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EURO 2008

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LIGUE DES CHAMPIONS

AMICAL

Espagne - France : 1 - 0

le Mercredi 06 février - Malaga (stade de la Rosaleda) (Coup d'envoi à 21h00)

Résumé du match

Rarement mise en danger, l'équipe de France s'est pourtant incliné ce mercredi en Espagne (1-0) sur un but de Capdevila à dix minutes de la fin. Dommage, car les Bleus de Raymond Domenech avaient jusqu'alors tranquillement gérer les débats et auraient même dû arracher le nul sans la maladresse de Thierry Henry en toute fin de match. L'Espagne, elle, enchaîne un treizième match sans défaite et confirme sa place parmi les favoris du prochain Euro. Comme toujours.



Ennui, quand tu nous endors...
Il aura fallu attendre le dernier quart d'heure de ce match amical censé être la revanche impitoyable du dernier quart de finale du Mondial 2006 remporté par les Bleus (3-1) pour enfin assister à une vraie confrontation palpitante entre deux nations majeures du football classées parmi les favorites de prochain Euro. En effet, jusqu'à cette fin de match un peu folle qui vit l'Espagne ouvrir le score et la France manquer inexplicablement l'égalisation, on s'est ennuyé ferme.

Il en est ainsi du football d'aujourd'hui. Il y est plus souvent question de gestion, de maîtrise ou de bonne organisation que d'attaque, de prise de risques ou encore moins de football total. Et ce match entre l'Espagne et la France en est l'exemple flagrant.

Et l'attaque alors?
Certes, étant amical, il lui manquait l'irremplaçable parfum de mort subite ayant trait aux grandes compétitions, mais si ce genre de cadre n'est pas de nature à nous offrir un spectacle joyeux, offensif et enlevé, alors il y a de quoi s'inquiéter.

Remarquez, on s'y attendait quand même un peu. Après tout, les Bleus ne sont pas réputés pour leur jeu spécialement débridé, mais la Seleccion dont on vante, à juste titre, le jeu lêché tout en « tiqui taca » catalan, nous avait habitué à mieux.

Les cadres en force
Le match donc. Rien, ou si peu, n'est à ressortir du premier acte. Côté français, la titularisation surprise de Lassana Diarra à la place de Sydney Govou, gêné par une douleur, décalant ainsi Jérémy Toulalan sur la droite ; un Nicolas Anelka des grands soirs, trimballant ici et là son exquise technique et son potentiel enfin exprimé ; le retour en forme et en force des cadres Patrick Vieira, Willy Sagnol et Grégory Coupet et enfin la réponse d'un impérial Lilian Thuram à ceux qui doutent de sa propension à être au niveau en juin, sont à retenir.

Côté espagnol, on se souviendra de la sortie sur blessure du pauvre Fernando Torres dès la 24ème minute, remplacé par Daniel Guïza, d'un pressing timide pendant le premier quart d'heure, et d'un jeu de passes bien inefficace pour mettre en danger l'organisation défensive des Bleus.

Seul Anelka...
Tout cela ne donna que peu d'occasions. Iker Casillas sortit le grand jeu sur une volée du gauche d'Anelka sur une déviation d'Henry, mais ce dernier était (évidemment) hors-jeu sur l'action (25'). A part ça, Albert Riera écrasait trop sa frappe pour inquiéter Coupet et Xavi ne trouvait que le petit filet sur un coup franc vicieux (13'). Rideau.

La deuxième période, qu'on espérait plus vivace, ne tira les spectateurs du sommeil que par l'incroyable accumulation d'erreurs de Mr Asumaa, l'arbitre finlandais de la rencontre. Jusqu'au premier soubresaut : un coup franc direct de David Villa léchant l'extérieur du poteau gauche français (57').

Henry-Anelka vs Henry-Benzema
Anelka fut alors remplacé par Karim Benzema, sans doute dans le but de tester une nouvelle fois son association avec Henry et le Lyonnais mit seulement deux minutes pour adresser sa première frappe cadrée mais Casillas restait vigilant. Une digression, tiens. Serait-ce pour s'éviter un épineux débat que « Ray » se refuse à tester l'association Anelka-Benzema ? Parce que sur ce que l'on a vu ce soir, les deux meilleurs attaquants français du moment, ce sont bien eux. Enfin bon.

Vint alors ce fameux dernier quart d'heure. Il débutait par une tête de Julien Escudé, remplaçant de Thuram à la mi-temps, sauvé sur la ligne par Andres Iniesta (73'). Suite à cette alerte, les Espagnols commencèrent enfin à se souvenir qu'ils évoluaient à domicile. Alors, ils montèrent d'un cran et furent vite récompensés suite à un corner tiré rapidement : Xavi servait Iniesta dont la frappe était sauvé sur la ligne par Diarra, mais Capdevila, seul aux six mètres, poussait le ballon au fond (1-0 ; 80').



Henry, le vendangeur
Menés au score, les Bleus se décidèrent alors à pousser dans le sillage d'un Hatem Ben Arfa tout juste entré en jeu à la place d'un Vieira épuisé. Mais Benzema trouvait la barre de la tête sur un centre parfait de Sagnol et Henry s'arrangeait pour mettre le ballon à côté sur le rebond (90'). Mieux, le Barcelonais perdait un ultime face-à-face avec le portier madrilène dans les derniers instants, laissant les Bleus quitter le sol espagnol sur une défaite.

Un match à oublier donc, au moins autant que les affreux maillots attribués aux deux équipes (rouge pour la France, jaune pisseux pour l'Espagne) par un sponsor qui ne sait vraiment plus quoi inventer pour concurrencer son rival américain.

Notes du match

A vous de noter
Qualité technique : Dramaturgie :
Fair play : Spectacle :

Commentaires des visiteurs

  • je comprends pas domenek de mettre le chouchou d henry qui n est pas capable de toucher un ballon.. par clispine
  • Formation EDF pas terrible. Il faut changer radicalement le milieux offensif EDF. Mettre.. par Nya
  • je pense que ca va etre serré par manu