le Dimanche 16 décembre
- Stade Chaban Delmas
(Coup d'envoi à 21h00)
Entre un Olympique de Marseille qui menait 2-0 après une demi-heure de jeu sur la pelouse de Chaban-Delmas et des Girondins de Bordeaux qui ont entrevu la victoire dans les derniers instants, le match nul ne satisfaisait personne au coup de sifflet final. Pourtant il permet aux deux formations de faire une bonne opération : Bordeaux conserve sa troisième place au classement, tandis que Marseille, giflée par Liverpool dans la semaine, confirme son redressement en Ligue 1 en alignant un sixième match sans défaite. Plus tôt dans la journée, Nancy n'avait pu vaincre Strasbourg à la Meinau, offrant à l'OL le titre de champion d'automne à une journée de la fin des matchs allers.
Putain trente ans!
L'OM n'avait pas gagné depuis trente ans en Gironde. Il faut espérer pour lui qu'il n'aura pas à en attendre trente de plus pour se voir présenter une telle occasion de mettre fin à cette série noire.
Car, si
Eric Gerets avait pour la première fois choisi d'aligner son 4-4-2 fétiche avec
Cissé et en attaque, Oruma au milieu et une charnière [people=jacques faty]Faty-Zubar expériementale derrière, si le moral de ses joueurs était sans doute atteint après la fessée infligée par les Reds, on avait tort de craindre quoique ce soit pour les Marseillais.
L'OM démarre en trombe
En effet, il ne fallut à l'OM que 51 secondes pour ouvrir le score. Au bout d'une action collective parfaitement menée, Niang laissait
Ramé pantois d'une frappe en première intention sur une talonnade délicieuse de Cissé (0-1, 1').
Ainsi rentrés dans la rencontre, les Olympiens enchaînaient en profitant à loisir des largesses de la défense bordelaise, très à la peine. Et logiquement, l'OM doublait ainsi la mise juste avant la demi-heure. Certes, au départ, la faute de Faty sur Alonso était évidente, mais elle n'explique pas l'apathie de toute l'équipe bordelaise qui laissait les Ciels et Blancs remonter tout le terrain pour finalement décaler
Benoît Cheyrou, dont la frappe déviée par le bras de Planus faisait mouche (0-2, 26').
Bordeaux revient
Seulement voilà, les belles promesses marseillaises n'eurent aucun lendemain. Niang et Cissé, parfaits sur la première action de la rencontre, ne montraient rien d'une quelconque complicité. Le bloc marseillais reculait lentement mais sûrement et la formation de Gerets laissait les Girondins revenir dans le match.
A la 33ème minute,
Marouane Chamakh s'y reprenait à deux fois pour réduire le score sur un coup franc de l'excellent Alonso, bien aidé sur le coup par une remise involontaire de Lorik Cana (1-2). Dès lors, la suite de la rencontre se résuma à une attaque-défense entre des Girondins persuadés de pouvoir aller chercher la victoire et des Marseillais recroquevillés et cherchant le K.O. en contre.
La balance penchait finalement logiquement du côté bordelais, récompensé ainsi pour leur allant offensif. Rentré à la place de
Micoud peu après l'heure de jeu,
Jussie se trouvait étrangement seul à la tombée d'un corner de Wendel et fusillait un Steve Mandanda masqué d'un tir du gauche (2-2, 70').
Balles de match
Pas rassasiés pour autant, les Girondins auraient pu l'emporter si l'autre remplaçant, l'Argentin
Fernando Cavenaghi, avait connu plus de réussite en deux occasions. D'abord à la 82ème lorsque sa reprise sur un centre de Jurietti mourait sur le poteau, puis à l'ultime seconde quand, sur un nouveau corner de Wendel, sa frappe enroulée trouvait un Mandanda inspiré.
Rageant pour des Bordelais qui auront tout tenté, et avec talent, pour arracher la victoire, mais un nul somme toute mérité pour des Marseillais qui trouveront sans aucun doute dans ce point glané le signe d'un renouveau durable en championnat.