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Déhu: c'est la fin

Posté par Aurélien le 27.03.08 à 15:06 | tags : que sont-ils devenus ?

L'ancien joueur de Lens, Barcelone, Paris et Marseille a annoncé hier sa retraite sportive, à l'âge honorable de 35 ans. Retour sur une carrière plutôt réussie mais achevée dans l'indifférence.

 

De Lens au Barça
Frédéric Déhu. L'évocation de ce nom donne de l'urticaire ou ravive d'agréables souvenirs. Seuls restent neutres les supporters du FC Barcelone où le défenseur n'aura passé qu'un an et joué 11 matches. Son départ en Espagne et l'intérêt des Catalans étaient dus à 8 belles saisons passées au RC Lens. Milieu de terrain défensif ou défenseur central, Déhu était le ciment de l'équipe et faisait partie de la génération dorée qui a remporté le championnat de France 1998 avec Eric Sikora, Tony Vairelles, Titi Camara, Vladimir Smicer... Avec sa houpette blonde, Déhu ne dépareillait pas au stade Bollaert.

 

Son exil barcelonais était donc une belle récompense. Son passage en Catalogne prend malheureusement vite une mauvaise tournure. Arrivé dans la période sombre barcelonaise, Déhu ne pourra jamais se mettre en évidence et était cantonné sur le banc. Bon, en même temps, cette situation ne surprenait pas grand monde. Déhu à Barcelone, c'était un peu comme Dugarry au Milan AC, une erreur de casting.

 

Aimé puis détesté
Néanmoins, si le défenseur n'a pas la carrure pour s'imposer chez les blaugrana, il garde une bonne cote en France. Le PSG a pour une fois flairé le bon coup en le rapatriant en 2000. Au Parc, Déhu s'impose alors dans l'axe de la défense aux côtés de Pochettino. Si ses trois premières saisons dans la capitale ne sont pas inoubliables en terme de résultats, la quatrième est couronnée de succès. Un succès dont il ne profitera pas. Car Déhu, en fin de contrat, décide de rejoindre l'OM. Un choix qui va attirer les foudres des supporters et lui gâcher le plaisir de la victoire finale en Coupe de France. Lui, le capitaine du PSG, va être hué par les fans parisiens au moment où il brandit le trophée. Scène surréaliste qui aura marqué sa carrière.

 

Un peu à l'instar de Fabrice Fiorèse, sa carrière prend un sérieux coup d'arrêt à cet instant là. A l'OM, on ne retrouvera jamais le Déhu lensois ou parisien. Il ne gagne rien avec Marseille, traversant une période peu réjouissante sur la Canebière. Son départ pour Levante, petit club espagnol, se fait dans l'indifférence. Là-bas, il n'est même pas titulaire et se retrouve englué dans une situation peu enviable. Le club, en proie à des difficultés financières n'est pas capable d'assurer le paiement mensuel de ses joueurs. C'est donc hier, après avoir résilié son contrat avec Levante, que l'ancien international (5 sélections) a annoncé sa retraite tout en déplorant un "goût d'inachevé". Exactement.




Ortega : A la recherche du temps perdu

Posté par Edouard le 29.02.08 à 16:18 | tags : argentine, foot en vidéos, que sont-ils devenus ?

Ortega lors du dernier clasico River - BocaNon, Ariel Ortega n'est pas à la retraite. Auteur du but décisif de River Plate face à Club America (2-1), ce mercredi en Copa Libertadores, le meneur de jeu argentin tente de finir en beauté une carrière mouvementée.

Cry me a River
A bientôt 34 ans, Ariel Arnaldo Ortega est plus proche de la fin que du début. Revenu en 2006 chez les Millonarios de River Plate, son club formateur, après divers escapades plus ou moins réussies en Europe (Valence, Sampdoria, Fenerbahçe), "el Burrito" (le petit âne) semblait d'ailleurs perdu pour le football lorsqu'il révéla l'an dernier avoir replongé dans ses problèmes d'alcool. Mais une cure de desintox et l'arrivée de son pote Diego Simeone sur le banc de River lui ont offert une dernière chance de briller.

A l'occasion de la seconde journée de la Copa Libertadores, Ortega a même offert un succès précieux à son équipe en inscrivant le but de la victoire contre les Mexicains d'America (2-1) dans le temps additionnel (90e+2). Un pion d'autant plus précieux que River s'était incliné lors de son premier match et avait besoin de prendre les trois points devant son public de l'Estadio Monumental.

De puta madre
"Oui, c'est vrai, j'ai l'impression de redevenir moi-même. J'espère que je pourrais donner encore plus aux gens de River", a confié le capitaine des Millonarios à Olé, tout heureux de retrouver les sensations qui lui ont permis de glaner 86 sélections en équipe d'Argentine.

Son ex-collègue au sein de l'Albiceleste, Juan Sebastian Veron, a tenu du coup à lui rendre hommage : "Ariel est noble, simple, et c'est un putain de joueur. Au top, il était plus fort que Messi. Il avait tout. Je suis très heureux qu'il ait pu se sortir de ses problèmes de santé. Ariel est un crack et il le mérite ce qu'il y a de mieux."

 

Les buts de River Plate - America :







Dans la famille Kalou, je demande...

Posté par Aurélien le 06.02.08 à 17:10 | tags : que sont-ils devenus ?
La carrière de Bonaventure Kalou s'achève doucement mais sûrement. Parti à Lens pour retrouver Guy Roux, puis atterri au Qatar à Al-Jazira, le grand frère de Salomon vient de rompre son contrat suite à des problèmes relationnels avec l'entraîneur Lazlo Bölöni. Le voilà de retour à Auxerre qui a accepté que l'Ivoirien s'entraîne dans l'Yonne.

 

il avait même du mal à passer Pedretti, c'est direIci c'est pourri
Pauvre Bonaventure. Lui à qui on destinait une grande carrière suite à son passage réussi à l'AJA entre 2003 et 2005. Les mauvaises langues diront que c'est le PSG qui l'a tué, et elles n'auront pas forcément tort. Kalou a débarqué telle une star dans la capitale à l'été 2005, déclarant que Paris était une étape avant d'accéder au gotha européen. L'avenir lui proposera tout autre chose. Durant la saison, le PSG limoge Laurent Fournier alors que Bonaventure et ses coéquipiers font du bon boulot. A son arrivée, Guy Lacombe impose son style autoritaire et envoie Kalou gambader en CFA. Dès lors, hormis une victoire en Coupe de France, la vie parisienne sera jalonnée d'épreuves pour l'Ivoirien.

 

La saison 2006/20007 est cauchemardesque, marquée par le spectre de la relégation et les problèmes de hooliganisme des supporters de la capitale. Bonaventure sera l'un des seuls à élever la voix, protestant contre un certain laisser-aller des dirigeants. Ces sorties médiatiques sont malheureusement suivies de prestations très moyennes. Kalou erre sur la pelouse du Parc et ne dribble plus personne à part lui-même. Considéré comme un des meilleurs techniciens de la Ligue 1, le public se rend compte que Bona a été surcoté.

 

Toujours dans l'anticipation, Kalou imagine déjà le ballon au fond des filetsDans le Nord, pas de Kalou
Alors, à l'été 2007, Kalou rougit de plaisir lorsqu'il est contacté par son ancien entraîneur Guy Roux pour rejoindre Lens. Une opportunité pour se relancer en beauté aux côtés de son pote auxerrois Kanga Akalé. Un mois plus tard, l'homme au bonnet parti déguster du chablis loin du Nord Pas de Calais, Bona comprend que la Ligue 1, c'est fini pour lui. Direction le Qatar et ses valises de dollar. Pas rancunier, Gervais Martel lui rend sa liberté. Al-Jazira lui prend son boulet.

 

Mais rien ne se passe comme prévu. Bona n'a décidément pas de chance avec les entraîneurs. Le bouillant technicien roumain Lazlo Bölöni lui en fait baver. Trop c'est trop pour le vacancier Kalou. Rupture du contrat et retour au bercail auxerrois comme nous l'apprend Le Parisien. Sauf que le retour magique sur les terrains de Ligue 1, cela ne sera pas pour cette saison. Avec deux maillots différents déjà portés, Bona ne pourra qu'entretenir sa condition physique dans l'Yonne. Triste parcours que celui de l'Ivoirien, qui doit en plus se coltiner les exploits du petit frère Salomon avec Chelsea et la sélection ivoirienne à la CAN. Sélection dont l'aîné était encore le maître à jouer il y a un an. Le grand club européen espéré s'est transformé en citrouille. En juin prochain, Kalou décidera de la nouvelle impulsion à donner à sa carrière. Si elle n'est pas déjà morte.




Les tribulations de Laurent Robert

A Newcastle, Robert enfilait les coups francs comme des perles

Après un passage foireux à Levante, Laurent Robert devrait rechausser les crampons du côté de Derby County jusqu'à la fin de la saison. Point de chute peu glorieux pour un joueur qui semblait promis à un grand avenir mais dont la fin de carrière a viré en eau de boudin.

 

Des hauts et des bas
C'est l'histoire d'un mec qui avait un pied gauche de feu, un milieu de terrain doté d'une frappe de mule et capable de mettre 15 calot dans une saison. Un type découvert à Montpellier, transcendé à Paris, promu international A sous Lemerre puis Santini - une première pour un réunionnais. Un gars parti ensuite flamber à Newcastle, où il aurait pu devenir l'idole de St James Park si sa tendance à trop l'ouvrir n'avait pas précipité sa chute.

 

Depuis 2005 et son arrivée en prêt à Portsmouth, où il fut ramené par Alain Perrin, tout part en vrille pour Lolo. Rapidement mis sur la touche suite au débarquement de Perrin, le Français termina la saison à Benfica, le temps de joueur les huitièmes et quarts de finale de Ligue des champions 2006, contre Liverpool et le Barça, et de marquer un coup franc de 40 mètres contre le rival Porto. Dernier soubresaut avant la descente aux enfers.

 

Robert et Luyindula auront bien ciré le banc de LevanteJouer au golf avec Berson
Venu à Lisbonne pour remplacer un Simao qui n'est finalement pas parti, Laurent Robert fut libéré par les dirigeants benfiquistes et accepta une offre de Levante, promu en première division espagnole. Nouvelle erreur de casting puisque le coach à l'origine de son arrivée, Lopez Caro, fut débarqué 5 mois plus tard. Après un an à regarder ses coéquipiers depuis la tribune, à se maintenir en forme avec Tiburce (oui, le coach sportif de la Star Ac') et à joueur au golf avec Mathieu Berson, Robert obtint en novembre dernier la résiliation de son contrat devant les Prud'hommes et était depuis à la recherche d'un nouveau club.

 

Les coups de gueule de Lolo (ici sous le maillot de Benfica) lui auront parfois coûter cherPassé un essai infructueux avec Ipswich, club de D2 anglaise, l'ancien international français se serait donc mis à d'accord avec Derby County, lanterne rouge de Premier League et pire équipe des grands championnats européens avec seulement 7 points pris en 21 journées et une différence de buts de - 33. Une annonce qui met donc un terme aux derniers espoirs de voir le Réunionnais faire son comeback en Ligue 1.

 

Destruction Derby
"Je pense que la meilleure chose pour moi est de revenir en Angleterre et briller là-bas. En France, c'est trop difficile. Cela fait trois semaines que je suis rentré et j'ai été refroidi par les réactions des entraîneurs qui me disent qu'ils ont peur de mon caractère", confiait récemment au Daily Mirror celui qui s'est forgé au fil des ans une réputation de tête brûlée. A 32 ans, Robert n'est pas encore tout à fait mort pour le foot. Mais le temps est désormais compté pour lui et ce n'est pas sous ses nouvelles couleurs qu'il va le rattraper.

 

En bonus, les plus beaux buts de Laurent Robert à Newcastle :

 




Les illusions perdues de Jay Jay Okocha

Posté par Edouard le 26.09.07 à 19:07 | tags : que sont-ils devenus ?
Okocha sous le maillot de BoltonA l'annonce du départ de Bolton pour le Quatar Sports Club, on pensait que Augustine "Jay-Jay" Okocha était perdu pour le football européen. Après une saison au pays des pétrodollars, le Nigérian en a pourtant eu marre de joueur au golf entre deux matchs en bois contre des vétérans et des mercenaires brésiliens. Mais à 34 ans, l'ancien joueur du PSG et de Bolton a dû se contenter d'un retour par la petite porte. Et c'est donc le club de Hull (2e division anglaise) qui a récupéré le vétéran dans ses filets.

 

La voie de Dieu
"Je demande toujours à Dieu si c'est sa volonté. C'est le message qu'il m'a renvoyé et c'est pour ça que je suis ici à Hull", expliquait récemment Okocha aux médias anglais. Carrément illuminé, Jay Jay s'est même laissé berner par le discours du président. "Hull est un club ambitieux. Ils ont un nouveau chairman (Paul Duffen) et leur objectif est de faire monter le club en Premier League." Raté, les Tigers sont pour l'instant 18e (sur 24 équipes) du Championship.

 

Pas démotivé pour un sou, le vainqueur des Jeux Olympiques 1996 avec la sélection nigériane compte se rattraper à l'occasion du match de Carling Cup qui oppose ce mercredi Hull à Chelsea, terrain sur lequel il s'était imposé avec Bolton en 2003. "Comment pourrais-je oublier un tel résultat ? C'était une victoire brillante et un très grand souvenir. Ça nous a montré que tout peut se passer sur un match, et c'est encourageant pour la venue de Chelsea au KC Stadium", prédit Okocha. "Je ne pense pas qu'ils soient très motivés par le fait de venir à Hull, certains ne doivent même pas savoir où ça se trouve." Je confirme, personne ne sait où se trouve Hull...

 

MAJ - 27-09 : Hull s'est pris une petite fessée (0-4) par Chelsea, désolé Jay Jay... 


Pour se rappeler du joueur que fût Jay Jay Okocha, une petite vidéo s'impose :

 




La seconde jeunesse de J.S. Veron

Posté par Edouard le 28.02.07 à 12:28 | tags : argentine, que sont-ils devenus ?

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, Juan Sebastian Veron n'est pas mort. Bien au contraire. A 31 ans, l'ancien métronome de la Lazio de Rome et de l'équipe d'Argentine pète une forme du tonnerre depuis son retour en Argentine, sous les couleurs de son club formateur, Estudiantes de la Plata. Si bien que le nouveau sélectionneur de l'Albiceleste, Alfio Basile, a décidé de relancer la carrière internationale de la "Brujita" plus de trois ans après sa dernière apparition avec la Seleccion.

Veron chez lui à la cool...

"Mon fils ne m'a quasiment jamais vu avec la sélection. Maintenant, il pourra dire que son papa joue pour l'Argentine", s'est réjouit Veron devant les reporters du quotidien argentin Olé, venus chez lui recueillir ses impressions. "Grâce à Dieu, je viens de passer une année parfaite. Je suis revenu au pays, on a gagné le titre Javier Zanetti du Mondial allemand. Avec l'arrivée de "Coco" Basile aux commandes, les compteurs sont remis à zéro et le natif de La Plata se voit donc donné une nouvelle chance de gagner sa place au sein de la sélection. Après avoir monté une équipe "européenne" pour affronter la France en février dernier, Basile l'a ainsi convié parmi 21 joueurs évoluant au pays pour quelques jours d'entraînement, ce bien qu'aucun match amical ne soit prévu. Le technicien semble d'ailleurs miser sur lui pour devenir le leader des "locaux" qui devraient être largement mis à contribution lors de la Copa America qui se dispute l'été prochain au Venezuela.

Après l'échec de son passage en Angleterre, à Manchester et à Chelsea, puis son retour raté en Italie avec l'Inter, Veron retrouve une seconde jeunesse et se prend à rêver au Mondial 2010 qui aura lieu en Afrique du Sud. D'ici là, il aura déjà le plaisir de retrouver un maillot qu'il n'a plus porté depuis novembre 2003. Une éternité.




Sibierski mène la vie de château

Posté par Edouard le 05.02.07 à 17:14 | tags : premier league, que sont-ils devenus ?

A 32 ans, Sibierski renaît à Newcastle - crédit : PanoramicQui a dit que la Premier League s'apparentait à un cimetière des éléphants pour footballeurs vieillissants en quête d'un dernier bon contrat ? Si un certain nombre de joueurs viennent effectivement finir leur vieux jours outre-manche pour assurer leur retraite, le français Antoine Sibierski est lui loin de faire de la figuration du côté de Newcastle (Châteauneuf en VF). A 32 ans, l'ancien de Lens, Nantes, Auxerre et Lille serait même sur le point de prolonger son contrat avec les Magpies.

"Super Sibi"
Signé gratuitement par Newcastle à deux heures de la cloture du mercato, après trois saisons passées à Manchester City, Sibierski s'est tout simplement imposé comme une des meilleures recrues du club, inscrivant la bagatelle de 7 buts en 18 apparitions, dont 3 en coupe de l'UEFA. Des performances qui lui ont permis de rapidement gagner la confiance de son coach et du public de St James Park qui l'a rebaptisé "Super Sibi". "J'adore être ici", déclarait-il récemment à France Football. "J'étais surpris de rejoindre un club comme Newcastle étant donné mes performances lors de ma dernière saison à Manchester City. Quand je suis arrivé, les fans étaient sceptiques, mais j'ai fermé ma gueule et travaillé pour leur montrer mes qualités. Et ça a payé."

C'était notre rubrique : "Que sont-ils devenus ?"






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