement courtisés par le Milan AC. L'après Euro risque d'être bien agité.






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