le Mercredi 15 novembre
- Stade de France
(Coup d'envoi à 21h00)
Pour son dernier match de l'année 2006, l'Equipe de France reçoit la Grèce au Stade de France, pour un match de gala entre le vice champion du Monde et le champion d'Europe en titre.
France-Grèce jusqu'au 8 juillet dernier, c'était un douloureux souvenir de vacances, un goût amer dans la bouche de l'équipe de France victime comme tous du roc hellène lors de l'été 2004. Depuis cette déconvenue et le but de Charisteas, les deux équipes ont suivi des trajectoires radicalement opposées. La Grèce d' Otto rehhagel a eue toutes les peines du Monde à confirmer son nouveau statut, ne se qualifiant pas pour le mondial Allemand.
Les Français qu'on donnait en bout de course, ont traversé l'été teuton comme des flèches, écoeurant Espagnols, Brésiliens et Portugais, avant de se prendre (un peu) les pieds dans le tapis rouge de la finale, et la tête (beaucoup) dans le buffet du sieur Materazzi.
L'enjeu du match étant symbolique, le public s'attendait surtout à goûter aux surprises du chef Domenech et à admirer les nouveaux bleus Benzema et Higuain. Manque de pot, le jeune Lyonnais s'est blessé ce week-end et le plus Français des Argentins (ou le contraire), joue l'arlésienne, préférant retarder son choix définitif de sélection. On espère donc voir du jeu au SDF, dans une soirée dominée par l'émotion, un hommage aux joueurs de la génération 1998/2000 étant prévu en préambule du match.
On se souviendra pour la statistique qu’en 7 confrontations, les Français ont battus 5 fois la Grèce pour un match nul et une défaite. Les Bleus ont marqué 22 buts et n’en n’ont encaissé que 7.
Alors qu’on évoque une tentative de corruption des joueurs du France-Bulgaire 93, ce sont bien ceux de 98-2000 qui sont célébrés en avant-match. Sur la pelouse, la centième sélection de Patrick Viera au sein de l’équipe-type est un joli trait d’union avec un futur porteur d’espoirs mais en parti absent (
Karim Benzema,
Gonzalo Higuain). On note que
Franck Ribéry, annoncé out pendant un mois, est bizarrement sur le banc des remplaçants… Polémique en perspective sur la Cannebière.
Ils sont tous là même
Claude Makelele. L’objectif de
Raymond Domenech, qui a bien fait de raser sa moustache au moment où Borat investi les salles de cinéma, est d’abord de parfaire les automatismes de son onze de base.
Dès la première minute,
Florent Maloudasert
Louis Sahaqui déchire une reprise peu évidente à l\'entrée de la surface de réparation (1e). Dans la foulée un centre-tir de Karagounis manque de surprendre
Grégory Coupet. Les actions se multiplient pour la France. Sur coup franc,
Willy Sagnoldépose la balle sur la tête du grand Patrick Viera, juste au-dessus (14e), puis centre en retrait pour
Thierry Henry, contré in extremis (15e).
Un énième centre de
Willy Sagnol, dévié par deux joueurs grecs, trouve la tête imparable de
Thierry Henryau second poteau (25e). L'ouverture du score est tout à fait logique car la défense réputée solide des champions d\'Europe en titre n\'est guère rassurante.
Sur le banc Otto Rehagel s’époumone sans résultat. Son équipe est dépassée. Le ailes françaises la martyrisent. Mais le danger est partout, témoin le jeu rapide et technique des bleus, à deux doigt de trouver la clef de défense centrale, bien statique (24e).
Il faut ques les français se mettent en danger tout seul, par étourderie, pour donner un peu d\'air aux hellènes. Ainsi, une passe en retrait pour
Lilian Thuram, qui glisse, profite à Samaras rattrapé in extremis par le barcelonais. Puis
Grégory Coupet sauve aux pieds une nouvelle « boulette ».
A l’issue de cette première mi-temps, La France a montré un visage séduisant. Technique, rapide, portée vers l’avant, elle domine totalement une Grèce molle et flasque etconfirme son bon état d’esprit.
A l’entame de la seconde période, les grecs montrent de meilleurs dispositions mais semblent bien limités. Peut-être profitent-ils des entrées en jeu de
François Clerc, Patrick Evra,
Alou Diarra et
Nicolas Anelka. Mais la fin du premier quart d'heure voit la France reprendre le contrôle des opérations.
Nicolas Anelkase met en évidence par son implication, pas toujours récompensée. Celui qui se dit frustré par son rôle ingrat à Bolton met du cœur à l'ouvrage. Cependant le rythme a considérablement baissé. Le jeu français a perdu du liant avec les changements sans que les grecs n\'en profitent. Ils acceptent avec une certaine résignation la domination française et l\'ennui s\'installe.
Pourtant, avantage non négligeable du réchauffement de la planète, on dispute cette rencontre dans d’excellentes conditions (12°) pour la mi-novembre... Et l'on a pas grand-chose d'autre à penser car les occasions se font rares et les offensives moins élaborées. Jusqu' à la 82e minute, théâtre d’un mini-événement : la première action construite grecque. Tout arrive. On s'ennuie un peu moins, grâce aussi à
Nicolas Anelkaqui oblige le portier grec à une jolie parade (86e).
Il était temps que le second acte prenne fin. Resteront les promesses de la première période. L'equipe-type est bien en place et a surclassée son adversaire. Quant à l\'équipe-bis, malgré de bonnes initiatives, elles fut moins dangereuse et moins sereine. Les grecs ont fait un mauvais match, sans initiative, évitant une correction mais n'apprennant rien sur leur potentiel.
Marc PETIT