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Nostalgie quand tu nous tiens. Tous les billets qui parle du football à l'ancienne.
Barça - Bilbao : Souvenirs d'une finale chaotique
Les fous du Roi 5 mai 1984, stade Santiago Bernabeu. L'Athletic de Javier Clemente vient à bout du Barça de Cesare Menotti 1-0 grâce à un but d'Endika. Dès la fin du match, un autre combat s'engage entre les deux équipes. Cette fois à base de coups de pied sautés. Une bagarre de rue initiée par Maradona qui, en plus de l'amertume de la défaite, avait un compte à régler avec un certain Goikoetxea. Le "boucher de Bilbao" lui avait explosé la cheville quelques mois plus tôt...
Face à la polémique qui s'en suivit, Diego dû présenter ses excuses au Roi Jean-Carlos, qui assistait à la rencontre, et écopa de trois mois de suspension. Poussé vers la sortie par ce triste épisode, la star argentine s'en allait poursuivre son aventure sous le maillot de Naples, après seulement deux saisons en Catalogne.
Pour le remake de cette finale houleuse, qui opposera les deux clubs les plus titrés de la compétition (24 pour Barcelone, 23 pour Bilbao), les supporters blaugrana espèrent que Lionel Messi ne reproduira pas le pugilat de son aîné, comme il l'avait fait avec le fameux but inscrit par Marado face à l'Angleterre. France 98 : Putain dix ans !Putain, dix ans ! Dix ans qu'on nous rabâche le succès historique du football français ce soir du 12 juillet 1998. Une victoire nette et sans bavure en finale face au Brésil (3-0) pour un premier sacre en Coupe du monde, forcément ça marque. Un truc qu'on célébrera encore dans cent berges, comme une fête nationale bis.
![]() Dix ans après, ça donne encore des frissons de voir nos petits gars avec la Coupe (Sipa) Ne soyons pas trop aigris quand même. France 98 fut un événement incommensurable pour nous autres français qui avions inventé la Coupe du monde 50 ans plus tôt sans jamais parvenir à la gagner. Stoppé trois fois en demi-finale (1958, 1982, 1986), le supporter tricolore c'était fait une raison sur le destin d'éternel perdant de son équipe. Et pas grand monde aurait misé sa chemise sur les troupes du décrié Aimé Jacquet quand la compétition a démarré. Au fil des matchs et des victoires, le soutien populaire a bien sûr gagné tout un pays qui, reconnaissons-le, ne possède pas une vraie culture footballistique. En quelques semaines, la France s'est pourtant convertie au ballon rond (femmes y compris) et a commencé à vénérer ses nouveaux Dieux : Zizou le magicien, Laurent Blanc le président, Didier Deschamps le taulier, Liza le chéri de ses dames, etc. Une fine équipe qui est rentré au panthéon du football français et bénéficie encore d'aujourd'hui d'un statut d'icônes intouchables. Le problème de France 98, en fait, c'est qu'on a du mal à s'en remettre. Il suffit d'aller voir un match des Bleus au Stade de France, théâtre mythique de la finale, pour s'en rendre compte. France 98 a créé une génération de footix qui fait la Ola à 0-0, connaît deux chants et demi ("Allez les Bleus" ou "Et 1, et 2, et 3-0") et pense que gagner un Mondial et un Euro dans la foulée, c'est pas si compliquée que ça. Mais le football français, lui, qu'est-ce qu'il en a tirer de ce succès ? Au vu de la compétitivité de son championnat et la vétusté de ses stades, on serait tenter de répondre pas grande chose. France 98 agit comme un leurre. Mais au fil des ans, on se rend compte qu'il ne parvient plus à masquer nos carences. A l'image de ses champions du Monde vieillissants, qui ne sont plus que deux à postuler encore à l'équipe de France (henryet viera) et ont raccroché les crampons trop tard, pour certains, parce qu'on n'a pas osé le faire pour eux. On se voile la face, mais la génération qui suit est encore loin de lui arriver à la cheville. Erreur que d'avoir fait une norme de quelque chose d'exceptionnel. Au fil des ans et des fiascos à répétition de l'équipe de France (Mondial 2002, Euro 2004 et 2008), on finit toutefois par réaliser combien cette première victoire en Coupe du Monde tient de l'événement historique. Ainsi que la chance qu'on a eu de le vivre en direct. Et c'est avec nostalgie qu'on regardera nos anciens champions du Monde taper le ballon samedi face à une sélection mondiale de vieilles gloires, qu'on reverra la finale en intégralité ou le documentaire les Yeux dans les Bleus. Après, il sera temps de passer à autre chose. PS : Pour l'occasion, Canal Plus sort le grand jeu en consacrant son antenne aux dix ans de France 98, samedi de De 17h 55 à 04h05 ! 16h40 : Des noirs en couleur. Documentaire sur l'histoire des joueurs noire qui ont marqué l'histoire de l'équipe de France. 17h55 : Les vestiaires au Stade de France. 19h00 : Les Spécialistes spécial France 98. 20h : 1998 - 2008 le sacre 21h : France 98 - Sélection mondiale au Stade de France 23h10 : On est les champions ! Documentaire sur l'engouement populaire suscité par le parcours des Bleus lors de la Coupe du Monde 1998. 02h10 : Les yeux dans les Bleus. Le célèbre documentaire de Stéphane Meunier dans les coulisses de l'équipe de France championne du Monde. A ne pas manquer pour ceux qui ne l'ont jamais vu. L'Allemagne gagne à la fin... ou pas Suite à l'élimination de l'Angleterre face à l'Allemagne en demi-finale du Mondial 1990 (1-1 ap ; 3-4 tab), l'international anglais Gary Lineker avait résumé le réalisme teuton par cette citation culte : "Le football est un jeu simple : 22 personnes courent après un ballon pendant 90 minutes et à la fin, les Allemands gagnent." Une règle dont l'Espagne pourrait faire les frais ce dimanche en finale de l'Euro 2008.Les bourreaux du jeu En cas d'échec, la Seleccion, qui se présente face à l'Allemagne avec le statut de meilleure équipe du tournoi, pourra toujours se dire qu'elle n'est pas la première nation à succomber devant la Mannschaft dans une telle configuration. Epinglé à son tableau de chasse l'équipe qui a développé le plus de jeu dans la compétition est en effet une spécialité maison depuis la finale de Coupe du Monde 1954 remportée face à la Hongrie (3-2). Explosée 8-3 lors de leur première confrontation en phase de poule, les Allemands étaient encore menés 2-0 après 8 minutes de jeu. Mais sous la pluie battante du stade Wankdorf de Berne, ils allaient passer trois buts au "Onze d'Or" de Puskas et Kokcis, invaincu depuis trois ans et demi et sans conteste la meilleure équipe du monde à cette époque, pour soulever leur premier trophée international. Instinct de tueur 20 ans plus tard, la Mannschaft remet ça lors du Mondial 1974 (2-1) face aux Pays-Bas de Johan Cruyff qui survolait alors les débats et venait de s'offrir le scalp de l'Argentine (4-0) et du Brésil (2-0) avec son fameux football total. Les éditions 1982 et 1986 voient ensuite le carré magique français (Platini, Tigana, Giresse, Genghini puis Fernandez) passer à la trappe, chaque fois en demi-finales. Ou quand le romantisme succombe au réalisme. Symbole de cet instinct de tueur, l'Allemagne s'est imposé cinq fois aux tirs au but, contre un seul échec en finale de l'Euro 1976 face à la République Tchèque d'Antonin Panenka. Uli Stielike est le dernier tireur allemand à avoir vu sa tentative stoppée par le gardien adverse (Jean-Luc Ettori lors de France - Allemagne 1982). Les 21 suivants ont fait tremblé les filets. Rien d'étonnant quand on se rappelle que le tir au but est une invention... allemande.Six finales perdues Si la Mannschaft arrive souvent au bout d'une compétition même lorsqu'elle joue mal, elle ne gagne pourtant pas à chaque fois. Détentrice de trois coupes du Monde et autant de championnats d'Europe, elle compte aussi six échecs en finale (quatre en CdM, deux à l'Euro). Soit un taux de réussite de 50% tout rond. Et Gary Lineker lui-même a mis un bémol à sa devise dans sa chronique du Sun : "L'Espagne possède de très bons joueurs, les défenseurs sont brillants, le gardien exceptionnel, toute l'équipe est de grande qualité. Au contraire, les Allemands n'ont pas montré grand-chose. Ses adversaires étaient plus abordables et elle a de la chance de se trouver là. Un triomphe espagnol serait une victoire pour le football." Merci Pedro ! Le dernier club de Pedro Miguel Carreiro Resendes, dit Pauleta, restera donc le PSG. Malgré l'envie de rempiler une saison, ce qu'on ne lui a pas proposé à Paris, l'Aigle des Açores a donc décidé de se poser définitivement. Pas d'ultime pige au Qatar, en Espagne ou au Portugal. Pour Pedro, l'heure est venu de tirer sa révérence pour le meilleur buteur de l'histoire de la sélection portugaise (47 buts en 88 capes)."Si cela avait été pour l'argent, je serais resté en France. Mais la dernière saison au PSG m'a vraiment épuisé mentalement. Il me faudrait un réel challenge pour continuer, mais je n'en ai pas", a expliqué Pauleta, jeudi, à la radio portugaise TSF. "Je voulais terminer ma carrière au Portugal. Mais maintenant cette envie n'est plus aussi forte. Je n'ai plus la volonté pour continuer à jouer. J'espère toujours avoir une bonne proposition mais je ne crois pas qu'elle viendra." Après avoir évité deux ans de suite la relégation avec le club parisien, "Paulette", 35 ans, prend sans doute une sage décision en raccrochant les crampons aujourd'hui. Lors de son dernier match au Parc des Princes, en mai dernier, les supporters lui avaient offert un long et vibrant hommage, à la hauteur du souvenir qu'il a laissé à Paris, mais aussi à Bordeaux, le club qui lui a permis de faire ses débuts en championnat de France après son passage à La Corogne. Pauleta en chiffres : 174 buts en 358 matchs de D1 (0,49 but par match) Ses buts préférés : L'art du péno ratéLors de la demi-finale aller de Ligue des champions entre Barcelone et Manchester United, Cristiano Ronaldo a manqué un penalty qui aurait pu permettre aux Red Devils de prendre une option intéressante sur la qualification. Mais que la star portugaise se rassure, se louper à 9 mètres 15 est l’apanage des grands. Retour sur quelques uns des ratages les plus mémorables de l'histoire du jeu, de Baggio à Platoche en passant par Pires et Beckham. >>>Lire la suite sur le mag foot.
![]() Lionel Messi : Imitateur de grandsPosté par Edouard le 22.02.08 à 11:34 | tags : fc barcelone, foot en vidéos, ligue des champions, vintage
Comme le souligne Marca dans son édition de vendredi, le second but inscrit par Leo face au écossais n'est pas sans rappeler celui inscrit par le mythique Ferenç Puskas, lors de la démonstration de la Hongrie face à l'Angleterre à Wembley (6-3) en... 1953. Preuve que les gestes techniques attribués au football de rue n'ont pas été inventés hier...
Puskas face à l'Angleterre : Pas de paix pour les Busby BabesLes 50 ans du crash aérien de Munich, qui avait coûté la vie à 8 joueurs de Manchester United et 15 passagers, ne seront pas commémorés par une minute de silence lors du prochain match de la sélection anglaise. Ainsi en a décidé la Football Association qui veut éviter la résurgence du conflit entre l'équipe nationale et la "Republic of Mancunia".
![]() Les 8 Busby Babes décédés dans le crash de Munich
Le crash de Munich
Quatre jours plus tard, lors du derby de Manchester entre United et City, la minute de silence programmée à Old Trafford devrait pourtant être respectée par les 3000 citizens qui seront présents dans le stade. Le coach des Blues, Sven-Goran Eriksson, et son capitaine Richard Dunne ont d'ailleurs signé une lettre envoyée à leurs fans leur demandant "de représenter dignement le nom de Manchester City et de soutenir respectueusement les commémorations auxquelles assisteront les amis et familles des victimes, dont Frank Swift", ancien joueur de City également décédé dans l'accident. Si même les supporters des Blues sont capables de respecter une minute de silence, qu'est-ce qui peut bien empêcher ceux de la sélection nationale d'en faire autant ?
Dans ce contexte, la Fédération Anglaise n'a donc pas voulu prendre le risque de voir la mémoire des Busby Babes bafouée par une poignée d'irréductibles décidés à déverses leur bile contre les Red Devils. Choix raisonnable mais regettable qui nous rapelle que le football demeure un inépuisable vecteur de la connerie humaine. Même au pays du fair play.
* "Il joue à gauche, il joue à droite, à côté de Ronaldo l'Angleterre c'est de la merde" ** "Nous sommes tous d'accord, United est plus fort que l'Angleterre" *** "Lève-toi si tu hais Man U" Hat Tricks (9) : Fowler dans ses petits souliersChaque vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.
Liverpool 3-1 Arsenal, Premier League, le 23 décembre 1995 Hat tricks (7) : Rivaldo, simplement génialPosté par Louis Laffitte le 26.10.07 à 13:30 | tags : fc barcelone, foot en vidéos, hat trick, liga, valence, vintage
Chaque vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football. Hat Tricks (6) : Fowler, plus vite que son ombreChaque vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.
Liverpool 3 - 0 Arsenal, Premier League, le 28 août 1994
Si certains attaquants peinent à mettre trois buts au cours d'une saison (n'est-ce pas Sidney Govou ?), d'autres y parviennent en moins de cinq minutes. 4 minutes et 33 secondes, précisément, soit le record du hat trick le plus rapide de l'histoire de la Premier League, réalisé en 1994 par Mister Robbie Fowler.
Véritable king du hat trick (il en aurait inscrit douze au cours de sa carrière dont huit pour Liverpool), Fowler n'avait alors que 19 ans mais, déjà, un sens du but hors du commun. Certes aidé par la défense d'Arsenal et un David Seaman dans les choux sur le troisième pion, l'ancienne idole d'Anfield, aujourd'hui en pré-retraite à Cardiff City, attend toujours d'être détrônée...
Giggs, sur les traces de Bobby Charlton
En rempilant pour une saison supplémentaire, Giggs devrait donc à terme battre un autre record mythique des Red Devils, celui du plus grand nombre de matchs disputés sous le maillot rouge, toujours détenu par Bobby Charlton avec 759 apparitions. Avec pour l'heure 727 parties au compteur, ce n'est qu'une question de mois pour que le divin gaucher dépasse enfin Sir Bobby, ce qui n'est pas rien.
"Je n'ai jamais autant apprécié le football et j'espère pouvoir encore jouer pour Manchester United le plus longtemps possible", a déclaré Giggs. "Je voudrais remercier Sir Alex Ferguson, les fans et tout le monde au club pour le soutien qu'ils m'ont apporté durant toutes ces années."
"Il incarne la loyauté. Il a signé chez nous à l'âge de 14 ans et est encore au club 20 ans plus tard", s'est enthousiasmé Ferguson. A l'heure du football de mercenaires, ou l'amour du maillot est un terme ô combien galvaudé et que certains préfèrent prendre du blé au Qatar que du plaisir sur le terrain, heureusement que le soldat Ryan est encore là pour nous rappeler que les bonnes vieilles valeurs ne sont peut-être pas tout à fait mortes.
Deux petites vidéos qui reviennent sur la longue carrière de Giggsy : Hat Tricks (4) : Dennis Bergkamp, la classe incarnéeChaque vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.
Ce match nul entre Arsenal et Leicester n'avait a priori aucune chance de marquer l'histoire du football. Mais voilà, Dennis Bergkamp est passé par là, éclatant de tout son talent cette anodine rencontre de Premier League. Les trois buts inscrits ce jour-là par le "Iceman" ont été élus à l'époque 1er, 2e et 3e au classement du but du mois organisé par l'émission Match of the Day. Une performance que personne n'a égalé depuis.
S'il ne fallait en retenir qu'un, ce serait sans aucun doute le troisième, considéré par certains comme le plus beau but jamais inscrit par le Néerlandais sous le maillot des Gunners. Un contrôle dans la surface sur une passe de 40 mètres de David Platt, suivi d'un petit jongle pour effacer le défenseur et d'un plat du pied pour crucifier le portier. Quatre touches pour une action de génie comme on n'en voit plus (ou presque). Dennis, tu nous manques, sniff...
Hat Tricks (3) : Paolo Rossi, l'orgueil du championChaque vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.
Italie 3 - 2 Brésil, Mundial espagnol, le 5 juillet 1982
Si certains hat tricks restent dans les mémoires pour leurs qualités esthétiques, d'autres entrent dans l'histoire pour leur importance sportive. Et comme le football n'est pas du patin à glace, les seconds ont au moins au temps le droit de citer que les premiers. C'est le cas de ce triplé inscrit par Paolo Rossi face au Brésil lors du Mundial 1982 qui se déroulait en Espagne.
L'attaquant italien sortait alors d'une suspension de deux ans consécutive au scandale des paris sportifs (alias le totonero) et n'avait repris la compétition qu'au mois d'avril. Convoqué à la surprise générale par le sélectionneur Enzo Bearzot, Pablito fut transparent lors des trois rencontres de la première phase de poules. Mais à l'occasion de cette seconde rencontre du deuxième tour (hé oui, à l'époque la Coupe du Monde se jouait en deux tours), Rossi sorti enfin le grand jeu, trompant par trois fois la défense brésilienne (8e, 25e et 74e) pour une victoire finale (3-2) qui permis à l'Italie de décrocher une place en demi-finale.
Auteur d'un doublé face à la Pologne (2-0) et encore buteur lors de la finale remportée face à l'Allemagne (3-1), Rossi terminait meilleur buteur et meilleur joueur de la Coupe du Monde. Avant de recevoir quelques mois plus tard le Ballon d'Or 1982.
Retrouvez tous les billets de la série sur le tag Hat Trick Hat Tricks (2) : Hasselbaink, plus que parfaitPosté par Edouard le 21.09.07 à 15:36 | tags : chelsea, foot en vidéos, hat trick, premier league, vintage
Chaque Vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.
Si planter trois buts au cours d'un même match relève déjà de l'exploit dans un sport tel que le football, que dire lorsqu'ils sont inscrits des deux pieds et de la tête ? Cette "figure" que nos amis anglais appellent "perfect hat trick" est bien sûr aussi rare qu'exceptionnelle et représente en quelque sorte la quintessence du grand buteur. Un joueur complet capable de marquer dans toutes les positions et avec toutes les parties de son corps. Aujourd'hui âgé de 35 ans et en pré-retraite à Cardiff (D2 anglaise), Jimmy Floyd Hasselbaink fut un de ceux-là. Et c'est à l'occasion d'un match de championnat opposant Chelsea à son pire ennemi, Tottenham, que l'attaquant néerlandais réalisa la prouesse de marquer du droit aux vingt mètres, avant de reprendre un centre de Gronkjaer de la tête et de claquer une frappe du gauche magnifique depuis le coin droit de la surface des Spurs. Autant d'arguments qui font de ce hat trick l'un des plus remarquables du genre.
Hat Tricks (1) : la marche sur Rome d'HenryChaque Vendredi, Flu revient sur un coup du chapeau qui a marqué l'histoire du football.
Mais c'était sans compter le talent et l'orgueil de TH, dont le passage à la Juventus Turin s'était soldé par un fiasco avant que Wenger ne le replace en pointe à Arsenal. Malgré l'ouverture du score de Cassano après seulement quatre minutes de jeu, Henry sorti donc le grand jeu en trouvant trois fois le chemin des filets consécutivement (6e, 60e et 80e) : Une frappe enroulée du droit pour égaliser, un but de renard pour passer devant et un coup franc magistral pour achever la bête et qualifier les Gunners. Le premier hat trick d'un joueur d'Arsenal en Ligue des champions. La classe.
Retrouvez tous les billets de la série sur le tag Hat Trick Solskjaer raccroche les crampons
Ole-Gunnar Solskjaer, 34 ans, va annoncer ce mardi qu'il met un terme à sa carrière nous apprend la presse anglaise. Toujours en délicatesse avec le genou qui l'avait lâché pour la première fois en septembre 2003, le norvégien avait subit une énième opération en juin dernier et espérait alors pouvoir disputer une ultime saison sous les couleurs de Manchester United. Deux mois plus tard, il a dû se rendre à l'évidence qu'il ne serait jamais rétabli d'une blessure qui a grandement perturbé ses dernières années mancuniennes. Le bourreau du Bayern Après trois saisons quasi-vierges, le chouchou d'Old Trafford était revenu en grande forme l'an passé, inscrivant 11 buts en 30 parties, toutes compétitions confondues, aidant Man U à reconquérir le titre de champion d'Angleterre et à atteindre la finale de la FA Cup perdue face à Chelsea (1-0) le 19 mai dernier. Ce qui restera donc son dernier match sous le maillot des Red Devils. Selon les médias anglais, l'annonce de la retraite de Solskjaer pourrait pousser Ferguson a recruter un attaquant supplémentaire, Carlos Tevez étant le seul avant-centre à sa disposition en l'absence de Louis Saha et Wayne Rooney. Voici un résumé en trois parties (près de 30 minutes au total) de la riche carrière de Solskjaer à Manchester United : Part 1 : Part 2 : Part 3 : Anfield rapSi on a beaucoup disserté sur les liens historiques entre football et rock, y compris sur Flu, le ballon rond entretient aujourd'hui d'étroites relations avec la musique rap. Pourtant, cette association n'a pas attendue que les jeunes issus de l'immigration envahissent les centres de formation pour voir le jour. Pour preuve, cet "Anfield Rap" interprêté en 1988 par l'équipe de Liverpool vainqueur de la FA Cup, John Barnes en tête, et qui avait atteint à l'époque la 3e place des charts anglais. Kitch time ! Le procès de Socrates
"Au Mondial, Ronaldo était obèse" Très critique à l'encontre de son pays, Socrates voit également d'un mauvais œil la perspective d'une Coupe du Monde 2014 organisée au Brésil. "Théoriquement, c'est une excellente affaire pour le pays. Mais personnellement, j'aurais préféré les Jeux Olympiques. Parce que la Coupe du monde, elle pulvérise tous les investissements. Le grand problème, c'est cette mégalomanie bien à nous. Cette histoire de construire un stade à Rio, à Engenho de Dentro (quartier éloigné du centre-ville), ça sert à quoi ? A détourner des fonds !" Connu pour son franc-parler, l'ancien joueur de la Fiorentina a également donné sa vision sur le scandale qui a frappé le championnat d'Italie l'an passé, lui qui avait connu dans les années 80 celui du TotoCalcio. "Ça a toujours été comme ça, le Calcio. Les résultats sont manipulés, tout le système est corrompu. Les joueurs, les arbitres, tous ! C'est une mafia. Une mafia très bien organisée. Avez-vous un exemple concret ? demande le reporter de FF ? Le capitaine de la Fiorentina, Eraldo Pecci, est arrivé dans le vestiaire et a dit : 'Aujourd'hui c'est match nul les gars'... J'ai répondu : 'Comment ça match nul ? T'es fou ?' Il a répété : 'match nul'. Alors j'ai dit : 'ne comptez pas sur moi.' Pendant les 45 minutes que je suis resté sur le terrain, je n'ai pas reçu un ballon. Et, le match s'est terminé par 0-0. C'était le TotoCalcio qui dictait tout. L'objectif, ce n'était pas le championnat, mais les paris..." Angloma est encore grandAyant pris sa retraite en 2002, Jocelyn Angloma continue de fouler la pelouse pour l’équipe de Guadeloupe. Actuellement en pleine Gold Cup, le petit poucet de la compétition déjoue les pronostics et disputera une ½ finale face au Mexique jeudi en compagnie de son vieux briscard qui n’a pas encore dit son dernier mot.
Champion cette année avec sa formation d’origine, l’Etoile Morne-à-l’Eau, le quadragénaire a donc décidé de se confronter à un dernier défi avant de prendre une retraite amplement méritée : participer à la Gold Cup qui se tient en ce moment aux Etats-Unis. Cependant, l’ancien latéral droit n’a rien d’un léthargique. Apportant toute son expérience et devenu meneur de jeu, le guadeloupéen étonne encore par sa fougue, son énergie, son endurance mais surtout… parce qu’il marque des buts, et pas des moindres. L’ancien latéral droit a en effet trouvé le chemin des filets une première fois face au Canada d’une somptueuse frappe de 35 mètres lors des matches de poule. “On va profiter jusqu’au bout“ La Guadeloupe et ses Aurélien Coupoué, David Sommeil et consorts se trouvent donc en ½ finale face à la formation mexicaine, arrivée au stade des 1/8 lors de la dernière Coupe du Monde. Mais les Antillais ont bien l’intention de créer une nouvelle fois la surprise dans la ville d’Al Capone* et comptent profiter jusqu’au bout malgré la fatigue des organismes. D’ailleurs, le vétéran Josse a parlé : "Si nous nous qualifions pour les demi-finales, tout peut arriver". C’est maintenant chose faite, alors pourquoi le rêve américain ne s’éterniserait-il pas jusque dimanche ? Le but d'Angloma contre le Canada :
Le but d'Angloma contre le Honduras :
Mihajlovic fait son jubilé Un an après sa retraite officielle, Sinisa Mihajlovic a organisé ce lundi son jubilé au Karadjordje Stadium, enceinte de son premier club, le Fk Vojvodina. L'occasion pour l'Inter Milan de célébrer la fin de carrière de ce défenseur hors pair mais qui a surtout marqué l'histoire du ballon rond par la précision diabolique - et la puissance - de son pied gauche sur coup franc. Le club Nerrazzuro avait fait le déplacement au grand complet (même Vieira et Dacourt, blessés, étaient venus assister à la rencontre) pour affronter un onze international formé d'anciens coéquipiers de Mihajlovic comme Attilio Lombardo. Sinisa n'aura réussi à marquer sur coup franc mais a notamment offert une passe décisive à Roberto Mancini, l'actuel entraîneur de l'Inter. Normal, pour celui qui a été promu assistant de Mancini après l'annonce de sa retraite. Passé par l'AS Roma, la Sampdoria et la Lazio avant de jouer ses deux dernières saisons avec l'Inter, Mihajlovic détient toujours le record de coups francs directs inscrits en Série A (27 dont un triplé contre la Sampdoria). Avis à ceux qui se battent pour savoir qui de Juninho, David Beckham ou Roberto Carlos maîtrise le mieux l'exercice : R.I.P. : Alan Ball Pendant que la planète football s'inquiète de la santé de Diego Maradona, récemment annoncé mort par une rumeur douteuse en provenance d'Argentine, un grand nom du ballon rond nous a quitté cette semaine en la personne d'Alan Ball, champion du monde 1966 avec l'équipe d'Angleterre, victime à 61 ans d'une crise cardiaque alors qu'il tentait d'éteindre un incendie dans son jardin. Joueur notamment passé par Blackpool, Everton et Arsenal, Ball est connu comme étant le plus jeune membre de la sélection anglaise qui a remporté la Coupe du Monde 1966 à domicile. Le natif de Farnwroth n'avait que 21 ans mais a fortement contribué à la victoire finale de son équipe comme l'ont rappelé ses anciens partenaires. "C'était probablement le meilleur joueur sur la pelouse ce jour-là et sans son impact, le résultat aurait sans doute été différent", a notamment déclaré Sir Bobby Charlton, le capitaine de la sélection. "Il était d'un grand calme et une inspiration pour nous tous. Alan était toujours joyeux et pétillant dans tous ce qu'il faisait en tant que joueur. Il travaillait avec beaucoup d'enthousiasme et gardait le sourire quoiqu'il arrive." "C'était un petit joueur sensationnel qui avait une vision et un touché de balle excellents. Avec sa conduite de balle impeccable, il n'avait pas besoin de courir vite. Il lisait parfaitement le jeu et prenait toujours la bonne décision. C'était le plus jeune joueur de l'équipe et nous étions tous impatients de le voir à notre prochaine réunion qui était prévue dans deux semaines. Je suis très triste et choqué par cette nouvelle. Alan va nous manquer terriblement." Appelé à 72 reprises avec la sélection aux Trois Lions, Alan Ball avait été inscrit au Hall of Fame du football anglais en 2003. Les joueurs de l'équipe d'Angleterre porteront un brassard noir en hommage à "Bouncy" (le remuant) le 1er juin prochain lors de la venue du Brésil à Wembley. Alan Ball sous le maillot d'Arsenal : L'Ajax retire le numéro 14 de Johan Cruyff
"14 pour toujours"
Un sacré numéro Johan dans ses oeuvres : Le bric à brac du fan de foot
Le marchandising du football a beau se développer partout en Europe à la vitesse grand V, générer des profits monstrueux en maillots, chaussures, équipements design, les objets traditionnels et un rien kitschounes n'ont pas totalement disparu des rayons et de nos envies d'amateurs. Qu'on soit adulte un rien nostalgique ou père d'un gamin qui fait ses premiers pas sur le terrain, on ne peut que regarder d'un oeil attendri et admiratif les merveilleux objets qui sont proposés par cette boutique en ligne http://www.4specialtysoccer.com/soccer9.html américaine. Du cadre "tacleur fou" dans lequel on peut glisser la photo de son équipe un jour de victoire au pendentif des "Pères Noël footeux", ce bric à brac du fan de foot est à la fois.... poétique, plutôt bien pensé et d'une certaine façon BEAU comme le jeu lui-même. Loin des jeux vidéos (bien cool quand même) et des objets ultratravaillés et hors de prix, la pacotille foot nous ramène à l'essence du jeu, au plaisir pur et à ce que reste le football : un jeu de gamins, pratiqué partout et tout le temps, avec un ballon, des rêves et des cages de chaque côté.
Comment se débarrasser du fantôme des Grands Joueurs ?
Le départ à la retraite de Zinedine Zidane et l'empressement médiatique à lui trouver un successeur immédiat (Nasri, Ribéry entre autres) illustrent assez bien un symptôme méconnu du monde footballistique : le spiritisme des héros ou comment des héros du football, retraités ou morts depuis des lustres, continuent de pourrir (malgré eux) le football de leur pays.
En France, évidemment, le danger est réel (et nous en sommes, nous les supporteurs qui avons connu 1998, les meilleurs exemples) d'un football hanté par le souvenir de sa propre gloire. On cherchera du Deschamps et du Zidane partout (moins du Guivarch), du Desailly, du Blanc et du Thuram, on cherchera demain peut-être du Henry, ce qui sera le meilleur moyen de n'en pas trouver. Plus que tout autre sport, le football (cela ne vaut que pour les équipes nationales) a tout intérêt à se débarrasser de ses idoles et de ses mythes, sous peine d'étouffer dans l'oeuf les générations futures. De là à brûler les photos de Zidane et à le faire disparaître des livres d'histoire, il n'y a qu'un pas qu'on ne franchira évidemment pas. Mais lui bâtir un mausolée ou une statue comme l'ont fait les Argentins avec le Pibe de Oro pourrait être un bon moyen d'enterrer la mémoire de ses passements de jambes. Ronaldinho vs Rivaldo : la guerre des retournésLa superbe "chilena" (retourné, en espagnol) signée Ronaldinho nous rappelle imanquablement celle réalisée en 2001 par Rivaldo face à Valence. A la différence que le Ballon d'Or 1999 permettait là au Barça de l'emporter 3-2 lors de la dernière journée de championnat et d'arracher une quatrième place synonyme de tour préliminaire de la Ligue des champions. Alors, pour vous, laquelle elle est la plus belle ?
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