le Dimanche 11 novembre
- Stade Gerland
(Coup d'envoi à 21h00)
Condamnés à vivre l’enfer ou à sortir un exploit sur la pelouse de Gerland, les Marseillais ont opté pour la seconde option. Une performance dans la lignée de leur victoire à Anfield (1-0), avec Cissé sur le banc et un jeu moins stéréotypé, obtenu grâce à un doublé de
Mamadou Niang, sur penalty (10e) et au terme d’une action individuelle (44e). Lyon avait pourtant ouvert le score par
Juninho (7e) et s’est créé de nombreuses occasions dans ce match débridé. Mais un énorme
Steve Mandanda et un brin de réussite ont permis à la formation d’Eric Gerets de tenir jusqu’au bout.
Très utile dans le jeu et auteur de deux buts, Mamadou Niang est en passe d'enterrer Cissé - crédits Panoramic
Sur un air de C1
Calamiteux en Ligue 1, parfois brillants en Ligue des champions, les Olympiens ne semblent se sortir les tripes qu’à l’occasion des grandes affiches. Leur déplacement Lyon pouvait donc nourrir quelques espoirs dans les rangs phocéens. De là à faire chuter le sextuple champion de France, invaincu depuis le 18 août et une défaite à Lorient (1-2) et jamais défait cette saison à Gerland, il ne fallait quand même pas pousser ? Et bien si, Marseille l’a fait.
L’entame de match des Gones, qui ouvraient la marque rapidement sur un tir de Belhadj repoussée par Mandanda sur la tête de Juninho (7e), aurait pourtant pu mettre les Marseillais la tête sous l’eau. Mais Niang, servi dans la surface par le généreux
Mathieu Valbuena, ne tardait pas à remettre les compteurs à zéro en obtenant et transformant un penalty sur un accrochage de
Squillaci (10e). Sa bicyclette trouva en revanche les gants de Vercoutre (21e).
Niang à tout faire
Placé seul en pointe, le Sénégalais, déjà buteur à Porto mardi, a encore livré une prestation de haut niveau. Avec son jeu dos but et ses décrochages, il a souvent permis à son équipe de remonter après les phases de domination lyonnaise, s’est surtout montré décisif en inscrivant le but de la victoire entre les jambes de Vercoutre, après s’être joué de Cleber Anderson (44e). Bref, tout ce que n’arrive pas à faire Djibrill Cissé, relégué sur le banc par Eric Gerets pour la seconde fois cette semaine.
Si Marseille joue mieux sans Cissé, Lyon n’a en revanche pas le même visage sans
Karim Benzema, remplacé par
Fred. En manque de rythme, le Brésilien n’a pas pesé sur la partie et manqué le but du 2-1 juste avant que l’OM ne prenne l’avantage (42e). Il faut dire que son entente avec
Hatem Ben Arfa, qui dribbla beaucoup sans se montrer décisif, est à parfaire. Mais même l’entrée du meilleur buteur de la L1, conjointement à celle de
Kader Keita, n’allait pas réussir à remettre l’OL dans le match.
Avec huit arrêts, Steve Mandanda a tout simplement écoeuré les attaquants lyonnais - Panoramic
Steve "Austin" Mandanda
Pour marquer ce dimanche, côté lyonnais, il fallait passer sur le corps de Steve Mandanda. Ce qui n’est pas chose aisée. Meilleur marseillais depuis son arrivée dans le onze suite à la blessure de Cedric Carasso, le jeune portier (22 ans) formé au Havre est encore monté d’un cran en réalisant huit arrêts face aux attaquants locaux. Coup franc de Juninho (27e), frappe de Govou (46e), reprise de Ben Arfa (76e), tentatives de Benzema (75e, 86e, 90e + 2), Mandanda n’a plus rien laissé passer après l’ouverture du score de Juni. Du grand art.
Sans la maladresse offensive de l’OL, le cadeau de sa défense sur le second but de Niang et un hors-jeu inexistant sifflé contre Benzema qui filait au but (85e), l’issue de la rencontre aurait toutefois pu être bien différent. "On a eu un peu de chance", reconnaissait d’ailleurs Eric Gerets au micro de Canal +, peu enclin à s’enflammer sur ce coup d’éclat. A Liverpool, ses joueurs lui avaient déjà fait le coup avant de replonger. Et cette fois ?