le Mercredi 07 février
- Stade de France
(Coup d'envoi à 21h00)
A quelques semaines de la reprise des éliminatoires de l’Euro 2008,
Raymond Domenech voulait un "gros match" pour préparer l’équipe de France à ses prochaines échéances internationales. Avec la visite de l’Argentine au Stade de France, le sélectionneur national a été servi. Menés 1 à 0 dès la 15e sur un but de l’incontournable
Javier Saviola, les Bleus n’ont pas su réagir face à une formation bien décidée à retrouver le goût de la victoire après deux revers encaissés face à l’Espagne et au Brésil. Pour le test que certains attendaient, il faudra donc repasser.
"Pas de matchs amicaux"
"Quand on joue en équipe d’Argentine, il n’y a pas de matchs amicaux", disait en substance
Gabriel Heinze, dimanche dernier sur Téléfoot. Visiblement, l’équipe de France n’est pas tout à fait dans le même état d’esprit. Par manque d’envie, ou de physique ?, elle n’a pu rivaliser dans le jeu avec des Argentins supérieurs dans le maniement du ballon. Mais aussi dans l’engagement. L’écart de niveau entre les deux sélections étant minime, l’Albiceleste a logiquement concrétisé sa maîtrise du cuir et du replacement en s’offrant un succès qui ne souffre aucune contestation.
Les hommes d’Alfio Basile, le sélectionneur qui a pris la succession de José Pekerman, n’auront finalement mis que quatre minutes à imposer leur rythme à la rencontre. Dans un 4-4-2 où Lucho Gonzalez occupait le poste de meneur de jeu que devait occuper
Pablo Aimar, forfait pour ce match, l’Argentine a posé d’énormes problèmes tactiques à une équipe de France qui éprouvait de grandes difficultés à déployer son jeu et à prendre de vitesse la défense adverse. Le milieu fourni concocté par Basile, avec Cambiasso et le revenant
Javier Zanetti sur les côtés, a notamment rempli son office en contenant les assauts de
Ribéry et
Malouda.
Saviola, forcément
Sans atteindre l’excellence du premier tour de la Coupe du Monde, qui les avait vu étriller la Serbie avec un but collectif d’anthologie, l’Argentine a offert quelques belles séquences de passes au public du Stade de France. Dont celle qui amena l’unique but de la rencontre. Sur un une-deux avec Saviola, agrémenté d’une talonnade, Zanetti centrait en retrait pour Crespo qui voyait son tir repoussé par
Grégory Coupet. Mais Saviola, à l’affût, ne manquait pas d’ouvrir le score (15e).
Côté français, les mouvements étaient aussi rares que les occasions de buts (une reprise non-cadrée de Ribéry et d’un duel manqué du bout du pied par
Trezeguet. Surtout, c’est le niveau technique proposé par les Bleus qui faisait peine à voir comparé au toque sud-américain. Et les nombreux centres censés alimentés l’attaquant de la Juventus étaient systématiquement gobé de la tête par
Ayala et Milito. Sevré de ballons comme lors de la défaite en Ecosse, il a passé une nouvelle soirée cauchemardesque sous le maillot bleu. Mais il serait malhonnête de lui faire porter le chapeau chaque fois que la sélection perd un match.
L’épouvantail argentin
A une date où l’équipe de France tourne rarement à plein régime, rencontrer l’Argentine n’était pas une mince affaire. Même privée de Messi, Tevez, Maxi Rodriguez et Riquelme, parti en retraite internationale, la sélection double championne du Monde (1978), 1986) demeure un cador de la scène internationale. N’en déplaise à l’édito de
L’Equipe qui affirmait mercredi que le football argentin n’était "plus vraiment un épouvantail".