le Dimanche 17 février
- Stade Vélodrome
(Coup d'envoi à 20h55)
Malgré un penalty inexistant accordé aux parisiens et transformé par Rothen (30e), la bonne série marseillaise s'est poursuivie dans le clasico de la Ligue 1. Sans trembler, l'OM a remis les pendules à l'heure par Taiwo (37e) et Niang (45e) avant la pause et géré en seconde période. Avec ce troisième succès consécutif en championnat, les Phocéens pointent à la 4e place, à trois petits points du 3e, Nancy. Le PSG, 16e, semble lui reparti pour une fin de saison galère.
Taiwo dans les bras d'Eric Gerets après son égalisation, tout un symbole - crédit : Panoramic
La touche Gerets
A ce rythme-là, il va falloir ériger une statue à Eric Gerets sur le vieux port. Sous les ordres du technicien belge, l’Olympique de Marseille s’est transfiguré, passant en quelque mois de la lutte au maintien à la course à l’Europe, tout en se trouvant un style de jeu alléchant et une constance qu’on ne lui connaissait pas sous l’ère Albet Emon. Et c’est en toute logique que le Lion de Rekem a remporté son premier clasico face au rival parisien, quatre jours après avoir explosé le Spartak Moscou en Coupe de l’UEFA (3-0). Même si un coup de sifflet malencontreux de Mr. Layec a bien failli le priver de ce grand bonheur.
En donnant un penalty au PSG sur une faute peu évidente de Laurent Bonnart sur Amara Diané, commise quoiqu’il arrive en dehors de la surface de réparation, l’homme en noir a pourtant rendu presque service aux Marseillais. L’ouverture du score de
Jérôme Rothen (1-0, 30e) couronnait une bonne première demi-heure des visiteurs, appliqués dans leur pressing et devant à la possession de balle (57% contre 43). Sur un coup franc de Rothen,
Sylvain Armand aurait déjà pu marquer de la tête sans une superbe parade de
Steve Mandanda. Mais le sentiment d’injustice des Marseillais allaient leur permettre de retourner la situation en trois coups de cuiller à pot.
Mickael Landreau pas impérial sur le coup franc de Nasri repris par Taiwo - crédit : Panoramic
Landreau à la pêche
Une nouvelle sortie aérienne douteuse de
Mickaël Landreau, trop court sur un coup franc de
Samir Nasri repris de la tête par Taiwo (1-1, 37e), aura aussi bien aidé l’OM à sortir la tête de l’eau. Dans les minutes qui suivaient,
Benoît Cheyrouplaçait une belle frappe de peu à côté (43e), Landreau relâchait un tir de
Mathieu Valbuena (44e) et s’inclinait sur une reprise croisée du gauche de Mamadou Niang, bien décalé par le lutin marseillais (2-1, 45e). A chaque fois qu’il avait pris l’avantage à l’extérieur cette saison, le PSG avait pourtant fini par s’imposer. Sans doute parce qu’il n’était pas tombé sur une équipe possédant une telle capacité de réaction
A Marseille, le mental et le moral sont au beau fixe. Et Eric Gerets y est là aussi pour beaucoup. Il n’y a pas si longtemps, les Phocénes auraient sans doute perdu ce match, surtout après avoir joué une rencontre de Coupe d’Europe dans la semaine. Aujourd’hui, on ne s’étonne même plus de voir l’OM enchaîner les victoires (5 toutes compétitions confondues) et fondre sur Nancy, un troisième qui avance lui au ralenti.
Paris rechute
Paris n’a toutefois pas à rougir de sa prestation et fut d’ailleurs tout près de revenir au score en seconde période sur un appel de Pauleta, entré en cours de jeu, qui butait sur Mandanda (75e). Même si Djibril Cissé, seul devant le but (89e), aurait dû donner plus d’ampleur à la victoire marseillaise. Avec le calendrier qui l’attend en Ligue 1 (Monaco, Bordeaux, Rennes, Valenciennes, Lyon), en plus de la demi-finale de Coupe de la Ligue face à Auxerre et le 8e de Coupe de France face à Bastia, les semaines qui viennent s’annoncent tendues du côté de la capitale.